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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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Adam de Wittelsbach


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________________________________________ Lun 30 Mai 2016 - 22:18






Où est-ce qu'on a (encore) atterri ?


Le 14 Mai...

« Du coup je lui ai expliqué qu’il ne fallait pas tirer le cartable de la petite fille pour l’accrocher à la poignée de la porte, parce que tu comprend ce n’est vraiment pas très gentil et qu’en plus ça peut lui abîmer son cartable. Je pense qu’il a bien compris puisqu’il a arrêté, mais il a voulu prendre le sac que ma maman m’a donné alors je lui ai dis non. Il l’a pris quand même et je l’ai retrouvé dans une poubelle sur la route... Du coup, est-ce que c’est un vol même si je lui ai dis qu’il ne fallait pas le prendre et qu’il me l’a rendu ? »

J’entendis vaguement que sa voix s’était interrompue mais je mis plusieurs secondes avant que ça ne remonte percuter mon esprit. Hmm ? Ah oui, quand Maxine se taisait, cela voulait généralement dire qu’elle avait posée une question et qu’elle attendait la réponse ! Restait à se souvenir de quelle question il s’agissait en réalité… Je haussai un sourcil, espérant sans doute qu’elle allait la répéter, mais je changeai rapidement d’avis pour éviter d’avoir à ré-entendre tout son monologue d’adolescente. N’avait-elle rien de mieux à faire que de me traîner dans les pattes ? Les filles de son âge ne devaient-elles pas chercher éventuellement un mari avant qu’il ne soit trop tard ? Ah non, Belle et Mrs Samovar m’avaient expliqué que dans ce monde, les choses ne fonctionnaient pas exactement de la même manière que dans le nôtre… Encore un énième détail à rajouter dans la longue liste des situations étranges et inutiles de cet univers.

J’espérais m’esquiver du regard inquisiteur de la blonde en regardant ailleurs mais je tombai sur le sourire mutin et absolument insupportable d’Octavia ; cette gamine qui furetait parfois dans le commissariat et se prenait pour une policière commençait à très sérieusement me courir sur le haricot. Sa présence ne pouvait signifier qu’une seule chose : problèmes, problèmes et encore des problèmes. Est-ce que j’avais une tête à leur servir de nounou ? N’avaient-elles pas d’autres personnes à aller enquiquiner que de rester agglutinées vers moi comme si c’était la chose la plus intéressante au monde ? Parfois, je me demandais sincèrement comment je faisais auparavant pour apprécier d’être entouré par autant d’imbéciles à la cour du château… Puis je me rappelais que ces imbéciles rêvaient tous de me plaire et de me remplacer sans doute. Et ça me permettait tout de même de relativiser.

« Parce que, comme il me l’a rendu, ce n’est pas vraiment un voleur. Mais il a prit mes gâteaux et je n’ai retrouvé que les emballages, donc c’est un demi vol, mais mon livre précise que quand on a un problème comme celui-ci il faut se référer à une grande personne ou à un représentant de l’ordre… »

J’écartai d’un geste las les dossiers sur lesquels Octavia venait de jeter nonchalamment son dévolu, les éloignant de sa mine contrite en ignorant royalement ses grands yeux suppliants. Quand elle fourrait son nez quelque part, il y avait souvent des ennuis qui débarquaient peu après et je n’avais pas la moindre sainte envie de m’en occuper pour aujourd’hui. Ma mission du jour allait être simple : me débarrasser de l’une et de l’autre sans attraper Maxine pour frapper sur la mini flic ; et c’était assez mal parti en réalité. Cette dernière se mit à faire rouler un stylo sur le bureau, espérant sans doute m’agacer, avant de se redresser d’un bond.

« Une déposition ! Tu as une déposition à faire ! Je peux te la faire ! Je peux prendre sa déposition ! N’est-ce pas que je peux ? » Elle se tourna vers moi et mon regard sembla des plus évocateurs pour elle. « Je vais la faire ! Je vais m’occuper de toi ! Après tout, c’est le travail d’un policier que d’écouter les témoignages !! Je veux tout savoir, date, heure, lieu, faits, ta tenue, les gâteaux en question… Attend je vais chercher les questionnaires à remplir ! »

« Fais donc ça… »

Elle me filait mal au crâne à autant parler et je remerciai le ciel de la voir filer à l’autre bout de la pièce chercher son dû. Passant une main dans mes cheveux blonds pour les repousser en arrière, je poussai un soupir exaspéré en toisai Maxine qui se levait de sa chaise. L’air toujours très propre sur elle, l’adolescente pencha la tête sur le côté en attendant peut-être une autre réaction de ma part ? Navré, j’avais assez donné pour la journée. Ou le siècle à venir même.

« Plus que deux semaines et ce sera les vacances. Deux. Petites. Semaines. »

Il fallait y croire. Oui, y croire, c’était exactement le mot ! Les mains sur les yeux, je sursautai en voyant le visage de la blondinette tout proche du mien désormais. Quand s’était-elle approchée ? Et pourquoi est-ce qu’elle me fixait avec autant d’insistance ?

« Tu pars en voyage ? Tout seul ? A moto ? Parce que c’est bien la moto, et tu sais en faire. Je trouve que tu conduis très bien, même si je n’ai pas le permis et ne peux normalement pas avoir un avis. Mais c’est bien que tu ais une moto et que tu puisses partir avec. Et tu emmènes ton uniforme ? C’est important l’uniforme, on saura que tu es un policier et les gens pourront te demander de les aider si ils ont un problème, c’est comme… »

« Je pars avec Belle. En… Avion. » Cela s’appelait bien comme ça ? Ces engins monstrueux qui flottaient dans le ciel, soi-disant par une force de poussée contraire qui leur permettait de voler… Je demandai à voir. Mais elle ne me ferait jamais mettre un pied là-dedans tant que je n’en aurais pas vu de mes propres yeux ! « Et sans uniforme. »

Maxine plissa le nez, prenant un petit air sérieux. C’était bon signe ça ou pas ?

« Vous partez juste tous les deux ? Comme… Des amoureux ? »
« … Je n’aurais pas employé ces termes-là, mais c’est le principe. Sans doute. »

Répondis-je. Après tout, Belle et moi n’avions pas vraiment de… Ce genre de relation. Nous en étions plutôt à nous enquiquiner comme d’ordinaire, même si lorsqu’elle m’avait proposé de nous rendre en Norland… Ou Finvège… Ou Dane-quelque chose, des trucs comme ça, je n’avais pas voulu lui dire non parce que je n’avais strictement aucune idée d’où cela pouvait se trouver. Pourquoi pas, après tout, ça nous sortirais de cet endroit ! Même si j’avais mis du temps à accepter, ne sachant pas du tout comment est-ce que les gens allaient réagir en voyant débarquer un monstre de deux mètres de haut dans leur couloir. C’était compliqué de croiser du petit peuple de bourgade, ils étaient bien trop rapidement impressionnés. Encore pire que les gens de la ville.

« C’est une lune de miel ?! »
« Une lune de miel ? »

Qu’est-ce que diable était cela ? Encore une de leur invention tordue ?! Qui pouvait bien avoir l’idée de recouvrir la lune de miel… Une sucrerie géante et inaccessible, quel principe absolument stupide. Je vis Octavia commencer à revenir et je me levai de mon siège, attrapant mon badge pour le fourrer dans une poche sans ménagement. Il était l’heure de déguerpir d’ici avant qu’elle ne me demande de les accompagner. Pourtant Maxine me suivit quand je me décalai, continuant de réfléchir en tapotant son index sur son menton.

« Mais une lune de miel, c’est fait pour les amoureux. Donc si vous n’êtes pas amoureux vous ne pouvez pas en faire… Donc vous êtes amoureux ! Vous l’êtes ? Tu as réussi ?! Il faut que je félicite Belle alors ! Et puis, il faut que vous prépariez votre retour ici ! Mais comment vous allez faire si vous n’êtes pas là ? Pour les invités ? Pour la cérém… »

Elle commençait à parler un peu fort, aussi l’attrapai-je par les épaules pour qu’elle se retourne et la poussai en direction d’Octavia.

« Fais ce que tu veux. Et oui on va… Voir ta lune de miel là. C’est ça. Bonne journée, n’oublie pas de bien tout expliquer à la gamine pour l’occuper toute la journée ! Elle adore écrire. »

Je m’empressai de m’esquiver avant que quelqu'un ne finisse par l'entendre dire des choses pareilles, m'éloignant sans attendre le reste de son discours. Je ne comprenais pas la moitié des mots qu'elle employait et, à vrai dire, je m'en moquais un peu (beaucoup) en réalité.

« Je m’occupe de tout ici pour votre retour ! Passez une bonne lune de miel en amoureux ! »

Mais elle allait se taire, oui ?!


... Actuellement, le 4 Juin

Pourquoi est-ce que j’avais accepté de venir, déjà ? Sûrement pas pour le type qui me demandait d’écarter les bras afin qu’il puisse me fouiller. Je maintenais mes bras croisés avec un air suspicieux, le toisant des pieds à la tête comme pour lui conseiller d’essayer. Juste de tenter de m’approcher avec ses gants bleus pour me tripoter. Lui et moi n’avions pas gardé les cochons ensemble dans la basse-cour, je n’avais aucun compte à lui rendre et sûrement pas ceux concernant ma dignité. J’avais quelques limites envers l’espèce humaine qui semblait régner à Storybrooke et il n’avait été écrit nul part dans notre contrat que je devais être agréable avec les imbéciles ; ce qui était difficile, vu leur nombre croissant au fil des mois. L’homme, bien plus petit que moi et bedonnant, sembla d’ailleurs clairement hésiter à faire un pas dans ma direction. Bien. Ca me laissa le temps de me pencher pour récupérer mon sac à dos, l’ignorant royalement ainsi que les lumières qui avaient clignotées quand j’étais passé sous la borne. Ca va, je n’allais pas planquer de matières illégales sous un tee-shirt ! Ou presque…

Car ils décidèrent sans doute que si puisqu’une troupe d’homme en uniforme ne tarda pas à m’embarquer – discrètement – dans une pièce à part pour pouvoir m’interroger plus librement. Bon, je leur expliquais quand que j’étais aussi flic et que j’avais autre chose à faire que de subir leurs questions ? Prendre un avion par exemple, ce n’était pas trop mal ça comme objectif… Qu’est-ce que disait Belle, déjà ? De ne pas s’énerver. De prendre une grande inspiration. De souffler un bon coup et de surtout garder un self-control irréprochable. Facile à dire, bien moins à faire quand on se permettait de remettre en cause votre parole ou votre sincérité. J’avais horreur qu’on me traite de menteur ou que l’on m’oblige à me justifier outre mesure. Ne pouvaient-ils pas se contenter de paroles dites ? De confiance ? Non. Ce monde était aussi vide de confiance qu’il y avait de gens dans mon château. Chacun vivait dans son coin et c’était peut-être mieux comme cela au fond.

Je ressorti de là-dedans après de très longues minutes, avisant d’une jeune femme essoufflée qui ne savait plus où donner de la tête. D’ailleurs, quand elle me vit enfin, Belle se précipita vers moi pour m’attraper par le bras et m’entraîner à travers les allées et les voyageurs. J’entendais à peine ce qu’elle disait, sa voix était couverte par le désagréable brouhaha environnant ainsi que par les bruits des haut-parleurs qui indiquaient une direction ou une autre. Elle avait l’air plus que pressée en tout cas, me forçant même à accélérer le pas pour ne pas rater le coche de notre décollage ! Attendez, attendez… On allait réellement monter dans une de ces carlingues monstrueuses ? Non mais il n’en était pas question !

« J’espère que c’est une plaisanterie de mauvais goût ?! »

Je m’arrêtai net en avisant du tarmac où nous nous trouvions, la forçant à ralentir alors qu’elle courait en direction de l’avion. Etait-elle sérieuse ? Là-dedans ? Et ce truc allait s’envoler comme si de rien était en nous emportant avec ? C’était un trajet direct pour l’enfer, oui ! Je secouai la tête, abasourdi qu’autant d’abrutis s’agglutinent à l’intérieur pour un aller simple dans l’au-delà. S’ils étaient si pressés de mourir, qu’ils commencent, je m’occuperais bien tranquillement sur la Terre ferme en leur absence. Voyant l’air agacé de Belle, je croisai les bras pour montrer mon désaccord. Elle leva les yeux au ciel en tendant le bras en direction d’une grande route, me désignant avec insistance l’un des appareils en train de décoller comme si de rien était… J’en avais des frissons malsains rien que d’y voir. Ce prodige était tout bonnement impossible ! Improbable et impensable ! Quelle était donc cette sorcellerie ?! Qui avait pactisé au point de faire gober l’illusion à tout le reste de la population ? C’était sidérant.

Je fus suffisamment choqué pour lui permettre de reprendre les devant et de me forcer à la suivre vers l’un des avions du tarmac. Nous grimpâmes dans des escaliers et je déglutis en baissant la tête pour passer l’entrée, fixant l’intérieur avec méfiance et les autres passagers avec pédance. Si nous mourrions, ce serait de toute manière de leur faute et de celle de Belle ! Me laissant tomber dans l’un des sièges juste assez grands pour un être lambda, je me renforgnai contre le dossier alors que la jeune femme s’installait près du hublot. Non merci je ne voulais pas regarder à travers cette fenêtre. Prendre de la hauteur ne m’avait jamais vraiment réussi, si vous vouliez mon avis. Et qu’est-ce qu’elle me voulait cette pimbêche habillée en bleu avec sa coiffure impeccable ? Oh, à mon service ? Mais il fallait me le dire plus tôt !

« Je sens que nous allons nous entendre, vous et moi… »

Un sourire en coin avant de remarquer l’air exaspéré de Belle, ce qui me donna plutôt envie de sourire. D’ordinaire je me serais sans doute énervé mais pas cette fois. Pas ces derniers temps où j’avais tendance à VRAIMENT essayer de gérer ma colère. Ce n’était pas encore le beau fixe mais on pouvait au moins s’estimer en progrès. Fouillant dans le sac à dos que j’avais apporté, j’en sortis un casque que Maxine m’avait aidé à acheter avec le petit boîtier qui allait avec. Je ne savais pas exactement comment il fonctionnait, mais quand j’appuyais sur le triangle ça permettait d’écouter des morceaux de musique qui m’étaient un peu plus familiers. Pas les grandes symphonies de mon temps mais au moins je retrouvais une ambiance de grand bal comme on n’en faisait plus de nos jours.

M’enfermant dans cette bulle de clavecin et autres violons, piano et instruments de cuivre, je me laissai bercer par les mouvements de l’appareil et me permis même de fermer un peu les yeux. A l’aise dans le pull sombre qu’elle m’avait fait enfiler, me certifiant qu’il faisait assez frais dans le pays où nous allions, j’espérais juste qu’on n’allait pas devoir se coltiner trop de neige. Ca s’attachait aux poils et c’était horrible à déglacer… Un vrai calvaire. Nous allions d’abord dans un endroit puis vers le cercle polaire… Je n’avais strictement aucune idée d’où cela se trouvait mais pourquoi pas. Après tout il ne fallait pas mourir bête.

Alors pourquoi est-ce que, une fois à destination, il faisait une chaleur ahurissante même à l’ombre ?! Heureusement que j’avais prévu les lunettes de soleil. Mais les gens autour de nous se permettaient de lancer de drôles de regard quand à nos valises et à l’écharpe que portait ma coéquipière accompagnée de son bonnet en laine. On avait l’air parfaitement ridicules, vous foulez pas on en avait parfaitement conscience.

« Quelque chose me dit que nous ne sommes pas en Norvège. »

Déclarai-je en désignant un panneau : Welcome in Bogota, República de Colombia .
Dans quoi est-ce que Belle nous avait encore fourré ?


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________________________________________ Lun 27 Juin 2016 - 21:04




Love and other drugs


Tout cela avait été si inattendu... Le voyage l'avait été, le fait qu'Adam accepte de l'accompagner. Tout, oui TOUT, semblait inattendu, comme tombé du ciel. Tout avait commencé il y avait de cela plusieurs semaines. Comme à chaque qu'elle travaillait dans sa Bibliothèque, Belle écoutait à la radio son émission préférée de 15h "des livres et des auteurs" c'était un petit jeu quo s'était installé entre elle et Alice depuis un petit bout de temps. L'animateur posait des questions extrêmement ardues sur la littérature actuelle et plus ancienne et les candidats qui appelaient recevez des cadeaux fabuleux s'ils parvenaient à franchir la pyramide. Elle n'avait d'ailleurs pas été franchie depuis bien des semaines et le voyage en Norvège qui la faisait tant rêvait continuait à la narguer jour après jour.

- Je vous rappelle que si vous voulez participer à l'émission, n'hésitez plus à nous appeler. Nous revenons dans quelques minutes, restez présent et nous ferons notre possible pour vous faire gagner de merveilleux cadeaux: appareils photos, Iphone 6S, des places de cinéma et bien sûr... le fabuleux voyage en Norvège pour une semaine tout frais payé pour deux personnes! A tout de suite!

La page de pub n'avait même pas eu le temps de se lancer qu'Alice avait déjà entonné avec énergie " appelle appelle appelle", danse de la joie à l'appui. Cela faisait plusieurs semaines que la blondinette voyait sa patronne rêver devant la radio en répondant à toutes les questions posées sans jamais trouver le courage d'y participer réellement. Elle s'était mise à rire en secouant la tête de gauche à droite en regardant son apprenti se déhancher comme une diablesse tout en retournant à son travail. Mais à croire que la jeune fille n'avait pas dit son dernier mot... Cette fois-ci, elle ne s'était pas uniquement contentée de danser.

- Bonjour qui est à l'appareil?
- Euh... Bonjour... Je... Je m'appelle Belle.
- Belle! Prénom original. Espérons que vous lisez autant de livre que le personnage du même nom.

Il avait éclaté d'un rire quelque peu forcé et Belle en avait profité pour foudroyer Alice, qui faisait l'innocente, du regard.

- Bon! C'est parti! Vous êtes prêtes? Bonne chance Belle.

******

Ils y étaient. Belle ne tenait plus en place, littéralement collé au hublot. Elle avait quitté Storybrooke, elle quittait désormais les États-Unis... Elle partait... Découvrir le monde... Chose qu'elle n'avait fait que dans ses rêves les plus fous. Et chose incroyable et inattendu... Adam était là pour vivre cet événement avec elle.

La jeune femme tenta de prendre la main du jeune homme pour lui témoigner de sa joie mais le blond, quelque peu inattentif, retira sa main au même moment et celle de Belle entra en contact avec la cuisse royale d'Adam. Tous deux pris de sursaut face à ce contact, la jeune femme se recula vivement avant de se racler la gorge en remettant une mèche de cheveux derrière ses oreilles, comme à chaque fois qu'elle était gênée. Rattrapant sa main maladroitement, elle tenta également de se justifier.

- Oups... Pardon Adam... J'ai... Je... J'ai voulu prendre ta main mais tu l'as retiré en même temps du coup... Ben...

Rire nerveux. Nouveau raclement de gorge.

- Enfin bref, ce n’est pas important. Je... Je voulais juste te dire... Merci. Merci d'être venu avec moi pour ce voyage. Tu n'imagines pas à quel point il compte pour moi. J'ai toujours rêvé de partir à l'aventure et voilà que ce monde me le permet enfin... Et... Et tu as accepté de partir avec moi... Ça... Ça me touche beaucoup… Tu prends sur toi malgré ta peur de l'avion ou ton... "Problème de poil".

Elle avait baissé un peu le ton et s'était penché vers lui pour la dernière partie de sa phrase, tentant d'éviter de le mettre dans l'embarras. Elle hésita quelques instants puis l'embrassa rapidement sur la joue avant de se reculer, de retirer sa main de la sienne et de reporter une attention toute particulière au ciel qui s'étalait désormais devant eux. Pourquoi diable avait-il fallu qu'elle fasse cela?! Elle avait agi comme une collégienne... C'était plus que gênant... Peut-être était-ce dû à sa grande euphorie à l'idée de réaliser ce rêve? Sans compter que cela n'avait pas été de tout repos et elle avait vraiment cru ne pas y arriver en voyant Adam se faire emmener de force après avoir refusé de se soumettre à l'autorité. Lui qui était policier ne semblait toujours pas vouloir comprendre qu'il existait des règles et qu'ils y avaient des gens embauché pour nous les faire respecter... C'est sur cette idée qu'elle céda soudain à la fatigue et s'endormi.

Elle fut réveillée quelques temps plus tard par un Adam plutôt nerveux à l'idée d'atterrir. Atterrir?! Déjà?! Elle avait lu qu'il y avait environ 5h de vol avant leur escale.. Et à sa montre cela ne faisait que 4h qu'ils étaient en l'air. Le pilote avait-il pu prendre une telle avance? Un peu perplexe, l'avion fini par se poser sous l'air pensif de Belle. La température extérieure semblait plutôt élevée pour le pays... Mais enfin bon...

Elle se releva tout en décidant de garder sur elle l'écharpe et le chapeau malgré les 35 degrés qu'avait annoncé le pilote. Ils arrivèrent alors dans l'aéroport et la situation devint de plus en plus étrange jusqu'à ce qu'Adam lui montre un panneau. La Colombie?! Comment ça la Colombie?!

- Oh mon dieu...

Surtout ne pas paniquer. Ils étaient juste perdus dans un pays plus qu'hostile sans bagages ni rien. Fébrilement, Belle chercha les billets qu'elle avait toujours dans son sac. Comment les contrôles avaient-ils pu les laisser monter dans le mauvais avion? Elle récupéra alors deux billets au nom de Mr et Mrs Jenkins à destination de la Colombie. Les jambes flageolantes. Elle retira vivement son chapeau et son écharpe.

- Il faut que je m’asseye...

La tête dans les mains, elle tenta de reprendre ses esprits et de se rappeler l'enchaînement des événements. Ça y est, voilà que ça lui revenait. Elle avait tenté de suivre Adam qui se faisait emmené au loin et elle avait télescopé un couple plutôt étrange faisant tomber les passeports de chacun. Elle avait alors ramassé le tout à la va-vite en se confondant en excuse, redonnant les bons passeports mais pas les bons billets. Le couple n'avait pas du pouvoir embarqué mais eux oui... Car leurs passeports étaient pipés. Le maire leur avait spécifié que leurs papiers étaient imbibés d'une potion charmant les contrôleurs afin d'éviter qu'ils y aient des problèmes d'identité. En effet, aucun des Storybrookiens n'était fiché dans les dossiers de l'état, ce qui semblait assez logique. Pas même Alexis... Ce qui était moins logique mais purement écœurant vu ce qu'elle lui avait raconté. Enfin bon, là n'était pas le problème. Elle avait enfin l'explication du pourquoi et comment ils en été arrivés là et elle venait de l'expliquer entièrement à Adam...

- Bon... Ne paniquons pas... Il nous reste de l'argent... Tout ce qu'il y a à faire, c'est d'attendre ici et de se payer un billet de retour pour Storybrooke en espérant que ce ne soit pas hors de prix...

Elle s’était relevée brusquement tandis que son regard s’était senti happé par un petit homme tenant un panneau dans les mains. Adam s’était mis à parler mais elle n’entendait qu’un brouhaha vide de forme tant la vision de cette homme était une bénédiction. La bouche légèrement entre ouverte, elle leva un bras tremblant d’émotion, un doigt pointant vers le monsieur en question. Sur la pancarte, on pouvait y lire « Mr & Mrs Jenkins ». D’une voix éteinte, elle précisa pour Adam :

- On dirait qu’ils étaient attendus… On a le choix… soit on fait notre voyage ici puisqu’on s’appelle officiellement Lydia et Gregory Jenkins (elle montra les passeports) soit… on tente de trouver un vol retour…

Devant le silence d’Adam, elle leva les yeux vers lui, une moue amusée :

- Ne me dîtes pas que sa Majestée le Roi Adam de Wittelsbach reculerait devant pareille aventure avec une telle couardise qu’elle en serait innommable ?

Le vouvoiement, le nom, les mots, tout était fait pour faire sortir le jeune homme de ses gongs et le pousser à accepter… C’était peut-être ça, le signe qu’ils attendaient…




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Le Temps nous ai compté...

le Temps... pourtant gaspillé

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Adam de Wittelsbach


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________________________________________ Mer 6 Juil 2016 - 1:57






Mieux vaut honorer ses dettes
qu'une balle dans la tête


Elle était sérieuse ? Elle était franchement et réellement sérieuse de ce qu’elle avançait ?! On se trouvait au beau milieu d’une terre sauvage et hostile – il suffisait de regarder l’allure de certains voyageurs avec des chapeaux ignobles pour le comprendre – et elle voulait que nous restions calmes et disciplinés ? Où allait le monde, je vous le demandais ! Poussant à nouveau un lourd soupir, je fini par croiser les bras en attendant que Belle ne trouve une solution. Oui, elle, après tout je n’étais pas franchement fautif pour le coup ! Enfin, en remontant les évènements uns à uns elle allait bien finir par trouver une part de responsabilité, mais pour le moment je préférais faire ma mauvaise tête et croire que le karma décidait de se la jouer en solitaire. Nous étions donc comme deux malandrins en tenue d’hiver, par trente-cinq degrés à l’ombre, au milieu d’une faune aussi bruyante qu’étrange. Dans quel nid de cannibales étions nous tombés, exactement ?

« Vu notre chance à l’heure actuelle, je dirais qu’ils vont être particulièrement hors de prix. »

Marmonnai-je, peu convaincu par le bien fondé de cette idée. C’était cependant la seule possibilité acceptable que nous avions et il n’était pas question de rester dans un endroit aussi mal fréquenté ! Tirant mon col pour essayer de respirer un peu mieux, je me résolu à retirer le pull qui me tenait mortellement chaud ; je lui avais bien dit que ça ne servait à rien de partir en quête de ce genre de choses. La preuve, rien que de le faire passer par-dessus ma tête, voilà que je me sentais déjà mieux ! Elle devrait faire pareil, à rester emmitouflée de la sorte elle allait attraper le mal…

Je profitai d’ailleurs qu’elle se soit soudain redressée pour lui retirer ce bonnet en laine particulièrement inutile, libérant sa chevelure qu’elle avait rapidement attachée en arrière et frôlant du bout des doigts l’une de ses boucles. Belle était une jeune femme de plus en plus raffinée, malgré ses dires, et je commençais à m’habituer à son esprit aussi téméraire qu’entêté ; la preuve lorsqu’elle me désigna du menton un homme de petite taille à l’allure encore plus grotesque que les précédents : qu’est-ce que c’était que cet accoutrement coloré et criard ?

« On dirait qu’ils étaient attendus… On a le choix : soit on fait notre voyage ici puisqu’on s’appelle officiellement Lydia et Gregory Jenkins… soit on tente de trouver un vol retour. »

J’avais toujours les mains en l’air autour de son visage et je pris un air désabusé. Peu convaincu. Est-ce qu’elle pensait très sérieusement qu’on pouvait se faire passer pour n’importe qui ici ? Je ne parlais pas un traitre mot de cette langue de sauvage que j’entendais depuis le début, et je doutais – sans remettre en cause ses capacités – qu’elle puisse se débrouiller mieux que moi. J’avais appris à parler plusieurs langues dans ma jeunesse, restait à savoir si l’une d’entre elle pouvait enfin me servir quelque part… Gardant le silence alors que j’enroulai son écharpe sur elle-même pour la lui tendre, elle fini par m’adresser un petit sourire malicieux.

« Ne me dîtes pas que sa Majesté le Roi Adam de Wittelsbach reculerait devant pareille aventure avec une telle couardise qu’elle en serait innommable ? »

Cette fois, elle cherchait clairement la guerre ! Gardant un visage plutôt impassible au premier abord, je fini par pencher la tête en avant en haussant les sourcils, cherchant à savoir si elle se moquait ou bien si elle était sérieuse… Visiblement les deux étaient vraies et ce n’était pas franchement pour me plaire. Voilà qu’on me proposait de partir dans une quête dont j’ignorais les venants et aboutissants avec une telle vivacité que c’était à se demander si Belle n’avait pas fait exprès de nous perdre par ici. C’était fort possible, si elle n’avait pas eut un air si atterré précédemment.

Sceptique, je lui lâchai son écharpe à la figure pour la peine ! Mes yeux passèrent de sa frimousse surprise à celle de l’homme qui agitait sa main à notre attention, elle, lui, elle, lui, elle et son idée complètement stupide.

« Très bien. Mais c’est toi qui parle. » Finis-je par déclarer, lui rejetant sans gène toute la responsabilité d’une telle décision. « … Et si ça dégénère, on court. »

Je n’aimais pas franchement la perspective de m’approcher de ce saltimbanque, pourtant elle m’emporta avec elle sans se soucier le moins du monde de cet avis ! Je la suivi un pas derrière elle, réajustant le sac à dos sur mon épaule alors que l’étranger se mettait à parler très fort à l’approche de Belle. Il portait des cheveux coiffés en arrière et une paire de lunettes de soleil sur sa peau hâlée, tranchant avec le jaune à motif de sa chemise et le blanc du pantalon de toile. A ses pieds, des sortes de chaussures ouvertes et sans doute bien peu confortables puisqu’elles exposaient ainsi ses orteils à la vue de tous. J’avais déjà vu des demoiselles faire ça à Storybrooke, mais un homme !

« Mme Jenkins ! Délicieusement ravissante… Je suis Guillermo, pour vous servir ! »

L’étranger rangea sa pancarte sous son bras et se permis d’attraper la main de Belle pour y déposer un baiser bruyant et vulgaire, absolument indigne de sa personne et atrocement mal mené. Rien qu’à le voir faire j’en avais des nausées, bafouer ainsi les règles de bienséance ! Comment est-ce qu’elle faisait pour ne pas avoir envie de le gifler immédiatement ? J’émis un grognement désapprobateur quand la jeune femme tourna les yeux vers moi, détournant le regard avec agacement.

Finalement, Guillermo la lâcha pour tendre la main vers moi, tout sourire. Sa poigne était ferme mais je pressai suffisamment pour lui faire comprendre qu’on ne plaisantait sûrement pas avec moi ; il me fixa avec surprise avant de se mettre à rire légèrement, secouant ses doigts une fois que je l’eu libéré. Il ne devait peut-être pas toujours rencontrer des gens comme moi, vu que je le dépassais d’une bonne tête et demi, et je voulais bien lui accorder le bénéfice du doute. Tout le monde ici n’avait pas l’air très grand de toute façon, nous ne risquions pas de passer inaperçu.

« Monsieur Jenkins ! Un plaisir de vous voir enfin en chair et en os… Le voyage a-t-il été agréable ? »

Sincèrement ?...

« Comme dans un avion. »

J’avais dis que c’était à Belle de parler, pas à moi. Elle m’adressa d’ailleurs des yeux ronds comme des billes avant de tenter de dissimuler son petit sourire et je décidai de ne pas fournir d’avantage d’efforts. Guillermo n’eut pas l’air de s’en offusquer en tout cas, puisqu’il continua sur sa lancée en reculant vers la sortie de l’aérogare.

« La voiture n’est pas très loin, rassurez-vous ! Et vous arrivez pendant la bonne période, il ne fait pas encore trop chaud ni trop humide… Sinon, gare aux piqûres de moustiques ! Ca vous laisse des traces dignes des films d’horreur, tenez, vous voyez là ? » Il désigna une tâche pourpre au niveau de sa pomette. « J’ai été piqué il y a quinze jours et c’est toujours là ! Un vrai fléau ces moustiques. Pour les locaux ça passe encore, mais si vous vous faites piquer, prévoyez le kit de secours ou vous allez gonfler comme des ballons ! Au moins vous serez en accord avec l’ambiance de Bogota… »

Mais c’est qu’il avait de l’humour celui-là… On aurait dit une Maxine, mais en plus grand, plus vieux, plus chiant et plus... Mec. Le même mais en différent. Non mais vraiment, dans quoi est-ce qu’elle venait de nous embarquer ? Me mettant à sa hauteur, je vins attraper sa main pour la maintenir dans la mienne ; il était hors de question qu’il re-tente de lui faire un baiser aussi immonde devant moi. Qu’il fasse autant de blague qu’il le souhaitait, après tout ça avait l’air d’être un sacré phénomène, mais qu’il n’approche plus de ma compagne de route. Elle releva son petit nez pour m’adresser un sourire et je répondis d’un clin d’œil. Je n’allais pas m’énerver tout de suite, promis. Ses doigts entrelacés aux miens me dissuadèrent de toute façon de tenter quoi que ce soit pour cette fois.

Le soleil était accablant à l’extérieur, mais alors à l’intérieur du 4x4 – Jeep – dans lequel il nous fit grimper… C’était encore pire. Visiblement il ne connaissait pas la climatisation ni même le ventilateur, alors il avait lancé son moteur à fond et baissé les vitres du véhicule pour respirer l’air chaud de la capitale.

« Vous n’avez pas beaucoup de bagages… Au moins ils ne sont pas partis à l’autre bout de la planète dans un mauvais avion ! » Ah ah ah… « Ca arrive souvent et après, bonjour la paperasse administrative ! Un vrai calvaire. Ma tante travaille à la poste, c’est comme un grand bureau des plaintes, et qu’est-ce qu’il y a comme papiers à faire ! Heureusement, tout ceci sera vite régler, le trajet n’est pas long ! »

J’avais ouvert la portière à Belle à l’arrière avant de m’installer sur le siège passager, pouvant ainsi garder un œil sur notre interlocuteur princpal. Pour qui est-ce qu’il nous prenait exactement ? Je ne savais pas du tout qui était le couple que nous étions censé remplacer, ni s’ils s’étaient rendus compte qu’ils volaient dans la mauvaise direction eux-aussi… S’ils arrivaient entre temps on allait avoir des problèmes ; mais étrangement ce n’était pas ce qui me dérangeait le plus. Au contraire, ça m’amusait de profiter au nez et à la barbe de quelqu’un des possibilités offertes. Finalement, Belle n’avait pas toujours que des mauvaises idées… Enfin, restait à voir si l’énergumène qui nous servait de chauffeur n’était pas un dangereux psychopathe. Au moins, avec le badge de la police, j’avais le droit de frapper quelqu’un sans risquer directement la garde à vue.

Je laissai Guillermo s’extasier des rues richement décorées de Bogota, essayant de ne pas m’attarder sur les innombrables bruits de klaxons en tout genre et le capharnaüm ambiant qui semblait régner en maître… Personne pour faire la circulation ou le stationnement au moins ! C’était d’un pénible ce genre de choses, alors quand Pascal osait mettre mon nom en face de cette tâche, c’était parti pour une très mauvaise journée. Des camions, des mobilettes, des scooters modifiés, des voitures démontées et remontées passaient à côté de la jeep comme le courant fluide d’une rivière, au même rythme que les piétons allaient et venaient sans rien craindre. C’était comme si la mécanique était si bien huilée que rien ne se rencontrait ni ne se percutait les uns contre les autres.

Ou presque.

« Aaaaah, le fléau ! Ils ont fermés les rues pour le marché ! On va devoir faire un détour… Attendez. »

Il baragouina quelque chose à des passants qui se penchèrent à sa fenêtre, lesquels nous accordèrent des regards avant de lui répondre et de désigner du bras des directions. Celles-ci ne semblèrent pas plaire à Guillermo qui pesta en tapant sur son volant pour klaxonner.

« Fichus commerçants ! Ils vendraient des chameaux qu’ils prendraient moins de place ! Fermer un passage pour vendre des légumes, quelle idée… Vous aimez la nourriture d’ici ? Vous verrez, on a des spécialités qui devraient vous retourner l’estomac de plaisir ! Vous et madame serez en forme pour la nuit après un bon repas colombien ! Le piment, ça donne le feu aux fesses ! »

Est-ce qu’il était réellement en train de me parler de…Oui, vu la tête de Belle, j’avais sans doute très bien compris l’allusion qu’il venait de faire ! Pour le coup, je ne pus m’empêcher de ricaner à son rire gras avant de secouer la tête. S’il savait… On avat un problème de poils assez important de ce côté là. En plus, il n’était pas question de ça, pas que je sache ; mais en revanche j’étais bien tenté de goûter à leurs « spécialités » puisqu’elles avaient l’air importantes. Enfin, ça c’était si on parvenait à sortir de la capitale ! Car il nous fallut près d’une heure trente pour franchir les dernières limites de la ville et nous enfoncer dans des chemins de terre à en faire voler la poussière. Enfin un peu plus de silence. Un peu moins de monde.

Et des troupeaux de vaches qui vous bouchent le passage en plein milieu de l’autoroute ! Naturelle et terreuse, l’autoroute.

Je laissai Guillermo vociférer ses insultes – vu le ton, ça devait en être – en me calant un peu sur le côté du siège. Il sortit même du véhicule pour essayer de secouer le propriétaire des bêtes sans doute, on pouvait le voir agiter ses bras dans de grands gestes expressifs. Il regarda plusieurs fois sa montre avec un air contrit, insistant visiblement pour que la route soit rapidement dégagée en nous désignant du menton. A l’intérieur, j’attrapai les lunettes de soleil que me tendis la bibliothécaire pour les passer sur mon nez, essayant de ne pas me liquéfier sur place à cause de la chaleur ambiante.

« T’inquiète, je te laisserai le piment si tu insistes. »

Oui, j’avais dit ça uniquement pour voir la tête qu’elle allait tirer. Il n’y avait pas de petites victoires.

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________________________________________ Jeu 18 Aoû 2016 - 0:00




Love and other drugs


Ça pour une aventure, c'était une aventure, une vraie! Si son père la voyait! Elle avait beau s'inquiéter du lieu où ils allaient, de la difficulté qu'ils allaient avoir pour récupérer leurs bagages partis pour la Norvège (Guillermo était loin d'être rassurant de ce côté...) elle ne pouvait s'empêcher d'être surexcitée par ce qu'elle voyait. C'était l'aventure, la vraie, avec des paysages et des coutumes si différents des siennes qu'ils en paraissaient irréalistes. Il faisait chaud, ils n'avaient rien d'adapté au pays et pourtant elle avait l'impression de vivre le plus beau moment de sa vie. Elle se languissait même de goûter à ces spécialités si épicées qu'elles donnaient lieu à des plaisanteries plutôt graveleuse de la part des deux hommes qui l'accompagnaient. Mais elle s'en fichait, même Adam semblait avoir la tête à la fête, elle le sentait se détendre à chaque instant passé dans cette voiture et elle s'était même prise à lui montrer telle et telle chose du doigt en lui expliquant ce qu'elle avait lu dans tel ou tel livre.

- C'est que vous en connaissez des choses sur notre pays Madame Jenkins. Vous êtes déjà venu chez nous?
- Non... Jamais... Mais il est vrai que j'adore lire et...
- Jamais venue? Pourtant Monsieur Diaz m'a précisé que vous aviez déjà rendu visite à son cousin...

Son coeur manqua un ou deux battements et elle sentit son sang ne faire qu'un tour. L'homme la regardait d'un air étrange dans le rétroviseur et son ton était soudain devenu plus froid. Sans compter la voiture qui avait ralenti l'allure. Belle se força à garder son regard sur le retroviseur, de peur que s'il elle croisait celui d'Adam et y montrait sa peur, l'homme devienne soudainement bien moins chaleureux. Elle déglutit avant d'éclater d'un faux rire qu'elle espérait convainquant.

- Mais l'un n'est pas indissociable de l'autre mon cher Guillermo! Vous m'avez demandé si j'étais déjà venu chez vous. Et bien non j'étais jamais venu à Bogota mais j'ai bien rendu visite à...
- Antonio à San Juan de Pasto

Il avait hoché la tête plusieurs fois d'un air entendu en souriant. Il avait soudaienement retrouvé son air jovial et la voiture filait à nouveau à vitesse normale. Belle tenta d'expirer tout son stress de la manière la plus discrète possible tout en resserant sa main autour de celle d'Adam pour lui montrer sa peur. Quelque chose lui disait qu'il n'y avait rien qui vaille et elle espérait que son compagnon reste le plus calme possible pour la suite du voyage. Emle tenta alors de relancer la conversation pour dissiper le malaise tout en mémorisant le prénom d'Antonio qui pouvait servir, savait-on jamais...

30 minutes plus tard la voiture se stoppa au beau milieu de nulle part. Guillermo avait soudain cessé se prendre les petites routes de campagnes pour s'enfoncer dans la cambrousse et voilà qu'ils étaient à présent devant une espèce de fort en béton où des gardes surveillaient sur un tour de ronde de fortune, armés de vieilles kalachnikov qui devaient s'être vendues au marché noir.

Belle avait envie de pleurer. Ils allaient mourir. C'était certain. Il fallait surtout rester calme et surtout pas qu'Adam se mette à hurler que tout était de sa faute. Elle le savait. Mais il aurait le temps de la massacrer plus tard... S'ils étaient toujours en vie.

Le petit homme leur annonça qu'ils venaient d'arriver et la jeune femme dût rappeler tous les souvenirs qu'elle avait sur Lacey pour sortir un petit ricanement mauvais dont seul son double avait le secret. Elle se pencha alors vers Adam pour l'embrasser à plusieurs reprise sur la joue de manière sensuelle (ou du moins elle essayait...) afin de chuchoter rapidement à l'adresse d'Adam.

- Reste calme et respectueux envers ces gens sinon ils vont nous tuer. Tu peux jouer aux gros bras. Essaye de parler comme les jeunes de Storybrooke ou on va se faire repérer et me lâche surtout pas.


Elle se recula sans lui laisser dire un mot de plus avant de regarder Guillermo, qui les observait d'un air surpris, avec un sourire digne de Lacey.

- Désolée moi ces moments-là... C'est un peu le piment de la Colombie qui m'fait effet si vous voyez ce que je veux dire...

Elle avait attrapé la main d'Adam avant de sortir hâtivement de la voiture. Après un temps qui lui avait paru intermonable, les vieilles portes de la forteresse de fortune s'étaient ouvertes et Guillermo leur avait demandé de les suivre. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les deux portes s'étaient refermés et ils se faisaient fouiller à présent sans aucun ménagement. Si Adam n'avait que très peu apprécié ma fouille à l'aéroport alors que c'était digne d'un service 5 étoiles, la jeune femme ne pouvait que comprendre à quel point l'agacement de son compagnon de fortune était avancé. Elle décida alors d'intervenir avant que son poing ne s'écrase malencontreusement sur le visage de son fouilleur.

- Il aime pas trop qu'on le fouille. Si j'étais vous je terminerais fissa avant qu'il décide de ne plus coopérer.
- Lydia!

Le ton était jovial et enjoué mais il avait le don de lui glacer le sang. Le fameux monsieur Diaz venait d'arriver et à en juger par ses vêtements bling bling mais apparamment extrêmement coyteux, ce n'était pas un type avec qui il fallait rigoler... Il s'avança vers elle tout sourire avant de lui faire un baise-main. Visiblement elle était censé le connaître... Dût à... Antonio visiblement mais ils ne s'étaient jamais vu, heureusement pour les deux imposteurs.

- Ouaouh quelle femme. Antonio m'avait dit que vous étiez belle mais pas à ce point. Je comprends mieux pourquoi votre affaire s'est finie sur l'oreiller.

Rire gras du mafieux et nerveux de "Lydia". L'homme se retourna vivement avec Adam.

- Et lui c'est qui? Quelle bête mazette! Je croyais que tu n'aimais que les latins... Il est quoi? Suédois, danois?
- C'est mon mari. Depuis peu. Plus..."pratique" pour ce genre de business... Et je sais pas ce qu'il est... On est pas trop du genre à trop parler si vous voyez ce que je veux dire...

C'était à elle de rire gras maintenant. Elle arrivait pas à croire qu'elle était en train de dire ça...

- Bon... C'est pas tout ça m'sieur Diaz mais... On aimerait finir notre affaire vite histoire de se reposer un peu
- Appelle moi Ricardo, je t'en prie. Je vois que t'es une pressée... T'es pas du genre a brasser de l'air. Suivez-moi vous deux.

Il avait fait un petit geste de la main avant d'ouvrir la marche vers sa baraque miteuse qui lui servait de planque pour sa marchandise. Belle et Adam, toujours main dans la main, lui avaient emboîté le pas tandis que des hommes armés jusqu'aux dents fermaient la marche. Lorsqu'ils arrivèrent devant la table de business, Belle crut qu'elle allait s'effondrer. Serrant sa main dans celle de son "mari" elle observa avec une horreur qu'elle tentait de dissimuler les tonnes de paquets de cocaïne qui s'étalait sur la table. Dans QUOI elle les avait embarqué? Les deux Jenkins étaient des criminels notoires... A peine auraient-ils atterri qu'ils appeleraient directement Ricardo et s'en était fini. Il fallait partir et partir vite. Dieu merci, si Adam était ignorant sur certaines choses de ce monde, il était parfaitement au fait sur ce qui était du monde obscure de la mafia et de la drogue. Il avait regardé plusieurs films et séries à ce sujet qu'il semblait affectionner et à la vue de son regard, il semblait parfaitement comprendre ce qui se passait. Mieux valait-il montrer qu'il n'était pas n'importe qui? Après tout, ils la connaissaient elle mais pas lui.

- T'en penses quoi "chéri"?

A sa grande surprise, Adam fut plus que convaincant dans son rôle de gangster. Il récupéra un opinel avec une dexterité et une rapidité à la faire frémir et le planta dans l'un des nooombreux sacs de cocke présnets devant eux. Il plongea son doigt dedans, s'en mis un petit peu sur les gencives comme dans les films avant de confirmer que... "c'était de la bonne". Avec un sourire forcé, Belle observa Ricardo et se lança :

- Parfait. Je vois qu'on est pas là pour se faire rouler... concernant le pai...
- Oh non Lydia, je ne veux pas parler d'une chose aussi vulgaire que l'argent dans un endroit aussi peu convenable pour vous. Nous aurons tout le temps de voir cela ensemble lors de la fête de ce soir. Je laisse Guillermo vous mener directement à votre hôtel, vous devez être épuisés...


C'est donc avec un énorme soulagement qu'ils quittèrent enfin l'endroit, sains et sauf... mais pour combien de temps ?




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________________________________________ Mar 22 Nov 2016 - 5:02






On va réécrire quelques chapitres


Le mensonge était fébrile. Subtil. Je ne me leurrais pas, toute cette mascarade n’allait pas pouvoir durer éternellement ; les vrais Jenkins allaient finir par réapparaître et dans cette situation, faire les gros bras n’allait pas franchement nous aider à nous en sortir. Déjà, le coup du fort gris au milieu de nulle part, ça ne m’avait pas franchement inspiré confiance ; tout clochait dans cet univers et cet endroit. J’avais la très nette impression que Belle m’avait embarqué dans une histoire abracadabrante en oubliant qu’ici, nous ne faisions pas partie de la police. Nous n’avions pas vraiment d’autorisation de porter une arme et je ne savais me servir d’un revolver que depuis quelques mois… Autant j’était excellent au fleuret et à l’épée, autant toutes ces inventions modernes me demandaient un temps d’adaptation non négligeable. Il me restait mes poings et mes bras, mais que valaient deux personnes dans notre genre face à une petite armada de mercenaires ? Pas grand chose. Peut-être que quelqu’un finirait par retrouver nos corps, un jour ? Mystère.

Je me retins de le commenter face au regard de ma camarade, mi sûre mi affolée. Allons bon, elle était le cerveau de notre opération improvisée et elle se permettait de douter ? Je voulais bien l’aider et l’accompagner, mais je n’allais pas réfléchir à sa place. C’était elle le cerveau et la liseuse de livres, pas moi ! En tout cas, comme expréssement demandé à grandes manières frivoles, je ne lâchais pas sa main. Sous aucun prétexte. Il ne manquerait plus qu’on nous sépare ou qu’elle disparaisse de ma vue ; comment je faisais dans ces cas-là ? J’en prenais un pour taper sur les autres et j’espérai que le boucan les ferait fuir ? Oui, mieux valait ne pas trop compter sur cette solution. En tout cas, je devais reconnaître que son jeu d’actrice n’était pas mauvais du tout. C’était déroutant et déstabilisant de la voir agir de la sorte quand on la connaissait mais… S’ils étaient capables de gober des bobards pareils, c’est que les séries américaines ne racontaient pas que des cracks.

« Et lui c'est qui? Quelle bête mazette! Je croyais que tu n'aimais que les latins... Il est quoi ? Suédois, danois ? »

Suédois ? C’était quoi ça, une insulte ?! Je lançai un regard moribond à Belle, attendant des explications qui ne viendraient que plus tard puisque notre nouvel hôte – Ricardo – se décida à nous emmener dans son petit bureau…. Si c’était ainsi qu’on appelait ce genre d’endroits. Ce qui m’énervait surtout, c’est que je ne comprenais pas la moitié des phrases et des sous-entendus – parce qu’il devait y en avoir ! – qu’ils échangeaient. Et je n’aimais pas ne pas savoir, ça me donnait l’impression d’être stupide. Jusqu’à ce que je découvre les packs de cocaïne tranquillement empilés les uns sur les autres comme des cadeaux de noël. C’était quoi ce délire ?! Ils étaient tombés sur des trafiquants de drogues ?! Non mais, de toutes les histoires qu’elle aurait pu leur dénicher, il avait fallu qu’elle tombe sur les plus charlatans des charlatans : des mercenaires appâtés par l’odeur du gain.

Je fronçai les sourcils, échangeant un regard avec Belle. Plus les secondes défilaient, et plus je voyais nos chances de sortir vivants d’ici s’amenuiser.

« T’en penses quoi, « chéri » ? »

Retenant de justesse la remarque qui me brûlait les lèvres, je posai mon regard sur Ricardo avant de m’avancer nonchalamment vers la table recouverte de paquets. Saisissant l’opinel que je gardait avec moi – j’avais remarqué le côté pratique de la chose – je décidai de faire comme dans cette série de biker et de planter la lame dans le sachet. Tirant le plastique pour l’ouvrir, laissant quelques grains glisser sans même y accorder de l’attention, je plantai mes doigts à l’intérieur pour en récupérer et me tapotai ensuite la bouche. C’était… Ecœurant. Sérieusement, un haut le cœur manqua de m’envahir tant le goût et l’odeur étaient atroces. Pourtant, loin de me laisser aller à tant d’honnêteté, je fini simplement par hocher la tête envers ma collègue. Si elle me demandait de parler, j’allais tout leur recracher à la figure. Sérieusement, il y avait réellement des gens qui reniflaient ça dans leur nez ou par leurs bras ? Bande de malades.

« Oh non Lydia, je ne veux pas parler d'une chose aussi vulgaire que l'argent dans un endroit aussi peu convenable pour vous. Nous aurons tout le temps de voir cela ensemble lors de la fête de ce soir. Je laisse Guillermo vous mener directement à votre hôtel, vous devez être épuisés...  »

Merci mais on allait peut-être plutôt prendre un aller simple pour Storybrooke, qu’est-ce qu’elle en pensait mon acolyte ? Un avis ? Une opinion ? Non, bien sûr que non, c’était trop risqué de nous échapper pour le moment ! De toute façon, nous revoilà dans la voiture de Guillermo qui nous conduisait on ne savait trop où. Tant que c’était loin de cet endroit, ça m’allait ! Je n’avais rien dit pour ne pas aggraver la situation, mais le regard noir que je lançai à Belle ne passa sans doute pas inaperçu. Sa main dans la mienne finie par se détacher, moite et visiblement victime de ses propres émotions ; attendant tout comme moi de savoir ce que Ricardo nous avait réservé pour la suite. Si on devait dormir à même le sol avec une tribu d’autochtones, je rempilai direct pour finir le chemin à pieds. Ou alors je faisais mine de les dévorer ? Une fois en monstre, c’était assez facile de faire peur et d’obtenir ce que je voulais quand on y pensait.

Mais en lieu et place d’une habitation délabrée ce fut un véritable palace qui se dessina devant nos yeux. S’engageant dans l’allée centrale bordée de jardins impeccables et de haies taillées en forme de je-ne-sais-trop-quoi de tape à l’œil, je constatai que l’ambiance était radicalement différente avec celle précédemment rencontrée. Guillermo ne s’arrêta pas de parler, nous vantant les mérites de la Colombie et nous invitant à profiter de tous les services offerts par l’hôtel : c’était son boss qui régalait pour les invités de marque, il se doutait que nous prendrions nos aises. Il ne fallait pas me le dire deux fois… Serrant sa main avec fermeté – à l’en faire grimacer – j’observai la voiture quitter enfin mon champ de vision et poussai un soupir de soulagement. Bordel, j’ai cru qu’il n’allait jamais partir !

Une paire de cartes en main – à quoi diable servaient-elles ? – et un ascenseur plus tard, nous pénétrâmes dans une suite luxueuse qui semblait vraisemblablement réservée à notre attention. Tout respirait le confort, des décorations étranges aux pétales de fleurs éparpillés un peu partout sur les canapés ou le grand lit que je découvris en passant dans l’une des pièces. Tient donc…

« Ils ont prévus large. » Commentai-je, plus pour moi même. « Sait-on jamais, qu’on soit suffisamment incivilisés pour partager la même chambre ? »

Pour moi, c’était assez inconcevable de dormir au même endroit que Belle. Pas qu’elle ne me plaisait pas, bien au contraire et… Oui bon, peut-être, mais ce n’était pas le sujet. Mais manières obligent, elle avait sa chambre et je possédais la mienne. L’idée de partager une couche le temps de quelques nuits, pourquoi pas, mais vu le regard qu’elle me lança je déduisis que j’allais devoir me contenter d’un des canapés. Vraiment ? Pourquoi devais-je toujours être celui qui se décalait pour lui laisser la place ? Les bonnes manières allaient me tuer.

Décidant de ne pas relever davantage, je me dirigeai vers la salle de bain où je trouvai tout un tas de babioles et d’affaires intéressantes. J’en ressortis quelques minutes plus tard, des lunettes de soleil vissées sur le nez et mes vêtements débarrassés afin de rester dans un de ces étranges habits de baignade. J’en avais trouvé un sombre, comparé à tous les autres criards, et je passai une serviette sur mon épaule. Croisant Belle au passage, qui me dévisagea comme si je venais de lui sortir une énormité, je pris quand même le temps de me retourner face à son visage effaré. Et en plus, elle osait me demander où je me rendais !

« Je vais me baigner. »

Ca tombait sous le sens, non ? Je n’allais sûrement pas monter à cheval dans cette tenue. Oui, nous devions parler de ce qu’il se passait. Oui, nous devions préparer un plan d’attaque ou quelque chose comme ça. Fort bien, j’agitai la main négligemment en remontant mes lunettes sur mon nez, me contentant d’hausser les épaules. Elle m’avait promis des températures hivernales, voilà qu’on se retrouvait en bord de piscine sous quarante degrés à l’ombre ! Franchement ? Je n’allais pas chipoter. Et j’avais surtout besoin de me rafraîchir les idées avant qu’elles n’explosent dans mon crâne et que je ne m’emporte contre elle. Toute cette histoire commençait à me taper sur le système et il ne lui faudrait pas trop d’une après-midi pour se rendre compte que nous n’avions aucune possibilité de nous échapper…

Même quand je fus au bord du bassin ou dans l’eau, j’eu l’impression d’être constamment surveillé. Pas de pleine face ni de signes ostentatoires, mais c’était une impression qui ne me quittait guère. J’avais un sixième sens développé pour certaines choses, la méfiance en faisant partie ; et je n’aimais pas du tout la sensation d’avoir des yeux rivés sur ma nuque à longueur de temps. Feignant d’écouter les élucubrations inintéressantes d’une jeune femme à la poitrine aussi opulente qu’une nourrice, je sirotai un cocktail multicolore en étudiant soigneusement les personnes qui se trouvaient parfois vers les murs ou les entrées. Quelle idée de rester entièrement habillé autour d’une piscine, non ? Même le barman, ou peut importe son nom, semblait sourire pour de faux en me voyant et je soupçonnai ses paroles lourdes de sens. L’ennui, c’est que sans connaître exactement de quoi il s’agissait, je ne risquai pas d’y répondre.

Histoire d’éviter de me faire griller avant de nous être enfuis d’ici, je faussai compagnie aux demoiselles qui avaient crus bon pouvoir profiter de ma serviette et remontai dans la chambre qui nous avait été allouée. Enfin, si je parvenais à remettre la main sur l’étage et… Je vivais dans un château, saperlipopette ! Les couloirs et autres corridors tortueux me connaissaient ! Pourtant je mis plusieurs minutes à enfin trouver la bonne porte, et encore quelques secondes à percuter que si elle ne s’ouvrait pas… C’était parce que je n’avais pas la fameuse carte. Me voilà donc obligé de frapper pour signifier ma présence.

« B… C’est moi. Ouvre. » Commentai-je à travers la porte. « S’il te plaît. »

Je craignais qu’elle ne s’attende à quelqu’un d’autre et, vu à la vitesse à laquelle elle m’ouvrit, je déduisis que j’avais raison. Elle semblait essoufflée, sur le qui vive et particulièrement mal à l’aise ; comme si le temps passé seul ici ne lui avait pas servi qu’à cogiter mais aussi à paniquer. Je la toisai, refermant la porte derrière moi avant de m’avancer jusqu’à elle. Si petite au final. Si déterminée et pourtant… Là, clairement, je pouvais voir qu’elle n’en menait pas large. Ca tombait bien, nous étions deux dans ce domaine ! Je n’allais peut-être pas lui dire tout de suite que je nous pensais surveillés et suivis, sinon ça allait rajouter une couche à son angoisse.

« Eyh... »

A la place, je tendis une main pour la poser sur sa nuque. Doucement. L’obliger à relever les yeux pour me regarder. Un contact. Une seconde de silence… Bon, d’accord, je m’inquiétai quand même un tant soit peu pour elle ! Prenant sur moi et ma mauvaise humeur, je m’avançai d’un pas et décidai de la serrer un peu contre moi. Juste un peu. Ce qu’il fallait.

« ... Ca va aller. On… Va s’en sortir. »

C’était ce qu’ils disaient à la télévision, je crois… En clair, je n’en savais rien. Mais ça eu au moins l’effet escompté puisque quand je la saisis par les épaules, elle hocha la tête dans un petit sourire à peine visible et je fini par la libérer. J’avais toujours d’étranges fourmis qui me picoraient les mains et le cœur quand on se retrouvait aussi près l’un de l’autre. L’envie étrange de me pencher en avant et d’aller à son contact. A sa rencontre. Mais ça ne serait pas pour cette fois, non, puisque je me dépêchai d’aller enfiler quelque chose d’un petit peu plus habillé malgré la chaleur qui faisait rougir mes joues.

Sûrement le soleil…

Un peu plus tard dans la soirée, alors que je me réveillai sans même m’être rendu compte que je m’étais assoupi, j’eu la surprise de découvrir des vêtements étalés sur le lit. Pas nos vêtements, puisque nos valises étaient en partance pour la Norvège et nous ici ; et de toute façon, je n’aurais jamais pris un truc pareil avec moi. Une robe de couleur nuit pour ma dame, ravissante je devais le reconnaître, et un costume pour ma part. Un peu comme les pingouins, mais en plus classe – et sans doute plus cher. Je jetai un coup d’œil dubitatif aux affaires, échangeant un regard avec ma camarade qui fini par me révéler qu’un homme était venu nous apporter ces tenues pour la fête de ce soir. Ah, il fallait le dire tout de suite !

« Pas question. »

De un, hors de question d’enfiler ce genre de vêtement ! J’allais avoir l’air ridicule et je détestai cette idée. De deux, elle voulait réellement aller à une fête ? En fin d’après-midi ? Et si la nuit tombait et que je me transformais en bête devant tout le monde, qu’est-ce qu’on allait faire ?! Prétexter que je faisais une allergie au piment peut-être ? Non, clairement, j’avais bien plus envie de rentrer chez nous que de continuer à jouer ce jeu stupide. Il était temps de reconnaître qu’on ne maîtrisait rien du tout et que si ça continuait, on risquait d’y laisser notre peau. Nous allions avoir l’air follement classe en descente de lit ! Merci, mais non merci. Je n’aimais pas cet endroit, pas ce pays – même si les femmes y étaient jolies – et ça me trouait la gorge de l’avouer mais… J’aurais franchement préféré me retrouver dans la neige à me geler les fesses que dans une situation pareille. Dealer de la cock quand on est flic à Storybrooke, même le plus mauvais des romans ne donnait pas un scénario pareil.

Je secouai la tête face à ses arguments, bras croisés sur mon torse, refusant catégoriquement toute proposition d’insistance. Peut-être en était-il de notre vie, mais jouer les faux couple Jenkins allait finir par mettre la puce à l’oreille à qui que ce soit. Sérieusement, qui s’embrassait sur la joue en roucoulant quand ils prétextaient passer la nuit ensemble ? Et puis elle, une dealeuse de drogue ? Laissez-moi rire.

Je n’eu pas vraiment le temps de rire car quelqu’un frappa à la porte. Et pas poliment comme un groom, non, plutôt de manière ferme et pressée. Je sentis Belle se tendre à côté de moi et elle n’avait pas tord, mes muscles se crispèrent en réponse et je sentis sa mains se faufiler jusqu’à la mienne. Elle avait peur, ça se comprenait. Je n’en menait pas très large non plus pour tout avouer…

« Restes là. » Chuchotai-je à son attention.

Elle secoua vivement la tête comme pour m’empêcher de faire ça, mais je pris le parti de m’avancer jusqu’à la porte. Poussant un soupir, prudemment, je tournai la poignée pour ouvrir… Et me prit le chambranle en pleine tête quand la personne derrière poussa de toutes ses forces. Sonné, basculant en arrière, je vis alors plusieurs personnes débarquer dans la suite sans attendre mon invitation, dont l’une tenait un ordinateur dans la main.

Ok, là, on était dans la merde.

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________________________________________ Lun 2 Jan 2017 - 21:49




Love and other drugs


Les hommes avaient débarqués dans la chambre sans vraiment laisser le temps à Belle et à Adam de leur en empêcher. Ils avaient refermés la porte derrière eux et tandis que l’un s’était déjà assis et avait ouvert son ordinateur pour y pianotait on ne savait quoi furieusement, les autres ouvraient des mallettes contenant des choses étranges comme des revolvers ou des objets plus petits et spécifiques comme ce qui semblait être des micros. On avait fait reculer les deux personnes jusqu’aux fauteuils les plus proches et on leur avait demandé de garder leur calme tout en s’asseyant. L’un des hommes tira une chaise en face d’eux, retira ses lunettes noires et les regarda gravement tandis que Belle se tortillait les mains nerveusement dans son fauteuil et qu’Adam semblait rester stoïque à côté d’elle.

- Bon… je vais pas y aller par quatre chemins… vous êtes pas les Jenkins alors vous êtes qui ?
- … Et… Et vous ?

Elle avait tenté de dire ça avec le plus d’aplomb dont elle était capable tout en scrutant les autres personnes dans la pièces qui continuaient à s’activer sans vraiment leur prêter d’attention. L’homme qui leur parlait eu un sourire en coin avant d’ouvrir sa veste de costume et de sortir d’une poche intérieur un espèce de fin porte-monnaie de cuir qui contenait finalement un insigne du FBI et une carte d’identité policière.

- Agent Wilde. Je suis du FBI, spécialisé dans les cartels de drogue et le trafic allant de l’étranger aux Etats-Unis…
- Je… je vous jure qu’on y est pour rien, c’est un malentendu ! On Ne voulait absolument pas dealer de la drogue on…
- Je le sais bien, on a bien senti que vous saviez pas ce que vous faisiez mais vous nous avez mis une sacré pagaille dans notre affaire, vous le savez ça ? Il vous arrive souvent d’usurper une identité et d’aller jusqu’au bout du processus.
- Euhm… ben… c’était un peu stupide je l’admets… je ne m’attendais pas à ce que les choses iraient aussi loin… je … Je suis désolée.

Elle avait plutôt du mal à respirer. Ils étaient dans la mouise jusqu’au cou maintenant qu’elle comprenait qu’en plus que d’être liés à un cartel colombien, ils avaient effectivement usurpé l’identité de deux personnes sans le moindre scrupule. Comment avait-elle pu être aussi stupide ? L’homme la regarda d’un air grave avant de se masser l’arrête du nez en fermant les yeux.

- Boooon… On reprends depuis le début. Vous vous appelez comment et vous venez d’où ?
- Je m’appelle Belle French et il s’appelle Adam de Wittelsbach… on est… américains… on vient de Storybrooke…

L’homme fronça les sourcils et Belle jugea utile de préciser :

- Dans le Maine.

Et voilà qu’en plus de ça elle était en train de les dévoiler au monde entier… mais que faire d’autre ? L’homme sembla rester perplexe et décrocha son téléphone pour demander au « bureau » une localisation plus précise du lieu. La bibliothécaire ignorait ce que la personne au bout du combiné venait de lui dire mais l’homme sembla surpris avant de raccrocher et d’abandonner tout bonnement le sujet.

- Bon… Belle, Adam, je vais vous expliquer la situation. Vous avez malencontreusement échanger de billets et d’identités avec deux de nos agents à l’aéroport avant votre départ… L’agent Clark et l’agent Hawling nous ont avertis dès qu’ils ont compris la méprise mais votre avion avait déjà décollé avec vous à l’intérieur. Les deux agents sont sous couvertures depuis de nombreuses années et devaient se faire passer pour le couple Jenkins afin de nous aider à démanteler le réseau. Vous avez déjà eu BEAUCOUP de chances de pas vous faire démasquer et on va être obligé de faire avec pour la suite de notre opération…

Il inspira un grand coup avant de les regarder gravement et de leur dire :

- Il est primordial que vous alliez à cette fête ce soir. C’est à ce moment que nous interviendrons et nous avons besoin de vous pour nous permettre de mettre l’opération en place.

- On fera tout pour vous aider oui, d’autant que nous aussi nous sommes de la police…
- Ah oui ? A… Storybrooke c’est ça ?
- Oui…
- Bon ben on est chanceux aussi on dirait. Voilà le plan. Vous mettez vos tenues, vous vous préparer et on passera à l’équipement. On va vous donner micro et oreillette, il faudra jouer le jeu pour qu’ils ne se doutent de rien. Lydia est d’un naturel avenant, il faudra continuer à jouer là-dessus. Gregory est un gros dur… vu votre carrure ça devrait pas vous poser de problème… continuez à jouer le jeu et tout se passera bien. En remerciement, on vous ramènera sur le sol américain et on vous évitera toute poursuite judiciaire, on est d’accord ?
- On est d’accord !

Elle avait répondu à toute vitesse sans vraiment consulter Adam. Aavaient-ils une autre solution de toute manière ? Mais voyant le regard d’Adam, elle demanda quelques minutes à l’agent Wilde et attira Adam dans la salle de bain.

- On… On a pas vraiment le choix… de toute manière, on était bien obligé d’y aller et puis… maintenant on est équipé, on est sauvé, si ça tourne mal il y aura des gens pour nous aider… ça vaut le coup de tenter non ? On a été entraîné pour ça après tout… et on rentrera chez nous après ça et sans pour suite ! Tu en dis quoi coéquipier ?

Elle eut un faible sourire et tendit la main pour qu’il lui « tope ». Après quoi, ils échangèrent un hochement de tête entendu et tous deux commencèrent à se préparer. Les agents lui avaient ramené tout ce qu’il fallait pour le maquillage et la coiffure. Belle enfila rapidement la robe jaune bustier qui terminait de manière large et attacha ses cheveux en un chignon dans lequel elle laissa sortir quelques mèches de cheveux. Une fois prête, elle sorti de la salle de bain pour rejoindre un Adam des plus magnifique dans son costume. La chaleur lui monta inexplicablement aux joues et elle dut baisser les yeux sous le regard de braise de son coéquipier. Un peu gênée, elle se tourna vers les agents.

- Tout sera fini avant la tombée de la nuit n’est-ce pas ?
- C’est ce que nous espérons oui…

Il valait mieux sinon comment expliquer la « Bête » que deviendrait Adam ?

- Bon… ben alors allons-y.

Elle souffla une dernière fois et sorti de la chambre au bras d’Adam, les joues toujours aussi rouges.





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________________________________________ Mer 1 Mar 2017 - 1:32






La Belle et la Bête


Ca allait encore mal finir, je le sentais venir gros comme un château. Depuis le début ça ne sentait pas très bon et il n’y avait pas grand chose de concluant jusqu’à présent. Des types étaient entrés dans la chambre d’hôtel pour nous prendre à partie, des sortes de policiers mais avec un grade un peu plus haut… On les voyait dans certains films, il faudrait que je demande à Maxine comment ils s’appelaient. Belle avait décidé de leur faire confiance directement quand j’aurais eu envie de lui rappeler qu’on n’avait rien à faire là ; prendre la poudre d’escampette n’était décidément pas inscrit dans son esprit. Et pour couronner le tout, elle me sortit à nouveau l’excuse du « puisqu’on est là… ! » Oui, sans doute. Ca devait être une manie de son époque de toujours foncer tête baissée dans les problèmes… Moi qui croyais être malchanceux, j’avais trouvé quelqu’un qui allait même au devant de ses ennuis.

Un costume bleu. Au moins, ils avaient du goût dans la couleur ! Le noir était d’un terne et d’un glauque incomparable… A chaque fois que je voyais tous ces gens guindés dans leurs vêtements sombres j’avais l’impression d’assister à un enterrement. Celui de leur bon goût sans nul doute. Où étaient passés les couleurs et les fioritures ? Les dentelles et les velours ? Les tissus riches qui faisaient de ma cours un endroit aussi haut en couleurs que distingué… Je n’avais pas perdu que les miens en changeant d’époque en sa compagnie, j’avais perdu tout ce que je connaissais. Tous les us et coutumes. Toutes les traditions. Tout ce que je maîtrisai jusqu’alors, ou presque.

La musique était suffisamment forte pour être audible, mais j’avais davantage l’impression d’être à un dîner avec buffet en libre service que réellement dans une soirée dansante. En tout cas, la tenue de Belle lui allait… Bien mieux que ce que j’aurais pensé en la voyant sur le lit. J’aimais beaucoup le jaune sur ces dames, mais sur elle c’était encore mieux que le reste. Ce décolleté juste à la lisière de la décence, ces épaules dénudées en véritables invitations, cette nuque dévoilée ou esquissé avec la coiffure qui remontait son visage. Elle était gracile, déjà au quotidien, mais la voir se mouvoir avec un tissu aussi fluide qui épousait ses formes c’était… C’était au delà. Ne surtout pas repenser à cette fameuse fois dans la cuisine ! Ne surtout pas !

Je saisis un verre qui passait à portée sur le plateau d’un serveur et le vidait d’une traite pour me changer les idées. Le goût était amer, brûlant et j’étouffais une toux consistante derrière mon poing ; bordel, c’était quoi ce truc ? Je jetai un regard courroucé au serveur qui s’extirpa en vitesse, remarquant que quelqu’un avait profité de mon désintérêt pour s’approcher de la jeune femme à ma droite. Dites donc, il ne connaissait pas la bienséance ou bien se jouait-il sciemment de moi celui-là ? Ignorait-il qu’on ne requérait pas la compagnie du roi, encore moins de la voler juste sous son nez ?! Je sentis une bouffée agacée m’envahir et je tentai de garder un semblant de contrôle pour ne pas faire d’esclandre. Les autres types voulaient coincer Ricardo Diaz, ce serait dommage qu’il ne vienne pas en se doutant de quelque chose… Ou face à une altercation musclée qui aurait tendance à attirer la police.

Raclant ma gorge pour attirer l’attention de Belle et du malandrin, j’attendis qu’ils me fixent tous les deux pour passer mon bras autour des hanches de la demoiselle. Ce n’était certes pas très professionnel ni digne d’un ami, mais je ne pouvais laisser ce pourceau s’octroyer le plaisir de sa compagnie !

« Ne parlais-tu pas de danser un peu ? » Hasardai-je d’un ton pourtant sérieux face à sa surprise. « Il semblerait que la musique soit faite pour ça, non ? »

Et sans attendre qu’il défende sa position, j’entrainai la jeune femme avec moi pour rejoindre les danseurs déjà engagés. Le seul ennui était que je ne connaissais strictement rien aux danses modernes… J’attendis donc un peu en bord de piste, espérant secrètement que quelque chose d’un peu plus convenable ne parvienne à nos oreilles. Ces grincements n’avaient rien d’agréables jusque là !

« Sa tête ne me revenait pas. »

Justifiai-je maladroitement, réajustant nerveusement la manche de mon costume. Elle ne paru pas très convaincue mais ce fut la seule excuse que j’acceptai de lui donner, n’ayant au fond pas la moindre envie de lui révéler la vérité. La musique moderne s’estompa pour quelque chose de plus DOUX, de plus engageant et qui me rappelait vaguement les valses de mon royaume. J’esquissai un sourire rassuré, m’inclinant légèrement en direction de ma compagne d’un soir avant de lui proposer mon bras. Belle s’en saisit pour me suivre au milieu des danseurs, tenant de sa main libre le pan de sa longue robe dorée jusqu’à ce que nous nous immobilisions. Face à face. Seuls à seuls, si on y regardait bien… Je déglutis face à son petit sourire doux, engageant. Etait-ce bon signe ? Je l’ignorais. Je ne savais pas lire le visage de ces dames des nouveaux siècles.

Elle glissa sa paume contre la mienne et je tendis mon bras gauche, laissant la main droite se poser sur sa hanche avec une certaine pudeur. Belle y jeta un coup d’œil avant de pousser mon poignet pour que j’enlace sa taille, avançant d’un pas afin d’être plus proche. Mieux positionnée. Parfaite, en un sens. Ses doigts remontèrent le long de ma manche et le léger tremblement que je perçus me laissa croire qu’elle était nerveuse elle-aussi. Etrangement, cela me rassura. Et, lorsque nous nous engageâmes à danser l’un avec l’autre, j’oubliai complètement la menace qui planait sur nos têtes : seul son corps suivant le mien, se mouvant dans sa robe longue et ondulant d’une aisance que je lui connaissais peu me paraissait une évidence. Avoir une importance.

Mes yeux clairs plongés dans les siens, je me surpris à la trouver encore plus ravissante que d’ordinaire et particulièrement incapable de me détacher du spectacle qu’elle m’offrait… Si proche et pourtant distante. Tournoyant en ma compagnie, se laissant aller tandis que je me détendais à mon tour. C’était fou comme le reste du monde pouvait bien continuer de tourner, je n’en avais rien à faire. Seule elle comptait. Seuls ses pas tandis qu’elle virevoltait, guidée par ma main avant de revenir contre moi. Seul son sourire qui ne quittait pas son visage. Seuls nos échanges, nos mouvements qui emplissaient la pièce dans une fluidité qui nous était jusque là inconnue.

La musique sembla filer à toute allure, durer bien trop peu de temps et lorsqu’elle se retrouva de nouveau face à moi, je me surpris à ne plus savoir quoi faire. Devais-je la remercier ? La féliciter ? La reconduire à l’extérieur de la salle de bal ou… Lui dire qu’elle était, en cet instant, la plus merveilleuse danseuse que j’ai pu connaître ? Aucune n’avait eut cet effet sur moi. Aucune n’avait éveillé cet étrange sentiment qui tournait encore sous mon torse. Qu’est-ce qu’il se passait ? Qu’est-ce qu’il… Je ne remarquai pas que je me penchai dans sa direction, ni que mes lèvres frôlèrent les siennes. J’étais trop occupé à la dévisager. A m’abreuver de l’image qu’elle me renvoyait. A tenir ses hanches contre moi et à caresser du pouce la forme de sa mâchoire levée vers moi.

Et a oublier toutes mes bonnes manières.

Ce furent les murmures qui me tirèrent de ma contemplation, réalisant que j’étais sur le point de commettre l’irréparable ! Papillonnant du regard, je me redressai pour constater que les autres danseurs s’étaient arrêtés eux aussi. Etait-ce pour nous ? Etant roi j’aurais trouvé cela normal, mais ici beaucoup moins. Le claquement d’une paume contre l’autre se fit entendre dans mon dos et je me retournai vivement, constatant la présence de Monsieur Diaz en train d’applaudir lentement. Il fut bientôt imité par les personnes présentes et ce fut rapidement une cacophonie autour de nous, de quoi flatter mon égo mais nous mettre mal à l’aise.

« Bravo. Très beau spectacle… Lydia, j’ignorais que vous étiez si talentueuse danseuse. » Il avait un sourire perché, s’avançant pour lui adresser un baisemain qui n’avait strictement rien à voir avec le comportement de l’après-midi. « Daigneriez-vous me donner quelques conseils en privé ? »

L’invitation était là, franche. Directe. Nous n’avions plutôt pas intérêt à refuser et je fus donc contraint de suivre cet homme à travers la salle, essayant d’ignorer les regards qu’on nous lançait. Notre hôte nous isola assez rapidement dans un petit salon, je remarquai d’ailleurs deux hommes qui vinrent se poster à l’entrée tandis qu’il nous invitait à nous asseoir. Je sentis la nervosité de Belle à mes côtés, tendant la main pour serre la sienne entre mes doigts sans la regarder. Je n’aimais pas cette situation. Je n’aimais pas le mauvais pressentiment qui ne me quittait toujours pas. Je n’aimais pas comment il ouvrait une bouteille d’alcool et nous servait tour à tour, attrapant son verre avant de se laisser aller contre le dossier du fauteuil où il était installé.

Il leva son verre dans notre direction.

« Nous devions parler. Alors, parlons. L’heure est parfaite pour conclure nos… Arrangements. »

Belle, fébrile, fut celle qui ouvrit la bouche. Ricardo s’adressait à elle au fond, persuadé sans doute que je ne comprenais pas un traitre mot de ce qu’il se passait. J’étais peut-être d’un temps ancien mais je n’y avais pas laissé mon esprit, merci.

« Je vois. Donc, nous devions aborder la question du… Paiement.  Je suppose que vous avez la marchandise ? »

Elle se maitrisait pour ne pas faire trembler sa voix, je l’entendais clairement. Ses doigts serrèrent davantage les miens. Ricardo Diaz marqua un temps de pause, celui de boire une gorgée d’alcool, avant de hocher la tête à nouveau.

« Ah, une femme qui ne perd pas le nord, excellent ! Effectivement, j’ai tout ce qu’il nous faut. Comprenez que je ne ferais pas de vente à perte, j’escompte faire des bénéfices et je compte le faire avec les meilleures personnes. » Il nous fixa tour à tour. « Vous m’avez l’air d’être sérieux, j’aime les gens qui sont sérieux et pourtant… Je suppose que vous ne serez pas contre un petit supplément ? »

Je sentis mon sang faire un tour à la possibilité qu’il était sur le point d’évoquer.

« Ne t’énerve pas mon gars. » Me conseilla-t-il, levant le menton en direction d’un de ses hommes qui dévoila une arme à sa hanche. « Je fais rien d’illégal, on s’entend juste Lydia et moi. Je propose un peu de bon temps contre consommation. Tout le monde en sort gagnant ! Toi tu prend la marchandise et tu t’assures du transport, pendant qu’elle et moi on règle les derniers détails. Ca te va ? »

Il n’attendit pas que je valide ou non cette possibilité, faisant signe au second homme en costume présent d’approcher avec un sac à dos qui me paraissait tout à fait normal.

« Carlos, accompagne notre ami pour l’échange. »

Son regard resta appuyé sur moi avec tant de vivacité que j’eu un instant l’impression qu’il allait me tuer si je ne m’exécutais. C’était très étrange comme sensation. Prodigieusement désagréable aussi… Je passai de lui à l’autre, puis à Belle qui s’était imperceptiblement rapproché de moi. A l’évocation même de la laisser seule en tête à tête je l’avais vu devenir livide malgré la bonne figure qu’elle tentait d’afficher. Et là encore, alors que j’étais prêt à rester elle commença à me convaincre d’y aller. Qu’elle savait gérer ce genre de choses et qu’elle était là pour ça.

Plait-il ? On était là pour partir en vacances, pas pour que je la laisse s’acoquiner d’un baron de la drogue au fond de la Colombie ! Et ce n’était pas une image ! Je lui jetai un regard sidéré, encore plus lorsqu’elle prit le partie de m’embrasser avec la passion du désespoir, franchissant les barrières pour mêler sa langue à la mienne dans un ballet aussi intime que déplacé. Son index couru sur ma joue quand elle se détacha.

« T’inquiète, je suis une grande fille. » Souffla-t-elle en redressant le menton.

Message. Reçu. Ca m’indignais prodigieusement ! Je me levai avec brusquerie pour m’approcher de l’autre type. Sérieux, dès qu’on disparaissait de leur vue j’allais l’assommer celui-là… Qu’est-ce qu’ils attendaient les autres pour intervenir ?! Qu’il y ait des morts ou quoi ? Ça ne m’amusait pas du tout ! Carlos me fit signe de le suivre sur un recoin de pièce à l’abri des regards, déposant le sac sur une table et me faisant signe de regarder à l’intérieur. Il se passait un truc bizarre la… Le type avait l’air nerveux. Un peu trop. Il attendait visiblement que j’ouvre le sac mais je ne le fis pas, me contentant de le regarder d’un air courroucé. Qu’il essaye de m’obliger pour voir. Je ne voulais pas laisser Belle seule. Je ne voulais pas rester ici. Je ne voulais pas…

Un coup de feu retentit dans mon dos et, par réflexe, j’abattis mon poing dans la figure de mon adversaire. Le neutraliser. Le mettre hors d’état de nuire pour me précipiter dans l’autre pièce et… Constater que de quelques convives nous étions passé à plus d’une dizaine, armés jusqu’aux dents et le canon pointé en direction de Diaz. J’aperçus Belle, légèrement en retrait du canapé, le souffle court.

« Ricardo Diaz ? Au nom de la République de Colombie, je vous arrête pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et homicides volontaires. » Fit le type qui nous avait filé les micros en apparaissant derrière les autres.

Il n’y eut pas d’autres coups de feu. Il n’y eu même pas d’esclandre… Et tout fut soudain terminé.

* * *

« Oui. Oui, tu as pris des couleurs. Oui, tu es encore plus rouge qu’une écrevisse. Et oui, ça te va bien. » Répondis-je en levant les yeux au ciel face aux questions de Belle.

Nous étions de retour à l’aéroport, six jours après que toute cette histoire ne trouve sa conclusion. La police colombienne nous avait bien proposé de rentrer chez nous plus tôt mais il s’était avéré que le temps de Bogota était largement plus agréable que celui de la Norvège. Nous étions restés quelques jours de plus, logés aux frais du gouvernement dans un autre hôtel et franchement… Je n’allais pas me plaindre, pour une fois qu’un truc sympa nous arrivait !

Finalement, tout était bien qui finissait bien. Je remontai mes lunettes de soleil pour repousser mes cheveux blonds, passant une main sur ma nuque tandis que le policier nous rejoignait au milieu du grand hall des départs. Il tendit la main pour que je la serre et je le fis, lui faisant esquisser une grimace quand il récupéra ses doigts.

« Vous nous avez bien aidé. Mais à l’avenir, tâchez de ne pas vous tromper de vol ou de ne pas usurper des identités. Ca aurait pu mal se terminer pour vous. »

« Sans doute. Mais on est là. »

Il esquissa un sourire tandis qu’un de ses collègues au nez violacé du coup qu’il avait reçu – j’ignorais que Carlos faisait parti de la police, sinon je ne l’aurais pas frappé aussi fort – nous rejoignit pour le prévenir qu’il était temps de repartir faire régner l’ordre dans la capitale.

« Voici vos billets. Ne manquez pas votre vol, nous ne pourrons pas vous loger éternellement aux frais de la république. »

Et sur ce clin d’œil, il nous laissa avec nos billets en main. Je le regardai partir, tournant la tête lorsque je sentis le bras de Belle se passer autour du mien pour me tirer en avant. Y’en avait au moins une qui était pressée de rentrer ! Je me surpris à sourire et même à rire devant son comportement, consentant à lui emboiter le pas pour ne pas la laisser se tromper encore de destination.

« La prochaine fois, c’est moi qui choisis où nous passons nos vacances. » La prévins-je, une fois installés dans nos sièges respectifs.

Pour toute réponse, elle m’adressa un sourire qui en disait long. Très long.
Ou pas. Belle restait un mystère pour moi après tout.


- FIN -

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