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 Gold and Black [feat Sablée pour le goûter]

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Pitch Black


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________________________________________ Jeu 12 Mar 2015 - 18:24


La vie d'un fossoyeur n'était pas simple tous les jours.
Oh, je ne me plaignais pas, j'avais appris à apprécier ce job, il fallait bien que quelqu'un s'occupe de donner une sépulture aux défunts de notre ville. Laisser une dernière trace de leurs passages sur cette Terre, et c'était ma tâche de créer leurs dernières demeures. Je ne savais pas pourquoi la Malédiction avait choisit de me mettre ici, mais c'était sans importance, je m'occupais du cimeterre depuis le début de cette vie et je trouvais une certaine paix à me balader entre les tombes au clair de Lune. D'ailleurs, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu Diane, je savais qu'elle avait mal vécut un voyage en Angleterre, mais je n'osais pas la déranger sans qu'elle m'appelle. Déjà parce que je n'avais aucune idée de l'endroit où elle se trouvait, je pourrais chercher bien sûr, mais le monde entier était une bonne cachette pour une unique esprit, aussi puissant soit-il. Alors Apollon m'avait rassuré en disant qu'il gérait la situation, me laissant dans le sombre, je m'inquiétais pour Diane. Un sentiment qui était encore nouveau, mais c'était normal que je le ressente pour elle.
Elle était la personne la plus importante à mes yeux, après tout. Et la femme qui avait fait chaviré mon cœur de Croque-mort.
Et puis je devais aussi prendre en compte le fait que j'étais associé avec le Maire désormais, les yeux tournés vers le futur depuis que j'avais tué Yen Sid et protégé la ville, drôle de sensation que de se voir féliciter et remercier par de simples inconnus. Je n'étais pas habitué et je n'avais jamais aimé cette popularité, j'étais un homme de l'ombre. Qui apparaissait lorsque l'on avait besoin de moi avant de disparaître.
Bon, je devais admettre que la faux géante n'avait pas été des plus discrètes, mais je ne regrettais rien.
Mais passons, la raison pour laquelle j'avais quitté mon manoir par cette belle après-midi ensoleillé était que j'avais besoin de marbre pour certaines de mes tombes, certains de mes clients désiraient une sépulture en vraie pierre blanche pour leurs défunts, refusant mon sable noir. Je pouvais comprendre cela, même si c'était... Dérangeant. Mais je respectais la décision du client, aussi agaçante soit-elle. Mais j'avais besoin du marbre en question pour le tailler moi-même, s'il vous plait.
Et je ne fournissais chez le meilleur du coin, paradoxalement, c'était le seul vendeur de pierres et de sable de tout Storybrooke, mais il avait le mérite de bien faire sont travail. Même s'il n'était pas bavard. Cela me convenait d'un côté.

Pitch Black gara sa voiture, une voiture qui semblait sortir d'une autre époque noire qu'il appréciait grandement, sur le parking et descendit. Mettant une paire de lunette de soleil noir sans teint pour se protéger des rayons de l'astre d'Apollon. Il se dirigea vers la petite office du propriétaire et poussa la porte, activant un petit carillon qui résonna dans toute la pièce, réveillant le bonhomme endormi derrière le comptoir.
Le fossoyeur huma l'air, comme si quelque chose le troublait, il fixa le propriétaire avec plus d'attention et croisa son regard.
Des souvenirs traversèrent mon esprit, une flèche de sable noir, un petit corps levant la tête dans un dernier geste de bravoure avant de disparaître. La douleur d'un fouet de sable d'or. Les gardiens, Jack, ce simple regard venait de me replonger dans le passé.
Je le connaissais.
La solution avait été sous mes yeux durant tout le temps, les pièces étaient là, un vendeur de sable silencieux et discret? Bon sang, c'était lui tout craché. Et je n'avais rien vu venir.
Sandman se trouvait devant moi.
Presque instinctivement devant son inverse naturel, le fossoyeur accumula du sable derrière lui alors que les ombres de la pièce vacillèrent, l'air se fit plus froid alors que Sandman semblait prendre conscience de qui j'étais. Pourtant, je me refusais à l'attaquer, sinon cela voudrait dire que je briserais cette fragile trêve que j'avais avec les gardiens. Alors je me contenta de retirer mes lunettes avant de les glisser dans la poche de mon veston et de lui jeter un regard lourd de sous entendus.

"Sandman... Ainsi nous nous retrouvons."

Sebastian Dust


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________________________________________ Mer 18 Mar 2015 - 11:50


Gold and Black
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Un éternel recommencement. J’étais né, j’avais grandis, vécu, appris, retenu, manqué de mourir… pour revenir et enfin terminer en mortel. Etrange sensation que de se dire que la vie peut quitter notre corps à tout moment dans ce monde ci, alors que je n’avais aucune connaissance ou notion de la mort véritable dans mon corps précédent. Bien sûr, je n’ignorais pas que nous vieillissions – il suffisait de regarder North – mais le temps semblait nous avoir ignoré pendant des centaines d’années. Presque des milliers. Aujourd’hui, semblait-il, il reprenait peu à peu la notion de nos existences en se rattrapant avec une vie humaine terriblement courte. J’ignorais encore si mes compatriotes étaient en vie, et s’ils se trouvaient ou non à Storybrooke. J’avais bien eut vent de quelques messages et de racontars, mais je n’étais pas genre à écouter des rumeurs sans m’assurer de leur bienfondé ; aussi commençais-je à régulièrement me rendre dans le centre-ville à leur recherche. Heureusement que Kris m’accompagnait, car de moi-même je n’aurais jamais osé m’aventurer dans ces « bars » et autres « boites de nuit » ; je trouvais d’ailleurs l’idée totalement saugrenue.

Une idée terrifiante me prenait cependant une grande partie de ma concentration depuis des jours. Il s’en était passées des choses dans la ville et en tant que gardien des rêves et du sommeil, j’avais appris qu’un grand changement s’était récemment opéré à propos de Storybrooke et du « dôme ». Un « sorcier » en avait assassiné un autre et permis à la ville de ne plus sombrer dans la noirceur et le chaos ; cela me surprenait. Encore d’avantage d’entendre la présence de sorciers. Etait-ce un gardien ? Ou autre chose ? Mais nous, gardien, n’avions aucun droit d’ôter la vie à qui que ce soit ; cela allait à l’encontre des souhaits de l’homme de la lune. J’avais exploré les rêves de certaines personnes pour essayer de comprendre, mais pour une fois mon talent ne me permit pas vraiment de comprendre d’avantage. Je me devais de chasser les cauchemars et visiblement, cette scène en était une pour la plupart. Mon sable se glissait alors doucement dans leur respiration pour métamorphoser la peur et l’appréhension en quelque chose de bien plus agréable ; m’offrant alors un panorama de rêves les plus fous.

J’étais – pour une fois – sorti de chez moi ; mais pour mieux me réfugier dans les bureaux de la petite entreprise qui occupait le reste de ma vie : « Sand’n’Stones ». Modeler le sable était une carrière, alors être le responsable des exploitations pour Storybrooke semblait tout indiqué dans mes directives de création. Je participais à la construction de la quasi-totalité des bâtiments de la ville, qu’ils soient habitations, monuments, garages, reconstructions… et pierres tombales. Que voulez-vous, même la mort vous permet de prospérer, si ce n’est pas ironique comme concept. Ma réputation me permettait d’obtenir des marbres d’excellente qualité pour un prix moindre, et même si je devais faire du profit, je n’étais pas un arnaqueur. Vivre au détriment des autres n’était pas ma ligne de conduite. Je pouvais passer des heures au milieu du sable et des différents types de roche, à passer mes doigts dessus pour écouter les grains résonner entre eux. Entendre leur histoire. Ecouter leur parcours. Satisfaire ma curiosité.

Ce matin, Eleanor n’était pas là ; c’était la jeune femme qui me servait un peu de secrétaire, elle m’avait réclamée un jour de repos et je ne pouvais que lui accorder vu le travail qu’elle fournissait avec Anthony, mon responsable commercial. Ce dernier était d’ailleurs en déplacement pour finaliser un ou deux contrats avec des clients importants. Je me retrouvais rarement seul et ce matin c’était le cas. Je n’appréciais pas de m’entourer de trop de monde et je connaissais le prénom et le statut matrimonial de chacun de mes employés ; la confiance était de mise dans le milieu du travail, aussi évitais-je de la partager avec un trop plein qui me poignarderait dans le dos. J’étais certes appréciable, mais terriblement rancunier… Mais pour cette fois, je ferais avec. J’avais un rendez-vous d’inscrit dans mon agenda ouvert sur mon bureau, le nom des pompes funèbres de la ville. Anthony aurait dû s’en charger, mais je l’avais délesté de celui-ci pour lui éviter de courir ; il me ménageait suffisamment pour que je le fasse en retour.

Une voiture apparue sur le parking. Noire. Ancienne. Délicieuse. J’appréciais les anciens modèles des véhicules de ce monde, je les faisais rouler sur des routes dorées dans des courses effrénées lorsque l’envie me prenait le soir. Si j’avais su conduire – ce qui ne devait pas être bien compliqué, non ? – nul doute que j’aurais recherché un véhicule dans cette catégorie-là. Le carillon tinta, me tirant de mes pensées quand l’homme entra dans la petite office. J’aimais le bruit des grelots, je poursuivais d’ailleurs beaucoup les lutins de North juste pour les entendre faire résonner leurs bonnets malicieux. Mes yeux clairs se posèrent sur l’inconnu et un frisson glacé me parcouru l’échine. Cet homme ne m’était pas inconnu. Nullement. Quelque chose en lui respirait la similarité et pourtant la trahison. Une odeur particulière. Froide. Noire. Bien trop sombre… Un léger vent fit tinter les grelots à nouveau quand il referma la porte et des grains de sables volèrent dans la pièce. Je distinguais très nettement leur reflet doré dans la lumière. Mais je remarquai très rapidement certains intrus qui n’avaient rien à faire là. Une seule personne au monde possédait le même talent que moi pour manipuler le premier élément de la terre, et cette personne se trouvait juste devant moi ce matin.

L’air se chargea autour de nous. Je le vis accumuler par un réflexe spontané du sable derrière lui, faisant apparaître un tourbillon d’une délicieuse couleur univers que j’avais moi-même permis de créer. Que j’avais été bête de vouloir à tout prit sauver Katherine sans prendre garde aux sorts et sortilèges que savait lancer Pitch ; je lui avais fourni l’arme avec laquelle il manqua de me tuer lors de notre dernière rencontre. Je frissonnai sous la baisse de température qu’engendra notre rencontre, mes mains toujours croisées sur mes genoux, mais le sol vibrant imperceptiblement de ce sable doré qui s’était mis en mouvement lorsque mes sens les avaient appelés. Instinct de survie, disions-nous. Réflexes. Je ne bougeai pas. Il retira ses lunettes et je le découvris alors sous sa forme humaine. Le même éclat de terreur calculée dansait dans ses yeux. La même attitude sûre de lui. Je connaissais beaucoup de ses secrets, j’en avais partagé de très anciens. Mais je ne voulais pas avoir à en connaître les derniers-nés.

« Sandman... Ainsi nous nous retrouvons. » Même sa voix n’avait pas changée. Je ne quittai pas son regard, comme si lui tourner le dos pouvait me conduire à ma parte ; après tout, nous savions tous les deux qui se trouvait en face de nous. Je pris le temps de réfléchir avant de lui répondre, comme si je pesais le poids de chacun de mes mots. Jouer la carte de l’ignorance aurait été une insulte. Mais entrer dans son jeu un vrai suicide. Je n’aimais pas les conflits ni les complications, alors pourquoi fallait-il que la première personne de notre monde que je ne rencontre soit cet homme-là ? « Bonjour, Noirceur. » Lui répondis-je finalement, faisant apparaître les mots devant moi à l’aide de mon précieux sable doré. Inutile de le cacher plus longtemps, lui-même devait savoir qu’il se trouvait un peu partout autour de nous.

Je me levai de mon siège. Il faisait dix bons centimètres de moins que moi, alors que d’ordinaire je lui arrivais à peine à la taille. Etrange manière de voir les choses, toute nouvelle invention, toute nouvelle sensation. « Que puis-je faire pour toi ? » Ecrivirent ensuite les lettres scintillantes, décidant de jouer la carte de la politesse cordiale. Il ne fallait pas créer une esclandre pour un rien, j’étais seul aujourd’hui et, même si Pitch respectait pour le moment la trêve établie entre nous et lui, il pouvait basculer à tout moment.

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________________________________________ Mer 18 Mar 2015 - 19:20

« Bonjour, Noirceur. »

Pitch Black resta stoïque, dans l'attente d'un quelconque assaut venant de la part de mon inverse. De mon contraire. Je n'attend pas que quelqu'un d'autre comprenne, c'était plus virulent encore qu'avec les autres gardiens. Nous étions liés, des ennemis naturels condamnés à s'opposer chaque jour de leurs vies jusqu'à leurs destructions mutuel. Du moins, je l'avais toujours vécu comme cela, un face à face éternel entre les rêves et les cauchemars. Le bien contre le mal. Nous étions le Ying et le Yang des gardiens. Et vous savez ce qui était le mieux dans ce conflit?
J'avais gagné.
Je lui avais perforé le dos d'une flèche de sable noir et il était tombé la tête haute, je pensais avoir gagner définitivement la guerre avec ce geste, plongeant les gardiens dans un désespoir dont je m'étais délecté comme du nectar divin. C'était il y a une autre vie, tellement longtemps, j'avais changé. Mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir une légère répulsion pour mon inverse, un instinct qui me poussait à sortir ma faux et de fondre sur lui pour l'éliminer définitivement, qu'importe la trêve avec les gardiens, c'était naturel pour moi. Mais je n'étais pas un homme qui agissait à l'instinct, non, Jack était facilement manipulable à cause de ça. Réagir à l'instinct devant un adversaire comme Sandman était une erreur, j'étais un être réfléchit, je n'allais pas m'engager dans un combat inutile, quoique gratifiant, qui détruirait la fragile entente que j'avais avec les gardiens. Et puis j'étais sensé avoir une image de sauveur désormais. Et même si je ne le criait pas sur tous les toits, le changement était plus qu'apprécié. Et puis Sand était trop malin pour se laisser emporter par quelques pics.

Oh, et j'oubliais qu'il avait vraisemblablement bien mangé sa soupe. Vu qu'il me regardait de haut, un détail qui je n'appréciais pas tellement et qui me fit lever un sourcil dubitatif, les lettres d'ors apparurent de nouveau, tutoiement, je ne voulais pas prendre mec aises lui. Mais il était hors de question que je le vouvoie. Il restait professionnel, ce que j'appréciais, et j'ai vraiment voulu rester professionnel avec lui. Sincèrement, j'ai essayé.
Mais c'était hors de question que je retrouve mon vieil ennemi sans faire un geste, tout de même?
Le visage du fossoyeur se fendit d'un large sourire intimidant avant qu'il ne laisse échapper un rire sinistre alors que les ténèbres qui envahissaient lentement la pièce reculèrent légèrement. Pitch regarda la salle, se glissant dans l'ombre pour réapparaître derrière son ennemi. Il admira l'office dans laquelle il était déjà aller avant la Malédiction, ignorant dans son état de croque-mitaine, et le croque-mort frappa dans ses mains avant de se retourner vers Sandman.

"Oh, je passais juste voir comment se portait l'un de mes amis... Rien de bien méchant."

L'air dans la pièce ce fit plus pesant, plus lourd, mais Sandman ne "dit" rien, se contenta de poser son regard jugeur sur moi. Je n'aimais pas ce regard, c'était un regard trop sérieux que je lui rendais avec le même sourire amusé qui ne quittait pas mes lèvres depuis que j'avais passé la porte. Mais assez joué, j'étais venu pour avoir des pierres, les meilleures de la ville, quelque piques passagères à un vieil ennemi n'était qu'un bonus appréciable.

"Mais je suis ici pour le business, je suis fossoyeur tu te souviens? Et il me faut ton meilleur marbre pour une tombe "nature" comme précisé, je trouve ça stupide, le sable rend tout plus facile. Mais certaine personne le trouve disgracieux, bande de rustres, tu en trouves pas le sable noir disgracieux n'est-ce pas? C'est une pure... Merveille. "

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________________________________________ Lun 23 Mar 2015 - 1:15


Gold and Black
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Me retrouver face à Pitch, c’était comme me faire assaillir par un flot de souvenirs des plus désagréable et de voir la main de mon ennemi me maintenir la tête sous l’eau sans pouvoir reprendre mon souffle. Il avait les doigts griffus et aiguisés. Ses ongles traversaient la peau de mon crâne avec violence et je sentais le liquide anthracite envahir mes poumons pour les faire imploser. Il serrait. J’étouffais. C’était le juste retour des choses avant que les rôles ne s’inversent. Nous avions toujours été des opposés, des créations en parallèle. Enfin, pas tout à fait : Pitch dominait les cauchemars tandis que je valorisais les rêves. Mais jusqu’à il y a quelques années, il restait un être maléfique sans d’autres pouvoir que ses sorts malins et ses manigances de croque-mitaines. Puis il avait fallu que nous tombions dans son piège. Que nous nous fassions ensorceler. Et qu’il s’approprie ce que j’avais de plus cher : mon sable.

Être le marchand de sable était bien au-delà d’un travail, c’était la finalité de toute une vie ; et quand les grains dorés se déposent au coin de vos yeux, c’est pour mieux vous endormir et guetter vos rêves les plus fous. Je pouvais parcourir des centaines de rêves et de pensées en une nuit, sans jamais me perdre ni m’oublier. Je savais parfaitement qui pensait à quoi et à quel moment. Des heures et des heures de contemplations. De bercements. De réajustements pour que la corde ne se brise pas sous vos pieds. J’y passais le plus clair de mon temps, travaillant de mon meilleur outil finement amélioré au fil des siècles. Et il avait suffi d’une fois, d’une seule, pour que Pitch ne s’empare de cet étrange pouvoir pour créer mon Némésis. Maintes fois nous nous étions retrouvés confrontés, mais jamais avec à ce point des armes égales. Rien que de songer à ce qu’il avait fait, je bouillonnais de l’intérieur. Ce sorcier avait volé quelque chose qui ne lui appartenait absolument pas, et me le faisait regretter chaque jour depuis.

Je n’étais pas du genre rancunier – enfin si, mais je ne m’en rendais pas bien compte. Pourtant face à Pitch Black, je pouvais rapidement perdre la maîtrise de moi-même. Malgré ces nouveaux corps qui nous caractérisaient, je pouvais ressentir l’étrange morsure de l’adrénaline sur mes muscles et sentir mes doigts se refermer dans ma paume. J’étais calme et posé, d’une patience légendaire et d’un dédain certain pour les conflits. Pourtant quand ceux-là même venaient frapper à ma porte, je ne pouvais pas rester sans réagir, n’est-ce pas ? Enfin si, je le pouvais. Je le devais. Pitch était loin d’être idiot et nous l’avait bien démontré lorsqu’il avait manqué de m’assassiner. Je me demande encore par quel miracle il n’a pas mis fin à mes jours lorsqu’il me gardait prisonnier de son sable noir ; mais je ne tarderais sans doute pas à le savoir. C’était sans doute une erreur pour lui de m’avoir laissé en vie. Un jour il viendrait la réparer. J’étais plus malin que ça. Ne pas se laisser avoir, depuis le temps, nous nous connaissions si bien après tout…

Tant et si bien que je su qu’il ne tiendrait pas une seule seconde dans ce rôle de fossoyeur qu’il affichait. La tentation devait être bien trop grande pour lui, de me retrouver par le fruit du hasard, et seul de surcroit. Je n’avais pas peur de lui, même si je craignais ses colères, mais nous avions depuis longtemps compris qu’ensemble, nous étions bien plus forts qu’un homme seul ; seulement le monde était différent. Et de ce que je pressentais, Cauchemar n’était pas resté sans utiliser ses pouvoirs et autres attributions pendant toutes ses années : il disparut rapidement dans l’ombre créée par son sable noir et je le cherchai des yeux. Avant de tourner mon visage derrière moi juste une seconde avant qu’il n’y apparaisse. Fronçant les sourcils, je ne reculai pas mais n’avançai pas hostilement vers lui. Toujours réfléchir avant d’agir, que son rire soit insupportable ou non.

« Oh, je passais juste voir comment se portait l'un de mes amis... Rien de bien méchant. » Ses paroles étaient aussi âpres à entendre que son rire, comme un venin mortel qui s’insinue dans vos veines pour les faire dépérir après son passage. Un ami. Pouvions-nous réellement parler d’amitié entre nous, quand les conflits nous opposent depuis si longtemps ? Pitch n’était nullement un ami, c’était même tout le contraire depuis le début. Depuis que j’avais rencontré sa fille et qu’il avait appris son existence. Depuis qu’il m’avait accusé de la lui cacher volontairement. Depuis tout ce temps, nous n’avions jamais été sur la même longueur d’onde. Pourquoi commencer maintenant ?

Je le fixai, comme on fixerait un problème difficile à résoudre, alors que lui se contentai de son sourire narquois. Nous étions décidément très différents l’un de l’autre. Trop. Debout face à lui, j’attendis simplement qu’il se décide entre reprendre son rôle de fossoyeur ou tirer l’étiquette du croque-mitaine qu’il représentait ; j’avais fait mon choix, refusant tout net de continuer ce jeu et envenimer le conflit. Les disputes, très peu pour moi ; je ne les affrontais qu’en dernier recours, ou j’essayais. Même face à lui. « Mais je suis ici pour le business, je suis fossoyeur tu te souviens ? » Je hochai la tête. Je me rappelai bien avoir vu son nom et déjà croisé cet homme sans le reconnaître à l’époque. « Et il me faut ton meilleur marbre pour une tombe "nature" comme précisé, je trouve ça stupide, le sable rend tout plus facile. Mais certaine personne le trouve disgracieux, bande de rustres, tu en trouves pas le sable noir disgracieux n'est-ce pas ? C'est une pure... Merveille. » Le regard que je lui adressais devait être lourd de sens. Très lourd. J’avais rarement été aussi noir et agacé par quelqu’un que cette créature à ce moment précis. De quel droit ? Où s’octroyait-il la beauté du sable et son évidente manipulation ? C’était l’hôpital qui se moquait de la charité.

« Le sable noir n’a rien de gracieux. » Ecrivis-je rapidement avant de me décaler vers mon bureau. « Ce n’est qu’une copie. Et la copie n’est jamais aussi bonne que l’originale. » Je n’avais pas dit que je ne souhaitais pas de dispute ? Il faut croire que les deux parties de mon cerveau avaient un peu trop de mal à se mettre d’accord avant de matérialiser mes pensées, vu ce qui apparut entre nous alors que je tirais des dossiers pour les déposer sur le plan de bois. « C’est comme le marbre, la copie ne vaudra jamais rien. Et le naturel est assez difficile à produire par ici. Qu’est-ce qu’il te faut, exactement ? » Jongler ainsi entre le professionnalisme et les gamineries, quel âge avais-je donc pour provoquer ouvertement mon éternel ennemi ? Je le toisai des pieds à la tête, puis reportai mon regard clair sur son visage. Ne jamais quitter Pitch des yeux était devenu une règle d’or, en quelque sorte. Il avait eu vingt-huit ans pour se cacher de nous, qui sait ce qu’il préparait encore ? Allait-il à nouveau me poignarder dans le dos et s’en attribuer les mérites ? Ou bien se déciderait-il à retourner sa veste, pour une fois ?


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________________________________________ Sam 28 Mar 2015 - 22:35

« Le sable noir n’a rien de gracieux. Ce n’est qu’une copie. Et la copie n’est jamais aussi bonne que l’originale. »

Ooooh, voilà qu'il commençait à montrer les crocs le "petit". Je savais que le sortir de sa carapace n'était pas la meilleure chose à faire. Mais c'était plus fort que moi, presque instinctif, l'occasion était trop belle de jouer un peu avec ses nerfs. Oh, je n'allais pas l'attaquer bien sûr, cette trêve avec les gardiens m'était bien trop profitable. Mais cela ne m'interdisait pas de m'amuser un peu avec lui. C'était surement le seul des gardiens qui pouvait m'offrir une véritable résistance en combat magique, Jack étant bien trop dispersé, et le reste étant désormais affaiblit par leurs corps humains. Quoique j'admettais que je n'étais pas friand à l'idée de me retrouver à portée du Lapin.
Il frappait bien plus fort que Tooth.

« C’est comme le marbre, la copie ne vaudra jamais rien. Et le naturel est assez difficile à produire par ici. Qu’est-ce qu’il te faut, exactement ? »

Point de vue défendable, bien sûr, sauf que j'étais bien plus efficace que lui dans l'utilisation du sable. Certes, il avait un ensemble de création beaucoup plus varié que le mien, mais tellement moins offensif. J'utilisais le sable noir autant comme une arme défensive qu'offensive. Et puis la peur était bien plus facile à obtenir que les rêves, il suffisait d'une bonne situation ou d'un regard pour terrifier une personne. C'était grâce à cela que j'avais vaincu Yen Sid lors de cette journée fatidique, c'était la peur des habitants qui m'avait permis de prendre le dessus contre ce monstrueux adversaire. Et pourtant, je n'avais nullement apprécier cela. La mort de Yen Sid avait été extrêmement satisfaisante, certes, mais ce gain de pouvoir avait laissé un gout amer dans ma bouche. Comme si j'avais avalé un mauvais médicament, je n'avais pas apprécier cette peur comme je l'aurais fais avant. Comme l'ancien Pitch aurait fait. C'était étrange.
Le sourire joueur de Pitch s’effaça lentement alors qu'il prenait un air plus penseur, oubliant presque la présence de son inverse dans la même pièce et tentant de comprendre pourquoi, comment, il avait ressentit ce dégoût devant un pouvoir qui lui avait sauvé la vie. Cela devait être son origine, je dosais ma peur dans mes cauchemars comme dans mes actions directes. De manière à ce qu'elle soit le plus efficace possible, là c'était brouillon, instinctif. De la peur à l'état brute provoqué par les craintes d'une ville entière, crainte de perdre leurs vies ou un proche. Ce n'était pas une peur que je désirais.
Pitch secoua la tête avant de passer ses mains derrière son dos en s'appuyant sur le comptoir et en soupirant.

"Regardes-nous, Sand, je vois que tu essayes tant bien que mal de ne pas me sauter au visage. L'envie est là, la haine est là, cachée derrière ce sourire qui émerveille les enfants et ton rôle de gardien. Une bonne blague que les gardiens d'ailleurs, vous vous pâmez de protéger les enfants et les gens de moi. Avez vous seulement réfléchit à ce qu'il se passait si je n'étais plus une menace? Non, bien sûr que non. Pitch est incapable de changer, je suis sûr que c'est encore l'un de ses plans pour nous diviser et nous détruire, que cette trêve est l'un de ses plans pour plonger le monde dans la peur.

Pitch laissa échapper un léger rire avant de sourire en coin en regardant le géant qu'était devenu ce petit bonhomme de sable, je pouvais sentir sa colère envers moi, je pouvais la comprendre aussi, je l'avais presque effacé de l’existence en lui tirant une flèche entre les omoplates. Sincèrement, je l'avais laissé en vie uniquement pour pouvoir lui faire admirer mon triomphe. Cela avait été stupide, j'avais été bien trop arrogant pour voir que c'était la pire chose à faire.
Je ne faisais plus les mêmes erreurs désormais, Yen Sid en était la preuve.

"Et pourtant... Ce jour ne viendra jamais, malgré la Trêve, je serais toujours un monstre à vos yeux. Et tu sais quoi? Les gardiens ont raison, je suis toujours capable du pire. Tu vois Yen Sid, le magicien qui a attaqué la ville? Il a touché à ma fille, à Nightmare, alors je lui ai arraché son cœur encore palpitant de la poitrine encore qu'il me suppliait. J'ai tirer une immense satisfaction a voir cette menace éliminer, et le maire m'a même proposer une place à la Mairie. J'ai gagné la confiance des gens, je suis le plus grand sorcier de cette ville et j'ai brisé la Malédiction. Alors je vais être clair avec toi, tu ne me fais pas confiance et je n'en attends pas moins. Mais je ne serais pas celui qui brisera la Trêve. "

Pitch n'avait pas baissé les yeux durant toute cette tirade, oui, il voulait lui faire comprendre qu'il avait changer, qu'il était toujours capable de tuer mais uniquement pour les des raisons qu'il jugeait appropriées. Cependant, un éclair de douleur traversa sa tête alors que le croque mort fit une grimace, il y eut plusieurs flash, et Pitch sentait qu'il y avait quelque chose qu'il n'avait jamais ressentit, quelque chose de nouveau et familier à la fois, comme un souvenir perdu, gommé, effacé par le temps et la solitude.
Pitch mit sa main dans son costume, tirant le médaillon d'or et l'ouvrant d'un mouvement sec du poignet, et lorsqu'il regarda la photo de la fille souriante aux cheveux d'ébène qui se trouvait à l'intérieur, le sentiment disparu. Le souvenir lui échappa aussi vite qu'il était apparut, ne laissant qu'une sentiment blanc de frustration et de colère. La main du fossoyeur se serra inutilement sur le bijou qui disparut dans son costume aussitôt.
Pitch n'avait aucune idée d'où provenait ce sentiment, ni pourquoi il avait l'impression de rater quelque chose d'évident.

Sebastian Dust


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________________________________________ Mar 31 Mar 2015 - 22:23


Gold and Black
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Je savais montrer les crocs, et je savais m’en servir. Tooth me disait souvent que derrière mes airs assez mignons et neuneu, je pouvais me montrer particulièrement rancunier et intrépide. Je n’avais pas peur de défendre mes idées ou mes valeurs – je crois que Pitch l’avait bien compris depuis le temps – et savait exactement où planter les crocs pour que cela fasse mal. Ce n’était pas parce que j’étais le gardien des Rêves et du sommeil que j’étais un petit animal tranquille et innocent. Ces adjectifs convenaient à ma personne, mais le chaton aussi possède des griffes pour se défendre. Et tant qu’à faire, bien aiguisée, quand c’est l’entité contraire à la vôtre qui se trouve en face de vous. Ne jamais sous-estimer un adversaire, nous avions tout deux commis cette erreur et nous en avions tiré une dure leçon. Nous n’étions pas prêts de recommencer à tomber dans le panneau.

Je savais que le fossoyeur pensait maîtriser bien mieux que moi cette matière première qu’était la terre, et donc le sable. Il avait passé tellement de temps à le travailler pour en faire une arme qu’il avait oublié son rôle premier : veiller. Endormir les enfants en sécurité. Veiller sur leur sommeil et s’assurer que leurs songes s’emplissaient de rêve. N’être que le guide jusqu’aux pensées tranquilles et heureuses, mais servir de fil conducteur tout au long de la nuit pour que les cauchemars ne s’immiscent pas dans les pensées. Mon sable n’était pas fait pour attaquer, il avait un tout autre rôle, bien plus subtil et fondamental. Alors de ce fait, j’acceptais sans mal de reconnaître qu’il avait une meilleure arme que moi. Pour la simple et bonne raison que nous n’avions pas occupé notre temps à la manier de la même manière. Nous avions nos domaines respectifs à partir du même élément, mais nous étions toutefois terriblement semblables. L’un et l’autre.

Je le vis devenir songeur, ce qui m’interpella tout de même un peu. Pitch d’ordinaire était grand orateur et fier que ses plans se déroulent comme il l’avait prévu. Je crois ne l’avoir jamais retrouvé avec ce visage que depuis qu’il avait appris que sa fille voulait rester une étoile et voyager sans le retrouver… Quel coup de poignard cela avait dû être. Il m’avait d’ailleurs mis sa colère sur le dos, j’en portais encore quelques séquelles avant d’être plongé dans un sommeil forcé par l’homme de la lune. Je connaissais noirceur depuis tellement de temps que je pouvais parvenir à comprendre ses expressions ; du moins le pensais-je ; nous avions une histoire commune au fond. Encore un point qui aurait dû nous rassembler au lieu de nous séparer. Les chemins étaient tous différents pour mener à l’actualité des choses. Il s’adossa au comptoir, je restai debout sans bouger, juste à l’observer.

« Une bonne blague que les gardiens d'ailleurs, vous vous pâmez de protéger les enfants et les gens de moi. Avez-vous seulement réfléchit à ce qu'il se passait si je n'étais plus une menace ? » Demanda-t-il faussement, en me fixant à son tour en parlant. Si Pitch n’était plus une menace ? Etait-ce seulement possible ? L’homme de la Lune ne l’avait jamais désigné comme l’un des nôtres, je m’étais contenté de cela mais ce n’était pas les raisons fondamentales qui faisaient que je ne m’entendais pas avec lui. A vrai dire nous aurions peut-être pus. Mais il m’avait accusé d’avoir corrompu Emily-Jane. Il avait par deux fois manqué de me tuer. Et il m’avait volé le sable doré… Devais-je continuer la liste ou bien celle-ci était-elle suffisante ? Pour tout cela, je ne pouvais qu’être méfiant envers lui et peser le poids de chacun de ses mots. Faire confiance au fossoyeur, c’était courir à sa perte en tant que gardien. Et je tenais encore suffisamment à mon rôle pour ne pas prendre le risque. « Mais tu as plongé le monde dans la peur, Pitch. » Ecrivirent les lettres soigneusement. « Seulement… tu as perdu. Et les gens t'ont ensuite oublié. » Fis-je remarquer, sans sourciller.

Je hochai la tête à la suite de sa tirade. Je voyais qui était Yen Sid. Et je savais que Pitch était l’auteur de sa fin prématurée. En soit ce n’était visiblement pas un mal, de ce que j’avais compris dans les rêves des uns et des autres. Mais ce n’était pas non plus un bien. Sans doute aveuglé par son pouvoir, Noirceur s’était emparé de son âme pour arriver à la fin de sa « mission ». Mais à quel prix ? Et sous quelles mesures ? A le voir ainsi, à soudainement parler de choses justes et de mairie, de respect et de confiance… puis à prendre le pendentif et à en observer la photo ; j’eu de la pitié pour lui. Un sentiment sincère de compassion et de pitié, qui me donna la nausée à m’en faire secouer la tête. Pitch faisait de la peine quand on regardait l’ensemble de son histoire, mais je ne pouvais pas dire qu’il ne l’avait pas mérité. L’existence avait parfois d’étranges tournants pour chacun d’entre nous, les voies à suivre n’étaient pas toutes tracées d’avance. Les erreurs arrivaient.

« Avoir la confiance des autres te rend-t-il meilleur ? Ou bien n’est-ce qu’une énième tentative de reconnaissance pour que les gens ne t’oublient pas, cette fois ? » Demandai-je calmement, tout en m’installant sur le bureau. A distance de lui, mais je n’étais plus debout pour le coup. « Ce n’est pas parce qu’une ville croit en toi que tu vas parvenir à effacer tes anciennes erreurs. Ni tes méfaits. » Mais je ne serais pas le premier à les énumérer, je n’avais pas l’audace d’attaquer de front ou de me rabaisser à ce genre de manières déloyales. Les rumeurs n’étaient pas ma tasse de thé, si la réputation du fossoyeur devait être entaché, cela ne viendrait pas de ma personne. Haine ou non. « Nous nous souviendrons toujours de qui tu étais et de qui tu es. Ta fille aussi se souviendra. » Finalement, j’attaquais un peu plus que ce que j’avais prévu. Tirant sur la corde sensible comme si j’en avais le droit ; après tout Emily-Jane et moi étions d’excellents amis depuis des siècles.


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________________________________________ Mer 8 Avr 2015 - 22:16

( HS: à voir absolument avant de lire http://kunehoyo.deviantart.com/art/Pitch-and-the-Locket-344827374 )

« Avoir la confiance des autres te rend-t-il meilleur ? Ou bien n’est-ce qu’une énième tentative de reconnaissance pour que les gens ne t’oublient pas, cette fois ? »

Ceci... Ceci était un très bon point, même si je l’admettrais jamais.
Avais-je vraiment combattu Yen Sid pour sauver Storybrooke ou pour éviter de revivre cet enfer de solitude? Cela aurait été vrai à une époque, l'idée de vivre de nouveau seul était surement l'une des rares choses qui me mettaient vraiment mal à l'aise. Être abandonné, oublier de tous. Mais cela n'était plus possible désormais et je le savais, j'avais Diane, j'avais Maara et June, j'avais suffisamment d'amis et de connaissance pour affirmer que non, on ne m'oublierait pas.
Et cela avait été tellement simple, facile, cette soif de reconnaissance avait été un prétexte pour justifier la dernière guerre, une excuse, mais désormais que les gardiens n'étaient que des nuisances, des ombres du passés qui restaient coincé dans une autre époque. Cependant, Sable était une exception, il était fluide, intemporel, je savais qu'il était capable d'aller plus loin que les autres dans cette ville. Comme je l'avais fais, après tout il était mon inverse n'est-ce pas?

« Ce n’est pas parce qu’une ville croit en toi que tu vas parvenir à effacer tes anciennes erreurs. Ni tes méfaits. »

Pitch Black serra son poing dangereusement, sentant une colère sourde envahissant lentement son cœur. Et qu'est-ce qu'il croyait bon sang? Qu'il ne m'arrivait pas de regarder le passé et de voir les centaines, les milliers, que j'avais détruit dans mon unique quête de destruction?! Qu'il ne m'arrivait pas de voir cette faux qui avait changé tellement d'enfants et d’innocents en monstre? Que je frissonnais encore devant la puissance de cette soif de sang pour l'enfant Lunanoff, pour mon ennemi de toujours?
Et bien cela m'arrivait, j'étais devenu humain comme tous les autres, et il arrivait parfois que mes nuits blanches ne soit pas dû à mon rôle de Roi Cauchemar. Mais tout cela n'était qu'un passé brouiller parmi les étoiles et la nuit, je ne pouvais pas le changer alors j'allais tailler le futur de façon à ne pas répéter les erreurs d'un passé, pour protéger Maara et Diane et cette ville qui m'avait tendue la main. Pour peut-être, assumer le rôle de gardien qui j'avais renié depuis l'éternité.

« Nous nous souviendrons toujours de qui tu étais et de qui tu es. Ta fille aussi se souviendra. »

Le visage de Pitch venait d'afficher une chose encore inédite, un nouveau sentiment qu'il n'avait jamais ressentit, pas même lorsque la Malédiction venait de se révéler ou lorsque le Roi Cauchemar avait affronté Yen Sid où lorsqu'il avait serrer Diane dans ses bras. C'était de l'incompréhension, un sentiment de stupeur et d'inquiétude qui venait de lui donner une douche froide. Quelque chose n'allait pas, il ne parlait pas de Maara, c'était impossible. Pourquoi... Pourquoi avais-je froid? Ma tête, bon sang, de quoi est-ce qu'il parlait je...
La voix de Pitch était tremblante, un souffle venu d'un autre temps, d'une autre époque, une voix fatiguer qui regardait dans l'inconnu du passé pour regarder la lumière qu'il avait toujours ignoré.

"Tu... Je n'ai pas de fille. Je n'ai que Maara et... Et..."

Et... Quelqu'un d'autre. Une voix, un visage, de long cheveux noirs comme la nuit encadrant un visage souriant et enfantin et des yeux verts pétillants de joie et d'amour. Je connaissais ce visage, pourquoi est-ce qu'elle me regardait ainsi? Qu'avais-je fais pour mériter un si beau sourire? Qui était tu? Je n'arrivais pas à retrouver ton nom, mon esprit me le cache, Pitch me cache ces mémoires, pourquoi? Pourquoi? Je veux savoir, je veux connaitre la vérité... Je veux... Me souvenir. Me souvenir de ce rêve qui me filait entre mes doigts.
La main tremblante de Pitch se dirigea lentement vers le collier d'or qui brillait de milles feux parmi les rayons de soleil, le Roi Cauchemar resta interdit alors qu'il regarda la photo de la petite fille qui se trouvait dans le médaillon, c'était... C'était elle. Je portais ce médaillon depuis toujours, même durant la guerre, c'était l'unique relique que j'avais sauvegardé depuis ma naissance en tant que dévoreur de rêves. J'avais toujours eut ce visage enfantin avec moi... Avec Pitch... C'était son visage...
Inconnu de lui-même, une unique larme coula sur le visage sans expression du croque-mort, descendant lentement en créant un sillon humide dans les pommettes du Roi Cauchemar, tombant sur le médaillon d'or.

Le médaillon se fissura d'un coup, libérant une magie ancienne, tellement ancienne qu'elle tenait tête au dieu de l'Olympe eux-même, plus ancienne que les gardiens et Pitch. Une magie provenant d'un Age d'Or éteint depuis tellement longtemps, que j'avais recouvert d'un voile de terreur. Cette magie était la représentation des derniers instants d'un héros déchu, les uniques et dernières souvenirs d'un homme qui allait devenir un monstre. D'un homme qui était moi sans l'être. Un nom qui avait disparu depuis le début même du temps. Pitchiner. Kozmotis Pitchiner.

Je voyais une maison dans un champ d’astéroïde, je sentais la chaleur douce d'un foyer, j'étais chez moi ici. Elle était là, souriante comme toujours, ravissante. Je l'aimais tellement. Je sentis quelque me sauter au cou alors que je rentrais, une petite fille heureuse et belle comme le jour. "Papa" que j'étais. Son héros qui l'aimait de tout son cœur. Mais j'étais un guerrier, le plus grand et le plus fort de tous, et je devais faire mon devoir. Lutter contre les cauchemars, être le gardien de leurs prisons pour empêcher un nouveau cataclysme.
"Je serais bientôt de retour." Mensonge, je n'aurais jamais dû lui mentir.
"Tu me le promet?"
"Sur mon âme..." Avis-je conclu en prenant son pendentif en or.
Je n'étais jamais revenu. Durant les 10 dernières années de ma vie j'avais déjoué tous les pièges de mes prisonniers sauf un. Et j'avais plongé, j'avais succombé, j'avais échoué, les cauchemars venaient de prendre mon corps en faisant disparaître mon âme. Papa ne reviendra pas voir son petit Rayon de lune, il ne pourrait pas tenir sa promesse. Emily, ma douce Emily, pardonne-moi.
Et un rire froid éclata parmi la création entière. Le Roi Cauchemar venait de naître et le glas venait de sonner pour l'Age d'Or.


Pitch Black s'effondra à genou, les restes du pendentif gisant dans ses mains tremblantes alors qu'un flot de mémoires enfouit au plus profond de son être venait de le frapper de plein fouet. Le fossoyeur était hébété alors que son sable noir réagit instinctivement, se dressant en long filament noir émergent autour de lui, plongeant la salle dans une pénombre des plus inquiétantes. Puis une lumière éclata, radieuse, sous la forme de trois papillon de sable d'or, d'un sable plus pur que celui de Sandman et plus puissant que celui de Pitch.
Trois papillons d'or voletèrent autour du croque-mort qui les suivait du regard, ils se posèrent au même endroit pour former la forme enfantine d'une enfant de six ans, identique à celle du portrait, souriante et heureuse, qui leva sa tête dorée pour me regarder dans les yeux et sourire de plus belle. C'était elle. C'était... Elle.

"Emily-Jane... Je... Je me souviens désormais... Ma petite fille..."

La figure d'or hocha la tête lentement, puis le croque-mort tandis une main terrifiée vers la silhouette de sable d'or et l'effleura du doigt. Aussitôt, le rêve se dissipa, ronger par du sable noir qui partait de l'endroit où Pitch avait poser sa main, la petite fille qui jeta un regard terrifié avant de disparaître en hurlant. Le sable noir se reforma alors, c'était la même enfant, plus vieille de dix ans, des larmes coulaient sur ses joues alors que son sourire avait longuement disparu, emporté par des larmes d'amertumes.

"Tu m'as faillit Père! J'étais seule avec ma rage pour me faire avancer. Je suis venu juste pour voir comment un homme d'une si grande envergure pouvait tomber aussi bas."

Je me souvenais de ce moment, je me souvenais de cet esprit, Mère Nature, Emily-Jane. Ma fille, comment ai-je pû oublier? Comment avais-je permis cela? COMMENT? POURQUOI?
Le silhouette de sable noir disparue, elle n'était pas la vrai, elle était qu'un souvenir d'une époque avant Jack Frost. Derniers regrets d'une époque baignée dans le sang, d'une époque où le monstre que j'étais avais tourné le dos à son unique fille. Où je l'avais perdue dans mon but de vengeance.
Elle était ma petite fille, la gamine souriante du pendentif d'or, elle était celle dont le père avait été arraché par les cauchemars, pas ma faute, par ma propre existence. Mais elle était ma fille au même titre Maara, elle... Elle me haïssait. Elle me méprisait, elle m'en voulait de ne pas avoir tenu ma promesse.
Pitch était toujours à genou alors que des larmes, il tremblait. Il avait peur, peur d'avoir déjà perdu l'une des personnes qu'il avait le plus aimé disparaître à jamais. Peur de ne pas pouvoir présenter des excuses, implorer pour son pardon. Mais il était trop tard, il était toujours trop tard.
Pitch prit sa tête entre ses mains tremblantes alors qu'il avait l'impression que son crâne allait exploser. Finalement, le Roi Cauchemar ramassa la photo du médaillon brisé avant de regarder une sourire qu'il ne verrait plus jamais, les ombres disparurent petit à petit alors que Pitch se redressa, tournant le dos à son adversaire. Il était ravagé, affaiblit, pourtant il se releva pour dire à Sandman.

"Où est-elle?"

Il se retourna lentement, et offrant au gardien le spectacle d'un homme brisé, le visage ravagé par d'épaisses larmes qui coulaient sur son teint blafarde et ses yeux, d'habitude malicieux et intelligents, étaient animés par une panique instinctive mêlée à une peur tellement vivace qu'elle étreignait sereinement son créateur.

"Sandman... Je veux juste la revoir. Je veux juste m'excuser. Je... Je sais que je ne peux pas enterrer le passé, que j'ai tué, saccagé, détruit et que je l'ai rejetée, que je n'ai pas tenu ma promesse mais je t'en supplie, laisse-moi la revoir une dernière fois. "

J'en avais besoin, j'avais besoin de revoir mon Rayon de Lune juste... Juste pour lui dire à quel point j'étais désolé.
A quel point je me haïssais. Que je haïssais ce monstre que je refoulais sans cesse, mon esprit avait caché ses mémoires pour une bonne raison, parce que désormais ça me brûlait de l'intérieur, ça me détruisait. Comme j'avais détruit tellement de choses auparavant.
Je le méritais tellement...

Sebastian Dust


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________________________________________ Mer 15 Avr 2015 - 19:54


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Se dire qu’il n’avait rien fait pour son propre intérêt était un idéal inatteignable dans notre façon de penser. Que nous soyons ou non les gardiens, il était inconcevable que noirceur n’agisse pas en rapport avec son égoïsme et son égocentrisme avéré depuis des siècles déjà. Toutes les choses changent, même la pire des personnes peut demander sa rédemption. Seulement, pour pouvoir accéder à la nouvelle liberté de l’existence il fallait obtenir le Pardon. Ce pardon, je n’étais pas prêt de le lui donner. Même pour tout le sable doré du monde. Même pour tous les enfants du monde. Pitch resterait la créature qui avait voulu recouvrir le monde de cauchemars et mettre fin à mon existence par trois fois. J’étais mortellement rancunier, un défaut que Thiana me reprochait parfois et que je ne reconnaissais quasiment jamais, engoncé dans ma mauvaise foi lorsque ça m’arrangeait ; la source même de cette rancune démesurée ce trouvait juste devant moi à cet instant. Je ne crois pas avoir autant haïs quelqu’un. Je ne crois pas avoir autant aimé quelqu’un au point d’en être si déçu. Noirceur aurait pu être l’un de mes plus proches amis, s’il n’avait pas fait basculé sa balance pour s’orienter vers le côté obscur de nos forces. Il n’était pas excusable. L’évidence même d’un être machiavélique qui n’obtiendra jamais d’autre chose que ce qu’il a toujours voulu avoir. Et force était de constater qu’il avait commencé à rendre les gens de cette ville complètement aveugle à sa dangerosité potentielle. Un beau coup de main mené de doigts de maître.

Fluide et intemporel. C’était tout ce que nous étions, capables de nous fondre dans la masse et de garnir les légendes de tous temps comme de tous horizons. Nous avions toujours existés dans les mœurs des humaines de la Terre, nous étions des entités vouées à leur rappeler l’espoir que la boîte de Pandore avait enfermé par mégarde. Alors pourquoi ne pouvait-il que leur faire espérer le pire ? Un négativisme exacerbé qui commençait dès la plus tendre enfance quand le sommeil se transformait en cauchemar, et l’heure du coucher et torture innommable. Combien n’avais-je vu d’enfants effrayés par le noir ? Soucieux de s’endormir seul dans leur lit ? Suspicieux envers leur armoire qui pourrait renfermer un monstre ou deux ? Je parvenais généralement à apaiser leur cœur quand leurs paupières se faisaient lourdes, mais je ne pouvais aller au-delà des petits miracles de l’existence. Pour l’instant il n’y avait jamais eu de ratés, tous s’en étaient remis et s’endormaient désormais avec le sourire aux lèvres. Pourquoi croyez-vous que la plupart des adultes apprécient même de faire une sieste ? Un long travail sur l’inconscient. Les rêves sont le reflet de l’inconscience d’un être humain. Avoir la main mise dessus implique un grand pouvoir… et de grandes responsabilités. Je ne pouvais décemment pas achever ma lutte contre le Roi des Cauchemars. Ce serait une insulte à tous ceux qui attendaient de s’endormir pour pouvoir se perdre dans leurs esprits tranquillisés. Les décevoir m’était impensable. Me plier, impossible. Perdre, inenvisageable.

Il s’énervait. Je vis clairement ses poings se serrer à mes paroles avant qu’il…. Ne s’immobilise de stupeur. Je ne me souvenais pas avoir déjà vu cette expression, sauf peut-être lorsque nous l’avions pris à son propre jeu grâce à l’aide incontestée des amis de Jack ; et encore, il me savait en vie, il ignorait simplement mon échappée belle. « Tu... Je n'ai pas de fille. Je n'ai que Maara et... Et... » Un éclair d’inquiétude et d’incompréhension zébra ses pupilles, et je me mordis l’intérieur de la joue en comprenant mon erreur. Terrible erreur. On dit que les mots ont un très grand pouvoir. Je me rendis compte, derrière mon air sérieux, que je venais à nouveau de commettre un impair qui risquait de nous plonger, lui et moi, dans une nouvelle dualité qui n’avait pas lieu d’être ici. Voilà pourquoi je ne supportais pas de devoir parler en lettres et en mots, leur préférant de loin les images et les illustrations. Elles voulaient tout et rien dire à la fois. Mais en voulant faire l’effort de m’exprimer dans la langue de Shakespeare, celle-ci me renvoya la balle en pleine figure pour mon audace. J’avais parlé d’Emily-Jane. C’était comme jeter une énorme pierre dans la mare aux grenouilles, puis s’enfuir en courant lorsque des centaines de batraciens se mettaient à vous attaquer. J’étais le gamin inconscient tenant la pierre. Il était le prince des crapauds.

Il porta la main à son cou. Prêt du collier d’or qu’il dissimulait sous sa tenue sombre et sobre. Possédait-il encore cet objet après tout ce temps ? Mon amie m’en avait longuement fait la description, en gardant un souvenir marquant et ne pouvant s’empêcher d’y faire référence lorsqu’elle me parlait de son père. Il le portait. Il le gardait près de son cœur. Et il avait réussi à l’oublier malgré tout ça… Après l’avoir abandonné, il lui offrait la plus terrible des punitions : ne plus se souvenir d’elle. Regina Mills avait lancé une malédiction sur nous tous, mais la levée du sort noir n’avait visiblement pas rendu la totalité de nos souvenirs respectifs. Pas ceux-là. Comment la mémoire du cœur avait-elle put se montrer plus faible que celle de l’esprit ? Avait-il alors seulement un cœur ? Celui d’un père qui a quitté sa fille ? Une âme torturée n’aurait pas pu avoir plus funeste vécu, et il continuait encore à me prouver que la noirceur de nos mœurs descendaient bien au-delà de tout entendement. Pour moi, c’était inimaginable de perdre ce genre de souvenirs. Et la douleur qu’il semblait ressentir en cet instant me confirma qu’il était du même avis. J’en connaissais une qui risquait d’avoir un retour de bâton sacrément douloureux s’il la croisait de nouveau… On ne manipule pas l’esprit des gens pour son simple plaisir. Après avoir été le maître des pantins, en devenir un à son tour pouvait lui apporter une nouvelle leçon de vie.

Il pleurait. Je n’en revenais pas de voir ce spectacle de mes propres yeux clairs. Il pleurait d’un air sincère et tellement désemparé que ma pitié se transforma en compassion quasiment immédiatement. Mais je fermai les yeux, chassant ces sentiments de bonté pour retrouver un tant soit peu mes esprits. Pitch méritait de souffrir de la sorte. J’essayais de m’en convaincre malgré que le fondement de tout mon être réfute la possibilité qu’il soit entièrement mauvais ; j’avais tendance à trop vite faire confiance aux autres, il m’avait prouvé que lui ne méritait pas une telle confiance. Mensonges. Trahisons. Manipulations. Je ne devais pas me ranger de son côté ou tenter de l’aider. Je devais rester à le regarder se complaire dans sa douleur et sentir ce que cela faisait de se faire arracher une nouvelle fois un être cher. C’était sa punition. Son fléau. Son art de vivre et ses manières de société, rien de plus et rien de moins. Puis le médaillon se fissura. Et une magie très ancienne et aveuglante se répandit lentement dans la pièce au fil des secondes qui s’écoulaient avec une lenteur toute calculée. J’étais un être constitué de magie, je pouvais ressentir ce genre d’évènements, tout comme lui. Et cela, même si ça avait un goût et une sensation absolument magnifique et délicieuse, ne présageait absolument rien de bon. Nous ne devions pas jouer de ce qui nous dépassait. Et Pitch me dépassait largement en combat armé.

Il s’effondra sur le sol, et je continuai de l’observer de mon regard à la fois bienveillant et spectateur. Être l’acteur principal d’une grande pièce ne m’avais jamais intéressé, pourtant j’étais toujours au courant des grands évènements qui avaient marqués notre groupe. J’assistai aujourd’hui à un tout nouvel évènement, une situation inédite, et je me forçais à rester le plus calme possible pour ne pas attiser le feu qui se répandait déjà dangereusement dans toute la pièce. Le sable noir contre le sable doré ; la guerre éternelle. Pas question qu’elle se répète dans ce maigre bureau. Je me relevai du bureau lorsque les filaments se mirent à glisser autour de mon ennemi naturel, mon propre sable aux grains d’or se mettant en mouvement pour venir le contrer, prêts à me proteger. C’était ma force comme ma faiblesse. Je posai mon regard un peu partout, surpris et admiratif de l’étrange spectacle qui se dessinait entre nous, le dos parcouru d’un long frisson glacé. L’adrénaline se glissait dans mes veines et mes artères, rejoignant mes muscles alors que je serrais les poings. Prêt à bondir. Prêt à répliquer. Prêt à me défendre même si je n’avais jamais l’attaque comme première option. Nos pouvoirs étaient bien trop semblables pour nous laisser du répit, trop complémentaires, mais j’avais peur. Oui. Peur de me faire engloutir par cette puissance qu’il avait développée. Peur de ne plus retrouver le moindre espoir sous ses cauchemars. J’avais subit ses tortures une fois, je ne voulais pas recommencer.

La lumière m’aveugla, m’obligeant à porter une main au-dessus de mes yeux avant de papillonner du regard. Je distinguai trois formes qui voletaient et se détachaient sur tout l’environnement, avant qu’elles ne se rassemblent en une seule pour laisser peu à peu apparaître la silhouette d’une jeune fille. Une enfant. Cette enfant, unique, qui était aujourd’hui le fruit de notre état lamentable. Je reconnu sans mal Emily-Jane. Juste avant qu’il ne la reconnaisse à son tour, balbutiant un « Emily-Jane... Je... Je me souviens désormais... Ma petite fille... » Pourquoi l’avait-il touché. Pourquoi avait-il fallut qu’il cherche à l’atteindre ? Comme si le destin avait décidé de lui accorder une dernière claque monumental, j’ouvris ma bouche muette sous la surprise et la déception. La petite fille baissa violemment les yeux vers l’endroit où les doigts l’avaient effleuré. Le sable noir. Ce terrible sable de cauchemar se faufila alors sur elle à toute vitesse, comme s’il nécrosait chacune de ses veines et de ses tissus pour la recouvrir entièrement. Nous entendîmes sa voix résonner dans la pièce. Celle d’une adolescente désormais. Et elle hurla un « Tu as failli Père! J'étais seule avec ma rage pour me faire avancer. Je suis venu juste pour voir comment un homme d'une si grande envergure pouvait tomber aussi bas. » Entièrement devenue noir de nuit, elle lança un regard plein de rage et d’amertume à son père avant de se volatiliser. Littéralement. Comme un bourdonnement intense, le sable noir explosa en millions de petits grains pour ne laisser d’elle qu’un fugace souvenir. Que se passait-il ? Comment… ?

J’étais toujours debout. Fixant mon adversaire qui, effondré sur le sol, se prit le visage entre ses mains pour tenter de dissimuler ses sanglots. Le voir trembler avait quelque chose de déconcertant. Je pensais si souvent que nous étions étrangers à ce genre de sentiments, comme la tristesse ou la peine, la douleur… Pourtant notre enveloppe humaine avait visiblement décidée de nous pourvoir de ces dons étranges réservés aux humains. Ils étaient aujourd’hui une faiblesse comme un signe de force. Le voir s’effondrer. Se révéler. Etait-ce un honneur ou bien une honte ? Etait-ce un symbole de respect ou bien une marque de dénigrement ? Pitch n’avait rien d’un homme faible. Alors je pris cela pour la preuve d’un peu de bienfondé subsistant en lui. Mais légèrement, subrepticement. Ne pas lui accorder la confiance qu’il ne mérite pas trop vite. Tout ce temps, je restais plongé dans mon mutisme, le voyant enfin se relever pour me tourner le dos. Il avait l’air tellement affaibli et désespéré. Même quand il demanda un « Où est-elle ? », semblant reprendre ses esprits en se tournant dans ma direction. Eploré. Dévasté. Ravagé. Tant d’adjectifs pour décrire ce à quoi me faisait penser Pitch Black en cet instant. Ce terrible instant où je secouai la tête de droite à gauche en toute réponse. Elle avait disparue, non ? Emily-Jane avait disparue. Par sa faute.

« Sandman... Je veux juste la revoir. Je veux juste m'excuser. Je... Je sais que je ne peux pas enterrer le passé, que j'ai tué, saccagé, détruit et que je l'ai rejetée, que je n'ai pas tenu ma promesse mais je t'en supplie, laisse-moi la revoir une dernière fois. » Pourquoi semblait-il si persuadé que je savais où elle se trouvait ? Mes yeux bleus affrontèrent les siens, interdits. Il y avait décidément beaucoup de choses que je ne comprenais pas venant de sa part, entre ses manières de jouer puis de soudainement me prendre pour le maître du jeu à mon tour. Emily-Jane. Mon amie. Ma plus précieuse amie. Ma confidente. Celle qui en grandissant était devenue Mère Nature, une puissance inconsciente ; bafouant les lois imposées par son père. Le mal contre le bien. La lumière contre l’obscurité. Nous étions le ying et le yang, elle était ce cercle qui nous englobait dans notre dualité. Je déglutis. Son visage semblait soudain si marqué par les âges et les souffrances endurées toutes ces années. Depuis quand avait-il l’air si vieux ? Je secouai encore la tête, entêté à ma manière. Hors de question. Hors de question qu’il trouve Emily-Jane. Hors de question de lui dire où elle se trouvait. Hors de question de lui révéler qu’elle était vivante. Et hors de question de lui apprendre qu’il pouvait lui parler grâce à moi. Elle devait rester cachée et en sécurité. Pour sa sécurité, et la nôtre. Celle des gardiens. Celle de tout Storybrooke.

« Désolé, Noirceur. Mais je n’ai pas le moyen de contacter Emily-Jane, ici. » Mensonge éhonté qu’écrivit mon sable doré entre nous. Devais-je avoir honte ? Sans aucun doute. « Elle ne veut plus te voir. Depuis longtemps déjà. » Je ne parvenais pas à m’arrêter, décidément. Et cette témérité allait sans doute me coûter encore plus cher. Comment pouvais-je être au courant de ses pensées et de ses idées ? Je n’étais pas un menteur, d’ordinaire. Et je n’affirmais jamais rien sans savoir. « Je n’ai rien à te dire à son propos et tu n’as rien à savoir sur elle. Tout ce que tu auras, c’est ta culpabilité et ton désespoir… » Je ne me savais pas impitoyable à ce point. Debout en face de lui. Résistant à cette expression qui, d’ordinaire, m’aurait fait plier sans aucun effort. Pitch pouvait être mortellement attendrissant et désolant. Réellement mortel.

© Belzébuth



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