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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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٩(͡๏̯͡๏)۶ Le Péché Divin ☆ Evénement Divin #29
Une mission de Neil Sandman - Ouverture : 18 octobre 2017
« Après avoir péché, il faut expier... quel que soit le prix à payer ! »

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 Cela faisait longtemps... [PV Arès]

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Eloise A. St-James


« La colère consume et n'illumine pas. »


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________________________________________ Mar 18 Oct 2016 - 23:14

Cela faisait une semaine qu’Athéna était revenue de cette expédition non voulue en Égypte. Une semaine qu’elle avait mis à profit pour se reposer et guérir. Parce que les blessures physiques avaient eu beau se guérir rapidement dès le retour de ses pouvoirs, la déesse n’en avait pas moins été grandement fatiguée. Sans doute un contre-coup de ce truc qui l’avait modifié quand elle était dans le monde d’Elliot, entraînant un besoin de dormir de la part de la guerrière.

Cela faisait aussi une semaine qu’Athéna s’interrogeait. Arès n’avait pas réapparu. Et c’était là ce qui la préoccupait vraiment. Il avait toujours été le frère dont elle avait été le plus proche. Même Dolos, qui avait pourtant été son frère de sang, ne l’avait jamais connu aussi bien que le Dieu de la Guerre. Mais lorsqu’il avait eu besoin d’elle, elle avait failli. Cela l’avait toujours rongé… Le retour d’Hippolyte avait été une heureuse surprise mais n’avait pas effacé la culpabilité de la guerrière.

Culpabilité qui s’était mêlée à la colère au fil des mois. Arès l’avait abandonné. Certes, elle comprenait qu’il veuille venger sa fille et qu’il ait du mal avec elle. Mais Athéna savait qu’à eux deux, ils auraient été dix fois plus actifs et productifs que lui tout seul. Quand elle l’avait revu en Égypte, la déesse avait ressenti plusieurs choses : soulagement de le voir, honte, douleur de la distance qu’il avait mis entre eux, colère bien sûr… Un cocktail détonnant. Qui n’avait pas explosé à ce moment-là.


Mais à présent. Ils n’avaient plus à se battre pour leur survie. Plus besoin de faire attention aux autres. Il était temps qu’ils aient une discussion. Sauf que son crétin de frère n’avait pas mis un pied sur l’Olympe depuis son retour. Sans doute était-il aux côtés d’Hippolyte. Athéna n’en savait trop rien… Frustrée et anxieuse malgré tout, la déesse décida d’aller passer ses nerfs sur les mannequins d’entraînement. Elle y était d’ailleurs presque arrivée quand elle croisa…

- Arès ! Enfin ! Faut qu’on cause. Déclara-t-elle avec fermeté.

Il ne pourrait pas s’échapper cette fois. Elle ne le laisserait pas faire…

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________________________________________ Ven 21 Oct 2016 - 4:36




Tout vient à point à qui sait attendre


IN THE END HE WILL SUFFER. IN THE END.. THERE WILL BE ONLY CHAOS.

Bon, il était peut-être temps de se bouger de là… Non pas que la sensation du canapé soit si désagréable que ça, mais tout de même je ne pouvais pas m’éterniser là-dedans. Je me redressai en me passant les mains sur le visage, la sensation d’être encore engourdi parcourant mon corps. Ce que je détestais dormir… C’était d’une inutilité débordante et pourtant j’y étais contraint. Comme tous ceux qui avaient participés à ce voyage contre le marchand de sable, me voilà obligé de reposer mes yeux et mon esprit plusieurs heures sous peine de devenir particulièrement inutile. Un comble pour un dieu ! Déjà qu’il m’avait fallu accepter l’idée de se régénérer à la vitesse d’un escargot – les semaines passées sur cette maudite planète semblaient m’avoir affaibli bien plus que je l’aurais cru – alors si en plus je ne trouvais plus rien à faire de mes journées… On n’était pas sorti de l’auberge.

Marchant dans la grande maison calme, vu l’heure matinale, je rejoignis la cuisine et cherchai d’une manière un peu hasardeuse une tasse où me servir. Ca se voyait que beaucoup de monde avait vécu ici, entre Diane et son frère, Louise, Alexis et maintenant Peggy comme Hippolyte… il y avait un bazar organisé. Mettant la main sur un mug pas trop moche, j’y fis apparaître du café que je dégustai d’un air songeur. Utiliser mes pouvoirs était une seconde nature mais j’avais prit des mauvaises habitudes ces derniers temps, faisant au lieu de commander. Ça avait donné lieu à des situations cocaces. Fort heureusement, je parvenais à me ressaisir rapidement et à peine ma tasse fut-elle terminée que j’étast déjà habillé et propre sur moi. Impeccable, avec cette barbe naissante que j’affectionnais particulièrement.

J’observa un instant on reflet dans le miroir avant de me rendre compte que quelqu’un était apparu en haut de l’escalier : Hippolyte. La jeune femme, en pyjama, pencha la tête sur le côté en se demandant probablement ce que foutait son père à peine le jour levé si près de la porte ; j’aurais bien pu me justifier de centaines de façons que ce soit mais à la place, je me contentai de lui adresser un signe de la main. Et un sourire, parce qu’il faut toujours sourire à ses enfants, on ne sait jamais ce qui pouvait leur arriver… Mourir, par exemple.

Hipp haussa un sourcil endormi, levant les yeux au ciel avant de descendre mollement les marches de l’escalier pour venir à ma rencontre. J’avais tellement perdu l’habitude des marques d’affection – Jun m’en avais dégoûté pour les millénaires à venir – que je sursautai et me crispai quand ma propre fille me prit dans ses bras. C’était quoi le délire là ? Elle avait un truc à me demander ? Fait une bêtise ? Y’avait un type dans sa chambre et elle ne voulait pas que je monte le virer ? Ou au contraire, elle voulait ?! Devant l’absence de demande je me contentai alors de lui tapoter la tête gentiment, passant mon bras autour d’elle quelques secondes, avant qu’elle ne s’en extirpe. Je la vis alors se diriger vers le canapé et s’y laisser tomber, se roulant dans la couverture que j’avais utilisé et se tournant avant de se rendormir.

Okay… D’accord. Je ne comprenais déjà pas grand chose aux adolescentes, mais alors aux demi-déesses ressuscitées c’était la catégorie au-dessus.

Esquissant un sourire, je décidai de disparaître rapidement avant qu’elle n’ai encore besoin de mes services. Oh je n’allais pas loin, qu’elle se rassure, je me téléportai simplement sur Olympe et son palais… Palais. Palais transformé sous le joug d’Apollon et dont j’essayai cruellement de me rappeler ce à quoi ça pouvait bien ressembler avant son passage. Tout ici respirait les dorures et les décorations criardes en mettaient plein la vue. Le dieu des Arts pouvait repasser pour le coup, ça donnait juste une impression extrêmement pompeuse pour les invités qui passaient par ici. Dire que Socrate avait toléré de voir l’endroit se transformer de la sorte ? Il irait lui toucher deux mots à l’occasion. On n’avait pas idée de juxtaposer du renaissance avec un bâtiment de la Rome antique !

Je marchai en direction des salles d’entraînement, ayant cruellement besoin de me remettre à niveau après ce qu’il s’était passé dans la pyramide. Je n’avais pas vraiment pu expérimenter le combat depuis longtemps, uniquement celui du désert et dans de rudes conditions. Rien de mieux me direz-vous, mais quand on perdait sa capacité à se régénérer on se rendait vite compte à quel point l’épreuve était rude. Il fallait que je me refasse. Que je retrouve ce que j’étais et qui j’étais. Que je finisse par redevenir Ares, le dieu de la Guerre. Et ça passait par autre chose que faire des bannières promos à mon nom pour les afficher partout ; la guerre, ça se préparait consciencieusement, pas juste en fanfaronnant comme ce foutu Captain America ou je ne savais pas trop quoi là. Virez moi cet abruti.

Je m’apprêtai à tourner dans le dernier couloir lorsqu’une voix, que je connaissais bien, m’interpella :

« Arès ! Enfin ! Faut qu’on cause. »

Je m’arrêtai alors, reconnaissant entre mille le ton abrupt et l’ordre brutal que venait de m’asséna Athéna en apparaissant derrière moi. Poussant un soupir intérieur, je ne pus que me retourner au lieu de feindre de ne pas l’avoir entendue. Je ne pouvais pas non plus l’éviter encore pendant des jours, mais j’aurais espéré qu’elle me laisserait disons… Un mois ou deux ? Non, sans rire. La revoir au cœur de la Pyramide et repenser au combat qu’elle avait menée contre moi, habitée par une entité toujours inconnue, me rappela le vrai but de ma visite : absolument pas parler, plutôt libérer la flopée de sensations et de sentiments qui me rendaient crispé et agacé depuis que j’avais remis un pied à Storybrooke. Si je lui disais de repasser plus tard, elle allait se vexer ? Elle allait se vexer.

Je la toisai des pieds à la tête en attendant qu’elle n’arrive à ma hauteur, affrontant son regard avec un calme olympien assorti à ses lieux.

« Net, clair et précis. Tu n’as pas changé d’un pouce, Athéna. »

Je lui adressai un petit sourire en coin, légèrement narquois et suffisant, attendant qu’elle s’arrête à proximité. Son regard sévère et son air pincé n’avaient pas bougés d’un pouce. Et puis cette attitude si propre sur elle, jamais un cheveu de travers… Elle était décidément mieux quand elle s’essoufflait à la rudesse d’un combat que tirée à quatre épingles dans les couloirs. Je la connaissais mieux que quiconque ici, j’étais celui dont elle savait tout et qui n’ignorait rien. Celui qui lui avait pardonné et lui avait permis de revenir à Olympe. Celui de qui elle était le plus proche. Mais aussi celui qui avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir plus encore qu’elle n’en avait envers moi.

Ma fille était morte sous sa surveillance. Ma fille. Morte. Sa surveillance. Tout ça parce qu’elle était partie explorer je ne sais quelle contrée stupide du monde des contes alors qu’elle avait des responsabilités ici. Une chose. Une demande. Et elle avait été incapable de le faire correctement. Je lui avais donné ma confiance et voilà ce qui en était ressorti… Ce n’était pas faute d’avoir été prévenu. J’avais vraiment vécu cette perte comme une trahison, quelque chose d’impensable quand on connaissait nos relations jusqu’alors. J’aurais donné une confiance aveugle à cette femme. Je lui aurais confié plus encore que ma propre vie. Et voilà comment ça s’était terminé : un mort et moi qui partait à la recherche du Dragon en la laissant dans cette famille qu’elle reniait tant, mais qui semblait l’avoir plutôt bien adoptée désormais. Que je l’entende encore dire qu’elle n’était pas la bienvenue et ça allait chauffer, ma petite.

« Mais je ne suis pas venu pour discuter. »

Autant la prévenir dès le départ. Je repris donc ma marche vers les lourdes portes, me rendant rapidement compte qu’elle allait dans la même direction que moi. Du même pas rapide. Du même élan. Allons bon… Je posai la main sur la lourde poignée de porte et poussai un nouveau soupir, regardant dans sa direction. Elle n’allait pas me laisser tranquille, maintenant que j’étais en face d’elle je ne pouvais plus vraiment esquiver. J’aurais peut-être préféré que ça arrive à un autre moment, bien plus tard, mais la réalité était là. Ce qui était fait ne pouvait être changé. J’allais devoir m’expliquer et attendre, en retour, ses justifications.

Mais rien n’est gratuit, surtout pas les informations. Encore moins les nôtres. Je poussai la porte et attendit à l’entrée, respirant l’odeur caractéristique de cuir qui régnait à l’intérieur de la salle.

« Ou alors… On se fait ça à la romaine. »

Un sourire entendu. Une idée glissée, entre les lignes, sous-entendue : si elle voulait des réponses, elle allait devoir se battre pour les avoir.

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________________________________________ Mar 1 Nov 2016 - 13:44

Au moins, il n’avait pas cherché à l’éviter cette fois. Athéna contempla son frère qui venait de se tourner vers elle. Aucun doute, elle le faisait chier à être là. Mais c’était une habitude et la déesse se fichait complètement de son humeur. Elle avait été gentille… Quand ils s’étaient revus en Égypte, la guerrière n’avait pas cherché à avoir de discussion. Elle avait tout encaissé, la distance et le reste. Une fois revenus, la priorité aux yeux de la brune était qu’il rejoigne sa fille. Depuis, la combattante n’avait pas cherché à prendre contact.

Aujourd’hui, elle estimait que c’était bon. Elle avait été assez patiente. Alors en voyant là, dans le couloir, prenant sans aucun doute la même direction qu’elle, Athéna en avait profité. Même le regard qu’il portait actuellement sur elle, alors qu’elle avançait à sa rencontre n’était pas fait pour l’impressionner ou mettre à mal sa résolution. Un sourire en coin s’étira sur ses lèvres quand il lui dit qu’elle n’avait pas changé. S’il savait… Mais comment l’aurait-il pu ? Depuis qu’il était parti, plusieurs mois étaient passés. Et beaucoup de choses aussi…

- Ce n’est pas tout à fait vrai, tu le découvriras sans doute bientôt. Rétorqua-t-elle, sûre d’elle.

Comme toujours… Mais le silence qui s’installa entre eux la perturba énormément, bien qu’elle n’en montrait rien. Est-ce que ça allait toujours être comme ça entre eux dorénavant ? La déesse espérait bien que non, parce qu’elle n’était pas prête de supporter tout cela très longtemps. Elle savait bien sûr… Arès ne devait pas apprécier de l’avoir sous les yeux. Elle comprenait. Mais c’était véritablement au-dessus de ses forces que de laisser leur relation se détériorer ainsi sans faire quelque chose.

Arès avait toujours été celui à qui Athéna aurait confié sa vie ou ce qu’elle avait de plus précieux. Et la guerrière savait parfaitement qu’elle n’avait pas été à la hauteur quand il en avait fait de même avec elle. La brune n’avait pas besoin qu’il continue à se comporter ainsi avec elle. Elle avait toujours été assez grande pour s’en vouloir toute seule. Et même le retour d’Hippolyte n’avait pas atténué le sentiment de culpabilité et de honte qui la poursuivait depuis qu’elle avait appris en revenant de Lemuria…

Ils avaient continué à avancer, dans un bel ensemble comme toujours. Durant des siècles, ils avaient été près l’un de l’autre, s’étaient entraînés ensemble. Et malgré le comportement d’Athéna à l’époque, ça n’avait fait que renforcer leur lien. Depuis, la déesse savait que de lien, ils n’en avaient plus vraiment. À cause de son échec… Mais aussi à cause de la révélation sur leur filiation à tous. Arès ne devait pas être au courant d’ailleurs… Elle l’informerait. Mais qu’après avoir eu une discussion avec lui sur tout le reste. Ils devaient tout mettre à plat. Sinon, ils exploseraient au mauvais moment.

- J’espère que tu es en état pour ça, je n’ai pas envie de me retenir. Répondit-elle alors qu’ils venaient de s’arrêter près de la porte de la salle d’entraînement.

Arès voulait qu’ils se battent pour obtenir les réponses qu’ils cherchaient tous les deux ? Fort bien. Athéna en avait tout autant besoin que lui, sinon plus depuis tout ce qu’elle avait appris. La déesse n’avait jamais été du genre à reculer devant un défi. Et celui-ci était encore plus important que tous les autres : il allait déterminer ce que serait leur relation.

- Armes factices ou réelles ? Demanda-t-elle d’une voix neutre. À moins que tu ne préfères un combat à mains nues. Choisis. Mais vite.

Parce qu’elle n’allait plus se retenir bien longtemps. Tout ce qu’elle ressentait jusqu’à présent, colère, honte, culpabilité, soulagement de le revoir… Tout se mélangeait. Et Athéna était pareille à un volcan : la moindre étincelle allait la faire exploser. Et elle ne serait pas patiente. Enfin… Encore moins que d’habitude.

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________________________________________ Mar 6 Déc 2016 - 20:41




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Bon, elle était en pétard. J’aurais presque espéré qu’elle m’épargne un moment de ce genre mais visiblement Eloïse était décidée à me faire payer mon absence et… Plutôt chèrement. A moins que ça ne soit tout autre chose ? Des mois. Quasiment un an sans se voir ni se contacter. Tout autant de temps sans donner de nouvelles ou savoir ce que l’autre faisait. Ca pouvait paraître très long, ça l’était quand on avait l’habitude d’être constamment en lien avec l’un ou l’autre. Elle avait longtemps été la petite voix dans ma tête, cachée ou réelle pour les autres ; et aujourd’hui elle n’acceptait pas de ne plus y avoir sa place. Les rires avaient laissé place au silence. Les piques à de l’ignorance. L’affection pour la rancœur. Et le pincement au cœur comme rappel inégalable de ce temps que nous avions passés ensemble. Elle avait changé, moi aussi, mais lequel de nous deux serait prêt à faire le premier pas pour revenir en arrière ?

Inconsciemment, je savais qu’elle avait honte de ce qu’il s’était passé. Athéna était du genre à ne pas reconnaître ses faiblesses, comme moi, et la mort de ma fille sous sa protection ne risquait pas de nous rapprocher. Hippolyte avait été assassinée, son retour à la vie n’excusait en rien l’abandon dont elle avait fait preuve en partant explorer je ne savais quelle contrée. Je n’en avais rien à faire qu’elle ai été obligée, aspirée dans un monde sans pouvoir en revenir. Je n’en avais rien à faire qu’elle soit désolée ; elle l’avait fait, c’était tout. Elle avait failli et si j’avais pu lui pardonner la mort de deux de nos « frères »… Je ne parvenais pas à savoir si je devais l’excuser de celle de ma propre fille. Pourtant je la voyais chaque jour depuis mon retour. Je lui parlais, échangeais, découvrais, revivais et… le sentiment doux amer ne s’était pas enfui. Etait-ce la réalité ? Etait-ce un entre-deux avant qu’elle ne reparte ? Etait-ce un moyen d’apaiser cette colère ou au contraire de la raviver ?

Faire un trait sur Athéna m’était impossible. Je tenais trop à elle… Nous étions si proches, si semblables dans nos différences, sur la même longueur d’onde quand d’autres ne parvenaient pas à accorder leur radio divine correctement. Elle était mon amie. Elle était ma sœur, qu’elle le soit véritablement par le sang ou pas. Apollon m’avait mis au courant de tout ça et, comme d’autres, j’avais eu des souvenirs de cette époque là pour m’exploser en plein visage. J’avais revu Hestia. J’avais… Mais je devais lui faire comprendre. Et sans doute rendre des comptes à mon tour, vu son attitude à mon égard. En Egypte elle n’avait été que distance et politesse, aujourd’hui je la retrouvais sous son vrai visage et il lui allait bien mieux.

Je hochai la tête à sa provocation, esquissant un sourire satisfait de la voir si combattive. Je n’en attendais pas moins.

« Aurais-tu peur de te blesser ? » Raillai-je à son attention quand Eloïse osa proposer des armes factices.

Et puis quoi encore ? Nous étions des dieux. Des divinités de la guerre, nous n’étions pas fait pour la simulation mais bien pour l’action. La réalité. Je serrai mes mains l’une contre l’autre en avisant de l’intérieur de la salle d’entraînement, balayant du bras pour écarter les mannequins inutiles et les chambranles imposants des lances. Nous avions besoin de place. Besoin d’espace pour contenir toute la colère qui frissonnait jusqu’à notre chair et se trahissait dans nos regards. Je savais qu’elle ne retiendrait pas ses coups. Je savais qu’il suffisait d’une toute petite chose pour la rendre furieuse… Diablesse.

Je fis apparaître une épée dans chacun de mes mains, lui lançant la sienne sans ménagement avant de faire tourner la première dans ma paume. Autant commencer directement et ne pas s’attarder sur des discours inutiles, puisqu’aucun d’entre nous n’avait vraiment de temps à perdre. Bon, j’avais été un peu salaud de choisir cette arme plutôt qu’une autre, l’épée étant mon arme divine ; mais elle voulait qu’on cesse de plaisanter et qu’on passe aux choses sérieuses, non ? Très bien, elle allait être servie.

« Tu as le droit de prendre un bouclier si tu as besoin. »

Narquois, provocateur alors même qu’elle fronçait les sourcils face à moi. Elle voulait des réponses et des explications ? Qu’elle vienne les chercher. Je voulais des paroles et des excuses, j’irais les récupérer. Esquissant un sourire, grisé sans doute par l’adrénaline d’un combat proche, je pliait plusieurs fois les doigts dans sa direction comme pour l’inviter à s’approcher.

« Honneur aux dames. »

Je savais où appuyer. Je savais où lancer pour la faire me détester. Après tout, nous nous connaissions bien tous les deux… Mais nous étions aujourd’hui deux étrangers. Deux animaux sauvages prêts à sortir leurs griffes et leurs crocs pour se mordre l’un et l’autre. Il nous fallait du sang. Il nous fallait de la douleur. Il nous fallait de la fureur tandis que nous nous retenions depuis bien trop longtemps. Être une petite fille sage lui avait-il plu à ce point ? Se mêler aux autres et devenir aussi calme et assidue qu’Artémis ? Agréable qu’Aphrodite ? Se mêler à la foule comme elle l’avait toujours voulue, à quel prix ? Je devais être heureux pour elle, me rassurer de cette position qu’elle prenait dans notre famille.

Alors pourquoi avais-je la cruelle impression qu’on me l’arrachait à son tour ?

Elle esquissa le premier geste et je la suivie. L'heure était donnée, le glas sonné... Il était temps de redevenir ce que nous étions autrefois ou bien de nous séparer définitivement. Dans le sang et les armes, comme toujours.

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________________________________________ Jeu 15 Déc 2016 - 20:02

Se retrouver face à son frère aurait dû la rendre heureuse. En temps normal, c’était ce qui se serait passé… Mais trop de choses les séparaient à présent. La mort d’Hippolyte… Le départ d’Arès qui avait fait cavalier seul pour venger sa fille. Si Athéna ne se pardonnait pas la mort de sa nièce, elle avait tout autant de mal à pardonner à son frère de l’avoir abandonnée. Ce n’était pas comme si elle était très complice avec le reste de la famille à l’époque… C’était même plutôt le contraire. Il avait fallu faire des efforts, prendre un masque de civilité pour s’acclimater et trouver une place dans cette famille. Mais sans Arès, tout cela n’avait pas de sens…

- Certainement pas non. Ricana-t-elle. Je pensais juste à toi… Après tout, ce n’est pas moi qui suis rouillée… Riposta-t-elle.

Parfois, la déesse se disait qu’Arès était suicidaire. N’avait-il pas compris depuis le temps ? Athéna devenait complètement cinglée quand on la provoquait trop… Déjà qu’elle avait dépassé le stade de la simple colère, s’il continuait, ça ne serait pas beau à voir. En général, ils se contentaient de se blesser légèrement… La guerrière n’était pas certaine de pouvoir s’arrêter à des blessures légères. Et vu le comportement de son frère, lui non plus. Ils avaient besoin de sang pour évacuer, pour espérer pouvoir repartir sur une relation plus saine.

Son frère fit apparaître une épée qu’il lui lança. Athéna l’attrapa par réflexe, puis la balança avec désinvolture contre le mur. Elle n’avait pas besoin qu’il l’arme, elle avait ses propres épées et préférait les utiliser. Aussi fit-elle apparaître ses doubles épées, jouant légèrement avec alors qu’il lui proposait de prendre un bouclier. Bien sûr…

- Si tu en ressens le besoin, je ne vais pas t’en empêcher, pas la peine d’essayer de faire passer ça pour de la galanterie… Rétorqua-t-elle en fronçant les sourcils.

Athéna s’étonnait. Elle arrivait encore à rester maîtresse d’elle-même et trouvait que c’était un véritable exploit vu la situation. Quand il lui laissa le premier coup, la guerrière prit légèrement son temps. Puis elle se téléporta, juste derrière son frère qui para son coup au dernier moment. Ainsi donc, il tenait à garder la tête sur les épaules… Soit.

Un ballet s’en suivit. Violents et rapides, ils échangeaient des coups, en paraient d’autres et laissaient certains les toucher. Athéna n’était plus concentrée que sur le combat, cherchant une ouverture, feintant, reculant, attaquant tandis que son frère en fit de même. Avisant une ouverture, la brune passa à l’attaque pour qu’il laisse son ventre sans défense. Elle réussit. La guerrière lui fila un coup de pied en plein estomac, coupant le souffle de son frère, suffisamment longtemps pour lui envoyer un coup dans le nez, cassant celui-ci.

- Besoin d’une pause peut-être ? Le railla-t-elle.

Arès ne resta pas longtemps cordial. Il l’attaqua et parvint à la blesser à l’arrière du genou, arrachant un juron de douleur à la déesse. Ah, c’était ainsi ? Pendant que sa blessure guérissait, Athéna para sans relâche les attaques de son frère. Quand sa jambe fut de nouveau opérationnelle, la guerrière attendit qu’il lui fonce dessus pour se téléporter à l’autre bout de la salle. Il fallait qu’elle retrouve de l’espace. Rester acculée comme elle l’avait été ne lui plaisait pas…

- Tu n’as rien de mieux en magasin ? S’enquit-elle. On croirait que tu vieillis mon frère…

Elle aussi savait le mettre en rage. Ils se connaissaient trop, avaient trop longtemps été liés l’un à l’autre pour que ça ne soit pas le cas. Le lien semblait être rompu et Athéna espérait qu’un jour, ils parviendraient à s’entendre comme avant…

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________________________________________ Sam 14 Jan 2017 - 1:04




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Le sang appellait le sang. J’avais bien connu tout cela, cette impression frivole d’excitation, l’adrénaline qui semble activer une folie destructrice qui ne trouvait de répit que dans la mort. La bataille. Le massacre et la violence inouïe des combats, des guerres et autres tueries savamment orchestrées. J’avais goûté au plaisir de la Destruction. J’avais profané des tombes, laissé des charniers à ciel ouvert et profité outrageusement de la liesse combattive des soldats pour les pousser à s’entretuer… J’aimais tout ceci. J’aimais le chaos et le désespoir engendré. J’aimais la victoire et l’écrasement total de l’adversaire.

J’aimais aussi la colère qui m’envahissait lorsque je sentais venir l’heure du combat. Une sorte de rage indescriptible qui se tapissait au fond de mon ventre et ne demandait qu’à sortir. Rugir. D’ordinaire, Athéna ne m’inspirait pas quelque chose d’aussi fort et rancunier ; nous avions des rapports proches et sincères, amicaux. Parfois nous combattions mais ce n’était jamais véritablement dans le but de faire du mal à l’autre – ou presque. Pourtant aujourd’hui, plus elle parlait et plus j’avais envie de la faire taire. Plus je devais lui faire comprendre que rien n’allait, qu’elle m’avait trahi tout comme je l’avais fait, et que rien ne serait peut-être plus jamais pareil…

Le sang, ferreux, amer, qui cessa bien vite de couler. Être un dieu nous empêchait parfois de succomber aux petits avantages des blessures ou de la douleur… Je crachai le liquide carmin qui venait d’envahir ma bouche, attaquant directement sans lui laisser le temps de savourer cette petite victoire. Je n’avais aucune crainte quant aux capacités de ma « sœur », elle savait manier les armes presque tout autant que moi et c’était sans doute entraînée plus que de raison ces derniers mois… A moins qu’elle ne se soit empâtée au contact d’Artémis ?

Cette pensée me fit sourire malgré sa disparition inopinée. Prendre de la distance ? Depuis quand fuyait-elle son adversaire au point de mettre plusieurs mètres entre nous ? Décidément, beaucoup de choses avaient changées… Expérimentait-elle un nouveau style de combat ? Une autre forme de maîtrise ? Pourtant, je pouvais deviner à son souffle court qu’elle n’était pas si infaillible que ce qu’elle voulait bien me montrer. Certains la trouvaient froide et inébranlable, figée dans une colère sourde et une mesquinerie sans nom ; je lui connaissais bien d’autres visages et expressions. Et pour cela, il fallait la pousser encore plus loin dans ses retranchements.

Je ricanai à son attaque verbale, secouant la tête pour faire craquer ma nuque en me tournant nonchalamment face à elle. Mon épée passa d’une main à l’autre avec une simplicité déconcertante.

« Te voir aussi affaiblie ne donne pas le change… Te serais-tu attendrie au contact de la bonne sœur lunaire ? »

J’appréciais Diane, à ma manière. Mais Athéna pouvait faire mieux, nettement mieux. Quand je me téléportai à sa hauteur, brisant la notion d’espace vital pour venir croiser le fer au point de la plaquer violemment contre l’un des murs, je remarquai sa carotide tambourinant contre sa gorge. Il n’en manquait pas tant que ça. Il suffisait juste d’une peu de… Feu pour allumer la poudre.

« On dirait une débutante, pas une déesse de la Guerre. »

Je fus repoussé avec brusquerie, parant ses coups d’épée qu’elle commençait enfin à donner avec plus de force. Les lames tremblaient en s’entrechoquant, résonnant tandis que je reculai de quelques pas pour mieux revenir à la charge. Je n’avais pas oublié ce qu’elle m’avait fait dans la pyramide, même si elle était sous l’emprise d’une entité ; j’avais une dignité à retrouver. Une satisfaction personnelle à assouvir que celle de reprendre le contrôle de cette compétition intrinsèque.

Eloïse avait un avantage considérable : sa souplesse et sa rapidité. Je compensais avec de la force brute, feintant vers son flanc pour pouvoir asséner un coup en direction de son poignet. Elle para de justesse mais ce dernier plia sous le choc et l’une de ses épées vola au travers de la pièce, rebondissant dans un fracas caractéristique. Pas le temps de constater. Pas le temps de se remettre, je la prenais à revers et assénai un coup de talon à l’arrière de sa jambe précédemment blessée pour lui faire plier genou. La dominer. La suivre.

Son épée partie en direction de mon torse et je dus reculer pour esquiver, elle en profita pour balayer mes jambes d’un mouvement ample et me faire basculer sur le côté. Lorsque je rejoignis le sol, elle était déjà en train d’essayer de m’asséner un coup plus fatal que les précédents et je ne dus mon salut qu’à ma capacité à saisir son bras avant qu’elle ne m’atteigne. Le brillant de la lame. La fureur de son regard. La hargne. Mais pas assez, pas encore. Jamais assez.

« Comment c’était, d’avoir une autre mort sur la conscience ? » Raillai-je soudain, voyant passer un éclat de surprise sur son visage. « Qu’est-ce que tu as ressentis en la voyant ? En réalisant qu’elle était morte ?! »

En comprenant qu’Hippolyte était morte en partie à cause d’elle ? Que ma fille avait péri faute de sa surveillance ? Que la confiance que je lui accordais avait été trahie et bafouée pour son petit plaisir personnel ? En état normal, j’aurais sans doute compris. Je l’avais relativisé même, perdu sur cette planète ensablée. Mais me retrouver face à elle sous le joug de la fureur me faisais parler plus que de raison. Plus que je ne l’aurais voulu. Pour la première fois depuis que nous nous connaissions, j’avais envie de lui faire mal. Autant qu’elle avait pu m’en faire, autant qu’elle n’aurait jamais pu m’en faire. Je voulais qu’elle souffre, quel qu’en soit le prix. Ma raison me sommait d’arrêter et de comprendre ; l’ennui, c’est que je n’avais aucune envie d’être raisonnable.

Je poussai un cri de douleur quand elle enfonça son épée dans mon épaule, serrant les dents en la fusillant du regard alors qu’elle s’appuyait de tout son poids pour être sûre que la lame traverse la chair et les os. Elle s’énervait. Elle s’emportait. Ca, c’était le vrai visage de la haine. Je sentis les vagues furieuses remonter à nouveau jusqu’à mon esprit, l’embrouillant, le perdant. Le dévorant alors que je lui assénai un violent coup de coude dans le visage pour me dégager de son emprise. Elle détourna la tête et je recommençai pour qu’elle bascule à côté de moi. Frapper cette pommette saillante que je lui trouvais pourtant si belle.

Et puis la supplanter malgré mon épaule blessée, coinçant son corps sous le mien et ma main valide sur sa gorge. Si frêle et pourtant si robuste Athéna.

« Tu avais toute ma confiance mais tu as préféré aller batifoler ailleurs ! T’en avais rien à foutre ou quoi ? T’en avais rien à foutre de ce qu’on était ?! »

Cracher du venin. La fixer durement, partagé entre l’amertume, la colère, l’adoration et d’autres choses que je ne parvenais même pas à identifier. J’avais envie de la tuer, comme Hippolyte était morte. Mais je savais que si je le faisais, j’allais la perdre pour toujours…

Si ce n’était pas déjà fait.


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________________________________________ Mar 24 Jan 2017 - 11:20

Ses affrontements avec Arès avaient le plus souvent été du genre amicaux. Mais aujourd’hui, il était clair pour la déesse qu’il en allait tout autrement. Son frère n’avait pas été très enthousiaste au départ, alors la brune l’avait provoqué. Autant que possible. Elle avait fait couler le sang quand une ouverture lui avait été donnée. Jusqu’à présent, la guerrière avait évité de s’énerver. Mais l’attitude de son frère, de celui dont elle avait toujours été le plus proche, la mettait au supplice. Parce qu’elle aurait préféré qu’il lui parle, qu’il lui dise franchement ce qu’il avait sur le cœur ! Mais cet abruti préférait rester muet. Alors la combattante avait mis en place les grands moyens. Après tout… Elle aussi avait des choses sur le cœur. Et si le combat devait être la façon de tout régler, alors ça le serait.

Lorsqu’elle s’était reculée, après avoir parée de son mieux l’attaque du guerrier, Athéna avait bien vu la lueur de surprise, très vite cachée. Merde ! Il s’attendait vraiment à ce qu’elle l’attaque encore alors qu’elle avait déjà fait couler le premier sang ? Pour qui la prenait-il à la fin ? Elle avait tout de même des règles de conduite, un code qu’elle respectait !!! Lui devait le savoir ! Et son air d’incompréhension, il n’aurait jamais dû l’avoir… Ce fut sans doute là que la déesse se rendit compte que les choses n’étaient réellement plus les mêmes entre eux. Jusqu’à présent, la jeune femme avait cru qu’il serait possible de réparer les choses entre eux. Au final… Elle commençait à en douter.

- Laisse Diane en dehors de ça, tu veux ? Gronda-t-elle.

Depuis quand se montrait-il aussi critique envers leur sœur ? Et puis, de toute façon, aux dernières nouvelles, c’était après elle qu’il en avait non ?! Alors qu’il se reconcentre et vite, parce qu’elle commençait à en avoir assez. La colère commençait à prendre le pas sur le reste et Athéna ne pourrait pas garantir le résultat de ce combat… Ni ce qu’il resterait d’eux.

Manifestement, son frère devait avoir suivi ses pensées. Ou alors il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle allait se mettre à réfléchir. Ce qui n’était jamais bon dans un combat mais qui parfois, arrivait encore à la déesse. Après tout, elle n’était pas que là pour le combat… Quoi qu’il en soit, Arès en profita pour se téléporter jusqu’à elle et la plaquer contre le mur en appuyant sur sa carotide. La déesse ne sut pas vraiment si c’était le fait qu’il ait vraiment eu l’intention de lui trancher la gorge ou ses paroles qui l’avaient poussé à bout. Quoi qu’il en soit, elle le repoussa avec force, donnant des coups de plus en plus forts au fur et à mesure.

Complètement aveuglée par son envie de lui faire mal, de lui faire ravaler ses paroles de la façon la plus brutale possible, Athéna enchaîna les attaques. Lui avait la force brute, elle était rapide et agile. Cela leur permettait d’avoir un certain équilibre. Mais la déesse n’allait pas le laisser longtemps mener la danse. Quand elle se fut lassée de la danse de leurs épées, la brune parvint à le mettre au sol et visa la gorge. Elle allait lui passer son épée au travers de la gorge et il pourrait la fermer durant un moment. Tant pis pour elle qui voulait que les choses s’arrangent. Il ne le voulait pas, sans quoi, Arès aurait mis du sien là-dedans. Mais il ne cherchait qu’à la blesser et elle allait lui faire la même chose.

Malgré tout, son frère arrêta son bras juste à temps. Et il se mit à lui parler. Hippolyte. Connard. Il osait. Sérieusement ?! Mais qu’est-ce qu’il croyait à la fin ?! Qu’elle y avait pris plaisir ? Qu’elle s’était même arrangée pour que cela arrive ?! Putain ! Furieuse, Athéna appela à elle l’Obscurité qui était devenue sienne depuis cette aventure sur Lemuria. Depuis cette aventure qui avait coûté la vie à la nièce dont elle était la plus proche. Et sans un seul regret, elle planta son épée dans l’épaule de son frère. Son cri de douleur la ravit et elle appuya de tout son poids pour que l’épée tranche tout et traverse son corps. Voilà ce qu’il en coûtait de la mettre en colère.

Arès ne resta pas immobile bien longtemps. Il lui fila un coup de coude au visage, puis un autre avant de la faire basculer à son tour. Athéna fut donc mise à terre, sur le dos, pendant que son frère s’installait pour avoir la meilleure des prises sur sa gorge. Et il se mit à lui hurler dessus. Ce qui n’était certes pas la meilleure façon d’avoir des explications. Pleine de rage, la déesse lui donna un coup dans la trachée avec la paume de sa main, lui coupant la respiration et la parole au passage.

- ET TOI, TU ÉTAIS OÙ PUTAIN ? Lui hurla-t-elle à la figure. Qu’est-ce que tu crois ? Que j’ai été ravie de laisser Hippolyte ? Je n’ai pas fait le choix ! On l’a fait pour moi. Cette putain de magie de mes deux m’a emporté ailleurs, tout ça parce que j’ai essayé d’être digne de la chance que tu m’avais accordé… Faire le bien m’a valu la perte de la nièce dont j’étais la plus proche, celle à qui je tenais le plus ! S’écria-t-elle. Et toi, tu as fuis par la suite… On s’est brisé mutuellement, tu n’en as pas assez ?

Mais à voir la rage, la haine même qui avait pris place dans son regard, la déesse en déduisit que non, il n’en avait pas assez. Alors très bien. Puisqu’il lui avait immobilisé le bas du corps, Athéna saisit l’intimité de son frère à pleine main et tordit le paquet. Un cri empli de douleur résonna dans la salle et la brune profita qu’il baissait la tête pour lui mettre un coup de boule en plein visage. Vu le craquement qu’elle entendit, le nez du dieu avait été cassé. Encore. Profitant que son frère basculait sur le côté, la brune se libéra et se redressa d’un bond. Puis elle fila un coup de pied dans l’estomac de son frère. Et encore un autre. Et encore un… Puis elle perdit le compte et s’effondra au sol, à ses côtés, en larmes.

- Quand j’ai reçu ton message en revenant de ce monde de cauchemar… J’ai cru que j’y étais encore. Coincée là-bas. Les protections étaient en place et Dionysos était censé être avec elle… J’espérais que ça serait suffisant le temps que je revienne de ce voyage de merde… Et puis tu as annoncé sa mort. Je crois que rien ne m’avait fait plus mal de toute mon existence… Tu veux me blesser, me mettre hors d’état de nuire ? Alors prends ton arme divine et fais-le. Mieux vaut ça que te perdre définitivement mon frère.

Athéna n’avait pas cessé de pleurer tout le long de son discours. De toute façon, c’était comme ça que les choses étaient censées se finir par vrai ? Une vie pour une vie… Le fait qu’Hippolyte soit revenue du monde des morts n’avait pas d’importance. Elle avait failli. Et même si elle avait tenu le coup jusqu’à présent, la déesse avait toujours su qu’il lui faudrait payer pour cette défection.

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________________________________________ Jeu 30 Mar 2017 - 0:49




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Je ne savais pas vraiment lequel de nous deux faisait le plus de mal à l’autre, en cet instant. Athena avait parfaitement raison sur un point : nous nous étions brisés mutuellement. L’enchainement des évènements n’avait pas joué en notre faveur et, au lieu de faire comme toute personne civilisée aurait fait, nous nous étions enfoncés dans la boue jusqu’à nous perdre de vue. J’aurais pu rester pour parler avec elle, relâcher ce que j’avais sur le cœur face à la perte du trône puis celle de ma fille, l’écouter épancher elle aussi sa peine d’avoir perdue cette nièce à laquelle elle s’était attachée, au moins écouter ses excuses même si je n’y aurais peut-être pas donné de crédit immédiat. J’aurais du avoir la patience, la force d’attendre. De l’attendre, elle. Mais je n’avais eu aucun des réactions escomptées, préférant partir à la recherche du Dragon et de ses hommes en solitaire pour éviter d’avoir d’autres morts sur la conscience. D’autres victimes collatérales.

Et par ma faute, l’abandon avait été signé. Eloïse était restée auprès des nôtres quand j’avais disparu. Elle avait prit ma place et dû se débrouiller par elle-même – elle était douée pour ça de toute manière ; j’avais perdu son soutien à l’instant où elle avait perdu le mien. Je ne lui avais pas fait confiance, pour la toute première fois depuis que nous nous connaissions. Je n’avais pas voulu partager quoi que ce soit avec elle, repoussée et même ignorée, jusqu’à ne plus la voir du tout.

Si ça me manquait ? Enormément.
Si je culpabilisai ? Il était trop tard pour ça.

La suite fut un maelstrom de douleurs et de coups, une pluie de violence et de larmes. Le déchainement pur et simple de ce qu’elle pouvait me reprocher lorsque les mots ne suffisaient plus. Athena avait toujours su où frapper et comment dompter son adversaire, elle était plus malicieuse que moi sur certains aspects ; je ne parvenais à la maîtriser que parce que je possédais plus d’expérience stratégique et de terrain qu’elle. Elle avait l’art de la guerre avec la sagesse, j’avais celui de la destruction. Deux aspects très différents d’un même sujet, pour deux résultats radicalement opposés. Elle, si mesurée, si précise, si radicale… Un véritable instrument mortel réglé comme une horloge.

Etalé sur le dos, je supportai ses sanglots et ses reproches sans bouger. De toute manière, mon corps me lançait tellement de signaux d’alarme en se régénérant que je n’aurais pas été capable de grand choses. J’étais las. Prodigieusement lassé de tout ça, de cette situation qui avait attisé ma colère avant de la couper nette comme on soufflerait sur un gâteau… Je détestais la voir pleurer. Je détestais la voir sortir de ses états de maîtrise et projeter sa souffrance à mon encontre. Je m’étais promis de ne jamais être le responsable de telles choses après mon altercation avec Aphrodite, mais il fallait croire que même ça, j’étais incapable de le faire.

J’avais voulu les protéger et à la place, je les avais encore plus détruits.

Ma gorge se serra dans une douloureuse sensation, déglutissant avec peine tandis que je me redressai. Je pouvais le faire. J’aurais pu le faire, saisir mon épée et la lui planter dans le cœur, tourner la poignée et lui arracher cet organe dont certains disaient qu’elle en était dépourvue… J’aurais pu la tuer sur le champ, venger la mort de ma fille, l’accuser de tous les maux et assouvir cette pulsion destructrice qui résultait de ma colère. J’aurais pu. J’aurais du ? Je l’ignorais.

Je sentis le premier sanglot m’envahir tandis que ses épaules tremblaient sous les siens, la bouche tordue dans une grimace douloureuse qui m’était intolérable de voir déformer ses traits. Ses cheveux noirs étaient en bataille, éparpillés par nos agissements, et du sang entachait sa peau claire comme sa tenue. Depuis quand avait-elle l’air aussi misérable ? Depuis quand étions-nous aussi misérables, l’un en face de l’autre ? Je lui en avais tant voulu. Je l’avais maudite et pardonnée à la fois, ne parvenant pas complètement à la rendre coupable mais ne pouvant m’empêcher d’y songer. De chercher les responsables. D’épancher ma peine de la pire des manières qu’il soit.

J’avais été un profond égoïste, comme toujours. Je restai silencieux, parcouru d’un frisson à mon tour tandis que je levai la main pour saisir sa nuque. Je la serrai entre mes doigts pourtant je ne fis aucun geste violent, me contentant de la presser comme si je voulais m’assurer de quelque chose… Quoi au juste ? Mes yeux bordés de rouge croisèrent les siens, humides, et je ne parvins pas à contenir toute la triste colère qui ne demandait qu’à sortir. Mon front vint s’appuyer contre le sien, geste d’une étonnante tendresse malgré la situation, je serrai les dents de toutes mes forces pour ne pas pleurer. Ne pas céder. Ne pas subir la honte d’une telle dépravation, même si elle aurait eu le mérite d’être honnête…

… Ou presque. Je pouvais me montrer extrêmement fort et à la fois tellement faible face à ma « sœur ». Je reniflai, tentant de garder une certaine maîtrise sans y parvenir complètement. Mon dos me faisait mal. Mes paumes me brûlaient à mesure que je les gardai contre elle, sur elle, l’une dans son cou et l’autre sur cette joue que j’avais frappé précédemment.

J’en avais des choses à dire, encore. J’en avais des milles et des cents à lui dire. Des bonnes comme des moins bonnes. Des ouvertes comme des effacées. Des reproches comme des remerciements. Tout se mélangeait dans ma tête et elle ne m’avait pas franchement aidé à y voir plus clair. Au contraire, la déesse avait plutôt tout fait exploser en mille morceaux.

« Pardonne moi… » Parvins-je, à peine, à articuler.

C’était maigre et peu fameux, dire que j’étais capables de faire des discours bien plus impressionnants en temps de crise. Nous n’étions peut-être plus aussi efficaces qu’auparavant.

« Je n’ai jamais voulu te perdre. Jamais. »

Ca, au moins, c’était une vérité. Fendillée. Malmenée. Mais une vérité quand même.

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________________________________________ Mar 11 Avr 2017 - 19:50

Athéna avait fini par craquer. La distance qu’Arès avait mise entre eux et surtout tout ce qu’il portait en lui, tous les sentiments violents qu’il avait… La déesse les avait ressenti et avait compris qu’elle en était la cible. Peut-être qu’en d’autre temps, la jeune femme se serait laissée submerger. Peut-être qu’elle aurait ployée. Mais pas aujourd’hui. La guerrière avait répliqué avec hargne, jusqu’à finalement laisser libre court à sa colère et à sa peine. Elle avait fini par craquer et ça, ça ne lui était pas arrivé depuis… Cela ne lui était jamais arrivé en réalité.

Athéna avait toujours tenu à avoir le contrôle de ses émotions, de ses réactions, de son corps… Pour la simple et bonne raison que sans cela, elle n’aurait jamais pu survivre à la cour de Zeus. En plus du masque, elle s’était tellement auto-disciplinée que jamais elle n’avait craqué. Certains l’avaient bien vu en colère… Quand Hippolyte était morte la première fois, elle avait dévasté une grande partie de la Forêt Noire en Allemagne… Mais personne n’en avait été témoin. Jamais.

La déesse n’avait pas réussi à tenir plus longtemps. Pas avec lui. Arès avait toujours été celui qui la comprenait le mieux, qui semblait savoir qui elle était réellement malgré tout ce qu’elle pouvait faire ou dire… Malgré le masque. Avec le recul et le retour des souvenirs, Athéna avait découvert qu’Arès avait même été celui qui la connaissait le mieux, même bien mieux que son propre frère.

Peut-être que ce fut pour cela qu’elle se permit de craquer… De laisser tomber les défenses qu’elle avait érigées au cours des siècles. De se laisser aller véritablement à sa peine et à sa colère. Elle lui avait hurlé dessus, exigeant de savoir pourquoi il l’avait abandonné ainsi… Pour finalement finir par lui laisser voir réellement sa peine et les larmes qui s’étaient mises à couler sur son visage. Puis Athéna proposa à son frère de la tuer. Si cela pouvait l’apaiser, elle n’hésiterait pas un instant et trouverait un moyen pour que cela arrive… Elle vu dans son regard qu’elle l’avait tenté. Et ça, c’était plus destructeur encore que tout le reste…

Lorsque la main de son frère se porta à sa nuque, Athéna se laissa faire. Elle avait dit ce qu’elle avait à dire, s’était dévoilée plus que jamais… Il avait un choix à faire… Et même lorsqu’il colla son front au sien et que leurs regards s’accrochèrent, la déesse refusa de laisser l’espoir l’envahir. Leur relation semblait tellement brisée qu’elle ne pensait pas que tout ceci se finirait bien pour elle. Pourtant, quand son frère parla, elle eut beau essayer de s’y forcer, l’espoir s’ancra dans son cœur.

- C’est déjà fait… Murmura-t-elle en réponse.

Comme lui, elle n’était pas forcément à l’aise pour se dévoiler. Aussi espérait-elle qu’Arès pourrait lire dans son regard toute l’affection sincère qu’elle avait eue pour lui, toujours. Doucement, Athéna déposa sa main sur la joue de son guerrier de frère, appréciant de savoir qu’il était là et qu’il n’avait pas accepté sa proposition malgré toute la colère qu’il avait envers elle.

- Alors les choses peuvent encore s’arranger… Je ne veux pas te perdre non plus.

Ils pouvaient être assez forts pour surmonter cela. Athéna le savait, l’espérait. Arès et elle étaient très puissants de base, mais ensemble ils formaient un duo de choc. Cela avait été le cas sur le champ de bataille et cela pouvait être le cas aussi pour le reste. La déesse refusait de croire que plus jamais ils n’auraient la relation qui les avait liés jusque-là.

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