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 [Fe] Les Cendres de Storybrooke - Evénement #49

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Sebastian Dust


« Dis-moi oui Malory,
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Sebastian Dust


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________________________________________ Mar 10 Nov 2015 - 8:07




les cendres de storybrooke

La chair est cendre, l'âme est flamme.





Sebastian laissait tranquillement fondre l’arlequin dans sa bouche, écoutant d’une oreille attentive l’échange entre Louise et l’étranger baptisé Dean. Il avait envie de rire à chaque fois qu’il le regardait, juste pour le jeu de mot avec son nom ou pour ses réponses à certaines questions. Quelque chose en lui était rassurant. Une présence bienveillante, sans doute marquée par son âge avancé, qui mettait même le gardien en légère confiance vis-à-vis de sa présence ; lui qui se méfiait considérablement des adultes devait bien avouer que l’environnement était devenu des plus agréable depuis leur rencontre. Le monde jurassique reprenait ses belles couleurs et les rugissements lointains inspiraient des rêves d’aventures plutôt que des cauchemars monstrueux… Oublié, le tyrannosaure, place au bruissement des arbres et au vol des ptérodactyles bien loin au-dessus de leurs têtes. Sab plissa les yeux, portant sa main en visière pour espérer les différencier malgré la lumière du soleil, alors que ses pas suivaient docilement ceux des deux autres individus. Il s’émerveillait, son regard cherchant de ça et de là à apercevoir des choses nouvelles ; nourrir l’imagination, un besoin primordial quand on en était le gardien fondamental. Ses yeux enregistraient, imprimaient, marquaient son esprit et s’empressaient de classer tout cela au cœur du reste de sa mémoire millénaire afin de pouvoir y réutiliser un jour. Les enfants avaient parfois besoin d’un coup de pouce pour se laisser aller, nul doute qu’ils finiraient pas rêver eux-aussi de cette vallée sauvage aux merveilles cachées.

« Je vous expliquerais plus tard si vous voulez. » Fit la voix de Louise, le tirant soudainement de sa rêverie pour qu’il ne reporte son attention sur elle. Il sentit sa main dans la sienne, entrelaçant ses doigts avec une expression soudain très douce sur le visage. Un sourire ravi accueilli cette proposition, alors qu’il hochait la tête vivement à son adresse. Le marchand de sable était curieux de nature, aussi apprendre une nouvelle histoire de la part d’une jeune amie n’était pas de refus. Les contes, les discours et les songes passés à l’oral avaient un goût particulier pour la mémoire ; il était certain que cette histoire risquait d’être aussi longue que passionnante. La jeune femme donnait l’impression d’en savoir bien plus que ce qu’elle laissait penser, ou de ce qu’elle devrait vu la réflexion de Dean à son encontre. Peut-être qu’elle n’avait pas le droit d’en parler ? Dans ce cas, Sab refuserait qu’elle se mette en danger. Briser un secret était tabou, une clef tournée autour des lèvres avant de la jeter dans le vide. Quand quelque chose devait rester dissimulé, il était bon de le garder pour la bonne personne. Comme le rêve d’Anatole qu’il n’avait pas terminé de lui retranscrire, il ne faudra pas oublier de le faire quand il le reverra…

D’ailleurs, où étaient-ils tous ? Car avec tout ce remue-ménage, Sebastian en avait presque oublié Eleanor et les autres ! Il se mordit la lèvre inférieure pour se gronder de tant d’étourderies, secouant la tête en espérant remettre quelques neurones en place. Si cela se trouvait, ils étaient en danger et personne ne pouvait les aider ? Est-ce qu’ils avaient atterris à cette époque eux-aussi ? Est-ce qu’ils avaient rencontré la créature invisible ? Pourtant, leur hôte ne semblait pas se formaliser d’autres intervenants dans la vallée… Les avait-il attendus ? Ou même entendus ? « C’est le moment de nous quitter. » Ce genre de proposition laissait pourtant penser qu’ils étaient les deux seuls intrus à avoir débarqué dans cet endroit. Il déglutit un peu en fixant le garçon derrière le portail, ce dernier semblant avoir quelque chose à cacher vu sa mine boudeuse… « Prenez soin de vous, les petits. » Un contact. Le gardien fut surpris de sentir soudain des bras l’attraper pour… lui faire un câlin ! Il resta interdit, le regardant de haut en bas avant de tapoter gentiment le dos du grand-père pour le remercier. C’était gentil de leur proposer une étreinte, c’était généralement très rassurant comme manière de faire. Sab sentit son torse se soulever dans une tendre chaleur, se rendant compte qu’il avait retrouvé ses forces peu à peu au fil de leur avancée.

« La deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin ! » Il applaudit un instant entre ses paumes avant de se faire entraîner par Louise de l’autre côté. Il ferma les yeux, comme pour avoir la surprise à l’arrivée… Et ressentit aussitôt la fraîcheur de Storybrooke. Octobre. 31 Octobre. Il frissonna en lâchant Louise, remontant le col de sa veste en retrouvant des repères plus familiers, espérant qu’elle n’ait pas trop froid avec juste son pyjama et… Non. Il ne pouvait pas la laisser comme ça, pas quand elle le regardait avec des yeux aussi rouges d’émotions et des joues encore baignées de larmes. « Merci. » Sebastian pencha la tête sur le côté. Merci, de ? « Vous m'avez sauver la vie et risqué la vôtre contre un tyrannosaure, c'était ... terriblement courageux. Et merci de m'avoir protégé quand nous sommes tombés, c'était... C'était gentil. Vous ne me connaissez quasiment pas et pourtant vous vous êtes mis en danger et vous vous êtes faits mal à cause de moi alors ... voilà, je voulais juste vous remercier. » Il resta interdit face à une telle sortie, avant de sentir le rouge lui monter aux joues lorsqu’elle vint déposer un baiser sur sa joue. D’ordinaire, c’était Maxine qui se permettait ça mais parce qu’elle était son amie depuis plus d’un mois. Est-ce que Louise était bien sa nouvelle amie, du coup ? Il soutint son regard, éternellement silencieux… Avant de lui sourire doucement. Une main se porta à sa nuque, refusant de répondre quoi que ce soit. Il n’avait pas fait ça pour qu’elle le remercie. Et elle avait un bras cassé, ça n’était pas vraiment l’idéal pour sortir d’une vallée jurassique.

Restant interdit face à elle, Sab prit finalement le temps de retirer son manteau pour le déposer sur ses épaules. Elle devait être gelée alors que lui possédait encore un veston sur sa chemise, il n’avait donc pas vraiment besoin de rester aussi couvert. Chassant son trouble, il poussa un soupir en regardant ailleurs à sa question. « Bon ! Faut qu'on retrouve les autres. La dernière fois ou je les ai vues, c'était au lavoir mais je ne pense pas qu'ils y seront toujours après tout ce temps ... Une idée ? » Est-ce que les autres étaient seulement ici ? La maison abandonnée ne semblait pas posséder la moindre âme vivante à l’intérieur… Pourtant ils y étaient revenus. Peut-être qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir réussi cet exploit ? L’espoir. Toujours garder l’espoir que les choses peuvent s’arranger. Tout pouvait toujours s’arranger.

Même les pleurs.

Où qu’il soit, Sebastian possédait un don étrange pour entendre les lamentations des plus jeunes. Comme une ouïe singulière qui lui indiquait que quelque chose de mal était en train de se passer… Et si d’ordinaire cela lui servait pour chasser les cauchemars malveillants durant les songes, aujourd’hui il y trouvait une toute autre utilité. Personne ne dormait, pas encore. Le bruit était plus proche qu’il ne le devrait comme s’il venait de la maison. Il leva ses grands yeux clairs vers la façade fantomatique, prit d’un doute. Ce ne pouvait pas être Eleanor, elle n’existait plus dans leur époque ou dans leur monde ; à moins qu’ils n’aient réussis à la ramener ? Il sentit l’adrénaline monter en lui à cette idée, puisqu’elle signifiait qu’ils étaient revenus eux aussi. Que tout le monde avait pu trouver la sortie de ce monde entre deux époques. Qu’Ellie était là. Oui, elle était là.

« Derrière la maison. »

Ecrivirent les lettres dorées à l’attention de Louise, alors que lui se précipitait dans le jardin en friche pour contourner la bâtisse. S’assurant que la jeune femme le suivait, il évita soigneusement quelques herbes et morceaux de dalles brisés pour parvenir jusqu’à la véranda arrière. Une petite fille était là, recroquevillée sur elle-même en tenant ses genoux contre son torse, le visage baigné de larme et le chagrin se lisant affreusement sur ses traits. Sab en eut le cœur serré rien qu’à la voir, s’arrêtant à quelques mètres sous le choc d’une telle découverte. Les larmes. Les sanglots étouffés. Venaient-ils d’elle ? Etait-ce Ellie qui offrait un spectacle aussi triste que celui d’une enfant au désespoir ? La bouche entrouverte, il la vit relever la tête à leur attention et tenter de sourire… Avant qu’elle ne rebaisse le front dans un long soupir douloureux. Que s’était-il passé ? Quelqu’un lui avait-il fait du mal ?

A cette pensée, son cœur se serra. Personne n’avait le droit de s’en prendre à la jeune femme, encore moins sous cette apparence. Il avala sa salive avant d’avancer à sa rencontre, laissant le sable agir un peu plus vite que sa propre forme physique : les grains voletèrent en silence jusqu’à la petite fille, l’entourant bientôt de volutes dorés et chaleureux. D’où il était, il savait qu’elle était gelée. Alors le sable s’approcha doucement et vint caresser l’une de ses joues, se glissant sur ses bras serrés et venant envelopper sa peau comme une carapace protectrice. Lui qui se contentait d’ordinaire de flotter autour des humains entra en contact avec elle. Avec cette peau froide et cette nuque pliée. Alors les images explosèrent dans l’esprit du gardien, révélant des morceaux de vie. De souvenirs. De sensations survenues dans les toutes dernières heures…

Anatole arrête ! Résonna la voix d’Ellie dans l’esprit de Sebastian. Un cri déchirant face à un jeune homme qui se tenait droit devant elle, l’air décidé à ne pas lui obéir. Fais-moi confiance. Elle souriait à Eleanor, serrant sa main dans la sienne d’un air décidé. Complice. Attentive. Protectrice. Tout comme pouvait l’être avec ses proches, de ce que Sab en avait vu. Tu ne sais pas ce qu'il m'a fait, ce que j'ai vécu. Ce n'est pas le moment d'avoir des états d'âme. L’agacement face à Anatole qui tentait visiblement de la contrer, ou d’attirer son attention. Je ne vais pas te laisser faire ça à ma place ! De nouveau la colère, la fureur même. Mêlée à un soupçon d’incompréhension maladive qui la submergeait plus qu’elle ne le devrait. Non, non, non ! Des cris fusaient. Des suppliques terrorisées. Lily… L’image de la jeune femme endormie puis souriante. En 1865 ! Le temps. Ils avaient remonté le temps, c’était vrai. Une réalité différée, la possibilité de tout bouleverser pour sauver la vie d’une fillette en proie aux cauchemars et aux terreurs nocturnes.

Qu’as-tu fait, Eleanor ? Qu’avait-elle fait ? Qu’avaient-ils tous fait ? C'est fini. Tout est fini...

Détresse. Effroyable impuissance. Les formes se superposèrent, les images scindées s’unirent et bientôt l’actualité les rattrapa. Le moment présent. Celui dans lequel Sab venait de se baisser face à Ellie et de, avec une tendresse infinie, la prendre dans ses grands bras maladroits. Il la sentit se crisper pour le coup, comme elle le faisait dès qu’on l’approchait ; ils étaient semblables sur ce point, même si lui préférait le contact rassurant d’une main dans la sienne parfois. Mais cette fois, les doigts ne suffiraient pas. L’absence et la distance ne seraient pas comblées. L’irrémédiable envie de la serrer contre lui l’avait pris au corps et il n’avait même pas cherché à résister. Ce moyen était celui qu’il considérait comme le plus précieux des soutiens et, pour une fois, il acceptait de le faire partager avec quelqu’un qu’il appréciait. C’était tout ce qu’il pouvait faire. Tout ce qu’il devait faire.

Il sentit le corps de la petite fille finir par se détendre contre lui. Le sable continuait de flotter autour d’eux même s’il avait cessé le contact avec elle ; il en avait suffisamment vu pour cette fois. Pour un grand nombre de fois. L’intrusion mentale que les grains pouvaient générer était à la fois précieuse et dangereuse… Trop en savoir pouvait faire basculer une balance déjà difficilement équilibrée. Et il ne voulait pas en apprendre plus sur elle de cette manière. En volant. En voyant. En se souvenant à sa place. Ellie lui dirait peut-être un jour, qui sait. Ou peut-être jamais.

Il huma ses cheveux doucement, ses mains agrippées à Ellie mais sans véritable force. Il n’avait pas été là. Il n’avait pas pu l’aider sur quoi que ce soit et, même si elle possédait un fort caractère et le désir viscéral de se débrouiller par elle-même, quelque chose lui disait qu’elle n’avait pas réussi cette fois : Anatole lui avait coupé l’herbe sous le pied, la prenant à revers pour se sacrifier à sa place. Ce garçon étrange, incongru, que Sebastian ne savait pas exactement où placer dans son esprit ; il avait révélé tant d’aspects de lui que c’était difficile de faire un choix. Une case… Jamais de case. Juste être ce qu’il devait être. Même si, en l’occurrence, il venait de disparaître derrière un miroir sans possibilités visibles de revenir à eux. Le rêve. Sacramento. Neil. Ellie. Une autre Ellie… Il était bien là. Comme un souvenir ou bien un songe, un mirage. Où était-il ? Qu’avait-il fait ?… Qu’était-il ? Sab se sentit infiniment triste à l’idée qu’Anatole ait disparu de cette manière.

Des bruits de pas résonnèrent dans la maison. Il s’écarta un peu de la jeune fille pour la regarder attentivement, reniflant pour retenir sa propre envie de pleurer alors que ses doigts caressaient ses longs cheveux châtains. Ses lèvres bougèrent à son attention mais aucun son n’en sorti et aucune lettre ne se forma entre eux. Pardonne-moi, nous sommes en retard. Forma sa bouche avant de se refermer dans un sourire sincèrement triste. Puis il se pencha vers elle et déposa simplement un baiser sur sa tempe, furtif, avant de la libérer de ses bras.

Les pas s’accentuèrent. Bientôt les autres sortiraient et les rejoindraient. Bientôt elles seraient toutes réunies ici… Retour à la case départ de l’histoire. Mais sans Anatole.


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Anatole Cassini


« La Mort est la dernière
aventure qu'il te reste. »


Anatole Cassini


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________________________________________ Mer 11 Nov 2015 - 9:38





    On dit que la vie est ce que nous en faisons. Je dis que c'est une question de destin. C'est entrelacé dans notre âme.

    "Tu avais la solution mais pas la bonne personne."

    Quelque part au fond d'elle, Ellie savait que c'était la meilleure des solutions. Je voyais à ses yeux qu'elle luttait, qu'elle tentait en vain de se défaire de l'emprise du Dragon. Je sentais les larmes couler tout doucement le long de mes joues. Il ne me restait plus assez de forces pour les empêcher d'apparaître. La chaleur qu'elle ressentait, on la sentait aussi avec Eleanor. Elle pénétrait notre chair, elle s'emparait de tout notre être. Comment on aurait pu croire vaincre une force pareille ? Son âme était noircie non pas par le chagrin ou la colère, mais juste par la haine. La haine envers nous, envers toutes les personnes qui foulaient cette terre. Il n'y avait aucune explication à cela. Le destin de cette créature était ainsi.

    "Je suis prêt à faire n'importe quoi pour toi."

    La jeune femme avait levée un bras en tentant en vain de s'approcher de moi, mais elle avait heurtée un mur invisible. S'en était fini, elle était passée de l'autre côté et je savais qu'il ne la laisserait pas revenir. Il ne me restait plus qu'à penser à elle. Fermer les yeux et imaginer qu'elle était encore là, à côté de moi, afin de ne pas sombrer à mon tour dans la folie. Je savais ce qui m'attendait, tout avait été écrit à l'avance. J'avais serré la main d'Eleanor qui était toujours dans la mienne et Ellie était en train de s'emporter de l'autre côté du miroir. Je ne voulais pas la quitter... pas maintenant.

    Un pas après l'autre, je m'étais avancé jusqu'au miroir et j'avais posé ma main dessus. Eleanor m'avait lâchée et je l'avais entendue quitter la pièce. Quelque chose l'appelait au dehors. Elle n'avait pas la force d'échapper à sa destinée. A chacun de mes pas qui me rapprochaient d'Ellie, j'entendais mon coeur battre à répétition. Tic tac, tic tac.

    "Laisse-moi passer..."
    m'avait-elle implorée sans que je pouvais y faire quoi que ce soit, puis son visage avait disparu, laissant la place à mon reflet.

    "Sorcière ! Vous avez enfanté une sorcière !"
    avaient hurlé les gens. "Elle abrite Satan !"

    Pas le temps de s'appitoyer sur mon sort ou même de prendre quelques minutes pour penser une dernière fois à son sourire, son odeur, la douceur de sa peau, la chaleur de son corps. Ce qui allait le plus me manquer dans mes derniers instants ça serait sa présence. Je me détestais pour ce que je lui avais fait. Elle allait souffrir de l'absence d'une personne qu'elle ne connaissait même pas. Je n'avait pas eu le temps de lui dire ce que je savais, de lui faire voir ce dont je me souvenais. C'était horrible de commencer son histoire par la fin.

    "Trop de bruit."

    J'avais descendu les marches rapidement pour me retrouver au dehors, à quelques mètres d'Eleanor. Elle marchait dans les feuilles, tout en répétant en boucle quelques paroles. Le père tentait de retenir les villageois et la mère hurlait au loin. La ville était en feu, plus rien pouvait les sauver. Je m'étais approché de la petite fille qui me faisait dos. J'avais posé mes mains sur ses épaules et je l'avais sentie redevenir elle même.

    "Je suis là, comme je te l'avais promis."

    Elle s'était tournée et de derrière ses larmes était apparu un sourire. Mais ce n'était pas son sourire que je voyais, c'était celui de la seule personne qui pouvait me donner suffisamment de forces pour aller jusqu'au bout. Je savais que c'était son œuvre à lui. Aux derniers instants, il voulait s'assurer que je ne partirai pas, que je resterai là, car il savait que son feu pourrait m'embrasser pour l'éternité.

    "Je suis Eleanor.
    Tic tac
    Le silence est d'or
    Tic tac."


    Il fallait rester fort dans les derniers instants, ne pas montrer que j'avais peur moi aussi. Elle était si jeune, si innocente, elle ne méritait pas ce qui allait lui arriver. Aucun d'entre eux le méritait.

    "Ne t'inquiète de rien, c'est bientôt la fin."

    Je l'avais faite s'asseoir dans les feuilles mortes et je lui avais souris du mieux que je pouvais, ne lâchant pas ses mains.

    "Tic tac
    Sonne le glas pour les morts
    Tic tac
    Ne t'inquiète de rien, douce Eleanor."


    Tout s'était embrassé autour de nous. Les flammes léchaient les toits des demeures. L'incendie s'était rapidement approprié toute la ville. Les habitants pris au piège, se tordaient de douleur dans le brasier ardent. On pouvait entendre leurs cris et une odeur de cochon grillé montait à nos narines. Recroquevillés sur le sol, les paupières closes, on se tenait la main avec Eleanor. Elle avait fait le dernier chemin jusqu'à moi pour se réfugier dans ses bras. Elle avait si peur...

    "Ne m'abandonne pas..."

    "Jamais." lui avais-je murmurée tandis que nos cœurs s'enflammaient.


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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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Regina Mills


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Regina Mills


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________________________________________ Mer 11 Nov 2015 - 14:56



Les Cendres de Storybrooke...


En fait, on se rends compte de l’importance que peux avoir notre vie et notre entourage lorsqu’on passe par le stade où l’on aurait pu tout perdre. Je la voyais, elle était là devant moi mais je ne pouvais pas la toucher, pas la prendre dans mes bras, j’étais toujours sans demeurance physique, j’étais encore un fantôme et l’une des seules qui puissent entrer dans la maison sans se faire voir mais Diane eu une autre idée et je me contenta donc de les suivre sans rien dire. A dire vrai, durant tout le chemin de l’église à la maison d’Eleanor, je n’avais cessé de réfléchir. Le fait d’être un fantôme m’avait fait comprendre à quel point je devais profiter de la vie, à quel point je me devais d’être heureuse mais toute ma vie, toute ma vie j’avais avancé avec le souvenir de cet amour perdu qui ne reviendrait jamais…

Finalement, nous arrivâmes devant la maison et tout fut très rapide. On se retrouva dans la chambre d’Eleanor mais apparemment, le miroir n’étais pas là. Je soupira tandis que Diane endormait la mère avant que le père n’entre à son tour, par chance, ni l’un ni l’autre ne me voyait. Finalement, on se retrouva rapidement au grenier où l’on fit face au Miroir ou aucun d’entre nous ne se reflétait. Tout cela me semblait normal après tout, j’étais dans l’entre deux et les autres faisaient partis du Monde d’Eleanor. Diane me fit comprendre qu’il ne fallait pas que je reste dans l’entre deux car je ne faisais pas partie du Monde d’Eleanor, de son époque mais je ne faisais plus partie de la notre et je risquais de disparaître, ce qui me fis avoir un léger mouvement de recul.

Je respire longuement et regarde Diane se concentrer avant que quelques minutes plus tard, je ne retrouve une forme physique. Je me regardais, je n’étais plus transparente, j’essaya de toucher les objets autour de moi et souris en voyant que je ne passais pas au travers « Ouahou, ça fait vachement du bien. Merci Diane. ». Je posa mon regard sur Eleanor puis lui souris, comprenant que nous allions partir et ne plus revoir, au fond de mon cœur, je me sentais lâche de fuir, sachant ce qui allait sans doute se passer. Diane traversa le miroir, et Alexis allait la suivre avant qu’elle ne s’arrête. Une lueur l’attira prêt de la fenêtre, les torches, le feu, ça allait se réaliser… Alexis hurla qu’on ne pouvait pas laisser faire ça, je voulais l’arrêter mais au fond de mon cœur, je savais qu’on ne pouvait faire autrement. Si on changeait le passé, on risquait de changer notre avenir, on ne faisait pas partie de ce monde…

Finalement, elle fis machine arrière et se dirigea vers le miroir avant de poser son regard sur moi, ce regard me faisant clairement comprendre qu’elle ne voulait pas que la laisse seule, la voyant s’élancer vers le miroir, je la suivis quelque instants plus tard, posant mon regard une dernière fois sur Eleanor et ce monde qui allait finir dans les flammes avant de passer à mon tour le miroir. Nous étions à nouveau dans le grenier mais cette fois ci, il était délabré et risquait à tout instant de nous tomber sur la tête mais au moins, nous étions de retour à Storybrooke. Je serra Lexie dans mes bras aussi fort que je le pouvais, consciente que j’aurais pu la perdre à tout moment là bas et surtout consciente à quel point je l’aimais et à quel point elle faisait partie de ma vie. Posant mon regard sur le miroir, je me rendis rapidement compte que quelque chose clochait. Ellie et Anatole n’avaient pas passé le miroir, pourtant ils étaient derrière nous…

Je m’approcha de Lexie qui frappait contre le miroir, hurlant leur nom à tout les deux et la prie contre moi pour la calmer « Je suis sûre qu’ils vont revenir… », je tenais Alexis contre moi et quelques instants plus tard, Ellie fit son apparition, seule, sans Anatole. J’avais compris…il était resté là bas, il l’avait protégée en la renvoyant avec nous. Elle se releva et s’en rendis compte, elle frappa contre le miroir et créa une légère fissure. Elle était en larmes, hurlait que c’était à elle de rester là bas et pas Anatole. Je regardais la scène, en sachant ce qu’il se passait de l’autre côté, tout était en train de brûler, je le sentais… Elle nous expliqua ce qu’il s’était passé avant de finalement dire que nous n’avions plus rien à faire ici et elle quitta le grenier sans se retourner.

Je posa ma main sur le miroir une dernière fois et quitta le grenier, suivis rapidement de ma fille. Tout était terminé...J’arriva en bas et me rendis compte que Sebastian et Louise étaient de retour. Nous étions revenus au point de départ mais seuls, Anatole n’était pas rentrés…Je leva les yeux vers le ciel et me perdis dans mes pensées, assise sur un escalier non loin des autres.
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Regina Mills ☽ Au bord du gouffre, j'ai sauté la première. On m'a laissé tomber. J'ai fait des choses atroces, inommables, sombres, et je dois vivre avec ce passé lourd de conséquence car jamais je n'aurais droit au bonheur. Obscurité, vieille amie, je t'ouvre grand les bras.
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________________________________________ Mer 11 Nov 2015 - 22:22




Les cendres de Storybrooke



J’avais regardé toute la scène, sans un mot, les yeux grands ouvert sous le choc. Regina m’avait prise dans les bras, il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu autant besoin d’une maman. Bien à l’abri, entourée de son amour, je l’avais sentie me caresser les cheveux. Ellie était de retour, elle était avec nous, bien en vie mais Anatole… Anatole brûlait, immensément, dans toute l’énormité du moment. Il brûlait et il allait y rester. Je le savais. Je l’entendais dans la voix de mon amie, dans sa force à tenter d’inverser les rôles. Mais rien n’y faisait, et lorsque le miroir c’était fissuré, je m’étais contentée de fermer les yeux. Je ne voulais plus voir, plus entendre, la petite fille était de retour, aussi appeurée que l’on peut avoir peur du noir à cet âge-là. Je voulais que tout cesse, je voulais qu’Anatole revienne, je voulais que tout s’arrange. Mais rien ne pouvait s’arranger… Parce que nous étions en 2015 et que cela c’était passé en 1865, exactement 150 ans avant aujourd’hui… Eleanor été déjà morte, leur ville avait déjà brûlée et sans doute que cela était toujours le cas grâce à Anatole qui avait eu le courage de rester là et grâce à Ellie qui avait compris, tout comme le brun, que nous ne pouvions rien y changer.

Alors c’était tout ? C’était comme ça que cela devait se finir ? Anatole n’était pas mauvais… c’était un héros même et on l’avait tous mal jugé, moi la première. Je déglutissais en fermant une nouvelle fois les yeux et j’avais senti les premières larmes rouler sur mes joues. Ce moment me bouleverserait sans aucun doute à jamais. Je me revoyais lui taper dessus, je le revoyais me bousculer… et puis notre travail d’équipe, et puis notre route vers l’église, et puis ses mots, ses mots doux, bons à mon égard. « C’est mon amie » avait-il dit. Elle avait pourtant tout fait pour se protéger de lui, elle avait pourtant tout fait pour rester froide et peu amicale, elle avait tout fait pour qu’il n’ai pas de place dans son cœur, car elle savait que cela ferait trop mal et pourtant, il avait su, le fourbe, s’insinuer comme un serpent jusqu’au plus profond de son être. Il n’était pas son ami, elle ne le connaissait pas assez pour cela, mais il était quelqu’un qu’elle appréciait, suffisamment en tout cas pour se sentir bouleversée… T’es trop sentimentale Alex’, ce défaut te perdra…

Regina m’avait libérée de son emprise lentement, puis Ellie était descendue, bientôt suivie de ma mère adoptive et de tous les autres. J’étais restée un instant seule devant le miroir, à le contempler, à observer mon reflet, celui d’une fille aux grandes cernes, à la peau pâle de fatigue et de tristesse, aux yeux rouges et aux cheveux en bataille. J’étais déjà habillée pour Halloween… Lentement, je m’étais approchée du miroir, j’avais levé une main tremblante en direction de la surface, la gorge nouée, et je l’avais effleurée.

- Nous aurions pu être amis… Oui…

J’avais la voix brisée, pas bien plus haute qu’un murmure. Il ne m’entendait pas de là où il était de toute façon, à quoi bon lever le ton ? Etait-il précisément en train de tomber en cendre à l’heure actuelle ? Eleanor chantait-elle sa chanson pour se rassurer ? Les gens hurlaient-ils tout autour d’eux ? Je m’efforçais de ne pas chercher de réponse, d’arrêter de me poser des questions et surtout de ne pas me remémorer la scène. Eleanor ne serait pas seule pour vivre ce moment… Je pris une profonde inspiration avant de rejeter de la buée sur le miroir, beaucoup de buée. Puis, de mon index, je me mis à écrire sur la paroi :

« Eleanor Anatole Ellie Diane Regina Sebastian Louise »

J’avais étalé les noms les uns après les autres, les uns en dessous des autres. J’avais des façons bien singulière d’extérioriser ma peine, ma peur mais c’était mes façons et elle me faisaient du bien. C’était comme une sorte d’hommage à ce que nous avions vécus… J’hésitais encore quelques instants puis j’inscrivis le dernier nom :

« Rose »

Je ne comprendrais sans doute jamais pourquoi elle m’avait appelé ainsi, si c’était le Dragon qui le lui avait dicté ou simplement l’imagination débordante d’une petite fille, mais c’était ma façon de lui rendre un dernier hommage. Puis, je posais ma paume contre le miroir en regardant la buée se résorbait et faire disparaitre nos noms comme avaient disparu Anatole et Eleanor quelques minutes auparavant.

- Au revoir Anatole…

Une boule dans la gorge, j’avais ensuite descendue les marches lentement pour retrouver le groupe. Durant ma descente, je m’étais mise à penser, à réfléchir aux actes des uns et des autres. « Fais moi confiance » m’avait dit Ellie. Elle avait posé ses mains sur moi en me le disant, elle avait eu ce regard et pourtant… elle était déjà en train de me trahir en le faisant. Elle me demander de lui faire confiance alors qu’elle savait déjà qu’elle n’accomplirait pas ma volonté : aucune solution n’avait été trouvée, ils étaient tous morts. Mais je ne lui en voulais pas, pas maintenant en tout cas. J’aurais sans doute apprécié qu’elle n’ait pas autant de conviction en me mentant, j’aurais préféré qu’elle ne sache pas me mentir aussi bien, cela aurait peut-être montré à quels points nous étions proche. Elliot était mon meilleur ami… Je me rendais compte qu’Ellie ne l’était peut-être pas… Le jeune homme aurait-il autant de faciliter à me mentir ? Je ne l’espérais pas, mais je ne pouvais pour l’instant pas le savoir.

Il y a de cela 6 mois, j’aurais sans doute pris très mal cette « trahison »… Mais j’avais grandi. Oui. Paradoxalement, Neverland m’avait grandit et j’avais appris que parfois les choses étaient plus compliquées qu’elles nous le semblaient. Je risquais d’avoir tôt ou tard une conversation avec Ellie, notamment sur sa faculté alarmante à me mentir sans sourciller, mais j’avais au moins compris pourquoi elle ne faisait. Elle avait sans doute raison, on ne pouvait pas changer le passer. Que se serait-il passé si cette ville n’avait jamais disparu ? Sans doute Storybrooke n’aurait-elle jamais vu le jour ? Et Enora, la petite de 4 ans que j’étais alors en 1997 aurait sans doute continué à errer dans les bois ou aurait trouvé refuge dans la ville d’Eleanor… Qu’en aurait-il été alors ? C’est Neil qui avait raison, on ne devait pas changer le passé, c’était sans doute pour cela qu’elle refusait tant de nous parler de notre futur, pour ne pas nous influencer… Et si Ellie ne m’avait pas menti, j’aurais sans doute fait un grosse bêtise ou elle serait encore à tenter de me convaincre… Il valait peut-être mieux ainsi après tout… J’avais regardé tout le monde en silence, Ellie semblait bien dévastée. Elle était mon amie, proche de ma meilleure amie et je désirais être là pour elle. Je fis un petit signe de la tête suivi d’un regard appuyé pour faire comprendre à tout le monde que je désirais me retrouver seule avec elle un moment. Lorsque les « aurevoirs » furent prononcé et que nous fumes enfin seules l’une et l’autre, je m’asseyais avec douceur à ses côtés, sans un mot. J’attendis quelques secondes, puis ma main gauche vint attraper sa droite, entremêlant nos doigts comme pourraient le faire deux amoureux… C’était sans aucun doute un contact gênant, surtout pour elle qui n’appréciait pas cela. Mais je me devais de le faire, lui montrer que j’étais là, là pour elle et que je ne lui en voulais pas. Je voulais lui montrer que je l’appréciais et que ce soir, j’avais eu peur de la perdre. Si elle s’était sacrifiée, comme elle en avait l’intention sans que je ne puisse lui dire « au revoir », je m’en serais voulu à vie, je n’aurais peut-être même pas survécu, j’aurais été dévastée de lui avoir fait confiance et de l’avoir donc abandonnée. Mais cela n’était pas arrivé, elle était bien là, grâce à Anatole et elle devait se sentir seule… C’est exactement à cet instant que la voix du brun me revint en mémoire :

On n'est jamais vraiment seul.

Il n’avait pas tort… Et je voulais le lui prouver… où qu’il soit. Alors, sans vraiment faire attention à ce que je faisais, je me mis à chanter, du bout des lèvres, une chanson que je connaissais bien. J’avais toujours aimé les comédies musicales, en bonne américaine. Et « Into the Woods » de Steven Sondheim s’était imposé à mon esprit directement. Je chantais pour moi, pour elle, pour lui… et Eleanor.

Sometimes people leave you
halfway through the wood.
Others may deceive you.
You decide what's good.
You decide alone.
But no one is alone.

Nothing's quite so clear now-
Feel you've lost your way?
You are not alone.
Believe me.
No one is alone.
Believe me.
Truly...





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Il n'y a pas d'autre amour que celui
qui consiste à donner sa vie
pour ceux qu'on aime
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Phoebus Light


« Y'a pas de saucisses ! »


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________________________________________ Jeu 12 Nov 2015 - 4:08


Les Cendres de Storybrooke

Apollon ne connaissait pas cette maison. Jamais avant, malgré toutes ses excursions de la ville de fond en comble pour en connaître chaque endroit, il ne l'avait vu. Cette simple constatation lui serraitdéjà le cœur alors que les paroles de Diane continuaient de résonner dans sa tête. Qu'est-ce ce que ça signifiait ? Pourquoi apparaissait-elle soudainement ici ? Il ignorait les détails du séjour de sa jumelle en ce lieu. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle ne l'appellerait jamais à l'aide sans une bonne raison. S'il n'y avait pas d'autre solution. Il l'avait comprit, ce miroir où il ne savait quoi, qu'il devait venir toucher pour permettre le passage... Bloqués dans le passé ? Comment était-ce possible ? Les voyages temporels étaient une chose faisable, en soi, bien que lui n'en ait jamais vécu. Ils les savaient dangereux. Si quoi que ce soit se modifiait des centaines d'années auparavant, toute existence présente ici était remise en cause, la ville même... Pourtant, avant qu'il ne se téléporte au grenier, tout était encore en place. Rien n'avait changé.

Pour lui, du moins. Alors qu'il posait sa main sur la surface plane du miroir, il sentit la main de Diane se coller à la sienne avant qu'elle ne se jette tout bonnement sur lui. Elle avait les larmes aux yeux, des émotions différentes semblant la parcourir au même instant. Le dieu se contenta de lui rendre son étreinte, la serrant fort contre lui, se permettant une remarque sur sa robe à laquelle elle réagit immédiatement. C'était là le but, la distraire, alors qu'il ignorait tout ce qu'elle avait pu vivre de l'autre côté. Il se détacha quelque peu d'elle lorsque Alexis fit son apparition, même si en réalité... Il ne dormait pas non. Il travaillait même ! Quand même ! Beaucoup ! Par rapport à avant. Il savait qu'elle le taquinait, il l'aimait bien pour ça, Diane en avait vu de toutes les couleurs avec eux et... ça lui manquait un peu.
Le Dragon... Il en avait déjà entendu parler, à maintes reprises, notamment pour un événement récent et tragique survenu dans leur famille. C'était la bataille actuelle d'Arès. Son regard s'assombrit quelque peu et le sourire qui avait orné son visage se dissipa alors qu'au même moment, Alexis sembla réalisé quelque chose qu'il ne comprenait pas.

Ellie ? Elle n'était pas là, pourtant. Où, alors ? Il avait pourtant amorcé le passage par le miroir, non ? Il avait raté quelque chose ? Lorsque la déesse magique tenta de le traverser dans le sens inverse, certainement pour la rejoindre, elle se heurta à la vitre, un cri s'élevant de sa gorge. Ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Anatole? Sa tête se tourna légèrement vers Diane. Il ne connaissait pas ce nom, ça ne lui disait rien, pourtant tout ceux présents ici semblaient voir de qui il s'agissait. C'est en serrant la main d'Artémis dans la sienne qu'il assista à la réapparition d'Ellie – étonné de la voir en enfant au passage, étant donné qu'il ne l'avait imaginé qu'adulte. Apollon n'avait pas toutes les pièces du puzzle, il ne comprenait pas ce qui se déroulait face à ses yeux curieux, si ce n'est la détresse de la déesse qui se répercutait en sa sœur – ainsi qu'en lui, faiblement, par extension. Il pencha la tête sur le côté, incertain de ce à quoi il se retrouvait mêlé. La fin d'une histoire, apparemment. De plusieurs, même ? Il préféra baisser les yeux, parce que cela ne le concernait pas. Il avait ce sentiment qu'il s'agissait d'un instant important, auquel il ne pouvait se permettre de se convier de la sorte. Et oui, mine de rien, Apo il a quand même la notion d'intimité et tout. Surtout qu'il captait rien, en fait.

Il devinait la destinée funeste de cette Eleanor grâce aux pensées de Diane qui lui permettait d'au moins saisir le sens des paroles d'Ellie. Cette petite fille était morte, maintenant et... Anatole, qui qu'il soit, était resté à ses côtés. C'était encore vague, mais il pensait avoir ainsi la base de tout ce qui se déroulait autour de lui. Alors, entraînant Artémis avec lui, il décida de sortir à son tour de cette habitation étrange. Il en était intrigué, en réalité. S'il ne savait pas ce qui avait eu lieu ici, il restait sceptique quant à sa construction soudaine en ville. Pourquoi maintenant ? Pourquoi tout court, en fait ?

Il fut soulagé, en réalité, de voir Louise apparaître un peu plus loin sur le chemin. Toute cette dépression qui l'entourait le mettait extrêmement mal à l'aise. Il s'en voulait, aussi. De ne pas avoir été présent. Il ne supportait pas de voir les gens tristes. Qu'il s'agisse d'Artémis, d'Ellie, d'Alexis, ou même de sa mère Regina qui était là aussi... Ou cet homme qui venait d'apparaître en maniant le sable comme personne. Apollon s'arrêta un instant, d'un coup, admirant ce spectacle de grains brillants. Avant de reprendre ses esprits pour aller s'approcher de la détective en herbe, entraînant – contre son gré peut-être - Diane avec lui pour aller à sa rencontre, allant la serrer un moment dans ses bras. Il ne la voyait plus aussi souvent, si ce n'est pour l'aider à se défouler et à s'entraîner, en grande majorité. Pourtant, il se demandait ce par quoi elle était passée pour avoir encore ses marques de larmes sur les joues, elle aussi.

"Tu vas bien ?" Il s'inquiétait, naturellement. Mais il devait lui changer les idées, c'était comme ça qu'il fonctionnait, permettre un moment de répit pour remettre ses idées en place avant de réfléchir à tout ce qui avait pu arriver. Il affichait un sourire taquin, une lueur rieuse dans le regard. "J'ai un cadeau pour toi !"

Il sembla soudainement bien enjoué, sentant déjà le regard de réprimande de sa sœur comme quoi ce n'était vraiment pas le moment. Mais si, c'était le moment ! Au moins, elle penserait à autre chose. Comme lorsqu'elle était rentrée de Grèce et qu'il lui avait permit de se libérer l'espace de quelques heures, de faire redescendre la pression. Ça pouvait faire du bien. Alors il mit sa main dans sa poche avant d'en sortir un petit objet.

"Tiens. Il est beau non ?" Il lui avait tendu un cercle en métal d'un doré très foncé, avec un grand A extrêmement bien calligraphié au centre. Un insigne des plus majestueux si vous voulez son avis. "A comme Apollon." Il lui semblait utile de faire le lien, même si au final ça avait l'air évident. "C'est pour L'armée d'Apollon en fait. Didi aime pas le nom mais elle a de mauvais goûts. C'est comme un club, avec pizza tous les jeudi, parties de Mario tous les samedi et je paye le shopping un mardi par mois pour les intéressés."

Il évita de justesse une autre tape sur la tête en s'écartant des deux jeunes femmes tout souriant, offrant un clin d’œil à Louise. Diane était juste jalouse parce qu'elle n'avait pas encore le sien. C'était Lily qui lui avait conseillé de les fabriquer. Selon elle, il fallait qu'il fasse sa ''promotion'', même s'il n'avait aucune idée du pourquoi du comment. Pour son image où il ne savait quoi, pour paraître « cool ». Comme Apollon adorait être cool et ne manquait pas une occasion d'aller vers les autres pour parler de sa personne apaiser les moindres tensions, il s'était dit que l'idée n'était pas mauvaise, en soi. Il considérait ce petit groupe qu'il pourrait former comme une masse soudée et prête à se soutenir. Même si les pizzas étaient sa motivation première, ça lui donnait une bonne excuse.

Il avait tendu l'oreille en entendant Alexis chanté un peu plus loin, comprenant néanmoins qu'il était de rigueur de la laisser seule avec Ellie pour le moment. Il se contenta alors d'écouter, silencieusement, la mélodie qui sortait de sa bouche. Il adorait quand les gens chantaient. Il était le dieu de la musique, il ne fallait pas l'oublier. Alors, en attendant, il alla s'approcher de l'inconnu qui s'était écarté.

"Enchanté Monsieur Sable." Il ne voyait pas comment l'appeler autrement, puis ça lui allait bien en fait. "Je voulais vous remercier d'être resté avec Lou." C'était la moindre des choses, non ? Il n'avait pas été là, Diane non plus et, même si elle était capable de se défendre la petite, c'était toujours mieux d'être deux. "J'espère qu'elle n'a pas été trop insupportable ? Il n'était pas sérieux, évidemment, ça s'entendait au ton de sa voix moqueuse. Il espérait surtout qu'il ne leur était rien arrivé de trop grave, mais ils étaient en vie c'était déjà bien. Je sais qu'on ne se connaît pas, mais je vous apprécie déjà. Vous devriez passer à la maison."

Le bon feeling, c'était important, surtout comme ça à la première rencontre, si brève soit-elle. Il semblait si gentil et si... attentionné, en fait, comme avec Ellie un instant plus tôt. C'était une bonne personne. Et ça se faisait bien trop rare, il fallait les conserver. Peut-être qu'il aurait le droit à un badge lui aussi. Il lui enverrait par la poste, ça ferait mystérieux, c'était cool... Mais il ne devait pas s'emporter. Parce qu'il était le Maître d'Olympe, il devait garder une bonne image. D'après Lily, ça pourrait l'aider de porter son armure plus souvent, pour en envoyer un peu ou alors... ou alors il ne devait rien porter du tout, il ne se rappelait plus, des fois elle donnait des conseils vraiment étranges et il avait du mal à suivre sa logique.

"Tout le monde devrait venir à la maison !" Son regard se porta également sur Regina, un sourire amical à son égard. Il la connaissait principalement de la mairie même si ses préoccupations étaient autres actuellement, mais pour une Méchante Reine elle lui avait toujours semblé sympathique. "Je vais nous préparer des crêpes." Derrière lui, il pouvait distinctement entendre Artémis se plaindre de la qualité de sa nourriture et prétendre qu'il allait les acheter. Alors, outré, il se tourna vers sa sœur en désignant d'un signe de tête Alexis un peu plus éloignée. "Tu dénigres mes efforts, Arté ! Elle aussi elle grille des trucs, c'est la seule qui peut me comprendre !" D'ailleurs, il faudrait qu'il lui donne un insigne. Elle le méritait amplement. C'était sa pote. "En plus je me suis amélioré, j'en brûle qu'un côté maintenant !"

Le pire dans tout ça c'est qu'il en semblait vraiment très fier.

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Yours are the sweetest eyes I've ever seen.
And you can tell everybody this is your song. It may be quite simple, but now that it's done, I hope you don't mind, I hope you don't mind that I put down in words how wonderful life is while you're in the world.

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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


Louise Hollen


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________________________________________ Jeu 12 Nov 2015 - 19:59



Les Cendres de Storybrook

Ils étaient de retour chez eux, et étrangement, ça l'avait bouleversée. Pourtant, elle aurait adorer rester avec monsieur O'Zor. Et elle ne comprenait pas ses paroles énigmatiques. Ils vont avoir besoin de toi. Très bientôt." Non, non et non, elle ne parvenait pas a comprendre. Ça avait été le seul moment de la conversation ou il l'avait tutoyer. Le moment ou elle avait senti une boule se former au creux de son ventre. Louise observa sa main en silence, suivant Sebastian qui c'était dirigé vers la maison. Juste une petite humaine. Il n'y avait qu'a voir l'état de son bras, elle ne tiendrai pas face au moindre ennemi. Alors comment allaient ils pouvoir avoir besoin d'elle ? C'était l'inverse non ?

Elle referma le poing et soupira avant de lever la tête vers le ciel en inspirant. Bon, il n'y avait pas que ça faire. Aller sauver les autres étaient une priorité. Sauf qu'ils semblaient être la. Abîmés, dévastés, mais la, bien vivants. Presque tous. Il manquait Anatole. Étrangement, elle se sentit triste, oui, car perdre quelqu'un dans une entreprise comme celle la l'était, bien entendu. Mais en même temps … elle avait l'impression que ce n'était pas fini. Au font d'elle elle avait l'intime conviction qu'ils se reverraient. Dénis ? Refus d'accepter la mort ? Peut être, sûrement même. Mais il y avait aussi une part de confiance. Oui, elle lui faisait confiance, assez pour se dire qu'il s'en sortirai, assez pour se dire qu'il ne périrait pas la bas. L'eut elle expliqué a quelqu'un qu'on l'aurait certainement prise pour une folle.

Le regard perdu vers le ciel, elle inspira un instant. On t'attends Anatole.. Regards vers le reste du groupe quand elle aperçut le dieu des arts. Et en plus ils avaient ramené la cavalerie ! Elle leur fit un petit signe de sa main valide avant de se faire enlacer par Apollon.

"Tu vas bien ?"


"Oui, ne t'en fais pas ça va guerrir, merci. Dans quelques semaines je te botterai a nouveau les fesses a Mario ! Oh et il faudra juste penser a rajouter les T-Rex a la liste des bestioles qu'il faudra que j'apprenne a combattre"
ajouta elle en retenant un petit rire.

Tout a coup, il lui offrit un insigne, un simple insigne. Les mots lui manquèrent. Non seulement l'objet était d'une finesse rare, mais en plus il avait pensé a elle. Pas qu'il ai l'habitude de l'oublier ou quelque chose dans le genre mais elle eut soudain l'impression que ce n'était plus seulement Diane et lui qui l'acceptaient dans leurs petite recherches divines, mais qu'elle était devenue quelqu'un qui pouvait changer les choses.

"Il est magnifique, merci."
Elle l'avais prise contre elle un instant en fermant les yeux. "Et le nom est super", ajouta elle en riant.

L'armée d’Apollon. Ça donnait un petit coté cool a leur entreprise. Bon, qu'avait elle dis sur les larmes déjà ? Ah oui, on ne pleurait plus. Elle s'approcha de la déesse et la pris contre elle un instant a son tour.

"Faut vraiment qu'on trouve des talki walkies. Et je suis contente que tu ailles bien." J'étais inquiète.
Lentement, elle se détacha d'elle et ajouta d'un ton mystérieux : "Le pire dans tout ça c'est que tu ne m'as presque pas quittée dans cette aventure !"

Elle retint un petit rire devant l'air surpris de Diane après ces paroles énigmatiques. Quelque soit l'époque, elle se débrouillait toujours pour être la. De toute façon, ils allaient certainement faire un petit briefing dans la bibliothèque Olympienne. Mais après les crêpes. Les crêpes c'était important, bien qu'une grimace lui échappa en entendant parler du cuisinier. Et dire que la cuisine était sencé être un art ... ou presque. Un coup d’œil et elle avait vue le maître d'olympe se diriger vers Sebastian.

"Je voulais vous remercier d'être resté avec Lou. J'espère qu'elle n'a pas été trop insupportable ?


Elle avait haussé un sourcil avant d'emettre un cris de protestation en entrant dans son jeu. Elle n'était pas une petite fille indisciplinée !

"Hey ! J'ai été sage ! Ou presque ..."

Pour un peu elle lui aurai tiré la langue. Oh bah si en fait elle l'avait fait en fait, même si elle devait se retenir un rire. Le monde que Dean protégeait lui paressait toujours aussi intéressant, mystérieux, sécurisant. Mais ici elle avait sa famille. Elle pressa un instant les doigts de Diane avant de s'avancer vers Sebastian.

"Je pense que nous serons amenés a nous revoir, et puis ... je vous expliquerai un peu tout ça"


Elle le lui avait dit dans la vallée, et réitérais sa promesse ici, quelques millénaires après, au cas ou le temps aurait effacé ses paroles. Elle se tourna vers les dieux. Elle avait hâte de leur raconter ce qu'elle avait vue, hâte d'entendre leur histoire. Sa main descendit dans son sac et elle regarda les quelques fleures qu'elle avait ramassée. Dans quelques jours, elle déposerai un herbier dans son coffre sous le lit, avec quelques croquis des cailloux qu’elle avait vue, de Dean et des trois enfants. Mais pour l'instant ... Pour l'instant, c'était le moment de se détendre. Ils l'avaient mérité non ?


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« J'ai un corps d'Apollon ! »


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________________________________________ Jeu 12 Nov 2015 - 22:54

Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.

...

Le lendemain, le 1er novembre.

La demeure se dressait, un peu penchée et décrépite. Elle avait toujours l'air habité dans son étrange immobilité. Je me sentais observée par les orbites béantes des fenêtres. Je remontai la fermeture Eclair de mon manteau et m'avançai dans le parc. Mes bottines faisaient craquer les feuilles mortes. Aucun bruit, aucun oiseau. Le temps était comme figé en cet endroit. Un brouillard s'était déposé et enveloppait la propriété d'une ambiance spectrale.

Je voulais revenir en ce lieu, je m'y sentais comme attirée. Je savais qu'il n'existait aucun moyen de modifier le passé sans risquer de détruire le futur. J'avais réfléchi à toutes les possibilités. Elliot aurait très bien pu remonter le temps pour aller chercher Anatole, mais cela aurait-il attisé la colère du Dragon ? Il avait été très clair : il souhaitait que nous partions de l'époque d'Eleanor. Si l'un d'entre nous y revenait, je doutais du dénouement de l'histoire... Tout devait rester ainsi, même si c'était révoltant.

Je n'avais pas tout raconté à Lily. Je ne pouvais tout simplement pas trop m'étaler sur le sujet. Cela était bien trop douloureux de reconnaître notre propre incapacité à agir. Elle avait eu l'air déçu de me revoir enfant, et semblait inquiète à mon sujet. Pourtant, tout allait très bien. Le présent était sauf. C'était tout ce qui comptait, n'est-ce pas ?

Je ne lui avais pas dit que je retournais à la maison d'Eleanor, car je craignais qu'elle ne veuille m'accompagner. Ce que je comptais faire était dangereux. Hors de question qu'elle risque sa vie une fois de plus. Si ça se trouvait, je n'allais pas revenir.

Après notre retour dans le présent, j'avais longuement discuté avec Sebastian. Je lui avais demandé ce qu'il avait vu dans cette vallée. Il m'avait expliqué à grand renfort de sculptures ensablées : les enfants-dieux, le vieil homme qui distribuait des bonbons et des câlins, les dinosaures... Tout ceci semblait fantasmagorique, comme si l'on avait mélangé plusieurs choses qui n'allaient pas ensemble. Pourtant, je croyais le marchand de sable. Il était incapable de mentir. Il m'avait raconté qu'il avait trouvé un passage dans le parc d'Eleanor, juste à côté d'un grand chêne.

L'arbre était toujours là, fier bien que dépouillé par l'implacabilité de l'automne. Dans le paysage embrumé, il ressemblait à un squelette de quelque monstre de fantasy.

Je m'en approchai et posai ma main contre l'écorce. Il n'était pas entièrement froid, car la vie battait à l'intérieur. Il avait tout vu, il avait assisté à la fin d'une époque et au début d'une nouvelle... Il avait été épargné par le brasier, tout comme la demeure. J'aurais aimé être comme lui, assister à tout et comprendre, comprendre enfin... la raison de toute chose.

Je me reculai de quelques pas, cherchant la faille en plissant des yeux. Comment la trouver ? Je fis le tour de l'arbre, m'écartai de plusieurs mètres, revins vers le chêne, m'en éloignai de nouveau, avant de croiser les bras, bien dépitée.

"Je ne la trouverai jamais." marmonnai-je, contrariée.

Peut-être que la faille n'existait qu'à l'époque d'Eleanor, là où Sebastian et Louise l'avaient passée ? Non, ce n'était pas logique. La propriété était bâtie au coeur d'une boucle temporelle, je l'avais compris. Par conséquent, le passage était ouvert à travers le temps.

Je reculai d'un pas, faisant de nouveau craquer les feuilles sous mes pieds. Soudain, le silence se fit. Rien de plus qu'un froissement d'herbe contre mes bottines.

J'écarquillai les yeux sur la vallée qui s'étendait à perte de vue sous mes yeux. Le brouillard et le froid avaient disparu, remplacés par une chaleur agréable. L'air me semblait plus "aéré", plus pur. J'inspirai à pleins poumons tout en m'émerveillant sur les hautes montagnes qui ciselaient l'horizon, au loin. A tâtons, j'ouvris mon manteau. Le bruit discret de la fermeture Eclair fut noyé par un pépiement d'un oiseau étrange qui semblait crever les nuages tant il volait haut.

Je renversai la tête en arrière mais me retrouvai aveuglée par le soleil éblouissant.

"Je l'ai trouvée..."

La Vallée aux Merveilles. J'avais fait le rapprochement avec Astrid et ce qu'elle racontait de sa "Grande Vallée" lorsqu'elle était un dinosaure, mais sa version de l'histoire ne coïncidait pas avec celle de Sebastian. Elle ne se souvenait d'aucun enfant-dieu. Dans son paradis de verdure, il n'y avait que des dinosaures.

Je baissai les yeux et pivotai sur mes pieds, me stoppant brutalement en voyant un homme agenouillé dans l'herbe, recroquevillé sur lui-même. Il se balançait lentement d'avant en arrière. J'eus l'impression de recevoir un coup de poing dans le ventre lorsque je le reconnus. Stupéfaite, je balbutiai :

"Anatole...?"

Il releva la tête subitement et écarquilla les yeux, comme surpris de voir la vallée. Son visage était crispé par la douleur mais à mesure qu'il observait les alentours, ses traits se détendirent. Enfin, ses yeux hagards et remplis de larmes se posèrent sur moi.

"Qu'est-ce que... Comment tu peux être là ?"
fis-je, totalement perdue.

Son visage était figé dans une expression éberluée et brusquement, il se mit à sourire presque béatement.

"Ellie..."

Il baissa les yeux sur ses mains, laissa échapper un faible rire et se releva d'un bond. Surprise, je me reculai d'un pas. Il était si vif alors que quelques secondes plus tôt, il semblait presque dans un état catatonique. Ce changement trop brusque me rendit encore plus méfiante.

"Tu es venue..." balbutia-t-il en levant les yeux vers moi. "Tu es venue ! C'est incroyable ! C'est comme dans mon rêve ! Tu es là devant moi dans la vallée mais cette fois j'entends ce que tu dis ! Je l'entends ! Je croyais que c'était un souvenir mais non... non c'est bien réel !"

Il était surexcité. Il passa une main dans ses cheveux et avança de quelque pas vers moi, ouvrant la bouche comme s'il voulait dire autre chose mais qu'il ne trouvait pas les mots. Je l'observai d'un air à la fois méfiant et prudent. Une foule de questions explosait dans mon esprit et je ne savais par quoi commencer. Comment avait-il fait pour venir jusqu'à la vallée ?

"Qu'est-ce que tu racontes ?"
fis-je sèchement. "Comment as-tu fait pour quitter Eleanor ? Tu avais juré de rester avec elle !"

"J'étais avec elle ! Je suis resté jusqu'à la fin ! Tu ne sais pas ce que c'est de sentir tout ton corps s'embraser et de..."

Il se tut brusquement, car il avait lu dans mes yeux que je savais parfaitement ce qu'il avait traversé. Le Dragon m'avait envahie de son feu si bien que j'avais été contrainte de me régénérer. Mais lui... comment avait-il fait pour se téléporter ailleurs, dans une vallée bien plus éloignée dans le temps ?

Un petit silence s'installa, pendant lequel le jeune homme parut se calmer un peu.

"Je l'ai serrée contre moi alors que le feu nous atteignait... et maintenant je suis ici." donna-t-il pour toute réponse.

Il regarda tout autour de lui, profondément fasciné. Puis, il ajouta dans un filet de voix :

"Et c'est... c'est merveilleux."

Je croisai les bras et lançai d'un ton froid :

"Oui, c'est merveilleux mais je ne comprends rien."

Il me jeta un regard surpris, avant de rire un peu et d'essuyer une larme. Pleurait-il de joie ? Il m'aurait fallu un traducteur pour saisir ce qu'il se passait dans sa tête.

"Ca n'a rien de drôle ! Je suis venue ici pour obtenir des réponses, et au lieu de ça, je te trouve toi. Ca veut dire quoi ?"

"Tout est tellement pareil... J'aurais jamais pensé avoir été réellement ici."

"Anatole, j'ai besoin de savoir !"
m'écriai-je, agacée de le voir aussi détaché du problème. "Je ne peux pas continuer ainsi ! C'est... je ne peux pas ! J'ai l'impression que l'on se fait tous manipuler par quelqu'un qui tient les ficelles ! Il faut que ça change !"

Peu à peu, je m'aperçus que le regard d'Anatole devenait différent. Je fronçai les sourcils.

"Je crois que c'est pour ça qu'il est là."
dit-il.

Il désigna quelque chose derrière moi du bout du doigt. Je me retournai et aperçus un grand homme, au loin. Sa couleur de peau était noire et il était vêtu d'une armure en métal légèrement dorée. Il tenait un long bâton dans sa main droite.

"C'est qui ça encore ?"
demandai-je, à la fois anxieuse et intriguée.

"Dans mes souvenirs tu... tu es allée le voir. Et ensuite tu es revenue vers moi. Oui, tu es revenue." assura Anatole.

Je voyais dans ses yeux qu'il revivait son rêve. Il était persuadé que tout était en train de se dérouler de la même façon, et je n'allais pas remettre en doute ses paroles. Une part de moi voulait aller au bout de ce voyage. Peut-être allais-je savoir, enfin...? Brusquement, alors que je m'avançais vers l'homme noir, je me rendis compte que je ne savais plus quelle question poser. Par quoi commencer quand l'univers s'offre à soi ?

Je décroisai les bras et marchai tout en agitant mes doigts fébriles dans la brise, le long de mon corps. L'homme ne bougeait pas, comme s'il attendait ma venue. Une fois devant lui, je levai la tête et réfléchis à la façon d'amorcer la conversation.

"Bonjour... il semblerait que je doive venir vous voir."

J'avais l'impression d'être totalement ridicule, et l'homme me le fit bien sentir en ayant aucune réaction. Il se contentait de m'observer, sans ciller, sans remuer d'un millimètre. Un instant, je songeai que c'était peut-être une statue incroyablement bien réalisée.

"Je m'appelle Ellie." repris-je d'un ton incertain.

"Je sais qui tu es. Mais toi, le sais-tu ?"

Sa voix rauque et caverneuse m'arracha un tressaillement.

"Je pensais... enfin, j'espérais que vous m'aideriez à le découvrir." répondis-je, intimidée.

L'homme observa les alentours tranquillement, sans bouger la tête. Il semblait s'animer avec lenteur. Sa voix elle-même était aussi profonde et calme qu'un lac.

"C'est ici que tout a débuté la première fois."

"Vous voulez parler de la naissance des dieux ?" m'enquis-je en ouvrant de grands yeux.

"Les dieux ne sont pas nés ici. Ils viennent d'un autre monde, par-delà les étoiles. Comme toi, d'ailleurs."

Je battis des cils, le souffle coupé. Puis, je songeai qu'il devait se tromper. Tout ceci ne me concernait pas. Donc, les dieux venaient d'une autre planète. Quelque part, je m'en étais toujours doutée. Ils ne s'apparentaient pas à la Terre, ils étaient bien trop différents d'elle.

"Je ne suis qu'une erreur, le double d'Elliot. Je ne peux pas venir de là-haut."
dis-je en montrant le ciel du doigt.

"On vient tous de quelque part." déclara simplement l'homme.

Il marqua une pause et ajouta :

"Une âme n'est jamais confiée en vain."

Cette phrase sonnait étrangement en moi. Quelque chose m'échappait, encore et toujours, alors que j'avais presque l'impression d'avoir la solution. C'était insupportable. Je m'abîmai dans une intense réflexion, les sourcils froncés au maximum.

Elliot était capable de remettre l'âme dans un corps la minute suivant la mort. J'ignorais comment il s'y prenait et lui-même ne le savait pas. Cela voulait-il dire que quelqu'un, quelque part, s'amusait depuis des temps immémoriaux à glisser des âmes dans les corps ? C'était tellement absurde mais après tout... pourquoi pas ? J'avais appris que tout était possible. Absolument tout.

Je restai encore quelques instants pensive, la main posée sur le menton. Enfin, je demandai, après avoir choisi soigneusement ma question -car je me doutais que je n'aurais pas le droit à beaucoup de réponses :

"Par confier, vous voulez dire que quelqu'un décide de quel corps abrite telle âme ?"

Qui pouvait être doté d'une telle responsabilité ? Un titan ? Un être supérieur ?

Le regard de l'homme devint si perçant en se posant sur moi que je me sentis mal à l'aise. Puis, l'ombre d'un sourire se dessina sur sa bouche. L'ombre d'une ombre tant il était subtil. A peine perceptible.

"Il est temps que tu lui parles."
déclara-t-il.

De qui parlait-il ? Je regardai de tous côtés et aperçus alors, un peu plus loin, derrière Anatole qui m'attendait...

"Astrid ?"

Déconcertée, je rebroussai chemin, oubliant l'homme en armure pour un temps. Je passai devant Anatole sans m'arrêter et ce dernier suivit mon regard. Presque mécaniquement, j'arrivai jusqu'à la jeune fille. Elle était debout et chancelai légèrement, comme si elle avait du mal à trouver un équilibre. Dans son regard brillait une lueur blanche qui s'évanouit peu à peu.

Que faisait-elle là ? Que lui avait-on fait ? Elle semblait absente, le regard vide. Je tressaillis. Elle n'avait aucune expression de la jeune fille que je connaissais. Cela m'inquiétait fortement.

"Astrid ?" fis-je d'une toute petite voix, afin de ne pas la brusquer.

"Qui êtes-vous ?"
fit-elle d'un ton pas plus haut qu'un murmure. Elle observa mollement autour d'elle et ajouta : "Où suis-je ?"

"Astrid, c'est moi, c'est Ellie !"
fis-je, ma voix tremblant sous l'effet de l'angoisse.

"Qui est Astrid ?"

Cette phrase termina de m'alarmer. Elle ne se souvenait de rien. Elle avait perdu la mémoire. Comment ? Pourquoi ?

"Tu t'appelles Astrid Littlefoot. Tu es l'amie de Lily."
fis-je, interdite.

Brusquement, quelque chose me revint avec la force d'un boulet de canon. Un flash auquel j'avais assisté suite à un baiser que Lily m'avait volé... Je me souvenais très clairement de m'être vue avec Astrid dans une clairière et que je lui disais certaines choses. Ce que je venais précisément de lui dire. Je frissonnai, en proie à une angoisse encore plus grande que celle ressentie auprès du Dragon. Cette révélation que le futur, comme l'avait dit Anatole, était en train de s'écrire maintenant.

A cela s'ajoutèrent les paroles de l'homme en armure : "Une âme n'est jamais confiée en vain." et "Il est temps que tu lui parles." J'avais l'impression que tout les rouages s'enclenchaient dans une suite logique dont l'engrenage m'échappait encore. Astrid n'avait pas perdu la mémoire. Elle venait seulement d'obtenir son âme. Et c'était à moi d'insuffler son existence.

Je pris une grande inspiration et poursuivis, chamboulée par ce que je provoquais :

"Tu es l'amie de Lily. Tu la protégeras. Tu seras là pour elle."

"Lily... elle était... un éléphant dans un autre monde..."
dit-elle avec des hésitations, en souriant un peu.

Je me reculai délicatement à mesure que les données déferlaient dans sa tête. Comment avais-je réussi ce prodige ? Je n'avais pourtant rien fait hormis aligner quelques mots. Pourtant, elle avait l'air de tout enregistrer à une vitesse incroyable. Peu à peu, le vide dans ses yeux disparut, remplacé par cette lumière qui la rendait si spéciale. Elle resta immobile, les bras ballants, souriant toujours rêveusement. Puis, elle articula dans un souffle :

"Je prendrai soin d'elle. Je promets."

"On dirait qu'elle parle à quelqu'un." fit Anatole qui nous avait rejoint.

Je hochai la tête sans cesser de fixer la jeune fille blonde, anxieuse. Astrid aimait raconter qu'elle parlait aux esprits qui habitaient sa tête. Je voulais en avoir le coeur net.

"A qui parles-tu, Astrid ?"

Son regard bascula vers moi et sans cesser de sourire, elle déclara d'un ton assuré :

"Elle m'a dit qu'il faut que vous partiez, maintenant."

Derrière nous, un portail d'énergie pure s'ouvrit dans l'air, mais je ne voulais pas partir. Pas maintenant. Cela ne pouvait pas se finir ainsi.

"Ellie..." me pressa Anatole.

"On ne peut pas la laisser ici. Je refuse d'abandonner quelqu'un. Pas encore."
dis-je d'un ton catégorique.

Astrid observait de nouveau les alentours d'un air pensif, comme si nous n'étions déjà plus là. Elle avait l'air si chétive, si fragile dans cette immense vallée. J'entendis Anatole déclarer d'une voix prudente, comme s'il cherchait à me convaincre sans me brusquer :

"Je crois qu'il faut la laisser, maintenant. Elle est au début de son histoire."

Alors, lui aussi avait compris. Je le savais, mais je ne pouvais pas l'abandonner pour autant. Je me tournai vers l'homme noir en armure qui n'avait pas bougé, la main toujours cramponnée à son bâton. Il eut un petit hochement de tête, me signifiant qu'elle ne courait aucun danger en ces lieux. Curieusement, je me surpris à le croire. Dès lors que j'avais passé la faille, je m'étais sentie en sécurité dans la vallée, en totale harmonie. C'était une sensation unique que j'aurais toujours aimé garder.

Anatole me prit la main. Je la serrai fortement et le suivis à travers le portail. Mon dernier regard fut pour Astrid qui agitait sa main dans notre direction, comme pour nous souhaiter bon voyage.

Le changement de luminosité me donna légèrement le tournis. Nous étions de retour dans le parc envahi par le brouillard, avec les feuilles mortes qui craquaient sous nos pieds.

J'avais la tête emplie de questions. Cela me donnait presque mal au crâne. Je lâchai la main d'Anatole et me frottai le front. Mon cerveau ne fonctionnait pas suffisamment rapidement.

Soudain, un craquement aussi léger qu'une fissure sur la glace me fit tourner la tête vers la faille. L'air vibrait étrangement. Il devint solide pendant quelques secondes, comme si le portail se solidifiait, avant de disparaître.

Contre l'avis d'Anatole, je levai la main et la passai au travers, mais plus rien.

"Elle s'est refermée. On ne pourra plus jamais y retourner."
constatai-je.

Je fixai le passage désormais inaccessible, près du vieux chêne. Je m'en étais doutée. Cela aurait été trop tentant de repartir, de poser davantage de questions... Quelqu'un s'était arrangé pour couper court.

"Cette grande vallée où nous étions... je crois que Storybrooke a été construite dessus."
songeai-je à voix haute. "Cela tombe sous le sens : Eleanor est entrée en contact avec nous par le biais de la boucle temporelle, et avant cela, son ami le Dragon venait forcément de quelque part... Je pense qu'il se trouvait dans la grande vallée et qu'il a trouvé le moyen de s'émanciper au fil des millénaires..."

Je restai pensive quelques instants avant de lancer un regard en coin à Anatole.

"J'aurais besoin d'un bon livre pour décompresser après tout ça."

Il eut un rictus amusé en secouant légèrement la tête. D'un commun accord, nous nous éloignâmes de la propriété. Une fois dans la rue, nous bifurquâmes à droite.

Nous ne vîmes pas l'homme qui venait par l'autre rue et qui marchait d'un pas modéré, tout en fredonnant une berceuse qui ressemblait à s'y méprendre à celle d'Eleanor. Son long manteau noir claquait dans le vent et son visage était caché par un chapeau aux bords épais. Le costume qu'il portait semblait venir d'une autre époque. Il paraissait n'être qu'une ombre de noirceur.

Et il fredonnait toujours tranquillement dans l'air embrumé. Une fois devant la demeure décrépite, il s'arrêta et la contempla. Alors, il sortit une pomme bien rouge de sa poche de manteau, la croqua et la posa délicatement sur la première marche de la maison.

Puis, levant la tête, il décocha un regard sournois à la propriété avant de tourner les talons.

Derrière lui, la pomme tomba instantanément en cendres tandis qu'il avait repris le doux fredonnement de la berceuse...

"Tic tac..."

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