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٩(͡๏̯͡๏)۶ La Mélodie de la Lune ☆ Evénement #111
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 [FE] L'Aventure Intérieure - Evènement #64

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Nora


« Hadès avec un Grand A ! »


Nora


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________________________________________ Ven 3 Juin 2016 - 13:29



« Ta vie a été mouvementée... »
« Je me souviens de quand j'étais seule moi aussi
et que j'avais peur... »




    Pascal a raison. La douleur ne disparaît jamais. Colère peut cogner sur tout ce qu'il veut pour évacuer sa peine et Tristesse peut laisser couler toutes les larmes de son corps, mais cette peine restera à jamais ancrée en eux. La vie est remplie de sacrifices, de pertes d'êtres chers. Dégoût réclame un câlin au pompier pour cacher sans doute à sa manière, le chagrin qu'elle éprouve sans l'extérioriser par des larmes ou un excès de colère. Chaque souffrance est accompagnée de souvenirs, de nouvelles expériences, de nouveaux sourires. Je croisai le regard de Peur, qui semblai plus effrayé que jamais, mais aussi étrangement apaisé. Là où Pascal se trompe, c'est qu'il n'y a pas besoin d'une malédiction pour souffrir. Il n'y a pas que les habitants du monde des contes qui se retrouvent le coeur brisé.

    Je sentis tout à coup que ma place n'était plus parmi eux. J'étais une guerrière, une battante qui avait laissée mourir une petite fille. Je n'avais aucun souvenir d'elle à partager, parce que je ne la connaissais pas. Cherchant quelque chose dans ma poche, je m'approchai de Pascal afin de lui glisser l'objet dans la main. Il m'avait laissé ma chance, m'avait accordé sa confiance et il m'avait permis de faire mes preuves, mais j'avais échouée. Quand il m'avait tendu cet insigne le premier jour, il m'avait dit que c'était pour aider les autres, pour les secourir quand ils en avaient besoin. Aujourd'hui on pouvait en constater le résultat et il était loin d'être concluant. Je devais sortir de cet chambre et oublier.

    Une fois en dehors de l'hôpital, j'avais erré quelques heures dans les rues de Storybrooke, à la recherche de réconfort. Mais il n'y avait pas grand monde. La plupart des gens étaient sans doute occupés à vivre leur vie dans la joie et la bonne humeur, en l'attente des jours sombres. Mes pas m'avaient conduit à proximité d'un vieux cimetière. C'était sans doute quelque part ici, qu'elle sera enterrée. Il s'agissait d'une coutume étrange de rassembler les morts au même endroit. Chez nous ils retournaient simplement à la poussière.

    Est ce qu'elle pouvait nous entendre de là où elle était ? Est ce qu'elle savait que des personnes se sont battus pour elle, afin de l'aider à s'en sortir ? Est ce qu'elle est consciente que ses amis sont désormais en sécurité, bel et bien vivant ? Est ce que l'émotion qui est restée dans sa tête lui murmure de douces paroles rassurantes pour l'aider à franchir le cap ? Est ce qu'elle a peur ?

    Je n'ai pas peur.

    Les paroles d'Aryana me revenaient en tête. Comment pouvait-on me percevoir quand ce que je montrais au grand jour était tellement décevant ? Une guerrière qui ne pouvait même pas sauver un simple enfant. Je passai une main sur mes joues pour en sécher une larme, avant de pencher la tête vers le petit muret qui séparait le trottoir du cimetière. Quelqu'un y avait oublié un bonbon aux multiples rayures colorées. Sans doute un enfant, qui lui n'avait pas eu besoin d'être sauvé par quelqu'un d'incompétent.

    « Pardon ! » avais-je murmurée à la personne que je venais de bousculer sans faire exprès. Je m'étais tournée pour partir et elle s'était trouvée sur mon chemin. Si je restais dehors, j'allais juste mettre les autres en danger.

    L'homme m'avait répondu que ce n'était pas grave et il avait eu la gentillesse de ne pas relever le fait que des larmes se trouvaient sur mes joues. Au lieu de ça, il s'était contenté de me proposer un bonbon, comme celui qui était abandonné sur le muret. Selon lui, ce genre de choses pouvait redonner le sourire à n'importe qui. Je ne l'avais pas pris et je ne lui avais pas adressée le moindre regard. Je n'étais pas d'humeur pour que quelqu'un se montre gentil avec moi. Je m'étais excusée une nouvelle fois avant de m'éloigner, préférant rester seule.

    J'avais la sensation d'aller un peu mieux. Je commençais sans doute déjà à oublier la douleur qu'on éprouvait quand on perdait un être chers. Après tout je ne la connaissais pas vraiment, peut-être que la douleur sera moins persistante. En tout cas je ne voulais plus qu'une chose, c'était de rentrer à la maison et de voir si Robyn allait mieux elle aussi...

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On ne se sent jamais plus vivant
qu'avec le canon d'un flingue braqué sur nous.
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Robyn W. Candy


«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


Robyn W. Candy


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________________________________________ Sam 4 Juin 2016 - 0:31





Mais nan je pleure pas!

J'ai juste une miette d'oréo dans l'oeil

Et voilà, c'était fini. Game Over. Pas pour moi, mais pour une pauvre gosse qui avait pas mérité ça. Elle avait perdu ses parents. Et maintenant elle était morte toute seule, entourée par une poignée d'émotions émotionnellement instables et par une bande de types qu'elle avait pas connu. Dont moi. J'avais rien à foutre là. C'était pas respectueux.

Casser la figure du médecin, ça aurait servit à rien. J'avais envie de ressentir toute cette rage, de cogner quelque chose jusqu'à ce que mes poings saignent, mais y avait pas de ça. Y avait pas cette colère. C'était plus l'impression d'avoir le cœur lourd comme un bloc de pierre et une drôle de façon de renifler. Mes yeux arrêtaient pas de me picoter, merde ! Je tournais le dos à l'assemblée regroupée autour de Riley, et croisais les bras. J'allais quand même pas pleurer encore une fois ? Mes yeux qui piquaient c'était juste à cause de la poussière. Ou d'un cil qui se baladait tranquilou pour me faire chier. Mais je refusais de pleurer. Tristesse n'allait pas me transformer en robinet qui fuit.

- Laisse moi.

J'avais sentie une main agrippée la mienne, comme si c'était une bouée de sauvetage, mais je m'étais dégagée. Tristesse me fixait, les yeux bouffies par les larmes, rouges d'avoir trop pleurés, en continuant à sangloter en hoquetant. Sa paume trempée laissait une sensation dégueulasse d'humidité sur mes doigts, que j'essuyais sur mon pantalon pour dissiper l'impression que j'avais transpiré de la main. Je voulais pas qu'elle me touche. Je voulais qu'elle me laisse tranquille. Je voulais plus la voir. Je voulais qu'elle dégage avec sa tristesse pourrave. Mais elle avait pas l'air de comprendre, avec son air de chien battu compatissant et sa manière de tendre timidement la main vers mon bras, comme si un contact physique allait me faire du bien. Elle était pire que le cocker. Je la détestais.

- Putain mais fiche moi la paix ! Tu comprends pas les mots qui sortent de ma bouche ! Laisse. Moi. Dégage ! Je veux pas pleurer, ça fait bien, ok ? C'est horrible ! Riley est morte parce qu'on a pas pu la sauver, et c'est horrible ! Je suis horrible aussi, arrête de croire que ça pourra aller mieux !

Je criais, en repoussant Tristesse, assez violemment pour qu'elle trébuche et percute quelqu'un qui se trouvait juste à côté d'elle. Je vis ses yeux se remplir de larmes, comme si ça l'avait blessé. Je plaquais ma main sur mes yeux pour ne plus la voir, et surtout, pour empêcher mes propres larmes de couler. Merde. Merde ! Je pris une grande inspiration tremblante, avant de serrer les dents. Je refusais de pleurer. Je voulais pas... pleurer. Pas devant tout le monde. Pas encore une fois. C'était pas moi, j'étais pas comme ça. Je pleurais pas. Tristesse n'était plus dans mon corps, y avait pas de raison pour que je me transforme en fontaine humaine. J'allais quand même pas pleurnicher pour une gamine que je connaissais pas ?

Je retirais ma main quand je sentie quelqu'un poser la sienne sur mon avant-bras. Tristesse me regardait timidement, comme si elle avait peur que je la frappe. Mais elle était revenue quand même, en hochant la tête. C'était comme si elle me donnait le droit d'être triste. Comme si j'avais le droit de laisser les larmes couler le long de mes joues. Elles en avaient profité, les garces ! Je pleurais, et je pouvais même pas m'en empêcher. Voilà ce que j'étais devenue.

- C'est ta faute.

Je m'étais dégagée, et j'avais quitté la chambre, en m'entourant de mes bras pour tenter de bloquer mon corps qui était parcouru de sanglots silencieux. J'avais comme un hoquet qui me faisait pleurer. C'était la faute de Tristesse si j'étais comme ça. Je pleurais jamais, elle m'avait déréglé.

Le temps que j'arrive à ma pâtisserie, j'avais réussi à me calmer. Une fois à l'intérieur, je fermais la porte à clé et passais derrière le comptoir pour me laisser glisser au sol, en prenant ma tête entre mes mains. Que ce qui m'arrivait ? Je n'avais même pas dis au revoir à Aryana. Je n'avais même pas essayé de retrouver Nora. Je savais que si elle était partie, c'était parce qu'elle avait besoin d'être seule. On se ressemblait, sur ce point là. Je voulais plus voir personne. Je voulais plus voir Colère, Tristesse, Dégoût, Peur ou le corps sans vie de Riley. Je voulais pas ressentir encore ce sentiment d'échec. J'étais pas une putain d’héroïne, mais quand même. Je n'étais pas non plus celle qui foutait tout en l'air. Je voulais pas avoir une mort sur la conscience. Non, clairement, je serais jamais super Robyn. J'étais même pas capable de sauver Jamie du côté obscur, ou de garder ma meilleure amie.

Putain. Je me relevais et me dirigeais vers l'arrière-boutique, où se trouvait encore un carton remplie de gâteaux à la cacahuètes que j'avais fais la veille, en espérant que je pourrai repasser les chercher pour les vendre à la kermesse si jamais ça avait du succès. Je pris un gâteau que je décollais du papier blanc qui servait à le tenir sans que ça colle les doigts, étant donné que c'est très chiant quand c'est tout poisseux, et pris une bouchée, tout en m'appuyant contre un plan de travail. Ça valait pas des oréos. Clairement pas. En même temps, y avait rien de mieux que des oréos. Je devais en avoir un paquet à la maison. Quand Nora rentrerait, je lui en proposerai un, tient. Elle le méritait bien. Et moi aussi. J'avais juste moins hâte de découvrir ma gueule cassée dans le miroir de la salle de bain. Là, j'aurai probablement une bonne raison pour pleurer. C'était Elliot qui allait se marrer en voyant ma gueule.

Robyn: 90%


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I just want candy
Candy on the beach, there's nothing better, but i like candy when it's wrapped in a sweater. Some day soon i'll make you mine, then i'll have candy all the time.

Katrina Sparrow


« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Katrina Sparrow


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________________________________________ Sam 4 Juin 2016 - 10:47

L'Aventure Intérieure
Au début c'était qu'un groupe d'Andouilles qu'avaient la Banane, y a eu la guerre des Oréos, mais Robynet n'en a fait qu'une Bouchée, puis ça a était le début de la fin des Haricots, c'est partit en Cacahuète et ça a finit en Salade composée.


Une mort de plus, après tout qu'est ce que ça changeait pour toi ? Ta vie continuerait, la chance te sourirait et les gens t'aimeraient.
Aujourd'hui certains pleuraient mais qu'en serait-il après une semaine ? La vie continue, c'est ce qu'on t'a toujours dit quand tu pleurais sur un cadavre. Avec le temps, après tous tes mort, tu avais appris à sécher tes larmes de plus en plus vite.
Tes camarades du jour étaient comme ton équipage, tu ne pleurais pas devant eux, tu devais être forte pour eux.
Tu n'avais jamais connu Riley mais tu faisais des hypothèses sur qui elle pouvait bien être. Une petite fille souriante, pleine d'entrain et de joie de vivre. Tu te questionnais sur la couleur de ses yeux, peut être bleus pétillants ou verts émeraudes. Tu imaginais le timbre de sa voix, sûrement une voix douce et un rire clair qui fait sourire.
Alors tu souris, tu souris car tu savais que ta cadette avait eu une existence heureuse, car tu savais que les quelques années passées sur cette Terre avaient été des années parsemées d'éclats de rire.
Et puis tu souris parce qu'elle ne serait jamais oubliée.
Tu seras un peu plus Pierre-Henry contre toi, ses pattes palmées pendaient dans l'air mais la manière dont tu le tenais n'avait pas l'air de le déranger.
Ton regard turquoise glissa sur tous les gens présents dans la pièce. Le temps était venu pour toi de partir.
Tu allais t'en aller dans un "au revoir" silencieux, mais un bruit de papier froissé se fit entendre. Avec tout ce qui c'était passé, tu en avais oublié le journal de Colère ! Tu sortis les deux pages de ton t-shirt et les tendis à l'émotion avec un sourire compatissant, ce journal c'était un peu comme un souvenir de Riley pour lui, non ? Ça lui ferait sûrement du bien de l'avoir.
Nora sortit de la chambre d'hôpital bientôt suivit par Robyn qui pleurait. Tu avais vu les larmes de la pâtissière plusieurs fois et tu en avais assez, elle n'était pas celle qui avait été ton patron, pas celle qui t'avait tapé dessus, ou alors, peut être qu'elle était toujours elle, mais une autre en même temps.
Tu sortis de la pièce aux relents de médicament quelques minutes après Robyn, emportant avec toi ton porte manteau.
Deux médecins arrivaient au loin, et tu savais ce qu'ils venaient faire: emporter le corps inanimé de la petite Riley. S'ils faisaient ça, les émotions souffriraient et ce n'est sûrement pas ce que voulait la gamine en se sacrifiant. Tu soulevas ton porte-manteau et le fit claquer derrière la tête des deux médecins qui s'effondrèrent dans un même mouvement. Décidément, cette arme était bien plus pratique que ce que l'on aurait pu penser.
Peut être que ton geste laisserait plus de temps aux émotions pour rester avec Riley... Tu arrachas la pique de ton bras et déposas délicatement ton arme sur les corps des médecins "endormis".
Ton objectif était d'aller chercher Robyn et de la secouer parce qu'elle ne devait pas pleurer.
Tu avais toujours crue Robyn plus forte que toi, tu l'admirais même d'une certaine manière, t'émerveillant intérieurement quand elle clouait le bec des gens avec de simples mots. Toi la seule façon de faire ça que tu connaissais était de leur casser le nez. Radicale mais efficace.
Tu te dirigeas directement vers la pâtisserie de ton ainée car tu étais sûre qu'elle irait se cacher ici, au milieu du sucre et des gâteaux.
Tu appuyas sur la poignée mais la porte était fermée, alors tu sortis une clef de ta poche -copie de celle de la pâtisserie que tu avais fait en cachette quand tu travaillais encore ici- et l'enfonças dans la serrure.
Tu n'aurais plus eu qu'à la faire tourner pour ouvrir la porte et aller mettre deux tartes à la Robyn ramolo, mais tu décidas de retirer la clef. Rentrer dans la vie de Robyn comme ça était un droit que tu aurais pu te donner, mais un droit que tu n'avais pas.
Tu soupiras et t'assis devant la porte, même pour les plus forts d'entre nous, la vie pouvait être dure.
Voir Robyn faible te faisait te sentir faible. Pourtant tu ne pleuras pas. Tu aurais pu. Mais tu ne le fis pas car assez de monde avait pleuré aujourd'hui.
Pierre-Henry se libéra de ton emprise et fit quelques bons sur la route devant toi.
Mais une voiture passa.
Et tu ne vis pas son cadavre jaune sur la chaussée pour la simple et bonne raison que Pierre-Henry était toujours en vie.

-Ah mon pauvre gars, t'as bien de la chance.

Tu te levas et marchas jusqu'à la petite mare à côté de chez ta mère pour relâcher le crapaud. Tu ne voulais pas d'animal de compagnie et tu n'en voudrais jamais. Tu ne voulais pas être responsable de la vie des autres.
Et puis tout aurait pu se terminer là, tu aurais pu observer la mare en pleurant parce que "oh mon dieu ce crapaud c'était toute ma vie" mais tu n'en fis rien car tu n'étais pas l'une de ces stupides filles.
Tu n'avais pas relâché le crapaud car c'était mieux pour lui, mais parce que c'était mieux pour toi. Tu étais égoïste.
Puis tu pris une pierre, la jetas à travers la vitre du salon et regardas une femme sortir. Quelque chose dans son regard se brisa, c'était comme si elle était triste.

-Toujours pas morte à ce que je vois.

Tu prononças ces mots juste assez fort pour qu'elle les entende, puis tu ajoutas:

-Aujourd'hui une petite fille s'est sacrifiée, et toi tu es toujours là à t'accrocher à une vie que tu ne mérites pas. Saches, mère, que je danserais sur ta tombe. Et que je rirai jusqu'à ta mort et après encore.

Ce n'était pas une menace, alors tu partis satisfaite, un sourire malicieux barrant ton visage.
Il faut croire que la méchanceté est héréditaire.

Lily: 72%
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Deborah Gust


« Si on schtroumpfait ? »


Deborah Gust


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________________________________________ Sam 4 Juin 2016 - 19:53

Like as the waves make towards the pebbled shore
So do our minutes hasten to their end

Je n'aime pas les câlins. Pas quand ils sont prodigués par un parfait inconnu, même si le parfait inconnu est pompier. En quoi ça fait une différence ? Les câlins, c'est le truc de Joie, en général. Enfin, c'était. Il va falloir s'habituer à parler au passé maintenant... Bordel, ça craint tellement, mais tellement...
Les câlins aussi, ça craint. Surtout en public. Diable, on a passé l'âge depuis tellement longtemps... J'ai l'impression que mon niveau de classe vient de descendre d'un cran si ce n'est deux tandis que les bras du pompier se referment sur moi... Je préférerais tellement m'envoyer en l'air avec un pompier que d'exiger de lui de faire ce pour quoi il était payé : me sauver de ma brûlante détresse. Mais je n'avais pas le cœur à ça et il n'avait pas un physiquement suffisamment attrayant pour ça. Et marié, pour couronner le tout ! Beurk. Je ne joue pas dans cette cour là, moi. Aussi, je suis une personne classe, pas une petite chose fragile qui se laisse aller aux frivolités à la moindre contrariété. J'ai un standing, moi !
- Ouais, ça ira comme ça, hein, on est pas assez intimes pour plus, déclarai-je, mains en avant pour le repousser quelques minutes plus tard.
Mon moment de faiblesse avait suffisamment duré. Je rejoignis les autres, auprès de Riley comme si de rien n'était.
C'est cet instant que choisit Lily pour nous rejoindre, non sans demander si personne n'était à poil... Mais quelle idée, franchement. Je roulais des yeux. T'entends un peu ça, Riley ? Quelle idée. Si elle espérait faire une blague, laissez moi vous dire que c'était une blague totalement pourrie.
La jeune fille s'approcha du lit et blêmit. Elle aussi venait de comprendre qu'un ange nous avait quittés. Mais quoique morte, Riley n'en demeurait pas moins mignonne, ce à quoi j'acquiesçai vivement, sans avoir la force d'être surprise qu'une fille tatouée puisse avoir bon goût...
... Je retirai bientôt cette pensée. Lily n'avait aucun goût. Après s'être rapidement éclipsée, elle était revenue dans la chambre avec un immonde crapaud jaune dans les bras. Jaune. Un crapaud. Un crapaud jaune. Un animal baveux jaune. Je n'aime pas le jaune, c'est criard. Ce crapaud était criard. Il jurait atrocement dans cette chambre. Une chance que Riley ne puisse pas le voir. Elle aurait eu peur d'un truc pareil et elle aurait eu raison : c'était dégoûtant. Il n'avait pas intérêt à sauter de ses bras !
Quant aux mimes, ils n'avaient pas intérêt à rentrer. Je n'étais pas d'humeur.
Pascal avait du le comprendre. D'ailleurs, il n'avait pas bronché. Il n'en aurait pas eu le droit. C'était de sa faute, il devait assumer. Tout comme Madame Mills devrait assumer ses actes passés si jamais elle croisait ma route.
Toujours est-il que le shérif avait encore un semblant d'utilité. Il fit sortir les mimes trop curieux d'une vois à la fois calme et sans appel. Fort de ce succès, il se mit alors en tête de faire la psychologie avec Colère. Bon courage l'ami. Colère et la psycho, on sait tous que ça ne fait pas bon ménage.
Curieuse, j'observai la scène d'un air sceptico-intrigué, le sourcil arqué.
Les deux hommes se battaient autant que la chambre et son agencement le permettait. Le combat était à la fois physique et psychique, fait de beaux discours philosophiques que Colère ne voulait pas entendre. Mais quand il se trouva maîtrisé, il n'eut d'autres choix que d'écouter qui ne tarda pas à pleurer, phénomène assez rare.
En temps normal, j'aurais été ravie, pour ne pas dire fière, d'assister à pareil moment. Mais pas cette fois. Pas quand Riley venait de nous quitter définitivement, nous laissant dans des corps humains, sans travail, sans but, sans elle. Je fronçai les sourcils agacée. On avait assez pleuré pour la journée, pourquoi le forcer à recommencer en public ? Ce shérif n'en manquait pas une !
Mais si vous pensez que ça allait l'arrêter, vous avez tort.
Pascal poursuivit sa harangue dans un joli discours qui se voulait certainement héroïque mais qui craignait plus qu'autre chose. Il voulait quoi, des applaudissements ? Il avait menti et échoué. Moi, je n'allais pas applaudir.
Et personne ne le fit. Il ne reçut de ma part qu'un roulement d'yeux. Les gens étaient trop tristes pour cela. Même Robyn, ce que Tristesse n'avait pas manqué de remarquer et ce qu'elle se mit en tête de réparer. Bah voyons. Comme si Robyn était programmée pour accepter !...
Ce qui devait arriver arriva. Tristesse valsa et me heurta.
Sans mot dire, je la remis sur pieds, tâchant de lui faire comprendre que se tenir droit c'était vraiment une bonne idée. Et si elle sembla réceptive à cette idée, elle ne l'était pas à celle de laisser Robyn dans son coin. Par chance, cette dernière quitta la pièce avant de tuer une seconde émotion.
Nora, pour sa part, s'en était déjà allée sans que je n'y prête attention. Ses sandales n'allaient pas me manquer.
Ce fut ensuite au tour de Lily et de ses tatouages de nous quitter, non sans rendre son journal à Colère.
- C'est pas trop tôt ! s'écria t-il, l'œil noir.
Si on sait parler le Colère, on comprend que c'est une façon de dire merci. Mais peu de gens savent parler le Colère et je n'avais pas envie de décoder.

Peu à peu, la chambre mortuaire se vida. Il ne resta bientôt plus que nous : Tristesse, Peur, Colère et moi. Joie et Riley non plus n'étaient plus dans cette pièce, en dépit des apparences trompeuses. Mais je n'étais pas prête pour cela et laissait cette idée de côté, remerciant le ciel ou n'importe qui pour que les médecins ne soient pas encore venus me les prendre définitivement.
- Et maintenant on fait quoi ? demanda Tristesse en rompant le silence que nous avions laissé s'installer.
- Je ne sais pas, avouai-je. Joie nous dirait sûrement de profiter de la vie. Mais la vie, ça a l'air de méga craindre. J'ai pas envie de profiter de la vie.
- Profiter de la vie c'est pour les gonzesses ! s'écria Colère, un peu hors de propos, levant le nez de son journal pour la première fois depuis de longues minutes.
Je lui tapotai affectueusement l'épaule.
C'est ce moment que choisirent les médecins pour arriver, la mine grave.
- Il va falloir l'emmener, déclara un homme qui se prenait clairement pour Dr Mamour et n'avait pas capté qu'il était non seulement laid mais qu'en plus il manquait de classe.
- Vous devriez aller manger un truc, conseillai-je aux autres. Y a toujours une cafétéria au rez-de-chaussée dans ces endroits. Allez. A table. Filez. Vous voulez pas voir ça. Je vous rejoins. Entrainez vous à être humains parce qu'on est bien partis pour le rester !
Ils ne protestèrent pas. J'avais pris ce regard qui rend toute protestation impossible. Le médecin me regarda étrangement mais ne fit aucun commentaire, se contentant de retirer tous ces tubes et ces fils à Riley.

Riley descendit au sous-sol de l'hôpital, là où, comme chacun le sait, se trouve la morgue. Elle avait atteint son avant-dernière demeure et j'avais suivi le convoi avec attention, tâchant de ne pas me faire repérer. Le médecin n'aurait pas apprécié. La morgue était probablement interdite au public. Et, franchement, quand j'en vois l'état, je peux comprendre !
Un éclairage blafard. Des tables en métal. Une odeur d'éther qui vous prend à la gorge. Une odeur de mort... Pas question que Riley attende sa dernière demeure dans un endroit aussi sinistre et puant. Armée d'un flacon de Chanel 5 que j'avais repéré dans la chambre d'une vieille peau dans le coma, je vidai le flacon aux endroits stratégiques histoire que cette pièce ressemble à quelque chose. Je me rappelais parfaitement quand, petite, nous essayions les parfums de Maman. Nous avions toujours aimé les belles odeurs et il était hors de question que Riley sente le vieux et la mort. Point barre. Pour les vêtements d'hôpital je ne pouvais malheureusement rien mais je me promis d'apporter une tenue appropriée dès le lendemain.

Nous errâmes quelques temps dans cette ville inconnue jusqu'à apercevoir le Granny's, à la fois dinner et hôtel. Mouais. Ca ne payait quand même pas de mine mais j'imaginais que ça pourrait faire l'affaire, le temps que nous y voyons plus clair.
Je pris les choses en main, Colère juste derrière, au cas où Mamie ferait de la résistance.

Quelques temps plus tard, Aryana vint nous trouver avec une proposition pour le moins surprenante : emménager au deuxième étage de sa maison dont elle avait pris soin d'apporter des photos pour me convaincre. Une initiative pleine d'esprit, je dois dire. La maison était très belle, dans le style art-décor du siècle passé. Une maison à la parisienne dans un coin aussi paumé, ça ne pouvait se refuser. Mais ainsi que je l'avais appris à Riley, je gardai contenance, me contentant d'un :
- Nous acceptons.
Nous n'avions pas réellement le choix, de toute façon. De nos amis aventuriers, elle était la seule à être revenue vers nous et nous ne pouvions pas - surtout moi, je l'avoue - rester plus longtemps dans ce décor de grand-mère gâteau. Hors de question. Même Mamie Susan avait meilleur goût alors que ce n'était franchement pas gagné !

Nous emménageâmes rapidement, n'ayant pour ainsi dire rien dans nos valises. Nous étions des émotions, après tout. Nous n'étions pas censé posséder quelque chose en dehors d'un hôte, un hôte adorable et probablement plus classe que tous les habitants de la ville réunis. Mais la vie nous avait pris le seul foyer que nous connaissions, la seule personne que nous aimions et la seule émotion qui aurait parfaitement su s'intégrer dans cette ville étrange. Les gens l'ont toujours préférée et c'est bien normal. La Joie, c'est quand même un peu plus vendeur que le Dégoût, la Tristesse, la Peur et la Colère. La Joie était une émotion dominante dans le cœur de Riley. Riley avait été une enfant joyeuse et son souvenir le serait aussi.
Les photos n'avaient pas menti. La maison était effectivement sublime. Riley aurait adoré. Elle aurait roulé sur l'immense lit à baldaquin dont j'avais hérité. Elle aurait descendu l'escalier en empruntant la rambarde. Peut aurait paniqué. Joie aurait ri. Elle aurait fait de cet endroit quelque chose de bien plus vivant que ce que nous pouvions espérer créer, nous, ces quatre émotions restantes.

- Dégoût ? On va faire comment pour être humain ?
demanda Tristesse le soir de son emménagement.
- On va commencer par changer de nom. Je sais pas pour toi, mais moi je trouve que Dégoût, ça fait franchement tâche sur une feuille d'état civil. Je vais m'appeler Deborah Gust. Deb Gust. Disgut. Dégoût. Ca, ça claque. Ca, c'est humainement acceptable. Prenez en de la graine ! déclarai-je en croisant les bras.
Je ne pouvais être Dégoût que si Riley était, or, Riley n'était plus. Par chance, elle était de ces êtres que même la mort ne vous enlève pas entièrement. Dans mon cœur - car oui, j'en ai un - elle et son souvenir étaient plus vivants que jamais.

And yet to times in hope my verse shall stand,
Praising thy worth, despite his cruel hand.

- Shakespeare, sonnet 60

Aryana Cloud-Sandman


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Aryana Cloud-Sandman


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________________________________________ Dim 5 Juin 2016 - 13:54



Empty spaces - what are we living for?
Abandoned places - I guess we know the score. On and on!
Does anybody know what we are looking for?

Another hero - another mindless crime
Behind the curtain, in the pantomime
Hold the line!
Does anybody want to take it anymore?


Une autre héroïne tragique. Un autre crime maquillé en adorable sacrifice.

Mon masque d'impassibilité se fissurait peu à peu. C'était ainsi dès que je voyais quelqu'un partir. A chaque fois, c'était incroyablement difficile à surmonter. Pour les émotions, je savais que ce serait encore plus ardu. Depuis des millions d'années, des gens mourraient sous mes yeux. Je ne pouvais rien faire. A force, je me résignais, je prenais du recul. Certaines personnes me lançaient des regards réprobateurs, croyant que j'aurais pu agir pour empêcher la fin inéluctable de cette petite fille trop courageuse. Les dieux ne pouvaient rien contre la mort. C'était une force impalpable et incontrôlable.

Je faisais mon possible pour rester calme. A quoi bon pleurer ? Je ne versais de larmes que pour les êtres qui m'étaient chers. La mort de Riley était certes triste, mais j'avais vu tant de gens s'éteindre... C'était une personne de plus. J'étais touchée et affligée, mais sans doute moins que les autres.

Nora avait rendu son insigne de police, Lily avait retrouvé son crapaud, Pascal avait viré les mimes trop curieux... la tension était palpable dans la chambre. Je préférais m'en aller. Après tout, ma place n'était pas ici. Robyn était déjà partie. J'hésitai à aller la retrouver mais je me doutais qu'elle préférait rester seule. Dans ce genre d'échec, on a besoin de temps et d'espace.

Sans un au revoir, je disparus. J'errai un peu dans les rues de Storybrooke. J'étais obnubilée par les paroles de Nora concernant le petit garçon qu'elle avait vu et qui avait déclenché une inondation, à son arrivée sur son monde, ainsi que sur la petite fille qui l'accompagnait. S'agissait-il de moi et de Poséidon lorsque nous étions enfants ? Cela voulait-il dire qu'il était mon véritable frère ? Un frisson désagréable parcourut mon échine. Je ne souhaitais pas que ce monstre fasse véritablement partie de ma famille. Nora avait-elle dit cela dans l'unique but de me perturber ? Elle ne m'appréciait pas, je le savais bien... pourtant, elle avait eu l'air sincère.

Cette possible révélation me perturbait totalement. J'avais besoin d'un ancrage, de me sentir rassurée. Peut-être était-il mon frère pour de bon, mais j'avais une autre famille que j'avais construite moi-même.

J'arrivais devant la maison de Lily et Elliot. La Delorean était garée sur le trottoir, le petit jardin juste devant n'était pas entretenu. Tout respirait la fraîcheur et l'exubérance. J'ignorai s'ils étaient chez eux et de toutes façons, ce n'était peut-être pas ce charmant petit couple que j'avais envie de voir.

Il s'agissait d'une autre personne que j'avais volontairement ignorée, par crainte de souffrir de sa future absence, par peur de ne pas savoir m'y prendre. Aujourd'hui, une enfant plus courageuse que je ne le serais jamais était morte. Elle avait donné sa vie pour que quatre émotions devenues humaines puissent exister. Quelque part, cela me donnait la force d'affronter mes démons.

"Apolline..."
murmurai-je dans un filet de voix.

Peut-être aurais-je dû aller la voir en compagnie de Pascal ? Cela aurait été sans doute plus simple mais j'éprouvais le besoin de la rencontrer seule. Dès l'instant où je décidais de la faire entrer dans ma vie, j'enclenchais un compte à rebours qui s'achèverait par sa mort. Elle n'était pas immortelle, pourtant je me rendais compte seulement maintenant que même en l'ignorant, l'évocation de sa perte m'emplissait de chagrin. Elle était liée à moi même si je ne le souhaitais pas. Il était trop déjà trop tard.

Hésitant à entrer, je remarquai soudain un jeune homme assis sur le banc, sur le trottoir d'en face.

"Elle est à l'intérieur." me dit-il d'un air entendu.

Je fronçai les sourcils. Comment pouvait-il savoir qui j'allais voir ? Et surtout, qui était-il ?

"Je vous demande pardon ?"

"Apolline est à l'intérieur." précisa-t-il d'un air presque amusé.

Je traversai la chaussée et me plantai devant lui, les bras croisés.

"Comment pouvez-vous savoir à qui je viens rendre visite ? Et tout d'abord, qui êtes-vous ?"
demandai-je d'un ton suspicieux.

Il était certes très séduisant mais ressemblait à un homme à peine sorti de l'adolescence. Peut-être était-ce dû à son nez légèrement en trompette ? Ou à sa coupe de cheveux incroyablement stylée ?

Il se pencha sur le bord du banc et plongea son regard dans le mien. Quelque chose me déplaisait chez lui, même s'il était physiquement des plus acceptables.

"Anatole, je suis un ami de la famille."

Je répliquai par un regard à la fois méfiant et intrigué. Cassie m'avait parlée d'un certain jeune homme qui tournait autour de mon Ellie. Ainsi donc, il s'agissait de lui. Je le jaugeai de bas en haut, estimant qu'il n'avait guère de chance de la conquérir. Il n'avait rien d'un érudit et ne ressemblait pas à la couverture d'un livre prometteur.

"J'ai fondé ma théorie sur des suppositions." reprit-il en caressant son menton imberbe de sa main. "Vous avez l'air tendu et pour une déesse, c'est inhabituel. De plus, vous ne seriez pas dans un tel état de nerfs si vous rendiez simplement visite à Lily, par exemple. Il s'agit forcément d'Apolline. Il était temps."

Mes sourcils se froncèrent davantage. Etait-ce un reproche ? Comment osait-il ? Mon regard se fit plus méprisant tandis que mes yeux s'attardaient sur son corps peu musclé.

"Si j'étais vous, je passerais moins de temps avec les petites filles." dis-je d'un ton acide en faisant référence à Ellie.

Je savais qu'elle n'avait que l'apparence d'une enfant, il n'empêche que cet Anatole avait des vues sur elle. Par conséquent, tout n'était pas très clair dans son esprit.

"C'est juste un conseil. Puisque vous êtes un ami de la famille, vous êtes aussi le mien, désormais." dis-je avec un sourire appliqué.

Ne soyez pas sot en devenant mon ennemi, songeai-je.

Je lui décochai un regard perçant avant de pivoter sur mes talons et de me rendre jusqu'à la porte d'entrée. J'avais décidé de ne pas apparaître à l'improviste directement à l'intérieur. Je pris une grande inspiration et frappai contre le panneau de bois. Je sentais le regard d'Anatole dans mon dos. Allait-il vraiment assister à cette scène ? L'espèce de chenapan...

Ironie du sort : une petite blonde à la chevelure impressionnante m'ouvrit. Evidemment. Il fallait que ce soit Apolline. Elle ouvrit des yeux ronds comme des billes en me voyant et resta tétanisée, la main crispée sur la poignée de la porte. Je lus dans ses yeux qu'elle hésitait à me la claquer au nez. Je l'aurais parfaitement compris. Je n'avais vraiment pas été une mère exemplaire pour elle, et je n'étais pas certaine de vouloir l'être.

Nous restâmes ainsi plusieurs secondes, des minutes entières peut-être ? A se fixer sans savoir que dire. C'était bien la première fois que je manquais d'éloquence. Son regard s'attarda peu à peu sur moi et je me rappelai alors que j'avais gardé ma robe de fortune, confectionnée dans la cape de Pascal et que j'avais sûrement des traces de dentifrice dans les cheveux et ailleurs. Elle devait penser que je n'avais pris aucun soin avant d'aller la voir. Ce n'était pas dans mes habitudes d'avoir l'air négligée. Quelle honte...

Elle ouvrit la bouche et à cet instant, je lui fourrai un objet dans les mains. Pourquoi ne l'avais-je pas laissée parler ? Avais-je si peur d'entendre ce qu'elle avait à me dire ?

"Je... j'ai trouvé ça et... c'est cadeau."
balbutiai-je.

Quelque chose brilla dans ses yeux. Des larmes ? De la joie ? De la tristesse ? Tout s'entremêlait dans ma tête. Je ne parvenais plus à rester cohérente. Je savais simplement que je venais de lui donner une espèce de pompe à vélo que j'avais "empruntée" chez Zachary pendant que Nora l'avait interrogée. Je l'avais fait disparaître et apparaître seulement maintenant.

Apolline la retourna entre ses mains précautionneusement, avant de lire l'inscription sur un côté de l'objet :

"Propulseur à improbabilité."

Elle releva la tête vers moi et je haussai les épaules.

"Tu es improbable, mais nous le sommes tous. C'est ma façon de... te le montrer."

Elle resta indécise quelques secondes, puis esquissa un sourire, que je lui rendis, toujours aussi nerveuse. Je ne pouvais rien faire de plus pour le moment. C'était un premier pas. Tout en m'éloignant, je réalisai que je ne l'avais pas prévenue de ne pas s'en servir. Un objet volé chez Zachary risquait d'être dangereux. Puis, je réalisai qu'elle était sans doute responsable pour son âge. Après tout, elle était la fille de Pascal.


Quelques jours plus tard...

"Vous aurez donc accès au second étage en entier. Comme vous avez pu le constater, il s'agit d'un appartement gigantesque, accessible par un escalier privatif à l'extérieur de la demeure. Il est tout à fait possible d'ajouter des pièces et d'autres extensions si vous le souhaitez. Rien ne m'est impossible."

Je venais de préciser tout ceci à Mademoiselle Dégoût, car elle me semblait la plus à même de comprendre parmi les émotions.

"Ca me fait immensément plaisir que vous ayez accepté."
dis-je, profondément sincère.

Judah m'avait offerte cette grande maison de style Belle Epoque parisienne, quelque peu éloignée de la ville même si elle restait à Storybrooke. Entièrement meublée Art Déco, elle était absolument parfaite. Je n'avais pas résisté bien longtemps à l'idée d'y vivre. Comme je n'occupais que le rez-de-chaussée et le premier étage, j'avais offert le second aux émotions. C'était une sorte de colocation sans que l'on vive les uns sur les autres. Chacun chez soi.

Je laissai soin aux émotions d'emménager et retournai dans le salon, attendant la venue de Pascal. J'étais impatiente de lui faire visiter ma nouvelle demeure. J'espérais qu'il n'était pas déçu que je décide de quitter son appartement, mais j'avais besoin d'espace et de confort. Il en avait toujours été ainsi.

J'entendis subitement des caquètements furieux et écarquillai les yeux en voyant, à travers le rideau de soie transparent, le jeune homme se faire courser par une dizaine de cygnes furieux. Je commençais à comprendre pourquoi Judah avait tant insisté pour que ces volatiles se promènent en liberté dans mon jardin : ils montaient la garde.

Je roulai des yeux d'un air amusé et apparus dehors, sur l'allée de graviers blancs. Là, je saisis la main de Pascal et le fis apparaître directement à l'intérieur.

"Prêt pour le tour du propriétaire ? Je te préviens, il y a une vingtaine de chambres qui n'attendent qu'à être testées..."

J'esquissai un sourire mutin et l'entraînai à ma suite vers l'escalier dont la rampe était enlacée de roses en fer forgé.

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________________________________________ Lun 6 Juin 2016 - 18:37


How can we not talk about family when family's all that we got ?
Everything I went through you were standing there by my side
And now you gon' be with me for the last ride.




Ma gorge se serra alors que les machines crachèrent l'ultime bip continu, signe que Riley nous avait quitté. Si Billy Bond nous avait pris pour des héros, on se sentait tous plutôt comme des zéros. Nous pensions que notre mission était simple : retrouver les émotions. Mais personne ne nous avait dit que la vie d'une petite fille était en jeu. Certes, nous n'aurions pas pu faire grand chose. Mais peut-être qu'on aurait essayé différemment si on avait su.

Dégoût se tourna vers moi et réclama ce câlin qu'elle avait refusé plus tôt. Je ne répondis rien, ouvrant simplement mes bras et vînt l'entourer de réconfort. A vrai dire, à moi aussi ça me faisait du bien. Je ne pleurais pas, mais je sentais cette fissure dans mon coeur, compatissant avec les autres. Et puis voir une enfant mourir, c'était pas vraiment un spectacle super joyeux. Elle n'avait même pas encore connu ses plus belles années... Elle n'en avait pas eu assez tout court, point, bonnes ou mauvaises. Cette foutue malédiction avait décidément fait beaucoup de mal autour de nous. Pauvre Riley.

Mon regard se posa tour à tour sur les émotions, puis sur Arya et Pascal, pour revenir sur Dégoût qui se dégageait maintenant de mon emprise. Je la relâchai sans faire d'histoires, esquissant un infime sourire triste alors qu'elle retournait auprès de Riley. Nora était partie. Robyn aussi. Peu à peu, les divers protagonistes laissaient les émotions faire leur deuil, et c'était à mon tour aussi de partir. Je quittai la chambre en refermant doucement la porte derrière moi, marchant calmement jusqu'à la sortie du centre hospitalier. Le soleil effleura mon visage alors que je regagnai l'air libre et je m'arrêtai un instant, levant les yeux vers l'astre. Je fermai les paupières alors que je commençai à me brûler les yeux, mais le laissant toujours me réchauffer. Je pensais à Joie et Riley, même si je ne les avais connu, j'avais l'impression de les entendre rire à ce moment précis.

Je soupirai en tentant de reprendre mes esprits et me remis en marche, fourrant mes mains dans mes poches, la tête baissée. Je retournai sur la grande place de la kermesse, après avoir marché plusieurs minutes dans les rues de Storybrooke. Ici, l'ambiance était toujours à la fête, mais pour ma part, c'en était fini. Je ne pris pas le temps de repasser par la grande tente, sachant pertinemment que mon adjoint avait les choses en mains. Je me dirigeai alors vers mon pick-up, et démarrai. Restant encore quelques minutes assis là, avant de finalement ouvrir le miroir de courtoisie pour voir quelle tête j'avais. C'était pas joli, mais négociable. Une bonne douche ferait le reste. Je rentrai chez moi, embrasser mes enfants et ma femme. Peut-être bien la seule chose qui me consolerait pour aujourd'hui. Je savais que cette sensation d'insignifiance ne partirait pas avec de l'eau chaude et du savon... Mais demain, on reprendrait le combat en aidant d'autres personnes qui en avaient besoin. Je savais qu'au fond, Pascal et moi étions les mêmes à ce propos. Les autres s'en remettraient aussi. Et un de ces jours, on se retrouveraient tous à lever un verre à la mémoire de Riley et de Joie...

Chris 60%


It's been a long day without you my friend.
And I'll tell you all about it when I see you again...

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________________________________________ Mar 7 Juin 2016 - 21:25

Pascal jeta un dernier coup d’œil au triste tableau qui se dessinait devant lui, serrant l'enseigne que Nora lui avait déposé dans la main, c'était... Le départ de Nora n'était pas le genre de nouvelles qui allait arranger la situation, loin de là, mais je respectais sa décision, personne ne devait s'habituer à ce genre de situation, je l'avais fait parce que je devais le faire. Parce que je ne pouvais pas tenir si je ne parvenais pas à avancer sans me retourner, mais je n'avais pas le choix. Sinon j'allais abandonner comme Nora venait de le faire. peut-être est-ce que j'avais eut trop confiance en elle, peut-être que je n'avais qu'imaginé son potentiel, mais je ne lui en voulais pas. Elle était plus forte qu'elle l'imaginait, mais elle était trop perdue pour s'en rendre compte. Je lui ferai comprendre qu'elle pourrait revenir vers moi en cas de problèmes. Je ne pouvais pas nier que son départ venait de me remettre une couche à mon moral, et que cette journée était définitivement l'une des pires de ma courte et mouvementée vie. Mais je ne pouvais pas le blâmer, je n'avais pas le droit. Je ne pouvais pas lui en vouloir d'avoir fait demi-tour avant que ce genre d'incident ne la ronge intérieurement. Le métier de Policier n'était pas facile à Storybrooke, le maire nous m'était des bâtons dans les roues et les gens avaient plus confiance en Pitch en cas de gros problème. Ils étaient polis, ils nous remerciaient, mais personne n'irait faire notre boulot à notre place. Je voyais peut-être cela sous un mauvais angle, mais vous savez quoi? Aujourd'hui je n'avais pas très envie d'être optimiste, aller savoir pourquoi.
Le caméléon soupira silencieusement avant de lancer un dernier regard au visage serein de Riley, il détourna les yeux avant de franchir la porte, la refermant doucement derrière, je... Je n'avais plus rien à dire, d'accord? Je ne pouvais pas me permettre de ruminer sur l'injustice de la situation encore plus longtemps. Je devais empêcher que d'autre Riley se retrouve à Storybrooke, et il était temps que des choses changent. La police devait arrêter d'être cette force qui n'intervenait uniquement en cas d'urgence, je devais arrêter mes codes d'alertes et ma peur des catastrophes divines. Je ne pouvais rien y faire de toute façon, non, il était temps de faire mon véritable boulot, j'avais été aveuglé par des menaces qui n'existaient pas encore, où qui prenaient l'éternité avant de venir. Non, je devais me concentrer sur ce qui était la base même de la police.
Storybrooke et ses habitants.

Le caméléon tituba difficilement le long du couloir, aidant les deux médecins à se relever (si je chopais l'idiot qui avait fait ça il allait passer une bonne petite nuit derrière les barreaux) avant de se faire intercepter par un autre médecin. Le shérif tituba avant de ranger l'insigne de Nora dans sa poche. Je devais passer sur le billard, je ne voulais pas que mes fractures ne s'aggravent, et puis les chirurgiens commençaient à me connaitre à la longue je savais que je serais sur pied pour demain midi. J'avais des gens à voir, et des choses à faire. Pour toutes les Rileys de cette ville, pour tous les habitants maudits par Régina. Et aussi un peu pour moi.


OoOoOoOoOoOoOo

Quelques jours plus tard, le caméléon était en train de lutter pour ne pas se gratter en dessous du plâtre qui lui mangeait le bras gauche ainsi que des différents pansements et bande de gaze lui tenant les côtes, le verdict était tombé, j'allais avoir plusieurs semaines sans opération de terrain où je risquais d'en pâtir. Mon corps commençait à avoir subit trop de dégât, la cicatrice qui me bardait le torse n'était qu'une des nombreuses preuves que je risquais d'avoir des complications plus tard, par pure miracle j'avais réussi à éviter les blessures incapacitantes, surement parce que mon armure était encore plus renforcé pour soutenir la colonne vertébrale, mais comme moi cette bonne vieille amie avait subit un lourd combat, et je ne savais pas si elle retrouverait sa gloire d'antan un jour. Elle marchait encore parfaitement, je n'avais aucun problème avec la chaleur et je ne brûlais toujours pas mais... J'avais l'impression d'avoir grillé un de mes jokers, mais passons. J'avais retrouvé le sourire lorsque Apple m'avait appelé en disant qu'Aryana lui avait enfin rendu visite, c'était... C'était une sacrée bonne nouvelle, une qui me réchauffait véritablement le coeur. Et aussi, Arya avait décidé de repartir dans sa propre maison, nous n'avions juste pas le même... Train de vie tout simplement. Cela me faisait doucement sourire, mais elle avait toujours la folie des grandeurs et besoin d'un certain confort, et je ne pouvais simplement pas habiter dans une maison qui valait surement plus chère que l'intégralité de la mairie. La routine était une chance pour moi, pas de catastrophe ni de fin du monde, pas de monstre à 100 mains en colère, juste les paquets de m&m's que je devais acheter de temps à autre? Et ça c'était le bonheur. Mais oui, j'avais légèrement fait la grimace mais tant pis. Ce n'est pas comme ci je pouvais l'enfermer dans ma baraque. D'ailleurs la nouvelle était très belle, offerte par Judah. Je... Ne lui faisais pas entièrement confiance, loin de là, mais entre lui et Arès? Je le préférais de loin.
Une dizaine de cygne commencèrent à caqueter furieusement autour du shérif, qui fit apparaître sa cape et commença à l'agiter sur les cygnes (COME AT ME SCRUBLORD I'M RIPPED), les repoussant d'un coup de cape et les envoyant boulet de manière débile en continuant sa route
Bon, certes, il avait dressé les cygnes de la baraque pour m'attaquer à vue, mais je leurs balançait ma cape au visage et il s'empêtrait dedans. C'était du grand Juju ça, un gros troll qui pouvait me cramer des pieds à la tête s'il en avait envie. Mais je savais qu'il ne le ferait pas, parce que s'il me foutait le feu cela voulait dire que j'avais gagné et qu'il avait craqué en premier.
Où alors il pouvait juste décider qu'il voulait connaitre l'odeur du barbuc de Méléon un jour.
Le caméléon fut téléporté à travers la maison et fit un doux sourire à Aryana, peut-être que les choses allaient mal de temps à autre, peut-être qu'une nouvelle catastrophe allait nous frapper un jour, mais après toutes ces morts et toutes ces larmes, aujourd'hui... Aujourd'hui je préférais profiter du bonheur qui m'était offert et de la chance que j'avais et dont je savourais chaque instant.
... Si je survivais à cette journée, avec mes blessures j'en avais presque des doutes... Mais ça valait le coup...

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________________________________________ Jeu 9 Juin 2016 - 10:51


I'll stand by you. Won't let nobody hurt you... I'll stand by you.

Tout était effrayant. Cette grande maison. Le calme. L'agitation dehors. Cette ville inconnue. Le monde humain à grande échelle. Le ciel. Les oiseaux. Le sol. Oui, le sol est effrayant. Il existe différentes surfaces et certaines sont glissantes. D'autres trop dures, d'autres encore trop molles. Tout, absolument tout me terrifiait.

Les jours qui suivirent la mort de Riley, je restais recroquevillé dans un coin, tétanisé par tout ce que j'entendais ou voyais. La perte de notre Riley me paralysait entièrement. Je n'étais plus rien ni personne. Tristesse m'apportait de temps à autre de quoi manger. Quelle drôle de sensation... se nourrir ! J'y étais bien obligé quand mon ventre commençait à grogner comme une bestiole affamée. Avais-je vraiment une créature mécontente à la place de l'estomac ? Trop angoissé à cette idée, j'engloutissais tout ce qu'on me donnait à manger. C'était différent de mâcher soi-même. Tout me semblait difficile et anormal.

Heureusement, la présence de Colère, Dégoût et Tristesse m'aidait à accepter cette nouvelle situation. Sans eux, je n'y serais jamais parvenu. Pourtant, l'absence de Joie et Riley pesait au-dessus de nos têtes. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde. C'était dur.

La déesse blonde nous proposa d'habiter dans sa grande maison et Dégoût, en porte-parole, accepta. Je vivai l'emménagement comme celui dans le Minnessotta : nous n'avions aucun carton. Et surtout, nous n'avions même pas Riley. Nous étions isolés et perdus. En plus, des cygnes patrouillaient dans le jardin de la déesse, autour de la vaste demeure. Je me promis de ne plus jamais essayer de sortir de cet endroit, par peur de me faire mordre par l'un de ces volatiles.

La déesse avait pourvu à tout en nous offrant des meubles ainsi que des vêtements. Chacun avait sa propre armoire personnalisée. Je vis Tristesse venir vers nous d'un pas hésitant, tenant un bikini dans les mains d'un air affligé.

"Ca ne m'ira jamais. Aryana s'est trompéééée..."

Et c'était reparti pour une crise de larmes. Colère par contre, semblait ravi du fusil de chasse qui trônait sur le mur au-dessus de la table de la salle à manger. Il grimpa sur cette dernière pour aller décrocher l'arme.

"Aha ! Ca va faire boum !" fit-il d'un air extatique.

"Non pitié, pas de boum !" implorai-je en enfonçant mes doigts dans mes oreilles.

Imperturbable, Colère visa un vase mais le déclic ne provoqua aucune explosion. Dépité, il secoua le fusil avant de baisser la tête.

"Oooh... il n'est pas chargé !" réalisa-t-il, déçu.

Ouf... J'écartai les mains de mes oreilles et me penchai pour refaire mes lacets. Les noeuds étaient impeccables mais depuis que j'étais humain, je prenais un soin tout particulier à les vérifier sans arrêt, car un lacet défait = une chute assurée. Qui dit chute dit jambe cassée ou commossion cérébrale. Je passai plusieurs minutes à tirer dessus méthodiquement avant de me relever. Tristesse venait de poser une question des plus pertinentes, et qui m'angoissait au plus haut point.

"Dégoût ? On va faire comment pour être humain ?"

"On va commencer par changer de nom. Je sais pas pour toi, mais moi je trouve que Dégoût, ça fait franchement tâche sur une feuille d'état civil. Je vais m'appeler Deborah Gust. Deb Gust. Disgut. Dégoût. Ca, ça claque. Ca, c'est humainement acceptable. Prenez en de la graine !"
répondit Dégoût en croisant les bras.

Colère se mit à réfléchir si fort sur le choix de son futur nom que son crâne commença à bouillir. Je levai timidement le doigt et articulai d'un ton feutré :

"Jaspeur... Euh... Jasper LaTrouille."

Mes acolytes me dévisagèrent et je me sentis sur le point de défaillir.

"J'y ai réfléchi depuis un moment. Ca te semble humainement acceptable, Deborah ?"

Un frisson me parcourut. Oh, c'était véritablement étrange d'appeler Dégoût autrement que par sa fonction. Une page se tournait pour de bon.

"On peut continuer de s'appeler comme on veut quand on est entre nous, non ?"
balbutiai-je.

Tristesse posa une main lourde sur mon bras.

"Pour moi, tu seras toujours Peur, Jaspeur."

Ses paroles me détendirent quelque peu. Il ne fallait pas oublier qui nous avions été. C'était le plus important. Riley aurait voulu que l'on reste nous-mêmes.

Riley... Tout me ramenait encore à ce jour où nous avions été obligé de la quitter, à l'hôpital. Nous étions allés dans la cafétéria mais Dégoût s'était absentée quelques minutes. Je l'avais suivie, j'avais trouvé le courage car tout me paraissait plus simple quand c'était pour notre Riley. Elle était entrée par une porte et était ressortie quelques minutes plus tard. Je m'étais caché, angoissé d'avoir osé le faire, et m'étais rendu à mon tour dans cette pièce froide dont les parois étaient couvertes de tiroirs en inox. L'air était embaumé d'une violente odeur de parfum coûteux. Riley était allongée sur un brancard, le visage apaisé.

"On dirait pourtant qu'elle dort..." avais-je murmuré avec des sanglots dans la voix.

J'avais déposé un bisou sur son front glacé, baissé les yeux sur le pin's qui égayait un peu la chemise de nuit qu'elle portait, puis je m'en étais allé.

Je n'avais pas vu le pin's clignoter.
Ni un compte à rebours s'afficher dessus :

Cinq... quatre... trois... deux...

Je ne vis pas non plus la bouche de Riley s'entrouvrir très légèrement.

Un...

Ni son corps disparaître dans un halo de lumière. L'instant d'après, le drap qui la recouvrait s'affaissa sur le brancard vide. Il ne restait que le pin's qui avait cessé de clignoter, et qui affichait à présent, en lettres informatisées et brillantes :

WELCOME RILEY

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N'ayons pas peur de faire peur
Enfin si, un peu quand même...!

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