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 [Fe] Les Cendres de Storybrooke - Evénement #49

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Sebastian Dust


« Dis-moi oui Malory,
dit moi oui oui ! »


Sebastian Dust


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________________________________________ Lun 19 Oct 2015 - 0:03




les cendres de storybrooke

La chair est cendre, l'âme est flamme.


Peu à peu, l’air se gonfla d’un élan d’angoisse, comme si chaque petite parcelle d’inquiétude s’extrayait de son hôte et allait gangréner l’individu le plus proche. Le silence était implacablement de rigueur, même si rapidement des jeunes femmes se rejoignirent sur la grande place de l’horloge et le brisèrent en évoquant à voix haute leurs questions et inquiétudes. Il y eut d’abord une étrangère vêtue frileusement pour un trente-et-un octobre qui donna presque immédiatement à Sab envie de pleurer : elle avait les yeux rougit et les traces de ses dernières larmes salées marquaient ses joues. A voir son visage tendu et ses yeux aux mouvements rapides, il ne fallait pas être fin observateur pour se rendre compte que quelque chose venait de profondément la blesser… L’homme se mordit l’intérieur de la joue. Il n’aimait pas voir les gens bouleversés, ça lui procurait une boule dans les entrailles qu’il parvenait difficilement à extraire. Une soif incommensurable de rétablir l’ordre logique des choses le prenait alors, même si pour l’occasion il se contenta de lui adresser un léger sourire discret. Ils ne se connaissaient pas, pourtant c’était comme s’ils s’étaient rencontrés il y a des années. Pour lui, une minute représentait des centaines de jours.

L’un d’eux venait à nouveau de s’écouler alors qu’elle s’adressa au petit groupe qu’ils formaient désormais, avec une grande femme blonde et une brune qui lui disait vaguement quelque chose… Il avait eu l’occasion de rencontrer Henry plusieurs fois, dans ce monde ou dans l’autre, mais jamais directement cette personne qui semblait être sa mère. Les histoires familiales étaient un peu trop compliquées, il préférait aller au plus simple et se concentrer sur l’essentiel : des songes paisibles ou amusants. Distrayants. Ludiques. Inventifs. Un pays imaginaire à portée de main et de vue, alors qu’il se faisait l’observateur silencieux des pensées les plus profondes de tous ces petits êtres humains…

Cauchemar.

Ce mot l’interpella. Fatalement. Un cauchemar… Non. Lui ne faisait jamais de cauchemars ; il dormait si peu qu’il n’avait pas le temps de se poser des questions aussi sombres que celles-ci. Et d’ordinaire, le sable doré qui représentait l’essence même de toute son entité le protégeait de la moindre intrusion. Qu’elle soit volontaire, comme les siècles passés à affronter Pitch, ou inconsciente. Sab avait expérimenté les souvenirs désagréables lors de sa sortie en ville avec Kris et Adam et il préférait de loin ne plus recommencer ce genre d’aventures ; la foule, la course, la poursuite, la moquerie et la tromperie n’étaient absolument pas pour lui. Alors, pourquoi cette sensation de malaise constante ? De duperie et d’intrusion. D’espionnage et de manipulation…

Alors même que chacune parlait pour faire entendre ses craintes, Sebastian cru presque apercevoir le serpent du malin s’insinuer en chacun d’eux et se délecter de leur état. Il frissonna, détournant le regard en se demandant si lui-même parvenait à dissimuler son trouble. Il n’était pas menteur et, surtout, mauvais acteur ; la tâche était donc des plus malaisée et il l’abandonna vite.

Déglutissant, son pouls s’accéléra quand il aperçut un visage familier s’avancer dans leur direction : Ellie Sandman. Une jeune femme singulière, marquée d’une étrange lassitude et pourtant pourvue d’un caractère qui prenait ses marques avec maladresse. Elle donnait l’impression d’avoir vécu des milliers d’années, alors que ses réactions trahissaient son ignorance sur la décrépitude de ce monde. Attendrissant, si elle n’avait pas menacé de le torturer dès les premières minutes de leur rencontre. « Tu t'es reconverti dans le commerce des cauchemars, Sebastian ? »

Il fronça les sourcils sous sa question, plissant le regard comme pour s’assurer de la profondeur de ses paroles. L’accuser d’un tel acte était passible d’une injure… Enfin, à une époque. Aujourd’hui il était plus réservé et mesuré. Mais ce n’était ni son genre ni son ambition première que de créer une scène comme celle-ci, bien au contraire. Il ne répondit pas, mais s’il capata son sourire mutin qui sembla le rassurer. Il en fallait parfois peu, la plaisanterie était le meilleur des remèdes… Mais aussi le pire.

Les yeux clairs du marchand de sable dérivèrent quand les demoiselles autour de lui poussèrent des exclamations d’horreur ou des réprimandes à l’encore d’Ellie, avisant le sac plastique qu’elle tenait avant d’écarquiller ses pupilles. Dilatées, elles captèrent sans doute possible l’image même de la poupée – certes un peu rapiécée avec le temps – qu’il avait vu Eleanor prendre dans ses bras pour la bercer et se rassurer. Etait-elle réelle ? Mais si elle se trouvait ici, qu’était-il advenu de l’autre ? De celle que l’enfant serrait dans ses bras pour se rassurer ? La lui avait-on arrachée ? Volée ? Il gronda à l’idée qu’on puisse faire pleurer une petite fille juste pour lui dérober son bien… Les adultes ne méritaient pas toujours la reconnaissance qui leur était due.

Eleanor.

Il se souvenait de sa voix et de la berceuse, ouvrant la bouche comme pour en prononcer les syllabes sans qu’aucun son ne s’en extraie. Le silence est d’or prévenait-elle. Les cris étaient aussi futiles qu’inutiles, pourtant il ne pouvait qu’espérer les encourager d’un sourire quand elles commencèrent à se poser des questions. Beaucoup de questions. D’interrogations. Ne t’inquiète de rien… Répéta-t-il du bout de la langue, portant sa main vers son menton comme pour réfléchir lui aussi.

Un détail l’interrogea : pourquoi effrayante petite fille ? Pourquoi « la gamine flippante du cauchemar » ? Un de ses sourcil se haussa face aux propos tenus devant lui ; pour lui, elle n’avait rien eu d’effrayant. Au contraire, elle avait surtout eu l’air terrorisé par l’incendie et sa poupée était son moyen d’évasion. Son lien avec la sphère rassurante qu’elle s’était créée. Comme un précieux doudou ou tout objet de transition qui permettait à l’enfant de s’aventurer hors de ses limites sans pour autant s’y sentir seul et démuni. Il avait touché son épaule. Senti ses boucles blondes sur ses doigts. Vu son visage de porcelaine et deviné sa crispation face à l’horreur de la situation.

On le mettait face à un enfant et Sebastian était incapable de les détester ou de leur reconnaître du tort. Aussi leva-t-il son index en avant comme pour demander la parole, souhaitant réfuter les propos et rétablir l’ordre juste de la perception… Mais personne ne lui accorda cette attention, notamment parce qu’il fut coupé dans son élan par la sensation écrasante d’un poids coulant sur ses épaules. Un bruissement s’immisça le long de sa colonne, remontant ses vertèbres comme pour le glacer sur place et il dut faire tous les efforts du monde pour ne pas se laisser envahir par la crainte. Il sentit les grains de sable fourmiller près de lui, discrets mais suffisamment tremblants pour qu’il les devine sur le bitume grisâtre.

Un instant, elle était dans le sac.
L’instant d’après, la poupée n’y était plus.

Sab papillonna du regard, ayant un léger mouvement de recul de la nuque quand il ne la vit plus. Littéralement. Elle venait de disparaître de sa place… pour se retrouver assise sur un banc un peu plus loin. Si la situation n’avait pas eu l’air aussi fatalement dramatique, sans doute qu’il aurait ri de cette petite farce et aurait félicité le plaisantin responsable. Mais le cœur n’était ni à l’amusement ni à l’appréhension légère de ce qu’il pouvait advenir. De la porcelaine qui se déplace, c’était…

« Viens jouer avec moi… » Résonna une première voix. Légèrement différente de celle comptée, épouvantée, dans le songe qui l’avait rendu dans un tel état de malaise. Un murmure, bourdonnement sourd qui se transforma peu à peu en fredonnement puis en chuchotement. « Viens jouer avec moi… » Il se retourna sur lui-même, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule comme pour s’assurer que personne ne s’y trouvait. Les bourrasques de vents s’accentuèrent, s’insinuant dans les creux de son écharpe pour espérer glacer sa gorge et l’empêcher de reprendre un pied plus sûr.

Le sable l’en chassa sans ménagement. Serrant les mâchoires, le marchand de sable reporta son attention sur la scène et suivi du regard les feuilles volantes. « Viens jouer avec moi… » L’invitation était formelle, lancinante mais mutine. On sentait les aspects de la malice comme ceux de l’innocence, comme si deux voix se mêlaient en un seul chœur…. Seuls les enfants pouvaient faire ça. Seuls les enfants trouvaient un chemin et s’engageaient à le suivre en quête d’aventure, libérés de leurs frontières dès qu’il s’agissait de découverte. Les adultes, enchaînés par leurs craintes, manquaient bien des choses une fois l’adolescence passée.

Où étaient ceux qui ne reculaient devant rien, même pas l’impossible ? Sebastian poussa un léger soupir, voyant que tout un chacun s’était figé. Hésitantes, sans doute, entre la voix de la raison, sécuritaire, et l’appel de la curiosité. Tout être à ses défauts. Celui du jeune homme était de croire que rien ne pouvait jamais être pire…

Il brisa son immobilité, s’avançant en direction du parterre rougeoyant qui leur ouvrait la voix. Ses pas mesurés arrivèrent à hauteur d’Ellie, qu’il observa un instant en attendant qu’elle ne daigne rencontrer son regard. « On nous montre le chemin. » Il hocha la tête, tout simplement. L’ordre était on ne peut plus évident et l’invitation lancée. Qui étaient-ils pour refuser ? C’était peut-être complètement stupide comme idée, mais rien ne pouvait ébranler la soif d’imprévus qui l’habitait désormais. Il craignait. S’inquiétait. Ne comprenais pas le tournant qu’était en train d’effectuer sa monotonie quotidienne… Pourtant, c’est un sourire qui se dessina sur son propre visage. Une étincelle fugace d’impatience, de défi, d’amusement. D’inconscience pure et simple.

« Alors suivons-le. »

Il n’avait pas parlé. Ses lèvres n’avaient même pas bougées. Seuls des grains de sable s’étaient mus dans l’air, des volutes rassemblés entre eux avec une précision mouvante qui venaient de dessiner ces mots, visibles par tous. Il s’était adressé à Ellie, mais il engageait aussi toutes celles qui se trouvaient ici en cet instant, prenant une décision qui pouvait aussi bien leur être fatale que… Non, elle ne pouvait qu’être dangereuse. Mais justement, c’était cette nocuité qui rendait tout cela particulièrement excitant. Sab était un grand enfant. Un grand enfant déraisonnable.

La jeune femme sembla réticente au départ mais, après quelques instants, alors qu’il venait de prendre sa main dans la sienne pour l’entraîner à sa suite, elle se laissa aller. Sans doute regarda-t-elle les autres femmes présentes pour les inciter à faire de même, mais lui ne voyait que le chemin de feuilles mortes qui se dessinait au fil de leur pas. De leur course, même. Sab serrait les doigts d’Ellie dans les siens, doucement mais fermement pour être sûr qu’elle ne fuit pas trop vite. Il entendit des bruits de chaussures, signe qu’elles s’étaient finalement décidées à leur emboiter le pas et cela ne fut que plus revigorant pour lui. L’étau était toujours là mais la perspective d’un jeu de piste commençait à prendre le dessus sur toutes ses inquiétudes malsaines.

Le vent bifurqua et s’engouffra dans une ruelle. Ils les suivirent jusqu’à ne plus voir qu’un tas de feuilles mortes s’amonceler devant une vieille et étrange maison. Vraiment très vieille, si on en croyait l’ossature de bois vieilli et les lattes repeintes en train de tomber en ruine. Un grincement désagréable semblait émaner de là, comme si toutes les fondations reposaient sur un chambranle instable.

Sebastian s’arrêta. Un immeuble à gauche. Un immeuble à droite. Des immeubles en face. La rue était recouverte jusqu’au ciel par des hauts bâtiments… Et au milieu, cette bicoque malade qui semblait sortie d’un autre temps, voire d’un autre espace. Ses yeux bleus explorèrent sa façade, tentant de remarquer quelque chose qui lui ferait dire qu’il l’avait déjà vue. Les fenêtres obscures. Les volets défaits. Le jardin en friche et les lianes de lierre grimpant sur la base. Non. Il ne la connaissait pas et même ses nombreux voyages nocturnes dans le ciel de Storybrooke ne lui avaient jamais permis de se rendre compte de son existence… C’était intriguant.

Il pressa la paume de la jeune femme à côté de lui, puis la lâcha quand les autres personnes les rattrapèrent. La sensation de malaise était en train de revenir, patinant son ventre comme une bête en train de s’éveiller, provoquant des crampes douloureuses malgré lui. Des fourmillements d’adrénaline s’emparèrent de son corps quand il distingua soudainement un jeune homme devant la maison, leur tournant le dos. Il pencha la tête sur le côté, alors que quelqu’un tentait d’interpeller le garçon…. Sans que celui-ci ne semble réagir.

« Il est peut-être sourd… »

Ecrivit le sable doré de Sebastian, avant que les mots ne disparaissent, chassés brusquement par un tourbillon de feuilles plus violent que les autres. Ces dernières claquèrent contre le dos du nouvel inconnu sans qu’il ne bouge d’avantage. Baissant les yeux vers sa main, le marchand de sable remarqua soudain qu’il tenait… la poupée auparavant sur le banc ! La surprise l’arrêta avant qu’il ne la pointe du doigt pour la désigner, interpellant les jeunes femmes autour de lui.

Une nouvelle bourrasque les traversa, le faisant chanceler légèrement. Les grains de sable voletèrent dans l’air, chassés par un appel soudain qui les expédia irrémédiablement vers la porte grande ouverte de la maison. D’où ils étaient, l’intérieur ne pouvait être vu ou même deviné. Ne résidait qu’une obscurité lugubre où on ne discernait absolument rien… Sab frissonna et sursauta même lorsque, sous l’effet du vent, la porte claqua brutalement sur elle-même.

Comme pour les dissuader d’entrer.


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________________________________________ Lun 19 Oct 2015 - 11:18





    - Trop de bruit...

    Il y a quelques temps, à Sacramento...

    "Je ne vais pas t'écrire une chanson d'amour,
    parce que tu me le demandes,
    mais parce que tu en as besoin d'une."


    Je caressais ma guitare du bout des doigts, assis sur mon tabouret dans ce bar qui faisait karaoké. On était venu là comme chaque mardi soir après le travail, mais cette fois ci je lui avais fait la surprise. Elle avait eu une dure journée. Je ne voulais pas chanter avec elle, ni même chanter pour elle. Je voulais lui offrir quelque chose d'unique. Une chanson d'amour non pas pour lui faire un cadeau mais parce qu'elle en avait besoin. Je pouvais lire dans ses yeux que quelque chose la perturbait, la préoccupait et je voulais lui faire oublier ses soucis. J'étais là pour ça après tout. J'étais là pour elle.

    "Si tu es sur le départ,
    je ne vais pas t'écrire de rester,
    car en m'entendant la chanter,
    je sentirai mon cœur me quitter."


    Je ne regardais qu'elle dans la salle. Elle était le centre de mon monde, mon Soleil, mon univers. Je la contemplais aussi belle qu'elle l'avait toujours été. Puis...


    Aujourd'hui...

    ... je lui avais écris cette chanson. Je m'étais entendu la chanter. J'avais sentis mon cœur me quitter. Ce n'était plus elle, plus la même et pourtant elle semblait si identique. Elle avait sa beauté, son odeur... elle faisait battre mon cœur quand nos regards se croisaient. Je ne pouvais pas imaginer vivre sans elle. Je ne voulais pas concevoir une vie sans la regarder s'endormir, la contempler au réveil. Quand vous avez touché le Soleil, que vous vous êtes brûlé, vous ne pouvez plus faire comme si ça n'avait jamais existé. Mais ce n'était pas moi qui fixait les règles. Il y avait beau avoir quelque chose dans l'univers qui me ramenait toujours vers elle, elle n'avait pas le souvenir de notre vie passée. Mais qu'importait ce qu'elle disait ou ce qu'elle faisait, je la verrai toujours avec moi jusqu'au jour où je m'en irais.

    - Trop de bruit.

    Allongé sur mon lit, je m'étais levé. La maison était vide, il n'y avait que moi pour répondre à l'appel de la jeune femme qui venait de m'appeler. Était elle à l'étage ? Au rez de chaussé ? J'avais fait toutes les chambres, les unes après les autres, sauf celle dans laquelle je n'avais pas le droit d'entrer. Un petit éléphant était dessiné sur la porte se trouvant à l'entrée. Ellie avait été clair. Je pouvais rester ici, dans cette maison, vue que c'était le souhait de Neil et de Lily, mais tant que je ne franchissais pas la porte de la chambre de la jeune femme.

    - Ca sent le cochon grillé.

    La voix ne venait pas de dedans, mais de dehors. J'entendais un bruit étrange, comme quelque chose qui brûlait et cette odeur de cochon brûlé je la ressentais également. Je m'étais précipité jusqu'en bas des marches, j'avais ouvert grand la porte et j'étais sortit sur le perron. Dehors, il n'y avait pas âme qui vive, c'était la nuit. J'avais fait quelques pas dans le but de voir si je discernais quelque chose à la lueur des réverbères, mais rien. Il n'y avait que moi, au milieu du chemin et...

    - Je suis Eleanor
    Tic tac
    Le silence est d'or
    Tic tac.


    Une petite fille se trouvait un peu plus loin, assise par terre sur des feuilles mortes. Elle avait portée ses mains à ses oreilles tout en chantonnant une chanson. Douce, mélancolique, elle ressemblait à une berceuse. Je m'étais approché d'elle prudemment, elle semblait perdue, seule elle aussi. D'une voix faible et tremblante, elle avait chantonnée une nouvelle fois.

    - Ne... ne t'inquiète de rien
    C'est bientôt la fin
    Tic tac
    Sonne le glas pour les morts.
    Tic tac
    Ne t'inquiète de rien, douce Eleanor


    "Eleanor ?" avais-je murmuré à la jeune enfant avant de poser une main tremblante sur son épaule. Au même moment, j'avais sentis quelque chose de chaud m'atteindre. Une sensation que mes yeux brûlaient et me consumaient s'était emparé de moi et je les avais fermés afin de faire passer la douleur, tout en me détachant de la jeune personne. Quand j'avais ouvert les yeux, tout autour de moi brûlait. Je n'étais plus devant la maison de Lily, j'étais en plein cœur de la ville et elle se consumait petit à petit.

    Des flammes léchaient les toits des demeures. Aucun bâtiment n'était épargné. J'entendais des cris tout autour de moi et même si j'avais eu envie de me précipiter pour tenter d'aider ceux que je pouvais, quelque chose m'en empêchait. Je ne pouvais plus bouger, j'étais totalement tétanisé. J'avais la sensation que mon corps ne répondait plus, qu'il était dicté par une volonté extérieure. Puis, des doigts avaient frôlés les miens et une main froide était venue se placer dans la mienne. Je ne pouvais pas pencher la tête sur le côté pour voir de qui il s'agissait, mais vue la taille de la main, ça devait être la jeune femme, qui elle aussi devait être apeurée. Quoi qu'il en soit, quel que soit cette chose qui me bloquait, je serai là pour elle. Contre toute attente, elle s'était mise à chantonner quelque chose, d'une voix bien plus assurée.

    - Tic tac... sonne le glas pour les morts.

    Tout avait disparu. Il ne restait plus que la maison, cette maison. Je ne savais pas à qui elle appartenait, ni même comment je m'étais retrouvé ici, mais tandis que l'instant d'avant la ville brûlait, désormais, elle était redevenue calme. J'entendais des bruits de pas derrière moi. C'était peut être la jeune fille qui revenait. Mais quand j'avais tourné la tête, libéré totalement de l'emprise qu'on exerçait sur mon corps, mon regard avait croisé celui d'une toute autre personne.

    "Ellie..."

    La porte de la demeure qui se trouvait désormais derrière moi et que j'avais vue ouverte quelques secondes auparavant, venait de claquer et une petite brise légère était passée à travers nous. J'aurai sursauté si je n'étais pas déjà totalement effrayé.

    J'aurai aimé qu'on m'écrive une chanson d'amour et non pas une berceuse macabre. J'aurai aimé qu'on me l'écrive non pas parce que je le demandais, mais parce que j'en avais besoin d'une. J'aurai peut-être dû m'asseoir à côté de la jeune fille, placer mes mains contre mes oreilles et chantonner à mon tour. D'ici, sur le sol, elle aurait vue que je n'avais besoin de rien d'autre qu'elle. Elle ne se rendait pas compte que je n'étais pas son ennemi, ni même son ami, j'étais juste quelqu'un qui n'arrivait pas à la laisser partir. Et elle me gardait là, au plus bas.

    Les doigts du jeune homme étaient glissés dans les siens et je venais de sentir mon cœur me quitter...

    J'avais observé les personnes autour d'elle, détachant mon regard du siens.

    - Tic tac... sonne le glas pour les morts.
    "Tic tac... sonne le glas pour les morts. Je crois qu'on a affaire à une histoire de fantômes. Elle s'appelle Eleanor et..."

    J'avais penché la tête en direction de ma main. Depuis que je m'étais tourné vers le groupe, j'avais la sensation que quelque chose faisait pencher mon corps du côté gauche. Une chose se trouvait dans ma main, que je maintenais fermement serré. Une poupée qui me contemplait. La même qui était dans les bras de la jeune fille quand je l'avais trouvée. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait et quel rôle j'allais jouer dans tout ça, mais une chose était sûre, je ne la laisserai pas seule, car personne devrait l'être.

    "...j'ai l'impression que c'est ce soir que se termine... son histoire."

    Peut être la mienne aussi...


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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


Louise Hollen


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________________________________________ Mar 20 Oct 2015 - 2:30



Les Cendres de Storybrook



Elle resserra les pans de la veste autour de ses épaules tremblantes, sautillant d'un pieds sur l'autre pour ne pas geler. Ses yeux allaient et venaient, incessants, perdu, cherchant quelque chose a quoi se raccrocher. Une main sur son épaule, elle sursauta, fixant la jeune femme qui se trouvait a ses cotés. Il lui fallut quelques secondes pour remettre un nom sur ce visage, trop perturbée, trop mal pour que la réponse puisse venir d'elle même. Sous le choc. Perdue.

"Salut Alexis ! Regina..."


Elle referma ses bras autour de la jeune femme et ferma les yeux quelques instants avant de la relâcher.

"On t'as réveiller ? Désolée"...


Oh apparemment non, elle aussi avait cauchemarder. Instinctivement, elle se crispa en entendant parler de cauchemars. Elle détestait les cauchemars, ils ne lui laissaient pas une nuit tranquille. Elle savait que Diane avait une relation avec Pitch, le croque mitaine, celui qui manipulait les cauchemars en personne. Jack le lui avait dit. Avait craint que Diane ne fusse sous son emprise. Craint qu'il ne fasse du mal, a la déesse, a elle. Mais elle l'avait rassuré, avec une confiance qu'elle était loin d'éprouvée. Mais elle avait confiance en Diane, cela lui suffisait. Le gardien de l’hiver avait faillit faire une crise cardiaque en apprenant que malgré tout, elle restait avec Diane. Elle ne l'abandonnerai jamais. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'il ne s'introduise pas dans ses rêves. Jamais, elle avait assez a faire avec ses propres démons pour qu'on lui en rajoute. Et la simple idée qu'on puisse entrer dans sa tête la faisait encore frissonner. Elle avait autorisé Diane a "jeter un œil" pour lui faire voire certaines choses, mais c'était le maximum qu'elle avait pu faire.

"Bonjour Ellie"
, fit elle tout de même avec un sourire forcé. "Tu as l'air d'aller bien ... ? "

Quand a la poupée que tenait la nouvelle venue ... Louise n'était pas a l'aise. Rapidement, elle resserra les pans de la veste sur elle, et jeta un regard a l'homme. Elle était certaine de le connaître, et le mot cauchemar n'avait fait que confirmer cette impression. Elle était certaine que Jack lui avait parlé de lui, mais dans quels circonstances ? Elle sentit une vague d'apaisement la traverser et attrapa discrètement la main de Diane pour la presser dans la sienne, en remerciement, et pour lui rappeler qu'elle n'était pas seule. Oh elle sentait toujours la peur qui se tapissait dans son ventre, mais au moins elle ne tremblait plus de la tête aux pieds, elle ne sursautait pas au moindre bruit.

"Tu t'es reconverti dans le commerce des cauchemars, Sebastian ?"


Mais bien sure ! Sebastian le gardien des rêves ! L'ami de Jack, comment avait elle pu ne pas le reconnaître ? Le petit blond lui avait fait l'une de ces statues de glaces pour lui montrait a quoi ressemblait son ami dans le monde réel a présent. Elle avait ouvert la bouche pour la refermer aussi rapidement que possible. Ce n'était pas le moment, et puis si ca se trouvait , il s'en fichait. Quoi que vue ce que Jack lui avait dit sur lui, peut être que ce ne serait pas le cas. Elle écouta attentivement les paroles prononcées, incapable de dire un mot, ceux ci bloqués dans sa gorge, comme avant. Discrètement, elle avait ouvert la bouche, tirer sur ses cordes vocales pour voir si il se passait quelque chose ... Non, elles restaient désespérément silencieuses. Les larmes lui montèrent aux yeux mais elle inspira profondément et garda les yeux résolument ouverts, jusqu’à pouvoir les fermer sans craintes. Elle détestait ces moments la. Oh sa finirait par passer, ca finissait toujours par passer. Et a chaque fois, c'était après coup, quand elle commençait a se calmer que ca se déclenchait, qu'elle se sentait un peu en sécurité. Dés qu'elle était a la maison en somme.

Passant derrière le petit groupe, elle porta rapidement la main a sa gorge et la massa doucement. C'était finit de toute façon, ca n'avait été qu'un rêve non ? Les rêve ne blessaient pas réellement et elle n'allait pas brûler vive. Cette époque était révolue depuis longtemps. Inspire. Expire.La poupée avait disparue, pour ne réapparaître que plus loin.

"Viens jouer avec moi... Viens jouer avec moi... Viens jouer avec moi..."

Une voix. Dans SA tête. Instinctivement, elle plaqua les mains sur ses oreilles, un air terrifié sur le visage avant de se forcer a le descendre. Elle n'y pouvait rien pour l'instant. Et pourtant l'angoisse lui vrillait le ventre. Elle fronça les sourcils et déglutit difficilement. Non, elle se l'était promis, elle les aiderait, et si certains la trouvaient trop faible pour combattre a leurs cotés, elle allait leur prouver que non.Elle détacha ses mains de son corps et rajusta son sac sur l'épaule, avant de plonger les mains au fond des poches de la veste de Diane afin d'en cacher les tremblements incessants. Elle avança a la suite du petit groupe. Non, elle ne se laisserait plus faire. même si ses pieds gelaient littéralement.

Sautillant de l'un a l'autre, qu'elle frottaient successivement sur ses jambes nues pour leur donner un peu de chaleur, ils finirent par atteindre une sorte de manoir abandonné devant lequel se tenait un étrange jeune homme.

« Il est peut-être sourd… »


Elle hocha la tête. Oui, c'était une théorie. Lentement - et sautillant, a croire qu'elle allait se changer en lapin - elle s'approcha du jeune homme et lui tapota l'épaule pour attirer son attention. Si réellement il était sourd, il parlait sûrement le langage des signes non ? Rapidement la princesse exécuta une série de gestes pour se présenter, articulant en même temps, avant de lui demander de se présenter.

Bonjour, je m'appelle Louise. Et toi qui es tu ?

Mais ce ne fut pas lui qui répondit. La voix d'Ellie résonna dans le vent, d'un air exaspéré :

"C'est Anatole, qui a toujours le chic pour se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. D'ailleurs, ça devient vraiment très curieux..."


Elle le fixait, méfiante. Il la harcelait ? Ce genre de types n'étaient pas a fréquenter, clairement. Lentement sa main glissa vers son sac et attrapa une fiole. Elle ne connaissait quasiment pas Ellie mais la simple idée de savoir qu'elle avait des problèmes avec un homme la révulsait.

"Tu veux que je lui fasse passer définitivement l'envie de te suivre ?"


Oh ! Sa voix ! Il n'y avait rien de tel que de vouloir protéger quelqu'un pour débloquer ses traumatismes. Le regard de Louise dévia et elle apercut la poupée. D'un signe elle lui demanda si elle pouvait l'observer, avant de l'examiner de prés. Une simple poupée défraichie, aucuns signes particuliers, pas de lieu de fabrications, rien. Niet. C'en était rageant.

Louise observa la maison quelques instants. Non, elle n'entrerai pas la dedans au risque de s'y trouvé enfermée pour y brûler. Hors de question. Mais ca ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait pas enquêter...

Elle descendit les marches de bois pourrie et se dirigea vers le coté de la maison, avec un : "Je reviens vite" lancé a la vas vite. Ce genre de maisons avaient toujours une porte de derrière, et elle préférait jeté un œil avant de se jeter la tête la premiere dans cette histoire, surtout si ils devaient passer par la porte principale.

Sautillant entre les obstacles, elle dut bientôt s'adapter a une allée de petits graviers. Elle avançait naturellement, comme si ca ne la touchait pas vraiment, bien qu'elle eut l'impression que ses pieds gelaient. Le jardin, avec ses mauvaises herbes et ses feuilles mortes qui tapissaient ce qui autre fois avait du être un gazon propre et bien entretenu. Plus par habitude qu'autre chose, elle dévia du chemin de graviers pour marcher dans l'herbe. C'était bien plus agréable et lui rappelait une foule de souvenirs d'une époque révolue. De temps en temps il lui arrivait de marcher nus pieds dehors juste pour le plaisir de sentir l'herbe et la terre sous ses pieds.

Et puis elle fut ailleurs. Et pourtant toujours au même endroit.

Le décor était le même mais tout semblait plus beau, mieux entretenu, plus neuf. Les immeubles qui entouraient la propriété avaient disparu pour laisser place a un immense parque qui appartenait au manoir. Celui ci, resplendissant, était bordé de colonnes blanches. Les fenêtres des différents étages brillaient sous le soleil, et la façade, flambante, semblait faire irradier de la maison un sentiment de richesse et de savoir vivre. Au loin, on pouvait voir de petites maisons, bien moins belles, qui entouraient la propriété, des maisons de roturiers.

Un rire, et Louise tourna la tête. Eleanor était la, a jouer tranquillement sur la véranda, devant l'entrée de la maison. Tout a coup, la petite fille leva la tête, faisant mine d'écouter une voix qu’elle seule entendait. Puis elle hocha la tête, se leva et s'éloignant en trottinant sur l'allée de graviers. A son passage, elle salua le jardinier avant de quitter la propriété du manoir. Tranquillement la petit fille se dirigea vers les maisons du village, saluant au passage les gens qu'elle croisait. La petite semblait très connue et appréciée, on ne manquait pas de lui dire un mot gentil, de lui demander de ses nouvelles...Ses vêtements, de bonne qualité et bien coupés, contrastaient avec ceux du commun des mortels.


Tout a coup, elle s’arrêta a l’orée d'un jardin, ou étaient étendus de beaux draps d'un blanc étincelant. Un mince sourire traversa le visage de l'enfant et .... Louise se trouvai ailleurs. Au même endroit, mais de nombreuses heures après. Pourtant, il lui avait juste semblé cligner des yeux ! Le soleil avait décliné, dardant ses rayons orangés sur le paysage. Louise baissa les yeux et remarqua Eleanor qui pouffait silencieusement, une main sur la bouche. Levant les yeux pour voir ce qui pouvait la faire rire a ce point, Louise aperçut soudain deux paysans qui se disputaient devant les draps blancs, désormais maculés de traces rouges et de pépins, comme si on avait étalé consciencieusement des fruits dessus.

"Tout est de votre faute ! Vous l'avez fait exprès ! Vous seuls cultivez vos fichues tomates !"

"Et vous croyez vraiment que je m'amuserais à faire une chose aussi idiote ?"

"Qu'est-ce que j'en sais ? Vous avez déjà une tête d'idiot !"


De sa cachette, Eleanor pouffa a nouveau et se leva, croqua dans une pomme qu'elle posa un fût, avant de s'en aller en chantonnant et sautillant, suivit de la princesse, intriguée. Elles retournèrent au manoir et Louise fut soudain remise dans le Présent, alors qu'il lui semblait entendre un éclat de rire d'enfant venant des marches de la maison...

retournant auprès du groupe, la princesse leur expliqua rapidement sa mésaventure, avant de jeter un regard méfiant a la maison. Bizarrement, elle n'en avait plus aussi peur maintenant qu'elle l'avait vue a son apogée.


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Diane Moon


« La Mort est la dernière
aventure qu'il te reste. »


Diane Moon


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________________________________________ Mar 20 Oct 2015 - 17:06

Les Cendres de Storybrooke
I ain't affraid of no ghost


Astrid ? Le prénom me disait quelque chose. Fronçant légèrement les sourcils, pour tenter de remuer un peu mes souvenirs, la solution me vint finalement, plus rapidement que je ne l'avais imaginé : la petite blonde, lors de notre aventure dans l'autre monde. Je savais, qu'elle était proche, de Lily, j'ignorais qu'elle l'était également d'Ellie. J'étais peut-être resté un peu trop en retrait dans la vie, des personnes auxquelles je tenais. Ce, n'est que tout récemment, que je m'étais enfin décidé à me bouger, et m'en rapprocher

Et puis il y eu cette sensation oppressante, nos regards se croisèrent avec Ellie, me faisant comprendre, qu'elle aussi la ressentait. Les revenants n'existaient pas. Nous, le saurions sans cela. En cinq millions d'années, ce n'est pas le genre de choses qui puissent échapper à notre vigilance. Pour autant, je ne pu réprimer un frisson et un mouvement de recule, quand je me rendis compte, que la poupée n'était plus dans le sac, mais assise sur un banc. Mais, encore une fois je me rabrouais mentalement. Il, y avait suffisamment, de personne terrifiée ici. Ne serait-ce que pour Louise, je me devais, d'écraser ce sentiment. Je me devais, de faire office de pilier

Viens jouer avec moi, viens jouer avec moi

Les paroles se répétaient tel un écho dans mon esprit. Non, je n'avais pas très envie, d'aller jouer avec elle. Ça ne me disait rien qui vaille. Ma méfiance, revint au triple galop. Je, ne le montrais pas, mais je restais quand même de base craintive. Prête à me dérober, à la moindre action qui pourrait un peu trop percer mon armure. Même, si pour certaines personnes, je la laissais bien volontiers de côté. Pour les autres, je restais à l'image d'un animal sauvage.

Je suivis, le restant du groupe, veillant toujours à rester proche d'au moins une des trois personnes, que je considérais comme faisant partie de ma famille, et gardant les deux autres constamment, à porter de vu, et ce jusqu'à arriver devant une grande maison. Elle, était un peu, basé dans le même genre, que la notre, du type victorien. Sauf que la notre, était un peu plus accueillante. Celle-ci, était dans un état de délabrement passablement avancé, et semblait sur le point de s’effondrer. Et, devant se trouvait un jeune homme.

« Il est peut-être sourd… »

Je, n'avais pas réellement, fait attention à la manière de s'exprimer, du seule membre masculin, du groupe -enfin jusqu'à ce que l'on n’aperçoive le jeune homme- mais, ce n'est que maintenant, en y faisant attention, que son identité me sauta aux yeux, tout en me ramenant un an en arrière.

Notre première rencontre, à Pitch et moi. Celle qui me faisait toujours me demander comment on en était arrivé à un tel degrés d'intimité. Généralement, je n'appréciais pas trop, les personnes tentant de me tuer. Mais, ce qu'il m'avait fait voir, ce soir là. Resterait à jamais gravé dans ma mémoire. Toutes ces formes, faites de sables dorés. Et qui parcourraient la ville, avaient provoqués en moi, un émerveillement tel que je n'en avais pas connut auparavant. Il, fallait dire qu'à cette époque là. Le sommeil, m'était encore interdit. Je ne dormais pas, ne rêvait pas, et avait toujours plus ou moins envié cette faculté aux mortels. Dormir, apparaissait pour moi, comme une merveilleuse sensation. Celle, d'avoir enfin son esprit en paix.

Plus, que de me faire voir ces merveilles, ce qui m'avait touché, fut que pour moi, il n'avait pour un soir, pas jouer son rôle, qui était d’ordinaire de les détruire. C'était sans doute, cette attention, qui avait su me toucher, pour en arriver là aujourd'hui :

Mais un fin sourire étira la commissure de mes lèvres, lorsque j'entendis Louise répondre à Ellie. Plus, le temps passait, et plus elle me surprenait. Je crois que le séjour à Atlantide, l'avait elle aussi, bien plus changée qu'elle ne le laissait paraître :

- On dirait qu'Apo' est un bon professeur dis-je à son adresse avec un léger clin d'oeil

Mais mon attention, se reporta bien vite sur le jeune homme -Anatole donc d'après ma nièce- ou plutôt, ce qu'il venait de dire. La petite fille, s’appelait donc bel et bien Eleanor. En revanche, la dernière partis, me laissa perplexe. Une histoire de fantôme ? Son histoire s'achevait aujourd'hui ? Il, me semblait pourtant qu'il n'y avait rien ici, avant que Regina ne fasse subitement apparaître la ville. D'après les échos, que j'avais pu glané à droite à gauche, c'était normalement ce qu'il c'était passé :

- Regina...Loin de moi l'idée de douter de vous, mais il n'y avait bien rien avant Storybrooke ? Juste des bois ?
Demandais-je prudemment

Je faisais toujours, très attention aux paroles que j'employais avec les étrangers. A la base, je n'étais pas réellement, quelqu'un de très loquace. Nos conversations, avec Apollon, se composaient, essentiellement, d'images, que nous, nous montrions. Plutôt que de mots.

Louise, qui s'était éloignée, à la recherche d'une porte de derrière, revint vers nous, racontant ce qu'elle avait vu. La maison, à une autre époque, alors qu'elle tenait encore bien debout. Et, cette petite fille, Eleanor. Elle, avait donc, bel et bien vécus là...

- Je pense que le mieux, afin de tirer toute cette histoire au clair, est de rentrer dans le manoir dis-je le regard fixé droit sur la vieille bâtisse.

Amorçant l'exploration, je prit bien soin, de tester le bois, avec le talon de ma botte, l'escalier qui menait à la porte :

- Faites attention où vous posez les pieds, le bois est pourrit, un seule faux pas, et vous risquez de vous retrouver le pied coincé dans un trou.


Prenant, une grande inspiration, je fit très attention à chaque marche que je grimpais, pour finalement, me retrouver, devant la grande porte d'entrée. Entendant, les autres arriver derrière moi, je l'ouvris dans un grincement strident, pour déboucher dans un grand couloir. La maison, entière était très ancienne, les meubles dataient d'une autre époque, et même si la poussière, et les toiles, d'araignées, avaient semble-t-il depuis longtemps élue domicile. Nul, doute, qu'elle avait dût être magnifique dans son temps. Rien qu'à sa dimension, et au mobilier, il était clair, que la famille, qui y vivait avait une situation plus qu'aisée.

Balayant, la pièce du regard, tout en avançant avec prudence, mes yeux se posèrent, sur des billes, alignés parterre. M'accroupissant afin de mieux les inspecter, je pu largement, constater, qu'elles n'avaient rien des billes, que l'on pouvait trouver au magasin de jouet du coin. Non, elles ressemblaient plutôt à des yeux de poupées. Et elles remontaient, jusque sur les marches du grand escalier menant à l'étage qui se dressait devant nous. Au même moment, l'on entendit distinctement, une porte claquer à l'étage. Un peu, comme si quelqu'un venait tout juste venait de la refermer :

- J'aurais bien dit qu'on faisait demi tour, et qu'on appelait les Ghost Busters, pour se charger de tout ça. Malheureusement, je crains qu'ils ne soient à la retraite depuis longtemps. Aussi, je pense queign si nous voulons le fin mot de toute cette histoire, c'est à nous de nous en charger.

J'espérais, que ce trait d'humour, détendrait un peu l'atmosphère. Généralement, on formait un duo, pour ça avec Apollon. Moi, j'étais la meneuse, et lui, le type rigolo qui rendait les atmosphères beaucoup moins pesante.

Comme à mon habitude, je ne laissais rien paraître de mes réelles pensées, ni même mes réelles émotions. Je refusais d’inquiéter les autres, particulièrement, Louise, Ellie et Alexis plus que nécessaire. J'avais toujours été particulièrement, doué, pour cacher ce que je ressentais aux autres. Grimpant, les escaliers, avec prudence, la main, contre la rampe. Nous, arrivâmes, finalement, à l'étage. Devant, nous, se dressait plusieurs portes, mais les billes n'en indiquaient qu'une seule. Celle à proximité de bibliothèques. Accélérant, légèrement, le pas. Je tentais d'ouvrir la porte en question mais rien. Elle était fermée à clef. Encore une fois, si j'avais été toute seule, nul doute, que je n'aurais certainement, pas hésité, a lancer mon talon contre cette dernière, afin de la faire s'ouvrir. Vu, l'état du bois, et la force physique, que je possédais, elle ne m'aurait pas résisté bien longtemps. Sauf qu'à nouveau, moins de gens savaient qui j'étais réellement, mieux ça allait. Vu les nombreuses, vendetta anti divin, qu'il y avait eu récemment, que ce soit, avec les deux charmants enfants de Poséidon, ou même, le roquet du maire, ma patience avait été sérieusement éprouvé. Aussi, pour rester le plus courtoise possible, et également, parce que j'étais de nature discrète, préférais-je ne rien en dire, ni même en montrer. Aussi, défis-je le chignon, que j'avais fait à la va-vite au moment de partir, pour attraper l'épingle à cheveux le retenant.

Je me tournais vers Louise, pour lui adresser un sourire complice. C'était comme cette nuit là, quand on avait voulut voir, ce qu'il se tramait, chez la vieille dame, où je venais de choisir Athéna. Tordant, l'épingle, je l’insérais, dans la serrure afin de m'appliquer à la crocheter. Un petite rire se fit entendre, bientôt suivit, par un autre bruit, plus inquiétant :

- Poussez vous ! Eus-je juste le temps d'hurler, alors que les bibliothèques nous tombait dessus à Ellie, Regina et moi même. Je me retrouvais, à terre légèrement, sonné, Ellie à quelque mètre de moi. L'ancienne maire n'avait fort heureusement, rien grâce à l'intervention d'Anatole. Grimaçant, légèrement, en sentant une petite douleur au niveau des côtes, je me relevais, tant bien que mal, m'approchant, des deux plus jeunes à terre afin de leur tendre à chacun une main, pour les aider à se relever :

- Ça va rien de cassé leur demandais-je inquiète ?

Ma douleur, disparaîtrait rapidement. De même pour Ellie, si elle avait reçut un choc physique. En revanche, Anatole, je n'en savais rien. D'où le mieux vaut prévenir que guérir



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Regina Mills


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Regina Mills


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________________________________________ Mar 20 Oct 2015 - 21:07


Les Cendres de Storybrooke
Regina & The Others
Alors j’aime pas les poupées, mais pas du tout et encore moins les poupées qui me rappellent traits pour traits une gamine que j’ai vu dans un cauchemar, c’est le genre de truc que…non je trouve même pas de mots pour signifier ce que je ressens là tout de suite, j’ai peur oui je l’affirme, je flippe à l’idée de ce qui peut se passer après mais je ne dois pas le montrer, non il ne faut pas. Lorsque je ressens un vent froid près de moi, je ne peux m’empêcher de frissonner, alors là, si ça c’était pas flippant, je ne m’appelle pas Regina. Un fantôme ? Bref, si ce n’est que quelques secondes plus tard, je me suis rapidement rendue compte que la poupée n’était plus dans le sac plastique de la jeune femme mais bel et bien assise sur le banc non loin de nous et à ses côtés trônait une pomme croquée, haha ironie du sort, une pomme comme par hasard.

La jeune fille chiffonna le sac plastique avant de le mettre dans son sac tout en affirmant que les pommes étaient ma spécialité et si j’avais une explication à ce qui venait de se passer, je continue de fixer la poupée et la pomme à ses côtés « Ah bah…euh…Cette fois, je reste sans voix… », ce qui était vrai, c’était assez ironique de trouver une pomme croquée assez vieille si je puis dire à côté de la poupée flippante. Mais trève de bavardages, « Viens jouer avec moi... Viens jouer avec moi... Viens jouer avec moi... », cette voix enfantine, murmurée, résonnait dans ma tête et j’étais certaine que ça le faisait aux autres mais il était hors de question que j’aille jouer avec elle, je n’aimais pas les poupées et ça ne risquait pas de changer. Cette voix, elle résonnait encore et toujours tandis que des feuilles au couleur d’automne voletaient à nos pieds dans une danse légère nous montrant un chemin à suivre d’après ce que Louise venait de dire. A dire vrai, je ne le sentais pas trop le coup de la ruelle sombre mais bon, alors que deux d’entre nous filaient vers la ruelle, je soupira et finie donc par partir après eux, suivie d’Alexis et des autres.

On courraient tous les uns à la suite d autres avant d’arriver devant une maison qui avait l’air ancienne, vraiment très ancienne et qui… en fait, je la sentais pas du tout cette maison. Puis tout ce qui s’ensuivit ne faisait qu’augmenter la peur qui crée une boule immense et douloureuse au fond de mon ventre. Je leva le regard et aperçu un jeune homme en face de nous, de dos. Qu’est-ce-qu’il faisait là lui ? Quelqu’un tenta d’interpeller le garçon mais il ne répondit pas « Il est peut être sourd… » dessina le sable de Sab’, je me demandais si il l’était ou non en fait, je ne comprenais pas vraiment tout ce qu’il se passait mais il était certain que je commençais vraiment à flipper. J’aimais pas les fantômes, ni les poupées en porcelaine et encore moins les Manoirs Hantés ! Les feuilles d’automne continuaient de voleter dans le vent avant que je ne baisse les yeux et ne remarque la poupée qui étaient à présent dans la main du Marchand de Sable. Bon… quelqu’un se joue de nous, c’est certain !

Une nouvelle bourrasque nous traversa, nous faisant légèrement chanceler avant que la porte du Manoir ne s’ouvre, tout était sombre à l’intérieur, on ne percevait rien de où nous étions et je sursauta légèrement lorsque le vent fit claquer la porte, un signe qu’il ne fallait pas entrer ? Peut être bien mais bon, on est pas des tafioles nous et apparemment je n’étais pas la seule à le penser. Finalement le garçon qui nous tournait le dos finis par nous faire face et expliqua qu’on avait sans doute à faire à une histoire de fantômes, que la petite s’appelle Eleanor et que c’est ce soir que se termine son histoire. C’était quoi encore que cette histoire ? La gamine flippante du cauchemar avait réllement existée ? Ce n’était pas possible, Rumple’ m’avait dit qu’il n’y avait eu que des bois avant que je ne fasse apparaître Storybrooke… Le garçon se nommait Anatole et apparemment Louise le connaissait, bon au moins, il n’était plus inconnu… Louise se rendit derrière la maison, pour surement trouver une porte de derrière et Diane me demanda si il n’y avait bien que des bois avant Storybrooke « Rumplestiltskin m’a sans doute mentit, il m’a dit qu’il n’y avait que des bois avant que je ne lance la Malédiction. Je n’étais pas au courant qu’il y est eu quelque chose avant nous… »

Louise revint vers nous avant de nous expliquer ce qu’elle avait vu derrière la maison et je finis par comprendre que cette petite fille, Eleanor avait réellement vécue ici, dans ce Manoir qui était dans un meilleur état à l’époque « Je pense que le mieux, afin de tirer toute cette histoire au clair, est de rentrer dans le manoir », je lui fis un signe approbatif de la tête, elle avait raison, on devait tirer cette histoire au clair et rien de mieux que se rendre dans le Manoir même si là tout de suite, je le trouvais assez flippant. « Faites attention où vous posez les pieds, le bois est pourrit, un seule faux pas, et vous risquez de vous retrouver le pied coincé dans un trou. », suivant Diane, je fis attention à ne pas marcher n’importe où et arriva par chance en un seul morceau à l’intérieur de la maison. Nous étions dans un grand couloir, les meubles certes très anciens avaient dû être vraiment magnifique lorsque ce Manoir était encore en état, et les personnes qui avaient habités ici devaient être aisés. Je baissa le regard à la suite de la blonde, et posa mon regard sur des yeux de poupées…pleins d’oeils de poupées…Bon dans le summum du flippant, je commence vraiment à être au bout là, j’ai l’impression d’être dans un remake de film d’horreur bien flippant.

Les yeux de poupées remontaient en ligne jusqu’au grand escalier menant à l’étage qui se trouvait devant nous et au même moment une porte claqua à l’étage alors qu’il était certain qu’il n’y avait personne. Bon…euhm…ouai. J’écoutais les propos de Diane avant de répondre à mon tour « C’est le mieux que nous avons à faire je crois. », lorsque nous arrivâmes à l’étage, il y avait plusieurs portes mais les yeux de poupées n’en indiquaient qu’une seule, restant légèrement en retrait, je laissait Diane ouvrir la porte grâce à son épingle à cheveux avant qu’elle ne nous prévienne de nous pousser et que des étagères ne nous tombent dessus mais que je ne sois poussée au dernier moment par Anatole qui n’avait pas l’air dans un bon état lorsque je rouvris les yeux pour voir ce qu’il s’était passé. Diane se releva et aida les deux plus jeunes à se relever avant que je ne m’approche d’Anatole qui n’avait pas l’air dans son meilleur état, je lui souris avant de le remercier « Merci de m’avoir sauver des étagères, attends, je vais te soigner. », une lueur violette se diffusa hors de ma paume et je diffusa une chaleur au niveau de son cou et de son dos avant qu’il ne se rende compte que ça allait déjà mieux « Ne me dis pas merci, je te dois bien ça. » lui dis-je dans un léger sourire alors qu’une porte s’ouvrait derrière moi, je tourna le regard et fut comme intriguée de voir ce qu’il y avait dans la pièce vu que la porte pour menée à Eleanor était bloquée par les étagères.

Je jette un regard aux autres avant de me rendre dans la pièce d’où la porte s’était ouverte et je me retrouve dans une chambre d’adulte. Tous les meubles sont poussiéreux et anciens, comme tout le reste de la maison en fait. Je m’avance un peu plus dans la pièce et pose mon regard sur un lit double, plein de poussière, non loin de moi une petite armoire sur laquelle trône une brosse à cheveux pleine de toiles d’araignées. M’avançant seule dans la pièce, la porte claque derrière moi, m’empêchant de sortir, je me dirige vers la porte et essaie de l’ouvrir mais sans succès. La tapisserie commence à prendre feu, et j’ai tout essayer, je ne réussis pas à l’éteindre, sur ce coup là, mes pouvoirs ne sont pas très utiles, et essayant en vain d’ouvrir la porte sans succès, je finis par entendre un rire d’enfant et lorsque je me tourne, une pomme croquée récemment trône sur le lit, me tenant la bras près de la bouche pour essayer de respirer dans toute cette fumée, je prononce son nom « Eleanor… », essayant en vain de me sortir de ce pétrin, je finis par étouffer sous toute cette fumée et finis par m’évanouir, étouffant sous la fumée causée par la tapisserie en flammes.

Plus rien, plus de bruit, je rouvre les yeux et aperçois Alexis, penchée sur moi, plus rien ne brûle autour de moi, que dis-je rien ne brûle autour de moi, tout est comme je l’ai vu au début quand je suis entrée dans la pièce, je reprends mon souffle et me relève aidée de ma fille. Tout cela n’était qu’un cauchemar et pourtant, tout semblait si réel… Je regarde Alexis et me retourne avant de voir la fameuse pomme croquée récemment toujours sur le lit « Bon là, c’est plus marrant… Je…J’ai cru que j’étouffais, tout était en feu, puis ce rire enfantin, c’était Eleanor, j’en suis sûre et la pomme…la pomme était là, je vous assure… » dis-je en regardant les autres, consciente que le fantôme de la gamine jouait avec nous, c’était certain mais ça commençait à ne plus être très drôle…

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Regina Mills ☽ Au bord du gouffre, j'ai sauté la première. On m'a laissé tomber. J'ai fait des choses atroces, inommables, sombres, et je dois vivre avec ce passé lourd de conséquence car jamais je n'aurais droit au bonheur. Obscurité, vieille amie, je t'ouvre grand les bras.
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Alexis E. Child


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________________________________________ Mer 21 Oct 2015 - 0:05




Les cendres de Storybrooke



Dois-je vraiment faire la liste des trucs glauques et flippants qui nous étaient arrivés jusque-là ? Est-ce vraiment utile de préciser mon degré de peur ? J’avais jamais vraiment été une très grande courageuse, il fallait bien l’avouer. Je regardais les films d’horreurs à reculons, j’avais une grande appréhension à chaque fois que je me lançais dans un thriller et quand je jouais en ligne avec Elliot à The Last of Us, je m’arrangeais toujours pour l’avoir en connexion dans mon casque de jeu pour papoter et qu’il me rassure alors là… Autant vous dire que j’étais pas bien du tout… mais alors PAS BIEN DU TOUT ! Je ne pouvais avoir aucun contrôle sur ce qui se passait là… Je préférais encore me retrouver contre des cannibales comme à Neverland ou des mecs chelou du type alliés du dragon que de finir face à une espèce de fantôme que je ne pouvais ni atteindre, ni blesser, ni tuer. Surtout que ce truc semblait nous avoir choisi vu qu’on avait tous fait le même rêve, rentrer chez moi me recoucher en priant pour que le jour arrive n’arrangerai donc sûrement rien… J’avais donc suivis les autres dans leur délire, tout en restant à l’écart, en me rongeant les ongles. Déjà le coup de la poupée qui se met toute seule sur le banc c’était pas mon truc mais ça s’était pas arrangé par la suite.

Le seul mec qui était avec nous semblait muet. Mais il communiquait avec nous à l’aide d’un sable doré qui formait des mots au-dessus de sa tête. J’avais ouvert grand les yeux la première fois, un petit sourire émerveillé, tout en étouffant un « cool » impressionnée. C’était peut-être celui qui voulait aller le plus au-devant des choses, mais c’était aussi celui qui me rassurait le plus avec son sable trop beau. Il était un peu comme le Elliot de mon casque audio, il m’aidait à penser à autre chose ! Ellie semblait un peu trop sur les nerfs pour ça et même si je l’adorais, on avait une relation différente de celle que je partageais avec monsieur Sandman… bien qu’il soit son double… si j’avais tout compris…

Bref, à force de penser à ça, je m’étais rendue compte trop tard qu’on s’était retrouvé devant une maison plus glauque encore que le chemin qu’on avait emprunté avec la petite voix qui nous disait de la suivre. Je restais bien entre Regina et Sebastian, tout en veillant à ce qu’Ellie soit devant moi et on aborda un nouveau garçon que je ne connaissais pas. Je le saluais avec un sourire et un geste de la main mais ma mine devint rapidement effaré quand je vis qu’il avait dans les mains la fameuse poupée qui nous avait filé entre les doigts… C’était quoi ce délire ? Et c’était qui lui ? Un possédé ? S’il voulait me vomir dessus, j’allais le massacrer !

Visiblement Ellie le connaissait et ne semblait pas méga ravie de le voir. Je me notais mentalement de demander pourquoi une fois toute cette histoire finie et regardait d’un air anxieux l’endroit où avait disparu Louise. Non mais ils étaient tous suicidaires ou quoi ? Pourquoi tout le monde semblé flipper mais poussé à continuer ? J’étais la seule à flipper normalement, genre « venez on se casse j’aime pas ça » ?! Louise revint quelques temps après avec un récit des plus étranges… Visiblement, cette Eleanor voulait nous faire comprendre des choses… Quoi ? J’en savais quedal et j’étais pas sûre de vouloir le savoir… Elle aurait pas pu nous envoyer une lettre recommandée plutôt qu’un truc pareil ?! Je me rendais compte que la maison non plus je ne la connaissais pas et pourtant… j’étais la fille de l’ancienne maire et de la créatrice de cette ville… donc si moi je la connaissais pas… Je risquais un regard vers Regina qui semblait aussi perplexe et on finit par rentrer dans ce taudis.

Il faisait sombre là-dedans… ça craquait de partout et ça sentait le renfermé. J’avais prudemment, au milieu du petit groupe, en faisant bien attention d’être collés aux premiers et que les derniers me collent. J’étais terrorisé, je voulais retourner dormir, j’en avais rien à faire moi de son histoire, je voulais juste qu’on me foute la paix… Pourquoi ça tombait toujours sur moi ce genre de truc ? Comme en réponse à cette interrogation incessante dans mon esprit, je fus épagnée par une bibliothèque lancée à toute blinde contre Diane.

- Ça va, rien de cassé ?

Je tentais de regarder si elle et Anatole étaient toujours entiers… C’était le cas apparament, y’avait plus qu’à continuer… suivre Regina qui…

SBAM !

La porte s’était refermée à la volée entre elle et moi.

- MAMAAAAAAN !!!

Je tambourinais à la porte comme une malade, prête à la défoncer au besoin. Je savais pas ce qui se passait dedans et ça m’affolais… je l’entendais juste suffoquer et je paniquais de plus en plus. Mes mains s’étaient alors colorées d’un truc bleuté et chaque coup contre la porte laissait des traces noircies. J’allais tout péter si…

Clic !

La porte se déverrouilla et je me précipitais à l’intérieur pour aller aider ma mère qui s’était évanouie. Lui relevant un peu la tête, je lui tapotais doucement le visage tandis qu’elle revenait à elle :

- Est-ce que ça va ?

Je commençais à me rendre compte que je risquais de la perdre dans cette histoire et si tel était le cas… j’allais sûrement en mourir. Elle parvint alors à nous expliquer ce qui s’était passé et je me relevais d’un bon. Je rigolais plus du tout et je voulais en finir au plus vite. Alors allez savoir pourquoi, je m’étais mise en tête de lui parler… Ouais… Je sais… J’avais du trop voir 6e Sens ou la série Medium… allez-savoir…

- Eleanor ? Tu m’entends ?

Oui c’était clair qu’elle m’entendait, il n’y avait plus AUCUN bruit… tout était très calme d’un coup, trop calme, ça n’en était pas naturel : plus de craquement, plus de vent, plus de voix, plus rien.

- Ecoute… Je m’appelle Alexis et je te veux aucun mal, je te le promets ! Je…

Je regardais les autres en quête d’inspiration mais je ne voyais que leurs yeux de merlans fris… Diane et Regina semblait vouloir me pousser à continuer mais l’ennui, c’est que je savais pas quoi dire…

- Je… On sait pas pourquoi on est là… On sait pas ce que tu nous veux ou ce que tu veux nous montrer… mais… Mais pourquoi tu ne nous le dirais pas clairement ? On veut juste discuter…

Sauf que… rien. Pas un seul mot… Elle semblait décidée à rester silencieuse. J’haussais les épaules en regardant les autres :

- Bon ben… J’aurais essayer… On y va ?

J’avais déjà fait quelques pas vers la porte quand VLAN elle tenta de se refermer brusquement, me heurtant de plein fouet.

- AÏE !!! PUNAISE !!! SALE PESTE !

Je l’entendais de nouveau rire tandis que je continuais à jurer avec un vocabulaire très fleuri. S’il y avait bien un truc qui me mettait hors de moi, c’était la douleur. Elle me rendrait impulsive et colérique. Je me massais le nez tandis que la voix de la fillette s’élevait une nouvelle fois :

« Tricher, ce n’est pas jouer ! C’est très mal élevé ! »


En parlant du nez parce que je me le tenais toujours de la main gauche, je finis par répliquer :

- Je trichais pas, j’essayais d’être… SYMPA !

J’étais tellement énervée que j’avais lancé un éclair – faible – vers le mur d’où s’élevait la voix. Il encaissa le coup d’un bruit sourd mais tint bon. De mon côté, je sentais une main puissante m’attraper l’épaule. Instinctivement, je posais ma main sur la sienne, comme pour tenter de me dégager et sentait que c’était quelque chose de bien réel qui me tenait. La force était puissante et d’un geste elle m’envoya valser contre un mur où je m’écrasais violemment avant de tomber assises, les jambes sous moi, complétement sonnée. Levant les yeux vers mon assaillant, je constatais que c’était Anatole.

- Héééé ! Mais t’es taré ou quoi ?

Je pris quelques secondes pour reprendre mes esprits avant de me lever brusquement pour m’approcher tout prêt de lui. J’avais plus peur d’un coup, la colère remplissait tout mon être.

- C’est quoi ton problème au juste ?

Si personne ne nous séparais, j’hésiterais sûrement pas à en venir aux mains. Il m’avait pris pour quoi ? Un punching ball ?




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________________________________________ Mer 21 Oct 2015 - 14:57

Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.

...

La main de Sebastian se glissa dans la mienne et si je fus tout d'abord réticente à l'idée de suivre le chemin tracé par les feuilles, j'acceptai néanmoins de lui emboîter le pas. Nous nous retrouvâmes très vite devant une demeure très ancienne qui n'avait aucune ressemblance avec l'architecture générale de Storybrooke. Etait-elle apparue de nulle part ? Avait-elle toujours été là sans que nul ne s'en aperçoive ? Toutes ces questions me donnaient presque mal au crâne. J'avais l'impression de buter sans cesse contre un obstacle. Je détestais ne pas savoir, ne pas comprendre. C'était encore plus insupportable que d'écouter Elliot parler de son comic préféré en long, en large et en travers.

Tout le monde regardait le jeune homme qui se tenait devant la maison branlante. Je le reconnus et aussitôt, ma mâchoire se contracta. Dans sa main, il tenait la poupée que j'avais laissée sur le banc. Comment avait-il fait ? Il semblait ailleurs comme déconnecté du monde, même s'il arborait assez fréquemment cette expression lointaine et un peu demeurée. Il tourna la tête vers moi et murmura mon prénom. Je levai les yeux au ciel. J'en avais assez des roucoulades. J'étais persuadée qu'il me cachait quelque chose et sa présence en cet endroit était une nouvelle preuve.

La porte de la demeure claqua brusquement sous l'effet du vent. Puis, Anatole précisa que nous avions affaire à une histoire de fantômes. Un rictus agacé décrispa mes traits tandis que je lui offrais mon regard le plus glacial possible. Très intelligent d'effrayer davantage un groupe déjà bien perturbé. Ne voyait-il pas à quel point ils étaient tous terrorisés ? Les fantômes n'existent pas, mais en mettant des mots sur notre peur, on lui donne plus de corps. C'est extrêmement dangereux.

Louise demanda qui il était, aussi je m'empressai de répondre à sa place d'un ton exaspéré :

"C'est Anatole, qui a toujours le chic pour se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. D'ailleurs, ça devient vraiment très curieux..."

Je le fixai d'un regard méfiant, presque inquisiteur. Si cela n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais depuis longtemps emmené à Olympe afin qu'il y soit retenu prisonnier, le temps que l'on décide s'il était dangereux ou pas. Cependant, Neil avait trouvé tout un lot d'arguments pour le garder à l'oeil chez Lily. Il était convenu que l'on se confierait des tours de garde, sauf que bien entendu, cela s'était révélé inefficace. Ce jour était peut-être celui où il allait révéler son véritable visage.

"Tu veux que je lui fasse passer définitivement l'envie de te suivre ?"

Je tournai la tête vers Louise, étonnée par sa répartie. Prise au dépourvu, je balbutiai un :

"Non... je peux me débrouiller seule, mais... merci. Je crois..."

J'étais vraiment démunie face aux marques d'attention dont on me couvrait depuis le début de la matinée. C'était étrange de se sentir tellement entourée. Je craignais de ne jamais parvenir à m'y habituer.

Diane et Regina parlaient de Storybrooke, aussi je prêtais une oreille attentive. Ah, enfin une discussion sensée !

"Soit il a menti, soit il ne savait pas non plus... C'est dommage qu'on ne puisse pas l'interroger à ce sujet." dis-je, pensive. "On ne saura sans doute jamais."

Cette idée me mettait au supplice. Mon esprit tournait à plein régime, cherchant une solution pour découvrir le fin mot de cette histoire. Il m'apparut que la seule chose à faire était d'entrer dans la maison branlante. J'étais toujours persuadée que nous n'étions pas confrontés à des fantômes, c'était absolument ridicule, mais cette demeure étant liée à l'avant-Storybrooke, la solution de cette énigme résidait forcément à l'intérieur.

Bouleversée, Louise revint vers nous en expliquant ce qu'elle avait vu. Tout ceci m'avait l'air d'un cauchemar éveillé. Toujours pas de fantômes, en tous les cas.

Nous entrâmes dans la demeure décrépite. Des craquements se faisaient entendre, mais nul revenant à l'horizon. Le bois de la maison travaillait simplement. Une porte claqua à l'étage, sans doute sous l'effet du courant d'air. Devant nous, dans le couloir, des yeux de poupée d'un bleu saisissant étaient alignés. Un oeil était posé sur chaque marche, comme pour nous inviter à monter. Celui qui s'amusait à nos dépens aimait vraiment prendre son temps.

Nullement impressionnée, je me penchai pour en ramasser une paire que je fis tomber dans la poche de mon trench-coat, puis je gravis l'escalier grinçant à la suite de Diane et Regina. J'entendais Anatole juste derrière moi. Pourquoi me collait-il ainsi ? Agacée, j'accélérai l'allure et arrivai sur le palier du premier étage. Les yeux de poupée étaient posés juste devant une porte fermée, qui faisait face à une rangée d'étagères débordant de livres poussiéreux. Je résistai à l'envie de m'en approcher pour me poster près de Diane qui s'appliquait à crocheter la serrure de la porte avec... une épingle à cheveux.

"Tu ne penses pas qu'il existe un moyen plus... efficace pour l'ouvrir ?" hasardai-je.

Je savais qu'elle avait l'éternité devant elle, mais d'autres se montraient un peu plus pressés. Qui plus est, nous étions dans une vieille maison qui risquait de s'écrouler à tous moments. Il n'était pas très judicieux d'ouvrir une porte de façon chirurgicale. Moins de temps on passait là-dedans, mieux c'était.

Un rire aigu résonna autour de nous, vite suivi par un craquement sinistre. Je me retournai mais trop tard : l'étagère était en train de tomber. Je n'eus que le temps de me jeter de côté pour ne pas la recevoir sur le dos. Une douleur fulgurante traversa mon poignet alors que je heurtai le sol. Grimaçante, je me redressai et acceptai la main que me tendait Diane avec gratitude.

"Ca va... mais quel gâchis. Tous ces livres abîmés..."

Tout en remuant le poignet, je jetai un regard attristé aux ouvrages étalés sur le sol autour de nous. Des siècles de poussière s'était élevé à nos pieds. Puis, je m'aperçus qu'Anatole avait empêché à Regina de se blesser, il l'avait protégée en se prenant le coup à sa place. Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas le but de sa manoeuvre.

L'ancienne maire s'avança ensuite vers la seule porte ouverte du couloir. Je suivis Alexis mais la porte se ferma devant nous, nous empêchant d'aller plus loin. Je restai parfaitement calme alors qu'Alexis tambourinait des poings contre le bois usé. La peur ne m'atteignait pas. Je refusais toujours de croire aux histoires de fantômes. Un sortilège avait très bien pu être lancé contre cette maison pour faire croire qu'elle était hantée. Après quelques secondes, la porte se déverrouilla. J'emboitai le pas à mon amie et découvris une chambre d'adulte. Regina semblait en état de choc. Elle était étendue sur le sol avec sa fille penchée au-dessus d'elle. J'écoutai attentivement ses propos sans m'en mêler.

Je m'étais mise en tête d'explorer la chambre. J'ouvris la grande armoire qui oscilla dangereusement vers moi, fis défiler délicatement les vêtements rangés sur des cintres. La poussière en jaillit et me fit tousser. Un morceau de tissu mangé aux mites resta accroché à mes doigts. Des robes de taffetas, de mousseline et d'organza. Je découvris une crinoline formée de lames d'acier flexibles, ainsi que plusieurs boîtes à chapeaux. Certaines étaient vides, d'autres contenaient des chapeaux pour dames surmontés de plumes défraîchies. J'en époussetai un que je plaçai sur la tête de Sebastian. Malgré ses marques de protestation, j'émis un "Tut tut !" tout en nouant le ruban fané du chapeau sous son menton.

"Oh, tu es très... en beauté !"
m'esclaffai-je.

Je continuai mes recherches et tombai sur un chapeau haut de forme que je tendis à Louise. Je savais qu'elle affectionnait les couvre-chefs de toutes sortes. A la réflexion, j'aurais peut-être dû inverser les chapeaux pour Sebastian et elle, mais tant pis.

J'espérais que mes petites plaisanteries allaient détendre l'atmosphère. Je voulais leur faire comprendre qu'il n'y avait là aucune raison de s'inquiéter. Nous étions simplement dans une maison ensorcelée. Je jetai un coup d'oeil à la pomme croquée posée sur le lit et fis une petite moue, impatiente de découvrir la vérité.

...Avant de rouler des yeux en entendant la brillante idée d'Alexis. Elle était persuadée qu'Eleanor était un fantôme décidé à nous hanter. Dès lors qu'elle chercha à entrer en contact avec elle, le silence se fit dans la demeure. Plus de craquement ni de murmure. Je secouai la tête et murmurai à l'adresse de ceux qui étaient enclin à m'écouter :

"D'après les vêtements que j'ai trouvés, j'estime que la maison date des années 1860. J'ai lu énormément de romans sur cette période. Je suis certaine de ne pas me tromper. En plus, l'architecture est assez similaire aux demeures coloniales. Donc il y aurait eu bel et bien quelque chose avant Storybrooke, et qui remonte à cette époque."

Cependant, nul n'avait l'air particulièrement intéressé par mes spéculations. Tous guettaient la réaction "d'Eleanor" vis-à-vis d'Alexis. Je réprimai un petit soupir exaspéré. Evidemment qu'il ne se passait rien car la maison n'était PAS hantée. Au moment où la jeune femme voulut passer la porte, cette dernière lui claqua sur le nez. Un nouveau petit rire agrémenté d'une phrase émana des murs. Je plaquai une main contre mon visage. Puéril.

Enervée, Alexis jeta un petit éclair contre le mur. J'écarquillai les yeux, ne trouvant pas cette idée des plus heureuses car la maison ne semblait plus tellement tenir sur ses fondations. Ce qu'il se passa ensuite m'arracha une exclamation stupéfaite : Alexis se retrouva projetée contre le mur fissuré. La violence du choc fut telle qu'elle se retrouva assise par terre. Elle se releva d'un bond et accusa Anatole. Elle était tellement remontée que je crus qu'elle allait en venir aux mains, si bien que je décidai de me placer entre eux.

"Du calme, Alexis. Ce n'est pas lui qui t'a fait ça. Il n'a pas bougé."
expliquai-je en posant mes propres mains sur ses épaules. "Je t'ai vue te heurter au mur. Il faut te calmer. Il faut tous vous calmer." ajoutai-je en me tournant vers les autres et en me décalant. "Cette maison est sous l'emprise d'un mauvais sort qui se nourrit de vos peurs. Ca me semble totalement logique. Il n'y a pas de fantôme. A mon avis, c'est seulement l'oeuvre d'un être très rusé. Il se sert de cette maison qui était là avant Storybrooke pour vous contrôler. Si vous fermez votre esprit, si vous restez maître de vous-mêmes comme moi, tout se passera bien. Vous y verrez plus clair."

J'avais besoin qu'ils gardent leur sang froid. Je ne pouvais continuer avec une bande de gens apeurés. Pour le moment, ils étaient totalement entrés dans le jeu de la personne machiavélique qui avait enclenché tout ceci.

"S'il te plaît ?"

Une petite voix timide venait de se faire entendre dans mon dos. Probablement Louise. Je me retournai tranquillement, prête à lui demander ce qui n'allait pas, mais je découvris une fillette, vêtue d'une robe bleu translucide. Ses yeux n'étaient que deux orbites noires et vides qui semblaient me happer. Je déglutis avec peine et reculai de quelques pas. Tout son corps était transparent, son teint de porcelaine terni par les reliefs du mur derrière elle. Son visage était encadré par des boucles d'un blond pâle. Je ne pouvais détacher mes yeux des siens, ces deux trous béants qui m'observaient. Je savais qu'elle me voyait.

"S'il te plaît, tu peux me rendre mes yeux ?"
"Tu... tu n'es pas réelle." balbutiai-je d'une voix faible. "Tu n'es pas là."

Elle s'avança de quelques pas, ses petits souliers noirs et transparents claquant étrangement sur le plancher vermoulu.

"C'est toi qui n'es pas là, mais je veux quand même que tu sois mon amie. Pourquoi tu ne veux pas jouer avec moi ?"
demanda-t-elle en penchant la tête de côté d'un air attristé.

Quelque chose coula de son orbite vide. Je crus d'abord que c'était une larme mais le liquide était bien trop lourd et gluant. Etait-ce de la cire brûlante ? Il sécha vite et laissa une traînée noire sur sa joue translucide, comme si elle était brûlée.

J'avais plongé une main dans ma poche, les doigts refermés sur les yeux de poupée que j'avais ramassé au rez-de-chaussée. J'eus l'impression que le néant de son regard s'intensifiait.

"Qui es-tu ?" demandai-je, livide.

"Garde mes yeux, ils te seront peut-être utiles pour voir !" me lança-t-elle d'un ton hautain.

Elle se retourna et s'en alla en sautillant dans le couloir, par la porte qui s'était rouverte. Je chancelai légèrement, mon coeur battait la chamade. Non, je ne venais pas de converser avec un revenant. Non, ce n'était pas rationnel.

Je sentis mes jambes se dérober sous moi. Quelqu'un m'empêcha de tomber. Je me rattrapai à lui, respirant par saccades. Depuis le couloir, Eleanor chantonnait une berceuse sans parole. Et j'entendis très clairement une autre porte grincer.

Son jeu ne faisait que commencer.

"Elle n'est pas réelle." me répétai-je. "Elle n'est pas réelle."

Mes doigts étaient toujours recroquevillés contre les yeux de verre dans ma poche, ces yeux qui me semblaient étrangement tièdes. Je fermai les miens. Non, non, hallucinations, imagination ! Je devais résister, ne pas sombrer dans la folie. Si plus personne n'avait la tête froide, qu'allions-nous devenir ?



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________________________________________ Mer 21 Oct 2015 - 19:12






    Le temps avançait trop vite. Entre le moment où j'avais vue les étagères tomber sur Diane, Ellie, Regina et que j'avais pu sauver cette dernière, me prenant le morceau de bois à sa place, et entre le fait que Alexis s'était retrouvée plaquée contre un mur - sale coup la pauvre - je ne savais plus trop où était ma place dans tout ça. La brune m'accusait et elle avait sans doute raison. Je ne l'avais pas poussée, je n'avais absolument rien fait contre elle, mais il ne fallait pas garder notre colère en nous, il fallait la laisser sortir et dire les choses telles quelles étaient.

    - S'il te plaît ?

    J'avais comme tout le monde tourné la tête en direction de la petite fille en robe bleue qui se tenait devant nous. Ellie s'était reculée de quelques pas, se retrouvant désormais à mon niveau. Je ne pouvais pas encore voir ce qu'elle voyait, mais j'aurai aimé moi aussi me reculer si je l'avais pu. Devant nous se tenait Eleanor avec un trou à la place des yeux. Il y avait une coulée de cire qui descendait le long de ses joues, laissant une traînée noire. Elle semblait tellement vivante et pourtant elle ne devait pas l'être. Qui aurait pu vivre avec un visage dégageant tellement de souffrance ?

    - S'il te plaît, tu peux me rendre mes yeux ?

    Elle parlait des yeux que Ellie avait gardé avec elle ? Ceux ramassés pour venir jusqu'ici ? Ce jeu devenait de plus en plus macabre. On n'aurait jamais dû le débuter, ni même entrer dans cette maison. Il fallait trouver le moyen d'en sortir sains et saufs. Peut-être que si on discutait avec Eleanor ? Si on trouvait les mots qu'il fallait pour la convaincre de nous laisser tranquille et de nous permettre de l'aider à reposer en paix ? Il était souvent question de cela dans les histoires de fantômes. Restait à savoir si on en vivait réellement une ou si c'était tout autre chose.

    - Garde mes yeux, ils te seront peut-être utiles pour voir !

    La jeune fille avait quittée la pièce et on pouvait l'entendre sautiller en direction d'un autre endroit où une porte venait de s'ouvrir. J'avais tendu la main en avant pour la passer dans le dos de Ellie. Je sentais qu'elle était en train d'encaisser le coup. Tout ceci paraissait bien trop surréaliste pour elle.

    "Et pourtant elle l'est..." avais-je murmuré à la jeune femme quand elle tentait de se convaincre que tout ceci n'était pas réel. Je m'étais reculé d'elle, pour me mettre face au groupe, qui tentait également de se convaincre que tout ce qui venait de se produire faisait partit de notre réalité. On était enfermé dans cette maison et je n'avais aucune idée de si on pouvait la quitter par nous même. Un fantôme hantait ses lieux et il tentait de nous rendre dingue, voir de nous monter les uns contre les autres, vue ce que Alexis avait voulu me faire juste avant la venue d'Eleanor. Je lui avais adressé un petit regard, jetant un œil en direction de son épaule. J'espérais vraiment qu'elle allait mieux. Regina se trouvait à quelques pas, la seule qui s'était montrée gentille avec moi pour le moment. Il y avait aussi Sebastian et Louise. Mon regard s'était porté sur Diane quelques instants. Je me souvenais ce que Lily m'avait dit sur elle. C'était une déesse, la bras droit de Arès, l'ancien maître d'Olympe. Elle était censée être forte, puissante et pourtant elle restait là à observer. J'avais secoué la tête, le visage livide, avant d'observer Ellie. Puis c'était sortit tout seul.

    "Pourquoi vous continuez à nous utiliser ? Vous êtes puissantes. Vous pourriez nous sortir de là sans délai, mais vous préférez laisser une petite fille vous dicter votre conduite."

    Je ne voulais pas me montrer agressif, mais avec ce qu'on m'avait dit, les dieux pouvaient se montrer très convaincant et j'avais juste l'impression qu'ils se comportaient comme des mortels. J'avais adressé un regard accusateur en direction de Ellie.

    "Sort un peu la tête de tes bouquins. Tu prétends que le fantôme n'est pas réel, alors que tu as toujours préféré vivre dans un monde rempli d'histoires. Pour une fois que tu en vie une, vie la à fond !"

    Je m'étais un tout petit peu trop laissé emporter. Je n'aimais pas me comporter de la sorte avec les autres et à dire vrai c'était la toute première fois où je le faisais. On se sentait pas nécessairement mieux une fois que tout était sortit.

    "C'est une enfant. Nous sommes les adultes. Il suffit de se comporter comme tel. Que feraient des parents avec leur enfant turbulent ?"

    J'avais fait les pas qui me séparaient du mur et je l'avais observé de haut en bas. On entendait encore quelques bruits venir d'autres chambres. Elle nous attendait, elle voulait simplement jouer, mais il était bien trop tard pour ça. Elle devait se mettre au lit et arrêter ses bêtises. Le poing serré, j'avais donné deux coups contre le mur.

    "Ça suffit maintenant ! Tu vas arrêter de te comporter de la sorte et te mettre au lit !"

    Voilà ce qu'auraient fait des parents responsables. Ils auraient grondés leur enfant et ils l'auraient envoyés au lit. J'avais ramené mon bras le long de mon corps, serrant toujours le poing car le mur était dur. Puis, j'avais jeté un regard vers Ellie. On n'avait pas besoin d'être un dieu pour régler ce genre de problèmes de la manière la plus efficace. Le bruit s'était cessé et on n'entendait plus rien tout autour de nous. Ça pouvait autant annoncer un bon qu'un mauvais présage. Ellie face à moi m'observait avec un air septique, avant de secouer à son tour la tête de gauche à droite et de m'adresser un petit sourire. Puis, elle avait prononcée deux mots, juste deux tous petits mots mais je me doutais que ce n'était pas vraiment elle...

    - Tic, tac...

    En l'espace d'un instant, une très forte chaleur était venue s'emparer de mes mains et quand je les avais levées devant moi, je pouvais y voir des flammes les englober. Puis en seulement quelques secondes, tout mon corps était entré dans une combustion spontané. Je ne voyais plus rien, je ne sentais plus rien, car la douleur était tellement grande que mon corps n'était pas capable d'extérioriser ce qui m'arrivait. Je venais de tomber en cendres...



    - Tu n'as pas voulu jouer, les enfants turbulents on les punis...

    J'avais ouvert les yeux. Mon corps était étendu sur des feuilles mortes. Je m'étais relevé délicatement. J'avais retrouvé l'usage de mes mains, de mes jambes, de tout mon être. Il n'y avait plus la moindre trace de cette chaleur qui s'était emparée de moi. Mais il manquait quelque chose, ou plutôt quelqu'un, voir même plusieurs personnes. Ils étaient encore dans la maison. J'en étais sortit, mais je ne pouvais pas les laisser seuls là bas.

    J'allais me précipiter vers la porte, quand j'avais entendu un petit rire provenir de derrière moi. Je m'étais tourné et je l'avais vue. Elle portait toujours sa robe bleue et ses yeux étaient revenus à la normale. Elle était en train de ramasser une poupée, la même que je tenais en main quelques minutes plus tôt. Elle souriait. Autant elle que la poupée.

    J'avais eu un mouvement de recul, puis la sensation que quelque chose s’agrippait à mon épaule. Une main forte, puissante, grande... Je venais d'être projeté en arrière et mon dos s'était cogné contre un mur.

    J'étais par terre, les jambes allongées, le dos en feu. Mes yeux regardaient le lit qui se trouvait devant moi.

    Une chambre... encore...

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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


Louise Hollen


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________________________________________ Jeu 22 Oct 2015 - 19:02



Les Cendres de Storybrook




Elle avait suivit Diane. De toute façon elle n'avait pas réellement le choix n'est ce pas ? Elle n'allait pas la laisser gérer ca seule, ce n'était pas ce qu'elle c'était promis. Toujours la pour eux. Toujours. Elle avait donc inspiré a fond et grimper les marches de la maison avec toutes la volonté qu'elle avait. Elle ne se laisserait pas intimider. Ou en tout cas elle ne le montrerai pas. Grimpant derrière la déesse, en sautillant d'une marche a l'autre, elle la regarda crocheter la porte avec un demis sourire. Eh oui, Diane était une petite délinquante. D'ailleurs, il faudrait qu'elle lui apprenne comment faire après cette histoire. Elle avait totalement oublié de le faire après cette histoire de dealer de muffin, mais maintenant ca lui revenait en mémoire.

Un cri et le bruit d'un meuble qui chutait. La bibliothèque leur tomba dessus. Alors que tout le monde se relevait, la princesse se pencha et attrapa l'un des ouvrages, couvert de poussière. D'un geste elle en chassa la poussière et ouvrit l'un d'eux pour en saisir le titre. Puis elle se pencha et en récupéra d'autres, un air désolé sur le visage. Pauvres livres ... Et tous traitaient de .. Intéressant. La jeune femme rangea soigneusement l'information dans sa tête et ... Une porte qui claque, et Regina de l'autre coté. La détresse d'Alexis la toucha en plein cœur, et pourtant, malgré tout ce qui leur arrivait, elle avait l'impression d'être totalement détachée des événements, comme déconnectée.

Heureusement la porte s'ouvrit et le petit groupe put rejoindre Regina. Louise s'agenouilla rapidement a ses cotés, et ne constatant rien de réellement grave, se releva avec soulagement. Regina n'était pas au courant pour ses pouvoirs, et Sebastian non plus, du moins en théorie, a moins que Jack lui ai parlé d'elle. Mais c'était peu probable. Pourtant elle c'était décidée a ne plus avoir peur non, a ne plus se cacher. Alors au temps elle comprenait que Diane tienne a garder son identité secrète ... secrète, au temps elle en avait marre de se cacher. Elle avait décider de changer non ?

C'est avec gratitude qu'elle attrapa le haut de forme que lui tendait Ellie avant de le poser sur sa tête. Elle se sentait toujours mieux avec un haut de forme, c'était comme si elle avait une armure avec elle. D'un geste, elle fouilla dans son sac et sortit son paquet de Arlequins. Un dans la bouche et le tour était joué, elle se sentait presque bien. La jeune femme en lança un a Diane, avant de tendre le paquet vers Sebastian.

"Vous en voulez un ? Vous êtes bien le Marchand de Sable c'est ca ? Jack m'a parlé de vous... Je m'appelle Louise. "


Après tout c'était le seul qu'elle ne connaissait pas avec Anatole, mais étrangement, elle se méfiait de lui. Tout a coup, ce fut a la poupée d’apparaître a nouveau et la Louise sentit son adrénaline monter en flèche. Sa peur. Lentement elle recula, son cœur tambourinant dans sa poitrine avec une force tel qu'un instant elle cru qu'il allait en sortir. Oh si elle était réelle et les dernières phrases qu'elle avait prononcé tournaient en boucle dans l'esprit de Louise.

"Garde mes yeux, ils te seront peut-être utiles pour voir !"


Il y avait quelque chose de caché ici, et les yeux étaient peut être la clef qui permettraient de comprendre, de "voir".

"Pourquoi vous continuez à nous utiliser ? Vous êtes puissantes. Vous pourriez nous sortir de là sans délai, mais vous préférez laisser une petite fille vous dicter votre conduite."

Elle vit rouge. Immédiatement, elle s’avança face a lui et croisa les bras, le regard noir.

"Et toi qui es tu pour leur dire quoi faire ? Tu penses qu'ils sont la uniquement pour nous protéger et régler nos problèmes ? Que ce sont nos valets ? Non, ils sont comme nous, ils ont des sentiments, des joies et des peines, des choses qu'ils veulent et ne veulent pas faire. Une volonté. Ce n'est pas parce qu'ils sont plus fort qu'ils doivent s'occuper de tout, ils ne sont pas a notre service ! Et ils ne nous utilisent pas. Je t'interdit de les juger alors que tu ne les connais pas."

Non mais qui était il pour se permettre de les juger comme ca ? Elle sentait la colère bouillonner en elle, ses bras, serrés sous sa poitrine, étaient crispés. Et un courant d'air malvenue lui caressait les jambes. Réelement, elle ne c'était pas sentie énervée pour quelque chose depuis longtemps. La colère n'était pas un sentiment dominant chez elle, laissant habituellement la place a une douce mélancolie, teintée de nostalgie. Anatole s’avança vers le mur et le frappa du poing, faisant rentrer la tête de Louise dans ses épaules, inconsciemment. Elle n'aimait pas quand les gens criaient. Grondaient, c'était effrayant. Et qui était il d'abord ? Son père ? Oui Eleanor faisait des bêtises mais avant de se mettre a crier, on expliquait calmement aux enfants parce que en générale, ils ne comprenaient pas pourquoi ce qu'ils faisaient était mal.

Son on regardait bien, pour le moment, il n'y avait pas de réel blessures non ? Elle se détourna, énervée, effrayée, agacée par ce garçon, le laissant crier contre le mur. La jeune femme s'éclipsa discrètement, après avoir fait un signe a Diane, pour ne pas l'effrayer. Elle la connaissait, Louise préférait travailler en solo, et les excursions d’enquêtes étaient les plus sympas a faire. De toute façon, la déesse le savait : elle se débrouillerait. Elles devaient se faire confiance non ?

Avançant silencieusement dans le couloir, Louise observait attentivement les portes autour d'elle. Inutile de tenter le diable en en ouvrant une, elle cherchait un signe, n'importe quel signe extérieur qui lui indiquerait la chambre d'Eleanor. avec un peu de chance, elle trouverait quelque chose d’intéressant. Ses pieds la portaient sur le tapis, qui bien que poussiéreux n'en restait pas moins doux, et plus agréable que le plancher froid. Mais rien, les portes étaient toutes semblables les unes aux autres, et rien ne pouvait laisser deviner la chambre d'un enfant. Elle arriva u bout du couloir et soupira avant de faire demis tour et de descendre les escaliers d'un pas léger, avant de s'arreter au milieu des marches.

"Garde mes yeux, ils te seront peut-être utiles pour voir !"


La princesse se baissa et attrapa deux billes - yeux avant de les mettre dans la poche de la veste de Diane et de reprendre sa descente.

"Eleanor ? Je m'appelle Louise. "
Déclara elle d'une voix basse. " Dis je vais te proposer quelque chose ... est ce que ca te dirai qu'on joue toutes les deux a un jeu ? Un jeu que j'aime bien ..."

Le bas maintenant, faire le tour du propriétaire, voire qui habitait ici. Elle espérait trouver une photos de famille, quelque chose. Un bureau peut être. Si elle pouvait trouver celui du père ... elle était certaine que ce serait une sacré source d'informations. Il n'y avait eut aucunes réactions au début de sa proposition, mais sur la fin, un rire résonna autour d'elle et la porte du salon s'ouvrit en grinçant.

Hésitante, elle leva les yeux vers l'étage ou se trouvaient les autres avant de s'avancer. De toute façon elle avait bien proposer a la petite de jouer non ?

L'endroit avait du être majestueux. Des sofas aux motifs élégants désormais défoncés, des poufs anciens couverts de saletés, tapis agréables sous le pieds, une cheminée majestueuse. Quelques tables basses, ou auparavant avaient du se trouver de jolies fleurs, des babioles ... et un vieux piano. Louise le regarda de loin un moment, méfiante. elle n'avait jamais été douée avec les instruments, et ...

Le fil de ses pensées s’arrêta en même temps qu'elle entendit des notes s'élever dans les aires. Les yeux ronds, elle regardait les touches s'enfoncer doucement, comme si quelque chose d’invisible appuyait dessus, et laissait entendre des notes aiguës qui lui rappelaient la comptine que chantait l'enfant dans son rêve.

"Tic Tac"


Un bruit haché résonna dans son dos, la faisant bondir d'un coup. Une vielle horloge qui trônait dans un coin de la pièce c'était mise en marche. A reculons. Louise voyait clairement les aiguilles qui tournaient dans leur sens contraire, comme si elles lui indiquaient que Louise remontait le temps. Et tout a coup, elles s’arrêtèrent, laissant a la jeune princesse un sentiment de malaise indescriptible. Elle se retourna pour finalement voir deux formes fantomatiques installées devant le piano.

La petite Eleanor, aisément reconnaissable avec un homme a ses cotés, un inconnu au visage revêche, qui, armé d'une baguette, frappait les petits doigts de la fillette a chaque fausse notes qu'elle avait le malheur de faire.

"Non, c'est un La, mademoiselle ! Un La !"
dit le professeur de musique d'un ton pincé. "Dois-je vous taper sur la tête pour que vous compreniez ?"

"Hey ! Mais laissez la tranquille !"
s'exclama Louise en s'approchant, la main tendue pour le faire cessé.

Sa main passa au travers de l'épaule de l'homme, alors qu'elle sentait une vive brûlure, comme si elle avait mis la main dans un four. Instinctivement, elle la ramena a elle, lèvres pincées en retenant un gémissement, alors que la scène continuait comme si de rien était. Désolée, elle vit Eleanor qui continuait de jouer, la tête rentrée dans les épaules, l'air apeurée.

Les aiguilles de l'horloge reprirent leur course folle, dans le bon sens cette fois ci, et ce fut Eleanor seul qui lui apparu cette fois, allongée sur le ventre, écrivant dans un petit carnet avec une plume, sa poupée juste a coté d'elle.

Lentement, Louise s'approcha, essayant au maximum de ne pas la toucher en lisant par dessus son épaule.

"Cher Journal,
Le professeur de musique est vraiment méchant avec moi. Il me tape tellement fort sur mes doigts que mes ongles sont tous bleus. Ca me fait mal... J'en ai parlé à maman mais elle a dit que je n'étais pas suffisamment concentrée. Elle pense qu'il a raison."


Elle leva la tête vers sa poupée et resta pensive un moment. Puis un sourire se dessina sur ses lèvres et elle se remit à écrire :

"Mon ami vient de me dire qu'il allait s'occuper de lui. Il est tellement gentil. Heureusement qu'il est là pour prendre soin de moi."


Il ? Son ami ? Pourtant elles étaient seules dans la pièces ... Eleanor ... est ce que par hasard ... Elle ne parlerait pas a un fantôme ? Ou lui avait parlé dans le temps ? La scène avait disparue, laissant Louise seule, a réfléchir. Baissant machinalement les yeux sur l'endroit ou la fillette se trouvait quelques années plus tôt, elle aperçut une coupure de journal et se pencha pour l’attraper et la lire.

"Toi .. tu n'étais pas la tout a l'heure ..."
lâcha elle en se redressant.

Elle avait bien observée la pièce en y entrant et était certaine que ce petit bout de papier n’y' était pas. Il datait de fin octobre 1865. Sur la première page, on pouvait encore lire "Disparition de Monsieur Mercantois, professeur de musique, dans des circonstances curieuses.", tendis que le reste avait été effacé par le temps.

"J'aimerais bien jouer à ton jeu, mais tu disparais à chaque fois que j'essaye de le commencer. Vous disparaissez tous à chaque fois !"


Son jeu ... Celui qu'elle avait proposée dans les escaliers ? La voix de l'enfant semblait énervée, comme si le fait de ne pas pouvoir jouer avec elle l'ennuyait réellement. Et puis elle avait dit que Louise disparaissait ... Parlait elle de ces moments ou elle voyait les souvenirs ? Probable.

" Tu n'as pas forcément besoin d'être la, on peut y jouer en se parlant si tu veux .... Action ou vérité ? "


Rien de plus simple pour en apprendre sur les autres. D’un geste elle avait sortie son téléphone, et eut un sourire en voyant qu'il y avait du réseau. Faible, mais il était la. Parfait. Elle connecta son téléphone a internet et tapa dans la barre de recherche : " Mercantoi disparition 1865". Avec un peu de chance elle pourrait lire le reste de l'article ...

La page commença a s'afficher mais tout a coup ... Plus de réseau.

"QUOI ? Mais c'est pas juste !"
lâcha elle malgré elle en levant son téléphone. Rien de rien.

"Alors, j'attends ta question ! Je t'ai dit vérité !"


Hein ? Mais elle n'avait rien dit ! Fronçant les sourcil, Louise avait l'impression qu'il y avait des interférences entre elle et la petite. Son fameux ami peut être ?

"Hum... Dis moi qui est l'ami qui te défendait quand ton professeur de musiques était méchant avec toi ?"


Elle attendit, attendit ....Pas de réponses. Zut ! Plus par habitude qu'autre chose, Louise s'approcha de la grande horloge et ouvrit la porte vitrée. Rien dedans. Quand aux aiguilles, elles semblaient normales et elle avait beau les tournées, aucun voyages dans le temps ne semblait permis.

En tout cas, elle était sure d'une chose : Il n'y avait pas que Eleanor dans cette maison.


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Sebastian Dust


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________________________________________ Ven 23 Oct 2015 - 0:23




les cendres de storybrooke

La chair est cendre, l'âme est flamme.


Il se passait des choses de plus en plus étranges dans cette maison. Sebastian sentait une étrange sensation fourmiller au fond de ses entrailles depuis qu’il avait passé la porte, ne parvenant pas à chasser l’impression de déjà-vu. Les murs. Les meubles. Le bois vieilli. La rembarde défraîchie. La poussière et les toiles d’araignée… Tout cet ensemble résonnait comme un message d’alerte dans son esprit. Une situation bien trop familière qui lui faisait dire qu’ils auraient dû prendre leurs jambes à leur cou. Pourtant, c’était cette même émotion qui lui donnait l’envie violente de découvrir ce qu’il se tramait derrière tout ça. A la condition bien sûr de ne pas se prendre une étagère sur la figure, ça faisait mauvais genre. Ou de ne pas suffoquer dans une pièce vide…

Voir de ne pas se prendre le claquement dur d’une porte en plein nez. Il grimaça en reculant d’un pas pour le coup, se disant que cela devait faire drôlement mal. Par réflexe, ses mains se portèrent sur son propre nez comme pour s’assurer qu’il n’avait rien. Heureusement, non. « AÏE !!! PUNAISE !!! SALE PESTE ! » Les yeux du marchand de sable se redressèrent subitement, fixant la demoiselle qui venait d’insulter la petite fille que tout le monde semblait voir. Une pointe de tristesse agacé lui flancha le cœur : pourquoi est-ce que les gens devenaient-ils grossiers quand quelque chose les contrariait ?

Il secoua la tête d’un air las, désapprobateur. Les mots étaient tout aussi violents que la pire de gifles, mais les gens semblaient clairement l’oublier quand il s’agissait d’exprimer sa colère ou sa rage. On pouvait mettre un homme à terre en simplement quelques phrases, on pouvait même tuer à l’aide d’une simple phrase… Et Kris lui avait montré une série où l’écriture d’un nom dans un cahier suffisait à condamner. Depuis, Sab évitait soigneusement de décliner l’identité de qui que ce soit dans un calepin sombre, effrayé à l’idée que ça puisse couper court à l’existence d’un inconnu. Les mots étaient aussi puissants que destructeurs. Mal avisés, ils créaient des tempêtes et des déluges, semaient le trouble et le chaos, renversaient une situation et ne permettaient plus de retour en arrière. Lorsqu’ils dépassaient la pensée, sortant si vite que le cerveau n’avait pas le temps de correctement les analyser, c’était comme porter le coup fatal à un être vivant blessé : l’injure. L’insulte. Semblables à un poignard dans le dos qu’on tournerait et retournerait encore.

Sebastian frissonna. Voilà bien longtemps qu’il avait cessé de prononcer le moindre mot…

Et pourtant, il avait tellement à dire. Une image pouvait remplacer des centaines de paroles, les formes que prenaient les rêves des enfants se traduisaient d’un millier de façons différentes et l’interprétation était propre à chacun. C’est ce qui faisait leur richesse et leur véracité. Mais dans un monde où se taire est synonyme de fausseté et d’hypocrisie, il n’avait pas eu le choix : s’aligner ou sombrer. Le sable avait fait le reste, transformant les avions en lettres ou les points d’interrogations en questions construites. C’était ça, de grandir.

Bien que quelque fois, des rechutes soient possibles… Y compris quand on s’y attendait le moins.

Ne serait-ce que pour le chapeau qu’Ellie lui avait mis sur la tête quelques minutes auparavant. Quelque chose d’hideux, voyant, plumé et d’un mauvais goût particulier. Sab en avait observé et touché le bord un moment, ne parvenant pas à comprendre dans quel sens est-ce que cela se posait… Mais il avait préféré en rire quand elle avait noué le ruban sous son menton. « Vous en voulez un ? Vous êtes bien le Marchand de Sable c'est ça ? Jack m'a parlé de vous... Je m'appelle Louise. » Il lui adressa un sourire surpris, avant de hocher la tête et de tendre la main dans sa direction. Elle serra ses doigts et cela lui tira un léger rire. La dénommée Louise était très agréable avec un chapeau haut-de-forme, ça mettait en valeur son visage. Il essaya de le lui faire comprendre en dessinant les contours de sa figure doucement, mais son attention fut bien vite reportée à autre chose…

Terminé le chapeau. Terminé les essayages. Terminé tout ça, car la jolie poupée qui venait d’apparaître possédait un regard aussi noir que l’abîme. Et aussi glaçant que les roches polaires. Un long frisson gelé remonta le long de l’échine du marchand de sable, lequel resta immobile à nouveau dans ce corridor, observant simplement la scène qui était en train de se jouer devant eux. Tout le monde semblait être en train de paniquer intérieurement, même s’ils tentaient de garder le contrôle. Sebastian avait passé tellement de temps à observer les gens qu’il pouvait désormais deviner bien des choses sur leur langage corporel et non verbal. Un éternel spectateur silencieux et discret. Mais ce qu’il voyait ne le rassurait pas spécialement.

Fuir. Chasser. Fuir et chasser. Le doute était perceptible, le choix difficile, entre l’envie de courir et celle de mettre un terme aux scènes horrifiques qui se dessinaient dans leurs esprits et sous leurs yeux. Les cauchemars. La peur. L’horreur. Il sentit le sable glisser lentement contre sa paume, baissant les yeux vers les volutes silencieux qui englobaient l’un de ses poignets. Une réassurance. Une quiétude. La chaleur singulière des grains sur sa peau et l’immédiate sensation d’apaisement qui les accompagnait toujours. Fermant un instant les yeux, il poussa un profond soupir après une longue inspiration. Réduire les battements de son cœur. Contrôler l’affolement de son sang. Respirer. Calmement. Sinon il allait perdre le contrôle et se laisser dévorer par l’ambiance lugubre de la maison.

La voix d’Anatole le tira brutalement de ses pensées. « Vous pourriez nous sortir de là sans délai, mais vous préférez laisser une petite fille vous dicter votre conduite. » Son poing se crispa alors qu’il voyait le jeune homme s’en prendre, tour à tour, aux jeunes femmes présentes à leurs côtés. « …Je t'interdit de les juger alors que tu ne les connais pas. » Ses yeux papillonnèrent, regardant l’une puis l’autre sans comprendre la raison de tels griefs. Une chose était sûre cependant, il était d’accord avec la jeune femme qui venait de s’exprimer. « Sort un peu la tête de tes bouquins. » La situation commençait à doucement prendre une mauvaise pente. La tangente n’était pas très loin, et la limite non plus. Sab était un profond pacifiste, aussi soupira-t-il intérieurement de voir qu’on ne s’en prenait pas à lui. Mais il n’appréciait pas vraiment l’idée que ces dames reçoivent de pareils reproches sans indications réelles…

Puis la situation empira. « C'est une enfant. Nous sommes les adultes. » Il n’aimait pas vraiment ce genre de discours. Ou plutôt, il l’abhorrait. Il était parfaitement d’accord que les enfants devaient obéir aux adultes… Mais quand une personne se permettait d’asservir un être qu’il était censé aimer et protéger, rien n’avait plus le même sens. « Il suffit de se comporter comme tel. Que feraient des parents avec leur enfant turbulent ? » Ca ne lui plaisait pas. Vraiment pas. Anatole était en train d’abuser de leur patience, et de la sienne en particulier.

Les coups résonnèrent, tout comme la voix du garçon : « Ça suffit maintenant ! Tu vas arrêter de te comporter de la sorte et te mettre au lit ! » Le silence lui répondit. Choqué par tant de véhémence envers une personne qu’ils ne connaissaient pas, Sebastian resta interdit en face d’Anatole. Mais la réponse ne se fit pas attendre, fatale et terrible. Odieuse. Un brasier ardent qui réduisit rapidement le jeune homme en un petit tas de… cendres. Horrifié, le marchand de sable recula d’un pas pour se retrouver coincé contre le mur. Sa colère contre Anatole se dissipa presque aussitôt, et il eut même une pointe de regret à l’idée d’avoir pu lui en vouloir. Disparu. Réduit à un état de poussière. De grains minuscules. Ceux-là même qui, envers lui, étaient des plus rassurants.

Un bruit sourd.

Quelque chose qui sembla cogner violemment au-dessus de leurs têtes, les tirants de l’observation du petit tas de cendres. Sab y resta quelques secondes, avant de reporter son attention sur les personnes encore présentes : Ellie. Alexis. Regina. Où étaient passées… Louise leur fit signe en bas des escaliers et il répondit à son geste en agitant sa main. Plus par un mimétisme que pour autre chose, mais il aimait bien les gestes anodins comme ceux-là. Elle était agréable, cette personne…

Son regard se posa tour à tour sur les différentes femmes restées à ses côtés. Il leur adressa un léger sourire encourageant, alors qu’en lui la curiosité commençait à ronger la crainte. Il n’avait jamais eu peur de l’inconnu, pourquoi commencer maintenant ? Prenant son courage à deux mains, il se décida à s’avancer vers la rambarde pour poser son pied sur une marche qui menait à l’étage supérieur. Il jeta cependant un coup d’œil par-dessus son épaule.

« Je passe devant. »

Proposa-t-il avant de s’élancer en avant sans attendre. Il dut cependant ralentir en sentant un escalier fragile, grinçant, Le bois vermoulu semblait ne pas avoir supporté quelqu’un depuis des années et l’une des marches se brisa même alors qu’il avait le pied dessus ! Passant au travers, il ne perdit l’équilibre qu’une seconde avant que le sable doré ne se mette immédiatement en action : rattrapant sa jambe, il put se redresser comme si de rien était et sauter sur la marche suivante. Un regard désapprobateur au trou lui échappa, mais il préféra faire attention pour les pas suivants. Savait-on jamais… Il laissa le sable faire office de marche, le temps que les femmes puissent l’emprunter si elles décidaient de s’engager, et le sentit disparaître une fois leur avancée terminée.

Sebastian poussa un soupir sur le seuil, tendant sa main pour aider Régina à franchir la dernière marche qui venait d’émettre un craquement sinistre. Il lui adressa un regard désolé avant de reprendre son exploration : une porte leur faisait face. Appuyant sur la poignée, il l’ouvrit sans même se dire qu’elle pouvait être fermée, et du courber l’échine pour entrer à l’intérieur de la petite pièce qui leur était offerte. Basse de plafond, les poutres apparentes et le relief précaire, Sab du faire tous les efforts du monde pour ne pas se cogner quelque part alors qu’il avançait à l’intérieur.

L’exploration n’avait pas de secrets pour lui, mais les draps couverts de saletés étendus un peu partout n’avaient rien de franchement rassurant. Ils avaient dû être blancs, à une époque… Tout comme les meubles couverts devaient regorger, autrefois, de trésors à explorer. Il régnait à l’intérieur une ambiance mystérieuse, presque mystique à travers la lumière tamisée qui s’échappait de l’unique fenêtre. Les trous dans les draps, rongés par les mites, permettaient de discerner la profondeur de la pièce.

Une respiration.

Le marchand de sable s’avança, contournant l’un des draps pour se retrouver nez-à-nez avec un lit rouillé. Et au pied de ce lit… Anatole. Le garçon semblait complètement sonné, son regard fixant le vague alors que la moitié de son corps était étendue sur le sol. Il ne sut pas immédiatement quoi faire, partagé entre la perplexité et le désir de lui venir en aide malgré son comportement… Il sentit quelqu’un près de lui et, par reflexe, serra la main qui frôla la sienne. C’était toujours bien de tenir la main de quelqu’un. Le meilleur moyen pour ne pas se perdre, en particulier lorsque le voyage concernait les rêves. Ou en l’occurrence, les cauchemars.

Une voix résonna à travers les murs : « Je l’ai trouvé dans le miroir. Il est gentil avec moi ! » Eleanor. Sab la chercha du regard, mais elle ne semblait pas dans la pièce. Il fronça les sourcils, reportant son attention sur Anatole qui gisait encore sur le plancher poussiéreux. Parlait-elle de lui ? Ils l’avaient vu être réduits en cendre quelques minutes auparavant… Il voulut se tourner pour s’adresser à Ellie, chercher dans son regard quelque chose qui lui permettait de savoir quoi faire. Mais à sa grande surprise, ce n’était pas elle dont il tenait la main : c’était celle d’Alexis. Regardant leurs doigts, il la lâcha doucement en s’excusant silencieusement du bout des lèvres. Ce n’était pas dans ses habitudes de se montrer aussi tactile avec les gens…

Il ferait une exception pour Anatole. Se penchant devant lui, s’accroupissant, il tendit le bras pour essayer d’attraper son visage. De redresser un peu son menton pour capter son regard. Mais pas de réponse. Il se retourna alors un peu et, cette fois, fixa la bonne personne. Comme si la réponse était inscrite dans les yeux d'Ellie... Avant de regarder tout à tour Regina et Alexis.

« Est-ce qu’il y a un miroir, dans cette pièce ? »

Eleanor avait dit l’avoir trouvé dans le miroir et, c’était bien connu, les enfants avaient toujours raison.


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