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٩(͡๏̯͡๏)۶ La Maison ☆ Evénement #101
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 The Sound of Silence ★ SandRunner

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Sebastian Dust


« Nous tendons vers toi
notre nez mouché,
et pas mouché »


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________________________________________ Jeu 1 Sep 2016 - 1:36






In restless dreams I walked alone

« People talking without speaking. People hearing without listening »


C’était l’étrange mélodie d’un cœur brisé. La bribe indescriptible d’une chaine ouverte et le flot incessant des regrets. Une sensation désagréable, étouffante et particulièrement malsaine, qui avait fini par lui faire ouvrir les yeux. Le plafond. La blancheur écarlate de l’obscurité alors que les volutes de sable se mouvaient dans une tranquillité étrangère. La faible lumière du réverbère de la rue traversait les persiennes, éclairant d’une myriade dorée la pièce plongée dans les ténèbres tamisées. Sebastian n’aimait pas le noir complet. Cela représentait bien trop peu d’espoir et de noirceur, alors que même au plus profond de l’ombre pouvait jaillir la lumière. Il l’avait appris et l’enseignait désormais, malgré lui, inconsciemment, involontairement. Ne jamais se laisser dévorer. Ne jamais se laisser envahir. Toujours parvenir à garder ses convictions même quand le Mal se mettait à vous ronger l’échine et réclamer sa pitance malheureuse. Pitch n’était pas parvenu à l’anéantir. Phobos n’avait pas réussi à les désunir malgré le trépas. Le monde des morts lui-même avait rendu les armes sur leurs âmes et ce que le gardien avait découvert dans le Palais des Songes dépassait ses idées les plus folles. Il ne savait pas ce que cela signifiait. Il ignorait complètement ce qu’il allait advenir. Mais il se raccrochait à l’espoir que tout ceci n’était pas dû au hasard et que le malin ne vaincrait jamais ; que l’Obscurité n’aurait qu’à bien se tenir, tant qu’il resterait un gardien pour la combattre.

Sab se redressa sur les coudes, la couverture glissant de son corps jusqu’au sol dans un bruit mat et étouffé. Il ne la ramassa pas de lui-même, laissant son pouvoir la relever et la plier soigneusement alors que lui éclairait une des lampes posées non loin. La clarté dans la nuit. Rien n’avait bougé dans la maison. Les livres étaient toujours soigneusement rangés sur leurs étagères ou entassés dans des coins et recoins ; les quelques bibelots et babioles trainaient ça et là comme si c’était leur place destinée. Feuilles, pinceaux, cahiers, tout un tas de petites choses à vous rendre un endroit vivant quand l’ordre imposait la désertion. A quoi servaient les règles si ce n’était pas pour les franchir ? On ne pouvait brider l’imagination ou la retenir, quoiqu’il advienne elle trouvait toujours un chemin où passer. Un endroit où s’infiltrer pour perpétuer sa tradition et ses nouveautés. Il le voyait tous les jours, encore surpris de ce qu’ils pouvaient rencontrer dans les esprits enfantins qui peuplaient le monde. C’était comme si les rêves étaient en mouvements perpétuels, une houle éternelle qui ne demandait qu’à être confrontée pour montrer de quoi elle était capable. Une imprévisibilité délicieuse qui le fit sourire malgré l’heure avancée.

Soigneusement, le gardien releva l’une de ses fenêtres pour faire entrer l’air frais de la nuit. Il était sorti, un peu, mais était rapidement rentré se reposer ; depuis que Louise ne lui adressait plus la parole, il ressentait un certain vide au creux de son être. Un peu comme lorsqu’il avait perdu Emily-Jane sur Terre, même s’il avait été plongé dans un très long sommeil pour pallier au conflit l’opposant à Noirceur. Une part de lui semblait s’être un peu éteinte sans que Sebastian ne comprenne exactement de quoi il retournait ; c’était à la fois violent et calme, doux et amer, mais dans tous les cas particulièrement douloureux. Difficile. Les évènements s’étaient enchainés si vite qu’elle était partie et lui… Lui était encore ici. A déglutir rien qu’à l’idée que tout ait changé. A ne pas savoir comment rattraper les choses. Il n’avait pas pour habitude qu’on le déteste ou qu’on le fuit, encore moins de la part d’une personne qu’il considérait comme chère. Pourtant c’était le cas. Il avait fait quelque chose de répréhensible qui l’avait blessée. La question était de savoir quoi ? Il soupira, chassant de son esprit les images de ses dernières larmes pour ne plus s’en souvenir. Garder les sourires. Garder les murmures. Garder sa main dans la sienne et fixer cette paume désormais vide.

Ou presque.

Car de légers cristaux sombres venaient de s’y rouler tranquillement en suivant la ligne de sa peau. Qu’est-ce que… Il fixa les grains noircis, reconnaissant rapidement de quoi il s’agissait. Des cauchemars. Une esquisse macabre de ce qui se faisait de pire. Le soupçon annonçant la présence malsaine de son alter-ego quelque part en ville. Les doigts tendus et la main à plat, il les laissa évoluer quelques instants avant que les volutes de sable doré ne se ruent sur les malheureux. S’envolant dans une tornade étincelante, ils ne firent bientôt plus qu’un et la noirceur disparut complètement de leur horizon. Entremêlés. Etouffés puis métamorphosés. Un nouveau départ. Un nouvel objectif, celui de protéger les songes de plus jeunes au lieu de les contaminer de leur poison infernal. Une scène courante quand on le connaissait, alors que Sab enjambait sa fenêtre pour plonger dans la nuit ; maintenant qu’il était réveillé, il n’allait pas rester sans rien faire. Le monde de la nuit était tout particulièrement son domaine. Un univers qu’il connaissait bien, bercé par la lueur des étoiles veillant sur eux depuis leur place chaude.

De toits en toits, le gardien des rêves s’installa sur une grande raie Manta en poudre d’or pour passer entre les jambes des dinosaures et autres créatures sorties tout droit de l’imagination des plus jeunes. Un sable doré, brillant, aveuglant par moment et pourtant si invisible aux yeux de la plupart des êtres humains. Le vestige d’une innocence perdue au fil des âges, la particularité même de l’enfance caractérisée en images et autres créations qui, pour une nuit, prenaient vie entre les maisons. Un monde de couleurs et de Lumière. Un univers entier développé de la simple volonté des jeunes rêveurs, et lui était là pour les aider à y mettre vie. Un simple coup de pouce, une direction à prendre et ils faisaient le reste d’eux-mêmes. Un spectacle dont il ne se lassait pas, perché sur l’étrange animal, ses bras passés autour de l’une de ses jambes quand l’autre pendait dans le vide. Contempler. Admirer. Fermer les yeux et se laisser envahir des images que les grains de sable captaient ça et là, baignait son esprit d’une tranquillité amusante. Insouciante. Le spectacle de toute une vie passée à faire rêver.

Sebastian tourna la tête quand la première pique lui titilla la tempe. Puis, d’un geste de la main, il repoussa le filament noir qui venait de s’infiltrer jusqu’à lui. Provocation inutile car à peine eut-il frôlé ce dernier qu’il le vit se métamorphoser grain par grain dans la couleur qui le caractérisait. Un cauchemar perdu ? Cela n’existait pas vraiment. Aussi sauta-t-il hors de l’animal marin – qui s’en alla rayonner dans la chambre d’un petit garçon quelques mètres plus bas – pour se mettre à suivre le volute obscur qui était venu jusqu’à le narguer. Il suivit en silence la route indiquée par son passage, éclairé par la lueur du sable en cours de transformation. Des angles de rues. Des maisons qu’il reconnaissait et même la crainte, subtile, de se voir dirigé vers la demeure de Lily et Elliot. Il n’en était rien, s’éloignant des habitations paisibles pour se diriger vers un autre pan de la ville. Des toits qu’il parcourait peu, les quartiers étant principalement habités par de jeunes adultes en quête de responsabilités plutôt que d’imaginaire.

Il se stoppa à quelques mètres, figé dans son ensemble par les sensations désagréables qui venait de saisir son être tout entier. Sab avait déjà affronté des cauchemars, un nombre incalculable de fois, sans jamais faillir. Pourtant le spectacle qui s’offrait à ses yeux n’était ni courant ni évident à comprendre : un jeune homme était allongé au milieu des tuiles. Au vu de la cigarette encore fumante dans le cendrier, il ne devait pas s’être assoupi depuis très longtemps. Deux bouteilles de bières gisaient à ses côtés et il était roulé dans un manteau bien trop épais pour la chaude soirée qui s’annonçait. Mais ce n’était pas ce qui l’avait interpellé. Non. C’était plutôt la masse noire et grouillante qui l’entourait de toute part, s’amusant à le pourlécher à la moindre occasion et grossissant au fur et à mesure de son contact. Se nourrir. S’abreuver des cauchemars et des peurs que cet humain renfermait en lui. Se délecter de la noirceur et en profiter pour grossir. S’agrandir. Etendre son influence dans un véritable nid de noirceur grouillant d’aura malsaine.

Sebastian en eut un haut le cœur tant la sensation était désagréable. Assommante. Comment est-ce que quelqu’un pouvait renfermer autant de cauchemars dans un seul être pour être prit ainsi pour cible ? Une proie évidente. Un appât facile. Un adulte. Un de ceux qui semblait avoir abandonné bien des espoirs pour se laisser aller à s’enfoncer de la sorte dans les abîmes sans fond. Il ne s’occupait pas des adultes, pas de tous. Pas de ceux qui ne rêvaient plus. Pourtant, la simple vision du jeune homme en train de gémir dans son sommeil, se crispant et se décrispant, eut raison de ses bonnes résolutions. Ou de sa bonne volonté, au choix. Il ne pouvait pas le laisser là, comme ça. Il ne pouvait pas retourner veiller sur les uns alors que d’autres avaient besoin de son aide. C’était comme un immense appel de détresse jusqu’à lui en fendre le cœur.

Il s’avança avec prudence au cas où me Maître cauchemar se tapirait dans un coin, mais ce dernier brillait par son absence. A peine fut-il à quelques mètres que des lignes de sable noir se dressèrent sur elles-mêmes. Une menace. Un message de prévention à son encontre pour qu’il se tienne loin. Sab fronça les sourcils en secouant la tête, bien décidé à ne pas se laisser impressionner. Il fit un pas et la création noire qui commençait à prendre forme au dessus du corps se gonfla, s’enorgueilli de son pouvoir pour espérer l’impressionner. Le sable battait l’air, virevoltant sur la masse grouillante, pourtant il continua d’avancer. Autour de lui, l’or de son pouvoir se déploya sous sa volonté inconsciente pour le protéger. Le défendre. S’attaquer à son ennemi naturel pour n’en faire qu’une bouchée. Au possible.

Il posa un pied sur le toit sans réveiller le dormeur. Le sable noir était encore présent, là, autour. Une bourraque pour l’effrayer mais il préféra s’agenouiller à hauteur du visage du jeune homme. Des cernes et des traits tirés. Une chevelure en désordre et une barbe mal taillée. Son visage lui disait quelque chose sans qu’il ne parvienne à mettre de nom dessus pour le moment. Soigneusement, le gardien écarta quelques mèches de son front où perlaient des gouttes de sueurs. Une ride d’inquiétude. Des froncements de sourcils réguliers et même une respiration plutôt rapide. Sebastian poussa un soupir avant de déglutir à nouveau. Les cauchemars ne se calmeraient pas tant que le sable noir resterait à proximité. Il fallait lui donner envie de fuir. Lui forger une barrière pour les empêcher de revenir.

Alors il posa son index et son majeur sur la tempe de l’inconnu et se retrouva projeté à l’intérieur même de son crâne. Pour le meilleur... comme pour le pire.

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Maybe life has broken you
BUT IT CAN NEVER DESTROY YOU
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Jamie Skyrunner


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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________________________________________ Jeu 27 Oct 2016 - 22:42

This one's for the torn down, the experts at the fall. Common friends get up now. You're not alone at all.


Il n'était pas censé être là. Il n'était pas censé être dans ce lieu, il n'était pas censé pouvoir y revenir. Il le savait, au plus profond de lui, il savait que c'était impossible. Et pourtant, il lui était impossible d'échapper à cette sensation de lame qui perçait sa peau sans la moindre mesure, sans la moindre once de compassion. Il ne pouvait pas être revenu sur Alpha du Centaure. C'était impossible. Il le savait. Il le savait pourtant...

Ses mains étaient rougies par les cloques, les ampoules percées et les ongles cassés, arrachés par l'une ou l'autre assiette qu'il avait passé sous l'eau mousseuse, raclant sans pause la moindre trace de nourriture à peu près potable que servait l'auberge. Peu importait ce que cela avait pu être, cela avait forcément été trop salée ou pas assez, noyé dans une sauce sans goût ou au contraire, trop sec, probablement tiède, pas assaisonné plus que probablement. Des traces vertes, rouges, brunes. De la rouille et de la mousse qu'il s'efforçait d'effacer. Si seulement il avait pu les effacer... Ses doigts lui faisaient mal, terriblement mal, mais la pile à sa droite semblait ne jamais cesser. Combien de couverts avaient-ils servis ce soir? Cela importait peu également. Ils n'auraient jamais assez pour assurer un mois paisible.

Le son du verre tintant lui provoquait des frissons de colère et de dégoût à chaque fois qu'il en plongeait un dans l'eau, manquant plus de dix fois d'en briser une dizaine en le jetant dans l'évier. Cela ne ressemblait pourtant pas à celui qu'il pouvait entendre dans son dos. Trop net. Trop sec. Celui dans son dos était beaucoup plus irrégulier. Plus long aussi. Sa main tremblait plus que d'ordinaire quand elle approchait le goulot du verre. A quoi bon? Elle aurait aussi bien pu se servir directement à la bouteille! Ce n'était pas la descendance qui l'en empêchait. Elle l'avait bradé depuis trop longtemps.

-Jim...

Un ongle contre du verre, une craie grinçant contre une ardoise. Jamie sentit aussitôt un frisson viscéral parcourir sa colonne, le faisant se redresser sans même s'en rendre compte, frottant rageusement le bol qu'il tenait dans ses mains meurtries, comme si il avait pu croire que le clapotis de l'eau allait couvrir le son de sa voix. Si seulement il avait pu couvrir le son de sa voix...

-Jim.

Baisser la tête, avec abnégation. Frotter à s'en arracher la peau. Effacer, s'écorcher. Juste... Ne pas se retourner. Ne pas la voir. Ne pas sentir sa haine lui arracher les tripes comme lui s'écharpait la pulpe des doigts contre la céramique de mauvaise qualité. Il ne pouvait pas la voir. Pas dans cet état. Pas alors même que l'odeur de vomi de la veille s'effaçait à peine de ses narines. Pas alors qu'il savait très bien ce qui l'attendait. Ce qu'elle verrait. Ce qu'elle ferait.

-Jim.

Il sentit l'odeur du vin avant de sentir sa main venir saisir sa nuque, dans un geste d'une atroce violence et d'une tendresse évidente. Pourtant, il ne pu empêcher sa main de venir contrer la sienne. Ce geste... Il ne pouvait plus le supporter. Sentir sa poigne aussi faible que tremblante, aussi rude et raidie par l'alcool et le métier, sentir qu'elle pouvait -si elle en avait encore la lucidité...- lui briser les os et le soumettre comme bon lui semblait. Son poignet frappa le plat de sa main, projetant des gerbes d'eau sur son visage creusé par l'alcool et l'âge. Sarah n'avait pas même quarante cinq ans, pourtant elle en paraissait soixante ou plus. Les rides qui creusaient ses joues étaient autant de balafres laissés par le temps. Et son rictus, une cicatrice.

-Maman...

La gifle partie sans qu'il ne la voit venir, lui déboîtant presque la mâchoire. C'était devenu une scène quotidienne, pourtant il s'attendait toujours à voir l'une de ses dents se mêler à la salive qui lui échappait. Sa tête se mit aussitôt à résonner, décuplant chacune de ses sensations avec une violence inouïe. La douleur. La colère. Le dégoût. L'odeur de vinasse était écœurante au point de lui donner la nausée, relevant la main pour couvrir sa bouche et son nez. Grimaçant, l'estomac noué.

-Tu n'es qu'un lâche.

La voix était acide et plate, comme si elle lui avait parlé d'un temps exécrable qui allait venir et Jamie sentit son coeur tombé comme une pierre dans son estomac, s'étonnant comme à chaque fois de pouvoir encore le sentir se briser. Ne l'avait-elle pas fouler du pied un milliard de fois depuis sa naissance? Depuis son départ... Cette odeur. Jamie sentit son estomac se soulever, gardant sa main sur sa bouche comme pour la sceller, par prudence. Par réflexe. Par volonté.

-Ma...

Il sentit sa main se poser à plat contre son crâne, venant saisir la masse de ses mèches foncés, sans tirer ni même le forcer à relever la tête cependant. Beaucoup plus humiliant. Un geste que l'on aurait pour un chien ou un animal en piteux état. Une victime dont l'immonde réalité appelait la pitié. D'un geste sec, il releva la tête, près à lui faire retirer sa main à nouveau, mais sa voix se perdit dans les méandres de sa gorge serrée, compressée par cette odeur qui finit par lui tordre l'estomac en deux, déchirant sa tête. Ses mains écorchées se serrèrent contre son ventre et le peu de nourriture encore présente en lui se déversa allègrement contre le sol, jusqu'à ne plus avoir à offrir que du son et de la rage, qu'il vomit avec tout autant de ferveur, les yeux clos. Ressentant la déchirure de sa gorge avec la précision d'un feu enragé, serpentant contre sa peau en perforant chaque cellule à sa porté. Amer. Atroce. Douloureux.

Sa main dans ses cheveux se retira, et Jamie songea un instant que c'était peut-être là la fin d'une soirée ordinaire, mais son visage devint blême lorsqu'il rouvrit les yeux, horrifié de constater que l'amas immonde qui était ressorti de son corps ne contenait pas la moindre trace de nourriture. Ce n'était pas même une bile visqueuse et bavante. C'était noir. Totalement noir. Aussi noir que l'ébène et la nuit. Une flaque noire qui n'avait de cesse de s'étaler, avançant presque tant Jamie avait l'impression de la voir s'étendre, avalant peu à peu chacun des carreaux de terre cuite de leur cuisine. Par réflexe, il passa la main sur sa bouche, n'en retirant aucune trace sur le plat de sa main, mais constatant avec horreur que le liquide s'étendait réellement. Glissant. Avançant. Recouvrant les carreaux et s'attaquant aux meubles, dont a noirceur semblait s'enrouler autour du bois, du fer et du cuivre, remontant les lignes du mobilier avant de s'attaquer aux murs.

Titubant, il se releva, comme pour s'éloigner de la flaque mais elle n'existait déjà plus. Toute la pièce avait disparue, happé par la noirceur de cette chose issue de sa gorge. Par réflexe, il chercha le contact de l'évier dans son dos, manquant de s'effondrer quand il ne le perçut pas, reculant de quelques pas.

-Maman?

Son sang se glaça en réalisant que la pièce et les meubles avaient été aspirés par le noir, mais Sarah également. Sa tête se tourna et se retourna, cherchant n'importe où une silhouette, incapable de discerner la moindre forme cependant.

-Maman!

Où était-elle? Elle n'était pas en état de se défendre, pas en état d'y voir clair! Elle ne devait pas rester seule dans le noir, pas encore, pas comme la dernière fois! Il ne fallait pas... Pas qu'elle casse encore une bouteille dans le noir... Pas qu'elle s'endorme sur les tessons à nouveau...

-Jamie....

Ce n'était plus un ongle contre du verre. Ce n'était plus une craie sur une ardoise. Ce n'était pas même le tonnerre dans un ciel argenté. Ce n'était pas un murmure, ce n'était pas un cri. C'était tout et rien à la fois. C'était atroce.

-Oh Jamie...

Le sang de Jamie se glaça, le rongeant avec violence. Il ne se rendit compte qu'il courrait que bien après que son corps est enclenché l'action. Fuir. Fuir le plus loin possible. Fuir loin de cette voix, et peu importait vers quoi. Il fallait juste qu'il lui échappe. Qu'il lui échappe encore. Qu'il lui échappe comme à chaque fois. Il n'y avait pas que lui. Ce n'était pas que sa vie. C'était bien plus que ça. C'était bien plus que lui...

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- R.E.M.E.M.B.E.R-
Screaming to the stars just to feel alive. Maybe one more chance and we'll get it right. I won't believe, that all these 
days and all these dreams were only meant to fade, meant to fade. 
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