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 Strike the match now {Emily & Luke }

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Emily Lame-Duck


« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Jeu 15 Sep 2016 - 15:10



Strike the match now
Emily & Luke



C'était absurde. Elle était venue ici pour se changer les idées et a final, tout ce qu'elle faisait c'était ruminer ses pensées. Revoir encore et encore cette femme brune frapper a sa porte Demander a lui parler. Lorsqu'elle c'était présentée, Emily en était restée pétrifier, incapable du moindre mouvement, du moindre geste. Sous le choc. Comme si la fille lui avait jeté un sort, alors qu'elle avait simplement dit son nom. Hollen, comme Clovis. Elle l'avait laissé entrée, sans vraiment s'en rendre compte. Habituellement elle n'aurait jamais fait ca, elle ne se serait jamais décalé pour a laisser entrer, sans pour autant prendre la peine de l'inviter a s'asseoir ou lui proposer a boire. Elle dégageait une douceur et un calme qui l'avait mise particulièrement mal a l'aise, et au final elle lui avait parlé de Figue. Qui vivait chez elle. S'y était réfugiée. Elle était venue pour l'informer, pour ne pas qu'elle se fasse trop de soucis...

Rapidement, Emily avait coupé court et avait refermé la porte dans son dos dans un claquement sec avant de se laisser glisser le long du battant, une main sur la bouche pour étouffer ses sanglots. Puis il y avait eut Heshvan qui l'avait entraîné dans une histoire des plus perturbante. Son comportement au château l'avait.. Surprise. Et maintenant, bien qu'elle sache qu'ils étaient tous deux adultes et responsables, elle avait... un malaise constant. Elle ne voulait pas de ce genre de relation avec lui alors elle faisait comme si de rien n'était comme si ça n'avait pas eut la moindre importance pour elle.

Emily scruta le fond de son verre pendant de longues secondes avant de capter un mouvement du coin de l'oeil. D'une pichenette elle le mit devant elle, invitant silencieusement le barman a le remplir a nouveau. Il ne se fit pas prier et le liquide ambré emplit a nouveau le verre, qu'Emily porta a ses lèvres un instant, avant qu'il ne réchauffe son estomac. L'alcool la détendait, l'aidait a.. Diminuer son agressivité, sa méfiance. Et de temps en temps, l'aidait a avoir du courage pour prendre une décision difficile, comme ce soir. Elle était revenue d'une mission de rapatriement d'un sorcier qui se faisait un peu trop remarqué et était a présent derrière les barreaux de la police, un récidiviste qu'elle connaissait bien. Et elle avait donc quelques jours de calme devant elle. De tranquillité, a rester a Storybrook sans avoir le moindre petit projet en vue.

Alors elle c'était décidée. Elle allait changer, elle allait arrêter. Arrêter de tout foutre en l'air autour d'elle, arrêter de vouloir rester un canard solitaire parce que c'était plus facile. Elle voulait arrêter de saboter sa propre vie, la reprendre en main. Après tout les autres l'avaient abandonnés ? Grand bien leur fasse ! Tout ce qu'elle avait a faire c'était y mettre un peu de volonté. C'était peut être l'alcool qui la faisait penser comme ca – sûrement même, elle n'aurait jamais eut ce genre de pensées en étant lucide... - mais d'une certaine façon, ça la réconfortait.
La jeune femme avala le reste de son verre d'un geste brusque avant de le reposer dans un claquement sur le comptoir. Elle tira quelques billets de la poche de son jean et les tendit au barman avant de s'éloigner en tirant une cigarette d'un paquet a moitié entamé. Une fois a l’extérieur, elle pris son briquet et tenta vainement d'en faire jaillir une flamme, a l’abri derrière ses mains.. sans résultats.

« Putain... »


Les premières expériences de sa « nouvelle vie » n'étaient pas particulièrement concluantes. Plus de gaz. Agacée, elle regarda autour d'elle a la recherche d'un éventuel fumeur, a nouveau sans résultats. Le soir était tombé depuis un moment, laissant la nuit étendre son ombre sur la ville, éclairée par quelques lampadaires ca et la, au milieu de flaques de lumières. C'est au coin d'une ruelle qu'elle aperçut une ombre qui s'éloignait. Un dos large, une démarche masculine.. Elle soupira puis se décida a aller dan sa direction pour demander du feu, s’avançant a son tour vers la ruelle sombre et peu rassurante.

Tout a coup, des bruits étouffés de bagarre ne lui parviennent, rapidement suivit par des cris et des coups de feu. Jurant, elle tira son colt de sa ceinture et s’élança, s’arrêtant l'entrée de la ruelle ou une scène digne d'un film l'attendait. Un homme, une arme pointée devant lui. Un autre allongé sur le sol, dissimulé entre les ombres. Elle n'arrivait même pas a parler. Le tireur leva les yeux vers elle, croisant son regard. Ce n'était qu'un gamin, un gosse d'une vingtaines d'années avec une arme trop dangereuse pour lui. Il était terrifié, ca se voyait. Sa main tremblait, ses yeux étaient embués, mais par réflexe, Emily point son arme sur lui. Ne pas rester sans défense, menacer.

Elle n'eut même pas le temps de lui dire de jeter son arme qu'il tirait a nouveau.

« Ni Divin, ni soumis ! »


La balle était partie toute seule, effleurant son visage, frôlant sa joue pour lui faire une estafilade sanglante qui la brûla, et elle resta immobile, tétanisée par les quelques mots qu'il avait prononcé avant de fuir. Ni divin, ni soumis ? Et lui était il mieux que les dieux a tuer comme ca ? Jurant, elle coinça son colt dans sa ceinture et se précipita vers le corps allongé. Avec un peu de chance... Ses mains tremblaient avec violence rien qu'a l'idée qu'il soi réellement mort. Elle ne voulait pas avoir a nouveau une personne expirant entre ses bras, elle ne voulait pas voir ses yeux s'éteindre, entendre son dernier soupir. Elle ne voulait pas, a nouveau, être celle qui survivait alors que les autres mourraient. Elle passa une main sous sa nuque et chercha son pou au niveau du cou... Qui battait. Emily poussa un soupire de soulagement et s'accorda quelques secondes pour observer plus attentivement l'homme qui était dans ses bras. Mignon, sans aucuns doutes. Ou plus tôt, a aller faire un aller retour en enfers. Ses traits étaient étrangement doux, attirants. Elle secoua rapidement la tête, laissant s'échapper de sa joue quelques gouttes de sang qui tombèrent sur le visage de l'inconnue, avant de le voir remuer et ouvrir les yeux.

« Bienvenue dans le monde des vivants... »
fit elle avec un sourire ironique en le lâchant pour se relever.

C'était fou ce que ce monde semblait attrayant. Elle l'étudia du regard un instant, il n'avait aucunes blessures visibles, rien de très alarmant. La pression qui nouait son ventre depuis le début s'évapora lentement, lui faisant lâcher un soupire, avant, sans rien ajouter, de lui tendre la main pour l'aider a se relever. Elle referma ses doigts sur son poignet et tira, le forçant a se détacher du sol pour venir face a elle, contre elle. Ce ne fut que le temps d'une respiration avant qu'elle ne le lâche subitement et ne recule d'un pas, méfiante. Emily hésita une seconde avant de désigner le bar d'un mouvement de tête.

« Tu veux un remontant ? »

Elle en tout cas, elle en avait besoin. Et d'un truc fort. Sa main tremblait encore doucement contre sa cuisse et brutalement elle la referma, ne formant qu'un poing qui passa sur sa joue pour essuyer le sang qui coulait de sa plaie. Au final, elle lui tendit la main, le regard dure, fermé. Habituel en un sens.

« Emily. »
se content elle de dire en guise de présentation avant de faire demis tour pour retourner dans le bar.

Elle poussa la porte en déglutissant sous les regards curieux qu'on lui lançait, pour finir par fusiller du regard tous ceux qui croisaient ses yeux. Elle s'approcha du bar et s'y appuya, alors que le barman s'approchait, soucieux.

« Ca va ? »

« J'ai l'air d'aller bien ? »
cracha elle d'un ton cassant avant de se reprendre, dans un soupir : « Tu m'amène ce qu'il faut ?»

Elle était bonne pour avoir des points de suture, sérieux.... Punaise pourquoi ce soir ? Son interlocuteur hocha la tête et s'éloigna, pasant par une double porte battante tendis qu'elle se laissait tomber une une banquette de cuir non loin du bar. Elle leva les yeux vers « Luke », qui c'était installé a ses cotés, furieuse contre lui tout en sachant que ce n'était pas réellement de sa faute. Elle regrettait presque de lui avoir dit de l'accompagner pour le coup.

« Qu'est ce qui t'as pris d'aller dans un endroit mal famé comme ca en pleine nuit ? T'es suicidaire ou quoi ? »
Ce n'était pas du tout le genre d'endroits qui convenait aux fils de bonne famille clairement ! « C'est pas un quartier pour les types comme toi, je sais même pas comment tu as fait pour t'en sortir.... »

Et ce sans la moindre égratignure, alors qu'elle se vidait de son sang, la main ensanglanté. Elle déglutit, avant qu'un bruit violent ne la tire de ses pensées. Une boite a pharmacie a la propreté douteuse, apportée par son « ami ». Et une bouteille de Wisky. Emily eut un sourire amusé, il la connaissait bien. Sans attendre, elle attrapa un verre et se versa une dose d'alcool avant, d'une pichenette, d'ouvrir la boite a pharmacie. Elle repensait encore au gamin, a ce gosse. A ce qu'il avait dit.

Brutalement, elle reposa son verre sur la table, avec une tel violence que l'alcool se renversa a moitié.

« Putain tout ca c'est a cause d'eux ! Si il n'y avait pas de dieux, ce demeuré ne t'aurait pas tiré dessus ! »

Ca la rendait dingue, littéralement. Et après on disait qu'il fallait faire ami ami avec eux ? Plus tôt mourir. Si les rues devenaient le théâtre d'une lutte comme celle la, ou allaient ils ?


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________________________________________ Sam 1 Oct 2016 - 22:52




Strike the match now


ni divin, ni soumis !

Storybrooke.

Je n’aurais pas cru remettre les pieds ici de si tôt. Déjà parce que j’étais coincé sur une planète désertique à l’autre bout de la galaxie, et ensuite parce que sans ma fille, je n’avais plus beaucoup de raisons de revenir. Ma famille, peut-être. Mais ma famille n’était toujours pas à l’abri du Dragon et ce qui auriat du me prendre quelques semaines avait finalement duré presque un an. Comment est-ce que vous vouliez que je revienne avec tout ça ? Le sourire aux lèvres et un grand rire, suivi d’une claque dans l’épaule et d’un « Salut, quoi de neuf chez les grecques ? » Non, ça faisait quand même grandement mauvais genre. Affreusement. Ca n’avait jamais été franchement simple avec ceux que je considérais comme mes frères et sœurs, et je crois bien que ça n’allait pas aller en s’arrangeant.

Je poussai un soupir en me rappelant que j’allais devoir retrouver Aphrodite. Notre dernier échange avait été d’une rare violence et je ne l’avais plus revu depuis… Enfin, seulement sentie lorsque j’étais réapparu à Storybrooke, puis plus rien. Et maintenant que je venais de rencontrer son énième fille, il était peut-être temps de s’y lancer ? Athéna aussi m’attendait au tournant. Je ne l’ignorais pas, je le savais même très bien. Elle était partie sans m’en dire plus mais je savais que la confrontation n’allait pas tarder. Le seule que j’avais revu à l’heure actuelle, c’était Apollon – Et Artémis n’avait pas menti, elle m’avait littéralement laissé en nounou pendant plusieurs heures. Au moins, il y en avait un qui était content de me revoir !

En fait, au moins deux. Deux parce que la première personne que j’étais allé voir… C’était Hippolyte. Je n’avais jamais osé croire qu’elle pouvait être encore en vie. Je n’aurais même pas songé que cela puisse être possible, et pourtant j’en avais vu des morts et des réincarnations directement dans notre famille. Mais la découvrir là, en chair et en os, à me regarder en fronçant les sourcils. Etait-ce bien elle ? Est-ce que c’était réellement… ? Je n’étais pas franchement doué pour les retrouvailles, encore moins pour les adieux, mais je crois que j’ai quand même versé ma petite larme quand elle s’est finalement approchée de moi. J’ai levé la main pour lui toucher le visage, être sûr. Certain. Je l’avais vue morte. Je l’avais bercée alors que la vie avait quittée son corps. Je l’avais confiée à Diane pour qu’elle la mette en terre… Et maintenant, la voilà. Debout. Normale. Naturelle. Une aura singulière à son contact, cette part que nous partagions tous les deux.

C’était ma fille. Et même l’odeur de ses cheveux n’avait pas changé. Ni ses goûts de chiotte pour la musique contemporaine, le genre de trucs où les types ont des voix déformées et où il faut sauter pour faire mine de danser. Non vraiment, là-dessus, elle n’avait pas changée. L’entendre rire avait été la plus belle des retrouvailles. Le premier souvenir de cette nouvelle vie qui m’attendait… Ah, ce que je pouvais être fleur bleue quand je m’y mettais ! Ne le répétez pas ou je vous arrache la tête, ok ? Bien. En tout cas, j’avais passé ma première soirée en compagnie de ma fille et ça valait tout l’or du monde. Un espoir encore plus fou que tous ceux réunis, et la satisfaction de retrouver quelque chose qui m’était extrêmement cher. Tout compte fait, j’avais peut-être bien fait de retrouver les autres et de revenir avec eux ici.

Ou pas.

Pourquoi est-ce qu’il fallait que l’un des rares mecs que je croise en me promenant le soir, un peu tard, soit un crétin doublé d’un malade mental ? Sérieusement, qu’est-ce que j’avais fait pour tomber direct sur un abruti qui s’était mit en tête de « détruire les dieux » ? c’était quoi cette mode stupide ? Qu’est-ce qui s’était passé quand j’étais absent, pour que les habitants vouent une telle haine aux miens ? On n’avait pourtant pas détruit leur ville si souvent que ça, au contraire on préférait aller réduire en ruine nos propres mondes ; mais de là à vouloir notre mort… D’ordinaire, les rares que j’avais vu se contentaient de passer à côté et de vociférer leur colère. Et encore, jamais envers moi. Il fallait croire que je leur faisais un peu trop peur ? Visiblement, certains avaient oubliés qui j’étais. Les lavages de cerveau étaient de plus en plus efficaces de nos jours.

Je ne m’attendais juste pas à ce que le maboul sorte une arme pour me la pointer dessus… Et ne tire. Je ne prie même pas la peine de hoqueter de surprise, pourtant je sentis mes jambes vaciller et je m’effondrai sur le sol, fixant le trou béant et la tâche immonde en train d’apparaître sur mon tee-shirt. Juste à l’endroit où la balle m’avait traversée. Le gars, un jeune type en plus, me fixa avec des yeux fous et horrifiés. Lui-même ne devait pas avoir la moindre conscience de ce qu’il était en train de faire ! En tout cas, ça faisait un mal de chien. Je ne m’étais pas encore complètement remis de mon traitement sans pouvoirs, et là, c’était un peu la goutte d’eau qui faisait déborder le vase !

« Ni Divin, ni soumis ! »

L’entendis-je dire, avant de brusquement… Tomber en cendres. Merde, ce cœur divin était pas en très bon état, ou le gosse avait eu de la chance en visant ! En tout cas, aussi étrange que cela puisse paraître, ma réincarnation ne prit pas très longtemps. Quelques secondes pendant lesquelles il en profita pour se tirer en courant et me laisser pour mort ! Celui-là alors, si je l’attrapais j’allais me le… Eyh, oh, qu’est-ce que c’était que ça ? Pourquoi est-ce qu’une paire de main était en train de me tripoter ? Pas touche à la marchandise, il faut payer d’abord. Et je préviens, je vaux cher.

Je pris le temps de rassembler mes esprits, le changement d’apparence n’étant pas franchement le truc le plus agréable au monde. Ce ne fut qu’une fois que quelques gouttes chaudes me tombèrent sur la joue que je rouvris les yeux. Découvrant alors un visage assez jeune auréolée d’une chevelure blonde en cascade en train de m’observer avec une petite ride d’inquiétude. Qui c’était, ça ?!

« Bienvenue dans le monde des vivants… »

Trop aimable. Je grognai quand elle me relâcha mais ne dis pas non à la main qu’elle me tendit pour m’aider à me relever. Ah tiens, elle avait l’air d’avoir de la force ! Même si elle géra assez mal la réception et que je me retrouvai contre elle dans un mouvement brusque. Et bien, elle allait vite en besogne ! J’esquissai un sourire en coin devant sa réaction, ne décrochant pas mes yeux de son visage en train d’étudier le mien. Je ne l’avais jamais vu. Aucun souvenir, même infime, d’avoir côtoyé quelqu’un comme elle. D’où est-ce qu’elle sortait ? Ca devait être une flic ou un truc du genre vu qu’elle n’avait pas hésité à s’approcher du tireur. Ou une bonne samaritaine, mais étant donné que ça ne courait pas les rues j’en doutais fortement. En tout cas, elle avait une odeur agréable.

Elle se recula d’un pas ou deux pour rompre le contact, reprenant un air un peu plus fermé. Etrangement, cela m’intrigua plus que de raison. Ce petit visage ronchon vendait du rêve en réalité, même si j’ignorais encore pourquoi elle avait décidé d’aider… Un dieu. Au moins elle n’était pas avec l’autre débile – tiens, fallait pas l’arrêter lui ? Je le ferais si je le recroisais, il allait savoir ce que ça coûtait de s’en prendre au dieu de la guerre. Je détestais rester sur une défaite, ça me mettait de mauvaise humeur. Très mauvaise.

« Tu veux un remontant ? »

Elle, je l’aimais déjà ! Quelle fille vous proposait un truc pareil après vous avoir cru mort face à un tueur ? Les nunuches ordinaires voulaient toujours appeler la police ou l’hôpital, mais elle, non. Non, la blonde elle te proposait de te saouler dans un bar. Ca me plaisait carrément comme idée, aussi hochai-je la tête avant de tendre la main pour serrer la sienne. En plus, le sang, ça lui rajoutait un petit côté bad girl assez excitant pour le coup. Mais on allait peut-être pas aller trop vite en besogne, n’est-ce pas ?

« … Luke. »

Pourquoi est-ce que je venais de mentir sur mon identité ? Aucune idée. De toute manière, Emily avait l’air de s’en foutre et c’était tant mieux. Je n’avais pas franchement envie de lui fournir des explications pour le moment, la suivant à l’intérieur d’un bar que j’avais bien connu fut un temps. Je profitai de passer près des portes vitrées pour essayer de voir à quoi je ressemblais ; mes mains n’étaient pas celles que je venais de quitter et un coup d’œil dans mon reflet me confirma la chose : j’avais plus ma tronche habituelle. J’étais revenu dans le corps plus jeune que je possédais. Bon, voilà peut-être pourquoi elle ne m’avait pas reconnu alors qu’au moins tous les habitants de la ville savaient à quoi je ressemblais. Avoir été maître de l’olympe apportait quelques bonus, dirons-nous !

Je m’installai au bar en face de la jeune femme, m’y accoudant avant de remarquer que le barman m’avait reconnu, lui. Au moment où il amena la boîte à pharmacie, le type ouvrit la bouche mais je lui fis un rapide signe de la tête pour le couper dans son élan. Non, merci, je n’avais pas besoin qu’on me salut de manière officielle. Si j’avais filé le mauvais prénom à la gamine s’était pas pour me faire griller quelques minutes après ! J’avais encore quelques questions à lui poser et puis, le côté farouche et sauvage avait le don de m’amuser. Surtout en l’entendant râler et presque vider un verre de whisky. Ca, c’était un sacré brin de femme !

« Putain tout ca c'est a cause d'eux ! Si il n'y avait pas de dieux, ce demeuré ne t'aurait pas tiré dessus ! »

J’haussai un sourcil, surpris de sa tirade. Ah ouais, elle avait vraiment AUCUNE idée de qui elle avait en face d’elle celle-là. Surtout qu’en général, je n’aimais pas vraiment qu’on parle des miens de cette manière, sans visiblement les connaître. Puisque son visage m’était inconnu c’est qu’elle n’avait pas du séjourner sur l’Olympe. Et qui n’y était pas était considéré comme un potentiel nid à emmerdes… Ou de parfaits inconnus. En l’occurrence, on ne se connaissait ni d’Eve ni d’Adam mais elle se la ramenait. Intéressant.

Le nez plongé vers son verre, Emily semblait remuer son agacement quand le barman me lança un regard désolé. Je le vis s’avancer pour parler mais je relevai vivement la main pour l’arrêter. L’empêcher de faire, encore, une bourde auprès d’elle.

« Non c’est… c’est intéressant, ce qu’elle dit. » Déclarai-je, d’un regard appuyé dans sa direction. « J’ai envie d’entendre la suite. »

Après tout, ça pouvait aussi être très drôle et divertissant, non ? Près de dix mois sans côtoyer la ville, je trouvais d’un coup très intéressant d’entendre quelqu’un parler des dieux. Peut-être était-elle au courant des derniers évènements ? Ou pourrait-elle me renseigner sur une probable rebellion de la part des mortels ? Ne jamais lésiner sur la quantité d’informations qu’on peut récolter quand on fait boire quelqu’un. Et en l’occurrence, alors qu’elle me servait un verre de whisky à moi aussi, je levai mon verre qui cogna contre le sien avec force. Je me surpris même à lui adresser un nouveau sourire, buvant la moitié avant de le reposer sur le bar.

Puis je tendis la main vers la boîte, malgré son regard courroucé.

« Laisse moi t’aider. » Elle avait la joue suffisamment en mauvais état comme ça, inutile d’en rajouter. Et puis vu les tremblements de ses mains, elle allait sans doute aggraver la situation au lieu de l’améliorer. « J’insiste. »

Emily fini par céder, à contre cœur, et j’attrapai des compresses ainsi qu’une petite bouteille d’alcool. Sans la quitter des yeux, j’en aspergeait la ouate et relevait la main pour l’approcher de son visage. Elle eut un mouvement de recul, réflexe inconscient, avant de finalement me laisser poser la compresse sur sa joue. Une grimace s’en suivie et je m’excusai en silence d’un haussement d’épaule. Rapidement, le coton s’imbiba de sang et je le changeai pour en mettre un propre à la place. Tamponnant soigneusement pour éviter que sa plaie ne s’ouvre davantage. Le type l’avait ratée de peu et, quelque chose me disait qu’elle n’avait pas la capacité de revenir, elle.

« Ca va, il ne savait pas viser. » Me permis-je, dans un ton engageant. « Il... S’est passé quelque chose ici ? J’ai été absent depuis un moment et je ne suis pas très à jour sur les dernières nouvelles. Les dieux ont fait des trucs répréhensibles ? »

Je marquai une pause pour la laisser répondre, écoutant son discours avec attention. Un petit pincement quand même à l’idée de la manipuler, mais rapidement surplombé par l’étrange curiosité qu’elle provoquait chez moi à parler aussi ouvertement. Je voulais bien croire que l’alcool pouvait faire des ravages, mais de là à étaler son opinion sans barrières ni frontières… Il y avait quand même tout un pas. Pourtant, loin d’être désagréable, je me surpris même à apprécier d’être face à quelqu’un qui avait une idée tellement noire de nous qu’on en prenait sacrément pour notre grade. En un sens, ça mettait une claque. Dans un autre, ça pouvait vexer.

Je choisi de finir de lui mettre un pansement sur la pommette et d’appuyer mon coude sur le bar, ne manquant pas de nous resservir quand elle semblait en avoir besoin. Attentif ? Oh que oui je l’étais. Même le barman avait fini par aller travailler de l’autre côté pour ne pas nous déranger dans l’étrange conversation que nous échangions. Ou plutôt, qu’elle libérait tandis que j’en attrapais chaque mot pour l’analyser.

« T’as l’air d’en connaître beaucoup sur leur sujet... » Déclarai-je en hochant la tête, même si au final sa vision manquait cruellement d’objectivité de ce que j’en entendais. « Et tu penses quoi de cette ville ? D’après toi, ils devraient cesser de se mêler de « nos » histoires ? »

Que je sache si j’avais encore une chance avec des humaines ou si je pouvais rayer de ma liste les petits plaisirs de la vie…

« Heureusement que je ne suis… Qu’humain. A leur place, j’aurais peur de toi ! » Riai-je.

Ah, qu’être comédien pouvait se révéler difficile… Mais qu’est-ce que les filles énervées en train de défendre leurs idées pouvait être attirant. Je sentais presque l’adrénaline pulser dans mes veines rien qu’à l’écouter parler. Elle éveillait en moi de pulsions de combativité et de défi que je rencontrai rarement ; une profonde envie de compétition que je mourrais d’envie de remporter. Après tout, elle venait de se livrer à un dieu en pensant avoir affaire à quelqu’un d’autre. La question était de savoir jusqu’où j’étais capable d’aller sans me faire prendre ?

Les paris étaient ouverts.

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« Wake up, it’s time to die. »

Avez-vous déjà désactivé un humain par erreur ? † Je déteste les guerriers. Ils ont l’esprit étroit et n’ont aucune finesse. Pire, ils se battent pour des causes perdues, pour l’honneur. L’honneur a fait des millions de morts mais n’a jamais sauvé qui que ce soit !


Emily Lame-Duck


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________________________________________ Sam 8 Oct 2016 - 22:50



Strike the match now
Emily & Luke


« Non c’est… c’est intéressant, ce qu’elle dit. »

Pardon ? Est ce qu'elle avait rêvé ou ou bien...

« J’ai envie d’entendre la suite. »


Elle lui lança un regard non pas méfiant mais carrément hostile. Se fichait il d'elle ? Se moquait il de ce qu'elle pensait ? Les mots lui avaient échappés, un trop plein d’alcool et d'émotions fortes, certainement. Et puis ce n'était pas, de base quelque chose qu'elle gardait pour elle, même si elle ne l'affichait pas ouvertement devant des gens qui n'avaient rien demandé. Mais qu'il dise qu'il voulait entendre la suite... Elle peinait a le croire, réellement. C'était comme a l'école lorsqu'elle y avait été, cette sorte de boule qui se formait au creux du ventre en attendant le retour du bâton après qu'on l'ait interrogé.
Elle détestait l'école, n'avait même pas terminé le lycée. Et ce type.. Cette attente qu'il avait dans les yeux l’inquiétait, la mettait mal a l'aise. Et en même temps, elle avait en elle une tel soif d'être écoutée, entendue, comprise que les mots bloquaient contre la paroi de ses lèvres... La dualité des deux choses était difficile a vivre, impossible a admettre.

Lui jetant un regard méfiant, sur ses gardes, Emily porta le verre a sa bouche tout en surveillant Luke du regard après avoir trinqué avec lui. Mouais. Ce type était trop... sexy pour être honnête. Et d'ou il se permettait de vouloir l'aider d'abord ?

« J'ai pas besoin d'aide. »
répliqua elle sèchement en avançant la main vers une compresse. Évidemment la main qui tremblait encore. Le contre coup. En même temps c'était la faute de cet imbécile, il lui avait rappelé Tasha. Il lui avait fait se souvenir... Elle capta son regard, juste une seconde.

« J’insiste. »

Et aussi étrange que cela puisse paraître, elle céda. C'était peut être ses yeux. Ou sa voix. Ou toute sa personne en fait. Luke dégageait naturellement une forte autorité, et pourtant, elle ne se sentait pas... écrasée par celle ci. Enfin ca ne voulait pas dire qu'accepter son aide était une expérience agréable. La jeune femme resta tout d'abord immobile avant de finir par détourner le regard après qu'il se soit approché la première fois. Ses yeux fixèrent un point sur le mur pendant qu'il appliquait une compresse sur sa joue. Oublier. Faire abstraction de sa présence, de sa proximité.Et ne pas le laisser voir son trouble. Elle se souvenait encore des paroles d'Heshvan. Que ses émotions passaient par ses yeux. Qu'elle avait beau tout faire pour les cacher, tout passait dans son regard, que c'était comme ca qu'il parvenait a la cerner.

« Ca va, il ne savait pas viser. »

Elle haussa les épaules. Ca se voyait que ce n'était pas lui qu'on était entrain de soigner, clairement. Il avait eut de la chance. Peut être c'était il jeté au sol en voyant le tireur sortir son arme ? Ou alors il était tombé et c'était cogné la tête. Ou alors... Elle n'en avait aucune idée a vrai dire. Il avait du avoir de la chance voilà tout, une chose dont elle était totalement dépourvue, il fallait le dire.

Sa dernière question la fit tout de même tiquer. Il avait été absent longtemps ? Combien de temps ? Et puis pourquoi ?

« T'es militaire ? »
demanda elle sans réfléchir. Ca expliquerai son absence et la manière qu'il avait de se tenir, droit sur son tabouret. Et sa musculature.

Mais a la limite, elle s'en fichait non ? Ca ne l’intéressait pas, tout ce qui comptait c'était que ce type n'était visiblement pas au courant des dangers de la ville, clairement. En même temps, vue comment il avait faillit finir, ca ne l'étonnait qu'a moitié.

« J'ai été dans l'armée avant de revenir ici. La guerre ce n'est pas pour tout le monde. »


Elle ne pouvait que confirmer et hocha silencieusement la tête avant de soupirer sans essayer de le cacher, en lui jetant un regard d'une amabilité discutable. Comme si les dieux étaient des gens sages et que leurs actions n'avaient aucunes répercutions...

« Quand a eux... je ne sais pas »
répondit elle avec une certaine ironie dans la voix. « Qu'ils aient faillit détruire la ville et tué certains d'entre nous n'est peut être pas répréhensible pour toi. »

Elle ne parvenait pas a comprendre comment les gens avaient pu passer au delà de ca. Comment ils avaient pu.. Oublier d'une certaine façon. Et le maire n'avait même pas fait mine de faire une cérémonie pour les morts de cette journée là, le jour du Dôme. A se demander de quel coté il était. Emily détourna les yeux, le regard douloureux et brûlant de colère pour regarder un point au loin au lieu de la personne face a elle.

« Mais comme si ca ne suffisait pas, il faut en plus qu'il se mettent a brûler des maisons et qu'ils s'éclatent a kidnapper les gens... »
Et les pompiers qui avaient risqués leurs vies ils y avaient pensés ? Et comme si ca ne suffisait pas, ils intervenaient dans sa vie alors qu'elle n'avait rien demandé. « Et tu veux savoir le pire ? Le pire c'est qu'ils se pensent tellement... supérieur, tellement au dela de tout ca que rien n'a d'importance pour eux. Que la seule chose qui compte c'est de.. S'amuser, sans jamais penser a ce que peuvent ressentir les autres. Ils n'en ont rien a foutre de nous, on est juste une... Distraction pour eux, de simple jouets dont ils se débarrassent aussi facilement qu'on écrase une fourmis. Ca les amuse. Ce ne sont que des assassins... »

Oui, ils n'existaient pas. Ils n'avaient aucune valeur, pas la moindre importance. Seulement des choses a sacrifier quand bon leur semblait. A ridiculiser. A ignorer. A soumettre, en exerçant une force bien au dela de ce qu'eux, pauvres humains, avaient. Ils avaient tout, tout a portée de main, d'un claquement de doigts. Ils ne connaissaient pas la valeur de l'effort. Ils ne savaient pas ce que c'était que de souffrir. Ils ne savaient pas ce que c'était que de se voir soumis, esclave de la volonté des autres. Ils ne savaient pas la douleur que c'était de ne pas pouvoir résister. De vivre dans la peur. De perdre un être cher sans rien pouvoir y faire.
Elle leva son verre, le vidant d'un trait pour chasser les images qui assaillaient son esprit, avant que Luke ne le remplisse, lui faisant lui décrocher un regard presque interrogatif. Suspicieux.

Oui elle les connaissait. Elle les avait vue en action, elle les avait contemplé de près. Vue comment ils agissaient, comment ils les traitaient. Elle se souvenait encore du Strip-poker... Tsss...

« Et tu penses quoi de cette ville ? D’après toi, ils devraient cesser de se mêler de « nos » histoires ? »


Elle haussa un sourcil, avant de contempler son verre et le liquide ambré qui tournait dedans. Il en avait de drôles de questions ce type. Il était stupide ou faisait il exprès de lui poser des questions évidentes ? Il ne comprenait pas qu'ils étaient dangereux ? Que sans eux, ils n'auraient jamais eut tous ces problèmes ?

« Tu le fais exprès ou c'est juste pour m'énerver ? Évidemment qu'il faudrait qu'ils arrêtent ! Qu'ils partent d'ici et nous foutent la paix, c'est pas trop demander quand même ! »


Elle reposa son verre sur le bar, se tournant a demis vers Luke pour le fixer, le regard flamboyant. Storybrooke, c'était... C'était ce qui se rapprochait le plus du monde des contes. Ils ne faisaient rien de mal, ils n'avaient que le malheur d'exister. Et les dieux débarquaient en se croyant tout permis ? Non, elle ne pouvait pas l'accepter.

« Pourquoi on aurait besoin d'eux ? Tu n'as pas assez confiance en nous pour gérer nos propres problèmes ? Dans le monde des conte on y arrivait bien non ? Alors pourquoi les choses seraient elles différentes ici ? Pourquoi soudainement on deviendrait dépendant de... Gens qu'on avait jamais vue avant ? »


Elle c'était penchée vers lui, emportée par son élan.Certes dans le monde des contes elle n'était personne, mais... Il n'était pas obligé de le savoir ça, et si il demandait, elle pourrait toujours mentir. Mais si elle se souvenait bien, ils s'en étaient toujours sortis par eux même, sans demander d'aide a une quelconque divinité. Alors pourquoi cela serait il différent ici ? Pourquoi d'un coup se retrouveraient ils aussi débrouillards que des nouveaux nés ? Non, elle n'y croyait pas. De toute façon, tout était déja écris. Les destins, les vies... Ils n'avaient pas le choix. Les choses se produiraient qu'ils le veuillent ou non.

« Et même ! Même si on se retrouvait face a quelqu'un de plus fort, de trop fort... tu ne préférerai pas mourir en combattant plus tôt que de devoir passer le reste de ta vie a leur service, a subir leurs caprices, sans jamais savoir quand est ce qu'ils en auraient mare de toi ? »


Elle se redressa, remplissant a nouveau son verre pour fusiller son reflet du regard.

« Heureusement que je ne suis… Qu’humain. A leur place, j’aurais peur de toi ! »


La jeune femme s’arrêta, reposant brutalement son verre sur le bar. Il se moquait d'elle ? Ooooh oui il se moquait d'elle. Lentement, elle se tourna vers le jeune homme , la mâchoire serrée, les doigts blanchis a tenir son verre.

« Tu te moques de moi ou tu ne me crois pas ? »


Elle sauta de son siège, finissant son verre d'un trait avant de poser quelques billets sur le bar pour payer les consommations, avant de passer a coté du jeune homme d'un pas rapide, furieux.

« Suis moi. »
lui ordonna elle en quittant le bar, avant de se diriger droit vers sa moto.

L'air frais de la nuit lui fit du bien, éveillant ses sens qui étaient un peu endormis par la chaleur et l'alcool. Sans perdre un instant, Emily grimpa sur l’engin et d'un signe de tête, invita Luke a faire de même, avant... de lui tendre le seul casque qu'elle avait pris en lui jetant un regard sérieux.

« Soit tu le met soit tu viens pas. »
Annonca elle directement.

Clairement, elle ne plaisantait pas avec la sécurité routière. Autant elle, ca ne la dérangeait pas réellement, elle avait l'habitude, mais pour les autres, c'était une toute autre histoire. Dommage qu'elle n'ai pas son second casque sous le siège, la ou elle le mettait habituellement. Elle avait du y mettre un sacré arsenal en prévision d'une chasse.. Assez compliquée. Et puis elle n'avait pas spécialement prévu de prendre quelqu'un avec elle ! Au final, il finit par obéir et grimpa dans son dos, passant ses mains autour de sa taille. Par réflexe, Emily se tendit, chacun de ses muscles crispés par ce simple contact. Il lui fallut quelques instants pour fermer les yeux et expirer pour reprendre un minimum le contrôle, avant de brusquement faire rugir le moteur de la moto et de démarrer pour filer dans la nuit.

Et puis quoi encore ? Elle allait lui prouver. Lui faire comprendre qu'elle n'était pas faible. Que les Storybrookiens n'avaient pas besoin de protection, et encore moins de celle des dieux. Ils roulèrent un moment pour se diriger droit vers un quartier huppé au possible, et Emily se gara sous un escalier d'évacuation en fer, peu désireuse de se faire voler son bijou, avant de faire un signe de tête a Luke de descendre. En quelques secondes, elle le suivit et leva le dessous du siège de sa moto pour révélé un véritable petit arsenal dont elle tira un gilet par balles, qu'elle plaqua contre le torse du jeune homme.

« C'est obligatoire, met le. »


Il y avait des choses avec lesquels elle ne plaisantait pas. Tant pis si c'était un modèle pour femmes, il y survivrai certainement. Tranquillement, comme si c'était normal, elle tira plusieurs armes de son « coffre » et les examina d'un œil scrutateur a la lumière jaunâtre des lampadaires, avant de lui en mettre une – vide - dans les mains.

« Je suppose que tu sais t'en servir ? »
fit elle avant de lui lancer un chargeur dans les mains. Après tout il était militaire non ? Ce n'était pas comme si il s'agissait d'un civil, ils travaillaient plus ou moins dans le même camp. « C'est quasiment comme un 9 millimètre normal, mais il tire un genre de fléchettes paralysante et soporifique a la place, c'est un chouilla plus lent. Si j'étais toi j'éviterai de me faire piquer. »

Ce produit, fournit par la fille qui avait recueilli Figue était d'une efficacité redoutable, casi instantané. En revanche, le Smiths & Wesson qu'elle avait dans la ceinture était chargé a balles réelles lui, on ne savait jamais. Son job était de ramener les DDC vivants, et pas des cadavres, même si de temps en temps elle le regrettait. Tranquillement, Emily vérifia tout son armement avant de lever les yeux vers Luke. C'était important d'avoir de bon outils de travail.

« Je suis chasseuse de primes. Je traque les abrutis qui utilisent leurs pouvoirs sans modération et je les ramène par la peau des fesses au commissariat. »
D'un geste sec, elle fit claquer son arme, enclenchant différents mécanismes pour finir par la pointer vers le jeune homme. « Et je vais te prouver qu'on a pas besoin de dieux pour nous débrouiller par nous même. »

Elle baissa son arme, avant de la mettre dans sa ceinture sous le bras. La cible – Mario Posgara – était non seulement un mafieux de la pire espèce, mais son don de télékinésie – ou un truc qui s'en approchait – était extrêmement puissant et développé. Y aller comme ca, dans un repère plein de ses hommes, sans avoir le moindre plan était peut être suicidaire mais... Après tout, il l'avait fait boire non ? C'était de sa faute.

« C'est ta dernière chance de partir. Après il sera trop tard. »
fit elle en lui tournant finalement le dos pour se diriger vers la maison.


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Connor Williams


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________________________________________ Sam 12 Nov 2016 - 21:34




Strike the match now


ni divin, ni soumis !

« Et tu veux savoir le pire ? Le pire c'est qu'ils se pensent tellement... supérieurs, tellement au delà de tout ça que rien n'a d'importance pour eux. Que la seule chose qui compte c'est de... S'amuser, sans jamais penser a ce que peuvent ressentir les autres. Ils n'en ont rien a foutre de nous, on est juste une... Distraction pour eux, de simple jouets dont ils se débarrassent aussi facilement qu'on écrase une fourmis. Ca les amuse. Ce ne sont que des assassins... »

Elle avait une idée tellement noire des miens que j’avais presque peur de ne plus discerner les bons côtés des mauvais. Bon, n’exagérons rien, je n’avais pas peur. Je ne craignais sûrement pas ce genre de jugements encore moins de la part d’une parfaite inconnue. Mais étrangement, je me surpris à me demander s’ils étaient plusieurs à avoir le même raisonnement. Apparaissions-nous comme des gens satisfaient au milieu des humains de Storybrooke ? Avais-je donné l’air de m’éclater à les manipuler et à les protéger face à Yen Sid ? Ah ça, pour sûr, je m’étais rudement amusé. Une vraie partie de plaisir partagée avec toute une ville. Après on était partis faire un barbecue des restes d’humains morts et on avait dansés nus sur les cadavres, comme dans l’ancien temps. Une vraie orgie grotesque !

… Non mais vraiment, elle était tombée sur la tête ? S’il y avait bien des êtres qui se souciaient de ce que pouvaient penser ces humains, c’était nous les dieux. Sinon, voilà bien longtemps qu’on aurait quitté cet endroit pourri pour des eaux plus paradisiaques. Genre… Les Bahamas. C’était sympa les Bahamas ! Enfin quand on n’y croisait pas des serpents qui se vantaient de cracher des flammes au point de vous expédier à l’autre bout de la galaxie. Mis à part ce détail, on y croisait des filles en bikinis et on servait des cocktails à volonté, le pied total ; dans les îles pas dans le désert, là-bas tout ce que j’avais rencontré c’était un gamin pénible et des caméléons fossilisés pour me servir de goûter. Passionnant, n’est-ce pas ?

« Pourquoi on aurait besoin d'eux ? Tu n'as pas assez confiance en nous pour gérer nos propres problèmes ? Dans le monde des contes on y arrivait bien non ? Alors pourquoi les choses seraient-elles différentes ici ? Pourquoi soudainement on deviendrait dépendant de... Gens qu'on avait jamais vus avant ? »

Parce que c’était la dure loi de l’évolution ? Le plus fort terrassait le plus faible ou, de temps en temps, le prenait sous sa protection pour lui permettre d’avancer sans être trop à l’aveugle ? En fait, c’était une sorte d’acceptation qu’une race inférieure bénéficie de la survie là où elle aurait dû mourir… Non mais elle voulait vraiment qu’il lui réponde ça ?! Même avec ses verres d’alcool, Emily n’était pas suffisamment saoul pour accepter d’entendre un truc pareil sans y réagir. Elle avait l’air assez vive comme fille, peut-être un peu trop mais étonnement, ça n’était pas dérangeant. Au contraire, je trouvais cette attitude grisante et intéressante, même si ma soif de provocation gratuite se trouvait cruellement refoulée tant que je n’avais pas mieux cerné qui était mon interlocutrice. Il ne faudrait pas que j’ai à nouveau à mourir pour aujourd’hui, c’était pénible de ressusciter à la longue.

« Parce que nous ne sommes plus dans le monde des contes ? » Hasardai-je, mais elle était tant emportée dans sa plaidoirie qu’elle ne m’écoutait pas.

Les femmes… En tout cas, j’avais visiblement suffisamment piqué sa curiosité pour qu’elle se sente obligée de me prouver le bien fondé de sa théorie – si théorie il y avait. Avant que je n’ai vraiment le temps d’ajouter quelque chose, Emily descendit aussi bien son verre que de son tabouret et se dirigea vers la sortie en me sommant de la suivre. Elle comptait aller où dans son état exactement ? Echangeant un regard dubitatif avec le barman qui s’empressait de prendre les billets, je fini par hausser les épaules et par la rejoindre avec le sourire aux lèvres. J’avais hâte de savoir ce que cette petite tête brûlée me réservait !

Enfin restait à comprendre pourquoi elle me filait un casque avec cet air si sérieux. Elle croyait quoi, que j’allais me tuer dans un accident ? Je venais de lui prouver que je pouvais survivre à une balle – façon de parler – alors franchement, la route… Je levai les yeux vers elle, sincèrement partagé entre ma fierté masculine et ma dignité profonde de type qui n’avait rien à voir dans toutes ces histoires. Un casque. Elle voulait que je me foute ce truc ridicule sur la tête ? Elle m’avait bien regardé ? Je fronçai les sourcils en le tenant au bout des doigts, n’ayant quasiment jamais compris l’utilité d’un tel attirail à part pour faire joli ; et encore, le choix était discutable quand à ce qui était acceptable ou non. Jamais je n’allais porter un casque, je n’étais plus à la maternelle quand même !

« Soit tu le met, soit tu viens pas. »

Emily était sérieuse ? Je la toisai des pieds à la tête, essayant de comprendre pourquoi elle pensait que son petit gabarit risquait moins que le mien. Mordant l’intérieur de ma joue, je décidai de jouer la carte « Luke » jusqu’au bout et fini par obtempérer d’un signe de tête. Je n’avais aucune idée d’où elle m’emmenait et à dire vrai, j’étais à la fois curieux et intrigué. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans sa petite caboche de blondinette aussi tard le soir ? Peut-être qu’elle me ramenait chez elle ? Hmm… Coucher le premier soir ? Pas son genre et pas le mien – quoique. Après je n’aurais pas dit non, si elle proposait je me voyais mal refuser, elle aurait été capable de m’arracher ma chemise pour me faire payer mon insolence.

Histoire de tâter le terrain, je passai mes bras autour de ses hanches en m’installant derrière elle. On n’allait pas lui faire savoir trop vite que je savais très bien diriger les gros engins comme celui-là – je parle de la moto – autant lui laisser le bénéfice du doute et découvrir ce qu’elle avait dans le ventre. Après tout, elle se vantait de savoir se défendre seule et n’avoir besoin de l’aide de personne, j’avais hâte de connaître ses compétences dans le domaine. La plupart des filles de cette ville pouvaient à peine tenir un couteau pour manger dans leurs assiettes, il était temps de prouver que nous n’avions pas fait tout ça pour rien. Qu’il y avait là-dedans certains individus qui relevaient le niveau… Alcoolisés ou non. En fait, c’était ça le truc dangereux dans toute cette manœuvre : lui laisser le guidon avec les verres d’alcool qu’elle s’était enfilé ! Au moins si on croisait un flic ou deux elle aurait une bonne raison d’être mécontente ; et pas une qui nécessitait une intervention divine.

Emily se gara sous l’escalier métallique d’un immeuble en briques rouge, assez moderne quand on y prenait attention, et je pus enfin retirer ce casque sordide. Je préférais les voitures aux cylindrées de ce genre, même si je devais reconnaître qu’elle avait de belles formes et une sacrée force dans les reins – je parle toujours de la moto ; en tout cas, cette petite promenade dans l’air frais m’avait réveillé et j’espérais que la jeune femme allait me proposer un défi à la hauteur de mes espérances ! Là, elle donnait l’eau à la bouche avec son côté mystérieux… Et elle gagna une sacrée masse de points quand je découvris le contenu du siège où nous étions installés : un véritable petit arsenal rudement bien organisé. Qu’est-ce qu’elle faisait dans la vie déjà ? J’aurais dis absolument tout sauf… Tueuse à gage ? Espionne ? Extraterrestre débarquée sur Terre pour nous exterminer ? Elle n’avait pas l’air bien méchante, un peu farouche et sauvage, mais pas trop mauvaise dans les formes. (Là, je parlais bien d’Emily)

« Je suppose qu’on n’est pas là pour faire des colliers de perles ? »

Raillai-je en soupesant l’arme qu’elle venait de me donner. Fixant le chargeur rempli de fléchettes paralysantes, je poussai un soupir agacé en l’engageant jusqu’au tintement métallique avant de tirer l’arrière de l’arme pour enclencher la première dose dans le canon. Puis je retirai la sécurité. Visiblement, elle ne me faisait pas confiance. Au delà d’une évidence, elle se croyait meilleure que moi. Très bien… J’adorais les défis et elle venait – malgré elle – de m’en donner un de taille : la battre. Je n’avais strictement rien à lui prouver, ni à cette gamine ni à personne ; j’étais le dieu de la guerre et de la destruction, je savais mieux que quiconque comment agencer et gérer des champs de bataille ou des plans d’attaque. Alors pourquoi est-ce que j’étais en train de relever inconsciemment le challenge qu’elle semblait m’imposer ? N’importe quoi. Que de gamineries. Mais il fallait bien occuper ses soirées et j’avouai volontiers qu’un peu de détente active m’aiderait probablement à reprendre pleinement du service. En plus, Athéna m’avait passablement agacé dans la salle d’entraînement de l’Olympe, il était temps de rappeler qui j’étais et ce que j’étais.

Ou presque. Quelque chose me soufflait à l’oreille que trop en dévoiler risquait de faire capoter mon plan drague de la soirée. Et vu ce que j’avais tâté sous les vêtements pendant notre route, ce serait sacrément dommage.

« Je suis chasseuse de primes. » Ah, j’étais pas loin. Emily n’avait pas trop la tête de l’emploi et à la fois complètement l’allure générale. En même temps, vous mettiez une arme dans les mains de n’importe qui et vous aviez ce genre de tableau. « Je traque les abrutis qui utilisent leurs pouvoirs sans modération et je les ramène par la peau des fesses au commissariat. »

J’haussai un sourcil amusé à la manière qu’elle avait de procéder. Ainsi donc, elle dépendait quand même de la police ? Ce cher Pascal… Voilà quelques temps que je n’avais pas recroisé ce caméléon de malheur. Il ne me manquait absolument pas mais lui et moi allions avoir quelques mots à nous dire. Il me restait à décider si ça allait être avant ou après lui avoir de nouveau cassé la figure pour sa connerie proéminante.

« Et je vais te prouver qu'on a pas besoin de dieux pour nous débrouiller par nous même. »

J’eu un sursaut quand la blonde pointa son arme dans ma direction. Elle m’avait démasqué ?! Déjà ? Mince, il fallait croire que je n’avais pas si bien caché mon jeu que ça… D’ordinaire je jouais mieux les jeunes gens effarouchés. La compagnie de Jun m’avait rendu peut-être un peu trop honnête ? Ce serait un comble ! Mais en lieu et place de me tirer encore dessus – ça faisait quand même mal ces conneries – ma camarade rangea son arme contre son flanc et referma d’un coup sec la selle de la moto.

« C'est ta dernière chance de partir. Après il sera trop tard. »
« Et manquer le petit spectacle ? Je suis curieux de voir ta manière de procéder.  » Répondis-je en lui emboîtant le pas. « Encore plus quand j’ai la très nette impression que tu fonces tête baissée sans même réfléchir à ton plan, non ? »

Le regard qu’elle m’adressa était particulièrement significatif mais au moins, elle ralentie le pas un très court instant. Suffisamment pour me faire croire qu’elle réfléchissait sérieusement avant de reprendre de plus belle. Non mais elle était suicidaire ou quoi ? Elle s’engageait par la grande porte sans absolument rien sur le dos que sa veste en cuir ? Est-ce qu’elle avait conscience qu’elle pouvait crever bien plus rapidement que moi ou elle s’en moquait ? Oui, tiens, moi aussi j’aurais dû m’en moquer maintenant que j’y pensais. Pourtant, je tendis le bras vers le sien pour la rattraper et elle se dégagea immédiatement dans un geste brusque.

Je levai les mains devant moi, paumes dans sa direction, comme pour prouver que je n’étais pas là pour l’agresser. On va se calmer direct, ce n’est peut-être pas l’endroit le plus sécure du monde et… Qu’elle sache ou pas ce qu’elle faisait, Emily était complètement folle d’entrer sans se renseigner ou montrer le moindre signe de surveillance. Au contraire, ce que je pouvais lire sur sa figure, c’était à quel point l’alcool lui montait au cerveau et faisait baigner ses neurones jusqu’à l’asphyxie. Elle pensait jouer à quoi exactement ?

« Ecoute, si tu veux prouver que les humains peuvent se débrouiller par eux-mêmes, commence déjà par protéger tes arrières. Je t’ai dis que j’avais fait l’armée, pas que j’avais servi dans les services secrets ou un truc du genre. Alors, on se calme. »

J’avais employé un ton un peu ferme malgré moi, me rendant compte que je venais de m’arrêter et la jeune femme aussi. Luke. J’étais Luke. Pas Arès, pas ce soir. Enfin un peu, quand il s’agissait d’éviter de perdre trop de civils puisque c’était visiblement ce qui nous était reproché : ne pas penser aux mortels et nous amuser dans notre petite colonie de divins mal dans leur peau. Donc pour une fois, on allait jouer au même jeu qu’elle et lui rappeler une ou deux priorités de prudence ; si elle faisait ça à chaque fois, foncer dans le tas, je me demandai clairement comment est-ce qu’elle avait survécu tout ce temps sans finir avec une balle dans la tempe.

« Tu m’explique ce qu’on fait ici ? » Et mon ton ne permettait de nouveau pas la dérobade ou les pirouettes. Alors la voir me répondre que j’allais bien voir me fit monter la moutarde au nez. « Non mais... Bordel, Emily ! »

Elle s’était engagée et j’avais du chuchoter pour espérer que personne ne nous entende trop tôt, quoique vu le boucan que fit la porte métallique quand elle la poussa, les chances d’entrer en douce s’amenuisaient de secondes en secondes. Pire, elles prirent la fuite à toutes jambes. Levant les yeux ay ciel, je jetai un regard derrière nous avant de m’engager à mon tour. Son gilet pare-balles à la con m’allait trop serré et rapidement je le fis disparaître de là, retrouvant une liberté de mouvements bien plus agréable et fluide. Fallait pas exagérer non plus, elle voulait jouer à la petite chef couronnée mais je n’avais pas vraiment l’intention de la laisser faire. Si ça dégénérait, ce serait de sa faute, pas de la mienne !

Pestant dans ma barbe en longeant les murs de béton, nous nous retrouvâmes dans ce qui ressemblait à un entrepôt coupé de divers escaliers métalliques dans des états plus que discutables. De grandes cuves étaient disposées dans le centre de la pièce, d’où s’échappaient des vapeurs à l’odeur forte mais pas nauséabonde. Vu le bruit faible qui régnait, les mécanismes étaient tous désactivés pour la nuit… Un coup d’œil vers les panneaux d’affichage poussiéreux m’indiqua que nous nous trouvions dans une petite usine de papier et d’imprimerie. Sans doute l’arrière salle d’un petit journal local ou d’une radio pirate, qu’est-ce que je pouvais bien en savoir puisque je n’étais pas descendu par ici depuis bientôt un an ? Et même avant, je ne croyais pas avoir déjà mis un seul pied dans ce genre d’endroit. Elle savait mettre en scène ses actions la petite !

Levant les yeux pour étudier les câblages et les bouches d’aération, je manquai de la perdre de vue quand elle contourna spontanément l’une des grandes cuves pour se diriger d’un pas rapide vers l’arrière de la salle. Je n’avais pas lâché l’arme anesthésiante qu’Emily m’avait confiée, même s’il m’aurait été aisé de la remplacer par n’importe quel calibre de mon choix sur simple volonté. Qu’est-ce que c’était chiant d’être humain en fait, obligé de penser à tout ou de se retrouver assez bête. Très vite, je me rendis compte que nous n’étions pas tout seuls dans nos têtes ou dans cet endroit : il y avait un type pile sur le chemin qu’empruntait la chasseuse de prime – sans doute ça que nous étions venu récupérer ? – et un autre pas très…

« Non. »

Un geste vif pour saisir l’arme qu’il tenait et je lui vrillai le poignet, mon autre paume partant frapper sa mâchoire dans un craquement caractéristique avant qu’il ne s’effondre sur le sol. Je l’observai, gémissant sur son sort avant de s’évanouir du choc, faisant sauter dans ma main le revolver bas de gamme que ce type avait osé pointer sur moi. Sincèrement, il m’avait pris pour quoi ? Un débutant ? C’était mal me connaître. Même si j’avais une tronche de jeune premier je n’étais pas né de la dernière pluie alors on allait vite prendre ses cliques et ses claques et dégager d’ici fissa. Il ne me disait strictement rien, même pas un tatouage ou une marque pour le différencier. Sans doute juste une petite frappe payée à faire le guet et qui s’était retrouvé avec une arme sans vraiment savoir comment s’en servir : le cran de sécurité n’était même pas déverrouillé. Il ne comptait pas tuer quelqu’un avec ça quand même ?

J’entendis soudain un gros bruit de carton qu’on renverse, me relevant vivement pour balayer la salle du regard. Trop d’obstacles. Trop de coups fourrés. Trop de pièges invisibles… Pourquoi tout ne pouvait-il pas être simple ? Prenant sur moi de ne pas faire de commentaire désagréable, je m’élançai en avant pour me dépêcher de rejoindre mon acolyte avant qu’elle ne se fasse mal toute seule ; savait-on jamais qu’elle se tire une balle dans le pied en pensant voir un rat passer sous son nez. Les filles pouvaient avoir des réactions très stupides quand elles se sentaient attaquées, encore plus quand elle possédait une arme à feu à disposition et n’hésitaient pas à s’en servir. Je n’avais d’ailleurs pas encore entendu de balles ou quoi que ce soit filer dans l’air, il n’y avait donc possiblement pas de morts. Pas encore. Pas tout de suite.

Pourquoi il faisait chaud d’un coup ?

La réponse me vint bien avant que je n’ai le temps d’énoncer mes hypothèses, remarquant les cartons étalés sur le sol et les rouleaux de papiers s’étant faufilés de ça et de là autour de nous. Un beau bordel quand on devinait aussi des traces noires semblable à de l’encre, comme celle contenue dans ces barils plastifiés à demi éventrés ou plutôt… Fondus. Fondus ?! Je m’accroupis à côté, étonné que rien n’ait encore flambé, puis me relevai bien vite pour continuer. C’était encore plus facile que de repêcher le petit poucet dans sa forêt à la con, il suffisait de suivre le bordel pour retrouver celle qui m’avait foutu dans cet entrepôt en train de littéralement cuir sur place. Je sentais son cuir bouillir d’ici à mesure que j’avançai, devinant des flammes et des boules de feu se projeter contre une nouvelle cuve déjà noircie par les attaques précédentes. Oh non. Ne me dites pas qu’elle était planquée là-bas pendant que ce rigolo s’amusait à viser tout et n’importe quoi ?

Ah bah si. Complètement. Puisque je venais de voir sa chevelure blonde surgir en visant la torche humaine, manquant cependant son coup lorsque la balle ricocha contre un escalier et se précipitant sur le côté pour éviter une nouvelle boule de feu. J’étais atterré. Est-ce que ce mec avait conscience d’où il était ? Il croyait produire quoi, des feux d’artifice ? Merci mais je préférai ne pas sauter avec lui pour le coup, j’avais un minimum de sens des priorités. Et le laisser faire mumuse pour me foirer mon plan d’un soir n’était certainement pas dans ma liste des choses à faire… Du moins, s’il pouvait éviter de réduire en cendres la dites jeune femme, ça m’arrangeait. Je me baissai pour éviter qu’il ne me voit, contournant une pile de carton pour me retrouver non loin de la concernée. Elle avait l’air un peu mal en point quand même, complètement essoufflée. Me dites pas qu’elle s’était amusée toute seule sans m’attendre ?

« Et maintenant ? » Hasardai-je quand je me retrouvai à sa hauteur, accroupi pour éviter de laisser le moindre morceau dépasser. Elle comptait s’amuser encore un peu ou on pouvait passer à la vitesse supérieure et lui régler son compte ?

Un claquement de doigt. Dire qu’il m’aurait suffi d’un claquement de doigts.
Et à la place, je devais jouer les humains lambda bien dans la merde. Super soirée.


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« Wake up, it’s time to die. »

Avez-vous déjà désactivé un humain par erreur ? † Je déteste les guerriers. Ils ont l’esprit étroit et n’ont aucune finesse. Pire, ils se battent pour des causes perdues, pour l’honneur. L’honneur a fait des millions de morts mais n’a jamais sauvé qui que ce soit !


Emily Lame-Duck


« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Mer 30 Nov 2016 - 1:16



Strike the match now
Emily & Luke


« C'est ta dernière chance de partir. Après il sera trop tard. »


« Et manquer le petit spectacle ? Je suis curieux de voir ta manière de procéder. Encore plus quand j’ai la très nette impression que tu fonces tête baissée sans même réfléchir à ton plan, non ? »


Et alors, qu'est ce que ca pouvait bien lui faire ? J'avais aucunes leçons a recevoir de personne ! Et surtout pas d'un type que je venais de rencontrer. Ceci dit...il n'avait pas tord. Par dela mon esprit embrumé, je parvins a me dire qu'effectivement, c'était peut être un chouilla suicidaire de foncer dans le tas comme ca. Avant de secouer la tête. Et alors ? Il avait fait l'armée non ? Il devait savoir ce que c'était de foncer dans le tas, qu'il ne dise pas le contraire ! Quand a moi, c'était ma manière de fonctionner. Au fond, peut être que j’espérais qu'une balle ne m'accueil et ne mette fin a ma vie. Ce serai tellement plus facile comme ca...

Je m'étais remise en route après lui avoir jeté un regard. Qu'il garde ses commentaires pour lui, Luke était peut être minon mais ca ne lui donnais pas le droit de me dire quoi faire. Personne n'en avait le droit. Et il avait encore moins le droit de me toucher. D'un geste brusque, je m'étais dégagé, me retenant de toute mes forces pour ne pas lui braquer mon arme sous le nez. Putain mais il voulait me faire faire une crise cardiaque ou quoi ? C'était quoi cette manie de toucher les gens ?

« Ecoute, si tu veux prouver que les humains peuvent se débrouiller par eux-mêmes, commence déjà par protéger tes arrières. Je t’ai dis que j’avais fait l’armée, pas que j’avais servi dans les services secrets ou un truc du genre. Alors, on se calme. »


Haussement de sourcil. "On se calme ?" Il croyait avoir a aire a qui là ? Inspirer et expirer. Je vous jure, si ce sont pas les mafieux qui le butent, ce sera moi. Je le connaissais depuis moins d'une heure et il m'avait déja donné envie de le tuer deux fois. Aux dernières nouvelles, je n'avais pas besoin de leçons, je faisais mon boulot depuis bien plus longtemps que lui !

« Tu m’explique ce qu’on fait ici ? »


"On vas jouer a chat perché avec des licornes."
répondis je d'un ton plus que blasé avant de lui faire un sourire moqueur. Quoi il avait peur ? "Tu verra bien."

Au final je m'étais détourné pour m'approcher du portail Il n'y connaissais rien, les gens ne gardaient jamais leurs portes principales. Parce qu'ils se disaient que les flics sonnaient, et que les gens normaux ne passaient certainement pas par la. Mais moi je n'avais pas peur, j'aimais sentir l'adrénaline monter dans mes veines, j'aimais sentir mon coeur se mettre a battre plus fort, j'aimais sentir mon souffle se faire court. J'aimais tout ca, c'était le seul moyen que j'avais de me sentir vivante. Rapidement, j'avais fait le tour de la maison, pour la longer en priant pour ne pas me faire repérer. Bingo. Non loin de nous se trouvait quelques entrepôts, bien éloignés de la route pour ne ps se faire repéré. Avec un peu de chan... ouais fallait mieux pas compter dessus. J'étais presque certaine qu'encore une fois ca partirait en couille tout ca.

« Ramène toi, tu traînes ! »
Lançais je d'un ton bas a Luke qui se tenait derrière moi.

Comment j'allais le protéger si il restait a cinquante mètre a l'arrière sérieux ? Je pouvais pas me téléporter, moi. Rien que d'y penser, ca me foutais en rognes, et plus les secondes passaient, plus je me prenais a regretter de l'avoir entraîne dans cette histoire. Qu'est ce que j'en avais a faire qu'il pense qu'on ai besoin des dieux ? Ouais bon, en réalité je ne pouvais pas laisser passer ça. Ca me rendait malade de me dire que certains d'entre nous pouvait choisir de laisser leurs destins aux mains d'êtres aussi.... Rha, je n'avais même pas de mots pour décrire a quel point ils m'insupportaient. On ne pouvait pas leur confier quoi que ce soit, c'était aussi simple que ca. Et si je laissais Luke continuer a croire qu'il devait laisser les « dieux » dicter nos vies, il se fourrait le doigt dans l'oeil On avait pas besoin d'eux, on s'en était toujours sortis comme ca ! J'étais un canard, je connaissais la dure lois de la vie. Les fors mangent les faibles, c'était la vie. Certaines créatures apprenaient a coexister entre elles, mais toujours, les faibles se faisaient exploiter. Martyrisés. Maltraités. Alors ils se rebellaient, et ils devenaient forts... ou mourraient. La vie était plus simple comme ca.

Beaucoup plus simple. Et plus courte aussi mais il fallait faire des choix non ?


J'avais continué a avancer, je ne pouvais vraiment pas continuer a attendre ce lambin, surtout lorsque je me rendais compte que l'homme que je cherchais ne se trouvais vraiment pas loin ! Sans réfléchir, je m'étais avancée, sortais de derrière la cuve qui m'offrait une protection presque sure pour me mettre face a lui.

« Mario Posgara ? Je suis Emily Lame-Duck, vous avez loupé votre procés... Hey ! »


Ce rat venez de m'envoyer un carton dans la face non ? Oui ! Le sale petit rat, et croyez moi ce n'était pas un compliment dans le monde animal. Je m'étais protégé de mes bras, instinctivement alors que lui s'éclatait a prendre la fuite. Sérieux ? Je ne pouvais pas faire une arrestation simple des fois ? J'aimerai tellement qu'un jour, quelqu'un me dise « oh bah mince alors, j'avais oublié mon procés ! Je vous suis tout de suite mademoiselle ! Vraiment je suis désolé pour le dérangement ! ».
….
Bah quoi j'avais toujours le droit de rêver non ? Immédiatement, je me mis en chasse, courant après ce détraqué qui prenait un malin plaisir a me balancer des truc a la figure.

« Non mais c'est pas bientôt finit oui ? »
m'exclamais je brutalement après avoir manqué de me faire écrasée par une ramette de papiers. Et croyez moi, ca pèse lourd ces machins.

Mario me pris au mot et se tourna vers moi, l'air aussi aimable qu'un buldog, ou que moi au réveil, avant de mettre une main sur le coté. Arretant ma course, j'haussais un sourcil avant de voir apparaître une boule de feu dans sa main. Non sérieux ? C'était pas marqué dans le dossier ca ! A moins que je ne l'ai pas lu très attentivement ce qui était plus que probable. Le bond que je fis sur le coté pour éviter son attaque était digne des plus grands films d'actions. Bon sang ca c'était ce que j'appelais faire grimper la température ! Et si je me sentais légèrement paniquée, il n'en restait pas moins que je souriais malgré moi de cette situation. J'adorais ca. Pas me trouver face a un psychopathe qui avait des centaines de pouvoirs que je n'avais pas, mais... l'adrénaline. Le sang qui battait a mes tempes. Le cœur qui s'affolait et la certitude de réussir... ou mourir. J'inspirais profondément avant de relâcher mon souffle, le regard plus sérieux. Allez il était temps de se bouger.

Je me redressais brusquement, tirant une fléchette vers ce malade, fléchette qu'il dévia d'un simple geste pour envoyer ma seringue valser de l'autre coté, juste avant que je ne me planque. J'avais pas prévue ca, zut. Pourtant j'étais presque certaine que j'avais prévue le coup quand j'avais lu le dossier pour la première fois, mais impossible de me rappeler ce que j'avais prévue de faire. Foncer dans le tas peut être, ca me ressemblait bien. Enfin Mario n'avait pas l'air d'être une lumière lui non plus. Il voulait quoi, qu'on brûle tous ici ou quoi ? Le hangar était en train de se changer en four et je sentais ma veste me coller a la peau, ce qui n'était pas vraiment agréable. Et l'idée de finir en canard rôtie ne m'enchantais pas des masses.

« Et maintenant ? »


« Ravie de voir que tu es toujours en vie »
répliquais je avec un sourire moqueur, avant de jeter un coup d'oeil prudent vers Mario.

Toujours là et toujours a balancer des boules de feu partout. Un soupire fatigué m'échappa, avant que je ne revienne a ma place et ne vérifie mes munitions. D'un geste, je tirais sur ma manche pour retirer ma veste qui me gênait pour apparaître en débardeur. J'avais rapidement capté son coup d'oeil surpris – et intéressé, fallait pas se voiler la face – lorsque je l'avais retirer, en lui faisant un sourire amusé pour finir par laisser ma la veste a coté de moi, afin de me concentrer sur mon plan de bataille. Au moins, je pouvais bouger plus facilement, c'était déjà ca. Un coup d'oeil vers Luke, puis vers Mario, et j'eus mon idée. D'un geste, je resserrais ma queue de cheval sur ma tête, avant de jeter un regard a l'ex militaire.

« Fais diversion »
lui dis je simplement avant de le planter la pour m’éloigne, courbée en deux afin de ne pas me faire voir.

Au moins je lui avais donné des instructions claires et la partie la moins dangereuse du boulot a faire, alors si il me le foirait, je le buttais. Enfin bon, faire diversion, n'importe qui était capable de le faire, même un macaque, alors lui, ca devrai pouvoir aller non ? Même si il n'avais pas l'air d'être très malin, ca allait pouvoir le faire. Je m'étais glissée le long de longues cuves d'ou se dégageaient de fortes odeurs de plomb, afin de le prendre a revers. Ce serai facile comme tout, c'était certain, et mes mouvements étaient beaucoup plus faciles a présent. Je jetais un coup d'oel rapide vers l'abrutie qui me servait de cible avant de me baisser aussi subitement que possible afin d'éviter son regard.
Fiou, ca avait été chaud....

J'entendis un bruit violent dans mon dos, sûrement la « diversion » de Luke. Mario tourna les yeux vers l'endroit d'ou il provenait lui aussi, me laissant l'occasion de me glisser dans son dos aussi silencieusement que possible. J'étais en train de m'approcher quand tout a coup dans mon dos, une palette de papier dégringola le long d'escaliers en fer, dans un fracas assourdissant. Il n'en fallut pas plus pour que le mafieux ne se tourne vers moi. Il tendit le bras et je me sentis soudain tirée en avant, pour finir par atterrir la gorge entre ses doigts.

« Et merde... »
soufflais je un instant avant de plaquer mes mains sur son bras pour essayer de l’empêcher de m'étrangler.

« Salut toi... dis moi on ne se serai pas déjà vue ? »

Depuis le temps que je voulais le choper, c'était pas étonnant. Et puis je commençais a me faire une petite réputation fallait pas croire !

« Chais pas, j'ai du refuser ton profil sur meetic... »
lachais je difficilement en lui jetant un regard méprisant.

Oui bon, avec les pieds qui battaient dans le vide et le manque d’oxygène qui allait se faire sentir, j'allais pas tenir bien longtemps. Heureusement, amusé ou vexé il m'envoya valser vers le sol. Je buttais contre l'une des cuves en fer, mon souffle totalement coupé sous la force de l'impact. Instinctivement, je lutais pour respirer, essayant de remplir mes poumons sans que l'air daigne passer pas ma gorge. J'avais l'impression d’étouffer, et la raclure qui s'approchait de moi se délectait de la situation, comme tout bon psychopathes qui se respectaient. Connard. Les mecs ne changeraient jamais. L'homme m'attrapa brusquement le bras et d'un simple geste, réduisit mon pistolet anesthésiant a l'état de brindilles. J'avais relevé le visage vers lui avant que l'expression de colère qui le traversait ne se change en expression de douleur intense lorsque je sentis une forte chaleur sur mon bras, juste a l'endroit ou il me tenait.

Je me mis a haleter pour ne pas hurler, le cerveau totalement vide, avec une seule idée en tête, arrêter ca. Et brusquement, d'un geste aussi rapide inattendue, j'attrapais une des seringues qui traînait sur le sol, au milieu des éclats de flingue qui jonchaient le sol, avant de la lui planter violemment dans la main, de toutes mes forces. Je n'y étais pas allée de main morte au vue du cri sur aiguë qu'il poussa avant de me lâcher brusquement. L'homme tituba un instant regardant autour de lui comme si le monde bougeait avant de s'écrouler brutalement sur le sol, totalement endormis. Quand a moi, après l'avoir vue bouffer le sol, je n'avais eut qu'un seul réflexe : me laisser tomber sur le dos, totalement essoufflée.

Jusqu'a ce qu'une ombre et une tête n'entrent dans mon champ de vision. Ah oui, je l'avais oublié lui. Nous restâmes un moment a se fixer l'un l'autre avant que je ne jette un regard méfiant a la main qu'il me tendait. C'était idiot, mais un simple geste comme celui la me donnait l'impression de devoir dépendre de quelqu'un, et je détestait ca. Pourtant, je continuais a fixer ses yeux, sans y voir les traces de moqueries, de mépris, de haine habituelles. Lentement, je finis par lever mon bras et par attraper sa main. Il tira avec une poigne solide et quelques instants plus tard, je me retrouvais sur mes jambes, lâchant vivement sa main pour enfoncer la mienne dans la poche arrière de mon jean.

« Merci. »

J'avais jeté un coup d'oeil autour de moi en évitant son regard. Il y avait de petits feu de joie un peu partout, le genre de trucs qui rendait l'endroit chaud mais pas très sécuritaire. Bon, maintenant que j'étais un peu plus sobre ( c'était fou ce que se faire cramer le bras pouvait réveiller), j'avais l'impression d'avoir foutue un beau bordel. Enfin bon, c'était pas mon problème a la limite... Je finis par fouiller dans mes poches, en écrasant un petit feu pour l'éteindre pour finir par trouver mon portable... brisé en mille morceaux. Rha super ! Évidemment, ce genre de choses n'arrivaient qu'a moi ! Jurant comme un charretier, je m'étais finalement approchée de Mario et l'avait retourné pour lui faire les poches et lui prendre son portable avant d'appeler les flics. Évidemment, a cause de Luke j'étais venue en moto, et clairement il y avait beaucoup plus pratique pour transporter un corps. Et puis comme ca les poulets auraient des tas de preuves contre ce malade.

Je finis par laisser tomber le téléphone par terre et me laissais a mon tour choir avec l’élégance d'un pachyderme. Le dos appuyé contre l'une des cuves, je laissais mon regard dériver sur le bazar qui régnait ici. Je me sentais étrangement vide. Une coquille sans rien dedans, incapable de ressentir quoi que ce soit. Je n'étais plus rien. Je détestais cette sensation, elle me donnait l'impression que j'allais disparaître, que si le moindre souffle de vent m’effleurait, j'allais finir par me disperser en des millions de cendres. J'avais l'impression d'être fragile.

Il y eut un bruit puis une présence et a son tour, Luke se laissait choir a coté de moi. J'avais sursauté en le sentant aussi proche, même si il avait gardé une certaine distance de sécurité. Je lui jetas un regard surpris, n'ayant pas l'habitude d'avoir quelqu'un près de moi dans ce genre de moments. Mais rapidement, je lui avais fait un sourire victorieux.

« Tu vois ? Je t'avais dit qu'on pouvait se débrouiller sans les dieux »


C'était facile, les doigts dans le nez ! A quelques détails prés me fit il remarquer lorsqu'il me désigna la blessure a mon bras en proposant d'aller a l'hopitale. Je retins une grimace, ouais ca faisait un mal de chien clairement. Mais je pouvais gérer, j'avais vécu bien pire que ca avant non ? Oui, sans le moindre doute. Ma gorge me brûlait encore et de temps en temps, j'avais une petite toux douloureuse. J'avais détourné le regard pour ne pas me mettre a le fusiller des yeux.

« J'irais pas a l'hosto. »
lachais je finalement d'une voix agressive, bien plus que ce que j'aurai aimé.

Je détestait l'hopital, ca m'engoissait. Là bas c'était un repère pour les gens qui attendaient de mourir. Pour ceux qui n'avaient plus d'espoir. Quand aux médecins et aux infirmières... Non, décidément je ne pouvais pas y aller. Les lumières des voitures de police venaient de tapisser le mur du hangar, et bientôt, les poulets seraient la. Je me relevais rapidement pour aller chercher ma veste et la remis difficilement par dessus mon bras. C'était hyper douloureux ! Et le cuir qui collait a la peau directement... Pourquoi j'avais mis un débardeur déjà ?

Les flics récupérèrent Mario tendis que je discutais avec le chef de brigade tout en signant de la paperasse, avant de lui remettre pour finir par m'éloigner. Il avait voulue prendre mon témoignage sur le moment, et je n'avais pas pu y échapper. En même temps, j'essayais de respecter au maximum les règles du boulot. Je sortis du hangar, frissonnant devant la différence de température qu'il y avait entre l’extérieur et l’intérieur, et aussi a cause de mon bras, parce que ca faisait vachement mal quand même, avant de me diriger vers Luke. J'attrapais mon paquet de cigarettes et en tirait une avant de lui en proposer. Puis, après qu'il l'ait allumé, parce qu’évidemment mon briquet a moi faisait grève, j'inspirais une grande bouffée qui termina en grimace. J'allais vraiment devoir faire un truc pour ce bras.

En toute honnêteté, je ne savais pas quoi lui dire. Mes dernières interactions sociales c'étaient déroulées soit avec des flics aussi aimables que des portes de prisons, soit avec des criminels alors autant dire que je n'avais plus l'habitude d'avoir une discutions civilisée avec qui que ce soit. Mais fumer m'aidait a me détendre, a me calmer. Et je finis par lâcher, après un nuage de fumée :

« Désolée de t'avoir entraîner la dedans. T'es un civil, j'aurais pas du. »


Voila, mais j'allais pas le faire deux fois de m'excuser ! Je finis par couper court et écrasais ma cigarette avant de remonter sur ma moto et de lui faire signe de me suivre.

« Monte, je te ramène. »


C'était le minimum non ? Enfin il me semblait. Et puis je commençais a l'apprécier ce mec. J'avais tendue la mains vers les clef lorsqu'il m'avait arrété, me faisant lever un regard interrogatif vers lui. Comme quoi il voulait conduire..

« Tu sais faire ? »


Je m'étais redressée en lui faisant un sourire clairement moqueur, avant... de reculer sur le siège pour lui laisser la place devant. Si il voulait conduire, qu'il le fasse. T puis ses arguments n’étaient pas mauvais, entre mon état et la pluie qui commençait a tomber, rendant la route glissante... c'était certainement mieux ainsi et puis je voulais voir comment il se débrouillait a bécane. Si il était aussi bon qu'il pensait l'être. Luke finit par s'asseoir et c'est avec une certaine réticence que je passais mes bras autour de lui. Je n'avais clairement pas l'habitude d'être a la place du passager mais mon bras me faisait un mal de chien ! D'un souffle, je lui donnais mon adresse, et le laissais démarrer.





« Ok, tu te débrouille pas trop mal »
finis je par admettre en retirant le casque de ma tête pour laisser mes cheveux tomber le long de mon dos.

Franchement venant de ma part c'était un énorme compliment ! J'étais passée a coté de lui, après avoir retiré du ventre de ma moto, les différente armes qui se trouvaient dedans pour les mettre dans un sac que j'avais balancé par dessus mon épaule. Rapidement j'étais entrée dans l'immeuble et avais grimpé les marches qui menaient mon appartement, suivit de ses propres bruits de pas. Bizarement, j'avais le cœur qui se mettait a battre plus vite au fur et a mesure que nous montions. Une sorte de malaise, une angoisse sourde prenait place dans mon ventre a l'idée de le faire entrer chez moi. C'était mon refuge, l'endroit ou je me sentais en sécurité. Je n'aimais pas l'idée d'y faire entrer un intru. D'un geste brusque, je secouais la tête. De toute facon, ce n'était que pour une bière en suite il partirait.

J'ouvris la porte « blindée » et laissais tomber mon sac sans ménagement, me dirigeant rapidement vers la cuisine pour ouvrir le frigos et en tirer deux bières que je posais sur le comptoir.

« Touches pas a ca. »


Mon ton avait été sec, bien plus que ce que j'aurai aimé. Pourtant je ne supportais pas qu'on touche aux affaires de Franck. J'avais laissé quasiment toutes ses BD le long du mur de gauche, avec ses figurines un peu moches. En voyant le regard surpris de Luke, je m'étais penchée en avant pour laisser mes cheveux tomber devant mon visage, et j'avais attrapé la boite a pharmacie qui était dessous. Du temps ou Figue vivait ici, c'était l'endroit le plus pratique que j'avais trouvé pour la mettre. Un soupire et puis j'avais sorti le désinfectant et entreprit, difficilement de retirer ma veste, ce qui se termina rapidement bagarre ou presque, jusqu'à ce que Luke ne s'approche pour m'aider. J'avais eut un mouvement de recule mais j'avais finis par me laisser faire, de mauvaise grace. Retirer la veste c'était avéré bien plus difficile et douloureux que de simplement la mettre.

J'étais restée un instant silencieuse en l'observant sortir les bandes et le désinfectant de la boite a pharmacie, comme si c'était normal de m'aider. C'était... étrange, j'avais l'impression... qu'on s'inquiétait de ma santé, c'était... inhabituel. Et terriblement... réconfortant? En tout ca, me faisait une petite boule dans l'estomac...Je n’arrêtais pas de lui jeter des regards furtif, comme si d'un coup il allait changer d'avis et m'envoyer une baffe.

« T'as de la famille ? »


La question était sortie toute seule, sans que j'y réfléchisse. J'éprouvais, malgré moi, le besoin irrépressible de savoir comment étaient les familles des autres, comment.. ils l'avaient vécu. L'imaginer avait quelque chose de réconfortant, avant qu'un goût amer ne prenne place dans la bouche. Brusquement, je secouais la tête et détournais le regard, en buvant une gorgée de bierre pour garder contenance.

« Laisse tomber, c'pas important. »

Cette soif de savoir, d'imaginer... était une faiblesse, je ne pouvais pas le laisser la voir, en profiter. J'avais jamais eut de famille, ca ne changerai rien de savoir ou pas...


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