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 Rencontre du troisième type - Dim&Anya... et Gringoire !

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Anastasia Romanov


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________________________________________ Mar 13 Sep 2016 - 19:09

Secrètement, Anastasia avait l'intuition que Gringoire et Dimitri n'allaient pas s'entendre et qu'il regrettait peut-être même déjà d'avoir accepté de l'héberger pour la nuit. Il est vrai que les deux hommes étaient de tempéraments diamétralement opposées et que Dimitri aurait du mal à avaler que Gringoire était littéralement une création de Victor Hugo. Il avait déjà du mal à croire qu'il avait un jour vécu à Saint-Pétersbourg alors oui, c'était beaucoup lui en demander que de croire à ce qui était arrivé à Anastasia et d'autres habitants de la ville cet après-midi là.
Et pourtant, elle n'avait que cette version des faits à lui servir. L'inconvénient avec la vérité. Elle n'existe qu'en modèle unique.
Anastasia ne savait pas encore par quel bout commencer. Elle savait simplement qu'elle lui avait donné sa parole, celle de tout lui expliquer, et c'est ce qu'elle comptait bien faire, tout en s'occupant de leur invité. Car ce n'était pas tous les jours que le personnage le plus loufoque d'un de vos romans préférés s'invitait - pour le coup assez littéralement - chez vous !
De ses grands yeux curieux, Gringoire n'avait eu de cesse d'observer chaque objet inconnu, sursautant au moindre bruit inconnu et marmonnant dans la barbe qu'il n'avait pas que c'était décidément bien un monde de fous qu'il avait choisi pour demeure ! Mais en dehors de cela, il n'avait fait que des compliments sur "la charmante masure de mademoiselle Anastasia et de monsieur Dimitri".
Anya, pour sa part, avait finalement reposé Abigaëlle sur le plancher des vaches, gratouillé la tête de Hoover, puis avait servi de grands verres de thé glacé avant de partir en quête de nourriture pour Gringoire. Il n'était même pas 17h, c'était hors de question qu'elle cuisine aussi tôt ! De toute façon, c'était elle et le poète que Dimitri devait avoir envie de cuisiner. Chaque chose en son temps.
Après avoir fourragé dans un placard, Anastasia mit la main sur des biscuits au chocolat et en disposa sur une petite assiette qu'elle ramena au salon où se trouvaient les deux hommes.
- Tenez, déclara t-elle en posant l'assiette devant lui.
Gringoire prit l'un des gâteaux, l'examina sous toutes ses coutures et l'enfourna finalement.
- Mmh ! Mais ché pas mauvais du tout ! déclara t-il la bouche pleine. Et comment est ce que vous appelez cette chose marron qui fourre les petites galettes ? Je ne connais pas du tout mais c'est divin !
- Du chocolat, sourit Anastasia en s'asseyant au plus près de Dimitri.
Gringoire en sembla ravi. Il reprit un biscuit et l'examina d'encore plus près en murmurant le mot "chocolat" avec différents tons. C'était particulier. Anya jeta un regard vers Dimitri puis décida de mettre carrément les pieds dans le plat, non sans avoir bu une longue gorgée avant :
- Bien. J'avais dit que je te raconterai tout en détail et je vais m'y tenir. Tu vas devoir me croire sur paroles parce que... disons que c'est un peu fou. Voilà. J'étais donc allée à la bibliothèque et j'ai emprunté ce bouquin, amorça Anastasia en désignant d'un signe de tête l'exemplaire de Notre-Dame de Paris qui trônait sur la table basse. Et tout aurait pu se passer normalement si nous - moi et d'autres personnes de la ville que je ne connaissais pas - n'avions pas été littéralement aspirés dans le roman. C'est là bas qu'on a rencontré Gringoire. C'est un personnage de fiction...
- Et croyez bien que je ne m'en suis pas encore remis ! coupa Gringoire en prenant encore un gâteau. Vous savez, je suis poète. D'habitude c'est moi qui écrit les histoires et là... j'en fais partie, sacrebleu !
Parce que trop occupé à s'écouter parler, Gringoire n'avait pas remarqué qu'Anastasia le fusillait du regard. Elle n'appréciait pas du tout qu'on lui coupe la parole. Mais maintenant que ledit poète avait saisi l'exemplaire pour le feuilleter, elle pouvait reprendre sans craintes. Entre le roman et les biscuits, il avait l'air assez occupé.
- Je disais donc qu'il est un personnage de fiction et que quand nous avons pu quitter le livre il a voulu venir avec nous. L'écho de Victor Hugo l'a autorisé et... le voilà, propulsé dans la réalité et dans une réalité bien différente de la nôtre. Honnêtement je ne sais pas ce que Hugo avait en tête quand il a accepté..., souffla la jeune femme. Bref. Ca, c'est la version courte. La version longue c'est avec plein de péripéties et ça explique pourquoi j'ai les mains esquintées. Regarde ! s'écria la rouquine en lui tendant ses mains égratignées. Je suis bêtement tombée sur un pavé mal encastré.
Pas qu'elle s'en plaignît outre mesure. C'était assez superficiel. Mais sur l'instant, cela lui avait semblé une preuve tangible pour convaincre Dimitri. Ou pas. Le scepticisme en personne n'était pas aussi sceptique que son fiancé, après tout.
- Tu me crois un peu ou pas du tout ? demanda t-elle encore après quelques instants. Encore une fois, tout est dans le bouquin...

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________________________________________ Lun 17 Oct 2016 - 14:33




Rencontre du troisième type

Sincèrement ? Je regrettais déjà de l’avoir autorisé à entrer chez nous.

Je le suivais du regard, la mâchoire serrée, écoutant et retenant chaque petite réflexion qu’il pouvait bien faire sur l’endroit où nous vivions. Je n’avais pas pour habitude d’avoir des invités, à vrai dire nous n’en avions quasiment jamais ; depuis que j’étais rentré chez moi, il n’y avait pas de foule au portillon et encore moins en ville puisque je n’y mettais pas les pieds. Même si Aloysius Black avait consentit, avec l’aide de Pascal Méléon, a me retirer le bracelet électronique qui ornait ma cheville jusque là, je n’osais pas. Je ne tentais pas. Le psychiatre m’avait étrangement défendu face au shérif, comme s’il faisait une affaire personnelle de ma possibilité de voguer là où bon me semblait… Comme si tout était oublié. Pardonné. Comme s’il n’y avait eu aucune tentative de meurtre et que je n’avais jamais rien fait. Jamais dévié. Jamais brisé la vie de celle qui était pourtant toujours là.

Décidément, je ne parvenais pas à comprendre le monde qui m’entourait. J’avais beau y trouver désormais des moments de calme, des moments paisibles, vides de toutes pensées parasites… Je restais encore bien trop surpris par des évènements incongrus. Le retour d’Anastasia ce jour-là et l’arrivée de cet entourloupeur était l’un de ces moments où je me déconnectais quelque peu pour ne plus voguer sur la même longueur d’onde. J’avais un défaut de fréquence. Un mauvais paramétrage ou quelque chose du genre. Sans doute un défaut de création qui me collait à la peau, répercutant dans mon crâne des paroles incomprises ou même muettes. Des paroles passées. Des paroles… Des voix.

Comme avant.

« … n'avions pas été littéralement aspirés dans le roman. C'est là bas qu'on a rencontré Gringoire. C'est un personnage de fiction… »
« Et croyez bien que je ne m'en suis pas encore remis ! »

Je papillonnai du regard en regardant l’un, puis l’autre à tour de rôle. Le dialogue d’Anya semblait soudain très clair et limpide, comme si on me sortait la tête de l’eau pour me permettre de respirer. Je serrai les mâchoires en me rendant compte de ma divagation, m’efforçant de reprendre le fil de la conversation où il en était. Apparemment, cet homme avait l’habitude de parler et de s’entendre, de dire ce qu’il pensait et de penser ce qu’il disait. Je constatai qu’il semblait porter un intérêt certain aux biscuits au choclat et lançait un regard interrogateur à la femme à côté de moi. Je ne savais plus en quel année avait été écrit Notre-Dame, mais il me sembla rapidement évident que Gringoire ne pouvait pas connaître cette substance. C’était un met réservé aux plus fortunés encore…

Je reportai mon attention sur la princesse en train de se dépatouiller pour me raconter son histoire. J’ignorais si je devais croire ou si je croyais délibérément à son récit, mais je m’efforçai d’en prendre note. Chaque détail. Chaque parole. Anya n’était absolument pas du genre à me mentir et, sur ce principe, ce qu’elle racontait devait être vrai. Aussi invraisemblable et tordu que cela puisse paraître. J’avais encore un peu de mal à accorder une confiance aveugle sur les paroles des autres, ressentant ce pincement en moi qui me poussait à vouloir savoir. Vérifier. Être sûr… J’avais été journaliste. J’avais été adjoint au maire – contre ma volonté – et j’avais été profiler pour la police. Rien n’entrait aussi facilement dans mon crâne et sûrement pas ce genre de choses.

Je passai mon pouce sur la main éraflée d’Anastasia, prenant le temps de peser le pour et le contre. Le vrai du faux. L’avantage et l’inconvénient. Avait-elle vraiment vécu ce qu’elle disait juste cet après-midi ? En quelques heures ? Pendant qu’Abigaëlle dormait ou jouait à côté de moi ? Ca paraissait… Fou. Juste fou. Je n’avais plus envie d’être fou.

« Tu me crois un peu ou pas du tout ? Encore une fois, tout est dans le bouquin… »

Je posai mes yeux sur le livre en question, puis sur Gringoire qui avait presque terminé l’assiette en s’extasiant de ces petites friandises goûtues. Il portait des vêtements clairement d’un autre temps, d’une autre époque, et même son parler ne semblait pas appartenir au même monde que nous. Définitivement, il ne venait pas d’ici. Pas des Etats-Unis et sûrement pas de l’ère moderne telle qu’on la connaissait. Se sentant observé, Gringoire releva le menton et lui adressa un sourire avant d’enfourner un nouveau gâteau dans sa bouche trop bavarde, passant ensuite une main dans ses cheveux longs pour les coiffer en arrière. Nonchalamment. L’air de rien. L’air de tout.

Ce type l’irritait, prodigieusement.

« Je vais… Avoir besoin de lire ce livre. »

Je pris la couverture sombre du roman, le retournant sous mes doigts et le soupesant quelques instants. Puisque l’histoire avait été modifiée, puisque tout était raconté dans ces lignes, je devais savoir. Je devais connaître et comprendre. Je devais parcourir leurs aventures et pouvoir ancrer cette fable dans la réalité. Je fis tourner quelques pages, remarquant des illustrations un peu différentes de celles qu’Anastasia avait déjà pu me montrer, avec une grande femme blonde face à une bohémienne par exemple… Puis je refermai rapidement l’ouvrage et le reposait devant moi. Je me mordis l’intérieur de la joue, essayant de faire le tri. De gérer les priorités. Toujours aller à l’essentiel, argumenter la base pour se hisser sur le reste.

« Vous me sortez donc, tous les deux, que mon Anastasia a été projetée dans un livre, qu’elle a failli finir ses jours là-bas, qu’elle s’y est blessé et qu’elle a heureusement fini par rencontrer l’ombre de l’auteur qui a accepté de vous renvoyer ici… Vous y compris ? »

Replacer le contexte. Ressortir la trame principale.

« Et vous voilà au milieu d’un nouveau monde à votre tour. Soyez rassurés, ici, pas d’auteur pour permettre de changer le cours de l’histoire… Tout ce qui arrive est vrai. Fatalement. » Je marquai une pause, tournant les yeux vers Anya. « Il ne va pas rester ici. »

Sec. Un peu trop sans doute. Et voyant que l’homme tentait d’intervenir, je le coupai en reposant mon regard sur lui :

« Vous allez chercher un travail et trouver un logement rapidement. Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir une bouche de plus à nourrir trop longtemps... »

Surtout qu'il donnait l'impression de n'être que flegme et conteur de belles paroles. S'il sortait un instrument de musique, j'allais le lui faire avaler. Je montrais aussi surtout, ainsi, que je n'étais pas franchement d'accord d'avoir un invité permanent sous notre toit. Nul doute qu'Anastasia allait réfuter quelque chose, contrer mes arguments - elle y avait vécu seule elle aussi - mais je préférais tout de même les avancer pour qu'il connaisse le fond de ma pensée. Elle voulait que je sois plus honnête ? Je pouvais l'être.

« Le canapé pour cette nuit. Et vous ne vous approchez pas d’Abigaëlle. »

Confiance, moi ? Jamais.

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________________________________________ Lun 17 Oct 2016 - 16:44

Dimitri ne parlait pas mais c'était à présent une habitude qu'on pouvait qualifier de réaction normale. Anastasia n'avait donc pas encore lieu de s'inquiéter. Pourtant, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de scruter la moindre de ses réactions, le cœur au bord des lèvres. Il fallait qu'il la croit, qu'il lui fasse confiance, même si cette histoire était folle. Anya, elle, ne l'était pas, et la main égratignée qu'il tenait dans sa paume chaude en était la preuve.
- Je vais… Avoir besoin de lire ce livre, déclara t-il finalement.
Ouf. Le cœur de la jeune femme ralentit un peu. Jusqu'à présent, il avait l'air de bien prendre toutes ces nouvelles - même s'il se montrait excessivement méfiant envers Gringoire - et n'avait pas encore prononcé les mots "asile", "folle" ou tout autre terme associé à ce champ lexical.
Anya secoua vivement la tête en signe d'approbation.
- Oui, excellente idée, ajouta t-elle précipitamment.
Joignant le geste à la parole, Dimitri ouvrit le roman, toujours sous le regard attentif de sa fiancée. Elle n'aurait pas été étonnée qu'il commençât immédiatement sa lecture mais il n'en fit rien. Dimitri parcourut quelques pages au hasard et le referma aussitôt. Devait-elle s'en inquiéter ?
- Vous me sortez donc, tous les deux, que mon Anastasia a été projetée dans un livre, qu’elle a failli finir ses jours là-bas, qu’elle s’y est blessé et qu’elle a heureusement fini par rencontrer l’ombre de l’auteur qui a accepté de vous renvoyer ici… Vous y compris ?
Etait-ce de la colère ou bien de l'inquiétude ? Anastasia n'avait pas le souvenir d'un Dimitri aussi possessif, même si l'idée n'avait rien de déplaisante. Elle échangea un regard avec Gringoire qui délaissa finalement son goûter.
- Voilà un résumé fort concis ! commenta Gringoire en approuvant d'un vif hochement de tête. Mademoiselle Anastasia, croyez-vous que je puisse considérer ce Victor Hugo comme mon père ? Car, voyez vous, je n'ai jamais rencontré mes parents...
Anastasia se retrouvait donc avec deux thématiques différentes à traiter d'un seul coup. Elle commençait à comprendre les réticences de Dimitri vis-à-vis du poète qui était bien trop dans la lune pour saisir la gravité de la situation.
Inspirant profondément, Anya tenta de nuancer le résumé de Dimitri :
- Tu sais, je suis simplement tombée sur une pierre un peu coupante et me suis éraflée les mains. C'est vraiment pas grand chose. J'ai mis du désinfectant dès mon retour et il n'y paraîtra plus d'ici une semaine. Pour le reste... oui, je suppose que c'est à peu près ça. L'important étant que je sois revenue, souligna t-elle, l'air de rien.
Il lui paraissait important de se concentrer sur le positif. Après tout, voyager dans les romans devait être un passe-temps somme toute assez courant dans cette ville, non ?
- Et pour Victor Hugo ? relança Gringoire d'un air penaud.
- Eh bien... oui, d'un point de vue métaphorique, je pense qu'on peut considérer que c'est le cas, répondit Anya, qui ne savait plus trop où donner de la tête.
Un problème de réglé, espéra t-elle voyant les lèvres de Dimitri s'ouvrir, prête à poursuivre.
Comme elle s'y attendait, il était hors de question que le poète reste dans leur demeure indéfiniment. C'était logique, ils n'avaient pas la place - et Dimitri n'aurait sans doute pas la patience. Anastasia approuva d'un hochement de tête, lançant néanmoins un regard réprobateur quant à la façon qu'il avait de présenter les choses.
Influencé ou non par ce regard lourd de sens, le jeune homme poursuivit, nuança son propos.
- Le canapé pour cette nuit, conclut-il néanmoins, balayant presque tous ses efforts de politesse. Et vous ne vous approchez pas d’Abigaëlle, ajouta t-il encore, farouchement.
On voyait à son regard qu'il ne plaisantait pas et que personne n'aurait son mot à dire. Après l'avoir jaugé un instant, Anastasia se tourna à nouveau vers Gringoire :
- Il a raison, commença t-elle en témoignage de son soutien vers son fiancé. Nous n'avons pas la place de vous garder indéfiniment ni les moyens financiers et je suis persuadée que vous possédez de nombreux talents qui sauront égayer cette ville. Je vous aiderai dans la mesure du possible mais vous comprenez bien qu'Abigaëlle passe avant vous. Et Dimitri aussi.
Marquant une pause, Anastasia se tourna de nouveau vers Dimitri.
- J'imagine que tout est dit ? demanda t-elle. Maître Gringoire, est ce que cela vous plairait de visiter le jardin ? offrit-elle ensuite d'un ton cordial.
Sans attendre de réponse, elle l'entraîna à l'extérieur où le chenil du couple fut bien content de pouvoir faire plus ample connaissance avec le nouvel invité. Les voyant plus occupés, elle revint à Dimitri et s'assit à côté de lui.
- Est ce que j'abuse si je te demande de lui prêter de vieilles fringues ? demanda t-elle en grimaçant, se doutant bien qu'il ne serait pas ravi de cette idée. Il ne peut décemment pas rester habillé comme ça et puis... tu sais, le Moyen Âge et l'hygiène n'étaient pas de grands amis. Je ne serais pas contre lui expliquer le fonctionnement de la salle de bains... En tout cas, merci. Merci de me faire confiance et de l'accueillir un moment, ajouta la jeune femme en posant sa tête sur l'épaule de Dimitri. Granny doit bien avoir des chambres disponibles, j'irai m'occuper de ça à la première heure demain.
Alors qu'elle concluait, le poète surgit à nouveau dans le salon, l'air radieux.
- Vous avez été très inspirée de me montrer votre jardin ! s'enthousiasma t-il. Il y pousse des plantes tout bonnement fascinantes, continua t-il en brandissant un sécateur.

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________________________________________ Mar 1 Nov 2016 - 20:55




Rencontre du troisième type

J’avais peut-être tendance à être un peu rêche mais si la dernière année m’avait bien appris une chose, c’était qu’il ne fallait faire confiance à personne. Encore moins à ceux qui nous avaient l’air sympathique, bien que cet homme commençait à courir sur ma patience comme jamais. Je n’étais pourtant ni d’une nature colérique, ni facilement susceptible ; mais le simple fait d’imaginer que quelque chose m’avait échappé et que Gringoire pouvait provenir de l’intérieur d’un livre… Ca n’avait toujours aucun sens pour moi. Non pas que je ne crois pas Anastasia, mais je crains que même en parcourant les chapitres narrant leurs aventures je ne parvienne pas à réaliser l’énormité de cette vérité. Cela me renvoyait continuellement au fait que nous étions issus d’un dessin animé. Inconcevable. Difficilement compréhensible. Comment des « personnages » pouvaient-ils avoir des souvenirs d’une vie, de plusieurs vies, et en même temps nous perpétuer en la personne d’Abigaëlle. C’était à n’y rien comprendre.

Je la laissai clore le débat de sa présence en nos murs, mes yeux se portant sur Abigaëlle qui jouait un peu plus loin sur les planches de bois. Elle s’amusait à s’accrocher à tout ce qu’elle trouvait pour se mettre sur ses deux jambes, maladroite et malhabile, mais imperturbable et motivée. Parfois elle me lançait des regards après une chute sur son petit derrière, comme pour vérifier que j’avais noté son effort, puis elle recommençait de plus bel. Au moins, notre fille aurait la même ténacité que ses parents ; restait à savoir si elle saurait l’utiliser judicieusement. Mais l’heure n’était pas à l’avenir et je tournai la tête vers notre invité quand ce dernier s’éloigna en compagnie d’Anya. Les jardins, ce n’était pas une mauvaise idée.

Je tendis la main à côté de ma chaise, laissant les petits doigts de la fillette s’y accrocher et l’aidait à recommencer son exercice. Elle plia plusieurs fois ses genoux, trépignant et babillant avec des cris joyeux en appréciant visiblement la station debout. Ouvrant la bouche, elle manqua de basculer et se rattrapa au bord de la chaise, bavant sur le côté de mon pantalon en faisant mine de le mordre. Mauvaise idée, je l’empêchai de se mettre de la terre et d’autres substances (comme de la peinture) sur ses dents toutes neuve en lui proposant plutôt de grignoter son doudou.

« Est-ce que j'abuse si je te demande de lui prêter de vieilles fringues ? »

La voix d’Anya me tira de ma concentration et je relevai les yeux dans sa direction. Vu ma tête, ma réponse sembla évidente pourtant je pris le temps de la formuler, préférant ne pas aller contre elle pour le coup. Des concessions. Il fallait que je fasse des concessions sinon ça allait redevenir invivable.

« Puisqu’il le faut... Je crains juste que ça ne lui aille un peu trop court. »

Ceci dit, les pantalons au dessus des chevilles n’avaient pas l’air de le déranger.

« Il ne peut décemment pas rester habillé comme ça et puis... tu sais, le Moyen Âge et l'hygiène n'étaient pas de grands amis. Je ne serais pas contre lui expliquer le fonctionnement de la salle de bains... »

Je savais exactement de quoi elle parlait, sans compter que ce n’était pas… Forcément uniquement au Moyen-Âge. Dans cette autre vie dont je possédais les souvenirs, celle où j’étais un garçon de cuisine, se laver n’était pas non plus monnaie courante et l’eau chaude était un luxe éphémère. Je rechignai à plonger dans la bassine, toujours trop froide ou trop chaude, et la transpiration liée aux fours avait de toute façon tendance à tout recouvrir ; même si mon père tenait à ce que je sois impeccable lors des grandes réceptions au palais impérial. Quel était l’intérêt alors que je ne sortais jamais vraiment voir les convives ? Aucun. Mais c’était comme ça.

Je me mordis l’intérieur de la joue, retenant de lui faire la réflexion et me contentant de hocher la tête. Quand elle s’approcha, je passai un bras autour d’elle pour poser ma main sur son bras. Abigaëlle s’était délaissée de mon siège pour se carapater dans les poils de Hoover, à quelques pas de là, s’y laissant tomber ; je poussai un autre soupir en observant l’énergumène crapahuter au milieu des différents chiens tous plus curieux les uns que les autres. Comme quoi, il fallait peu de choses pour les occuper. C’était ce qui me plaisait en eux… Outre le fait qu’ils étaient terriblement fidèles et simples à comprendre.

« Vous avez été très inspirée de me montrer votre jardin ! » Qu’est-ce qu’il avait à revenir aussi vite ? « Il y pousse des plantes tout bonnement fascinantes. »

Pourquoi est-ce qu’il agitait ce sécateur comme s’il venait de faire une découverte des plus fascinantes ? Je restai interdit, hésitant entre ne rien dire et fermer les yeux en attendant qu’il disparaisse de lui-même, ou bien lui envoyer cet outil à la figure. Le premier cas me correspondant mieux, je me pinçai l’arrête du nez en surélevant un peu mes lunettes. Ne rien dire. N’absolument pas prendre partie. Avoir juste l’air plus fatigué que l’ordinaire devant son étonnante « joie » de vivre quotidienne qui me donnait déjà envie d’aller me coucher. Une nuit. Il allait nous falloir le supporter jusqu’au lendemain… En étais-je seulement capable ? Heureusement que je n’avais pas vraiment de comptes à rendre.

J’attendis, au cas où Anya voulait dire quelque chose, puis finalement intervins face au silence planant dans le salon :

« C’est un sécateur pour… Couper et tailler les plantes. » Expliquai-je, m’efforçant de ne pas paraître trop sec. Je me levai pour le lui retirer des mains, attendant que Gringoire le dépose dans ma paume pour l’éloigner de lui. « Vous pourriez vous faire mal. »

Ou blesser quelqu’un. Ou ne se coupe en voulant en renifler le parfum… Ce genre de petites histoires qui ne me donnait absolument pas envie de voir. J’éloignais l’objet du mal pour le ranger, profitant de quelques instants loin de l’étranger pour souffler. Remettre un peu mes esprits en place et les aligner correctement. Bien. Anastasia avait parlé de lui prêter des vêtements et de lui expliquer le principe de la douche. Commençons par ça, c’était très bien. Un problème, une idée et une solution à proposer.

Je me dirigeai vers le placard, fouillant avant d’extraire une chemise un peu large et un pantalon plus adéquat. Si le personnage venait vraiment de l’époque décrite, je lui sorti un sous-vêtement puisqu’il ne devait pas en porter. Je revins dans le couloir et l’interceptait alors qu’il venait lui-même à ma rencontre. Parfait. Posant la main sur la poignée de la salle de bain, je l’ouvris et l’invitai à entrer à l’intérieur.

« Tenez, pour vous laver. L’eau coule en actionnant ces boutons, chaud à droite et froid à gauche. Il faut régler la temp… Qu’est-ce que vous faites ?! »

Quelqu’un allait m’expliquer pourquoi il venait de saisir les brosses à dents et retirait prestement ses bottes pour s’en servir sous la plante de ses pieds ? Je le toisai, à deux doigts de le lancer dehors tant l’absurdité de la situation m’échappait. Il n’allait pas… Il ne venait pas de… Anastasia apparue à la porte de la salle de bain et, ni une ni deux, je lui tendis les vêtements propres d’un geste automatique et m’éloignait. Je crois que j’avais fourni mon maximum d’efforts pour le coup, mais le voir se servir comme si de rien était, comme s’il s’agissait de sa propre maison, ça me mettait prodigieusement mal à l’aise. J’aimais me sentir à l’abri chez moi et ce genre d’inviter était en train de me rendre complètement chèvre.

A moins que ce ne soit un acteur qui jouait excellemment bien son jeu ?



Non je n’avais pas envie d’aller vérifier. Une autre fois, peut-être.

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________________________________________ Mar 1 Nov 2016 - 23:54

Anastasia étouffa un soupir soulagé. Dimitri coopérait, c'était noël avant l'heure ! Ou presque. Disons qu'elle avait nettement remarqué sa mésentente avec le saltimbanque et se souvenait parfaitement qu'il avait du mal à accepter ce et ceux qui ne lui plaisaient pas. Puka le petit chien hier, Gringoire ce jour-là. Une constante potentiellement agaçante mais une constante quand même.
Le moment d'intimité de la petite famille bancale avait été de courte durée. Plus éphémère qu'Anya ne l'aurait souhaité, elle qui avait l'impression d'avoir passé deux jours sans les siens quand pour eux il ne s'était écoulé que quelques heures. Encore quelque chose de difficilement concevable, songea-t-elle. Mais c'était un fait assurément plus acceptable que Gringoire armé d'un sécateur dont il ne connaissait apparemment pas l'utilité.
Oops.
Anastasia blêmit légèrement. Finalement, le jardin n'était peut-être pas une aussi bonne idée, elle n'avait pas pris en compte les outils de jardinage de Dimitri. A moins qu'elle ait cru Gringoire plus intelligent ? Le résultat, en fin de compte, était le même.
Dimitri resta interdit, quoique semblant particulièrement lassé de tout cela, puis intervint. Anastasia, de son côté, surveillait Abigaëlle du coin de l'œil. Elle avait beau apprécier le troubadour gai luron qu'était Gringoire, elle voulait tenir sa fille à bonne distance du sécateur. Dieu seul savait ce qu'il aurait pu en faire. Par chance, les sécateurs étaient plus stables que la dynamite. Maige consolation.
Le poète ne fit pas trop d'histoire quand il comprit que le sécateur n'était pas une plante. Il le rendit sans résister, bien moins intéressé par l'outil à présent. Sans doute qu'il avait perdu de sa poésie florale...
Alors que Dimitri se dirigea vers un placard, Anastasia adressa un sourire contrit à Gringoire.
- J'aurais dû vous prévenir, désolée. Vous avez beaucoup de choses à apprendre de ce monde...
- C'est certain, approuva t-il vivement en s'asseyant.
Gringoire avait regagné en confiance depuis le départ de Dimitri. Si c'était surprenant ? Absolument pas. Dimitri semblait lui faire peur.
- Donc vous êtes... mariée, je suppose, reprit-il, décidément très en confiance. Et mère, ajouta t-il avec un hochement de menton vers Abigaëlle qui, assise sur son séant, s'amusait avec son doudou baveux. Mademoiselle Anastasia ! L'intrépide grande dame, vous me surprenez chaque minute un peu plus et ne m'inspirez que plus !
- Vous devriez retrouver Dimitri, il a plein de choses à vous apprendre. On reparlera de tout ça plus tard, d'accord ? sourit Anya avant de se lever pour lui intimer de faire de même.
Elle le poussa alors vers la salle de bains en assurant que Dimitri n'attendait que lui. Puis elle s'accroupit auprès d'Abigaëlle pour jouer avec la petite demoiselle qui voulut bientôt se lever vers les boucles rousses de maman. Anya attrapa ses petites mains potelées pour la soutenir - et préserver ses cheveux, accessoirement.
- Maman devrait peut-être aller voir si papa et Gringoire arrivent à coopérer, tu ne crois pas ?
- Mamaaaaaaaaaaa ! Papaaaaaaaaaa ! babilla Abigaëlle, toute contente, n'ayant probablement pas saisi le reste de l'information.
Anya rit, embrassa son front puis la laissa aux bons soins d'Hoover.
La jeune femme se releva ensuite pour accourir à la salle de bains. Il lui fallut moins d'un quart de seconde pour comprendre que Gringoire jouait dangereusement avec les nerfs de Dimitri. Elle avait manqué l'incident des brosses à dents et c'était sans doute tant mieux. Le voyant paré d'une serviette avec l'eau de la douche qui coulait et les vêtements propres près de lui, elle se contenta de préciser :
- Les douches se prennent sans vêtements. Et... pensez juste à vous rhabillez ensuite, je vais vous préparer le canapé, votre couche pour cette nuit.
Puis elle ferma la porte de peur d'en voir trop. Elle n'avait jamais vu que Dimitri et tenait à ce que les choses demeurent telles quelles.
- Désolée, souffla t-elle. Demain je me ferai rattraper. Et probablement les 30 jours suivants aussi.

Anastasia avait préparé le canapé depuis un moment quand Gringoire reparut dans les vêtements de Dimitri. Un look pour le moment surprenant, il fallait l'admettre. Au moins il était habillé et sans arme. On progressait.
- Ah ! Vous avez meilleure mine, dites donc !
Après un sourire poli, elle s'éclipsa à la salle de bains pour vérifier son état. Gringoire n'avait évidemment pas pris soin de fermer l'eau. Ni le rideau de douche. Evidemment. Même Anya commençait à se demander si sa présence était gérable.
- Il va vite falloir vous acclimater à ce monde et apprendre à fermer les robinets, sourit la rouquine en revenant au salon où se trouvait aussi Dimitri. C'est pour que l'eau arrête de couler et la facture de gr... Laissez tomber. Dimitri, et si on allait dans la cuisine pour discuter du dîner ?
Anastasia lui adressa un regard lourd de sous-entendus et prit soin de fermer la porte derrière eux et la cuisine. Même si c'était potentiellement une sacrée prise de risques.
- OK, admit-elle, il est bien sympathique et divertissant dans son genre mais tu avais raison, ce n'est pas une bonne idée de s'occuper et d'Abigaëlle et de lui. Quoiqu'Abigaëlle soit plus gérable en fin de compte. On fait quoi ce soir ? Des idées ? Si j'étais toi j'éviterais la salle de bains pour l'heure à venir... ça glisse... Note à moi-même, les idées de Victor Hugo ne sont pas toujours bonnes. Tu as très faim ? Moi j'ai très faim. Lui sans doute aussi. Au passage si tu sais comment l'épuiser, on aura peut-être une fin de soirée plus tranquille... conclut Anya en roulant des yeux.

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________________________________________ Ven 2 Déc 2016 - 20:42




Rencontre du troisième type

Je venais d’enfouir mon visage contre le cou de ma fille pour éviter de détruire quelque chose et de le regretter après. Non mais, comment pouvait-on être aussi STUPIDE, sincèrement ? Je voulais bien croire – à défaut du contraire – qu’il venait d’un autre temps, qu’il ne connaisse pas les us et coutume du monde moderne ; je trouvais qu’on lui facilitait quand même rudement bien la tâche vu nos habitudes, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Je doutais franchement que se servir sans esquisser la moindre des politesses était de rigueur dans la France d’où il venait… Peut-être dans la rue éventuellement, mais la notion de propriété lui semblait rigoureusement étrangère. Je poussai un soupir tandis qu’Abigaëlle s’amusait à mettre ses mains sur mon nez puis à les retirer vivement en rigolant. Y’en avait au moins une qui s’amusait…

Anya revint bien vite vers nous après avoir conseillé son nouvel ami. Je lui adressai un regard un peu méfiant, me demandant ce qu’elle allait encore ramener comme énergumène la prochaine fois… Même si je préférai ne pas aborder le sujet. Ce n’était pas franchement un soir où se fâcher, déjà qu’elle m’expliquait avoir disparue dans un autre monde je préférais ne pas prendre le risque qu’elle y reste. Savait-on jamais ce qu’il pouvait se passer dans cette ville ! Agacé par l’idée même qu’il puisse lui arriver quoi que ce soit alors que j’étais consigné ici, je levai les yeux au ciel devant mon propre comportement. Allons bon, elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait, non ? Elle avait toujours été très indépendante et décidée, je n’étais pas du genre à lui dicter sa conduite, donc pourquoi commencer ?

C’est fou comme cet énergumène pouvait m’énerver.

Il reparu plutôt rapidement dans l’accoutrement que je lui avais prêté. Plus grand que moi, ça ne lui allait pas forcément correctement et il avait mit le tee-shirt à l’envers. Qu’importe, pour dormir nous n’allions pas non plus lui offrir un costume trois pièces – de toute façon, je n’en avais pas. Gringoire observa – et suivi – Anastasia quand elle retourna à la salle de bain et je levai les yeux au ciel. N’allait-il pas la laisser tranquille ? Je n’étais pas quelqu’un de jaloux. Absolument pas, au contraire tout pouvait me passer au-dessus sans que je ne m’y attarde… Mais là, sous mon propre toit, ça n’avait rien de respectueux ni d’agréable. En fait, plus les secondes avançaient et plus je repérai défauts et autres maladresses pour en rajouter des couches.

On appelait cela de la mauvaise foi. Tant pis, J’étais peu enclin à être de très bonne volonté… Déposant Abigaëlle dans la chaise haute, cela eu le don de la sortir un peu de la torpeur dans laquelle elle somnolait depuis tout à l’heure. Laisser Gringoire dans le salon n’était pas franchement une bonne idée, et s’il se saisissait d’un tisonnier ou partait fouiller les chambres ? Je n’étais pas très rassuré de l’y savoir seul, tout gentil qu’il était.

« Un bébé est plus gérable qu’un cré… Que lui. »

Rétorquai-je en désignant notre fille qui s’amusait à mordiller le bord d’une assiette en plastique. Pas très maligne mais certes plus sage que lui, adulte, qui ne comprenait rien. On pouvait apporter le bénéfice du doute à un enfant, pas à un personnage haut en couleur comme lui. J’ouvris le placard pour prendre des assiettes pendant qu’elle continuait à poser des questions, haussant un sourcil. La spécialiste de Victore Hugo c’était elle, pas moi. Je doutais fortement que lui proposer un livre aiderait puisqu’il n’avait pas l’air de savoir lire… Alors niveau idée, je me retrouvai rapidement limité dans les possibilités.

« Le mieux à faire… » Proposai-je, sachant déjà que j’allais profondément regretter une telle proposition. « … Est de manger et de le laisser nous raconter sa vie à Paris ? Le faire parler. Lui servir du vin pour espérer qu’il tombe de sommeil après toutes ces aventures. »

J’avais été ami avec Aloysius, je savais donc quelques tours de passe-passe pour faire parler les gens. Les pousser à la consommation et endormir leur vigilance pour leur asséner un coup fatal. Instinctivement, je me mis à répéter le mode opératoire avec une précision rigoureuse, déposant les couteaux dans les assiettes… Avant de me rappeler que je n’étais pas là pour manipuler Gringoire. Ni lui faire quoi que ce soit. Je secouai la tête pour chasser alors l’étrange adrénaline qui s’était emparé de moi, relâchant les couverts que j’avais serré d’instinct et écartant mes doigts. Endoloris. Presque douloureux d’avoir tant serré. Je n’étais plus profiler. Je n’étais plus le journaliste. Je n’étais plus… Le même que l’an dernier. Il fallait que je me retire ça de la tête et que je n’y pense plus. Absolument plus.

Y enfermer dans une boîte à double tour pour éviter que les fantômes ne reviennent.

Je posai les yeux vers Anya, qui m’observait encore. Si elle m’avait répondu quelque chose je n’avais pas entendu, et elle le remarqua en fronçant les sourcils à mon attention. Des absences. J’avais encore souvent des moments d’égarement mais j’essayai de les contrôler du mieux que je pouvais. L’absence du psychiatre s’était faite rapidement sentir, tout comme la sensation d’étouffement à force d’être confiné en cellule… Puis chez moi. Mais j’apprenais à faire avec. A vivre avec. A accepter de vivre de ce côté de la barrière plutôt que de lever le rideau pour observer les cadavres qui gisaient en dessous. Ce n’était absolument pas facile. Vaciller. Se pencher un peu trop. Et tout menaçait de recommencer un jour ou l’autre. Le plus tard serait le mieux.

« On mange et on espère que le faire boire l’endormira rapidement. Ca te va ? »

Je sortais déjà les deux plats du frigo, des restes de ce qu’elle avait préparé la veille mais ça n’empêchait sûrement pas d’être bon. Gringoire ne connaissait pas notre alimentation moderne, il n’allait sans doute pas faire d’histoires sur le contenu de son assiette ! J’attendis quelques instants avant de les lui tendre, reprenant les assiettes. Je préférai qu’il ne reste pas seul trop longtemps au salon… Poussant la porte, je me dirigeai vers la table qui s’y trouvait avant de constater de la situation. Passant une main dans ma nuque, un haussement de sourcil plus tard, je revins vers la cuisine en tenant toujours la vaisselle.

« Je crois que nos efforts ne seront pas nécessaires… Il dort déjà. »

Je lui désignai du menton le salon où Gringoire, recroquevillé dans le canapé ouvert à son attention, ronflait à poings fermés avec une simple couverture sur le dos. Même pas besoin de le saouler ou de l’assomer au moins ; et ses ronflements étaient moins désagréables que sa voix pleine de questions désordonnées.


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________________________________________ Ven 2 Déc 2016 - 23:30

Dimitri s'était retenu de justesse et Anastasia n'allait certainement pas lui en tenir rigueur. Elle avait conscience de lui en demander beaucoup car elle n'était plus une petite fille capricieuse. Elle savait qu'il n'aimait pas recevoir, qui plus est des inconnus aux étranges façons. Et elle n'était pas aveugle : même si Gringoire n'était là que depuis quelques heures, il était clair qu'il aurait du mal à s'acclimater à sa nouvelle vie et qu'il prenait la situation avec sa légèreté d'artiste. Après tout, son auteur l'avait toujours tiré des pires situations, peut-être y était-il trop habitué. Au moins n'était-il pas méchant, c'était tout ce que la jeune femme lui demandait, en fin de compte. Le reste, elle pensait pouvoir gérer, bordel inclus.
Anastasia esquissa un sourire entendu et compatissant pour les nerfs de Dimitri. Elle suivit son regard pour le poser sur Abigaëlle et l'assiette qu'elle malmenait. Elle était tellement adorable.
- Tu as sans doute raison, murmura-t-elle, songeuse, en caressant la joue de leur bébé pendant qu'elle l'entendait s'affairer avec la vaisselle.
Après un temps, il proposa finalement un plan d'action en pesant néanmoins le moindre de ses mots. Anya considéra son idée quelques instants avant d'approuver :
- Pour une fois qu'on reçoit du monde c'est normal de sortir une ou deux bouteilles je suppose, sourit-elle d'un air complice.
Mais Dimitri semblait ailleurs, perdu dans d'obscures pensées comme cela lui arrivait de temps en temps. La jeune femme s'approcha donc son oreille pour lui souffler :
- Je parie qu'un ou deux verres ne seront pas de trop pour que tu le supportes... Quoique je parie que ses histoires sont intéressantes, nuança-t-elle à haute voix. C'est une excellente idée, je te laisse choisir le vin conclut la rouquine quand il eut réitéré son idée.
Dimitri choisissait toujours le vin. Il faut dire qu'Anastasia ne buvait pour ainsi dire jamais d'alcool et que, par conséquent, elle ne s'y connaissait pas réellement. Quant à son absence, elle choisit de faire semblant de ne pas avoir remarqué et attrapa les plats que Dimitri lui tendaient pour se mettre au travail quand Dimitri retournait au salon - du moins, le supposait-elle.
Il ne fut pas long à revenir pour déclarer que Gringoire dormait.
- Effectivement, il dort à poings fermés, commenta Anya après avoir tendu le cou pour observer le poète sur leur canapé. Mais je fais quand même à dîner. J'ai. Faim, annonça la jeune femme. Tu n'imagines pas combien ça creuse une journée comme la mienne. Et après... il semblerait qu'on ait la soirée pour nous, ajouta la rouquine avec un clin d'œil appuyé.

Ils dînèrent plus tranquillement qu'Anastasia ne l'aurait imaginé de prime abord. Elle n'en était pas moins heureuse de retrouver un peu de calme en dépit des ronflements du poète. Cela gâchait quelque peu le romantisme du moment mais n'empêcha en rien la soirée de finir agréablement.
Mais dès le lendemain, Anya s'attela à la lourde de tâcher de réellement former Pierre Gringoire au monde moderne. Elle réalisa bientôt l'ampleur de la tâche sans pour autant baisser les bras. Les Russes ne renoncent pas facilement.
A la fin du mois, elle lui avait trouvé un emploi dans une libraire et une chambre chez Granny's de sorte à ce que Dimitri n'ait plus à la supporter tout le temps - même si le poète se faisait une joie sinon un devoir de débouler chez eux à l'improviste. Anya s'arrangeait pour que les deux hommes se croisent le moins souvent et ainsi, tout allait pour le mieux. La vie avait repris son train-train quotidien, train que Gringoire avait finalement su prendre en marche même s'il n'en demeurait pas moins un étrange énergumène de plus dans Storybrooke.

Fin

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Rencontre du troisième type - Dim&Anya... et Gringoire !





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