Le Destin des
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٩(͡๏̯͡๏)۶ Le Destin des Puissances ☆ Evénement #94
Une mission de Cassandre Sandman - Ouverture : 27 avril 2018
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 Evénement #59 : Le Berceau de la Vie [Fe]

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Louise Hollen


« Murmure leur
qu'ils floodent trop ! »


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________________________________________ Jeu 5 Mai 2016 - 21:39


Le berceau de la Vie

Marchandage avec un inconnu
Ils marchaient dans les couloirs obscurs, leurs pas résonnant autour d'eux dans le silence pesant. Malgré l'air serein que la princesse s’efforçait d'afficher, elle ne se sentait pas du tout rassurer. Se retrouver seule dans un château, c'était le pieds. Mais quand on était séparé de son groupe ça l'était beaucoup moins. Dans les films d'horreur, c'était toujours a ces moments la que le personnage se faisait tuer. Il s'éloignait un instant et pfiou ! Il était retrouvé quelques minutes plus tard sous forme de cadavre. Qu'elle soit avec Mini Hadès n'était pas réellement pour la rassurer puisque sa version adulte c'était … volatilisée. Ce n'était pas normal. C'était un dieu et aux dernières nouvelles, ils ne se changeaient pas en petits tas de cendres a la moindre contrariété pour revenir avec une forme d'enfants … et le mental qui va avec. Le petit ne la connaissait clairement pas, contrairement a son homologue de cinq mille ans de plus. Et c'était ça qui l'inquiétait le plus, il y avait un bug dans la matrice.

Et puis le château était a nouveau une source … d'inquiétude. Il n'était plus calqué sur elle mais visiblement sur Hadès mais elle ne savait pas quelle version. Pourquoi sur Ça voulait simplement dire que l'endroit s'adaptait a lui, pour elle ne savait quelle raison. Peut être parce qu'il était le « dernier arrivant » ? Ils marchèrent un moment dans ce décors infernal jurassique apercevoir une porte qui les donnait sur un jardin. Sans hésiter, Louise se dirigea vers elle mais arrivée a proximité, Hadès fit un pas en arrière, effrayé.

"On ne peut pas sortir. C'est là bas qu'il est."


« Il » ? Intéressant. Alors la chose qui lui faisait peur se trouvait juste de l'autre coté. Louise jeta un regard vers la grande porte en se demandant ce qui avait bien pu l’inquiéter a ce point. Elle n'était pas assez bête pour se dire qu'il s'agissait des élucubrations d'un enfant plein d'imagination. Non, ce genre de choses ne l'avait jamais touchée. Alors elle restait sur ses gardes, essayait de peser le pour et le contre. Si elle avait été toute seule,, elle se serait certainement jetée dans l'aventure sans prendre la peine de faire attention mais là … elle se sentait emprunte d'une certaine responsabilité envers Hadès.Elle n'était pas seule a prendre des risques et elle devait s'assurer que le petit rentre chez lui en un seul morceau. Et non traumatisé si possible. Et puis elle c'était dite l'amie d'Hypérion, la moindre des choses était de lui ramener son petit protégé en pleine forme non ?

"Qu'est ce que tu as du laisser ?
" demanda elle finalement.

De toute façons, ils n'allaient pas errer dans ce château indéfiniment, il faudrait bien qu'ils sortent un jour ou l'autre.

"Je ne voulais pas l'y laisser, mais... j'ai pris peur."
répondit l'enfant en baissant timidement la tête et en se triturant les doigts, y faisant apparaître de petites flammes nerveuses.

Louise l'observa un instant avec attention avant de s'accroupir pour se mettre a son niveau. C'était toujours plus agréable pour un enfant de parler avec quelqu'un qui se mettait a sa hauteur. D'une voix douce, elle l’interpella, tentant de calmer cette peur qu'il ressentait.

"Hey, ce n'est pas grave. Écoute. C'est normal d'avoir peur d'accord  ? La peur, ça te permet de savoir quand tu es en danger et donc quand tu dois faire attention. Mais tu as laissé quelque chose ... Quelqu'un ? d'important la bas non ?"

Il hocha la tête en évitant son regard. Déglutissant difficilement, elle se força a sourire, a garder l'air sure d'elle.

"Dans  ce cas, il faut aller le chercher tu ne crois pas ? Cette personne doit avoir encore plus peur que toi non ? Je ne veux pas te forcer a venir, c'est a toi de choisir. Je ne suis pas très puissante, mais si tu viens, je ferai tout ce que je pourrai pour te protéger d'accord ?"


Elle ne voulait pas le forcer a venir. Mais en même temps, l'idée de le laisser seul dans ce château la répugnait au plus haut point. Qui disait qu'il serait plus en sécurité là bas qu'avec elle ? Ou au contraire, ne le faisait il pas sortir d'un endroit ou il était sur d'être sauf pour aller droit au danger ? N'étais ce pas totalement irresponsable comme attitude ? Elle avait essayé d'être la plus honnête possible avec lui, lui avouant qu'elle n'était pas puissante et donc qu'elle ne serait certainement pas très efficace pour le protéger. Mais elle ferait ce qu'elle pourrait. Cette promesse elle la lui faisait a lui mais aussi a elle même. Le garçon hésita un moment avant de se décider a la suivre a l'extérieur. A peine eurent ils passé la porte qu'Hadès se mit a observer de tous les cotés, l'air effrayé, aussi tendu qu'un lapin qu'on aurait prit en chasse.

"Artémis est là bas."
Finit il par articuler en lui montrant un pommier sur le coté gauche.

Louise se tendit immédiatement en entendant ce nom. Artémis. Alors c'était elle qui avait disparue ? Parce que de là ou elle était, elle ne voyait personne. Mais pourquoi ? Qu'est ce qui c'était passé pour qu'elle se fasse « attraper »? Qui avait pu les attaquer ? Ils ne savaient pas qu'ils avaient un titan pour nounou ? D'ailleurs, ou était il ? Lui ou Heimdal … ils n'avaient pas remarqué qu'ils manquaient certains de leurs pensionnaires ? Bon en même temps, avoir seize enfants sur les bras ce n'était pas facile a gérer. Et si l'un des deux c'était absenté … même. Hadès rabaissa son bras avant de se tourner a nouveau vers elle et de la regarder dans les yeux.

"Est ce que tu es des leurs ?"


La princesse soutint son regard, essayant de se montrer le plus honnête possible.

"Non. Je suis de ton coté. Je l'ai toujours été et je le serai toujours. Je t'ai dit, je ferai tout mon possible pour te protéger, toi et les autres. Après tout il faut bien que je serve a quelque chose."
ajouta elle en lui faisant un petit clin d’œil

Elle inspira, comme pour se donner du courage en fixant le pommier avant de faire un pas vers lui et de s’arrêter, pour se retourner vers Hadès.

"Écoute. J'aime énormément Artémis. Un jour, nous seront de très amies et j'aimerai vraiment la sauver, comme toi. Mais il faut que je sache si je peux compter sur toi, parce que celui qui l'a pris n'est sûrement pas quelqu'un de fiable et il faut qu'on sache si on peut se faire confiance l'un et l'autre."


"Moi aussi j'aimerai le savoir."

D'un bond elle se retourna et se mit devant Hadès pour faire face a la personne qui était apparue dans son dos. Elle avait aperçut le visage d'Hadès juste avant de se retourner et l'angoisse qui c'était inscrit dessus avait valus toutes les explications du monde. Un homme, habillé d'une toge romaine la regardait avec un charmant sourire, apparemment ravie de pouvoir les voir.

"Je n'ai pas l'impression qu'on se connaît toi et moi. Et je n'ai pas spécialement envie de faire ta connaissance. A dire vrai, j'aimerai juste récupérer ce petit garçon." Il marqua une petite pause avant d'ajouter : "Ça peut se régler rapidement... Ou pas."

Ou pas ? Elle haussa un sourcil. Ok, il voulait se la jouer comme ça alors ? Elle n'avait aucune idée d’à qui elle avait a faire mais hors de question de se laisser intimider. Et puis c'était quoi ces manières ? Il faudrait vraiment que quelqu'un leur apprenne un jour les bases de la bienséance !
- Se présenter
- Ne pas menacer les autres
- Et répondre aux questions !

"Cruel manque d'éducation de votre part, la moindre des politesse c'est de se présenter quand on interrompt une conversation privée."


Lentement, elle recula avec le petit Hadès pour revenir prés de la porte du palais.

"Deuxièmement : on ne "récupère" pas un garçon, on lui demande si il veut bien nous accompagner. Et troisièmement on lui explique la raison d'une telle demande. Mais vue son expression, je doute qu'il accepte sans une bonne raison donc ne comptez pas sur moi pour vous le "livrer".


Louise s’arrêta une seconde, le détaillant des pieds a la tête d'un air suspicieux alors qu'en face d'elle, l'homme semblait plus qu'amusé par sa répartie. Réellement, si il avait pu, il se serai sûrement laisser aller a un petit rire.

"C'est vous qui avez Artémis ?"


L'homme ne répondit pas, se contentant de humer l'air avant de la fixer avec un grand sourire. Le genre de sourire ou il aurait pu concourir avec le Joker, le genre de sourire qui vous fait froid dans le dos, vous donne envie de vous enfuir a toute jambe.

"Je crois que tu mens. Je crois qu'on s'est déjà croisé par le passé. Ou plutôt qu'on se croisera un jour vue les vêtements que tu portes. Je crois même qu'ils vont y arriver, vue que tu es là. Et je crois... que tu vas m'être très utile."

Il fit une pause avant de poser les mains sur les épaules du petit Hadès. Immédiatement la princesse se retourna pour voir que non, il n'était plus derrière elle. Hadès venait juste d’apparaître devant le Dragon, a fixer Louise en étant tétanisé tandis que le Dragon maintenais son magnifique sourire ultra flippant.

"Alors dit moi, amie de ce jeune garçon. Lequel d'entre eux mettra au monde un enfant ?"


Gloups. D'un geste, Louise tendit la main et attrapa le haut d'Hadès pour le tirer vers elle, l'arrachant aux mains du Dragon pour le maintenir contre elle. Sentir son corps frêle et tremblant. Sa respiration saccadée et ses mains qui c'étaient accrochées a ses vêtement avant qu'il ne se détache et ne reste a ses cotés, paniqué, ses doigts créant de petites flammes nerveuses qui un instant, attirèrent le regard de l'homme.

"Vous n'avez visiblement pas besoin de mes lumières a ce que je vois."
lâcha elle en lui jetant un regard noir.

Si il pouvait voir l'avenir, pourquoi ne le faisait il pas ? Ses pensées étaient immédiatement allé vers Eliott. Aaron, Hippolyte, Egeon, Melody, l'enfant d'Apollon, Alexis et les demi dieux dont on ignorait encore l'existence. Tous des enfants de dieux mais elle se doutait que le dragon ne parlait que d'Eliott.

"Je ne vais pas m'esquinter a vous poser des questions auxquels vous ne voudrez pas répondre alors on va faire simple : Est ce que vous voulez passé un marché ? Vue qu'apparemment je vous serai "utile". Laissez Artémis et Hadès retourner auprès Heimdal sans leur faire le moindre mal et je ferai ce que vous voudrez en échange."


C'était idiot, insensé, stupide mais ... Elle se voyait mal tenter de fuir quand ce type pouvait apparaître de nul part ou faire transplaner mini Hadès a ses cotés.

"Heimdal ?" reprit il d'un ton amusé. "Tu connais Heimdal ? Et tu penses que c'est auprès de mon frère qu'ils sont le plus en sécurité ?"


Son frère ? Non mais ... Est ce que dans le groupe de toutes les divinités et compagnie, il y avait UNE personne qui n'ai pas de lien de sang avec une autre ou c'était trop demandé ? Mais Elijah ne pris pas en compte ses interrogations et se contenta d'avancer vers elle.

"Si un Oneroi ne peut pas vous protéger, un autre ne le pourra pas non plus."
Allez savoir a quoi il faisait référence par ce mot. (a un moine mais ça Louise ne le sait pas) "Par contre, si tu tiens à passer un marché avec moi, il faudrait que tu ais bien plus à m'offrir que ce que je pourrai avoir avec ces deux là."

Son regard se fit hésitant un instant, passant d'elle au petit Hadès.

"Tu sembles bien le connaître ce petit. C'est le dernier qu'ils ont amenés avec eux. Peut-être que tu l'as même déjà vue. Ne me dis pas qu'il représente plus que je crois pour toi."


L'air dégoûté qu'il afficha donna envie a Louise de le frapper. Bon. Il ne répondait pas a ses questions, pourquoi s'ennuierait elle a faire de même ? Autant jouer un peu avec les mots non ?

"Je vais faire encore plus simple puisque vous avez visiblement du mal a comprendre : Qu'est ce que vous voulez ?" répliqua elle en lui faisant un sourire mystérieux e éludant sa question.

"La réponse à ma question et Artémis apparaît ici et maintenant."


Un défis ? Oh clairement c'en était un. Pourtant, Louise rangea son esprit de compétition loin, très loin au fin fond de son cerveau pour ne pas se laisser entraîner malgré elle. Elle devait se rappeler qu'elle n'était pas seule ici. Qu'il y avait des enjeux très importants. Et étant donné qu'elle n'avait aucune confiance en lui ... autant tenter quelque chose. Une idée qui venait de lui traverser l'esprit.

"Rendez la moi et je vous réponds."
lâcha elle fermement.

Après tout, pourquoi donnerait elle la moindre information a ce type alors qu'il n'avait même pas confirmé avoir son amie. Enfin .. son amie en miniature. Mais bizarrement, ça le fit a nouveau sourire, cette situation semblait l'amuser. Un peut comme un lion qui jouait avec une sourie particulièrement virulente De toute façons qu'avait il a craindre d'elle ? Que pouvait elle faire si ce n'était ... Jacasser comme une pie ? Elle n'avait pas de pouvoirs et ne semblait pas apte a lui résiste alors au fond oui, ça devait l'amuser. Artémis apparut soudain devant lui alors qu'il avait les mains sur ses épaules comme pour être sur qu'elle ne s’échapperait pas. Louise ne put s’empêcher de faire un geste en avant, de se stopper en voyant que les mains de l'homme c'étaient resserrées sur les frêles épaules de l'enfant. Un petit sourire en plus et le message était claire : Tente de la prendre et je la tue. La princesse hocha la tête comme pour signifier qu'elle avait compris.

"Très bien. Ma relation avec ? Je suis son amie, c'est aussi simple que ça Et la sienne aussi." Fit elle en désignant mini Artémis. "Ils forment tous une seconde famille pour moi. Maintenant qu'on a éclairci ce point, on peut en revenir a nos affaires ? Qu'est ce que vous voulez en échange de leur tranquillité ?"


Il secoua la tête.

"Je ne parlais pas de cette réponse là, mais de l'autre. Il y aura un enfant, mais de qui il sera ?"


Oups alors ! Elle c'était trompée de réponse ! Oh la la .. Quel manque de chance n'est ce pas ? En même temps ... il n'avait pas précisé a quelle question elle devait répondre. Un nouveau soupire s'échappa des lèvres de l'homme.

"Je pense qu'on peut difficilement négocier avec toi. Bon, maintenant pars, ça serait plus simple pour tous les deux et tu me ferais gagner du temps." Il regarda autour de lui avant de la fixer à nouveau. "On est tout seul... ils ne sont pas venus pour eux. Tu devrais en faire de même."


Louise lui fit un immense sourire.

"Je suis d'accord ! J'embarque les deux petits et je vous laisse a vos machinations diaboliques ça vous va ? Monsieur ...?"


"Mon nom n'a pas d'importance pour toi. Il en aura peut être un de là où tu viens, mais ça n'influe en rien sur notre affaire."


Peut être mais si elle pouvait éviter de le nommer Mr Toge ou le Joker voir même le psychopathe dans sa tête, ça l'arrangerait. C'était particulièrement désagréable. Mais elle n'eut pas le temps de dire ou de faire quoi que ce soit de plus que le décor changeait pour laisser place a une grande plaine avec un immense pommier et de l'herbe tout autour, au pied du volcan qui grondait non loin. L'homme, dont une pomme était apparue dans la main, se pencha vers Artémis toujours avec lui.

"As tu faim ma petite ? Le temps qu'on finisse de parler tous les deux, croque donc dans cette magnifique pomme. Laisse toi tenter."


Une demi seconde plus tard, Louise et lui se trouvaient un peu plus loin, laissant les enfants seuls sous le pommier, la pomme entre les mains d'Artémis. Étrangement, Louise en fut soulagée, de se dire qu'elle et mini Hadès n'étaient plus entre les mains de ce type. Ok il faisait totalement un remix de la Bible mais c'était mieux que de se voir menacer de mort toutes les trente secondes.

"Vous savez, je préfère vraiment mettre un nom sur les visages que je rencontre."

Il l'ignora.

"Tu sais que nous ne sommes pas réellement là ? Tu dois te douter de ce qu'est le palais des songes ? Si tu veux un indice, il y a le mot songe dans le nom de cet endroit. Et je pense que tu t'es perdue depuis bien trop longtemps dans ces songes pour pouvoir repartir d'ici..."


A vrai dire ... non, elle n'y avait pas pensé un instant. Tout avait été trop vite pour elle. Trop rapide, elle n'avait pas pensé a cette possibilité. C'était étrange quand même non ? Théoriquement, les dieux étaient incapable d'influer sur l'imaginaire et le monde des rêves, mais a chaque fois ... ils y étaient liés quand même. L'expérience d'Eliott par exemple, quand Artémis c'était retrouvée mariée a Arès... et maintenant ça ? Tranquillement, Louise mit les mains en porte voix :

"VOUS NE LA MANGEZ SURTOUT PAS !!!!"


Puis elle se retourna vers le Dragon, parce qu'étrangement .. elle prenait la situation avec beaucoup de calme et de philosophie. Elle ne se sentait pas spécialement stressée par cette nouvelle. Un peu triste, certes. Mais qui ne l'aurait pas été dans cette situation ?

"Le sommeil éternel alors ? Je n'ai plus qu'a espérer qu'un prince charmant passe par la pour me réveiller non ?"
Elle resta silencieuse quelques instants en regardant autour d'elle tout en jetant de petits coups d’œils pour être sure que les gamins ne mangeaient pas la pomme.

"Ça m'a l'air pas mal comme endroit pour passer l'éternité. Vous ne trouvez pas ? Ça fait combien de temps que vous êtes ici vous ? Dix millénaires ? Vingt ?"
Elle ne pu s’empêcher de s'arreter en lui faisant un sourire triste pour lui. "Si moi je me suis perdue, pourquoi vous, vous êtes la ?"

"L'éternité..."
Sa vois était songeuse, un peu perdue. "Oui, je suis ici depuis longtemps. Mais pas ici comme tu l'entends. Dans ce lieu je ne suis pas le bienvenue."Non réellement ? !est ce qu'il se demandait pourquoi ? Il regarda autour de lui, admirant un instant le paysage. "Là où je passe mon temps, on vient de troubler mon doux repos."

Elijah jeta un œil vers les enfants quand soudain ses vêtements se transformèrent en un costume.

"Oh... intéressant. Alors je ressemblerai à cela ?"
fit il en admirant sa nouvelle tenue. Il l’effleura du doigt, caressant le tissus avec un petit sourire ... mais l'air réellement surpris par ce changement.

"Tu pourrais rester avec moi, ça serait intéressant. Mais ta sympathie envers ces enfants ne serait pas compatible. Tu es un peu comme ces étrangers qui les ont conduit jusqu'à moi. Attends, y'a quelque chose qui me perturbe. Pourquoi ces vêtements ? Est ce que quelqu'un tenterait de te retrouver ? Les époques se chevauchent ici. Tu es venu avec un ami précieux ? Ou quelqu'un pour qui tu comptes ?"


Des étrangers ? Les époques qui se chevauchaient ? C’était donc ça les règles de cet endroit ? Louise ne répondit pas a sa question, en ayant l'impression d'avoir une tornade dans la tête et un trou noir. Le vide et le plein. Elle ne voulait certainement pas lui donner la moindre information mais la vérité ... c'était qu'elle ne savait pas quoi répondre, tout simplement. Oui elle avait des amis, mais aucuns ne la considérait comme quelqu'un de particulièrement "cher" a ses yeux non ? Elle était l'amie d'Alexis, mais son cœur était rattaché a celui d'Eliott. Rosalie et Clara, elle ne les connaissait pas plus que cela, après tout elles venaient de se rencontrer. Eliott, elle l'appréciait mais elle ignorait totalement le sentiments du jeune homme a son égard. Quand a Judah ... Il avait rétréci, et Hippolyte ne se souvenait de personne. Ne restait que Sebastian, et si elle l'aimait particulièrement, elle doutait que la réciproque soit vrai.

Elle aurait aimé leur dire de ne pas s'en faire pour elle. De ne pas prendre de risques. De rentrer et de la laisser la. Après tout, c'était sa faute non ? Qu'ils ne se mettent pas en danger ça n'en valait pas la peine. Elle devait assumer les conséquences de ses actes. Lentement, elle évalua la nouvelle tenue de son compagnon.

"Ça vous vas bien."
Fit elle tranquillement. "Pourquoi ça vous intéresserai ? Il est trop tard pour moi non ? " Elle passa une main dans ses cheveux en soupirant en regardant les enfants au loin. "Qu'est ce que vous avez contre eux ? Pourquoi vous faites ça ?"


Lou : 100%
Kit de mission : une trousse de soins (25%) + Bague divine + fiole gelée + fiole capacités physiques

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Hadès


« A la recherche,
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________________________________________ Ven 6 Mai 2016 - 20:07



« Je m'appelle Hadès. »
« Je sais que tu m'observes tout le temps depuis que tu es arrivé. »




    La mort est comme le commencement. Au début, il n'y a rien, juste un trou noir. Une sorte de champ gravitationnel si intense qu'il empêche toute forme ou matière de se créer. Aucun rayonnement ne peut s'en échapper. Pourtant, même si on ne peut pas l'observer à l'oeil nu, au coeur de ce néant se tient un point fixe dans le temps. Une minuscule particule qui tente tant bien que mal de s'échapper de ce rien. Plus elle se détache de cette absence de vie, plus la vie prend forme autour d'elle. Elle grandit, grandit encore. Et enfin, c'est l'explosion.

    Je ne ressens plus rien, plus de chaleur, plus d'émotions, plus de picotements dans mes bras. Je ne vois plus rien en dehors du néant. Mon corps flotte dans une étendue noire. Je sais que quelque part je continue à vivre, mais moi, mon corps, mon être, ils ont cessés d'exister. Je me perd dans ce trou sans fin. Quand tout à coup je le vois. Il vient vers moi. Je sens sa chaleur monter dans mon corps. Je sens mes doigts bouger, les picotements revenir dans mes jambes. J'aperçois une lumière. Je tente de la rejoindre, mais c'est elle qui fait le déplacement jusqu'à moi. Sa chaleur s'empare de mon cou, de mon visage, de mes sens, de tout mon être. Je me sens partir à nouveau, mais cette fois ci je me laisse aller, sans résister, car ça m'est déjà arrivé et je sais où je vais.

    La vie, la mort, je suis déjà passé par les deux et je suis toujours là. Tandis que je m'éloigne du néant, je tente de comprendre pourquoi à chaque fois cette lumière vient vers moi et me ramène vers la vie. Je me souviens de ce jour où j'ai rencontré Merida. C'était un matin devant l'Eglise de la Fumée Sacrée. Une sorte de repaire de dealer où ils s'échangent de la marijuana de bonne qualité. Merida y venait très souvent. Je ne m'y étais pas rendu par hasard. J'avais simplement suivi une lumière identique à celle qui se tenait là. Bleue, elle m'avait guidée jusqu'à elle. C'est à Aphrodite que j'avais confié un peu plus tard que ces choses parlaient. Qu'elles émettaient un son et que ce son répétait à l'infini un seul et unique mot : Hadès. Je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi ni à leur faire dire autre chose. Mais aujourd'hui, je commence à y voir plus clair.

    « Pourquoi ça ne me surprend pas que ce soit toi ? » dis-je d'un ton calme, en me déplaçant sur la grande plaine où je venais de prendre vie. « Ils auraient pu faire apparaître n'importe qui d'autre, mais ils t'ont choisi toi. »

    J'avais observé la jeune femme rousse qui portait sa magnifique robe comme dans le dessin animé. J'avais regardé le film d'animation une bonne dizaine de fois pour tenter de trouver des réponses, que je n'avais finalement pas réussi à trouver. Pourquoi les feux follets répétaient à l'unison mon nom et en continue ? Pourquoi une question aussi simplement formulée, ne trouvait pas de réponse ?

    « Alors ça se passe ainsi ? Ca l'a été pour mes frères et soeurs. Artémis prétend avoir vue Gaïa. Arès pense avoir eu une discussion avec Chronos. Aphrodite est persuadée d'avoir passée du temps avec Hyperion. Et moi j'ai le droit à quoi ? Un Titan capable de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre ? » avais-je dit en souriant, car j'étais heureux. Heureux à mon tour de croiser le regard d'une de ces créatures, être humain, père ou je ne sais quoi.

    « C'était la faculté de Dolos. Il l'a sans doute hérité de quelqu'un. A qui ais-je l'honneur ? » demandais-je en m'avançant vers le Titan qui avait pris les traits de ma rebelle, afin de lui montrer que je ne le craignais pas.

    « Je ne compte pas m'agenouiller ou me la jouer ému de voir un de mes ancêtres. A dire vrai et pour employer les mots de celle dont vous avez pris les traits : je pense que chacun est libre d'écrire sa propre histoire. Je ne prête aucun mérite à ceux qui ont fait le passé, car seul l'avenir compte. »

    « Est ce que tu l'aimes vraiment ? »

    Je dois bien l'avouer, sur le coup j'étais plutôt surpris de la question que le Titan m'avait posé. J'étais paré à toute éventualité, étant sûr de trouver immédiatement la bonne réponse. Mais là, il avait juste réussi à me faire garder la bouche grande ouverte, tandis qu'aucun mot la quittait.

    « Plaît-il ? » demandais-je en croisant les bras et en arborant un magnifique grand sourire. Il se la jouait intimidant, je faisais désormais de même. Ou du moins je tentais de gagner du temps. D'ailleurs est ce que c'était un Titan ou une Titanide ? Peut-être que Gaïa s'amusait à prendre les traits des autres dans le seul but de se faire draguer par le dieu des Enfers. En tout cas, suite à ma répartie, il avait baissé la tête, regardant le sol et c'est quand il avait reniflé que j'avais décroisé les bras en me posant une question par laquelle j'aurai dû débuter dès le commencement : est ce qu'il s'agissait réellement d'un Titan ?

    « Tu n'as jamais été là pour moi. »

    J'avais eu un mouvement de recul. On était où là ? C'était le jour de mon jugement ? J'allais avoir le droit à une scène ? Ici et maintenant, dans cette plaine, à proximité du Royaume des fous ?

    « Ce fameux mariage, c'est ça que tu souhaitais ? Mais t'es tu demandée pourquoi j'ai fait ça ? Tu crois toujours que les autres te manipulent et t'utilisent, mais en réalité c'est toi qui te sert des autres. Tu as voulu me façonner à ta façon, me dire ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire. Tu tiens absolument que je sois comme bon te semble. Que ce soit dans cette maison intemporelle, avec cette bague ou quand tu t'appropries mon Royaume. »

    « Mérida ? » murmurais-je tandis qu'elle relevait la tête pour m'observer bien droit dans les yeux, et que son regard avait l'effet d'une flèche qu'on me logeait en plein coeur.

    « Je suis Merida ! Fille et première descendante du Seigneur de DunBroch. Et je ne suis pas ta propriété. Je ne l'ai jamais été. Tout comme je ne serai jamais elle ! »

    Sans flèche, elle venait de me poignarder. Je savais exactement de qui elle parlait, mais je ne voulais pas qu'elle lui ressemble. Je tentais simplement de l'oublier, de passer à autre chose. Ce n'était pas facile de faire son deuil quand la personne était encore bien vivante et constamment à côté de vous. Pendant les vingt années qui ont précédés nos retrouvailles, Elijah s'est rendu tous les jours auprès d'Aphrodite pour y voir Elliot. Mais en réalité il voulait juste que je vois à travers ses yeux, ce que j'avais perdu. On avait eu un seul et unique écart de conduite et elle m'avait maudit pour l'éternité. Tout ça parce qu'elle avait croquée dans une fichue pomme, me rendant coupable de tous ses maux ! Dès que je la voyais, je n'avais qu'une envie, c'était de la tuer, mais à côté de ça... j'en étais raide dingue.

    « Et tu as fait tout ce voyage pour me le dire ? »

    « Je voulais que tu le saches. J'en avais besoin. »
    avait-elle répondu avant de baisser la tête. Je ne savais pas comment qu'elle avait réussi à se rendre jusqu'ici, ni même ce qui l'avait poussée à tenter de le faire. Mais une chose était sûre, si elle tenait tellement à me dire tout ça, à clarifier les choses, à se dévoiler, à m'affronter... ça ne pouvait signifier qu'une chose. J'allais ouvrir la bouche pour parler, mais je m'étais interrompu quand elle avait posée une main sur mon torse, avant de venir appuyer sa tête tout contre. Sa main était remontée jusqu'à mon cou dans une douce caresse glacée, ce qui avait eu pour effet de me faire frissonner. J'avais tellement envie de la tuer elle aussi... et pourtant j'en étais tout autant raide dingue que je l'étais d'Aphrodite.

    Certains disent que le destin est une chose qui ne se commande pas, que nous n’avons pas d’emprise sur lui. Mais moi j’ai une certitude, notre destin fait partie de nous. Il suffit d’être assez courageux et rebelle pour s’en rendre compte. Et je comptais bien agir dès à présent et changer les choses. J'étais resté trop longtemps à vagabonder sans but, à me contenter de prendre ce que je pouvais prendre. Elle m'avait ouvert les yeux et jusqu'à présent, elle avait été la seule à se poser la question de ce que je souhaitais réellement. Elle ne m'avait pas demandée de la suivre toutes ces années, ni même de la protéger ou de protéger notre enfant. Elle ne m'avait pas trahie avec une simple pomme. Elle ne se servait pas de moi quand bon lui semblait, simplement parce qu'elle savait que je serai toujours là et que je suis encore et toujours raide dingue d'elle. Non. Elle était là parce qu'elle le souhaitait et au lieu de m’appeler à elle, elle venait à moi.

    « Je sais que j'ai mal agis avec toi. J'ai été égoïste et j'ai changé le destin de ton Royaume et le tiens. Tu es encore jeune, ton histoire n'est pas encore une légende. Mais tu as tout fait pour apporter la paix aux tiens. Tu t'es alliée avec des pirates, des lions, des voleurs, des caméléons et un dieu. Tu es revenue à Dun Broch quand le pays en avait le plus besoin et tu ne m'as pas demandée mon aide. Tu as tentée de te débrouiller par toi même. Tu es la personne la plus courageuse que j'ai eu la chance de connaître. » achevais-je en me reculant, tout en prenant la main glacée de la jeune femme dans la mienne.

    « La plus brave. Alors que moi j'ai fait preuve de ton d'égoïsme avec toi. J'ai conduis à plusieurs reprises ton Royaume et tes rêves à leur perte. Même si j'ai toujours réussi à inverser la tendance. Depuis le début j'aurai dû... j'aurai dû suivre mon coeur. Car je n'aurai jamais pu te faire souffrir. »

    Je savais ce qui me restait à faire. On devait rentrer à Dun Broch et je redonnerai au château ses couleurs d'avant. Fini mes rêves de conquêtes, mon envie de posséder ce qui ne m'appartient pas. Désormais Dun Broch sera à nouveau le Royaume de Merida et de sa famille. J'abandonnerai le monde des contes et je rendrai chaque Royaume à ses propriétaires. Ils pourront y retourner quand bon leur semblera. Après tout faut bien que ces voyages à travers les mondes servent à chacun. Je me suis toujours contenté de mes Enfers sans rien demander de plus. Je reviendrai à mes racines, au dieu des Enfers parfait que j'ai été. On construira un Empire dans les limites de mon Royaume et non au delà.

    « La bague que je t'ai donnée. Garde la avec toi. Je ne veux plus la récupérer et je ne veux pas non plus qu'on se remette ensemble. Je dois d'abord te prouver que j'ai changé, que tu m'as changée. Tu as raison, tu n'es pas ma propriété. D'ailleurs, regarde... » dis-je en lâchant sa main que je tenais depuis un petit moment et en écartant les bras avec un grand sourire.

    « Il n'y a plus aucun lien physique entre nous. Enfin, je ne te tiens plus la main. On discutera pour les autres liens quand tu seras prête. Et je vais aller voir ce lion là. Il avait raison de tenter sa chance, vue que j'étais surement en train de tout gâcher à ce moment là. D'ailleurs je vais aller réparer leur cuisine, à moins que ce soit déjà fait. Au pire je la détruis et la reconstruit. Ils seront content. Et promis, je féliciterai ta mère pour ses lasagnes. Je sais que j'ai toujours dit que Fergus faisait le plus gros du travail en les sortant du four, mais il y a toute la préparation avant. Et puis... Pascal ! Non en fait rien, on est potes, je ne peux pas lui offrir grand chose de plus. En tout cas tout va changer. Absolument tout. Tu as ma parole. »

    Je ne lui avais pas laissé le temps d'en placer une. Elle m'observait depuis le début et j'aurai voulu lire en elle, pour tenter de comprendre ce qu'elle pensait de moi. Est ce que tout était fini ou est ce que tout commençait maintenant ? Elle avait fait le chemin jusqu'à moi et je ne savais pas encore comment qu'elle avait pu se rendre ici toute seule. Mais ça lui ressemblait bien. Elle était brave, bien plus brave et courageuse que moi. J'avais trouvé ma voie, ma destinée. Cinq millions d'années pour y arriver, on ne pouvait pas dire que je n'avais pas pris tout mon temps.

    « Je sais qu'on a peu de temps, mais je trouverai le moyen de le prolonger. Qu'importe ce que disent ces sorciers, ces livres, ces divins. Je chercherai et je finirai par trouver la solution à ce petit soucis. Mais avant cela, il va falloir partir d'ici. »

    J'observais les alentours. On était toujours dans cette immense plaine et au loin se tenait le palais des Songes. Il y avait le volcan que j'avais voulu utiliser pour tout raser, mais peut-être qu'on pourrait s'en passer. Il fallait retrouver le groupe et quitter cet endroit, c'était tout ce qui importait. Pourquoi j'étais mort ? Qu'est ce qui était arrivé avec Louise quand on s'était retrouvé seul dans cette pièce qui ressemblait à mes Enfers ? Je tentais de m'en souvenir, mais je n'y arrivai pas. Ca allait venir. Merida quand à elle, elle avait fait un pas vers moi et elle m'avait prise la main à son tour. Un petit sourire se dessina aux coins de mes lèvres. Ca parait absurde après tout ce temps, et j'ai la sensation d'être redevenu un gamin en pensant à cela, mais je crois que je tombe amoureux de quelqu'un de bien plus impressionnante et sublime que la déesse de l'Amour elle même.

    « Je l'ai gardée. » murmura t'elle en parlant sans doute de ma bague. « Elle est dans le pot de Lucinda. »

    Une nouvelle fois, j'avais souris. C'était typiquement Merida de mettre un objet qui comptait pour elle, dans sa plante de marijuana, plutôt que dans le tiroir d'une commode. C'est ça que j'adore chez elle ! Son côté rebelle, différent de toutes les autres personnes. Il fallait que je le sois moi aussi. Je m'étais penché pour déposer un baiser rapide sur sa joue. Pas sa bouche, mais sa joue. N'importe qui l'aurait fait sur la bouche, mais je n'étais plus n'importe qui. J'étais moi aussi quelqu'un de rebelle. Je suis quelqu'un de rebelle.

    « On se retrouve de l'autre côté. »

    En un claquement de doigt, pour rendre la chose plus spectaculaire, j'avais disparu et j'étais revenu devant le château des songes. Je n'avais pas entendu la dernière phrase que Merida avait prononcée. Mais elle allait avoir tout le loisir de me le dire une fois de retour de l'autre côté. Faut pas se précipiter dans les déclarations, surtout pas quand on retrouve enfin la raison. Lors de ma téléportation, j'avais tenté de penser à Louise pour me retrouve juste à côté d'elle et si je savais ce qui allait m'y attendre, je n'aurai sans doute pas fait cette erreur.

    « Alors là... Si je m'attendais à ça... Punaise, je le savais ! Je le savais ! » dis-je d'un ton tout excité, avant de m'approcher de Louise et regarder Elijah qui semblait lui aussi bluffé de me voir.

    « Ca, tu as intérêt à bien l'enregistrer à le répéter à toute ta clique. Que ce soit Artémis, Apollon ou n'importe quel autre idiot. Parce que j'ai toujours dit que lui et moi on n'était pas la même personne et on m'a toujours regardé de haut. Y'en a raz le cul. D'ailleurs, tu fais quoi ici ? »

    Je m'étais adressé à fesses plates, avant de regarder Elijah.

    « Petit soucis temporel. Ou plutôt il n'y a pas de temporalité ici. Mais ça fait plaisir de te voir. »

    « Moi de même. » dis-je en m'avançant vers Elijah pour lui serrer la main. Bon sang que ça faisait plaisir de se voir enfin en chair et en os.

    « J'ai un petit soucis à régler et on va dire que tu m'as apporté la solution. Alors c'est donc toi ? »

    « Moi ? » dis-je. « C'est moi ? » Cette question était pour Louise. « C'est moi quoi ? » Celle là était pour les deux. « J'ai l'impression qu'on ne m'attendait pas, mais qu'on est content de me voir, n'est ce pas ? » Là c'était pour... Ils avaient qu'à faire le tri de à qui je posais la question et à qui je ne la posais pas.

    En tournant légèrement la tête sur le côté, vers quelque chose qui m'avait fait tilter, j'avais aperçu un vieux souvenir qui était immédiatement revenu jusqu'à ma mémoire. Lui aussi m'avait transpercé non pas le coeur, mais le cerveau, tel une flèche. Est ce que j'étais réellement en train de me regarder ?


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« Je serais prêt à boire... »
« tous les Coca du monde pour toi ! »

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Hippolyte Sherman


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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________________________________________ Sam 7 Mai 2016 - 0:09


Le Berceau de la Vie (mission)

Pleins de monde
Elliot et Sab parlait avec Elijah. Le Dragon avait une idée derrière la tête. Il souhaitait une âme importante à ses yeux contre … l’âme d’Hippolyte. A cette révélation, Hippolyte fit un pas en arrière, se plaçant légèrement derrière les deux garçons. Elle savait qu’il était capable de la tuer. Il l’avait bien fait une fois, qu’est-ce qui l’empêcherait de le faire une seconde fois. Ce mec était cruel. Elle n’avait pas encore toute sa tête, mais elle avait quelques souvenirs dans la grotte. Puis il lui avait clairement dit que c’était lui qui l’avait empoisonné ! C’était dingue ! Pourquoi avait-il fait ça ? C’était une question à laquelle elle n’avait pas encore de réponse. Et pour l’instant elle n’allait pas l’avoir. Il y avait une joute verbale entre les hommes. Hippolyte s’était mise un peu en retrait, ne souhaitant pas intervenir…Jusqu’à ce qu’il embête Elliot en lui disant qu’il avait tué toutes ces personnes transformé en âme. « Non mais tu t’es vu toi ? Je crois que t’es bien le dernier à pouvoir faire une réflexion de ce genre. Tu as bien dû tuer quelques-unes de ses âmes ici, non ? Alors abstiens toi ce genre de commentaire ! » Elijah était exaspérant. Un peu comme Judah. La demi-déesse lui lança un regard noir avant de prendre la main d’Elliot…qu’elle relâcha immédiatement. Il était en train de chauffer. Elle le regarda d’un air anxieux. Que se passait-il ? Après avoir parlementer avec le moine pour pouvoir passer, cette discussion se transforma en un combat rapide comme l’éclair. Elliot venait de disparaître en même temps que les deux hommes qui leur barrait le passage. « ELLIOT ! NON ! » Mais trop tard. Il venait de l’abandonner. La seule personne à qui elle faisait confiance, dans l’immédiat, venait de … mourir ? A cette pensée, Hippolyte ne put s’empêcher d’avoir les yeux humides. Ce n’était pas dû qu’à la disparition de son cousin. Sa main et son poignet la faisait souffrir. Elle massa doucement tout en regardant Sebastian. Ils ne pouvaient pas rester là. Il fallait retrouver les autres, il fallait retrouver Elliot. Il était forcément encore là. Il le fallait ! La jeune femme se remit donc en route avec Sebastian. Il devenait le guide. Et Hippolyte le suivait. Ils marchaient sur le sentier. Et plus ils marchaient, plus le bâtiment au fond, qui était leur objectif final s’éloignait. Ce n’était pas normal. Sebastian commençait à fatiguer. Lorsqu’il s’arrêta pour reprendre son souffle, Hippolyte mit très doucement sa main sur le dos, comme pour lui donner du courage. Elle ne le connaissait pas. Mais ils étaient dans la même galère. Il fallait se soutenir. Puis Sebastian sortit du sentier. Elle s’apprêta à crier, à lui dire qu’il ne fallait pas se mettre en danger comme ça. Mais finalement rien ne se passa. Il semblait toujours vivant…même s’l semblait avoir très mal à la tête. Est-ce qu’il avait des flashs comme elle ? Ou entendait-il des voix comme Elliot ? Impossible de le savoir. Puis Sebastian revint sur le sentier en posant grâce à ses grains de sable une ultime question à Hippolyte. Quoi ? Il pensait sérieusement qu’elle avait la réponse ? Hippolyte le regarda en arquant un sourcil. Elle ne répondit rien. De toute façon elle n’avait rien à répondre. Elle ne savait pas quoi répondre. Elle ne savait pas la réponse à sa question. Il y eu alors un silence pesant. Puis une tempête de sable. C’est comme ça qu’Hippolyte qualifiait ce qui était en train de se passer. Le vent tournoyait autour d’eux avec les grains de sable. Il était très difficile de voir au loin. C’était impressionnant. Hip était obligé de mettre son bras contre son front pour essayer d’y voir quelque chose, sans que les grains viennent boucher sa vue. Puis la tempête se modifia. Désormais il les poussa dans une direction particulière. La tempête se dissipa peu à peu, laissant entrapercevoir des ombres d’enfant. Un des enfants attira l’attention de la demi-déesse. Il tenait une épée dans la main et semblait très sérieux. Hippolyte n’avait pas la moindre idée de la raison de son intérêt pour ce gamin. Mais c’était comme ça. Elle le suivit sans broncher…s’éloignant alors petit à petit de Sebastian. C’était plus fort qu’elle. Son cerveau et son cœur lui disait de le suivre. Elle commença à la suivre. Où l’emmenait-il ? La tempête revint à la charge. Au début, Hippolyte arrivait à suivre le petit garçon…puis elle le perdit de vue. « Attends ! Reviens…ne me laisses pas toute…seule. » Seule. Elle était seule. Puis soudain, un mal de crâne prit Hippolyte. Elle mit ses mains sur ses tempes et ferma les yeux. Après quelques secondes, elle réouvrit les yeux et le décor avait changé. Un flash ? Très certainement. Elle aperçut un homme. Ce dernier lui faisait un grand sourire. Ils étaient dans un salon. Sur la table devant eux se trouvait des boites de pizza et des canettes de coca. Juste derrière il y avait une télévision. Un film passait à la télé, un film d’horreur d’après les quelques images qu’elle y voyait. « Bah alors ma chère fille, on a peur d’un film si pitoyable ? Je te connaissais plus courageuse et plus forte ! » Il lui tapa à l’épaule avant de prendre ses mains. « Je suis tellement content qu’on soit tous les deux ici, dans ta ville de naissance. A New-York, il nous arrivera rien. On pourra profiter l’un de l’autre. » L’homme la serra dans ses bras. Hippolyte se laissa faire. Puis il lui murmura à l’oreille. « Je ne te le dis pas souvent, mais je t’aime Hippolyte. » La demi-déesse ferma les yeux, essayant de se souvenir de plus de chose que ce flash, que ce souvenir. Elle ré-ouvrit les yeux, une seconde fois et le décor changea une nouvelle fois. Elle semblait être revenue dans le monde de malheur. Mais quelque chose avait changé. Elle se souvenait ! Alexis, Louise, Elliot. Elle se souvenait d’eux. Toutes les idées n’étaient pas en place mais les plus importantes étaient là. Elle se souvenait d’eux. Elle arrivait même à se souvenir de cette mini altercation avec la miss invisible. Il y avait autre chose qui avait changé : le paysage. Elle était arrivée au bout du chemin. Devant elle, il y avait ce fameux palais. Hippolyte regarda derrière elle. « Sebastian ? » Mais aucune réponse. Peut-être était-il à l’intérieur ? Une seule manière de le savoir : rentrer. La demi-déesse passa alors le seuil d’entrée, du moins la première. Elle s’était retrouvée dans un jardin. Un cri la mit en alerte. Il s’agit d’une voix de femme. Mais en plus de ça, Hippolyte reconnaissait cette voix. Alexis. C’était bien la preuve qu’elle se souvenait. La demi-déesse courra vers l’origine du cri, et des autres cris. Puis elle fit face à Alexis, Clara et Rosalie. Tellement heureuse d’avoir retrouvé sa mémoire et de se souvenir d’Alexis, Hippolyte se mit à courir pour briser les derniers mètres qui la séparaient d’Alexis. Elle la prit dans les bras. « Je me souviens. Alexis. » Quelques mots, mais qui voulait dire beaucoup. Il n’y avait pas grand-chose à faire pour comprendre ce qu’elle voulait dire. Elle lâcha Alexis et tourna ses talons vers la moire. Elle n’avait pas du tout oublié qu’elle avait osé essayer de la tuer, elle était de mèche avec ce crétin de Judah. Hippolyte lui lança un regard noir avant de s’avancer vers elle. Arrivée à sa hauteur, elle lui colla son poing dans la figure. Simple, net, efficace. « Ça c’est pour tout à l’heure. Si tu t’approches à nouveau de moi, ce n’est pas que ton nez que je vais casser ! » Elle l’aurait prévenu. Puis Hip se retourna vers la dernière personne à qui elle n’avait encore rien dit. « Quant à toi, fais gaffe. Je me souviens très bien de l’histoire du chemisier. Mieux vaut pour toi que tu ne te mettes pas en travers de mon chemin. » Là aussi, elle était avertie. La fille d’Arès se tourna de nouveau vers Alexis. « Où sont les autres ? Louise ? Judah ? Et Sebastian, il n’est pas là ? Il était avec moi toute à l’heure…Puis il est arrivé quelque chose à Elliot, à cause du Dragon et de Moine. Cet endroit rend complètement dingue. Il faut qu’on retrouve Elliot ! …et les autres… » Eventuellement. Quoi que. Louise était importante à ses yeux. Moins qu’Elliot mais elle l’était. Aussi, elle ne voulait pas l’abandonner. Encore fallait-il trouver une solution. Que faire dans ce monde de galère ?
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Hippolyte : 100%
Objet : Un sac avec du crunch et des objets forts utiles, lui appartenant

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Come back from heaven ?

La vie humaine est semblable à un chemin dont l'issue est fatale. On nous en avertit dès le premier pas, mais la loi de la nature nous dicte d'avancer toujours.© belzébuth
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Alexis E. Child


« Don’t stop me now. »


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________________________________________ Dim 8 Mai 2016 - 10:22




Pour que ce jour compte...


La dernière phrase de Clara venait de me tomber au fond de l’estomac comme si je venais d’avaler du plomb. Comment ça elle était plus des nôtres ? Comment ça on était plus que trois ? Non. NON ! On ne devait pas être plus que trois, on était venus ensemble, on repartirait ensemble !

- Comment ça elle est plus des nôtres ? Ca veut dire quoi ? T’as eu une autre vision ? C’est qu…


Mais je venais de m’interrompre. Une jeune femme venait de les rejoindre et je tournais mon regard vers elle. Hippolyte. Elle me prononçait mon nom, disait se souvenir. Y’avait AU MOINS une foutue bonne nouvelle dans ce lieu tout flippant. Toute tremblotante entre la joie de la retrouver et la peur que j’éprouvais pour Louise, je la serrais dans mes bras un peu fort :

- Je suis tellement contente que tu ais retrouvé la mémoire !!! Je suis tellement contente que tu sois de nouveau…

Je m’interrompais d’un coup, un peu surprise, en lui voyant coller à la moire un pain dont elle se souviendrait sans doute longtemps…

- … Toi-même…

Visiblement avec Rosalie ça n’allait pas mieux. Cool… ça allait être simple cette histoire. J’osais trop rien dire de peur de la froisser mais il fallait qu’on se soude, peu importait si on s’aimait il fallait absolument qu’on retrouve Louise… et… Elliot… et… Sebastian… … … C’est bon je pouvais pleurer là ?

- Il est arrivé QUOI à Elliot ?

J’avais dit ça d’une voix blanche, sentant que je n’allais pas résistait à toute cette pression bien longtemps. J’étais comme une cocotte-minute prête à exploser ou une Alexis prête à s’effondrer… au choix… J’écoutais le récit d’Hippolyte sur Elliot et Sebastian avec attention. Mes doigts fourmillaient. Je baissais les yeux pour voir que des arcs d’électricités bleus se déplaçaient d’un doigt à un autre. Il fallait que je me calme, il fallait que je déstresse… mais comment ? Si je résumais y’avait une histoire de fleuve qu’on devait pas boire si on voulait pas partir tout de suite et tout oublier, on avait un Dragon qui avait besoin d’une âme, d’un Elliot prêt à se sacrifier et d’un Sebastian qui devait récupérer l’âme… C’est bon, j’avais tout où il manquait un truc ? Et maintenant j’étais censée faire quoi ?

- Ok… Ok… du calme… On va les retrouver… On va tous les retrouver… ET LE MOINE SHAOLIN IL EST JAMAIS LA QUAND ON A BESOIN DE LUI JE PARIE ?

J’avais hurlé à son attention pour l’appeler mais surtout pour faire redescendre un peu mon stress et mon énervement avant de passer mes nerfs sur quelqu’un ou de devenir une boule d’électricité incontrôlable. Les arcs cessèrent autour de mes doigts et j’en profitais pour mettre mon « méga » plan à exécution en ouvrant de nouveau mon sac plus vite que l’éclair.

- Du Crunch… Il nous faut du CRUNCH !!! C’est comme ça que Judah l’a attiré la première fois, non ?


Je sortais mon reste de tablette en la brandissant devant moi telle la croix du Christ repoussant les démons dans l’Arme Fatale 4.

- T’EN VEUX PAS ? ALLEZ QUOI J’AI JUSTE MANGER UN CARRE ET AVEC LES DOIGT EN PLUS FAIS PAS TON MIJORE !!!

Mais aucune réponse. Je tournais sur moi-même avec la tablette dans l’optique de trouver le meilleur angle pour le capter. Oui oui. Je pétais littéralement un plomb. Non mais vous m’aviez bien regardé ? J’étais pas miss encyclopédie de la divinité moi, j’en savais rien comme ça marchait tous ces trucs et il restait plus que nous… Hyppolite et la Moire étaient les plus apparentée au divin avant moi et n’en savait pas plus… Rosalie avait l’air d’être pommée aussi ! On faisait quoi hein ? Ben on pétait un câble ! Ce qui expliquait que maintenant, j’étais en train de casser des petits morceaux de Crunch que je plaçais stratégiquement sur le sol comme si j’essayais d’attirer une souris avec une gruyère… Vous imaginez le résultat ? Zéro bien sûr. Mais c’était pas grave voyons, je regorgeais d’idées !

- Okay… Okay c’est pas grave… CLARA !


Je la pointais du doigt en m’approchant d’elle tout en remettant mes cheveux en arrière. C’est fou ce que j’avais chaud d’un coup.

- Il faut absolument que t’es une autre vision ! Elle était cool la première, elle nous donne des indices sur où on est mais maintenant il faut absolument que t’ai une vision sur comment on rejoins Louise, Sebastian et Elliot.

Oui, je la prenais littéralement pour une antenne Canal +. J’étais désespérée, ok ? Je l’entendais à peine rouspéter mais je comprenais que c’était pas sur demande… Une idée me vint alors et mes yeux s’éclairaient.

- Je vais t’aider !! Et si…. Et si…

Je le vais mes paume de mes vers mon visage pour les regarder.

- Et si mon pouvoir me permettait d’être un catalyseur ? Un espèce de truc qui aide à recharger le pouvoir des gens comme on recharge une batterie ? Dans ces cas-là, je te tase et peut-être que tu arriveras à avoir une vision ?

C’était une créature… Donc elle pouvait pas mourir avec mon pouvoir, hein ?? J’allais la taser un touuuuut petit coup de rien du tout, juste pour l’aider, j’essayais pas de la griller comme je l’avais fait avec Judah… ça devrait pas lui faire de mal… Sauf qu’apparemment… J’étais pas un catalyseur… Je lançais ma décharge et Clara se mit à tressauter avant de nous faire la danse de l’électrifié. Je relâchais alors mon impulsion un peu gênée, tandis qu’elle nous regardait désormais avec de grands yeux agars et des cheveux dressés sur la tête.

- Oups… Désolée… J’étais pourtant sûre que ça marcherait… T’as pas trop mal ça va ?


Elle ne répondait pas.

- Bon… Faut qu’on trouve une nouvelle solution.

Je m’étais retourner pour faire les cent pas quand soudain je me sentis projetée au sol, une douleur fulgurante à la fesse gauche. Clara venait de me sautait dessus et me mordait la fesse avec une force inouïe, ce qui m’arracha un cri de douleur. Je tentais de la faire lâcher prise avec mes mains sans grands succès et je décidais de lui envoyer une nouvelle décharge qui la fit valser un peu plus loin. Je me relevais d’un pas chancelant à l’aide d’Hyppolite, avant de la regarder en tremblant.

- Mais t’es une grande malade !! Bon okay… moi aussi j’aurais pas du te taser… deux fois… Mais… Okay, on s’échauffe, ça n’amène rien de bon… pardon Clara… Désolée…

J’inspirais un grand coup en fermant les yeux. Fallait que je me ressource, que je me calme. J’allais trouver une solution. Tiens bon Louise. Tiens bon Sebastian. Quand à Elliot, je pensais pas un jour avoir à le sauver, j’étais même pas certaine qu’il était mal où il était mais si je venais à le perdre… Je savais pas ce que j’étais capable de faire… Me transformer en boule d’électricité et tout détruire ? Ma douleur serait peut-être à ce stade oui.

- Bon… On est arrivé ici par un puit qui a débordé… Il a débordé parce que j’ai dut trouver le fond ou un truc du genre… Et à on a une rivière magique à la Léthée ou je sais pas quoi… On doit pas la boire, c’est un fait… Mais est-ce qu’on peut plonger dedans en fermant la bouche ? Est-ce que ça nous ferait quelque chose ?

Je m’approchais prudemment du bord pour m’y agenouiller avant de regarder les autres.

- On est venu par l’eau… Peut-être qu’une fois encore, c’est un passage ?

Je regardais alors la surface liquide d’un air concentré à la recherche du fond. Mais je n’y vis que mon reflet. Observant mon visage qui semblait si inquiet et si concentré, je plaçais mon regard sur mes yeux. « Les yeux sont le miroir de l’âme » comme on dit. Elle en était où mon âme de ce voyage, hein ? Malheureusement, je n’allais pas vraiment avoir le temps de me pencher sur cette question. Mon reflet se brouilla alors avant de laisser apparaître lentement un nouveau visage. C’était quoi ce délire ? Plissant les yeux pour le reconnaître, je vis les yeux d’abord apparaître, semblables aux miens, les cheveux se raccourcirent, la bouche se rougi, le visage devint plus rond, plus âgé aussi… C’était moi… dans quelques années… Non. Non ce n’était pas moi dans quelques années, c’était…

- Sophia…

J’avais fait un bond en arrière, effrayée par cette vision et j’avais tourné la tête… elle était là. Elle était juste devant moi. Son âme du moins. Son apparence était pâle, grisâtre, on pouvait y voir au travers. Ses yeux étaient vide, comme lavées, son visage sans expression. Elle me regardait… Mais sans me voir ?

- Sophia ?

J’aurais voulu que ma voix soit plus forte, plus sûre d’elle, mais elle se brisait sous le coup de l’émotion. Je tremblais de tout mon corps en essayant de me relever pour lui faire face. Les autres n’existaient plus. Je me fichais de ce qu’ils voyaient et ce qu’ils comprenaient. Il n’y avait plus qu’elle et moi. Je tentais une main tremblante vers elle mais jamais je ne touchais un corps solide. Mes yeux s’étaient embués de larmes tandis que j’hurlais, la voix toujours brisée :

- MAMAN ?

Est-ce qu’elle pouvait m’entendre de là où elle était ? Je n’en savais rien. En tout cas, elle ne me répondait pas, ne me donnait pas l’impression de pouvoir le faire. Judah avait presque tenu sa promesse sans s’en rendre compte. Il m’avait promit Sophia, il m’avait promis que je pourrais avoir une discussion avec elle en échange d’une chose que je feras pour lui. Mais il n’y avait pas d’échange là. Je me retournais vers les autres, livide. Elles me regardaient d’un air perplexe, comme si je devenais tarée.

- Vous la voyez pas, c’est ça ?


Je la regardais de nouveau. C’était encore plus douloureux de la voir sans rien pouvoir lui dire… Sans pouvoir la toucher. Rosalie aussi avait perdus des gens… C’était ça qui était censé nous rapprocher…

- Rosie, vient voir !

Je la plaça face à l’eau et lui pointait la surface du doigt.

- Tu vois ? Regarde bien ton reflet, regarde tes propres yeux ?

Quelques secondes après, elle se retournait à son tour. Je ne voyais pas ce qu’elle voyait. Mais je savais qu’elle me comprenait à présent.

- Tu vois ?


Je me retournais vers Sophia.

- J’ai besoin de toi. Je t’en supplie. J’ai besoin de toi pour tout. Pour la lettre que tu m’as faite, pour la fleur de Lys, pour ce que je dois faire ici… Il faut que tu m’aides !!!

Mais toujours pas de réponse… Et si elle m’avait déjà aidé ? Et si elle avait fait partie de ces feux-follets sur ma route ?




Alexis : 88% (pour la morsure aux fesses )
Kit de survie : trousse de soin 25% + phare de voiture + gel hydroalcoolique 750 mL + Manette PS 2 avec fil + Une couronne de princesse


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if you can dream it you can do it


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Elliot Sandman


« Des bulles pour les globules ! »


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╰☆╮ Avatar : Pierre Niney

Ѽ Conte(s) : Intrigue Divine
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Le fils de Hadès et Aphrodite

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________________________________________ Lun 9 Mai 2016 - 0:11


« Life isn't always what you think it'd be
Turn your head for one second and the tables turn
And I know, I know that I did you wrong
But will you trust me when I say that I'll
Make it up to you somehow, somehow... »

Et voici le second numéro d'Elliot au pays des nuages, sponsorisé par Morphée, le moine super zen !

J'observai Morphée avec méfiance, malgré le fait qu'il ne tente aucune attaque. Je me relevai sur le nuage afin de lui faire face. J'avais toujours visualisé Morpheus comme un grand black avec des lunettes noires, la faute à Matrix. La réalité était bien décevante, comme souvent.

"On n'était pas censé se combattre ?"
fis-je, sur la défensive.

Peut-être avait-il changé de cadre pour prendre un peu l'air ? C'est vrai que c'était plus sympa de se fighter au milieu des cumulus, je n'allais pas critiquer son choix. Pour toute réponse, il inclina la tête et je baissai les yeux sur le nuage sur lequel j'étais perché.

En transparence, à travers la matière cotonneuse, je m'aperçus en train de me battre contre le moine et Elijah. C'était comme regarder un film. Alors... c'était en train de se dérouler ? Ou était-ce déjà arrivé et je visionnais une rediffusion ? Je n'osais pas demander, surtout que j'avais l'amère impression que tout se déroulait dans le présent. Actuellement.

Le combat était sacrément impressionnant. Des lumières rouges s'échappaient de mes mains alors que celles du moine étaient bleues. Pourtant, ça ne ressemblait pas un épisode des Power Rangers. C'était absolument... terrifiant. A travers le nuage, je sentais nos trois puissances mêlées, se mélanger, se confronter les unes aux autres. Celle du Dragon était impressionnante, de même que les deux autres. En fait, je n'arrivais pas à définir la plus terrible, même si l'une d'entre elles surpassait toutes les autres... Je ne voulais pas savoir à qui elle appartenait.

Je fus parcouru d'un frisson désagréable. Je savais que ma dernière heure était arrivée. Impossible de réchapper d'un tel affrontement. Je n'en avais ni la carrure, ni le courage. Cela me dépassait, et de loin. Pourtant, à mesure que les minutes passaient, j'acceptais la mort avec moins d'entrain. Je prenais peu à peu conscience de tous ceux que je laissais derrière moi. Tous ceux qui allaient me pleurer. Qui allaient me manquer.

"Pour répondre à ta question, tu ne peux pas perdre ce combat."

La voix de Morphée résonnait tout autour de moi, alors qu'il murmurait à peine. Je n'avais rien demandé. Je ne voulais pas savoir. Comment pouvais-je survivre à ça ? Je ne savais pas me battre. Je manipulais mes pouvoirs comme un inconscient. Comment aurais-je pu être le plus... fort ?

"Je ne voulais pas vous combattre. Tout ce que je veux, c'est sauver mon amie. Pourquoi vous ne capitulez pas ?"

Tout ce qui m'importait, c'était Louise, en fin de compte. J'avais voulu déplacer des montagnes pour elle, mais je ne souhaitais pas tuer un innocent non plus. Il n'avait pas l'air méchant. Pourquoi rester buté de cette façon ? Que lui importait le sort d'une seule âme ? Il s'occupait de tous les esprits errants.

"Je ne suis que le gardien. Je fais respecter la loi, rien de plus." répondit-il. "Quand une âme meurt, elle doit rester ici ou rejoindre le Palais du Sommeil. Il n'y a pas d'autre choix. Il faut la laisser partir."

Sauf que je n'étais pas d'accord.

"Je ne veux pas vous tuer."

"Je ne le souhaite pas non plus."
répliqua Morphée d'un ton posé.

"Alors, on fait quoi ?" m'écriai-je, perdant patience. "C'est horrible, vous êtes en train de me parler comme si de rien n'était alors qu'en bas je suis en train de vous attaquer ! Vous le faites exprès pour m'attendrir, c'est ça ?"

"Ce n'est pas moi qui t'ai conduit ici."

"C'est qui ?"

"Cela nous dépasse tous les deux."

Ca m'aidait sacrément. En gros, il était en train de me dire qu'une tierce personne avait décidé de nous coller dans les nuages pour qu'on tape la discut' pendant qu'au sol, on se combattait à mort. Qui aurait eu l'idée saugrenue de faire un truc pareil ? Ca n'avait aucun sens !

"Y a vraiment aucun moyen de s'arranger ?"
insistai-je.

Je ne voulais vraiment pas tuer ce gardien des songes, ça me semblait trop cruel alors que tout ce qu'il avait fait, c'était son boulot. Celui qui nous avait incité à discuter souhaitait sûrement que l'on trouve un terrain d'entente, sans se détruire mutuellement.

"Rejoignez la source. Buvez l'eau. Oubliez et partez."

Ok, je retirais ce que j'avais pensé : je commençais vraiment à avoir envie de le tuer, parce que son côté perroquet était sacrément agaçant.

"Ceux qui meurent ici n'ont jamais existé." ajouta-t-il.

J'aurais eu besoin d'un décodeur. Pourquoi parlait-il par énigmes ? Exprès pour m'agacer ? Pourtant, je comprenais ce qu'il voulait dire, même si je m'y refusais : il voulait que je boive l'eau de sa mystérieuse source et que j'oublie Louise, et tous ceux qui n'avaient pas l'envergure de repartir.

"Non." dis-je, catégorique. "Je ne peux pas me permettre d'oublier. J'ai déjà oublié beaucoup trop de gens que j'ai tué, apparemment, c'est... c'est moche franchement. Je ne laisserai plus personne derrière moi."

"Pour certains d'entre eux ce n'est pas encore arrivé." précisa Morphée d'une voix calme, comme s'il présentait la météo. "C'est pour cela que tu ne t'en souviens pas. Ce lieu est intemporel. Cet endroit est comme à l'origine, quand le Temps n'existait pas."

Je restai pensif quelques instants avant de demander d'un ton faussement désinvolte et plein de sarcasme :

"Alors je vous tue comment ? Ca se passe en bas, ça se passe ici ? Y a des cheerleaders qui vont applaudir si je réussis ? Je vais gagner un trophée ? Apparemment, je peux pas perdre, donc autant faire les choses en grand !"

J'avais grincé des dents sur les derniers mots, car je n'appréciais pas du tout le rôle qu'on m'attribuait, le rôle que Morphée me forçait à prendre. Cela n'aurait pas dû se dérouler ainsi. Une fois de plus, j'avais l'impression que le destin était le plus fort, qu'il m'entraînait sur une pente que je ne voulais pas suivre. Mais que je n'avais pas d'autre voie à emprunter.

Tant qu'à faire, autant poser toutes les questions qui me taraudaient :

"C'est quoi cette âme que je devais récupérer pour le Dragon ? Et c'est quoi votre différend avec lui ? J'en profite pour vous demander, comme vous ne serez bientôt plus là !"

"Elle ne peut quitter cet endroit."
déclara Morphée d'un ton éteint.

Qui ? Quoi ? Ah, l'âme ! J'avais mis quelques secondes à comprendre, comme il répondait en décalé. Ou alors, je posais trop de questions en même temps.

"Pourquoi vous ne vous entendez pas avec le Dragon ? C'est justement parce qu'il veut cette âme et que vous ne voulez pas lui donner ?"

"Non, c'est bien au-delà de ça. Le Dragon est mon frère."

Cette révélation me fit l'effet d'une douche froide. Devais-je appeler Morphée "tonton" ? Décidément, la famille divine s'agrandissait de jour en jour, même si Elijah n'était pas vraiment mon père. A moins que si ? Pfiou... c'était beaucoup trop compliqué.

"Il est l'un des nôtres."

"Hum... querelle familiale, oui je sais ce que c'est." fis-je en essayant de m'impliquer dans son problème.

"Il est une création pure, venu tout droit de la nature elle-même. On ne peut le détruire. Et il pense qu'il est capable de changer les choses."

"C'est bien de changer les choses ! Parce que sans vouloir vous froisser, vous êtes un peu rigide avec votre phrase sur la source et l'oubli. Il faut évoluer un peu !"

J'étais persuadé de tenir le bon bout et peut-être parvenir à le faire changer d'avis.

"Nous servons la nature."

Il venait de tuer mon optimisme en plein élan. Je laissai échapper un soupir et plaquai une main sur mon visage avant de dire, exaspéré :

"Oui mais... c'est un peu chiant, on est d'accord ? Vous n'avez pas envie de faire autre chose ?"

"Je ne fais pas partie de ce monde. J'y ai été envoyé. Je viens d'un endroit différent. Un autre plan d'existence."

Même exposé d'une façon différente, cela me semblait toujours aussi nul. Mais je n'allais pas le juger. Il faisait ce qu'il voulait. Là où ça coinçait, c'est qu'il refusait de me rendre Louise. Il venait de me dire qu'il était du même genre que le Dragon, or il avait aussi précisé que j'étais capable de le tuer. Pas le Dragon, mais lui. Alors que nul ne pouvait détruire le Dragon, tout du moins je le supposais. Enfin je crois... tout commençait à s'embrouiller dans ma tête. J'aurais eu besoin d'un Doliprane, même si ce médicament ne faisait plus d'effet sur moi.

"Alors si je vous suis bien... vous êtes quelqu'un qu'on ne peut pas tuer parce que vous êtes un être d'énergie pure venu d'un plan astral différent... donc en gros si je vous tue, ça va juste vous ralentir, vous n'allez pas vraiment mourir !"

J'étais à deux doigts d'être soulagé, mais je sentais que c'était bien trop simple de raisonner ainsi.

"Parce que si c'est ça, je me sens carrément mieux ! Ca veut dire que si je vous tue, c'est pas grave, finalement !"

"Je cesserai d'exister."

"Mais pas longtemps." fis-je d'un air entendu. "Vous allez revenir."

"Je n'aurai jamais existé." ajouta-t-il d'un ton neutre.

Je clignai des yeux et gonflai ma bouche d'air, avant d'expirer. Si le but était de me coller un mal de crâne carabiné, c'était réussi.

"Je suis lié à ce lieu. S'il cesse d'exister, il en sera de même pour moi."

Fataliste à mort. En même temps, c'était de rigueur.

"Le seul moyen de faire sortir une âme d'ici est de détruire cet endroit. Ce qui revient à me faire disparaître."

Je ne pouvais pas faire une chose pareille. Cela me semblait trop radical, trop dingue ! Comment pourrais-je supprimer un gardien comme lui, droit et juste -même s'il avait un côté coincé hyper pénible ? Il existait forcément une autre solution, pourtant j'avais beau réfléchir, je n'en voyais aucune. Tout ce que je faisais, c'est retarder l'échéance. Pour rendre la vie à Louise, je devais en prendre une autre. Et dévaster cet endroit. Il n'y avait aucune négociation possible.

"Le sort de votre amie est sans importance. Laissez-la se reposer."
déclara-t-il, comme pour me faire comprendre que la sauvegarde de cet endroit était un plus noble but.

Il venait de dire précisément tout le contraire pour me convaincre. Je serrai les poings et me retrouvai face à lui, porté par le flux de mes pensées chaotiques.

"Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui n'était pas important." articulai-je tandis que je plantai mon regard perçant dans le sien.

Cela me semblait de rigueur de citer Doctor Who à un moment pareil. La mort de Louise n'était pas une option. Elle n'aurait pas lieu.

"Elle est importante. Chaque âme est importante." assura Morphée sans ciller. "Il faut quelqu'un pour les protéger."

"Ok alors, je vous donne mon âme." décidai-je subitement. "Le Dragon a dit qu'une âme pour une âme, ça fonctionne. Alors, prenez la mienne et rendez Louise aux vivants."

"L'équilibre ne pourrait pas être rétabli." répondit simplement Morphée.

"Pourquoi ? Vous n'allez pas me dire que nos âmes ne pèsent pas le même poids ou une débilité de ce genre ! C'est pas parce que j'ai des pouvoirs que je pèse plus lourd qu'elle !"

"Votre âme est trop abîmée pour siéger en ce lieu."

Au moins, il était franc. J'en eus le souffle coupé, et je passai la langue sur mes lèvres, tandis que mes doigts remuaient légèrement, résistant à l'envie de lui faire manger un bout de nuage. Et si l'on coupait mon âme en petits morceaux ? Non, c'était stupide. Une autre idée germa dans mon esprit, et je l'exposai sans réfléchir :

"Attendez... ce lieu est intemporel, c'est ça ? Donc aujourd'hui mon âme est méga cassée, okay, mais si l'on remonte le temps et qu'on va me chercher par exemple... le jour de ma naissance. Je serai frais et en un seul morceau. Donc mon âme aura le même poids que celle de Louise et on pourra faire l'échange !"

"Cet instant est figé dans le temps."
acheva Morphée. "Cet instant doit exister."

Il le faisait exprès ou quoi ? C'était dingue que tout soit toujours figé quand il ne le fallait pas ! Donc, si je suivais son raisonnement, il ne pouvait prendre mon âme ni dans le passé, ni dans le présent puisqu'elle était trop poussiéreuse. Comment faire, dans ce cas ? Je m'interdisais de marchander une âme au hasard contre celle de Louise. C'était trop cher payé. Je ne pouvais sacrifier un innocent inconnu.

"Ca me gave toutes ces histoires de points fixes dans le temps."
grommelai-je. "Ca veut dire quoi ? Qu'il y a un nigaud quelque part qui décide "oh tiens, cet instant sera un point fixe dans le temps ! On n'y toucheuh plus !" Vous savez quoi ? C'est débile. Ca met juste en lumière toute l'absurdité de l'existence."

Je marquai une pause et repris d'un ton plein de rage contenue :

"Et si je remontais le temps et que je disais à tout le monde de ne pas venir ici ? De ne pas se rendre dans le monde des contes ? Tout serait changé. J'en ai rien à battre de vos points fixes, moi."

Je savais à quel point il était dangereux de jouer avec le Temps. J'en avais fait les frais plus d'une fois, si bien que même si c'était tentant, je me forçais à rester sagement dans le Présent. En constatant que Morphée restait silencieux, je lui décochai un regard supérieur, réalisant qu'il ne connaissait pas la réponse d'un tel danger. Cela aurait pu être bien mieux, ou terriblement pire. Quitte ou double. Un risque je ne voulais pas prendre. Le Temps est malin, il trouve toujours un moyen de récupérer ce qu'on lui a pris. Ou prendra.

"Elle ne te laissera pas faire." déclara enfin le moine.

"Qui ça ?"

"La Nature. Elle ne permettra pas qu'un point fixe soit supprimé. Elle s'effondrerait."

On était dans une impasse. Et je sentais que l'échéance inéluctable se rapprochait de plus en plus. Je m'aperçus que Morphée avait les yeux rivés sur le combat qui se déroulait en contrebas, mais il l'observait sans vraiment le voir, d'un oeil à la fois anxieux et passif. Je m'y attardai à mon tour et ne remarquai pas de changement particulier. En revanche, je me rendis compte que de gros nuages s'amoncelaient progressivement autour de nous. Comme si le temps tournait à l'orage.

"Qu'est-ce qui se passe ?" demandai-je, un peu inquiet. "Il va pleuvoir ? Il peut pleuvoir, ici ?"

"Ton ami a pris une décision."

Sebastian. Il ne pouvait s'agir que de lui, car Elijah lui réservait un grand dessein. Mon coeur palpita. Qu'avait-il décidé ?

"Et alors... C'est bon ou c'est pas bon ?"
fis-je, incertain.

"Je vais cesser d'exister." annonça-t-il posément.

La sérénité de ce gars me dépassait. Bouche bée, je le fixais alors qu'il ajoutait :

"Ils ne lui permettront pas de la ramener. Les trois se sont réunis et ils vont m'appeler. Ce lieu va être figé. Et ce ne sera que le premier. Elle l'avait prédit."

Il parlait lentement mais d'un air détaché, comme s'il acceptait cette situation, les bras ouverts. Brusquement, j'eus envie de le protéger, même si je ne savais comment faire. Le choix ne m'appartenait plus. Pourtant, je voulais l'aider.

"Si je décide de ne plus vous tuer, ça va changer les choses, n'est-ce pas ?"

"Vous ne pourriez plus l'éviter."

"Mais... mais je ne suis pas en train de vous tuer, là !" m'écriai-je, cédant à la panique. "Je peux arrêter ! Je ne sais pas comment faire pour arrêter de vous attaquer en bas mais..."

"Ragnarök." articula-t-il lentement. "La fin de toute chose."

Je fronçai les sourcils. Qu'est-ce que ça venait faire dans cette histoire ?

"C'est pas maintenant !" rétorquai-je, presque agressif.

"C'est aujourd'hui que ça prend forme." dit-il. "Aujourd'hui, alors que vous êtes dans un point fixe du temps. Vous ne pourrez plus revenir en arrière."

"Non... non, je ne vais pas vous tuer. Je vais changer les choses, j'y arriverai !"

J'étais ferme et catégorique, alors qu'en face, j'avais affaire à un type qui baissait les bras.

"Elles se sont toutes activées. Elles attendent." poursuivit-il d'un ton calme. "Ils chevauchent à leurs côtés, laissant des cendres derrière eux."

Son regard était plongé dans le vide, un point juste derrière mon épaule. Je ne savais plus quoi dire mais je voulais qu'il continue d'espérer, qu'il s'accroche à la vie. J'avais presque envie de le secouer pour qu'il réagisse. Il avait mentionné les déesses magiques et les cavaliers, mais je ne voulais pas écouter. Ce qui importait, c'était cet homme, ce gardien, à cet instant précis. Il ne devait pas s'éteindre.

"Il est là."
dit-il en plantant brusquement son regard dans le mien.

Un frisson me parcourut, car je savais de qui il parlait. Cette ombre qui planait sur moi sans cesse, qui cherchait à m'imposer sa destinée. Mais je ne m'y plierai pas. J'avais plus de volonté que n'importe qui. Je résisterai. Je ne deviendrai pas un guerrier légendaire assoiffé de sang.

Pour le moment, je devais venir en aide à un gardien qui avait cessé de croire. J'étais face à lui. Je levai ma main et voulus établir un contact. Le toucher. L'atteindre. Lui faire comprendre de ne pas lâcher prise.

En posant ma main contre son épaule, une vague d'émotions déferla sur moi. Brusquement, j'eus envie de pleurer. Une envie irrépressible et dévorante. Les larmes perlaient déjà au coin de mes yeux et ne demandaient qu'à couler.

Je ressens... toutes les âmes errantes depuis le début de la création. J'éprouve ce que Morphée ressent à chaque seconde, chaque minute : le poids de tous ces esprits. Dès qu'il parle, il souffre, car il ressent la façon dont chaque personne est morte. Il sait. Il connaît chaque fin. Il ne peut en souffler mot. Il en souffre éternellement...

C'était bien trop dur à supporter... Comment faisait-il ? Je clignai des yeux et ma vue se brouilla, mais je ne parvins pas à enlever ma main de son épaule, car une image venait de s'imposer à mon esprit.

Dans une pluie d'étincelles et de braises, je vois Wilson tomber à genoux et s'effondrer lentement sur le sol, une épée plantée dans le coeur. Derrière lui, un homme se dresse, le visage ravagé. Il prend son épée rougie de sang et s'affaisse à son tour, d'épuisement ou d'agonie. Il s'agit d'Arès.

J'aperçois Alexis occupée à combattre. La foudre s'échappe de ses mains ouvertes quand soudain, elle se tourne : un vent de flammes hurle dans sa direction. Un vent qu'elle ne peut éviter.

Puis, un grand champ de bataille. Je vois Jamie retirer le Trident du corps de Poséidon et s'en aller d'un pas lourd, épuisé et menaçant.

J'observe ensuite le pied de Chronos s'écraser sur la tête d'un homme étrange, au crâne allongé. Je ressens qu'il était bon, que son peuple l'était aussi. Cela n'a pas empêché Chronos de tous les détruire.

Une voix douce et chavirée s'élève alors autour de moi. Une voix sans visage. Je la reconnais, pourtant.

"Je resterai avec toi jusqu'à la fin. Ne t'en fais pas."

J'entends un reniflement lui répondre... Lily ? Pourquoi je pense à Lily ? Pourquoi s'agirait-il de Lily ? Qui essaie de la réconforter ? Le prénom Ellie s'inscrit dans ma tête mais je ne veux pas y croire. J'éprouve un chagrin si fort qu'il menace d'écraser ma poitrine. Je ne veux pas... envisager la perspective qu'Ellie soit là le jour où Lily aura le plus besoin de nous. Ca aurait dû être moi. Ca sera moi.


J'écartai brusquement ma main de l'épaule de Morphée en le dévisageant. La sueur perlait à mon front et des larmes avaient roulé sur mes joues. J'effleurai mon visage mouillé du bout de mes doigts. Tétanisé. Dérouté.

"Non... il faut que ça cesse." balbutiai-je d'une voix atone.

Je ne voulais pas que ce futur se réalise. Je ne voulais pas tous les perdre. Si je détruisais le monde des morts, il n'y aurait plus de morts. Etais-je encore cohérent dans mes pensées ? Je n'arrivais plus à réfléchir. Je n'aurais pas dû le

Dans un état second, j'entendis les nuages se heurter et pousser un grondement profond. Le ciel devenait gris et menaçant. Alors je compris : c'était moi qui avais amené l'orage ici. Morphée observait le paysage d'un air anxieux.

"Si ce lieu venait à être détruit, les âmes ne pourraient plus reposer en paix. Elles seraient détruites avec lui." dit-il comme pour me prévenir.

Le tonnerre retentit au loin, après un coup d'éclair.

"Aujourd'hui, chaque vie a son importance."

A partir de maintenant, si quelqu'un mourait, c'était pour toujours. J'avais parfaitement saisi. Il n'y aurait plus d'après-vie. A cause de ce que j'étais en train de faire, à cause de la décision de Sebastian. Par notre faute, les âmes n'auraient plus d'endroit pour se rendre ensuite dans le Palais du Sommeil. Nous avions figé un monde à nous deux. Peut-être que les dés étaient jetés, mais j'avais encore mon mot à dire concernant le reste de la partie.

"Je ne vous tuerai pas."
assurai-je en serrant les poings. "Ca ne va pas se passer comme ça. Ce combat s'arrête maintenant !"

Je souhaitais retourner sur le lieu de l'affrontement et tout arrêter. Ma volonté pouvait venir à bout de tout, j'en étais persuadé. Soudain, une onde nous traversa et parcourut le nuage. Morphée se retrouva propulsé en arrière et tomba à genoux sous la violence de l'impact, alors que je restais debout, nullement touché par ma propre puissance.

La panique m'envahit en voyant que des larmes de sang ruisselaient lentement sur les joues pâles du moine. Qu'avais-je fait ? Il était à moitié affalé dans le nuage, à peine capable de lever une main vers moi comme pour inciter à m'éloigner tandis que je me précipitais vers lui.

"Arrêtez..." balbutia-t-il d'une voix tremblante. "Le monde s'effondre."

Des cris d'agonie heurtèrent mes oreilles. Des centaines. Des milliers. Ils hurlaient tous en même temps... Les morts étaient au désespoir.

"Vous ne pouvez pas changer ce présent."

Les nuages se morcellaient autour de nous, se disloquaient et crépitaient d'une énergie dévastatrice. L'orage grondait toujours mais plus aucun éclair ne l'alimentait. Il puisait son énergie dans le chaos. Dans le néant. L'univers tout entier se détruisait.

Incapable d'arrêter ce qui se produisait sous mes yeux terrifiés, je m'agenouillai à côté du moine. Les voix dans ma tête étaient insupportables. Ils m'imploraient tous de les secourir, ils souhaitaient une délivrance...

"S'il vous plaît, il faut que vous m'aidiez à les sauver."
dis-je alors que mes yeux étaient de nouveau noyés par les larmes. "Vous l'avez dit : chaque âme est importante. Si on peut en sauver quelques unes, c'est toujours ça de gagné. D'habitude, j'arrive à les ramener si ça date de moins d'une minute, mais là je sais pas quoi faire..."

J'étais entièrement démuni, perdu au milieu du chaos.

Subitement, des cris d'enfants prirent le pas sur les hurlements d'agonie. Des bruits de jeux et d'éclats de rire. L'insouciance à l'état pur. Un arc-en-ciel de couleurs sonores pour repousser la désolation. Les morts criaient toujours, mais il semblait que l'espace d'un instant, des enfants heureux cherchent à alimenter l'espoir d'un monde meilleur.

"J'entends... la joie !"
balbutiai-je, ébahi. "Il y a des cris de souffrance mais il y a aussi des enfants qui ont l'air joyeux ! Si je pouvais vous les faire entendre..."

Chamboulé par toutes ces voix différentes, je levai la main vers la tempe du moine, mais me stoppai juste avant de l'atteindre. Je ne pouvais pas le toucher. J'avais trop peur de voir à nouveau le futur. Et de ressentir le chagrin.

"Vous les entendez ?"
murmura Morphée, profondément surpris.

"Oui je les entends ! Vous aussi, alors ?"
fis-je, mon regard brillant d'espoir croisant le sien, presque éteint.

"Je me souviens d'eux."

"C'est super ! Focalisez-vous sur les gosses ! Ils ont l'air sympa. Il faut pas mourir, ok ?"

Le ton de ma voix était implorant. Je m'entendais à peine par-dessus tous les cris, déchirants ou joyeux.

"Je me suis trompé : elle ne vous a pas fait venir ici. Vous y êtes venus vous-mêmes. Vous m'y avez amené."

Morphée avait l'air tétanisé mais aussi intrigué. C'était étrange de voir tant d'émotions différentes passer sur son visage impassible jusqu'à maintenant.

"Pourquoi j'aurais fait un truc pareil ?"

C'est vrai ça : pourquoi nous aurais-je emmené au pays des nuages ? Quel intérêt ?

"Parce que vous en êtes un aussi. Son sang coule dans vos veines."

"Un... comme vous ?" hoquetai-je.

J'avais peur de comprendre ce qu'il était en train de me dire.

"Votre lien avec la nature est très fort. Préservez-le."

"Ca veut dire que je suis un Dragon aussi ?" insistai-je un peu brusquement, complètement déstabilisé.

"Il n'y a pas de Dragon. Chez nous, le mot 'dragon' signifie 'serpent'. C'est le gardien des fruits de la création. C'est aujourd'hui que votre lien se crée. C'est aujourd'hui que la sève de l'arbre de la vie coule dans vos veines pour la première fois."

Quelque chose d'étrange se produisit alors, comme si mon subconscient s'ouvrait de lui-même. Les voix se turent soudain tandis qu'une autre prenait toute la place, si présente que j'avais l'impression qu'elle était tout à côté.

"Alors là... Si je m'attendais à ça..."

C'était Judah. Il parlait de son ton méprisant et désinvolte.

"... tu fais quoi ici ?"

"Petit soucis temporel..." disait Elijah d'une voix sirupeuse.

Je n'entendais que des bribes, mais tellement proches. J'avais l'impression que si je tendais la main, je pourrais les toucher. Puis, une autre voix, celle d'un petit garçon, assura d'un ton angoissé malgré tout :

"Je te protégerai quoi qu'il arrive."

Je clignai des yeux et l'instant d'après, j'apparus au milieu d'une prairie verdoyante. Deux enfants se tenaient à côté d'un grand arbre. Un petit brun et une blonde. A quelques mètres d'eux, Elijah, Judah et Louise. J'étais à égale distance des deux groupes. En apercevant la jeune femme, je laissai échapper un soupir soulagé.

"Oh bon sang, ça me fait tellement plaisir de te revoir, Louise ! En plus tu as un corps, c'est génial !"

Je levai le pouce en l'air dans sa direction avant de me tourner vers les enfants. Le petit garçon avait des yeux d'un bleu saisissant. Il n'était pas difficile de faire le rapprochement avec mon père, surtout qu'il se tenait près d'un pommier. Quant à la fillette, j'avais des suppositions, mais je n'étais sûr de rien.

"T'approche pas de cet arbre !" m'écriai-je à l'adresse de mini Hadès.

Morphée m'avait mis en garde. D'ailleurs, où était-il ? Je pivotai fébrilement sur mes pieds, manquant de perdre l'équilibre. Trop de bouleversements pour aujourd'hui. Je grimaçai, à demi aveuglé par le soleil et sentis mes joues tirer à cause des larmes qui y avaient séché. Je remuai la tête, dérangé par le murmure suave qui était entré à l'intérieur :

"S'il ne croque pas, tu ne viendras jamais au monde. Et tu les perdras tous."

Elijah, le serpent. Toujours lui. Etait-ce vraiment une grande perte si je ne venais pas à exister ? Cela réglerait définitivement le problème Surt. Je croisai le regard de Judah en respirant par saccades. Avant de pivoter vers le petit Hadès et d'hésiter. Devais-je l'inciter à croquer la pomme ? Ou pas ?

"Y a que moi que ça étonne qu'il soit là en trois exemplaires ?"
fis-je soudain en pivotant vers Louise. "J'ai pas signé pour être dans un remake du Jour du Docteur version dieu des enfers."

En tous cas, il n'aurait pas dû grandir, car il avait l'air beaucoup plus sympa en petit garçon.


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________________________________________ Lun 9 Mai 2016 - 3:33






Le berceau de la vie


« It's the same damn things you're so quick to believe,
You do it over and over again
And it's the same mistakes that I'm watching you make,
You do it over and over again and over again
So before they bring you down...
You gotta stand for something or you'll fall for anything. »


Sebastian s’était arrêté quand il avait entendu les réponses du dénommé… Archéron. Cette personne, ou cette entité, semblait être la voix directrice de l’endroit puisque les autres n’émettaient plus aucun son quand elle s’exprimait. C’était comme entendre battre des milliers d’ailes de papillons mais que, dans un accord sourd et commun, elles se mettaient brusquement à s’immobiliser toutes en même temps. Il ne pouvait pas les voir dans le noir, malgré les petites formes lumineuses qui lui réchauffaient le cœur et l’âme rien qu’à les regarder vagabonder ça et là. Elles aussi cherchaient une route, une direction à prendre, une compréhension sans qu’il ne puisse savoir si c’était lui qui les suivait, ou elles qui attendaient la moindre de ses décisions. Elles l’avaient conduit à ce qui semblait être l’entrée du Palais du Sommeil, la frontière entre le monde des vivants et celui des morts. Le dernier passage. Le dernier lieu de repos. Et désormais, il avait affaire avec un gardien invisible. Mais pas aveugle.

« Comment est-ce que vous savez qui est mon amie ? »

Il n’avait pas fait apparaître le nom de Louise à son arrivée, pourtant la personne semblait parfaitement savoir de qui il retournait. Peut-être y avait-il une erreur ? Peut-être se trompait-il de personne ? C’était possible. Invraisemblable mais possible, tant que l’on n’avait pas prouvé que c’était impossible. Il serra la mâchoire en attendant une réponse, se passant une main dans la nuque alors qu’à nouveau il s’arrêtait. Le noir. Lui n’aimait pas le noir. L’obscurité n’était pas l’amie de l’apaisement ou du réconfort, même la nuit n’était pas complètement plongée dans un voile de ténèbres ; elle gardait une toile bleutée et des millions d’étoiles pour en éclairer les recoins.

A cette pensée, des petites étoiles se mirent à danser autour de lui. Inconscientes. Insouciantes.

« Louise Hollen. » Répondit enfin l’illustre inconnu. « Je connais chaque âme qui entre dans le Palais des Songes. Une âme pure et juste. »

Il ne pouvait pas lui donner tord sur le sujet. Sab ne se rappelait pas avoir croisé de personne aussi… De personne comme elle. Même Jack avait sa part de malice qui le rendait unique. Même Ellie restait plus sévère et sérieuse. Même Maxine ne possédait pas sa maturité. Pure et juste. Il n’aurait put trouver de meilleurs mots et, un instant, cela le fit sourire avec une tendresse infinie. Puis il poussa un soupir maladroit, chassant tout de suite le rouge qui commençait à monter à ses joues. Qui était-il pour se permettre de penser de cette manière ? Louise n’apprécierait pas qu’il se permette ce genre de familiarités.

« Est-ce tout ce que tu attends de moi, Sebastian Dust ? »

Il connaissait son nom aussi. Cela ne le surpris qu’à peine.

« Je suis prêt à… »

Mais les lettres moururent en même temps qu’un étrange murmure se faisait entendre. Sebastian Dust… Les voix. Les voix qu’il ne comprenait pas. Les voix qui murmuraient et chuchotaient, qui s’entremêlaient et se mélangeaient. Sebastian Dust… Son identité. Lui. Il posa son regard clair autour de lui, espérant sans doute capter quelque chose. Quelqu’un. Il n’y avait rien, rien d’autre que du noir. Toujours et pourtant les présences. Les sons. Les bruits. Sebastian Dust… Marchand de Sable… Il sentit un long frémissement gravir son échine, les filaments dorés revenant entourer ses avants bras. Gardien. Être un gardien. Être ce gardien des rêves et des songes. Être celui qui veillait à l’endormissement et aux rêves. Être celui qui… C’était ce qu’il avait toujours été. Ce pourquoi il avait toujours agi. Marchand de Sable…

Le fourmillement alors que toutes les voix se mettaient à marteler ces trois mots. Bourdonnement. Tremblements. Et puis le petit chapeau haut de forme brillant qui passa à portée de regard, le plongeant dans les souvenirs de ces rêves secrets. Douceur. Un peu de témérité dans les coins mais une impression paisible que celle d’entrer dans un domaine qui n’étais pas le sien. Lui qui ne mentait jamais avait triché, avait omis de préciser qu’il n’avait pas obéit. Outrepasser ses droits ? Sans doute. Si elle le savait, elle s’en vexerait. Ou elle bouderait, lui ferait des reproches si ce n’était pire. Pourtant il n’avait pas pu s’en empêcher. Il n’avait pas pu résister à tendre la main pour écarter l’une des mèches qui cachait le visage endormi de Louise. Ce soir-là, à Paris. Quelques secondes. Brèves secondes.

Suffisantes pour capter un rêve et se retrouver plongé dans un univers multicolore et bruyant ; une musique entraînante, bonne enfant, au milieu des rires et des exclamations enjouées. Tournant la tête, Sebastian s’était rendu compte qu’il chevauchait un cheval de bois. Un carrousel. Le carrousel de Lancelot, celui qui se trouvait en plein cœur de Fantasy Land. Il y avait beaucoup de joie pendant ce tour de manège. Beaucoup de gloussements aussi. Lui avait esquissé un sourire en tournant la tête vers la jeune femme, dignement installée sur le plus beau cheval : à l’extrémité de la rangée. Peu importait les regards envieux de certains enfants, Louise s’y trouvait tout à fait à sa place et ne manquait pas de savourer cet instant. Ce sourire. Ces yeux rieurs quand elle les avait tournés vers lui, étirant sa bouche tendrement alors qu’une sensation rassurante l’étreignait. Quand elle avait tendu la main vers lui, il l’avait saisi pour la serrer. Peut-être aurait-il pu enfouir son visage contre sa paume, mais il ne l’avait pas fait. Il s’était contenté de la regarder vivre son rêve de la plus belle des manières : spontanément. Se laissant bercer par toutes les sensations positives qui accompagnaient ce moment, en repoussant la fin autant que permit. Juste un peu. Encore un peu. Toujours un peu. Les rêves de Louise étaient si beau à regarder quand ils n’étaient pas chassés par les cauchemars…

Marchand de Sable…

Son cœur se serra, laissant le carrousel défiler devant ses yeux jusqu’à ce que le paysage ne change. Il se trouvait sur un banc, à l’autre extrémité, un petit garçon au pull rouge et chaussettes montantes. Il triturait sa tenue d’un air désabusé, avisant de l’immense tâche de boue qui en couvrait la moitié. Levant le nez, le gardien aperçu une ombre au bout du chemin de gravier. Quelque chose que le garçon s’efforçait de ne pas regarder. De ne pas affronter. Il fixait délibérément la tâche de son habit, alors qu’à ses pieds gisait un vélo recouvert de tout autant de terre. Une mauvaise chute, cela arrivait, non ? Pourtant il percevait de la peur envers l’entité. Des frémissements. De la culpabilité. Sab continua de l’observer se mordre la lèvre en cherchant une solution. Ils savaient se montrer très ingénieux à cet âge. Seulement parfois, ils avaient besoin d’un petit coup de pouce…

Calmement, alors que l’ombre semblait se rapprocher d’eux en accentuant une sensation d’étouffement de plus en plus prenante, le marchand de sable tendit la main. Entre ses doigts, une ficelle. Au bout de celle-ci, un ballon. Le garçonnet sursauta un peu en le voyant mais rapidement toute son attention se porta sur le ballon qui flottait en l’air. Il tendit la main immédiatement pour le prendre, attendant un instant avant de l’avoir entre ses doigts. Sab lui adressa un sourire après avoir hoché la tête. Le ballon flottait tranquillement, bercé par le vent. Soudain, un coup de vent plus fort le fit s’envoler. Le garçon se leva pour tenter de le rattraper, en vain, devant se résoudre à le voir voler en direction de l’ombre menaçante. Il se tourna vers le gardien, qui désigna en toute réponse la scène derrière lui. Les yeux bruns de l’enfant se dépêchèrent de s’exécuter, retenant son souffle alors qu’il voyait le ballon tout près de l’ombre.

Il y eut un POC et ce dernier éclata ! Déversant une ribambelle de confettis et de peinture vive sur la créature qui devint, d’un coup, beaucoup moins menaçante ! Le petit garçon eut un hoquet de surprise puis, rapidement, son rire résonna dans la petite allée. Un rire communicatif. Un rire spontané et innocent. Un rire qui se partageait en silence de la part de Sab, qui ne pouvait s’empêcher de sourire face à la situation. Les cauchemars et les peurs hantaient parfois très tôts les songes, mais il existait toujours un moyen de lutter pour ramener les rêves sur le devant. L’imaginaire n’était, au final, qu’un immense tableau où il suffisait de recouvrir le noir par toutes les couleurs à notre portée. De la joie. De l’amusement. De l’incrédulité.

Comme cette image qui lui vint à l’esprit alors que le petit éléphant en sable se posait sur son épaule. Lily. Depuis qu’il l’avait rencontrée, beaucoup de choses avaient changées… Enfin, depuis qu’il avait rencontré Ellie à proprement parler. Pour Lily, il avait été pendant très longtemps le spectateur silencieux de ses songes. C’était l’un d’eux qui s’annonçait à lui alors que les voix continuaient de marteler son nom : Marchand de Sable…

Les grains qui vont et viennent, s’amoncellent, forme des images et des souvenirs. Des pensées magiques comme pouvait souvent en présenter Lily, notamment quand il était question d’électro-ménager. Combien de fois ne l’avait-il vu s’endormir et rêver d’une machine à laver, un être visiblement résistant à toutes tentatives de calibrage car celle devant eux ne cessaient de faire n’importe quoi. Un coup elle refusait de laver, préférant sécher jusqu’à ce que la moindre parcelle de tissu ne ressemble plus qu’à un mouchoir de poche. Un autre elle s’ouvrait sans prévenir pour déverser toute son eau à l’intérieur de la buanderie, inondant l’étage et faisant glisser Lily sur un chausson perdu au milieu des flots.

Sab avait beaucoup rit de cette aventure qu’elle lui avait inconsciemment montrée, se permettant de lui tendre la main pour l’aider à se relever. Une autre fois encore, la machine avait mélangé le linge rouge et le linge blanc pour sortir de magnifiques tee-shirt rose à Elliot. Le logo « Star Wars » en son centre n’en perdait pas en charme, bien au contraire… Lily avait fini par hausser les épaules en adressant un regard entendu au gardien, pliant soigneusement le linge comme si de rien était. Renoncer ne voulait pas forcément dire perdre. Se contenter d’un rien pouvait conduire à beaucoup. Une petite farce apportait les plus grands rires, surtout devant la tête du jeune homme lors de sa découverte. C’était ce qu’elle semblait aimer : la simplicité. L’appréciation. Le bonheur simple et sans complexes, malgré sa vie très compliqué. Sebastian se surprenait à se reconnaître dans certains des aspects de son existence. Mais il n’aurait jamais été assez présomptueux pour l’admettre.

… Marchand de Sable !

Il sortit de sa rêverie, reportant son attention sur le monde qui l’entourait. Les voix. Tous ces êtres dissimulés qui continuaient de l’appeler, pourtant elles semblaient légèrement différentes. Plus douces. Comme apaisées. Amoindries. Plus doucereuses. Elles ne chuchotaient plus de la même manière. Les créatures avaient-elles vus ces mêmes souvenirs qui lui étaient revenus ? Si c’était le cas, alors peut-être pouvaient elles comprendre qu’il ne leur voulait aucun mal ? Il n’était pas là pour bouleverser un équilibre. Il n’avait rien de ceux qui mettent des coups de pieds dans les fourmilières pour en apprécier le chaos. Lui, il se contentait d’avancer à travers la nuit et c’est donc tout naturellement qu’il fit un pas en avant.

« Si je ne peux t’empêcher d’avancer, ils le feront, eux. »

Sebastian s’arrêta encore. De qui parlait-il ? Des voix ? Pourtant ces dernières ne semblaient pas vraiment vouloir le retenir. Son regard s’immobilisa en croyant apercevoir quelque chose droit devant lui. A une certaine distance, pourtant ça semblait se mouvoir. C’était à peine perceptible mais c’était là. Bien là. Une âme ? Ca y ressemblait, de ce qu’on pouvait imaginer puisqu’il n’en avait jamais vu. Etait-ce celle qu’il devait récupérer pour le Dragon ? Celle qu’il lui réclamait avec tant de passion depuis leur rencontre ?

Comment savoir ?

« Si j’entre ici… M’empêcheront-ils de ressortir ? Et vous… M’empêcherez-vous de ressortir ? »

Il n’avait aucune idée de qui étaient ces « ils », mais s’il s’agissait des voix il n’avait pas peur. Sebastian n’avait plus peur, depuis très longtemps, des choses tapies dans le noir. Il les combattait depuis l’aube de son existence et n’aurait probablement jamais reculé face à elles. La forme se dessina un peu plus au loin, mouvante mais silencieuse. Et s’il s’agissait de Louise ? Elle venait de passer de ce côté, peut-être pouvait-il l’apercevoir d’ici ? Peut-être qu’il n’était pas trop tard ? Ou bien était-elle encore plus loin dans les méandres de cet endroit et qu’il ne pouvait déjà plus rien pour elle ?

Son poing se crispa à cette idée et il secoua la tête. Non. Louise pouvait être sauvée. Louise ne pouvait pas mourir comme ça. Pas de cette manière. Pas maintenant et sûrement pas sans qu’il ne puisse rien faire pour elle. Cette idée lui était aussi insupportable qu’intolérable et une bouffée de colère le gagna l’espace d’une seconde.

« Tu n’entreras pas. »

Archéron… Ce qu’il disait ne sonnait absolument pas comme une menace, plutôt comme une certitude.

« Vous n’avez pas répondu à ma question. »

Les lettres étaient apparues presque d’elles-mêmes, un réflexe quand on faisait semblant de ne pas le comprendre. Depuis le départ, cette personne répondait et lisait ce qu’il écrivait. En oublier la moitié se faisait donc sciemment et pas uniquement parce qu’il l’oubliait. Certes les paroles n’étaient pas toujours utiles et une absence de réponse en formait une… Mais il était un peu agacé pour le coup. Puérile réaction et pourtant si spontanée. La vie de son amie était dans la balance, ainsi que celles d’Alexis, de Rosalie, d’Hippolyte, d’Elliot, de Clara et de Judah. Toutes ces vies. Toutes ces personnes. Il n’était pas question de les abandonner ici.

Pourtant tout ce qui lui répondit, ce furent les voix qui se remirent à chuchoter. Archéron s’était tut.

« Je dois retrouver mon amie… M’aiderez-vous à entrer ? »

Gagner du temps. Savoir. Comprendre. Connaître. Est-ce qu’il se trouvait en face de lui un ami ou un ennemi ? Un observateur ou un acteur ? Et ces murmures, qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? Le Dragon l’avait envoyé ici pour récupérer une âme, précisément à cet endroit. Une âme pour une âme… Un instant la perspective d’être l’âme à donner en échange lui traversa l’esprit, mais il ne parvint pas à se concentrer davantage. Les voix avaient gagné en volume, se livrant un incompréhensible débat sans qu’il ne comprenne de quoi il retournait. Discussions. Propositions. Elles avaient besoin de se concerter, de s’épancher, de donner leur avis sans doute pour parvenir à se décider. Cela semblait être une question si difficile à trancher… Ses yeux clairs rencontrèrent les créatures de sable doré. Brillantes. Insouciantes à voleter entre elles au milieu des volutes de sable lents et silencieux. Sa lumière. Cette force catalysée. Cet espoir dans le moindre grain, près à se répandre et à exposer sa lumière au reste de l’univers.

Il esquissa un doux sourire en laissant une chouette de petite taille se poser sur son doigt, caressant un instant son plumage. Celle-ci s’envola alors vers l’avant, disparaissant dans une gerbe d’étincelles. La forme était toujours là, au fond. C’était peut-être ça la réponse. C’était peut-être là qu’il fallait aller. Qui saurait sans tenter ? Qui apprendrait sans essayer ? Les erreurs n’étaient là que pour nous permettre d’y parvenir, finalement, non ?

Hormis le brouhaha grésillant, le gardien de ces lieux ne semblait plus vouloir s’exprimer. Sebastian poussa un soupire en se penchant en avant pour s’incliner un instant. Respectueux.

« Merci… D’avoir prit le temps de me répondre. Le rôle de gardien n’a pas l’air facile dans cet endroit. »

Il sentit un léger courant d’air faire voleter quelques mèches de ses cheveux roux et il redressa la tête, alors que quelque chose vint lui prendre la main. Quelque chose… Ou quelqu’un. Retenant son souffle sous la surprise, le marchand de sable ne parvint pas à bouger pour se retourner. C’était comme si quelque chose l’en empêchait. Comme si… il était bloqué par un liquide en train de s’insinuer longuement en lui. Sur lui. Sur ses épaules et son être. C’était semblable à de l’eau extrêmement lourde qui se déversait dans chaque parcelle de son être, le faisant se sentir atrocement lourd. Comprimé. Etouffé. Une aura pesante et pourtant terriblement apaisante. Un pouvoir puissant. Bien plus puissant que le sien.

Il n’avait jamais ressenti une chose pareille. Sa bouche s’entrouvrit, essayant de choisir entre la sensation doucereuse et celle, fataliste, de se retrouver écrasé sur lui-même par cette présence. A en faire frémir ses sens, y compris lorsque la personne se pencha vers son oreille pour y murmurer :

« Je la sens s’éloigner. Quelque chose ramène ton amie. »

Archéron était revenu. Et cette fois, il était tout prêt… L’espace d’un instant. Une seconde. Et puis tout s’échappa et se délia. La lourdeur s’évapora pour lui rendre sa liberté de mouvement et il sentit ses épaules s’affaisser d’elles-mêmes. Le souffle franchit ses lèvres. Son cœur reprit son rythme rapide.

« Quitte cet endroit. Oublie ce que tu y as vu et entendu. Ne va pas plus loin. »

Il avait du se matérialiser. Il était venu le chercher ici pour l’empêcher d’avancer. Pour le retenir de céder à la tentation. Le Dragon était quelqu’un a qui il ne pouvait pas faire confiance, il l’avait bien compris. Une personne prête à en sacrifier une autre pour sa satisfaction personnelle ne méritait pas qu’on fasse pencher l’équilibre en sa faveur. Et maintenant que Louise était apparemment en sécurité, Sab n’avait plus de raisons de rester ici. Pourquoi ramener une autre âme ? Il ne savait même pas de laquelle il s’agissait ! Il ne… En réalité, il s’en doutait. Il se doutait que la forme qu’il voyait bouger au loin était ce qu’il recherchait. Il en avait l’intime conviction, l’approbation viscérale qu’il s’agissait de la bonne réponse. Mais pourquoi s’avancerait-il, alors que même le gardien des lieux voulait l’en empêcher ? Pourquoi irait-il a vents contraires, luttant contre la marée qui le poussait vers les côtes ? Il aurait fallu être un parfait idiot pour se rebeller contre plus fort que soit.

La vérité ? Sebastian avait toujours été un idiot.

Il ne ressentait aucune animosité depuis qu’il était arrivé ici. Personne ne semblait s’étendre à lui vouloir du mal. L’obscurité se contentait d’être neutre et ce qu’il pouvait percevoir de la forme n’avait rien de malveillant. Comme une âme, symbole de l’équilibre extrême et de la valeur de l’être, pouvait-elle pencher dans le bien ou dans le mal ? C’était quelque chose d’immatériel. D’infiniment pur, de ce qu’il pouvait en croire… Comment pouvait-elle représenter plus de danger qu’une autre ? Louise était peut-être réellement sauvée. Archeron n’aurait rien gagné de lui mentir. Ou au contraire, tout. Le Dragon. Cet Accusateur. Qui avait raison et qui avait tord ? Il ne savait pas. Trancher n’était pas dans ses facultés, lui l’éternel observateur des conflits plutôt que partie prenante.

Il n’avait pas besoin d’aller plus loin. Il n’avait aucune raison de continuer. Alors il se retourna et commença à reculer. A retourner dans le noir. Un pas. Le deuxième ne vint jamais, en suspens, alors qu’il s’emplissait d’une culpabilité mordante. Cette âme était là. Non loin de lui. A portée. Il était venu pour celle de Louise. Il repartait sans rien s’il disparaissait maintenant. Et puis… Toutes les âmes comptent. Il l’avait écrit lui-même. Pensé. Avérer. Reconnu. Personne ne valait mieux que les autres, et personne ne valait moins. Etait-il vraiment de ceux qui tournaient le dos ? Etait-il prêt à sacrifier cette âme non loin, comme le Dragon aurait sacrifié Hippolyte pour obtenir ce qu’il voulait ? Non. Ca n’était pas lui. Ca ne pouvait pas être lui. Même Pitch, il n’avait jamais été capable de le tuer de son plein gré. Sab ne tuait ni n’abandonnait personne. Qui que ce soit. Pour quelle que raison que ce soit.

Alors il fit volte-face et, sans attendre, il avança dans l’obscurité droit sur la forme mouvante. Un pas après l’autre. Un air décidé sur le visage. Les chuchotements s’accentuèrent face à sa décision mais il les ignora, continuant son chemin entouré de ces petites lumières dorées qui le caractérisaient. Trouver son chemin. Tracer sa voie… Peu à peu les chuchotements s’atténuèrent jusqu’à disparaître complètement. Le silence. La réflexion. Seul avec sa décision.

Plus il marchait, plus l’ombre au loin semblait de plus en plus proche. C’était lui qui allait à sa rencontre, elle, elle ne bougeait pas. Mais elle se rapprochait. Etait-ce aussi simple ? Non. Non ça n’était pas… Elle était de plus en plus rapprochée. A proximité. Il savait qu’il finirait par l’atteindre.

La présence se fit soudaine et impérieuse, une aura brusque emplissant l’espace obscur pour l’englober. « Si je ne peux t'empêcher d'avancer, ils le feront eux. » Avait prononcé Archéron. Sur le coup, il n’avait pas saisit de qui il pouvait bien parler.

Mais Sebastian comprit qu’il n’était plus seul lorsque la silhouette d’HYPERION apparue devant lui. Cet homme, celui qu’il avait rencontré dans la Grande Vallée, puis dans l’esprit de Lily. Louise lui avait dit qu’il s’agissait d’un titan et il avait toujours gardé de bons souvenirs de lui… Un personnage simple qui aimait les bonbons et la lecture. Pourtant aujourd’hui, il portait une armure en or lui couvrant le corps, contrastant fortement avec l’allure décontractée qu’il lui connaissait. Le marchand de sable n’aurait su dire s’il était réellement là ou non, cela ressemblait plus à un… Courant d’air. Oui, c’était ça. Comme l’hologramme d’Apollon qui était apparu à leur arrivée sur la Lune. Que faisait le titan ici ? Protégeait-il cette âme qu’il pouvait deviner juste derrière lui ?

Un bruissement de tissu attira son attention, détachant ses yeux d’Hyperion pour les poser sur une FEMME d’un certain âge qui venait d’apparaître à sa gauche. Elle portait une longue robe noire jusqu’aux pieds et quelque chose en elle respirait le respect… Mais aussi une étincelle de bienveillance. Peut-être se faisait-il des illusions, mais c’était la première impression qu’il percevait en rencontrant pour la première fois un tel visage. Deux gardiens.

Des bruits de pas résonnèrent juste dans son dos et Sab se retourna vivement, tombant nez à nez avec un HOMME en costume impeccable. Contrairement à Hyperion, celui-ci semblait plus solennel et bien moins avenant. Pourtant il émanait une force perceptible même s’il ne s’agissait que d’apparition. Qui était cette personne ? Etait-ce quelque chose de similaire au titan derrière lui ?

Le gardien retint son souffle alors qu’une quatrième PERSONNE venait compléter le tableau, juste aux côtés de l’homme en costume. Ce dernier avait un visage marqué par l’âge mais il affichait fièrement une armure couverte d’une MANTEAU rouge avec des morceaux d’or incrustés dans le tissu.

Quatre. Ils étaient quatre ici, sans doute pour l’empêcher d’approcher davantage. Et, les regardant tour à tour, Sebastian se dit qu’il n’avait que peu de chances de parvenir à franchir leur barrière.

« Quatre titans pour une seule âme. Ils ne te laisseront pas la ramener. »

Il reconnu la voix d’Archeron, même si celle-ci semblait beaucoup plus proche désormais. Toute proche… Il frissonna en réalisant les paroles : quatre titans. Ces quatre entités étaient réunies ici dans un but bien précis et en avançant dans le noir, Sab venait de réveiller leurs défenses. Dans quoi est-ce qu’il venait de s’engager ? Où ses pas l’avaient-ils bien mené ? Qu’est-ce que c’était que cette endroit ?...

Déglutissant sans comprendre ce qu’il se passait, Sebastian devina une dernière présence juste à côté des apparitions. Ses yeux clairs rencontrèrent alors un regard affolément similaire au sien, entouré d’un visage bien plus vieux et l’allure cachée sous une longue toge. Il devint livide en lui semblant le reconnaître. Se reconnaître.

« Retourne auprès de Louise. » Lui ordonna ARCHERON « Le moment n’est pas encore venu pour nous. »

Retourner… Auprès de Louise. Repartir. Quitter cet endroit. Rentrer. S’échapper. En cet instant, c’était sans doute ce que Sab désirait le plus au monde. Et à peine eut-il acquiescé de la tête qu’il se retrouva projeté dans un monde bien plus lumineux. A des années lumière de l’ambiance qu’il venait de quitter. A des années lumières de la rencontre exceptionnelle qui s’était produite. Il porta sa main devant ses yeux, étouffant un haut-le-cœur. Souffler. Inspirer. Expirer. Reprendre le contrôle. Retrouver un équilibre. Se repérer. Se retrouver. Regarder autour de lui : le château, le Palais des Songes sans doute. Cette fois il n’était plus aussi loin.

Et là, juste sur le côté du bâtiment, un petit groupe. Il reconnu le Dragon et Judah rapidement. Des deux enfants, seul le visage de la petite Artémis lui sembla famillier ; c’était cette enfant qu’il avait croisé dans la Grande Vallée. Elliot était là aussi. Il en manquait. Il manquait des personnes. Il manquait Hippolyte, Alexis, Rosalie. Clara aussi. Mais il ne manquait pas la dernière. Non. Elle était là. Il pouvait désormais la voir, et c’était tout ce qui comptait : Louise était en vie.

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________________________________________ Mar 10 Mai 2016 - 0:11


Le Berceau de la Vie (mission)

Pleins de monde
Le trio de fille venait de se transformer en quatuor. Hippolyte venait de revenir. Et sa mémoire aussi apparemment. Rosalie était ravie de ne pas subir le même sort que la moire. Ouf ! Maintenant qu’elle était avertie, Rosie ne comptait pas se piquer à l’agressive demi-déesse. Elle se concentra sur ce qui se passait entre Clara et Alexis. Depuis que la moire avait eu une vision plutôt stressante, Alexis souhaitait en savoir plus. Elle pensait que c’était en la tazant qu’elle en aurait une seconde. « Qui ne tente rien n’a rien non ? » Rosalie était au première loge pour voir si cela fonctionnait. Hippolyte quant à elle croissait les bras, gardant son air grognon. Vraiment pas commode cette fille. Rosalie sursauta lorsqu’Alexis grilla la moire. Cette dernière fumait littéralement des cheveux. Ses cheveux s’étaient dressés sur sa tête. Voyant la tête de Clara, Miss Indestructible ne put s’empêcher d’avoir un rire qu’elle étouffa en mettant ses deux mains contre sa bouche. La demi-déesse, elle, n’avait pas retenu son rire. Elle s’était littéralement moquée de la moire. Pas très sympa. Son rire s’arrêta lorsque Clara mordit les fesses d’Alexis. « Mais arrête ! Tu es complètement malade ! » Rosalie aurait voulu intervenir plus mais Hippolyte venait d’aider Alexis à se relever. Et Alexis s’en était sorti toute seule. Rosalie croisa les bras. C’était bien joli ses petites querelles mais ça commençait à devenir ennuyant. Elles n’avançaient pas et le temps passait…Elles n’avaient toujours pas d’indice sur le moyen de retrouver le reste du groupe. Et ça, ça faisait vraiment stressée la jeune femme. Heureusement, Alexis cherchait un peu. Rosalie était quelque peu inutile car elle ne connaissait rien au divin. « Vous pourriez aider Alexis à chercher une solution. Vous êtes divine, Alexis l’est à moitié. Ça doit être votre tasse de thé ce genre de situation. On peut pas rester coincée là. On peut pas perdre les autres ! C’est pas possible ! » Rosalie était complètement en train de stresser. Elle ne contrôlait pas ses émotions et cela se voyait puisqu’elle commençait à devenir invisible…Seul ses vêtements apparaissaient. Fichu don qui s’active n’importe quand. Rosalie prit une grande inspiration et elle devint de nouveau visible en expirant tout l’air. Ça allait mieux. Par contre, ça ne semblait pas être le cas d’Alexis. Elle semblait perdue face à l’eau. Rosalie fit un pas vers elle mais resta en retrait. « Alexis ? » Les deux autres filles semblaient toute aussi inquiètes par ce comportement. Son comportement ne s’arrangea pas du tout au fil des minutes. Elle avait fait un bond en arrière puis elle s’était mise à crier un prénom…Sophia. Qui était Sophia ? Et pourquoi voyait-elle cette fameuse Sophia dans l’eau ? Alexis se retourna vers les filles, avec un air complètement dingue. Elle faisait peur. Ce qu’elle voyait semblait faire peur. Rosalie arqua un sourcil puis se tourna vers Clara et Hippolyte. Elles aussi étaient choquées par Alexis. Puis la déesse magique s’avança rapidement vers Rosalie pour l’emmener au bord de la rivière. « Attention, me pousse pas là-dedans ! » La brunette s’exécuta alors. Elle regarda dans l’eau. Son reflet. Elle voyait simplement son reflet. Puis soudain ce reflet se brouilla pour se changer complètement. Elle prit l’image d’une toute autre personne. Rosalie sursauta lorsqu’elle reconnut le visage de sa mère adoptive. « Mam…an ?! » Les larmes commencèrent à monter. Rosalie se retourna, submergée par l’émotion. Puis quelque seconde après, Rosalie décida de regarder à nouveau. Sa mère adoptive était bien face à elle, du moins son reflet dans l’eau. Miss invisible ne pouvait s’empêcher de laisser les larmes s’échapper. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas vu son visage. Inconsciemment elle commença à avancer sa main, elle voulait la toucher, lui caresser le visage. « Tu me manques tellement…maman. » Mais aucune réponse. « Aide nous, s’il te plait. Indique-nous le chemin à prendre. Maman, réponds ! » Mais toujours aucune réponse. Les émotions se mélangeaient en elle. La colère, l’incompréhension, la peur, la tristesse. Un trop plein d’émotion qui fit que son don s’active une nouvelle fois. Sauf qu’il ne s’agissait pas de l’invisibilité mais du champ de force. Un champ de force émana d’elle et percuta violemment l’eau, brouillant quelques instants le reflet dans l’eau. A ce même moment Rosalie se redressa puis fit quelques pas dans la direction opposée à la rivière. « De toute façon, ils n'ont plus l'air d'être ici. Pourquoi on ne sortirait pas du château ? Que l'on continue le chemin vers une direction au hasard. Par chance, on pourrait peut-être les croiser ? » Rosalie se retourna vers Alexis qui était resté au bord de l’eau. C’est à cet instant que Rosie remarqua que les reflets avaient disparu, laissant la place à deux feux-follets. Sans aucun doute, il s’agissait de Sophia et de la mère de Rosalie. Malgré ce trop-plein d’émotion, Rosie arriva à afficher un léger sourire sur ses lèvres. Les feux follets disparurent puis fit leur apparition vers la sortie du jardin. La jeune femme était persuadée qu’il fallait les suivre. Aussi, elle en fit la remarque à ses compagnons de route. « J’ai confiance en ma mère. Elle va nous aider. Elle va nous indiquer le chemin pour retrouver les autres, pour s’en sortir vivant. » Si Rosie disait tout cela c’était également pour se convaincre. Et il en fallait peu, puisqu’elle s’était déjà lancée à leur poursuite. Rosalie venait de sortir du jardin et du château. Elle ne savait pas si les autres la suivaient mais qu’importe. Elle était persuadée d’avoir fait le bon choix. Ce lieu ne leur apporterait rien de plus et leurs amis n’étaient plus là. Le palais était derrière elle…eux ? Les feux follets étaient juste devant. Ils les amenèrent dans une direction en particulier. Ils se dirigeaient vers le…VOLCAN ? La jeune femme continua à avancer, en commençant à se demander si elle avait bien fait. Le volcan grondait au fur et à mesure qu’elles avançaient dans cette direction. Ca sentait mauvais non ? Rosalie s’arrêta. « Je suis plus si sûre que ce soit une bonne idée de suivre les deux feux follets. Mais nos parents ne peuvent pas nous conduire à notre perte quand même ? » Cette question, elle l’a posa directement à Alexis. Puisque le deuxième feu follet était un proche à elle. La déesse magique déglutina puis hésita. Elle prit une grande inspiration et prit la tête du groupe en continuant dans la direction. Puis elle s’arrêta quelque instant après, et se retourna vers Rosalie. « Moi j'y vais... je t'oblige pas à me suivre parce que je sais pas ce que je trouverai là-bas... mais.. les feu-follets sont censés nous montrer notre destin... et... Sophia a toujours chercher à me venir en aide... je ne pense pas qu'elle chercherait à faire le contraire dans l'au-delà... » Rosalie reposa son regard sur les feux follets en question. Elle hocha la tête en guise de réponse puis elle se remit en route dans la direction qu’ils indiquaient. « Au fait, qui est Sophia pour toi ? » Alors qu’elles étaient arrivées vers le volcan, les feux follets disparurent puis firent leur apparition toujours plus près du volcan. Ce dernier se mit d’ailleurs à gronder, à nouveau. Mais ce fut un peu plus violent que les fois précédente. Et cette fois-ci de la fumée en sorti, créant un nuage à sa hauteur. « Bon déjà, ça a l’air d’être un volcan explosif. C’est une bonne chose…on se fera pas brûler par de la lave. Ce volcan n’en projette pas. » Oui. Lire permettait d’apprendre des choses et d’être intelligente. C’était cool, non ? Les filles continuèrent d’avancer. Une petite idée germa dans la tête de Rosalie. Elle frappa la moire à la tête. Cette dernière se retourna en lui lançant un regard noir qui fait froid dans le dos « Bah quoi ?! J’essaie d’activer ton don de vision. J’aimerai bien savoir si on ne fonce pas tout droit vers une morte assurée. » Oui. La mort était quelque chose qui la faisait peur…Elle n’avait pas envie de mourir et de rester coincée ici. Clara commença à s’énerver. Et ça aussi ça faisait clairement peur. Elle était en train de crier. « Sérieusement ? Mais c’est quoi vos problèmes à tous là ? Vous avez fini de me frapper ou m’électriser ? » La moire regarda toutes les filles du petit groupe, une par une avant d’ajouter. « Les visions ça vient pas juste en me frappant, ok ? Non je préviens juste au cas où se décide de me frapper encore une fois ! En tout cas moi c’est bon. Débrouillez-vous sans moi et mes visions. » Puis Clara laissa ses fesses tomber lourdement au sol. C’était une blague ? Rosalie lança un regard désespéré aux deux filles encore debout, un regard qui voulait dire « qu’est-ce qu’on fait bordel ? ». Sérieusement, elles n’avaient pas le temps de se chamailler et de bouder !

Code by Fremione.



Rosalie : 100%
Objets : Un sac contenant de la nourriture, un couteau de cuisine, une barre de crunch et son trophée doré en forme d'hamburger.

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Le Berceau de la Vie

Mission
"
Je ne pouvais décidément pas l'accepter. Comment elles étaient entrain de me traiter franchement ? Déjà que l'autre revenant venait de retrouver sa mémoire et de me frapper en plein dans le nez. D'accord ! D'accord … Pour le coup il faut bien l'avouer que celui là je l'avais mérité. Je devais bien le reconnaître tout de même, j'avais voulu la découper en morceaux. C'était compréhensible dans un sens qu'elle veuille se venger tout de même. C'était pour cela que je n’avais pas réellement rouspéter quand elle m'avait mis son poing dans ma figure. Je l'avais simplement regardé avec le regard noir. Elle aurait pu me donner un coup dans le ventre non ? Ou alors sur la joue ! Mais pourquoi dans le nez ? Cela m'avait fait un mal de chien. En même temps c'était une demi-déesse, elle avait une force surhumaine la revenante. Elle m'avait cassé le nez mais vraiment ! J'avais sentis le cartilage de craquer sous sa force. C'était horrible, très horrible. J'avais même saigné pendant quelque instant. Je sais pauvre de moi … Elle aurait même pu taper sur l'épaule non ? Mais les nez quoi ! Elle avait défiguré mon visage, mon nez avait été tordu. Heureusement que je pouvais comme me régénérer. Non parce que je n'allais pas rester le nez tordu tout le temps. Je n’avais pas envie que mon nez gonfle sur le coup. Non merci mais je tenais quand même à mon magnifique visage. S'il était magnifique, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois pour le coup Aphrodite avait fait du beau travaille. Personne ne pouvait dire le contraire. Du coup j'avais comme réparé mon nez moi même. Et oui c'était cela avoir la classe tout de même. Pas la peine d’applaudir, je sais, je sais.

Bref ! C'était encore compréhensible tout de même qu'elle veuille me frapper. Mais pourquoi Alexis avait voulu me tuer franchement ? Ou du moins me tuer pendant un coure instant ? C'était quoi son délire à vouloir m’électriser. En plus, c'était elle qui avait dit que c'était dangereux l'électricité quand nous étions mouillés. Genre elle voulait m'aider … Genre j'étais leur dernière espoir. Les visions ne marchaient pas aussi facilement que ça. En plus le truc que je venais de faire juste avant c'était assez rare que cela m'arrivait. On ne pouvait pas prédire une autre vision. Non mais moi même j'étais encore surprise par la vision que j'avais eue. Normalement c'était beaucoup plus ''faible''. Je n'étais jamais parti comme ça, complètement ailleurs pendant une prédiction. Cette fois-ci ça avait été très fort. Mon cerveau avait fait tilt d'un seul coup et ça avait été horrible. Cela avait été aussi la première fois que j'avais ressentir la chaleur ainsi. J'avais réellement eu la pression de cramer. Bien sur ce n'était qu'une impression, du moins je l'espère. Parce que j'étais une créature quoi ! Comme je l'avais dit je ne pouvais pas ressentir, le chaud ou le froid. C'était comme cela. Je n'avais pas d'âme. .

Mais ce n’était pas une raison non plus de m’électriser quoi ! Les visions ne venaient pas en claquant des doigts. C'était des choses qui arrivaient sans prévenir. A force de réfléchir PAF je pouvais avoir une sorte de vision. Le pire dans tout cela c'est qu'elle ne m'avait même pas laissé les temps de lui expliquer les choses. Non, même pas le temps de lui expliquer les choses qu'elle m'avait envoyé son pouvoir en pleine face. J'avais commencé à tressauter dans tout les sens alors que l'électricité commençait à parcourir tout mon corps. Chaque recoin dont il pouvait avoir accès. Mes cheveux c'était d'un seul coup redresser sur ma tête. J'étais restée tétaniser sur place pendant quelque instant, je n'avais pas réussis à bouger d'un seul poiles. Impossible, on avait peu encore voir des petits éclaires passer d'un cheveu à un autre. Elle avait même osé me demander si je n'avais pas eu mal ! Tout ce que cela avait pu apporter, c'était qu’au moins grâce à cela j'étais de nouveau sec. Il n'y avait que cela de positive du moins. Il fallait que je la remercie n'est-ce pas ? Alors quoi de mieux que de lui sauter dessus pour la mordre ? Et puis comme cela elle s'était excusée. C'était la moindre de chose. Non parce que son premier pardon, je l'avais pas compté.

Et au final, voilà maintenant que c'était au tour de Rosalie de me donner une tape derrière la tête ? Sérieusement ? Elles n'avaient toujours pas compris je crois. Aucune d'elles n'avaient compris. C'était vraiment du n'importe quoi ! Alors j'avais simplement dit non. Non ! Non, non et non ! J'en avais marre de me faire frapper comme cela ! Alors elles allaient se débrouiller sans moi et mes superbes visions ok ? Il ne fallait pas abuser non plus. Je n’étais pas une machine où on mettait une pièce dedans pour pouvoir avoir quelque chose. Je n’étais pas une machine ! J'étais humaine ! Ou presque … En tout cas j'y ressemble beaucoup d'accord ? Alors on ne se servait pas de moi comme un vulgaire objet ou comme un toutou. Quand est-ce qu'elles allaient comprendre que je n’allais pas encore pouvoir déduire des trucs aussi facilement. Il faut réfléchir avant. Comme pour un problème en maths, on réfléchit bien avant d'avoir trouvé la réponse. Non ? On n’avait pas la réponse tout de suite. Et bien c'était presque la même chose ici. J'avais un don de déduction beaucoup plus supérieure que la plus par des êtres vivants. De tous les êtres vivants même. Alors je devais réfléchir avant de pouvoir avoir une autre vision. Et ce n’était pas en me frappant que ça allait m'aider à réfléchir correctement.

J'allais bouder aussi longtemps que je voulais. Je m'en foutais royalement j'avais encore des milliers d'année devant moi pour partir d'ici. Ce qui n'était clairement pas le cas de Rosalie en tout cas. Je savais ce que son regard voulait dire. Et j'avais limite juste envie de lui tirer la langue. Fallait pas me chercher et elle l'avait cherché amplement. Elles l'avaient tous chercher. Elle voulait savoir si on ne courrait pas tout droit à un danger n'est-ce pas ? Elle allait le savoir.

« Moi je dis vous allez jusqu'en haut du volcan et vous sautez directement dedans. Ce sera tous aussi rapide pour mourir. »

Se diriger vers un volcan. Et puis encore hein ? Autant sauter dedans par elle même. Au moins on ne patientera pas. Pas besoins de vision pour voir qu'on était entrain de se diriger vers le danger. On était entrain de se diriger vers un volcan. VERS UN VOLCAN !! Il y a de la lave là bas ! Elles pourraient mourir très facilement. N'allez pas vous imaginez que je m'inquiétais pour elles. Si elles pouvaient réellement sauter dans le volcan je serais terriblement heureuse. Cela me ferait la paix. Mais il faut l'avouer que sa question était plutôt débile. Très débile. C'est stupide de suivre les feu-follets vers le trou du volcan.

Je restais là assise les bras croisés sous ma poitrine avec le regard noir. Elles voulaient toutes que j'ai une vision ? Très bien j'allais en avoir une …

D'un seul coup je me relevais avant de faire un bruit d'étonnement. D'un geste de la main, je prenais l’œil que j'avais pris et mis dans mon sac un peu plutôt. Je commençais à le fixer, fixer encore et encore. Je restais ainsi pendant plusieurs minutes alors que je voyais du coin de l’œil les autres filles me regarder d'un air étonné. Puis je relevais le regard d'un seul coup vers Alexis qui se trouvait en face de moi. J'entrouvris la bouche comme pour crier avant de mettre ma main devant ma bouche. Je lâchais un petit cri étonné avant de me mettre à danser. Je commençais à faire des mouvements dans tous les sens. Je faisais complètement n'importe.

Je m'arrêtais brusquement.

« Je vois … je vois ... » commençais-je à dire avant de me tourner vers Alexis. « Il me faut plus d'énergie. Il faut que je touche quelqu'un … »

Je m'approchais de la déesse magique avant de lui sauter sur le dos. Sous la surprise on tomba une nouvelle fois toutes les deux au sol, moi au dessus d'elle.

« Je vois ... »

Je marquais une nouvelle fois une pause. Sentant Alexis bouger en dessous de moi, je lui ordonnai de ne pas bouger d'un seul poil. Il ne fallait pas bouger, pas du tout … Au bout d'un moment je fini par me relevais comme si de rien n'était. Je remis mes vêtements correctement sur moi avant de relevais la tête vers le petit groupe. Elles me fixaient toutes sans exception. Je haussais les épaules avant de leur dire.

« Quoi ? Bah en fin de compte ce n'était pas une vision ! Tout le monde peut se tromper. »

Je leur fis un petit sourire. Je sentis un truc au niveau de ma main. La regardant de plus près je pouvais voir un genre de liquide quelque peu gluant. L’œil ! Il était passé où ? Je regardais autour de moi avant de voir un peu de liquide pareille sur la tête d'Alexis. L’œil venait de dégouliner aussi sur la tête d'Alexis.

« Tu as un truc là ... » lui avais-je dit en montrant ma propre chevelure.

Je ne eu pas le temps de l'écouter se plaindre qu'un grondement se fit entendre au niveau de la montagne. Je me retournais alors avant de voir apparaître comme par magie un trou. Comme une sorte de grotte bizarre. Je ne savais pas ce que cela était mais il fallait que j'aille voir de suite. Je plissais un peu mes yeux essayant de mieux voir. Ma curiosité venait d'être piquée. Je devais aller voir. Tout en restant face au trou, je m'adressais au reste du groupe mais surtout à miss électrique.

« Ne te plains pas de cette bave bizarre ! Ce n'est rien franchement … En tout cas je ne sais pas vous mais moi je vais aller voir dans cette grotte là bas. »

Sans attendre une quelconque réponse, je commençais déjà à me diriger vers l'endroit. J'avais encore trop de question qui me trottait dans la tête. Et je trouverais les réponses par n'importe quel moyen. Alors tout était bon pour trouver des réponses comme aller dans cette grotte. Elle n'était sans doute pas apparut pour rien. Le seul moyen de savoir pourquoi c'était d'aller voir de nos propres yeux.

On arriva devant le trou quelques minutes plus tard. Il faisait assez sombre mais on pouvait voir un peu à travers grâce à la lumière de dehors. Je m'avançais à l’intérieure tant dis que les filles étaient entrain de me suivre derrière. Je sentais que quelque chose allait arriver d’une minute à l'autre. J'avais eu raison en voyant le trou qui se trouvait juste devant mes pieds. On avait du mal à le décerner. Il était difficile à voir tellement plus on avançait plus il faisait sombre. Bon très bien ! Sans rien dire, je m'approchais de la première personne qui se trouvait le plus proche de moi : Rosalie. Je la choppais par le bras et ne comprend pas vraiment ce qui lui arrivait sur le moment, elle ne riposta pas, se laissant faire pour mon plus grand plaisir. Je la tirais par le bras avant de la pousser brusquement dans le puits.

Je voulais savoir s’il y avait quelque chose de particulier. Il me fallait un cobaye alors c'est miss indestructible. Je tendais l'oreille entendant le crie de peur de Rosalie. Le crie s'éloigna de plus en plus avant de devenir inaudible. Impossible de l'entendre. Alors je me retournais vers les deux autres filles qui me regardaient les deux yeux grands ouverts. Je leur fis un de mes plus beaux sourires bien sadique avant de dire.

« A qui le tour ? »

Il fallait bien que j'ai ma revanche aussi n'est-ce pas ? La première qui réagissait fut Hippolyte. La fameuse demi déesse. Elle s'approcha de moi avec le regard noir. Attention … 3 … 2 … 1 ….

« A toi ! » M'avait-elle dit en essayant de me pousser.

Malheureusement, je fus plus rapide qu'elle. J'avais prédis son coup. Je savais qu'elle allait me pousser. Trop prévisible. J'arrivais à me décaler à temps lui faisant perdre l'équilibre et elle chute d'elle même dans le trou. On entendit son crie s'éloigner lui aussi petit à petit jusqu'à ne plus pouvoir l'entendre. C'était tant pis pour elle. Elle n'aurait pas eu l'idée de me pousser elle ne serait jamais tombé. J'espère pour elle qui n'ai pas de fond ce puits. Parce que sinon l'atterrissage leur sera fatal. A moins qu'il face comme dans Alice au Pays de Merveilles. Dans ce cas là c'était complètement autre chose. Je fini par me retourner vers Alexis qui n'avait toujours pas bougé.

« Et bien voilà ! On est plus que deux maintenant »

Je lui fis un grand sourire sur mon visage.




Clara : 100%
Kit de mission : une trousse de soins (25%) + boîte d'allumettes + spray à la menthe + couteau suisses + du crunch


Louise Hollen


« Murmure leur
qu'ils floodent trop ! »


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________________________________________ Mer 11 Mai 2016 - 22:34


Le berceau de la Vie

Balade en foret !
Louise observa l'homme qui venait d’apparaître, l'air choquée. Judah ? Ici ? En même temps que Hadès ? Enfin que llui même mais sous sa forme enfant ? Son regard passa de l'un a l'autre rapidement, essayant de comprendre ce qu'il se passait Visiblement les deux homes se connaissaient déjà, ou allaient se connaître, sauf que visiblement, la venue du dieu avait révélé a... lui même qui n'était pas lui même qu'il serait le père d'Elliot. La princesse soupira avec l'impression qu'un pois énorme s'abattait sur ses épaules.

"Il veut savoir lequel d'entre vous aura des enfants."
fit elle simplement a l'intention du dieu en fixant Elijah.

"Sérieuse ? Pourquoi ?"
Judah avait l'air surpris par cette révélation mais rapidement, un petit soupire vint reprendre sa place habituelle sur son visage. "Oh oui attends, là il ne le sait pas encore, c'est ça ? Donc c'est pas encore moi. Ca roule ma poule !" lâcha il en lui abattant la main sur l'épaule, essayant de se donner un air viril.

Ce fut brusque et Louise fut un instant déséquilibré, penchée sur le coté a la limite de se casser la figure, mais rapidement elle se redressa en retenant une grimace et en faisant rouler son épaule. Enfin ce fut ca jusqu'à ce qu'Elliot n’apparaisse et ne la … félicite d'avoir un corps ? Louise baissa les yeux sur elle même un instant sans comprendre avant de relever le visage.

« Contente aussi de te voir ... Mais Elliot ! T'es mort ? »
L'autre avait bien dit qu'elle était dans le sommeil éternel non ? « Lily a me tuer... Enfin ... si elle le pouvait je suis sure que c'est ce qu'elle ferait... »

"Y a que moi que ça étonne qu'il soit là en trois exemplaires ? J'ai pas signé pour être dans un remake du Jour du Docteur version dieu des enfers."

La princesse observa Judah, Elijah et Hadès, passant de l'un a l'autre comme une balle de ping pong.

"Stop ! Stop stop stop stop ! Attendez si vous êtes lui sans être lui ... Vous êtes qui exactement ?"
finit elle par demander au plus âgé des trois. Non parce que là … elle commençait a sacrément pédaler dans le yaourt. Elliot disait qu'ils étaient la même personne. Mais Judah disait que non. Alors au final, autant demander au dernier protagoniste non ?

« Qui suis-je ? »
Répondit il avec un petit sourire qui ressemblait drôlement a celui de Judah : « On me surnomme le Dragon. Et j'ai la vague impression vue l'expression sur ton visage, que toi et moi on se connait. Ou qu'on se connaitra."

Son visage c'était décomposé en entendant le nom. Quelle idiote ! Pourquoi n'avait elle pas fait le lien plus tot ? Pourquoi n'avait elle pas réfléchit un instant ? Repenser aux inscriptions dans le château, a l'alphabet du dragon, a tout cela. Le dragon, le serpent, cette sale bestiole qui avait tout a voir avec Eleanore et la chose qui l'avait attaqué dans la grande vallée.

"Effectivement on se connaîtra, mais pas directement. C'est un plaisir tout relatif de vous rencontrer en personne. Vous avez presque réussit a avoir ma peau Donc si dans mon avenir vous pourriez éviter de recommencer, ca me ferai diablement plaisir »
Lacha elle d'une voix amère.

Non mais pourquoi devait elle toujours trouver les gens qui voulaient sa peau presque sympas ? Hormis Poséidon qu'elle ne pouvait vraiment pas se voir en peinture … Elle pensait pouvoir entretenir une discutions civilisé avec quasiment toutes les personnes qui avaient voulue la tuer. Mais le dragon … Réellement elle ne se sentait pas de taille a l'affronter. Se souvenait encore des flammes qui brûlaient dans les yeux de ses sbires, de la violence dont ils faisaient preuve, de tout ce qu'il avait voulu obtenir. Melody entre autre.

Elle avait détourné le regard, observant autour d'elle pour voir si il n'y avait pas une échappatoire, n'importe quoi. Elijah (elle venait enfin de faire le lien, Apollon lui avait mentionné le nom du futur Judah mais sans lui expliquer réellement qui il était) lui avait dit qu'elle était morte, ou plus tot qu'elle était endormie pour toujours. Une sorte de comas ? Mais il avait en suite expliqué que les époques se chevauchaient ici. Alors quoi ? Est ce qu'Elliot était mort lui aussi ? Et est ce que … Elle l'aperçut. Cette silhouette allongée et fine qui se dessinait au loin, s'approchant lentement, quelques volutes de sable doré autour d'elle.Louise se sentit tout a coup submergée par a joie. Il était la. Il était venue, elle n'avait plus rien a craindre.

La princesse se mit sur la pointe des pieds et lu fit un grand signe de la main, un grand sourire illuminant son visage. Pendant un instant elle eut envie de les planter là, tous autant qu'ils étaient juste pour aller le voir. Le remercier d'être là. Mais non, elle ne pouvait pas les laisser comme ca, pas avec mini Hadès juste a coté. Surtout avec le dragon. La princesse se tourna soudainement vers Elliot. Le premier objectif était de mettre les petits en sécurité.

« Est ce que tu pourrai ramener Artémis et Hadès chez eux ? Ou essayer de contacter Heimdall pour lui dire de venir les chercher tu penses ?


"Je viens juste de débarquer. On est où là ? C'est une teuf ? Une méga teuf des Enfers ?"
répondit il d'un ton stréssé.

Oui effectivement pour lui ca ne devait pas être simple.

"Je crois qu'on est tous un peu perturbé par ce qui se passe ici. Le mieux c'est que vous rentriez tous chez vous. Enfin... Toi, toi, toi et ce rôdeur qui a l'air de vouloir venir par ici." dit il en pointant du doigt Elliot, Judah, elle et Sebastian.

"Ca me va."
répondit Judah qui eut une petite pose réfléchie. "Mais tu peux garder fesses plates, elle nous sert à rien."

"Hey !"

Sans hésiter, Louise lui mit un coup de coude en lui lançant un regard noire qu'il lui rendit bien, sous l'oeil blasé d'Elijah.

"Ne nous laisse pas..."


Elle dut se faire violence pour ne pas sursauter. La voix inquiète de mini Hadès dans sa tête était surprenante, et qu'il puisse utiliser la télépathie sans que les autres l'entende était une sacré surprise.

"Je n'en ai pas l'intention."
répondit elle mentalement a l'intention du garçon en jetant un regard suspicieux a Elijah qui avait penché la tête sur le coté … comme si il les avait entendu ? Elle recula d'un pas. Prendre de la distance, s'éloigner. "Je ne vous les laisserai pas, c'est hors de question. Ils vont repartir avec nous."

Et ce n'était pas une demande. Rapidement, la jeune femme fit demis tour et rejoignit les deux enfants sous l'arbre. Avec douceur, elle se pencha vers Artémis et lui pris la pomme des mains, avant de lui passer la main sur le crane.

« Merci Artémis... »


Ils étaient courageux. Son regard se porta vers l'arbre dont elle avait l'impression qu'un susurrement sortait, comme si quelque chose se trouvant dans l'arbre tentait d'entrer en contact avec elle … alors qu'Elliot, Elijah et Judah discutaient entre eux.

"Pourquoi ne pas me les laisssssser ?"


Elle sursauta et leva les yeux vers les branches en les scrutant de font en comble. On aurait dit … Elijah, mais sous une forme différente. Sous sa véritable forme. La princesse baissa les yeux vers les deux enfants, terrifiés avant de faire un sourire a Sebastian qui s’avançait vers leurs groupe. Il avait l'air éprouvé, les yeux rougis, l'air un peu hagard. Ses yeux bruns se baissèrent vers la pomme qu'elle tenait. Elle avait l'air normale au touchée lorsque ses doigts fins caressaient la peau tendre du fruit. Pourquoi ? Pourquoi tout cela a cause d'une pomme ? Kidnapper Artémis. Laisser Hadès être terroriser.

"Parce que je ne vous fait pas confiance. Et que vous êtes dangereux. Et qu'ils ont peur, et ... on ne laisse pas des enfants avoir peur face a quelque chose qu'ils ne peuvent pas combattre."

Elle avait dit cette dernière phrase en regardant le gardien qui venait de s'approcher. Les adultes devaient protéger les enfants, toujours. Mue par une pulsion soudaine, elle fit un pas vers lui et … s'arreta en plein mouvement. Parce qu'elle ne savait pas quoi faire. Elle aurait aimé le prendre dans ses bras mais c'était un peu... trop non ? Surtout quand on savait que le gardien n'aimait pas les contacts. La princesse baissa un instant les yeux en cherchant ce qu'elle pourrait dire avant de sentir un contact sur sa main. Sentir celle de Sebastian contre la sienne qui la pressait doucement, comme pour s'assurer qu'elle était réellement là. Le gardien ne la regardait pas directement, les yeux baissés sur cette main qu'il avait attrapé. Qu'il relâchait doucement, mais Louise ne lui en laissa pas l'occasion et avant qu'il ai pu totalement e détacher d'elle, elle lui attrapa la main a son tour et entrelaça ses doigts au siens.

"Des enfantssss..."
sussura la voix une nouvelle fois. "Des enfantssss innocentssss ?"

« Je suis contente que tu sois la .. »
Murmura Louise au gardien alors que la chose se laissa glisser sans qu'on puisse encore la voir.

"Je ne sssssouhaite pas leur faire du mal. Au contraire. Je compte les laisssser repartir, quand il aura croqué danssss cette pomme."


La mâchoire de la princesse se serra.il allait arreter ou a vouloir les forcer a la manger cette pomme ? Elle ne pouvait pas les laisser comme ca, ne pouvait pas les laisser avoir peur. Lentement, doucement, ses doigts se séparèrent de ceux de Sebastian et elle ramena sa main a elle, effleurant au passage celle du gardien avant de poser ses mains sur les épaules des enfants dieu pour les faire passer dans son dos, entre elle et Sebastian. Ses yeux cherchaient, scrutaient le sol dans l'espoir de voir l'herbe aplatie sous le ventre de la créature, la repérer, la voir. Ce serait idiot de laisser les enfants se faire attraper par elle, d'ou le fait qu'elle les ait mis entre elle et Sab.

« Pourquoi ? Ca vous avance a quoi vous ? »
Elle fit une petite pause, laissant son esprit vagabonder un instant la pomme toujours dans sa main. « Et ça fait quoi si un humain croque dedans ? »

"C'esssst moins amussssant."


Moins amusant ?


"Pourquoi moi ?"

Hadès referma subitement la bouche, comme si il regrettait d'avoir parler, d'avoir demander. Tout a coup, il sentit quelque chose autour de lui et regarda a droite et a gauche, sans rien voir et pourtant, le serpent semblait etre la, autour de lui, invisible, a lentement l'entourer. Louise se mordit l'intérieur des joues un instant avant d'inspirer une bouffée d'air. Il avait le droit de savoir pourquoi tout le monde s'acharnait a le trouver.

"Parce que dans le futur, tu aura un enfant, et qu'il se passera quelque chose d'important avec lui."


Son regard dévia vers Elliot. C'était un brave garçon, courageux. Et pour elle, son destin n'était pas tout tracé. La princesse se tourna vers les enfants, jetant un regard vers Sebastian comme pour s'assurer que le gardien veillerai sur ses arrières. Il lui fit un hochement de tête et elle répondit par un sourire avant de s’accroupir pour se mettre au niveau d'Hadès et d'Artémis. Leur faire un sourire rassurant, ne pas laisser la peur gagner.

"Mais pour que tu ai un enfant, il faut que tu croques dans cette pomme, c'est pour ca qu'il vous a fait venir ici. "
Elle leva les yeux vers Sebastian avant de revenir sur le garçon, en lui caressant doucement la tête. « Je ne sais pas ce que ca fera si tu la croque ou si tu ne le fais pas. Je sais seulement que le monde que je connais changera surement. »

Louise se releva, le regard fixé sur la pomme. Pourquoi elle ? Pourquoi celle la ? Elle avait bien compris que si Hadès ne la mangeait pas, Elliot ne viendrait pas au monde. Et elle ne le voulait pas, il méritait de vivre. Chacun devait avoir sa chance, chacun devait pouvoir vivre. Et en même temps, elle ne se sentait pas capable de forcer Hadès. Il devait faire ce choix de lui même. Ou ne pas le faire. Ne pas suivre les instructions du dragon, ne pas lui obéir. Ou le faire volontairement. Même si il ne s'agissait que d'un enfant.

« Tu dis que ce sera moins amusant ? »
fit elle en s'adressant au dragon. « Mais on est pas la pour s'amuser. »

Louise approcha le fruit de sa bouche et croqua dedans, avant de mastiquer un instant la pomme et de l'avaler tranquillement. Le fruit était sucré, juteux, doux et agréable a manger, et a peine fut il passé dans sa gorge qu'elle sentit un poids dans son estomac, comme si il était remplis. Au moins c'était claire, elle n'aurait pas faim avant un moment. Il y eut un moment de silence, comme si le temps c'était arrêté, comme si on retenait son souffle … Elle leva les yeux vers l'arbre en voyant serpent, visible a présent, qui la fixait avec attention de ses yeux fendus. Il était là haut, sur la dernière branche de l'arbre, la tête levée vers Louise en sifflant doucement.

"Que croyaissss tu que ça aurait comme effet ssssur une sssimple mortelle ?"


Elle ne répondit pas, laissant son bras retomber le long se son corps tout en se tournant vers les deux enfants avec un grand sourire amusé. Le dragon ne répondait pas a ses questions, pourquoi prendrait elle la peine de faire le contraire ? Si la pomme avait été dangereuse pour Hadès elle aurait certainement été mortelle pour elle. Et vue que de toute faço elle était morte, autant qu'elle serve a quelque chose non ?

"Tu vois, ce n'est pas empoisonné ou quelque chose comme ca. "


Elle avait voulu le rassurer. Qu'il sache que non, ce n'était pas un piège. Qu'il soit rassuré, un peu. Qu'il arrête d'avoir peur. Elle n'aimait pas qu'il ait peur. Et pourtant, la pomme semblait avoir … un effet, contrairement a ce qu'elle pensait. Des voix. Elle entendait des voix dans sa têtes. Des murmures. Des milliers de murmures, des milliers de voix, là, présentes … Et pourtant lointain. Elles ne la gênaient pas, ne faisaient pas mal, elles étaient juste … là. Dans sa tête, sans pour autant qu'elle ai l'impression que ce soit dangereux. Louise se redressa et s'étira un instant, contente de se savoir morte mais toujours là. Est ce qu'on pouvait mourir en étant mort ? Et ...Oh bordel mais pourquoi Judah avait le trident entre les mains là ? Et il … Ah oui, il avait l'air de clairement vouloir tuer Elliot qui venait de reculer d'un pas. Pour régler leurs … soucis ?

Non mais il avait pété un boulon c'était pas possible. Et pourtant Louise hésita. Primo, Hadès n'était pas censé avoir le trident entre les pattes. De base, parce que la dernière fois qu'elle l'avait vu c'était sur Neverland et aux dernières nouvelles les dieux n'y passaient pas leurs vacances. Et puis Elliot était le dieu de la renaissance, et il était puissant. Et honnêtement, elle n'avait pas spécialement envie de se trouver au milieu de deux dieux qui s'affrontaient a pleine puissance. Et pourtant, elle ne pouvait pas laisser le jeune homme tout seul face a son père ! Louise soupira en levant les yeux au ciel avant de se tourner vers Sebastian, l'air totalement blasé par le comportement des dieux.

« Je te les confies »
fit elle en parlant des enfants. « Faut que quelqu'un aille leur botter les fesses là... » Puis elle baissa les yeux vers les deux Minis. « Restez avec Sab, il vous protégera. C'est mon ami, je lui fais confiance... je reviens vite. »

Non, elle n'allait pas les abandonner. Juste aller prendre les deux grands dadais par les oreilles et leur cogner la tête l'une contre l'autre. Peut etre que ca leur rappellerai que non, les familles ca ne sert pas a s'entre tuer les dimanches après midi sur les coups de 14h55, quand vous savez que vous avez déjà pris tous les bains que vous pouviez prendre ce jour-là, quand vous savez que vous aurez beau vous écorcher les yeux sur les articles du journal, quelques qu’ils soient, vous n’arriverez jamais à les lire vraiment, ni à appliquer cette révolutionnaire nouvelle technique de taille des arbres qu’on y décrit, quand vous savez que, tandis que vous contemplez la pendule, les aiguilles s’avancent inexorablement vers le chiffre quatre, funeste présage de cette languissante heure du thé, triste tasse pour les âmes.
Bref, elle allait leur botter les fesses.

Sauf que voilà. Elle n'atteignit jamais sa cible puisqu'un coup d'ailes la perturba. Louise se prit un coup d'ailes dans le dos (oui vous avez bien lu), qui la déboussolla une seconde jusqu'à ce qu'elle entende un :

« Je suis désolé ! Pardon ! Je ne les contrôle pas. Désolé. »


Hein ? La princesse se tourna pour voir avec stupéfaction que
1 – elle allait pouvoir ouvrir une entreprise de transplanage parce qu'elle avait encore changé d'endroit et se trouvait a présent ailleurs ..
2 – un petit garçon l'observait, au moins aussi chamboulé qu'elle, et ne cessait de s'excuser de l'avoir bousculé avec sa paires d'ailes.

"Je ne vous avais pas vue arriver. Je tentais de m'envoler."


Il était blond, avec de grandes ailes blanches dans le dos. Une sorte de petit Tarzan ailé, avec un pagne en feuilles. Il ne fallait pas etre devin pour se rendre compte qu'il s'agissait de mini-Hermès. Celui ci était d'ailleurs prêt a s'envoler a nouveau quand Louise, qui c'était refermée la bouche avec sa main droite, la tendit soudain vers lui.

"Attends ! Tu es Hermès c'est ca ? Tu peux ... me ramener auprès des autres s'il te plais ? Je me suis perdue."

"Tu sais qui je suis ?"

Elle s'arreta alors qu'il se tournait vers elle et fouilla dans son sac pour prendre un Arlequin. Là pour le coup, elle avait besoin d'un petit remontant. Elle ne savait pas comment et pourquoi elle était dans la grande vallée ... mais elle y était. D'un geste négligeant, elle en tendit un a Hermes qui fit un bond en arrière en se soulevant doucement avec ses ailes avant de lui jeter un regard suspicieux.

"Moi je ne sais pas qui tu es."


Évidemment. Elle elle pouvait facilement les reconnaitre mais eux non. Ceci dit, elle avait toujours imaginé Hermes en petit brun.

"Je m'appelle Louise. Je suis ... euuuuh ... je suis totalement paumée pour le coup".


"Tu es grande pour être ici."


C'était normal qu'il soit surpris, après tout elle avait eut la même réaction face a Clara lorsque celle ci lui avait dit son prénom du monde des contes. Et puis dans la grande vallée, hormis Hypérion et Heimdal, il n'y avait foule d'adultes. Lorsqu'il vit qu'elle mangeait le bonbon, Hermès s'approcha pour mieux et finit par prendre le bonbon qu'elle avait dans la main.

"C'est tout coloré."
dit il avant de le mettre dans sa bouche. Avec le papier.

Quand a Louise, elle avait l'impression que le monde tournait a l'envers, sans elle. Et elle lâcha un petit rire nerveux, mettant une main devant sa bouche en se retenant difficilement d'éclater de rire. C'était nerveux mais elle ne pouvait pas s'en empecher surtout en entendant le bruit du papier contre les dents du garçon.

"C'est bizarre comme goût."
reprit il avec un air un dégouté.

"Non mais faut enlever l’emballage !"
Rapidement elle en sortit un autre et lui montra comment retirer le plastique autour."Sinon évidemment que ce n'est pas bon "

« Pourquoi tu es tout seul toi ? Tu n'es pas avec les autres ?"


Elle lui jeta un regard et le vit cracher le Arlequin poisseux de salive dans sa main … Avant de regarder autour de lui et de le laisser discrètement tomber sur le sol avant de mettre son pied dessus en faisant mine de rien. Il n'avait rien fait, un vrai petit ange … Il attrapa le nouveau bonbon et le porta rapidement a sa bouche. Bon, sa tête était un peu étrange au début, après tout le goût était assez fort mais au final, il semblait bien aimer.

"Je ne suis pas seul. Ils sont tous rassemblés aux abords de la Grande Vallée. Moi je voulais juste... juste..."
Il regarda autour de lui puis vers le ciel. "Je voulais m'envoler pour les aider, mais je n'y arrive pas." reprit il alors que ses ailes se rapprochaient de lui.

Les minis dieux c'étaient rassemblés ? Sûrement a la recherche d'Artémis et Hadès... Elle aurait aimé le réconforter et l'encourager mais une voix la coupa au moment ou elle ouvrait la bouche.

"Mais tu y arriveras un jour."


Les ailes du petit Hermès reprirent leurs tailles normales et s'ouvrirent dans son dos alors qu'il fixait le nouveau venu dans le dos de Louise. Son regard descendit rapidement vers la princesse alors qu'il reculait de quelques pas. Il n'avait pas l'air paniqué mais donnait plus tot l'impression d'avoir été surpris en train de faire une bêtise.

"Je suis désolé. Elle est venue me parler. Je l'ai trouvée là. Je ne savais pas si je pouvais. Désolé."


"Ce n'est pas un soucis Hermès. Tout va bien. Tu n'as rien fait de mal et Louise est une amie."
Elle c'était retournait et faisait la présent face a Hypérion qui la regardait avec un petit sourire. "Viens, il va falloir nous dépêcher." Rapidement, il lui fit un signe de la main avant de se remettre en marche. "Viens aussi avec nous Hermès." Le titan continua sa route sur quelques pas avant de s'arrêter net et de se tourner vers elle avec un air inquiet... "En aurais tu encore un sur toi ?"

Encore un ? Encore un de .. Oh oui, les Arlequins ! Rapidement, elle sortit le sachet de son sac et le tendit vers lui pour qu'il se serve, ce qu'il fit sans hésitations en plongeant la main dedans. Bon sang mais qu'est ce qu'il se passait ? Elle n'avait connu Hypérion que calme et posé et voilà qu'elle avait l'impression d'avoir a faire a un hyperactif en manque de Arlequins !

"J'ai vue Hadès et Artémis, ils sont avec le Dragon mais Elliot est venue et Sab aussi et j'étais morte et ...  »

"Tu les as vues ??"

Aie, son tympan. Il venait de rendre l'ame.

"Tu l'es toujours."
De ? Morte ? Ah oui mais ce n'était pas grave ca ! "Quand à Artémis et Hadès, il ne faut pas t'en faire, ils vont bien. Toi aussi Hermès, pas besoin de t'inquièter, ils vont bientôt rentrer"

Commença elle a die a toute vitesse en le suivant alors qu'Hermès trottinait a coté d'eux, faisant de grands bons alors qu'il planait presque a chaque saut, jusqu'à ce qu'ils arrivent a un arbre très vieux et ne s’arrêtent devant brusquement. Un instant, Louise crue qu'elle allait percuté le dos d'Hypérion et se mit sur la pointe des pieds en tendant les bras pour s'arreter avant de retomber sur ses talons et de pencher la tête sur le coté pour voir de quoi il s'agissait.

"Nous y sommes. Le plus ancien de tous les arbres."
Tout a coup, il se pencha par terre et attrapa quelque chose avant de se redresser, visiblement très content de lui. "Une étoile d'arbre. Je connais quelqu'un qui sera contente."

La princesse s'arreta, jetant un regard surpris a Hypérion. Ok l'arbre avait l'air vraiment très vieux mais … Qu'est ce qu'elle fichait là ?

"Vous voulez que j'en fasse quoi ?"
demanda elle finalement. "Que je le soigne ou que je le change en table IKEA ?"

Non parce que là, elle ne voyait pas. Ceci dit, sa remarque le fit rire et il lui tapota l'épaule.

"Cet arbre était ici quand on est arrivé. C'est lui qui maintiens cet endroit en place. On est au coeur même de la Grande Vallée."

Ouais donc il vallait mieux éviter la table IKEA. Quand ils étaient arrivés ? Alors ils n'habitaient pas ici de base ? En tout cas c'était assez impressionnant, surtout vue l’enthousiasme du titan. Ce lieu était sûrement vachement important. Il avanca vers elle et tapota l'emplacement de son cœur de son indexe recourbé.

"Pour ce qui est de ça, ne t'en fais pas, il va repartir tout seul."


Oh. elle n'avait même pas remarqué que son cœur ne battait plus. Lentement, elle porta la main a sa poitrine et la posa dessus en cherchant a retrouver les battements de son cœur. Mais non, ca faisait un grand grand vide. C'était assez effrayant. Hypérion se retourna pour s'approcher de l'arbre après avoir tendu l'étoile d'arbre à Hermès en lui demandant de le garder précieusement pour lui. Le petit garçon la pris d'un air tout fier, après tout c'était une responsabilité confiée par Hypérion lui même, ce n'était pas rien ! De quoi rendre ses frères et sœurs jaloux, clairement. Quand a lui, le titan s'approcha de l'arbre et posa ses mains dessus, puis son oreille avant d'appuyer la tête sur le coté pour sentir le cœur de l'arbre.
Vous ne saviez pas que les arbres avaient un cœur qui battait ? Incultes.

Hypérion resta immobile un instant avant de recuket, tout content.

"C'est parfait !"


Oui, sans doute ? Il s'approcha de Louise et l'attrapa par les épaules pour la mettre tout contre l'arbre. "Ne t'en fais pas, ça sera rapide. C'est toujours un plaisir de te voir Louise."

« Euuh ... merci, moi aussi ? »

Elle ne comprenait absolument rien de ce qui se passait. Il voulait quoi ? Lui mettre une pomme sur la tête et jouer aux fléchettes avec ? Bon, elle se disait que ca devait être un chouilla plus important mais quand même ! Une ou deux explications n'étaient pas du luxe non ?

"Dites, juste pour savoir ... pas que je remette en cause vos idées mais .. Vous faites quoi exactement ?"

Elle c'était laissée faire. Après tout elle faisait confiance au viel homme même si pour le coup, elle n'avait pas super envie qu'on l'envoie ENCORE elle ne savait ou, surtout quand elle savait que Mini Hadès et Mini Artémis étaient avec ce psychopathe de dragon et qu'Eliott et Judah étaient a deux doigts de se crêper le chinions.

"Hum ?"


C'était une réponse ca ???

Elle se tue soudain en sentant comme un choc dans son dos, dans son être. Plaquée contre l'arbre, elle ne pouvait plus bouger, ne pouvait plus rien faire. Elle sentit des coups au niveau de son cœur, comme si on frappait dans sa poitrine. Puis une chaleur douce et agréable se déversa dans ses membres, passant de son dos au bout de ses doigts, dans ses jambes, dans sa tête. Elle vivait. Re vivait. Se liait, fusionnait a l'arbre pour redémarrer son cœur, son être. Se sentait solide, sentait ses racines enfoncées dans la terre, profondément pour capter l'eau et les nutriments. S'accrocher a la terre pour résister aux tempêtes. Sentait la fraîcheur de l'air contre elle, ses branches qui se tendaient vers le ciel toujours plus haut et que le vent léger caressait. Elle était l'arbre. Leurs deux cœurs battaient a l'unisson, une mélodie parfaite, sans la moindre dissonance.Tout était plus fort, moins humain. Elle avait l'impression que rien ne pourrait la déloger de là ou elle était, qu'elle était en harmonie avec la nature.
Un rythme lent. Régulier. Inarrêtable.

Elle était bien. Ne voulait pas bouger. Jamais elle n'avait atteint une telle sensation de bien être. Lentement elle ouvrit les yeux, toujours a sentir l'écorce de l'arbre contre sa peau, contre ses doigts. Elle se sentait elle même. Lentement, elle ouvrit les yeux, et croisa le regard d'Hypérion. Elle n'eut pas besoin de plus pour se rendre compte que ca allait être le moment. Celui ou elle partait, encore.


Et pourtant, elle avait tellement de questions a lui poser ! De choses a comprendre a savoir. D'ou venaient les dieux ? Pourquoi venir ici ? Pourquoi les aidait ils ? Comment sauver Hadès en laissant Elliot venir au monde ? Comment l’empêcher de devenir Surt ? Comment vaincre Chronos ? Pourquoi aimait il autant les Arlequins ? Qu'en était il des autres titans ? Quel était le rôle d'Ellie ? Comment marchait le sable noir ? Qui étaient les gardiens ? Et les bâtisseurs ? Pourquoi Chronos voulait il détruire le monde ? Quel était réélement le rôle des Déesses magiques ? Et les cavaliers ? Comment ? Pourquoi ?

"Qu'est ce qu'on peut faire ?" demanda elle finalement.

Qu'il comprenne ce qu'il voudrait. Hadès. Artémis. Le Dragon. La pomme. Ce fichu Serpent. Les dieux. Plus tard. L'avenir. Tout. Mais ce n'était pa comme avant. Lorsqu'a l'époque ou elle était venue avec Sebastian, elle avait eut dans la voix, des intonation ...De désespoir, de tristesse. Mais aujourd'hui, elle lui demandait conseil. Sure d'elle. Plus solide.
Hypérion hésita un instant alors qu'Hermès le regardait l'air intrigué. Le titan lui rendit son regard avant de reporter son attention sur Louise.

"Prendre soin d'eux ? Ce sont de grands enfants."


Le petit garçon battit des ailes un instant comme si elle symbolisaient sa volonté de comprendre, mais il finit par faire un sourire au viel homme. Après tout lui même souriait aussi donc ca ne devait pas être si grave non ? Il battit des ailes encore et encore, les sourcils froncés pour marquer sa concentration, les poings sérré … et il s'envola, laissant les deux adultes cloués au sol sans pouvoir s'en détacher. Ils le suivirent des yeux un instant avant que le titan ne reprenne.

"On a tous besoin de quelqu'un pour veiller sur nous. C'est important de ne jamais se sentir seul."


Un sourire qu'elle lui rendit avant de sentir une main dans la sienne. La princesse baissa les yeux pour voir le visage du petit Hadès, sa main dans la sienne. A nouveau près du pommier. A nouveau avec lui. Avec eux. Tous. Elle avait voulu voir Eliott Judah et Elijah et au lieu de ca, elle se trouvait près d'Hadès face a Sebastian et Artémis. Avec un cœur qui battait a nouveau et la main du garçon dans la sienne.



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Elliot Sandman


« Des bulles pour les globules ! »


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________________________________________ Jeu 12 Mai 2016 - 10:13


« Life isn't always what you think it'd be
Turn your head for one second and the tables turn
And I know, I know that I did you wrong
But will you trust me when I say that I'll
Make it up to you somehow, somehow... »

Morphée avait disparu, j'avais retrouvé la terre ferme et pourtant, je n'avais jamais eu autant l'impression d'être dans la quatrième dimension.

"Y a que moi que ça étonne qu'il soit là en trois exemplaires ? J'ai pas signé pour être dans un remake du Jour du Docteur version dieu des enfers."

J'avais regardé les trois Hadès qui se trouvaient à différentes distances. Je savais que le temps n'existait pas en cet endroit, d'où leur présence en même temps. Il n'empêche que ça me perturbait encore plus que je ne l'étais déjà.

"Et dire que j'étais venu pour le tuer..." soupira Judah.

"Hein ? Comment ça le tuer ? Le tuer... moi ?" fis-je, éberlué.

"Non, Sebastian, parce que c'est lui qui va devenir un guerrier sanguinaire. Evidemment que je parle de toi."

On en apprenait tous les jours. Alors, c'était ça qu'il avait en tête depuis le début : me supprimer. Bizarrement, cela provoqua seulement un fourmillement dans mon corps. Rien de plus. Je savais que mon père ne me portait pas dans son coeur.

"Je ne deviendrai pas ce type-là."
assurai-je en songeant à l'ombre de Surt. "Faut que je le répète combien de fois pour que ça rentre dans ta caboche ? Tu me vois comme un espèce de monstre mais tu aurais juste besoin d'un miroir."

"Arrête !" poursuivit Judah sur le même ton exaspéré. "Ta mère est au bord du suicide, Artémis prend des vacances tout le temps, Apollon ne quitte même plus Olympe. Et tu te souviens de la dernière fois où tu as vu Arès ? S'il reste encore un dieu bien debout, c'est moi."

"Tu vas pas me mettre sur le dos tout ce qu'ils font ! C'est pas de ma faute, ça !"

"Tu crois que ça n'a rien fait à ta mère d'apprendre que tu seras Surt ?"

"Surt...?"
fit Elijah, à la fois surpris et intrigué. Je rêvais ou je percevais également une note d'excitation ? Ce mec était vraiment louche.

"Tu calmes ta joie, le serpent venimeux." lui lançai-je d'un ton cinglant.

Puis, reposant les yeux sur Judah, je repris :

"Je sais très bien que Maman va mal à cause de moi, mais je fais ce que je peux. Et il y a une chose de sûre : je ne deviendrai pas Surt. Alors si ton plan c'est de me tuer aujourd'hui, vas-y tout de suite. Change le cours du temps maintenant. Fais un truc bien une fois dans ta vie. Achève-moi."

Sans le lâcher du regard, j'ouvris grand les bras vers lui comme pour lui offrir mon coeur ou tout du moins, les pleins pouvoirs de décision sur ma vie ou ma mort. Qu'il aille jusqu'au bout. Même si je n'avais pas spécialement envie de mourir, c'était une solution judicieuse pour contrecarrer le destin. Je tentai de garder mon esprit fermé afin de ne pas songer encore une fois à tous ceux que je laissais derrière moi. Un sacrifice pour qu'ils vivent tous... ce n'était pas si cher payé.

Judah me jaugea d'un regard perçant puis annonça d'un ton tranquille :

"Soit."

Il tendit sa main pour faire apparaître le Trident, l'arme divine de Poséidon. Où était passé le gros poisson, d'ailleurs ? On m'avait vaguement parlé de Neverland mais je trouvais ça étrange qu'il ait voulu devenir un garçon perdu. Il n'était pas un peu vieux ? Bref, ce n'était pas le moment pour réfléchir à ça. En fait, j'essayais de focaliser mon esprit ailleurs, car l'apparition du Trident me fit frémir. Par réflexe, je reculai d'un pas, tout en gardant pourtant les bras bras écartés. Judah remarqua ma frayeur et un sourire satisfait étira ses lèvres minces. Comme pour le défier, je déclarai d'un ton incertain :

"J'ai... j'ai pas peur."

"Dit-il en reculant d'un pas."
acheva mon père d'un ton triomphant.

"Ca va, tu veux écrire la fin de mon histoire ?" fis-je, agacé par son sens de la répartie. "Tu veux un stylo bille ?"

Je lui décochai un regard furibond et tentai de me détendre en ajoutant :

"Alors, euh... on fait ça où ? Parce que devant des enfants, c'est pas top... faudrait un coin sympa..."

Le mini-Hadès et la petite blonde étaient très loin, mais ils risquaient de me voir plantés sur la fourchette divine, de quoi leur coller des cauchemars. Je n'avais pas envie de les traumatiser. Je devais mourir proprement dans un endroit désert, ça serait beaucoup mieux.

Pendant que je réfléchissais, je vis du coin de l'oeil Elijah avancer d'un pas vers Judah, comme pour mieux admirer le spectacle à venir. Sale reptile.

Alors que ma fin approchait, je me rendis compte d'un truc important :

"Faudrait que j'écrive une lettre d'adieu, non ? Parce que Maman, François, Lily... ils vont tous te détester. Alors que si j'expliquais que c'est aussi ma décision, ça passerait peut-être mieux ?"

"C'est inutile. Je ne compte pas rentrer."
coupa mon père d'un ton désinvolte.

Je fronçai les sourcils, surpris par sa décision.

"Tu vas rester là pour veiller sur mon cercueil ?"
fis-je sans y croire.

"Idiot." sourit-il sans aucune gentillesse. "On ne peut venir dans le monde des contes que si j'ouvre un passage. J'y réfléchis depuis longtemps, il me fallait juste une occasion en or. Artémis me l'a servie sur un plateau. Ils veulent toujours des réponses à une multitude de questions dont personne n'en a rien à foutre à part eux. On est venu ici pour apprendre quoi ? Ah oui : que petit-Moi là-bas va écrire l'Histoire pour qu'au final il se retrouve en Grand-Moi ici, et que l'Histoire se répète à l'infini. Quel intérêt ? Il ne fallait aucun dieu avec nous. Non pas que je pensais ne pas faire le poids face à eux, mais plutôt pour que je n'ai pas à justifier mon acte. Parce que oui ils ne veulent pas toucher à leurs ennemis. Jamie, Wilson, toi... vous êtes des enfants de choeur à leurs yeux. Jusqu'au jour où les louveteaux prennent la place du chef de meute. Tu sais Elliot, ils y ont déjà tous songé. Et tu as beau dire que pour une fois, je n'agis pas comme un lâche, mais je suis le seul qui a toujours pris les décisions au moment où il fallait, sinon tu ne serais pas là aujourd'hui."

"En tous cas, tu adores toujours autant t'écouter parler." constatai-je d'un air las. "Trève de blabla, achève-moi."

J'étendis de nouveau les bras et renversai la tête en arrière dans une pose digne d'un photoshoot. Puis, comme rien ne venait, j'expliquai en baissant la tête :

"Un coup net, droit dans le coeur. Plante ta fourchette. Parce que s'il y a bien un truc que je refuse, c'est que ton monologue me fasse saigner les oreilles et me tue lentement, trop lentement. On t'a jamais dit que tu parlais comme un Vogon ?"

"Un Vogon ?" répéta Elijah sur le ton du connaisseur.

Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Le Dragon venait de remonter sacrément dans mon estime.

"Vous connaissez H2G2 ? Le Jour de la Serviette, c'est bientôt ! Oh, mais je vais le louper, parce que je serai mort. C'est dommage..." fis-je en perdant mon entrain peu à peu.

"Je comprends que tu ne l'aies pas tué plus tôt : il est amusant."
glissa Elijah à Judah.

"Ouais, il tient de moi pour ça." répliqua l'autre sans aucune fierté (quoique ?).

Puis, se focalisant de nouveau sur moi, il ajouta tout en tournant lentement le Trident entre ses doigts :

"Jouons à un jeu. Le jeu de la vérité. Tu me traites de lâche ? Prouve que tu n'en es pas un toi aussi. Le Trident est à toi. Tu sais comment faire, non ? Epargne la vie de ta mère et des autres en te supprimant toi-même."

Il me tendit l'arme avec un sourire carnassier. Je m'en saisis prudemment et déglutis avec peine. Je le soupesai et le comparai mentalement avec l'éclair de Zeus que j'avais déjà manipulé par le passé. Leurs forces étaient identiques. Je pouvais le sentir. La mâchoire serrée, je dirigeai les piques vers moi mais juste avant, je vérifiai du bout des doigts : les pointes étaient particulièrement aiguisées. Gloups... ça ne rigolait plus.

Je pris une grande inspiration et approchai un peu plus les piques de mon torse. Brusquement, je m'arrêtai et baissai l'arme.

"Non, c'est trop dur. Je peux pas." reconnus-je, à la fois penaud et nerveux. "C'est pas être lâche de ne pas arriver à se planter une fourchette géante dans le coeur ! Si t'es mon père, t'as qu'à le faire toi-même ! En plus, c'est ton idée !"

Je tendis de nouveau le Trident à Judah qui m'observa d'un oeil déçu et étonné.

"Quel est le rapport entre être ton père et faire le boulot moi-même ? C'est juste un prétexte pour ne pas mourir, parce que tu en as pas le courage."

"Si, j'ai parfaitement le courage de mourir, j'ai juste pas envie de le faire moimême."
répliquai-je du tac au tac. "Je sais pas comment enfoncer la fourchette pour avoir le moins mal possible. La dernière fois que je me suis tué, j'ai pissé le sang pendant des heures parce que j'avais mal planté le stylo bille dans mon cou. Alors que toi, ça fait des millénaires que tu fais ça. Tu es le dieu des morts en plus, alors si tu sais pas comment tuer quelqu'un, c'est vraiment que t'es pas doué."

"Pas doué, hein ?"

Il me reprit brusquement le Trident des mains.

"Je te rappelle que si j'avais pas affaibli Zeus, tu n'aurais jamais pu le tuer. Alors le "pas doué" a fait le plus gros du travail."

"Tu veux un bon point ? Montre que tu es un homme et tue-moi !"

Mû par une volonté subite, j'attrapai de nouveau le trident mais pour le forcer à l'approcher de mon coeur. Je sentis alors une résistance, comme s'il ne voulait pas. Je plissai les yeux. Pourquoi ne souhaitait-il pas me donner le coup de grâce ? Il en rêvait après tout, non ? Alors, je vis dans ses yeux la braise de l'inquiétude. Fugace. A peine je l'aperçus qu'elle s'en était déjà allée. Je compris soudain.

"Tu n'y arrives pas."
réalisai-je, abasourdi. "Tu... tu aimerais me tuer mais... quelque chose t'en empêche. C'est la première fois que tu me fais autant flipper."

Je préférais quand il était cruel et entier. Pas en mode guimauve. Ca faisait carrément peur. Je le fixai d'un air presque craintif et interrogateur. Qu'allait-il inventer, encore, pour me pourrir la vie ? Voilà qu'il gâchait même ma mort.

"ça me donne envie de vomir."
nous informa Elijah.

Sans calculer le Dragon, je gardai les yeux rivés sur Judah.

"Euh... je peux t'encourager si tu veux." dis-je en lui caressant prudemment la main, toujours posée sur le trident.

J'étais vraiment en train de lui proposer mon aide pour me supprimer ? Il me manquait combien de cases, au juste ?

"Qu'est-ce qui te prend ?" fit mon père, déstabilisé.

"Bah... j'essaie de t'inspirer."
dis-je maladroitement.

"De m'exciter ou de m'inspirer ?"

"Beuah, ah non pitié !" m'écriai-je en m'éloignant de lui au plus vite.

"Tu me tripotais la main !"

Je clignai des yeux, rassuré malgré tout de constater qu'il restait le plus fou de nous deux, mais pas soulagé par ma façon de "l'inspirer".

"Ca va durer encore longtemps ?" soupirai-je. "Sérieux, c'est la pire torture que j'ai jamais subie. Tu veux demander à quelqu'un d'autre de me tuer ? J'ai l'impression qu'Elijah serait ravi de le faire."

Je désignai le Dragon qui déclara d'un ton sirupeux :

"Sans façon. Ce n'est pas que je n'en rêve pas, mais je ne peux pas."

"Eh ben... y en a beaucoup des pas doués dans le coin." dis-je d'un ton sarcastique.

Je réfléchis sur ce qui pouvait empêcher Judah de mettre fin à mes jours. Il se vantait d'avoir fait tout le boulot. Englobait-il aussi le fait de m'avoir conçu ? Ca me semblait très improbable mais après tout, on baignait dans du H2G2. Le propulseur à improbabilité était enclenché. Il refusait de se comporter comme un père avec moi et ce, depuis toujours. L'évidence me sauta aux yeux avec la violence d'un boulet de canon.

"Tu m'aimes." réalisai-je en clignant des yeux, totalement hébété. "Si c'est ça : tu m'aimes en réalité ! C'est pour ça que tu n'arrives pas à me planter la fourchette ! Tu ne veux pas envisager de vivre dans un monde dans lequel je ne serai plus ! Euh... trop mélodramatique, c'est ça ? On s'en fiche : l'important c'est que tu... m'aimes. Je sais pas si je dois en être soulagé, en fait."

Je l'observai d'un air triomphant, croyant avoir percé son plus sombre secret, mais Judah se contenta de m'observer d'un oeil incendiaire, sans rien répondre. Ce qui me conforta dans l'idée que j'avais vu juste. Un frisson me parcourut de nouveau.

"Pourquoi perdre notre temps ?" intervint brusquement Elijah d'un ton plein d'ennui. "Le petit va croquer. C'est inévitable. Le grand ne tuera pas son fils et l'histoire va reprendre son cours normal. Vous êtes venus ici pour trouver des réponses. Maintenant que c'est fait, pourquoi tout simplement ne pas vous en aller ?"

"C'est lui qui peut ouvrir un portail."
dis-en désignant Judah.

"Oh, on ne sort pas d'ici de cette manière." susurra Elijah avec un sourire entendu. "Je pense qu'on vous a fait le topo : suivez le chemin, buvez, oubliez et hasta la vista baby."

Son regard se perdit quelques secondes dans le vide, comme s'il était étonné d'avoir employé cette expression. Je plissai des yeux, le trouvant de plus en plus étrange à mesure que les minutes passaient.

"Oh... ça commence."
dit-il d'un air énigmatique et presque amusé.

"Qu'est-ce qui commence ?"

Il baissa les yeux au sol et les relevant vers moi, expliqua :

"Les souvenirs se mélangent petit à petit."

Il devait sans doute parler du Temps qui n'existait pas ici, et du fait que se retrouver en trois exemplaires au même endroit créait forcément un paradoxe qui était en train de s'alimenter en leur fournissant des souvenirs mélangés dans leur cycle temporel. Je pensais avoir vu juste mais je n'avais pas envie de discuter de ça avec lui. Il ne m'inspirait pas confiance, et je devais déjà me farcir mon père aux longs cheveux. Alors, ça suffirait pour l'instant.

"Je suppose que je parle au nom de tout le monde en disant que personne n'a envie d'oublier ce qu'on a appris ici. Donc on va partir d'une autre façon." décidai-je en soutenant son regard plein de fourberie.

"Je suis entièrement d'accord avec toi." glissa Elijah "Il n'est plus question d'oublier. Vous devez savoir de quoi ils sont capables."

"Donc... ça veut dire que vous allez nous aider à partir ?"

Je ne voulais pas avoir l'air trop implorant, même si en vérité, j'en avais plus qu'assez de cet endroit. Tout ce que je souhaitais, c'était retrouver les autres et retourner chez moi. Oublier Morphée et le Palais des Songes auquel j'avais sûrement mis un terme sans le vouloir. Oublier et... partir. Je rentrai machinalement la tête dans les épaules à cette pensée.

"Je ne suis là que pour vous servir, jeune homme."
précisa Elijah avec une malice évidente.

"C'est trop aimable." grinçai-je entre mes dents. "Alors, la sortie est par où ?"

"Un puits. Un puits sans fond. Caché au pied du volcan."

"Aaaah... et si on tombe dedans, on va ressortir par celui de Storybrooke ? C'est ça ? J'ai bon ?"

Le Dragon me lança un regard plein de commisération.

"Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Vous êtes venus ici en suivant le courant de l'eau, je suppose ? Vous retournerez simplement à la source."

Je réfléchis et hochai la tête, avant de taper dans mes mains d'un air faussement désinvolte.

"Okay. Alors on y va ? Au cas où, tu pourras me tuer en chemin si le coeur t'en dit."
fis-je en tapotant l'épaule de Judah.

Ce dernier était resté de marbre, totalement immobile. Enfin, il articula lentement, le regard posé sur un point vide :

"Alors c'est ce que vous souhaitez tous : que je croque la pomme. Que j'engendre Surt. Que je prenne une fois encore une décision de ce genre."

"Vu que t'es incapable de me tuer dans le présent, à toi de voir si tu peux m'empêcher d'exister. Le choix ne m'appartient pas. J'ai déjà fait trop de bourdes aujourd'hui."

Je ne voulais plus prendre une seule décision. J'étais encore plus lâche que mon père, mais j'avais l'impression que dès que je décidais quelque chose, je ne faisais que répandre la désolation. Et puis... je tenais à la vie, quelque part aussi. Accessoirement.

Judah baissa les yeux vers le sol, resta ainsi quelques secondes et enfin croisa mon regard. Les enfers dansaient dans ses yeux.

"Peut-être que tu as raison..."

Il resta plongé dans un état presque méditatif, ce qui me perturba encore davantage. Que lui arrivait-il ? On aurait dit qu'il gagnait un semblant... d'humanité.

Qu'avait-il voulu dire par "Peut-être que tu as raison" ? Que j'avais bel et bien fait trop d'erreurs pour prendre une décision ? Que c'était à lui de la prendre ? Ou alors... que j'avais raison en disant qu'il tenait trop à moi pour me supprimer ?

Je ne savais plus quoi penser. Tout s'effritait comme du sable entre mes doigts, une fois de plus.

Le ciel s'assombrissait, de la même façon que quand j'étais dans les nuages avec Morphée. Je renversai la tête en arrière et constatai que de gros cumulus s'amoncelaient, noirs et menaçants. L'azur s'était teinté de gris.

Suivant le regard pensif de mon père, je posai les yeux sur Sebastian, les enfants et Louise, qui se tenaient non loin d'un bel arbre. J'aperçus alors le petit Hadès glisser sa main dans celle de la jeune femme. Sans nul doute, il était bien plus adorable que la version adulte que j'avais devant moi. A moins que... Etait-il possible que sa mémoire se mélangeant à la sienne, il devienne plus agréable à vivre ? Je ne fondais pas trop d'espoirs en cette théorie. Avec le temps, j'avais appris à ne pas me faire trop d'illusions.

Même si... je songeais qu'avoir un père comme lui, ça aurait pu être sacrément cool.

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