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٩(͡๏̯͡๏)۶ La Mélodie de la Lune ☆ Evénement #111
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 Nos vies ne nous appartiennent pas. De la matrice à la tombe, nous sommes liés les uns aux autres.

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Chovka Zaïtsev


« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Chovka Zaïtsev


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Nos vies ne nous appartiennent pas. De la matrice à la tombe, nous sommes liés les uns aux autres. _


Actuellement dans : « Si t'es un boulet,tape dans tes gants ! »


________________________________________ Mar 15 Sep 2015 - 0:39


Nos vies ne nous appartiennent pas. De la matrice à la tombe, nous sommes liés les uns aux autres. Tumblr_mo4d7yVUr31r9lvzwo1_250Nos vies ne nous appartiennent pas. De la matrice à la tombe, nous sommes liés les uns aux autres. Tumblr_mrcxvsq83b1r9lvzwo3_r2_250

Max Richter - Sarajevo
I Feel like I'm fading...

Le silence. Il y a quelque chose de désagréable dans le silence, comme un lourd tombeau dont des plaintes sortiraient. Mon appartement est toujours silencieux, mes pas y résonnent comme des milliers de gouttes de pluies sur le pare brise d’une voiture. Ici ce devrait être un lieu plein de sécurité. Ici ce devrait être l’endroit où je me réfugie pour que personne ne me vois. Ici est un endroit où Zachaël vient de temps en temps, il aura tenté de me remonter le moral à sa manière plus d’une fois. Je ne peux lui en vouloir pour tout ce qui a pu se passer, ce n’est pas sa faute. Entre mes doigts je fais rouler la pièce de huit entre es doigts, j’en observe les symboles d’un air absent. Il y a quelques temps que nous sommes revenus de Neverland, Zach m’a posé pas mal de questions, auxquelles j’ai répondu sans soucis.
Il fallait bien qu’il sache.
Je dépose la pièce sur la table de la cuisine. L’horloge au dessus de moi fait un tintamarre comme si elle tentait de m’envoyer des signaux, tic toc, comme un décompte. Il y a un décompte au dessus de la tête de chacun de nous. Il y a un décompte qui se déplace à chaque pas, chaque seconde, il diminue ou augmente selon nos actions. Je pense que mon horloge est tombée de façon fulgurante le jour où j’ai frappé Adrien. Que l’on ne me pense pas monstrueux, que l’on ne me pense pas victime non plus. Je ne suis ni l’un ni l’autre mais parfois je ne contrôle plus rien. Je n’ai jamais rien contrôler. Le fantôme de Hugo me hante de plus en plus ces jours ci, j’ai l’impression de le sentir flotter derrière moi sans s’arrêter, il me fixe, il fixe ma nuque et parfois je le sens passer le bras à travers mon coeur. Alors la sensation est glaciale. On dit souvent qu’un fantôme vous fait hérisser le poil, c’est terriblement vrai. Parfois j’essaie de le regarder dans les yeux mais son regard est sombre, si je parle, il ne me réponds pas. Si j’avance, il recule, si je tourne le dos, il me rattrape.

Je crois que je deviens fou.

Le silence. Il est parfois agréable. Il sonne comme une chanson agréable. Il sonne le son de la solitude. L’impression et la certitude qu’au dehors le monde tourne toujours aussi bien. Aujourd’hui j’ai bouclé mon dernier dossier au travail. Mon client n’avait pas besoin de grand chose mais il aura sans le vouloir retarder tout un programme. Je dépose ma vaisselle propre dans l’étagère, le passe les doigts le long de l’assiette du dessus de pile, la porcelaine est douce. J’espère que maman les récupèreras et les gardera soigneusement.
J’ai bouclé mon dernier dossier, j’ai dis à mes clients en attentes que je prenais quelques jours de vacances et ils m’ont tous dit que cela était nécessaire en début de carrière. Un jeune avocat tends à se laisser crouler sous le travail. Qu’ils rient, je sais que mes vacances dureront plus que quelques jours. Ce sera un voyage agréable je l’espère. J’ai d’ailleurs ranger mes vêtements dans trois valises différentes, la plus grande contient d’ailleurs les pulls que j’ai pu prêter à Adrien quand il venait, ils sont peut-être vieux jeux, mais j’ai soigneusement étiqueté son nom sur le dessus. La moyenne est pour Zachaël, il saura quoi faire des vêtements, c’est ceux qui lui vont le mieux, et je sais qu’il en a besoin, quant à la dernière, elle ne porte aucun nom, mais je ne veux pas que maman ait à vider ma chambre. Parce que je sais que ce sont les familles qui doivent s’occuper de la sale besogne.
Quand à la nourriture, j’ai pris soin de ne rien laisser. Dieu sait combien de temps il faudra. Alors j’ai descendu mes restes à l’un des sans abris du coin, il m’a dis que j’étais quelqu’un de bon, il m’a dit que j’irais loin, il m’a proposé de rester un peu et discuter… J’ai souris en lui disant que malheureusement, j’avais un voyage urgent à préparer, et que je ne pouvait rester. Il a dit qu’il comprenait, en fait, il ne comprenait rien.

Je ne suis pas quelqu’un de méprisant. Parfois je suis un peu colérique c’est vrai, mon passé de cerf fait de moi ce que je suis, indomptable te sauvage, au besoin intense d’être toujours le meilleur, toujours le premier, jamais derrière. Les cicatrices présentes sur mes épaules en disent long. Je n’ai jamais voulu le blesser et je m’étais juré que cela ne m’affecterais pas, pourtant j’ai retourné des centaines de fois l’idées dans ma tête: Je m’en voulais comme si j’étais un monstre d’avoir frapper le gamin que j’aimais comme un dingue. Je n’avais pu lui parler réellement depuis, il ne répondait plus et il avait raison. Il fallait qu’il passe à autre chose, et moi aussi.
Je ne suis pas quelqu’un d’avare, ni de machiavélique. Parfois je hausse le ton, c’est vrai. Mais je n’ai jamais laissé un des miens derrière moi. À l’île pirate je n’ai eus de cesse de protéger le léopard qui me sers d’ami. Je recommencerai sans hésiter. Sur mon bureau trône la pièce de huit. J’ai promis de protéger Wendy et de l’accompagner. Je souris tristement en tirant la chaise de bureau.

Encore une promesse que je ne pourrai tenir.

La plume fait un bruit lent et calme sur le papier. Le stylo semble léger et sa tête d’acier se pli sous mon doigt comme si elle savait d’elle même quoi écrire. Je n’ai fais aucun brouillon, je ne veux pas que cela donne l’impression d’avoir traîner, je veux aller vite. Il me faut du courage et plus le temps passe plus ce dernier risque de m’échapper. Je plis soigneusement le papier bord à bord, on dirait une lettre tout droit sortie d’un film. Une plus petite est posée à coté, sur elle, la pièce de huit trône comme un trophée.
Mon coeur n’est pas serré, il est serein. Je suis calme, peut-être un peu trop. Je repousse soigneusement la chaise. Un vif regard sur la pièce pour me dire qu’elle n’a jamais été rangée ainsi. Geste mécanique d’un acte que l’on veut le plus discret possible. Ce n’est pas aux gens de passer des heures à nettoyer derrière moi. J’ai préféré tout organiser.

Nous sommes en août et toutes mes fenêtres sont closes, sauf une. Celle de la salle de bain est ouverte pour que l’air ne stagne pas. Ma dignité est encore assez haute pour que je refuse d’être une momie dont l’odeur infeste les lieux. Je sors un sac du congélateur, le porte jusqu’à la salle de bain et laisser couler son contenu dans la baignoire. Les glaçons s’écrasent dans l’eau avec un poids que je ne leur pensait pas. Je réitère la manoeuvre trois fois, puis je débranche le réfrigérateur.
J’entreprends ensuite de me changer. Je retire tee shirt de la veille et vêtements impropres aux grands évènements. À la place je revêt un costume gris, sobre, mais magnifique. Celui que je portais le jour de mon premier entretien, celui que je comptais porter pour l’ouverture d’un cabinet dans un futur plus ou moins proche. Je resserre la cravate autour de mon cou, peut-être un peu trop car mes mains sont moites. Moites mais pas tremblantes. Je n’ai pas peur, j’anticipe. L’excitation d’une chasse, l’excitation de la libération. Je me coiffe et repose soigneusement le peigne dans la boite où mes affaires sont rangées. Je resserre mes lacets de chaussures et je jette un regard à la baignoire d’un blanc éclatant… Je sens un vague frisson me parcourir mais je me dis que ce n’est rien.

J’ai fermé la porte à clef. Je sais qu’elle n’est pas difficile à crocheter, mais j’ai besoin d’un peu de temps, peut-être une heure, alors je préfère parer à toute éventualité. Je souffle un semi-gémissement en entrant dans l’eau. Elle est froide, les glaçons on commencé à fondre. Le tissu me colle à la peau. J’ai dans la main le couteau que je garde toujours dans le tiroir de ma cuisine. Contrairement à ce que l’on pense, la peau ne se découpe pas facilement avec une lame de rasoir, pas assez profondément. Lorsque je remonte mes manches j’aperçois des veines d’une couleur bleue presque douce. Le froid les faire se resserrer et le sang y circule vite tant que mon corps ne s’est pas encore refroidit lui aussi. C’est à ce moment qu’une pointe de peur me serre le coeur comme dans un étau.
Le plus dur c’est de se dire que le monde continueras réellement de tourner sans nous.
La sensation est désagréable, il est déjà difficile de se faire une piqûre sois même, alors trancher cette chair d’un coup n’est pas le plus facile. C’est seulement le plus rapide. Ma main tremble alors qu’en glisse un fin filet rouge, la deuxième est encore pire, l’ouverture n’est pas droite et je dois m’y reprendre une seconde fois. La douleur est difficile à tenir, quoique les films puissent vous faire croire. Je lâche le couteau en pestant, incapable de refermer ma main gauche dessus, mes doigts ne réagissent plus comme je le voudrait et je m’entends vaguement insulter mon erreur. Il y aura du sang parterre, je n’en voulais que dans l’eau. Je laisse retomber mes épaules, je m’enfonce dans l’eau en fixant le plafond. Je ne veux pas voir le temps faire son travail, je fais comme si je ne sentais rien et peu à peu mes bras semblent froids, lourds. Puis c’est aux épaules et je sens mes jambes se remplir de fourmis.
Je me sens tenter de rire. L'hystérie est une façon de se protéger de ce que l'on ne comprends pas. Si je suis prêts à partir, il y a toujours quelque chose en moi qui tente de relancer la pompe qu'est mon coeur. Le réflex imparable de survie. Pourtant je ne réussis pas à relever les bras, je ne peux même pas enserrer mon poignet de mon poing, la douleur n'est pas intense mais je n'ai plus la force. Je ne cherche même pas à me redresser, je me sens prendre de plus en plus de place dans la baignoire, et le chant des glaçons autour de mes oreilles ressemble à une mélodie agréable. Je ferme les yeux pour l'écouter, je n'entends qu'eux. Le silence me rassure et me panique à la fois, mon coeur ne sait plus où pomper ce qui le fait tourner et pourtant il continue. C'est ainsi que va la vie. Ce n'est sans doute pas la perte du sang qui tue quelqu'un mais l'impossibilité pour son coeur de suivre le mouvement.
J'ai éteins mon téléphone car je savais qu'il ne sonneras pas, il ne sonnera plus. Plus depuis des semaines.

On ne meurt pas vite lorsque l’on se plonge dans l’eau froide. Mais la mort y est doucereuse, il n’y a qu’à fermer les yeux et attendre. Attendre pour l’éternité.


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De ses pions je suis le fou.
⊹Prends mon cœur entre tes mains, serre le. Serre le jusqu'à ce qu'il n'explose.

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