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 Evénement #69 : Le Requiem des Oubliés [Fe]

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Elliot Sandman


« Laisse moi toucher
tes pokéballs »


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________________________________________ Mar 1 Nov 2016 - 21:50

Coucou, moi c'est Elliot !


Comment ça, vous ne savez pas qui je suis ? Pour faire court, disons que je suis le responsable de la moitié des catastrophes qui se sont déroulées à Storybrooke ou ailleurs dans le monde. Mais, je ne suis pas toujours l'épicentre de tous les problèmes non plus !

Le Comic Con de San Diego après le passage d'Elliot Sandman, août 2015

Merci pour cette image d'archive, ça me fait trop plaisir, vraiment. Il n'empêche que je ne suis pas toujours responsable de tout, na !

Le cas Jules Verne

Jules, c'est mon pote. Pour une fois que j'ai un mec dans mes connaissances, ça se fête. C'est grâce à ma soeur Ellie que je l'ai rencontré. Vous ne savez pas non plus qui est Ellie ? Sérieusement ? Vous débarquez, ou quoi ? C'est elle :


Elle lit tout le temps, elle est toujours déprimée, bref c'est une tête à claques. Elle a aussi la manie de tout bien faire SAUF le jour où elle a ramené Jules Verne du passé (parce que madame, histoire de me copier à fond, voyage dans le temps aussi). Bien sûr à elle on ne lui dit rien quand elle fait des gaffes. Y a de l'injustice, moi je vous le dis.

Pour faire court : Jules Verne a passé trois jours à Storybrooke, chez moi avant que je ne sois obligé de le ramener à son époque afin de ne pas briser le continuum espace temps ou un truc du genre. Il n'empêche qu'il me manque beaucoup. On avait bien déliré tous les deux. Je lui ai montré le film Les Visiteurs et puis je lui ai dit quelques trucs sur le XXIème siècle (ma petite soeur lui a aussi appris à danser le twist).

"Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du limousin !
Qu'on a pendu un beau matin ! Qu'on a pendu, avec ses tripeeeuh !"

Bref, c'est un bon copain, Jules. J'espère qu'il va bien là où et quand il est. D'après sa biographie, il a eu une vie bien remplie, aucune place pour l'ennui ! Je suis content pour lui.

Pourquoi je vous raconte tout ça, en fait ? Je ne sais même plus. C'est quand même un comble de voyager dans le temps et d'avoir des pertes de mémoire !

Bon, je vais terminer de chercher un costume pour Halloween, et je vous laisse plonger dans l'histoire qui va suivre !

***

(Pour des raisons de budget, la présentation qui va suivre sera dépourvue de gifs. )

Le Requiem des Oubliés, une mission avec :

Une Déesse dans la lune & une Poupée qui dit non

Diane Moon & Sally Pumpkin

Un Marchand de sable & une Pâtissière increvable

Sebastian Dust & Robyn Candy

Un Curly sur pattes & un Explorateur de l'imaginaire

Neil Sandman & Jules Verne

Mais qui sont tous ces gens ? Pour faire court, Diane est la déesse de la chasse, mais elle est aussi l'assistante sociale de toute la famille divine, ce qui fait qu'elle a besoin de prendre des vacances de temps à autre (vu les cas extrêmes qu'elle doit gérer).
Dans le monde des contes, Sally était une poupée de chiffon vivant dans une ville qui s'appelle Halloween. Elle aime les squelettes habillés en père Noël. Je pense qu'elle devrait parler de cette addiction à Diane, psychologue malgré elle.
Sebastian est le marchand de sable, c'est lui qui dit bonne nuit à tous les petits (et à Nounours bien entendu !). Il est muet et laisse beaucoup de poussière derrière lui, mieux vaut avoir un aspirateur sur soi quand on le voit.
Ensuite, voici Robyn, la terreur de Sugar Rush ! l'Ex Vanellope a fait du chemin depuis les Mondes de Ralph, puisqu'elle a désormais sa propre pâtisserie. Gardez-vous bien de critiquer ses gâteaux, ou vous aurez un coup de Lucille, une batte de base-ball qu'elle aime autant que sa vie (pour les consultations chez Diane, demandez la lune).
Maintenant, présentons Neil, encore une fille qui a un prénom d'homme. Elle est l'enfant d'Elliot (moi) et de Lily, et elle a eu une poussée de croissance qui lui a fait prendre 26 ans d'un coup. On se demande parfois si son cerveau a suivi le vieillissement ou pas, vu son addiction aux Curlys et son manque de jugeote (mais non je plaisante, je t'aime ma puce ! Arrête juste de draguer Apollon. )
Pour finir, Jules est donc un auteur du XIXème qui a fait un voyage éclair dans notre présent. Il aime toutes les machines étonnantes et improbables, et son esprit carbure à l'imagination. Maintenant, il est de retour à son époque, loin d'Ellie et de la montre à gousset qu'il lui a offert (). A l'heure où je vous parle, il est déjà mort, car plus de cent années nous séparent. Mais vous savez ce qu'on dit... Parfois, la mort est le début de la plus grande aventure de notre vie.



Bienvenue à bord, pauvres fous que vous êtes.

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We're bound together, now and forever
War is all around I'm growing tired of fighting. But I have strength for you. You're all that's real anymore. I am coming home now I need your comfort. From this moment you will never be alone. It's you and I against the world.

   
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Jules Verne


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________________________________________ Mer 2 Nov 2016 - 12:57

« Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul. »
...


Amiens, le 24 mars 1905.

Je voyais perpétuellement trouble, comme à travers une chute d'eau. Pour un passionné de l'océan, cette situation aurait dû me convenir. Hélas, le champ de ma vision se rétrécissait, les couleurs devenaient ternes.

J'allais bientôt partir.

Il est étrange comme tout devient limpide au crépuscule de l'existence. J'acceptais la mort comme une vieille amie qui viendrait me rendre visite. J'avais failli la rencontrer auparavant, quand dix-neuf ans plus tôt, mon neveu dérangé m'avait tiré dessus avec un revolver. Cette fois-là, elle n'avait fait que me caresser de son voile sans m'emporter avec elle. Elle m'avait laissé boiteux, flanqué d'une douleur perpétuelle à la jambe.

Pourtant, aujourd'hui, mon corps ne semblait plus vraiment obéir aux lois de la pesanteur. J'avais l'impression d'être emmitouflé dans du coton. Pour la première fois depuis longtemps, je n'éprouvais aucune souffrance particulière, ce qui me laissait conclure que c'était la fin de tout. Ma vision se brouillait de temps à autre, me donnant davantage le vague à l'âme.

Je ne voulais pas partir.

Mon corps était brisé, usé, vieilli. La machine aurait eu besoin d'une révision en bon et dû forme, mais l'esprit demeurait intact : curieux, assoiffé, tenace.

Comment se raccrocher à ce vide qui me happait ? La lassitude me gagnait malgré ma volonté à résister. La tentation était si forte de se laisser entraîner...

"Ma vie est pleine, aucune place pour l'ennui. C'est un peu près tout ce que je demande."
avais-je dit une fois en plaisantant.

Est-on seulement rassasié de ce que l'existence nous offre ? Tout ce que j'avais souffert avait-il une quelconque utilité ? Nous n'étions que des grains de poussière dans l'immensité de l'univers.

A travers l'eau trouble de ma vision, quelqu'un parut. Il se tenait debout, au pied du lit dans lequel j'étais allongé. Vêtu d'un costume du siècle dernier, fort élégant sans s'efforcer. Il avait le flegme britannique et le charme naturel des gentlemans. Tout était impeccablement taillé, de sa moustache à ses favoris, et il avait gardé son chapeau haut-de-forme bien que l'étiquette exigeât qu'il l'ôte. Il était trop loin pour que je distingue les détails de son visage, pourtant tout, de son allure à son vêtement, me rappelait quelqu'un de ma connaissance. Je fus frappé par sa ressemblance avec Phileas Fogg. Ce ne pouvait être lui, il n'existait pas hormis dans mon imagination.

Le gentleman contourna le lit pour s'approcher et ce faisant, je distinguai mieux son visage. Mes yeux flous s'écarquillèrent. Saisi par la surprise et l'émotion, je balbutiai dans un souffle :

"C'est bel et bien le jour de ma mort !"

Phileas Fogg semblait aussi ému que moi-même. Il m'observait avec admiration, des larmes brillant dans ses yeux.

"C'est bien vous, Jules."
dit-il, et sa voix était exactement telle que je l'avais imaginée.

"Comment...?"

Le reste de ma question mourut au fond de ma gorge usée. J'aurais voulu demander comment la chose était possible, mais j'avais à peine la force de coordonner mes pensées.

Lorsque Phileas Fogg me prit la main, j'eus l'impression qu'elle était plus petite qu'elle n'aurait dû l'être. C'est étrange comme tout manque de perspective à la toute fin...

La mienne était fébrile alors que sa poigne était à la fois ferme et douce. Il s'assit au bord du lit.

"Nous vous cherchions depuis tellement longtemps..." dit-il avec un fort accent anglais.

Je voulus lever ma main libre mais les forces m'abandonnaient. Cependant, alors que je la tendais, tremblante, vers lui, une chose étonnante se produisit : elle fut saisie par un élan inattendu et... elle rajeunit. La peau se détendit, se lissa alors que j'approchais ma main du visage de Phileas. Lorsque je la reculai un peu, elle se flétrit de nouveau.

Hagard, je m'aperçus que la main qu'il serrait dans la sienne avait retrouvé toute sa vigueur et sa jeunesse. Que m'arrivait-il ? A son contact, les années semblaient s'envoler. Pourtant, elles pesaient toujours de tout leur poids sur mes épaules fatiguées.

Je détaillai davantage les traits du visage de Phileas Fogg maintenant que mes yeux y voyaient plus clair. Son regard était à la fois admiratif, entièrement dévoué et empreint d'une douceur surprenante. Ce n'était pas son expression habituelle telle que je l'avais dépeinte dans mon roman. En revanche, je connaissais ces yeux. Plus personne ne m'avait observé ainsi depuis des années...

"Est-ce toi ?" murmurai-je, plein d'espoir.

Mon Helena, Ellie Sandman, la demoiselle impossible qui avait traversé le temps et m'avait fait découvrir le monde de demain. A la poursuite de mes rêves, j'avais été contraint de faire machine arrière. Je ne l'avais jamais oubliée. Se pouvait-il qu'elle soit venue pour me faire ses adieux ? S'était-elle déguisée en l'un de mes personnages de roman afin de passer inaperçue ? Elle était dotée de pouvoirs merveilleux et irrationnels. Rien ne m'aurait étonné venant de sa part.

"Elle nous a conduits à vous." dit simplement Phileas Fogg.

Ainsi, il la connaissait. Dès lors, je décidai de placer toute ma confiance en lui. C'était à peu près tout ce que je possédais encore.

Bientôt, j'entendis des mots prononcés d'une voix douce et caressante. Une voix de jeune fille que je connaissais bien, qui semblait lire un passage de Vingt Mille Lieues sous les Mers. Les phrases résonnaient partout autour de nous, pourtant je devinais que la jeune fille n'était entendue que par nous seuls.

"Je vais partir." articulai-je avec difficulté.

Mes mains perdaient de nouveau leur vigueur, ma vue se brouillait, mon corps redevenait aussi lourd que du plomb. Oh, douce extase, pourquoi déjà me quitter ?

"Vous allez vivre." m'assura Phileas Fogg, avec un léger sourire confiant.

Il serra davantage sa main dans la mienne. Un dernier mot retentit dans ma tête, prononcé par la voix d'Ellie. Il sembla résonner en écho pour l'éternité.

Nautilus... Nautilus... Nautilus...


***

Amiens, le même jour, quelques heures plus tard.

Le bruit du train qui passait non loin de la maison donnait toujours l'impression de l'ébranler un peu dans son sillage. Jules Verne avait aimé cet endroit, et plus particulièrement le bureau dans lequel il passait la moitié de ses journées à écrire. Son corps sans vie reposait sur le lit sur lequel il dormait après avoir trop écrit. Désormais, il n'écrirait plus jamais rien.

Un homme d'une quarantaine d'années, barbu et portant des lunettes, était immobile face à la fenêtre, devant le bureau en désordre. Il tenait dans ses mains quelques feuilles de papier noircies d'une écriture enfiévrée. Sur la table, des dossiers étaient empilés. Certains portaient des noms, d'autres pas. L'homme les avait sortis des tiroirs avec beaucoup d'émotion.

Il resta figé devant la fenêtre pendant quelques minutes encore, jusqu'à ce qu'il entende les cloches de la cathédrale retentir au loin. Alors, il s'arracha à sa contemplation et alla près du vieillard inerte. Il l'observa un moment. Une larme, une seule, roula sur sa joue. Puis il déclara, serrant fortement les feuilles entre ses mains :

"J'achèverai ce que vous avez commencé, père. Je vous en fait la promesse."

Il enleva ensuite ses lunettes qu'il essuya méthodiquement, et rejoignit sa femme qui faisait un signe de croix, dans l'embrasure de la porte. Il lui adressa un léger sourire sans joie et lui prit la main, abattu. Tous deux sortirent du bureau, laissant aux autres proches la possibilité de se recueillir avant les funérailles.


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________________________________________ Mer 2 Nov 2016 - 12:58



A bord du Nautilus, période indéfinie.

Un hurlement de rage déchira les profondeurs. Le grand salon était un cafarnaüm. J'avais tout renversé, tout déchiré, tout brisé. Des éclats de verre gisaient au sol, des plumes voletaient dans les airs depuis les coussins éventrés. Je gisais au milieu du fatras, les yeux injectés de sang, les mains tendues vers le plafond métallique. Je voulais sortir. Mais nul n'entendait mes lamentations. Nul ne viendrait.

Certains jours, cela me semblait moins pénible que d'autres. Parfois, je parvenais à écrire et à m'évader en pensées. Triste ironie d'avoir inventé un sous-marin dans lequel les héros étaient prisonniers. Je subissais le même sort que Pierre Aronnax et Ned Land dans Vingt Mille Lieues sous les Mers.

J'entendais taper contre le mur de façon répétée. Elle ne s'arrêterait donc jamais...? J'entendais un enfant sangloter. J'entendais les pas de celui qui venait m'abattre. Ils étaient tous là, à intervalle régulier dans le chaos de ma prison. Je ne pouvais les éviter. Tôt ou tard, ils finissaient toujours par me trouver.

Pourquoi continuer de lutter ?

Un rire dément s'échappa de ma gorge tandis que je fixais le plafond. L'éclat électrique m'aveuglait presque. Dans ma tête, elle venait de recommencer. Elle lisait de nouveau des passages d'un de mes romans. Cette fois, il s'agissait De la Terre à la Lune. Je ne pouvais plus supporter le son de cette voix qui autrefois m'inspirait tant de douceur et de volupté...

"Pendant la guerre fédérale des Etats-Unis, un nouveau club très influent s'établit dans la ville de Baltimore, en plein Maryland." déclarai-je pour couvrir la voix de la jeune fille en la singeant de façon aiguë. "On sait avec quelle énergie l'instinct militaire se développa chez ce peuple d'armateurs, de marchands et de... FERME LAAA !"

J'avais presque poussé un rugissement, mais la jeune fille continait de lire, imperturbable. Elle ne m'entendait pas. Elle était cachée dans un recoin de ma tête et surgissait de temps à autre pour lire. Rien d'autre. Je ne la voyais jamais. Je n'avais que mon ouïe pour savoir qu'elle était là.

"FERME LA ! FERME LA ! FERME LA !"

Je me redressai juste assez pour plaquer mes mains contre mes oreilles, même si c'était inutile. La voix provenait de l'intérieur de mon crâne. Je pressai si fort mes paumes contre mes tempes que je crus un instant parvenir à écraser ma tête, mais ce fut en vain. Rien ne me libèrerait. Alors, je me levai et allai m'asseoir à la table, après avoir ramassé le fauteuil qui gisait de côté.

Je saisis ma plume, la trempai dans l'encrier et commençai à écrire sur une feuille de façon compulsive :

"Je suis mort ce jour-là. Je suis mort ce jour-là."

Il s'agissait d'une certitude. Phileas Fogg était venu chez moi et m'avait emmené en enfer. La voix continuait de lire sans s'interrompre, superposant des mots dont je ne voulais pas à mes pensées. Il fallait que ça cesse. Je n'en pouvais plus...

Ma main tremblait. L'encre noire tachait mes doigts. Je la fixai un instant, respirant par saccades, et sans réfléchir, plantai la pointe dans ma main gauche. Une douleur fulgurante traversa ma chair. J'étouffai un grognement. Au moins, je ressentais quelque chose de nouveau. La souffrance physique, qui avait été si lointaine et diffuse... Elle me permettait de mettre une distance avec la voix d'Ellie dans ma tête.

Après une minute à fixer la plume plantée dans ma main, je me décidai à l'en extraire. Un flot de sang en jaillit alors que je fus pris d'un haut-le-coeur tant la douleur était vive.

Des bruits de pas dans le couloir. Lents et assurés. Je n'eus que la force de me reculer quand deux hommes en scaphandre apparurent. Ils observaient ma main de laquelle s'échappait un long filet de liquide vermeil. Le sang maculait déjà une partie du tapis et serpentait dans les rénures de la table. La chaleur de l'hémoglobine coulant le long de mon bras me rendait presque euphorique.

"Et maintenant... messieurs ?" fis-je en les toisant d'un oeil vitreux, un sourire affaibli et aliéné sur mon visage blafard.


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________________________________________ Mer 2 Nov 2016 - 14:12



« On peut braver les lois humaines ...

... mais non résister aux lois naturelles. »





    Appoline Méléon était une jeune femme à part dont je n'avais pas de suite apprécié la venue sur cette Terre. Elle passait son temps à respirer, chanter, me priver de mon père, respirer... c'était des choses que j'avais un mal fou à accepter. C'était à cause d'Elliot qu'elle était là. Une simple création, un simple rêve pour sa mère et son copain, et puis il lui avait donné vie. Les enfants ne devraient pas avoir le sentiment d'être remplacé. Ils ne devraient jamais penser que leur père aimerait avoir une petite fille qui grandirait normalement, au lieu d'une fille qui vient du futur et qui a déjà une taille adulte. Je lui en avais voulu pour tout ça et à elle bien plus qu'au véritable responsable. Mais est ce que quelqu'un l'était vraiment ?

    « C'est une chance d'avoir Apple avec nous. Elle est une étoile qui brille de toute part. Ces joyaux sont rares. C'est un bien précieux qu'on se doit de préserver. Tu dois faire un effort, Cassandre. »

    J'avais fait un effort quand Anatole me l'avait demandé. Il était une personne qui comptait beaucoup à mes yeux et un très bon amis. Il savait toujours trouver les mots qu'il fallait et je m'étais décidée à aimer Apple, ou du moins à faire l'effort de l'apprécier. Mais ça n'était pas chose facile. Surtout quand je me retrouvais assise sur une chaise, avec un chapeau de cowboy, dans un magasin de déguisements et que la jeune fille se tenait devant moi, en train de chanter avec un faux micro qu'elle avait trouvée sur une étagère. Il s'agissait de la dernière chanson qu'elle avait écrite et qu'elle voulait me faire tester. Mais j'étais venu si tôt dans cette boutique de déguisements uniquement dans le but de me trouver le look idéal pour ce soir, lors de la grande soirée d'Halloween. Car la veille, quelqu'un avait frappé à ma porte.

    On était le 30 octobre, tranquillement installée dans le canapé du salon de chez maman, où je logeais depuis mon arrivée. J'étais seule, car tout le monde était de sortit ce soir, Ellie y compris. Ellie... Elle avait une vie sociale ce soir et pas moi. C'était un truc de dingue. J'étais en train de fixer l'écran de la télévision, un paquet de marshmallow en main vue qu'on ne pouvait plus manger de Curly chez nous. Quelqu'un avait frappé à la porte et je m'étais levée pour aller ouvrir. Sur le perron, une mini citrouille illuminée. J'avais plissée les yeux en me demandant qui avait bien pu déposer cela, puis j'avais vue au loin un grand jeune homme me faire un signe de la main.

    Je l'avais observé quelque instants, me demandant ce qu'il souhaitait. Puis, j'avais pris la citrouille et je l'avais analysée de tous les côtés. Dessus il y avait une date - demain, une heure - vingt heures et un lieu - Olympe. C'était de cette manière que le dieu des dieux, Apollon, comptait m'inviter à cette soirée qu'il allait organiser ? J'avais décidée de ne pas lui montrer que j'appréciai cette demande, mais j'avais tenue à peine deux secondes avant de sourire bêtement. Je le détestais ! Il me rendait dingue ! Quand j'avais levée les yeux dans sa direction, il n'était à nouveau plus là. Et le lendemain, je m'étais retrouvée dans cette boutique de déguisements avec Apple.

    « Alors t'en penses quoi ? »

    « Je vais y aller. » murmurai-je en parlant de la soirée, sans même me rendre compte que la jeune femme ne parlait pas du tout de ça, mais qu'elle avait finie sa musique et me demandait mon avis. Nos regards s'étaient croisés et j'avais compris - enfin - qu'elle ne parlait pas de la même chose que moi. « Ah euh... Oui, c'était bien. J'ai beaucoup aimé le passage où tu... chantais. »

    « Moi aussi je vais y aller. Enfin, je voudrai bien y aller. Je n'ai pas de cavaliers, mais je pourrai ? »

    Je l'avais observée quelque instants. Cette fois ci on parlait de la même chose ? La soirée d'Halloween organisait par Apollon ? Elle voulait y aller ? Me prendre n'avait pas suffit, elle voulait un cavalier et mon Apollon ? Enfin... Le Apollon ?

    « Euh... C'est que... je ne sais pas si y'a encore des places en vente. Enfin disponibles quelque part. Je... Enfin tu sais quoi, y'a un nombre limité, sinon y'a trop de monde et c'est moins amusant et... enfin le monde se rempli et l'espace aussi. »

    « Tu ne veux pas que je vienne ? C'est pas grave... » dit-elle en penchant la tête et en faisant une toute petite moue.

    Les paroles d'Anatole me revinrent à l'esprit et je m'étais contentée de soupirer.

    « Ok... Je t'en trouverai une ! Ca te va ? Je suis sûre que c'est pas grave si Diane ne peut pas venir parce que tu viens toi ou... Non désolé, ok... tu peux venir, c'est bon. Je t'y conduirai. » fini-je par ajouter.

    « AHHHHH ! T'es trop gentille ! »

    Voilà comment se retrouver avec une sangsue coller contre le corps. Mais fort heureusement, je fus coupée par un appel. Quelque chose était arrivé à l'entrée de la ville et on avait besoin de moi. Si seulement c'était la fin du monde... Quoi qu'il en soit, une fois sur place, le chaos avait bel et bien débuté. Des demi dieux avaient été retrouvés morts et Athéna était sur le coup. Apparemment il y avait eu des cas en France, à Storybrooke et ça se poursuivait à la Nouvelle Orléans. Ca commençait donc maintenant... Et je ne pouvais rien faire pour les aider à comprendre...

    Au bout de plusieurs heures, on avait fini par trouver des déguisements. J'avais optée pour quelque chose de soft. A dire vrai, j'avais eu envie de me déguiser en Princesse. Et tant qu'à faire, autant choisir une Princesse Disney. Ce n'était jamais facile de trouver la bonne. Il en fallait une aux yeux verts. Une, plutot mince. Une avec des cheveux assez longs et épais et pourquoi pas... oh... j'avais déjà teins mes cheveux à plusieurs reprises, je pourrai bien recommencer. Une Princesse qui me correspondrait bien, ça pourrait être cette Princesse là. J'adorais ma tenue.

    Mes cheveux étaient noués sur le côté, avec une mèche blanche qui contrastait avec mes cheveux teins en roux. Je n'avais pas enfilé la tenue, portant plutôt quelque chose de soft et décontracté. Je me changerai ce soir, le moment venu. Ca ferait sensation de me voir débarquer ainsi vêtue et qu'en une fraction de seconde, une magnifique robe prendrait la place de mon jeans troué aux genoux et de mon débardeur. On était en hiver, il faisait plus si chaud que ça, mais je ne sentais pas le froid vue que j'étais une demi déesse. Une fois sur la grande place, tandis que Apple rentrait chez elle se préparer, j'avais fait de grands signes de la main à Robyn qui se trouvait au loin. Qu'est ce qu'elle faisait avec cette jambe en bois qu'elle tenait en main ? Je l'aurai bien interpellée, mais quelque chose avait attiré mon attention.

    Le temps était au beau, pourtant en l'espace d'une dizaine de secondes, il faisait pratiquement nuit. Comme si on était en pleine éclipse de Soleil. J'avais levée les yeux au ciel et constaté qu'il était rempli de nuages, comme si une tempête se préparait. Ok... On allait encore avoir des ennuis. Ma première pensée fut pour Apollon, mais si il venait maintenant, il verrait mes cheveux. Mieux valait conserver la surprise. Hadès ? Aphrodite ? Athéna ? Non... cette dernière était déjà occupée avec les demi dieux. Mieux valait faire appel à quelqu'un d'autre.

    « Tu vois ce que je vois ? » dis-je à la déesse Artémis qui venait juste d'apparaître à côté de moi. Je lui avais envoyé un message mental pour lui demande de rappliquer immédiatement.



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________________________________________ Mer 2 Nov 2016 - 17:46


 
le requiem des oubliés
 Les obstacles sont inventés pour être vaincus; quant aux dangers, qui peut se flatter de les fuir?
 
 


 

Dans la nuit du 30/10 au 31/10, une certaine poupée de chiffon ne parvient pas à trouver le sommeil...

J'espérais qu'on puisse un jour trouver un terrain d'entente. Que je ne sois plus la poupée, et qu'il ne soit plus le maître. Que je sois et qu'il soit, que nous soyons père et fille et que nous nous aimions comme nous l'aurions dû. Mais cet espoir était idiot, et ce jour là, je le balayai pour toujours. Je n'allais plus espérer en la belle étoile, j'allais simplement tenter de vivre la vie qu'un être mérite. Une vie sans violence et sans contrôle, une vie où j'étais maîtresse de moi-même, de mes gestes, de mes faits, de mes dires, et de mes mots aussi vulgaires soient-ils. Une vie où j'aurais pour responsabilité celle de contrôler mes pensées, sans ne laisser à quiconque m'ôter cette liberté. Cette vie, elle allait commencer ce 31 octobre, avec pour embryon, une Sally perdue dans cette foule de vampires aux canines en plastique, sorcières au nez vilainement crochu, et loups garous à la fourrure douce.

31/10/16, 8h, Storybooke, boutique de Sally


▬ Lâche moi! Lâche moi! hurlai-je désespérément, comme si je m'attendais à ce qu'on m'écoute.

Je me débattais, je me débattais au mieux. Mais la poigne de mon père se refermait sur mon avant bras désormais si pâle. Je fis d'un geste brusque glisser mon bras hors de ses doigts dont les ongles longs réussirent tantôt à me griffer. Je me réfugiai en précipitation dans ma chambre. Une immonde traînée rouge s'était répandue jusqu'à ma paume. Et les gouttes de sang tombaient une à une sur le parquet en bois. Et les larmes se mêlaient à ce qui ressemblait bientôt à une flaque rougeâtre. Je relevais les yeux vers le plafond, je ne pouvais pas regarder cette tâche sans sentir ma gorge se nouer, et mes yeux se bercer de mille larmes. L'impression suffocante d'être étouffée me donnait l'illusion de voir flou le sol sali, et mes jambes tremblotantes ne demandaient plus que le repos en s'effondrant lamentablement par terre. Je n'en pouvais plus. De cette vie, de cet endroit. Déjà, au rez-de chaussée j'entendais chaque pas lourd et pesant dans les escaliers qu'affirmait mon père avec méfiance. Je les entendais comme une lointaine mélodie d'alerte rouge. Un chant de douleur et supplication qui pourtant semblait m'apaiser, j'entendais chaque pas, et chaque seconde passait semblait être une seconde de moins avant la libération. Le son audible et agaçant de sa voix me parvenait déjà. Comme dans un dernier souffle gras et contrôlant, il m'interpellait sur le ton de la menace. La menace pesait dans l'atmosphère depuis toujours, cela semblait être imprégné dans chaque mur et grain de poussière. Et cette fois, je n'avais pas peur. D'un mouvement du bras, je jetais de mon étagère toutes mes affaires, les enfilant dans un large sac à dos. Je prenais l'essentiel, ou du moins j'essayais. Je n'examinais pas chaque vêtement pour évaluer son utilité, je me contentais de saisir les choses importantes, et une fois le sac empli à ras bord je le plaçai sur mes épaules hoquetant. Je pleurais. Je pleurais, mais pas de peine, pas de douleur, pas de peur. Je pleurais de soulagement, je pleurais pour évacuer. Je pleurais parce que ça y est, je faisais ce que je rêvais de faire depuis une vingtaine d'années. Je partais. La silhouette dodue et bossue de mon père se dessina alors dans les dernières marches qui mènent à l'étage. Il souriait, comme toujours. Ce sourire en coin, malicieux, presque sadique. Un sourire perfide qui m'arrachait souvent un frémissement d'horreur. Il avança d'un pas. Puis d'un autre, chacun plus redoutable que le suivant. Je battis des cils, pour chasser ces tristes larmes s'apprêtant à couler sur mes joues. Elles lui donneraient l'impression qu'il eut gagné. Mais pour cette fois, j'avais gagné.

▬ Qu'est-ce que tout ce boucan? Sally? Sally? J'arrive. Fais attention.

Je ne rétorquai pas. Je n'avais rien à rétorquer à cet homme. Cet homme qu'à partir de maintenant, je considérais comme inconnu. Cet homme qui avait gâché trop d'opportunités pour que je ne lui offre une énième chance? Il était huit heures et demi du matin, et je venais de foutre en l'air toute la vie stable à laquelle j'étais prédestinée.

31/10/16, 11h48, Storybooke


Le parfum alléchant des croissants titillait mes narines. Le petit garçon à la table voisine dévorait sa viennoiserie avec envie et appétit, son regard scintillant de mille feux. Qu'est-ce qu'il était heureux. Je lui jetais quelques coups d'oeil, tout en mordant avec lassitude le sandwich plat et dépourvu de goût qui me servait de déjeuner. C'était l'heure des regrets. Je n'avais plus de maison, plus de travail, plus rien si ce n'était quelques sous et billets rapidement extirpés de la caisse. Je n'avais nullement prévu la suite. J'étais partie sur un coup de tête qui me valait bien plus qu'un mal de crâne. Les heures étaient passées, j'en avais profité pour ranger soigneusement chaque vêtement pris dans ma course hâtive. Je reprenais le soin de les plier, tout simplement car c'était la seule chose qu'il me restait à faire. Le vide. A ce moment là, j'aurais pu repartir. J'aurais pu retourner, fondre aux genoux de mon père et le supplier de me pardonner. J'aurais pu m'injurier, et critiquer tout le courage qui m'avait saisi. J'aurais pu revenir dans l'antre obscure qui me servait de foyer, et laisser encore une fois mon âme y subir les terribles affronts physiques et mentaux de la possession. Mais je ne pouvais pas, je ne le voulais pas. Mes pieds refusaient de me guider à nouveau à cet endroit, j'étais condamnée à rester comme une silhouette égarée errant dans les rues désertes de Storybooke. Etait-ce vraiment ça le destin? Peut-être. L'idée de prévenir quelqu'un me semblait évidente me paraissait évidente, mais je devais d'abord souffler. Réfléchir, et repenser calmement à tout cet événement. Ne venais-je pas de commettre une énorme erreur? Ou venais-je d'accomplir l'acte le plus formidable de ma vie? Je ne pouvais encore trancher, incapable d'imaginer un avenir cloîtré dans mon atelier, ou instable dans les rues de Storybooke. J'étais définitivement perdue entre deux options qui pourraient par la suite me coûter ma santé. Et mon bien être, déjà abandonné dans un fond introuvable de ma poitrine. Sans même m'en rendre compte, je quittais la boulangerie, accordant un dernier regard à l'enfant aux joues remplies de pâtisseries. La mort dans l'âme, je partais en coinçant le reste de mon sandwich dans la poche de ma veste.

Dehors, un vent frais s'abattit sur ma silhouette. Cette brise soulevait brièvement les pans de ma robe que je m'empressais de coller aussitôt à mes cuisses. Les garçons, ils ne faisaient pas attention à mes jambes, à mes chevilles, à mes cuisses ou à ma nuque. Ils ne me regardaient pas comme chaque fille rêve d'être regardée. Ils ne me regardaient pas, tout simplement. J'étais juste l'ombre qui entravait leur champ de vision, se faufilant avec aisance parmi ces corps charitables. J'atteignis finalement la grande place, en triturant anxieusement les bretelles de mon sac. Il n'y avait à l'heure actuelle que peu de personnes, je ne voyais au loin qu'une jeune femme qui faisait mon âge. Elle saluait au loin d'un large signe du bras ce qui semblait être son amie. Des amies, j'en avais. Un peu. Assez pour imaginer que l'une d'elle sache me réconforter. L'une, brunette loufoque accompagnée d'une jambe de bois, l'autre brune charmante qui semblait malgré tout impassible. Je ne le dérangeais pas, évitant avec attention le trajet qui séparait ces deux femmes. Je me renfrognais, et baissai les yeux pour finalement me poser quelques mètres plus loin. Respirer l'air frais de la ville, en fermant sagement les yeux. Ce moment de paix fut pourtant interrompu quand je rouvris les yeux pour découvrir qu'en un maigre instant, le soleil avait disparu pour laisser place à la noirceur de la nuit. Je devais rêver. Je frottais naïvement mes yeux, en espérant que rapidement le soleil fasse son apparition, mais rien ne se produit. Les nuages grisâtres modelaient le ciel, et entre eux se zébraient des éclairs. Le tout dans un silence angoissant. Si j'avais pu croire en un orage, je ne pouvais calmer désormais les doutes qui me rongeaient. Je me rapprochais timidement des demoiselles dont j'avais entrevu l'échange. Toussotant pour leur faire remarquer ma présence, je demandai:

▬ Hum-hum. Excusez moi, vous... Vous savez ce qui se passe? Ce n'est pas normal, hein? Sally. Je m'appelle Sally.

Je leur présentai nerveusement ma main. C'était ainsi qu'on faisait pour se présenter, non? J'esquissai craintivement un sourire, avant de rabattre ma main sur mon avant-bras blessé pour en cacher honteusement les griffures qui l'ornaient. Pour mon premier jour de liberté, j'allais sûrement avoir affaire à plus d'événements que prévus. Et pour être honnête, je n'avais aucune idée de la qualité de ceux-ci.

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Sebastian Dust


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Né l'oubliez yamais!
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________________________________________ Jeu 3 Nov 2016 - 3:58






Mankind was born on Earth

« It was never meant to die here. »


Halloween était une fête étrange. Entre masques de sorcière et déguisements terrifiants, les enfants semblaient se complaire à devenir le plus affreux possible : il fallait marquer le coup et les esprits, s’imprégner de l’ambiance automnale et se promener dans les rues en quête de bonbons ou de mauvais sorts. Les plus chanceux repartaient avec un panier garni de sucreries, les plus timides se contentaient des sucettes offertes par leurs aînés en lot compensatoire à leurs minces efforts. Tout était bon à prendre pour justifier les cris et les sursauts, du visage blafard aux fausses toiles d’araignées, des petites citrouilles creusées aux tenues extravagantes de monstres ou de super-héros. C’était fou comme l’esprit de cette célébration macabre avait dévié en quelque chose de plus festif, d’insouciant, comme s’il ne s’agissait plus que de s’amuser au lieu de se cacher. Plus l’on faisait peur et mieux c’était.

Enfin, pas pour tout le monde.

Sebastian s’efforçait de ne pas paraître trop mal à l’aise dans la cuisine, ayant tiré les volets pour laisser une ambiance tranquille et tamisée dans le reste de la maison. Il était encore tôt mais déjà il engloutissait sa seconde tasse de thé, déglutissant et réajustant sans cesse sa chemise sans parvenir à se calmer. Dire qu’il n’appréciait pas Halloween était un euphémisme, il s’en amusait tant bien que mal mais il n’aimait pas devoir ensuite chasser les créatures de Pitch loin des songes. Cette nuit était leur préférée – aller savoir pourquoi – et ils redoublaient d’efforts et d’ingéniosité pour se faire les plus virulents possibles. L’ombre dans la nuit. Le reflet d’un arbre sur le mur. L’éclat de la vitre. Le grincement du parquet… Tout y passait pour plonger les esprits enfantins dans une torpeur malsaine et les jeter au fond d’un gouffre de cauchemars. Personne n’échappait à leur présence. Personne ne se disculpait de leur jugement.

Et lui était là pour empêcher cela d’arriver. Il soupira d’avance face à la tâche qui l’attendait, ayant déjà passé les nuits précédentes à éloigner quelques grains sombres qui s’approchaient un peu trop des enfants. Il y en avait toujours, il y en aurait toujours ; l’équilibre éternel entre le rêve et le cauchemar, même si le domaine des songes pouvait parfois se vanter d’être particulièrement paisible. Si tant était que les chaînes de télévision ne décident pas de passer films d’horreurs sur films d’épouvantes et que la dernière mode soit de se prendre pour un vampire et de fuir le soleil ! Heureusement que la plupart des bambins étaient couchés avant que ce genre de feuilleton ne commence, Sab n’osait pas imaginer le résultat ; un vrai désastre. A la place ils serraient leur doudou et se contentaient de vivre de folles aventures sans que rien ne vienne entacher leur repos réparateur.

Le gardien y veillait et continuait de le faire, même si son problème présent était de savoir quoi donner à manger à un adolescent mutique. C’était extrêmement pratique de ne pas avoir à parler pour se justifier ! Lui s’en accommodait bien et Louise avait prit l’habitude – même Hope comblait le vide silencieux par des phrases bizarres et tendancieuses – mais ce n’était pas le cas de tout le monde. Pourtant, le prénommé Arthur que son amie lui avait confié quelques jours plus tôt faisaient partis de ceux qui, comme lui, ne donnaient de valeur aux paroles que face au poids du silence. La maison avait maintenu son ambiance tranquille, parfois entrecoupée de quelques morceaux de musique, mais rien n’avait vraiment changé. Un invité. Arthur était un invité (précieux) dont il fallait s’occuper, nourrir et vêtir avec ce qu’il avait sous la main. Heureusement que Louise lui avait rapidement rappelé qu’il devait lui acheter quelques vêtements modernes, sinon il aurait continué à lui prêter de ses affaires comme si de rien était. Et puis, avouons le, la perspective de se retrouver confiné dans un centre commercial au milieu de la foule ne l’enchantant pas du tout… La jeune femme avait fini par s’y rendre elle-même.

Les petits bruits de pas trahirent la présence du garçon, signalant au gardien qu’il venait de franchir l’entrée du salon pour se laisser tomber dans le canapé. Arthur était… Un peu particulier. Sebastian le laissait tranquille la plupart du temps, même si ce matin il avait décidé de lui faire goûter quelques bonbons en lui tendant un sachet avec un mug de lait ; il raffolait de ça. L’adolescent avait jeté un œil suspicieux aux friandises puis, à force d’attendre le bras tendu qu’il se décide, Sab en avait mangé un devant lui. Voyant qu’il ne mourrait pas foudroyé par une force divine, le jeune homme avait finalement plongé sa main dans le paquet et dévoré plusieurs petits crocodiles colorés, allant jusqu’à les tremper dans sa tasse pour tester de nouvelles saveurs. Ca le fit rire : il fallait de tout pour faire un monde ! Même des téméraires prêts à risquer leurs papilles.

Abandonnant le sachet à son destin funeste, le gardien se dirigea à reculons vers le hall d’entrée de sa maison : il détestait sortir, encore plus quand l’horaire permettait aux autres de manger et de se réunir en ville alors que lui ne souhaitait que passer récupérer un courrier. Pour la première fois depuis qu’il habitait ici, le facteur n’avait pas daigné déposé sa lettre dans la boite prévue à cet effet, ni même songé à sonner ! D’habitude Benoît connaissait ses habitudes et faisait des exceptions à la règle, mais son remplaçant n’était pas du même acabit et son petit excès de zèle était en train de coûter tout le courage dont Sebastian était capable. Il détestait sortir, vraiment ! Mais quand il le fallait… Il fallait. Prenant une grande inspiration, les poings serrés et l’air décidé, il termina de boutonner son manteau turquoise avant de s’élancer par la porte principale et descendre les quelques marches du perron…

… Pour revenir aussi sec à l’intérieur, se dirigeant d’un pas mécanique vers l’étage en grimpant les marches trois à trois. Il cru apercevoir le visage d’Arthur, penché en avant pour essayer de comprendre son manège, mais il se contenta de lui adresser un petit signe de la main avant de repartir. Il serrait entre ses doigts un POISSON orange tricoté que lui avait offert Louise pour lui « porter chance » ; dire qu’il avait manqué de l’oublier pour s’aventurer en ville ! Infamie. Enfonçant sa tête dans ses épaules, se remémorant mentalement le chemin le plus sûr pour croiser le moins de monde possible, le gardien se faufila dans les rues de Storybrooke en espérant pouvoir rapidement rentrer chez lui. Qui avait décrété que tous les bâtiments administratifs devaient être à l’autre bout de la ville ? Probablement une maîtresse d’école. Il n’y avait que les institutrices pour avoir des idées aussi machiavéliques.

En sortant du petit combini avec son sac en kraft dans les bras, Sab serra le poing et le leva rapidement vers le ciel avant de le rabattre sur son torse : il avait réussi ! Il avait récupéré sa lettre et, en plus, il avait acheté deux paquets de gâteaux pour les faire goûter à Arthur ! Ca et une orange, parce que c’était très bon les oranges. Et tout ça sans trembler face à la caissière qui mâchonnait son chewing-gum et sans se tromper dans la monnaie pour ne pas avoir à attendre qu’elle la lui rende. Un exploit ! Souriant malgré lui, le gardien passa une main dans ses cheveux et se dépêcha de couper pour éviter de croiser la ribambelle d’hommes en costume qui sortaient de leur travail ; se retrouvant malgré lui sur la grande place de Storybrooke.

Alias, le lieu le plus craignos quand on ne voulait absolument croiser personne.

Il se crispa, se mordant l’intérieur de la joue, avant de se décider à s’élancer pour passer rapidement. Allez, peut-être qu’en baissant la tête les gens ne le verraient pas ? Si peu. Si… Son regard vagabonda autour de lui malgré sa bonne volonté, croisant les enfants en train de sautiller vers une boutique de « farces et attrapes » ou encore des adultes trop pressés pour remarquer les premiers bas de ce bambin dans le sable. Mais ce qui l’attira le plus fut la baisse de luminosité soudaine qui le força à se désintéresser des alentours pour fixer le ciel. Immensité grisonnante marquée par les âges et les tourments. Que n’avait-il passé de temps à l’observer pour le simple plaisir de voir défiler les nuages… !

Le premier éclair vrilla le ciel comme un flash de photographe, suivi rapidement d’un autre. Puis d’encore un. Une ribambelle de foudre semblait s’être donné rendez-vous à cet endroit précis, déchirant le ciel de toute leur vivacité pour s’abattre ça et là dans un silence pesant. Puissant. Sebastian attendit, compta, mais rien ne vint. Où était le tonnerre ? Il y avait toujours un bruit tonitruant après chaque flash… Mais là, ne se présentait que le silence. Que la moiteur électrique de l’air sous les éclats de lumière qui descendaient peu à peu jusqu’à frapper le toit des premières maisons. Ou plutôt… La place. On dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit, pourtant il eut la très nette impression qu’elle se rapprochait de lui au fur et à mesure qu’il reculait vers un petit groupe entièrement féminin. Cherchait-elle quelque chose ? Balivernes.

Sab eut un sursaut lorsqu’un éclair, sans doute plus téméraire que les autres, atteignit une jeune fille rousse ! Il ouvrit la bouche, manquant d’en lâcher son sac de victuailles quand il tendit la main en avant dans un geste désespéré. Trop lent. Trop… Prudent. Heureusement, il put constater que la foudre ne sembla pas la blesser. Au contraire, elle se contenta de la traverser et de se planter dans le col juste à côté. Ouf, elle semblait aller bien ! Un grésillement se fit peu à peu entendre alors que d’autres éclairs se mirent à ricocher autour d’eux sans les atteindre. Plus vifs. Plus rapides. Frappant toujours à côté sans les approcher davantage cependant. Comme si…

Il avança ses doigts entourés machinalement de quelques volutes de sable, tentant de toucher la foudre sans y parvenir. Sa main passa simplement au travers, sans l’électrocuter ni même le brûler un petit peu. C’était à peine s’il pouvait les sentir. Un contact fluide et éphémère, volatil. A peine pouvait-il les sentir alors qu’ils s’enchaînaient inlassablement, faisant tout de même frissonner le gardien quand l’électricité statique lui fit dresser quelques cheveux sur la tête. Ses yeux clairs observaient sans trop comprendre, fascinés par le phénomène en train de se dérouler sous ses yeux. Il fut à peine surpris de voir soudain apparaître un visage familier, celui de Diane, la déesse ; la bouche entrouverte dans une expression incertaine, hésitant mais admirative. C’était à la fois impressionnant et passablement stressant.

Mais sans doute pas pire que la Tour Horloge qui, dans la plus grande des discrétions, laissait ses aiguilles tourner à l’envers sur le grand cadran éclairé. Sebastian fronça les sourcils devant ce nouveau phénomène, penchant la tête sur le côté en mettant machinalement sa main dans sa poche. Il sentit le petit poisson en laine et l’attrapa alors pour le serrer dans sa paume, se demandant pourquoi l’heure reculait inlassablement au lieu d’avancer. Ce devait être une histoire de champ magnétique ou quelque chose comme ça… Mince, ça n’allait plus être l’heure de manger et il faudrait de nouveau attendre pour mettre la table ? C’était à ne plus rien y comprendre.

Alors pourquoi affichait-il un petit sourire amusé face à tout ceci ?

C’était plus fort que lui. Plus fort que tout le reste alors qu’il continuait de passer d’un événement à l’autre en tournant la tête comme une girouette. Quand son regard croisa celui des filles présentent à ses côtés, le gardien se décala d'un pas et se contenta de hausser les épaules en secouant la tête, l’air désolé de ne pas en savoir plus qu’elles. Ce n’était pas lui, promis !

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Diane Moon


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________________________________________ Jeu 3 Nov 2016 - 20:12

Le Requiem Des Oubliés
Je hais déjà cette journée


La journée avait mal débutée. Ayant depuis une bonne année, et un passage dans un monde crée de toute pièce par Elliot, besoin de dormir. Mon temps de sommeil oscillait entre trois et quatre heures, selon mon état de fatigue. Je me couchais généralement, un peu avant que la nuit ne s'achève, et me réveillait dès les premières lueurs de l'aube, tranquillement. Aujourd'hui, j'avais été tiré du lit, par un appel télépathique venant de mon frère. A vrai dire cela ressemblait plus à une plainte qu'un réel appel télépathique. Quelque peu agacé, je m'étais rapidement préparé, et m'était téléporté sur Olympe, pour voir de quoi il en retournait. J'avais été accueillit, par un Apollon qui s'était empressé, de venir éclairer ma lanterne. Apparemment, il avait réveillé notre sœur très tôt ce matin, pour lui parler de la fête d'Halloween qu'il organisait dans la citée, et Athéna l'avait accueillit avec un lancer de couteau. Pas étonnant, qu'il ai faillit être poignardé s'il la réveillait pour lui parler de cela. Mais lui, n'avait pas la même vision des choses, puisqu'il avait pensé que c'était un bon moyen d'aller pleurer dans mes jupes, et de se faire plaindre annonçant sur un ton larmoyant qu'elle avait été méchante avec lui. Ce à quoi, j'avais rétorqué qu'il l'avait bien mérité. Depuis, monsieur boudait. La journée aurait pu se poursuivre de cette manière : lui boudant, et moi m'occupant de l'organisation de sa fête qui ne risquait pas d'avancer s'il ne se décidait pas à y mettre un peu du sien. Malheureusement, Dionysos m'avait contacté pour m'annoncer qu'il y avait deux demi dieux morts en France et ce fût le début de la fin....

Après être allé constaté de moi même ce qu'il c'était passé, et ramené les corps sur Olympe afin de leur donner une sépulture décente, il se trouvait qu'Athéna en avait trouvé trois supplémentaires à la sortie de la ville, venant de la Nouvelles Orléans. Je lui avait donc, demandé d'aller enquêter là-bas. Et depuis, la journée allait de mal en pis. Inquiète pour mes nombreuses nièces, et mon neveu localisé ici, j'avais contacté Arès, pour lui demander de s'occuper d'Hippolyte, et était rapidement passé chez les Sandman, vérifier que tout allait bien avant de lancer un appel télépathique de masse pour prévenir tous les dieux présent de la situation. Et peu de temps après, j'avais reçu un nouvel appel télépathique d'Arès, m'annonçant qu'Hippolyte était morte. Encore...Et pour de bon cette fois. J'étais partis pour rester un moment au prêt de lui, tenter de lui apporter mon soutien. Puis, j'avais respecté son intimité, et était repartis sur Olympe, afin de le laisser faire ce qu'il n'avait pas pu faire la dernière fois. Lui dire adieu.

Depuis, je tentais à tout prix de m'occuper l'esprit. J'en étais réduite, à regarder les épisodes d'une série pour adolescent sur mon portable, parce qu'il s'agissait de la favorite d'Apple, et que je me disais que ça lui ferait plaisir si je rattrapais les cinq saisons de retard que j'avais, de lui proposer de regarder la sixième ensemble quand elle passerait à la télé. Et de toute façon, quitte à me liquéfier le cerveau en regardant Teen Wolf, tout était bon, pour ne pas penser à la mort d'Hippolyte. Mais même, cela il m'était impossible de le faire, à voir mon frère en face de moi s'agiter :

- Bon qu'est qu'il y a ?

- Didi tu vas t'habiller comment ce soir ?

Je plissais les yeux. Des demi dieux mourraient un peu partout, Hippolyte était morte, et même si cela ne semblait toucher que les demi dieux « standard » à savoir dieu + mortel j'étais inquiète pour tous ceux qui vivaient dans cette ville, et également pour Phobos que je n'avais pas revu depuis des mois. Alors, j'estimais que maintenir cette fête était de très mauvais goût :

- Eh bien j'irais sûrement fouiller dans une des malles de ma chambre, afin de trouver une tenue de soirée des années vingt. Je n'aurais qu'à me raccourcir les cheveux comme je le fais d'habitude et ce sera bon répondis-je sèchement

- Mais tu t'habille toujours comme ça c'est pas original
se plaignit-il

Un roulement d'yeux agacé, accueilli sa réponse. Mais en quoi, est-ce que ça le concernait ma manière de m'habiller ou non pour une stupide fête, à laquelle je ne pensais à vrai dire même pas participer. Pitch, serait sans doute de sortie ce soir, c'était Halloween, et de ce que j'en savais, son pouvoir atteignait son apogée ce jour là. Alors, je sortirais sûrement moi aussi. J'irais faire un tour, en forêt ou que sais-je d'autres. Mais il n'en restait pas moins, que ce que nous reprochait la plupart de nos neveux et nièces, c'était justement cela. Faire la fête, comme si rien ne s'était passé, que personne n'était mort, et que personne ne continuait à mourir. Je ne pouvais pas ignorer ce qu'il se passait, et j'avais promis qu'Olympe ne laisserait pas cela impunie. Aussi, n'avais-je pas réellement la tête à parler chiffon.

- Aux dernières nouvelles je m'habille comme je veux, et je ne suis même pas sur d'aller à cette fichu fête

Au vu de l'expression indigné de mon frère, cela n'eus pas l'air de le satisfaire comme réponse. C'est sans doute être pour ça, qu'avant que je n'ai eu le temps de protester, je me retrouvais téléporté dans ma chambre à ses côtés. Chambre qu'il entreprit de mettre à sac, en ouvrant toutes les malles soigneusement rangé, qui contenait les nombreuses toilettes que j'avais pu porter au fil des siècles. Il avait plutôt intérêt à tout ranger une fois qu'il aurait finit son cirque. Personnellement, je me contentais de m'adosser contre un mur, et de le regarder faire. Je n'avais pas réellement envie de coopérer et j'ignorais pourquoi il tenait autant à ce que je sois présente. Ce n'est pas après tout pas, comme si je faisais régulièrement acte de présence à ses fêtes étant donné que neuf fois sur dix, je refusais d'y participer.

- Regarde Didi m’appela-t-il en sortant une toilette de l'époque de Marie Antoinette d'une malle ça t'allait bien quand tu la portais, pourquoi tu ne la remettrais pas ?

- Parce qu'il y a une raison toute simple justifiant le fait, que je t'empruntais régulièrement tes vêtements. T'as déjà essayé de porter un corset ? Non, ne me réponds pas c'était une question rhétorique. Je suis la déesse de la chasse ! J'ai besoin de bouger, courir, grimper aux arbres éventuellement pour avoir un meilleur point d'observation. Tu crois réellement qu'avec tous ces froufrous tu peux bouger comme tu le souhaite ? Ne réponds à nouveau pas, c'était également une question rhétorique


Je me massais les tempes pour le moins exaspéré. J'adorais mon frère, mais là vraiment nous n'avions pas le même sens des priorités. Je n'avais pas envie de me chercher un déguisement, j'avais envie, de superviser toute cette histoire de demi dieux afin de savoir qui est derrière tout ça, et rejoindre Athéna, afin de lui faire passer l'envie de recommencer. Hippolyte méritait au moins cela. Je n'avais de toute façon pas vraiment le cœur à la fête. Je venais de perdre une nièce que j'aimais énormément et ce pour la seconde fois. Alors, j'avais envie qu'on me fiche la paix et qu'on me laisse cette fois-ci faire mon deuil tranquillement. Quelque part, je m'étais toujours dit que c'était trop beau pour être vrai. Le fait qu'elle nous revienne pour de bon, qu'elle soit saine et sauve. Et tout ce qui se passait actuellement, ne faisait que renfoncer mon sentiments.

- Mais si, comme ça, tu peux te déguise en vampire !
s'exclama Apollon décidément, pas prêt à lâcher le morceau.

Je ne voyais pas le rapport avec ce que j'avais dit plus haut, ni même en quoi fouiller dans mes affaires pour en exhumer une robe du dix huitième siècle, lui donnait l'idée de me déguiser en vampire mais d'un côté par moment, ses raisonnements m'échappaient

- Ou alors en Jane. Mais si comme ça, je me déguise en Tarzan, de toute façon je serais trop beau et ça collera parfaitement à mon physique de rêve. S'teuplait Arté, puis de toute façon, ça a rien d'incestueux tu le sais parfaitement, ça serait trop bizarre. Allez, ça sera cool un déguisement en duo.


Et voilà, j'en étais sûr. Si j'avais déjà quelques doutes avant, c'était bel et bien confirmé. Apollon, tenait à ce que je participe parce qu'il voulait qu'on se déguise en duo. C'était...C'était lui tout craché en fait. Je n'étais à vrai dire pas le moins du monde surprise. Il n’espérait néanmoins tout de même pas que son air de cocker abandonné sur le bord de la route me fasse céder ? Non, je le connaissais parfaitement, ça allait commencer par ça, et il allait poursuivre son sketch jusqu'à ce que je m'incline parce que j'en aurais eu assez. Il m'avait généralement à l'usure. Cet espèce de manipulateur me connaissait beaucoup trop, et dans certaine circonstances avoir un frère jumeau, pouvait s’avérer être une vraie plaie.

- Faire une fête avec tout ce qu'il se passe est de très mauvais goût me contentais-je de répondre

- Maintenir la soirée c'est pour détendre les esprits me rétorqua-t-il

J'allais à mon tour continuer la joute verbale quand je reçus un appel télépathique de Neil. Comme c'était extrêmement surprenant, et qu'en plus cela me permettait de m'éclipser avec une excellente excuse, j'allais de ce pas la rejoindre. C'était ce qui s’appelait être sauvé par le gong :

- Tu sais quoi, Neil m'appelle il semblerait qu'il y ai des soucis en ville. Si tu tiens tellement à ce qu'on se fasse un duo costumé, trouve moi ce que tu veux SAUF Tarzan et Jane. Tu connais mes goûts, et j'ose espérer que tu connaisse les tiens. Alors, adapte en fonction des deux, pour trouver quelque chose qui convienne aussi bien à l'un qu'à l'autre et peut-être que j'envisagerais de reconsidérer ma décision quand à ma présence à ta soirée.

J'aurais bien aimer ne pas entendre son crie de joie, voyant que j'avais une fois de plus céder, mais malheureusement, il décida de le pousser avant que je ne me téléporte. Je décidais donc, de ne faire aucun commentaire, et l'instant d'après, j’apparus aux côtés de ma nièce, entouré de Robyn avec une jambe de bois -une partie de son déguisement d'Halloween sûrement-, une jeune femme rousse et Sebastian à qui j'adressais un petit signe de tête, accompagné d'un sourire. La dernière fois, que j'en avais entendu parler c'était par Louise. J'espérais que leurs soucis étaient réglé depuis. Le mois de Juillet commençait doucement à remonter mine de rien. Quoi qu'il en soit, la journée qui comme un pied de né à cette histoire de décès de masse s'était annoncé radieuse, venait subitement de virer à l'orage, orage qui semble-t-il était en train de dérégler l'horloge de la ville. Tout avait-il un lien avec cette foutue horloge le trente et un octobre précisément ? Je n'étais pas sans oublier, que l'an dernier le même jour, un peu plus tôt dans la journée, je m'étais réveillé après avoir rêvé de cette même horloge ravagé par les flammes. Un frisson qui n'avait rien à voir avec la température, remonta le long de ma colonne. Cela faisait un an, jour pour jour. Mais « l'aventure » à Eadun City, était encore fraîchement gravé dans ma mémoire comme si tout ceci c'était déroulé hier et non l'an dernier.

Je n'avais guère le temps de plus y penser, étant donné que les éclairs qui zébraient le ciel, avaient l'air d’entourer chacun d'entre nous et ce sans nous faire le moindre mal. D'ordinaire méfiante, ces étranges phénomènes météorologique, ne faisaient que renforcer cet aspect de ma personnalité. La dernière fois qu'une chose similaire s'était produite, nous avions fait la charmante rencontre de Famine avec Arès, Aphrodite et Hermès. Il y avait bien mieux comme retrouvailles, que de se retrouver à combattre l'un des cavaliers de Chronos.

Je clignais des yeux, comme pour être sûr que je n'étais pas victime d'une hallucination, lors qu’à une dizaine de mètre de mois. Comme sortis de nul part, surgit un homme en scaphandre, qui vraiment n'avait strictement rien de rassurant. Et par expérience, je savais que ce genre de manifestation, n'était jamais bon signe. Comme la meilleure des défenses c'est l'attaque, mon arc d'argent apparût subitement dans ma main droite, de même que mon carquois sur mon dos. Sans doute que si le ciel n'était pas couvert, et qu'il y avait une quelconque manifestation de l'astre que je représentais, aurais-je préféré une autre forme d'intimidation. Mais comme, il n'y avait pas un seule rayon de lune à l'horizon, faire apparaître mon arme était me semble-t-il la meilleure solution. Sauf que bien sur, l'homme scaphandre ne sembla nullement perturbé. Il ressemblait à la description qu'Apple m'avait fait des « Grands méchants » de la saison 5 de Teen Wolf. Mais comme, je n'en étais pas encore arrivé à ce stade, je ne pouvais faire qu'émettre des suppositions. Je savais que c'était Halloween mais si quelqu'un s'amusait à faire surgir des personnages tout droit sortie d'une série pour adolescent, je sentais étrangement que nous n'allions pas nous entendre. De toute façon, il ne fit pas grand cas de ma technique d'intimidation, puisqu'il continua d'avancer comme si de rien n'était. Voyant qu'il était à présent à un mètre de moi, j’attrapais une flèche, et bandait mon arc songeant qu'il allait falloir une technique d'interrogatoire quelque peu musclé pour voir de quoi il s'agissait exactement :

- Qui êtes vous et que voulez vous ? Je vous préviens un pas de plus et je tire !

A nouveau il m'ignora, continuant de s'avancer, et me passa littéralement au travers, comme s'il n'était pas fait de matière solide. Je vais dire les choses franchement : cela n'avait strictement rien d'agréable. Et petit à petit je sentais mes membres s'engourdir, m'empêchant de bouger. J'étais comme paralysé. Fermant les yeux un bref instant, je répétais en boucle le nom de mon frère dans mon esprit. J'ignorais s'il pouvait m'entendre, n'étant sûr de rien. Mais au moins aurais-je tenté de le prévenir. Aucun doute, elle n'était même pas finit, que je haïssais déjà de tout mon être cette journée.....



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Could dress up To get love But guess what? I'm never gonna be that girl Who's living in a Barbie world. I know the other girls wanna wear expensive things Like diamond rings But I don't wanna be the puppet that you're playing on a string This queen don't need a king ▬ Oh, I don't know what you've been told But this girl right here's gonna rule the world cause i don't wanna sit still, look pretty.

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________________________________________ Ven 4 Nov 2016 - 1:41





J'ai jamais signé pour ça moi !

Quand est-ce qu'on arrêtera de tous souffrir?

Je savais pas comment elle avait fait, mais cette sangsue d'émotion dépressive avait réussi à choper mon numéro de portable. Ma messagerie était toujours saturée par des tas de messages qui finissaient par couper avant qu'elle ait fini de me raconter les pires horreurs, plus larmoyante qu'une allergique au pollen , parce qu'elle avait atteint la durée limite d'enregistrement. Du coup, elle continuait dans un autre. Et puis un autre. Et dix putains d'autres messages vocaux entrecoupés de hoquets et de beuglement dégueulasses. Je les supprimais tous sans les écouter. Aucun intérêt, sérieux. Que ce que j'en avais à foutre de ses conseils à deux balles ? Cette débile était une putain d'émotion bleue juste bonne à dégouliner en flaque de morve n'importe où ! Elle connaissait que dalle de la vie ! J'avais vécu bien plus qu'elle, bordel ! Alors elle se prenait pour qui, à me conseiller de parler à quelqu'un ou de cacher les cravates et les cordes ? J'étais pas une putain de suicidaire dépressive, fallait qu'elle arrête sérieusement ses délires.

J'avais ouvert mes textos sans même vérifier avant de qui ils étaient. Pourtant, je faisais toujours hyper gaffe. Y avait toujours des cons pour envoyer des pubs ou des arnaques. Et maintenant, fallait en plus se méfier de la Tristesse incarnée qui avait accès à un portable. Elle avait dû pousser un type au suicide pour pouvoir récupérer son mobile. C'était pas possible autrement. Ce truc pouvait pas travailler, personne serait assez con pour se la coltiner pendant plus de sept heures par jour. Sauf si on a envie de se tirer une balle dans la tête ou de se faire fondre les yeux après avoir pleuré comme un taré. Perso, j'allais plutôt pencher pour le meurtre si cette connasse continuait son harcèlement. Rien à foutre qu'elle soit une émotion. C'était la pire de toutes. Sérieux, qui avait inventé un truc aussi... nul ? Il était où l'intérêt ? Le nez rouge, les yeux injectés de sang, les idées noirs... Nop, je comprenais vraiment pas. Et je voyais toujours pas non plus pourquoi elle continuait à autant me faire chier.

je sais que tu es énervée parce que lily et toi c est fini pour de bon il faut que tu pleures ca te fera du bien tu le sais en plus je peux te donner des mouchoirs si toi tu en as pas et

Arrivée là, j'avais direct supprimé le texto, les dents serrées et avec l’irrésistible envie de fracasser le portable contre le plan de travail de la super cuisine dont j'avais moi même dessiné les plans avant d'emménager dans ma nouvelle maison. Ou plutôt j'avais exploité un type pour qu'il dessine pendant que je lui disais très précisément ce que je voulais en lui aboyant dessus quand il respectait pas la largueur des placards. J'avais pas fais les Beaux-Arts hein, fallait pas me demander autre chose que des bonhommes bâtons qui au final seraient même pas droits.

C'était la veille d'Halloween et cette crétine venait de me bousiller le moral. En général, j'en aurai rien eu à foutre. Mais elle avait osé me relancer sur le sujet Lily. Je voulais plus y penser. J'essayais, du moins. C'était pas facile, j'avais carrément du mal, mais sûrement que ça serait plus simple si une conne d'émotion pourrissait pas l'ambiance avec des textos à la con !

J'avais attrapé un panier en plastique orange vif en forme de citrouille grimaçante, débordant de bonbons et de barres chocolatés, et j'étais sortie par la porte de derrière pour rejoindre la cabane aménagée au fond du jardin. Candy était déjà à la barrière que j'avais dû faire poser pour éviter qu'il s'enfuit de nouveau et détruise les potagers de la maison la plus proche. Ça avait failli finir en meurtre quand le ton était monté entre moi et ce couple de gros cons qui avaient osé dire que mon éléphant était monstrueux et que sa place était dans un zoo. Si y avait pas eu Nora, la femme aurait plus que très probablement eu le genou pété à coup de Lucille. Y a des limites à pas dépasser. Et repousser méchamment la trompe de Candy, ça en fait parti.

- Regarde ce que je t'ai trouvé ! Des sneakers ! C'était le dernier paquet du magasin, j'ai dû l'arracher des mains d'un gamin hargneux qui avait clairement pas besoin d'en bouffer plus. Par contre c'est deux hein, pas plus !

Tout en ouvrant l'emballage, je me laissais tomber par terre, dos contre la barrière. Aussitôt Candy passa sa trompe pour tapoter ma tête. Je lui tendis une barre au chocolat et la cacahuète qu'il s'enfonça dans la bouche en poussant un barrissement. Machinalement, les yeux fixant un point flou dans le gazon qui avait sérieusement besoin d'un coup de tondeuse, je commençais à ouvrir un autre sneakers. Vu sa taille, un seul ça lui suffirait pas. Il grossissait un peu plus tout les jours et ça devenait dangereux de traîner dans sa partie du terrain. Il avait encore le droit à ses câlins et son bain tout les mois, mais fallait vraiment que je fasse gaffe, histoire qu'il me casse pas le pied en marchant dessus alors qu'il était juste tout content de me voir.

- Je crois qu'elle a raison. Je suis triste. À cause... de Lily. C'est trop con, on a jamais été un couple ou un truc du genre. On avait une relation spé mais y avait rien de plus. Alors pourquoi ça me donne envie de pleurer dès que je pense à elle ? Ouais je sais, c'est nul comme réaction. Un truc de gonzesse incapable de faire taire ses hormones. Mais putain. Elle me manque. Sérieux. C'était ma meilleure amie. Ça fait bizarre de plus la voir.

Je donnais l'autre chocolat à l'éléphant, en tournant la tête vers lui. Il la voyait toute les deux semaines, vu qu'on faisait garde partagée. Je la voyais jamais, parce que j'allais le chercher quand elle était pas là et pareil pour elle. Est-ce que c'était un comportement à la con ? On avait jamais vu pour changer de fonctionnement, mais en même temps, j'en avais pas vraiment envie. Dès que je la verrai, ça serait comme à chaque fois. Je lui pardonnerai absolument tout, et deux mois plus tard on se quitterait de nouveau. Je commençais à plus en pouvoir de cette situation. C'était son Girafon qui devait être content de plus me voir traîner prêt de sa femme. Faudrait peut être que je pense à lui rappeler de temps en temps qu'il avait roulé une pelle à Nora alors qu'il était déjà un homme marié. Comme quoi, même avec la gueule d'un ado de seize ans on peut avoir un comportement de gros con. Venant de lui, ça m'étonnait même plus.

- Demain je serai pas là, tu te souviens ? Tu seras sage avec Nora, hein ? Si j'apprends que t'as fais ton crevard avec elle, c'est fini les sucreries et tu retourneras au régime cacahuètes et bananes, ok ?

Je m'étais relevée pour le gratter derrière les oreilles. Il fermait les yeux de contentement, en se fichant probablement de tout ce que je lui disais. C'était un petit rebelle celui là. Mais il avait vraiment intérêt à pas faire n'importe quoi sous prétexte que j'étais pas là pour garder un œil sur lui. Le 31, demain donc, j'avais prévu d'aller sonner aux portes pour demander des bonbons. Je voulais en ramener un paquet pour qu'on est une réserve à la maison. J'avais prévu de partager avec toute la coloc et Candy. Voir même passer les bonbons que personne n'aime à ce truc non identifié qu'est Pétunia. Comme ça j'allais peut être enfin découvrir si elle bouffait autre chose que du papier peint. À cause d'elle, on avait dû acheter de la peinture et ça sentait encore hyper fort un odeur bien dégueulasse qui me donnait mal au cœur dès que je rentrais chez moi. J'avais pas encore réussi à pousser Alexis à faire dormir son animal de compagnie dehors. Mais c'était encore prévu. Je tenais à mon papier peint pour le couloir du deuxième étage !





- Mademoiselle, je vous le répète, ceci est une arme de catégorie 6. Je ne peux pas vous laisser vous promener avec, elle représente un danger pour la population.

Je jetais un regard noir au flic qui venait de sortir son insigne de sous la chemise blanche qui complétait son costume de pirate. Il avait la jambe de bois, le bandana, le cache sur l’œil et une perruque à la Jack Sparrow qui se mariait avec les traits d'eye-liner lui soulignant les yeux. Complètement con comme déguisement. J'avais déjà vu dix gamins habillés comme ça depuis que j'étais de sortie. Au moins. Aucun originalité sérieux. En plus, j'étais tombée sur un connard qui avait dû avoir son insigne dans une pochette de surprise, parce qu'il savait même pas reconnaître un accessoire et une vraie arme.

- Mais j'en ai rien à foutre ! Lucille n'est pas une arme aujourd'hui, ok ? Elle fait partie de mon déguisement ! Elle a l'air dégueulasse parce que j'ai pas pu retirer tout l'espèce de jus de momie qui s'est retrouvé dessus la dernière fois, c'est tout. Mais elle est pas du tout dangereuse, je sais l'utiliser quand même !

J'agitais ma batte de base-ball entourée de fil barbelé que j'avais jusqu'ici posé sur mon épaule. Je portais un gros blouson en cuir, ça risquait rien. Il était hors de question que je sorte sans Lucille, de toute façon. Vu tout les trucs merdiques qui arrivent sans arrêt dans cette ville de merde, on est jamais trop prudent. Du coup vu que c'était Halloween, je m'étais déguisée en Negan, le grand méchant de la série pleins de zombies d'où vient à la base Lucille. J'avais noué un foulard rouge autour de mon cou et je m'étais teins les cheveux en brun pour essayer de lui ressembler un peu. Je m'étais fais une queue de cheval haute et... c'était tout. Lucille faisait tout le boulot. Fallait pas être trop con pour devenir en quoi j'étais sérieux. Sauf pour ce con là.

- Mademoiselle, je vais vous demander de poser votre arme par terre.

Il avait levé lentement les mains, en faisant tout aussi doucement un pas vers l'avant, en me surveillant. Je levais les yeux au ciel, en poussant un soupire agacé. Ok, ça allait pas être possible. Vraiment pas. Sérieux, n'importe qui pouvait entrer dans la police ou quoi ? Celui là il descendait clairement pas d'Einstein ! Mais j'allais rester calme. J'avais une chasse aux bonbons à faire. Il était méga con mais c'était pas une raison pour s'énerver.





Ok. J'avais peut être perdu mon calme à un moment. En même temps il voulait m'emmener au poste de police pour qu'on puisse « parler tranquillement ». Il me prenait pour quoi ? Une débile ? Une gamine de 5 ans ? Du coup quand il avait tendu la main vers moi j'avais eu le réflexe de lui donner un coup de pied, ce qui avait fait tomber sa jambe de pirate. Ce qui expliquait pourquoi je me trimballais avec une prothèse en bois sûrement faite maison vu comment c'était taillé grossièrement. Quand il avait perdu l'équilibre, je m'étais vite cassée avec pour pas qu'il puisse me retrouver grâce à mes empreintes de chaussures ou un truc du genre.

Lucille dans une main, la jambe dans l'autre, je fermais les yeux pour essayer de réfléchir alors qu'un espèce de robot était apparu pour passer à travers Diane pendant que des éclairs avaient pas arrêtés de se fracasser à deux pas de moi. Parce que ouais, y avait la déesse. Et Neil. Et un type beaucoup trop grand. Et même une rousse qui avait voulu me serrer la main. Je m'étais contentée de la fixer, en haussant un sourcil et en agitant mes deux mains prises. Elle, clairement, elle voyait pas souvent la presque fin du monde. C'était tout neuf pour elle, alors que moi j'étais complètement blasée. Et putain, que ce que j'avais pas envie de rester là, à me faire attaquer par un machin non identifié. Ou à me faire casser la gueule. J'étais fatiguée. Sincèrement. À chaque fois, je ressortais de ces aventures un peu plus fracassée que la dernière fois. Ça faisait trop, fallait que je pense à ma retraite. J'étais pâtissière, bordel de merde ! Pas chair à canon suicidaire qui frappe dans le tas sans réfléchir! Je méritai pas un peu mieux que ça ? Profiter de ma nouvelle maison, de Candy, de Nora, de mes nouveaux colocataires, de ma pâtisserie... ça pourrait être pas mal aussi.

J'aurai pu me casser de là. J'y ai très sincèrement pensé. Mais y avait Neil. Ça faisait longtemps qu'on s'était pas vu, mais je la considérais comme ma pote. Et en plus, c'était la fille de Lily. Je pouvais pas la laisser en plan et dans un nouveau merdier pas possible. Y avait les autres aussi, mais j'en avais très légèrement rien à foutre. Et Diane était carrément capable de tout gérer toute seule comme une grande déesse. Bon là vu qu'elle pouvait plus bouger, c'était mal barré. Avec une grimace dépitée, je balançais la jambe en bois sur le type robot. Autant faire des décisions connes jusqu'au bout. Je fermais un œil avec un mouvement de recul, prête à me faire exploser la tronche. Mais la jambe passa à travers le type qui ne réagit même pas. Alors que moi, je sentais mes membres devenir de plus en plus lents. Tout mon corps était comme engourdi et bientôt, je fus incapable de bouger. Je pouvais juste observer le type aller jusqu'à l'autre bout de la grande place, avant de se retourner pour nous observer.

Ou peut être plutôt observer ses autres copains qui venaient d'apparaître tout autour de notre petit groupe. Un devant. Un derrière. Un à gauche. Un à droit. Ils étaient quatre, restant là, sans bouger, à attendre quelque chose. Je plissais les yeux alors que les lumières crépitantes des éclairs devenaient de plus en plus forte, m'aveuglant. J'étais comme dans le flou, à discerner quelques formes mais rien de concret. J'avais toujours les doigts serrés autour du manche de Lucille, mais j'étais incapable de quitter mon état de statue. C'était quoi l'histoire ? Ils voulaient des nains de jardin grandeur nature ?

Quand les éclairs disparurent, je dû cligner plusieurs fois des paupières avant de réellement voir quelque chose. J'avais des tâches blanches imprimées sur la rétine, comme si j'avais regardé trop longtemps une ampoule allumée. En me rendant compte que je pouvais de nouveau bouger, je me frottais les yeux pour essayer de faire disparaître la gêne. Ils avaient disparus, en tout cas. Plus de types habillés comme les Power Rangers. On était toujours sur la grande place, en plus. Les aiguilles de l'horloge avait cessées de tourner, mais à part ça... C'était toujours Storybrooke, j'étais entière et à part les gens louches, personne avait disparu. Bah putain... C'était limite trop simple enfaîte.

- Bon bah du coup, maintenant qu'on a fait une rencontre du troisième type, moi je me casse ! Neil, faudra que tu viennes voir Candy, ça lui ferait plaisir je pense. Diane... Les gens que je connais pas... Vous devriez tous vous barrer avant qu'Halloween soit gâché. Alors à un de ces quatre !

J'avais pas le temps de rester à blablater et copiner. Je leur avais tourné le dos et je m'étais mise en route pour rejoindre ma pâtisserie. J'avais pas envie de rester là. J'avais pas envie d'être confrontée à une histoire d'horreur ou de me battre. Je voulais juste fêter tranquilou une fête sympa ou on bouffe des bonbons à s'en faire exploser le bide. C'était trop demandé ou quoi ?

- Putain de.. !

J'écarquillais les yeux en tendant les bras pour essayer de garder un équilibre et pas me fracasser par terre. Le sol tanguait. Je le sentais ! Alors qu'il avait l'air très droit, mais j'étais sûre qu'il s'était mis à pencher dès que j'avais fais quelque pas. C'était quoi ce bordel encore...

- Mais putain ça penche ! Ça penche sérieux ! Vous sentez pas ? Bordel de merdeeee !

Je venais de tomber alors que la grande place basculait de plus en plus sous mes pieds. J'avais poussé un petit cri qui s'était bloqué dans ma gorge, pendant qu'un gros bruit rauque se faisait entendre pendant que tout autour de moi se mettait à crépiter. Je fermais les yeux, prête à me faire brûler les rétines de nouveau, mais je fus juste frappée de plein fouet par l'odeur... de la mer ?

J'étais désormais dans une pièce confinée, qui puait les poissons pas frais et les algues. En même temps vu la table qui trônait au centre entourée de quelques chaises, ça expliquait tout. Fruits de mer et animaux marins morts recouvraient des plats et des assiettes. Des poissons aux yeux morts et à la bouche ouverte semblaient appeler à l'aide, sûrement à l'idée qu'un taré semblait avoir cuisiné un espèce de pudding où baignait des poulpes à la chair blanche.

M'agrippant au bord de la table pour me relever, j'observais l'endroit où on venait tous d'atterrir. Parce que oui, le petit groupe des gens se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment était réuni au grand complet dans une pièce minuscule sans fenêtres, des lumières jaunes peu éclairantes se balançant au plafonds en métal brun, comme les murs. C'était comme une boîte de conserve. On était les raviolis de la mer enfermés dans une putain de boîte de conserve géante.

- Si ça se trouve, on est là comme jury pour une émission culinaire et on va devoir critiquer les plats qui se trouvent sur la table. Je vous laisse le pudding.

Je me penchais vers une assiette remplie de gros crabes entassés les uns sur les autres, avec une grimace dégoûtée. Putain que c'était dégueulasse. Heureusement que j'avais un sachet avec quatre oréos dans la poche de mon blouson en cuir. Parce que je préférai encore me laisser crever de faim si y avait que ça à bouffer.

- Quelqu'un peut prendre une chaise et commencer à m'aider à défoncer un mur pour qu'on puisse se barrer de là ? Ce serait super sympa, merci bien.

J'avais déjà levé Lucille, prête à essayer de déformer le métal ou un truc du genre pour pouvoir réussir à faire un trou ou une espèce de fissure pour pouvoir se faire une sortie. Parce que là, on allait pas aller loin. Et fallait que je rentre chez moi. J'avais un éléphant et une Nora à m'occuper, je pouvais plus partir n'importe quand et pendant une durée indéterminée ! En plus de ça, je commençais à mourir asphyxiée lentement mais sûrement.



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Neil Sandman


« Le Brocolis
c'est exquis ! »


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________________________________________ Ven 4 Nov 2016 - 14:21



« On peut braver les lois humaines ...

... mais non résister aux lois naturelles. »





    « On reste tous calme, et on évite de bouger tant qu'on comprenne ce qui se passe ici. » dis-je en adressant un regard à Diane pour voir si elle approuvait ou non.

    Puis, j'avais observé qui était avec nous et vérifier surtout qu'il n'y avait plus aucun de ces scaphandres. Une jeune femme qui me disait vaguement quelque chose était à quelque pas de moi. Sally... Sally quoi ? C'était pas la poupée de chiffon ? Sebastian semblait se relever tout doucement. C'était étrange de le voir. Ca faisait tellement longtemps et il était... si jeune. Quand à Robyn... oh mon dieu ! Je comprenais pourquoi maman craquait sur elle. C'était quoi cette tenue ? Ses cheveux relevés, sa nouvelle teinture ? Et... Lucille. Elle aussi, elle m'avait manquée et je m'en serai bien emparé pour aller taper sur ces types qui nous avaient amenés ici. J'avais passée mes mains sur mon visage avant de remettre mes cheveux en arrière et enfin, j'avais soupiré.

    « Bon... Sally, ça va ? Tu n'as rien Sebastian ? »
    leur demandai-je en m'approchant de Robyn qui était face à une table avec des crabes entassés.

    Je n'avais strictement aucune idée d'où on pouvait se trouver. La seule chose que je savais, c'était ce que je venais de dire par la pensée à Diane : "Toi aussi tu ne peux pas te téléporter ?". Pourtant je semblais encore avoir mes pouvoirs, vue que je venais de faire rapidement apparaître une boule d'énergie rouge dans ma main, avant de la faire disparaître à nouveau.

    « On est détente, tout va bien... »
    ajoutai-je avant d'entendre un claquement diffus au dessus de ma tête, comme si on marchait à l'étage. Mais à l'étage de quoi ?

    Il y avait peut-être quelqu'un au dessus de nous. Les bruits de pas étaient bien trop rapide pour que ce soit un scaphandre qui obligeait les personnes qui en portaient, à marcher plus lentement. Est ce qu'on était tout un groupe de prisonniers ? D'autres personnes étaient venu avec ? Je me serai bien téléportée à l'étage, mais quelque chose bloquait la téléportation, et ça ne m'inspirait rien de bon.

    « On devrait aller voir ce que c'est. Euh... Sally, Robyn, Sebastian, vous restez ici. Diane et moi, on va aller voir. Quand on sera sortit, vous verrouillez la porte et vous ne bougez pas. Et surtout, pas un mot. Enfin sauf toi Sebastian. Euh... tu as compris ce que je voulais dire... »

    Je m'y prenais comme un manche à balai avec lui, mais j'étais toujours un peu démunie face aux handicapés. Finalement, ce n'était peut-être pas une bonne idée de les laisser seul. A chaque fois qu'il arrivait un truc, c'était quand on se séparait. Suffisait de voir la Cabane dans les Bois pour comprendre les erreurs qu'il ne fallait pas commettre.

    « En fait le plus simple, c'est que Sebastian, Sally et Robyn, vous venez avec. Mais vous restez derrière. On ne fait pas de bêtises et on suit simplement le mouvement. C'est pas que je veux vous donner des ordres, mais niveau pouvoirs, on peut gérer avec Diane. Surtout que... ben ce ne sont que des scaphandres. »

    Qui nous ont conduit dans un endroit où on ne peut pas se téléporter... Une fois qu'on avait quitté la cuisine, on s'était retrouvé devant un long couloir pas bien éclairé. Je m'étais dit qu'un peu de lumière nous ferait le plus grand bien. Du coup, j'avais fait apparaître des petites lucioles dans ma main, afin de les faire s'envoler et s'accrocher tout le long du plafond. Un magnifique sourire était venu illuminer mon visage en repensant à la fois où Apollon les avait fait apparaître afin d'illuminer la soirée et ma soirée. J'avais jeté un petit coup d'oeil vers Artémis, avant de diminuer considérablement mon sourire. Qu'est ce qu'il faisait chaud ici...

    « Euh... héhé. Enfin, c'est devant. Tout droit. Là. » dis-je en pointant du doigt là, tout droit, devant, maintenant.

    Le couloir était assez étroit et il y régnait une chaleur surprenante. Au début, je pensais que ça venait de moi, mais absolument pas. On devait être dans une sorte de carcasse métallique qui n'aurait pas dû être autant chauffée. J'aurai bien voulu faire un tour dehors histoire de voir de quoi il était question. Si c'était encore Stitch, je promettais de l'éventrer et de répandre ses boules de coton bleu de partout sur la planète ! Alors que j'étais sur mes gardes, ou peut-être pas beaucoup, j'avais sursauté en entendant de nouveaux coups, provenir cette fois ci de contre les parois au loin.

    « Ca va. Détente. Y'a rien. » dis-je en lâchant le bras de Sebastian.

    Ben quoi ? Ok, j'étais méga badass et tout, mais ça pouvait arriver à tout le monde de se laisser surprendre par un bruit et d'avoir une réaction stupide, comme d'attraper le bras du seul mec présent. De nouveaux coups résonnèrent. Ils étaient plutôt lent et on avait l'impression qu'il s'agissait de coups de poing donnés contre un mur, mais avec un bruit métallique puisque les parois étaient ainsi.

    « Y'a quelqu'un ? »
    demandai-je prudemment. « C'est le contrôle d'hygiène. Vos crabes ne sentaient pas bon. » ajoutai-je avec un petit sourire, avant de tourner la tête vers Diane.

    Je me demandais si elle allait apprécier l'humour ou pas. D'ordinaire, au moindre petit truc qui arrivait, les dieux en faisaient tout un foin. Là il n'y avait rien à craindre, rien de grave. Si je ne l'avais pas déjà vécu, c'était que c'était sans nul doute insignifiant. Les bruits se stoppèrent. Puis au bout de quelque secondes, ça avait repris.

    « Chouette ! On a le muet, maintenant on a même le sourd ! »
    dis-je avant de me raviser. « Euh... désolé Sebastian. Je ne voulais pas être désagréable. Enfin, ça arrive à tout le monde de ne pas parler. Même de naissance ce sont des choses fréquentes. Ca vient de quoi chez toi ? »

    Je m'étais toujours posé la question. Les bruits continuaient toujours et à la même cadence. Oh je sais ! C'était peut-être quelqu'un qui répétait de la musique. Si je mettais à chanter, il allait arrêter ? Après tout, j'étais déguisée en Anna, je pouvais bien me permettre de... enfin...

    « Ne claque pas le mur ! Tu n'as pas le droit de faire du bruit comme ça ! » chantonnai-je gaiment.

    « Ben quoi ? Je suis sûr que c'est encore un extra terrestre ou je ne sais quoi. Rappelez vous de Bob l'Eponge la dernière fois. Si ça se trouve là, c'est Spookni ! » ajoutai-je en rigolant. « Quoi ? Vous ne le connaissez pas ? Ah non, oui c'est vrai, ça n'existe pas encore. Enfin, dès que ça arrivera faudra pas louper les épisodes. C'est mieux que les Simpson ! »

    J'avais tournée la tête pour faire face au couloir et face à moi, alors que je ne m'y attendais pas du tout, j'avais vue une femme de profil, avec une tenue style époque victorienne qui fixait le mur. Je n'avais pas eu le moindre mouvement de recul. Je ne pouvais pas deux fois de suite être effrayée par quelque chose. J'avais un pourcentage de crédibilité à conserver jusqu'au moins le milieu de cette aventure.

    « Yo ! Salut ! Ca gaz ? Enfin ça pétrole plutôt ? »

    Ben quoi ? Parois métalliques, sensation de tanguer... on n'était dans la cale d'un bateau. Peut-être le Titanic. Mais il n'était pas aussi bien aménagé que quand Ellie m'en avait parlé. Ou alors un sous marin ? Enfin quoi qu'il en soit, ça fonctionnait sans doute au pétrole, du coup ma vanne était parfaite. Et la femme ne semblait pas se soucier de quoi que ce soit, vue qu'elle continuait à fixer son mur.

    « Ca sera toujours ainsi... » murmura la femme d'un air résigné et absent avant de se claquer la tête contre le mur, ce qui résonna dans tout le couloir.

    « Wouah... » murmurai-je à mon tour. « C'était donc ça le bruit ? »

    Avant toute chose, garder son calme. Ensuite, analyser la situation. Et enfin, ouvrir la bouche pour donner la solution à tout !

    « Ok, on se casse. Quelqu'un trouve la sortie ? On va laisser miss tamtam continuer son délire et nous on va aller boire un verre chez Granny. C'est moi qui invite ! »




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________________________________________ Sam 5 Nov 2016 - 2:40


 
le requiem des oubliés
 Les obstacles sont inventés pour être vaincus; quant aux dangers, qui peut se flatter de les fuir?
 
 


 

Un éclair me traversait. Littéralement, physiquement, actuellement, réellement. Et je ne sentais rien. Etais-je morte? Etait-ce ça que de se laisser transpercer le coeur par un caprice du ciel? Pourtant quand je rouvris les yeux, ils étaient là. Ces personnages saugrenus dont j'ignorais tout. Neil, Diane, Robyn, et un homme dont je ne savais rien du tout car il n'avait encore émis aucun son. Je l'avais simplement vu désespérément tendre les bras à mon encontre pour me projeter hors de l'éclair. Trop tard. J'étais donc morte et étrangement, je me sentais bien vivante. Je m'attendais à tout, mais pas à ça. Sentir mon coeur battre, mes poumons s'emplir, ma tête tournée. Je croyais depuis toujours que ces sensations me quitteraient en même temps que la vie. N'était-ce pas même la définition de la mort? Je tâtais mon poignet, la chair ne m'avait point quitté. Et je voyais, j'entendais, je sentais, je goûtais aux mêmes "plaisirs" de la vie. Je n'étais donc pas morte. Soulagement ou déception, je peinais encore à trancher. Je n'avais d'ailleurs même pas le temps de trancher. Le sol vrombissait sous mes pieds. D'abord apeuré que ce ne fut que moi hallucinant, je me tus. C'était bien plus simple que de demander à de parfaits inconnus si je ne faisais que vivre l'irréel ou si eux aussi voyaient leurs genoux prêts à s'effondrer à la moindre secousse. Finalement, je tombai, les yeux fermés, en lâchant un dernier cri terrifié.

Ca puait comme jamais. Le poisson, le crabe, le bon parfum de la mer n'était point agréable, l'atmosphère était imprégnée d'un air sale et crasseux. Robyn, elle s'approchait le visage déformé par le dégoût. Elle semblait répugnée, ce qui paraissait logique face à ces fruits de mer moisis. Neil, s'approchant de celle-ci pour jeter un coup d'oeil intrigué à cette pile de crabes, me demandait si ça allait. Cela faisait si longtemps qu'on ne m'avait rien demandé de tel. J'avais l'habitude de me taire et aujourd'hui, on voulait m'écouter. Je trouvais ça presque fabuleux. J'hochai de la tête, avec enthousiasme me contraignant à le limiter à un sourire. J'allais leur faire peur à sauter de joie à la moindre relation humaine. Puis, je me rappelais que j'étais complètement perdue avec des inconnus de quoi défaire le rictus innocent. Neil reprit la parole, nous invitant à lui faire confiance, tout autant qu'à Diane. Je n'avais à l'heure aucune idée de ce qui les rendait si spéciales, mais j'approuvais, me persuadant que je serais la moins qualifiée pour mener le groupe. Ce qui était le cas, je venais à peine de trouver le courage de fuir ma vie cauchemardesque pour tenter de mener un nouvel idylle.

« En fait le plus simple, c'est que Sebastian, Sally et Robyn, vous venez avec. Mais vous restez derrière. On ne fait pas de bêtises et on suit simplement le mouvement. C'est pas que je veux vous donner des ordres, mais niveau pouvoirs, on peut gérer avec Diane. Surtout que... ben ce ne sont que des scaphandres. »

Emboîtant le pas à ces demoiselles dont je ne connaissais que le prénom, je me laissais aller à cette fantaisie grotesque, ne cessant de me rassurer par le manque de logique de ces faits. Des éclairs silencieux, une fille avec une batte, une horloge à l'aiguille détraquée, et un sol qui tanguait? Ca m'avait même tout l'air d'une caméra cachée. J'inspectais donc les environs, avec la terrible frayeur qu'on se moque de moi. Je les imaginais déjà. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieux, ces laids, ces grands, ces prétentieux, ces idiots, ces gros, ces sublimes et ces gens qui allaient tout simplement et sans pitié se moquer de moi. J'entendais le rire gras et sarcastique. Un rire jamais appréciable tant qu'il ne provient pas de notre propre bouche. Ce fut donc le nez levé vers le plafond et le regard rivé dans les coins que je ne fis pas même attention devant moi, heurtant sans difficulté une jeune femme déguisée en... Anna..? Ca lui allait bien, ses fins traits correspondaient à ceux d'une princesse de conte. Je bafouillais quelques excuses avant d'avancer tête baissée pour suivre ce groupe si particulier. Tout cela devenait de plus en plus effrayant, sans compter l'odeur infâme qui je le savais allait finir par régner sur chacun des vêtements que je portais. Neil, bavarde et "rigolote" détendait l'atmosphère par ces blagues. Je ne savais pas vraiment si cela me donnait l'envie de vomir de honte et d'angoisse ou d'éclater de rire. Dans les deux cas, ces blagues me donnaient l'impression qu'elles ne faisaient que renforcer les doutes qui s'emparaient de ma poitrine battante. Mon coeur battait. Fort, très fort. Tout cela m'était si nouveau et ils avaient l'air si... Habitués? C'en était à plaindre. Les voir si assurés, et fiers m'effondrait. Comment paraître forte face à des gens plus forts? Bien plus forts, de plus. Passant mes mains sur mon visage en sueur, je n'eus point le temps de réaliser le spectacle face à nous. Une femme, du moins d'apparence, parlait. Seule et dans le vide. Elle était éteinte, inanimée comme l'une de ses marionnettes sans vie. Et elle se cogna la tête contre la paroi face à elle. Violemment. J'eus peur qu'elle se blesse mais rien ne fit. Elle ne déglutit point. Elle continua de parler pour son propre plaisir sous nos yeux grand ouverts. Aussi bien qu'elle voulait nous le faire paraître, Neil paraissait malgré tout dépassée au point de vouloir quitter l'endroit au plus vite. Au Granny, boire un verre? Le style décontracté de la jeune femme ne me faisait que davantage frémir. Cela semblait être pour se persuader qu'elle gérait la situation. Mais nous ne gérions rien du tout, et l'idée de passer ma vie coincée dans ce couloir suffocant me déplaisait fortement. Ce que j'aurais approuvé, la chaleur m'étouffait collant le tissu contre mon corps moite. Mes cheveux déjà frisottaient le long de mes tempes, assez pour que agacée je les attacha en une queue basse. Je devais respirer, compter jusqu'à dix, et chanter une de ces idioties pour enfant pour me calmer. Mais je n'allais pas le faire, même si j'étais bien certaine que ce fut la seule chose apte à me rassurer dans ce... Cet endroit où nous étions tout bêtement enfermés. J'observais cette femme au style victorien. Nous ne pouvions l'abandonner. J'ignorais tout de la situation, si ce ne fut que je ne pouvais me résigner à l'abandonner là.

▬ On ne peut pas la laisser là! Aidez moi à la ramener, elle doit être hypnotisée ou... J'en sais rien!

Saisissant fermement le bras de cette femme étrange, je continuais de désespérément l'appeler à la raison. Et quand je m'en empara, elle s'arrêta immédiatement de se claquer la tête contre le mur, chose qui me fit esquisser un sourire prétentieux. Je ravalai cette fierté aussitôt qu'elle reprit la parole:

"Ca sera toujours ainsi..."
▬ Non, non! Ca ira. , marquant une pause, elle reprit:
"Peut-être ai-je fait quelque chose de mal ?

Je ne savais plus quoi dire. Je regardais hébétée ce quatuor saugrenu qu'on m'avait refilé pour équipe d'investigation des lieux, l'air de leur demander une réponse. C'était vrai, j'attendais une réponse. Que pouvais-je répondre à cette femme qui semblait si dévastée? Qu'avais-je à lui offrir pour la consoler si ce ne fut de quoi apprendre à tricoter. Qu'avais-je à donner pour soigner tant de désespoir? Elle semblait si vide, j'en avais peine et pitié. J'essayai encore de la bouger de ce point où elle s'était décidée à rester immobile, mais cette fois ma prise semblait vaine. Son bras était lourd comme du plomb. Tout son corps l'était. Je ne trouverais la force de la déplacer, c'était sûr. Cherchant une raison rationnelle à cet état invraisemblable, mes doutes reprenaient de plus belle à m'assaillir l'esprit. Où étions-nous? Et qui était cette femme?

▬ Vous n'avez rien fait de mal, veneeeeeeeeez!, les dents serrées pour maintenir l'effort de tenter de la ramener près de moi, je lâchais finalement prise pour me retrouver par terre à abasourdie, Vous devez nous aider à sortir! , cette fois quand je pressai son avant-bras tout en me relevant, je la sentis distinctement se fondre vers la paroi pour cogner sa tête. Pourtant aucun bruit ne résonna, et son corps fluide passa à travers la paroi pour finalement se volatiliser et nous lâcher ces derniers mots.
"Non... ma place est ici. Je ne dois pas faire de vagues. Je dois... oui, je dois rester à ma place."

J'haussai un sourcil intrigué. C'était un rêve, un cauchemar, une hallucination, ce ne pouvait être vrai. Je reculais donc de quelques pas, sidérée par cette paroi aux allures si réelles. Je pouvais même sentir le crabe moisi, n'était-ce pas réservé à la vraie vie? Evitant soigneusement de tomber de surprise, je collai mon dos contre la paroi d'en face, laissant se poser la colonne vertébrale avec soulagement. Comment mes partenaires de misère pouvaient ils avec d'aisance ne pas réagir à cela? Etaient-ils vraiment aussi familiers à tout ces événements fantastique et catastrophique. Je ne savais plus quoi penser. Une femme, aussi étrange fut-elle venait de disparaître sous mes yeux.

▬ Vous... Vous avez vu? Le mur, elle a traversé le mur! Où sommes nous, on doit trouver comment sortir.

La panique s'emparait enfin de moi. Je tapotai la paroi à laquelle j'étais adossée et celle où cet esprit fantomatique venait de se plonger, en demandant de l'aide, puis m'élevant sur la pointe des pieds, je venais tambouriner le plafond. Il nous fallait trouver de l'aide avant que l'étau ne se resserre et qu'on ne pusse plus rien faire.

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