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Ellie Sandman



« J'ai un corps d'Apollon ! »


Ellie Sandman


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________________________________________ Ven 8 Jan 2016 - 23:12



Extrait de La Nuit des Temps

Ma bien- aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me parait aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé.

C'est mon pays, pourtant, je l'ai connu...

Il va falloir le reconnaître, réapprendre à y respirer, à y faire mon travail d'homme au milieu des hommes. En serais-je capable? [...] Je frissonne. Jamais, jamais plus je n'aurai chaud dans mon sang et dans ma chair...


Je me souvenais de chaque mot de ce livre. Chaque paragraphe, chaque citation. J'avais lu des centaines de romans, celui-ci n'aurait pas dû être différent. Et pourtant...

Une chose m'avait bouleversée.

J'étais allongée sur le lit, le roman fermé posé sur ma poitrine qui se soulevait à peine, comme si je ne respirais plus. J'avais presque le souffle coupé. Les yeux rivés au plafond. Quelque part dans ma tête, je songeai que je me retrouvais fréquemment tétanisée sur le lit, ces derniers temps. A croire que les aléas de l'existence me perturbaient bien trop. J'avais l'impression que chaque jour qui passait était une épreuve de trop. Quand donc le cercle infernal allait-il cesser ? Connaîtrais-je une journée de répit ? Un minuscule jour totalement insignifiant, dans lequel il ne se passerait absolument rien ? Je savais que c'était bien trop demandé aux étoiles, ou à quelque puissance supérieure qui devait bien rire de ma déconfiture.

Je fermai les yeux, me laissant glisser un peu plus profondément dans la prose de Barjavel. J'avais lu beaucoup de romans très différents, mais celui-ci contenait l'une des plus belles histoires d'amour jamais contées. Des émotions très différentes m'avaient saisie au fil des pages. J'en frissonnai encore. Malgré tout, j'avais mis une journée entière pour en achever la lecture. D'ordinaire, lorsque j'étais captivée, je dévorais le roman en seulement quelques heures. Cette fois-ci, un souci m'avait contraint de m'interrompre plusieurs fois. Pour tout dire, je m'inquiétais sérieusement de ma santé mentale. Ce qui m'était arrivée n'était pas normal.

J'avais posé la question à Neil sans en avoir l'air, en faisant semblant de préparer un thé entre deux chapitres :

"Quand tu lis, ça t'arrive d'imaginer des gens que tu connais à la place des personnages ?"

Comme j'étais certaine qu'à cette question allait suivre l'inévitable : "Tu imagines qui ?" je m'étais éclipsée sans attendre de réponse. Jamais je ne l'aurais dit à haute voix. J'avais bien trop honte. Quelque chose se tordait dans mon ventre depuis. Je n'aimais pas cette sensation. J'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de mal en m'autorisant des pensées inavouables... pensées qui s'étaient manifestées uniquement à cause de l'écriture envoûtante de Barjavel.

De nouveau, je me laissai emporter par la douce caresse des millions de mots qui trottaient dans ma tête...

Je suis entré et je t'ai vue.
Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, derrière la porte, dans la Sphère, sur la glace, devant leurs écrans du monde entier, attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais.
Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle.
Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité.


Le narrateur, le personnage principal, avait l'intonation d'une voix que je connaissais très bien. Dès le début, il avait parlé à travers sa bouche. Pourquoi ? Il avait déréglé quelque chose dans mon esprit. Dès qu'il était apparu dans le roman, mon cerveau avait supprimé la description physique fournie par l'auteur, remplacée immédiatement par son visage à lui. J'avais interrompu ma lecture plusieurs fois afin de me concentrer davantage, de lui donner d'autres traits, mais rien à faire. A chaque fois, l'homme éperdument amoureux de la demoiselle des glaces redevenait celui qui m'avait citée Cyrano quelques temps plus tôt. Anatole. Il avait empoisonné mon esprit avec les rimes empruntées à Edmond Rostand. Il m'avait prise au dépourvu, ce jour-là, si bien que j'étais restée tétanisée devant la cheminée une journée entière. Ce n'était pas permis de dire de si jolies choses sans prévenir. Cela ne se faisait tout simplement pas !

Je soulevai les paupières, réalisant que je n'avais pas bougé depuis près de vingt-quatre heures. Je devais sortir un peu sinon on allait de nouveau croire que je faisais une rechute.

Me redressant sur les coudes, je passai une main dans mes cheveux en pagaille tandis que le livre glissait sur le matelas. Machinalement, je baissai les yeux et les écarquillai en voyant un double détail inhabituel. Ou plutôt, un double détail que je n'aurais pas dû avoir étant donné mon apparence. Je croisai mon reflet dans le miroir mural qui était couvert de citations écrites sur des post-it. Là, je poussai un cri stupéfait. J'enfonçai mes ongles dans la couverture, complètement perturbée. Que m'arrivait-il ? Comment avais-je réussi à vieillir physiquement sans mourir ? Ce n'était pas possible, normalement ! Il fallait forcément se régénérer pour changer d'apparence. Il en était ainsi pour tous les dieux !

Mon coeur cognait violemment contre ma poitrine alors que je sentais un petit filet d'air passer entre mes incisives.

Subitement, j'entendis des pas précipités venir jusqu'à moi. Réaction totalement idiote et immature : j'attrapai la couverture et m'enroulai dedans, me cachant en dessous. Je devais ressembler à un rouleau de printemps à moitié écrasé. La porte s'ouvrit et je perçus la présence d'Anatole. Encore lui ? Que faisait-il toujours dans cette maison ? Il guettait devant ma chambre ? Mes poings se serrèrent contre la couverture tandis que je la serrais étroitement contre moi. Je ne voulais pas qu'il me voit ainsi. Je me sentais curieusement fragile lorsque j'étais plus âgée physiquement. De base, j'avais gardé mon apparence d'enfant pour éviter tout débordement avec Lily, et jusqu'à maintenant, cela avait évité qu'Anatole ne se montre trop entreprenant. Qui sait ce qui allait arriver s'il me voyait ? J'étais capable de le repousser, mais je ne voulais surtout pas en arriver là. Rien que d'y penser, je...

Je craignais de déchirer la couverture tant je la serrais fortement dans mes poings. Je pris une voix un peu plus aiguë pour lui faire gentiment comprendre de partir :

"Tu m'as entendue crier ? Oh, ce... c'était pour rien ! J'ai... j'ai lu le livre et il fait très peur. Je me suis effrayée toute seule..."

Je n'avais plus qu'à espérer qu'il ne trouve pas La Nuit des Temps -le roman était tombé du lit lorsque je m'étais roulée dans la couverture- car s'il en lisait quelques passages, il s'apercevrait très vite qu'il ne contenait rien d'effrayant.

Il parla et je me mordis les lèvres, agacée par sa voix qui me rappelait celle de Simon, le narrateur du roman. Je dus me faire violence pour ne pas lui hurler que tout était de sa faute, mais je préférais rester bien à l'abri sous la couverture, recroquevillée sur moi-même.


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________________________________________ Dim 10 Jan 2016 - 15:20





    "Quand ta vie privée ne sera plus qu’un champ de ruines, fais-moi signe : je t’obtiendrai une promotion..." avais-je dit avant de lever les yeux vers la jeune femme qui se tenait assise sur le lit, juste en face de moi. J'avais baissé le livre dont je venais de lire un passage et j'avais retiré mes lunettes de ma main libre.

    "J'ai la sensation que ça nous fait comprendre que si on se donne corps et âme dans son travail, on finira par se faire dévorer par ce dernier, oubliant totalement la vie qu'on a à côté et qui est bien plus intéressante."

    "Je ne crois pas. Je pense plutôt que ça dépend du travail qu'on a. Le livre donne même plein de bonnes recettes sur comment s'habiller, comment se comporter en société et..."

    Elle n'avait pas achevée sa phrase vue que j'avais passé une main sur le haut de son crâne pour lui ébouriffer les cheveux. Elle avait pris une mine boudeuse, même si elle avait finie par rire et qu'elle abordait désormais son magnifique sourire.

    "J'ai vraiment envie que ça marche et que ça apporte quelque chose aux autres. Mais si je n'y passe pas tout mon temps, je ne pense pas que ça fonctionnera. A moins que je m'entoure de beaucoup de monde dont je n'ai pas les moyens de les payer."

    "Tu veux que je te dise ?"

    Elle m'avait observée avec une mine triste, mais prête à tout entendre si ça pouvait l'aider dans sa recherche du bonheur.

    "Tu vas l'épater. Quelle que soit la façon dont tu géreras ce zoo, il sera ébloui par ton professionnalisme. Et tu vas y arriver non pas grâce à ce livre, mais parce que tu resteras toi même. Faut que tu t'y fasses Lily, tu es quelqu'un d'exceptionnel et qui a une opportunité grandiose qui s'offre à elle. Tu vas y arriver."

    Elle avait hésité un petit instant, avant de venir se blottir tout contre moi. J'étais tombé à la renverse sur le lit et elle avait basculée totalement sur moi. C'était gênant comme situation, mais d'un côté ce n'était qu'un câlin amical. Elle s'était retirée après m'avoir fait une bise sur la joue et on s'était levé tous les deux.

    "Je vais faire ça ! Je vais prendre mon temps, faire les choses bien et apporter de la nouveauté dans tout ça. Et quand Elliot sera rentré de son voyage, on aura le plus beau et le plus grandiose de tous les zoo au monde !"

    Elle était sûre d'elle et une fois qu'elle avait quittée la chambre, j'avais levé les yeux au ciel. Quelle idée il avait eu de lui offrir un zoo. D'accord Lily était une jeune femme remarquable et charmante, mais elle ne pouvait pas gérer un zoo tout entier et toute seule. C'était autant mauvais pour les animaux que pour elle. Elle allait avoir besoin de beaucoup d'aide et de soutiens. J'essayerais de passer aussi souvent que je pourrai pour lui apporter mon aide, mais Elliot n'aurait pas dû prévoir un voyage juste après lui avoir offert cette chose. Il était totalement irresponsable.

    J'étais sortit de mes pensées en entendant un cri provenir de la chambre voisine. J'avais quitté ma chambre précipitamment avant de rejoindre celle d'Ellie dans laquelle j'étais entré sans frapper. Ce n'était pas dans mes habitudes, mais elle avait hurlée. A première vue, il n'y avait personne avec elle et j'étais le seul à avoir entendu le cri, vue que Lily n'avait pas accouru. Peut-être qu'elle était sortie mettre en pratique ses idées.

    "Tu m'as entendue crier ? Oh, ce... c'était pour rien ! J'ai... j'ai lu le livre et il fait très peur. Je me suis effrayée toute seule..."

    J'avais baissé les yeux en direction du sol et effectivement il y avait un livre par terre. Souvent Ellie jetait les romans quand ces derniers étaient mal écrit ou que la fin trouvée n'était pas celle qu'elle espérait. Il lui était déjà arrivée à plusieurs reprises d'envoyer des lettres aux auteurs ou même de les menacer par téléphone. Je m'étais toujours demandé en lisant à gauche et à droite que ce genre de choses arriver, qui étaient ces personnes qui allaient jusqu'à menacer les auteurs. J'avais désormais ma réponse. Et elle pouvait se montrer réellement menaçante quand elle le souhaitait. Je n'aurai jamais voulu être l'auteur de Divergente qui avait sans doute le plus subi depuis que je connaissais la jeune femme.

    "Ok." avais-je murmuré en guise de réponse. Elle s'était juste effrayée, il n'y avait rien de bien méchant à cela. De là où j'étais je pouvais voir qu'elle s'était emmitouflée sous sa couette et que seule sa main en dépasser. Elle maintenait fermement le haut de la couette serrer avec cette dernière. Sur le coup, je n'avais pas remarqué de changements majeur, mais à tout bien y regarder, cette main semblait un tout petit peu différente de d'habitude, tout comme sa voix. Mon coeur avait manqué un battement et j'avais fait mine de ne pas saisir ce qui se passait sous mes yeux.

    "La Nuit des Temps ? De René Barjavel ? C'est un français ? Je ne connais pas du tout."

    J'avais débuté la lecture des livres qu'elle lisait, histoire de me tenir informé de ses lectures, mais celle ci je n'avais pas la moindre idée de quoi elle pouvait bien parler. J'avais ramassé le livre non pas pour le feuilleter, mais pour le poser sur la couverture avant de m'asseoir sur le lit et de croiser les mains.

    "J'ai lu une fois un livre plutôt effrayant."

    Je ne savais pas si elle souhaitait que je lui en parle ou non. Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas bougée d'un millimètre, tirant un peu plus la couette vers elle, même si cette dernière était bloquée par le fait que j'étais assis dessus.

    "C'était un Stephen King. J'ai beaucoup de mal avec cet auteur. Autant ses histoires sont passionnantes, autant il est difficile de réellement entrer dans son univers. Mais le roman que j'ai lu de lui était effrayant. Shinning. Ca te dit quelque chose ? Je ne doute pas que tu l'ai lu, vue qu'il est considéré comme une œuvre d'art. D'ailleurs ce n'est pas faut du tout. Ils en ont même fait des adaptations. J'ai hésité à en regarder une, mais seul... Enfin tu vois ? Ca te tenterait peut-être de me tenir compagnie ?"

    Oui, c'était une invitation à être effrayée à mes côtés. Mais les films ne pouvaient pas nous faire de mal. Et puis de toute façon ce qui ne nous atteignait pas, nous rendait plus fort.

    Je n'avais pas croisé Ellie depuis cette bataille de boule de neige et la fois où je lui avais récité un passage de Cyrano. On était déjà début février et la neige continuait à tomber. On aurait pu sortir pour se faire une autre bataille de boules de neiges mais elle semblait ne pas vouloir quitter son lit. J'avais tourné la tête pour l'observer. Elle maintenait toujours la couverture super serrée tout contre elle. J'avais laissé s'écouler une bonne minute avant de reprendre la parole.

    "Le silence était comme un buvard dans lequel on avait peur d'entendre les mots s'enfoncer et disparaître." avais-je lu à voix haute. Car oui, ma main avait glissée jusqu'au livre et j'avais regardé la quatrième de couverture. Cette phrase collait parfaitement à la situation. Un petit sourire avait jailli sur mon visage.

    "Ca a l'air pas mal comme roman. Et tu as lu ce passage : Mais il serait peut-être bon, il serait peut-être temps de se demander si la perfection n'est pas dans l'enfance, si l'adulte n'est pas qu'un enfant qui a déjà commencé à pourrir."

    J'avais commencé à feuilleter le roman, trouvant des citations par ci et par là. Toutes coïncidaient, ce qui rendait la situation vraiment amusante.

    "Il y va un peu fort je trouve. Pour moi un enfant est signe de perfection, mais l'adulte est là pour lui permettre de s'accomplir, d'aller bien au delà de là où lui n'ira plus jamais. Sans les adultes, il n'y aurait pas d'enfants. Sans les enfants, les adultes ne pourraient jamais être heureux. Je pense que c'est un tout et que c'est pour ça qu'il est important pour chaque adulte de garder une âme d'enfant. Même pour ceux qui ont la facultés d'être les deux. Que ce soit mentalement ou... physiquement."

    J'avais une nouvelle fois feuilleter le livre avant de me lever et de le poser sur un meuble qui se tenait là. Puis, j'avais mis mes mains dans mes poches avant de regarder vers le haut du lit.

    "Je suis très heureux de te revoir Ellie. Même si pour moi tu es toujours là, quelle que soit l'apparence que tu as."

    A la fin de l'envoi, je touche, pensais-je pour moi tout seul, avant d'observer une nouvelle fois la couverture et de quitter la chambre pour descendre me faire un chocolat chaud. On devait être seul dans la maison vue qu'il n'y avait pas le moindre bruit.



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Il est difficile de dire adieu, lorsqu'on veut rester.
Compliqué de sourire, lorsqu'on veut pleurer.
Mais le plus terrible est de devoir oublier...
...lorsqu'on veut aimer.


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________________________________________ Dim 10 Jan 2016 - 22:31



Je parlais très peu, afin qu'il ne remarque pas le ton de ma voix plus adulte. Je pensais qu'il allait partir en constatant que tout allait très bien, mais c'était mal le connaître. Au contraire, il s'installa sur le lit et commença à me parler de ses lectures. Il n'aurait pas pu choisir un autre moment ? J'aurais été ravie de parler littérature avec lui mais PAS maintenant !

Je tirai du mieux que je pouvais sur la couverture qui me recouvrait car en s'asseyant dessus, il l'avait un peu fait glisser. Volontairement ou pas, rien n'était moins sûr. J'écarquillai les yeux, ébahie, lorsque je compris qu'il m'invitait à regarder un film avec lui. Etait-il tombé sur la tête ? D'accord, il s'agissait de l'adaptation d'un livre, mais c'était hors de question tant que j'avais cette apparence. Il espérait sans doute qu'en visionnant un film effrayant, je me rapproche de lui. Il était décidément prêt à tout pour me conquérir. Cette constatation me remplit d'effroi. Pourquoi ne partait-il pas ? Trop anxieuse, je ne parvins pas à lui répondre.

De toutes façons, il enchaîna avec la lecture de certains passages de la Nuit des Temps. Entendre des citations de ce livre avec sa voix provoquèrent des frissons le long de mon échine. J'avais l'impression que le personnage de Simon avait jailli hors de mon esprit pour entrer dans la pièce. C'était perturbant au possible.

J'entendis très nettement le bruit familier des pages qui se froissent légèrement contre la peau. Anatole feuilletait le roman, cherchait d'autres passages à me lire. Je les redécouvrais avec sa voix, alors que je les avais déjà entendus, absolument similaires, avec celle de Simon.

Puis, il se lança dans une pensée philosophique, comparant les adultes aux enfants. Je savais pour quelle raison il insistait autant. Il avait compris pourquoi je me cachais, et de ce fait, j'avais saisi ce qui le poussait à rester. Il savait.

Je le sentis se lever et entendis le claquement sourd d'un livre que l'on pose sur un meuble. Mais il n'était toujours pas parti.

"Je suis très heureux de te revoir Ellie. Même si pour moi tu es toujours là, quelle que soit l'apparence que tu as."

J'en restai tétanisée. Je me sentais comme un lapin piégé au fond d'un terrier. Bientôt, il marcha et ses pas s'éloignèrent, jusqu'à descendre l'escalier.

Il m'avait enfin laissée seule, mais nullement en paix. Comment faisait-il pour rendre les choses si compliquées ? Je restai recroquevillée dans la couverture, les yeux rivés sur un fil qui dépassait du drap. Ce fil me perturbait. Je le trouvais trop long, trop énervant. Pourquoi restais-je focalisée sur ce fil ? J'avais toujours tendance à concentrer mon esprit sur quelque chose pour éviter de penser au véritable problème qui me préoccupait. Même si je fixais le fil, mes pensées étaient retournées auprès d'Eléa, Païkan et Simon, qui avait inexplicablement le visage et la voix d'Anatole.

Sur le fil, tout est calme et tranquille...

Mais je ne pouvais rester prostrée sur le lit indéfiniment. La vie m'attendait au dehors, même si je n'en voulais pas. Je pris encore quelques instants pour me recentrer et inspirai à fond... avant de repousser la couverture. Je me redressai et voulus sortir du lit, mais la couette avait gardé mon pied en otage. Je perdis l'équilibre et me rattrapai à une étagère bancale. Un craquement se fit entendre avant que cette dernière ne bascule, renversant tous les livres qu'elle contenait. Je serrai les dents en voyant de brillants auteurs écrasés pêle-mêle sur le sol. Trop meurtrie de laisser les livres en souffrance, je les ramassai un à un et les empilai sur mon fauteuil. Ah, je me sentais mieux. Un peu.

Après quoi, je me dirigeai pieds nus hors de ma chambre, d'une démarche peu inspirée. Je n'avais qu'une envie : me plonger dans un roman et oublier tout ce qui venait de se passer. Oublier jusqu'à mon apparence anormale. Pourtant, je savais que je n'arriverai pas à me concentrer suffisamment sur une lecture, tant que je n'aurais pas compris ce qui m'était arrivée.

Je descendis l'escalier et trouvai Anatole dans la cuisine, assis devant l'ilôt central, occupé à boire un chocolat chaud. Comment je le savais ? L'odeur imprégnait toute la pièce. C'était à la fois agréable et déroutant. Comme lui.

Je restai dans l'embrasure de la porte, les bras ballants. Je me cognai brusquement la main contre le mur et portai les doigts à ma bouche. J'avais oublié que mes bras étaient plus "longs" que d'habitude. Il fallait que je m'habitue. Non, je ne voulais pas. Je souhaitais retrouver mon autre apparence. Elle me plaisait davantage. Tout me semblait (un peu) moins compliqué lorsque j'avais l'air d'une enfant. Au moins sur le chapitre de l'Amour, on me fichait la paix.

Je déglutis avec peine et observai Anatole à la dérobée à travers un rideau de cheveux. Pourquoi l'avais-je rejoint ? Sans doute parce que, sans me l'avouer tout à fait, je savais qu'il était l'origine du problème, et donc que lui seul pouvait m'apporter la solution.

Je m'éclaircis la gorge et déclarai sans le regarder :

"Il ne vaut mieux pas que je regarde une adaptation avec toi, car je risquerais de trop m'énerver en voyant que le roman n'a pas été respecté. C'est trop fréquent, hélas..."

Oui, je venais de répondre à retardement à la question qu'il m'avait posée sur Shining. Je n'avais jamais les mots sur l'instant, il me fallait quelques minutes pour trouver de bonnes répliques. Et encore, je n'étais jamais satisfaite. Je préférais coucher les mots sur papier. Ils avaient nettement plus de substance.

"Une des seules fois où je suis allée au cinéma, on... on m'a virée de la salle parce que je critiquais trop fort ce qui n'allait pas. A mon avis, les autres personnes présentes devaient être aveugles pour ne pas voir les différences avec le livre."
fis-je en rentrant la tête dans les épaules.

Depuis, j'évitais les salles obscures. Elliot m'avait suppliée de venir voir le dernier Star Wars avec lui -et quelques jours plus tard j'avais appris qu'il avait demandé la même chose à tout son entourage alors qu'il avait déjà vu le film douze fois- mais ça ne m'intéressait pas. Les seules fois où je regardais un film, c'était uniquement pour regarder une adaptation. Rares étaient celles qui me plaisaient. Lire un livre est quelque chose de très personnel. Nous n'avons pas tous la même vision des choses. Autant en emporte le Vent restait l'une des exceptions, car le film était aussi réussi que le roman.

Je tordis mes mains l'une contre l'autre et les plaçai finalement dans mon dos. Trop nerveuse. Je finis par planter mon regard dans celui d'Anatole et par me hisser sur le tabouret face à lui. Je fus surprise de m'asseoir si facilement. Pas besoin de prendre mon élan pour sauter dessus. Il était à ma taille. Je secouai brièvement la tête.

"Tout a commencé par toi. Peut-être pourrais-tu me raconter une histoire enfantine ? Un conte d'Andersen, peut-être ? Attends !"

Mon esprit était aussi vif que l'éclair. Je ne m'avouais pas vaincue car j'avais une idée. Si Anatole m'avait transformée en la femme qu'il souhaitait que je sois par la force des mots, alors il pourrait me faire retrouver mon apparence de fillette de la même façon.

Prestement, je me rendis jusqu'au salon, pris le recueil de contes élégamment relité par une couverture grenat et retournai dans la cuisine. En chemin, je me cognai à plusieurs meubles. Etouffant divers gémissements, je m'assis finalement sur le tabouret et fis glisser le livre vers lui.

"Choisis le conte que tu veux."
fis-je en posant mes coudes sur la table et en plaçant la tête dans mes mains. "Non... lis-moi La Petite Fille aux Allumettes. C'est mon préféré."

Andersen était mon conteur favori car ses histoires ne se terminaient jamais bien. Tout se vivait dans la douleur avec lui. Et pourtant, c'était magique.

Je fermai les yeux, me préparant à m'imprégner de chacun des mots. Le voyage pouvait débuter... Je me souvenais encore des premières phrases du conte :

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus...


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________________________________________ Lun 11 Jan 2016 - 20:24





    Je ne m'étais pas fait désiré ni même prié. J'avais simplement pris le livre et j'en avais commencé la lecture. Les premières phrases sans parler, simplement dans ma tête, puis j'avais poursuivi à voix haute. Il était question d'une petite fille qui se hâtait en plein hiver. Elle avait perdue l'une de ses pantoufles et elle était partie à sa recherche.

    Au bout de quelques lignes, je m'étais stoppé. J'avais levé les yeux vers la jeune femme, puis je m'étais mis debout. Sans répondre à la moindre de ses questions j'avais quitté la cuisine et je m'étais rendu à l'étage, avant de redescendre et de m'asseoir une nouvelle fois sur un tabouret, juste en face d'Ellie.

    "La petite s'en allait donc avec ses pieds nus, tout rougis et bleuis par le froid." avais-je poursuivi après avoir mis mes lunettes. Je voyais bien mieux avec elles quand je lisais. Je m'étais une nouvelle fois stoppé dans ma lecture, simplement pour observer quelques secondes Ellie, sans pour autant lever la tête, mais en levant simplement les yeux.

    "Tu es pieds nus." lui avais-je fait remarquer. Elle était exactement comme cette petite fille aux allumettes. Puis, j'avais poursuivi une nouvelle fois la lecture. La nouvelle était courte, elle faisait à peine trois pages.

    "Personne ne savait les belles choses qu'elle avait vues. On ignorait aussi dans quelle lumière elle était partie avec sa vieille grand'mère, vers la joie du Nouvel An. Fin."

    J'avais attendu quelques instants avant de fermer le livre et de retirer mes lunettes que j'avais posé sur la table.

    "Je trouve cette histoire plutôt triste et peu enfantine. Elle raconte peut-être la dernière aventure d'une petite fille, mais le côté dernière aventure donne un aspect adulte au récit."

    J'avais relu quelques passages dans ma tête avant de poursuivre mon analyse. Elle ne s'attendait peut-être pas à cela, car elle m'avait fait lire ce conte pour une tout autre chose. Mais moi ce qui m'intéressait, c'était de mieux comprendre pourquoi elle aimait tant ce roman.

    "Je comprends un peu mieux pourquoi c'est ton préféré. C'est un conte qui traite de la mort, la différence, la solitude."

    Je ne voulais pas dire par là qu'elle était différente et seule, mais c'était une chose qu'elle recherchait absolument. Elle voulait qu'on la laisse seule dans son coin, elle refusait d'approcher les autres et en plus elle prenait trop à coeur le fait qu'elle était différente des autres, alors qu'en réalité tout le monde l'était.

    "On a l'impression en lisant ce conte que la petite fille abandonne tout espoir. Elle refuse de vivre dans un monde aussi dur et elle préfère mourir. Mais d'un côté, elle a l'espoir qu'au delà de la mort elle ne sera enfin plus seule et elle n'aura plus à affronter tout cela. Pourquoi tu ne veux pas être entourée de ton vivant plutôt qu'une fois morte ?"

    J'avais levé les yeux vers Ellie, prenant un air grave. Je me posais réellement la question de ce qui la poussait à vouloir tellement vivre à l'écart du monde. Ca devait être horrible pour quelqu'un qui ne se sentait pas bien dans sa peau de ne pas pouvoir mourir comme l'héroïne de son conte préféré.

    "Je suis désolé, vraiment, mais ta boite d'allumettes est encore pleine. Tu as encore la chance d'avoir de nombreuses personnes qui ne demandent qu'à briller à tes côtés."

    J'avais croisé mes mains sous mon menton pour appuyer ma tête dessus.

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Ellie Sandman



« J'ai un corps d'Apollon ! »


Ellie Sandman


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________________________________________ Mer 13 Jan 2016 - 21:59



Se sentir étrangère dans son propre corps est une expérience fort déplaisante. D'autant plus que c'était incongru, étant donné que ma forme d'adulte était celle avec laquelle j'étais apparue la toute première fois. Elle aurait dû être mon "moi" par défaut. Pourtant, je ne parvenais pas à m'y faire. J'avais bien trop d'espace, comme si mon esprit flottait dedans. Bien curieuse sensation. Très désagréable, déroutante... effrayante.

Je me ratatinai sur le tabouret dans l'espoir de combler le vide qui m'entourait, sans succès. La voix d'Anatole racontait l'histoire de la Petite Fille aux Allumettes avec une intonation juste et profonde. Je fermai les yeux, puisant à la source même de sa bouche l'écho de la vérité à travers le conte. Le retour à l'enfance. Ma forme idéale. Ce n'est que lorsque l'on perd quelque chose de cher que l'on s'aperçoit à quel point il est important. Nous sommes des êtres si imparfaits. Nous ne donnons de valeur aux choses lorsqu'il est trop tard. Nous sommes nés pour vivre dans la nostalgie et les regrets. Je souhaitais si fort mon ancienne apparence que je sentais mes ongles s'enfoncer dans mes joues. Je les enlevai brusquement et tapotai mes mains doucement contre mon visage, les paupières toujours closes. Mes pieds nus étaient enroulés autour d'une patte du tabouret. Anatole avait fini de lire le conte mais je ne voulais pas encore ouvrir les yeux. Je voulais rester encore un peu dans le rêve, un peu dans l'histoire de cette enfant qui dormait pour toujours dans les bras de la neige.

Pourtant, le jeune homme brisa l'invitation au rêve en commençant son analyse. Je fronçai les sourcils et esquissai une moue irritée.

"Pourquoi tu ne veux pas être entourée de ton vivant plutôt qu'une fois morte ?"

Cette question me prit au dépourvu. Je restai silencieuse quelques secondes de plus, le temps de trouver mes mots. Enfin, j'articulai soigneusement :

"Le problème n'est pas là. Tu n'as rien compris à la poésie de cette histoire. Il n'est pas écrit que la fillette perd tout espoir ; elle accueille la mort comme un nouveau monde à découvrir. Elle ne comprend pas qu'elle quitte la réalité. Elle pense s'endormir et voir sa grand-mère. C'est tout. C'est là qu'est toute la beauté de l'enfance : certaines choses lui échappent et pourtant, elle finit par être heureuse. C'est à se demander si le bonheur ne réside pas dans l'ignorance."

Je m'étais déjà interrogée à ce sujet maintes fois, sans jamais obtenir de réponse concrète, car j'annulais déjà ma recherche du bonheur en essayant de l'analyser. Pourtant, j'étais incapable d'empêcher mon esprit de penser. C'était comme cesser de respirer. Tout comme aimer Lily plus que de raison, je ne pouvais m'arrêter de vouloir trouver une explication à toute chose.

Je penchai la tête, les paupières toujours closes. Là, je reniflai un peu. J'avais parfaitement entendu ma voix. Plus grave, mature. Je n'avais pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que la lecture du conte n'avait pas fonctionné : j'avais toujours une apparence d'adulte. Alors, que fallait-il faire ?

"Je suis désolé, vraiment, mais ta boite d'allumettes est encore pleine. Tu as encore la chance d'avoir de nombreuses personnes qui ne demandent qu'à briller à tes côtés."

Un petit hoquet s'échappa de ma gorge. Je sentais mes paumes devenir brûlantes contre mes joues. Je soulevai les paupières et découvris Anatole, à l'autre bout de la table, qui m'observait, le menton appuyé sur ses mains croisées.

"Ce... ce n'est pas..."

Je n'achevai pas ma phrase. Je craignais trop qu'elle se termine par un sanglot. Ce qu'il venait de me dire m'avait profondément touchée. Je fermai de nouveau les yeux pour tenter de me ressaisir, mais je ne parvins qu'à faire couler une larme sur ma joue. Je l'essuyai vivement et soulevant les paupières, je déclarai abruptement :

"Je ne veux pas en finir. Ce n'est pas comme ça que... je ne suis pas du genre à aimer mourir ! Je veux simplement..."

Je me tus à nouveau, avant de déglutir difficilement. J'évitai le regard d'Anatole, pivotant sur le tabouret comme pour m'en aller. Mes yeux tombèrent sur mon corps tellement grand. Mes épaules s'affaissèrent.

"Quand j'ai l'air d'une enfant, je... je me sens bien. En tous cas mieux que... maintenant."

Il ne pouvait pas comprendre. Il croyait sans doute que je trouvais cela plus facile, et c'était vrai. Mais ce n'était pas l'unique raison.

"Je... je suis trop jeune pour être adulte."
bredouillai-je en me mordant la lèvre, la tête penchée.

J'avais honte d'énoncer une telle vérité. Jamais je ne l'avais dit à qui que ce soit. Fixant mes mains longues et fines, j'ajoutai dans un filet de voix :

"Je n'ai que quelques mois, même avec l'équivalent d'une vie dans la tête. J'ai besoin de temps pour grandir. Comme tout le monde."

Ces derniers mots provoquèrent un drôle de frisson le long de mon échine. Relevant la tête, je jetai un coup d'oeil à Anatole et esquissai un sourire mouillé :

"C'est bien la première fois que je me compare au reste des gens."

J'essuyai de nouveau une larme. Ca faisait du bien de faire partie de la multitude, il avait raison. Hélas, il fallait toujours que le reste de mon identité ne se comporte pas normalement. Que ce soit mes capacités, ou mes différentes apparences qui jouaient à cache-cache.

"Tu vas m'aider à retrouver ce que j'ai perdu ?"
demandai-je timidement.

Je savais que ça allait lui coûter de me prêter main forte, tout du moins s'il acceptait, car il me préférait adulte. Il n'était pas obligé de m'aider, je pourrai trouver une solution toute seule. Même si cela risquait d'être plus ardu.


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« Hadès avec un Grand A ! »


Anatole Cassini


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________________________________________ Ven 15 Jan 2016 - 12:59






    "Désolé..." avais-je marmonné après que mon poing ait heurté le mur qui se tenait devant moi. Je n'avais pas fait de trou, juste une simple petite fissure de rien du tout.

    "Tu es en colère."

    Je n'étais pas en colère. J'avais juste la sensation qu'on me demandait de réaliser l'impossible. La question était de savoir si j'allais participer à quelque chose que je n'acceptais pas ou si j'allais me rabattre sur le banc de touche.

    "Je peux le comprendre. Mais est ce que c'est vraiment quelque chose de si important que cela ?"

    J'avais tourné la tête vers la jeune femme aux cheveux blond, juste avant de plisser les yeux et de secouer la tête plusieurs fois de gauche à droite. Comment pouvait-elle me demander une chose pareil ? Bien sûr que ça n'était pas important, mais ce n'était pas une raison pour autant.

    "D'accord. Hum... tu veux un chocolat chaud ?"

    Cette fois ci je m'étais totalement tourné pour faire face à Cassandre. Elle m'observait avec un grand sourire, tentant de cacher le fait qu'elle était nerveuse. Mais elle s'était mordu les lèvres à plusieurs reprises, trahissons totalement ce qu'elle ressentait en ce moment même.

    "Je suis doublement désolé. Je devrais m'occuper de toi plutôt que de me lamenter sur mon sort."

    J'avais fait les pas qui me séparaient d'elle et mes bras s'étaient ouverts. On s'était serré mutuellement et je sentais qu'elle en avait gros sur le coeur. On était deux âmes égarées qui souffraient en même temps, mais pas pour les même raisons. Quoi qu'il en soit, sa raison était bien meilleure que la mienne.

    "Ne t'inquiète pas pour eux, ça va bien se passer."

    Elliot s'était rendu dans les Plaines de Vigrid, en compagnie d'Apollon et d'autres divins, tel que Aphrodite. Ca faisait un peu beaucoup de monde auxquels Cassandre tenait. De son côté, pour des raisons tout a fait acceptables, elle n'avait pas pu faire partit du voyage. Ca devait lui peser, ça me pesait aussi.

    "Quels que soit les dangers auxquels ils devront faire face, ils reviendront sain et sauf, soit confiante Cassandre."

    Elle s'était détachée de moi et elle avait passée une main sur ses yeux, avant de tenter un petit sourire. Pourquoi toutes les jeunes femmes aussi ravissantes et avec un grand coeur, se retrouvaient à pleurer le même jour face à moi ?

    "On va se faire ce chocolat chaud et avec de la chantilly en prime !"

    On était descendu jusqu'à la cuisine. Ca devenait une habitude pour moi de me retrouver dans cet endroit. J'avais préparé un chocolat chaud, ajouté de la chantilly, ainsi qu'un petit biscuit au chocolat dans la tasse de Cassandre, avant de la rejoindre autour de la table. Elle avait la tête posée sur ses bras qui étaient croisés. Je sentais qu'elle n'allait toujours pas bien, mais il fallait qu'on se change les idées tous les deux.

    "Alors comme ça Lily a un zoo ? Il est grand ?"

    C'était une question comme une autre. La jeune femme m'avait répondue en m'énumérant certains des animaux qui s'y trouvaient. Puis on avait continué un petit moment à jouer au jeu des questions et des réponses, pensant qu'on savourait tous les deux notre chocolat chaud. J'avais un mal fou à me passer de cette chose. C'était une sensation unique en bouche. Le chocolat avait des vertus thérapeutiques et il nous faisait aller mieux. Une cure de chocolat chaud c'était l'idéal quand tout allait mal et depuis que j'étais arrivé à Storybrooke, j'en buvais matin et soir.

    "Elle tient beaucoup à prendre son temps, à grandir tout doucement."

    "Je sais." avais-je murmuré en guise de réponse avant de boire une autre gorgée. C'était affreux, j'arrivais à la dernière.

    "Peut-être qu'en lui montrant tout doucement que c'est pas si mal que ça d'être adulte, ça pourrait l'aider. Tu as déjà réussi à percer un peu le mystère Ellie à ce que j'ai compris."

    J'avais laissé échapper un petit sourire. Cassandre m'avait rapporté ce que Ellie lui avait demandée un peu plus tôt dans la journée. Il s'avérait que l'une de mes lectures l'avait un tout petit peu perturbée.

    "Tu l'as fait exprès ?" avais-elle dit en souriant le plus magnifiquement possible. J'avais fait de même, sans pour autant confirmer. Ce n'était pas ma faute si sa lecture préférée était également l'une des miennes. Et puis j'avais une bonne mémoire, si j'arrivais de temps en temps à sortir une réplique c'était pas si grave que cela. Je ne cherchais pas du tout à courtiser la jeune femme.

    "J'y crois pas. C'est pas bien. Vraiment pas bien."

    Elle avait tentée de prendre un air sérieux, mais même cachée derrière sa tasse de chocolat chaud, son sourire était voyant.

    "Je vais l'aider à retrouver sa forme. Ca ne doit pas être difficile. Elle doit faire un blocage. Comme si une partie d'elle... enfin..."

    "J'aimerai beaucoup Anatole, vraiment. Mais ne déduis pas des choses trop rapidement. Ellie sait ce qu'elle fait et le blocage n'est peut-être pas dû à toi. Tu n'es peut-être que... hum..."

    "Un prétexte ?"

    Elle s'était mordue les lèvres, puis elle avait hochée la tête. On avait tous les deux finis notre chocolat chaud et il allait falloir qu'on passe chacun à une autre occupation.

    "Ca s'arranger. Ne t'inquiète pas. Quand à moi, je vais faire un tour au zoo, j'ai peur que maman fasse encore plus de dégâts."

    Je lui avais souris et on s'était quitté. Ellie était partie un peu plus tôt de la maison et par conséquent je me retrouvais seul à l'intérieur. J'avais enfilé ce qu'il fallait pour ne pas attraper froid au dehors. Il neigait encore et la nuit n'allait pas tarder à tomber. Je voulais prendre l'air et ça allait me permettre de faire le point et de réfléchir à tout ça.

    Au bout d'une petite heure de marche, une idée m'avait traversée l'esprit et j'avais fait la seule chose logique à faire dans ce genre de cas. Mon esprit tout entier s'était focalisé sur la jeune femme, si bien qu'elle était apparue devant moi au bout de quelques secondes, une main sur sa tête et l'autre qui me donnait un petit coup sur la mienne.

    "Aïe !"

    D'après Ellie j'avais pensé un peu trop fort à elle et ça lui avait donné une mini décharge dans la tête. Elle n'était pas encore habituée à utiliser son don de contacter les gens à distance et de répondre à leurs prières. Quoi qu'il en soit, je l'avais priée de venir et c'était ce qu'elle avait fait. Je ne pouvais pas juste contrôler la force de mes prières. Mais au moins ça lui montrait que je tenais énormément à la voir. Elle semblait aller un tout petit mieux que quand je l'avais quittée. Quand à moi, j'avais repris du poil de la bête.

    "J'ai une idée pour ton soucis de taille. Mais... J'aimerai et ce n'est pas du chantage... Que tu me donnes un truc en échange."

    J'avais mis mes mains en poche, tout en l'observant et en rentrant un peu plus mon cou dans mon manteau. Il faisait de plus en plus froid par ici.

    "Je ne veux pas te forcer à me donner quelque chose que tu ne souhaiterai pas m'offrir. Je vois ça plus comme un échange de bien être pour tous les deux. Tu ne vas pas bien et je ne vais pas bien. Je fais quelque chose pour que tu ailles mieux et tu fais quelque chose pour que j'aille mieux. Tu en penses quoi ?"

    Je l'observais tentant de capter son attention et surtout ses pensées. Est ce qu'elle trouvait cet échange équitable ou pas ?

    "Tu peux me faire ce que tu veux, du moment que c'est quelque chose que tu fais réellement pour moi. Ensuite, je te donnerai mon idée pour que tu sois à nouveau toi même."

    C'était triste de dire cela, car elle était déjà elle même. Il fallait juste qu'elle accepte le fait que petite ou grande, elle n'était pas si différente.



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________________________________________ Mar 19 Jan 2016 - 23:50



La bibliothèque de Storybrooke exhalait toujours un parfum délicieux, comme tous les endroits emplis de livres. J'étais assise sur la moquette, le dos contre une étagère, face à une table ronde débordant d'ouvrages. J'avais également une pile de livres juste à côté de moi, sur laquelle j'avais posé un coude. Ma tête était dans ma main alors que je venais d'achever la lecture à voix haute du Petit Ours Brun numéro cinquante huit. J'avais lu les cinquante-sept autres histoires de cet animal et je commençais à éprouver une sérieuse lassitude.

"Je préfère de loin Paddington. Le récit est beaucoup plus riche, et les dessins plus joliment tracés." commentai-je en refermant le petit livre carré et en le plaçant sur la pile.

"C'est étrange que les Deux Jambes dessinent des animaux qui se tiennent debout." fit Astrid, assise en tailleur sur une chaise non loin de moi. "Ca doit être pour les humaniser. Brr... je trouve ça vraiment bizarre."

Elle frémit et referma dans un claquement sec un album de Garfield.

"Tu imagines un Long-Cou qui se tiendrait debout ? Il serait tellement haut ! On se met sur nos pattes arrière uniquement pour manger les étoiles d'arbres qui sont hors d'atteinte."

J'esquissai un léger sourire tout en l'observant, recroquevillée sur son siège, toute blonde et enjouée. Malgré le fait qu'elle ait perdu sa mère et son monde tout entier, elle restait fidèle à elle-même et croyait dur comme fer que rien n'était perdu d'avance. J'aurais aimé avoir sa foi en la vie. On devait se sentir tellement en harmonie avec la terre.

Je lui avais demandée de m'accompagner afin de lire quantités de livres pour enfants. C'était là ma seule idée pour retrouver mon apparence de fillette. Au départ, j'avais pensé à Lily pour m'aider dans cette tâche, mais je n'avais pas réussi à rassembler le courage nécessaire pour aller la voir. J'étais restée très discrète avec elle depuis le mariage, n'articulant que des mots monosyllabiques en sa présence avant de trouver une excuse pour m'éloigner à chaque fois. J'avais promis à Elliot que je prendrai soin d'elle, et je m'en assurai à chaque seconde, mais de loin. Je ne pouvais tout simplement pas affronter la douceur de son regard. Ni me brûler à la chaleur de son sourire. Mon unique solution était la fuite, comme toujours.

Astrid avait été ravie de m'aider et nous avions passé des heures à nous plonger dans les lectures de Paddington, le Petit Ours Brun, quelques Martine (ces ouvrages étaient abominables. Comment pouvait-on laisser les enfants s'abrutir à ce point ?) ainsi que Le Petit Prince et les Malheurs de Sophie. Malgré cette avalanche de sentiments édulcorés, j'avais gardé ma forme adulte. Les mots ne paraissaient pas suffisamment puissants pour me changer. Il fallait que je me rende à l'évidence : j'allais avoir besoin d'Anatole. Il prétendait avoir une idée, mais en échange, je devais faire quelque chose pour lui. Une chose véritablement importante à ses yeux. Le souci étant que je n'avais aucune ébauche de commencement d'une potentielle illumination à son sujet.

"Tu es la seule à ne pas avoir fait de remarque sur mon changement d'apparence."
déclarai-je à l'adresse d'Astrid.

Cette dernière haussa les épaules en observant brièvement le plafond d'un air pensif, puis posant les yeux sur moi, elle dit avec une franchise attendrissante :

"Tu es Ellie. Ca me suffit. Tu as la même odeur. Personne ne peut me tromper là-dessus. J'ai du flair !"

Elle tapota le bout de son nez d'un air expert, m'arrachant un sourire. Elle ne se doutait pas que je l'avais vue dans la Grande Vallée, alors qu'elle venait visiblement d'obtenir une conscience ou que sais-je. Peut-être était-ce pour cette raison qu'elle était autant attachée à moi ? J'étais la personne qui lui avait parlé, qui avait façonné son identité. Je ne comprenais toujours pas ce que j'avais accompli ce jour-là, ni pourquoi j'avais été choisie pour le faire. J'avais tenté de lui en parler mais elle ne se souvenait de rien. C'était peut-être mieux ainsi pour elle.

Mettant ces questions sans réponse de côté, je repensai à la proposition d'Anatole, énoncée la veille :

"Tu peux me faire ce que tu veux, du moment que c'est quelque chose que tu fais réellement pour moi. Ensuite, je te donnerai mon idée pour que tu sois à nouveau toi même."

Mes joues s'étaient colorées en l'entendant parler de cette façon. Je ne me l'expliquais pas, mais cela m'avait embarrassée. Il fallait que je trouve au plus vite une façon de le combler. Pourquoi ne pas demander à Astrid ?

"Est-ce que tu aurais une idée de cadeau pour un garçon ?"

J'avais pris machinalement un autre livre du Petit Ours Brun et le tournai entre mes doigts, implorant presque la jeune fille de trouver une solution pour éviter une autre lecture terriblement vide d'intérêt.

Astrid se redressa sur sa chaise et tapa son index contre sa bouche, réfléchissant intensément.

"Tout dépend de ce qu'il aime." répondit-elle finalement. "Mais les garçons aiment bien flirter et coller leur bouche sur celle des filles."

Je fus désarçonnée par sa répartie. Où diable avait-elle appris de telles choses ? Déstabilisée, j'empilai plusieurs livres pour enfants dans mes bras et me relevai d'un bond.

"Euh... j'aimerais éviter cette possibilité."
dis-je en l'évitant du regard. "En tous cas, merci de ton aide. Je vais continuer de chercher."

Je la déposai au zoo et tandis qu'elle trottinait gaiement vers Lily, je me téléportai ailleurs. J'avais vérifié rapidement que la jeune femme brune était en bonne santé -aucun crocodile ne lui avait arraché un bras ou une jambe, parfait.

J'apparus devant Diane, en m'excusant de la déranger. Elle était en train de lire sur son canapé, et avant qu'elle ne me pose des questions sur mon apparence, je demandai sans détour, plus que gênée mais en adoptant une attitude détachée :

"Comment faire plaisir à un garçon ?"

Elle resta perplexe, me fixant d'un regard qui me donna envie de me transformer en tortue et de cacher ma tête dans ma carapace. Puis, après quelques secondes de réflexion, elle déclara :

"Fais un pas vers lui, propose lui de faire quelque chose qu'il apprécie ensemble, je pense que ça lui fera plus plaisir que n'importe quel cadeau."

Je la remerciai et m'en allai comme une voleuse, laissant un "Petit Ours Brun rentre à l'Ecole" dans mon sillage.
Je n'étais guère plus avancée. J'avais souhaité un conseil de Diane car je craignais bien trop d'aller voir Aphrodite et qu'elle me dise d'adopter une attitude de ce genre en présence d'Anatole :

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Je n'avais AUCUNE envie de lui "faire plaisir" de cette façon, et encore moins une discussion de ce type avec la déesse de l'amour. Rien que d'y penser, j'en avais des sueurs froides. J'appréciais beaucoup Aryana, mais elle n'aurait rien entendu à mon problème.

J'avais fini par solliciter Neil, me souvenant qu'elle discutait très souvent avec Anatole. De notre conversation en était ressorti que sa couleur préférée était le jaune. C'était un début... Je tentais de rester enthousiaste malgré cet élément très mince.

Quelques heures avaient passé durant lesquelles je m'étais employée à réussir le défi que je m'étais lancé. J'avais une idée qui était susceptible de plaire à Anatole. Tout du moins, je l'espérais. Je m'y donnais corps et âme.

Lorsque tout fut prêt, je déposai mon bien dans un sac à fond droit le passai sur mon épaule. Après quoi, je me téléportai chez Anatole.

"Je pense avoir trouvé de quoi te contenter."
lui annonçai-je, plus nerveuse qu'enjouée.

Je le pris par la manche et nous fis apparaître sur une plage ensoleillée. La transition fut si brutale comparée à la grisaille de Storybrooke que je mis ma main en visière. Les lieux étaient assez bondés, même si la majorité des gens était allongé sur des chaises longues, à l'abri d'un parasol bleu. La mer était magnifique, toute en nuance bleu-vert. A quelques mètres, un bouquet de palmiers remuait à peine dans le vent. Je n'aimais pas particulièrement ce genre d'endroits, mais j'étais certaine que cela allait convenir à Anatole.

"Plage Clearwater. Floride."
déclarai-je. "Je n'avais pas envie de nous déplacer à Miami, c'est bien trop touristique. On va s'asseoir ici."

Là où nous étions apparus, c'est-à-dire à une dizaine de mètres de l'eau. Dans les vagues, des jeunes femmes s'amusaient, vêtues de bikinis qui ne couvraient pas grand-chose. J'esquissai un moue exaspérée et allai chercher un parasol pour le planter fermement dans le sable. Ensuite, je posai le sac que je portai, l'ouvris et dépliai une couverture que j'étalai soigneusement sur le sable. Je sortis alors la chose qui était encore chaude et qui était emballée dans un torchon propre. Je la posai sur la couverture et écartai les bords du tissu, révélant un gâteau aux reflets dorés qui avait la forme d'un soleil. J'en avais fait un second que j'avais découpé en plusieurs petits triangles pour les disposer tout autour du premier gâteau, de façon à former les rayons. Je levai timidement les yeux vers Anatole.

"C'est un gâteau au citron." fis-je, presque honteuse. "Neil m'a dit que tu adores le jaune, donc j'ai fait une recette se rapportant à cette couleur. Et le soleil est jaune, donc..."

En m'écoutant, je me sentis ridicule. Je préférai me taire, mieux valait que j'arrête de m'enfoncer. C'était horrible de s'apercevoir que je ne savais rien de lui. Il connaissait tout de moi et en comparaison, je ne m'étais jamais intéressée à lui.

"Je me suis dit que tu aimerais le savourer dans un endroit chaleureux et agréable. Et inhabituel aussi." ajoutai-je, rouge jusqu'aux oreilles.

Je m'étais assise par terre, ramenant mes jambes contre moi. J'enlevai mes pantoufles -oui, j'avais oublié de mettre des chaussures avant de me téléporter- et enfonçai mes pieds nus dans le sable.

Subitement, je m'aperçus que deux filles en bikini étaient sorties de l'eau et gloussaient dans notre direction. Je fronçai les sourcils, indécise, avant de poser les yeux sur Anatole. Et de comprendre. Elles le regardaient lui.

"J'ai comme l'impression que tu as un certain succès."
fis-je remarquer à voix basse en me penchant vers lui.

Je lui désignai les filles dans un coup d'oeil subtil avant de m'écarter. Je ne m'étais jamais posée la question de s'il était séduisant. En fait, personne ne me semblait "attirant" hormis Lily. Je ne savais pas par quoi se définissait la beauté. Pour moi, ce mot représentait Lily entièrement.

"Visiblement, tu es beau garçon. Ca serait peut-être le moment de tourner la page, tu ne crois pas ?"

J'avais dit tout ceci d'un ton neutre, comme si je parlais du temps qu'il fait. Je lui adressai un sourire empreint de gentillesse. J'avais finalement trouvé comment lui faire plaisir : lui laisser une chance d'être aimé, le pousser dans cette voie.

Je me relevai alors que les deux filles s'approchaient à petits pas sautillants, tout en riant.

"Je te laisse en charmante compagnie." chuchotai-je avec un air malicieux avant de m'éloigner.

A grands pas maladroits, je me dirigeai jusqu'au bord de l'eau. Les vagues vinrent lécher mes pieds. Le bas de mon pantalon se mouilla aussitôt, mais je m'en fichais. Je songeais à ce que m'avait dit Astrid. Qui aurait cru que le meilleur conseil qu'on aurait pu me donner serait venu d'elle ?

Anatole avait la mer, le soleil et... les nanas. Pour parler familièrement. Je n'allais rester que quelques instants encore, le temps de m'assurer que tout se déroulait au mieux. J'exécrais cette situation où j'avais l'impression de jouer les entremetteuses bienveillantes. Si cela n'avait tenu qu'à moi, je serais déjà partie, mais je devais être certaine qu'Anatole était heureux de mon "cadeau". Jetant un coup d'oeil à la dérobée, je vis les deux filles en bikini s'asseoir juste à côté de lui, tout en remuant leurs cheveux magnifiques dans le vent. Je pris une mèche noire et l'enroulai pensivement autour de mon doigt tout en me plongeant dans la contemplation de l'horizon.


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Anatole Cassini



« Hadès avec un Grand A ! »


Anatole Cassini


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________________________________________ Mer 20 Jan 2016 - 23:27







    "La vie est courte, le mal et le bien y sont inutiles à quiconque ne veut plus que le repos. Traitez-moi comme un mort. Ne laissez pas insulter ma tombe, mais n'y mettez pas d'épitaphe, je suis bien comme cela."

    J'avais tourné la page, allongé sur mon lit, les lunettes sur mon nez. Je venais de découvrir une nouvelle histoire, un nouvel écrivain et au fil des pages je découvrais aussi une nouvelle vision de ma vie, une nouvelle approche de celle des autres. Amandine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière et auteur dramatique, elle était plus connue sous le prénom d'un garçon, même pas mixte, George.

    Elle avait choisie un prénom qui symbolisait quelqu'un de charismatique, un artiste sans complexe, qui occupait le devant de la scène à chaque fois que l'occasion se présentait. Connaissait-elle le symbolisme des prénoms ? Avait-elle choisie ce nom au hasard ou savait-elle d'avance que sa vie serait un rêve pour celle des autres. Rêve, comme ceux qu'on faisait une fois la nuit tombée, lorsque le marchand de sable passait et nous couvrait de son sable pour nous plonger dans un autre monde imaginaire et où le malheur laisse place à la beauté. Sable, comme son nom à elle, Sand, George Sand.

    "La vie est une longue blessure qui s’endort rarement et ne se guérit jamais."

    Plus je tournais les pages, plus j'aimais cet auteur. On pouvait difficilement concevoir de tomber amoureux d'une personne à travers ses mots et à travers les siècles. Mais ses mots me touchaient en plein coeur et le faisaient battre bien plus fort que d'ordinaire. J'étais tombé amoureux de ces lectures, de ces livres, de ces jours passés assis sur ce lit, à tenter de comprendre pourquoi Ellie pouvait rester aussi longtemps dans la même position, plongée dans ses romans. Je me rendais compte qu'elle avait trouvée la solution à tous les maux : un monde imaginaire où le mal n'existait pas, peuplé de magnifiques créatures, d'êtres sans mauvaises pensées. Un monde infini qui pourrait préserver la beauté même de la vie. Elle en serait la gardienne, la protectrice et je marcherai sur ses traces à tenter de percer les moindres mystères de ce nouvel univers.

    "Tu jetteras mes cendres au vent, elles feront pousser des fleurs qui te réjouiront."

    J'avais levé les yeux vers la jeune femme qui venait d'apparaître devant moi. Elle m'avait dit qu'elle avait trouvée de quoi me contenter, mais elle n'avait pas idée à quel point elle m'avait déjà comblée. J'avais posé le roman et je m'étais levé, prenant sa main. On était apparu sur une plage merveilleuse, dans notre monde à nous. Le soleil brillait, il y avait foule et elle était là à mes côtés, persuadée d'avoir réussi sa quête.

    Elle avait étalée une couverture, pris un parasol qu'elle avait plantée, puis elle s'était assise, sortant un gâteau de son sac. Quand elle avait évoquée mes goûts, j'avais immédiatement songé à Cassandre, avec qui on avait eu une discussion sur les choses que l'on préférait, dont le jaune qui était ma couleur fétiche, comme le soleil. Je me sentais bien mieux quand il était là, au-dessus de ma tête. Il rechargeait mes batteries, me donnait la sensation d'exister. Je me surprenais même parfois à songer qu'on ne faisait peut-être qu'un lui et moi.

    "Écoutez ; ma vie, c'est la vôtre ; car vous qui me lisez, vous n'êtes point lancés dans le fracas des intérêts de ce monde, autrement vous me repousseriez avec ennui. Vous êtes des rêveurs comme moi. Dès lors tout ce qui m'arrête en mon chemin vous a arrêtés aussi. Vous avez cherché, comme moi, à vous rendre raison de votre existence, et vous avez posé quelques conclusions. Comparez les miennes aux vôtres. Pesez et prononcez. La vérité ne sort que de l'examen."

    Je repensais à ce que j'avais lu tandis que des jeunes femmes me souriaient au loin. J'avais laissé échapper un petit sourire. J'étais heureux de plaire, j'étais heureux de leur plaire. Je me sentais vivant, autant que quand le soleil me baignait dans ses rayons. Ellie m'avait laissée seule face à elles et elle s'en était allée en direction de la plage. Je pouvais voir d'ici qu'elle avait fait quelques pas dans l'eau, mouillant le bas de son pantalon. J'avais échangé quelques mots avec les jeunes femmes, avant de rejoindre la mienne.

    "Mes yeux te disent que je t'aime. Tourne toi. Regarde moi dans les yeux, ça y est écrit, et toute fille sait lire dans cette écriture là."

    Je lui avais récité, en y ajoutant ma petite touche personnelle, un passage d'un livre qu'elle lisait. Je l'avais vue posé sur sa table de chevet et ça m'avait donné envie de découvrir l'auteur. La Mare au Diable de cette même George Sand, à croire que de sa plume de nombreux mots forts pouvaient en sortir.

    "J'ai compris en lisant certaines oeuvres des plus grands auteurs que la plus merveilleuse chose qu'on puisse trouver sur terre c'est leurs mots. Des mots justes, des mots qui ont le pouvoir de transformer des vies ou de les détruire. Des mots qui évoquent des sentiments différents. Des mots qui nous influencent, qui nous guident, nous orientent. Ce ne sont pas les mots eux même qui ont un tel pouvoir, mais plutôt les émotions qu'ils provoquent."

    J'avais fait un pas vers elle. Ellie me tournait toujours le dos.

    "Tu avais besoin d'entendre certains mots, de te sentir vivante. Tu avais le désir d'entendre quelqu'un te les prononcer. J'ai ouvert une porte que je ne peux pas fermer et qui t'as forcée à devenir une personne que tu ne souhaitais pas être. J'ai utilisé les mots pour avoir un pouvoir sur toi et je te prie de me pardonner."

    Ma main s'était posée sur son avant bras et je l'avais faite se tourner délicatement, pour me retrouver face à face avec elle.

    "Mais je pense qu'il y a plus fort que les mots pour créer de la magie entre deux êtres. Et pour cela aussi je te demande pardon."

    Je ne l'avais pas laissée réagir et j'avais posé mes mains sur ses joues, frôlant légèrement ses cheveux, avant de m'avancer pour être le plus près possible d'elle et d'approcher mes lèvres des siennes afin de m'en emparer. C'était un doux rêve qui prenait forme. Un rêve si magnifique et si agréable, qu'il me faisait frisonner. J'avais la sensation en cet instant précis que l'Amour pouvait exister. Je ne savais pas ce qu'elle pensait, mais j'espérais qu'elle se sentirait juste aimée. Qu'elle comprendrait ce que ça faisait, qu'elle aurait un jour envie de trouver l'Amour à son tour. Elle avait le droit au bonheur, elle ne devait pas se sentir rejetée par l'Amour. Elle avait elle aussi le droit de rêver.

    Quand je m'étais reculé et que je l'avais libérée de mon étreinte, j'avais gardé les yeux fermés quelques instants, avant de les ouvrir tout doucement, le regard perdu dans le vide. Puis j'avais croisé son regard et j'avais pris le temps de formuler les quelques mots qui allaient sortir de ma bouche. Je ne voulais pas la blesser, je l'avais suffisamment fait. Mais quoi qu'il en soit, je l'avais aidée, à ma manière.

    "C'était si fort, si intense, que tes désirs sont devenus réalité. Je ne pouvais pas trouver de mots plus forts que ceux exprimés par mes gestes."

    Un choc c'était tout ce qui lui fallait. Elle était mal à l'aise dans ce corps, car elle savait que c'était celui qui la mettait le plus à nue face aux autres. Si elle subissait une contrainte qui la forcerait à se protéger, c'est dans sa forme d'enfant qu'elle trouverait la meilleure des cachettes. Ca avait marché comme je m'y attendais, même si j'aurai préféré me tromper. Mais c'était bien mieux ainsi, car si elle était toujours adulte, elle ne me l'aurait sans doute jamais pardonné.

    Je ne savais pas quel mot pourrait lui faire comprendre ce que je ressentais en ce moment même. J'avais fermé les yeux quelques instants, avant de la regarder bien droit dans les siens et de lui sourire. Je devais désormais pencher la tête pour croiser son regard. Elle ne comprenait pas à quel point j'étais heureux pour elle et à quel point mon coeur saignait. C'était ça l'Amour, celui que j'avais trouvé. Celui qui impliquait de nombreux sacrifices si on voulait seulement l'espace de quelques instants, voir l'Amour de notre vie nous sourire.

    "La beauté de l’apparence est seulement un charme de l’instant ; l’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’âme. "

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« J'ai un corps d'Apollon ! »


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________________________________________ Dim 24 Jan 2016 - 0:58



"Mes yeux te disent que je t'aime. Tourne toi. Regarde moi dans les yeux, ça y est écrit, et toute fille sait lire dans cette écriture là."

Oh non, il recommençait. Il me citait l'amour à travers de grands auteurs. Après Edmond Rostand, il s'en prenait à George Sand. Il devait mener une enquête assidue à mon sujet afin d'être aussi bien documenté sur mes goûts.

J'avais eu un mouvement de recul lorsqu'il avait prononcé ces mots, de peur que leur pouvoir ne m'atteigne de nouveau d'une façon qui me déplairait. Pourtant, il ne pouvait rien m'arriver de pire puisque j'étais déjà sous ma forme adulte. Je restai obstinément dos à lui, mes yeux fixant l'horizon sur lequel la mer et le ciel se noient dans un alignement parfait. Je ne pouvais le regarder. Je comprenais très bien ce qu'il cherchait à faire. Il voulait me prouver une fois de plus que les autres filles ne représentaient rien pour lui, que j'étais la seule qui comptait en son coeur. Je me mordis les lèvres, me sentant coupable de son malheur. Il avait cité La Mare au Diable sans doute dans l'espoir que nous soyons à l'identique des personnages, mais il se trompait sur mon compte : je n'étais pas la petite Marie éprise d'un laboureur trop âgé pour elle et qui masquait ses sentiments derrière un esprit trop raisonnable. Je ne l'aimais véritablement pas, même s'il n'entendait rien. Je ne pouvais me forcer. C'était ainsi. Mon coeur appartenait à quelqu'un d'autre.

Il parlait du pouvoir des mots. Alors, il avait compris au moins sur ce point. Il savait la raison pour laquelle je lui en voulais tellement, sans pour autant le lui montrer. Sa main se posa sur mon bras et je frémis légèrement. J'avais peur de la suite. Je consentis à pivoter sur moi-même, sentant les vagues remuer autour de mes mollets, mais je ne le regardai pas pour autant. Je redoutais tout autant ses yeux que ses paroles.

Pourtant, j'aurais dû craindre beaucoup plus ses gestes. Ses mains encadraient mon visage. Je sentais ses paumes si chaudes contre mes joues. Je ne réfléchis même pas à me débattre. J'étais comme... éteinte. Ou plutôt, sereine. Quelque chose dans ses mots m'invitait à rester calme malgré tout ce qui pouvait advenir. M'avait-il hypnotisée ? Je l'interrogeai du regard alors qu'il se penchait vers moi. Que faisait-il ?

Mes yeux se fermèrent alors que sa bouche se posait avec douceur tout contre la mienne. Je me pétrifiai entièrement, totalement choquée par cette agression inattendue. Incapable du moindre geste, j'attendis qu'il s'éloigne. Puis je rouvris les yeux. Il me semblait un peu plus grand qu'avant. Il garda les paupières closes quelques instants encore avant de les soulever et de m'observer avec une telle dévotion que j'en eus le tournis. Je chancelai, sentant mes pieds s'enfoncer dans le sable.

"C'était si fort, si intense, que tes désirs sont devenus réalité. Je ne pouvais pas trouver de mots plus forts que ceux exprimés par mes gestes."
dit-il.

Je ne pouvais éviter la douleur latente qui se lisait dans son regard. Il fallait qu'il m'aime énormément pour me rendre ce qu'il m'avait volée avec quelques alexandrins. Je déglutis avec peine, le souffle coupé. Je n'avais pas besoin de baisser les yeux sur mon corps pour voir que j'avais retrouvé mon apparence enfantine.

Anatole ferma de nouveau les yeux, puisant sans doute dans ses dernières réserves de courage, et les rouvrant, il m'adressa un sourire. J'étais incapable de le lui rendre.

"Merci." murmurai-je sincèrement, mais ma voix fut noyée par le bruit des vagues.

Merci, car je crois comprendre le sacrifice que tu as fait. ajoutai-je mentalement.

Hélas, j'étais bien trop lâche pour le lui en faire part. A la place, je citai à mon tour George Sand :

"Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Tu es un artiste plein de bon sens. Tu vois ce qui échappe au reste des gens."

J'esquissai enfin un léger sourire tout en le regardant à travers un rideau de cheveux. Puis, après une hésitation, je m'avançai vers lui et glissai ma petite main dans la sienne. Ce n'était pas une invitation à aller plus loin, juste à poursuivre un bout de chemin ensemble.

Eh bien moi, je ne veux pas mourir. Je veux aimer. Je veux rajeunir, je veux vivre.

Cette citation était tellement appropriée. J'étais à ma juste place, même si un sentiment de culpabilité vis-à-vis d'Anatole m'envahissait. Pourtant, je m'acharnais à ne pas lui donner de faux espoir. Je ne souhaitais pas qu'il souffre autant que j'avais subi avec mon amour pour Lily. Hélas, il semblait que rien ne pouvait l'aider hormis lui-même. Il comprendrait avec le temps. De toutes façons, cela devait venir de lui. Je ne pouvais absolument rien y faire.

"Allons voir plus loin, veux-tu ?"
lui proposai-je. "A moins que tu veuilles rester ici."

Le soleil me blessait les yeux, il était bien trop brillant sur cette plage. De plus, je n'aimais pas les endroits trop bondés. C'était même curieux que nul n'ait remarqué mon changement d'apparence. Les côtes de la Floride étaient bien trop atteintes de nombrillisme.

"Tu n'es pas Chopin, ni De Musset. Quant à moi, je ne suis pas George Sand."
lui dis-je sans à propos mais avec un regard appuyé. "Tu es Anatole et je suis Ellie. Et il en sera à jamais ainsi."

La Grande Valse Brillante de ce pianiste résonna bientôt à mes oreilles, depuis les tréfonds de ma mémoire et sans trop savoir pourquoi, je nous imaginais danser dessus. Ce qui était ridicule en soi puisque je ne dansais pas. Jamais. Pourtant, cela me semblait nettement moins impossible de valser avec lui qu'avec quelqu'un d'autre.

Je battis des cils, m'apercevant que nous étions au beau milieu d'une salle de bal de style empire, avec de magnifiques lustres en cristal et des peintures au plafond. Nous nous trouvions de l'autre côté de la corde de sécurité qui stipulait de ne pas l'enjamber afin de ne pas abîmer les lieux. Interdite, j'observai rapidement la pièce et lâchai la main d'Anatole pour plaquer la mienne devant ma bouche. Je reconnaissais l'endroit.

"Oh, c'est affreux ! J'ai vandalisé Fontainebleau !" fis-je, abasourdie.

La salle de bal baignait dans la pénombre, seulement éclairée par de rares panneaux "sortie".

"Ce n'est plus l'heure des visites." constatai-je inutilement.

Le château devait être fermé depuis plusieurs heures, fort heureusement. Je levai les yeux vers Anatole d'un air embarrassé. Il fallait que je lui explique pourquoi nous nous trouvions en un tel endroit. Il est vrai que la brusque proximité dont il avait fait preuve m'avait chamboulée, et mes pensées dansantes avaient fait le reste du chemin. Sans doute que mon esprit associant la valse de Chopin à un bal nous avait fait apparaître dans le premier château rencontré dans les dédales de ma mémoire.

"Je... j'ai envie de faire une visite nocturne, mais j'aurais dû mieux nous téléporter." expliquai-je maladroitement.

Et m'éloignant d'Anatole, je fis de grands pas afin d'abîmer le plancher et les tapis le moins possible. On aurait dit que j'étais un astronaute privé d'apesanteur tant mes jambes s'étendaient au ralenti et avec une précision presque chirurgicale. Enfin, j'enjambai la corde basse et fis signe au jeune homme de me suivre.

"Tu viens ? A moins que tu aies peur d'explorer un château de nuit ?"
fis-je d'un ton à la fois malicieux et plein de défi.

Ma main était tendue vers lui, tandis que les notes de musique de Chopin pirouettaient toujours dans ma petite tête. Quand à la force des mots s'ajoutait celle de la musique, j'avais l'impression d'être invincible. Le fait d'entrer par effraction dans un lieu historique m'emplissait de frénésie difficile à contenir. Je me sentais tellement... mauvaise d'accomplir un tel délit ! Tout en culpabilisant, je me laissais envahir par la folie grisante d'avoir l'Histoire à mes pieds pour une nuit.


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________________________________________ Lun 25 Jan 2016 - 19:08







    "Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Tu es un artiste plein de bon sens. Tu vois ce qui échappe au reste des gens."

    Elle m'avait souri en me disant cela, puis elle avait glissée sa petite main dans la mienne. Je m'étais laissé aller à sourire à mon tour. Ce n'était pas difficile de ressentir de la joie en sa présence, même si mon coeur souffrait à chaque instant. Je l'observais, mais mon esprit n'était pas là. Il vagabondait ailleurs dans des souvenirs, des vestiges du passé qui me semblaient de plus en plus éloignés. Ellie m'avait proposée de quitter cet endroit pour nous diriger vers d'autres horizons.

    "Tu n'es pas Chopin, ni De Musset. Quant à moi, je ne suis pas George Sand."
    m'avait-elle dit sans à propos mais avec un regard appuyé. "Tu es Anatole et je suis Ellie. Et il en sera à jamais ainsi."

    Je n'en demandais pas plus. Si elle avait été George Sand, je n'aurai même pas tenté de la séduire, car il était difficile de rivaliser avec pareil langage. Elle était bien au delà des mots et je savais que la jeune femme partageais également ce sentiment. Devant moi se tenait Ellie, simplement Ellie dans toute sa splendeur. Qu'elle était petite ou grande, elle restait toujours et simplement Ellie et je n'en demanderai jamais plus.

    En l'espace d'un instant le décors avait totalement changé. C'était plus luxueux que d'ordinaire. Il n'y avait plus l'odeur du sel, ni même le bruit des vagues. C'était bien plus calme, plus religieux. On avait atterris dans ce qui semblait être un château et la jeune femme semblait offusquée d'avoir vandalisée un lieu comme celui ci. Fontainebleau, en France, si mes souvenirs étaient exacts. C'était dans un pays d'Europe qu'on s'était retrouvé avec Ellie, mais aussi Lily et Astrid. C'était dans un de ces lieux que j'avais tendu du papier toilette à la jeune dumbette qui pleurait toutes les larmes de son corps. Ca remontait déjà à plusieurs mois et tant de choses s'étaient passées depuis. C'était fou comme le temps filait.

    "Moi ? Peur ? C'est que tu me connais mal ma... Princesse. Je rêve d'explorer un château de nuit. Et d'ailleurs je crois déjà savoir dans quel genre de pièce j'aimerai me rendre."

    Elle m'avait tendue la main, mais je ne l'avais pas prise. Je m'étais contenté de tendre la mienne. C'était à elle de se laisser guider. Elle m'avait conduit jusqu'ici, j'allais nous faire explorer les lieux. On était passé de pièces en pièces et au bout du compte, après plusieurs minutes de découvertes, on était arrivé dans une immense salle. Il y avait plusieurs cheminées, des enfoncements dans les murs pour pouvoir s'asseoir et un lustre des plus prodigieux au plafond.

    "La salle de bal."
    avais-je murmuré avant de contempler tous les dessins sur le plafond. Il y avait des dieux de représentés en fresque. C'était impressionnait et le dessinateur ne s'était pas trop trempé sur les détails. Cela dit, je n'avais pas spécialement envie de contempler la déesse Aphrodite sous cet angle. J'avais baissé la tête, portant une nouvelle fois mon regard sur la jeune femme qui m'accompagnait.

    "J'aimerai que tu fasses quelque chose pour moi, si tu l'acceptes."

    Je m'étais avancé vers elle et je lui avais murmuré à l'oreille ce que je souhaitais. Mon souhait était des plus simples et des plus faciles pour quelqu'un comme elle. Je voulais simplement changer d'habits, porter quelque chose de plus raffiné pour un lieu aussi merveilleux.

    "Peut-être un costume trois pièces avec une chemise blanche ? Et un noeud papillon noir avec peut-être un de ces... Tu vois les chapeaux qui font comme ça ?"

    J'avais mimé quelque chose de très grand au dessus de ma tête.

    "Un haut de forme, c'est exactement ce qu'il me faudrait."

    Je la sentais hésitante, puis elle m'avait fait le plus merveilleux des sourires qui ferait fondre n'importe quel homme, avant de me faire apparaître mes habits. Je ne pensais pas qu'un chapeau de ce genre serait aussi lourd à porter et me donnerait tellement chaud. J'avais mis mes mains dessus pour le remettre en place, quand quelque chose était entré en contact avec mes doigts. Un petit sourire s'était dessiné sur mon visage quand j'avais retiré la perruque de Roi.

    "Non mais attends, je n'ai pas commandé ça. Tu te rends compte à quel point je devais être ridicule avec ce truc sur la tête ?"

    Son rire confirmait mes craintes. Une fois la perruque en main, j'avais remis mon chapeau avant de m'approcher de la jeune femme, de m'incliner devant elle et de lui mettre la perruque sur la tête. Puis, je m'étais mis à rire. Ca lui donnait vraiment la grosse tête.

    "Et maintenant que vous portez votre déguisement comme il se doit, accepteriez vous de m'accorder cette danse, Princesse Sandman ?"

    Je lui avais fait mon plus merveilleux des sourires, celui auquel on ne pouvait pas résister. Puis, je m'étais rendu compte qu'on manquait de musique. Reculant ma main que j'avais avancé pour prendre la sienne, j'avais regardé autour de moi.

    "Ils ont un piano ici ? Ce n'est pas vraiment d'époque."

    Il était bien trop récent pour coller au décors. Je m'étais avancé dans sa direction et je m'étais assis devant. Est ce qu'il était accordé ? Après avoir pianoté quelques notes, je m'étais rendu compte qu'il était juste parfait. On l'avait sans doute mis là pour une soirée ou autre qui était à venir ou qui était déjà passée. J'avais une chance d'impressionner d'avantage la jeune femme. C'était du bout des doigts que j'avais entamé une musique de Beethoven. Elle s'intitulait Silence et elle correspondait parfaitement à cet endroit. Ce n'était pas très entrainant pour danser, mais de toute façon elle venait de perdre son partenaire qui était assis là, faisant glisser ses doigts sur les touches noires et blanches, tout en fermant les yeux et en se concentrant sur ce qu'il entendait, sur ce qu'il était en train de créer et de partager avec la jeune femme.

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