Magic
League 3

de Dyson

MAGRATHEA :
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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
Une mission de Dyson Walters - Ouverture : septembre 2018
« La Chute des Héros ! »

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 A la croisée des chemins || Louise

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Sebastian Dust


« La Vérité sans Compromis »


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________________________________________ Jeu 12 Nov 2015 - 11:28




C'est comme le siphon d'un évier

Moi le soir de toute façon, c’est un yaourt et dodo.

- FUTUR HYPOTHETIQUE -

ANNEE 2017 – JUILLET

Sebastian fixait la bouilloire dans la cuisine, prenant le temps de préparer correctement le thé sinon elle allait lui faire la réflexion. Louise était une experte en thé, peut-être pas autant que Hackery, mais il aimait lui faire plaisir et pour cela… Il fallait en passer par une température idéale. Enfin, d’ordinaire elle aurait relevé, mais rien n’était vraiment habituel depuis ces derniers jours. Ces dernières semaines comme ces derniers mois avaient été des plus étranges et des plus inattendus, un enchaînement de nouvelles bénéfiques ou négatives pour aboutir à la situation actuelle. Il aurait préféré qu’elle lui fasse la réflexion, qu’elle s’agace d’une tasse trop froide ou d’un service mal assorti, voir qu’elle râle quant au désordre qui régnait dans le salon ; Sab n’avait pas vraiment eut le temps de ranger depuis la dernière visite de Jack, non pas qu’il ne se soit pas amusé mais du coup, il appréciait ce désordre enfantin laissé ainsi. Des livres défaits, posés en piles les uns sur les autres voir ouverts pour certains à même le sol, des feuilles gribouillées, des restes de statues de glace fondant dans un coin, des pots de crème glacée vides et quelques assiettes laissées à l’abandon non loin du poste de télévision. Rien que d’y penser, il s’en amusa avant de porter une main dans sa nuque, gêné. Sa maison pouvait être parfois très vivante, trop, avant de se retrouver plongée dans un silence profond de quiétude. Ce même silence qui régnait ce soir, lui permettant d’entendre bouillir l’eau pour lui signifier que c’était prêt.

Il prit soin de retirer la théière du feu avant qu’elle ne dépasse son temps, la déposant vers la table avant de verser son eau brûlante dans une grande tasse. Des volutes de cannelle s’élevèrent jusqu’à ses narines, faisant frémir ses sens et onduler le sable qui régnait dans tout son environnement. Il inspira un peu, attrapant une madeleine dans un sachet posé à côté dans laquelle il mordit avec avidité, avant de prendre la tasse et de se rendre dans l’autre pièce. Les lumières allumées contrastaient avec la noirceur de la nuit d’été et quelques papillons voletaient près de la vitre, espérant sans doute entrer eux-aussi à l’intérieur. Sebastian leur adressa un sourire navré, préférant laisser le carreau fermé pour ne pas attirer les moustiques, et s’approcha du canapé. Louise s’y était endormie. Il se mordit la lèvre, se rendant compte qu’il avait pris bien trop de temps pour préparer une simple tasse de thé… Il faudrait vraiment qu’il s’entraîne d’avantage pour les prochaines fois. Poussant un léger soupir, immobile au milieu de la pièce, il finit par s’approcher d’elle et déposa la tasse sur la table basse dans un petit cliquetis singulier. Retenant son souffle au cas où elle se réveillerait, il fut satisfait de constater qu’elle se contenta d’un soupir endormi.

Ses traits étaient tirés, des cernes se dessinaient sous ses yeux clos et même une ride d’inquiétude barrait son front alors qu’elle s’était plongée dans les bras de Morphée. La commissure de ses lèvres laissait entrevoir une grimace agacée, comme si elle ne parvenait pas à trouver un repos paisible. Sab sentit une pointe de tristesse pincer son thorax alors qu’il s’asseyait au bord du canapé, déposant sur elle un léger plaid afin qu’elle n’attrape pas froid dans sa robe légère. Elle frissonna en sentant ses doigts dans ses cheveux et bougea un peu la tête, entrouvrant un œil à son attention. Il lui répondit d’un simple sourire encourageant, avant de se pencher pour déposer un baiser calme sur sa tempe. Respirer son odeur. Sentir la chaleur de sa peau. Louise tourna son visage vers lui, son nez percutant le sien, ce qui lui tira un léger rire amusé. Elle gloussa en avançant ses lèvres vers lui et il lui offrit sans hésitation le baiser qu’elle semblait demander. La douceur de sa bouche. La caresse de sa main sur son visage. La saveur de son parfum… Tout cela, il les découvrait avec la même innocence que les premières fois.

Deux ans qu’ils se connaissaient. Deux longues années qui n’avaient pas été de tout repos et qui laissaient présager encore bien des rebondissements dans leurs existences… Ils s’étaient rencontrés dans une maison hantée avant d’être expédiés dans une vallée étrange au temps des dinosaures puis réexpédiés dans le monde réel par un grand-père qui distribuait des arlequins et des câlins sans gêne. Cette journée-là avait été particulièrement triste, surtout pour Ellie qui avait voulu se sacrifier à la place d’un ami mais qui s’était faite finalement avoir. Anatole l’avait bien eut. Les avait tous bien eus… Pour finir il y avait eu ce dieu, Apollon – dont Louise lui avait dit, bien plus tard, qu’il était le maître de l’Olympe et aussi l’un des enfants rencontrés dans la vallée des merveilles – qui leur avait proposé de manger des crêpes pour oublier un peu toutes les horreurs qu’ils avaient vus. Au final, Sebastian s’en était plutôt bien sorti. Mieux que ce qu’il aurait pensé. Et rien ne s’était arrêté là puisqu’ils avaient de nombreuses fois revu Louise, Diane, rencontré d’autres personnes qu’ils ne soupçonnaient pas. Des soirées passées à dévorer des bonbons et jouer aux jeux-vidéos, que n’en avait-il faits, en écoutant Louise lui expliquer un peu plus l’univers des dieux et de Storybrooke. Elle en connaissait des choses, elle en avait toujours su beaucoup plus que tout le monde.

C’est sans doute pour cette raison qu’elle lui avait plu. Enormément. Malgré le retour d’Emily-Jane en ville, malgré les aléas qui avaient semés des embûches dans leurs existences, elle n’avait cessée de lui rappeler que tout était toujours possible. Une femme au caractère marqué qu’il avait pourtant fallu amadouer, comme il avait eu besoin qu’Ellie lui fasse confiance, pour qu’elle accepte de lui ouvrir un peu plus ses états d’âmes. Il ne cherchait rien, sûrement pas les sentiments qui l’avaient pris à bras le corps et l’avaient poussé à les avouer. Il avait été mort de peur ce jour-là, effrayé qu’elle parte comme toutes les autres. Effrayé qu’elle ne comprenne pas ou, pire, qu’elle décide de l’ignorer. L’ignorance était la pire des tortures, un coup de poignard dans le cœur dont on ne peut plus se débarrasser. Mais non, pas de supplice. Pas de gifle non plus – pas comme la fois où il avait touché les fesses d’Ellie suite à un défi de Lily – et encore moins de larmes. Ou presque. Juste la sensation délicieuse de son corps contre le sien et le murmure fatal d’un secret qu’ils étaient désormais seuls à partager. Il l’avait gardé un long moment contre lui, à l’écouter parler de ce qu’elle était. De ce qu’il s’était passé. De ce qui l’avait poussé à faire ça et à garder le résultat d’une telle chose. Il était resté infiniment silencieux et Louise l’avait remercié pour ça, sans qu’il ne sache trop pourquoi.

Quelques mois plus tard, elle était là. Allongée dans le canapé, à laisser son thé refroidir parce qu’elle était bien trop occupée à côté. Sab sourit un peu en s’extrayant de ses bras, ébouriffant ses cheveux comme on le ferait d’un enfant avant de se rasseoir correctement sur le canapé. Elle souriait enfin un peu plus, la nervosité disparue pour un temps de son visage, et il lui tendit sa tasse pour qu’elle profite du liquide encore bien chaud. L’odeur se fit plus persistante dans la pièce, surtout lorsqu’elle se redressa et en renversa quelques gouttes sur le bas de sa robe, ce qui les fit encore rire. Si elle devait rester ici, il allait devoir s’habituer à cet aspect et ce n’était pas forcément pour lui déplaire. Un rien le contentait quand il s’agissait de ceux qui lui étaient cher.

Du bruit résonna un peu plus loin, le faisant tourner la tête vers le couloir. Il posa sa main sur celle de la jeune femme, la serra un moment et se leva pour disparaître du salon. Comblant les quelques pas qui le séparaient de la chambre, il passa la tête à l’intérieur au cas où il s’agissait d’une fausse alerte. Du sable flottait docilement dans l’espace de la chambre, formant çà et là des petits amas de poissons dorés qui se poursuivaient dans un sens, puis dans l’autre. Les pleurs redoublèrent en entendant le grincement du bois et il dû se résoudre à entrer, se penchant au-dessus du berceau alors que le sable s’évaporait dans l’air pour recréer un ciel étoilé et sa lune brillante. Il attrapa entre ses grandes mains le bébé qui pleurait, fixant son regard bleu quelques instants avant de simplement le mettre contre lui. Le bercer lentement, le laissant s’agiter quelques secondes avant que la position ne semble lui convenir et qu’il se calme enfin. Le silence. La berceuse se mit en marche dans une mélodie lente, doucereuse.

Sebastian resta là, à simplement poser sa joue contre le crâne du bébé pendant qu’il le berçait. Et il ne remarqua pas tout de suite que Louise s’était appuyée contre la porte pour les observer.


ANNEE 2020 – SEPTEMBRE

Le marchand de sable déglutit, essayant de chasser la nervosité grimpante qui s’emparait de son corps et l’empêchait de garder l’esprit clair. Il n’aimait pas ce genre d’endroits. Il détestait, à vrai dire, et essayait vainement de ne pas songer à ce qui allait se passer. L’adrénaline déversée par son cerveau se glissait insidieusement vers ses jambes, comme pour le pousser à fuir d’ici le plus vite possible et ne jamais y revenir. Quelle idée il avait eu, d’accepter de venir ! Sa gentillesse le perdra et ce n’était pas les gentilles paroles de Louise qui rattraperaient les choses. Elle était partie, un séjour en Angleterre en compagnie d’Aaron et d’autres personnes, à la recherche d’un objet divin ou quelque chose comme ça… « Ca ne prendra pas trois mille ans pour le trouver. » Avait-elle assurée avant de l’embrasser et de filer avec Diane par la grande porte. Trois mille ans… Cette chose était restée planquée des millénaires, qu’est-ce que c’était que mille ans de plus ? Elle aurait pu rester ; Elle aurait dû rester et venir ici au lieu de compter sur lui. Ça ne pouvait pas attendre une semaine de plus, non ? Non, aujourd’hui et maintenant. Immédiatement. Et sans aucune possibilité de discussion, quelle qu’elle soit.

D’ordinaire, il s’en moquait bien. Depuis cinq ans, ils avaient affrontés deux ragnarök, un jugement dernier, et Louise se vantait d’avoir sauvé le monde au moins six fois. Ce n’était pas un énième voyage avec les dieux qui changerait quoi que ce soit, même s’il n’aimait pas toujours l’idée qu’elle se mette en danger… Aaron avait assuré qu’il veillerait sur elle, mais Sab ne savait pas s’il devait s’en formaliser ou non. Heureusement qu’Ellie était restée à Storybrooke cette fois, même si elle avait d’autres choses à faire de son côté… Elle lui avait souhaité bien du courage dans un sourire et il restait persuadé qu’elle se moquait de lui. Ce n’était pas très gentil ça, il lui dirait la prochaine fois. S’il se sortait de là vivant, ce qui ne semblait pas être dans les premières priorités du destin apparemment. En soit, il avait vécu et connu pire. Bien pire. Aller, qu’il se ressaisisse ! Il avait voyagé dans la vallée des merveilles, à des milliers d’années en arrière, et même franchi les portes du temps pour partir dans l’autre sens, connu d’autres mondes parallèles, rencontré des contes inexploré et même chassé des zombies pour survivre… Rien ne pouvait lui faire peur ! Ou presque.

Il sentit une main se glisser dans la sienne, ramenant son attention sur Terre. Il tourna la tête et baissa le regard, croisant celui d’un bleu perçant du petit garçon qui se tenait à côté de lui. Ses cheveux sombres barraient son front et Sebastian les écarta doucement pour lui donner l’air un peu plus présentable, essayant de sourire malgré son air crispé. Sentait-il son trouble et son malaise ? Sans aucun doute, puisqu’il déglutit à son tour en resserrant ses doigts dans ceux du gardien.

« T’en fais pas, papa, ça va aller. »

Déclara-t-il soudainement, hochant la tête pour appuyer ses propos en lui adressant un sourire d’encouragement. S’il avait pu, Sab l’aurait pris dans ses bras pour s’excuser, mais il préféra rester la figure digne qu’on voulait le voir porter. Il ferma la bouche et prit un air résolu, acquiesçant sans honte qu’un enfant de trois ans le remette dans le droit chemin. Ce n’était pas infranchissable ni insurmontable. Ils allaient le faire. Ils réussiraient à le faire et ils pourraient le dire à Louise d’un air triomphant ! Oui, voilà, c’était bien comme fin ça. Une très bonne tournure positive. Toujours rester positif, c’était important.

Tenant la main de Siegfried dans la sienne, il attendit encore une seconde avant d’avancer en direction de la porte et de la franchir la tête haute. A l’intérieur, une salle de classe de maternelle – vide – avec un bureau où attendait une jeune femme derrière des grandes lunettes rondes. Lorsqu’elle les vit, elle se redressa et leur sourit d’un air chaleureux, contournant la table pour venir à leur rencontre. Sebastian en envie de prendre ses jambes à son cou à son approche mais il ne le fit pas, parce que le petit était là, et parce que la maîtresse d’école devait mesurer au moins deux têtes de moins que lui. Ça ne mordait pas ces choses-là, n’est-ce pas ? Non, c’était juste effrayant. Carrément et fatalement, la première figure d’autorité après les parents… Il n’était pas facilement impressionnable, mais ça, c’était une épreuve de taille pour lui. Il échangea un regard avec son fils, lequel se mordit la lèvre mais accepta la poliment la poignée de main.

Bon, premier contact, sans danger. Restait à voir le reste de la conversation désormais… Mais au premier geste brusque, il prenait le garçon sous le bras et déguerpissait d’ici. Alors, pas d’entourloupes !


ANNEE 2023 – MAI

Beaucoup disaient que les miroirs pouvaient être le reflet de l’âme. Sebastian aurait bien aimé savoir ce que disait la sienne alors qu’il s’observait dans la glace, essayant de trouver quelque chose de concret à penser à son propos… Il était resté pendant très longtemps seul face à lui-même, mais jamais il n’avait eu une telle impression de doute pour lui enserrer la gorge. C’était comme un étau douloureux fait pour vous couper la respiration, coinçant les voies respiratoires en espérant vous faire agoniser à petit feu. Il sentit la sueur monter et se dépêcha de secouer la tête pour s’approcher de la fenêtre, quittant des yeux le miroir et tout ce qu’il impliquait pour plutôt porter son regard sur la ville et ses environs. Son costume bleu sombre lui donnait l’impression de peser des tonnes et il tira sur sa cravate turquoise décorée de petits t-rex pour happer un peu d’air. Qu’est-ce qu’il faisait. Qu’est-ce que… Est-ce que c’était bien ça, la suite à donner ? Est-ce qu’il allait vraiment… ?

Il soupira. C’était son dernier instant seul, un moment de calme prévu pour se recentrer mais d’où il était incapable de tirer la moindre once d’apaisement. Nerveux, c’était le cas de le dire. Inquiet aussi. Peu sûr de lui… Tout un petit tas de sentiments négatifs qu’il chassa d’un coup de sable en refermant la fenêtre. Revenant vers le centre de la chambre, il passa ses mains sur son visage et laissa son regard vagabonder sur la fresque de dessins que Siegfried avait ancrés dans le mur. Involontairement, ou non, se mélangeaient des bonhommes en bâtons rouges, des bateaux, des soleils, des arbres et des maisons, tout un tas de choses non identifiables et même des monstres, et quelques traces de papier brûlé aux endroits où ses mains étaient restées trop longtemps. Les doigts de Sab frôlèrent les traces noircies, esquissant un doux sourire – en remerciant le ciel que la maison n’ai pas encore brûlée ceci dit. C’était innocent et involontaire, mais cela lui procura la sensation de tranquillité qu’il lui fallait. Comme cette fois-là, devant le bureau de la maîtresse, où l’enfant l’avait poussé à sauter le pas… Il prit son courage à deux mains et ouvrit la porte.

Le couloir était désert mais du bruit s’échappait du rez-de-chaussée, où attendaient sans doute les rares invités. Ils étaient peu nombreux à être au courant, ils avaient tenus à faire ça en comité restreint et c’était franchement plus agréable. Son regard croisa celui de Jack qui grimpait les marches, sans doute pour s’assurer qu’ils étaient toujours en vie. Sebastian lui adressa un signe de tête et un sourire crispé, l’autre leva les deux pouces en l’air avant de redescendre aussi vite qu’il était venu. Cela l’amusa fortement, lui apportant une bouffée de réassurance protectrice propre à son ami. Il n’était pas seul. Il n’avait jamais été seul… Le gardien frappa à la porte devant lui, attendant quelques secondes avant qu’elle ne s’ouvre sur une jeune femme aux joues aussi pourpre que le rouge à lèvre qui décorait ses lèvres. Louise avait relevé ses cheveux à la base de son crâne, dévoilant sa nuque dont un collier appuyait la finesse. Sab fixa un instant le pendentif en forme de cygne, se retenant de le toucher du bout du doigt, avant de relever son regard dans le sien.

Ils étaient gênés, détournèrent leurs yeux en se découvrant dans de telles tenues élégantes… Mais c’était bien elle. Sous cette robe blanche épousant ses formes, c’était bien elle. Sous ce badge en forme de tyrannosaure, c’était bien elle. Sous ce petit chapeau haut-de-forme, c’était bien elle. Sous toute cette allure splendide, c’était bien Louise. Il se sentit parfaitement ridicule pour le coup, mais elle le gratifia d’une petite pique amicale alors qu’elle réajustait machinalement sa cravate pour dissimuler son trouble. La touche d’humour. La touche fantaisiste. La touche enfantine qui le caractérisait. S’il avait été trop sérieux et trop bien coiffé, ce n’aurait pas été lui. Il passa encore une main dans ses cheveux puis prit les siennes doucement. Caressant la paume de ses mains à l’aide de ses pouces, songeur. Ils restèrent un peu comme ça, simplement, avant de se remettre à rire lorsque Sebastian lui embrassa le nez – il avait peur de mettre du rouge à lèvre de partout s’il s’approchait de sa bouche.

« C’est l’heure… »

Murmura sa voix à son attention, son visage proche du sien pour qu’elle soit la seule à l’entendre. Les années ne lui avaient pas rendus la parole, mais elles avaient forgé une confiance suffisante pour qu’il daigne s’ouvrir un peu plus à cette femme qui partageait sa vie. Il prit sa main dans la sienne et la serra de toutes ses forces, affrontant son regard avec un air de défi au fond des yeux.

C’était le grand saut. La chute libre. Le jour de leur mariage.

Et ce fut une belle journée. Emplie de stress et de peur au ventre, mais aussi de rire et de surprises. Sebastian eut l’impression, pendant toutes les heures où elle dura, d’être à l’abri dans une bulle où rien ne pouvait arriver. Tout était tenu à l’écart, laissé de côté pour n’y repenser que bien plus tard. Tous les problèmes. Toutes les missions. Toutes les escapades et les aventures. Tout ce qui ne roulait pas droit était resté à la porte et n’avait pu franchir le seuil de la maison du marchand de sable. Cette journée était à eux, réunis entre la famille de Louise – onze frères, ça comble l’espace libre rapidement – les gardiens qui avaient remplis l’existence de Sab (Jack prenait déjà pas mal de place) et quatre autres personnes tout aussi importantes : Diane, Apollon quelques heures, Aaron… Et Ellie. Trojan était arrivé un peu en retard mais personne ne lui en avait tenu rigueur, même lorsque Louise lui avait sauté au cou pour le couvrir de baisers. Du monde. Trop de monde et à la fois si peu. Mais le principal était là et c’était tout ce qui importait. Ils n’avaient jamais été de ceux qui se marient en grande pompes ou invitent la moitié de la ville, réunir autant de personnes était déjà un exploit en soit.

Le soir fila à toute allure, laissant les aiguilles défiler sur le cadran sans que personne ne puisse l’arrêter. Le temps. Le temps et sa course folle, impénétrable, infinie. Ellie lui avait plusieurs fois parlé de ses particularités et de ses phénomènes mais tout ceci l’inquiétait un peu. Changer le passé. Modifier le futur. Se prendre pour un dieu et mettre en péril la vie de toute une planète juste pour une seule personne… N’était-ce pas un peu démesuré ? Elle l’avait regardé dans les yeux à sa question, et il avait tourné le regard vers Louise. Elle avait été prête à tout pour sauver la vie de Lily, même à mourir en 1865 avec Eleanor si Anatole ne l’en avait pas empêché. Est-ce que lui serait aussi capable d’un tel sacrifice pour celle qui devenait, aujourd’hui, sa femme ? Il donnerait sa vie, sans aucune hésitation. Celle de millions d’autres gens, il l’ignorait. C’était difficile et elle refuserait sans doute d’être ainsi traitée. Un mystère égoïste… Et une décision qui ne lui reviendrait sans doute jamais. Tout cela, toutes ces histoires divines, il les vivait mais respectait les choix de chacun ; jamais il ne prendrait le parti d’affirmer quoi que ce soit ou de décider pour les autres. Advienne que pourra. Son amie avait tapoté son bras en silence et il l’avait enlacée simplement au milieu du salon où ils étaient en train de danser. Ellie avait été importante depuis le premier jour où il l’avait rencontrée, il était donc particulièrement heureux qu’elle soit venue.

Puis elle était partie, quittant peu à peu la maison avec les autres, redonnant à cet endroit le calme qui y régnait d’ordinaire. Sebastian, aidé par Siegfried, était en train de mettre à la poubelle les restes des assiettes lorsque la musique retentie. Tournant leurs têtes vers la salle à manger, ils découvrirent que Louise avait relevé sa robe de mariée pour être plus à l’aise et se déhanchait sur Sugar de Maroon 5. Passé le premier instant de surprise, ils se mirent à rire quand elle tendit les mains à leur attention afin qu’ils la rejoignent. La musique était entraînante. Euphorisante. L’alcool aidant, Sab ne se fit pas prier et obéit dans un éclat de rire, attrapant les poignets de la jeune femme pour la faire tourner devant lui. Encore. Et encore. Danser. Se laisser aller. Détendre ses muscles et ses doutes pour simplement laisser son corps faire ce qui lui plaisait. Il ne dansait jamais vraiment mais cette fois fut une agréable exception…


ANNEE 2025 – BAL DE NOËL

Il essayait de rester sérieux mais ce n’était franchement pas facile face à l’air furibond de Louise et le visage sincèrement désolé de Siegfried. Tous les trois se trouvaient dans la cuisine, où la jeune femme s’était jetée devant son four bras écartés comme pour le protéger d’une attaque ou d’une invasion. Le garçon de huit ans la dévisageait d’un air abasourdi, les paumes de ses mains absorbant peu à peu les flammes qu’elles contenaient jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement. Ses grands yeux bleus, interrogatifs, fixaient sa mère en attente de réponse ou même d’un signe de vie ; Sebastian hésita même à dire à Louise de ne pas oublier de respirer. Cette scène n’était pas nouvelle ni inhabituelle, mais à chaque fois elle mettait sa femme dans un état alarmiste. Leur garçon commençait à développer dangereusement un certain pouvoir sur le feu, bien au-delà des quelques épisodes de son enfance, sans que cela ne soit pour le moment quantifiable ni qualifiable. S’était simplement effrayant à bien y penser, même si le marchand de sable s’était accordé à cet aspect depuis longtemps désormais. Lui qui vivait avec un élément continuellement autour de lui ne pouvait pas reprocher à Siegfried de vouloir développer le sien… Ils étaient une bien étrange famille. Mais une famille tout de même.

La sonnette retentie et Sab en profita pour fausser compagnie aux deux autres personnes, les laissant régler leurs comptes une énième fois. Il ouvrit la porte d’entrée et sourit à Maxine qui lui adressa un geste de la main avant de se précipiter contre lui. Surpris par tant de spontanéité, il resta interdit avant de poser sa main entre ses omoplates pour la faire lâcher… Un sourire aux lèvres cependant. Maxine était une jeune femme adorable qu’il connaissait depuis qu’elle était au lycée et à qui il pouvait faire complètement confiance. Elle avait eu beaucoup d’ennuis par le passé, notamment à cause de son tempérament calme et curieux, mais depuis qu’elle s’était mariée elle avait gagnée en assurance ; puis, nul doute que son ami Zach y était pour quelque chose dans le changement impressionnant qui s’étaient opérés chez elle. Lui aussi avait changé, ils avaient grandi. D’adolescents, ils étaient passés à adulte et cela les avait profondément bouleversés. Dans ce monde, tout le monde vieillissait désormais. Tout le monde devait subir les foudres de l’âge, même lui, et pourtant il ne remonterait le temps pour rien au monde.

Sûrement pas alors qu’il voyait ce qu’était sa vie aujourd’hui… Il écouta Maxine d’un air intéressé avant qu’elle ne soit interrompue par Siegfried qui venait de l’attraper dans ses bras, se collant à elle dans un couinement adorable qui en aurait damné plus d’un. Ce gamin était vraiment singulier, un habile mélange de ce qu’ils étaient mais avec une touche un peu plus farouche au fond de ses yeux bleus. La jeune femme blonde lui pinça ses joues couvertes de tâches rousses avec un sourire amusé, frottant son nez contre le sien dans un petit rituel bien rodé. « Oh, il a vos taches de rousseurs ! » Avait dit la nouvelle maîtresse de sa classe quand elle avait rencontré Sebastian pour la première fois, et il n’avait pu que secouer doucement la tête. Si c’était vrai. Si c’était réellement ça… Mais non. Il avait toujours vécu avec ce garçon, il l’avait élevé avec Louise et il s’en occupait aujourd’hui. Il avait bravé des dangers pour lui et affronté les pires ennemis, imaginé des centaines d’aventures dans le grenier en sa compagnie, façonné des millions de créatures en sable, bercé chacune de ses nuits, veillé quand il était inquiet, supporté ses caprices de bébé… Mais jamais il n’avait été le père biologique de Siegfried. Et s’il en connaissait la véritable identité, il en gardait jalousement le secret à la demande de celle qui partageait sa vie. Ce n’était qu’un détail. Une bagatelle insignifiante. Mais un jour, ce détail aurait de l’importance.

Il réajusta un peu sa cravate bordeaux aux motifs d’ananas, boutonnant la veste de son costume bleu pour être un peu plus présentable. C’est qu’ils étaient invités, ce soir et, même s’ils auraient mille fois préférés faire une partie d’échec devant une comédie musicale – en mangeant des marshmallow, sinon ce n’était pas drôle – on ne pouvait pas refuser une invitation sans raison valable. Ce n’était pas faute d’avoir essayé… Ce soir, ils iraient affronter les grands de la ville pour fêter Noël avec un peu d’avance, même s’ils avaient promis à Siegfried que le père noël ne l’oublierait pas le vingt-cinq décembre. Il le tenait d’une source sûre – le gardien lui-même – et cela avait semblé le satisfaire amplement. Louise les rejoignit dans l’entrée, réajustant un peu sa robe maltraitée à cause de l’histoire du four, mais elle accorda quand même une longue étreinte à leur fils. Ils s’absentaient souvent, même s’ils essayaient de ne pas disparaître en même temps, et mieux valait partir sur de bons termes que rester sur des non-dits.

Un dernier coup d’œil et la porte se referma, laissant aux deux jeunes gens la liberté de la soirée… Ou plutôt, l’obligation sociale qui leur incombait. C’était à se demander qui avait réellement reçu la demande de s’y rendre, ça laissait Sab un peu perplexe. Se faisant conduire en taxi jusqu’à la salle accueillant le Bal, le marchand de sable enlaça ses doigts à ceux de Louise comme pour se rassurer un peu. Il était inquiet et stressé, toujours quand il s’agissait de se mêler à une foule d’inconnus – ou de moins inconnus. Respirant longuement pour se calmer, il tapota nerveusement de ses doigts sur son genou tout le long du trajet. Puis ce fut-là, juste devant eux : une salle immense et richement décorée. Le soin du détail était présent, entre les branches de gui et de sapins suspendus, les guirlandes, banderoles, bougies, nœuds et autres bouquets de houx aux couleurs hivernales. Des bougies illuminaient la pièce de leur lueur chaleureuse, se reflétant dans les grands lustres de cristal qui faisaient la réputation de cette soirée. Il y avait déjà du monde, beaucoup de monde. La maire avait même commencé son discours, aussi se dépêcha-t-il de confier son manteau au vestiaire pour descendre les grands escaliers en charmante compagnie.

Une fois en bas, il poussa un soupir incertain.

« Tu crois que deux minutes suffiront avant qu’on parte ? »

Questionna-t-il à l’aide des lettres de sable, ses yeux ne sachant pas exactement où se poser pour trouver un point de repère fiable. Heureusement qu’elle était là, toujours aussi belle et amusante dans ses grimaces. Heureusement que Louise n’avait pas abandonné après toutes ses années, car cette soirée sans elle aurait eu un goût bien plus amer encore. Restait à y survivre suffisamment longtemps… Mais après les créatures divines et les maîtresses d’écoles, plus rien ne pouvait lui faire peur !


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Louise Hollen


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Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Dim 15 Nov 2015 - 16:20



A la croisée des chemins


Elle avait fixé le médecin d'un regard vide. Non il devait forcément se tromper ce n'était pas possible. Et pourtant les résultats étaient formels. Il avait faits les tests deux fois. Le médecin l'avait observé durant la longue minute qui avait suivit avant de soupirer et d'attraper un prospectus dans l'un de ses tiroirs.

"Il existe des solutions mademoiselle. Si cet enfant n'est pas désiré vous pouvez vous en débarrasser..."


La princesse avait levé les yeux et instinctivement porté une main sur son ventre. S'en débarrasser ? De ce petit bébé sans défense ? Les mots restèrent bloqués dans sa gorge, incapable de dire quoi que ce soit. Elle avait l'impression d'évoluer dans une autre dimensions, perdue. Cette visite, elle l'avait faite parce qu'habituellement, elle n'était jamais malade. Mais la les symptômes n'avait pas voulu partir et elle avait eut un peu peur. Alors, sans rien dire à Diane et aux autres elle y était allée, pour ne pas les inquiéter. Elle c'était attendu à tout, à tout sauf à ça. L'homme c'était levé et approché avant de poser une main sur son épaule. D'un geste brusque, instinctif elle l'en avait chassé et c'était levée avant de récupérer ses affaires, oubliant même de payer la consultation.

Elle avait érée dans les rues un moment, avant de s'arrêter sur le port. Le retour à la collocation avait été bien bien plus tard, au cœur de la nuit. Elle avait doucement poussé la porte et avancé vers la lumière du salon. Diane lisait un livre mais à peine la princesse était elle apparue sur le pas de la porte qu'elle avait braqué les yeux sur elle. Son trouble intérieur devait se sentir à des kilomètres. Elle avait senti la lanière de son sac qui avait glissé le long de son épaule pour atterrir sur le sol dans un bruit assourdissant alors que la déesse c'était approchée d'elle. Une simple phrase était sortie de ses lèvres.

"Qu'est ce qui se passe ?"

Elle avait fondu en larmes en lui expliquant entre deux sanglots ce qui en était. Non elle ne voulait pas parler du père, oui c'était juste un accident, et oui elle allait le garder. Mais surtout, elle était terrifiée. Totalement et irrémédiablement terrifiée. Elle n'avait jamais été mère, n'avais jamais eut de parents réellement sains pour lui montrer l'exemple. Dans le monde des contes, son père avait voulu tuer ses frères a cause d'elle, et dans ce monde ci elle n'avait eut droit qu'a de l'indifférence. Jamais elle ne le rendrait heureux ou n'aurait la capacité de s'en occuper. De mémoire de Louise, jamais la déesse n'avait eut a gérer une aussi grosse crise d'angoisse de la part de sa jeune amie, la première d'une longue, très longue série.

Et puis ... Il y avait eut Sebastian. Les sentiments qu'ils avaient l'un pour l'autre avaient évolués, dans une direction qu'elle n'aurait jamais pensé. Louise n'avait rien voulu dire au début, le temps de s'habituer a son nouvel état, et Diane, après moultes et moultes discutions avait finalement accepté qu'elle les accompagne dans une petite expédition dans laquelle aucuns combats n'était prévu. Juste un voyage en Grece ou ils rencontreraient un antiquaire avant de rentrer a Storybrook, juste pour récupérer quelques gravures qui auraient pu les aider a comprendre ce qu'il se passait autour d'eux. Mais rapidement, l'aventure avait tournée au cauchemar. De fil en aiguille ils avaient pénétré dans un lieu maudit de tous et avaient échappé a des pièges, esquivé des flèches empoisonnées, combattu et endormis des monstres pour finalement se trouver face a un carnet recouvert d'inscriptions anciennes. Et c'était a ce moment que le sol c'était effondré. Oh ils avaient essayé de la sauver, essayer de l’empêcher de tomber mais trop tard, elle avait plongée dans les ténèbres, disparaissant a leur vue et ne devait son salut qu'a un lac souterrain sur les rives duquel ils l'avaient trouvée plus tard.

Il avait crue la perdre, lui avait il expliqué plus tard. et c'était ce sentiment qui l'avait poussé a avoué lorsqu'ils étaient retourné devant la collocation. Et elle ... Elle n'avait pu que se serrer contre lui, heureuse, mais terriblement angoissée. Comment réagirait il en apprenant la nouvelle ? Elle ne c'était pas sentie le droit de lui cacher ça, aussi elle avait parlé. Lui avait expliqué. Il avait le droit de savoir après tout. Son ventre était encore plat et elle ne voulait pas lui imposer une paternité qu'il n'avait pas demandé. Elle avait eut peur, sentit son cœur battre au point d'explosé, craignant qu'il parte, qu'il refuse tout cela. Mais non. il n'avait rien dit, comme toujours. Juste enfouis son nez dans ses cheveux, passé une main le long de son dos, et l'avait gardée contre lui. Avec lui, l’empêchant de quitter son étreinte. Lentement, elle c’était calmé, avait inspiré son odeur, l'avait remercié. De ne pas être parti. De ne pas l'avoir juger. D'être la. De l'aimer.

Et puis ... elle avait avoué a tout le monde, craignant le réactions, les questions qui n'avaient cessé de fusées. Quand ? Pourquoi ? Qui ? Comment ? Elle n'avait pas répondu. Il y avait des choses qu'il valait mieux taire, et même si elle aimait profondément ses amis, elle ne leu avait rien dit. Même a diane, et pourtant, elle avait cru que la déesse se mettrait en colère.

Mais comme toujours elle avait été la, comme tous ses amis. Ils avaient pris soins d'elle et plus son ventre c'était arrondit, plus elle avait eut l’impression qu'ils la traitaient comme une petite chose fragile. Les "mission sauvetage du monde" lui avaient été interdites, et c'était tout juste si elle avait le droit de rester a l'Olympe pour continuer ses recherches pendant que les autres s'amusaient. Il y avait eut une dispute a ce sujet d'ailleurs. Une grosse, puisque Louise ne supportait pas l’inactivité, et que Diane avait catégoriquement refusée qu'elle les accompagne. Il y avait eut des cris, beaucoup de cris, des larmes aussi. Et un nom était ressorti. Lily, alors que Diane lui rappelait avec douleur ce qui c'était passé. Ce qui avait finit par faire entendre raison a Louise, qui avait, avec beaucoup de mal, finit par accepter la situation.

Même Trojan avait décidé d’arrêter les longues balades prés de la mer pour se contenter de passer a la maison pour discuter, un peu plus souvent. Un jour, elle avait mentionné a Peggy le fait qu'elle avait envie d'une boite de chocolats allemands, qu'on ne trouvait qu'en Allemagne. C'était juste comme ça, dans la conversation, et dix minutes plus tard, Apollon était apparu au milieu du salon, les bras chargés d'une cinquantaine de boites et le regard un peu inquiet en lui demandant si elle avait survécu en l'attendant. Il avait tout entendu depuis la cuisine et venait de faire l'aller retour. Ils avaient éclatés de rire et passé la soirée a grignoter les chocolats.

De temps en temps, elle c'était demandé si ils n'avaient pas organisé des surveillances autour d'elle pour être sure qu'elle ne fasse rien d'inconscient. A vrai dire elle en avait été certaine, et pourtant, elle avait finit par trouvé le temps d'aller voir le père. Ça avait été un sacré risque mais elle pensait lui devoir la vérité. Ils avaient eut un accord, il ne disait rien, elle non plus.

Le temps filait, et son ventre c'était arrondit. En soit, malgré quelques crises d'angoisses passagères mais particulièrement violentes, la grossesse c'était bien déroulée. Elle avait été entourée, aimée et rassurée, rien de tel pour se préparer. Et pourtant, jamais elle ne c'était sentie aussi heureuse que le soir ou elle l'avait sentie bouger.

Tout le monde était partis en mission visiter la maison de vacance d’Héphaïstos, et certainement découvrir des pièges mortels et peu accueillants. Ils avaient découvert qu'il était en vie peu de temps avant, par Dionysos et avaient décidé de lui demander si il pouvait les aider. Mais avant il fallait retrouver sa trace.

Toujours était il que Louise c'était retrouvée avec Sebastian a la porte, armé d'un paquets de pâtisseries et de quelques livres pour elle, sachant qu'elle allait être seule quelques jours. Il était entré, et ils avaient passé un moment a discuter au coin du feu, tranquillement, installés contre le canapé alors que des volutes de sable d'or se mouvaient autour d'eux. Et puis tout a coup, elle avait senti un coup dans son ventre, la faisant s’arrêter en plein milieu d'un discourt enflammé a propos des armes divines. Le souffle court, le mains a plat sur son ventre, elle avait attendue, sous le regard angoissé du gardien qui ignorait ce qu'il se passait avant de le re sentir. D'autorité, elle avait attrapé sa main et l'avait plaquée sur son ventre. Durant quelques angoissantes secondes il ne c'était rien passé puis tout a coup, il avait a nouveau frappé.

Ils avaient échangés un regard, un rire nerveux. C'était tellement beau. Tellement surprenant. Ils étaient resté la un long, un très long moment a attendre, front contre front, le souffle court, dans l'attente. Puis ils avaient levé les yeux et c'étaient fixés un long moment, avant de se pencher l'un vers l'autre pour unir leurs lèvres dans un long baiser.

Et puis ... Oh il y avait eut des complications, évidemment. Comme Emily-Jane, sa possessivité avec le marchand de sable et son attitude vis a vis de Louise lorsqu'elle avait appris la nouvelle. Leur histoire avait faillit se terminer par sa faute. Les choses étaient revenues a la normale après de longues et éprouvantes disputes. Et puis le temps avait filé et finalement, elle avait accouché.

Elle savait les autres dans le couloir, a se ronger le sang. Et elle, elle avait été la. Dans cette grande pièce blanche qui c'était finalement retrouvée tachée de sang. Les os c'étaient déboîtés et plusieurs hémorragies c'étaient déclarées, mais elle avait insisté pour qu'on sauve le bébé. Et plus que la douleur,, il lui fut difficile de supporter le départ de Sebastian. Elle avait vu une infirmière s'approcher de lui, pour l’entraîner mais il avait refusé et lorsqu'elle avait insister, c'était énerver. La princesse avait serré sa main de toutes ses forces, les yeux embués. elle ne voulait pas qu'il parte pourtant, un infirmier imposant c'était placé entre elle et son compagnon et l'avait poussé en arrière en lui hurlant que si il ne sortait pas immédiatement, elle allait mourir. Son visage se crispa douloureusement et il consentit a battre en retraite, alors qu'elle était seule, suspendu entre la vie et la mort et que la douleur revenait en force. Elle avait du se concentrer, faire abstraction de sa panique. Qui disait qu'accoucher d'un bébé de ce genre était facile ?

Ils l'avaient crue perdue, définitivement, mais avaient pu sauver le bébé, en faisant une césarienne. Et contre toute attente, a peine fut il sorti que sa magie, qui avait comme disparue depuis le début de sa grossesse, était revenue en force, l'avait guérie, refermant les plaies, les hémorragies, replaçant les os du bassin ... sous les regards éberlués des médecins. Elle avait été faible, mais vivante, bien vivante et avait exigé qu'on lui remette son fils en leur assurant qu'elle allait bien.

"Comment allez vous l'appeler ?"
avait demandé l’infirmière en lui mettant le poupon sur le ventre alors que le médecin allait annoncer la nouvelle aux autres après avoir passé dix minutes a l’auscultée.

Elle avait hésité un instant, l'esprit embrumé, fatiguée, les doigtes caressant la petite touffe de cheveux noirs qui couvraient son crane.

"Siegfried. Siegfried Hollen"


Quelques heures plus tard, on avait autorisé les visites. Et ils étaient tous entré, alors qu'elle tenait le poupon dans les bras, s'étaient pour la plus part précipités. Sab' surtout, les yeux embués qui l'avait embrassé et avait plaqué son front contre le sien comme si il n'y croyait pas réellement. Elle avait gardé son fils serré contre elle avant de le passer a Sebastian. Ses grands yeux émerveillés et un peu inquiets, comme si il avait eut peur de le casser. Rapidement cependant, elle l'avait repris et nourris avant de lever les yeux vers Diane et de la fixer un long moment en silence. Il n'y avait pas besoin de mots, la déesse s'approcha et posa une main fraîche sur son front, avant de déposer un baiser dessus. Louise ne lui laissa pas le choix et lui mit le bébé dans les bras, alors qu'elle venait juste de s’asseoir a ses cotés. Diane lui avait jeté un regard désespéré, angoissé alors que Louise l'aidait a maintenir correctement le bébé qui chouinait pour finalement finir par se calmer.

"Tu veux bien être sa marraine ?"


Elle avait sourit a son amie, alors que ses doigts venaient s'entremeller a ceux de Sebastian qui c'était assis a ses cotés sur le lit. Diane lui avait renvoyé un regard éberlué, comme si elle était réellement surprise par sa demande, ce qui était certainement le cas au fond. Et elle avait finit par accepter, la voix étranglée par l'émotion. Si Louise venait a disparaître, Siegfried irait vivre chez elle, c'était la meilleure solution qu'elle avait trouvée, sur tous les points, même si l'idée d'être une mère de substitution n'enchantait guère la déesse.

Pourtant, trois mois plus tard, elle emménageait chez Sebastian.

Novembre 2020


Elle était appuyée sur Sebastian, sentait sa main qui caressait distraitement ses cheveux alors qu'ils étaient allongés dans le canapé, se volant de rapides baisers de temps en temps, chacun plonger dans son livre. Mais quelque chose poussa la princesse a lever les yeux de son traité d'histoire grecque, pour apercevoir son fils qui les observait a la dérobée, a moitié caché derrière la porte alors qu'il aurait du dormir depuis longtemps.

"Maman ?"
avait il dit d'une petite voix frêle.

Elle avait sentit Sebastian amorcer un mouvement mais d'une pression du bras l'avait retenue, avant de faire signe au petit garçon en pyjama de venir les rejoindre. Elle devinait sans mal quels pensaient rendaient ces grands yeux bleus si confus. Elle c'était redressée et refermée son livre avant d'ouvrir sa couverture. Les petits pieds du garçonnet avaient martelés le sol avant qu'il ne grimpe sur le canapé et ne se blottisse avec son doudou contre sa mère en suçant son pouce, observant sa main libre d'un regard curieux et un peu inquiet. Pourtant elle n'avait rien si ce n'était quelques traces de feutre a moitié effacées qui n'avaient pas voulues partirent.

Louise posa le menton sur sa tête, attendant patiemment qu'il s'exprime, alors que Sebastian suivait la scène avec attention en faisant semblant d'être plongé dans sa lecture. Elle lui avait expliqué un peu plus tôt, ce qui c'était passé. Il y avait eut un incident a l'école. Une bagarre, une dispute entre leur fils et un autre garçon. Et tous l’énervement, après s'être donné quelques coups, ils c'étaient attrapés et tout a coup, le gamin avait hurlé de douleur. Non seulement Siegfried l'avait serré avec une force trop grande pour un garçon de son age, mais en plus, il lui avait laissé une brûlure sue le bras, de la forme de sa petite main. Dès qu'elle était arrivée, Louise avait soigné le petit blessé, absorbant la douleur, avant de prendre son fils et de rentrer chez elle. Oh il c'était excusé, mais il n'avait pas échappé a la leçon de morale. Elle ne voulait pas qu'il se batte, ça non, certainement pas. La brûlure, il ne l'avait pas fait exprès mais la bagarre ... Surtout pour un ballon, elle la refusait.

Et maintenant il était la, serré contre elle, des questions plein les yeux. Il y eut un petit "plop" signifiant qu'il retirait son pouce, puis :

"Maman ? Pourquoi il a été brûlé Thomas ?"


Elle soupira. Comment lui dire que c'était sa faute sans lui faire craindre ce qu'il était ? Oh ! Évidemment, elle pouvait penser a lui, avec tous les spectacles qu'il faisait aux enfants, et vue a quel point son fils était fan de ceux ci ...

"Parce que tu étais énervé. Tu as fait de la magie, un peu comme tonton Aaron tu te rappelles de ses spectacles ? Le moment ou il fait apparaître du feu ... eh bien toi c'est pareille."


"Un peu comme papa et toi aussi ? Je pourrai faire des animaux en sable aussi ? Et puis ça ne fais pas mal le feu !"

Évidemment, quand on était le fils du dieu des enfers, le feu ça ne faisait rien.

"Si mon cœur, mais pas pour toi. Et non, ce ne sera pas possible, toi tu fera autre chose, c'est une magie différente c'est tout. Toi ton super pouvoir c'est de ne pas avoir mal avec le feu. Et tu peux faire de la chaleur aussi."


Le petit garçon fronça les sourcils et mit les mains de sa mère sur les siennes avant de se concentrer, de se concentrer et ... rien.

"Mais pourquoi ça ne marche paaaaaaaaas ?"


"Parce que c'est comme pour lire : il faut apprendre avant ! "


"Je devrai aller dans une nouvelle école ? Les autres ... ils ne vont plus être mes copains ?"


Elle le serra contre elle en entendant sa voix brisée.

"Si ! Bien sure que si ce seront toujours tes copains ... Il faudra juste que tu fasse attention c'est tout. Ne t'en fais pas, papa et moi on t'aidera."

Le jeune garçon leva les yeux vers son père, remplis d'espoirs.

"C'est vrai tu m'apprendra papa ?"

Sebastian lui avait ébouriffé les cheveux d'un geste tendre en hochant la tête.

"La première leçon, c'est d'aller t'excuser a Thomas demain d'accord ? Et tu ne dois plus te battre pour des bêtises."


"Oui maman !"

"Maintenant, au lit !"


Il embrassa sa mère, sauta au cou de son père et grimpa jusqu’à sa chambre, suivit par de petits poissons de sables alors que la jeune femme se tournait vers Sebastian, l'air inquiète.

"Ça allait ? J'ai été trop directe ? Ou je l'ai mal dit ? "


Il avait secoué la tête avec un sourire doux, déposé son livre sur la table basse en faisant basculer la jeune femme sur le canaper pour prendre possession de sa bouche, alors que ses mains se glissaient sous son chemisier. Apparemment, elle s'en était sorti avec les compliments du jury.

Janvier 2021


"Maman !! Maman ! Tatie elle est grosse !"


Louise fixa Diane avec les yeux ronds, se passant une main sur le visage alors que Sebastian essayait tant bien que mal de dissimuler un fou rire derrière elle.

"Non mon chéri, elle n'est pas grosse, elle est enceinte."


Elle avait fait un sourire contrit a Diane, avant de mettre un discret coup de coude dans les cotes de Sab pour le calmer. Peine perdu, pour un peu il allait s'étouffer. Heureusement Siegfried avait rattrapé le coup en faisant un câlin a sa marraine et en chuchotant a son ventre d'un air extrêmement sérieux :

"Toi et moi on va être copains, tu verra je te prêterai mes dinosaures. Même si tu es une fille. Mais pas trop non plus hein !"


Puis il avait foncé dans le jardin pour jouer, rapidement suivit par son père. Il aurait été dommage qu'il marche sur les parterres de fleures.

"Boooon ... Je pense qu'il va falloir que je lui apprenne le tact rapidement ... Je voulais juste voir si tout allait bien pour toi ..."


Juillet 2024

"Siegfried, c'est ma dernière robe d’accord ? Alors ... vas y en douceur s'il te plais."


Debout sur une chaise en bois, le regard mi désespéré, mi concentré, le petit garçon fixait ses souliers d'un air désolé, se tordant les doigts sous l'effet du stress. Louise revint vers lui et lui releva le menton, avant de déposer un baiser sur son front, puis de capter ses yeux.

"Hey ça va aller. Fais doucement et ça ira. Tu vas y arriver d'accord ?"

Sur le grand lit a leurs cotés, trois robes gisaient la, dont les fermetures éclaires étaient cassées, inutilisable. Trop fort. Il y allait juste un petit pu trop fort, et pour lui apprendre a doser sa force, Louise n'avait rien trouvé de mieux que de l’entraîner.. sur ses robes. Elle c'était mise dos a lui et avait relevé ses cheveux pour lui dégager la vue. Elle avait senti ses petites mains chaudes attraper le bout du tissus et remonté lentement la zippette, presque branche par branche pour être sur de ne pas la casser.. Dans le miroir, elle pouvait voir l'air grave qu'il abordait, cette petite moue adorable qu'il avait hérité d'elle, avec les sourcils froncés et les coins de la bouches qui tombaient vers le bas, alors qu'il se mordait la lèvre.

Et puis ... il remonta le reste et s’arrêta, contemplant la robe avec un air totalement choqué sur le visage.

"J'ai réussi ... J'ai réussi ! PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!"


D'un bond il sauta a terre et fila en courant et en hurlant. Quelques instants plus tard, il revenait, traînant Sebastian de force dans la chambre. Aie, au vue du visage embrumé de son compagnon, Louise devina rapidement que Siegfried venait de lui sauter sur le ventre alors qu'il c'était endormi, dans le canapé certainement. Lui montrant son exploit avec force gestes et cris excités, il décida rapidement d'aller entourer au feutre rouge la date exacte. "Pour faire une fête plus tard vous comprenez ? "

Et elle se retrouvait seule avec Sebastian, qui c'était approché. Doucement, il avait passé une main sur sa joue, l'y avait déposée pour la caresser du pouce dans un mouvement circulaire. Elle avait fermé les yeux pour se laisser aller a ce contact, avant de le sentir l'attirée contre lui. Elle détestait ça, elle détestait partir et les laisser. Et elle détestait encore plus quand c'était lui qui devait y aller. Mais ça concernait Ellie, et elle ne pouvait - et ne voulait - pas l’empêcher de l'accompagner. Elle avait toujours eut une place importante pour lui.

Ils étaient resta la un moment, juste a profiter de la présence de l'autre, les yeux un peu humides. Cette expédition était dangereuse, pour une fois ils le savaient a l'avance, et si elle était morte d’inquiétude, elle ne voulait pas le montrer a son fils. Alors les au revoir ce faisaient la, pendant qu'il jouait, quelques heures avant le départ, quelques heures qu'ils allaient certainement passé ensemble, elle blottie dans ses bras alors qu'il regarderai leur fils jouer sur le tapis, a moins qu'il ne veuille l'y rejoindre.

Elle avait passé une main sur sa joue.

"Je t'aime"

« Je t'aime »


Des mots simple mais criants de vérité. Un baiser a nouveau, et comme a son habitude a chaque fois qu'il partait, elle avait détaché le médaillon qu'elle portait autour du cou pour le lui mettre. Un petit fermoir d'or avec une photo de leur petite famille. C'était peut être très cliché mais au moins il aurait une petite part d'eux avec lui. Elle avait inspiré, sourit, puis mains dans la main, ils étaient sorti de la pièce.

Plus tard sur le pas de la porte, elle le serrerai contre elle et Siegfried demanderai d'un air suppliant si il pouvait venir.


ANNEE 2025 – BAL DE NOËL

« Siegfried Jackson Hollen Dust ! Combien de fois vous ais je dit de ne pas vous approcher de ce four ? »


Il resta silencieux, ses petits poings serrés pour contenir les flammes. Elle l'avait surpris, quelques mois plus tot, a poser les mains sur les plaques chauffantes juste pour s'amuser. Et la fois suivante, il avait mis les mains DANS le four ALLUME. Consciemment en plus. Juste parce que c'était agréable. Et en entendant le cri de surprise de sa mère, il avait sursauté et arraché sans le faire exprès une partie du four. Une partie entière. De son four. A elle. Alors que des invités devaient venir.

Deux semaines après, il avait essayé de faire fondre le nouvel appareille. Le pauvre en portait encore les traces.

« Je te l'ai dit cent fois, tu ne touche a rien ici sans qu'il y ai un adulte. A rien du tout. »


« Mais mamaaaaan je voulais juste jouer ! »


« Siegfried ? »


Le ton se fit menaçant. Elle le lui avait assez dit et repeté, a croire que cette cuisine était un aimant pour ce garçon ! Deja, petit, il réussissait a casser les barrières qu'elle mettait devant la porte pour l’empêcher d'y accéder. Le pire pour elle avait été quand, avoirs avoir rendu visite a Diane, elle l'avait vu balancer son mixer sur le sol pour voir si un neuf allait apparaitre, comme avec tonton Apo.

« J'recommencrai pas ... »


Elle avait entendu des voix et crue reconnaître celle de Maxine, avant de désigner l'entrée a son fils. Tant qu'il ne s'approchait pas de la cuisine … Elle avait passé une main sur son visage en soupirant, avant de lisser la robe et de rejoindre les autres. Elle en avait choisit une jaune, juste un clin d'oeil au sable d'or de son mari. Une petite blague entre somme toute. Elle salua Maxine et jeta un coup d'oeil rapide vers son ventre. Ah la la les jeunes …

Rapidement, ils furent dehors, dans le froid. Manteau serré autour de son cou, elle observa les alentours quelques instants. Encore une fois – comme toujours depuis qu'il avait retrouvé ses pouvoirs, Jack avait …. un peu forcé sur la dose de neige. Mais le manteau blanc qui recouvrait la ville était de toute beauté. Ils rejoignirent la salle de balle et après avoir déposer leurs manteaux, descendirent les escaliers.

Elle observa son mari, alors qu'elle sentait sa main sur sa hanche et son pouce caresser son dos nu, comme pour se rassurer.

« Non, et on avait dit qu'on ferait un effort cette année. Allez ce n'est pas si terrible ! Pense a la fois ou on a du assister a un banquet chez les minotaures, c'était bien pire. Au moins ici ils n'essaieront pas de nous manger. »

Du moins elle l’espérait. Elle salua la maire de loin, d'un hochement de tête, et entraîna son époux vers le buffet ou elle attrapa deux coupes, avant d'en offrir une a son époux. D'un geste machinal, elle fit tourner son alliance autour de son doigt avant d’apercevoir Zach non loin. Un rire discret lui vint et elle leva simplement sa coupe vers lui avec un clin d'oeil, avant d'entremeler ses doigts a ceux de Sebastian et de s'éloigner.

Elle se sentait … presque bien. En sécurité en tout cas. Avec lui a ses cotés, une petite foule de gens ce n'était pas la mort a affronter. Et puis au pire ….

« Sebastian … baisse toi ! »

Il avait réagit au quart de tour, s'accroupissant tout en levant un bouclier de Sable d'or, ce qui permit d'absorber le mini missile qui lui avait foncé dessus. A coté de sa femme, le regard aussi surpris qu'elle, ils passèrent la tête sur le coté du bouclier pour voir un homme imposant qui s’avançait vers eux.

« Mon chéri ? Ca te dis une petite balade a l'extérieur ? »


Rapidement, ils évacuèrent l'endroit, suivit de l'inconnu. Et il faisait froid non d'un lutin vert !
Louise se démenait en talon, a essayer de ne pas glisser sur le sol gelé, avant de se tourner vers la chose. D'un geste elle tendit la main et un éclaire de lumière partit d'elle pour toucher …. Elle recula la main de Sebastian dans la sienne. Rapidement, ils durent se séparer pour éviter une rafale de balle. Planquée derrière le tronc d'un arbre, Louise lâcha d'une voix forte :

« Sab ? J'ai quelques choses a te dire. Primo, ce truc n'est pas vivant, tu peux y aller sans scrupule. »


Elle pouvait remercier l'évolution qu'avait suivit son pouvoir qui lui permettait de facilement déterminer ce genre de choses. Elle jeta un coup d'oeil vers l'extérieur et observa son mari qui sortait soudain de son abris, des volutes de sables l'entourant. Il était tellement séduisant comme ça avec son air sérieux et concentré ...

« Fais attention, il doit y avoir des enfants dans les alentours... »


Elle s'approcha, alors qu'il était en train de faire tourner son sable autour de la chose, et que l'effet de frottement faisait doucement chauffer. Elle fouilla dans son sac un instant et en tira une sorte de gros pistolet, qu'elle chargea avec soin d'une balle particulière. Puis elle se mit en joue.

« Pret ? 3 .. 2 … 1 ... »


Elle tira, et le sable s’arrêta soudainement pour laisser passer la balle alors qu'un bouclier se formait autour de la cible. Dessous, la balle avait explosée, déversant partout un liquide qui dégageait une chaleur infernale et faisait fondre le robot.
La princesse se tourna vers son époux et passa les main derrière son cou avant de venir l'embrasser tendrement.

« Tu sais que j'adore quand on combat en duo ? »

Ils restèrent la un moment, a attendre que tout soit finit. Simple mais efficace, avant de rentrer dans la salle.

« Tu sais … Ton fils m'a demandé un cadeau très spéciale pour Noël. Je lui ai dit que je devais t'en parler avant mais ... Je n'ai jamais vraiment trouvé l'occasion.»


Elle l'avait entraîné sur la piste, tranquillement comme si ce qui venait de se passer a l'extérieur n'avait été qu'un détail. Il fallait dire, a force de vivre des situations de crises, un simple robot tueur ça laissait de marbre. Elle avait passé ses mains autour de son cou alors que lui les avait déposé sur ses hanches.

« Il aimerait bien un frère ou une soeur. »




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________________________________________ Mar 17 Nov 2015 - 11:52




Ohana signifie famille

Famille signifie que personne ne doit être abandonné.


Tout cela n’était pas des plus rassurants. Une grande salle très bien décorée n’était jamais le significatif d’une soirée tranquille, encore moins en pyjama en train de dévorer des crêpes comme si de rien était… Non. C’était quelque chose d’officiel et de guindé, quelque chose qui pesait lourd dans la ville et au milieu de laquelle il se sentait un peu perdu. Lui qui n’appréciait pas spécialement les grands réveillons ou les réunions de foule, il était servi ! Même si les années lui avaient au moins enseignées que, parfois, il faut affronter ses peurs pour se lancer dans l’aventure. Ce que Louise l’obligea quelque peu à faire quand elle lui rappela le banquet des minotaures… Il étouffa un rire derrière un grand sourire, avant de hocher la tête. Cette aventure-là, il apprécierait de ne pas la revivre, car il avait très sincèrement cru qu’il en reviendrait avec un bras ou une jambe en moins ! Il n’était pas un dieu, lui, il ne pouvait pas se régénérer… Ou se soigner comme sa compagne pouvait le faire. Heureusement – ou non – ils avaient pu s’enfuir en direction du labyrinthe en suivant une certaine Arianne ; ce n’est qu’après qu’il avait fait le lien et c’était rendu compte qu’elle était la solution depuis le départ. Sab pouvait être un peu long à la détente parfois, mais ça faisait son charme, non ?

Il la suivit à travers la foule, admirant la chute de rein impressionnante que provoquant ce dos-nu mais relevant bien vite les yeux pour ne pas qu’elle l’accuse de lui regarder les fesses. Il avait des bonnes manières, quand même ! Une voix d’enfant lui fit tourner la tête, avisant de la présence d’Orion et de ses parents. Il ne put retenir un nouveau sourire, même si lorsque son regard croisa celui de Pitch, il redevint sérieux. Un hochement respectueux plus tard, sa femme lui tendit une coupe de champagne qu’il porta à ses lèvres après l’avoir fait clinquer contre la sienne. Il aimait beaucoup le champagne, ça pétillait dans la bouche, semblait fondre sous la langue, et la tête de Siegfried la première fois qu’il avait goûté valait tout l’or du monde. Le garnement, qui avait chapardé l’un des verres, leur avait tout de suite demandé ce qui provoquait des picotements dans sa bouche au point de lui porter les larmes aux yeux… Ils l’avaient rassuré, mais surtout rappelé qu’il ne devait pas goûter à ce genre de boissons avant quelques années encore. Il grandissait vite, bien trop vite. Huit ans, déjà.

Sebastian fut tiré de sa rêverie par le brusque changement d’attitude de Louise.

« Sebastian … baisse toi ! »

L’alerte. L’ordre et la réponse. Illico, il sentit ses jambes plier sous son poids et leva le bras derrière-lui, faisant apparaître un bouclier de sable contre lequel quelque chose produisit une explosion singulière. La coupe de champagne se brisa à ses pieds. Il n’avait pas toujours eu ce genre de réflexes, mais le contact avec des univers hostiles et le fait de côtoyer des dieux lui avait appris deux ou trois réflexes à avoir pour survivre dans leur jungle divine. On ne devient pas un combattant en se tournant les pouces sur un canapé ! Un regard à son épouse pour s’assurer qu’elle allait bien, et il passa la tête sur le côté du bouclier doré pour observer leur adversaire. Si ça, ce n’était pas une armoire à glace, il s’était trompé de dimension. C’était sans doute le cas, alors qu’il se redressait vivement pour se diriger vers l’extérieur en essayant de ne pas effrayer tout le monde. Un mouvement de foule était si vite arrivé…

Des balles. Voilà une arme assez inhabituelle pour… Non. Ce truc n’était pas une créature envoyée depuis l’Olympe ou où que ce soit d’autre, visiblement. C’était quelque chose de différent, de profondément différent.

« Sab ? J'ai quelques choses a te dire. Primo, ce truc n'est pas vivant, tu peux y aller sans scrupule. »

Réfugié près d’une voiture, il leva le nez en entendant la voix de Louise lui infirmer l’une de ses craintes. Il ne tuait pas, il en était incapable. Mais si cette personne étrange, munie de lunettes noires et d’un manteau de cuir, n’était pas vivant alors il n’y avait plus de doutes ou d’hésitations à avoir. Il jeta un coup d’œil à sa veste de costume déchirée par le passage d’une balle un peu trop près de son bras, puis se décida à se relever. Il y a longtemps, Sebastian n’aurait sans doute pas été capable de se lancer aussi vite dans la bataille et n’aurait pas su quoi faire. Mais plus maintenant. Pas alors qu’il avait des personnes à protéger et les moyens de le faire.

Il sentit le sable danser dangereusement autour de lui, aussi réactif et vif que l’esprit. Quelques grains grimpèrent sur ses poignets comme pour s’assurer qu’il était prêt, attendant son signal pour agir. Bon, la situation… Une silhouette humaine en train de recharger un aka-47 – Merci Jack pour tous les films sur la guerre qu’ils avaient pu regarder – non loin d’une Louise toujours impeccable dans sa robe et ses talons hauts. Si la situation n’avait pas été aussi tendue, il serait bien resté à l’observer. Elle était tellement jolie quand elle était sérieuse…

« Fais attention, il doit y avoir des enfants dans les alentours... »

Sab hocha la tête. Qu’elle ne s’inquiète pas sur ce point, il savait toujours quand il y avait des enfants à proximité. Il n’était pas leur gardien pour rien et ne ferait jamais quelque chose pour leur faire du mal, bien au contraire. Voyant que l’homme avait terminé de recharger, il fit un geste de la main vers la gauche et le sable attaqua. Aussi rapide que l’éclair, les volutes dorés percutèrent l’arme sur le flanc et l’arrachèrent à son propriétaire actuel pour la faire voler bien plus loin. Elle ne tira pas dans le vide sous le choc, et heureusement.

Puis le marchand de sable ramena ses mains devant lui, paume au-dessus de paume, et se concentra. Les grains se mirent à trembler, à s’intensifier autour de la créature, puis à tourner. Tourner, tourner et virevolter de plus en plus vite pour l’empêcher de bouger. Une sphère brillante apparue peu à peu pour englober leur adversaire, accélérant sa course et créant un effet de chaleur dont il était la cible principale. L’immobiliser et l’affaiblir, une règle d’or pour toute bataille qui évitait souvent bien des tracas… Il sentit la présence de Louise à ses côtés, lui adressant un regard avant de se concentrer à nouveau sur l’homme devant eux. Le cliquetis singulier d’une arme résonna à ses oreilles. Plissant les yeux, il attendit. Patiemment. Le décompte, lent et précis. Elle tirait pourtant toujours avant de dire le dernier chiffre, aussi se prépara-t-il avant d’entendre le coup de feu. L’espace d’un dixième de seconde, le sable s’écarta suffisamment pour laisser passer la balle, avant de se refermer et de créer une sphère opaque.

Il y et un bruit de déflagration que le sable étouffa. Une vague de chaleur se déversa sur plusieurs mètres, ébouriffant ses cheveux et lui rappelant à quel point l’hiver était froid cette année. Sebastian attendit, se rendant compte qu’il avait retenu sa respiration, avant de baisser les mains. Le bouclier ne bougea pas, même lorsqu’il passa ses bras autour de Louise en réponse à sa phrase. Il la garda contre lui, la protégeant de ses bras en attendant que tout danger soit définitivement écarté. Elle frissonna sous la fraicheur de l’air. Il embrassa une dernière fois sa joue pendant que le sable doré se désagrégeait doucement, révélant des restes fondus de ce qui semblait avoir été… Un robot. Qui l’avait envoyé ? Qu’est-ce qu’il faisait là ? Et pourquoi les attaquer le soir de Noël ? Il serra la mâchoire, essayant de reprendre un comportement plus calme.

« C’est parce que j’ai la meilleure des partenaires. »

Répondit-il en retournant vers l’intérieur en sa compagnie, pas fâché de retrouver le brouhaha et des températures un peu plus supportables. Il prit cependant soin de retirer de la route l’arme qui y gisait encore, laissant le sable la démanteler avant de s’en débarrasser pour de bon. Dans la salle de bal, tout semblait être resté strictement normal, les conversations continuaient comme si de rien était et il y avait même North qui distribuait des cadeaux aux rares enfants présents. Sab lui adressa un signe de la main amical, résistant surtout à l’envie de lui faire un câlin, et retrouva un peu de couleurs avant d’aviser la piste de danse. Oups… Il devait vraiment danser ? Comme ça, devant tout le monde ? Louise ne lui laissa pas le choix et il retrouva bien vite le chemin de sa taille, se rappelant que son sourire était la chose la plus convaincante au monde. Ça et son air mutin. Ou ses cheveux en bataille et ses lunettes rondes quand elle passait la nuit à lire des parchemins. Ou encore ses rires quand sa bouche se tâchait de chantilly… Tout le temps en fait. Toujours.

« Tu sais … Ton fils m'a demandé un cadeau très spéciale pour Noël. »

Sab haussa un sourcil. Spécial ? Plus spécial qu’un vélociraptor – habilement proposé par Astrid lorsqu’elle avait entendu la demande, précisant qu’il en existait dans la vallée des merveilles et s’apprêtant à aller en trouver avant qu’ils ne l’arrêtent ? Plus spécial que de monter sur le camion de pompier de la ville et de voler au-dessus des toits grâce au sable doré ? Plus spécial qu’un gâteau fraise-chocolat de huit étages saupoudrés de sucre glace et décoré par toutes sortes d’oiseaux en figurines ? Encore plus spécial que l’encyclopédie en neuf volumes qu’il avait dévorée à cinq ans ? Ou que l’adoption de quatre chiots du refuge de la ville parce qu’il ne pouvait pas choisir ? Etonnant. Très étonnant. Mais Siegfried aurait presque été capable de demander un four pour lui seul à Noël alors, il se demandait quelle idée farfelue il avait encore eu avec sa mère.

« Je lui ai dit que je devais t'en parler avant mais ... Je n'ai jamais vraiment trouvé l'occasion. »

Elle devenait sérieuse. Etait-ce pour donner du poids à sa révélation ? Le gardien gardait un sourire joueur, attendant de voir dans quelle direction allait les mener cette conversation. Louise ne le laissa pas poireauter plus longtemps, affrontant son regard d’un air désinvolte.

« Il aimerait bien un frère ou une sœur. »

Un flot de sensations des plus étranges et dérangeantes s’insuffla en lui à sa déclaration, la fixant comme si elle venait de dire quelque chose de grave. Son visage s’immobilisa, lèvres entrouvertes, alors qu’un éclair de souvenir s’emparait de lui l’espace de quelques secondes.

* * *

2017

Il y a quelque chose qui n’allait pas. Non, vraiment pas. Ils s’étaient préparés à ce moment depuis des semaines, s’affolant en lisant les prospectus que les médecins pouvaient bien fournir aux patients à propos de l’accouchement, du travail, de tout un tas de choses… C’est que ça avait l’air terriblement violent. Un peu trop, sans doute. Et plus la grossesse de Louise avançait, plus il redoutait de rencontrer un jour ce bébé qui grandissait en elle ; non pas qu’il ne soit pas impatient de me rencontrer, mais les bleus sur son ventre n’annonçaient pas forcément quelque chose de bon. Sa force diminuait, sa fatigue augmentait et elle était dans un tel état de faiblesse depuis quelques jours qu’il devait la porter pour aller où que ce soit. C’était cela, d’enfanter un demi-dieu ? La promesse de souffrances inégalables et d’une ombre de soi-même. Il avait passé toutes les dernières nuits à la veiller, refusant de céder au sommeil ou à la facilité. Observant son visage épuisé. Caressant ses cheveux châtains, ou restant longuement à sentir les coups du bébé dans son ventre. Il se calmait souvent quand Sebastian mettait ses mains sur la peau de sa mère, alors s’il pouvait lui offrir un peu de répit il n’hésitait pas. Cette histoire allait bien se terminer. Il le fallait.

Puis le grand jour était arrivé et, avec lui, son lot d’horreurs où l’on ne pouvait que se sentir impuissant face à la fatalité du destin. Plus les minutes passaient, plus il y avait du sang sur les draps. Plus Louise devenait livide. Et plus les craquements de son corps résonnaient sous ses hurlements de douleur. Et lui, gardien, ne pouvait rien faire pour l’apaiser. Les médecins lui avaient donnés tout ce qu’il pouvait en antalgiques, rien ne semblait faire suffisamment d’effets. Il les voyait défiler dans la pièce, changer les draps, tenter d’arrêter les hémorragies, vérifier la position du bébé, surveiller les constantes de Louise en se jetant des regards inquiets. Quand l’un d’eux avait osé proposer de retirer l’enfant pour qu’elle ait une chance de survie, elle avait criée encore plus fort pour le lui interdire. Hors de question de sacrifier ce bébé. Hors de question que tout cela ne mène à rien… Elle souffrait atrocement, hurlait de douleur, respirait avec difficultés et semblait à deux doigts de faire une rupture cardiaque. Et lui était là, à laisser sa main enserrée par la sienne devenir blanche. A affronter ses plaintes et subir ses foudres quand les médecins ne faisaient pas ce qu’il fallait. Il était là, à ne pouvoir rien faire d’autre que d’essayer de la consoler. Ce sentiment d’inutilité immense… Jamais il ne l’oublierait.

Tout comme il n’oublierait jamais les ordres de cet homme en tenue verte avec un sarrau sur la tête lui ordonnant de sortir de la pièce. Il voyait le visage de Louise se décomposer derrière lui, mais l’homme lui faisait barrage. De toute sa masse et de toute sa stature, il fixait Sebastian avec colère en voyant que le marchand de sable lui tenait tête. Il avait voulu en venir aux mains mais Sab l’avait repoussé, refusant littéralement de laisser la jeune femme toute seule. Il ne pouvait pas partir, il ne pouvait pas l’abandonner alors qu’elle allait peut-être…

« Si vous restez ici, elle va mourir ! Laissez-nous faire notre travail et aller faire le vôtre dehors. Dehors, j’ai dis ! »

Il avait déglutit sous les propos, fixant l’homme puis encore elle. Elle faisait non de la tête, rapidement, mais se cambra de douleur sous une nouvelle contraction. Les machines sonnaient. Les scopes s’affolaient. Le sang. Le sang partout. Les cris. Des mains qui le saisirent pour le faire reculer et la porte du bloc qui claqua devant son nez sans lui laisser une chance d’entrer.

Il y avait une lumière rouge au-dessus de la porte, mais il ne l’entendait pas sonner. Fixant la porte, Sab recula doucement quand d’autres personnes passèrent prestement à côté de lui avec des chariots et d’autres choses dans leurs mains. L’une d’elle fit tomber des compresses sur le sol et il focalisa son attention sur ce paquet. Là. Comme ça, comme si lui aussi ne pouvait pas franchir la porte. Il resta immobile, sonné, secoué. Elle allait mourir. Elle pouvait mourir. La phrase résonnait dans son crâne comme un glas lugubre. Une infirmière s’approcha de lui, posant doucement sa main sur son bras pour attirer son attention. Il la regarda, ne parvenant pas à comprendre quoi que ce soit. Doucement, elle lui serra le bras, compatissante, avant de l’inviter à la suivre jusqu’aux portes des salles d’accouchement. Elle lui fit franchir les portes battantes, le laissant ensuite dans le couloir réservé aux visiteurs.

« Attendez-là. Je vous tiendrais au courant de ce qu’il se passe. »

Déclara-t-elle à l’homme livide devant elle. Sebastian la remercia, enfin il lui sembla la remercier, avant qu’elle ne reparte à l’intérieur. On l’éloignait. On ne voulait pas de lui. Il capta des hurlements qu’il sut appartenir à Louise, puis les protections de la porte coupèrent tous les sons provenant de l’intérieur.

Le silence. Un silence assourdissant à vous en faire tourner la tête. Un bras passa autour de lui, un bras qui d’ordinaire ne lui accordait que quelques accolades polies : celui de Diane. Il toisa la déesse d’un air absent puis la suivit tel un automate quand elle l’emmena avec elle. Ils franchirent quelques mètres de couloir et elle l’obligea à s’asseoir sur une chaise, à l’écart de la salle d’attente. Sab humecta ses lèvres avec sa langue avant qu’elle ne lui tende un café, l’obligeant à l’avaler pour reprendre des forces. Louise allait avoir besoin d’eux, ils devaient être en forme pour cela. Et ne pas se laisser abattre… Il affronta le regard limpide et assuré d’Artemis, y décelant une pointe d’inquiétude mais qu’elle gardait vaillamment au fond d’elle. L’heure n’était plus au doute. Il était temps de penser à Louise et au bébé qui se battait pour venir au monde. C’était tout ce qui comptait aujourd’hui, tout ce qui devait compter. Envers et contre tout.

* * *

2025

Se rendant compte qu’il avait même arrêté de danser, Sebastian sembla atterrir de très loin en papillonnant du regard. Sa femme se tenait toujours devant lui, contre lui, et attendait visiblement une réponse qu’il ne lui donnait pas. Ah oui, le souhait de Siegfried. Sa demande. Celle de Louise, savamment dissimulée derrière les propos de leur fils, et qu’il devina sans mal. Y pensait-elle réellement ? Acceptait-elle une telle chose, après tout ce qu’elle avait vécue ? Après qu’elle ait manquée de passer l’arme à gauche à la naissance du garçon et qu’elle n’ait due sa vie qu’à son pouvoir de guérison ? C’était étrange à entendre. A la fois doucereux, terriblement chaleureux, mais aussi infiniment précieux. Un aveu silencieux qu’il ne parvenait pas à comprendre, pas directement. Sebastian n’avait jamais rien dit à ce propos, même s’ils en avaient parlé une ou deux fois durant toutes ses années, se contentant de ce qu’ils avaient à vrai dire : une famille. Des amis. Des voyages et des missions suicidaires. Un demi-dieu en héritage. Est-ce que cela ne suffisait plus ? Est-ce qu’il fallait vraiment compléter le tableau ?…

En soit, l’idée n’était absolument pas mauvaise ni détournée. L’intérêt attisé par cet aveu le laissait perplexe, mais baigné d’un sentiment de fierté qui lui enserrait la gorge ; elle voulait un autre enfant. Non, mieux. Elle voulait le leur, cette fois. Siegfried aussi, même s’il trouvait étrange que le garçon ne soit pas venu lui en parler de lui-même ; et c’était quelque chose d’insondable. Sab avait toujours considéré qu’il serait le seul fils qu’ils auraient, leur vie ne leur apportant pas toujours son lot de tranquillité malgré ce qu’ils arrivaient à gérer… Alors, un autre ? Le leur ? Cette fois, le sang de leur sang, le partage de leur union et le fruit de cette relation qu’il ne souhaitait jamais voir se terminer. La balance penchait dangereusement, la culpabilité lui faisant regretter de songer à l’avenir mais le désir impétueux d’une nouvelle tournure lui brouillant les sens. Louise était là, à lui demander une autorisation comme si elle, elle avait déjà pris sa décision. Ou bien est-ce qu’elle se contentait de transmettre le message ? Non, ce n’était pas son genre. Il commençait à suffisamment la connaître pour savoir qu’elle avait une idée derrière la tête.

Il referma sa bouche entrouverte, serrant les mâchoires en reprenant pleine possession de son corps et de la danse qu’ils partageaient. Baissant les yeux pour la regarder un instant, il remonta ses mains sur ses flancs et suivi les courbes de son corps. Une caresse tendre, songeuse. Etaient-ils capables de gérer tout ça, eux ? Lui qui était effrayé par les institutrices et Louise qui s’était engagée dans la cause perdue des fours ? Siegfried semblait aller bien et être épanoui, mais est-ce que ce serait toujours le cas ? Il était le gardien des enfants, il les connaissait par cœur autant qu’ils savaient leurs moindres rêves ou peurs. Avoir un enfant à lui serait la plus belle des récompenses pour tout ce qu’il faisait depuis des millénaires, Sebastian n’ayant jamais vraiment songé à tout cela. Il n’avait trouvé personne pour fonder une famille. Personne pour le suivre dans ses délires et autres pérégrinations ubuesques. Et puis il avait rencontré Louise… Cette femme, la sienne aujourd’hui. Celle qu’il croisait tous les jours le matin et avec qui il s’endormait aussi souvent que possible. Celle qui lui parlait aujourd’hui d’un pas en avant pour eux.

« … Et toi, tu en penses quoi ? »

Finirent par dessiner les lettres dorées, alors qu’il tentait de dissimuler son trouble. Il avait à la fois envie de dire tellement de choses et pas assez. De lui rire au visage et de l’embrasser jusqu’à ne plus pouvoir respirer. De prendre ses mains et de s’inquiéter de la suite. De la faire tourner et virevolter rien qu’à l’idée qu’elle puisse être sur la même longueur d’onde que lui. De la serrer contre lui et de lui faire l’amour à l’abri des regards indiscrets. De faire des plans sur la comète et espérant chasser tous les anciens souvenirs douloureux. De tout. D’elle. De rien d’autre.

« Siegfried… A parfois… De bonnes idées. »

Parvint-il enfin à murmurer près de son oreille, serrant sa main dans la sienne avant de déposer un baiser sur ses doigts. Tout un lot de questions, d’hypothèses et d’inconnues se bousculaient dans son crâne. Quand ? Pourquoi maintenant ? Et pourquoi pas ? Et s’ils n’y arrivaient pas ? Il frissonna en secouant la tête à cette idée, préférant de loin reporter son attention sur Louise. Affrontant son regard et avisant de ses lèvres rouges qui semblaient prêtes à dire quelque chose de plus… Avant de sentir ses pieds glisser et de se redresser de justesse pour ne pas se casser la figure avec elle ! Sebastian réalisa alors soudainement que le sable s’était tranquillement mit à onduler dans des volutes discrets autour d’eux, retombant aussi soudainement qu’il était venu quand il avait quitté cette petite bulle d’intimité. Rattrapant sa femme qui venait de perdre l’équilibre avec ses talons, il baissa les yeux vers la piste de danse sans comprendre ce qu’il pouvait bien se passer. N’était-elle pas normale, quelques secondes auparavant ? Ou bien avait-il rêvé ?

Une sorte de liquide transparent recouvrait toute la surface du sol, gélatineux et peu ragoûtant à première vue. Le marchand de sable chercha des yeux dans la foule, remarquant soudainement que le robot qu’ils avaient fait fondre… Etait de retour ! Ou bien était-ce un autre ? Car il en devinait un troisième près de Diane et Pitch en train de se prendre une douche de champagne. En tout cas, celui-ci était étalé sur le sol et éternuait, éternuait, éternuait encore et toujours plus. Et plus il toussait, plus la pièce se recouvrait de ce gel innommable qui faisait peu à peu s’écrouler les danseurs autour d’eux ! D’accord. Très bien. Très très… Bien. Sab étouffa un rire dans sa gorge, ses yeux pétillant soudain de malice et d’amusement à la vue de la scène. Ce robot était en train de tomber malade ! Non, mais très sérieusement, malade. S’il n’avait pas été le gardien de l’imaginaire, sans doute n’y aurait-il pas cru. Mais pour lui, rien n’était impossible. Sûrement pas ça.

« Je crois qu’il a besoin de mouchoirs… »

C’était fou comme cet individu-là semblait bien moins effrayant que l’autre avec son arme et ses rafales de balle… Il en faut peu pour contenter tout le monde. Le ridicule ne tue pas mais abaisse bien des réserves. Voyant que sa compagne avait un peu de mal à tenir droite sur ses talons hauts, il se pencha pour la soulever loin du sol et éviter qu’elle ne défasse sa jolie toilette. Bon, ils étaient coincés au milieu de la piste par un champ de morve, mais il y avait pire. Il y avait toujours pire… Se prenant au jeu, Sab avisa les réactions des gens autour d’eux. S’ils couraient, ils glissaient. S’ils restaient immobiles, leurs chaussures étaient bientôt recouvertes. On allait éviter ce désagrément alors, prudemment, il commença à faire un pas en avant. Puis l’autre, soigneusement. C’est qu’il ne faudrait pas faire tomber son précieux colis, où elle allait se moquer de lui jusqu’à la fin des temps ! Maladroit comme il était, il tricha un peu en s’aidant du sable pour se faire un support où poser ses pieds, franchissant les quelques mètres qui les séparaient de la zone de sûreté. Poussant un soupir victorieux, il déposa savamment Louise sur le sol avant de lui faire un baisemain presque théâtrale tellement il se sentait fier.

Ou si peu. Surtout quand il manqua, encore, de glisser en arrière et s’écarta donc soigneusement de la zone à risque. Attrapant la main de sa femme, il s’éloigna rapidement de là et du robot en train d’agoniser, laissant faire une personne en train de lui tendre une nappe pour qu’il puisse se moucher. Riant encore de ça, il s’arrêta à proximité de tables dressées de petits amuse-gueules et autres mignardises gourmandes, avisa deux coupes de champagne sur un plateau et les attrapa. Les leurs avaient finis écrasées sur le sol un peu plus tôt alors, il la tendit à Louise pour s’excuser de cette petite incartade. Après tout, ils devaient bien profiter de la soirée pour fêter quelque chose. Pas Noël, pas juste Noël. Non. Fêter cette idée saugrenue qu’elle avait glissée en lui, celle de rajouter un quatrième couvert à la table de la cuisine. Il se sentait euphorique, survolté à vrai dire. Vidant sa coupe rapidement et remarquant qu’elle n’avait pas touchée à la sienne.

« Tu n’aimes plus le champagne ? »

Si innocent. Et si quiche, aussi.

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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Jeu 19 Nov 2015 - 22:36



A la croisée des chemins

Il s'était arrêté, perdu dans ses pensées, le regard vague et l'esprit loin de cette salle de bal de cet endroit, de ses bras. Louise avait une idée, plus ou moins précise de ce qu'il se passait dans son esprit. Après tout, quand elle même avait envisagé la possibilité ... Non, quand elle l'avait su, ça n'avait plus été un possibilité mais une certitude, quelque chose qui s'imposait a elle de manière brutale, imprévue. Les mêmes signes qu'il y avait huit ans, le voyage chez le médecin et enfin le choc. Encore. Quoi que cette foi elle y était mieux préparée.Elle avait voulu lui dire directement mais quelque chose l'en avait empêcher. Ce n'était jamais le "bon moment". Toujours quelque chose qui clochait, ou un sentiment de malaise qui la prenait. Pourtant elle n'aurait pas du se sentir angoissée d'annoncer cette nouvelle a Sebastian non ? Il avait été toujours la pour elle, et pour Siegfried, pour eux. Elle était presque certaine qu'il serait heureux en apprenant la nouvelle. Presque. C'était certainement pour cela qu'elle avait attendu. Parce qu'elle doutait. Pas de lui et de l'amour qu'il lui portait, mais de ce que ça impliquait pour eux, des changements a venir.

Elle avait toujours voulu un enfant de Sebastian, "leur" bébé, a eux. Elle pressa son bras doucement, et il revint a lui avant de reprendre la danse. Elle voyait au fond de ses yeux son âme être prise bras le corps par une multitude de sentiment contradictoire, puissants.

"Et toi, tu en penses quoi ?"


Tricheur. Elle avait posé la question en première ! Un léger rire lui échappa devant sa tentative pour gagner du temps.

"Moi ? Tu le sais déjà Sab."


Depuis toujours a vrai dire. Elle l'avait senti se tendre, avant qu'il ne vienne murmurer quelques mots a son oreille. Elle frissonna sous le double effet de sa voix douce et du soulagement qui l’étreignait. Elle adorait l'entendre parler, adorait sa voix rassurante, les quelques mots qu'il lâchait, ses déclarations au moment ou elle s'y attendait le moins. Un "je t'aime" de temps en temps, comme une surprise, un cadeau rare et précieux qu'elle chérissait du plus profond de son être. Elle se sentait privilégiée a chaque fois, et savait que c'était le cas. Peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir déjà entendu le gardien parler. Elle allait lui dire, lui annoncer quand tout a coup, le sol devint brusquement glissant et instable. S’accrochant a son époux pour ne pas tomber - et pestant intérieurement contre ses talons hauts - Louise chercha immédiatement du regard l'origine de ce changement, quand Sebastian lui montra un robot semblable a celui de tout a l'heure qui semblait tomber malade.

"Je crois qu'il a besoin d'un drap mon chéri."
répondit elle en retenant un rire elle aussi.

Au train ou allait les choses, un simple mouchoir ne suffirait pas. Elle glissa et s’accrocha de nouveau a lui pur ne pas perdre l’équilibre. Bon, c'était bien beau tout ça mais elle allait finir par se casser la figure la ... Et il la pris dans ses bras. Par réflexe, elle se redressa et passa un bras autour de ses épaules avant de mettre son nez dans son cou. Sentir son odeur. Être proche de lui. Ne jamais le lâcher. Chemin faisant, ils réussirent a quitter la zone dangereuse avant que le Gardien ne pose Louise sur le sol. Une petite moue déçu pris place sur son visage lorsqu’elle quitta ses bras rapidement remplacé par un sourire et des yeux malicieux. Elle adorait ces moments qu'ils partageaient. Ces rires, ces jeux, ces regards. Ils n'avaient pas besoin de plus.

Sebastian l'éloigna du robot malade - bien qu'elle n'ai aucune chance d'attraper le moindre rhum - et lui tendit une coupe, avant de boire la sienne.

« Tu n’aimes plus le champagne ? »


Elle soupira. Comment ne pas l'aimer, alors qu'il était si désopilant parfois. Elle laissa passer un petit silence, faisant tourner sa bague autour de son doigt. Elle était nerveuse. Non seulement on venait de leur envoyer des robots assassins mais en plus c'était LE soir ou elle devait lui parler.

Et Hackery, tel un envoyé par le ciel, apparut a leur cotés et lui sauva la mise. Ils échangérent quelques banalités, se renseignant rapidement sur la vie de l'autre. Elle adorait son salon, les thés y étaient les meilleurs, et même si parfois elle y croisait Zach, dans l'ensemble c'était un endroit parfait. L'un de ses préférés a vrai dire, personne ne faisait le thé aussi bien que la bas. Et bien que ses relations avec son fiancé soient toujours ... un peu étranges, il avait réussi a les apaiser. Un peu, mais elle devait avouer que le jeune homme et elle ne parvenaient pas a s'entendre, bien qu'il se soit montré bien plus aimable avec elle quand la nouvelle de ses fiançailles avec Sebastian soient parvenu a ses oreilles. Allez savoir pourquoi il avait cru que ca l'éloignerai de Trojan. Quand a Hackery, elle l'avait toujours apprécié. Il était un peu loufoque parfois - comme tous les wonderlandiens a vrai dire - mais au fond c'était quelqu'un d'adorable. Il finit par s'éloigner, les laissant seuls pour rejoindre son fiancé.

Tout a coup, elle aperçut Siegfried et Maxine a l’extérieur qui faisaient signe. Désignant les deux arrivants d'un mouvement de tête, elle entraîna Sab sa suite pour aller les rejoindre. Le garçonnet se jeta sur son père pendant que Louise interrogeait Maxine. Apparemment elle devait rentrer en urgence au Danemark. Apercevant Zach et Hack au loin, la jeune femme se cacha derrière un mur, expliquant a Louise que ce soir elle ne voulait pas les déranger. C'était spéciale. Puis elle s'éclipsa. Louise se tourna vers son fils et son mari.

"On fait quoi, on rentre ?"


"Mais maman ! Y a Orion ! Je peux aller jouer avec lui s'il te plaiiiiiiiiis ?"


La princesse soupira devant le double air suppliant de Siegfried et Sebastian. Et dire que peu de temps auparavant il voulait s'échapper le plus rapidement possible. Vraiment il n'y avait que leur fils pour le faire aussi radicalement changer d'avis. Louise attrapa la main de son garçon et embrassa son époux au passage.

"Je vais t'accompagner je n'ai pas dis bonjour a tatie Diane et tonton Apo. Sab, tu peux me prendre un jus de fruit s'il te plais ? J'arrive tout de suite. "


Ils n'avaient clairement pas finis leurs conversations, mais ça le marchand de sable ne l'avait peut être pas saisi. Accompagnant son fils, celui ci la lâcha rapidement pour sauter sur sa tante et son oncle avant de se mettre a discuter avec animation avec le benjamin. Louise salua les dieux et fit un calin rapide a Orion, avant de retenir un rire en entendant l'histoire de Diane. Elle était certaine que les garçons n'avaient pas compris un traître mot de ce qu'elle avait dit pourtant.

Elle avait jeté un coup d’œil ver son amie. Un arc hein ? A quatre ans. Au moins le petit ne manquait pas d'ambition. Louise posa un baiser sur la joue d’Apollon et revint vers son mari une fois qu'elle vit Pitch s'éloigner. Elle le salua de loin, en souriant avant de se planter devant Sebastian et d'attraper le verre qu'il lui tendait.

"Alors ? On doit encore sauver le monde ?"
fit elle taquine, avant de boire une gorgés de jus d'abricot tendis qu'il fixait leur fils avec Apollon. Elle aimait bien Pitch. C'était un type bien. Il avait fait des erreurs par le passé mais depuis qu'il avait rencontré Diane, il avait changé, avait essayé de se racheté, et même si elle savait que sa relation avec Sebastian ne serait jamais simple, elle c'était toujours montrée cordiale avec lui. Apres tout, il comptait pour Diane et avait toujours défendu la ville.
Elle se souvenait encore de la fois ou il était venu a la collocation, avant qu'elle ne soit avec "son" gardien, pour voir Diane, et qu'elle c'était enfuie de la maison par sa fenêtre parce qu'elle était plus sensible que les autres aux cauchemars, a force d'en faire toutes les nuits. Maintenant qu'elle y repensait ca la faisait rire, même si sur le moment, se retrouvée sans chaussures en plein hiver dans la foret n'avait pas été de tout repos.

. "Bon." Elle expira, son anxiété revenant a la charge, avant se sentir la main du Marchand de sable passer dans son dos pour l'attirer a lui afin de lui voler un baiser. Son pouce traçait de petits cercles sur le dos de sa femme, l'aidant a se détendre. Elle n'avait aucune raisons d'avoir peur et elle le sentait instigué par toutes ces cachotteries.

Il y eut soudain du bruit et Louise aperçût Diane qui faisait des cabrioles sur le buffet, sous les yeux stupéfiais de l'assistance et des deux garçons. Siegfried se tourna immédiatement vers ses parents, la bouche en "o" prêt a leur demander si il pouvait essayer de faire pareille. Diane fit apparaître une flèche divine et comme par mimétisme, Apollon attira l'attention des enfants sur lui, sous le regard reconnaissant de la princesse. Elle n'avait pas spécialement envie que son fils voit sa tante trucider des aliens. Heureusement, diane et son frère géraient parfaitement la situations et elle putt retourner a ses occupations.

"Allez ce n'est que la troisième attaque de la soirée, c'est plus tôt tranquille je trouve."
Elle posa une main sur la joue de Sebastian. "Hey. Il est avec Apollon, soit tranquille, il ne lui arrivera rien. Ni a lui, ni a Orion."

Louise avait parfaitement confiance en lui. Et si la situation devenait critique, il les téléporterai a Olympe en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Tout était sous contrôle.

"Mon amour, je suis ..."


"Feed me ! Feed me !"


Un fleure géante sortit tout a coup du mur s’étalant, et commença a vouloir gober les inviter pour se nourrir. Par réflexe, Louise avait tourné la tête vers son fils pour voir qu'il observait la créature avec un certain amusement. Malgré tout, a l’abri derrière Apollon, il avait attrapé la main d'Orion pour reculer, sachant parfaitement que son père et sa mère ne le laisserait pas intervenir. Ils avaient été très claires depuis le début : pas de pouvoirs en publique tant qu'il ne les maîtrisait pas. Alors il se contentait de calmer a respiration même si il avait envie de courir vers la fleure.

Louise lança un regard désabusé a son époux avant de soupirer.

"Je crois que je n'arriverai jamais a te le dire. Attends moi, je reviens."


Elle posa un baiser sur les lèvres de son époux, plongea un instant dans ses yeux et s'éloigna tranquillement. Son regard devint plus sérieux, plus réfléchis. Elle observa la scène un instant alors que le gardien des rêves mettait les invités proche de la plante sous des boucliers de sable, a l’abri.

Puis elle retira ses chaussures d'un gestes et les laissa la avant de se mettre a courir vers la plante. Celle ci se pencha immédiatement vers la jeune femme et Louise se laissa glisser sur les derniers mètres, se trouvant tout a coup au plus près de la tige. Elle posa ses deux mains dessus, expira, et se concentra. De loin il ne se passait rien, elle se contentait de poser des mains illuminées dessus. En fait, elle en absorbait juste l’énergie vitale pour la concentrée en elle avant de l'envoyer dans sa "réserve de magie". Elle avait utilisé ce don a Las Vegas pour la première fois, et dix ans après, c'était devenu une arme redoutable. La plante parlait de plus en plus faiblement, faisait des gestes plus lents, plus difficiles, alors qu'elle diminuait de taille. Enfin, elle devint minuscule, ne poussant que de faibles couinements, et Louise l'attrapa avant d'aller dans la cuisine de la salle. Elle attrapa un pot en verre et déposa la chose dedans avant de refermer le bocal et de le déposer au congélateur. Ils auraient tout le temps de l'étudier plus tard.

Puis elle sorti discrètement, et revint vers ses chaussures qu'elle remit avant de revenir vers Sable. Elle attrapa brusquement son visage, les mains sur chacune de ses joues et plongea son regard dans le sien.

Dieu ce qu'elle l'aimait. Ses taches de rousseur. Ses grands yeux bleus. Sa bouche souriante. Son air étonné, surpris. Sa petite moue quand il était ennuyé. Son rire silencieux. Sa voix apaisante. Sa haute taille. Ses bras rassurants. La façon qu'il avait de la prendre contre lui, de caresser sa peau. Sa manier de mettre du sucre sur les crêpes. Celle qu'il avait de lui faire peur quand elle lisait pour l'étreindre en suite avec amour. Les jeux qu'il inventait. Ses petites figures de sable. Ces moments ou elle lui tournait le dos et qu'il laissait glisser ses mains sur son ventre et plongeait le nez dans ses cheveux. L'air courageux qu'il abordait lorsqu'il allait voir les professeurs de leur fils. Sa naïveté. Son innocence enfantine. Tout.

"Mon amour. Avant qu'une nouvelle catastrophe ne nous tombe sur la tête je dois te le dire : Je t’aime. Je suis enceinte. Et oui, de toi."
Jugea elle bon de préciser au cas ou il n'aurait pas fait le lien. Non pas qu'elle pense qu'il crois qu'elle ait été infidèle, non. Mais vue l'air choqué qu'il abordait, elle c'était dit qu'il valait mieux lui dire tout de suite.

« On va avoir un bébé... »


Elle avait envie de pleurer, de rire, de se cacher, même si un immense sourire étirait ses lèvres. Le poids sur ses épaules était partit désormais, elle n'était plus la seule a savoir.



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Sebastian Dust


« La Vérité sans Compromis »


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________________________________________ Dim 29 Nov 2015 - 10:53




Ohana signifie famille

Famille signifie que personne ne doit être abandonné.


Maxine et Siegfried… Que faisaient-ils là ? Sebastian écarquilla les yeux de surprise en découvrant leur fils emmitouflé sous un manteau et deux écharpes – Maxine ignorait-elle qu’il ne craignait pas le froid ? – mais qui semblait absolument ravi de porter en plus de cet attirail un bonnet en laine avec un pompon dessus. Quand il se serra contre lui il lui avoua que c’était le même que Maxine, raison ultime de le porter pour l’occasion ! Le gardien lui adressa un doux sourire, avant de reprendre une mine inquiète devant l’attitude de la jeune femme. Le Danemark ? A cette heure ? Et dans son état ? Mais il n’eut pas le temps de commenter quoi que ce soit, Maxine s’éclipsa à toute allure loin du bal et de son ambiance festive en faisant ronronner le moteur de sa jeep. Les laissant alors seuls avec un Siegfried surexcité.

« On fait quoi, on rentre ? »

Cela semblait être la bonne décision, surtout avec la notion de robots en train de les attaquer, mais le petit brun s’agrippa de toutes ses forces au costume de Sab pour montrer son désaccord. Et puis il n’avait pas tort, Orion était un très bon ami pour lui. Cela leur donnerait l’occasion de s’amuser… Louise finit par céder à la décision dans un demi sourire, échangeant un baiser avec son compagnon avant de s’éloigner en direction des concernés. Sebastian s’attela à sa nouvelle mission avec application, retournant près du buffet pour choisir un verre en corrélation avec les souhaits évoqués. Il aimait bien lui faire plaisir, même pour de si petites attentions, et cette dernière ne dérogerait pas à la règle.

Pourtant, en entendant une voix bien familière, il ne put s’empêcher de se crisper.

« Ne t'en fait pas. Je viens en paix, et puis tu sais bien que nos femmes nous feraient regretter le moindre geste de travers ce soir. D'ailleurs Louise est très belle ce soir. »

Pitch. Le gardien de la noirceur et des cauchemars. Un alter-ego ténébreux qu’eux, gardiens, combattaient depuis des siècles dans le monde d’où ils venaient. Une entité contraire qui avait manqué de tuer Sebastian par deux fois et, comble du supportable, volé le sable doré pour retourner l’arme contre lui. Un affront ultime qui avait laissé un goût terriblement amer dans la gorge du marchand de sable, réfutant d’en faire un ennemi personnel même si cela semblait être le cas. Mais à Storybrooke, les choses étaient légèrement différentes : ils étaient humains. Ils côtoyaient d’autres entités bien plus effrayantes ou impressionnantes qu’eux. Et il fallait évoluer avec leur temps ou bien mourir étouffé par les regrets et les souvenirs. Sab avait choisi d’avancer, malgré la rancune acide qui l’habitait dès qu’il se trouvait à portée du fossoyeur. Ils ne seraient jamais amis, c’était tout simplement impossible. Viscéralement infondable. Mais ils avaient appris à se côtoyer et à s’accepter, dans les limites de la bienséance primaire ; ils ne rechignaient cependant jamais à quelques petits combats en compagnie de leur fils respectif, histoire d’animer leur rivalité de manière plus sobre.

Sebastian tourna lentement son visage vers lui, toisant des pieds à la tête l’homme qui était responsable de beaucoup de maux et qui pourtant s’adressait aujourd’hui à lui comme si une rédemption était possible. Ils avaient toujours fait des efforts, ces dix dernières années, pour paraître civilisés. Après tout, Diane était une très très grande amie de Louise – et surtout une déesse – et les deux femmes pouvaient être fatalement impressionnantes quand quelque chose les agaçait. Le conflit de leurs conjoints respectifs n’était pas leur sujet de conversation favori, à bien s’en douter.

« Merci, Pitch. Diane aussi est superbe. »

Ses yeux rencontrèrent les siens, avant de se tourner avec lui en direction d’Orion et de Siegfried qui jouaient ensemble, buvant littéralement les paroles de Diane. Le petit garçon blond avait été une véritable surprise et, même si le ténébreux en doutait, il n’avait jamais été question de le mettre à part du reste des enfants. Certains avaient émis quelques réserves, mais Sab avait rappelé l’importance de ne pas faire de différence parmi l’innocence : Orion n’avait rien demandé, et surtout pas à naître au milieu d’une discorde qui durait depuis bien trop longtemps. Il avait donc put profiter des songes du marchand de sable, de pâques et de ses œufs farceurs, des flocons et des boules de neige de Jack et des cadeaux de North ; Tooth attendait même impatiemment qu’il perde ses premières dents pour les récolter. On ne peut pas punir un enfant pour les erreurs de ses parents, c’était contre leurs principes et contre les valeurs que défendait Sebastian. Il ne prenait jamais parti d’ordinaire, préférant de loin rassurer le petit garçon enfermé dans son placard pour fuir les coups de son père ou la petite fille couverte de bleus qui gémissait dans son lit, que d’affronter la violence des adultes. Il laissait ça aux autres, à ceux qui n’avaient pas peur, à ceux qui ne vivaient pas les cauchemars ou les rêves des plus jeunes, à ceux qui parvenaient à comprendre de tels comportements…

« Mais je ne suis pas ici pour parler du bon vieux temps, Sable, je viens juste t'informer que tu n'es pas le seul à avoir un léger problème avec de grilles pain ambulants ce soir. » Ils échangèrent un regard entendus et Sab hocha silencieusement la tête, songeur, en buvant une gorgée de jus de fruit. « Et Orion adore noël, donc restons tous les deux sur nos gardes, d'accord. Je pense que pour la première fois de ma vie j'ai envie que noël se déroule sans encombre. »

Ils étaient au moins d’accord pour une fois, c’était une première. Il prit le temps de réfléchir quelques secondes, avant de lui répondre à nouveau d’un signe de tête affirmatif. Il ne lui adressa pas un sourire, ce n’était pas dans ses capacités de tolérance, mais au moins il ne rechignait pas à suivre son opinion. Pitch n’avait pas tort, tout ceci était des plus étranges et méritait de veiller au grain… Les lieux fréquentés étaient souvent des cibles faciles et privilégiées, voilà pourquoi il rechignait toujours un peu à s’y rendre pour quelque raison que ce soit. Même leur mariage, à Louise et lui, s’était déroulé dans la plus grande intimité de leur maison avec quelques personnes… Hors de question d’organiser une cérémonie en grandes pompes et d’y inviter la moitié de la ville, déjà ils ne connaissaient pas autant de monde, et ensuite ça n’avait aucun sens à leurs yeux. Ils voulaient simplement confirmer qu’ils s’aimaient, jusqu’à la fin, pas faire la promotion de leur couple ; ils laissaient ça à d’autres qui le faisaient très bien.

Se rendant compte qu’il avait presque vidé le verre de jus de fruit, il se dépêcha d’en servir un autre pour sa femme et coupa ici l’échange avec Pitch. Louise s’approcha, d’ailleurs, quémandant son dû et il le lui tendit en retrouvant son sourire tendre.

« Pas ce soir. North veille au grain. »

Il la sentait nerveuse, mal à l’aise. Quelque chose la tracassait depuis leur arrivée ici ou, plutôt, depuis plusieurs jours sans qu’il ne parvienne à mettre le doigt dessus. Elle était d’ordinaire très spontanée et vive, là elle semblait s’être radoucit. Comme si la fraicheur de l’hiver la poussait à d’avantage se pelotonner contre lui au lieu de l’attaquer à coups de coussins et de peluches ; avait-elle appris une mauvaise nouvelle ? Devait-elle déjà repartir sans oser le lui dire ? Pourtant ils avaient toujours tout partagé – ou presque – et les questions des missions en compagnie des dieux n’étaient plus un tabou entre eux. Sab était un peu simple d’esprit parfois, tant que ce n’était pas devant son nez il ne voyait pas certains signes ni quoi que ce soit… Et Louise savait être d’une extrême discrétion quand elle l’avait décidé.

Tendrement, il passa son bras dans son dos et l’attira contre lui, lui volant un baiser doux en espérant que ce contact la rassurerait un peu. Il sentit les grains de sable voleter contre elle pour la réchauffer, avant d’être interrompus par des bruits d’assiettes brisées et des cris de surprises. Un monstre… que Diane ne tarda pas à réduire à l’état d’inertie le plus faible et total. Mort, en fait. Sab retint son souffle en se rappelant que Siegfried était là, esquissant un mouvement dans leur direction malgré la présence d’Apollon à leurs côtés ; avoir le roi des dieux pour nounous n’était pas non plus la plus anodine des situations, il fallait le reconnaître.

« Hey. Il est avec Apollon, soit tranquille, il ne lui arrivera rien. Ni a lui, ni a Orion. »

La voix de sa femme le fit quelque peu ratterrir, posant son regard clair dans la chaleur du sien. Il n’aimait pas les monstres et il ne les avait jamais aimés, pas les monstres effrayants qui terrorisaient les plus jeunes et les empêchaient de refermer les yeux. Pas ceux qui menaçaient de surgir des placards ou de dessous le lit pour leur dévorer les pieds. Pas ceux qui les faisaient trembler et grelotter de peur… Non. Lui il changeait ces monstres-là en des choses plus agréables ou plus drôles, quelque chose de supportable qui faisait s’envoler les frayeurs en un claquement de doigt. Et ce n’était pas la soudaine fleur géante qui apparue à leur droite qui allait échapper à la règle, commençait à vouloir dévorer les invités passant à sa portée. Qu’est-ce que c’était encore que ça ?! Si ça n’avait pas été aussi dramatique, Sab aurait souri d’une créature pareille… Et nul doute qu’un enfant aurait rêvé de lui envoyer du savon dans la bouche pour vérifier si elle faisait de la mousse ou pas.

Mais l’heure n’était pas aux rires, pas autant que nécessaire. Siegfried croisa le regard de son père et il reconnut parfaitement l’étincelle amusé qui les liait parfois. Même s’ils ne partageaient pas le même sens ni la même généalogie, il restait l’homme qui l’avait élevé et qui avait supporté tous ses caprices ou ses crises de chagrin sans rechigner. Bien sûr, certains mots avaient blessés plus que d’autres, mais jamais au point d’atteindre Sab profondément. Lui qui ne pensait jamais avoir d’enfants – et la question de Louise avait réveillé bien des choses en lui – il devait s’avouer profondément fier d’avoir eu quelqu’un comme Siegfried. Si sa femme avait cru lui ajouter un poids sur les épaules, ça avait été tout le contraire depuis le départ. Ce garçon était un vrai cadeau, quoiqu’il advienne et quoiqu’ils en disent autour.

Rassuré de voir les deux garçons en compagnie du dieu, Sebastian se concentra sur les invités à proximité de la créature… Tendant le bras en voyant les lianes s’avancer dans leur direction, il fit apparaître des murs de sable pour contrer les attaques de la plante. Protéger, il avait toujours su le faire. Parer et contrer les coups étaient ses domaines désormais, et il se concentra pour résister à chaque attaque que la créature lui octroya. Elle semblait surprise – et vexée – de voir quelque chose l’empêcher de se nourrir aussi allègrement qu’elle l’aurait voulu, aussi frappa-t-elle plus vivement le bouclier pour espérer le briser… Il vit Louise profiter du détournement pour se glisser jusqu’à elle, déglutissant en la voyant disparaître sous les feuilles mais poussant un soupir rassuré quand la plante commença à perdre de sa force. Peu à peu, elle s’immobilisa même avant de peu à peu rétrécir. Se flétrir. Diminuer… N’être plus qu’un petit amas de feuilles couinantes dans un pot, révélant la jeune femme aux mains bordées de lumière.

Sab fit tomber le bouclier, s’excusant de quelques gestes simples à l’adresse de ceux qui s’étaient retrouvés coincés dessous. Il ne les avait pas prévenus, mais la situation avait exigé une réaction rapide… Navré pour le dérangement. Et il s’apprêtait à aller s’assurer de la bonne santé de Siegfried lorsque deux mains se posèrent autour de son visage et qu’un regard familier rencontra le sien. Louise. Silencieuse. Haletante. Décidée. Elle prenait souvent cet air-là lorsqu’elle devait lui parler de quelque chose de grave, et tout un tas de scénarios catastrophiques firent irruption dans l’esprit du gardien. Muré dans son éternel silence, il attendit alors de savoir ce qu’elle avait de si important à lui révéler. La réponse fut à la hauteur de la surprise.

« Mon amour. Avant qu'une nouvelle catastrophe ne nous tombe sur la tête je dois te le dire : Je t’aime. Je suis enceinte. Et oui, de toi. »


Effarement. Il ouvrit la bouche, comme un poisson manquant d’air, avant de la refermer plusieurs fois sans parvenir à dire quoi que ce soit. Ses yeux surpris. Son air effaré. Ses pupilles dilatés. Et ces mots qui ne venaient pas alors qu’ils se bousculaient dans son esprit. Dans ses souvenirs. Dans son présent et dans le futur qui se dessinait brutalement devant eux… Elle lui avait posé la question pour lui laisser le temps d’y réfléchir, mais il ne s’attendait pas à ce que la décision soit déjà prise. Malgré eux, ou pour eux cela dépendait du point de vue. Qu’elle soit déjà… Déjà…

« On va avoir un bébé... »

La première annonce n’avait rien eut de joyeux. Un contexte dramatique, une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes et l’incertitude de ce que cela allait devenir. Huit ans plus tard, cette période étaient partie s’enfouir au plus profond de leurs esprits pour ne plus jamais ressurgir, balayée par les sourires et les nouveaux souvenirs forgés en compagnie de Siegfried. Et aujourd’hui, les évènements étaient bien différents : c’était noël. C’était une vie à trois qu’ils souhaitaient, ou plutôt… Non. Non, non, il n’arrivait pas à se rendre compte. Ou plutôt, il se sentait parcouru par un flot de sensations toutes plus agréables les unes que les autres et qui ne semblaient pas se décider pour n’en choisir qu’une. Elles ne pouvaient pas, et lui non plus. Alors qu’il avait songé à la douleur et la frayeur de la naissance de Siegfried, elle était en train de lui rappeler qu’avoir un enfant pouvait être quelque chose d’extrêmement agréable… Ou du moins, de joyeux. D’appréciateur. D’enivrant et de motivant.

Il pointa son index vers son propre menton, question silencieuse à laquelle elle avait pourtant déjà répondu. Un bébé. Un bébé… De lui ? Leur bébé ? Leur propre… Plus il réalisait le poids des paroles, plus les petites figurines de sable s’affolaient vers ses épaules en faisant défiler un nombre de formes infinies. Comme si elles cherchaient à formuler chacune de ses pensées sans parvenir à suivre le rythme qu’il leur imposait inconsciemment. Des tonnes et des tonnes de pensées. Et puis… Plus rien. Absolument rien. Le silence criant alors qu’il croisait à nouveau son regard. Elle mordait sa lèvre inférieure, il voyait la tension sur sa gorge et les larmes au bord de ses yeux. Pourtant elle n’avait rien de triste. Rien d’apeurée. Rien à voir avec la première fois. Rien à voir avec tout le reste… Cette fois était différente. Une nouvelle histoire à commencer, à écrire et à faire vivre pour lui donner sa singularité.

Il y eut un bruit de saladier renversé mais Sebastian n’y prêta pas attention. Quelques bruits qui ne lui firent pas tourner la tête, tout simplement parce qu’il ne pouvait pas se détacher du visage de sa femme. Elle caressait sa joue doucement, appuyant plusieurs fois sa paume contre lui comme pour le faire revenir sur la terre ferme. Et plus il attendait, plus il se doutait qu’elle commençait à se poser des questions. Il en fallait, il en faudrait toujours, mais pas de ce bord-là. Pas comme ça. Pas de cette manière.

Le marchand de sable se décida donc à bouger, remontant ses bras le long de son corps pour enlacer ses épaules. Il l’attira contre lui pour rencontrer ses lèvres, l’embrasser amoureusement dans un baiser qui laissait traverser bien plus de choses qu’il ne le devrait réellement. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux, écartèrent quelques mèches pour mieux voir sn visage, alors qu’un grand sourire éclairait le sien. Rien de triste. Rien de douloureux. Rien de fatal. Un bébé n’était jamais un mauvais présage, surtout pas pour le gardien des rêves ; surtout pas quand il s’agissait (enfin) du sien et de Louise. Il dévora son regard du sien, voyant enfin ses lèvres frémir en un nouveau sourire qui la rendait ravissante. Attendrissante.

« … On va avoir un bébé. » Répéta-t-il. « On va… Avoir un bébé. »

Il avait besoin de le dire. D’exprimer cette phrase comme pour qu’elle rentre mieux dans son esprit. Qu’elle s’y grave, s’y marque au fer rouge et soit ensuite brodée de soie et de trésors pour qu’il la chérisse autant qu’il le pouvait. Et plus il répétait ce murmure, son nez contre le sien, plus il était pris d’un rire qui faisait trembler ses épaules. Vaciller son dos. Bouger ses bras qu’il resserra autour d’elle encore en appuyant sa joue contre son front. Il y déposa un nouveau baiser, essayant de contenir toute cette joie – c’était elle qui avait gagné la bataille – qui ne demandait qu’à s’exprimer pleinement. Heureux. Oui, heureux, c’était le mot exact. Heureux d’entendre ça. Heureux de pouvoir réagir comme ça. Heureux de n’avoir rien d’autre à faire que de simplement être enivré d’une telle nouvelle. Et quelle nouvelle… Ce noël était décidément plein de surprises et d’humeur doucereuse.

Il descendit embrasser ses lèvres à nouveau, soufflant encore cette vérité à demi-amusé, tandis que ses bras glissaient vers sa taille pour presser un peu sa peau. Il dessina quelques ronds du pouce, s’écartant un instant pour la regarder toute entière dans sa robe couleur d’or, avant de revenir auprès d’elle. Si personne d’autre n’avait pu entendre la nouvelle, tout le monde pouvait remarquer les volutes de sables qui ondulaient tranquillement dans la pièce, comme des vagues bercées d’une houle calme. Les figures avaient disparues pour ne laisser que l’expression la plus claire de son pouvoir : la tranquillité. L’apaisement. Le jeu aussi, quand il la chatouilla un bref instant pour dédramatiser cet instant magique. Dix ans. Huit ans partagés. Deux ans mariés. Et après tout ce temps, leur famille allait enfin s’agrandir de nouveau pour accueillir une nouvelle personne. Il chassa de son esprit toute les questions autour de la suite, des dieux, de ce que cela impliquait, de la responsabilité, de tout. Ce soir, il avait juste envie de rire. Rire jusqu’à en pleurer.

Un bruit d’éclair – voire de tonnerre – résonna brutalement à quelques mètres d’eux, faisant sauter les plombs quelques instants et plongeant toute la pièce dans l’obscurité… Seul l’or éclatant du sable permettait d’y voir quelque chose, éparpillé de partout comme une présence omniprésente auprès de chacun. Par réflexe, Sebastian resserra sa prise autour de Louise avant de lever les yeux vers le plafond. Qu’est-ce que c’était encore que ça ? Les lumières réapparurent brutalement, lui permettant de chercher du regard Siegfried. C’était comme si le temps les rattrapait soudainement, les extirpant de cet échange… Et enfin il le vit. Le découvrit, plutôt. Assis parterre, les cheveux dressés sur la tête comme s’il venait de se prendre une explosion en pleine figure, il maintenait contre lui une étrange souris jaune pourvues de deux ronds rouges sur ses joues.

« Regardez !! J’ai attrapé pikachuuuu !! »

Riait-il joyeusement, alors que la pauvre bête semblait plus nauséeuse que ravie d’être là. D’ailleurs, prise d’un hoquet, elle eut un sursaut brusque qui envoya littéralement une décharge tout autour d’elle. Siegfried la subit sans même montrer le moindre signe de douleur, au contraire il semblait même littéralement hilare. Et plus il riait, plus pikachu hoquetait, et plus les décharges s’intensifiaient : rebondissant dans la salle, elles se mettaient à électriser les autres personnes présentes qui semblaient bien moins résistantes à leurs voltages. Sab resta interdit devant un tel spectacle, partagé entre l’envie de s’écrouler de rire ou bien de s’inquiéter pour la santé mentale de leur fils. Mais l’ambiance était aux bonnes nouvelles. A l’euphorie. A la joie et à tout ce que cela incluait.

Un regard à sa femme qu’il embrassa encore, avant de se décaler vivement pour éviter une décharge qui leur arrivait droit dessus.

« Cette fois, c’est moi qui revient. »

Ecrivirent les lettres dorées dans l’air alors qu’il la lâchait précautionneusement. Il s’avança en direction du demi-dieu d’un pas décidé, courant presque pour éviter qu’il y ai d’autres victimes, et celui-ci se décida à se lever quand il le vit approcher. Tenant toujours le pauvre Pokémon visiblement ivre, Siegfried fronça les sourcils et secoua vivement la tête quand Sab lui demanda de le libérer. Il ne voulait pas rendre Pikachu, il l’avait attrapé, il était donc à lui par définition ! En soit, ce n’était pas un mensonge… Difficile de contrer une telle attitude respectueuse des règles et principes du jeu vidéo.

Sebastian tendit les mains dans sa direction, attendant qu’il se décide à obtempérer. Il du froncer un peu les sourcils, prenant une mine sérieuse réservée aux moments où son fils commençait à faire des caprices. Celui-ci pesta un instant, avant de grogner d’un air boudeur en tendant la souris jaune à son père. Prudemment, Sebastian s’en empara, se crispant devant un hoquet mais poussant un soupir soulagé en voyant que les décharges… Ne lui faisaient rien. Pas à lui, en tout cas. Le sable et la terre n’étaient pas conducteurs après tout, c’était logique.

« Il faut le rendre à son propriétaire. »

Expliqua-t-il en cherchant des yeux une personne éventuellement concernée par la petite créature qu’il tenait. Pas évident, au milieu des danseurs, des gens inanimés sur le sol sous le coup de jus qu’ils venaient de recevoir, mais se relevant avec les cheveux électrifiés, ou de ceux qui semblaient visiblement se combattre à l’aide d’autres bestioles un peu plus loin. Soudain, une lueur éclatante entoura Pikachu qui, après quelques instants, disparu des mains de Sebastian. Un filet de lumière les guida jusqu’à un gamin pourvu d’une casquette qui tenait une boule rouge et blanche, où venait visiblement de disparaître le Pokémon mal en point. Siegfried pesta un peu sans pour autant insister, entortillant une de ses mèches de cheveux noirs entre ses doigts en marmonnant qu’il l’aurait bien gardé pour Noël. Sab sourit un peu, passant une main sur le crâne du garçon avant de se baisser à sa hauteur.

« Demande donc à ta maman ce que le père noël a décidé de lui offrir pour Noël ? »

Ils regardèrent en même temps en direction de Louise, prise sur le fait de vider un nouveau verre de jus de fruit. Siegfried paru hésiter, le regardant à nouveau comme pour s’assurer qu’il ne lui faisait pas une blague – avec le marchand de sable, on ne savait jamais. Mais ils échangèrent un sourire alors que le gardien tentait de remettre de l’ordre dans les cheveux du garnement, le laissant ensuite courir jusqu’à attraper sa mère dans ses bras. Il se releva doucement pour les observer, songeur, avant de doucement secouer la tête et de s’avancer dans leur direction. Les questions viendraient plus tard. Place à la fête.


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Louise Hollen


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Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Ven 11 Déc 2015 - 4:41



A la croisée des chemins

Misère de misère, elle l'avait fait disjoncté. Évidemment elle aurait du le préparer mieux que ça, lui laisser plus de temps, mais ... mais les robots avaient débarqués puis la fleure géante avait fait on entrée ... et elle avait eut peur. Si il y avait bien une chose qu'elle avait appris a travers ses aventures c'était ça : ne pas attendre. Le risque de manquer de temps, de rater le coche était toujours présent. Il fallait agir quand on en avait la possibilité. Les regrets étaient trop lourds a portés sinon.

Le sable autour de lui c'était agité, montrant plus clairement que jamais le trouble qu'il ressentait. Trop de choses a dire en même temps. Trop de ressenti. Trop d'information ... puis plus rien. Le calme plat. Lentement sa main remonta et se posa sur la joue du marchand de sable, appuyant légèrement dessus pour le ramener a elle. Enfin il revint, l'attirant a lui, lui faisant passer une joie semblable a celle qu'elle ressentait. Un baiser. Un sourire. Quelques mots. Autour d'eux le temps semblait s'être stoppé. Ils étaient comme coupés du monde, uniquement concentré l'un sur l'autre dans leur petite bulle de bonheur. Elle sentait le sable glisser autour d'eux. Il avait toujours été présent. Toujours autour d'eux. Elle avait trouvé ça amusant, puis perturbant, et au final s'y était habitué. Maintenant elle laissait ses doigts courir dans les volute de sable pour en apprécier le contact.

Tout a coup les plombs sautèrent, et par réflexe, ses doigts se resserrèrent sur la paume de son mari alors qu'elle sursautait. Elle n'avait plus vraiment peur du noir - bien qu'elle ne soit pas a l'aise dedans - et ce grâce a Sebastian. Comme lui elle se mit a chercher son fils du regard. Quand on avait un enfant c'était toujours a lui qu'on pensait en premier. Voyant qu'il était en vie, même si sa coupe de cheveux était digne des plus grands punks, elle se rassura avant de laisser Sebastian aller s'occuper de l'affaire. Elle laissa sa main dans la sienne un tout petit peu trop longtemps avant de la ramener contre elle, la passant distraitement sur son ventre.

« Regardez !! J’ai attrapé pikachuuuu !! »

Les yeux ronds elle regarda son fils tenir un pauvre animal malmené dans ses bras et pria pour ne pas qu'il en parle a Maxine. Si ça se trouvait elle allait vouloir créé un pont interdimentionnel pour se faire un élevage de Pokemon et finir par les lâchers dans la natures. Lassant son époux géré la situation - après tout il avait bien réussi a calmer le sphinx avec ses énigmes stupides non ? - elle se mit en quête de nourriture Une petite sourie jaune électrocutée n'étais pas suffisamment dangereuse pour l’inquiéter réellement Ils avaient vécu tellement pire ... Ce qui l'ennuyait plus en revanche c'était les personnes qui tombaient comme des mouches autour d'eux. Tendant la main, elle fit un mouvement du poignet et expia avant d'envoyer un peu de magie pour les remettre sur pieds. Sans réfléchir, elle puisa directement dans sa réserve générale, évitant ainsi de ressentir les effets de la douleur qu'ils avaient. Après tout elle était enceinte, elle devait prendre soin d'elle non ?

La princesse observa autour d'elle pour chercher la cause de ce remue ménage. Les robots tueurs, les plantes géantes, les pokémons ... ce serait quoi la prochaine fois ? Des nounours tueurs qui étoufferaient le gens sous leurs câlins ? Louise soupira et tira son téléphone de son sac a main avant de taper un SMS rapidement pour l'envoyer. Attendant la réponse, elle se resservit un verre de jus de fruit - puisque l'univers semblait bien décidé a ne pas la laisser se désaltérer - avant de voir que deux paires d'yeux l'observaient. Instantanément, elle s'immobilisa comme un lapin pris dans les phases d'une voiture, sa coupe se portant a ses lèvres.

"Ouiiiii ?"


Bon, eh bien apparemment la télépathie père - fils avait ( encore une fois ) fonctionné puisque le garçon se jeta dans ses bras, manquant au passage de lui faire renverser son jus de fruit sur la tête. La jeune femme passa une main dans son dos et activa rapidement son pouvoir pour vérifier qu'il n'avait rien. Elle était juste un peu inquiète pour lui c'était tout.

Tout a coup, un bruit se fit entendre et de petites créatures jaunes débarquèrent dans la salle de bal provoquant l'étonnement général.

"Des miniiiiiiioooons !!!!!"

D'un geste rapide Louise attrapa le col de son fils alors qu'il allait se précipiter vers les petites créatures jaunes. C'était quoi cette manie de vouloir foncer sur les choses dangereuses dés qu'on en voyait une ? Pour un peu elle aurait dit qu'il tenait ça d'elle... De toute façon, tout le monde savait depuis longtemps que les minions étaient des expériences extra terrestre semblables a Stitch. D'après Maxine, qui avait le temps d'un voyage été nommée représentante humaine auprès des minions, les trois minions de bases étaient les expériences 221, 222 et 223. Ils avaient été perdus puis clonés en masse avant qu'une partie d'eux n’atterrissent sur terre.

"Tatata, tu restes la .... "


Non, elle ne savait absolument pas ce qu'ils faisaient la. Peut être s'agisait il du "dernier bataillon" d'Yzma ? Ils c'étaient mis a son service pendant une période ... Alors même si elle c'était depuis le temps reconverti dans l'élevage intensifs de lamas, elle pouvait toujours rechuter. Pourtant le SMS qu'elle reçut la fit changer d'avis. Apparemment, la méchante avait décidé de passer Noël a Rio. Bon, elle était donc a exclure de l'équation ... ou pas connaissant l'énergumène.

Louise soupira un instant et baissa les yeux sur son fils qui trépignait littéralement sur place en lui jetant un regard qu'il maîtrisait bien, celui du je-suis-un-garçon-adorable-laisse-moi-donc-aller-m'amuser-s'il-te-plaiiiiiis-maman-d'amour-et-fond-devat-ma-bouille-d'ange.

"Maxine c'est faite kidnappée par eux parce qu'ils cherchaient un nouveau maître et voulaient étudier son hérisson de compagnie. Alors non, on ne leur saute pas dans les bras."


Elle jeta un regard a Sebastian, qui avait l'air de trouver la situation plus amusante qu'autre chose. Quelques figurines de sable plus tard elle se renfrognait en gonflant les joues, prenant sa tête boudeuse. Comment ça elle était un peu trop surprotectrice ? Un rire silencieux secoua les épaules de Sebastian alors qu'il passait un bras dans son dos.

"Je suis pas sur protectrice"
bougonna elle alors que les créatures sortaient des sortes d'armes de leur salopettes. "Ah ha ! Tu vois ? J't'avais dis que c'était dangereux ..."

Le Bananator 2.0 dans les mains, l'un des minions visa et ... tira en plein mur, faisant s'envoler ... une pluie de bananes qui s'écrasèrent contre le mur et sur les invités sous les yeux ébahis de l'assemblée. Tournant les yeux vers Sebastian pour être sure qu'il ai vu ce qu'elle avait vu, elle revint vers les minions pour constater que l'un d'eux les visait.... quelques instants plus tard, deux magnifiques bananes s'écrasaient sur les fronts de Louise et Sebastian. La bouche ouverte comme si elle était en apnée, Louise passa une main sur son front pour en retirer le fruit sous le regard hilare de Siegfried. La bouche close, il se retenait difficilement d'exploser de rire.

Elle n'hésita qu'une demis seconde avant de lui étaler de la purée de banane sur la joue pour finir par prendre Sebastian en bouclier. Cependant, le carnage bananien continuait et rapidement, la petite famille se dissimula derrière un mur de sable.

"Ma robe est fichue ..."
lâcha Louise en regardant les petites taches qui maculaient son col. Elle observa Siegfried qui zieutais les minions avec excitation avant de se tourner vers Sebastian. "Le point positif dans tout ça c'est que niveau mondanités on a pas a subir grand chose ... Après, avoir été en danger de mort n'était qu'un détail tu ne trouves pas ?"

Elle plaisantait. Pourtant les minions continuaient leur petite invasion. Louise n'avait pas réellement envie de leur tirer dessus, et puis ça ferait sûrement encore plus paniquer les gens. Aussi jeta elle un regard vers le gardien en désignant les petits êtres jaunes d'un coup de tête.

"Je pense qu'on peut prendre le petit avec nous sur ce coup non ?"


Louise leur expliqua son plan et au bout de quelques secondes, le trio finit par se relever et sortir de sa forteresse. Siegfried s’élança vers un coin éloigné des minions ou il récupéra une banane en bon état qu'il apporta a sa mère qui elle, était sortie a l'extérieur. Il posa le fruit devant eux alors que Louise sortait une fiole et la renversait sur la banane De son coté, Sebastian devait attirer l'attention des minions pour les faire sortir. Sa main dans celle de Siegfried - qui la réchauffait doucement - Louise regarda la banane devenir de plus en plus grosse, et finit par être énorme. Et en quelques secondes, elle fut recouverte de minions qui se chamaillaient, s'excitaient ou grimpaient dessus. Un sourire sur les lèvres, Louise revint vers son époux et s’arrêta a ses cotes pour observer le spectacle quelques secondes alors que leur fils bondissait en hurlant avec les créatures.

"Yzma est partie a Rio ... Donc soit on a un nouveau méchant sur les bras, soit on a vraiment pas de chance, soit on a un come back ... "


Tout a coup elle sentit des bras passer sous les siens et enserrer sa taille alors que le torse du gardien se plaquât contre son dos comme pour lui faire un dossier. les mains a plat sur son ventre, le menton perdu dans ses cheveux, il observait le tout alors qu'elle se sentait réchauffée par son contact.

"La soirée est ... mouvementée. Mais c'est amusant je trouve."
murmura elle avant de laisser un silence s'installer, alors que ses mains se posaient sur celles de Sebastian pour entremêler leurs doigts. "Tu préférerai un garçon ou une fille ?"

Elle savait que peu importait, il l'aimerait. Mais elle voulait savoir, elle ne savait pas pourquoi mais poser la question lui semblait terriblement naturel.

"Tu pourra peut être lui apprendre a manipuler le sable ..."


Ces derniers mots avaient été un murmure. Elle n'avait jamais parlé de ça a Sebastian. A quoi bon, le demi dieu ne pouvait manipuler la magie. Elle se doutait que cela lui plairait mais ... un soupire lui échappa Ils n'avaient jamais eut besoin d'aborder le sujet, et maintenant, elle ne savait pas ce qu'il en pensait. En plus elle ne voyait pas son visage ... Lentement elle leva la tête et captura les lèvres du gardien.

"Je t'aime."



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Sebastian Dust


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________________________________________ Mar 12 Avr 2016 - 15:45




Ohana signifie famille

Famille signifie que personne ne doit être abandonné. Ni oublié.


Sebastian fixa l’immense banane avec un sourire amusé, ne pouvant s’empêcher de songer aux attraits d’un tel fruit pour capturer des minions. C’était étonnant que des créatures comme eux vénèrent un fruit aussi sordide mais ça avait quelque chose de touchant et de profondément amusant. Les bras passés autour de Louise, il hocha la tête légèrement mais resta silencieux sur le reste. Qu’aurait-il put dire ? Qu’aurait-il put faire ? Il ignorait si quoi que ce soit de ce genre était transmissible à un enfant, s’il y aurait de la magie ou si ce bébé se contenterait d’être le plus normal possible ? Quand on regardait l’étrange famille qu’ils formaient, l’idée même de normalité semblait saugrenue : Louise possédait un don de guérison et de cumul d’énergie redoutable. Siegfried manipulait le feu. Et lui-même ne pouvait vivre sans l’enveloppe doré qui accompagnait gestes et pensées dans chaque instant de leur vie. Alors non, cet enfant à venir ne serait pas normal. Pas le moins du monde et sûrement pas de manière innée. Mais tant pis, c’était ainsi et ce n’était pas plus mal.

Il garda ses bras autour d’elle, répondant à son baiser par un sourire tendre. Oui, Sab n’en doutait pas : elle l’aimait. Et lui aussi l’aimait, comme il ne pouvait pas le faire pour qui que ce soit d’autre. Elle lui avait déjà fait le plus beau des cadeaux quelques années auparavant, en lui faisant confiance pour élever ce fils qui n’était pas le sien… Et cette année, elle complétait l’étrange boucle qu’ils avaient formée jusque là. Une perspective intéressante, une évolution étonnante. Il se mit à rire en songeant à la réaction que Jack aurait quand il serait au courant et Louise fronça les sourcils. Non il ne se moquait pas d’elle, promit ! Heureusement sauvé par leur fils qui revint à leur rencontre, il glissa sa main dans les cheveux bruns du petit garçon en observant peu à peu les invités du bal sortir à l’extérieur. Les aventures semblaient avoir marqué tout un chacun et il était peut-être enfin l’heure de rentrer ?

Un regard à Louise et Siegfried, avant qu’il n’hoche la tête. Retourner à l’intérieur, retrouver le calme et la sérénité de leur maison, écouter les paroles d’un Siegfried aux étoiles plein les yeux qui n’a pas envie de dormir ! Sourire et même rire devant les bonds qu’il fait sur son lit pour refaire le combat contre la plante de la part de sa maman, attendre soigneusement que le sable ne fasse effet pour l’endormir avant qu’il ne reste éveillé toute la nuit. Des petits poissons dorés apparurent dans la pièce, éternels accompagnant des songes du petit garçon alors qu’ils éteignaient la lumière pour le laisser dans l’obscurité tamisé. Ils se dirigèrent à l’étage supérieur, Sebastian poussant un soupir quand il peut enfin retirer veste et veston pour se mettre un peu plus à l’aise. La journée et la soirée avaient été plus longues l’une que l’autre et il s’avouait sans mal avoir besoin d’un peu de repos. Alors qu’il se glissait dans les draps, il s’approcha de Louise déjà allongée. Son nez parti retrouver la saveur de son cou, y déposant un baiser tendre avant que sa main n’ose s’avancer jusqu’à son ventre. Elle le laissa faire, se laissant aller à un léger rire.

Il resta là. A simplement la tenir dans ses bras en l’écoutant parler. Parce qu’il aimait sa voix. Parce qu’il pouvait l’écouter inlassablement. Parce qu’il pouvait s’endormir avec la certitude qu’elle ne se vexerait pas… Pas encore.



– MARS 2026 –

Elle tournait et tourbillonnait. Elle passait d’un pied à l’autre sans jamais s’arrêter, les bras tendus autour d’elle et les paumes vers le bas alors que le mouvement ample de sa jupe s’enroulait autour de ses jambes. Elle en avait mis une rouge, une de celles qui monte au dessus des genoux et retombe toujours dans un plissé parfait. Sebastian sourit de la voir comme ça, a quelques pas, hésitant très sincèrement à l’interrompre dans sa petite danse innocente. Louise fini par s’arrêter de tourner d’elle-même, réajustant un peu mieux le chemisier blanc qu’elle portait et qui laissait deviner ses nouvelles formes sans se montrer trop audacieux. Elle rit tandis que Siegfried la rejoignit, joignant ses mains aux siennes pour se précipiter un peu plus en avant. Lui voulait voir le reste du parc, explorer le château de la Belle au Bois Dormant, rencontrer le dragon dans sa tanière, essayer de retirer l’épée d’excalibur… Il désirait faire comme tous les enfants qui se perdaient à Disneyland Paris : ne rien manquer. Tout voir. Tout faire. Tout tester et tout tenter, quoiqu’il arrive et quoiqu’il se passe.

Le marchand de sable avança du mieux qu’il pouvait pour ne pas les perdre de vue, évitant soigneusement de rentrer dans des personnes ou de se cogner à qui que ce soit. Il avait déjà fourni un effort suffisamment considérable pour venir ici malgré la foule du printemps, il ne faudrait pas non plus le pousser trop loin. Déjà Louise était près de l’entrée du château et il se dépêcha de les rejoindre, dépassant la plupart des touristes d’une bonne tête. Elle tendit sa main vers lui pour qu’il l’attrape, levant le nez vers les vitraux qui plongeaient l’intérieur du château dans des dizaines de couleurs différentes, avant de l’entraîner à sa suite vers les escaliers. Siegfried s’accrocha à la rambarde, impatient de pouvoir lire le conte qui se traçait sur les vitres et les livres peints, ne manquant pas de le réciter à ses deux parents à toute allure. Sebastian les suivit, encore, et pourtant ne put s’empêcher de redécouvrir en leur compagnie l’une des plus vieilles histoires du monde, illustrant parfois certaines questions de leur fils avec un peu de sable doré discret. Au pays de l’émerveillement, il serait curieux qu’il ne puisse pas s’exprimer lui aussi à sa manière…

Sab tendit les bras pour l’aider à monter sur l’un des chevaux du carrousel, s’amusant de les voir l’un comme l’autre aussi impatients de grimper sur les plus beaux chevaux : ceux des extrémités de rangée. Il s’assura qu’elle s’attachait avant de monter à son tour sur le second cheval, échangeant des signes avec Siegfried juste devant eux et d’en rire silencieusement. Louise trépignait sur place, serrant entre ses mains l’appareil photo dont elle ne se séparait qu’à peine et ne se gênant pas pour mitrailler ces moindres instants de vie qu’ils partageaient. Il était timide sur les photos, détournant les yeux ou la tête pour essayer de les esquiver mais elle avait tôt fait de le rappeler à l’ordre ; leur fils lui adressait ses plus belles grimaces et sa mère possédait toute une collection de tirage de langue qui défilaient sur son ordinateur. Elle ne manqua donc pas de capturer ce nouveau geste mutin alors que le manège démarrait, la surprenant d’un éclat de rire contagieux. Tourner. Virevolter. Monter et descendre. C’était aussi simple que cela, le bonheur.

C’était aussi reconnaître quand la fatigue gagnait un peu de terrain, l’obligeant à s’asseoir sur un banc pour se reposer. Sebastian s’installa à côté d’elle et rapidement, elle vint passer sa tête sous son bras pour se caler plus confortablement contre lui. Elle s’autorisa même à fermer un peu les yeux, sachant pertinemment que lui surveillait le petit garçon parti explorer le bateau pirate juste en face d’eux. Inconsciemment, il caressa son bras de son pouce, écoutant sa respiration régulière et appuyant même sa joue contre les cheveux temporairement blonds de Louise ; l’effervescence et le calme. Trouver quelques instants dans cette bulle qui leur appartenait alors que le monde autour continuait de tourner, d’avancer, de tourbillonner à leur en faire perdre la tête. Elle grimaça un instant et il tourna la tête vers elle, baissant les yeux vers son visage dans un éclair d’inquiétude soudaine. Mais elle secoua la tête et posa une main sur son ventre rebondit, esquissant une nouvelle grimace bien qu’un sourire et un rire franchit ses lèvres : apparemment, ce bébé-ci était encore plus turbulent que son grand frère ! Inquiet quand même, il n’osa pas bouger tant qu’elle ne retrouva pas un visage apaisé, au cas où quelque chose arriverait. Se passerait. Savait-on jamais… Comme une attaque de Siegfried surexcité parce qu’il venait de croiser le Capitaine Crochet !


– AOUT 2026 –

Il était épuisé mais il souriait dès qu’elle levait les yeux vers lui. Adossé à la grande fenêtre de la chambre, les bras tendus sur le petit rebord pour se soutenir, il avait remonté les manches de sa chemise et même défait le premier bouton tellement il avait chaud. La fin du mois d’Août était synonyme d’une canicule impressionnante et il remerciait silencieusement l’existence de la climatisation ! La journée précédente avait été extrêmement longue et la nuit d’autant plus, mais ils étaient enfin là, à pouvoir souffler et se reposer. Ou plutôt, elle était enfin là : leur fille. Une petite fille qui dormait religieusement contre Louise et que rien au monde ne semblait pouvoir déranger. Sebastian la regardait depuis des heures, la découvrait, retenait chaque détail de son visage et de son être avec une facilité à la fois déconcertante… et une complexité propre. C’était très différent de la naissance de Siegfried, une sensation étrange qui vous tenaillait les entrailles et enserrait son cœur d’une chaleur réconfortante. Leur fille. Sa fille. Si quelqu’un lui avait dit un jour qu’il aurait, lui aussi, des enfants il n’y aurait pas cru. Parce qu’il les vivait au quotidien. Parce qu’ils les accompagnaient depuis toujours. Parce que c’était un trésor inestimable… Un trésor que Louise avait bien voulu partager avec lui. Il passa une main sur son visage, laissant les formes de sable doré danser dans l’air en silence. Un silence inestimable que celui de combler le repos d’un bébé.

Quelqu’un frappa à la porte, le faisant sursauter. Un regard à sa femme puis il s’avança pour aller ouvrir doucement, réceptionnant le bond de Siegfried qui le salua d’une grande exclamation enjouée ! Passant se bras autour du cou de son père, il s’agrippa rapidement avant de mettre son index sur sa bouche : chut ! Pas trop de bruit, exactement. Sebastian caressa ses cheveux sombres et s’écarta légèrement pour qu’il puisse voir sa mère, observant les réactions du petit garçon qui ne bougea pas immédiatement. Il mit même presque une minute avant de s’avancer en direction du lit au bord duquel Louise était en train de s’asseoir, jetant des regards d’avidité curieuse à sa petite sœur. Le gardien passa une main gênée dans ses cheveux avant de porter son attention sur Jack qui se tenait à l’entrée, un sourire goguenard sur le visage et un air profondément satisfait ; comme s’il avait fait une farce dont lui seul connaissait l’issue ! Rapidement il se rua sur son ami pour le serrer dans ses bras, le félicitant – lui et Louise – et réclamant d’ore et déjà sa place de parrain officiel auprès de la petite. Cela eu le don de les faire rire, surtout quand Siegfried grimaça en demandant pourquoi est-ce que Jack n’était pas QUE son parrain à lui, d’abord ? Les premières jalousies. Les premières rencontres. Un rythme qui s’installe et la découverte d’une toute nouvelle vie… A quatre, cette fois-ci.


HIVER 2032

Les chamailleries étaient monnaie courante, les jeux une seconde nature et les cris remplissaient la maison de jour comme de nuit. C’était vivant, exaltant, que d’entendre brutalement des pieds courir sur le parquet et craindre que le plafond ne s’écroule sous l’attitude enfantine des deux enfants qui vivaient encore entre ces murs ; restait à définir qui pouvait se montrer le plus enfantin de tous, entre Louise, Siegfried, Sarah ou Sebastian. Le marchand de sable n’était jamais en reste face aux deux plus jeunes, et la chapelière ne les laissait pas aussi facilement gagner dans les parties interminables de Mario Kart ou de console jusqu’à des heures indécentes. Peut-être étaient-ils de mauvais parents, peut-être que toute l’éducation était à refaire, peut-être que rien n’allait ou qu’au contraire tout fonctionnait… Mais c’était ainsi qu’ils avaient toujours vécus. Des hauts et des bas, des sans-dessus-dessous et pourtant chacun parvenait à garder la tête hors de l’eau. Survoltés, dynamiques et parfois de vrais larves étalés sur le canapé, ils formaient un groupuscule tranquille que rien ne semblait pouvoir briser.

A part eux-mêmes, sans doute.

Le bruit avait été un peu plus fort que les autres. Ce n’était pas rare que les bagarres deviennent un peu plus violentes, mais parfois elles dépassaient un peu trop les bornes pour être tolérées. Sab et Louise avaient levés le nez vers le plafond, fronçant les sourcils avant de grimper les escaliers quatre à quatre pour aller constater des dégâts. Ils mirent un pied dans la chambre pour découvrir Siegfried légèrement sonné contre l’un des murs, des cadres brisés sur le sol à côté de lui alors même qu’il se relevait en tanguant. Sarah était à genou sur le lit de son frère, gloussant et rigolant sans parvenir à respirer correctement, se tenant le ventre de voir l’état dans lequel elle l’avait mis. Si elle, riait, ce n’était pas le cas de sa mère qui ne manqua pas de froncer les sourcils en les fixant tour à tour. Etait-ce leur manière de s’amuser ? Des flammes dansaient légèrement autour du garçon et des arabesques ensablées rebondissaient dans tous les sens au même rythme que l’attitude de la jeune fille de six ans. Autant dire qu’ils venaient de bafouer l’une des règles de la maison : pas d’utilisation de pouvoir contre l’autre !

Cela coupa net le rire de leur fille, laquelle se redressa sur ses pieds en fixant sa mère comme si elle était d’un autre âge. Ils ne faisaient que s’amuser, où pouvait être le mal à se surprendre un peu ? Ce n’était pas comme si Siegfried avait eu mal quelque part en rebondissant contre le mur ! Mais plus ils essayaient de dédramatiser la situation, plus celle-ci devenait critique à mesure que la colère emplissait les paroles et les cœurs. Sebastian passa de l’un à l’autre en silence, fronçant les sourcils lorsque leur fille leur reprocha leur manque d’ouverture d’esprit. Elle ne faisait rien de mal. Elle ne faisait jamais rien de mal, pourquoi commencerait-elle aujourd’hui ?! De toute manière leur mère était toujours en train de défendre Siegfried, elle ne savait que les engueuler et leur donner des ordres alors qu’ils s’amusaient ! S’amusaient, est-ce qu’elle pouvait comprendre une chose pareille un jour ? Tout était prétexte à les gronder et les punir. Ce n’était pas juste. Rien de ceci n’était juste !

Il passa un bras devant Louise quand les volutes de sable se firent de plus en plus épais, de plus en plus présents. Désormais, ce n’étaient plus des arabesques mais des colonnes entières de grains entremêlés qui tournaient du sol vers le plafond, recouvrant ce dernier dans des vagues tumultueuses à en faire trembler la structure de la maison. Sarah avait beau n’avoir que six ans, elle démontrait des capacités redoutables dans la maitrise d’un sable dont aucun d’entre eux ne comprenait l’origine directe ; et tout le monde sait à quel point les colères d’une fillette peuvent être destructrices. Il tendit la main devant lui, paume vers le bas, pour lui faire signe de se calmer. D’apaiser ces larmes qui commençaient à couler des yeux de Sarah pour mouiller ses joues et lui brouiller la vue. Elle ne le regardait plus vraiment, ses petits poings serrés alors que la maison se mettait à trembler violemement sous le poids du sable en mouvement.

Un coup d’œil à Louise, lui intimant de sortir Siegfried de la pièce avec elle. Le jeune homme était encore sonné, un peu surpris par l’attaque que sa petite sœur lui avait envoyée dans les dents. Il obtempéra sans broncher, à défaut de sa mère qui s’arrêta dans l’encadrement de la porte. Sab fit un pas vers leur fille, puis un second. Lentement. Patiemment. Evitant le sable qui ne manqua pas de vouloir le toucher, volontairement ou non, en apparaissant par endroit pour le faire chavirer ; esquiver, fluide, repousser au moyen de son propre pouvoir. La porte de la chambre claqua avec violence quand il ne fut qu’à un mètre de la fillette, repoussant Louise dans le couloir sans qu’elle ne puisse la rouvrir. Elle essaya pourtant, abaissa et tira sur la poignée de toutes ses forces sans y parvenir, secouant et frappant sur la porte en bois pour espérer la briser. Rien à faire. Elle fut contrainte de reculer pour retrouver la main de son fils. Impuissante.

Les lumières vacillèrent sous un tremblement plus fort que les autres. Se coupèrent nettes, les plongeant dans une obscurité semi-teintée. Puis elles revinrent, hésitantes, lentes, alors que les vibrations cessaient brutalement. Siegfried s’était accroché à sa mère, relevant le nez avec le souffle court et le cœur battant à cent à l’heure. Louise tourna la tête vers la porte encore fermée. Seul le bruit de leurs respirations brisait le silence qui venait de s’installer. Un sifflement sourd perçait à ses oreilles, comme si elle venait de subir une explosion mais qu’aucun signe ne le démontrait. Elle secoua la tête, déglutissant, et se releva du mieux qu’elle put. Pas un son. Pas une réaction.

La porte s’entrouvrit sous le murmure du vent.
Louise hésita, une seconde. Puis elle se précipita à l’intérieur…

– FIN –

(parce que j'avais envie de conclure ce RP, même après 4 mois *se planque*)

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