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Anastasia Romanov


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________________________________________ Sam 25 Juin 2016 - 21:04

Odette s'était montrée passionnée par l'histoire, du moins, d'après ce qu'Anastasia avait pu observé. A vrai dire, avec la pluie et Abigaëlle dans ses bras, elle n'avait pas prêté à toutes ses réactions physiologiques et ne sentit pas la petite pointe de jalousie dans sa voix. Anya n'aimait pas raconter sa vie et s'était empressée de tout dire rapidement en marchant, sans voir non plus les grimaces de douleur d'Odette.
En revanche, elle redevint pleinement consciente quand Odette opta pour Granny's. Ouf. Abigaëlle n'allait pas attraper la mort.
- Granny's c'est parfait, approuva t-elle en faisant écho à Odette avant que les deux femmes n'en prennent la direction.
Et elles faisaient bien de se hâter car le temps s'était encore gâté, si tant est que cela soit possible. Le vent s'était levé et la pluie semblait plus drue que jamais.
- Je déteste ce temps, maugréa la princesse russe en resserrant son étreinte autour d'Abigaëlle.
Odette n'avait pas du l'entendre. Avec tout ce vent et cette pluie, il fallait presque hurler pour se faire un peu entendre. Odette n'avait rien manqué en n'entendant pas ce commentaire ô combien dénué d'intérêt.

Anastasia se sentit soulagée d'enfin pousser la porte du dinner. Il ne lui avait jamais semblé aussi loin que par ce temps de chien. L'air chaleureux et l'ambiance conviviale mirent du baume au cœur de la rouquine qui laissa à Odette le soin de choisir leur table. L'ancien cygne opta pour une table avec des fauteuils en imitation cuir très confortables pour le dos. Anya se trouva bien aise de pouvoir s'y affalé un peu, Abigaëlle sur les genoux. Odette, en revanche, ne semblait pas autant à l'aise. Elle était probablement la seule à ne pas vouloir utiliser le dossier ce qui était étrange, il fallait bien le dire. Le dossier n'allait pas la mordre, après tout !
Mais Anastasia ne savait que trop à quel point les gens pouvaient se montrer désobligeants sous couvert de leur bienpensance. Elle ne voulait pas être de ces gens là et ne fit aucun commentaire. Si Odette voulait se tenir ainsi, c'était son droit le plus total.
- Oui, on est bien mieux au chaud, approuva la rouquine avec un large sourire contenté.
Celui que lui renvoyait Odette était un peu moins naturel et son regard méfiant ressemblait à celui d'Anya, quelques mois plus tôt, quand elle avait recommencé à sortie. Décidément oui, Odette était toujours solitaire et effrayée par le monde. Mais qu'elle se rassure : en dehors d'Anastasia personne ne l'observait. Même Abigaëlle était occupée à autre chose, en l'occurrence, à jouer avec le foulard de sa maman.
Odette avait rouvert la conversation, la reprenant là où elles l'avaient laissée, la pluie en moins. Et l'air pincé en plus. Anya tiqua. Elle ne se souvenait pas d'une Odette jalouse ou envieuse. Force était de constater qu'elle aussi avait changé, depuis le temps. Sa vie n'avait probablement pas été aussi rose qu'elle aurait du l'être.
- Une ancienne princesse, corrigea machinalement la jeune femme. Crois-moi, c'est loin d'être fun d'apprendre le protocole. Je suis mieux ainsi. Et puis... si ça peut te rassurer, je ne nage pas dans le bonheur en permanence. Si tu as lu les journaux tu vois de quoi je veux parler... ça avait fait la une en novembre...
Anya roula des yeux. Ce qu'elle avait pu détester Dimitri. Pas pour avoir étalé leur vie dans le canard mais pour leur avoir fait ça. Avoir brisé leur famille, les avoir abandonner... tout ça pour une cause perdue... La jeune femme n'aimait pas en parler. Du tout. Mais s'il n'y avait que ça pour qu'Odette ne boude pas, elle pouvait s'y résoudre. Comme avant, quand, adolescentes, elles mutualisaient leurs malheurs pour se serrer les coudes.
Pour l'heure, cependant, Odette était plus intéressée par le sorcier d'Anya, Raspoutine. De lui aussi, elle préférait ne pas parler. Mais il aurait été impossible qu'elle ne partage pas "son" sorcier, après avoir entendu tellement souvent parler de celui d'Odette.
- Oui. Il a vraiment essayé. Et pas qu'une fois. Il a essayé de faire dérailler notre train, de m'envoyer des cauchemars et de me tuer en face, enfin. Tu vois, c'est pas si transcendant que ça d'être une princesse... Il n'aimait pas beaucoup les Romanov en fait. Mon père l'a... révoqué et il a pas supporté. Je te parie ce que tu veux que c'est typique des hommes.
Concluant là dessus, Anya croisa les bras alors que la serveuse - Ruby - arrivait.
- Vous avez choisi ? demanda t-elle en suçotant son stylo.
- Un thé bien chaud et un biberon pour la petite ! déclara Anastasia immédiatement. Toi aussi t'as besoin d'un thé brûlant ? demanda t-elle à l'adresse de son amie.

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________________________________________ Mar 12 Juil 2016 - 23:11



Mais comment elle fait...


Les hommes... Ma mère me disait souvent que nous étions pas de la même espèce. Qu'ils étaient des brutes, tandis que les femmes étaient la raison et l'intelligence. Eux se croyaient supérieurs alors que nous nous moquions d'eux. Je ne pensais pas comme elle, mais je voyais bien que les hommes n'étaient pas porteurs de bonnes nouvelles, en général. Entre mon propre sorcier et Siegfrield... J'avais même du mal avec mon médecin et mon psychologue. Sans doute que j'étais paranoïaque, mais j'avais mes raisons. La plume que j'avais retrouvé à la base de ma cheville, transperçant la chair fragile en était une preuve. Ça m'arrivait, parfois. Des plumes poussaient de temps en temps, sur le bras, à l'arrière de la nuque, cachées dans mes cheveux. C'était comme si avec le retour de la magie, ma propre malédiction revenait par petite dose. J'avais peur de me réveiller un matin et de découvrir que mes bras étaient désormais des ailes. Ce n'était pas censé arriver. Mais la crainte était toujours présente. Sincèrement, il n'avait rien d'agréable à devenir un cygne. Et encore au moins ici, personne ne chassait aux abords du lac. À l'époque, j'avais failli me faire transpercer par une flèche en plein vol plus d'une fois.

- Un thé. Aux fruits rouges. S'il vous plaît.

J'avais levé les yeux vers le visage de la serveuse pas même une seconde, avant de m'intéresser de nouveau à la fourchette posée sur une serviette pliée jaune orangée. Elle me fixait. Je sentais son regard sur moi, pendant qu'elle mâchais son stylo. Je fermais les yeux, tandis que résonnait à mes oreilles le son de ses talons hauts frappant le sol d'un coup sec à chacun de ses pas. Se calmer. Il fallait que je me calme. Que je respire. Que j'inspire. Une fois. Puis deux. Puis trois. Voilà. Les battements de mon cœur se faisaient moins rapides, pendant que mes exercices faisaient disparaître un peu de mon stress. Mais quand mes paupières se soulevèrent, je sentie la panique augmenter la pression à l'intérieur de ma poitrine, tandis que je devais faire face au regard d'Anastasia.

- Je pense qu'il va falloir que je te parle de moi.

Je sentais le besoin de me justifier pour ma façon de faire. Il y avait bien un moment, de toute façon, où il fallait affronter la vérité en face, et surtout prendre mon courage à deux mains. Parce que je détestais réellement ça. Devoir dire tout ce qui n'allait pas chez moi. Voir la façon dont les autres me regardaient changer. Anya avait été mon amie, mais elle ne m'avait pas vu depuis trop longtemps. J'avais changé, et certainement pas en bien.

- La vérité est que... Je suis terrifiée d'être ici. D'être hors de chez moi. D'être assise là alors que je sais que n'importe qui s'est assis avant moi, juste à sa cette place. J'ai une boule au ventre rien qu'à devoir demander un thé à la serveuse. Je me sens ridicule. Tu veux vraiment savoir tout ce qui m'est arrivé ? Je suis une danseuse à la carrière qui s'est déjà arrêtée. Je suis obligée de marcher avec une canne parce que je ne supporte pas mon propre poids. Je vis chez ma mère et ma grand-mère. Je n'ai aucun ami. Pas de vie. Je vois un psychologue. Je suis phobique des microbes. Et même des lapins ! Mais le pire, c'est que l'amour de ma vie m'a abandonné pour épouser ma jumelle. Je ne suis pas intéressante, Anya. Je ne suis pas comme toi. Et la vérité, c'est que je t'envie. Parce que ta vie est bien meilleure que la mienne. Parce que tu as un homme qui t'aime, une fille, et une vie, une vraie.

Je lui adressais un sourire tremblant, pendant que j'essuyais nerveusement mes joues du bout des doigts. Je n'avais pas voulu lui dire tout ça, mais je n'avais pas pu retenir tout ce que je cachais depuis si longtemps à l'intérieur. Encore une fois, j'étais ridicule. Elle, elle ne se serait pas emporté comme moi. Je vis la tête d'un client se tourner vers moi, et je plongeais mon visage entre mes mains, pour ne pas affronter son regard. Je ne voulais pas voir. Je ne voulais pas savoir. Je voulais disparaître.


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________________________________________ Mer 13 Juil 2016 - 22:35

Odette commanda effectivement un thé et Anastasia était contente de voir qu'elle la connaissait encore un peu pour avoir vu juste en inférant qu'elle ferait ainsi. Pourtant, elle avait aussi remarqué çà et là des comportements qu'elle ne connaissait pas à la Odette du lac gelé. Et Anya étant loin d'être sotte, elle se doutait bien que son amie avait changé. Il s'était passé tellement de temps depuis la dernière fois ! Pouvaient-elles seulement encore se considérer comme des amies ? Anya l'espérait, en ayant particulièrement ras le bol d'être rongée par cette sensation de perte constante. D'un autre côté, elle voyait bien qu'Odette était mal à l'aise en société, plus craintive qu'Anya ne l'avait jamais été ces derniers mois et peut-être plus secrète que Dimitri, ce qui n'était pas peu dire.
Cependant, elle offrit de parler d'elle, comme un échange de bons procédés. Anastasia opina, lui faisant signe qu'elle serait ravie de l'écouter parler d'elle tout en essayant de ne pas la presser.
Si sortir les premiers mots sembla un temps laborieux, Odette se laissa bientôt happer dans un engrenage de confessions, révélant tout, y compris sa phobie des lapins, détail totalement hors de propos dans ce café.
Ces révélations avaient au moins le mérite d'expliquer à peu près tous les détails qui avaient attiré l'œil de l'ancienne princesse et d'être incroyablement honnêtes. Plus sincères que la plupart des discours que tenaient les gens entre eux, même quand ils étaient mariés l'un à l'autre, le tout dit d'une voix à peine plus emportée que la normale. C'était ahurissant.
Ces révélations peignaient également une histoire pour le moins tragique, dans un monde comme dans l'autre. Anastasia avait certes connu bien des malheurs, mais elle n'était pas la seule, loin de là.
- J'aurais tellement aimé qu'il en soit autrement pour toi, murmura la jeune femme avec sincérité, elle aussi.
La sincérité appelle la sincérité. Et provoque l'étonnement, comme c'était actuellement le cas. Anastasia n'avait pas pour habitude d'être enviée tout comme elle n'avait pas pour habitude d'envier les autres. Sa rude enfance lui avait appris à accepter et se contenter de ce qu'elle avait et à forger elle-même son propre bonheur. Elle n'aurait jamais cru avoir à le refaire avec Dimitri mais les choses s'étaient passées différemment. Avait-elle jalousé les couples heureux et ordinaires ? Anya ne s'était pas posée la question. Et maintenant elle se retrouvait face à une amie envieuse... Comment l'aider ? Comment lui montrer que sa vie n'était pas toute pourrie quand tout ce que racontait Odette était au mieux triste si ce n'est déprimant ? Anastasia aurait aimé que le thé soit déjà servi, pour y puiser un peu de force et de temps. Mais avec ce temps, Granny's ne désemplissait pas.
- On pourra se revoir ailleurs la prochaine fois... enfin, si tu en as envie. Moi ça m'est égal, le lieu. Je ne te juge pas, tu sais. C'est plutôt ton crétin de fiancé que j'ai envie de juger... Moi j'ai la phobie des journalistes et de perdre les gens ou de les oublier. Crois-le ou pas mais tu n'es pas inintéressante, pas pour moi. Tu as été ma plus chère confidente il y a des années et ta présence m'a manquée ces dernières années. Tiens, tu veux une confidence ? Mon Dimitri a tenté de tuer quelqu'un le soir où j'ai accouché. C'était tellement fun, t'as pas idée, ironisa la rouquine. Je n'en parle jamais à personne, ou alors pas aussi directement, parce que... c'est gênant. Et incroyablement privé même si les journaux ne sont pas de cet avis. Je me suis sentie tellement jugée alors que je n'avais rien fait... Je n'aime pas susciter trop d'intérêt, je préfère qu'on me laisse vivre ma petite vie. Peut-être que moi aussi j'ai besoin d'un psy, si ça se trouve ! J'ai besoin d'un thé pour me réchauffer en tout cas, ça sert sûr.

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________________________________________ Mar 9 Aoû 2016 - 18:06



Mais comment elle fait...


J'avais toujours fais preuve d'un optimisme naïf, persuadée que le Bien l'emporterait sur le Mal, comme dans tout bon conte de fée qui se respecte. J'avais été certaine qu'un jour, je retrouverai mes parents. Que ma sœur se rendrait compte de son erreur et que je lui pardonnerai. Que la malédiction du cygne soit levé. Que j'allais vivre heureuse avec l'homme de ma vie, et que tout les malheurs resteraient loin derrière nous, sans jamais plus pouvoir nous atteindre. C'était ce qui m'avait permis de survivre à ces années où mon corps était celui d'un oiseau, et qu'Odile, jamais loin de son sorcier, m'empêchait de retourner auprès de notre famille. Je ne la haïssais pas. Enfaîte, je l'aimais encore. Elle était ma jumelle, et j'étais sûre qu'elle aussi, quelque part dans son cœur meurtri, arrivait encore à ressentir autre chose que de la haine en pensant à moi. C'était la preuve que j'étais toujours une idiote. L'espoir était encore là, et je n'arrivais pas à m'en détacher. Quelque part dans l'ombre, il devait bien rester encore un peu de lumière non ?

J'avais relevé la tête vers elle, quelques larmes glissant encore le long de mes joues, en l'écoutant attentivement. Je m'étais calmée à ses paroles, et la tristesse qui me gonflait le cœur était celui que je ressentais pour elle. Que ce que je pouvais être égoïste. Je n'étais pas la seule à souffrir. Je n'avais même pas imaginé que la vie qu'elle m'avait décrite avait à ce point été assombrie. Elle avait l'air forte, elle l'était, ça c'était certain. J'étais surprise, pourtant, par sa sincérité. J'avais peur d'être devenue une inconnue pour elle, l'ombre d'une amie qu'elle avait connu dans une autre vie. Qu'elle me confie un détail aussi important... Est-ce que c'était mal d'apprécier ça ?

- Je suis désolée. Je ne voulais pas... C'est sorti tout seul, je me sens tellement mal en ce moment... Je n'aurai jamais dû te dire tout ça.

Je fis glisser nerveusement une mèche de cheveux derrière mon oreille, incapable d'affronter directement son regard. Ça faisait du bien, d'une certaine manière, d'avoir tout dévoilé. Les secrets étaient des fardeaux, et je ne voulais pas que les miens finissent par éclater et faire l'effet d'une bombe. Mais là... je me sentais encore plus gênée qu'avant. Je devais lui paraître capricieuse, à l'envier comme une enfant gâtée voulant absolument la même chose que les autres. Ce n'était pas la première dont j'étais jalouse. J'arrivais même à éprouver la même chose en lisant les aventures d'héroïnes dans les livres. Tout le monde ici était un personnage de conte qui avait vécu des choses fabuleuses, tandis que moi, j'étais une femme-cygne qui se noyait à la fin. Les belles histoires finissaient mieux, en général.

- Je ne savais pas pour Dimitri. Chez moi on ne regarde pas beaucoup la télévision, et ma grand-mère ne s'intéresse qu'aux informations concernant la Russie.

Mes lèvres s'étirèrent en un petit sourire timide, pas vraiment certaine que l'ambiance pouvait se détendre après les révélations qui s'étaient échappées. Je ne voulais pas la faire fuir, ou pire encore, lui faire peur et ne plus jamais la revoir. J'étais peut être envieuse de sa vie, mais ça n'empêchait pas que je me sentais à l'aise avec elle. C'était probablement pour ça, aussi, que je n'avais pas pu me taire et que j'avais dévoilé la personne que j'étais devenue. C'était comme ça depuis qu'on se connaissait : Pas de secrets entre nous. Elle avait été la seule à savoir que j'étais un cygne le jour, maintenant elle était la seule à savoir que ma vie s'effondrait un peu plus chaque jour, en même temps que ma santé mentale.

- Excuse ma question mais... il n'a pas essayé de te faire du mal, n'est-ce pas ? Je ne sais pas ce qui a été dis dans les journaux, je ne sais encore moins ce qui a bien pu se passer et surtout je ne veux pas te gêner comme tous ces gens avides de détails ont pu le faire.

Mais au final, est-ce que je ne faisais pas comme eux ? Il y avait quelque chose dans son regard, alors qu'elle m'avait parlé de cette histoire... C'était douloureux, et je ne voulais pas apprendre que cet homme avait pu s'attaquer à elle dans un moment de folie ou de confusion. J'allais quand même m'excuser et lui dire que ce n'était pas la peine de répondre à ma question impolie quand la serveuse était revenue, deux tasses et un biberon posés sur un plateau rond. Elle déposa les commandes devant nous, en s'excusant du temps qu'elle avait mis, tout en ajoutant trois petits sachets individuels de gâteaux secs. Je la remerciais dans un souffle, tandis qu'elle s'en allait s'occuper d'autres tables. Mains sur les genoux, je restais à fixer la fumée transparente qui se dégageait de nos tasses, attendant que la boisson se refroidisse un peu avant d'y tremper mes lèvres. Je n'avais pas envie d'ajouter à la liste de mes malheurs une brûlure de la langue.

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________________________________________ Mar 9 Aoû 2016 - 19:11

Odette regrettait tellement qu'elle n'osait plus regarder la rouquine dans les yeux. C'était attendrissant, d'une certaine façon. Pourtant, la rouquine ne lui en tenait pas spécialement rigueur, ce qui était pour ainsi dire une première la concernant. A moins que ce ne soit comme cela qu'agissent les amies en général ?
Anastasia n'en savait trop rien mais était contente qu'Odette n'ait pas suivi les folles aventures carcérales de son fiancé. C'était mieux ainsi. Elle se sentait moins violée dans son intimité car elle avait fait le choix de le lui dire. Par la force des choses, certes.
- Ca ne fait rien, assura Anastasia.
Elle et son fichu caractère ne savaient que trop bien que les paroles pouvaient parfois dépasser les pensées et être regrettées une fois qu'on les avait laissées s'échapper. Il était d'ailleurs arriver qu'elle regrette un peu de s'être emportée contre Dimitri, même s'il ne l'avait pas toujours volé. Quand il lui avait menti en ne précisant pas qu'il l'amenait à Paris pour la récompense, par exemple. Anya se souvenait encore parfaitement de l'énorme baffe qui s'en était résultée, en plein Opéra Garnier et toutes les paroles qu'elle aurait aimé lui jeter au visage si elle ne s'était pas immédiatement enfuie. Avec le recul, c'était aussi une bonne chose qu'elle n'en ait rien fait.
- Tu sais, moi aussi des fois je parle et je regrette ce que j'ai dit la minute qui suit. Sauf si je m'exaspère d'un homme. Tu dois quand même te rappeler que déjà adolescente j'avais un fichu caractère. Eh bien les années n'y ont pas tellement remédier... Oublie ça, c'est rien. On est amies, y a pas de secrets entre nous.
Anya rendit son sourire gauche à Odette. On pouvait considérer que l'incident était clos car les prises de bec entre amies ne durent généralement pas longtemps. Au moins cela les avait-elle forcé à être honnêtes jusqu'au bout l'une envers l'autre et non à se complaire dans ces faux-semblants qu'Anastasia abhorrait par dessus tout.
Et comme il n'y avait pas de secrets entre elles, la question qui suivit ne surprit pas réellement l'ancienne princesse russe. Cette question, on l'avait posée des dizaines de fois. En fait, on l'avait surtout crié au travers de la porte de la maison dans les premiers temps, quand journalistes et autres vautours étaient venus se repaitre des éclats de bonheur du couple russe.
Cette fois pourtant, les choses étaient différentes. Plus délicates, plus empreintes de compassion et de sincère intérêt pour Anastasia et non pas le scoop que la réponse pourrait amener.
Néanmoins, la réponse devrait attendre et le suspense demeurait entier. La serveuse venant de ramener leurs commandes, il était hors de question d'aborder un sujet aussi sensible devant elle. Bien qu'elle ait probablement lu le journal ou entendu parler de cette affaire. On ne travaille pas dans un café sans connaître les nouvelles, pas vrai ? Surtout dans une ville aussi petite et autant sujette aux mystères.
La serveuse déposa les boissons et des gâteaux - trois sachets en tout. C'était un peu ridicule car Abigaëlle n'avait pas encore la dentition pour ce type de biscuits mais sa mère lui donna néanmoins le sachet pour l'amuser - et réduire les gâteaux en miettes, probablement. Abigaëlle, en tout cas, semblait trouver le bruit du papier fort amusant mais appréciant tout autant le biberon tiède qu'Anastasia lui donna en attendant que son thé ne refroidisse.
Ce faisant, elle revint au fait qui les intéressait.
- Pour revenir à ta question, non, il ne m'a jamais fait de mal, ni à moi ni à elle. Tu peux me croire qu'il aurait eu de mes nouvelles le cas échéant. Dimitri est certainement déboussolé mais pas à ce point, ajouta t-elle plus bas. Je te conseillerais simplement de ne pas choisir le docteur Aloysius Black si jamais tu comptes voir un psy un jour. Je ne dis pas que tu en as besoin, hein, juste que cet... homme n'est pas étranger à ce qui nous arrive. Il a l'air d'un parfait gentleman, pourtant. Mais méfie toi de lui, je le sens pas, je le sens plus.

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________________________________________ Jeu 8 Sep 2016 - 23:08



Mais comment elle fait...


En attendant que le thé devienne tiède, j'entrepris d'ouvrir le sachet de mon biscuit. J'avais besoin de m'occuper les mains. De m'occuper l'esprit. Je commençais à avoir mal à la tête, et je savais que ce n'était pas bon signe. Il y avait toujours des risques pour que je m’affaiblisse tout à coup ou, pire, que je sois victime d'une nouvelle hallucination. Et je ne voulais pas affliger ça à Anya. Elle n'avait pas besoin de me voir dans un état aussi pitoyable. N'importe qui appellerait la police en me voyant l’œil hagard, à fuir des ombres maléfiques que personne ne pouvait voir. D'après ma mère, c'était comme si j'étais possédée. Ce qui expliquait mieux pourquoi un crucifix d'argent ornait le mur, juste au dessus de mon lit.

- Tant mieux.

Je hochais gravement la tête quand elle m'affirma que son fiancé ne leur avait rien fait. Je connaissais la jeune femme, je savais qu'elle ne mentirait jamais sur un sujet aussi douloureux. C'était ce que j'aimais, chez elle. Elle était toujours sincère. Le monde mentait sans arrêt, la sincérité était quelque chose de précieux devenu difficile à trouver. Nos vies étaient des mensonges. Parfois, je me demandai si ma vie n'était pas q'un sombre et ridicule délire. Peut être que je n'étais qu'Aegis, et que je m'inventais une vie où j'étais une maudite au destin tragique. Peut être qu'un jour, je me réveillerai, allongée sur les draps blanc d'un lit en hôpital psychiatrique. Une plaquette à mon nom affichée sur la porte.

Mon petit gâteau beurré tenu du bout des doigts, j'en croquais un bout, l'autre main sous le menton pour rattraper les miettes qui s'effritaient aussi facilement qu'un château de sable trop sec. Je ne voulais pas que tout tombe sur mes vêtements et donner l'impression que je mangeais salement. Et puis je tenais à rester propre. J'avais besoin de ça pour me sentir... mieux. Pas bien, non, car j'en avais perdu l'habitude. Mais cette impression de propreté et de pureté avait un effet quasi rassurant, comme si j'effaçais en parti le mal en moi.

- Aloysius Black ? Il a pourtant une telle réputation... Et il a été Maire ! Est-ce que... c'est sa faute si Dimitri a fini derrière les barreaux ?

J'avais déposé la moitié du biscuit qui restait d'encore intact sur la serviette blanche pliée en deux, juste à côté de ma tasse d'où s'échappait un nuage de vapeur moins épais, pour ensuite me pencher vers l'avant afin que Anya puisse m'entendre malgré mes murmures. Elle insistait vraiment sur le fait que je devais me méfier du psychologue pourtant reconnu. Elle avait raison, il avait tout du gentlemen. Élégant, poli, avec de la prestance... Ses manières délicates étaient donc juste des illusions pour pouvoir manipuler les esprits ?

- Enfaîte je... Je... Vois déjà un psychologue.

J'osais croiser son regard en disant ça, ne cherchant pas à lui échapper pour une fois. Mais je sentie mes joues me brûler à cause de la gêne que je ressentais à l'idée de dire ça. La plupart des gens pensent que les psychologues n'aident que les fous. Je n'étais pas folle. Du moins pas encore totalement. Mais j'avais besoin de parler à quelqu'un pouvant m'aider. Quelqu'un mettant des mots sur ce que je vivais. Quelqu'un ne me jugeant jamais.

- Il s'appelle Dyson Walters, il travaille à l'hôpital. Et lui n'a pas l'air de cacher un quelconque côté maléfique.

Ou alors, il le cachait très bien. Il était toujours gentil avec moi. Sûrement que c'était la même chose pour tout le monde, mais ça ne m'empêchait pas d'apprécier. Je ne voyais pas grand monde, alors les autres avaient tendance à m'effrayer. Et si on se moquait de moi ? Qu'on me voyait comme une dingue ? Qu'on m'insultait ? Il y avait toujours cette crainte à chaque fois que je quittais les murs oppressants de la maison.

- Quand je me suis blessée à la jambe, j'ai sombré dans une... dépression. Je ne pouvais plus monter sur scène, ne pouvais plus danser... Et je ne l'ai pas supporté. Je le supporte toujours difficilement. Alors pouvoir parler de tout ça avec un psychologue... ça m'aide à exorciser tout ça. Tout ce que je ressens.

J'avais besoin de me justifier. Toujours. Reportant tout mon attention sur ma tasse que j'enveloppais de mes deux mains, je la portais jusqu'à mes lèvres, que je trempais dans le liquide parfumé. À la première gorgée, je sentie tout mon corps se réchauffer dans un frisson de bien-être qui me fit fermer les yeux. J'avais oublié à quel point il faisait froid à cause de la tempête et mes vêtements toujours humides. Il ne manquait plus que j'attrape un rhume !

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________________________________________ Ven 9 Sep 2016 - 20:46

Odette avait deviné, peut-être par hasard, mais du tout de même. Anastasia n'aurait pas dû être aussi surprise. Les deux femmes s'étaient toujours comprises en un clin d'œil. Pourquoi les choses auraient-elles subitement changé ?
Pourtant, depuis que c'était arrivé, la rouquine avait l'impression d'être la seule à voir où le mal était réellement. Car Dimitri n'était, elle en était certaine, que la victime d'une manipulation mentale digne des plus grands maîtres. Un homme comme Aloysius Black n'aurait jamais dû avoir le droit de soigner les maux de l'âme des autres. Il était trop toxique.
La perspicacité d'Odette rassurait un peu Anya. Elle opina vivement du chef pour confirmer ce que son amie avait deviné à demi-mots dans ses propos. Hors de question d'en dire plus dans un lieu public. On ne savait jamais. Anastasia s'était certes jurée de ne plus être (trop) parano mais elle ne pouvait s'empêcher de se méfier des oreilles indiscrètes. Dieu savait qu'il y en avait au Granny's ! Et Odette avait raison : Aloysius avait été élu maire. Il était connu. Respecté. Il avait plus d'influence qu'elle ne voulait l'admettre car, qu'elle le veuille ou non, c'était lui qui avait permis la sortie de Dimitri de l'asile.
Anastasia avait détourné son attention sur Abigaëlle qui broyait joyeusement le petit sachet entre ses mains. Elle semblait bien s'amuser et avait même délaissé son hochet étoilé. Les gâteaux, en revanche, avaient passé un mauvais quart d'heure. Finalement, la jeune femme but une longue gorgée du thé brûlant qui ne manqua pas de procurer une sensation réellement agréable dans tout son corps.
Pendant ce temps, Odette avait fait un aveu pour le moins personnel : elle voyait un psy. "Un" psy. La linguiste nota, soulagée, l'implication de l'article indéfini. Odette ne voyait pas le docteur Black.
Tout en faisant cette confession - car cela avait tout l'air d'une confession - Odette avait relevé la tête, les joues brûlantes, pour croiser le regard d'Anya. Cette dernière lui sourit. Elle se voulait encourageante. Elle ne faisait pas confiance aux psys à cause du docteur Black. Mais elle pouvait comprendre que les gens aient envie de parler à une tierce personne. C'était d'ailleurs pour cela que Dimitri avait certainement commencé à voir le docteur Black. Dimitri était loin d'être fou. Et Odette aussi.
- Il s'appelle Dyson Walters, il travaille à l'hôpital. Et lui n'a pas l'air de cacher un quelconque côté maléfique, ajouta t-elle.
- Tant mieux, commenta Anastasia. Je ne connais pas ce Dyson Walters. Et de toute façon l'important c'est que tu lui fasses confiance et que tu sois à l'aise avec lui.
Et qu'il ne soit effectivement pas maléfique. Anya refusait de croire qu'il y aurait deux psys tarés dans la même ville, surtout vu sa taille.
Ce Dyson Walters avait l'air de faire du bien à Odette qui, peut-être sans s'en rendre compte, venait d'expliquer la raison de la présence d'une canne pour l'aider à marcher. Une blessure, naturellement. Une terrible blessure qui l'empêchait de danser, elle, le cygne gracieux qui ne vivait que pour cela.
Anya grimaça. Elle n'avait pas de passion dévorante comme Odette. Pas au moins de faire une dépression parce qu'elle ne pouvait pas la pratiquer. Mais la dépression n'en était pas moins une vieille connaissance de la jeune femme.
- Tu fais bien. Confidence pour confidence moi je parle de mes soucis à Hoover, notre bouvier bernois. Quand Dimitri a été arrêté j'allais vraiment mal et j'étais épuisée parce qu'Abigaëlle venait de naître. Elle ne faisait pas ses nuits, j'étais presque seule... Donc je parlais au chien pour ne pas lui parler à elle de ce qui clochait dans ma vie. Tu penses bien qu'avec les... soupçons que j'ai envers le docteur Black je n'étais pas en état de me tourner vers un psy - quel qu'il soit. Hoover est sans doute de moins bons conseils que le docteur Walters. Et si jamais tu en as envie, tu peux aussi me parler, à moi. Comme avant. C'est fait pour ça les amies, non ? Je n'ose pas imaginer à quel point c'est difficile pour toi de ne pas danser. Tu vas guérir, tu penses ?
Anya et son don de mettre les pieds dans le plat avaient encore frappé. Elle n'aimait pas tourner autour du pot. Odette pourrait toujours lui signifier que c'était privé si elle ne voulait pas en parler. Car Anastasia connaissait les limites et ne forçait jamais les autres à se confier.

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________________________________________ Mar 11 Oct 2016 - 22:09



Mais comment elle fait...


J'avais reposé la tasse sur la table pour y plonger une cuillère que je fis tourner lentement, en suivant du regard le tourbillon qui se formait dans le thé. J'écoutais attentivement Anya, en hochant la tête doucement la tête et en sentant un petit sourire étirer mes lèvres souvent trop pincées quand elle m'avoua parler à son chien. Ce n'avait rien de stupide ou de dingue, moi même si j'avais eu un animal je lui aurai confié chacun de mes problèmes sans jamais me sentir jugée. Sûrement que j'aurai été plus à l'aise pour me confier, même si ce n'était qu'à un chien ou un chat incapable de me donner des conseils. Parfois, être simplement écoutée peut apporter beaucoup. J'aimais mes séances avec mon psychologue pour ça. Je ne disais pas tout, je gardais certaines réflexions, certains détails pour moi, mais au moins quelqu'un s'intéressait à ce que je pouvais dire. Ce n'était pas avec ma mère ou ma grand-mère que je pouvais discuter. Elles étaient bornées et pas particulièrement portées sur les réunions familiales ou ouvrir leurs cœurs.

- Elle doit être drôlement mignonne et gentille, cette Hoover. Et je suis même sûre qu'elle te coûte moins cher qu'un véritable psychologue. Je devrais peut être prendre un chien, histoire de faire des économies. Quoi que je suis capable d'être allergique à leurs poils, avec la chance que j'ai.

Je soupirais, en agrippant la anse de ma tasse pour prendre une gorgée de mon thé. J'étais vraiment malchanceuse. Ça avait commencé quand j'étais Odette, et ça ne s'était pas arrangé depuis. Je ne comprenais pas ce que j'avais bien pu faire pour que rien jamais n'aille dans ma vie. Je n'avais pas été une méchante personne. J'avais toujours vu le bien chez les autres. J'avais même toujours pardonné à Odile, malgré ses mots durs et ses regards haineux. Alors pourquoi rien n'allait chez moi ? J'étais malade. Blessée. Seule. Instable. Ça faisait trop pour une seule personne.

- Non.

La tasse tapa un peu trop fort contre la table et son contenu faillit être renversé. J'entourais des deux mains la vaisselle encore chaude, en secouant légèrement la tête. Ma langue passa sur mes lèvres qui me paraissaient tout à coup trop sèches. Même après tout ce temps, ça faisait encore mal.

- Non. Je ne vais jamais guérir. Je suis condamnée à ne jamais plus pouvoir danser. À devoir marcher avec une canne. Je ne pourrai même pas t'expliquer ce qui m'est arrivé, tout reste encore flou pour moi. Je devrai aller voir un médecin, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de rendez-vous pour parler de mon état, mais je ne supporte plus d'entendre que je dois arrêter de trop bouger ma jambe, qu'il faudrait que je reste assisse le plus souvent possible... Je veux danser. Rien qu'une dernière fois. Pour me rappeler ce que ça fait. Tu aimes danser ? C'est incroyable. Quand j'étais sur scène, j'avais l'impression de m'envoler. Comme quand j'étais un cygne. Mais c'était encore mieux.

Mon sourire nostalgique était accompagné de larmes embuant mon regard. Je les chassais en battant des cils et en tournant la tête pour m'essuyer rapidement les yeux d'une main tremblante. Je me souvenais de la sensation. Et mon dieu. Que ce que ça me manquait. J'en avais besoin. C'était vital. Et même ça, on me l'avait enlevé. J'en arrivais à penser parfois que quelqu'un me haïssait quelque part et s'amusait avec une poupée vaudou à mon effigie.

- Pardon, c'est pas vraiment facile de reparler de ça. La danse, c'était tout pour moi. Vraiment tout. Ma vie entière en tant qu'Aegis tournait autour de ça. Alors... c'est difficile.

Aegis la danseuse. Odette la maudite. J'étais vraiment devenue une sorte de schizophrène ou sujette à un dédoublement de personnalité sévère depuis la fin de la Malédiction. J'avais l'impression d'être la seule à ressentir ça. Anya, par exemple. Elle était toujours la même. Il n'y avait vraiment aucune différence ?

- Tu me considères vraiment toujours comme ton amie ? Même après tout ce temps ? Je sais que j'ai l'air d'une pleureuse, et je m'en excuse vraiment, mais parfois j'ai du mal à différencier le bien du mal. Et je n'ai pas envie que tout s'effondre une nouvelle fois.

Je posais mes deux mains sur mes genoux, pour pouvoir serrer les poings sans qu'elle ne s'en rende compte. Mes ongles étaient trop courts pour pouvoir être plantés dans la peau, alors je me contentais de serrer jusqu'à ce que ça fasse mal. Pour avoir l'impression de ressentir quelque chose d'autre que cette peur illogique.

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________________________________________ Mar 11 Oct 2016 - 23:14

Anya ne put retenir un petit rire en entendant le commentaire d'Odette. Oui, Hoover était incroyablement mignonne, même si Abigaëlle l'était bien plus. La jeune femme ne connaissait pas les honoraires des psychologues des petites villes comme Storybrooke - d'ailleurs, elle ne connaissait pas non plus ceux des psychologues des grande villes - mais croyait volontiers que Hoover lui revenait moins cher. Elle ne tombait jamais malade et de toute façon Dimitri avait déjà un budget dédié exclusivement aux chiens. Un de plus ou un de moins n'y avait pas changé grand chose.
Malheureusement, la bonne humeur d'une conversation sur nos amis à poils ne dura pas longtemps. Odette s'était de nouveau assombrie après une allusion à sa malchance chronique dont Anya ne pouvait plus réellement. Elle lui adressa néanmoins un sourire contrit et compatissant, se retenant de lui prendre la main. Avec une tasse de thé chaud dans l'autre, ce n'était probablement pas l'idée du siècle.
- Non, assena finalement la jeune femme en réponse à la question d'Anastasia.
Cette dernière grimaça de plus belle, sentant bien la douleur que provoquait cette réponse, cet aveu, plutôt. Le brut mat de la tasse sur le bois de la table ne faisait que confirmer cette impression. Anya sursauta légèrement puis attendit, laissant à Odette le loisir de déverser sa rage, sa peine, sa colère, ses problèmes ou tout ce qu'elle voudrait ou pourrait bien confier. Comme elle l'avait dit plus tôt, les amies sont là pour ça.
- Je veux danser, conclut-elle fermement après une courte explication de son problème. Rien qu'une dernière fois. Pour me rappeler ce que ça fait. Tu aimes danser ? C'est incroyable. Quand j'étais sur scène, j'avais l'impression de m'envoler. Comme quand j'étais un cygne. Mais c'était encore mieux.
Sa peine était palpable, de même que sa nostalgie. Puis elle se rappela de son premier cours de valse, sur le bateau qui l'emmenait en France. Cela semblait si loin et à la fois si proche dans son esprit. Anastasia aussi aurait alors pu céder à la nostalgie mais se retint à temps.
- Oui j'aime danser, répondit-elle dans un murmure encore un peu absent. J'ai appris la valse, une fois. C'était il y a longtemps, je me rappelle surtout d'avoir voulu mener la danse alors qu'apparemment c'est le rôle de l'homme... Evidemment. Mais oui, je crois que j'aime danser et que... disons que j'aurais aimé te voir danser, ajouta t-elle un peu mal à l'aise.
Dans l'absolu, ce n'était pas forcément la chose à dire et Odette pourrait se fâcher. Mais c'était vrai et spontané, ce qu'Anastasia était également. Odette, en cygne, avait une grâce indéniable. La savoir ballerine n'avait rien d'étonnant. Odette était faite pour la grâce quand Anastasia était un peu plus brouillon, à n'en faire qu'à sa tête et à se fiche des règles de bienséance. Et pourtant elle était Grande Duchesse de Russie...
Toute à ses pensées, Anastasia n'avait pas prêté attention aux yeux embués d'Odette ni à son revers de manche pour les essuyer. C'était peut-être mieux ainsi. La jeune femme s'excusa, ce qui était parfaitement inutile aux yeux d'Anya.
- Ne t'excuse pas, c'est moi qui ai mis le sujet sur la table, je n'aurais peut-être pas dû. Je n'ai pas de passion aussi dévorante mais je sais que si on me privait de mon centre de gravité je serais dans le même état, conclut la jeune femme.
Elle laissa ensuite un petite silence s'installer pendant lequel elle s'assura qu'Abigaëlle ne manquait de rien. Puis elle put une longue gorgée de thé, vidant presque sa tasse avant qu'elle ne commence à tiédir. Anya n'aimait pas le thé tiède. Pas du tout.
Elle n'aimait pas non plus voir Odette dans cet état mais que pouvait-elle faire ? Elle ne pouvait pas lui prêter ni lui donner ses jambes, pas plus qu'elle ne pouvait chasser les tourments dans l'esprit de son amie d'enfance.
- Evidemment que je te considère toujours comme tel, s'écria la jeune femme rousse lorsqu'Odette lui demanda si elles étaient encore amies. Quelle idée ! Oui, on ne s'était pas vu depuis plus de 30 ans et alors ? S'il faut blâmer quelqu'un pour ça c'est le sort noir et peut-être moi... Je veux dire, tu étais là quand je n'étais qu'une orpheline dans cet orphelinat miteux, tu étais ma meilleure et seule amie de mon âge, ma confidente et je suis partie sans toi. J'aurais dû t'emmener ou j'aurais dû revenir mais je ne l'ai pas fait. Mais maintenant je suis là et nous avons du temps à rattraper, déclara Anastasia avec aplomb. Je ne laisserai pas ta vie s'effondrer de nouveau et je t'apprendrais la différence entre le mal et le ben si tu crains de ne pas la connaître.
Anastasia lui adressa un sourire encourageant puis, curieuse qu'elle était, changea de sujet :
Tu me considères vraiment toujours comme ton amie ? Même après tout ce temps ? Je sais que j'ai l'air d'une pleureuse, et je m'en excuse vraiment, mais parfois j'ai du mal à différencier le bien du mal. Et je n'ai pas envie que tout s'effondre une nouvelle fois.
- Et donc tu t'appelles Aegis dans ce monde ? demanda t-elle avec un air espiègle.
Aegis était un prénom curieux, même aux oreilles de la Russe qu'était Anastasia. Elle n'avait jamais rien entendu de tel. C'était unique, à l'image d'Odette, de la personne qu'elle était. C'était aussi curieux, avec sa sonorité exotique et latine. On aurait dit un ancien mot secret.
- Ca te va bien. C'est tout à fait toi : unique et surprenant.

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