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 Et si on s'donnait rendez-vous dans 10 ans ? || Hack

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Zach Edison


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________________________________________ Sam 14 Nov 2015 - 22:13




We're stronger than you know


On peut pas mettre dix ans sur table comme on étale ses lettres au scrabble.

Je ne vais pas vous raconter ma vie dans les détails, ça ne rimerait à rien après tout ce temps. J’ai grandi, j’ai vu, j’ai vécu et j’en suis arrivé là sans trop comprendre ni savoir pourquoi. Hier encore j’étais cet adolescent rebelle qui ne savait pas où était sa place, j’affrontais le monde des adultes en étant effrayé d’en devenir un à mon tour. Je ne voulais pas grandir. Je ne voulais pas ressembler au père de Maxine par exemple, qui s’était mis à la frapper juste parce qu’elle posait trop de questions, ou bien à cette professeur à la fac qui avait jugé Adrien comme un paria et manquer de le faire renvoyer juste parce que sa tête ne lui revenait pas. Et après, c’étaient nous les gamins et les bébés. Après c’étaient nous les ingrats, ceux qui n’écoutent rien à la vie et qui ne comprennent rien à rien. Si c’était ça être adulte : battre ses enfants, rabaisser les autres pour ne pas s’enfoncer dans sa propre médiocrité, travailler à en crever, vivre dans la rue sans parvenir à subvenir à ses besoins… Non, vraiment, je n’avais pas envie d’en être. J’y avais même très sincèrement songé à un moment. Mourir à 18 ans, si ce n’était pas le bel âge, n’est-ce pas ? Les portes des responsabilités et un claquement fourbe dans le dos de l’enfance. J’avais failli y rester pour de bon, à cette étape. Ce passage obligatoire. Celui qui vous guide et vous montre la pire des routes en espérant que vous avez des chaussures assez solides. Ça tombait bien, des pompes, j’en avais. Et des bonnes.

Je poussai un soupir en m’extirpant du lit ce matin-là, grognant un peu devant l’heure matinale… J’aurais préféré rester près de lui, me pelotonner contre son grand dos et y enfouir mon visage pour oublier un peu mon boulot. Mais l’heure c’était l’heure, mon patron ne tolérait pas les retards et encore moins sans excuses valables, alors je me dépêchai de sauter dans un jean et de passer un tee-shirt, avant d’attraper une veste en cuir et de chausser mes santiags usées par le temps. Je jetai un dernier coup d’œil à l’homme encore endormi, lui tirant la langue en le voyant entrouvrir un œil avant de récupérer rapidement mon sac et mon portefeuille. Claquant la porte derrière moi, j’en avisai le contenu alors que je rejoignais le rez-de-chaussée, m’assurant que j’avais suffisamment de monnaie pour passer chez le fleuriste. Puis, alors que j’allais poser un pied dans la neige qui recouvrait les trottoirs depuis quelques jours, je poussai un juron et reparti en arrière à toute allure : la liste, j’avais oublié la liste ! La trouvant sur la table de la cuisine, je m’en emparai dans le cliquetis de mes clefs et disparaissait de là. Cette fois, j’allais vraiment être à la bourre ! Mais je préférais de loin décevoir mon chef pour quelques minutes que de subir les foudres de Hackery si je revenais sans les décorations qu’il avait commandées… Ce type allait me tuer. Littéralement.

Je passai la porte avec quelques minutes d’avance, fort heureusement. Echangeant un sourire avec l’un de mes collègues, je me dépêchai d’enfiler ma tenue sous le regard courroucé de mon supérieur, lequel me désignait sa montre d’un air entendu. Joignant mon index et mon majeur entre eux, je lui fis un salut militaire avant de déguerpir dans les cuisines pour me mettre à la tâche. La nourriture n’attendait pas, y compris pour un boulanger-pâtissier dont les machines tournaient à plein régime à peine cinq heures passées ; il fallait souffrir pour faire plaisir et, malgré l’ambiance rude qui régnait dans ce genre d’univers, j’avais la réelle impression d’avoir trouvé un peu ma place. Mettre au four. Garnir. Décorer. Aligner. Répéter le même geste avec une précision infinie et ne pas avoir droit à l’erreur. Enfourner, retirer, laisser dorer, manipuler… c’était physique. C’était brûlant – d’ailleurs mes bras en portaient parfois des traces sur mes tatouages – mais c’était tellement vivant que je n’avais absolument pas rechigné quand on m’avait embauché. J’avais eu de la chance pour le coup, un atout de beau parleur et surtout quelqu’un qui ne regarde pas le casier judiciaire de ses employés. Je savais qu’il était au courant, parfois ses sous-entendus en disaient long, mais pour le moment je semblais suffisamment lui convenir pour qu’il ne décide pas de se débarrasser de moi.

A dix heures, alors que mon service allait bientôt se terminer, je profitai d’une pause pour aller fumer plusieurs cigarettes en compagnie d’Isaac. Il gelait littéralement à l’extérieur, on n’était bien loin des fours et de la température infernale des cuisines, mais cela nous procurait un coup de fouet revigorant absolument nécessaire pour la suite. La journée allait être plus longue, pour tout le monde. Le réveillon de Noël, c’était ce soir, et tout le monde voulait des gâteaux, des mignardises, des croissants ou autres douceurs pour les présenter sur sa table. Je crois n’avoir jamais autant haït les bûches de Noël qu’en cette période… Pas le temps de rendre le sourire aux deux jeunes filles qui passaient dans la rue que déjà le Chef nous intimait de reprendre le travail, sous les gloussements des dites demoiselles. Je leur répondais d’un sourire de défi même si j’étais loin d’y penser autant que j’en donnais l’air ; bien d’autres choses occupaient mon esprit cette année, à commencer par ce maudit mariage que j’avais fini par concéder à mon compagnon. Et quand Hackery voulait quelque chose, c’était très, très difficile de lui tenir tête. Bon, j’avais résisté pendant près de huit ans à ses demandes incessantes et spontanées ; et puis j’avais cédé. On allait se passer la bague au doigt et la corde au cou, mais c’était peut-être pas plus mal… On avait déjà l’appartement et le chien, de quoi être tranquille, mais il tenait à son bout de papier et à son alliance. Les hommes, on ne les refait pas !

Mon service prit fin à quatorze heures, me permettant de respirer enfin ! Inspirant une grande goulée d’air frais et pur, je souhaitai de joyeuses fêtes au Chef et aux vendeuses, gagnant au passage quelques meringues qu’Ingrid me mit dans un joli paquet avec un nœud vert et rouge. Je filai de là, mes paquets sous le bras et le casque dans l’autre main, enfourchant ma moto pour démarrer en trombe dans la rue. Je me faisais souvent enguirlander par les riverains, mais je crois que même les plus récalcitrants avaient finis par s’y habituer… J’étais un chieur et je ne changerais pas toujours cela. Même si on me traitant encore de voyous, même si on se permettait encore de me juger sur mon apparence ou mes manières, je les emmerdais tous. Je savais qui j’étais, enfin en partie, et j’avais trouvé des piliers suffisamment solides pour m’aider à rester droit face à tout cela.

Un coup d’œil à ma montre et j’accélérai sur la grande avenue, remontant Storybrooke pour rejoindre les quartiers résidentiels. Je passai plusieurs belles maisons sans leur adresser un regard, mes mains dirigeant ma moto dans un automatisme réglé au millimètre et, alors que je coupai le moteur devant une façade au style anglais, j’entendis des pas nus courir sur les dalles.

« Arrête, arrête ! Ton mari va me flinguer si tu tombes ! »

Lançai-je, l’air alarmé, en direction de Maxine qui dévalait les quelques marches qui nous séparaient. Je la cueillis à l’atterrissage, ayant à peine le temps de retirer mes gants de cuir qu’elle était déjà là. J’embrassai profondément sa joue, la tenant contre moi un moment avant de me reculer d’un pas et de me baisser à hauteur de son ventre. Posant mes mains à plat autour de son nombril, je fixai sa marinière d’un air très sérieux.

« Et toi, arrête de lui donner des idées pareilles ! »

Je déposai un baiser sur son ventre rapidement pendant qu’elle s’amusait de ça, me donnant une tape sur la tête pendant que je me relevai à sa hauteur. Je grognai faussement, passant mon bras autour de ses épaules en retournant à l’intérieur en sa compagnie. Il faisait bien trop froid pour qu’elle reste là sans rien porter d’autre… Et même si je savais qu’elle n’avait plus besoin d’être autant maternée, qu’elle avait bien mûrie elle aussi et remplacée ses questions par des affirmations, je ne pouvais m’empêcher de garder un vieil œil sur tout ce qui la concernait. C’était ma meilleure amie depuis le lycée, une personne qui occupait la moitié de mon cœur et dont je refusai de me séparer même après toutes ces années ; nous n’avions parfois même plus besoin de parler ou de nous répondre, nous savions exactement ce que l’autre allait dire ou penser. Nous pouvions prévoir les réactions sans même avoir à nous regarder et nous arrivions même à savoir quand quelque chose se passait dans la vie de l’autre. Je lui lançai un regard poussé qui la questionna, mais je refusai de lui dire pourquoi. Jamais je ne lui dirais que je la considérais comme mon âme sœur. Jamais je ne lui dirais à quel point elle comptait pour moi. Parce qu’elle le savait sans doute déjà depuis longtemps.

Elle piocha dans les meringues et s’en mit un peu de partout, ce qui me donna envie de me moquer d’elle. Maxine fit mine de se vexer, attrapant cependant ses affaires et un manteau épais. Je lui nouai une écharpe autour du cou, m’amusant à enlacer sa tête avec, et imposait un bonnet en laine surmonté d’un pompon pour le trajet. Elle avait déjà les joues rouges après quelques minutes passées dehors, je ne voulais pas qu’elle attrape la mort ! Et puis son mari allait, comme dit, me flinguer s’il lui arrivait quoi que ce soit. Je savais qu’il me faisait confiance, il avait bien fallu qu’il accepte ma présence dans la vie de sa femme, mais il y avait des limites à ne pas dépasser. Hors de question de lui faire courir le moindre risque ! Et elle me raconta avec quelle impatience elle attendait de se rendre chez Louise et Sebastian – me tirant la joue quand je grimaçai à l’évocation de ma fausse belle-mère – sur le chemin jusqu’au centre-ville. Maxine m’accompagna avec son éternel enthousiasme dans toutes les boutiques soigneusement listées par Hack, récupérant avec moi les différentes commandes et s’extasiant de ce qu’il préparait. Moi, j’avais surtout envie de taper l’arrière du crâne de mon petit-ami pour voir les choses en aussi grand… Il allait m’entendre quand je rentrerais ! Un dernier passage chez l’herboriste puis je claquai le coffre de la voiture, la liste enfin complète.

Je sentis sa main dans la mienne quand nous passèrent à proximité de l’orphelinat et je pressai le pas en direction du salon de thé de Hackery. En ce 24 Décembre, il était blindé de monde et je m’amusai clairement en voyant les trois serveuses ne plus savoir où donner de la tête. L’une d’elle, nous apercevant à la porte, s’approcha de nous avec un air désespéré : « Zach, enfin ! On t’attendait ! Hackery est d’une humeur massacrante parce qu’il n’a plus de ging… » Je vis son regard s’éclairer lorsque je levai un sachet contenant le fameux gingembre devant elle. « Oh mon dieu, tu en as ! Vite ! Il a déjà cassé deux services à thé et le troisième ne va pas tenir le coup très longtemps ! » Je jetai un regard désolé à Maxine qui retirait soigneusement son écharpe et son bonnet, mais elle se contenta de sourire en m’emboîtant le pas pour rejoindre le bar. Lui indiquant de m’attendre sur l’un des tabourets, je franchis les portes battantes pour me retrouver dans les cuisines d’où on pouvait capter un flot de jurons et autres belles paroles mélodieuses… Esquissant un sourire mesquin, je me glissai juste derrière le grand lièvre qui me servait de fiancé et l’interpellai.

« Alors comme ça, on essaye encore de droguer les visiteurs ? »

Je vis ses épaules sursauter et il se tourna vivement, rencontrant mon air narquois. Lui semblait furibond, pourtant ses traits se détendirent en me reconnaissant malgré qu’il me fournit une explication – censée ou non – sur le pourquoi du comment. Je secouai la tête en levant les yeux au ciel et n’esquivai pas le baiser qu’il vint prendre de lui-même, le lui rendant même avec la même passion amoureuse. J’étais capable de damner bien des saints pour ce type, sincèrement. Et quand il était comme ça, je culpabilisais presque de l’avoir fait poireauter si longtemps avant de lui dire oui. Mais juste un peu, l’envie de le taquiner éternellement reprenait ensuite rapidement le dessus.

« J’ai ta liste. Tu m’expliques pourquoi est-ce qu’on a besoin de centres de table lilas ? Les derniers te convenaient pas finalement ? »

Je ne comprenais pas grand-chose aux goûts et dégoûts pour la décoration d’un mariage et le laissait volontiers gérer ça, même si parfois certaines décisions me laissaient perplexe. J’écourtai sa justification en lui tendant le gingembre et les autres aliments pour ses préparations de thé, puis il me chassa de là pour me dire d’aller m’asseoir avec Maxine. Il arrivait et allait nous servir un « Spécial Noël 2025 », il en voulait des nouvelles ! Je déglutis rien que d’y songer mais obtempérai. Avec le temps, les drogues ou autres choses étranges qu’il pouvait mélanger dans le thé ne me faisaient plus ni chaud ni froid. Je revins vers ma meilleure amie – en train, je ne sais comment, d’expliquer à deux mastodontes en chemise à carreaux comment replier correctement la pâte de la tarte aux pommes - et prit place à côté d’elle. Une journée normale dans notre vie à Strybrooke, et c’était très bien comme ça.

Dix-huit heures trente. Haletant, je me laissai retomber sur le matelas, passant une main dans mes cheveux sombres pour les chasser de mon front transpirant. Mon torse se soulevait rapidement alors que j’atterrissais peu à peu de notre étreinte passionnée, retrouvant mes sens et ma raison en découvrant l’heure sur le réveil. Me relevant d’un bond hors du lit, je donnai une tape sur le derrière galbé de Hackery et filai sous la douche. Il me rejoignit après quelques minutes et nous nous dépêchâmes d’enfiler les tenues qu’il avait soigneusement préparées pour l’occasion : des costumes. Un grand bleu pour lui – je trouvai que cette couleur faisait ressortir ses yeux (et son air idiot, mais ne lui dites pas) – et quelque chose de plus tranché et sombre pour moi : gris au revers noir. Je pris soin de soigneusement remonter les manches malgré ses supplications de ne pas le faire, me coiffant d’un chapeau sans lequel je me sentais nu et terminai de me préparer. Je me foutais bien d’avoir l’air irréprochable, ma propre réputation n’était plus ce qu’elle était. Mais pour lui, je faisais des efforts de présentation. Surtout qu’il y aurait Louise à ce bal, et je savais qu’elle ne manquerait pas de répéter à mon père mes faits et gestes… Est-ce que j’allais rapporter à son mari, moi, hein ? Sérieux.

Un dernier message à Maxine – de corvée de gardiennage – et je grimpai dans la mini cooper rose que mon lièvre avait tenu à garder, même après être parti du manoir des wonderlandiens. Je ne m’en offusquais pas, appréciant de me faire parfois conduire et en profitant pour le regarder faire d’ailleurs. Le taquinant un peu pour le déconcentrer au passage, sinon ce n’était pas drôle ! Et puis, la mairie. La grande salle de bal. J’ignorai les regards appuyés qu’on nous adressa – il fallait croire que pas tout le monde à Storybrooke n’acceptait les relations entre hommes – et en profitai même pour réclamer un langoureux baiser à mon fiancé avant d’entrer dans la pièce. Honte de rien, ou si peu. Il y avait déjà du monde, y compris qui dansaient sur la piste principale. Mais moi, c’était tout autre chose qui attira mon attention…

« Alors, est-ce qu’ils ont remis de la dinde comme l’an dernier… »

Me dirigeant vers le buffet, me doutant que Hackery n’allait pas tarder à me rattraper pour m’empêcher d’en faire la rasia. Lui, il venait pour la beauté de Noël et pour danser. Chaque année je le faisais mariner avant d’accepter. Et chaque année il m’impressionnait pas ses talents de danseur… Moi je savais à peine mettre mes deux pieds l’un devant l’autre sans me casser la figure. Fuir, je savais comment ça fonctionnait. Mais danser… Danser ! Quelle idée ! A un bal de Noël en plus.

« C’est quoi mon cadeau cette année ? »

Minaudai-je, retrouvant l’âme d’enfant qui n’avait cessé de m’habiter depuis longtemps en dévorant des yeux l’immense sapin qui décorait la pièce.



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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.

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Hackery Earwick


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________________________________________ Mer 18 Nov 2015 - 18:10

C'est fou c'qu'un crépuscule de printemps rappelle le même crépuscule d'y a 10 ans.

Les années s'écoulent les unes derrières les autres, si semblables et pourtant si différentes. Certains jours méritent d'être vécus tandis que d'autres se doivent d'être oubliés. Effacer la douleur et les larmes pour ne garder que la joie et les rires. Le bonheur est une des choses les plus difficiles à atteindre. La vie est une succession sans fin de haut et de bas. De bonheurs et de malheurs. Les sentiments amoureux sont une des choses les plus complexes de la vie. Trouver le juste milieu entre amour et possessivité. Ne pas étouffer l'autre mais être présent lorsqu'il le faut. Et la peur. Sans cesse, la peur de le perdre. Certaines périodes de vie sont plus difficiles que d'autres. Des épreuves se dressent devant chacun. Le plus difficile étant sans doute de les surmonter pour en sortir plus grand, plus fort.

Hackery a toujours vécu avec un grand optimisme. Les dix dernières années n'ont pas toujours étaient simples. Mais il les a affronté. Il n'était pas seul. Ce qui a aidé sans doute. Beaucoup d'amis. Et puis surtout, il y a eu Zach. Une tornade qui a tout dévasté sur son passage. Un vent nouveau. Le seul qui compte le plus à ses yeux. Sa vie, son bonheur. Tout dépend de lui. Il n'en a certainement pas conscience. Mais sans lui sa vie serait vide. Plus aucune raison de rire, de faire du thé. De vivre tout simplement. Comment quelqu'un peut-il prendre une place si importante dans une vie ? C'est arrivé comme ça. Sans qu'il ne demande rien à personne. Une tasse de thé renversée malencontreusement et deux vies changées à jamais. Ou la sienne au moins.

Il n'est pas très doué pour dire ce qu'il ressent profondément. Pour dire à quel point il compte pour lui. Il lui murmure des mots d'amour. Mais il n'y a pas de mots pour décrire ce qu'il ressent réellement. La demande en mariage n'a été qu'une première étape. Un passage obligé selon lui. Malgré l'appartement et le chien. Malgré tout ce qu'ils partagent déjà. C'est bien plus qu'un bout de papier et une alliance. C'est la promesse éternelle d'un gage d'amour. Ils s'appartiendront mutuellement. Même si c'est déjà plus ou moins le cas mais... C'est une façon de l'officialiser. Une façon de le crier à la face du monde. Et peut-être que d'une certaine manière, une façon de se rassurer. D'avoir la certitude que Zach ne partira pas loin de lui du jour au lendemain. Qu'ils seront toujours ensemble. Ils l'ont promis. Dans la joie comme dans la tristesse. Dans la santé comme dans la maladie. Pour toujours et à jamais.

Une simple formalité pour Zach visiblement. Ils n'ont pas la même vision sur ce point, c'est certain. Le jeune homme n'avait jamais eu besoin de ce genre de chose pour savoir ce qu'il en était. Dans les faits, le lièvre non plus. Mais au plus profond de lui, il y trouverait une sorte de sérénité. Et savoir que son petit-ami après maintes et maintes demandes avait fini par accepté l'avait rendu l'homme le plus heureux du monde. Il avait promis. Une petite réception. Pas de frais démesurés. Pas d'extravagance. Mais tout se devait d'être parfait. Il s'occuperait lui même du buffet et de sa réalisation. Le salon de thé s'était agrandi avec les années, il avait développé ses capacités, il ne faisait plus uniquement du thé mais il était désormais possible de manger sur place. Uniquement le midi. Les gâteaux restaient malgré tout sa spécialité mais il était fier de ce qu'il avait réalisé. Et il semblait qu'il avait enfin atteint l'objectif qu'il s'était fixé.

Il était heureux. Et même si les préparatifs du mariage lui prenaient tout son temps libre ou presque. Il aimait ce qu'il faisait. Il avait toujours aimé mettre la main à la pâte pour ce genre d'événement. Admirer les catalogues de décorations. Choisir les nappes et les centres de tables. Choisir les couleurs associées. Tout planifier. Le plan de table et les décorations étaient un casse-tête sans nom. Mais il ne désespérait pas de finir par trouver la perfection. Laissant listes sur listes à Zach. Qui avait absolument tenu à participer aux dépenses même s'il pouvait parfaitement palier à tout débordement de budget. Et même couvrir toutes les dépenses à lui tout seul. Mais son fiancé n'avait pas cédé. Sur aucun point. Pas même sur le costume. Malgré le fait qu'il en ait trouvé un parfait qui lui allait comme un gant et qui semblait avoir été taillé rien que pour lui. Mais... non. Il avait dû se résigner à abandonner cette merveille dans le magasin devant l'obstination de Zach à refuser. Tout ça parce qu'il était un peu cher.

On ne se mariait qu'une seule après tout. Ils pouvaient bien se permettre une petite folie. Mais... visiblement son fiancé n'était pas du même avis. Alors, il avait plus ou moins bien caché sa frustration et sa déception pour se consacrer sur la décoration de la salle qu'ils allaient louer. Suffisamment grande pour accueillir leurs proches. Mais ce ne serait pas une immense réception, un mariage intime avec leurs amis proches et leurs familles. Hackery n'ayant plus personne dans sa famille, il aurait vite décidé de qui inviter. Il n'y allait donc pas avoir à s'inquiéter du fait qu'il y aurait beaucoup trop de mondes. Loin très loin d'un mariage avec deux cents invités dont on ne connaissait même pas la moitié des invités. C'était tout ce qu'il voulait après tout. Rien de plus.

Hackery ouvrit un œil en entendant Zach se lever pour partir travailler. Esquissant un sourire amusé en le voyant lui tirer la langue. Poussant un léger soupir avant de se rendormir presque aussitôt. Se laissant bercé par le claquement de la porte puis par le bruit du pot d'échappement de la moto de son petit-ami. C'était étrange de se dire que dans quelques mois, il serait son mari. Une bizarrerie merveilleuse. Il se rendormi avec le sourire et avec une certaine nostalgie de ne pas le sentir contre lui dans leur lit vide. Il aurait aimé pouvoir le tenir contre lui encore un peu. L'enlacer et ne plus le lâcher. Mais il fallait bien qu'il parte pour aller gagner son pain. Même s'il l'aurait volontiers accepté au salon de thé avec lui. Mais Zach avait décrété qu'il n'avait pas le niveau pour travailler avec lui. Qu'il lui fallait encore apprendre avant de se permettre de le rejoindre. Comme si Hackery ne pouvait pas le former lui aussi.

Il pouvait comprendre. Mais parfois cette obstination qu'avait son fiancé était un peu agaçante. Pourquoi ne pas accepter sans faire d'histoires ce qu'il lui offrait de bon cœur ? Il ne lui faisait pas la charité, il était juste heureux de pouvoir à sa façon l'aider à s'épanouir. C'était tout ce qu'il voulait. Que Zach soit heureux et ne manque de rien. Un souhait qui ne le quittait pas depuis de nombreuses années. Un souhait qui était parfois un peu égoïste. Car il voulait qu'il ne soit heureux et bien qu'avec lui. Qu'il ne le quitte jamais. Parce qu'une rupture serait bien trop douloureuse à endurer. Mais il n'y avait aucune raison de penser à cela. Rien n'annonçait une telle chose. Ils avaient trouvé un équilibre à deux. Et bientôt, ils s'uniraient l'un à l'autre sous l'approbation de leurs proches. C'était tout ce qu'il souhaitait. Rien de plus.

Son réveil finit par sonner à son tour. Lui tirant un profond avant qu'il ne s'extirpe à son tour de la chaleur de son lit. Une journée qui s'annonçait chargée. Il était prêt à parier que le salon de thé ne désemplirait pas. Ce qui était une bonne chose. Montrant que les affaires fonctionnaient et que les gens appréciaient ce qu'il avait à offrir. Il se dépêcha de s'habiller avant de sauter dans sa voiture pour aller ouvrir le salon. Il salua Maria, Kelly et Lorraine lorsqu'elles arrivèrent chacune à leur tour. Leur accordant un immense sourire avant de disparaître en cuisine. Il n'en sortit quasiment pas de la journée. Profitant d'un moment d'accalmie en tout début d'après-midi pour parler un peu avec ses serveuses. Et le sujet sur toutes les lèvres étant évidemment le bal de Noël.

"Tu y vas avec qui Lorainne ?"

"Elle y va avec moi !"

Un léger sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors que les trois jeunes femmes le fixait abasourdi.

"Hier soir, Dark Vador est venu sur Terre de la planète Vulcain et il m'a dit que si je n'invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle !"

"Je suis pas certaine que Zach soit d'accord, Hack !"

"Ah... Je n'avais pas vu les choses sous cet angle, effectivement."

Il prit un air songeur avant qu'un sourire n'éclaire son visage. Mêlant son rire à celui de ses employées.

"Non mais plus sérieusement. J'y vais avec Tom. Le fleuriste en face du salon."

"Oooh, ça devient sérieux alors avec le fleuriste ?"

Un immense sourire se dessina sur ses lèvres. Ils prirent encore quelques minutes à taquiner la jeune femme avant que le salon de thé ne se remplisse de clients à nouveau. L'après-midi se déroulant plutôt sereinement, entre pâtisseries et thé. Avant que le drame ne se produise.

"Nom de Zeus !"

Un bruit de porcelaine se fit entendre en même temps que son exclamation alors que Lorraine se précipitait à l'intérieur de la cuisine pour voir ce qu'il s'y passait.

"On a plus de gingembre ! C'est la catastrophe ! La faillite ! Comment je fais moi maintenant ?"

Plus de gingembre à mettre dans le thé. Plus rien, c'était fichu. Comment pallier aux commandes des clients s'il n'avait plus le produit phare de ses préparations ? La jeune femme dû d'ailleurs se rendre compte de la gravité de la situation puisqu'elle choisit de fuir la cuisine. Sentant certainement la tempête arriver. L'abattement et l'énervement le cueillir avec violence. Il attrapa le premier service à thé qui lui passa sous la main et l'envoya voler contre un mur. Les noms d'oiseaux pleuvant également. Il se moquait bien de choquer les personnes alentours. Personne ne pouvait l'entendre de toute manière. Un second service alla suivre le premier. Laissant choir sur le sol un amoncellement de porcelaine brisée. Un troisième n'allait d'ailleurs pas tarder à suivre lorsqu'une voix dans son dos le fit sursauter. Il se retourna vivement pour faire face à son visiteur indésirable avant... de le reconnaître. Il se détendit légèrement en le voyant. Souriant faiblement.

"Non mais j'ai plus de gingembre. Comment on fait pour faire des thés avec ce produit si on en a plus ? Moi, j'ai plus qu'à fermer la boutique. Et après c'est la fin Zach. La fin parce que plus personne ne reviendra ici après ça. La catastrophe et..."

Il se figea en réalisant qu'il oubliait la chose la plus importante du monde. Il se tut et vint rapidement poser ses lèvres sur celles de son fiancé. Le serrant contre lui et réussissant à trouver un certain apaisement. C'était le seul qui arrivait un temps soit peu à le calmer sans avoir besoin de ne rien faire d'autre que l'embrasser avec passion. Juste faire passer ses sentiments dans une étreinte furtive. Il se recula avec un léger sourire heureux avant de se saisir du sac qu'il lui tendait.

"Oui... Mais non. La couleur me plaisait pas. Et puis la tendance est au lilas. Et en plus, c'est beau le lilas. C'est une de mes couleurs préférées. Donc il en fallait. Et puis, bleu nuit c'était trop foncé. J'aimais plus. Mais tu vas voir que là ça va être juste magique ! Mais ce n'est pas très important pour le moment. Maxine est là ? Va donc la retrouver, je vous rejoins avec mon thé Spécial Noël 2025. Tu vas voir, il est... magique ! Tu m'en diras des nouvelles."

Il le chassa de la cuisine sans plus de cérémonie, préparant son thé du moment. Un thé noir avec une pointe de cannelle, de vanille et toutes sortes d'autres choses dont il ne dirait rien. Hors de question de se faire voler sa recette. C'était la sienne. Et c'était son inventivité qui faisait que son salon était plein en toute circonstance. Il revint en salle avec un plateau chargé de son fameux thé et de quelques gâteaux. Il le posa sur le comptoir avant de le contourner pour aller serrer Maxine contre lui. Fixant son ventre rond d'un œil appréciateur. Il paraissait que la grossesse embellissait les femmes et c'était d'autant plus vrai en ce qui concernait la jeune femme. Ils restèrent un moment à parler de tout et de rien avant qu'il ne soit l'heure de fermer. Zach raccompagnant Max chez elle alors qu'il rentrait à l'appartement pour l'attendre.

Toute la journée séparée, les retrouvailles en tête à tête étaient toujours une chose qu'il attendait avec impatience. Leurs ébats amoureux toujours plus intense. Il observa un instant son amant les yeux brillants tout en essayant de retrouver un rythme cardiaque normal. Le détaillant autant qu'il pouvait avant de le suivre sous la douche dans un rire enfantin et amusé. Ils allaient être en retard mais ce n'était pas grave. Du moment qu'ils étaient tous les deux. C'était la seule chose qui avait une réelle importance à ses yeux. Ils s'habillèrent, tiquant légèrement en apercevant la nouvelle brûlure qu'il avait sur le bras alors qu'il terminait de s'habiller et il retint un grognement en voyant Zach relever les manches de son costume. Soupirant d'exaspération. Encore une bataille perdue.

Toutefois, il n'insista pas et sortit à son tour pour rejoindre la voiture. Prenant place derrière le volant pour les conduire à bon port. Essayant de garder son sérieux et sa concentration malgré les singeries de Zach à ses côtés. Ils arrivèrent rapidement à la mairie où il trouva une place après avoir cherché pendant un certain moment. Mais il finit par trouver et finit par entrer aux côtés de son fiancé dans la salle de bal bondée. Lui rendant son baiser sans se faire prier et avec avidité. Ne faisant pas attention aux regards noirs qu'on leur jetaient. Il y avait bien longtemps qu'il ne se préoccupait plus de ce qu'on pouvait bien penser de lui. Du moment que lui était heureux tel qu'il était, c'était le plus important. Il adressa un sourire resplendissant à Zach avant de laisser son regard vagabonder dans la pièce. S'émerveillant de tout ce qui l'entourait. Et fixant la piste de danse avec envie avant d'aller saluer Louise et Sebastian. Prenant des nouvelles de leur fils. Il salua également grand nombre de ses connaissances avant de finir par aller rejoindre Zach qui avait déjà commencé à faire une razzia sur le buffet. Prenant note pour éventuellement s'inspirer pour le mariage.

"Noël sans dinde, ce n'est pas Noël."

Il lui adressa un léger sourire amusé avant de se servir un verre et d'enfourner un petit four. Un peu sec. Il faisait mieux. Mais bon, ce n'était pas le moment de faire les comparaisons.

"Nos petits fours seront meilleurs à notre mariage."

Il suivit le regard de son fiancé vers le sapin avant d'esquisser un sourire amusé à sa question. Il avait longuement réfléchi à ce qu'il pourrait lui offrir. Il avait laissé tombé l'idée de lui offrir le costume pour le mariage. Se disant que cela n'aurait pas l'effet qu'il voulait et que la journée de Noël se transformerait bien vite en dispute au lieu d'être la journée qu'elle devait être. Il s'était ensuite souvenu de l'avoir entendu parler de Disney. Alors... Quelques jours dans le parc d'attraction mythique semblait être une meilleure idée. Son sourire se fit légèrement mystérieux avant qu'il ne se tourne vers le jeune homme.

"C'est une surprise ! Si je te le dis avant, ce n'est pas drôle."

Il lui attrapa alors la main et l'obligea à poser son verre sur la table.

"Viens danser avec moi."

Son regard suppliant alors qu'il commençait déjà à se dandiner sur place.

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________________________________________ Mer 25 Nov 2015 - 17:03




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Qu’est-ce qu’il faisait encore… Je le suivais du regard, un peu méfiant en le voyant s’approcher d’une femme que je connaissais plus que bien : Louise. Ce fieffé démon qui avait finalement décidé de ne plus mettre le grappin sur mon père pour se tourner vers un autre malheureux. Un jour, si elle m’énervait trop, j’irais lui dire à ce grand rouquin tout ce qui avait peuplé la vie de sa femme avec Trojan Valmont. Il ne serait sans doute pas très heureux de l’apprendre, mais il devait savoir la vérité, non ? Mais pas ce soir, ce soir c’était noël et ce soir, elle se contenta de m’adresser un geste auquel je répondis par une semi-indifférence. Je n’aimais pas cette femme, je ne l’avais jamais aimé, et ça n’allait pas commencer alors que j’avais bien d’autres choses à penser. Et se rappeler que Hackery l’invitait souvent au salon de thé me hérissait les poils comme les ongles sur un tableau noir. Quelle idée, mais quelle idée ! S’entendre avec autant de gens… Le seul petit avantage que je pouvais lui trouver, c’est qu’elle n’avait jamais vraiment émis d’objections sur Hackery et moi. Enfin, si, pleins, mais elle était toujours allée dans notre sens même si j’étais mineur à l’époque. Pour ça, je l’avais remercié, une fois, mais c’était tout. Bon, on peut penser à autre chose ? Merci.

Enfournant dans ma bouche un pâté de crabes, je souris en voyant mon fiancé revenir vers moi. « Noël sans dinde, ce n'est pas Noël. » Je hochai la tête d’un air entendu, le voyant s’attaquer à des carrées de pâte brisée enveloppant du saumon et du fromage. Voyant son instant d’hésitation à la première bouchée, je haussai les épaules d’un air nonchalant en me servant un petit pain chaud aux herbes.

« Ils sont un peu sec, les tiens sont meilleurs. »

Un sourire mutin sur le visage, je l’entendis déverser son égo sur ses talents de cuisinier : « Nos petits fours seront meilleurs à notre mariage. » Il était indéniable qu’il était doué, et très polyvalent en ce qui concernait la nourriture… Mais il était aussi d’une fierté immense et ne reconnaitrait jamais que quelque chose était meilleur que ce qu’il faisait. Bon, en soit, là il avait raison. Mais je ne pouvais m’empêcher de sourire face à cet aspect de son caractère qui le rendait à la fois adorable et irrattrapable. Ce grand bonhomme à l’esprit parallèle avait des valeurs, ancrées voir tatouées sur sa peau, et il ne fallait pas aller à l’encontre de certaines règles d’or sans en subir les conséquences : vérifier le stock de gingembre, ne pas jeter les djellabas, laver deux fois les services à thé, ou racheter à l’identique les brisés… etc. Tout un tas de petites choses à se souvenir, qui faisaient aujourd’hui partie aussi de mon existence. Je crois que je les avais assimilées inconsciemment, même si ça m’amusais d’avantage de le titiller sur le sujet que de les respecter sans rien dire. J’avais toujours eu un léger problème avec l’autorité, après tout.

« Viens danser avec moi ! » Je le fixai, partagé entre l’ébahissement et le désespoir. Danser ? Danser ?! Non mais… Alors déjà que j’avais dû suivre des cours en vitesse accélérée pour être au moins prêt pour le mariage, il n’allait pas me demander de m’étaler devant tout le monde, si ? En plus, un coup d’œil à la piste me laissa apercevoir Alice et Sirrus… Ce maudit chat ! Enfin, voilà bien longtemps qu’il ne vivait plus au manoir, et ses petits intermèdes avaient eu le don de mettre du piment dans la vie que nous y avions ; mais qu’est-ce qu’il était agaçant ! Rien que de le voir faisait monter la tension et j’imaginais déjà quel piège j’allais pouvoir lui tendre la prochaine fois.

Mais la main d’Hacjery – ou plutôt, son couinement – me ramena à la réalité.

« Ah, c’était pas une blague ? »

Le toisai-je des pieds à la tête, espérant sans doute qu’il allait changer d’avis. Mais si j’étais une bourrique, lui était un mur. Un cap et une péninsule même ! Plus entêté que ce type, je ne pensais pas cela possible. Bien sûr, mes parents en tenaient une sacrée couche, ça forgeait le caractère. Mais lui… Lui. Lui et son costume à 12.000 dollars – ou je ne sais combien de zéros derrière, mais trop – qu’il voulait m’acheter sur un coup de tête. Comme ça, pour le plaisir du mariage et rien d’autre. A quoi est-ce que ça aurait bien pu me servir, franchement ? J’avais d’autres choses à faire avec tout cet argent, l’investir par exemple, ou le laisser fleurir à l’abri dans un compte en banque. Aujourd’hui je gagnais ma vie honnêtement et même si Hackery nous permettait de vivre d’une manière confortable, je refusais qu’il se laisse aller à l’excès. J’avais connu le besoin et je ne voulais plus que ça recommence, même si ça avait le don d’agacer mon petit ami parfois. Nous n’étions pas parfaits… mais malgré les différences, nous finissions toujours par trouver un terrain d’entente.

Tout cela pour dire que je me retrouvais coincé, entre Hackery qui voulait danser et ma sainte horreur de cela. J’hésitai et, le voyant devenir de plus en plus suppliant, je m’apprêtai à céder lorsque je sentis quelque chose me tirer la veste. Baissant les yeux, je fis un bond en arrière en découvrant l’étrange alien qui venait de m’attraper, me dépêchant de reculer et manquait de percuter mon fiancé dans mon repli stratégique !

« Non mais c’est quoi ça ?!! »

Ça ne ressemblait à rien, avec deux yeux énormes et un corps en forme de bouteille… C’était la nouvelle mode des poivrots ? Et ça avait touché ma veste, oh bordel, ça m’avait touché ! J’attrapai le carré de tissu pour vérifier qu’aucune vie extra-normale ne s’y développait, avant de reposer mes yeux sur l’étrange créature qui attendait là. Juste là « Maisoooooooon » Couina-t-il d’une voix gutturale à vous en donner des frissons, comme s’il s’était étouffé avec un harmonica et qu’il avait du mal à le recracher. Je jetais un regard interdit à Hackery, sentant son torse dans mon dos qui m’empêchait de déguerpir d’avantage. Je n’étais pas un grand courageux quand il s’agissait d’accepter les phénomènes paranormaux… Et celui-là dépassait clairement mon entendement ! « Maisoooon…. Téléphoooooone maisoooooon » Continua-t-il de baragouiner, pointant dans notre direction ce qui ressemblait à des doigts munis d’ampoules. Il s’était coincé les doigts dans la prise, ou bien ?

« Maisooon, téléphoooooner, E.T., maisoooon… » Et pas que les doigts apparemment, ça lui avait aussi grillé le reste des neurones qui allaient avec. Pourvu que ça ne soit pas contagieux… Monophrasé et tic de répétition, ça allait chercher dans quoi ça ? La névrose politico-socialo-dépendante ou je ne savais plus comment ça s'appelait ? De toute façon, on n'allait pas aller bien loin s'il ne possédait qu'une seule réponse possible. Peut-être un bouton OFF ? J'observai son allure grumeleuse mais renonçai bien vite à toucher quoi que ce soit pour m'en assurer. Tant pis, on ferait avec... Ou pas. Je haussai un sourcil méfiant, avant de soudainement attraper la main de mon fiancé et de m’éloigner de là à toute allure. Je savais que mon téléphone était pourri, mais de là à le prêter à n’importe qui, il y avait un grand fossé.

« Danser, tu disais ? » Commentai-je devant son expression intriguée, me faufilant vers la piste. « Mais une seule… ! »

C’était bien pour lui faire plaisir ! Parce que les danses et moi, ce n’était ni l’amour fou ni la folie des grandeurs. Et puis je tenais à garder en visuel l’étrange énergumène qui, à défaut de s’intéresser à moi, venait de se tourner vers mon ancien voisin de buffet et de réitérer sa demande. Sérieux, il était flippant ce mec ! Mince, j’aurais dû le prendre ne photo, ça aurait plu à Maxine ça… Elle qui adorait les choses étranges, elle aurait été servie. Songeant à cette idée, je glissai mes mains dans les poches de Hackery à la recherche de son téléphone. Juste une petite photo de rien du touuuut ! Il ne s’en rendrait même pas compte ! Enfin, mon cher et tendre devait se rendre compte que j’avais les mains baladeuses, mais c’était pour la bonne cause. Toujours pour la bonne cause quand il s’agissait de faire des bêtises.


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________________________________________ Mer 16 Déc 2015 - 17:20

Un léger sourire lui échappa lorsque Zach lui confirma ses talents de cuisinier. Ce n'était pas qu'il était du genre à se vanter ou quoique ce soit de ce genre mais... Il fallait bien reconnaître qu'il se débrouillait plutôt bien lorsqu'il s'agissait de nourriture. Et s'il avait été complètement honnête avec lui même, il était même plus que cela. Il avait un certain don. Mais ce n'était pas le moment de critiquer l'organisation. Après tout, il était invité. Et ça ne se faisait pas de critiquer les choses lorsqu'on ne payait pas. Même si d'une certaine manière, il devait contribuer à la fête de ce soir dans ses impôts.

Mais là n'était pas la question. Son esprit vagabondait déjà ailleurs alors que son regard s'arrêtait sur la piste de danse et que ses pieds commençaient à bouger tout seul. Et le regard qu'il posa sur son fiancé ne trompait pas. Il voulait aller danser. Mais la moue de Zach lui prouva bien vite que cette envie n'était pas partagé. Il connaissait l'aversion de son petit-ami pour la danse mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir l'entraîner sur les pistes de danse lorsqu'il en voyait. La musique avait un effet quasi instantané sur lui. Et il était parfois difficile de le contenir lorsqu'il se laissait entraîner par le rythme. Et il avait d'ailleurs l'intention de faire céder le jeune homme face à lui avec son regard suppliant bien à lui.

"Bien sûr que je suis sérieux."

Il aurait été presque outré que Zach pense qu'il plaisantait avec ce genre de demande. Comme s'il était le genre à faire ce genre de blague. Et il ne céderait rien. Il avait accepté son refus pour le costume mais cette fois-ci aucune notion d'argent était en jeu. Même s'il n'avait pas perdu tout espoir pour le costume. Lorsqu'il saurait la somme que lui avait légué sa grand-mère à sa mort peut-être changerait-il d'avis ? Non, il n'avait pas oublié de lui dire que la dernière famille qu'il lui restait était décédée l'année passée. Il avait juste... omis de le faire. Mais ce n'était pas vraiment important au fond. Ce n'était qu'un détail qui ne les empêchait pas de vivre. Ce n'était pas comme s'il avait été proche de sa grand-mère maternelle. Elle l'avait juste élevé de la façon qu'elle avait cru juste. Pas forcément pas la meilleure. Il n'avait jamais été malheureux. Mais il n'avait pas non plus était heureux. Il y avait eu une sorte d'équilibre. C'était tout.

Son regard se baissa sur l'étrange chose qui venait d'apparaître et qui tirait sur la veste de son fiancé. Il semblait vouloir quelque chose mais tout restait flou. Un téléphone, une maison et un E.T. C'était quoi un E.T ? Un nouveau gadget super électronique ? En tout cas, il n'en avait jamais entendu parler. Donc il s'en voyait désolé mais il ne pouvait pas vraiment aider cette pauvre chose perdue. Il jeta un regard curieux à Zach lorsque ce dernier le traîna à l'écart pour finalement l'entraîner sur la piste de danse. Et bien voilà ! Un immense sourire se dessina sur ses lèvres alors que son petit-ami lui concédait enfin ce qu'il lui avait demandé il y avait plusieurs minutes déjà.

"D'accord. Mais tu vas voir ça va être génial."

Une expression béate se dessina sur son visage alors que les premières notes de la chanson se jouaient. Il avait obtenu ce qu'il avait souhaitait en fin de compte. Même s'il ne doutait qu'il aurait réussi à le faire plier à l'usure. Tout comme pour le costume. Il finirait bien par lui tirait un accord. Il se colla contre son partenaire, le serrant contre lui tout en commençant à se déhancher de façon sensuel. Le guidant et profitant de leur proximité pour laisser ses mains se balader sur le corps de son amant de façon totalement innocente.

Il aurait sans doute dû se rendre compte du changement soudain d'atmosphère mais il était trop occupé à dévorer le jeune homme devant lui qu'il ne s'aperçut du changement que lorsqu'un vrombissement étrange lui arriva aux oreilles. Il fronça légèrement les sourcils avant de tourner la tête machinalement en direction du bruit. Et se figea net sous le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Sa mâchoire se décrocha légèrement lorsqu'il reconnut les deux protagonistes en train de faire un combat de sabres lasers devant lui. Dark Vador et Luke Skywalker. Il dut prendre sur lui pour ne pas sautiller sur place en hurlant...

"Je suis ton père !"

Quoique... cette dernière phrase lui échappa quand même. Il se tourna vers Zach, le regard brillant. Comme un enfant qui aurait eu son cadeau de Noël en avance. Et c'était d'une certaine façon le cas. C'était mieux que de voir le père noël en vrai. C'était Dark Vador. Son idole. Celui qui avait bercé toute sa jeunesse. Et... le combat venait de se terminait sur une victoire. Il dut prendre sur lui pour ne pas hurler de joie comme une groupie. Mais il faillit défaillir de joie lorsqu'il vit l'homme vêtu de noir au masque emblématique se diriger vers lui et le prendre dans ses bras pour l'entraîner dans une valse endiablée avant de s'écrouler au sol à bout de souffle, la respiration sifflante à travers son casque. Une moue inquiète se dessina sur son visage alors qu'il s'accroupissait à côté du site noir. Le poussant légèrement du doigt pour voir s'il était encore vivant.

"Euh... Monsieur Vador ? Vous allez bien ?"

Il tourna un regard inquiet en direction de Zach en se mordillant la lèvre inférieure, la panique commençant à l'envahir.

"Zaaaach ! Tu crois que je l'ai tué ? Oh mon dieu ! J'ai tué Dark Vador !"

C'est une panique déraisonné qui s'empara de lui alors qu'un son sourd s'échappait encore du casque du seigneur Vador.

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________________________________________ Lun 1 Fév 2016 - 11:06




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« Zaaaach ! Tu crois que je l'ai tué ? Oh mon dieu ! J'ai tué Dark Vador ! » Mais qu’est-ce qu’il me chantait là exactement ? Je le fixai, partagé entre une profonde aberration et l’envie de faire mine de ne pas le connaître. Deja la danse en compagnie du type habillé de noir c’était quelque chose que j’aurais préféré ne jamais voir, mais alors là c’était le pompom ! Et qu’est-ce qu’il voulait que j’y fasse à ce typer parterre ? J’allais sûrement pas lui enlever son casque pour lui faire du bouche-à-bouche ou quoi ! Sans compter que Hackery venait de grimacer comme un malade quand j’avais émis l’hypothèse que ça l’aiderait à respirer… Je ne savais pas ce qu’il cachait là-dessous mais quelque chose me disait que s’il portait un masque, ce n’était pas juste pour le fun. Pas comme dans les derniers films là, où le type ressemblait à rien mais il avait un look assez badass. Maxine m’avait fait le même casque de Kylo-machin, mais au final c’était Hackery qui en avait plus profité que moi. Ce type était un vrai gosse à ses heures.

Finissant de me pincer l’arrête du nez, je poussai un long soupir après une bonne inspiration. Bon, pas de panique, pas de panique, pas de panique… On allait trouver un moyen. Déjà, j’attrapai la main de Hack pour l’éloigner de ces types bizarres qui dansaient comme si tous les partenaires leur appartenaient ! Celui-là il était à moi et même si je n’aimais pas danser, je n’étais pas trop d’accord de le voir batifoler avec d’autres personnes comme si de rien était. Encore moins devant mon nez. Non mais, déjà que j’avais dû le partager avec les wonderlandiens pendant un moment, alors si en plus un type déguisé en sac poubelle venait s’en emparer… Où allait le monde ?

« Ca fait des demandes en mariages à tout va et ça part s’amuser avec le premier venu ? »

Le taquinai-je pour l’occasion, petite vengeance mesquine et mutine. J’adorais Hackery. Pire, je l’adulais. Je l’avais connu des années auparavant et je ne pouvais me résoudre à imaginer ma vie sans lui… ça n’avait pas toujours été facile, on avait eu des hauts et des bas, mais il était là. Il avait tenu bon face à mon mauvais caractère. Il avait toujours su trouver les parades ou les gestes au bon moment et au bon endroit. Sans lui je ne me serais sans doute jamais lancé dans des études et je n’aurais pas à cœur à aller travailler tous les jours aussi tôt. Je n’aurais pas l’envie de rentrer chez moi, de croiser son sourire goguenard et de manger ses nouvelles inventions même si elles n’étaient pas toutes à mon goût. J’avais appris à ne pas faire le difficile mais lui cuisinait toujours extrêmement bien. C’est pour ça que je ne pouvais pas être à la hauteur, que je refusais de travailler pour lui ou avec lui. J’avais encore des choses à apprendre, des choses à voir, des choses à faire avant… Et même si ça le faisait marmonner quand je lui rétorquais que je ne voulais pas qu’il devienne mon formateur, j’étais au fond très flatté. Qui ne le serait pas ?

Je passai une main dans son dos pour l’inviter à me suivre, espérant quand même que quelqu’un allait appeler les secours pour aider ce type agonisant au sol… Ca faisait mauvais genre d’avoir un mort au bal de noël quand même. Surtout cette année, surtout… Je sentis la poche de mon costume vibrer eu j’haussai un sourcil en sortant mon téléphone. Maxine, ça, je l’avais vu venir à des kilomètres à la ronde. Qu’est-ce qu’il se passait ? Pas d’appel, juste un message : « Danemark. A dans deux semaines ! Ne perd pas ta bague ! » Je fixai l’écran sans comprendre, ou sans vouloir comprendre. Deux semaines ? Au Danemark ? Comment ça au Danemark ? Comme ça ?! Je restai interdit, tiré de ma réflexion par mon fiancé qui me désignait les ambulanciers en train de s’occuper de Dark Vador. Je relevai le nez, lui montrant le message et il prit un air sincèrement désolé. Ou déconfit. Ou presque heureux en fait alors que d’un haussement d’épaules il m’assurait qu’on saurait se débrouiller en attendant. Se débrouiller ? Mais Maxine était à l’autre bout du monde et… Et elle était enceinte bon sang !

« Et s’il lui arrive un truc ?! Et si elle accouche là-bas et que… Et qu’on est pas là et… Et si elle peut pas revenir ? »

Je commençais déjà à me faire tous les scénarios possibles et imaginables. De pire en pire. De mal en pire. Il posa ses deux mains sur mes épaules pour m’obliger à le regarder. Dieu qu’il était grand. Très grand. Très sexy aussi mais ça… C’était tout le temps. Je croisai son regard, une moue agacée sur la figure, mais à laquelle il répondit d’un doux sourire. Je l’entendis clairement me rassurer. Me dire que tout allait bien se passer. Me dire que Maxine était désormais une grande fille et qu’elle savait parfaitement se débrouiller toute seule. Je le savais, je savais qu’elle avait grandie et mûri. Qu’elle était une femme désormais. Qu’elle n’était plus l’adolescente martyrisé d’avant. Mais j’avais du mal à couper ces ponts et à accepter qu’elle puisse faire des choses sans moi. Elle avait toujours fait parti de ma vie, depuis les dix dernières années. Dix ans, quand on en a vingt-sept, c’est énorme. C’est… C’est comme lui. Comme tout le reste actuel.

J’acceptai son baiser pour la peine, finissant par pousser un soupir en observant autour de nous. Deux adultes perdus au milieu des décorations hivernales, des gamins et des couples plus ou moins vieux. Un discours de la maire. Des buffets rapidement dilapidés. Quelques danses une fois le personnage bizarre expédié à l’hôpital et… Et le poids. Minuit qui passe. La fatigue de la journée. Le contre-coup. Le sourire en coin alors que je profitai d’un peu de répit dans l’excitabilité de Hackery pour glisser ma main dans la sienne. J’observai soigneusement ses doigts. Caressai même doucement le dos et les phalanges en songeant que, bientôt, une alliance irait s’ajouter au tableau. Chasse gardée. Proie réservée. Lièvre déjà occupé, passez vitre chemin et n’essayez même pas de le chasser. Je savais mordre après tout, et bien plus violemment que tout ce que vous pouvez imaginer !

J’esquissai un sourire narquois, croisant le regard de Louise avant de détourner le mien. Je n’arrivais toujours pas à apprécier cette femme, vraiment pas. Je faisais des consensus tout de même – Hack avait proposé de l’inviter au mariage. Sérieusement ?! De là à la tolérer dans un endroit et l’avoir avec moi un jour comme celui-ci… Non. Non hors de question et hors de tout. La fête commençait à doucement se vider, ne laissant que de rares vaillants sur la piste de danse. J’échangeai alors un regard doux à l’homme qui me servait de pilier depuis des années.

« On rentre ? » Proposai-je doucement, serrant un peu plus sa main. « C’est Noël… »

Il était minuit dépassé depuis longtemps. Et il avait promis qu’on passerait Noël tranquillement chez nous, devant la télévision avec de quoi grignoter et de quoi se pelotonner l’un contre l’autre. C’était comme ça que j’aimais noël : avec lui, simplement. Dans ses grands bras, à l’abri. A l’abri de tout le reste. A le laisser m’embêter et faire croire que ça m’agaçait qu’il me mordille le cou… J’embrassai ses lèvres amoureusement quand il voulut répondre quelque chose, l’en empêchant en prolongeant même ce baiser, caressant sa joue avec attention.

« Joyeux noël, Hack. »

Je lui donnerai son cadeau demain et je ne manquerai pas de réclamer le mien par la même occasion ; mais là il était l’heure de rentrer. De retrouver la petite voiture rose et mignonne. De monter les marches jusqu’à chez nous. De l’embrasser avec fougue comme si notre vie en dépendait et de trouver la force de le déshabiller. Juste se glisser avec lui dans ce grand lit, se lover à son contact et s’endormir comme une masse. Mais au moins, une masse bienheureuse.

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Et si on s'donnait rendez-vous dans 10 ans ? || Hack





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