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 Keep your eyes on the stars » Sablou

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Sebastian Dust


« Nous tendons vers toi
notre nez mouché,
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________________________________________ Lun 29 Aoû 2016 - 17:41






Keep your eyes on the stars

« ... And your feet on the ground. »


Tout ceci était… Non, plutôt, toute cette histoire avait commencé d’une manière un peu trop saugrenue. Ca aurait pu lui mettre la puce à l’oreille mais quand on était quelqu’un comme lui, on avait tendance à croire à tout ce que les autres racontaient. En particulier quand ça provenait de Jack, même s’il n’était pas le dernier à le mener en bateau et lui faire des farces. La dernière boulette en date était quand même de se faire rencontrer Hope et Louise au même endroit ! Autant dire que rien de bon n’avait résulté de cette expérience et qu’il avait failli finir dans une boite de nuit avec la rouquine, déjà, avant de se rendre compte que Louise ne lui adressait tout bonnement plus la parole. Jack lui même émettait des doutes et commençait à ne plus trop lui parler d’elle, comme si un fossé s’était creusé depuis ce jour-là et que plus rien n’était capable de le franchir. Même pas lui. Peut-être aurait-il pu se jeter dedans pour tenter de rattraper le coup mais ce n’était pas son genre. Elle lui en voulait, il ne savait pas pourquoi. Elle le fuyait, il ne chercha pas à la forcer à le voir. Louise était une grande personne, capable de savoir ce qu’elle voulait… Même si ça devait le rendre triste de ne plus profiter de sa compagnie.

Les leçons lui manquaient. Ses sourires lui manquaient. Ses chapeaux extravagants et ses arlequins lui manquaient. Tout en fait, même s’il ne voulait pas se l’avouer… Et qu’il n’aurait jamais été capable de lui dire ce genre de choses. Trop timide. Trop réservé peut-être. Ou simplement, trop lui. Sebastian n’aimait pas interférer de trop dans la volonté des autres, respectant rigoureusement leur libre arbitre au point de se mettre seul sur la touche. Il était observateur, pas acteur, fixant le monde se dérouler devant lui en ajoutant parfois une touche doucereuse par-ci ou par-là. Un utilisateur silencieux de la réalité. Un maître danseur qui sautait de toits en toits pour suivre les rêves des enfants et s’assurer qu’aucun cauchemar ne venait troubler leur repos. Parfois il croisait un regard, esquissait un sourire ou attrapait un cookie que Lily avait tendance à lui laisser sur sa table denuit. D’autres fois il retrouvait Ellie, lisant tranquillement à la lumière d’une bougie alors qu’Anatole dormait profondément sur le canapé. A chaque maison ses habitudes. Chaque soir ses surprises. Et chaque jour ses petites routines.

Certaines nuits, il passait à proximité de la maison des jumeaux divins, sans pour autant s’y arrêter ; cela aurait été les déranger inutilement. Il se rappelait avoir fait une bataille de boule de neige devant pour le jour de noël et s’être assoupi dans le canapé avec… Sa gorge se serra alors qu’il se redressait, se rendant compte qu’il s’était assoupi contre la vitre. Le dos ankylosé et les jambes douloureuses face au faible espace que le bus lui proposait, il papillonna du regard avant de se redresser un peu. Pinçant ses yeux pour s’habituer à la lumière, Sab tourna la tête et esquissa un sourire doux en se rendant compte que le petit garçon turbulent installé à côté de lui dormait encore. Lui qui avait retourné tout le véhicule avec ses bonds et ses cris s’était littéralement calmé à son contact et avait même fini par s’assoupir, sa casquette lui tombant sur le visage. Au grand plaisir des autres voyageurs.

Fouillant dans la poche de son jean, il en extirpa son téléphone et l’ouvrit. Dans la précipitation de son départ, il n’avait pas pris le temps de le recharger et celui-ci indiquait à peine 4% de charge restantes… Juste de quoi relire les derniers sms de Jack : « Toujours pas de nouvelles ! » puis «  Je suis sûr qu’elle s’est faite enlevée et qu’elle a des problèmes !!!!! », voir « ELLE A DES ENNUIS ! Depuis qu’elle est à New York elle n’écrit plus et là je viens de recevoir un truc trop bizarre !!! »… Rien de très rassurant du coup.

Il poussa un soupir, essayant de taper un sms mais son téléphone se coupa juste avant qu’il ne puisse appuyer sur envoyer. Tant pis. Il le referma et le rangeant, mordillant son index en prenant son mal en patience. Le gardien de l’hiver avait débarqué chez lui en furie – tellement que Sebastian avait cru que c’était Merida – en lui sommant de se rendre dans la grande ville sur le champ parce que Louise y avait disparue ! Il ne lui avait fallu que quelques histoires horribles de meurtres et de viols pour convaincre son meilleur ami de prendre le premier vol et d’aller essayer de le retrouver. « Il te suffira de regarder les rêves des gens pour savoir si on l’a aperçue ! » Lui avait dit Jack, d’un air désespéré.

Et dire que ça l’avait convaincu de reprendre un avion, seul, puis un bus, encore seul. Son portefeuille pour seul bagage et l’inquiétude grimpante à l’idée que Louise ait des problèmes avaient fait tout le reste… Prenant son mal en patience et sa peur de la foule en arrière, il avait bien fallu qu’il se lance puisque Jack ne pouvait pas y aller. Trop de choses à faire à Storybrooke apparemment. « Et puis si elle revient et qu’elle ne trouve personne ? Non je dois rester ici au cas où elle réapparait ! » Ce n’était pas faux, heureusement qu’il pensait à tout. Alors, même si Louise le détestait sans doute énormément désormais, le gardien des rêves ne pouvait pas ne pas être sûre qu’elle était en sécurité. La dernière fois il avait même du aller chercher son âme au palais des Songes… Il s’était promis de ne plus jamais laisser une telle chose arriver. Qu’elle aille bien. Qu’elle soit bien. Et que, par-dessus tout, elle soit heureuse.

Lorsque le bus s’arrêta enfin, le gamin fit un long câlin d’au-revoir à Sab. Lui serrant les hanches de toutes ses forces, comme s’il espérait le retenir de cette manière, il fallut bien qu’il le lâche pour rejoindre ses parents. Sebastian lui tapota gentiment les cheveux, laissant s’échapper quelques personnages de ses mèches brunes qui se mirent à le suivre quand il parti en courant. Oubliant sa casquette ornée d’un étrange logo. Il se pencha pour la ramasser, la faisant tourner dans ses doigts avant d’observer autour de lui. Brrr… Les buildings immenses ne lui disaient absolument rien qui vaillent ! Et puis le monde. Tout ce monde dans les rues et de partout ! Réajustant le col de sa chemise sous son pull marin, il relu une énième fois l’adresse que Jack lui avait donnée. Apparemment, Louise se trouvait là-bas la dernière fois qu’elle avait donnée des nouvelles. Il devait juste aller vérifier qu’elle allait bien. Juste regarder. Et puis disparaître si c’était le cas pour la laisser tranquille. Vivre sa vie. Vivre sans lui.

Refusant de prendre le métro – c’était au dessus de ses forces – Sab opta pour un taxi. Enfin, si ceux-ci voulaient bien s’arrêter ? Mais non, il avait beau leur faire signe, ou ils lui passaient devant sans s’arrêter ou quelqu’un lui le piquait ! Un homme se mit d’ailleurs à siffler juste à côté de lui et grimpa dans le véhicule jaune en lui marchant sur le pied. Etouffant une grimace, le gardien poussa un soupir en se passant une main dans les cheveux. Pas évident du tout de trouver comment faire…

« Vous avez besoin d’aide ? » Intervint une voix féminine.

Il se retourna vivement pour tomber nez à nez avec une jeune femme aux cheveux décolorés qui lui adressait un petit sourire compatissant. Elle portait un chapeau en laine et un teeshirt trop grand et troué, mais son regard brun lui parut immédiatement sympathique. Tout comme sa mèche bleue. Sab resta d’abord silencieux, un peu surpris, ouvrant la bouche comme pour lui répondre mais s’emmêlant les pinceaux avec ses mains. Il n’avait ni calepin ni ardoise ici !

Pourtant, elle leva les paumes comme pour lui dire de se stopper après un petit rire et recommença sa question.

« Est-ce que vous avez besoin d’aide ? » En joignant le geste à la parole !

Un sourire soulagé apparu sur le visage de Sab qui hocha vivement la tête, lui expliquant alors qu’il devait se rendre à l’adresse inscrite sur le bout de papier. Elle le parcouru brièvement du regard et hocha la tête, changeant d’épaule son sac à bandoulière.

« Pas besoin de prendre de taxi, venez, ce n’est pas très loin ! Je vais par là moi aussi. »

Une chance ! Il joignit ses mains devant lui pour la remercier, lui emboîtant le pas dans la rue en faisant attention à ne rentrer dans personne. Les gens ici fixaient leurs pieds et rentraient dans tout ce qui se trouvait devant eux, ou bien ? Et puis le bruit. Les klaxons des voitures, des bus, le brouhaha de la foule grouillante. Heureusement que la jeune fille était là pour l’accompagner sinon il se serait perdu à coup sûr ! Ou bien se serait assis contre un mur en cédant à la panique la plus totale jusqu’à ne plus être capable de rien d’autre que de serrer ses jambes dans ses grands bras.

Plus ils avançaient, plus la masse de personnes sembla se resserrer et grossis autour d’eux. Qu’est-ce qu’il se passait par là-bas pour que tout le monde s’y rende ? Y avait-il eut un crime et ceci était la foule de curieux ? Sebastian dégluti en chassant rapidement cette idée, peu enclin à être pessimiste. Louise allait bien, elle devait juste… Ne plus avoir de batterie ou ne plus vouloir répondre à Jack ! En soit, c’était peut-être pire en fait.

« Vous venez de loin ? » Hasarda sa camarade de route.

Du Maine. Répondit-il, ce qui eut le don de la faire rire sans qu’il ne sache pourquoi.

« Première fois à New-York ? » Continua-t-elle, avant de lui tendre la main. « Au fait, je m’appelle Riley. »

Main qu’il serra doucement après un instant, sans se départir de son expression doucereuse. Sebastian. Il dut lui faire chaque syllabe l'une après l'autre et mimer son prénom de sa bouche pour qu'elle parvienne à le prononcer à son tour dans un nouvel éclat de rire.

« Enchantée Sebastian ! Tenez, nous sommes arrivés ! »

Effectivement… Est-ce que cela pouvait être une blague ?! C’était quoi TOUT ce monde ?! Le gardien s’immobilisa pour le coup, livide face au grand dôme qui leur faisait face. De toutes tailles et de tous genre, un nombre incalculable d’hommes et de femmes s’avançaient sous une banderole : « Dr Who New-York Convention » … Dr Who ? Qu’est-ce que c’était ? Il n’avait jamais vu autant de gens rassemblés au même endroit ! Un groupe de jeune le bouscula, portant un étrange chapeau rouge qu’il lui semblait avoir déjà vu chez Louise… Sans parvenir à remettre un nom dessus.

Ses yeux se posèrent sur la femme qui l’avait accompagné, laquelle hocha la tête alors que la foule les poussa à aller de l’avant. Il se faufilèrent tant bien que mal au fur et à mesure qu’il perdait ses couleurs, jusqu’à ce que Riley ne l’attire vers la droite.

« Par ici, on va couper pour entrer ! Vous avez un badge je suppose ? »

Elle avait peut-être déduit ça par son allure perdue et son manque d’affaires ? En tout cas, elle les mena à l’écart des gens et il eut déjà l’impression de respirer un peu mieux. Passant une barrière de vigiles, ils se retrouvèrent entre des barrières qui les menaient vers l’intérieur. Riley extirpa un badge de sa poche et le passa autour de son cou, le tendant au gorille qui vérifiait que chacun ai le sien. Sauf que lui n’en avait pas. Du tout. Il fit mine de tâter dans ses poches et ouvrit son portefeuille sous son regard inquisiteur, tombant sur sa pièce d’identité storybrookienne. La sortant, en dernier espoir, il la tendit au vigile qui l’observa attentivement.

« Vous pouvez y aller monsieur, je ne vous avais pas reconnu. »

Que, quoi ? Presque aurait-il espéré qu’on l’empêche d’entrer pour pouvoir s’enfuir ! Oui mais non, Louise était là. Quelque part. Si tant était qu’elle n’ait pas fuit elle aussi cet endroit grouillant de chaleur humaine et d’étrangers. Se faufilant dans les marches pour emprunter un couloir, il suivi Riley qui ne manquait pas de lui adresser des regards en coin, amusée. Quand enfin ils débouchèrent à l’intérieur de la convention, ce ne fut plus qu’une immense pièce au brouhaha violent. Par réflexe, il porta la main à ses oreilles en grimaçant, essayant de ralentir les battements incessants que son cœur venait de provoquer. Se calmer. Respirer. Non mais là, c’était trop. Trop. Bien trop pour lui !

Riley se planta devant son visage, l’attrapant entre ses paumes pour le fixer. Attentive. Jusqu’à ce qu’il finisse par baisser ses mains. Jusqu’à ce qu’il parvienne à respirer de nouveau normalement. Jusqu’à ce qu’il reprenne une couleur normale et ne menace pas de s’évanouir à tout instant. Alors seulement elle se permit un sourire et un hochement de tête.

« Bien ! Je suis attendue pour une conférence… Peut-être à tout à l’heure ! Bon courage Sebastian ! »

Il la remercia d’un hochement de tête avant… De se retrouver seul. Retour à la case départ ! Non mais, Louise était réellement ici ? Pourtant Jack lui assurait qu’elle allait mal et avait disparue ! Elle ne pouvait pas se trouver dans une convention avec des boites téléphoniques bleues de partout et des gens habillés de longs manteaux bruns ? Il n’y avait même pas de chapeaux originaux puisque le rouge elle l’avait déjà ! Et puis, si elle était là… Comment la retrouver ?

Une impasse. C’était une sacrée impasse.

Respirer. Inspirer puis expirer lentement. Voilà. Sab ferma un peu les yeux, à l’écart du chemin central. Retrouver Louise. Si elle était ici, il allait le savoir. Il devait s’assurer qu’elle allait bien. Devait être sûr pour pouvoir satisfaire la panique de Jack. Juste voir que tout allait pour le mieux et repartir. Quitter cet endroit infernal. Et pour ça, il sentit les grains de sable s’agiter contre ses paumes. Après un moment pour observer les alentours, il ouvrit les doigts et laissa de nombreux filaments s’enfuir à travers la foule. Ce serait plus rapide que de chercher seul. Plus efficace aussi.

Le gardien s’engagea dans l’allée, surplombant la plupart des gens à cause de sa haute taille et croisant d’étranges personnages déguisés. Il leva les pouces quand l’un d’eux lui fit signe, n’ayant strictement aucune idée de qui il s’agissait. Son amie lui avait peut-être parlée de ce Docteur Who, mais il ne voyait pas vraiment de qui il s’agissait. Dommage que Jack ne soit pas là, il aurait été dans son élément à cet endroit… A moins qu’il ne l’ait mené droit dans un piège et qu’il soit présent ? Ah mais. Mais en fait, c’était fort possible. Rien qu’à l’idée Sebastian se sentit profondément stupide, déglutissant. Non, son ami ne pouvait pas être si méchant avec lui, n’est-ce pas ? Jamais. Pas après ce qu’il s’était passé cet été.

Fixant ses pieds, se mordant l’intérieur de la joue en essayant de se convaincre qu’on ne s’était pas encore joué de lui, il percuta par mégarde une personne ! Cette dernière en lâcha son sac et ses affaires, ainsi qu’un chapeau rouge que Sab rattrapa au passage avant qu’il ne s’écrase sur le sol. Mince ! Forcément, avec aussi peu de place pour passer, il fallait regarder où il allait ! Quel idiot !

C’est à cet instant qu’il reconnu Louise, juste là, devant lui.
Et elle avait l’air d’aller très bien.

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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Mer 7 Sep 2016 - 16:34


Keep your eyes on the stars

Louise & Sebastian

Elle le fixait d'un œil noir, les bras croisés dans une attitude clairement fermé. La mâchoire légèrement crispée, elle attendait, sans mot dire. Ca faisait maintenant plusieurs jours qu'elle « évitait » Jack. Dire qu'elle était furieuse contre lui n'était le bon terme mais s'approchait assez de son état d'esprit. Il avait beau faire une tête angélique, Louise n'avait pour l'instant qu'une envie : Coincer sa tête entre la porte et le mur et refermer le battant avec violence. Mais après presque une heure a sonner a la porte, frapper aux fenêtre et essayer d'attirer son attention par tous les moyens, elle commençait a perdre patience.
Jack pouvait se montrer très agaçant parfois.

« Voila alors écoute, je suis vraiment désolé pour la dernière fois – même si j'ai toujours du ma a saisir pourquoi - et comme je veux me faire pardonner... Tadam ! »


Il extirpa de sa poche un billet bleu qu'il lui agita sous le nez en espérant qu'elle essaie de l'attraper. Peine perdue, Louise ne bougea pas d'un cil, se contentant de le fusiller du regard en attendant... Quoi ? Elle ne savait pas. Quelque chose, des excuses vraisemblablement. Le hic c'était qu'elle était presque sure que ca ne changerai strictement rien a son état d'esprit.

« C'est des billets pour la convention Dr Who ! »
s'exclama il comme si elle n'avait pas compris. « Tu adores ca je te rappelle ! Pas vrai ? »

Son expression avait soudainement changé, comme si il commençait a avoir un doute, comme si il se disait que quelque chose clochait peut être.Après tout il avait bien vue les DVDs qui traînaient sur la commode devant la télé non ? Elle était forcément fan, c'était obligé. Il avait passé un sacré moment pour obtenir les billets, et maintenant elle n'en voulait pas ? En tout cas, vue le regard toujours furieux qu'elle lui lançait, il allait devoir faire mieux. Il soupira. Franchement, qu'est ce qu'elle était compliquée !

« Si tu adore ca. J'en suis sure, c'est juste que tu ne le sais pas encore. Le mieux, c'est que la convention n'est pas a Storybrooke donc ca te fera des vacances non ? T'es sacrément tendue depuis un moment alors je me dis que ca te ferai pas de mal non ? »


Louise soupira. Ca la touchait qu'il tente de se rattraper mais en soit, la seule chose dont elle avait envie en ce moments, c'était de rester tranquillement planquer chez elle. Et si elle aimait bien Dr Who, elle n'en était pour autant pas une fan inconditionnelle. Ceci dit, l'idée de partir quelques jours loin de Storybrooke lui ferait peut être du bien. Elle avait besoin de changer d'air, de faire le point pour passer a autre chose. Elle n'allait pas rester là a se morfondre le reste de sa vie non ? D'un geste elle attrapa le billet, l'arrachant des doigts de Jack avant de l’empêcher de parler d'un geste.
Il faisait un effort, c'était sa manière a lui de s'excuser de faire en sorte qu'elle le pardonne, qu'elle aille mieux. Elle savait qu'elle avait mal agis en craquant devant lui la dernière fois, puis en refusant de e voir par la suite. C'était puéril, idiot, elle était sensé être une adulte responsable non ?

« Je le prends »
annonça elle clairement. « Mais tu me promet qu'il n'y a pas d'entourloupes. Je veux être tranquille d'accords ? Tranquille. Donc pas de rendez vous surprise, pas de rencards, rien, niet nada. »

Jack sautait presque de joie, son sourire prenant toute la place sur son visage.

« T'en fais pas tu le regretteras pas ! »
s'écria il surexcité. « Je vais tout organiser, tu verras ca va être top ! » Elle haussa les sourcils, surprise. Tout organiser ? Tout organiser quoi ? Jack sembla se rendre compte de sa bourde aussi se reprit il rapidement. « Tout organiser pour que tu ne soit pas du tout déranger ok ? Je m'occuperai même du Chatpeauté si tu veux. »

Louise leva les yeux au ciel, l'air de dire « pas la peine de t'en faire pour ca ».

« Bon, je file alors, je dois passer a la nouvelle glacerie voir comment se débrouille le gamin ! »


Louise attendit une seconde, alors qu'il faisait demis tour pour s'envoler, pour l’interpeller.

« Jack ! »
Il se tourna. « Je... je suis désolée pour la dernière fois. »

« T'en fais pas vas ! Tu me remerciera quand tu rentreras ! »
fit il avec un sourire avant de s'envoler.

Et c'était de cette manière qu'elle avait finit par se retrouver a New York.

Sérieusement, pourquoi une ville de cette importance ? Ca ne pouvait pas se dérouler dans un petit endroit tranquille sans personne pour l’embêter ? L'avantage avec une telle foule, c'était qu'il y avait peu de chances qu'on la repère. Elle avait soigneusement briffé Figue sur la maison, la manière d'utiliser le micros onde et les plats qu'elle lui avait mis au congélateur, et priait intérieurement pour ne pas retrouver la maison a moitié brûlée en rentrant. Elle c'était promis de ne pas penser a un truc stressant, a quelque chose d'angoissant. Et bizarrement, c'était bien plus difficile d'essayer d'oublier Storybrooke et ses habitants que ce qu'elle pensait.
Surtout quand Jack la harcelait littéralement de messages pour savoir si elle était ben arrivée, ou elle était et quand elle serait a la convention.

Au final, elle avait mis un casque, poussé le volume assez fort pour noyer les bruits de la ville, et c'était dirigée vers son hotel. Puis elle avait pris un somnifère et doris de longues heures d'affilées avant de se lever, la bouche pâteuse et l'esprit embrumé. Ce n'était que bien plus tard qu'elle c'était décidée à aller à la convention. Après tout ce serait certainement une bonne expérience non ? Au début, ce fut un peu difficile pour elle de se déplacer au milieu de la foule, mais au final, elle trouva un certain réconfort a l'idée de n'être « personne » ici. La jeune femme s'acheta une pomme d'amour et déambula entre les strands, se détendant peu a peu pour profiter pleinement de ce moment. Elle se surprenait a rire devant certains costumes, a discuter agréablement avec deux ou trois vendeurs. C'était comme découvrir un nouveau monde, exactement ce qu'elle aimait. Tout n'était que surprise, découvertes et amusement.

Jusqu'à ce qu'elle ne percute un homme et ne s'excuse rapidement. Ses yeux se levèrent d'eux même vers son visage et elle s'immobilisa soudain en le voyant, perdant toutes les couleurs qui se trouvaient sur son visage en comprenant qu'il était là. Elle resta pétrifiée pendant quelques secondes, incapable de faire le moindre geste, le moindre signe. Et brusquement, elle fit demis tour et s’enfonça dans la foule. Ce ne fut que quelques secondes plus tard qu'elle se rendit compte qu'elle avait cessé de respirée. Elle se rappelait. De lui. De sa peur de la foule. De l'état dans lequel il devait de trouver intérieurement.
Elle ne pouvait pas le laisser. Pas comme ca.

Louise fit demis tour, revint vers Sebastian en quelques enjambées et agrippa sa main, avant de l’entraîner avec elle au milieu de la foule. Elle avait tout fait pour ne pas croiser son regard, ne pas voir ses yeux. A chaque fois elle avait l'impression qu'elle pouvait s'y perdre et elle n'avait aucune envie que ce soit le cas en ce moment. Surtout pas, elle devait garder la tête froide. Avisant une sorte de tente vide, elle y poussa le gardien sans hésiter, avant de le suivre et de refermer le rideau dans son dos, les plongeant dans une semi obscurité causée par les tentures. Enfin elle se tourna vers lui, et inspira avec l'impression d'être en apnée.

L'endroit était aixigue, et il devait se pencher un peu en avant pour ne pas trop toucher le plafond. Ils étaient un peu trop proche au goût de Louise mais au moins, ils étaient a l'écart de la foule et assez tranquille pour pouvoir discuter. Enfin discuter... Elle lâcha sa main brusquement en se rendant compte qu'elle la tenait toujours.

« Qu'est ce que tu fais là Sebastian ? »
demanda elle finalement. « Tu ne devrai pas être ici... »

Elle avait beau chercher , il ne pouvait pas être la sans une bonne raison. Pas lui, le hasard était trop grand. Trop... Trop juste d'une certaine manière. Déjà Sab ne sortirai pas dans une foule comme ca. En suite aux dernières nouvelles, il n'était pas fan de Dr Who, ce n'était même pas sur qu'il connaisse ! Jamais il ne serait venue de lui même dans un endroit comme celui là... A moins d'accompagner quelqu'un.

« Tu es.. Venue avec Merida ? »
lâcha elle finalement en tournant légèrement la têt vers le rideau qui leur servait de « porte ».

Si Jack lui avait tendue un piège, elle allait le tuer pour de bon. Non parce que la dernière fois ne lui avait visiblement pas suffit. Ou alors c'était Sab ? Il l'avait vue et avait voulue des explications ?

« Si j'avais su, je ne serai pas venue vous déranger. »
dit elle finalement avec une trace d'amertume dans la voix. Elle soupira, déçue par elle même. « Écoute tu n'auras qu'a lui dire que je suis désolée d'être partie précipitamment, j'avais... Une course a faire. »

Elle avait dit ca d'un trait, sans en penser le moindre mot, avant de reprendre son souffle. De tout façon il ne savait pas ce qui c'était vraiment passé. Évidemment les émotions faisaient a nouveau leur show. C'était difficile de tout contrôler. Difficile de maîtriser. Louise se força a respirer lentement, pour se calmer. Allez ce n'était pas le moment. Quelques minutes avant, elle allait bien et il avait fallu que Sab fasse a nouveau irruption dans sa vie ! Elle croisa les bras sur sa poitrine, le regard tourné vers la mince ouverture du rideau qui laissait entrer un peu de lumière et le brouhaha de la foule.

« Est ce que Jack t'a donné ton badge au moins ? »


Qu'il serve a quelque chose pour une fois !
Elle leva les yeux vers le gardien. Erreure fatale. Son regard croisa le sien et elle e détourna brusquement, sentant le rouge lui monter aux joues. Heureusement que l'obscurité pouvait masquer son trouble. Lentement, elle ramena ses bras contre elle, ta tête de coté, les yeux résolument tournés vers le bas.

« Je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser. »



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________________________________________ Sam 8 Oct 2016 - 11:49






Keep your eyes on the stars

« ... And your feet on the ground. »


Elle était… Partie. Louise était partie en le reconnaissant et Sebastian ne parvenait pas à savoir si c’était bon signe ou non. Sans doute que non, il ouvrit alors la bouche mais fut bien incapable de prononcer le moindre son, la voyant disparaître dans la foule. Interdit. Stupéfait. Le souffle encore coupé avant que l’air ne se décide à revenir emplir ses poumons. Elle était là. Elle était bien là, vivante et… Visiblement en forme. Sa première pensée fut de se rassurer de ça, avant de vouloir l’écrire à Jack. Il fouilla ses poches à la recherche de son téléphone, essayant vainement de ne pas penser au monde circulant dans les allées autour de lui. Se concentrer. Le téléphone. Fouiller la poche arrière de son pantalon. Ah, là. Juste là et bien évidemment sans batterie. Forcément. Il baissa les bras, immobile, sans comprendre. Sans percuter. Sentant seulement une énorme boule lui remonter dans la gorge à mesure que les secondes s’écoulaient. S’allongeaient. Seul. Il était seul. Elle l’avait… Laissé seul et…

… Une main attrapa vivement la sienne et la chevelure châtaine refit son apparition. Un visage qu’il connaissait bien. Un réflexe que de serrer immédiatement ses doigts dans sa paume et de se laisser embarquer, remontant le courant vivant sans qu’il ne semble si difficile de le franchir. Tout était beaucoup plus facile quand vous possédiez une figure de proue pour briser les vagues. Un symbole fort à l’avant et, l’espace d’un instant, croire que vous pouvez aller n’importe où sans jamais faillir. C’était la sensation qui venait de l’emplir et de le parcourir alors même que la jeune femme n’avait fait que lui tenir la main, se focalisant sur son bras décoré d’un bracelet pour ne pas avoir à relever les yeux. Ne pas voir le monde. Ne pas voir où ils allaient. Courber la nuque et l’échine et la suivre. N’importe où, sauf ici.

L’obscurité, douloureuse pour les yeux mais apaisante pour les sens. Et surtout, le fourmillement cacophonique en bruit de fond comme si quelqu’un venait d’apposer un filtre ; c’était fou ce qu’un simple rideau pouvait produire comme effet. Le gardien avait pourtant l’impression d’un sifflement incessant traversant son crâne de part en part, emplissant ses oreilles en s’amenuisant peu à peu. La discordance des sons. L’aberration d’un semi-silence derrière le brouhaha. La solitude après la foule. Le tête-à-tête après l’évitement, posant ses yeux clairs sur le visage de la jeune femme qui osait enfin se tourner dans sa direction. La tente n’était pas très haute ni très grande, les obligeant à une proximité qui auparavant ne leur posait pas de problème… Mais qui en cet instant rajoutait une difficulté supplémentaire à leur échange.

« Qu'est ce que tu fais là Sebastian ? »

Quelque chose lui souffla que répondre « Je croyais que tu étais en danger » n’était pas forcément la meilleure chose à dire.

« Tu ne devrais pas être ici... »

Il déglutit en continuant de la regarder, incapable de savoir quoi lui dire. Louise n’avait pas franchement l’air contente de le voir, encore moins d’être obligée de se retrouver seul en sa compagnie parce qu’il avait du mal avec la foule. Il avait beau faire des efforts, il y avait des choses que le marchand de sable n’était pas encore bien capable de gérer… Comme le fait qu’elle fuit littéralement son regard et se contentait de fixer leurs pieds. Peut-être avait-il fait erreur ? Peut-être avait-il mal compris les messages de Jack ? Il ne pouvait même pas les lui montrer pour s’appuyer dessus vu l’état de son téléphone, mais ils avaient pourtant l’air explicites. Et si Louise n’avait jamais eu d’ennuis autre que sa présence ? Et si elle était simplement venue passer un bon moment, seule, et qu’il venait de tout gâcher ?

A cette pensée, Sebastian se mordit l’intérieur de la joue en espérant très fort que ce ne soit pas le cas. La culpabilité l’envahissait déjà à vrai dire. Rongeant ses sens et faisant fourmiller l’extrémité de ses doigts à l’en rendre nerveux. Maladroit. Mal à l’aise. A l’évocation de Merida il secoua vivement la tête de droite à gauche pour contredire sa question ! Non, Hope n’était pas du voyage. Il ne savait même pas si elle était au courant de son départ et, à vrai dire, cela le fit culpabiliser un instant pour elle. Mais très vite il se ressaisi, avisant que Louise ne le regardait toujours pas. Résolument pas. Un bloc fermé, cloîtrée sur elle-même, les yeux tournés vers l’entrée de la tente comme si elle attendait que quelqu’un fasse irruption à l’intérieur. Qui attendait-elle ? Avait-elle un accompagnant dans la foule ? Mince, avait-il interrompu quelque chose à son tour ?

« Si j'avais su, je ne serai pas venue vous déranger. Écoute tu n'auras qu'a lui dire que je suis désolée d'être partie précipitamment, j'avais... Une course à faire. »

Il voulu la contredire. L’informer qu’elle se trompait et que Merida ne risquait pas de l’attendre. La rassurer mais… A nouveau, rien ne vint. Rien ne se matérialisa alors que le sable était bien présent, glissant contre ses paumes comme pour le rassurer. Lui faire comprendre qu’il n’était pas seul. Qu’il n’avait jamais été seul… Alors pourquoi le poids d’une solitude immense semblait continuellement s’abattre sur sa cage thoracique ? Sab avait du mal à respirer. Du mal à faire cesser le tambourinement incessant de son cœur. Du mal à comprendre pourquoi son être était en ébullition alors qu’il n’y avait rien de grave. Enfin, presque. Le gardien se rendait peu à peu compte qu’il avait été dupé et que son irruption dans la vie de Louise tombait sans doute mal. Très mal.

Aussi mal que le pincement qui lui vrilla le cœur quand enfin elle leva les yeux vers les siens. Son regard était un vrai mélange de troubles et de doutes, une tempête silencieuse qui tapissait l’orée de ses pupilles et ne laissait filtrer aucun espoir ; aucune main tendue alors qu’il aurait voulu s’y plonger pour aller la chercher. La retrouver. Comprendre ce qu’il s’était passé et pourquoi elle semblait résolument le détester aujourd’hui. Percuter ce qui avait changé dans sa vie, dans leur vie, responsable de ce fossé creusé entre leurs deux camps. Sebastian n’avait pas changé de façon d’être ou de façon de faire ; mais il comprenait qu’il était responsable du malaise de son amie. Son amie ?

Il referma la bouche qu’il avait encore d’ouverte, fixant Louise dans son éternel silence. Sans doute attendait-elle quelque chose de lui, quelque signe ou même une explication ? Des excuses ? Quoi que ce soit qui puisse la tirer de son monologue maladroit, tandis qu’auparavant elle pouvait parler des heures sans en éprouver la moindre gêne. Des mois passés. Des semaines sans aucune ombre et voilà que les cauchemars ressurgissaient. Revenaient et que le voile de l’inconnu s’abattait entre eux. Etaient-ils de nouveau des étrangers ou la relation qu’ils avaient doucement mit en place avait-elle encore une chance d’exister ? D’être réelle ? Pour le gardien de l’imaginaire, il n’y avait pas de question plus difficile que de remettre un pied sur la terre ferme et de quitter la douceur des rêves.

« Je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser. »

Pourquoi s’excusait-elle à nouveau ? Pourquoi toujours cette terrible volonté d’être la responsable quand Louise semblait clairement être la victime de cette histoire ? La laissée pour compte qui se refermait sur elle-même, croisant ses bras comme si elle ne voulait absolument plus être approchée. Une barrière. Une protection. Contre qui, lui ? Contre… Sebastian dégluti encore, incertain. Ses doigts se serrant de manière compulsive alors qu’une vague de nervosité maladroite s’emparait de son être. Elle avait faux, il fallait modifier ça ! Absolument lui expliquer. Lui faire comprendre qu’il avait eu peur pour elle, qu’il s’était inquiété et que la voir aller bien prouvait que Jack s’était encore moqué de lui. Bien moqué de ses réactions ou de ses capacités. Celui-là s’il l’attrapait !

Il ne savait pas quoi faire. Tout se mélangeait dans sa tête sans que rien ne s’accorde correctement pour savoir s’il devait ou non aller vers Louise. Il avait cruellement envie, la voyant dans un tel état, de se précipiter à sa rencontre. De combler l’espace entre eux pour retrouver cette proximité complice qu’ils possédaient avant. Mais l’autoriserait-elle ? Et surtout, en avait-elle envie ? La chaleur de sa paume dans la sienne avait été cruellement agréable, tandis que l’approche de Hope lui donnait envie de se tendre et de s’enfuir en courant ! C’était différent avec la jeune femme. Fatalement et terriblement. C’était un tout autre monde venu bousculer son quotidien, mais il n’avait pas envie de partager ces découvertes là avec la rousse furibonde ; au calme. A la douceur. A la tranquillité. A l’apaisement que pouvait lui procurer la chapelière.

Et pour elle, il avait traversé la moitié du pays en transport en commun alors qu’il avait une sainte horreur de ça. Il s’était rendu dans une convention avec des centaines de personnes. Il était parti avec juste un portefeuille et son téléphone, pour quoi ? Pour constater que tout ce qu’il avait imaginé, tous les scénarios qui avaient franchis son esprit, n’étaient voués qu’à demeurer tus et dissimulés. Tout allait bien. Tout allait pour le mieux sans lui. Tout se dérouler merveilleusement bien avant son arrivée. Tout roulait… Mais sans le gardien. Même Louise paraissait tranquille avant de le voir et il était littéralement en train de lui gâcher son séjour.

Quel imbécile.

De gêne, Sebastian passa sa main dans ses cheveux pour les ébouriffer nerveusement. Il était partagé entre plusieurs sensations et envies, ne sachant que choisir entre l’une ou l’autre des possibilités. Tellement d’inconnues. Tellement d’erreurs possibles. Tellement d’éléments perturbateurs. Et tellement d’incertitudes, lui qui vivait principalement au jour le jour, qu’il sentit presque la migraine pointer son nez alors que ce n’était pas du tout le moment. Commencer par où ? Commencer par quoi ? Commencer, simplement, alors que tout ce que son instinct lui soufflait c’était de la prendre dans ses bras ? Elle ne voudrait pas. Elle le rejetterait et ce serait terminé. Et il respectait cela.

« Hope n’est pas ici, je suis venu seul. »

Finirent par écrire les lettres dorées en se matérialisant dans l’espace entre eux, dansant tranquillement dans l’air. Anodines. Sincères. Balayant la vérité pour ensuite passer à autre chose quand elles disparurent d’elles-mêmes sous la volonté du gardien. Il était toujours nerveux, n’osant la regarder et pourtant irrémédiablement attiré par Louise. Ses yeux observant la courbe de sa nuque et l’ondulation tendre de ses cheveux.

« Tu m’en veux ? »

Une question, n’importe quoi pour lui faire relever la tête. Pour qu’elle le regarde enfin au lieu de rester prostrée sur elle-même. Son moyen de défense, rudement efficace, mais qui faisait mal quand on se trouvait coupable. Retrouver la douleur de ses yeux et retenir son souffle, se mordiller la lèvre et ne plus savoir la ligne directrice qu’il s’était promis de tenir. Il craignait tant qu’elle dise oui, mais il n’aurait pas compris qu’elle réfute. La vérité n’était pas toujours aussi bonne à dire ou à entendre, pourtant elle pouvait se révéler nécessaire. Importante voire impérieuse. Imprévue. Fatale.

Quand Louise osa enfin de nouveau l’affronter, Sab essaya de ne pas être frappé par son visage balancé entre raison et logique. Il cru savoir. Cru comprendre. Cru saisir ce qu’il avait à faire ou, plutôt, ce qu’il avait envie de faire. Il l’avait déjà fait des mois plus tôt et elle ne lui en avait voulu qu’un temps. Un infime temps, celui de se remettre dans le bain de la normalité et la quiétude. Le gardien poussa un soupir, fermant les yeux un instant comme s’il voulait être sûr. Certain.

Oui, il ne voulait pas que ça cesse. Pas que tout soit terminé avant d’avoir commencé. Hope lui avait dit d’être un homme et d’assumer ses pulsions quand il les sentait venir, c’était le cas aujourd’hui ; même s’il restait l’éternel protecteur des enfants et partisan de rêverie. Il prit donc sur lui d’avancer à sa rencontre, cillant quand elle eut un léger mouvement de recul mais continuant quand même de franchir les quelques centimètres qui les séparait. Il leva les mains, d’abord vers son visage, mais finalement en direction de ses bras. Tendre sans toucher. Frôler sans poser. La distance respectueuse et la perspective d’une fuite possible à son encontre. La proximité. L’approche. Son souffle qu’il sentait glisser contre son vêtement alors qu’il ne la quittait pas des yeux. Jamais.

« Je… Suis dé… Désolé. »

Le ton, chevrotant. Enfouis. Etouffé par cette gorge qu'il utilisait trop peu et surtout pas en présence d'autres personnes. Ou presque.

Désolé pour tout. Pour ce qu’il avait provoqué malgré lui. Pour ce qu’elle pouvait ressentir en cet instant. Pour ce qu’elle avait à lui reprocher. Pour tout ce qui avait changé entre eux. Pour le mal qu’il avait dû lui faire, surtout en ne se rendant pas compte des conséquences. Un ami indigne ? Un ami, voilà ce à quoi il aspirait retrouver… A défaut de ne pouvoir être autre chose. Autre chose ? Il fixa les bras de Louise. Sa propre main remontant le long de son épaule sans la toucher. Ne pas la toucher. Ou alors… Juste se poser là. Doucement. Lentement. Contre sa joue et sa gorge. Contre sa peau un peu rose. Contre sa chaleur qu’il n’avait pas ressenti depuis bien trop longtemps. Elle allait encore plus le détester, sans aucun doute.

« Tu… me manques. » Parvint-il à articuler, non sans difficulté. « Louise. »

Parce qu’il fallait toujours nommer les choses, surtout quand elles étaient importantes. Et cette jeune femme était encore bien plus que ça. Il avait juste mit beaucoup de temps à le comprendre.


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Louise Hollen


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________________________________________ Sam 8 Oct 2016 - 15:27


Keep your eyes on the stars

Louise & Sebastian

Le simple fait de respirer était douloureux. Être en sa présence, sentir sa chaleur a quelques pas d'elle. Sa présence. Son parfum agréable. Et puis ses yeux. Ses yeux par lesquels elle voyait passer des myriades de sentiments, d'émotions. Plus que par le sable ou les signe, Sebastian communiquait avec ses yeux. Vivants, et terriblement fascinants. Elle pouvait passer des heures a parler, a les voir s'agiter. Deviner une réaction, un sentiment juste en les regardants, c'était comme si ces iris dorées avaient un pouvoir spécial.
Mais aujourd'hui, elle les fuyait. Elle ne pouvait pas, ne se sentait pas la force de les affronter de plein fouet. Plus tard peut être aurait elle pu lui faire face, le menton droit et un sourire sur le visage en faisant comme si tout allait bien. Comme si rien ne l'affectait. Mais là, a ce moment... C'était trop tot. Elle avait été prise en traître, par surprise. Incapable de se défendre, de faire face correctement. Incapable de jouer la comédie. De toute façon, elle n'avait jamais réellement pu le faire avec lui. Elle n'avait jamais réellement pu lui mentir de cette façon. Jamais pu lui cacher la vérité. Jamais pu le laisser.

Et voilà ou ca l'avait mené. C'aurait été tellement plus simple de partir et d'aller s'enfermer dans sa chambre d’hôtel. Ç’aurait été tellement plus simple d'aller boire un verre et de l'oublier. Ç’aurait été tellement plus simple de ne pas être là, face a lui, avec l'impression d'être secouée par des centaines de sensations contradictoires, par des sentiments d'une violence nouvelle qu'elle n'arrivait décidément pas a maîtriser. Ses mains se crispèrent sur ses bras, comme pour s'y accrocher. Le regard résolument tourné d'un autre coté. Comme pour ne pas lui faire face. Comme pour ne pas... le voir, comme si ca allait le faire disparaître, effacer tous ces ennuis. Toute son attitude le criait. Elle ne voulait pas être là, et elle ne voulait pas qu'il soit là. Etais ce si difficile a comprendre ? Qu'il s'en aille. Qu'il s'en aille bon sang !

« Hope n’est pas ici, je suis venu seul. »


La lumière du sable doré avait finit par capté son attention, presque seul. La forçant malgré elle a lire, a voir. A comprendre. A comprendre ? Non, elle ne comprenait plus rien. Elle ne saisissait pas. Pourquoi être venue si ce n'était pas avec Hope ? Pourquoi être là, face a elle si ce n'était pour lui demander des explications, pour chercher a comprendre la distance qu'elle avait installée entre eux. Ou alors il ne l'avait pas saisit ? Il ne s'en était pas rendu compte ?
Une boule se forma dans sa gorge , lui bloquant presqu'immédiatement la respiration. Son cœur pulsait dans sa poitrine avec une tel force que s'en était douloureux. Comme une lame qu'on enfonçait puis qu'on retirait rapidement. Elle aurait eut envie de se tourner violemment vers lui, de l'accuser. De lui crier dessus si ca avait pu lui faire du bien. Tout cela, elle le garda en elle, au creux de son ventre. Louise n'avait jamais été du genre violente et ce n'était pas maintenant que ca allait commencer, elle le savait. Mais ca ne l’empêchait pas de les ressentir. D'avoir cette envie de le secouer, de crier, d'exploser...

«  Tu m’en veux ? »

Quatre mots. Quatre mots qui firent en un instant retomber le soufflet, la laissant presque vide. Oui. C'était exactement cela. Elle lui en voulait. Elle lui en voulait sans raison. Elle lui en voulait de lui faire ressentir tout ca. Lui en voulait de la rendre comme ca. Elle était perdue, incapable de savoir qui elle était, ce qu'elle devait faire, comment elle devait réagir. Incapable de trouver la raison dans ses sentiments. Elle ne lui en voulait pas d'être venue. Elle lui en voulait pour tout le reste. Les secondes s'étirèrent dans le semi silence de leur petite cachette a l’abri de la foule, et pendant une seconde, elle cru qu'elle n'allait pas lui répondre. Admettre ca, admettre qu'elle lui en voulait et puis quoi ? Devoir donner des explications ? Essayer de trouver un sens a ce qui n'en avait pas ? Comment pourrait elle seulement espérer y parvenir ?

« Oui. »


Sa voix était cassée, brisée presque et brusquement, elle le regarda. Elle essaya. De comprendre, de voir. D’analyser l'effet de ce simple mot sur lui, comme si c'était une question vitale. Comme si... Une réaction allait l'aider a passer au dessus de ses propres problèmes, de ses propres incertitudes. Qu'il lui explique ! Qu'il donne un sens a tout ca si il en existait un , mais par pitié qu'il ne la laisse pas comme ca dans ce maelstrom insoutenable.

Il s'approcha, elle recula, craignant presqu'une blessure a son contact. Une partie d'elle, rationnelle savait que ca n'arriverait jamais. Mais une autre, émotionnelle ne savait plus ou donner de la tête. Ne savait plus ce qu'elle devait faire, ce qu'elle devait penser, ressentir.

« Je… Suis dé… Désolé. »


Elle ne prit pas immédiatement conscience qu'il s'agissait de sa voix. Elle ne pris pas conscience que Sebastian venait de parler. Non, ce qui lui importait plus que tout, c'était ces mot. Des excuses ? En quelque sorte. Et plus que tout elle avait l'impression qu'il s'excusait de.. de tout. De tout ce qu'il lui avait fait et pas seulement d'être là. De tout ce qu'elle pouvait ressentir comme si il prenait lentement conscience du calvaire que ca avait été.
Alors c'était aussi simple que ca ? Il lui suffisait juste de quelques mots pour... pour tout arranger, comme ca en claquant des doigts ? En arretant tout ce qu'elle sentait en elle pour le remplacer par un soulagement aussi intense que surprenant. Comme si toutes ses blessures cicatrisaient soudainement, comme si tout ce qui c'était passé ces dernières semaines disparaissait comme par magie. Elle en eut les larmes aux yeux. Une boule dans la gorge comme si tout ce qu'elle essayait de contenir se décidait a sortir a cet instant et l’empêchait de dire quoi que ce soit.

Sa main.Chaude et agréable, rassurante. Douce. Qu'elle aurait aimé gardé contre elle pour toujours.

« Tu… me manques. Louise. »


« Toi aussi... »
réussit elle a articuler d'une voix si basse qu'elle peina a l'entendre elle même.

Les larmes se mirent a déborder de ses yeux, roulant sur ses joues les unes après les autres, se perdant entre les doigts du gardien pour ne laisser que quelques traces humides et salées, rapidement suivies par d'autres larmes. Ca semblait sans fin. Les bras le long du corps, elle sentit la boule dans sa gorge avancer jusqu'à sortir, libérant un sanglot douloureux. Puis un autre avant qu'elle ne se mette a hoqueter sans pouvoir s'en empêcher. Ses mains se mirent en mouvement toute seule, se relevant pour s'agripper au bas de la veste de Sebastian alors qu'elle baissait la tête, pour finir par poser le front contre son torse. Ne pas le laisser partir, surtout pas. Qu'il ne la laisse pas, qu'il ne l'abandonne pas. Qu'il ne s'enfuie pas. Elle n'avait jamais voulue se mettre a pleurer comme ca, avant autant de... De désespoir et de soulagement méllé. Elle n'avait jamais voulue lui faire vivre ça, mais en cet instant, c'était le dernier de ses soucis. Elle voulait juste le sentir. Ne pas se retrouver seule.

« Tu n'es qu'un crétin Sebastian »
lacha elle entre deux sanglots. « Un idiot... qui ne comprends rien a rien. »

Sa tête se mit a doucement taper sur son torse en rythme comme si elle voulait faire entrer ses paroles dans sa chaire. Ses mains s'accrochaient au tissus de sa veste pour passer dans son dos, s'approcher encore un peu. Juste.. pour s'apaiser. Pour sentir son veston contre sa joue, son odeur agréable. Pour calmer ses larmes, si c'était possible. Les mains crispées agrippées a lui.

« Ne me refait jamais un coup pareil... Jamais tu entends ? »


« Un coup pareil » ? Savait il seulement a quoi elle faisait allusion ? Savait il seulement a quel point c'était douloureux. A quel point ca faisait mal de voir une personne qu'on aimait vous laisser pour compte. Vous abandonner sans un regard... Étais ce qu'il avait fait ? Non, bien sur que non. Mais c'était comme ca qu'elle l'avait vécu. Comme ca qu'elle l'avait ressenti.
Et si elle lui faisait un coup pareil, est ce que ca lui ferait quelque chose ? Est ce qu'il s'en rendrait seulement compte ? Non probablement pas. Il resterait fidèle a lui même, heureux pour elle sans avoir la moindre idée de ce qu'elle pouvait ressentir pour lui. Parce que c'était bien ça non ? C'était... plus. Plus que de l'amitié, sans aucun doute. Mais lui ? Non, il ne la verrait jamais autrement. Jamais que comme son amie, celle avec qui il pouvait parler de mondes divins, de dieux, de créatures mythique. Elle ne resterait que Louise, ce serait tout. Est ce que ce serait suffisant ? Sûrement pas. Le poids de cette écrasante vérité vint s'ajouter aux autres, plus lourde que jamais.

Pourtant, Louise ne s'en formalisa pas et resta là, immobile. Se calmant peu a peu, séchant ses larmes et retrouvant une respiration a peu prés normale. Toujours le visage vers le sol, sans assumer. Sans...

« Ne me laisse plus... »


Ca n'avait été qu'un murmure a nouveau, une prière presque. Qu'elle aurait aimé gardé pour elle et qui, pourtant, avait finit par franchir ses lèvres. Peut être au fond que c'était ca ce qu'elle lui reprochait. De l'avoir laissée. Mise de coté. Abandonnée en quelque sorte. Oui. Si. Il avait une forme de devoir envers elle. Une obligation, une nécessité forcée par l'amitié. Être là. Présent quand on avait besoin de lui. Elle était certainement en partie responsable oui, mais lui aussi. Alors elle le mettait en garde. S'assurait qu'il serait là, qu'il ne manquerai plus a l'appel.

Lentement, Louise se détacha de lui et lui fit un pauvre sourire, avant de passer les mains sur ses yeux pour les sécher, ou au moins tenter de le faire, avant de se moucher avec un petit bruit de trompette. Elle se sentait terriblement épuisée, mais d'une certaine façon, heureuse. Pour un peu, elle se serait endormie sur place. Pourtant, après avoir ramasser son chapeau, elle resta quelques instants, les bras ballants, avant de jeter un regard timide au gardien du sommeil.

« Tu... veux manger une crêpe ? »
Proposa elle finalement au bout de quelques instants. « J'en ai vue une pas loin et... Ca pourrait nous faire du bien. » Avec beaucoup, beaucoup de nutella. « On pourrait en profiter pour... discuter, rattraper le temps perdu. » Il y eut une petite pause. "Je ne savais pas que tu pouvais parler par exemple..."

Elle avait vue une crêperie assez calme du coté des tardis rouges, et l'envie d'y faire un tour la prenait brusquement. Et c'est avec beaucoup d’hésitation, de timidité... Elle lui tendit la main, l'invitant silencieusement a glisser se doigts contre les siens. C'était... Comme un nouveau départ d'une certaine façon.



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Sebastian Dust


« Nous tendons vers toi
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________________________________________ Dim 16 Oct 2016 - 0:32






Keep your eyes on the stars

« ... And your feet on the ground. »


Il n’aurait jamais pensé pouvoir la serrer à nouveau dans ses bras. Sebastian se rappelait l’étrange sensation de manque qui l’avait pris alors qu’ils se trouvaient dans l’au-delà, ce poids en apprenant que l’âme de Louise s’apprêtait à rejoindre le monde des morts et qu’il ne pouvait rien y faire ; la satisfaction quand il avait pu la retrouver. Le plaisir de sentir sa main dans la sienne. La peur en se rendant compte qu’elle n’avait elle-même pas conscience d’être morte. Et puis son retour, parmi eux, parmi les vivants. Avec lui. Sans lui. Le gardien n’avait jamais eu autant envie de la prendre par les épaules pour l’attirer contre lui… Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à se rendre compte à quel point son odeur et sa présence lui avaient manqué. Comment une proximité naturelle avait-elle pu devenir si compliquée ? Comment un contact simple pouvait-il se révéler atrocement complexe ? Pourquoi est-ce que la voir pleurer faisait fondre son cœur et bordait ses yeux de ces mêmes larmes. Retenues. Empêchées. La rougeur singulière de son regard et la salive qu’il peina à avaler, se contentant de hocher la tête à toutes ses paroles. A toutes ses phrases. A toutes ses réprimandes. Déposant finalement son menton sur son crâne en fermant les yeux.

Enfin.

Enfin Louise lui permettait de retrouver sa présence. Enfin elle se laissait aller dans ses bras comme les premiers jours. Enfin il pouvait doucement la tenir contre lui et même la bercer malgré tout. Un léger mouvement, lent, à peine perceptible mais tellement rassurant quand on connaissait Sebastian. Il n’observait même pas le sable voletant autour d’eux, regard clos, à l’écoute de son souffle rapide et de ses sanglots douloureux. Une main rassurante sur son visage, toujours, contre laquelle elle s’appuyait dans une chaleur tendre. Le simple contact. L’étreinte qui se prolongeait. Le battement ininterrompu de son cœur près du sien, tapant dans ses veines toute l’angoisse et l’inquiétude qu’il avait pu éprouver. Lui qui avait l’air si calme et posé, tandis qu’une tempête se jouait derrière ses yeux. Il détestait voir la jeune femme pleurer, c’était la chose la plus triste qu’il ait jamais eu à affronter ; mais aussi la plus rassurante dans cette situation.

« Ne me refait jamais un coup pareil... Jamais tu entends ? »

Un coup pareil ? Quel coup ? Celui de débarquer d’un coup et de l’affronter ? De venir la chercher en paniquant ? Ou bien de lui parler ? Non, elle ne se formaliserait pas de ça. Pas son genre. Pas du tout sa manière d’être ou de faire. En fait, rien ne correspondait à ce qu’ils avaient pu être ou pu faire jusqu’à présent. Sab l’avait pourtant déjà tenue dans ses bras. Déjà remonté le moral. Déjà supporté ses larmes, mais il n’avait jamais été le responsable de cet état qu’elle affichait ; il avait fait quelque chose de mal et il peinait à le comprendre. A l’accepter. Lui qui n’était que tranquillité et bienveillance prenait la place du mauvais objet sans savoir exactement comment s’en défaire. Une chose était sûre cependant, il ne pouvait pas l’abandonner elle. Il ne pouvait pas se résoudre à continuer sans sa présence à ses côtés. Elle lui avait tellement manqué, le gardien s’en rendait compte à présent. A quel point son contact lui manquait. A quel point sa voix lui manquait. A quel point ses reproches et ses paroles étaient importants pour lui. Louise s’était tranquillement installé une place de choix dans son quotidien, la retirer lui avait donné l’impression qu’on lui arrachait une partie de son être.

Il avait tant de choses à lui dire. Des mots au bord des lèvres qui ne le trahirent pourtant pas, attendant dans le silence de cet espace clos qu’elle se calme. Qu’elle atténue ses larmes enfin. Le bercement de la foule en arrière plan. Le brouhaha amenuisé. La lumière faible. L’intimité provoquée et qui, pour une fois, ne semblait déranger ni l’un ni l’autre. Sebastian calma son souffle peu à peu, les yeux humides, sa main caressant tendrement les cheveux de Louise comme on le ferait d’un enfant en chagrin. C’était un peu ça au fond, un pansement à mettre et à comprendre. Attendre que les choses s’améliorent. Agir, parfois, pour panser des plaies plus profondes que ce qu’elles donnaient l’air. S’il ne savait pas toujours sur quel pied danser, cette fois, il comprit la leçon à son second aveu. La laisser. L’abandonner. Avait-il réellement… ? Comment est-ce qu’il… ? Etait-ce… ?

Le visage de Hope s’imposa à son esprit comme d’une évidence. La dernière fois. La dernière altercation en sa présence. L’arrivée de la rousse, une explosion dans leur existence, et puis le sms de Jack qui avait changé beaucoup de choses. Le baiser, aussi, au retour de l’au-delà ; une punition qu’elle avait voulu infliger à Judah et qui lui était revenu dessus. Sa façon de lui sauter dessus, de le harceler, de prendre et de diffuser des photos ensemble. Cette gêne qu’il avait éprouvée quand son numéro s’était affichée devant Louise. Son départ précipité, puis l’audace avec laquelle Hope lui avait proposé un marché : faire croire à leur couple en échange de son aide pour récupérer la jeune femme. Sab n’avait pas compris la première fois, mais à présent il commençait à entrevoir l’évidence. La réalité. Se rappeler les sentiments qui l’avaient submergé quand il s’était rendu compte qu’elle était en vie aux côtés du jeune Hades ; du halètement angoissé qui l’avait prit quand on lui avait dit qu’elle était morte. Louise. Juste, Louise. Simple et douce Louise. Fugace et féroce Louise. Curieuse et intelligente Louise. Elle avait vécu chez lui quelques temps et aujourd’hui…

… Aujourd’hui il resserra l’étau de ses bras autour d’elle, comme pour la garder davantage. S’excuser en silence. Accompagner en douceur cette grande inspiration qu’il prit, déglutissant difficilement. Mettre sa promesse silencieuse à exécution. S’excuser d’avoir prit tout ce temps. S’excuser de l’avoir blessée. S’excuser de l’avoir poussée à pleurer, encore, en sa présence. S’excuser d’être un grande imbécile aveugle, même si ça il se garda bien de le commenter. Il la libéra cependant, la trouvant absolument adorable avec son mouchoir et son chapeau dans sa main. Sebastian accueilli d’ailleurs la proposition avec un sourire soulagé, hochant vivement la tête.

« Tu... veux manger une crêpe ? J'en ai vue une pas loin et... ça pourrait nous faire du bien. On pourrait en profiter pour... discuter, rattraper le temps perdu… »

Avait-elle la moindre idée d’à quel point elle avait raison ? Et puis, cela paraissait tellement simple mais si évident. Si limpide. Si clair : une crêpe, une table et des chaises, le retour à quelque chose de parfaitement normal quand tout le reste vous échappe.

« ... Je ne savais pas que tu pouvais parler par exemple… »

Le marchand de sable ouvrit la bouche, gêné, se passant une main dans les cheveux. Elle l’ignorait, bien sûr. Il n’avait pas ouvert la bouche beaucoup cette année, une fois en face de Phobos avant que celui-ci ne le tue et… Une fois devant Elijah avant qu’il ne l’envoie au palais des songes. Parfois il passait des mois entiers sans ouvrir la bouche, parfois des siècles ; il ignorait même si Jack était au courant qu’il possédait des cordes vocales et la capacité d’émettre des sons autres que ceux de clochettes qu’on agite. La pensée vers son amie disparue bien vite de son esprit quand il découvrit la main tendue de Louise face à lui : elle lui faisait de nouveau confiance ? Elle le tolérait de nouveau dans sa vie ? Elle… il ne pensait pas rencontrer un jour une personne avec des méthodes aussi simples que les siennes. Lui d’ordinaire n’était pas gêné de cela, même s’il était extrêmement rancunier il était du genre à très vite accorder sa confiance ; aussi se saisit-il de ses doigts pour y entrelacer les siens. Fermement. Mais avec douceur tout de même.

La foule ne lui avait pas manquée. Ô non, jamais. Pourtant aux côtés de la jeune femme il avait l’impression que rien ne pouvait vraiment lui arrivait. Elle se déplaçait avec aisance, semblant prendre volontairement les allées les moins peuplées pour permettre leur progression ; ils croisèrent encore des gens revêtus de cette immense imperméable crème, ou encore muni d’un chapeau rouge à pompon, et la plupart des filles abordaient des robes bleues à l’effigie d’une cabine de police. Sab ne connaissait pas vraiment la série d’où tout semblait tiré, mais ça avait l’air rudement intéressant finalement. Assez haut en couleur pour les entendre parler de « tournevis sonique » sans que personne ne soit choqué. Il esquissa un sourire avant de vite reporter son attention sur son… Amie ? Oui, son amie. Enfin, c’est ce qu’elle lui permettrait sans doute quand elle lui aurait complètement pardonné.

Ils trouvèrent aisément le stand des crêpes, faisant la queue parmi les différentes personnes. Lui qui ne savait pas vraiment comment l’aborder fut surpris de voir qu’elle prenait son courage à deux mains et se décidait à lui parler. Sebastian lui répondit par des gestes, ayant retenu la leçon à propos de ses pouvoirs à l’extérieur de Storybrooke ; les premières réponses furent hésitantes, mais rapidement ils retrouvèrent cet entrain qui les caractérisaient tant. Il lui offrit les crêpes, insistant malgré son mécontentement, et ils trouvèrent un endroit tranquille où s’asseoir pour les déguster : autour d’une petite table, à l’écart. Ils auraient du moins pu si des gens ne s’étaient pas mis à s’approcher, curieux, avant de repartir rapidement. Les premiers. Puis de plus en plus au point que même Sab commença à le remarquer.

Quand l’un d’eux vint leur demander une photographie, il commença carrément à s’inquiéter, lançant des regards interrogatifs à Louise. Qu’est-ce qu’il se passait là ?! Louise secoua la tête en haussant les épaules, levant les paumes vers le ciel en signe d’incompréhension. Fort heureusement, ce fut le seul avant qu’ils ne décident de s’éclipser discrètement de là ; Sab commençait à se sentir particulièrement mal à l’aise. Il s’excusa du regard auprès de son amie, laquelle sembla lui assurer qu’elle pouvait bien se passer un peu de la convention ; après tout, c’était Jack qui avait payé son billet. Se levant pour lui emboiter le pas, ils remontèrent les allées d’où ils étaient venus pour finir par trouver une sortie et suivre les visiteurs qui l’empruntait. L’air frais lui coupa le souffle tant il lui avait manqué, la chaleur du bâtiment ayant presque fini par lui faire tourner la tête. Il se retourna pour observer le grand dôme, plissant le regard alors que le soleil commençait à décliner sur la ville.

En avançant pour s’éloigner, il croisa Riley en train de fumer tranquillement à l’extérieur avec une autre personne. Elle le reconnu et lui fit signe, ce à quoi le gardien répondit d’un geste de la main ; la jeune femme lui désigna Louise avec un air interrogatif et il hocha la tête. Aussitôt elle leva les deux bras en signe de victoire, amusée de le voir détourner les yeux, gêné ! Il déglutit, passant une main sur sa nuque, et secoua ensuite le menton pour chasser les doutes de Louise. Ce n’était absolument pas le moment de gâcher la possibilité de l’avoir retrouvée. Au contraire, il raffermi sa prise dans sa main et posa un regard doux sur elle. Déjàs on souffle commençait à se ralentir même s’il gardait des pulsations rapides dues à il ne savait trop quoi. Sans doute la chaleur, puisqu’il avait les joues un peu rouges en la regardant. Le petit vent frais était supportable néanmoins, s’éloignant en sa compagnie. Osait-il lui-même y croire ? Le concevoir ? L’avoir à ses côtés, comme ça ? Comme…

Tu veux qu’on aille se promener un peu ? Proposa-t-il dans quelques gestes. Lui était épuisé par le trajet et le stress engendré, mais il refusait de l’abandonner trop tôt. De laisser son corps prendre le pas sur le reste alors qu’ils avançaient sur les trottoirs encore suffisamment calmes. Loin du bain de foule. Loin des voitures lorsqu’ils se mirent à longer des grilles noires qui donnaient sur un parc. Sebastian pencha la tête sur le côté en découvrant soudain une entrée décorée indiquant « Central Parc » ainsi qu’un numéro ; s’agissait-il du grand parc de New-York ? Un coup d’œil à Louise, un sourire doux et ils s’engagèrent dans l’allée. Il la laissa parler, ne se lassant absolument pas de l’écouter lui raconter une conférence à laquelle elle avait assisté le matin même. Il ne comprenait pas tout mais la passion qu’elle mettait dans ses mots était telle qu’il se laissa tranquillement bercé en riant. Cette femme avait le don de vous rendre vivant n’importe quel discours !

Il s’arrêta un instant près d’un vendeur ambulant pour lui acheter deux boissons chaudes, tendant la sienne à Louise en espérant qu’elle parviendrait à se réchauffer un peu. L’automne qui s’installait, emportant avec lui les dernières lueurs de l’été, avait considérablement rafraichi l’air. Le gardien apprécia cependant le décor en train de se fondre dans des tons chaleureux et s’arrêta même à proximité d’un groupe d’enfants en train de sauter à pieds joints dans des tas de feuilles mortes pour en mettre partout. Ils riaient aux éclats, apportant un baume au cœur appréciable. Sab ne se rendit pas tout de suite compte qu’il s’était arrêté et ce fut le petit geste de louise qui le tira de ses pensées : quand elle passa son bras autour du sien. Il baissa les yeux dans sa direction, haussant un sourcil amusé avant de venir lui pincer gentiment le nez. Geste tendre. Instinctif. Audacieux.

Ils continuèrent d'avancer tranquillement dans l'allée, partagés entre les souvenirs et la réalité, la gêne et la spontanéité. Retrouver Louise n'était pas une mince affaire ; combattre le malaise non plus. Jusqu’à un petit croisement d’où s’échappait une musique vieillotte mais enjouée. Devant eux apparu la silhouette d’un manège, un carrousel pour être plus précis. Il avait l’air un peu ancien, vintage, avec des animaux pour montures et quelques bambins le faisant fonctionner. Sebastian ignorait qu’il y avait un tel manège dans le parc ! Un coup d’œil leur suffit pour se mettre d’accord et il lui tendit la main. L'invitant. Lui proposant. Elle marqua une pause, une hésitation.

Et puis un sourire quand elle se décida a prendre sa main. Un autre regard pour s’assurer qu’ils pouvaient se le permettre et un dernier quand ils prirent place sur deux chevaux à la peinture passée sous la nuit approchant. Déclinante. Les lumières s’installèrent dans le carrousel, les plongeant au cœur d’une ambiance digne de la fin de siècle précédent. Cela l’amusa, tentant de ne pas perdre l’équilibre sous la vitesse du manège, la poussant même un peu en retour pour la déséquilibrer. Il avait l’impression de voir le monde tourner à toute allure, s’effacer peu à peu pour ne laisser qu’une tendre réalité ; flouter le reste pour se concentrer sur l’essentiel. Prendre le temps d’apprécier ces quelques minutes hors d’atteinte, de voir les hauts buildings éclairés filer tandis que restaient les vieilles montures qui montaient et descendaient sous la musique bon enfant.

Le gardien tourna la tête, ses yeux rieurs rencontrant à nouveau ceux de la chapelière agrippée à la bride en cuir. Il lui sourit, incapable de ne pas le faire. Incapable de détourner son attention même quelques secondes de sa bouche en train de faire de même. Elle avait l'air... A la fois triste et rassurée. Doucereuse. Mélancolique. Mais bien là. Il fut incapable de comprendre pourquoi cet instant lui semblait terriblement important. Fatalement. Inéluctablement.

Sab aurait voulu que le manège n’arrête jamais de tourner.


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Maybe life has broken you
BUT IT CAN NEVER DESTROY YOU
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Louise Hollen


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________________________________________ Dim 6 Nov 2016 - 23:48


Keep your eyes on the stars

Louise & Sebastian

Sortir prendre l'air. La balade lui avait fait du bien. Quitter la chaleur un peu lourde de la convention pour retrouver le vent frais de l'extérieur. Par reflexe, elle avait resserrer son manteau contre elle, rentré la tête dans les épaules pour simplement marcher a ses cotés. Le voir ici, dans cet endroit était une aberration. Quelque chose qui n'aurait jamais du arrivé et qui pourtant avait eut lieu. Elle ne savait pas... quoi faire a vrai dire, comment réagir. Elle avait agit comme une gamine égoiste non ?

Peut-être peut-être, mais ce n'était pas ce à quoi elle pensait pour l'instant. Elle voulait simplement profiter de l'instant, profiter de ce moment de calme et de paix qu'elle  ressentait.  Profiter de Sebastian qu'elle avait l'impression de retrouver un peu. Ils se promenèrent dans le parc pendant un moment, elle, parlant, remplissant les vides de la discussion, et lui se contentant d'écouter comme toujours. Leurs gestes étaient plus intime d'une certaine façon, d'une manière qu'elle n'avait jamais expérimenté auparavant. Ils étaient proches, c'était un peu effrayant et en même temps terriblement tentant.

Au final, Sébastian l'invita sur le carrousel, un jeu d'enfant, deux gamins qui s'apprêtaient à monter. Elle le suivi, aussi surprise par son acceptation que la facilité avec laquelle elle monta sur le cheval de bois. Ce fut magique, comme un moment hors du temps. Pourtant, il fallut bien en descendre lorsqu'il s'arrêta de tourner. Retourner a la réalité, reprendre pieds. Louise sauta à terre, tourna sur elle-même pour finir par s'arrêter face au gardien. Elle lui fit un sourire, honnête, avant de reculer de quelque pars, les bras dans le dos. Ils se mirent en marche, d'un pas tranquille pour profiter de la douceur de cette soirée. Elle ne voulait pas rentrer, ne voulait pas se séparer de lui, mais il allait bien falloir finir par y arriver. Mais pas maintenant. Pas tout de suite. Ils reprirent promenade dans l'allée pendant un moment, silencieux tous les deux. Elle ne savait plus que dire, ne savait plus quoi raconter. Au final, elle leva les yeux vers lui d'un air un peu timide, les mains toujours dans le dos.

« Je n'ai pas eu l'occasion de te remercier correctement pour … pour m'avoir sauvé la dernière fois, dans l'autre monde. Je veux dire, tu as pris des risques énormes, tu n'étais pas obligé. »

Elle soupira, sans vraiment savoir quoi ajouter de plus. Comment remercier quelqu'un qui avait risqué sa vie pour venir vous sauver, surtout quand juste après vous lui aviez plus adressé la parole ? Louise c'était arrêté, avant de jeter un regard au gardien.

« Tu n'aurais pas dû prendre des risques comme ça, tu te mets en danger pour moi et même si c'est gentil, je ne veux pas que ça arrive. Je n'ai pas envie d'un jour, à cause d'une de mes nouvelles bêtises, tu sois à nouveau en danger. Cette fois-ci, on s'en est bien tiré mais la prochaine fois peut-être que ce ne sera pas le cas... »

Et puis, elle lui raconta ce qui lui était arrivé à elle. Le château qui avait changé selon sa volonté ou presque, elle lui parla un peu d'Hadès, du petit garçon.  Et puis  elle hésita, avant d'aborder le sujet d'Hypérion.  Du fait qu'elle était morte, qu'il l'avait mise contre un arbre pour la faire revenir, qu'elle avait vu  petit Hermès... Qu'il l'avait renvoyé prés d'eux. Elle sentait encore les coups qu'elle avait sentit dans son cœur.

« Encore un peu, et je pourrais avoir rencontré tous les dieux ! »
Déclara-t-elle en souriant.

Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlé comme ça, qu'ils ne s'étaient pas raconté leurs aventures respectives. C'était comme un rendez-vous manqué, qu'elle se devait de rattraper. Puis ce fut au tour du gardien de lui expliqué ce qui lui était arrivé, de lui raconter. Louise déglutit, un instant, silencieuse. Elle ne savait pas comment prendre la nouvelle, comment admettre que Sébastian allait vivre éternellement en temps que...Que autre chose. Elle et lui fit un sourire rassurant, en se tournant vers lui.

« Félicitations ! Tu vas devenir quelqu'un de très important ! Enfin, je ne veux pas dire que tu ne l'es pas ! C'est juste que tu vas le devenir au niveau divin, mais tu es déja important en temps que gardien ! »
Excellente question. Il était déjà important pour elle, mais qu'il le devienne au niveau universel, c'était... un peu étrange.

La princesse soupira, se passe une main dans les cheveux pour masquer sa gêne. Elle eut un petit rire, avant de reprendre.

«  Désolée, je ne sais pas trop comment réagir, mais c'est bien pour toi ! »


La jeune femme ramena ses mains l'une contre l'autre, soufflant dessus pour tenter de les réchauffer un peu. Non, elle n'y avait jamais réfléchit. C'était comme avec Diane et Phoebus, juste se dire qu'un jour elle vieillirai et qu'eux, que lui continueraient leurs vies comme ca. C'était.. elle n'y avait jamais pensé comme ca en fait, n'y avait jamais réellement accordé d'importance parce que.. c'était la vie non ? Et maintenant, maintenant, ca lui faisait... bah c'était différent. Parce que... Peut être parce que c'était Sab. Que c'était son ami et qu'elle tenait a lui d'une manière différente. 

« C'est comme si tu avais eut une promotion ! »


Louise se remit a ses cotés avec un rire, et ils reprirent leur chemin, sous les étoiles. Sortir du parc pour naviguer dans les rues. Plonger dans une ruelle pour éviter le monde, le bruit. Avancer parmi les flaques de lumières dispensées par les lampadaires. Ils s’arrêtèrent un moment près d'une fontaine pour écouter, pendant quelques instants, un chanteur de rue qui, armé de sa guitare, essayait d’égayer la nuit. Ils finirent par s'éloigner jusqu'à se faire presque sauter dessus par un vendeur de roses qui en agita un bouquet sous le nez de Sebastian. D'un geste rapide, Louise lui attrapa la main et l’entraîna derrière elle, faisant barrage au vendeur pour finir par s'éloigner dans les rues en slalomant entre les quelques passants. Elle s’arrêta un peu plus loin avant de jeter un coup d'oeil au gardien pour finir par exploser d'un rire cristallin qui résonna dans la rue silencieuse.

« Je suis désolée mais... Mais tu as tiré une tête quand il est apparu comme ca... c'était magique ! »
fit elle en riant, tout en essayant de se contrôler, les joues roses et les yeux brillants. Vraiment, ca avait été tellement... Drole !

A nouveau, elle l’entraîna dans les rues, sans lâcher sa main pour autant. Sentir le contact de sa peau avait quelque chose de... d'agréable, qui la réchauffait. C'était rassurant. Ils avancèrent un moment en silence, jusqu'à ce que Louise ne l’entraîne vers un hôtel particulier ou Jack lui avait loué une chambre. Ce ne fut que lorsqu'elle eut appuyé sur le bouton d'appel de l’ascenseur qu'elle lâcha doucement la main du gardien, laissant ses doigts se relâcher doucement pour sentir sa paume glisser et s'éloigner. Elle ne voulait pas qu'il croie qu'elle veuille l’entraîner dans sa chambre quand même !

Ils montèrent dans la cabine, toujours avec ce silence, et cette sorte de tension qui s'installait peut a peu entre eux... furtivement, Louise lui envoya des regards. Capter son profil. Sa haute silhouette. Ses yeux claires perdus dans le vide comme si il était dans un autre monde, et ses taches de rousseurs qui parsemaient son visage. Il tourna un instant les yeux vers elle, lui faisant brusquement détourner le regard pour se fixer sur un point juste devant elle, les joues rouges. Elle n'avait aucune idée de comment s'en sortir. Toutes les phrases qui passaient par sa tête lui paressaient idiotes, vides de sens. Stupide. Idiote, un peu comme elle en ce moments. Louise soupira, s'engagea dans le couloir avant de s’arrêter devant la porte de sa chambre, sa clef magnétique en main. Puis elle se tourna vers Sebastian en se raclant la gorge. Bon sang ce que c'était gênant.

« Je.. hum, merci de m'avoir raccompagné, j'ai passé une excellente soirée. Et puis j'ai entendu ta voix pour la première fois ! »
ajouta elle avec un rire, avant que son regard ne dévie un instant, faisant une petite moue avant de revenir vers le gardien. « Et merci d'être venu. »

Une pause.

« Ca m'a fait vraiment plaisir de te revoir. Que... tout redevienne comme avant. »
reprit elle avec un sourire. « Vraiment. »

Peut être ne se rendait il pas compte d'a quel point cette amitié lui était précieuse. D’à quel point sa présence dans sa vie était importante désormais. Non, il n'en avait aucune idée. Doucement, elle s’avança vers lui et posa une main sur son épaule pour s'aider a se mettre sur la pointe des pieds, pour finir par déposer un bisou sur sa joue.


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Sebastian Dust


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________________________________________ Ven 16 Déc 2016 - 14:05






Keep your eyes on the stars

« ... And your feet on the ground. »


Des bêtises, il y en aurait d’autres. Toujours d’autres, incessamment, tant qu’ils continueraient à vivre à Storybrooke. Tant qu’ils connaîtraient des dieux et autres êtres particuliers liés à cet univers. Tant qu’ils accepteraient de partir dans l’inconnu sans avoir la garantie d’un retour en toute sécurité… Il y aurait des bêtises. Affronter le monde des morts était une bêtise. Se retrouver sur la Lune était une bêtise. Parcourir la Grande Vallée était une bêtise. Ecouter Jack aussi, en un sens, même si de ces apparentes erreurs se révélait quelque chose d’encore plus incroyable encore. Sans oser prendre les transports en communs, aurait-il seulement pu retrouver le contact doux de Louise ? Sans affronter sa peur de la foule, aurait-il pu la serrer de nouveau dans ses bras ? Sans Hope pour le pousser à aller vers elle, serait-il en sa compagnie malgré l’heure tardive et la situation si singulière ? S’il n’y avait pas, de temps en temps, un manquement au règlement plus rien n’existerait. Plus rien n’aurait de sens. Au fond, la vie commençait vraiment là où les frontières s’arrêtaient.

Ils marchaient désormais dans les sentiers bordés de grands buildings illuminés, parcourant tranquillement le parc comme s’ils y avaient toujours été. La retrouver, l’écouter raconter et parler sur le même ton que ces échanges et ces leçons qu’elle lui avait accordés précédemment. Il y avait des choses à dire et à révéler, des oubliés dans un coin et des petits détails qui pouvaient avoir toute leur importance ; des gestes pour s’exprimer, des paroles pour combler et des images pour appuyer. Un échange. Un partage. Des yeux qui brillent et puis, l’air soudain un peu attristé. Furtif et bien présent. Passé. Un sourire de nouveau sur le visage de Louise mais lui n’était pas dupe. Penchant la tête sur le côté, Sebastian se demanda en quoi ce qu’il allait devenir pouvait être important au niveau… « divin ». C’était un futur possible. Un devenir probable. Mais elle n’avait pas vu la suite. Elle n’avait pas compris qu’il était voué à mourir, sans doute, cette fois-là. Le jour où le palais des songes et le monde des morts seraient détruits… Alors en attendant, pourquoi se priver d’exister pour ce qu’il était vraiment ?

« Désolée, je ne sais pas trop comment réagir, mais c'est bien pour toi ! »

Il secoua la tête gentiment pour montrer que cela ne l’avait pas vexé. Au contraire, c’était même plutôt inquiétant de la voir soudain nerveuse. Mal à l’aise. Peut-être auraient-ils du avoir cette conversation bien plus tôt ? Partager cette expérience au retour même ? Ah oui, ils n’avaient pas pu car Hope l’avait embrassé devant tout le monde et que Louise était partie très rapidement après… Mieux vaut tard que jamais. Le gardien baissa les yeux vers ses mains en train de se refroidir, se mordant l’intérieur de la joue de ne même pas avoir prit de veste pour la lui proposer. Lui ne ressentait pas spécialement les écarts de températures, mais il n’en était pas de même pour tout le monde ; le monde faisait bien de lui rappeler la liste de ses priorités… Tout comme ce vendeur ambulant qui leur sauta littéralement dessus au tournant d’une rue ! Sab fit un écart sur le trottoir pour s’en éloigner, livide face à l’agresseur, et pouvant compter sur son amie pour le tirer de ce mauvais pas : elle l’entraîna à travers la foule des derniers passants pour mettre le plus de distance entre les fleurs et eux. Riche idée. Judicieuse réaction.

Ses doigts glissés dans les siens, promesse d’un bonheur tranquille, ils marchaient à la simple lueur des lampadaires sans faire attention à l’heure ou au jour qu’il était. La fin de la promenade approchait. La conclusion de cette étrange journée. Un lendemain à venir avec l’espoir que tout continuerait sur cette lancée. Peut-être un nouveau départ ? Des excuses suffisantes pour raccorder cette confiance entre eux, effilochées au fil des non-dits et des impressions ? Rafistoler. Accrocher. Recoudre et puis s’en satisfaire. Louise était en sécurité. Louise était à ses côtés et ça avait quelque chose de profondément rassurant. Chaleureux. Aussi agréable, comme un train qu’on rattrape en marche pour continuer le voyage. Ils étaient amis ou peut-être autre chose, mais dans tous les cas il ne voulait plus la perdre comme ces derniers temps.

L’ascenseur exiguë. Le silence entrecoupé de quelques sourires mal à l’aise. Gênés. Il aurait cru la laisser au bas de son hôtel mais finalement il était monté, la laissant rompre le contact de leurs mains en se rappelant qu’il ne l’avait toujours pas lâchée. Un petit air mutin sous ses joues rouges trahissait la gène de Louise pourtant il ne chercha pas à détourner les yeux de celle qu’il regardait. Trop longtemps sans pouvoir l’observer. Trop longtemps sans pouvoir la contempler comme on le ferait d’une chose très précieuse… Etrangement, ce grand rêveur était capable de la dévisager des heures durant sans en éprouver de lassitude. A quoi était-ce dû ? Il l’ignorait. Complètement. Une chaleur tranquille enveloppait son cœur quand les portes se rouvrirent, rapidement chassées par la désagréable sensation que tout touchait finalement à son terme. Aller, ça irait. Ca continuerait. Il fallait parfois redescendre du nuage où il se perchait et retrouver la terre ferme. Si elle se trouvait à l’arrivée, le sacrifice en valait sans doute la peine.

« Je.. hum, merci de m'avoir raccompagné, j'ai passé une excellente soirée. Et puis j'ai entendu ta voix pour la première fois !  » Il passa une main dans ses cheveux, démasqué. « Et merci d'être venu. »

Sebastian s’était fait avoir, en beauté. Manipuler par Jack et ne manquerait pas de lui en faire la réflexion. Mené par le bout du nez comme le benêt qu’il était à ses heures… Mais il ne put s’empêcher un doux sourire. Si ça lui avait fait plaisir, alors il ne regrettait pas d’avoir été l’idiot du village pour quelques heures. Ils étaient proches, une distance respectable toujours et pourtant à portée de bras. A portée de main. A portée de tout ce qui pouvait être envisageable dans d’autres esprits que le leur. Il buvait ses paroles, les écoutait grimper à son oreille et serpenter jusqu’à un nid douillet de souvenirs. Ses grands yeux sincères. Ses lèvres rougies à force d’être mordillées. Ses cheveux lui tombant autour du visage, un peu malmenés par la foule et la rendant encore plus adorable qu’elle ne l’était déjà.

Lui faire un câlin aurait été osé et sans doute déplacé, même après les doux moments qui venaient de balayer les souvenirs maussades. Il n’était pas malpoli ni ne manquait de manières, respectueux au point de simplement la raccompagner pour s’assurer qu’elle rentrait tranquillement. Une histoire d’adolescents dans des corps d’adultes. Alors pourquoi cette chaleur tournante ? Ressassant son estomac et enserrant sa poitrine à mesure qu’il réalisait que Louise allait disparaître derrière la porte. Pourquoi cette gorge sèche, difficile à déglutir, tandis que rien ne devrait l’inquiéter ? Pourquoi les fourmillements au bout de ses doigts ? Pourquoi l’impression pesante de manquer quelque chose et de peut-être le regretter par-dessus tout ?

« Ca m'a fait vraiment plaisir de te revoir. Que... tout redevienne comme avant. Vraiment. »

Comme avant ? Comme avant… Oui, c’était bien ça. Très bien. Agréable. Tendre. Elle fit un pas et il fut surpris de ne pas se figer, sachant pertinemment que le contact n’allait pas durer trop longtemps. Une main sur l’épaule. Des lèvres sur sa joue. Un sourire qui ne vient finalement pas alors que les secondes s’allongent. Sebastian tourna la tête vers elle. Surprise. Questionnement. Proximité dérangeante en temps ordinaires… Il croisa son regard près de son visage. S’y plongeant. S’y perdant. Son souffle frôla le sien. D’autres secondes immobiles. Le temps qui file. L’occasion qui se manque. Ou presque, alors que sa main vient rejoindre la joue de la jeune femme. Toucher. Caresser. Oser, sa bouche s’approchant alors de ses lèvres pour y apposer un baiser aussi tendre qu’ingénu.

Inédit.

Un instant il cru qu’elle allait le frapper, esquissé la possibilité qu’elle le repousse de toutes ses forces. Mais Louise n’en fit rien, absolument rien. Comme si ce moment intime n’était réservé qu’à eux, personne ne les interrompit non plus. Personne ne les surpris. Personne pour se faire témoin quand il recula un instant son visage, prêt à s’excuser de son audace, rattrapé in extremis par un autre baiser de réponse. D’attention. De passion aussi tendre que douce. Sa main libre remonta lentement vers sa joue pour enlacer sa figure. Son pouce caressa sa pommette et ils restèrent ainsi un temps infini. Etourdi. Hors de l’espace et de la réalité, juste une bulle incontrôlable qui leur accordait la tranquillité nécessaire. Un premier baiser. Et un tourbillon qui se dépêche de rattraper les minutes ainsi perdues.

Le rouge monta immédiatement aux joues du gardien quand il réalisa enfin leurs gestes. Honte ? Sûrement pas. Gène ? Evidente. Pourtant il osa un sourire face à son air sérieux et passa une main dans sa nuque. S’excuser serait la moindre des politesses, mais il n’avait aucune envie de s’excuser. Aucune envie de regretter ce qu’il venait de faire. De tenter. Des gestes pour remplacer les mots et un goût pour parer à toutes les questions. La chaleur de ses lèvres. La tendresse de sa peau. Le rythme de son cœur fouettant son torse si bien qu’il cru qu’elle allait l’entendre.

Il recula d’un bas, baissant les yeux.

« Bonne nuit, Louise. »


Fut tout ce qu’il parvint à écrire, intimidé. Son esprit lui criait des choses que son être entier ne parvenait pas à exprimer si simplement. Si purement qu’à l’état brut. Il venait de franchir une ligne qu’il n’aurait cru voir un jour. Retrouver. Rencontrer. Dans quelle situation la mettait-il ! Voilà qu’il l’embrassait sans son contentement ! Quel ami indigne ! Ami… Etaient-ils amis ? Vraiment amis ? Ou bien pouvait-il toucher de la main l’espoir infime qu’ils soient plus que ça ? Autre chose ? Autre part ? Sans nom. Sans caractéristiques. Sans différenciations. Juste elle et puis lui, c’était tout.

Ses quelques pas dans le couloir pour s’éloigner furent aussi douloureux que rapides, cherchant à mettre une terrible distance involontaire. La laisser tranquille. La laisser en paix. Et, aussi surprenant que cela, entendre soudain sa voix dans son dos :

« Tu as un endroit où dormir, ce soir ? » Fit Louise d’une voix un peu rauque.

Le gardien s’arrêta, se retournant avec un air surpris. Comment pouvait-elle penser à lui alors qu’il venait de bafouer la maigre promesse de se retrouver comme avant ? Comment pouvait-elle être si gentille après… Il devait s’excuser, mais il en était incapable. Il ne regrettait pas. Il ne regrettait rien d’autres que de ne pas avoir été capable de lui dire avant que tout ne dégénère. D’avouer que ces sentiments qui réchauffaient son cœur n’avaient rien de désintéressés, bien au contraire. Il ne connaissait plus ça. Il ne comprenait pas toujours ça. Son monde était fait d’enfants à l’âme innocente, pourtant il s’était révélé incapable de discerner l’amour de l’amitié.

L’amour… Vraiment ?

Il secoua la tête pour lui répondre en silence, se mordant la lèvre. C’est vrai qu’il était parti les mains vides et les poches dans le même état… Son argent liquide était passé dans les transports et son téléphone n’avait plus de batterie. Au pire, il dormirait sur les toits ? Loin du monde. Loin de la foule. Loin de tout pour retourner dans sa tête et dans tous les sens ce qu’il venait de faire. Elle eut un mouvement d’hésitation, tournant les yeux vers la porte de sa chambre désormais ouverte. Il la vit se tourner pour y entrer, s’immobiliser. Avancer puis reculer finalement. Ses joues rouges étaient vraiment adorables.

« Tu… Tu peux… Si tu veux… »

Ce n’était pas une invitation autre que de pure politesse, ils le savaient tous les deux. Jamais elle ne proposerait quoi que ce soit allant à l’encontre des bonnes mœurs. Jamais elle n’aurait l’audace malicieuse de prévoir tout cela. Ca le toucha de voir qu’elle s’inquiétait. De voir qu’elle ne lui en voulait peut-être pas. Et quand il se retrouva de nouveau à sa hauteur il du réfréner la violente envie de s’emparer à nouveau de sa bouche pour y goûter à nouveau ; elle avait un goût délicieux, une saveur unique qui provoquait des frissons électriques le long de tout son être. Rien que l’odeur de son parfum le rassurait et l’apaisait… Pourtant, avec toute la bienséance du monde, il referma la porte derrière lui et se tint immobile dans l’entrée. Triturant le bas de son pull violet comme un grand enfant pris en faute.

Mais en était-ce vraiment une… De faute ?


- FIN -


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