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 Les hormones se déchainent - Pv Dimitri

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Anastasia Romanov


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________________________________________ Mer 3 Juin - 23:07

Le temps avait passé et la grossesse s'était installée, presque naturellement. Pour autant, on ne pouvait pas franchement dire que Dimitri s'y était fait. Il faisait avec, ça c'était sûr, mais Anastasia préférait ne pas émettre plus d'hypothèses sur le sujet épineux que son corps était devenu. Elle sentait cependant que les choses avaient pris une toute autre tournure depuis que ce dernier avait commencé sa lente transformation physique pour faire de la place à bébé.
Anya en était à trois mois de grossesse, ce qui impliquait que son ventre avait commencé à s'arrondir. Mais ces trois mois déjà passés signifiaient également que le premier trimestre touchait à sa fin, ce que la rouquine pouvait ressentir dans la diminution de ses nausées à qui elle devait la restitution de nombreux petits déjeuners. Et comme ce n'était pas spécialement glamour, la jeune femme s'était arrangée autant que possible pour que Dimitri n'en soit pas témoin, décalant au besoin le fameux repas.
En journée, quand il travaillait, les choses étaient un peu plus simples. Anya travaillait à son aise, entourée de toute une flopée de chiens aux petits soins avec elle, s'occupait de Hoover qui avait très certainement sa préférence et prenait parfois le temps de faire des projets quant à l'après grossesse, quand le bébé serait là.
Elle ne connaissait pas encore son sexe mais cela n'empêchait certainement pas Anya de réfléchir au prénom que la petite merveille pourrait porter. Et les vêtements qu'elle pourrait porter. Et la façon dont Anya, sa mère, pourrait la porter. Son seul regret était en fait de ne pas posséder d'affaires datant de sa propre enfance qu'elle aurait pu transmettre à son bébé. A part la boîte à musique, il ne restait rien de ce paradis perdu et de sa famille. Plus nostalgique que jamais, la jeune femme l'ouvrait de plus en plus souvent, fredonnant cette mélodie que sa grand-mère avait un jour inventé pour la consoler de son absence.
Elle était d'ailleurs en train de l'écouter - pour la dixième fois d'affilée - quand la porte d'entrée s'ouvrit, signe que Dimitri rentrait. Surprise par ce bruit, la boîte à musique échappa cependant des mains de la rouquine et vint s'écraser sur le sol, ne se brisant heureusement pas. Mais le choc terrible de voir ce passé si violemment traitée, chamboula méchamment les hormones - déjà très sensibles - de la jeune femme qui ne trouva rien d'autre à dire, quand Dimitri la rejoignit, que :
- Je l'ai faite tomber! Tu te rends compte? C'est mon objet le plus précieux et je l'ai faite TOMBER! cria t-elle avant de fondre en larmes comme un bébé.


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________________________________________ Mer 10 Juin - 20:45



Anya enceinte… Cette pensée avait été reléguée au plus loin que mon esprit pouvait le tolérer et je m’efforçais de garder cette donnée sous clef. Bien enfermée dans un coffre spirituel. Bien à l’abri du méandre de la toile qui me tapissait le crâne et m‘empêchait de décemment penser à des choses normales. Si tant était que la situation était normale. Avoir un boulot et y aller tous les jours ou presque, ça c’était normal. Être fiancé à une ancienne impératrice de Russie… Bon, c’était un peu moins normal mais ça pouvait arriver ; les probabilités étaient infiniment minces mais passaient encore. Etre un ami proche d’un psychopathe aux agissements douteux, lequel menaçait insidieusement de mettre un terme à toute votre existence et celles de vos proches, ça commençait à devenir un peu pathologique. Mais alors le coup de grâce venait d’un élément des plu naturels pour le reste de l’humanité… sauf pour moi. Un petit élément tout bête, très simple, mais qui soulevait des montagnes et avait balayé comme un tsunami les piliers mentaux que j’avais mis tant de temps à construire : un bébé. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça vous change un Homme lorsqu’il est question de sa progéniture. Un tout petit quelque chose. Un grain de sable au départ. Qui vous bouleverse un univers et rend le vôtre particulièrement infernal.

En fait, c’était surtout la vie d’Anastasia que cette mini-chose rendait infernale : passé les nausées matinales et une incapacité totale à ne pas se rendre aux toilettes toutes les heures, elle enchaînait sur l’ingurgitation de tout ce qu’elle trouvait avant de le rendre aux cabinets en pensant que je ne l’entendais pas. Elle souhaitait tellement faire bonne impression qu’elle se forçait à ne pas déjeuner tant que je n’étais pas parti travailler, veillait à être toujours impeccable et à faire sentir bon cette bicoque qui jusque-là sentait surtout le chien et le musc. Je ne lui en voulais pas de vouloir rendre cet endroit plus féminin, mais pour le reste… Je m’efforçais de ne pas y faire attention. En fait, c’était même assez facile. Il suffisait de se couper de tout et de s’assurer que rien n’était vrai. Comme une bulle protectrice autour de moi. Si rien ne se passait à l’intérieur, alors rien ne pouvait arriver de l’extérieur. Une façon de penser particulièrement futile et hors de propos, mais je m’étais malgré moi glissé dans cette sûreté au détriment du monde réel dans lequel nous vivions.

Je la voyais changer. L’observant parfois alors qu’elle me pensait endormi, à se regarder dans le miroir qu’elle avait installé dans notre chambre. Elle se mettait de profil et relevait son teeshirt, s’amusait à tirer sur son pantalon ou sa jupe pour dévoiler son ventre en train de prendre une douce forme arrondie. Des formes. Elle avait pris des formes, c’était indéniable. Ses vêtements avaient changés, ses joues même s’étaient un peu arrondies et elle affichait un teint rosé qui contrastait avec les cernes qu’elle dissimulait sous un peu de maquillage. Elle était jolie. Elle l’avait toujours été… Mais quand elle se retournait, je faisais semblant d’être encore assoupis. Je ne voulais pas qu’elle me remarque. Je la connaissais, elle se pliait en quatre pour essayer de faire comme si de rien était. Comme si elle n’était pas enceinte. Comme si tout était normal. Et ça la faisait souffrir, durement. A cause de moi. Mais j’étais bien incapable, pour le moment, de pouvoir y faire quoi que ce soit.

J’entendis un bruit sourd, comme d’un objet lourd qui s’effondre sur l’un des tapis et roule un peu, sans se briser. L’avais-je surpris dans un de ses moments d’égarement ? Ou bien sa maladresse légendaire était-elle revenue au triple galop ? Je refermais la porte après avoir laissé sortir les chiens, me contentant de me faire coller aux basques par Hoover. En passant par le salon, je grattai la tête d’une des vieilles chiennes de ce chenil, installée sur une chaise qui lui était désormais dédiée. Elle m’adressa un simple regard, avant de redresser la tête quand la voix de ma compagne résonna dans la maison. Prudent, et soudain inquiet, je me précipitai à la porte du bureau pour la découvrir dans un état étrange de panique.

« Je l'ai faite tomber ! Tu te rends compte ? C'est mon objet le plus précieux et je l'ai faite TOMBER ! » Me cria-t-elle, alors que les larmes bordaient ses yeux et qu’elle poussait un gémissement désespéré. Pas besoin de longtemps pour comprendre l’objet de toute cette agitation : la boîte à musique gisait sur le sol, inerte. Un regard à Anya. Puis à nouveau sur l’objet. Et je tendis les bras pour la rattraper avant qu’elle ne s’effondre en larmes, la redressant un peu avant de la serrer entre mes bras. Tout ça pour… ça ? Je me retins d’esquisser un rire sarcastique, alerté tout de même par son état de détresse. « Ce n’est pas grave… » Tentai-je, déposant un baiser dans ses cheveux roux. « On se calme. Tu n’as rien ? » Demandai-je en la regardant, elle et son visage contrits. Depuis que nous avions appris qu’elle était enceinte, son comportement sûr de lui et narquois avait peu à peu changé en quelque chose de… totalement imprévisible. Essuyer les crises de larme commençait à devenir un quotidien surprenant.

« Anya, ce n’est pas grave. » Répétai-je en saisissant ses joues pour l’obliger à me regarder. Elle m’avait fait peur… J’embrassai ses mains doucement, comme pour la rassurer, avant de la lâcher. « Regarde, ce n’est rien. » Dis-je, en me penchant pour ramasser la petite boite à musique et m’assurer avec elle que le mécanisme n’avait pas bougé. Tout semblait en ordre, et fort heureusement. « Elle n’a rien. Et toi non plus. » Je repassai un bras autour de sa taille pour la maintenir, lui tendant l’objet de ses souvenirs et de son passé de princesse de Russie. Je sentis son ventre se presser contre moi. Et je fis comme si de rien était.

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________________________________________ Mer 10 Juin - 23:12

HJ: J'ai tellement ri en lisant le premier paragraphe... puis j'ai eu envie de pleurer tellement c'était dawww

HJ 2: Vassili a un mp assez urgent (avant samedi aprem de préférence)

Qu'allait dire Dimitri? C'était là une question qui traversa l'esprit de la jeune femme quand il pénétra dans le bureau où la boite à musique gisait sur le sol. Anastasia savait qu'il la détestait, depuis qu'il avait retrouvé ses souvenirs. Elle l'avait plus ou moins compris le jour où elle la lui avait montré, juste avant leur emménagement ensemble. Depuis, la rouquine avait décidé de s'en servir quand il était au travail uniquement, comme par mesure de sécurité.
Mais Anya avait rêvasser un peu trop et le temps s'était écoulé sans qu'elle ne le remarque, jusqu'à ce que finalement le bruit de la porte d'entrée ne la fasse sursauter. Puis le drame du jour était survenu, Anya avait lâché la boite dans un mouvement de surprise, alors qu'elle revenait durement à la réalité. Puis les hormones avaient fait le reste. A présent, Anya pleurait comme un bébé, prête à se laisser tomber par terre quand les bras de Dimitri la retinrent avant de ne la serrer contre lui. Dieu existe, songea t-elle dans un soupir de soulagement, trop heureuse de sentir ce corps familier contre le sien, au point d'oublier un instant le potentiel massacre qu'elle avait fait.
Instinctivement, Anastasia serra ses bras autour du torse de Dimitri, s'y accrochant comme si lâcher prise aurait pu la tuer ou la rendre folle. Le baiser qu'il posa dans ses cheveux lui fit l'effet d'une décharge de bonheur et parvint, contre toute attente, à sécher ses larmes intempestives qu'elle ne savait plus retenir.
Toutefois, il dut répéter deux fois - et saisir le visage de sa compagne - pour qu'Anya intègre réellement l'idée que ce n'était "pas grave" si la boite était tombée par terre. C'est seulement quand son regard croisa celui du jeune homme qu'Anya commença à accepter cette idée, comme si la partie rationnelle de son cerveau avait subitement repris les commandes.
Alors elle le regarda ramasser la boite - surprise qu'il ose la toucher - et essayer le mécanisme comme pour prouver ses dires, en parfait journaliste qu'il était. Et, en effet, le son familier du secret entre Anastasia et sa grand-mère retentit bientôt doucement dans la pièce, faisant vibrer de plaisir les tympans de la rouquine. Récupérant son trésor, elle ne put s'empêcher de le serrer contre son coeur avant de retourner dans les bras de son héros. Car pour le coup, il lui semblait réellement que Dimitri avait été le drame de l'année.
- Excuse moi, chuchota t-elle en se blottissant contre lui. J'ai l'impression de devenir marteau ces temps-ci. Tu vas pas me faire interner, dis?

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________________________________________ Dim 14 Juin - 11:05



Je détestais cette boîte à musique comme je l’adorais en réalité. Je l’avais, après tout, gardé pendant près de dix ans précieusement. Mon passeport pour la récompense et le train de vie royal qu’elle me promettait en luisant à la lueur de la chandelle le soir. La princesse l’avait perdue dans sa fuite et, c’était moi, simple garçon de cuisine, qui l’avait récupérée lorsqu’elle était tombée sur le sol. Sur le moment, cela m’avait paru être la chose la plus importante à faire : protéger ce trésor inestimable contre mon torse en me recroquevillant dessus, m’évanouissant sous les coups de pieds qu’on m’avait asséné sans vergognes. Les villageois et les pillards cherchaient la famille impériale pour les tuer. Tous. Mais ils n’auraient pas Anastasia ni sa grand-mère. Je me souvenais que ma dernière pensée allait pour elles, leur souhaitant toute la chance du monde. Mais la princesse avait disparu ce fameux soir sans que personne ne sache jamais où elle se trouvait… Et aujourd’hui, elle se tenait devant moi. Dans cet autre monde. Dans cette autre réalité. Etait-ce bien réel, au fond ? Ou bien étais-je mort ou en train de rêver à cet étrange possibilité ? Même moi, j’avais du mal à m’accorder sur la véracité de notre situation. Cette boîte à musique était le seul élément tangible. Je la connaissais. Elle me connaissait. Et pour cela, je l’abhorrais.

Je la laissais entre ses mains, d’ordinaire si sûres d’elles, aujourd’hui bien maladroite. Je tenais fermement Anya pour ne pas qu’elle s’effondre sous ses pleurs, essayant de rapidement comprendre comment la calmer. Au moins la petite boîte précieuse fonctionnait. Le collier qu’elle portait autour du cou ouvrait toujours le mécanisme et la petite danseuse s’extrayait pour entamer sa mélodie. Je ne l’avais écoutée qu’une seule fois, quand elle l’avait ouverte. Mais je pouvais la reconnaître entre mille. J’en frissonnai, dérangé, parcouru d’un frisson glacé. Tant de souvenirs enfouis. Tant de choses irraisonnées. A commencer par notre étrange histoire d’amour marquée par les séparations et les retrouvailles. D’amour. J’aimais Anya, vraiment ? J’en étais viscéralement convaincu désormais. Elle avait toujours été cet étrange pilier qui me permettait de fonctionner un tantinet normalement. Ca, je n’en doutais pas. Alors pourquoi doutais-je du reste à ce point ? Qu’est-ce qui m’embrouillait l’esprit au point de ne plus savoir distinguer le plausible de la fabulation ?

Elle serra l’objet contre son cœur, comme quelque chose de terriblement précieux. Nous n’avions rien de notre vie précédente… Ceci était son souvenir. Sa confirmation. Où était la mienne ? J’humai le parfum de ses cheveux roux quand elle s’appuya contre moi, déposant mon menton contre son front. « Excuse-moi. J'ai l'impression de devenir marteau ces temps-ci. » Bienvenue dans mon monde. « Tu ne vas pas me faire interner, dis ? » Je la fixais, avec une certaine incrédulité. La faire interner ? Mais pour quoi faire ? Si elle devait être internée, que devrais-je dire ? Il ne faudrait pas moins que des barreaux de prison pour retenir toute la folie que je sentais bouillir au fond de moi. « Bien sûr que non. » Répondis-je alors en l’observant un peu plus attentivement. « Mais je comprends pourquoi les femmes enceintes peuvent être hospitalisées parfois. » Lançai-je alors, un peu revanchard, mais pour surtout espérer faire redescendre l’ambiance lourde et dramatique qui pesait autour de nous.

Je reconnaissais sans mal qu’elle était enceinte, mais c’était comme une sorte de grade et pas comme un fait physique et présent. Mon esprit se bloquait sur l’instant présent et refusait de voir l’avenir. Elle était enceinte. Elle attendait un bébé. Mais où était-il, ce bébé ? Qu’est-ce qui me prouvait son existence, hormis ce ventre que je refusais de toucher ? Je ne le sentais pas. Je ne le voyais pas. Et pour moi, il n’existait donc pas. On dit d’un homme qu’il ne devient père qu’à la naissance de son enfant… Je craignais déjà de ne pas y être, vu la tournure des évènements avec Faith Sekind et Aloysius Black. Verrais-je un jour cette mini-chose ? Accepterais-je l’idée ? Je n’en savais rien. L’esprit partagé entre la raison et les diverses idées contradictoires qui peuplaient mon cerveau. Ce ventre était un tabou. Quelque chose à éviter. Et même elle le comprenait.

J’écartai une mèche défaite de son visage, caressant sa joue humide du pouce. « Et puis, ça me revient moins cher de te garder que de te faire interner. » Esquissant un sourire entendu à son adresse avant de venir embrasser son nez pour montrer que je plaisantais. J’étais un goujat et un mufle. Mais si ça permettait de penser à autre chose, alors je prenais tout ce qui venait sans distinction.


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________________________________________ Dim 14 Juin - 14:31

L'incrédulité qu'Anya lue dans le regard de Dimitri la rassura quelque peu, face à son idée pour le moins dérangeante. S'il la regardait de la sorte, ça voulait surement dire qu'elle n'était pas folle - ou qu'elle était folle de se croire folle parce que ce n'était pas le cas, ce qui, en soit, serait un sacré paradoxe. Quoi qu'il en soit, Anya s'en trouvait rassurée, accueillant la petite pique de Dimitri avec un sourire. A croire que les choses étaient capables de revenir à la normale seulement une fraction de seconde après le drame du jour. Ou peut-être pas, c'était encore à voir.
Cependant, Anastasia considérait que leur drôle de foyer progressait, mine de rien. Dimitri ne venait-il pas de reconnaitre ouvertement qu'elle était enceinte? Anya, dépassée et désespérée par la situation, voulait y voir un signe d'espoir ou d'amélioration. Ces derniers temps, elle se raccrochait au moindre potentiel indice qui laissait entendre que Dimitri allait accepter l'idée, se lancer dans l'avenir et - pourquoi pas, on peut toujours rêver - oser approcher de ce ventre de plus en plus rond qu'il n'avait plus touché ni même regardé depuis plus d'un mois déjà. Et son arrondissement progressif n'aidait pas, bien au contraire.
Dimitri, parce qu'il n'était pas non plus idiot, devait se douter qu'Anastasia avait remarqué ce changement, même s'ils pratiquaient encore le sport en chambre. Comment aurait-elle pu ignorer que les mains de l'homme qu'elle aimait ne la touchaient plus comme avant et que ses yeux ne la regardaient plus comme avant? La jeune femme n'en faisait certes pas la remarque, mais il aurait été bien stupide de croire qu'elle n'avait pas compris. Elle le connaissait bien, après tout, qu'il le veuille ou non et elle n'était pas née de la dernière pluie!
Quoiqu'il en soit, la rouquine préférait se concentrer sur le positif et faire consciemment l'autruche, faute de mieux. Provoquer le débat lui semblait inutile, tout comme il lui semblait que Dimitri avait besoin de temps pour s'adapter. Au moins était-il toujours aussi mufle, bien que tendre, envers elle, ce qui était bien plus rassurant qu'il ne pouvait se l'imaginer.
- A ce que je vois tu es toujours aussi porté sur l'argent que quand nous nous sommes connus, répliqua la jeune femme qui avait à présent oublié - ou presque - la catastrophe du jour. Tant mieux, pour une fois ça sert mes intérêts, ajouta t-elle en lui rendant son sourire. Et ta journée? demanda t-elle finalement comme si absolument rien ne s'était passé.

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________________________________________ Dim 28 Juin - 19:26



On n’en était quand même pas à devoir décider de qui allait être interné ou pas, et heureusement. Cela aurait tout de même fait mauvais genre que de savoir qu’elle pouvait être hospitalisée parce que ses hormonesw partaient en vrille. Si c’était ça le contrat pour que ma petite amie soit enceinte, je préférais annuler ma signature et déchirer rapidement le bout de papier. Mais on ne pouvait pas revenir en arrière. On ne pouvait pas effacer ces vingt-huit années sans se voir ni se côtoyer. Et on ne pouvait sûrement pas annuler tout ce que nous avions vécus depuis nos retrouvailles… Y compris ce dernier évènement en date qui rendait Anastasia aussi insupportable que le serait un enfant de quatre ans. Un enfant, justement. Voilà le problème. Sacré problème.

Je ne le reconnaissais pas vraiment. Enfin, niveau physique je n’étais pas aussi près de faire l’autruche que d’un point de vue psychologique. Elle était une femme enceinte. De moi. Et oui, c’était vraisemblablement possible. Sauf qu’elle se voyait déjà dans notre futur et se projetait bien au-delà de nos projets… Alors que j’étais resté fermement au point de départ. Bien décidé à y rester pour le moment. L’évolution ? Très peu pour moi. J’avais déjà du mal à maîtriser le présent, si en plus je devais penser aux infinies possibilités et hypothèses de l’avenir, je n’étais pas sorti de l’auberge. Aloysius me permettait de garder un pied dans la réalité, ne gâchons pas cela avec ce genre de pensées. Ou la thérapie allait devoir reprendre de plus bel.

La toucher était devenu très différent entre nous. Si au départ je n’y faisais pas vraiment attention, aujourd’hui je la sentais différente sous mes doigts. Elle était toujours belle, indéniablement, quoiqu’un peu plus ronde de visage et plus rose aussi. Sans parler cependant des cernes qui ornaient ses jolis yeux bleus sous la fatigue et les insomnies dues aux nausées, ou son teint blafard quand elle revenait de la salle de bain pour se recoucher. Quand je la regardais à demi-nue, je ne pouvais m’empêcher de caresser son bras d’un air songeur et d’observer la cambrure de son dos, la ligne souple de ses reins. J’avais toujours envie d’embrasser son épaule et de l’enlacer. J’avais toujours envie de la câliner et de partager avec elle des moments de tendresse. Mais quelque chose avait changé, que ce soit le rythme de nos rapports ou la manière de les faire… Enfin bon, nous n’allions pas nous lancer dans un dessin, n’est-ce pas ? En tout cas, les douches en couple devenaient plus rares. C’était indéniable, ça. Avec une nouvelle chienne qui vous colle aux basques, c’est effectivement difficile de retrouver de l’intimité.

« A ce que je vois tu es toujours aussi porté sur l'argent que quand nous nous sommes connus. » Il fallait bien que je garde quelques aspects de mon ancienne identité. On m’avait fait terre-à-terre, mais on m’avait laissé ce côté vénal. « N’est-ce pas grâce à ce côté vénal que je vous ai retrouvé, madame l’impératrice de Russie ? » Lui fis-je cependant remarquer. Et ce même aspect nous avait emmené à retrouver sa famille. Mais pas assez néanmoins pour prendre l’argent de la récompense. Qu’est-ce que je pouvais avoir un cœur stupide des fois. Un cœur amoureux vaut plus que des millions de roubles. J’en avais fait la distinction quand elle m’était apparue dans sa magnifique tenue de cérémonie. Cet air serein valait tout l’or du monde. Tout. « Tant mieux, pour une fois ça sert mes intérêts. » Je haussai les épaules, la laissant passer à autre chose. La catastrophe visiblement déjà oubliée alors qu’elle serrait sa boîte à musique indemne.

« Et ta journée ? » N’importe qui trouverait cette question simple, banale, et l’écarterait d’un mot ou deux. Mais je n’étais pas de cette catégorie ni de ce genre de personnes. Chez moi, tout était un peu trop compliqué. Même formuler une réponse pouvait me prendre de longues, très longues, minutes de réflexion. Un être humain normal se sent mal à l’aise après seulement quinze secondes de silence. C’est au moins le temps qu’il me fallait pour finalement sortir un : « Pas spécialement intéressante pour toi. » Ma réponse habituelle. Meurtres. Enquêtes. Les services de police étaient de plus en plus sollicités ces derniers temps, comme si quelques-uns s’amusaient à mettre la zizanie dans les rues de Storybrooke. Rien de très gratifiant ni de très encourageant.

J’avisais alors l’état de la pièce, lorgnant vers son ordinateur quelques instants. « Et toi ? Ta journée ? » Demandai-je pour rapidement retourner l’attention sur elle. La lâchant au passage. Elle pouvait tenir debout toute seule maintenant, non ? J’en profitai pour déposer ma sacoche sur le sol, laissant Hoover la renifler comme si elle risquait de contenir un piège pour la jeune femme qui partageait ma vie et cette maison. « Des avancées avec le Professeur Leighton ? Il va te laisser enfin en congé ou il compte t'exploiter jusqu'à noël ? » Remontant mes manches. Il faisait vraiment chaud dans ce petit bureau…


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________________________________________ Dim 28 Juin - 20:45

- Tu marques un point, concéda Anastasia.
La jeune femme avait une excellente mémoire, ce qui contrastait fortement avec les deux amnésies qu'elle avait subi en seulement dix ans. La rouquine mettait en effet toute son énergie à se rappeler des moindres moments de sa vie, comme pour compenser ce qu'elle avait irrémédiablement oublié de son enfance dont seules des bribes subsistaient.
Puis était venue la malédiction et il avait fallu tout recommencer quand elle avait enfin été brisée, après vingt huit longues années dont Anastasia avait, là encore, très peu de souvenirs. Quand tout cela finirait-il ? Cela finirait-il seulement un jour ? La jeune femme faisait le pari qu'elle n'oublierait plus jamais rien, surtout pas son Dimitri et tout ce qui composait sa personnalité haute en couleurs dont la présence la rassurait tellement. Et pourtant, il ne faisait pas spécialement d'efforts et leur quotidien s'en ressentait.
Les caresses, les moments intimes, tout, même les conversations avaient changé, même si le changement, vu de l'extérieur, pouvait passer inaperçu à un oeil distrait. Anya, cependant, possédait cette acuité dans l'analyse qui lui permettait de sentir le moindre changement dans leur vie. Elle ne doutait d'ailleurs pas que Dimitri savait qu'elle avait remarqué, ne l'ayant jamais pris pour plus bête qu'il ne l'était. Mais plutôt que de provoquer une confrontation qui ne ferait du bien à personne, Anya le laissait s'habituer au changement qui avait tout déclenché : la grossesse.
Elle avait donc tout naturellement changé de sujet, passant à quelque chose de plus trivial.
Et comme elle aurait pu s'en douter, Dimitri resta vague. Puis, l'air de rien, il reporta l'attention sur Anastasia et sa propre journée. Malin, même si la rouquine avait compris son plan. Elle savait aussi que parfois il valait mieux marcher.
- Au moins le professeur n'a plus de retard dans ses payements, commenta la jeune femme en souriant. Et j'ai de quoi m'occuper toute la journée grâce à lui. Il est un peu spécial mais pas méchant, enfin, je ne crois pas... En tout cas c'est un client fidèle qui habite dans la même ville que nous alors ça me permet de ne pas converser que par Skype et mail.
Et blablabla... Anya avait la mauvaise habitude de parler un peu trop, de tout raconter, contrairement à Dimitri. Mais au fond, tous ces détails ne l'intéressaient pas, si ?
- Désolée, je suis sûre que ça te soule tout ça. En plus tu n'as pas l'air de porter le professeur Layton dans ton coeur, je me trompe ?
Anya se laissa tomber sur sa chaise de bureau, rangeant la boite à musique dans son tiroir. Hoover cessa alors de renifler la sacoche et s'approcha de la rouquine pour réclamer un peu d'attention.
- A ton avis, pourquoi elle me colle autant ? demanda t-elle rêveusement. Est ce que je peux aussi venir me coller à toi ?

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________________________________________ Mar 30 Juin - 18:07



« Tu marques un point. » Merci de confirmer que j’avais souvent raison. Bien évidemment, je ne doutais pas de sa mémoire et je ne manquais pas de faire des références à notre vie passée, mais j’appréciais qu’elle se mette de mon avis. Même lorsqu’il s’agissait de décision ou d’idées aussi futiles que celles-ci. Voire des plaisanteries. A mes yeux, un couple devait toujours donner une image soudée devant les autres. J’entendais par-là que, même si je l’entendais dire une bêtise en public, je serais quand même de son avis ; je ne manquerais pas de la lui faire remarquer en privé cependant. Bon, l’idée était en soi un peu plus difficile à appliquer qu’à évoquer, mais je faisais ce que je pouvais. On n’avait pas tous la même facilité de nous comporter en bonne – ou mauvaise – compagnie. Je vivais trop dans ma bulle opaque pour cela.

Je soutenais son regard quand elle me parla de son travail. Je n’avais rencontré qu’une fois le professeur Layton, lors d’une de ses venues au Daily Mirror. Ce fut bref et furtif, je m’étonnais même de me souvenir de lui. En tout cas, c’était à l’époque où j’ignorais encore la présence d’Anastasia en ville donc je n’avais pas vraiment prit le temps de l’interroger sur ses travaux. Une poignée de main plus tard et il disparaissait du service de criminologie pour se rendre dans le bureau de notre chère directrice, Mrs Sekind. Fugace échange. De ce fait, tout ce que je savais de lui me provenait de la rousse en face de moi lorsqu’elle se laissait aller à me parler d’elle. Ce qui… Arrivait très souvent.

« Au moins le professeur n'a plus de retard dans ses payements. » Je haussai un sourcil, mon côté vénal se laissant volontiers titiller par la remarque mais je me contentais de ne rien dire. Ne pas créer d’esclandre. Les clients d’Anastasia étaient rares et précieux, mieux valait ne pas trop faire de vagues… Ou presque. Tant qu’elle allait bien et se satisfaisait de ce qu’elle faisait, je ne voyais pas pourquoi j’interviendrais. « Et j'ai de quoi m'occuper toute la journée grâce à lui. » Rien que de l’imaginée voûtée devant son ordinateur ou sa machine à écrire, j’eu un pincement significatif dans le coin de la gorge. L’autruche. Faire l’autruche. « C’est tout l’intérêt d’un travail. » Me moquai-je un peu. Je ne remettais pas en cause le travail à domicile, mais il avait fallu trouver quelque chose à répondre. J’avais répondu.

« Il est un peu spécial mais pas méchant, enfin, je ne crois pas... En tout cas c'est un client fidèle qui habite dans la même ville que nous alors ça me permet de ne pas converser que par Skype et mail. » Mes doigts se crispèrent un peu, imperceptibles. « Encore heureux, qu’il n’est pas méchant. Il ne serait plus là si ça avait été le cas. » Ca me paraissait d’une évidence propre et impérieuse. S’il avait osé, ne serait-ce que hausser le ton sur elle, je n’aurais pas laissé passer. Je pouvais être très distrait et mal à l’aise, je restais néanmoins un homme avec des principes et des manières. Le dernier qui avait mis en danger la vie de ma princesse russe – ce cher prince Florian – avait finalement tâté de mon poing dans sa mâchoire pour lui remettre un peu les idées en place. J’étais tolérant, mais très vif. Et quand ça touchait à Anya, je devenais même lunatique à souhait.

Je l’écoutai parler, m’appuyant sur le bureau quand elle alla s’installer sur son siège. Je jetai un coup d’œil à Hoover qui me passa à côté sans trop me voir quand elle remarqua Anastasia à sa hauteur, haussant les épaules à la réflexion d’Anya. Oui, elle parlait trop. Elle adorait me raconter tout un tas de choses, futiles ou utiles. Mais ça ne me dérangeait pas spécialement. « Je n’ai aucun avis personnel sur le professeur Layton, c’est ton employeur, voilà tout. » Ce qui n’était pas du tout un mensonge. « Et j’apprécie quand tu me parles de ton travail. » Ou plutôt de ses centres d’intérêts, mais je n’étais pas suffisamment ouvert pour reconnaître que j’aimais tout simplement l’écouter parler. Elle aurait pu discourir sur la migration des sauterelles que je l’aurais écouté – bon, peut-être pas, mais j’aurais au moins fait semblant.

Une main sur le bois du meuble, je tirai de l’autre un peu le col déboutonné de ma chemise. Il ne faudrait pas tarder à installer une climatisation dans cette pièce. Jusqu’à présent je me moquais bien de mourir de chaud, je l’utilisais surtout pour entreposer tous mes dossiers. Mais savoir qu’elle travaillait là faisait un peu changer ma vision des choses. Elle me tira de ma réflexion par une question étrange. Enfin, deux. « A ton avis, pourquoi elle me colle autant ? » A son air, elle n’attendait pas de réponse claire et exprimée. Je ne cherchai donc même pas à trouver quelque chose à redire, me contentant de la fixer, un peu incompréhensif. « Est ce que je peux aussi venir me coller à toi ? » Alors, ça par contre… Je haussai les sourcils. Depuis quand elle me demandait pour venir me faire un câlin ? Ah oui, depuis… Effectivement.

Je laissai quelques secondes de silence avant de pousser un soupir amusé et d’esquisser un sourire en coin. Mes yeux soutenant les siens. Je reconnaissais ce ton. Celui qu’elle prenait quand elle avait envie que je cède à un caprice. Très différent de la plainte larmoyante ou de l’agacement soudain qu’elle exprimait à côté. Je me redressai pour m’éloigner d’un pas du bureau. La toisant. « Ca dépend… » Répondis-je, en défaisant soigneusement la boucle de ma montre, que je fis glisser autour de mon poignet, puis de ma main, avant de la poser sur le secrétaire dans un bruit mate. Encore un regard. Un sourire. Je caressai la tête de Hoover. Mais ne la touchait pas elle. Puis je m’éloignai alors en direction de la porte. « …Tu as déjà pris ta douche ? » Demandai-je d’un ton mutin, en attrapant les bords de ma chemise pour la retirer en disparaissait de la pièce, direction la salle de bain.


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________________________________________ Mar 30 Juin - 21:39

Typique. Quand il s'agissait de s'en prendre à Anastasia, Dimitri ne perdait pas une seconde pour la défendre. Depuis toujours et quel que soit le problème. De Raspoutine au prince Florian, ils avaient tous pu voir de quel bois se chauffer l'ancien garçon de cuisine si on osait ne serait ce que toucher à un cheveux de sa rouquine qui ne s'en plaignait pas. Cette particularité, ce besoin, dirais-je même, d'être le preux chevalier de la princesse, ne manquait jamais de raviver le romantisme un peu enfoui d'Anya qui se demandait comment son homme aurait réagi s'il avait su que Layton l'avait faite tomber par terre en tout début d'année.
Bien sur, elle ne posa pas la question, soucieuse de ne pas attirer d'ennuis à un client qui avait enfin décidé de bien payer. Et puis maintenant que Dimitri était rentré, la jeune femme voulait l'avoir un peu pour elle, pas le voir courir les rues à la recherche du professeur.
Pourtant, le blabla d'Anastasia aurait eu toutes les raisons de le faire fuir ! Et la jeune femme s'en rendait compte. Mais elle aimait tellement lui parler ! Elle aurait aimé qu'il parle plus lui aussi, mais comme ce n'était pas le cas, la rouquine avait en quelque sorte décidé de parler pour deux. Heureusement, Dimitri était bien trop poli pour lui faire remarquer qu'elle parlait de choses ennuyeuses. Ou alors il était réellement intéressé par son métier, bien loin de ses préoccupations quotidiennes. Et c'était peut-être précisément pour cela qu'il aimait l'écouter parler de son travail planplan, lui qui voyait le mal chaque jour.
- Daaaaaaaaaw ! Tu es gentil d'écouter mes conneries ! s'écria la jeune femme en lui envoyant un baiser.
Du coin de l'oeil, elle le vit défaire un ou deux boutons de sa chemise. Bon Dieu ce qu'il commençait à faire chaud avec l'arrivée de l'été. Et il n'arrangeait évidemment rien, le salaud ! C'était un jeu, pour lui, tandis qu'il s'agissait plus d'un besoin pour Anya. Surement l'effet des hormones qui avaient augmenté sa libido. Comme par hasard. Depuis, Anya oscillait entre les larmes, l'irritabilité et le besoin de câlin... ou plus. C'était précisément ce dernier besoin qui avait décidé de se manifester, surement à cause de cette chemise indécente.
A présent il s'approchait, non pas pour la serrer contre lui mais pour la narguer, avec ce malin plaisir à peine dissimulé. Hoover récolta une caresse, pas Anya qui ne le quittait pas des yeux, lui, sa chemise ouverte et sa montre qui atterrit sur le secrétaire avant qu'il ne s'éloigne.
Tu m'excèdes, songea la jeune femme.
Il était à présent dans l'encadrement de la porte, demandant d'un air mutin si elle avait pris sa douche.
Dis tout de suite que je pue !
manqua de rétorquer Anastasia. Mais elle n'en fit rien, ayant compris où il voulait en venir. Parce que quand même c'était plutôt gros, comme stratagème, notamment la chemise qui tombait pile quand il quittait le champ de vision de la rouquine.
Cette dernière, si elle s'était écoutée, lui aurait littéralement couru après pour assouvir ses besoins et lui dévorer la bouche sans autre forme de procès. Mais depuis quelques temps, Anya tâchait de ne plus courir, ce qui ne l'empêcha pas de se hâter vers la salle de bains, laissant une Hoover un peu perplexe derrière elle. Sans attendre et sans rien dire, elle se dirigea droit sur Dimitri et attrapa son visage entre ses mains pour l'embrasser à pleine bouche, tournant sept fois la langue dans la sienne avant de parler :
- Mes hormones t'appellent au secours, je vais crever si on ne fait rien et j'ai diablement chaud, déclara t-elle en retirant son chemisier.
Puis la jeune femme se pressa contre lui, cherchant sa braguette à tâtons pour l'ouvrir.


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________________________________________ Mer 1 Juil - 10:00



Je n’hésitais pas quand il s’agissait de sa sécurité. Enfin, il n’y avait qu’une seule personne avec qui je prenais autant de précautions que si je marchais sur des œufs : Aloysius Black. Cet ami, si on pouvait l’appeler comme ça, était un redoutable adversaire. Bien plus fort que les apparences et je ne pouvais pas me contenter de lui abattre mon poing – ou les deux – dans la figure. Il fallait ruser et agir de manière intelligente pour maintenir Anya à distance de ce personnage vorace. Pour le moment, je n’avais pas d’autres plans que de simplement l’empêcher de le voir, purement et volontairement. Le temps de trouver une solution qui ne serait pas trop visible et qui me permettrait de m’extraire aussi de cette situation délicate. Aloysius connaissait ma faiblesse principale : ma fiancée. Désormais enceinte, qui plus était. Il n’avait qu’un geste à faire ou un seul mot à dire, et tout pouvait basculer dans l’ombre et le désespoir. Rien que d’y penser, je frissonnai en chassant rapidement cette vision des choses. Il n’arriverait rien à Anya. Pas tant que je serais là. Et oui, fort heureusement que j’ignorais que Layton l’avait bousculée et faite tomber en début d’année, ou il aurait entendu parler de moi.

« Daaaaaaaaaw ! Tu es gentil d'écouter mes conneries ! » Je souris. Elle était mignonne et affreusement enfantine quand elle s’y mettait. Ça faisait son charme, en quelques sortes. Un autre des aspects qui me faisait rester et supporter ses sautes d’humeur journalières. Parce qu’au fond, il n’y avait qu’elle. Qu’Anastasia. Et peu importe ce qui arriverait, il n’y aurait toujours qu’elle. La princesse de ma vie, même l’actuelle. Aussi bornée qu’une porte de banque, en soit, mais terriblement attachante quand on la connaissait bien. Heureusement qu’il y avait une troupe de chiens prêts à mordre et griffer quiconque approcherait de la maison, et donc d’elle, sinon j’aurais été obligé de lui mettre une puce. Je plaisantais. Heureusement !

Je me dirigeai tranquillement vers la salle de bain, déposant ma chemise retirée dans le panier à linge avant de me pencher pour allumer le jet d’eau au-dessus de la baignoire. Très rapidement, de la vapeur s’en échappa. J’aimais les douches brûlantes. Suaves. La vapeur m’empêchait de de trop m’éparpiller, me prenant à l’esprit et à la gorge comme pour m’étouffer dans cette enveloppe corporelle. Je débouclai ma ceinture pour la retirer de mon jean et la déposer dans l’évier. J’étais en train de repousser mes cheveux en arrière lorsqu’Anya fit irruption dans la pièce. Mon visage esquissa un sourire alors qu’elle se ruait sur moi pour m’attraper le visage et m’embrasser avidement. Je n’en aurais pas moins attendu d’elle, surtout pas après ses sous-entendus dans son bureau. Je lui rendis ce baiser en posant me mains sur son cou, sa nuque. Ses épaules.

« Mes hormones t'appellent au secours, je vais crever si on ne fait rien et j'ai diablement chaud. » Elle avait parfois des paroles vraiment, mais vraiment, très étranges. Surtout depuis… Elle défit son chemisier, que je l’aidais à faire glisser hors de ses épaules et de ses bras, et la laissait jouer avec mon pantalon pendant que je dégrafais son soutien-gorge. Je glissai mes mains sur sa peau, la débarrassant du tissu importun, et plaquai son corps contre le mien. Une main à plat sur ses reins, l’autre vint se poser sur l’un de ses seins que je caressai avec une douceur attentionnée. Ils avaient délicieusement prit en volume et ce n’était pas pour me déplaire. Un baiser, un peu plus fiévreux que le précédent, me prit avec elle alors que j’attendais quelques instants. Deux pantalons sur le sol. Son dernier sous-vêtement qui glissa tendrement sur ses cuisses pour rejoindre le tas sur le sol. Mon caleçon qui me laissa nu comme un ver en face de ma tendre. Je l’enlaçai alors, dévorant sa bouche et ses lèvres en l’entraînant avec moi sous la douche. Veillant à ce qu’elle ne se casse pas la figure, ça n’aurait pas été drôle pour le coup.

L’eau brûlante me coupa un instant le souffle, ou bien était-ce à cause d’elle que je ne parvenais pas à respirer ? Je l’embrassai, encore et encore. Son corps contre le mien et mes mains s’égarant sur elle pour caresser et chatouiller la moindre parcelle de sa peau. J’évitai soigneusement son ventre, comme toujours, mais ce n’était pas vraiment lui qui m’intéressait ce soir. Ses hanches fermement prises entre mes doigts, je manquai de glisser quand elle me poussa en arrière. Avisant le bord de la baignoire, je me laissai alors tomber dans celle-ci et l’attrapai par le poignet pour qu’elle ne m’y laisse pas seul trop longtemps. J’enfouis mon visage dans sa poitrine pour les embrasser chacun leur tour, mes mains pressant son dos, ses reins, ses jolies fesses. Assise sur moi, je pouvais l’admirer et la dévorer en même temps. Je sentis ses jambes s’enrouler autour de ma taille. Je sentis la chaleur de son corps contre le mien. Je sentis sa passion sous le moindre de ses baisers. Et lorsque je la fis mienne, ce fut dans des soupirs de plaisir étouffés par le bruit de la douche.



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