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 Evènement #64 : Enfants des Dieux

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Midnight A. Storm


« Tu aimes les cacahuètes?
On aime tous les cacahuètes! »


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________________________________________ Jeu 8 Sep - 16:09



P**AIN DE MOMIE !!
Je vais me la faire, oh putain je vais me la faire !

Feat. Que des gens inutiles et sans intérêts. (Apolline, Anatole, Eloise, Diane, Robyn, Ellie & Arès)

.



Tiens. Prend ça, stupide volatile à la con et étouffe toi avec. Pestai-je à voix basse, tandis que j’approchai le paquet de cookie presque vide du bec de l’autruche. Ça m’évitera d’avoir à supporter ton odeur nauséabonde durant tout un trajet.

A mon grand regret, l’autruche ne creva pas. Bien au contraire, le petit en cas que je lui avais fournit semblait l’avoir satisfaite, puisqu’elle me laissa monter sur son dos, sans émettre la moindre protestation.
Aussi après avoir prit place sur le dos de l'animal, mon regard dériva sur Artémis puis sur Arès. Si la première ne semblait pas avoir rencontré de problème avec le volatile, le second lui, était entrain de se battre avec son autruche. Je levai les yeux au ciel, énervée.
Qu’est ce qu’il attendait pour buter cette satanée bestiole ? Qu’on crève tous de vieillesse et d’ennui ?

Les divinités de mon monde, les vraies, pas les chochottes qui ont été inventée par les faibles d’esprit pour se rassurer la nuit, ne se seraient jamais disputé avec un être inférieur. Au contraire. Soit elles auraient plié la créature à leur volonté (pour les démons des temps anciens les plus sympathique) soit, elles auraient réduit la créature en charpie pour avoir osé leur faire perdre du temps.
Mais apparemment ces divinités-là, étaient des vrais gentils. Du genre, gamin en couche culotte tout gentil, tout mignon, qui rouspète parce qu'il veut qu'on le prenne pour un grand. Comme Mina.
La seule différence entre eux, c'est que Mina n'avait pas autant vécue. En somme, c'était normal (et très irritant) qu'elle court partout comme un poulet sans tête, pour sauver la veuve et l'orphelin et se prendre la tête pour des trucs éphémère et inutile, comme la survie de ses proches par exemple. Eux par contre, c'était juste ridicule.
Puisqu'un jour, tout ça se finirait inévitablement par un bain de sang. Même les liens les plus forts pouvaient être brisés où corrompus. L'histoire des premiers élus en était d'ailleurs, un parfait exemple.

Après quelques minutes d’attente (ou l’impatience m’avait rapidement gagné et où je dus me retenir de descendre de mon moyen de transport pour trancher la gorge de musclor), le dieu réussi finalement à prendre le dessus sur l'autruche et après un dernier regard vers le groupe (plus précisément sur la blonde pour qui, j’avais déjà trouvé plus d’une 20ène d'idée de mort et de torture) nous nous mîmes en route.

Sans surprise le trajet fut long et ennuyeux. Aussi, je m’occupai encore l’esprit à imaginer de nouvelle façon de torturer Mina et la petite blonde, quand nous nous arrêtâmes devant une pyramide.
Après être descendu de mon autruche, je rejoignis les autres à l’intérieur de la pyramide et nous traversâmes un long couloir avant d’atterrir dans une parodie de fast food américain.

C’est une blague ? Grommelai-je entre mes dents. On est où là ? Dans un parodie de comédie raté ?

Je n’aimais pas que l’on se fiche de moi. Croisant les bras contre ma poitrine, je promenai mon regard sur l’intérieur de la salle, adressant un regard mauvais aux quelques momies présentes dans la pièce. Pendant que la blonde s’occupait de papoter avec l’une des momies au comptoir, je cherchai le poignard rangé dans mon sac. Je n’étais pas d’humeur à supporter ce ridicule petit jeu une minute de plus, et s’il fallait que je démembre toutes les momies présente dans cette pièce pour récupérer mes pouvoirs, je le ferais sans la moindre hésitation. Où plutôt, ils le feraient pour moi. Après tout, ils étaient bien là pour ça non ? Même s’ils n’en avaient pas encore conscience..

Qu’est-ce qu’on attend ? Pourquoi est-ce qu’on ne les démembre pas toutes pour se frayer un chemin jusqu’à Eloise ? Demandai-je abandonnant temporairement la recherche de mon arme, imitant le comportement de la jeune femme lorsqu’elle était impatiente et irritée.

Quoiqu’à bien y réfléchir, Mina n’aurait probablement jamais parlé de démembrer des momies. C’est le genre de petite idiote qui croit que tout le monde mérite sa chance et surtout, que tout le monde peut être sauvé. A tous les coups, elle aurait sorti un truc du genre « Faut se bouger de retrouver Eloise ! Alors ont leurs donnent une petite tape sur le cul et on dégage. » Ou encore « c’est pas leur faute si c’est des momies attendez ! Peut-être qu’elles ont besoin d’aide ? Je reste. Quand à vous, allez retrouver Eloise je vous rejoindrais plus tard. » et bien sur, elle se serait faite avoir encore une fois. Et qui aurait été obligé de récupérer les pots cassés ? Moi, comme à chaque fois.

Après un petit moment, je reportai mon attention sur Artémis qui revint vers nous un plateau entres les mains. Mon regard passa de la déesse au plateau contenant trois parodies de hamburger et je poussai un grognement énervé. Incapable ! Ces divinités-là, étaient-elles donc toutes plus stupides les unes que les autres ? Où quelque part, y en avait-il une qui ne sortait pas tout droit d’un dessin animé à la con ?

– Qu’est-ce qu’on fait encore là ?
Fis-je avec une pointe de colère dans la voix. On devrait être occupé à trouver le moyen de récupérer nos pouvoirs et à chercher Eloise, au lieu de faire mumuse avec les momies du coin.

Les momies burgers que la déesse nous avait ramenés avaient l’air aussi agréable et appétissant que les antiquités qui les avaient préparés. J’esquissai furtivement une grimace de dégoût avant de reporter mon attention sur le sac de Mina. Puisqu’ils n’étaient pas décidés à bouger leurs culs, j’allais devoir les forcer à le faire. Je devais réfléchir vite et bien. Mais avant ça, je devais prendre mon..
Un craquement attira mon attention et par réflexe, je récupérai le poignard dans mon sac pour le planter la où quelques secondes avant, se trouvait le poing du dieu.

Cette fois fini de jouer. D’abord on les extermine et ensuite, on passe à la pièce suivante.

Après avoir récupéré le poignard planté dans le momie burger, je quittai ma place et rejoignis Artémis en compagnie d’Arès. Tandis que celui-ci exprimait son mécontentement, j’optai pour une approche plus directe en clouant la main d’une momie au comptoir. Chose qui ne la dérangea pas plus que ça, puisqu’elle ne remarqua même pas que sa main s’était détaché du reste de son corps, lorsqu’elle quitta sa place pour se moquer de la momie en talon.
Masquant ma fureur par un masque neutre, je récupérai mon poignard –et la main de la momie au passage- avant d'enjamber le comptoir à mon tour pour me rendre dans les cuisines en compagnie des deux divinités, balançant une fois à l’intérieur, la main de la momie encore planté dans mon poignard.

Stupide pantin, grognai-je alors. Je vous réduirais en cendre jusqu’au dernier.

Jouer le rôle de Mina devenait de plus en plus difficile. D’autant plus, que ma patience avait atteint ces limites depuis longtemps, et que mon récent statut « d’humaine » n’arrangeait en rien la situation, bien au contraire.
Néanmoins, je me forçai à rester calme et à préserver les apparences (même si personne ici ne pourrait faire la différence entre Mina et moi) tendis que le chauve invita (puis menaça) le dieu à boire un verre.

Étudier son entourage -ainsi que les parfaits inconnus- en plus d’être une nécessité, pouvaient s’avérer particulièrement utile et intéressant. Aussi, je fixai mon attention sur le chauve pendant qu’Arès buvait son verre.
S’il n’était pas totalement stupide, le chauve avait rajouté quelque chose dans son verre. Une drogue, un poison ou quoi que se soit capable de l’affaiblir, voir de le retourner contre nous. Car après tout, n’était-il pas l’homme ? Le mâle alpha ? Les muscles ?
A cette pensée, j’esquissai un rictus moqueur. Les femmes étaient très souvent sous-estimées. Chose particulièrement utile, surtout pour tromper son monde. Car après tout, pourquoi avoir les muscles quand on pouvait utiliser quelqu’un qui les avaient pour nous ?

C’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Pensai-je au retour du dieu.

Sur mes gardes, je suivis Arès et Artémis jusqu’à la prochaine pièce, où je n’écoutai que d’une oreille distraite les informations transmises par l’hologramme qu’avait réussi à faire apparaître la déesse, trop occupée à garder un œil sur le dieu.
Le poignard en main, je guettai chacune de ses réactions attendant le bon moment pour attaquer. Lorsque nous étions dans les cuisines, j’avais remarqué sa réaction après avoir consommé la boisson du chauve et depuis ce moment, mon mauvais pressentiment concernant la divinité ne m’avait pas quitté. Si je me jetais sur lui maintenant, j’avais peu de chance de m’en sortir. Mais si j’attendais le bon moment, j’avais toutes mes chances. Tout ce qu'il fallait, c'est qu'il s'en prenne à l'une de nous deux. Tout ce qu'il fallait, c'est qu'il laisse tomber le masque et à ce moment-là, s’en sera fini du dieu de la guerre.

Prenant mon mal en patience -puisque apparemment, le dieu n’allait pas perdre la tête tout de suite- j’emboîtai le pas à la déesse pour observer les peintures murales faiblement éclairée par la lueur des torches, sans pour autant renoncer à la surveillance du dieu. Car le laisser ne serais-ce qu’une seule minute sans surveillance, pouvait être dangereux pour moi. Cependant, je fis une exception lorsque mon attention se porta sur la dernière partie de la peinture. Là, ça devenait intéressant.

Alors c’était ça ? Je jetai un nouveau regard au dieu avant d’être dérangé par le bruit d’une porte coulissante. Quoi ? Encore un tunnel ? Comme c’est original..

Prenant les devant, je traversai rapidement le tunnel mettant le plus de distance entre les divinités et moi, sans faire attention aux effets de lumière sur les murs. Voir la lumière onduler sur les murs était peut être captivant pour certain, mais pour moi, ça n’avait aucun intérêt à part m’apprendre à l’avance, qu’il y avait au bout du tunnel un point d’eau éclairé.

Nous y voilà. Dis-je en me plaçant à l’autre bout de la pièce, feignant de regarder autour de moi. Combien y a-t-il de chance, que ce point d’eau normalement inoffensif ne le soit pas ?

Je m’approchai un peu plus du bassin pour regarder à l’intérieur, lorsqu’une momie remonta à la surface. D’où est-ce qu’elle sortait celle-là encore ?

« Veneeeez... elle est... boooonnne ! »

Je croisai les bras contre la poitrine agacée, pendant que la momie continuait son cirque. Elle fit une petite longueur en nage indienne avant d’ajouter à notre attention :

« Pas autre... chemin... »

Je n’avais pas l’intention de plonger là-dedans sans être sûre, que je ne risquai rien. Cependant, ces momies commençaient sérieusement à me taper sur le système. Aussi, je m’approchai du bassin et sans un bruit, je me baissai pour poignarder la créature morte vivante, lorsque celle-ci m’attrapa le pied et mit fit basculer dans l’eau.
Cette fois, s'en était fini de la gentille petite Mina.

Laissant sortir toute la colère que j’avais accumulé jusque là, je sautai sur la créature et plantai mon poignard dans sa gorge momifié avant de m’acharner sur elle, pour lui couper la tête. Une fois terminé, je balançais la tête de la créature à l’extérieur du bassin et frappai de plusieurs coups de couteau son corps non mort, avant de lui lancer hors de moi.

Va chercher stupide créature sans cervelle !

Voir la momie faire des longueur pour chercher sa tête m'arracha un rictus satisfait qui se décomposa peu à peu, alors que je réalisai ce qui c'était passé. Finalement, c'est moi qui avait servie de testeur aux deux divinités. Restait plus qu'à savoir si j'étais déjà infectée, ou si l'eau du bassin était sans danger. Chose sur laquelle, j'avais de très sérieux doute..




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Ellie Sandman


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________________________________________ Ven 9 Sep - 5:43

« What we do in life echoes in eternity. »
...

Nous n'étions pas préparés à une attaque. Tandis que nous essuyions les dégâts causés par Athéna et ses sbires, je prenais pleinement conscience à quel point nous avions été idiots. Je n'avais aucune arme à portée de main, hormis des bassines en terre cuite. Seule Robyn avait eu la finesse d'esprit de garder sa batte de base-ball avec elle. J'avais envie de me gifler pour tant d'inconséquence. Je voulais protéger Apolline mais n'avais aucune arme pour le faire, hormis mon propre corps dépourvu de pouvoirs.

L'agresseur vêtu d'un manteau voulut s'en prendre au cocon qui trouva lui-même un moyen de se défendre. Je ne savais si je devais me sentir soulagée ou davantage angoissée par la vivacité du sable noir. La vision de cet homme avec un bras en moins, son moignon brûlé jusqu'au coude, m'arracha une grimace écoeurée.

Anatole gisait un peu plus loin, terrassé par le choc de la décharge que lui avait infligée Athéna. Je ne pouvais lui venir en aide. Pour tout dire, s'il tombait dans l'inconscience, ce serait une bonne chose : de cette façon il cesserait de jouer les boucliers humains. Etait-il complètement sot ? J'avais cru atterrir dans la quatrième dimension quand il s'était placé devant moi pour accuser le coup à ma place.

Robyn se déchaînait. Elle était notre unique force de frappe et je savais qu'elle finirait par s'épuiser. La plaie au niveau de son ventre saignait abondamment et m'inquiétait. Je ne pouvais rien faire à part jeter des objets en terre cuite. J'en ramassai un et visai la tête d'un des hommes qui l'esquiva aisément. Il pivota vers moi et s'approcha. Je jetai un coup d'oeil derrière moi, remarquant que Jun s'était -très mal- caché derrière la statue sans visage. Ses genoux s'entrechoquaient.

Je ne pouvais reculer et laisser Apolline à leur merci, mais je ne pouvais non plus rester aussi impuissante face à nos agresseurs. Fragile.

L'homme avançait toujours vers moi d'un pas conquérant, son long manteau flottant dans le sable derrière lui. Son regard perçant était plongé dans le mien. Il esquissa un petit sourire en lisant la peur dans mes yeux. Je n'allais plus reculer. Il me fallait l'affronter, même si c'était la dernière chose que je faisais.

Je réfléchis rapidement à un moyen de le neutraliser. Je serrai le poing et voulus l'enfoncer dans son ventre, mais il bloqua aisément mon attaque avant de serrer ma gorge si fort que j'en eus le souffle coupé. Sans doute que sa force était décuplée par la douleur qu'il éprouvait à son bras fantôme. Je gesticulai dans l'espoir de lui donner des coups de pieds, mais déjà des points noirs apparaissaient devant mes yeux.

"C'est tellement dommage... Nous avions tant de projets pour vous. Pour vous tous." susurra-t-il d'un ton faussement navré. "Parfois, la récolte est mauvaise. C'est ainsi. Nous avons au moins hérité de votre précieuse Eloïse. Et peut-être d'un autre."

Je suffoquai. Mes ongles griffaient désespérément sa main qui tenait bon. Je parvins enfin à lui donner un coup de pied et il écarquilla les yeux. Je crus d'abord qu'il était étonné par mon hardiesse, mais je compris vite que c'était autre chose qui l'interpelait.

Un pas lourd avait fait trembler le sol. Un autre résonna quelques secondes plus tard.

L'homme relâcha la pression sur ma gorge et j'en profitai pour le repousser avec un second coup de pied. Il manqua de perdre l'équilibre mais ne m'accorda pas même un regard, les yeux rivés sur quelque chose derrière moi. Le sol continuait de trembler par intermittences. Je me doutais de ce dont il s'agissait. J'avais espéré un miracle et je ne savais pas s'il allait être exaucé ou si le pire était encore à venir...

Pivotant lentement sur mes pieds, je vis le Bâtisseur enjamber quelques petits arbres qui formaient la lisière de l'oasis. Dès lors que son pied toucha le sable, la végétation naquit. L'herbe et la terre apparaissaient à chacune de ses foulées. Il s'éloigna très peu de l'oasis et fixa le cocon qui s'agitait toujours plus ou moins. L'ombre de ce géant était tombée sur nous tous. Nos agresseurs avaient cessé le combat, le fixant d'un oeil à la fois méfiant et craintif. Ils hésitaient à la façon de poursuivre leur attaque.

Le souffle court, je fis un pas alors que le Bâtisseur levait sa main aux longs doigts vers le cocon. Après quelques secondes, le sable noir remua sur les contours de l'obscure chrysalide, comme s'il était en train de... bouillir. Que faisait-il ? Je craignais pour la vie d'Apolline mais je n'étais pas de taille à empêcher cette créature d'accomplir son dessein. Je n'étais de taille à rien. Je parvenais à peine à respirer, ma gorge écrasée par la poigne de mon ennemi.

Soudain, trois jets de sable noir fusèrent vers nos agresseurs, si rapides qu'ils furent incapables de les éviter. Foudroyés, ils tombèrent à genoux d'un même mouvement, les yeux et leurs bouches envahis par une aura de ténèbres. Les deux hommes tombèrent en poussière que le vent balaya très vite, alors qu'Athéna basculait dans le sable, inerte.

Imperturbable, le Bâtisseur continua son oeuvre sur le cocon, sa grande main levée au-dessus de ce dernier. Respirant par saccades, je m'approchai de lui et déclarai d'un ton implorant :

"Je vous en prie... Aidez ma soeur."

Il nous avait sauvés, il pouvait donc agir pour elle. J'en étais persuadée. Ses yeux perçants se posèrent sur moi et aussitôt, j'eus l'impression qu'un flot de souvenirs millénaires et innombrables s'engouffraient dans mon esprit, si nombreux que je les oubliais dès que je les voyais. Il resta ainsi une longue minute, m'observant sans mot dire, et se retourna lentement pour aller dans l'oasis. Ses pas faisaient trembler la Nature elle-même et à mesure qu'il s'éloignait, l'herbe et la verdure s'évanouissaient, laissant place au sable.

M'avait-il écoutée ? Quoi qu'il en soit, le cocon s'agitait de plus en plus. Je m'en approchai, guettant le moindre changement supplémentaire. Le sable noir formait des entrelacs gracieux sur le cocon, laissant présager que la vie reprenait ses droits à l'intérieur. Je voulais y croire, j'avais besoin d'y croire.

Soudain, le sable cessa de remuer. Il se figea net, resta ainsi quelques secondes, avant de tomber d'une seule masse et de se fondre dans le sable du désert.

Il n'y avait plus rien à l'intérieur.

Un cri resta bloqué dans ma gorge endolorie.

"Non... non !" balbutiai-je en tombant à terre pour plonger mes mains dans le sable.

Où était Apolline ? Où était ma soeur ? Je ne pouvais croire qu'elle s'était disloquée comme les deux sbires d'Athéna. Le sable noir ne pouvait l'avoir détruite... Ce n'était pas possible !

Bientôt, mes larmes se mélangèrent au sable tandis que je continuais de le remuer, le sentant glisser entre mes doigts. Je sentis quelqu'un poser une main sur mon épaule mais je secouai la tête rageusement.

"Il faut la retrouver ! Peut-être qu'elle est sous le sable ! Peut-être qu'en creusant...! Peut-être que..."

Les sanglots me faisaient hoqueter, m'empêchant de parler davantage. J'avais l'impression qu'un caillou était coincé dans ma gorge.

Apolline n'est pas une déesse. songea une moitié de moi, la plus rationnelle dans le chaos de mon esprit. C'est sans doute la part divine d'Athéna qui l'a sauvée du néant, contrairement aux deux hommes... et à ma soeur.

A travers un brouillard de larmes, je tournai la tête vers le corps toujours inerte de la déesse. Etait-elle en vie ? Ou n'était-elle plus qu'un corps sans âme ? Nul ne connaissait les ravages que pouvait faire le sable noir. Je reniflai et sentis quelqu'un passer ses bras autour de mes épaules. Je me redressai un peu, les doigts crispés dans le sable du désert. Hoquetant, je baissai la tête en fermant les yeux.

C'était fini...



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Anatole Cassini


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________________________________________ Ven 9 Sep - 8:28



« C'était peut-être une idée stupide... »

« Mais je voulais juste faire naître l'espoir grâce à elle... »





    On avait souffert. On avait tous souffert. Que ce soit Robyn qui tenait encore debout après s'être défoulée sur les créatures qui s'en étaient pris à nous. Ou Athéna, qui gisait au sol, et qui même si elle nous avait attaquée, n'était pas responsable de ses actes. J'avais passé mes bras autour d'Ellie et j'avais tenté de la soutenir du mieux que je pouvais. On avait tous les deux subbi une grande perte aujourd'hui, même si je me refusai à croire qu'Apple était véritablement plus des nôtres.

    « Il a fait ce qu'il pouvait. » lui murmurai-je en parlant du Bâtisseur. Je ne savais pas jusqu'où il avait été, mais je me doutais qu'il était responsable de notre survie à tous et du destin de la jeune femme qui venait de disparaître après que le cocon se soit brisé. Est ce qu'il l'avait amenée ailleurs pour la protéger ? Je ne connaissais pas la réponse, mais je me doutais qu'il n'était pas venu en vain. Le temps nous dirait ce qu'il est advenu de la jeune femme. De mon Apple.

    « Je suis vraiment désolé Ellie, mais on ne peut pas rester ici à pleurer nos disparus. Ces choses nous ont tendu un piège et nos amis doivent toujours être en difficultés. Il faut aller les aider et cette fois ci on ne pourra compter que sur nous. »

    Je ne voulais pas me détacher d'elle, même si mon envie d'aller prendre des nouvelles d'Athéna était grande. D'un geste de la tête, j'avais pu voir que Robyn s'était déjà approchée d'elle. Il fallait mettre nos rancœurs de côté et aider notre prochain. Je ne savais pas si elle s'en approchait pour vérifier qu'elle était morte ou pour lui venir en aide, mais j'espérais que ce soit la seconde option.

    Je m'étais relevé, me détachant d'Ellie, mais sans pour autant me séparer totalement d'elle, car ma main avait glissée dans la sienne pour l'inciter à se relever avec moi. Elle avait gardée ma main dans la sienne, mais tout en restant par terre, la tête penchée, reniflant tout doucement. Je n'étais pas partie. Je voulais aller voir les filles, mais je n'étais pas partit. Je ne partirai pas sans elle.

    « Nos amis ont besoin de nous. » murmurai-je pour l'inciter à se relever.

    J'ignorais si elle m'avait entendue, car son regard était bloqué dans le vague, tandis que des larmes ruisselaient toujours sur ses joues. Elle balbutia d'un ton éteint :

    « Comment pourrais-je leur dire que je n'ai pas su la protéger ? »

    Puis, elle leva les yeux vers moi, chavirée. Et ajouta :

    « Comment pourrais-je le dire à Elliot, à Lily, à Pascal... ? »

    Je me penchai une nouvelle fois vers elle, m'accroupissant face à la jeune femme et prenant ses deux mains dans les miennes.

    « Voit le bon côté. Neil sera contente, elle. Si tu veux, je lui dirai moi même. »

    « Tu ne seras pas seule pour leur dire... J'ai échoué moi aussi. On a tous échoué. »

    Une de mes mains était venue caresser sa joue pour en sécher ses larmes. Puis je m'étais relevé une nouvelle fois, gardant toujours l'une de ses mains dans la mienne. L'incitant une nouvelle fois à prendre sur elle et à se relever à son tour. Cette fois ci, elle s'était redressée. Ses yeux rougis avaient croisés les miens et l'instant d'après, elle avait entourée mon cou de ses bras afin de me serrer tout contre elle en sanglotant.

    Quelque minutes s'étaient écoulées et je m'étais approché de Robyn. Ellie toujours à quelque pas de moi. Je m'étais penché à proximité d'elle et j'avais tenté de relever son drap pour regarder sa blessure. D'un geste rapide, elle m'avait bousculée, avant de s'excuser. C'était instinctif chez elle d'être sur la défensive. J'avais avancé une nouvelle fois mon bras pour relever son haut et voir sa blessure. Elle ne semblait pas très profonde et ça ne saignait pas des masses, mais elle avait tout de même morflée. Je l'avais regardée quelque instants dans les yeux. Elle était incroyablement forte, capable de résister à toute épreuve et toujours là pour aider les autres. Je l'admirai beaucoup.

    « Je vais trouver de quoi panser la plaie. » avais-je dit en tournant la tête pour regarder autour de nous. Athéna toujours allongée, mais d'après Robyn elle respirait encore. Il fallait stopper le saignement de la jeune femme avant de s'occuper de la déesse.

    « Je reviens. » ajoutai-je en me relevant et en me dirigeant vers l'oasis. J'avais à plusieurs reprises tourné la tête dans la direction de Ellie. Elle semblait reprendre ses esprits, même si elle n'allait toujours pas bien. Il allait lui falloir du temps. J'avais fait quelque pas sur l'herbe, afin de trouver des feuilles ou quelque chose qu'on pourrait mettre pour penser la plaie. A ce moment là, je sentis quelque chose bouger à proximité de moi. Et quand j'avais tourné la tête, je l'avais vue.

    Toujours aussi grand et imposant, il n'était plus un arbre mais un Bâtisseur qui se présentait une nouvelle fois devant nous, mais là que pour moi, en chair et en os. A ses pieds se tenait des feuilles entreposées, comme si elles avaient été mises là exprès pour nous. Il avait posé un genoux à terre, sans doute pour être moins grand et moins impressionnait, puis il avait amené les feuilles dans ma direction. Je m'étais avancé prudemment pour en prendre quelque unes, quand il avait approché sa main de moi. J'aurai pu avoir un mouvement de recul comme l'aurait eu n'importe quelle personne en pareil circonstance, mais il nous avait aidé. Si il avait voulu nous faire du mal, il l'aurait déjà fait.

    Sa main était tendue en direction de la mienne. Avec toutes ces péripéties, j'en avais oublié la marque que l'arme d'Arès m'avait faite sur la paume de ma main. Que cherchait-il à faire ? Je m'étais laissé tenter à avancer ma main dans sa direction et il l'avait faite reposer sur la sienne. La sienne faisait trois fois la mienne, et il aurait pu me briser tous les os de la main si il l'avait souhaité, simplement en refermant son poing. Au lieu de ça, je sentis quelque chose passer à travers mes doigts, puis ma main et remonter le long de mon bras. Une chaleur imposante et apaisante, s'était emparée de moi. Je l'avais déjà sentie par le passé. Je savais de quoi il était question et que je ne risquais rien à me laisser faire. Au bout de quelque instants, la blessure sur la paume de ma main disparue comme elle était venue. Et le Bâtisseur me libéra de son emprise.

    Toujours un genoux à terre, il me regardait droit dans les yeux et je du lever la tête pour voir son visage et son regard sombre et torturé. Il souffrait, ça se sentait et pourtant il semblait libre de ses mouvements. Ou peut-être pas finalement, vue qu'il était coincé dans cette oasis. On s'était tellement accaparé sur notre sort, qu'on avait zappé le siens. Il avait fait don d'un peu de sa force pour me guérir, tout comme il l'avait fait pour nous sauver de ces créatures et j'avais de plus en plus la sensation qu'il n'aurait jamais abandonnée Apple à son triste sort. Il avait dû faire quelque chose pour elle, qu'on ne comprenait pas encore. Peut-être qu'elle allait bien mieux qu'on l'imaginait et qu'un jour on la reverrait. Je l'espérais plus que tout. Le Bâtisseur me regarda quelque instants, avant que je constate qu'aux coins de ses yeux quelque chose brillait.

    « Les miens s'en sont allés. J'étais avec eux. Notre tâche est terminée. »

    Ellie était avec Athéna et Robyn. Les créatures qui nous avaient attaqués étaient détruites. Pour l'instant les miens ne risquaient rien. Et même si il fallait se dépêcher d'aller sauver le restant du groupe, j'avais la sensation que je ne devais pas quitter ce Bâtisseur. Pas maintenant. Il avait encore des choses à me dire, à nous apprendre, à partager avec nous. A moins que c'était autre chose. Je sentais à son regard qu'il attendait quelque chose de moi, mais je ne voyais pas quoi. A moins que...

    « Vous êtes prisonnier de cet endroit ? On vous a oublié. »
    dis-je sans attendre véritablement de réponse.

    Les siens s'en étaient allés. Il ne parlait sans doute pas de ce monde, car à ce qu'on savait, il était le seul de son peuple à être venu. Mais il prétendait avoir été avec eux. A moins qu'il ne voulait pas dire physiquement, mais par la pensée. Sa tâche était terminée. Il ne pouvait plus nous aider ? Ni aider qui que ce soit ? Alors qu'attendait-il pour partir ? J'avais la sensation de comprendre ce qu'il souhaitait, mais je n'étais pas sûr de pouvoir l'accepter. Et si il pouvait encore nous aider ? Et si avant la fin, il aurait une fois encore un rôle à jouer ? Un Bâtisseur c'était un atout non négligeable vue ce qu'il avait été capable de faire avec les créatures qui nous avaient attaquées. Et on était jamais de trop quand il était question de se sauver de situations aussi périlleuses. Mais ce n'était pas ce qu'il souhaitait. Sa tâche était terminée...

    « Je suis désolé pour les vôtres. » murmurai-je avant de baisser la tête. Il resta quelque secondes à m'observer avant de poser le bout de son doigt tout contre le sol qui nous séparait. La verdure laissa place à du sable et il traça un symbole dessus. J’eus une petite pensée avant que nos regards se croisèrent une nouvelle fois et qu'il disparu, comme l'oasis qui se trouvait autour de moi.

    Au loin, à plusieurs mètres de moi se tenait le restant de mon groupe. Les feuilles étaient toujours là où se trouvait le Bâtisseur précédemment. J'en pris quelque unes, me relevai et je partis en direction de Robyn. Une fois à nouveau accroupi face à elle, j'avais posé délicatement les feuilles sur sa blessure pour cicatriser la plaie. Elles tenaient toute seules et une fois fait, je m'étais relevé avant de lui tendre ma main pour l'aider à son tour à se mettre debout. Athéna reprenait ses esprits petit à petit. Quand à moi, j'étais retourné vers Ellie et je lui avais pris la main.

    « On va y arriver. Ensemble. » lui dis-je d'un ton confiant. Et je le pensais vraiment.




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Je peux t'emprunter un câlin ?
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tape dans tes gants ! »


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________________________________________ Sam 10 Sep - 2:34




Enfants des dieux et autres joyeusetés


Promis, c'est pas moi, j'étais au cinéma.

Bon, ce n’était pas que la perspective de me baigner m’enchantait particulièrement, mais vous ne croyez pas que ce n’est pas vraiment le moment ? Nous mettre un bassin comme ça, sans rien d’autre que des momies stupides pour servir de guide touristique, en plein milieu d’une pyramide… C’était un peu pousser le vice au-delà du raisonnable. Observant la scène en haussant un sourcil dubitatif, je ne pouvais m’empêcher de repenser à ce que nous venions de voir dans la salle précédente. Oui, j’avais saisi le regard dépité que Diane m’avait adressé face à la dernière scène inscrite dans la pierre. Oui, j’avais l’air franchement bien parti à ce rythme là, essayant d’imaginer que je ne possédais pas quelque chose à l’intérieur de mon crâne… Hippolyte regardait souvent ces films avec des extraterrestres qui sortent du torse de leur hôte à la naissance, des aliens ou un truc du genre. Si elle avait su qu’un jour la fiction rejoindrais la réalité, elle se serait bien moquée ; encore fallait-il imaginer trois dieux avec de la compagnie, paumés dans un mauvais remake d’un film de science-fiction. Il manquait juste une pointe de réalisme dans tout ceci. Toute petite pointe. Un rien du tout, voyons.

« Un volontaire pour le plongeon ? »

Hasardai-je aux deux femmes en ma présence, esquissant un sourire rien que d’imaginer Artemis piquer une tête. Sincèrement ? Elle ne l’aurait jamais fait. Enfin, je prenais les paris et raflait la mise sans problème si on allait jusque là. Laissant la momie à sa quête de sa propre tête, j’attendis quelques secondes interminables que Midnight se décide à poursuivre son action. Peine perdue, elle restait délibérément immobile et ne semblait pas prête à plonger tête la première pour découvrir la suite ; les humains, jamais utiles quand on avait besoin d’eux.

Je poussai un soupir avant de m’avancer en direction de l’eau.

« Pas tous en même temps, surtout. »

Posant mes mains sur ce qui me servait de haut, je fini par hausser les épaules et par m’engager habillé en direction de l’eau. Le strip-tease serait pour plus tard, quand nous aurons un peu moins d’yeux curieux pour nous surveiller et un publique bien plus avenant que l’actuel. Même pas une ovation ou un signe de validation, rien, j’allais peut-être mettre le pied dans un piège et tout ce qui les intéressait, c’était de savoir si leur coiffure allait passer la rude épreuve de la piscine. C’était une image, bien évidemment, mais j’avais besoin de décrédibiliser les regards accusateurs que l’une comme l’autre me lançaient depuis que nous avions quittés les cuisines. Elles n’avaient pas trop intérêt à m’en vouloir, elles n’avaient pas failli finir dans une cuve emplie de scarabée ou découpées à la machette, elles ! Non, juste une momie caméraman un peu chiante, pas de quoi en faire toute une histoire.

Un pied à l’intérieur, une eau tiède et pas si désagréable que ça en fait ; la momie n’avait pas tort au fond. On n’était pas si mal. Me penchant par-dessus le rebord, je remarquai des formes en train de remuer vers le fond. Sans doute les nettoyeurs naturels du bassin qui semblait d’ailleurs assez profond, des sortes de serpents longilignes mais rien de bien inquiétant – enfin en apparence. Mais alors que je mettais ma deuxième jambe dans l’eau, je fus pris d’un doute. Des serpents ? Ce n’était pas justement ce qu’il fallait éviter ?! Secouant la tête pour rester en suspens, j’esquissai un mouvement comme pour revenir en arrière. Oh mais, j’étais un dieu de la guerre quand même ! Je n’allais pas avoir peur de petites bêtes comme ça ! Et puis, un coup d’œil et les serpents venaient de disparaître. Voilà, très bien. Même eux avaient peurs de nous, enfin quelqu’un sur cette planète qui semblait nous reconnaître.

Une forme vive traversa soudain la surface de l’eau pour agripper la petite brune et l’entraîner avec elle, faisant basculer son corps dans de grandes éclaboussures ! Je la vis en train de se débattre pour rester à la surface, ses mains tentant d’attraper le serpent qui lui enserrait la gorge pour la faire couler ; bonne technique. Non. Non ce n’était pas comme ça qu’il fallait faire, c’était la tête qu’il fallait viser. La tête devait aller sous l’eau et… Et a nouveau je senti quelque chose me vriller le crâne. Qu’est-ce que j’étais en train de penser ? Cette gamine ne m’était d’aucune utilité, mais ce n’était pas une raison pour la laisser se faire avoir d’une manière aussi bête. Je tendis la main, puis me ravisai. Après tout, qu’est-ce que j’en avais à faire ? Qu’elle coule et se noie. Qu’elle se fasse dévorer, c’était ainsi. Ainsi que tout devait finir pour elle.

C’était l’occasion parfaite, rêvée. La plus jeune occupée, il ne restait que la blonde. Je tournai la tête en direction de Diane, partagé entre l’incompréhension et un puissant désir en train de grouiller en moi. Quelque chose que je n’avais que rarement ressenti, quelque chose qui ne s’éveillait que lorsque l’heure était grave et qu’il fallait prendre une décision, quelque chose qui remontait à des âges de là et qui m’avait saisi lorsque j’avais massacré le jardin des Hespérides avec les Immortels : la Destruction. Je n’étais pas que le dieu de la guerre, je ne servais pas qu’à déployer stratégie et gagner des batailles, je n’étais pas qu’un esprit de compétition et je n’étais pas uniquement un imbécile privé de pouvoirs. J’étais capable de me plonger corps et âme dans la bataille au point de ne plus pouvoir m’arrêter. Savoir me stopper. Quand il fallait tuer, je tuais. Quand il fallait détruire, je détruisais. Cela ne m’avais pas toujours posé problème, au contraire.

Et là, je voulais la détruire, elle. Artémis.

Après tout, pourquoi était-elle toujours ici ? Qu’est-ce qu’elle avait à toujours se mêler des affaires des autres au lieu de s’occuper de ses propres fesses ? Non, parce que madame était la jumelle divine d’un crétin, il fallait forcément qu’elle prenne les devants et se place en victime dès que quelque chose ne lui plaisait pas ! Ce n’était pas comme si en plus elle avait un caractère facile, il fallait toujours la ménager pour ne pas qu’elle se mette à pleurer et on devait rigoureusement suivre toutes ses idées à la lettre. Je le savais, j’avais vécu avec elle ! Une vie entière, marié même, et ça n’avait pas été de tout repos. Entre son insubordination, son entêtement et son ingratitude, elle cumulait de raisons d’avoir envie de la lancer contre les murs parfois. J’esquissai un geste dans sa direction, prêt à franchir le rebord pour revenir me jeter sur elle.

Pourtant elle était aussi tellement efficace, brillante dans sa force et absolument splendide quand elle… Non. Elle m’avait profondément déçue en tant que second quand elle avait cruellement manqué d’empathie, quand elle s’était montée contre ma décision de pardonner à Athena. Elle avait voulu rejeter notre propre sœur pour des crimes commis, lui porter la faute de la mort de deux d’entre nous. Si cela se trouvait, elle était l’instigatrice de ceux-ci. Oh non, je doutais qu’Eloïse ne se soit laissée influencer par qui que ce soit. Elle n’avait pas de… Pas quelque chose dans la tête qui lui soufflait de… Chut, regarde Diane. Prête à se battre. Prête à tuer. Nous tuer. Tout ceci n’était qu’un piège dans lequel elle nous avait envoyé. Qui mieux qu’elle pouvait le savoir, elle était en retrait depuis le départ. Même maintenant elle observait Midnight comme pour savoir comment lui venir en aide. Traitresse. Traitresse ? Elle ? A aimer les humains. Chérir ces insignifiantes créatures. Inutiles.

Mais elle n’était pas mauvaise en bras droit, elle m’avait accompagnée des années durant sur l’Olympe. Pour mieux te renverser. Non. Faire des plans en douce ce n’était pas vraiment son genre. Crois-tu ? J’en étais certain. Tout aussi certain que quelque chose était en train de me parler à l’intérieur de mon crâne, poussant peu à peu ma conscience pour s’installer docilement. Tranquillement. Espérer sans doute se fondre dans la masse de mes pensées et jouer à activer mes pulsions pour prendre corps dans mon enveloppe charnelle. Et ça, il n’en était sûrement pas question. Il n’y a personne. Quelqu’un. Forcément quelque chose qui justifiait de pourquoi je serrai les poings aussi fort contre mes paumes. Je n’avais pas envie de tuer Artémis. Je n’avais pas à… Cela ferait pourtant du bien. Oh oui, sans doute, énormément. Elle n’a pas su protéger ma fille. Ma fille. Ma propre fille retrouvée morte et… C’était de sa faute. Non. Responsable. Athena était la responsable !

J’écarquillai les yeux, clignant des paupières pour essayer de me raccrocher aux soubresauts de conscience qu’il me restait. J’avais le souffle court, luttant contre moi-même pour rester intègre et ne pas céder à la tentation. Il n’était pas question de se lancer dans ce genre de discours. Je ne voulais pas penser à ça. Pas penser que j’avais fait confiance et qu’on m’avait arraché ma fille. Pas penser qu’Eloïse était pourtant celle que nous venions chercher ici, malgré tout. Pas penser à autre chose que d’agripper brutalement les cheveux de la gamine en train de suffoquer pour la tirer fermement en arrière, l’extorquant du bassin et de ses agresseurs sans leur laisser le choix.

Trempés et dégoulinants, je fixai la gamine en train de respirer bruyamment et de tousser à mes pieds. Je l’avais… Oui, j’étais allé la chercher au lieu de me ruer sur la déesse. J’avais choisi quoi faire et la voix dans mon crâne semblait s’être tue. Ce n’était pas aujourd’hui que j’allais me laisser dicter ma façon de faire !

« Allez, fais pas ta rabat-joie et dis pas merci, c'est pour moi. »

Mes yeux la quittèrent pour passer sur la surface du bassin où je devinai les ombres de deux serpents solidifiés. Sous l’eau, juste cachés là, mais nous fixant comme si je venais de contrer tous leurs plans. Ils n’avaient pas l’air très satisfaits de la tournure des évènements.

Tu agis contre notre race !

Deux voix. Entremêlées. Enlacées. Sifflantes et sinueuses comme s’ils avaient parlés en même temps. Les avais-je entendu réellement ? Etaient-ce les deux bestioles qui venaient de s’indigner de mon geste ? Croyaient-elles franchement que je faisais partie de la même espèce qu’eux ? Ils se prenaient pour quoi au juste ? Je n’étais pas comme eux et je ne risquais pas de le devenir. Je n’avais pas d’écailles et j’avais un peu plus de dignité. Leur adressant un regard sombre, je décidai de les ignorer royalement et m’engageait en direction de notre point d’arrivée, juste à côté de Diane.

« On va chercher un autre passage. » Déclarai-je, résolu.

Le coup de jus qui traversa mon crâne fut d’une violence sans précédent, annihilant toute forme de pensée jusqu’à me faire perdre littéralement l’équilibre. Je sentis mon corps basculer alors même que j’arrivai à hauteur de la déesse, chutant lourdement en l’entraînant avec moi. Le sable. La dureté de la roche. Les blessures. Cela n’était absolument rien comparé au coup puissant que j’avais l’impression de m’être prit en pleine tête. Sonné. Le souffle coupé, je ne parvenais pas à reprendre contenance ni même à bouger. Esquisser. Tenter. Se décourager. Je sentais Diane s’agiter pour essayer de se dégager, mais c’était comme si je n’étais absolument plus le maître dans mon propre crâne. Les connexions se détachèrent une a une. Je me crispai, m’accrochant et m’agrippant à ce que je pouvais. Je ne devais pas perdre. Je ne devais pas me laisser aller.

Ça faisait tellement mal.

Tu fais partie des nôtres, à présent. Alors, admire le spectacle...

Le spectacle ? Quel… Je ne sentais absolument rien. J’avais l’impression et l’envie de regarder mes paumes, pourtant ces dernières venaient de se précipiter à la gorge d’Artémis dans le but évident de l’étrangler. Je sentais le sang battre sous sa gorge. Je sentais sa carotide pulser et lutter contre l’étau qui se resserrait pour l’étouffer. J’entendais le battement sourd de son cœur mais cela ne m’appartenait pas. Ne m’appartenait plus. Quelque chose venait de prendre possession de mon corps et je n’avais aucun moyen d’y retourner pour le moment. J’étais figé. Bloqué. Maintenu en suspens dans un néant où on m’avait écrasé de force. J’allais la tuer. Cette chose allait la tuer. Et me faire passer pour responsable.

Les sacrifices…

« … Sont nécessaires quand la récolte est mauvaise. J’avais dit cette phrase à voix haute, d’un air profondément satisfait. « Ne m’en veux pas, Diane.

Il n’y avait, après tout, rien de personnel. 

* * *

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La noirceur de l'histoire a laissé des traces sur moi et je tremble, victime d'un étrange épuisement. † La nuit est illimitée, immense, piquée d'étoiles. On frotte une allumette et toutes sont abolies du coup ; il n'y a plus de distances ni de profondeurs. L'univers est réduit à la petite caverne lumineuse creusée dans la chair.


Eloise A. St-James


« Faisons comme si j'étais Merida.
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________________________________________ Sam 10 Sep - 8:29

Athéna avait été blessée par Robyn. Si le geste ne la gênait pas tant que ça vu qu’elle n’était pas aux commandes, elle avait l’impression que la blonde y prenait un malin plaisir. Et ça, la déesse comptait bien le faire payer. Du moins dès qu’elle aurait repris le contrôle de son corps. Les deux autres possédés s’en prirent au reste du groupe et tout aurait pu tourner en faveur de ces imposteurs si un Bâtisseur n’était pas apparu. Il toucha le cocon de sable noir et soudain, les deux autres ennemis furent réduits en pièce tandis qu’elle-même sentait son corps tomber et son esprit partir dans le néant.

Quand elle se réveilla, Athéna eut une grimace de douleur. Sa tête et les blessures qu’elle portait s’étaient fait connaître. En relevant les yeux, la déesse vit que Robyn était sur ses gardes, qu’Anatole était tout prêt et peu préparé à une attaque. Quant à Ellie, elle s’était armée d’une nouvelle bassine de terre cuite. Sage précaution. La brune remarqua alors qu’il manquait Apple. Elle pensait que la petite serait apparue après la destruction du cocon, mais non. C’était étrange.

- Anatole, si tu as un minimum de bon sens, tu recules immédiatement. Ordonna-t-elle d’une voix sèche. Robyn, prend Lucille, on sait jamais… Prévint-elle. L’entité ne me contrôle plus. Mais elle est toujours là. Alors soyez prudents, je ne sais pas combien de temps ça va durer. Les avertit-elle. Ellie… Je suis certaine qu’elle va bien. Il n’aurait pas pris le risque de la blesser…

Athéna en était persuadée. Les Bâtisseurs ne s’en étaient jamais pris à eux jusqu’à présent. Il n’y avait pas de raison que cela change, d’autant plus que dans toute cette histoire, ils étaient des victimes et les gentils. Même si l’absence d’Apolline l’inquiétait, la déesse espérait faire croire le contraire pour que les autres restent concentrés et un minimum serein.

"Comment peux-tu être sûre que le Bâtisseur ne lui ait rien fait ? Tu es intime avec ces créatures depuis quand ?" Questionna Ellie d’une voix sèche, clairement sur les nerfs et toujours armée. "Je te prie de m'excuser, je ne voulais pas être insolente..." Dit-elle en soupirant. Puis la jeune femme passa sa main libre sur sa frange, avant de baisser les yeux vers la bassine qu’elle tenait toujours. "Si jamais je dois t'assommer avec, ne m'en tiens pas rigueur. Ça ne sera pas contre toi."

Ellie avait les yeux rouges, sans doute à cause du chagrin et semblait épuisée. Ce qui se comprenait, parce que les armes de ces fous étaient très puissantes. Puis ça n’était pas simple de se battre en plein désert…

- Je refuse de croire qu'un Bâtisseur ait pris la vie de quelqu'un. Répondit-elle à Ellie avant de balayer ses excuses d'un geste de la main. Si tu appelles ça être insolente, attends de me voir quand je suis vraiment en pétard. Dit-elle avec un petit sourire et un clin d'œil. Je ne t'en voudrais pas. Tant que tu sais que j'aurais préféré ne pas avoir à vous attaquer, toi et les autres. Et promets-moi de taper fort si tu dois l'utiliser. Ajouta-t-elle d’un air sérieux.

Puis Athéna se tût quelque instant, ayant senti quelque chose. Une fois qu’elle eut compris de quoi il s’agissait, la déesse releva les yeux vers sa nièce.

- Quelqu'un d'autre a été contaminé. Dit-elle en fronçant les sourcils. Je ne sais pas qui. Mais je le sens, Diane, Mina ou Arès, l’un d’eux est leur nouvelle victime. Enfin, l'autre le sent. Ils sont connectés entre eux apparemment. Pas comme nous. Mais ils sentent quand l'un des leurs prend possession d'un corps. Les ennuis ne sont pas terminés... Soupira-t-elle.

Puis elle eut une idée. Puisqu’elle sentait qu’elle avait les connaissances de l’entité qui l’avait possédée, Athéna entreprit de réparer le bracelet que Robyn avait endommagé. Cela lui prit un peu de temps, mais elle finit par parvenir à ses fins. Une fois cela fait, elle se leva difficilement et regarda les autres.

- Puisqu’elle est encore en moins, j’ai accès à ses connaissances… Il y a un moyen d’arriver dans la pyramide rapidement. J’ai réparé le bracelet pour ça, mais la téléportation sera risquée. On arrivera à l’intérieur, mais où exactement, je ne peux pas le dire… Leur annonça-t-elle. Mais le temps presse, nous n’avons pas vraiment le choix.

Ils acceptèrent, plus ou moins forcés. Et Athéna les téléporta à l’intérieur de la pyramide. Dès leur arrivée, le bracelet fit un drôle de bruit et la déesse vit que de la fumée s’échappait de lui alors qu’elle était entrain d’être brûlée. Mais quand elle remarqua où ils étaient arrivés, la brune ne fit plus attention au reste. Ils étaient dans une grande salle à colonnes. La salle du trône. Un grand aquarium se trouvait à l’autre bout de la pièce. Lorsque son regard se posta sur le reste, la guerrière eut une mine choquée. Et légèrement soulagée aussi. Même si elle ne comprenait absolument pas ce qu'il se passait là !

Athéna : 50%

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Nous ne pouvons choisir l’heure de notre mort, mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.

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Apolline Méléon


« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Sam 10 Sep - 15:02

Enfants des Dieux
Vous venez d'atterrir dans la quatrième dimension !

Apple and co.

Well, since my baby left me,
I found a new place to dwell.
It's down at the end of lonely street
at Heartbreak Hotel.


J'avais une drôle de chanson en tête. Quelque chose qui tournait en boucle, comme si mon disque dur était rayé.

You make me so lonely baby,
I get so lonely,
I get so lonely I could die.


Je n'avais pas de disque dur, mais comme je sortais d'un ordinateur, parfois il m'arrivait d'imaginer qu'à l'intérieur, j'étais une suite de chiffres et une pile de pixels. C'était pour ça que j'aimais autant Robyn : l'une et l'autre, nous n'étions pas si différentes.

Oulah... j'avais l'impression que mon cerveau baignait dans l'huile de friture. Ca me donnait chaud et je me sentais toute visqueuse. Que m'était-il arrivé ? C'était comme si j'avais dormi l'équivalent d'une année sans m'être reposée pour autant. Mes paupières étaient lourdes lorsque je les soulevai. La lumière n'était pas très forte, aussi j'ouvris davantage les yeux. Des têtes floues dansèrent devant mon regard. Des grognements parvinrent à mes oreilles. Où étais-je ? Je voulus appeler quelqu'un mais ma bouche était scellée. Pourtant, cela ne m'inquiéta pas. Ca me paraissait normal. En fait, je n'étais pas anxieuse. C'était bien la première fois depuis le début de cette aventure.

Mon corps me semblait gonflé à bloc par une énergie inconnue, même si je ne parvenais pas à remuer le moindre membre pour l'instant. Encore toute engourdie par l'étrange sommeil de plomb.

"Reeeeine..." maugréèrent des voix autour de moi.

"Mmh ?" fis-je en écho aux grognements.

Ma vision s'affina peu à peu et je découvris que j'étais cernée par les momies. Il y en avait au moins une dizaine qui m'observait, leurs horribles têtes décrépites penchées vers moi. J'étouffai un glapissement et voulus me reculer, mais je me rendis compte alors que j'étais assise sur une espèce de chaise en pierre, très large.

"Reeeeine..." marmonnèrent de nouveau les momies d'un ton traînant et fasciné.

J'écarquillai les yeux, horrifiée alors que l'une d'entre elles m'apportait une sorte de hamburger sur un plateau en bois. Le scarabée entre les deux tranches de "pain" remua et aussitôt, une autre momie abattit conscienceusement un bâton pour l'écraser. Après quoi, elle esquissa un grand sourire édenté qui m'arracha une grimace. Il fallait vraiment que je mange ça ? Comme j'avais trop peur de les vexer, je tendis la main pour m'en saisir mais les paroles qui suivirent me figèrent d'effroi.

"Reeeeeine... Aphroooodite..." reprirent les momies en se prosternant à mes pieds, tandis que celle au plateau gardait une main en l'air pour le porter.

Keukoi ? J'étais en plein rêve ou plein cauchemar. En tous cas, je ne savais pas si j'étais bel et bien réveillée. Les momies me prenaient pour leur reine ? Et pourquoi m'appelaient-elles Aphrodite ? Comment pouvaient-elles connaître ce mot ?

Après une hésitation, je me levai de mon trône et baissai les yeux en sentant une étoffe fluide caresser mes jambes. J'étais vêtue d'une robe blanche légère et un peu trop décolletée à mon goût -surtout que je n'avais pas ce qu'il fallait pour le remplir.

Dès que je fus debout, les momies s'écartèrent d'un même élan pour me laisser le passage. C'était presque trop beau pour être vrai.

En baissant la tête, quelque chose glissa dans mes cheveux. Je le rattrapai de justesse, réalisant qu'il s'agissait d'une couronne argentée avec des cygnes, qui n'avait aucun rapport de près ou de loin avec l'Egypte. Je fronçai les sourcils et la replaçai sur ma tête.

"Pourquoi vous me prenez pour Aphrodite ?"
demandai-je prudemment aux momies qui étaient toujours prostrées au sol.

"Reeeeeeine... de... Râââ..." marmonnèrent-elles.

Je pivotai sur moi-même en me mordant les lèvres sans comprendre. Un peu plus loin dans la salle du trône, un vaste aquarium était collé au mur, dans lequel dansaient des serpents à l'air peu sympathique.

A l'autre bout, une lumière blanche flottait à quelques centimètres au-dessus d'un piédestal de marbre blanc. C'était d'ailleurs de là que provenait la clarté de la pièce. Il s'agissait d'une boule d'énergie en suspension dans l'air.

"Qu'est-ce que c'est ?" demandai-je aux momies en désignant la lumière.

"Dangeeeer..." répondirent-elles en ouvrant de grands yeux.

Je réfléchis rapidement. Ce qui était mauvais pour elles était peut-être bon pour nous ? Je voulais absolument retrouver mes amis et même si les momies me semblaient plus sympas qu'auparavant, je préférais quand même la compagnie de mon oncle, mes tantes, ma soeur et tous les autres.

Je m'approchai donc de la source de lumière mais me stoppai net en voyant le Grand Prêtre apparaître tout devant et m'observer d'un oeil menaçant.

Je reculai aussitôt d'un pas et jetai un coup d'oeil vers mes momies qui s'étaient relevées et s'approchaient de moi. Je réfléchis rapidement et trouvai une solution complètement dingue. Je pris une grande inspiration et me composai un visage froid et hautain, du haut de mes un mètre cinquante-deux.

"Chères momies, protégez votre reine ! Cet homme est méchant avec elle !"
fis-je en désignant le grand chauve dans son pagne.

Est-ce que ça allait fonctionner ? Est-ce qu'elles allaient vraiment se retourner contre lui ? Etant donné à quel point elles étaient vives d'esprit, il aurait sûrement le temps de me tuer vingt fois, mais au moins, j'aurais essayé...!

A ma grande surprise, mes nouvelles meilleures amies s'élancèrent vers le Grand Prêtre qui écarquilla les yeux, aussi stupéfait que moi. Il m'observa d'un air indigné avant que le sandwich au scarabée ne s'écrase sur son visage dans un bruit sourd. C'était du pain ou de la pierre ? Un peu sonné, il tituba alors que la momie qui le lui avait lancé riait sous cape. En croisant mon regard, elle leva son pouce défraîchi vers moi. Je l'imitai avec un sourire incertain. Je n'avais jamais réussi à me faire beaucoup d'amis au lycée -pour le peu de fois où j'y étais allée- mais il semblait que j'ai la côte avec les morts-vivants embaumés. Je ne savais pas comment je devais prendre la chose.

Profitant que le Grand Prêtre était à moitié aveuglé par le sandwich écrasé sur son visage, les momies se jetèrent sur lui en poussant des grognements inquiétants. Je me reculai de plusieurs pas, me mordant les lèvres.

"C'est... peut-être un peu... brutal comme affrontement ? Vous ne trouvez pas ?"
dis-je d'une toute petite voix.

Nul ne prêta attention à mes paroles. Mes "sujets" étaient bien trop occupés à écarteler le Grand Prêtre. Ma mâchoire en tomba quand je me rendis compte que de ses bras à moitié arrachés pendaient des fils et des câbles. Le Prêtre était une... machine ? Un genre de cyborg ?

Je me pinçai pour être sûre que je n'étais pas en train de rêver. En tous cas, les momies avaient l'air de bien s'amuser. L'une d'entre elles avait mis deux fils dans les fentes qui lui servaient de narines et les autres riaient. Le Grand Prêtre remuait toujours un peu mais démembré comme il l'était, il ne pouvait plus faire grand-chose.

Je voulus retourner vers le trône, histoire de réfléchir à comment retrouver les autres, car je n'osais pas trop m'approcher de la source de lumière tant que mes momies n'avaient pas fini leur oeuvre. Avec elles à mes côtés, je me sentais beaucoup plus forte et je n'avais plus peur de faire de mauvaises rencontres.

J'étais plongée dans mes réflexions quand je sentis quelqu'un me happer et m'entourer de ses bras en m'étouffant presque. C'était Ellie. Je tapotai son dos avec un sourire qui s'effaça bien vite en la sentant sangloter.

"Ca va aller. Ca va aller. Je n'étais pas partie loin..."
fis-je en lui tapotant le dos pour la réconforter, même si je ne comprenais pas bien sa réaction.

Je repoussai un peu ses cheveux qui tombaient sur mon visage et saluai Athéna, Anatole et Robyn qui se tenaient dans l'ouverture de la paroi.

"Oh tata, ils t'ont retrouvée ! Je savais qu'ils y arriveraient ! Mais tu es encore plus blessée qu'avant ! Et Robyn aussi !" ajoutai-je, épouvantée.

Je voulus m'écarter de ma soeur mais cette dernière continuait de m'agripper, comme une moule accrochée à son rocher. Ce besoin de câlin m'inquiétait vraiment venant de sa part.

"Ellie ? Ellie ? Tu veux bien me lâcher ?"
demandai-je d'un ton doux et gêné.

Elle s'exécuta aussitôt et essuya les larmes qui roulaient sur ses joues.

"Je te prie de m'excuser, je... je ne sais pas ce qui m'arrive..."
balbutia-t-elle en reniflant.

Elle baissa la tête, comme prise en faute, et je remarquai alors qu'elle avait une bassine en terre cuite dans la main. Je fronçai les sourcils. Elle avait dû vivre des choses vraiment éprouvantes pour en arriver là.

Je replaçai correctement mon diadème sur mes cheveux et annonçai avec un sourire, en désignant mes momies qui démembraient toujours joyeusement le Grand Prêtre -et en évitant soigneusement Anatole du regard :

"Nous avons de quoi faire le poids face à nos ennemis, maintenant ! On n'a plus qu'à retrouver Diane, Arès et Midnight !"



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________________________________________ Dim 11 Sep - 5:40

Enfants Des Dieux
Où il est question de fratricide et de serpent géant


Je n'avais peut-être plus de pouvoirs, et donc plus d'empathie -quoi que à vrai dire elle ne me manque pas tant que ça- mais je sentais le danger quand il y en avait un. Aussi, étais-je resté sur mes gardes depuis les informations que j'avais apprise grâce aux fresques et j'avais eu raison. Sans que je n'ai eu le temps d'esquisser le moindre mouvement, Arès avait entrepris de m'étrangler. Alors, que j'étais au sol en train de lutter contre l'inconscience, mon « frère » toujours en train d'essayer de me tuer, je commençais à me dire que j'en avais doucement marre d'être à chaque fois à deux doigts de me faire tuer par les membres de cette famille. Ça allait faire une bonne année que cela durait. Il y a d'abord eu Ellie, puis Elliot ou tout du moins sa version futur -qui s'il avait pu tué tous les membres de l'expédition ne se serait sûrement pas gêné- sans parler d'Apolline qui à peine rencontré m'avait planté un couteau dans le ventre sous l'influence de Phobos. Pour autant, il était hors de question que je meurs. Pas maintenant, pas comme ça. Il n'était pas question que je laisse Apollon tout seule, et c'était son image, qui alors que je commençais à perdre pied, me faisait malgré tout m'accrocher à la vie. J'étais coriace, et pas facile à éliminer. Je n'en faisais qu'à ma tête, et je refusais de mourir. Il devait bien y avoir une solution pour le faire stopper.

A vrai dire, je n'eus pas réellement le temps d'y penser, alors que je voyais des points noirs apparaître devant mes yeux et l'oxygène vider petit à petit mes poumons, la pression autour de ma gorge disparût totalement. Sans prendre le temps de voir ce qu'il se passait je roulais sur le côté pour me dégager, et reprendre mon souffle. C'est là que je remarquais que Mina avait plantée son poignard dans le dos d'Arès, me permettant de m'échapper. Comptant sur l'adrénaline pour m'aider, j'enlevais rapidement mon carquois de mon dos et usant de ma rapidité, avant qu'il ne reprenne ses esprits le frappait de toute mes forces avec. Finalement mon « frère » s'écroula parterre complètement sonné. Il était dans les vapes pour un moment, je ne l'avais pas loupé. D'un côté c'était un peu lui ou moi. Je savais que s'il fallait le neutraliser je n'hésiterais pas à le faire. Même si j'avais plus pensé à lui envoyer un flèche plutôt qu'à l'assommer avec ce qui les contenait.

J'avais un problème en moins, mais il y avait toujours celui de sortir d'ici. Il ne semblait y avoir que le bassin en guise de sortie. Bassin dans lequel, nageait des serpents bien évidemment, ça aurait été trop facile sans cela. Ne restait plus qu'une chose à faire se débarrasser de ces enquiquineurs pour pouvoir passer. Hors de question de les laisser se changer en liquide pour venir jouer les hôtes envahissant à l'intérieur de Mina ou moi. Contrairement à mes deux compagnons d'infortunes, je ne possédait ni poignard ni épée mais un arc avec des flèches, permettant ainsi une attaque à distance. Aussi, après remit mon carquois dans mon dos, en attrapais-je une avant de bander mon arc l'orientant dans la direction des serpents, que je venais d’apercevoir et tirait. La flèche siffla et atteint ses trois cibles en même temps, empalant les trois serpents d'un coup. Je n'étais pas revancharde en règle générale, mais là j'admettais qu'il y avait bien un fond de vengeance personnelle envers ces salles bestioles.

Ne pas crier victoire trop tôt. Nous restait encore à traverser le bassin. J'y avais aperçu une lumière au fond, la sortie devait se trouver de l'autre côté :

- Il va falloir nager
dis-je à Mina, on n'a pas d'autres options, j'espère que tu es bonne en apnée

Sans un mot de plus, je me dirigeais vers Arès, toujours inconscient sur le sol. Pas question de le laisser là, si jamais il se réveillait, je pourrais toujours lui redonner un coup avec le carquois pour le réexpédié au pays des songes. Il avait la tête dure après tout. Même si ça serait bien qu'il s'en serve pour réfléchir de temps en temps. Puisant, dans mes dernières réserves de force, je tentais tant bien que mal de le faire tenir debout, afin de lui servir de béquille, pour le traîner. Le soucis c'est qu'il pesait son poids l'animal, bon sang ce qu'il était lourd. J'étais sur qu'il y avait du laissé allé.

Finalement, après avoir rudement bataillé, je réussis à le soulever, et baissait ma tête, afin de passer son bras droit sur mon épaule, grimaçant devant la charge qu'un corps inanimé -celui d'Arès qui plus est- pesait. Quoi qu'il en soit, l'on n'abandonnait jamais un membre de sa famille. Je m'étais fait cette promesse, depuis que nous avions affronté Poséidon. Cet abruti de plancton, avait au moins eu raison sur un point, mon rôle dans cette famille, c'était de les protéger. Et je comptais bien, le faire jusqu'au bout. Alors, une fois difficilement arrivé prêt de l'eau, j'avançais de manière à m’immerger. D'abord un pied, puis l'autre, ensuite les jambes jusqu'à avoir tout le bas de mon corps dedans. Je frémis, sans pouvoir je ressentais pleinement les fluctuations de température, et je ne pouvais ignorer que l'eau était froide. Sauf qu'il nous fallait avancer, aussi pris-je une grande inspiration, et plongeais. Sauf que je me rendis bien vite compte, que je ne pourrais pas continuer avec Arès à moitié affalé sur mon épaule, ça m'empêchait de nager correctement, et mieux valait pour notre survie à tous les deux que j'y arrive. Aussi, passais-je à nouveau son bras au dessus de ma tête, tout en l’agrippant par le col de son haut. Ça allait me demander un peu plus d'énergie mais je pourrais nager correctement, et ainsi nous sortir de là, un peu plus rapidement que prévus.

Piquant vers le fond, je suivis la lumière qui nous indiquait la sortie, il semblait y avoir un tunnel, étant donné que c'était le seule chemin je l'empruntais. Heureusement il était plutôt large, et ne semblait pas très long. Je pourrais donc reprendre de l'air dans peu de temps.

Nous débouchâmes dans ce qui semblait être un autre bassin, mais bien plus éclairé que le précédent. Me retournant je remarquais qu'il s'agissait en réalité plus d'une sorte d'aquarium géant. De l'autre côté je pouvais distinguer des silhouettes familières, qu'il nous fallait rejoindre. Et ce même si ils offraient un spectacle pour le moins...singulier dirons nous. Le grand prêtre semblait être mit totalement hors d'état de nuire, au vu de son état de démembrement passablement avancé, et les momies qui semblaient s'amuser avec. Pas que cela m’émeus, il l'avait bien mérité, mais c'était tout de même un tantinet barbare à mon goût. Tenant toujours le dieu de la guerre, inconscient, je remontais vers la surface pour reprendre ma respiration et tant qu'à faire sortir de là dedans. Sauf que problème. Le haut semblait quasiment collé au mur de pierre, impossible d'en sortir par là. Il allait falloir, que ceux se trouvant de l'autre côté, nous aident en brisant la vitre. Replongeant, je tapais de toute mes forces sur la paroi, pour attirer leur attention. En tout cas cela réussit à attirer celle d'Apple, qui se précipita vers nous plus souriante que jamais. J'étais ravis qu'elle ai l'air aussi contente de me voir, et également qu'elle ai retrouvé le sourire -la tête d’enterrement ça ne lui allait pas du tout- malheureusement, je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'elle me disait. La parois déformait les sons. J'entendais donc sa voix, mais pas ce qu'elle me disait. Elle finit tout de même par comprendre le problème, et se tourna vers l'armée de momie -qui semblaient apparemment lui obéir maintenant- qui délaissèrent le grand prêtre. Sans doute, pour allé chercher de quoi s'occuper de la vitre. Peu importe de quoi il s'agissait, connaissant leur « délicatesse », je me dit qu'il était plus sage pour moi de reculer.

Mais pendant que les momies, étaient partis, je pouvais discerner du mouvement dans l'eau derrière moi, et ça ne pouvait pas être Mina, puisqu'elle nous avait suivit. Prenant la décision de me retourner, il se trouve que je me retrouvais à présent face à face avec un gigantesque serpent. Il avait dût rester sous forme liquide tout ce temps. D'ailleurs, son but semblait différer légèrement de celui de ses compatriotes que j'avais embroché. Lui, il avait plutôt l'air de se dire, qu'il ferait bien de nous son quatre heure. Là, il allait me falloir, prendre une décision et vite. Si je continuais à tenir Arès, qui semblait peser de plus en plus lourd grâce à l'eau, je ne pouvais pas me battre. En revanche, si je le lâchais je pourrais sortir mon arc, coincé dans mon dos. Une fois que je me serais occupé du monstre aquatique, je pourrais le récupérer.

Évidemment, le serpent avait déjà décidé à ma place en m'attaquant. Je réussis à esquiver tant bien que mal, mais la présence de mon « frère » m'handicapait et me ralentissais dans mes mouvements. J'étais bien plus vive d'habitude. Ce qui dût expliquer, pourquoi je ne réussis pas à esquiver une seconde fois, et que je sentis très clairement la morsure au niveau de ma jambe nue. Serrant les dents, malgré la douleur, je me tournais afin de voir les momies revenir avec qui semblait être un énorme bélier. Bien, il ne me restait plus qu'à occuper notre nouvel ami je suppose dans ce cas.

Changeant de tactique, je décidais de tenter de soulever Arès par les aisselles, la bestiole semblait décider que finalement il avait l'air d'être un meilleur repas que moi, et tentait de lui manger son pied. Heureusement, prenant appuie sur la vitre, en utilisant au minimum ma jambe blessée je réussis tout de même à me propulser de manière à ce que ses mâchoire se resserrent dans le vide. Les nouvelles amies d'Apple venaient de donner un premier coup contre la l'aquarium. Je me devais donc, d'occuper cette sale bête encore un peu. Pas question, de finir dans son ventre. On n'avait pas échappé à une armée de momie, un grand prêtre psychopathe, des serpents introduits par une de nos tantes, pour sauver les espèces animales pour se faire manger par un reptile plus gros que ses congénères. De toute façon, la vitre commençait à se fissurer avec le second coup donné par les momies. Une dernière esquive et ce serait bon. Parce que évidemment, il fallait que le cousin de Nessie revienne à la charge. Troisième coup de bélier, et on se fit tous emporter par le courant qui nous dirigeait droit de l'autre côté du bassin, dont la vitre était à présent brisé. Je pris bien soin, d'agripper plus solidement Arès, tout en tentant d'ignorer la douleur lancinante du côté de ma jambe, pendant que l'eau se déversait dans toute la salle ainsi que dans le couloir. Même s'ils ne l'avaient pas voulu, ça allait être soirée piscine.



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________________________________________ Dim 11 Sep - 16:10





J'ai pas compris...

Il s'est pas trompé de "Mummy"?

Bah comme quoi, tout était entrain de s'arranger ! Athéna était plus une grosse malade voulant tous nous buter et parlant d'elle même à la troisième personne, et on avait même retrouvé Apple. Qui était désormais à la tête d'un groupe de momies qui lui obéissaient comme des petits chiens bien dressés. Enfin... un chien, même capable de faire le mort pour amuser la galerie, ça reste tout autant capable de bouffer le doigt de son maître. J'allais pas m'approcher des corps desséchés, juste au cas où.

- Là t'es carrément badass et flippante ! Une armée, y a rien de mieux ! Moi j'ai des ewoks, mais j'ai pas pu les ramener de Vigrid. Un jour je les retrouverai et on bottera le cul de tout les connards voulant détruire le monde. Tu devrais dresser tes momies pour qu'elles servent à quelque chose aussi ! En tout cas je suis contente de voir que t'es en un seul morceau. Je savais que t'étais assez coriace pour pas te laisser faire.

Je fis un sourire à Apple, tout en lui tapotant l'épaule vite fait. J'étais vraiment contente qu'on l'ait retrouvén mais j'allais pas non plus la prendre dans mes bras, faut pas pousser mémé dans les orties hein.

- Par contre... y a aucun risque pour que tes momies se mettent à nous bouffer ?

Je jetais un coup d’œil suspicieux au cadavre ambulant qui était la plus prêt de moi, en resserrant ma prise autour de la batte. Je commençais à avoir mal aux doigts à force de me trimballer Lucille. Y avait même une ampoule au coin de mon pouce ! Je l'avais pas lâché depuis un bout de temps maintenant, et je me rendais compte qu'ajouter une protection en mousse ou un truc du même genre, ça pourrait être pas mal du tout pour avoir une meilleure prise et se protéger la peau de l'irritation du bois vernis.

- Waouh des ewoks ? Genre comme dans Star Wars ? Ils devaient être trop mignons ! Enfin plus que mes... sujets.

La gamine avait dit ce dernier point à voix basse, sûrement pour pas que ses momies entendent et soient vexées. Moi, j'avais bombé le torse, terriblement fière de mes ewoks qui avaient la méga classe. Plus que les siens, ça c'était clair ! Tout le monde peut pas tomber sur une tribu de peluches badass. Y en a qui ont plus de chance que d'autres ! Quoi que si elle pouvait ramener les momies... elle aurait un sacré avantage comparé à moi.

- Normalement elles sont sous mes ordres donc elles ne te feront rien. ! Peut être même qu'elles peuvent t'aider !

Apple appela une momie pour lui demander de me soigner. J'écarquillais les yeux de dégoût quand celle-ci, après un hochement de tête à l'attention de sa reine, s'était approchée de moi pour observer ma plaie. Je la regardais, sans bouger, pendant qu'elle enleva un morceau de bandelette moisie qui pendouillait à son bras pour essayer de le poser contre ma blessure. Je fis un pas en arrière, en levant la tête vers Apple qui avait l'air vachement sceptique par rapport à tout ça. Elle pouvait pas faire quelque chose et m'empêcher de choper le tétanos ou la peste ?

- Garde tes bactéries pour toi !

Quand ses mains furent beaucoup trop prêts, je giflais violemment la momie en profitant de son incompréhension pour m'éloigner pour de bon. Je lui lançais un regard noir, en plaquant ma main encore intacte de tout contact avec sa peau pourrie sur ma blessure. Elle puait le cadavre sérieux, c'était complètement dégueulasse ! Et son pansement d'infortune était encore plus pourri qu'un morceau de roquefort. Avec ça, on m'aurait enterré le jour suivant !

- Si tu veux qu'elles m'aident, alors empêche-les de m'approcher !

Pour mettre de la distance entre moi et l'armée momifiée, je levais Lucille, la pointant vers elles. Si elles comprenaient pas la mise en garde là, je pouvais rien faire de plus pour elles. À part les déchiqueter. Apple pouvait quand même pas s'être attachée à des trucs aussi moches sérieux !

- Mmeuh...

Celle que j'avais frappé passa une main sur sa joue, à l'endroit où elle s'était prise la claque, en poussant un petit gémissement triste et vexé. D'un geste expert, elle enroula le ruban moisi autour de sa main, avant de plonger ses doigts dans sa bouche pour en sortir un espèce de machin non-identifié et collant qu'elle utilisa pour faire tenir sa bandelette. Je fis une grimace horrifiée, incapable de détacher mon regard de ce comportement de gros porc. Putain mais c'était vraiment dégueu une momie ! Et l'hygiène, faut y penser quand même !

Elle finit par partir, pour aller aider les autres qui étaient aller chercher un bélier. Maintenant on retrouvait Artémis et les autres, comme quoi c'était vraiment possible que tout puisse réellement s'arranger ! J'aurai la réponse dès que la vitre de l'espèce d'aquarium serait brisée.

- Venez ! On va se percher sur l'estrade du trône comme ça, on restera au sec !

Je suivi les autres jusqu'à la fameuse estrade qui se trouvait de l'autre côté de la pièce et une fois grimpée dessus, je me plaçais juste à côté d'Anatole. Vu qu'Apple était de retour, je me demandai si le drama façon « Les Feux de l'Amour » allait continuer. C'était plus intéressant que mâter une série à la con même !

Quand le bélier fracassa la vitre, l'eau jaillit dans la salle, se fracassant contre le bas des murs en m'éclaboussant au passage les jambes quand elle passa devant l'estrade pour s'échapper par le couloir. Limite elle était vivante et elle essayait de s'évader enfaîte ! Dès qu'elle disparue, les momies trempées se relevèrent, entourant un Arès inconscient, une Artémis blessée et une Midnight Cookie dégoulinante. Comme quoi les mecs servaient vraiment à que dalle ! Si il avait pas fait sa chochotte, peut être qu'il aurait cassé la gueule direct au serpent géant qui fouettait l'air de mécontentement au lieu de nous le refiler ! Belle mentalité hein !

- Occupez vous d'eux, moi je prends le serpent.

Je sautais de l'estrade, en grimaçant quand mes pieds s'enfoncèrent dans une flaque d'eau qui imbibait toujours le sol. Si je vais jamais à la mer, c'est justement pour éviter d'être trempées et d'avoir du sable collant entre les doigts de pieds ! Bon. Ça allait quand même pas m'empêcher de m'occuper du serpent géant qui voulait pas crever même si il était plus entièrement dans l'eau. J'avais confiance en mon karma de malade là. Non mais sérieux, je m'étais occupée du cas Athéna la Possédée toute seule alors que j'avais les côtés en sang, c'était carrément une chance de malade ! Fallait vraiment que je joue au loto si je m'en sortais vivante et entière de cet enfer sablonneux !

- Apple ! Tu peux demander à cette momie de se mettre juste là et d'agiter les bras ?

Je m'étais tournée vers la gamine pendant que les autres mortes-vivantes saucissonnées s'attaquaient au monstre pas si marin sans lui faire de gros dégâts. J'avais un plan, mais pour que ce plan fonctionne, il me fallait surtout un appât. Et une momie, ça doit faire un super appât vu que c'est con comme pas possible !

- Écoute bien tout ce que Robyn va te dire. Et obéis-lui.

À ces mots, je n'arrivais pas à m'empêcher de sourire férocement. Peut être qu'enfaîte j'étais faîte pour devenir un putain de tyran donnant des ordres à une armée débile. Parce que je prenais clairement un plaisir taré à l'idée d'avoir une momie à mon service total.

- Alors toi, tu te mets là, ok ? Tu bouges pas, tu cours pas même si le serpent te fonce dessus et surtout, tu agites les bras ! Comme ça ! Faut que ça soit voyant ! Tu peux même sautiller sur place comme si t'étais en plein cours de gym, tant que tu te barres pas ! Voilà ! Comme ça ! Un peu plus rapide les mouvements des bras par contre !

Bon, c'était pratique mais quand même, c'était vachement con. J'avais dû me secouer pour lui montrer l'exemple parce que pour elle bouger les bras ça revenait à faire la danse de Michael Jackson dans le clip de « Thriller ». Dès qu'elle maîtrisa un peu plus le geste, je m'éloignais d'elle pour pouvoir attendre la bonne occasion d'attaquer le serpent. Celui-ci perdit pas son temps. Il glissa vers la momie qui bougeait son corps comme une présentatrice de fitness à la télé pour l'observer d'un air suspicieux. Je le comprenais en même temps, c'était pas fameux. Tellement pas d'ailleurs qu'il se pencha vers elle et fit claquer sa mâchoire au niveau de son cou, avant d'avaler sa tête. La momie tapota ses épaules puis l'endroit où aurait dû se trouver son visage rabougrit. Elle était super calme, pour quelqu'un qui venait de se faire bouffer la tête. Est-ce que si je lui hurlais un ordre par contre, elle m'entendrait ? Vu que maintenant elle avait plus d'oreilles. Ou alors elle entendrait par le trou dans son cou ?

Je profitais de la situation n'importe nawak pour me précipiter vers le serpent, en utilisant le dos de la momie, qui s'était mise à genoux pour essayer de trouver sa tête, comme un espèce de tremplin pour me propulser vers la tête du serpent, le corps complètement arqué vers l'arrière, les deux mains tenant fermement Lucille. Que j'abattis d'un bon gros coup entre les deux yeux du monstre, qui les écarquilla comme si il comprenait pas trop ce qui se passait. Puis il s'effondra. Juste comme ça. Avec un petit coup de batte sur la tête. Alors que j'avais même pas mis toute ma puissance. Sérieux ? Y avait rien de spectaculaire là dedans ! Aucun effort franchement !

- C'est... quoi ça ?

Quand que sa tête énorme avait rebondit sur le sol, un liquide grisâtre avait jaillit de sa blessure pour m'éclabousser le visage. C'était grisâtre et surtout ça puait... le poisson.

- Oh putain ! C'est dégueulasse ! Non mais ça schingle ! Je crois que je vais vomir là !

Je tombais à genoux dans l'eau, le dos de la main plaqué contre mes lèvres closes. Je gonflais les joues, en écarquillant les yeux en voyant mon reflet dans la flaque. J'avais un truc puant le poisson qui me dégoulinait dans les cheveux et le longs des joues. Je déteste le poisson. Surtout l'odeur. Et là, c'était juste pas possible ! J'allais dégobiller ! Quelqu'un voulait pas venir me tenir les cheveux juste au cas où ?


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________________________________________ Lun 12 Sep - 14:21

« What we do in life echoes in eternity. »
...

Comment se faisait-il que je pleure pour un rien ? Avais-je ouvert une porte sur mes glandes lacrymales sans le vouloir ? J'essuyai mes yeux d'un revers de main et respirai profondément pour me calmer, tout en serrant ma bassine en terre cuite sur mon giron. Apolline était en vie, c'était tout ce qui comptait. J'étais tellement soulagée que les larmes avaient coulé toutes seules.

Je m'accordai quelques instants pour me ressaisir, tout en observant attentivement les momies qui évoluaient autour de nous. Il semblait que ma soeur soit devenue leur chef pendant notre absence. Comment était-ce arrivé ? Pourquoi portait-elle une robe et une couronne en forme de cygnes argentés et entrelacés ? Tout devenait bien trop abracadabrant pour que la logique ait encore sa place. J'aurais aimé poser toutes mes questions mais le retour de Diane, Arès et Midnight m'en empêcha. Tout s'enchaîna de nouveau très vite : eux coincés dans un aquarium géant, les momies qui venaient avec un bélier pour casser la vitre, nous qui montions sur l'estrade, à l'autre bout de la salle, pour ne pas être malmenés par l'inondation. Une fois la vitre cassée, Robyn partit à l'assaut d'un serpent assez conséquent qui avait été délivré de son grand "bocal", et qui menaçait toujours le trio gisant dans une immense flaque d'eau. Je me précipitai à la suite de la jeune femme téméraire, mais n'eus aucun besoin de lui prêter main forte, car elle vint à bout toute seule du reptile. Je soupirai de soulagement en l'entendant seulement se plaindre du liquide visqueux qui l'avait éclaboussée en achevant le serpent. Plusieurs momies s'élancèrent vers elles d'un pas claudicant pour lui proposer quelques mètres de bandelettes moisies afin de s'essuyer le visage et les cheveux, mais elle les rembarra aussi fraîchement que celle qui avait voulu panser sa plaie. Je pouvais aisément la comprendre sur ce point.

"Laissez-la tranquille." déclara Apolline d'un ton patient à ses "sujets". "Elle vous remercie mais elle... est allergique au papyrus périmé."

Son mensonge sembla affliger les momies qui hochèrent malgré tout la tête, compréhensives. J'attardai un regard méfiant sur nos anciennes ennemies ; je m'attendais à ce qu'elles se retournent contre nous à tous moments. Même si pour l'instant, pour une obscure raison, elles buvaient les paroles de ma petite soeur.

J'aidai Diane à se relever et remarquai qu'elle rencontrait des difficultés à se tenir debout, la faute à sa cheville blessée. Puis, mon regard tomba sur Arès qui était le seul à ne pas s'être levé. Il gisait dans la flaque d'eau, les yeux fermés, immobile. Diane m'apprit qu'elle avait été contrainte de l'assommer car il était possédé par une entité, comme Athéna. Cependant, il aurait dû reprendre conscience en raison de son passage dans l'eau, puis de l'explosion de la vitre. Un terrible pressentiment me saisit.

"Il était inconscient dans l'eau." réfléchis-je à voix haute. "Tu n'as pas pu le maintenir à la surface." ajoutai-je à l'adresse de la déesse. "Il va mourir si on ne fait rien."

Un frisson désagréable me saisit. Je savais ce qu'il me restait à faire. Le temps pressait. Ca me répugnait mais nous n'avions pas le temps de tirer à la courte paille pour décider qui aurait l'infime honneur de...

Posant ma bassine, je m'agenouillai à côté de lui, ouvris sa bouche entre mes doigts, fermai les yeux pour m'imaginer ailleurs, et me penchai vers son visage pour souffler dans sa gorge. J'avais appris les gestes de premier secours dans un manuel approprié, au cours de mes nombreuses lectures. Les exécuter sur cet homme était un véritable supplice, mais je me devais de le faire.

Après avoir soufflé plusieurs fois à travers sa bouche, je lui fis un massage cardiaque. Trente compressions thoraciques. Deux insufflations. Je renouvelai plusieurs fois la manoeuvre, sourde à ce qui pouvait bien se passer autour de moi. Plus les secondes passaient, et plus j'appuyai contre sa poitrine, le suppliant mentalement de revenir à lui.

Brusquement, je sentis ses lèvres remuer très légèrement. Je me reculai aussitôt. Sa main saisit soudain mon poignet. J'écarquillai les yeux alors qu'il ouvrait les siens. Il chercha un peu à se situer avant de plonger son regard dans le mien. J'étais à deux doigts d'attraper la bassine en terre cuite pour la lui aplatir sur la tête, mais à travers ses yeux, je lus qu'il était troublé. Profondément. Par mon acte. Pour une raison qui m'échappait. En tous les cas, ce n'était pas l'entité qui avait voulu me retenir : c'était lui, Arès.

Il se mit à tousser bruyamment et à cracher de l'eau, aussi j'eus la présence d'esprit de l'attraper par le bras pour le faire pivoter de côté, afin qu'il ne s'étouffe pas. Qu'il n'espère plus rien d'autre de ma part !

"Je vous ai sauvé cette fois, mais si jamais l'entité à l'intérieur de vous se manifeste, je n'aurais absolument aucun remord à vous occire."
déclarai-je froidement en fixant résolument la bassine.

Du coin de l'oeil, je remarquai qu'il avait le souffle court, ce qui était dû à son expérience de mort imminente -du moins, je l'espérais. Il finit par hocher la tête et dire :

"Compris."

Quant à moi, j'évitai le regard d'à peu près tout le monde tandis que je me relevai, les joues cramoisies. Je me sentais honteuse de lui avoir sauvé la vie, alors que j'aurais dû éprouver une sorte de fierté. J'avais l'impression qu'Anatole me fixait avec un peu trop d'insistance.

J'aurais dû te laisser le faire ! songeai-je, de plus en plus embarrassée sans en comprendre la raison.

Les yeux rivés au sol, je me dirigeai vers la source de lumière qui était demeurée inchangée malgré l'inondation et le combat fort rapide qui avait eu lieu. Il s'agissait d'une boule lumineuse, un amas d'énergie suspendu au-dessus d'un piédestal triangulaire, en pierre blanche identique à celle de la Statue sans Visage. Ce "monument" était sûrement lié à la titanide, et j'en eus la confirmation en me penchant vers le piédestal sur lequel était gravés d'autres symboles en langue titanesque. Encore trop mal à l'aise pour affronter le regard des autres, je préférais me concentrer sur la lecture du piédestal.

"Il est écrit que l'Arche est censée s'ouvrir au terme..."
déclarai-je. "Sans doute quand toutes les espèces auraient été en sécurité, mais quelque chose a contrecarré les plans de la titanide. Je pense qu'une espèce a cherché à dominer les autres et a ouvert l'Arche avant qu'elle ne soit prête, ce qui a tout réduit à néant..."

Je me concentrai sur la suite des inscriptions. Il me semblait avoir mal compris.

"Pour fermer l'Arche, il suffit de demander. C'est tout ce qui est écrit." fis-je, incrédule.

"Sésame, ferme-toi !" lança Apolline d'un ton grandiloquent.

Malgré tout, nous fixâmes la source de lumière, guettant une fluctuation ou un changement quelconque, mais absolument rien ne se produisit. Je haussai les épaules : c'était évident que cela ne serait pas aussi simple.

Je partis à la recherche d'autres indications, mais le piédestal ne mentionnait rien d'autre.Il suffit de demander... Peut-être y avait-il une façon de le faire ? Une façon adéquate de s'adresser à l'Arche ? Etait-elle vivante ? Peut-être n'attendait-elle qu'un élan de bonté de notre part ? Ou un peu de gentillesse ? A moins qu'au contraire, il faille lui demander de l'aide ?

Ainsi qu'un sacrifice... Il en était souvent ainsi dans les récits d'aventure. Un sacrifice nécessaire afin de sauver le plus grand nombre.

Alors, même si je n'avais aucune idée de ce qu'il fallait faire, je me redressai et tendis la main vers l'amas d'énergie. J'entendis quelqu'un me crier de ne pas le faire mais je n'écoutai pas. J'avais pris ma décision. Si l'on ne tentait rien, il ne se passerait rien.

Nulle douleur, nulle brûlure sur ma peau. Mes doigts traversèrent la boule d'énergie lumineuse sans produire un changement quelconque. Je fermai les yeux, inspirai et demandai d'une voix respectueuse :

"Nous avons besoin d'être protégés. S'il vous plaît."

Je soulevai les paupières, presque aveuglée par l'amas d'énergie qui fluctuait entre mes doigts. Brusquement, la boule de lumière fut happée par le sommet pointu du piédestal, et disparut à l'intérieur.

Il y eut quelques secondes de silence, alors que nous étions tous plongés dans le noir. Puis, du mouvement, des bruits d'os qui s'entrechoquent et craquent et bientôt, des flambeaux s'embrasèrent autour de nous, portés par les serviables sujets d'Apolline.

"Alors, ça a marché ?" s'enquit cette dernière, ses grands yeux focalisés sur le piédestal. "La lumière a été mangée par le machin en pierre. L'Arche est fermée maintenant, non ?"

"Je... je ne sais pas." répondis-je d'un ton incertain en ouvrant et refermant ma main dans le vide.

Je ne sentais aucun changement en moi. Mes pouvoirs n'étaient pas revenus, et en croisant le regard des membres de ma famille, je compris qu'il en était de même pour eux. Et si nous nous étions trompés ? Et si ce n'était pas la pyramide qui bloquait nos capacités ? Avions-nous fait tout ce que nous avions entrepris pour rien ? Je n'osais évoquer mes craintes à voix haute, mais je me doutais que chacun les partageait.

"On doit retourner au village." dis-je tandis que quelque chose se bloquait dans ma gorge. "On doit se reposer. Et panser nos plaies. On ne peut pas continuer comme ça."

"Mais Ellie, on a fermé l'Arche ou pas ?" insista ma soeur.

Je passai une main sur mon visage épuisé. La tête me tournait. Je ne savais pas, je ne savais plus... Comment faire quand l'unique objectif était réduit à néant ? Comment continuer...?



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________________________________________ Mar 13 Sep - 9:43




Enfants des dieux et autres joyeusetés


Tu vois ? J't'avais dit que ce serait facile

Et bien… Ca, c’était du réveil. Est-ce que toutes les générations de Sandman s’étaient données le mot ou bien était-ce dû au hasard ? Après la mère, voilà que la fille s’y mettait ! Et il fallait reconnaître qu’un instant, un très, très court instant, j’avais cru voir Aryana. Dommage que sa fille ai les cheveux aussi sombres, ça ne laissait pas vraiment de place au doute ; mais le résultat était le même : je restai un peu pataud. Prétextant le coup de poignard que la gamine m’avait asséné – si je la chopai celle-là – je restai encore un peu assis sur le sol, à reprendre mon souffle en observant le reste de la scène. J’avais manqué de tuer Diane, mais elle s’était vengée en essayant de me noyer. On pouvait donc dire qu’on était quitte et que l’ardoise était effacée, non ? J’allais pas encore devoir des comptes à qui que ce soit, déjà qu’Ellie venait d’ajouter son nom sur le tableau… de chasse. Ou pas. Non vraiment, non, s’il y avait bien une personne que je ne pensais pas capable de ça, c’était elle ! Les gènes de la déesse de l’Amour étaient décidément bien plus rudes que les apparences.

Je finis par me relever dans un soupir douloureux, le corps ankylosé et les vêtements trempés pesant leur poids sur mes épaules. Sincèrement, j’étais pas déjà assez amoché comme ça ? Il avait fallu qu’elles en rajoutent des couches. Plus jamais je me retrouve en excursion avec uniquement des filles (oui, le gamin ne comptait pas vraiment), ça finissait toujours par se retourner contre vous. Ne pouvant utiliser mon bras, je maugréais dans ma barbe en cherchant des yeux Eloïse qui était elle aussi présente. Bon, même si c’était involontaire, au moins on l’avait retrouvée… J’évitai juste de dire quoi que ce soit pour le moment ; je n’étais pas franchement en état d’avoir une conversation. Et puis, la présence dans ma tête semblait s’être tue pour le moment. J’ignorais si la bestiole était encore présente ou non, mais je préférais ne pas tâter de son côté susceptible ; on venait de buter un de ses plus gros spécimens, on allait éviter de faire la danse de la victoire trop vite. Savait-on jamais, qu’il soit capable de nous boucher une artère par plaisir. Ce que c’était pénible d’être humain.

Nous fûmes plongés dans le noir, puis de nouveau éclairés par les torches que venaient d’allumer les innombrables momies présentes. Je ne pouvais m’empêcher de leur lancer un regard méfiant, même si elles semblaient obéir au doigt et à l’œil de la petite blonde désormais. Par quel miracle ? Je remarquai des morceaux de corps un peu plus loin, contenant des fils et autres câblages encore grésillant d’étincelles : le Grand Prêtre. Une… Machine ? Vraiment ?! Un androïde ici, sur une planète aussi peu évoluée ? J’en avais vu au cours de mon périple mais si je m’étais attendu à en trouver ici. C’était… Je fronçai les sourcils, agacé d’avoir été berné. Comme quoi, en plusieurs millions d’années, on arrive encore à être surpris ou à se faire avoir.

« On doit retourner au village. On doit se reposer. Et panser nos plaies. On ne peut pas continuer comme ça. »

C’était… Pas une si mauvaise idée. J’obtempérais sans trop discuter, haussant pourtant un sourcil lorsqu’Ellie demanda des cordes ; comptait-elle faire de l’escalade ? Non merci, il y avait probablement un chemin à pied qui serait différent de celui qu’on avait emprunté… Non parce que courir en bas puis au plafond, j’avais donné. Les momies s’exécutèrent pour trouver des bouts de ficelles à attacher ensemble, tendant les cordes à bout de bras avant de se diriger vers Eloïse et moi. Ah, message reçu. Je lançai un regard sombre aux créatures en os, il était hors de question qu’elles essayent de m’attacher ! Je n’allais pas non plus leur sauter dessus ! Enfin, si. Je venais de le faire pour Diane et rien ne disait que j’étais redevenu complètement moi-même.

Je fixai le regard d’Athéna juste à côté de moi. Elle attendit quelques secondes avant de tendre ses mains ; je fis de même avec un soupir. La momie sembla ravie et s’amusa à entourer et détourer mes poignets dans tous les sens avant de nouer les bouts de la corde dans une jolie boucle. Visiblement contente de son résultat, elle interpella ses voisines pour qu’elles ne viennent voir son travail en émettant des petits claquements de mâchoire.

« Serre plus fort. » Raillai-je, lui montrant qu’il était très facile de glisser mes mains au dehors de son bazar.

Elle me lança un regard outré dans ses orbites vides et baissa les épaules, rentrant le crâne à l’intérieur avant de recommencer. Mais cette fois, plus serré. Moins joli – qu’est-ce qu’on s’en foutait en plus ?! – et elle prit le temps de faire un demi million de nœuds avec les bouts de corde qui lui restaient. Visiblement, elle s’était vexée que nous n’ayons pas le même sens artistique elle et moi. On parlait de moyen d’entraver un prisonnier, pas du dernier scrapbooking à la mode !

« Même si je ne pense pas que ça nous ralentira si jamais on… Perd le contrôle. »

Même blessé, je doutai sérieusement que ce genre de liens nous retiendraient bien longtemps. Nous étions tous les deux formés aux arts de la guerre, comprenant les chapitres prisonniers et torture. Des nœuds ne viendraient pas à bout de nos capacités si nous décidions de nous en prendre au reste du groupe. Je dégluti à la simple pensée d’en attraper une pour frapper sur les autres ; ça ferait un bien fou ceci dit. Et peut-être que cette asperge d’Anatole arrêterait de baver sur mes nièces dès qu’elles ne le regardaient pas ? Lui aussi il fallait que je l’attrape, il n’avait pas répondu à ma question et je ne comptais pas le laisser s’en sortir aussi facilement. Mais on verrait après, là, j’étais juste incapable de bouger la moitié de mon corps… Alors le secouer dans tous les sens risquait d’être difficile.

Apolline se plaça au milieu de la pièce et, après quelques mots, les momies se mirent en rang pour nous guider jusqu’à la sortie de la pyramide. D’un pas quasi militaire, elles ouvrirent le chemin par l’une des entrées et je laissai les autres s’engouffrer en leur compagnie. Deux d’entre elles vinrent juste à côté de nous, tenant des lances qu’elles abaissèrent dans notre direction ; soit elles savaient ce qu’on pouvait avoir dans la tête, soit une partie de ma nièce se méfiait tout de même de nous. Je ne pus pas vraiment les blâmer, même moi je ne me serais pas fais confiance sur ce coup-là.

« Faites attention avec vos trucs pointus. Il ne faut pas leur faire de mal. »

Ordonna la blondinette avant de s’engager dans le défilé. Les deux momies se regardèrent, presque déçues et secouèrent la tête avant de nous piquer les hanches pour nous pousser à avancer ! Je grognai face à ce traitement en descendant les marches pour m’engouffrer à mon tour dans les couloirs de pierre. Il y avait du sable qui tombait encore de partout, en particulier sous les pas rythmées de l’armada qui nous encadrait, pourtant cette fois-ci je ne lui trouvais rien de très effrayant. Peut-être parce que rien ne pouvait être pire ? Sans doute.

Plusieurs minutes s’écoulèrent, au cours desquelles je croisai plusieurs fois le regard d’Ellie. Elle ne cessait de vérifier par dessus son épaule si nous suivions toujours ou si nous ne nous étions pas transformés en monstre à écaille. Je me contentai de la défier comme pour la faire douter, mais ne fit pas d’esclandres. J’étais un peu trop épuisé pour ça, et puis la proximité avec Eloïse me rendait bizarre. Nous n’avions pas été si proches depuis des mois désormais, mais je n’avais strictement rien à dire. Ou plutôt, rien ne voulait sortir pour le moment. Je ne savais pas où tout cela allait nous mener ni comment ça allait finir, mais pour le moment j’étais incapable de parler ; de lui parler. Je me contentai de frôler son épaule régulièrement en avançant, attendant sans doute comme elle que quelque chose ne se passe.

Nous traversâmes diverses salles et couloirs, entièrement vides désormais ; soit les serpents étaient tous partis, soit ils se planquaient dans un coin en attendant de voir passer un civet. Dans le fast-food, je reconnu les trois momies avec leurs casquettes qui envoyèrent valser ces dernières pour se joindre au défilé. Celle qui portait encore les escarpins de Diane manqua de se casser la figure et se rattrapa aux côtes de sa voisine, entrant dans le rang en faisant se décaler une autre afin d’avoir suffisamment de place. Elles étaient… Vraiment stupides. Et dire que ces trucs nous avaient sans doute conduit à la mort comme sauvés la vie.

Un dernier tunnel et la lumière se mit à briller au bout ! Le couloir n’étant pas suffisamment large pour contenir tout le monde, la procession se diminua pour laisser sortir notre petit groupe deux par deux. Les momies se plaquèrent aux murs en levant les bras, nous offrant une véritable haie d’honneur au garde à vous ! Si j’avais toutes mes capacités, sans doute que j’aurais apprécié l’aspect militaire de la petite cérémonie improvisée. Mais pour l’heure, je me contentai de marcher d’un pas rapide pour sortir d’ici. J’en avais plus qu’assez du sable, des scarabées, des pyramides et de tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à ce genre de trucs ; un peu de soleil ne nous ferait pas de mal !

Mais à peine eus-je posé les pieds dans le sable du désert qu’un vrombissement léger se fit entendre. Bref. Rapide. Il s’évanouit après quelques instants alors que quelque chose sembla me traverser au même moment, mais au lieu d’imposer un poids se fut comme un allègement. Une sorte de bouclier invisible quitta mes épaules et mon corps, libérant les entraves qui s’y étaient posées et déversant alors en moi quelque chose de singulier. De familier. Une sensation aussi doucereuse que plaisante, suivie rapidement par une autre, impitoyable : de la force. Immense. Une véritable bouffée d’oxygène, un vent violent qui se mit à balayer chaque cellule de mon être pour la recouvrir d’une sensation d’invincibilité.

Je croisai le regard d’Athéna, puis de Diane. Elles aussi semblaient avoir ressentis la même chose. Je fixai mes paumes toujours liées, brisant sans le moindre effort les cordes pour libérer mes bras – est-ce que je venais de voir la momie s’évanouir à l’entrée ?! Quelque chose aviat changé. Je le sentais, au fond de moi. C’était en train de m’envahir. Je parvenais à bouger plus librement et la douleur s’estompait au fur et à mesure que je me redressai. C’était… Une pomme apparue soudainement dans ma main. Rouge, juteuse, exactement comme celle que j’avais imaginée. Celle que j’avais désirée faire venir jusqu’à moi. Je la portai à mes lèvres et croquai dedans. Excellente.

Nos pouvoirs divins venaient de revenir.

« Pourquoi toujours Jules Verne ?! » S’exclama Anatole, agacé, en constatant qu’Ellie venait de faire apparaître un livre dans ses mains.

J’esquissai un rictus moqueur avant de sentir deux bras passer autour de moi et me serrer avec force.

« Oh, tonton ! » Ronronna Apolline, d’un air particulièrement ravi et touché. « J’en veux bien une aussi. J’ai un grand petit creux. »

Qu’est-ce que j’avais fait ? O_o La toisant sans comprendre directement, je fini par hocher la tête et lui en tendre une autre, qu’elle prit entre ses mains avec gourmandises. De la nourriture. Nous n’en avions pas besoin, mais le simple plaisir de croquer dans un fruit mur surpassait toute la raison ou la logique pour le moment.

« N’en parle pas à ta mère, elle ferait une syncope. » Conseillai-je sur le ton de la confidence, adressant un clin d’œil à cette étrange nièce sortie de nulle-part.

D’ailleurs, elle n’était pas dans un cocon elle ?! Ne pas poser de questions. Ne pas… Je me tournai vers la pyramide pour en observer la silhouette, prenant un air un peu contrie. Suspicieux. Qu’est-ce qu’il s’était passé ?

« Je ne sais pas ce que tu as fait disparaître, Ellie, mais il semblerait que l'orbe lumineux était ce qui bloquait nos pouvoirs... »

« Je pense que l'Arche attendait que l'on soit tous dehors pour s'enclencher. Elle n'est pas fermée. Au contraire, je crois qu'elle s'est ouverte, mais de la bonne façon, cette fois. Elle attendait que l'on soit dehors pour nous protéger. »

Je tournai mon visage vers elle, haussant un sourcil intrigué.

« Nous protéger... La question est, de quoi, exactement ? »

Je passai une main dans ma barbe, poussant un nouveau soupir agacé. Finalement, je n’avais pas trouvé ce que j’étais venu chercher ici ; je n’avais même pas eu de réponses sur quoi que ce soit. Et en plus, je risquai de repartir avec un truc coincé dans ma tête. Chouette perspective d’avenir ! Le seul avantage désormais, c’est qu’avec mes pouvoirs, je pouvais repartir bien plus facilement ; à commencer par buter une ou deux autruches et aller désensabler mon vaisseau en train de croupir dans le sable !

Le visage d’Ellie changea brusquement en quelque chose de plus surpris et je me retournai pour aviser de ce qu’elle observait : derrière moi, une FEMME à l’allure masculine dans une armure se tenait à l’entrée de la pyramide. Elle semblait nous fixer d’un air lointain mais pourtant sévère, avant de parler d’une voix dure aux pointes attristées :

« Très peu d'espèces a survécu. »

Je la toisai, ayant le réflexe de porter la main à ma ceinture pour finalement m’arrêter. Sortir mon épée ? Pour quoi faire ? Quelque chose me disait qu’elle n’allait pas nous attaquer. Ou, en tout cas, que ça ne servait à rien. Il y eut un silence autour de nous, comme si personne n’osait répondre ou prendre la parole face à l’apparition.

« Il y a toujours une marge d’erreur quand on essaye de sauver les autres. »

Les pertes. Les sacrifices. On ne pouvait pas toujours faire l’exact balance entre notre volonté et le cours des évènements ; le plus souvent, ce qui était prévu n’arrivait jamais et la surprise prenait part entière dans la meilleure des stratégies. Une équation avec des inconnues. Ne jamais partir sûr et certain, toujours compter un peu sur le hasard… En bon comme en pire. La femme aux cheveux pâles posa ses yeux sur moi et me fixa pendant une longue minute, comme si elle était en train de m’analyser. Ou qu’elle avait buggé, au choix.

« Protégez-les. » Déclara-t-elle finalement.

Bien, mais qui ? Les autres ? Le peuple du désert ? La Pyramide ? Les momies ? L’oasis ? Les autruches ? Si elle me sortait les autruches, j’allais faire un malheur… Pourtant, ma main passa autour des épaules d’Apolline juste à côté de moi, se posant sur son bras. Serrant un peu comme si je voulais m’assurer qu’elle existait réellement ; même si les bruits qu’elle faisait en mangeant sa pomme m’affirmaient qu’elle était bien réelle. Elle était vivante sans aucunes raisons valables, mais elle était là quand même. Je poussai un soupir en baissant mes yeux vers l’adolescente, réfléchissant un instant à ce qu’on venait de nous – me ? – demander.

« On va tout faire pour…  »

Mais ça risquait de pas être si facile.


* * *

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« Destruction is inside us »

La noirceur de l'histoire a laissé des traces sur moi et je tremble, victime d'un étrange épuisement. † La nuit est illimitée, immense, piquée d'étoiles. On frotte une allumette et toutes sont abolies du coup ; il n'y a plus de distances ni de profondeurs. L'univers est réduit à la petite caverne lumineuse creusée dans la chair.


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