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 Evénement #69 : Le Requiem des Oubliés [Fe]

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Diane Moon


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________________________________________ Sam 5 Nov 2016 - 17:55

Le Requiem Des Oubliés
Il se passe de drôle de choses par ici


Se retrouver piéger, dans un endroit inconnu, sans pouvoir se téléporter, avait quelque chose de presque banal. Ce n'est après tout pas comme si c'était la première fois, que ce genre de choses nous arrivait. La seule, pour qui tout ceci devait être nouveau, c'était la jeune femme rousse, Sally donc à en croire Neil. D'ailleurs, la première chose que je pu remarquer chez ma nièce, c'est qu'elle avait le tact d'un pachyderme, et ce sans offenser Lily que j'appréciais énormément. Néanmoins, à sa manière d'agir avec les autres, Sebastian en particulier, j'avais comme qui dirait l'impression non pas de voir sa mère, mais sa grand mère. Aucun doute, il y avait bien les gènes d'Aphrodite qui ressortaient. Misère...

En règle général, j'adorais ma sœur, et ce même si nous étions quelque peu en froid ces derniers temps. Mais, le mélange Aphrodite/Elliot/Lily et sans doute que quelque part il devait aussi il y avoir une part d'Hadès, était encore pire qu'un cocktail Molotov maison. Lorsque nous quittâmes, la cuisine -et ce pour le bien de nos narines- pour s'enfoncer dans un couloir mal éclairé, je jetais un regard quelque peu courroucé aux lucioles que Neil venait de faire apparaître avec un sourire béat, reconnaissant parfaitement la marque de fabrique de mon frère. Depuis, quand est-ce qu'elle pouvait faire cela elle ? J'admettais être un peu irrité par l'idée. C'est sans doute, pour cela que dès qu'elle croisa mon regard, soudainement devenu glacial, elle changea brusquement d'attitude, tentant de détourner la conversation. C'est cela oui, raccroche toi aux branches. D'une manière générale, quand ça concernait, Neil et mon frère, je refusais catégoriquement d'en entendre parler. Si Apo' tentait d'aborder le sujet, je lui jetais un regard mauvais, si bien qu'il ne cherchait pas à pousser la conversation plus loin, préférant changer de sujet. D'ailleurs puisque l'on parlait de lui, d'ordinaire, la première chose que j'aurais faite, était de voir si notre lien fonctionnait toujours. Déjà, qu'il n'était pas extrêmement rassuré, quand je partais sans lui. Depuis, qu'il était revenu en Juillet dernier, avec l'information de mon décès dans le futur, il avait maintenant atteint un nouveau grade d'inquiétude : celui de la mère poule. Mais aujourd'hui...Eh bien qu'il s'inquiète tiens ! Ça lui fera les pieds à cet idiot. Enfin au moins comme ça, il n'aurait pas d'autres choix que d'arrêter de bouder. Sans moi, c'était à lui de superviser cette histoire avec les demi dieux. Ce qui en fait, à bien y réfléchir aurait toujours dût être son travail. C'était lui, le maître d'Olympe pas moi. Même si on savait tous plus ou moins officieusement, que je n'avais pas vraiment la charge de bras droit, mais plutôt la même que mon frère. On faisait équipe pour diriger, comme on avait toujours fait équipe par le passé. Et puis de toute façon, si le lien fonctionnait et que je ne manifestait pas, il finirait par le faire lui même.

« Y'a quelqu'un ? » Demanda Neil «C'est le contrôle d'hygiène. Vos crabes ne sentaient pas bon.»

J'aurais bien aimé lui faire les gros yeux, vraiment j'aurais bien aimé. Mais le fait, que le coin de ma bouche s'étira en un sourire, et la lueur amusé qui prenait à présent place dans mon regard, m'enlevait hélas toute crédibilité. Mais mon sourire disparût bien vite, se transformant en grimace, lorsqu'elle recommença à mètre les pieds dans le plat avec Sebastian à qui j'adressais un sourire d'excuse. Neil n'était pas méchante, elle n'avait juste aucun tact, et devrait sans doute par moment, tourner la langue sept fois dans sa bouche avant de dire quelque chose. De toute façon, plus je la voyais faire et plus j'avais l'impression de voir ma sœur devant moi. Parfois, je me disais qu'il aurait fallut interdire à certains de mes « frères » et « soeurs » de se reproduire, quand on voyait le résultat deux génération plus tard :

- Bon l'éponge c'était avec tes grands parents
lui dis-je. Pour ma part, j'étais bloqué dans une boucle temporelle avec Ellie.

Mon cou en gardait un souvenir impérissable de cette histoire d'ailleurs, tout comme le fait qu'elle avait apparemment lancé une mode : lequel des membres de ma famille -possédé dans la majeure partie des cas ou de leur plein gré quand il s'agissait de mon fils- réussirait à me tuer ? Les paris étaient ouverts. De toute façon, une apparition me sortie de mes pensées. Je restais silencieuse, pendant que Neil et après Sally, tentaient de dialoguer avec elle. Encore une histoire de fantôme ? Ça faisait la seconde fois, et ce exactement le même jour. Enfin le même jour avec un an d'intervalle. La femme disparût, non seulement je pouvais voir la panique de Sally, mais je pouvais également la sentir. Un pique suffisamment élevé pour réussir à me donner un début de migraine. Aussi, pour le bien de tout le monde, m'avançais-je calmement vers elle, pour lui poser doucement une main sur l'épaule :

- Sally c'est bien cela ?
Demandais-je doucement, je comprends que vous soyez inquiète c'est une réaction tout à fait normale. Vous nous pardonnerez, je l'espère le fait que nous semblions cruellement en manquer, mais disons que nous plus ou moins l'habitude de ce genre de situation dis-je avec un petit sourire contrit. Faites nous confiance d'accord ? On va trouver un moyen de s'en sortir.

J'avais préféré la parole à mon pouvoir d'apaisement. Je ne souhaitais nullement l'effrayer encore plus, en l'utilisant sur elle. Alors, tout aussi doucement, j'enlevais ma main de son épaule pour lui offrir un sourire rassurant. Maintenant le tout était de savoir où nous étions tombé. Je tentais de me concentrer pour localiser notre position mais rien :

- Super soupirais-je un peu agacé non seulement il nous est impossible de nous téléporter, mais on ne peu même pas localiser où nous sommes dis-je à Neil.

Ne nous restait donc plus que l'exploration. Ce qui, pour être franche, n'était pas réellement ma tasse de thé. C'est dans ces moments là, que j'aurais aimé avoir Sherlock Loulou avec moi. Bon, j'aurais veillé sur elle, comme une poule sur son poussin. Mais elle était bien plus doué que moi, en ce qui concernait le fait d'explorer. J'étais certaine qu'elle aurait déjà réussis à nous dire, où nous étions tombé. Prudemment, je décidais de m'avancer jusqu'au bout du couloir, où se trouvait une porte, ce qui faisait office de poignet pour l'ouvrir s'étalait sur l'intégralité de la dite porte. Avec précaution, je me décidais à l'ouvrir. Il coulissa, en grinçant comme si ça résonnait de partout. Puis, le silence retomba. Faisant signe aux autres de me suivre, j'entrais dans la pièce, qui était encore plus sombre ne l'étaient les cuisines. Et il n'y avait pas non plus de fenêtre voir même de hublo, nous indiquant que nous aurions pu être dans un bateau. Les parois elles, étaient en métal, pas de doute là dessus. Quand à la pièce où nous étions je pu distinguer les formes de plusieurs tables comme s'il s'agissait d'une salle de repos vieillotte. Les rares meubles que je trouvais, étaient également anciens. Mais ce qui attira le plus mon attention ce fûrent des sanglots dans un coin de la pièce. On aurait dit que quelqu'un pleurait sans vouloir faire attirer l'attention

- Est-ce qu'il y a quelqu'un ?
Demandais-je avant de me tourner vers ma nièce et de reprendre plus bas tu peux m'éclairer ce coin de la pièce s'il te plaît ?

Je la laissais s’exécuter avant de constater que les sanglots que j'avais entendue appartenaient à un petit garçon, entre six et huit ans, recroquevillé parterre. Il ne semblait pas nous avoir remarqué, continuant à pleurer mais à ses pieds gisaient un bateau en bois cassé. Sans doute la cause de son chagrin. Doucement, pour ne pas l'effrayer je m'approchais de lui, et finit par me baisser de manière à être à sa hauteur :

- Bonjour dis-je doucement comment tu t'appelle ?

"Michel" me répondit-il en reniflant "et vous qui êtes vous ?"

Pauvre petit, il avait l'air d'en avoir gros sur le cœur, il n'arrêtait pas de pleurer. Et autant dire que ça faisait mal au mien de cœur de le voir dans cet état :

- Je m'appelle Diane. C'est un très jolie bateau que tu avais là. Qui est-ce qui te l'as cassé ?

Histoire que j'aille dire deux mots à l'affreux jojo qui avait fait ça afin, qu'il présente ses excuses à Michel. On avait pas idée de casser les affaires des autres comme ça. Je, ne me souvenais pas qu'aucun de nous n'ai été comme cela quand nous étions petit avec les autres dieux. Bon d'un côté, si quelqu'un avait osé casser mon petit arc en bois quand j'étais enfant, Apollon lui aurait réglé son compte en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « ouf »

"J'ai..J'ai dérangé papa"
ses lèvre tremblèrent et il sanglota de plus belle "Je voulais juste lui montrer et..."

Il s’interrompit brusquement et ramena ses jambes contre lui, cachant sa tête dans ses genoux. Décidément, le pauvre Michel, avait vraiment un très gros chagrin. Et je ne pouvais pas le laisser comme ça. Je n'y pouvais rien, un enfant qui pleurait et ça y est je me transformait en guimauve. Pas pour rien, qu'Apo' m'avait toujours dit que j'étais quasiment venu au monde pour être maman. Déjà, je savais que ce n'était pas un enfant de son age mais son père, qui le lui avait brisé. Et ça, je n'appréciais pas trop. Quoi qu'il en soit, il n'était pas question de mes sentiments personnel mais plutôt de tenter de rassurer et consoler le petit Michel :

- Je suis sûr que ton papa ne voulait pas agir comme ça Michel. Il doit s'en vouloir d'avoir fait ça même s'il ne le montre pas. Nous les adultes on est un peu bête parfois.


Michel resta caché derrière ses genoux pendant encore un petit moment, et leva finalement la tête vers moi, les joues embuées de larmes :

"Je voulais lui offrir mais...il a marché dessus. Il ne l'a pas regardé, il m'a réprimandé en..en disant de ranger les jouets" me dit-il en désignant son bateau détruit "Il ne m'aime...pas beaucoup."

Qu'est que je pouvais bien faire. Le voir ainsi hoqueter et pleurer de plus belle, me disait qu'il n'était pas question que je laisse tout seule à son chagrin. Mais en même temps, je me voyais mal lui dire « mais non enfin ton papa t'adore », alors que j'ignorais totalement ce qu'il en était vraiment. Je me voyais mal mentir à ce petit, simplement dans le but de le consoler. Mentir, et consoler ce n'était pas la même chose. Réfléchissant rapidement, à comment débloquer la situation. Je, ne me départit pour autant ni de mon calme, ni de ma douceur :

- C'est dommage dis-je c'est pourtant un très beau bateau. Ton papa n'aurait pas dût te réprimander de la sorte. Tu aime les tours de magie ? Repris-je regarde rien dans les manches je les remontais pour qu'il puisse le constater par lui même mais je vais faire apparaître ton bateau réparé.

Ce qui était pratique avec les enfants, c'est que faire apparaître des objets, pouvait trouver comme explication qu'il s'agissait d'un tour de magie. Michel regarda le nouveau bateau identique à celui qui avait été cassé par son père apparaître avec des yeux émerveillés....Avant de vite redevenir triste :

"Merci madame mais...Ça ne change rien"

Pas étonnant que mon fils me déteste, si je ne savais même pas m'y prendre avec un enfant de six/huit ans songeais-je légèrement ironique. Michel quand à lui se recroquevilla d'avantage contre le mur. Je me demandais d'ailleurs si je n'étais pas en train de rêver, étant donné qu'il me donnait l'impression d'être devenu légèrement transparent

"Vous perdez votre temps"

Une nouvelle voix, qui semblait résonner tout autour de moi. Une voix d'enfant également, une petite fille. Je clignais légèrement des yeux, et constatait que Michel avait disparût. Me relevant brusquement, je regardais autour de moi, comme pour le chercher mais rien. Pas la moindre de trace du petit garçon. Qu'est qu'il se passait exactement ici ? Les histoire de fantôme j'avais déjà donné, la dernière fois merci bien.



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________________________________________ Dim 6 Nov 2016 - 15:15






The seaweed is always greener...

« ... In somebody else's lake. You dream about going up there but that is a big mistake »


« Vous perdez votre temps. »

Sebastian regarda autour de lui en essayant de capter d’où pouvait provenir la voix, mais celle-ci se contenta de se répercuter d’un mur à l’autre avant de mourir dans le silence. Il déglutit, clairement mal à l’aise depuis qu’ils étaient arrivés dans cet endroit ; dans l’impossibilité notoire de savoir où ils se trouvaient, il devait laisser vagabonder son esprit sur tout un tas d’hypothèses… Et s’il y avait bien une chose de sûre, c’était que son imagination était fertile. Tout un tas de scénarios se bousculaient dans sa tête, des plus simples au plus farfelus, des plus drôles aux improbables, mais aucun d’entre eux ne comprenait l’étrange bruit qui résonna soudainement à leurs oreilles : semblable au grincement métallique de plaques en train de se tordre. Ca, en général, ça n’annonçait absolument rien de bon… Il se mordit l’intérieur de la joue en se retournant pour essayer de voir d’où ça venait ; pas évident quand le petit salon où ils se trouvaient étaient aussi mal éclairé que vieillot. Il serra son sachet en kraft contre lui, protégeant les gâteaux et l’orange qu’il contenait de ses bras. Quoi que ce soit, ça ne prendrait pas le goûter qu’il avait réservé à Arthur !

Le grincement s’accentua, transperçant le silence de toute sa menace lourde. Désagréable. Ca ressemblait à quelque chose que l’on tirait ou pressait, compressait sous un poids bien plus lourd encore. Après quelques instants, le gardien fini par mettre le doigt sur ce qui le dérangeait au niveau des murs de la pièce : ils bougeaient. Non, il ne rêvait pas, ils semblaient même rétrécir dans leur direction dans une lenteur néanmoins évidente. Progressive. Implacable. Qu’est-ce que… Il leva l’index pour essayer de le signaler aux autres, ouvrant la bouche pour ensuite rapidement la refermer en voyant que personne ne le regardait vraiment. Une table bascula soudain, le faisant sursauter, suivie par une chaise ; elles se mirent à grincer sur le sol au fur et à mesure qu’elles étaient poussées vers le centre de la pièce.

Cela sembla enfin alerter les demoiselles en sa compagnie et les questions commencèrent à fuser. D’autres bruits sourds, comme si quelque chose était en train de frapper et de pousser les parois, se firent entendre alors que les murs accéléraient soudain leur progression. Sebastian avisa la porte par laquelle ils étaient entré, clignant plusieurs fois des yeux en remarquant que plus l’étau se resserrait, plus elle semblait diminuer de taille. Il fallait sortir d’ici, et vite ! Déjà il sentait son pouls s’accélérer à l’idée d’être compressé et comprimé sur lui-même, le souffle court tant le sentiment d’enfermement se faisait de plus en plus présent. Il n’avait jamais vraiment aimé être confiné dans les endroits étroits, et cette pièce était en train de devenir l’antre même des cauchemars pour le gardien des songes – un comble !

Respirer. Prendre une grande inspiration. Trouver une solution. Gagner du temps… Il bougea les mains alors que les volutes de sable se précipitaient soudain devant lui, se rejoignant pour former un cylindre de plus en plus épais qui s’éleva dans les airs. Tournoyant sur lui-même, le sable doré s’allongea, s’allongea encore jusqu’à former une poutre improvisée qui se nicha au-dessus de leur tête. Sitôt que les murs la rencontrèrent, ils se mirent à grincer dangereusement mais semblèrent ralentir leur course… Pour combien de temps ? Reculant, il trébucha sur un coffre tombé lui aussi et manqua de se casser la figure. Cette perte d’équilibre lui permis au moins de remarquer une sorte d’ouverture à l’autre bout de la pièce, sombre, donnant visiblement sur un lieu hostile mais accessible.

Il regarda par-dessus son épaule l’entrée par où ils étaient arrivés, près de laquelle se trouvaient Sally et Robyn. Portant la main devant lui, Sab écarta son pouce et son index comme pour observer la taille que la sortie faisait désormais. Puis il ouvrit la paume vers le bas et plaqua sa main contre son front pour évaluer sa propre hauteur. Verdict ? Il ne passerait pas. Certaines participantes oui, vu qu’elles n’étaient pas bien grandes, mais lui n’avait aucune chance de se faufiler là-dedans. Il poussa un soupir en prenant finalement la décision de se diriger de l’autre côté en voyant les grains de sable tomber peu à peu sous la pression du métal. La poutre n’allait pas tenir indéfiniment !

« Par ici ! »

Ecrivirent des lettres dorées devant le visage des jeunes femmes, suivies d’une ribambelle de petites flèches mouvantes qui les guidèrent vers l’ouverture à la suite du gardien. Lorsqu’il pénétra à l’intérieur, il s’agissait d’une pièce encore plus étroite où le grincement perpétuait. L’obscurité était de mise et il s’immobilisa en devinant une forme serpentine qui grimpait jusqu’au plafond, mettant quelques précieux instants à réaliser qu’il s’agissait d’un escalier en colimaçon. Rapidement, des petites lueurs en grains dorés apparurent dans la pièce pour les éclairer, leur faisant prendre conscience que le piège n’était pas encore complètement refermé puisqu’il se perpétuait ici encore.

Mais cette pièce était petite. Vraiment trop petite. Sebastian pouvait sentir son cœur battre à une allure folle contre ses tempes, son souffle court ne parvenant pas à se réguler correctement. Pourquoi est-ce que tout semblait aller de plus en plus mal d’un point de vue espace ? Ne pouvait-on pas se retrouver, comme la dernière fois, dans une immense prairie avec le grand air au-dessus de leurs têtes ? Non, ça c’était trop demandé. Il n’avait aucune idée dans quoi ils se trouvaient mais visiblement, les lieux eux-mêmes avaient décidés de les tuer ou bien de les forcer à aller dans une direction donnée. Ça se rapprochait. Ça continuait de faire mouvoir les murs dans des grondements sourds vrillant les oreilles. Et lui était particulièrement incapable de bouger, tétanisé sur place à la simple idée de se retrouver coincé ici. Oppressé. Etouffé.

« Il faut monter l’escalier. »

La voix de Neil résonna non loin de ses oreilles, tandis que la jeune femme venait se placer à côté de lui. Faiblement, mécaniquement, il tourna la tête pour poser ses yeux sur elle. Il l’avait déjà vu, il le savait. Dans les rêves de Lily. Cette jeune femme s’y trouvait régulièrement, même s’il ne savait pas de qui il s’agissait… En revanche, vu la proximité avec laquelle elle s’était adressé à lui un peu plus tôt, elle semblait très bien le reconnaître. Si Sab avait eu tous ses moyens, sans doute se serait-il mordu l’intérieur de la joue de ne pas se souvenir de cette personne – lui qui oubliait rarement un visage ; mais pour le coup il se contenta de la dévisager. Interdit. Déjà concentré à essayer de ne pas paniquer, ce qui n’était pas une mince affaire… Il y avait peu de choses qui effrayaient le gardien des rêves, les cauchemars classiques comme les fantômes n’avaient pas vraiment d’effet sur lui, mais mettez le dans une pièce exiguë ou obligez-le à se plonger dans la foule et vous perdiez votre home.

Ah, et le contact des inconnus. Il se crispa quand la jeune femme s’approcha encore plus près et passa une main autour de sa taille. Doucement, tout doucement, avec une prudence contenue. Qu’est-ce qu’elle faisait ?!

« Ce n’est qu’un escalier. » Dit-elle, avec un sourire encourageant. « Un grand garçon comme toi n’a pas peur d’un escalier. »

Elle lui donnait quel âge exactement ? Pourtant, c’était exactement de cette manière qu’il convenait parfois de lui parler. Un langage simple, presque enfantin mais ludique. Impactant. Réel. Pourquoi toujours se compliquer l’esprit dans des grands discours quand quelques mots suffisaient à réaliser à quel point tout ceci était simple… Non, il n’avait pas peur des escaliers. Il ne craignait pas les escaliers. C’était cacher la vérité sous une évidence, un moyen de se raccrocher à quelque chose d’évident alors que tout le reste causait du tourment.

Une des lucioles passa devant son regard quand Neil les fit apparaître de nouveau, avant qu’elle ne dirige sa main vers le mur le plus proche. Aussi étonnement que cela puisse paraître, il ralentit. Vraiment. Qu’est-ce que… Elle se hissa sur la pointe des pieds pour chuchoter à son oreille :

« On peut l’arrêter. Mais il ne faut pas qu’ils le sachent tant qu’on ne sait pas qui ils sont. »

De qui parlaient-elles ? Des scaphandres qu’ils avaient vus avant d’atterrir ici ? Etrangement, la simple constatation que quelque chose pouvait être fait pour leur éviter de finir broyer eu un effet relaxant sur Sebastian, qui expira longuement pour détendre ses muscles. Bon, tout n’était pas perdu. Tout n’était jamais perdu. Pas vraiment… Il était bien placé pour le savoir. Le sang battait encore à ses tempes lorsque la jeune femme s’écarta de lui, regardant Diane avant d’écarter sa main du mur. Puis, sans prévenir, elle glissa ses doigts contre ceux du gardien avec douceur et tira doucement sur sa paume pour l’inviter à la suivre. L’attirer vers l’escalier. L’encourager à monter derrière elle tandis qu’elle gravissait les premières marches pour rejoindre les autres déjà presque en haut.

Il s’y engagea d’un air décidé, hochant la tête, sa bouche esquissant un « Merci » silencieux à son attention avant qu’il ne retire progressivement sa main de la sienne. Ce n’était pas contre Neil, ce n’était pas parce que c’était elle particulièrement, c’était juste son tempérament qui faisait qu’il était rapidement gêné qu’on le touche. Qu’on se montre trop familier. Judah lui avait précédemment rappelé pourquoi il ne fallait jamais s’approcher de trop près des étrangers… Il grimaça au souvenir du dieu des enfers, secouant la tête pour le chasser rapidement de ses pensées. Ce n’était pas le moment ! La jeune femme parue surprise mais ne s’en offusqua pas et il l’en remercia mentalement. Ils avaient bien assez à faire pour s’enquiquiner d’histoires.

Ce n’est qu’une fois arrivé en haut des marches que Sebastian remarqua le calme régnant alentour. L’escalier métallique avait cessé de trembler et les parois de bouger, comme si tout le mécanisme s’était finalement décidé à s’éteindre. Il se pencha un instant par-dessus la balustrade pour fixer l’étage inférieur avant de hausser les épaules et d’essayer de s’en aller très vite de la cage d’escalier exiguë. Une lumière leur parvint d’un peu plus loin : une ouverture discrète mais présente, semblable au contour d’une porte qu’on aurait mal refermée. En faisant plus attention, il entendit aussi le son diffus d’une MUSIQUE provenant vraisemblablement de l’intérieur. Malgré lui, il bougea un peu sa tête en rythme en se décidant à s’y diriger. La lumière n’était normalement jamais synonyme de danger, sinon elle ne serait pas l’antithèse parfaite des ténèbres. Sab avait confiance en elle.

Aussi poussa-t-il la porte après un instant d’hésitation et découvrit alors une immense pièce d’une dizaine de mètres de long :


La lumière était vive à l’intérieur, respirant dans le moindre recoin le luxe et l’élégance d’un autre siècle. Juste à sa gauche Sab leva les yeux pour découvrir un harmonium imposant, avant que ses yeux clairs ne glissent sur les fauteuils et sofa bordés de rouge vif, remontent vers le bureaux en désordre et parcourent alors l’intégralité de l’endroit avec un mélange de stupeur et de curiosité. Les murs étaient recouverts de tableaux, séparés par des boucliers ou des pièces d’armure imposantes, dont le gardien reconnu quelques œuvres de Raphaël et Léonard de Vinci… Mais aussi Delacroix, beaucoup plus contemporain. Quand il s’avança pour laisser passer les autres, il remarqua des socles en marbre épais dans chacun des angles de la pièce sur lesquelles reposaient des reproductions en bronze de sculptures antiques. Il manqua d’ailleurs de donner un coup de coude à l’une d’elle, une femme aux longs cheveux debout sur un coquillage, portant une plaque où était indiqué « Aphrodite ». Oups.

A l’autre bout d’où il se trouvait, il remarqua des vitrines contenant des algues, coquillages et autres spécimens de la faune et la flore océanique. Un calamar aux tentacules allongées trônait au milieu d’une boîte aux parois de verre, semblant plus vivant encore que la réalité – Mais Sebastian n’ayant pas rencontré beaucoup de pieuvres vivantes dernièrement, il mit ça sur le compte de son ignorance. Au centre du grand salon résonnait le bruit d’une fontaine créée à partir d’un tridacne géant, mesurant bien deux mètres de diamètres, au jet éclairé par une lumière discrète. Quand il s’appuya un peu contre le mur, il remarqua des plaques en métal avec deux ronds à l’intérieur, de chaque côté, fermés. Peut-être des fenêtres ? En tout cas la pièce était suffisamment vaste pour y vivre et… c’était même la très nette impression qui en ressortait. Comme si quelqu’un vivait réellement ici. Tout était chaleureux. Animé. Et ça sentait beaucoup moins les fruits de mer que dans le reste du bâtiment !

Laissant le gramophone présent sur le bureau continuer de défiler la musique qui résonnait, Sab ne put s’empêcher de s’approcher de l’orgue. Se plaçant devant lui, il l’observa avec une attention toute particulière, appréciant la finesse des détails et l’impressionnant mécanisme de l’instrument ; il aimait la musique, il savait d’ailleurs jouer du piano mais ne le révélait jamais de peur qu’on se moque ou qu’on s’en accapare. Il jouait pour son plaisir… Et là, il tendit la main pour appuyer sur une touche au hasard. Le bruit qui sortit de l’instrument fut aussi brutal que profond, quelque peu macabre, et eut le don de le faire sursauter. Il esquissa un sourire désolé face aux quelques regards noirs qui lui furent lancé, revenant dans sa contemplation en s’amusant littéralement de l’effet ainsi produit. Ce n’était pas un son habituel, mélodieux mais bien moins facile qu’un piano classique. Reposant les doigts de sa main gauche sur les touches, il en choisit trois et s’amusa à reproduire les premiers accords d’AU CLAIR DE LA LUNE.

Il n’y avait pas d’âge pour s’amuser.

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Dancing in the dark with you between my arms
Barefoot on the grass, listening to our favorite song. I have faith in what I see. Now I know I have met an angel in person and she looks perfect, I don't deserve this. You look perfect tonight.

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________________________________________ Lun 7 Nov 2016 - 1:10





On a trouvé l'antre d'un poète maudit!

Tout ce que nous vivons et paraissons n'est-il qu'un rêve dans un rêve ?

Putain... Mais c'était quoi cette musique méga flippante ? Je frissonnais, pendant que le son baissait de plus en plus au fur et à mesure que les secondes passaient, ressemblant à un murmure diabolique que les gens dans les films d'horreur entendent juste avant de se faire posséder par le grand méchant démon. Y avait vraiment des gens qui trouvaient ça agréable à écouter ? Limite des ongles raclés sur un tableau donneraient moins envie de se boucher les oreilles ! Moi en tout cas, j'avais pas pu m'empêcher de m'approcher de l'espèce de lecteur CD datant d'une époque vachement lointaine pour retirer le disque du plateau tournant. Aussitôt, le silence revint, et je laissais échapper un soupire soulagé. Putain, je m'étais même pas rendue compte que j'avais quasiment arrêté de respirer depuis qu'on était arrivé dans cette nouvelle pièce. Y avait un truc qui me rendait nerveuse. J'étais mal à l'aise. Sûrement que c'était juste les espèces de fantômes qui squattaient dans le coin ou la musique de merde qui foutait une ambiance glauque au possible. La parfaite mélodie pour gens morts enfaîte !

- Arrête de t'éclater avec le piano ! Tu sais ce que c'est la discrétion ou pas ? Continue comme ça et tout un tas de trucs à la con vont nous tomber dessus, tu vas voir.

J'avais tourné la tête vers le grand mec qui faisait mumuse en tapotant sur le clavier comme si on était pas dans un endroit toujours non identifié et potentiellement en danger, pour lui aboyer dessus. Non mais sérieux ! Il était à la bourre mentalement parlant ou quoi ? Niveau survie il y connaissait que dalle ! C'était pas parce qu'il était le seul mec du groupe qu'il devait faire ce qu'il voulait ! J'étais la seule ou quoi à vraiment m'inquiéter ? Y avait Sally aussi, mais elle avait l'air plus paniquée qu'autre chose. Les deux autres étaient limite des blasées à force de se retrouver dans des merdiers pas possible. Moi aussi, j'étais une habituée, mais n'empêche que tout mes muscles étaient crispés et que j'étais incapable de lâcher Lucille. J'en avais mal aux doigts à force de serrer le manche au point d'avoir les extrémités toutes engourdies.

Dans un coin, y avait un bureau. Je m'arrêtais devant pour jeter un coup d’œil au tas de feuilles blanches éparpillées sur la surface de bois. Peut être qu'il y aurait quelque chose de noté, un indice sur où on se trouvait. N'importe quoi enfaîte, pour pas rester dans le flou. Vu qu'il y avait un espèce de récipient à encre et une plume d'oiseau à côté des piles de feuilles, ça voulait probablement dire que quelqu'un avait écrit. Ou pas. Peut être que c'était juste fait pour donner un style, enfaîte. Mais ça valait le coup de regarder.

Du bout des doigts, je fis glisser quelques feuilles blanches qui révélèrent des papiers gribouillés. Je fronçais les sourcils, en passant un index sur la même phrase écrite partout, encore et encore. Comme une putain de punition scolaire. Quand fallait copier cent fois « Je ne dois pas faire mette de la glu dans les cheveux de ma voisine de table ». J'avais été une sacrée petite conne pendant mes années collège. En même temps, ma « camarade » de classe était encore pire. Elle avait mérité de se faire raser la tête après que ses parents aient découverts que la colle lui arrachait les cheveux si ils essayaient de tout retirer de manière plus soft. Je regrettais pas.

- Je suis mort ce jour là. Je suis mort ce jour là. Je suis mort ce jour là.

Je murmurai pour moi même, en lisant ce qu'il y avait écrit sur les autres papiers noircis par l'encre. C'était toujours la même chose. Je suis mort ce jour là. Bah bordel. C'était un dérangé pas bien dans sa tête qui avait passé trois plombs à griffonner des pages entières en laissant quasiment aucun blanc ou espace. Putain, le type devait avoir le poignet carrément défoncé. Voir la peau des doigts complètement déchiquetées vu les tâches foncés qui tachetaient certaines feuilles. Y en avait même sur le tapis sous mes pieds. Des éclaboussures brunes rougeâtres dues à une blessure ou un suicide des doigts. Vachement rassurant tout ça, dit donc.

Dans le premier tiroir intégré au bureau se trouvait des plumes. Des tas et des tas de plumes d'oiseaux. Des trucs assez impressionnant, même. Clairement, ça appartenait pas à des pigeons vu la taille et les couloirs. J'en sortie une presque dorée sous la lumière pour la faire tourner entre mes doigts. Putain, la pointe était sacrément pointue. C'était quoi, une arme naturelle ? Vu que c'était dans un bureau, j'aurai eu tendance à dire que ça servait à écrire, que ça remplaçait les stylos. Mais j'avais un doute. Et j'allais pas demander à mes petits camarades, j'avais pas envie qu'on se foute de ma gueule. J'avais quasiment pas été en cours. J'avais préféré passer ma vie à faire le mur, fumer joints sur joints et clopes sur clopes, en m'enfilant des canettes de bières cachée dans la bibliothèque où personne venait jamais, sauf les couples voulant se bécoter tranquille. Et putain, que ce que je regrettais maintenant d'avoir été aussi conne. Parce que je savais clairement pas assez de trucs pour pouvoir un jour briller en société.

Posant la plume que j'avais toujours à la main sur le paquet de feuilles, j'ouvris le second tiroir. Un petit aboiement tout discret se fit entendre au même moment. Y avait quelqu'un qui venait vraiment d'aboyer, là ? Je pivotais vers Sally, la fille aux grands yeux apeurés. Elle avait la bouche entrouverte, et clairement la tête de quelqu'un qui aurait pu japper. En tout cas, j'étais sûre d'avoir entendu le bruit venir de son coin. Et vu qu'il y avait personne juste à côté d'elle... Fallait pas avoir fait Harvard pour comprendre.

- Euh... tu nous fais quoi là ? Arrête les bruits spé, l'endroit est déjà assez flippant comme ça, y a pas besoin que l'un de nous commence à avoir un comportement tout aussi flippant. Ok ?

Peut être qu'elle était un chien à la base, mais j'en avais rien à foutre. J'étais déjà assez tendue, pas la peine d'en rajouter en commençant à aboyer et après à nous faire chier pour qu'on lui balance la balle. Je reportais toute mon attention sur le livre que venait de dévoiler le second tiroir. « Les aventures d'Arthur Gordon Pym ». D'Edgar Allan Poe. Ça me disait que dalle. D'une main, l'autre toujours prise par Lucille, je feuilletais quelques pages. Elles glissèrent aussitôt d'entre la couverture. Il était méga abîmé, ce bouquin. En même temps, il avait pas l'air tout jeune. Mais son proprio en prenait pas soin, vu que les pages étaient détachées, peut être même arrachées. Et en plus il avait écrit sur le texte, directement. C'était encore la même écriture, mais cette fois ça n'était pas écrit la même chose. « Tout ce que nous vivons et paraissons n'est-il qu'un rêve dans un rêve ? ». Ok. On était dans le bureau d'un philosophe ou d'un poète maudit. Je reconnaissais le style. Une âme tourmenté, tout ça tout ça... Rien d'intéressant en gros, juste un esprit malade. À moins que...

- Je crois que ces papiers appartiennent à un fantôme ou à un zombie. Apparemment il est mort, et il se demande si il vit dans un rêve. Je pense qu'il était déjà pas très intelligent de son vivant, vu ses théories à la con.

Je tournais la tête vers les autres, tout en me penchant pour ouvrir le troisième et dernier tiroir. Mais j’eus beau tirer, il refusa de s'ouvrir. Dommage, j'aurai bien aimé savoir si le mort se demandait finalement si il n'était pas vivant. Je refermais les deux autres avec ma jambe distraitement, en observant le mur. Il y avait des objets accrochés. Plusieurs sortes d'horloges qui avaient la particularité... d'avoir toutes leurs aiguilles figées. Comme la tour à Storybrooke, avant qu'on disparaisse. L'un des cadrans n'avait qu'une aiguille, arrêtée sur le chiffre 300. Je décrochais une boussole ronde, fixée au mur juste à côté, que je me posais dans le creux de ma main pour voir si ça faisait une différence. Mais ça ne bougeait toujours pas. L'aiguille restait figée, comme si la boussole était cassé. Ou alors peut être qu'elle était juste fausse. En tout cas, elle ne nous servirait à rien. Je la déposais sur le bureau, au milieu des feuilles étalées sur toute la surface. Au moment même où l'objet toucha le papier, il y eu un nouveau aboiement. Sauf que cette fois, ça ne venait pas de Sally, mais de la pièce à côté, là où le chemin se poursuivait. J'attrapais la plume dorée que j'avais posé tout à l'heure, la pointe tournée vers l'avant. Vu comment c'était pointu ce truc, autant en profiter. Ça faisait carrément une arme de malade ça, surtout pour transpercer des jugulaires ou des yeux. De toute façon, ça sentait gros comme une maison la baston. C'était obligé qu'on finisse par se battre. Autant être doublement armée !

Je levais mes armes, prête à fracasser du fantôme, pendant que je m'avançais, les autres sur les talons. J'avais jeté un coup d’œil à Neil, en lui faisant signe de la tête pour lui montrer la continuité du chemin. Je voulais pas faire trop de bruit, maintenant qu'on savait que c'était pas Sally qui faisait des espèces de petits aboiements spé. Peut être que c'était juste le fantôme d'un caniche, mais valait mieux pas jouer avec le feu et y aller la bouche en cœur et les mains dans les poches.

Arrivés dans un petit couleur peu éclairé et lugubre à souhait, je m'arrêtais juste devant un escalier qui montait vers une ouverture plongée dans l'obscurité. Tout droit donnait aussi vers une autre ouverture. Ça devenait de plus en plus étroit. Si on devait continuer, fallait que ça soit un par un.

- Je vais y aller en première, on sait jamais. Je vous appelle si la voix est libre, ok ? Ça devient trop petit, faudrait pas qu'on se fasse surprendre ou coincer par quelque chose. Fantômes, types en armures... on a le choix. Je fais vite, attendez moi là.

De toute façon, ils avaient pas le choix. Et puis à force Diane et Neil devaient savoir que j'étais pas mal du tout comme combattante. J'étais bourrin, mais au moins c'était moi qui m'en prenait plein la gueule pendant que les autres pouvaient profiter un peu de la vie.

Je m'avançais vers l'ouverture du bas, d'un pas déterminé. Trop déterminé, peut être. Parce que dès que mon pied se posa juste devant l'entrée d'une pièce ou d'un couloir, il y eu une lumière vive suivi d'un grand choc qui me percuta assez fort pour me balancer en arrière. Le souffle coupé, incapable de me relever, je restais à convulser par terre, les yeux écarquillés. Putain de merde. Ça faisait mal. Je venais de me faire électrocuter, ou un truc du genre. En tout cas, ça m'avait foutu K.O. J'avais du mal à reprendre mes esprits, à moitié assommé par la force du choc qui m'avait frappé de plein fouet quand je m'étais avancée. Ça devait pas être si fort que ça, parce que les convulsions étaient entrain de devenir des gros tremblements. C'était déjà ça. Avec un soubresaut, je réussis à tourner la tête vers les autres. Ils étaient tous à terre, à côté des escaliers. Comme quoi ça avait servi à rien de les garder à l'écart enfaîte. Pourquoi tant de haine sérieux ?

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Jules Verne


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Lun 7 Nov 2016 - 18:46

« Il m'éclaire, il m'échauffe, il est l'âme de mes appareils
mécaniques. Cet agent, c'est l'électricité. »
...


Quelques instants plus tôt...


"Viens Diane ! Viens, ma fille !"

Un jappement étouffé me répondit. J'avais chuchoté mes paroles afin de ne pas me faire entendre des indésirables. Je ne souhaitais pas qu'ils me trouvent et qu'ils me torturent avec leurs idées-cauchemars. Jamais encore tant d'apparitions n'avaient eu lieu en même temps. Elles étaient en grand nombre, cette fois. Je n'avais pas pu les compter à mon aise mais elles étaient plus de trois, c'était une certitude. Des voix de femmes. Un frisson étrange parcourut mon échine. S'agissait-il de maîtresses éconduites ? Cela était fort possible.

Je ne pouvais me résoudre à me laisser terrasser par des représentantes du beau sexe, quelles qu'elles fussent. Je devais me battre pour sauver mon honneur. De toutes façons, je savais que si je ne tentais rien contre elles, le contraire se produirait tôt ou tard. Les apparitions n'étaient pas réputées pour leur clémence. Je l'avais appris à mes dépens depuis que j'étais enfermé à bord du Nautilus.

La chienne de chasse trottina jusqu'à moi dans la pénombre et je glissai une main dans son pelage brun. Elle leva la tête vers moi et ses yeux brillèrent dans le faible éclat électrique. Diane était une brave bête, loyale et fidèle en tous points. Hélas, elle avait la fâcheuse tendance de disparaître dans les moments les plus inopportuns. Là résidait toute l'ironie de la chose : dès l'instant où une aide aurait été bienvenue, elle se volatilisait, me laissant démuni face aux idées-cauchemars. Malgré tout, je la retrouvais à chaque fois avec bonheur. Elle était la seule illusion de lumière dans mon existence de perdition.

Je m'agenouillai devant elle et tout en grattant l'arrière de son oreille, je lui chuchotai :

"Nous allons leur préparer une surprise. Qu'en dis-tu, ma belle ?"

Elle s'ébroua un peu et j'esquissai un sourire malicieux en me relevant d'un bond. J'inspectai l'intérieur de la timonerie, l'esprit en ébullition. Des idées nouvelles me traversaient, comme autant de petites bulles ferrugineuses. Je me sentais presque de nouveau... vivant. Curieuse impression.

"Suis-moi. Nous allons mettre un peu de lumière sur cette affaire."
déclarai-je en observant avec convoitise les panneaux de commande qui s'étalaient devant mes yeux.


Quelques minutes plus tard...

J'avais éteint la lumière à l'intérieur de la timonerie. Je n'y voyais pas à un mètre, mais cela me convenait tout à fait. Depuis l'ouverture du salon, en contrebas, j'entendais La Danse Macabre de monsieur Camille Saint-Saëns, un compositeur de talent au génie incontestablement français. La musique était l'une des seules choses dont je pouvais jouir dans ma prison de métal et je ne m'en privais pas.

Tout en m'appliquant à faire le moins de bruit possible -même si le volume du gramophone aidait à ne pas me faire entendre- je parachevais l'idée qui m'avait effleurée l'esprit. Diane m'observait avec attention, sa queue battant frénétiquement l'air. Soudain, elle laissa échapper un aboiement étouffé, comme si elle me faisait signifier qu'elle s'impatientait. Elle avait beau être mon alliée, elle n'en demeurait pas moins une femelle et sa mauvaise humeur devait fatalement se manifester tôt ou tard.

Je la dévisageai, indigné, avant de me précipiter à pas de velours jusqu'au bord de l'escalier. Les femmes s'agitaient et parlaient dans le salon. Ce n'était pas certain qu'elles aient entendu. Quoi qu'il en soit, il fallait que je me dépêche à tous prix ! Jetant un coup d'oeil oblique à la chienne qui me renvoya un regard des plus innocents, je retournai à ma besogne, vérifiant les derniers réglages. Dans l'obscurité, ce n'était guère facile, mais il aurait été trop dangereux de signaler ma présence en pareil moment. Avec soulagement, je m'aperçus que tout était au point. Je dansai rapidement d'un pied sur l'autre sur le tapis de caoutchouc qui m'entourait et attrapai Diane par le collier afin qu'elle reste à côté de moi. Bien entendu, elle commença à s'agiter. Un soupir lassé m'échappa. Elle aboya à nouveau mais cette fois, j'en fus fort aise. C'était le but recherché.

Comme je m'y attendais, au bout de quelques secondes à peine, une silhouette féminine se découpa sur le pont inférieur, vite rejointe par d'autres. Miséricorde, elles étaient nombreuses ! Certaines me semblaient armées. Je me félicitai mentalement d'être resté dans la timonerie. J'attendis qu'elles soient toutes arrivées non loin de l'escalier pour enclencher l'électricité à mon niveau à l'aide d'un levier.

Un éclair furieux cracha ses rayons désordonnés sur le sol de métal et ces derniers coururent à une vitesse vertigineuse le long de la rampe et des marches jusqu'à atteindre les cinq femmes qui furent saisies net, comme frappées de stupeur. Elles tombèrent d'un même élan au sol dans un bruit sonore.

Un large sourire s'étala sur mon visage alors que je lâchai le levier. J'avais volontairement fait dériver l'alimentation électrique pendant quelques secondes afin que le courant passe entre nous. Rien de plus qu'une astuce défensive du capitaine Nemo issue de Vingt Mille Lieues sous les Mers. Il est toujours bon de réutiliser une idée qui fonctionne.

Diane jappa de plus belle et je lâchai son collier. Elle s'empressa de descendre les marches qui n'avaient plus rien de dangereux, désormais. Je quittai le tapis en caoutchouc -un excellent isolant contre les chocs électriques- pour emprunter l'escalier à mon tour d'un pas énergique. J'étais surpris que la chienne soit encore là. D'ordinaire, elle me laissait seul pour affronter les indésirables.

Une fois en bas, j'observai les femmes allongées et tremblantes l'une après l'autre. Je fus fort déconcerté de constater qu'elles ne figuraient pas parmi mes maîtresses éconduites. Ou alors, ces dernières ne m'avaient vraiment pas marquées. Je m'attardai quelques instants sur l'homme à l'air hagard mais au noble manteau qui me fixait, tétanisé, m'interrogeant sur son identité. Puis je m'en détournai pour observer une jeune femme rousse qui avait l'air sur le point de rendre l'âme. Ce serait bien la première fois que je terrasserais une idée-cauchemar...

"Ne jouez pas la victime, c'est bien le comble pour quelqu'un de votre sorte !" dis-je, dédaigneux.

Nullement concerné par sa détresse, je pivotai ensuite vers une personne que je reconnus aussitôt.

"Oh, une sélénite à bord !"
ironisai-je en m'inclinant pompeusement. "Quel honneur ! Quel privilège !"

Jamais encore des apparitions telles que Diane Moon n'avaient jugé utile de me rendre visite. Mon regard frénétique détailla les autres silhouettes qui ne tremblaient presque plus. Les effets se dissipaient. J'aurais pu fuir, mais à quoi bon ? La curiosité toujours me poussait à comprendre de quoi l'on m'accuserait cette fois... Curieuse tendance à tendre le bâton pour se faire battre.

Je cherchais quelqu'un en particulier, une personne qui aurait pu accompagner Diane Moon. Une brune. Je m'en approchai rapidement à quatre pattes, le souffle court, mais ce n'était pas elle. L'inconnue me dévisageait d'un oeil perçant. Je voyais qu'elle cherchait à redevenir maîtresse de son corps. Sa main était refermée sur l'une de mes plumes, alors que l'autre tenait une batte de base-ball couverte de fils barbelés. Je clignai des yeux et m'en saisis. Sa main était diablement cramponnée dessus. Je me demandai un instant s'il fallait que je lui casse les doigts pour m'en emparer.

"Qu'espériez-vous donc munie de cette arme, mademoiselle ?"
dis-je en parvenant à la lui confisquer.

Je devais reconnaître que les idées-cauchemars redoublaient d'inventivité pour me plonger en enfer. Soupesant la batte, je me relevai. A quoi cela se rapportait-il ? Je n'avais assisté qu'une seule fois à un match de base-ball en 1867, lors de mon voyage aux Amériques. En ce temps, les joueurs n'entouraient pas leur instrument de fils barbelés. Cela était sans nul doute une idée futuriste, car les demoiselles et l'homme à mes pieds arboraient des vêtements d'une autre époque.

Je laissai échapper un petit rire en voyant Diane -la chienne- lécher le visage de la dernière femme, celle à qui je n'avais pas prêté attention. Elle était rousse et ses cheveux étaient nattés. Elle arborait une mèche blanche, ce qui était des plus curieux.

"Mademoiselle Neil." dis-je en tenant toujours la batte dans mes mains. "Il fallait que ce soit la mauvaise Sandman, bien entendu..."

Je passai la langue sur mes lèvres, agacé, quand une forme ronde et orange attira mon attention. La petite chose avait roulé hors du sac en papier que pressait l'homme contre lui. Il s'agissait d'une orange, sans doute possible. Oubliant pour un temps mes cauchemars à venir, je me penchai et la ramassai. Oh mon dieu... elle avait la texture et le parfum d'une orange !

"Une orange... une vraie orange !" balbutiai-je, la contemplant comme s'il s'agissait de la huitième merveille du monde.

J'avais placé la batte sous mon bras afin de mieux détailler ce fruit dont le goût du souvenir m'évoquait une vie antérieure et oubliée. Mes yeux s'embuèrent de larmes.

"Là réside le piège, n'est-ce pas ?" leur demandai-je. "C'est un leurre de plus. Elle n'aura aucun goût ni texture, comme tout le reste !"

Je me retins de la jeter contre le mur, mais la curiosité, toujours, revint au galop et me susurra à l'oreille que peut-être, cette fois...

L'orange trembla dans ma main et je fermai les yeux, essayant de résister à la folie douce qui m'étreignait le coeur.


crackle bones

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Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots.
Envole-moi, envole-moi. Loin de cette fatalité qui colle à ma peau.
J'ai pas choisi de vivre ici entre l'ignorance et la violence et l'ennui.
J'm'en sortirai, je te le jure. A coup de livres, je franchirai tous ces murs.
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Neil Sandman


« Axel et ses biceps
en papier ! »


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________________________________________ Mar 8 Nov 2016 - 10:24



« On peut braver les lois humaines ...

... mais non résister aux lois naturelles. »





    Une fois les convulsions passées et mon visage totalement recouvert de bave canine, j'avais retrouvé l'usage de mes bras et de mes jambes. Si bien que j'avais pu rapidement me lever, juste après avoir récupéré tout aussi vite, et je m'étais passé une main sur le visage, essayant au mieux de l'essuyer. Bordel ! Ca sentait tellement mauvais que j'étais à deux doigts d'en pleurer. Au loin se tenait un imbécile de deux mètres que j'avais déjà croisé par le passé. J'aurai pu donner un coup de pied à son chien baveux, mais ce n'était pas lui le responsable. Non... C'était cet enfoiré ! Je m'étais avancée jusqu'à lui d'un pas décidé, posant une main sur son torse et le plaquant contre le mur. Il en avait laché son orange qu'il tenait quelque secondes auparavant, dans le creux de sa main.

    « JE VAIS ME LE FAIRE ! » hurlai-je en lui prenant Lucille des mains et en menaçant son entrejambe avec.

    « Doucement Neil ! »
    s'était exclamée Artémis derrière moi, avant de me tirer en arrière.

    Elle était sûre que j'avais moins de force qu'elle et que je ne pourrait pas frapper l'idiot avant qu'elle arrive à me ramener totalement vers elle ? Mentalement, elle m'avait ajoutée que ce n'était pas parce qu'elle l'appréciait plus que moi qu'elle avait fait ça, mais qu'avant de songer à le rendre eunuque, il fallait mieux essayer la diplomatie. Ce qui m'avait bien plu, c'était qu'elle avait ajoutée que si ça ne marcherait pas, je pourrai me faire plaisir. Et j'espérais vraiment que ça ne marcherait pas. J'avais Lucille et au lieu de menacer son popol, j'avais mis la batte de baseball sous sa gorge.

    « Quand on tient à sa virilité, on ouvre sa bouche et on parle. On parle vite, clair et bien. »

    « Que diable dois-je vous dire ? »
    dit-il en paniquant à peine.

    « Oh je ne sais pas ! Pourquoi on est là, peut-être ? »

    Il ricana, ce qui me mit une nouvelle fois hors de moi. J'appuyai Lucille contre sa pomme d'adam, si bien que quelque gouttes de sang perlèrent le long de sa gorge. Il poussa un léger couinement, que je jugeais bien mieux que son ricanement.

    « Vite, clair et bien. J'ai pas été clair moi ? »

    Il tenta de me taper avec ses mains valides, mais sans y arriver.

    « Espèce de folle furieuse ! Jamais une indésirable n'avait été aussi avare en questions. Cette fois ci j'ai vraiment perdu l'esprit. »

    « Indésirable ? »

    Il faisait vraiment tout pour énerver son monde ce gus !

    « Oui, une indésirable. C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous ! Aïiiie ! »

    Il avait ponctué sa phrase, d'un aïe, vue que j'avais un peu plus insisté sous sa gorge. Une fois que j'étais sûre qu'il avait eu assez mal, j'avais éloigné Lucille de lui.

    « Vous êtes complètement folle ! » hurla t'il une nouvelle fois, en plaquant une main contre sa gorge, juste avant de contempler son sang. Il perlait sur ses doigts.

    « Vous êtes mort ! » dis-je catégorique.

    « Oui, merci. Je n'avais pas besoin de vous pour me l'annoncer. »

    « Il est mort ! » ajoutai-je à l'intention de tout le monde.

    Je ne voulais pas le menacer de mort, mais juste faire comprendre qu'en 2016, vue qu'on l'avait renvoyé à son époque, il était... MORT !

    « Pourquoi ? »

    « Pourquoi suis-je mort ? » dit-il en haussant un sourcil incrédule.

    « Oui, pourquoi ? »

    « Eh bien j'estime avoir eu une vie bien remplie... »

    Je l'avais touché à plusieurs endroits, avec mon index.

    « Aïe, mais que faites vous petite dévergondée ? » cria t'il en tentant de me repousser avec le si peu de forces qu'il avait. Pour une homme, on ne pouvait pas dire qu'il assurait.

    « Dévergondée ? Folle ? Autre chose pour combler une dame ? »

    « Je dirai que vous avez prit un sacré coup de vieux depuis notre dernière entrevue. » répondit-il en désignant ma mèche grise de son index. Chose à laquelle j'avais répondu en donnant un coup rapide de la main sur la sienne, pour qu'il baisse son doigt. « Je ne vous permets pas ! »

    « Bon, on est où là ? »

    « Dans le Nautilus. » répondit-il sur le ton de l'évidence.

    « Le quoi ? » demandai-je tandis qu'il me dévisageait d'un air outré. « Oh... La vieille carcasse qui vous sert de bateau ? »

    « Il ne s'agit nullement d'un bateau ! Mais d'un sous marin ! Celui du capitaine Nemo ! » précisa t'il en levant le nez en l'air, pincé.

    « Et en plus, vous êtes un voleur. »

    « C'est mon oeuvre, par conséquent il m'appartient. » J'avais haussé les sourcils, prenant un air exaspéré. « Vous êtes très malpolie. Vos parents ne vous ont vraiment pas appris les bonnes manières ? Et de toute façon... »

    « Ca... Je l'ai apprise toute seule. » le coupai-je, en posant une main sur son épaule, et en levant mon genoux là où j'aurai dû le faire depuis le début.

    « J'en ai marre, je vous le laisse ! » dis-je en me reculant de Jules Verne... Pfff... monsieur Jules Verne... Le grand Jules Verne, qui était courbé en deux, car un petit coup bien placé dans ses testicules, lui avait provoqué une douleur insoutenable. Et encore... J'avais retenu mon coup... sinon il serait peut-être mort.



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Ma maman et mon BeauGosse
...avec eux, j'ai le sentiment d'être immortelle.

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________________________________________ Mar 8 Nov 2016 - 22:06

Le Requiem Des Oubliés
Il se passe de drôle de choses par ici


Je m'étais attendue à beaucoup de choses, mais certainement pas à ce qu'il venait de se dérouler devant moi. Neil venait d'agresser Jules Verne, ou plutôt Neil venait de donner un coup de genou magistral dans ses partis. Si nous n'étions pas bloqué dans un sous marin, tout droit sortie d'un de ses romans, je crois que j'aurais applaudit. Malheureusement, la situation ne se prêtait pas réellement à cela. Et, je craignais qu'il allait falloir faire office de figure adulte ici. Entre Sebastian et Sally qui semblaient aussi peu rassuré l'un que l'autre -et je ne pouvais leur en vouloir- et ma nièce qui venait littéralement d'agresser un auteur du dix neuvième siècle, nul doute que c'était à moi, de calmer les choses. J'avais vraiment l'impression d'être la mère d'une bande de gamins turbulents. Jules Verne, lui se trouvait toujours courbé en deux le souffle court et réussit finalement à articuler

"Diane attaque"

Plait-il ? Je fronçais les sourcils avant de voir une chienne de chasse, se jeter droit sur ma nièce, qui fit rapidement un signe des mains. La pauvre bête se retrouva totalement ligoté sur le sol à la manière d'un rôtie et muselé de tel manière qu'elle ne pouvait plus ouvrir la gueule. Indigné, était le sentiment exact que j'éprouvais à cet instant. Pas pour monsieur Verne, mais plutôt pour la chienne. Je détestais que l'on s'en prenne aux animaux. En plus j'admettais que le nom de la chienne m'amusait. J'en venais presque à regretter de ne pas avoir eu mon Athéna, avec moi. Ma golden retriever, aurait pu se faire une amie. Et puis ça m'aurait d'autant plus amusé, de voir si avec leurs noms, elles s'entendaient aussi « bien » que ma sœur et moi au début. Quoi qu'il en soit, hors de question que je tolère toute forme de violence envers un animal. Aussi me pinçais-je l’arête du nez fortement agacé par tout ce cirque :

- Ça suffit tout le monde se calme ! Ordonnais-je d'un ton qui ne souffrait d'aucune forme de protestation

Et note à moi même. Ne pas proposer un chiot de la portée de ma Golden à Neil, et l'idée de finalement, ne pas en donner un à Apollon me traversa également l'esprit. Je tenais autant aux chiots qu'à leur mère, alors l'on ne m'en voudra pas, d'être un tout petit peu inquiète concernant le fait que mon frère, qui apparemment semblait très lié à elle, en ait un.

- Neil, s'il te plaît relâche cette pauvre bête, elle n'a rien fait de mal dis-je sur un ton un peu plus calme mais légèrement glacial tout de même.

Le fait qu'elle fusilla Jules Verne du regard ne m'échappa pas non plus, mais je décidais de passer outre. Je n'étais pas là pour jouer à la maman après tout. Et puis, de toute façon j'estimais que les torts étaient de cinquante/cinquante des deux côtés. Vu « l’accueil » qu'on avait eu, il ne fallait pas s'étonner que Neil se soit énervé. Et certes elle aurait pu éviter le coup -même si je lui avait plus ou moins donné carte blanche de ce côté là- mais parler de ses parents, alors qu'il n'avait aucune idée de la vie de ma nièce, était très indélicat. Donc ils avaient tous les deux torts fin de l'histoire. En tout cas, la chienne était maintenant libre ce qui était une bonne chose.

- Je ne sais pas pour qui vous vous prenez monsieur Verne répondis-je sur le même ton malheureusement il se trouve que nous sommes bien réel et transporté ici contre notre gré.

"Pour qui je me prends" répéta-t-il d'un ton interdit "Cette femme m'a agressée ! La chose n'est même pas concevable ! Un tel manque de respect, un tel toupet...!"

Il me faisait presque pitié vraiment. J'esquissais un léger rictus moqueur, imperceptible sauf pour la personne qui me connaît bien. Son agression il l'avait cherché. Nous n'étions plus au dix neuvième siècle, et de toute façon, je n'avais pour ma part jamais hésité à faire clairement comprendre à un homme, que j'étais libre et n'hésiterais pas à répliquer s'il dépassait les limites. Une petite pensé, pour ce cher Louis XIV à qui des siècles plus tard je n'ai toujours pas pardonné sa bassesse. Enfin, heureusement pour monsieur Verne, ce genre de choses n'étaient pas prête de se reproduire.

"Vous vous prétendez réels alors que vous réagissez exactement comme des Indésirables. J'aurais pu vous croire si cette créature sauvage ne s'en est pas prise à moi !" dit-il en désignant Neil d'un air indigné. "Tout ce qui se manifeste en ce bâtiment cherche à m'éliminer."

Il passa sa main sur son cou, remarquant que ça saignait toujours il décida de nous tourner le dos et de se diriger vers le salon. Je roulais des yeux largement exaspéré. L'attitude de diva outré. Un grand classique. Apollon, avait un talent particulier pour cette dernière, aussi avais-je de nombreux siècles d'expérience et savait exactement la manière dont il fallait s'y prendre. J'étais passé maître dans l'art de contrer les bouderies, et de dégonfler les ego surdimensionné. Je m'étonnais d'ailleurs, de ne pas encore avoir vu mon frère se manifester de manière particulièrement indigné dans mon esprit. Comme quoi, cette histoire de demi dieu devait être encore plus grave que je ne l'imaginais. Pour en revenir à monsieur Verne, là où j'avais la patience de materner mon jumeau, je n'avais nullement celle de le materner lui aussi dis-je de manière assez forte pour qu'il puisse m'entendre :

- Bien étant donné que Monsieur Verne boude, je suppose qu'il ne nous est d'aucune utilité à l'heure actuel. Je crains donc, qu'il ne nous faille tirer toute cette histoire d'apparition et trouver un moyen de retourner à Storybrooke par nous même :


Si je ne devais pas rester totalement impassible, j'aurais bien volontiers laisser un sourire satisfait étirer la commissure de mes lèvres. Oh pour l'amour de Gaïa, c'était presque trop facile. Il mettait moins de temps qu'Apollon cela dit. Je devais toujours compter cinq minutes avant que mon frère débarque toujours en boudant me dire que c'était faux il ne boudait absolument pas. Comme si j'allais le croire ne serait-ce qu'un seule instant. Quoi qu'il en soit, toujours impassible je le regardais prendre un air sincèrement surpris et sortir un mouchoir en tissus de sa poche, afin de se tapoter le cou avec :

"Vous maintenez être réels, c'est extrêmement curieux. D'ordinaire, les Indésirables ne sont pas dotés d'une si grande psychologie. Bien. Vous prétendez donc être de vraies personnes, c'est bien cela ? Dans ce cas, prouvez-le." il jeta un coup d'oeil méfiant à Neil avant de reprendre "Sans violence. La violence prouve tout le contraire."

Je croisais mes bras sur ma poitrine, haussant un sourcil dubitatif. Non mais et puis quoi encore ? Nous avions d'autres choses bien plus importante que de répondre à ses exigences. Aussi, n'étais-je pas le moins du monde disposé à lui donner ce qu'il désirait. Et de toute façon, comment souhaitait-il qu'on lui montre cela ? Neil lui avait donné un bon coup, dans l'entre jambe. Un coup pareil, devrait servir de preuve suffisante à mon sens. En revanche, cette histoire d'apparition, n'était nullement tombé dans l'oreille d'un sourd. Après tout, n'avions nous pas également vu une femme, et un petit garçon ? Je fronçais les sourcils pensive :

- Quand vous parlez d'apparition, est-ce que vous voyez une femme qui répète en boucle la même chose ou bien un petit garçon qui pleure ?


Tout ceci semblait avoir un lien avec lui. La question que je me posais en revanche, c'était pourquoi ces hommes en scaphandre nous avaient amené ici. N'était-ce que pure hasard ou bien au contraire, tout ceci avait-il un but précis, un fil conducteur ? Je haïssais quand la situation m'échappait. Et depuis deux ans, que les affaires d'Olympe me concernaient bien plus qu'il y a quelques siècles. Je ne pouvais m'empêcher de penser à quel point tout ceci était épuisant. Je n'étais pas taillé pour régner, je ne l'avais jamais été. Je pensais à mon frère, lui qui était maitre d'Olympe, et qui devait supporter toute ce poids écrasant sur ses épaules. C'était bien pour cela, que la fonction de bras droit m'allait parfaitement. Mais si cela fonctionnait à l'heure actuel, c'était uniquement parce que Apollon n'était pas seule, et que moi non plus. L'un était le soutien de l'autre, son pilier, l'épaule sur laquelle se reposer. On était un duo, on l'avait toujours été. Mais étrangement, les paroles qu'il m'avait dit cette fois là, lorsqu'il était revenu d'une « escapade » chez les titan et dans le futur, me revinrent en tête. On ne contrôlait rien, il avait parfaitement saisit l'ampleur de la situation. Jules Verne quand à lui, se composa une expression fuyante :

"Je ne sais pas qui ils sont. Ils m'importunent, voilà tout. Maintenant si vous n'avez rien de plus intéressant à dire, je vais prendre congé." rétorqua-t-il d'un ton froid

Je lui jetais un regard perçant, lorsqu'il s'inclina de manière plutôt raide, s'efforçant, sans doute d'être polie, avant de me décider à le suivre. Il mentait. L'on ne décide pas de couper court à une conversation de cette façon, si l'on ne souhaite pas dissimuler des choses. J'aurais bien sondé ses émotions, mais quelque chose me disait que ça ne servait à rien. Je pénétrais donc, à sa suite dans la pièce qui se trouvait être une grande bibliothèque, même si l'odeur de vieux cigare entêtante, je m'en serais volontiers passé. S'il y avait bien une chose que j'avais toujours eu en horreur, c'était le tabac. Non seulement cela empestait, mais en plus, il était de nos jours prouvé que cela rendait malade au point d'en mourir. J'avais toujours dit, que cette chose était un poison. Très calmement, je m'adossais à un mur, les bras toujours croisé sur ma poitrine. Mon masque d’impassibilité, avait reprit place sur mon visage. J'attendais, j'analysais. Je prenais tout comme une chasse, c'était ma manière de fonctionner.

- C'est Halloween, vous ne devez sûrement pas connaître, c'est arrivé assez tardivement en France. Nous étions tous sur la grande place de la ville, quand tout à coup un orage s'est déclenché, ou tout du moins ça avait l'air d'être un orage sauf que les éclairs ne nous faisaient pas le moindre mal. Juste après un homme scaphandre est apparût et m'a traversé comme s'il n'était pas fait de matière solide, après quoi impossible de bouger et on s'est retrouvé ici, dans la cuisine. Les apparitions semblent être lié à vous, alors essayez de raisonner en tant qu'homme de science, utilisez la logique. Croyez vous vraiment, que des gens que vous avez à peine croisé et d'autres que vous ne connaissez même pas, viendrez vous tourmenter ?

Il voulait sa preuve que nous étions bel et bien réel après tout non ? Quoi qu'il en soit, il s'était contenté de m'écouter, tout en ramassant l'orange de Sebastian qu'il garda en main le tout avant de me regarder d'un air sceptique :

"Qu'en sais-je ? J'ai entrevu des gens qui ne représentent absolument rien à mes yeux, que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam ! Ils se déplacent, ils font des choses étranges, et ils cherchent bien souvent à me blesser, pour une raison qui m'échappe."

Là ce fût à moi d'être sceptique. Les apparitions, n'avaient pas eu l'air de nous être hostile. Mais à lui en revanche si. Après quoi, il voulait me faire croire que non seulement il ne les connaissait pas, mais qu'elles s'attaquaient à lui pour une raison totalement inconnue. Me prenait-il donc pour une idiote ? Si cela venait de ses préjugés sur les femmes, j'allais me faire une joie de les lui faire ravaler. Mais à ma manière. Sans forcément user de violence. Je n'étais pas une combattante de base, j'étais une pacifiste, une diplomate. Même si je n'hésitais pas non plus, à utiliser la force quand je le jugeais nécessaire. Je suivis du regard l'orange qu'il lança en l'air avec une expression pensive. Manifestement, il semblait à son tour réfléchir à ce que je venais de lui dire :

"Un homme en scaphandre, vous dites ? Il serait à l'origine de votre enlèvement ? Dans l'éventualité où je vous croirais, je pourrais vous annoncer que j'en ai déjà rencontré. Ils sont au nombre de quatre et viennent lorsque..."

Lorsque quoi ? J'avais beau être patiente, lorsqu'il s'agissait d'informations que j'estimais capitale, l'on ne pouvait pas réellement dire que j'étais une adepte des long silence dramatique. Plus rapidement l'on me donnait les informations, et plus vite je pourrais en faire part aux autres afin que nous commencions à chercher une solution. Hors à voir son regard qui s’assombrissait, l'importance était justement capitale :

"Ça ne sert à rien d'en parler. De toutes façons, nous sommes condamnés ici." il esquissa un sourire à la fois résigné et désinvolte. Si lui partait du principe qu'il allait passer l'éternité ici, ce n'était nullement mon cas. Qu'il se prenne ne serait-ce que la moitié des tuiles divines qui nous étaient tombé dessus à ma famille et moi, ces deux dernières années, et l'on en rediscuterait

"Sachez en tous les cas que je connais Halloween de par mes origines écossaises, même s'il est vrai que je ne l'ai jamais particulièrement fêté."


Information, pour le moins inintéressante à mes yeux. Mais cela je le gardais pour moi. Je n'avais jamais été une grande bavarde de toute façon. Je préférais souvent garder les choses pour moi, plutôt que des les exprimer à haute voix. Sans doute cela venait-il du fait, que nous n'avions nullement le besoin de nous parler avec mon frère. Nous, nous transmettions des images, via notre lien, ou bien utilisions le mode de communication commun à toute la famille divine à savoir la télépathie. Parfois, il s'agissait également d'émotions. J'étais l'empathe, mais notre lien était fait de tel sorte que mon frère pouvait également ressentir mes émotions, tout comme il pouvait les apaiser. Aussi, étais-je généralement plutôt avare de paroles :

- On est jamais condamné nul part. Qui que soient ces hommes scaphandre il est hors de question que je les laisse gagner répondis-je simplement

Durant notre conversation, il s'était installé sur le grand divan qui occupait toute la pièce et continuait de lancer et rattraper l'orange. Avant de désigner le mur auquel j'étais adossé, les bras toujours croisé. Me décalant, et me retournant je pouvais voir graver sur la palissandre en bois une quantité surprenante de traits. Plus d'une centaine, à vrai dire

"Ces marques représentent mon temps passé à bord du Nautilus. Pensez-vous qu'il s'agisse de jours, madame ?" Dit-il sur un ton provocateur "Je ne défigurerais pas mon cher argonaute pour une centaine de journées."

Si cela l'amusait de croire qu'il n'y avait aucune solution grand bien lui fasse. Mais pour ma part, je restais persuadé du contraire. Il y avait toujours une solution, même quand la situation semblait totalement désespéré. Face à famine, ou bien à Théménos, face à l'insupportable progéniture de Poséidon, à Meduse, ou bien Poséidon lui même. Que l'on soit envoyé deux fois, dans un monde qui semblait crée de toute pièce, ou bien sur une planète inconnue privé de pouvoirs. Il y avait toujours une solution. Et je continuerais de la chercher, parce que je n'avais nullement l'intention de passer le restant de mon éternité cloîtré dans ce sous marin. J'avais un soucis avec tout ce qui avait rapport avec l'océan, je n'y étais pour rien, c'était entièrement la faute de Poséidon. Je me demandais même comment j'avais pu ne serait-ce qu'un jour le considérer comme un grand frère. Je supposais que c'était comme mon amitié avec Hadès, une erreur de jeunesse. Je reportais mon attention sur Jules Verne qui émit un ricanement sans joie le regard dans le vide. Puis il prit une boite de bois vernis posé sur la table devant le divan et l'ouvrit :

"D'ordinaire, les hommes fument et les femmes cousent, mais les circonstances étant ce qu'elles sont, je suppose que vous avez besoin d'un remontant pour affronter les temps à venir."

Il n'avait pas plutôt du Whisky ? Non pas que j'ai besoin d'un quelconque remontant, mais boire me donnait l’illusion que mes soucis allaient s'envoler. Et actuellement j'en avais plein en tête. S'il n'avait pas d'alcool, qu'à cela ne tienne je pouvais parfaitement faire apparaître une bouteille. Nous, n'étions plus à Storybrooke. Des hommes, en scaphandre rôdaient dans les parages, et des apparitions étrange se manifestaient au moment où nous, nous y attendions le moins. Alors le fait qu'il finisse par savoir que j'étais une déesse de cinq millions d'années très franchement, nous n'étions plus à une bizarrerie prêt.

J'allais d'ailleurs poliment refusé quand un appel mentale, perpétré avec autant de délicatesse qu'un troupeau de pachyderme me fit franchement grimacer. Aucun doute sur son auteur. Et de toute façon, si j'avais eu quelques doutes, sa voix les auraient rapidement balayé :

- Didi ça va ? Tu n'as rien ? Tu vas bien ?

- Tu ne peux pas être un peu plus délicat quand tu m'appelle ? Répondis-je avec hargne je vais bienrepris-je un peu moins brusquement, regrettant mon soudain emportement. Il s'inquiétait juste après tout, c'était légitime. On a atterrit dans le nautilus en compagnie de Jules Verne. Longue histoire. Et toi de ton côté comme ça se passe avec cette histoire de demi dieux ?

Pas de réponse, j'avais comme l'impression que mon frère éludait la question



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________________________________________ Mer 9 Nov 2016 - 14:35

« Permettez-moi de vous présenter mon ennemi intime... »
...


La boîte de cigares était ouverte mais Diane Moon refusa d'en prendre un. Je haussai les épaules et laissai le coffret ouvert sur la table, au cas où quelqu'un d'autre en aurait souhaité un. Je me saisis d'un cigare et le lançai à l'homme qui avait l'air perpétuellement égaré.

"C'est comme fumer du carton. Rien n'a de saveur dans cet endroit, mais voyez cela comme un échange puisque je garde votre orange."

J'esquissai un sourire las et toujours assis sur le divan, je plongeai la main dans ma poche pour en sortir un couteau suisse. Il est toujours utile d'en avoir un sur soi. J'entrepris ensuite de couper l'orange en quarts, l'épluchai et en mis un morceau en bouche d'un air désabusé. Je m'apprêtai à mâchonner l'équivalent d'une chose insipide mais à ma grande surprise, une explosion de saveur à la fois sucrée et acide emplit ma bouche. Mes yeux s'écarquillèrent de surprise alors que je me laissais emporter par cette vague d'un goût unique et prononcé. La douleur que j'éprouvais au niveau de l'entrejambe parut même s'amoindrir, alors que quelques instants plus tôt, je m'interrogeais sérieusement sur l'éventualité d'y poser quelques glaçons. Quoi qu'il en soit, la saveur de l'orange me fit oublier tout le reste pendant quelques secondes. Cela faisait si longtemps que je n'avais plus rien éprouvé de semblable... C'est dire à quel point mon existence était sinistre et ridicule. Etre ému à ce point par une vulgaire orange !

"Je vous crois, désormais." articulai-je dans un souffle.

Je me redressai sur le dossier du divan et les observai l'un après l'autre, prenant pleinement conscience que j'avais devant moi de véritables personnes, et non pas des hallucinations. Je regrettais presque de les avoir agressées, même si je ne pouvais deviner leur véritable nature avant ce moment. Fallait-il que je refasse les présentations ou cela n'allait-il que renforcer une impression de ridicule ?

Je me levai d'un bond, grimaçant légèrement en sentant quelques picotements au niveau de mon pantalon. Peut-être éprouvais-je une certaine culpabilité à l'égard de ces personnes pour mon comportement antérieur, mais certainement pas pour cette brute de Neil Sandman. J'allais d'ailleurs m'employer à garder une certaine distance avec elle. A peine debout, Diane -la chienne- trottina jusqu'à moi, avide de caresses.

Je réfléchis quelques secondes et finalement, annonçai d'un ton sérieux :

"Suivez-moi, j'ai quelque chose à vous montrer."

Je pivotai sur mes talons pour emprunter la pièce suivante, sachant qu'on allait me suivre. Ils étaient tous avides de liberté, comme je l'étais à l'époque, avant que l'isolement ne me pousse au retranchement de la folie. Je passai rapidement le sas de l'escalier menant à la timonerie pour entrer dans le salon. Je le traversai sans un regard et utilisai le second escalier, arrivant au pont inférieur. Là, je me rendis à l'opposé des cuisines, dans un réduit relativement étroit et un peu moins éclairé que les pièces que nous avions visitées. Au centre se découpait un cercle assez large pour faire passer un homme, dans lequel une masse d'eau bouillonnait furieusement.

"Voici le sas de plongée." expliquai-je d'une voix éteinte, en fixant les vaguelettes d'eau bleutée, presque hypnotisé. "J'ai déjà essayé de sortir du Nautilus par tous les moyens possibles et imaginables. Les portes menant à l'extérieur son factices, elles ont été forgées directement dans la tôle du submersible. Les vitres sont incassables, telles que je les ai imaginées, à mon grand regret. Quant à ce sas..."

Je n'achevai pas mes paroles et enjambai le cercle d'eau bouillonnante pour m'y retrouver enfoncé jusqu'aux chevilles. Je lançai un regard désabusé au triste équipage qui m'accompagnait.

"Il est factice, lui aussi. J'ai essayé plusieurs fois de l'emprunter, sans combinaison puisqu'il n'y en a nulle part, sachant très bien que j'allais mourir dans l'océan, mais je préférais encore cette triste fin à une éternité de solitude. Il est impossible de sortir de cet endroit. Je crains que le Nautilus soit notre dernière demeure."

Je pris appui sur le rebord du sas afin de m'en extirper, et tous purent constater que le bas de mon pantalon ainsi que mes chaussures n'étaient nullement trempés.

"Cela fait cent onze années que je cherche à comprendre. Cent onze traits gravés sur le mur de la bibliothèque." dis-je avec un pâle sourire désespéré. "Nous sommes dans une tombe flottante sans possibilité de reposer en paix."

Je posai les yeux sur la jeune fille rousse qui avait l'air terrifié et m'approchai d'elle en réalisant un peu tardivement que je ne portais pas de chapeau. Je n'en voyais pas l'utilité puisque j'étais seul à bord depuis des lustres. Ma main s'était levée machinalement pour l'ôter et retomba le long de mon corps. Baissant le regard sur la pâle demoiselle qui me faisait face, je remarquai des traces de griffures sur son bras.

"Avez-vous déjà été confronté à vos propres apparitions ? Je gage que oui, autrement certains d'entre vous ne seraient pas aussi terrifiés."

Je jetai un coup d'oeil au seul homme présent en dehors de moi, qui avait l'air perpétuellement anxieux. Je lisais dans ses yeux qu'il avait eu extrêmement peur et qu'il craignait toujours le pire. Aussi je sortis un petit carnet de ma poche et l'ouvris d'un geste impatient.

"J'ai remarqué deux sortes d'hallucinations. Il y a dans une première catégorie celles matérialisant des souvenirs. Il est inutile de les combattre d'une quelconque façon, elles gagnent toujours. Elles n'obéissent à aucune logique et apparaissent comme des revenants."

Un frisson imperceptible parcourut mon échine en entendant des sanglots étouffés dans mon dos. Ma mâchoire se crispa. Bien entendu... toute l'ironie de la chose était là. Plus mes pensées étaient focalisées sur les apparitions, plus elles risquaient de se manifester. Je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir ce qui se tenait derrière moi, recroquevillé avec un bateau cassé à ses pieds.

"Le mieux à faire concernant ces hallucinations, est de les ignorer ou pour les plus dangereuses, de les fuir." poursuivis-je plus fort afin de couvrir les pleurs dans mon dos. "Quant à la seconde catégorie, il s'agit de manifestations se nourrissant de nos peurs les plus primales et intimes. Elles sont paradoxalement plus faciles à affronter. Croyez-en mon expérience."

Je refermai mon carnet dans un claquement sec et le rangeai à sa place. Après quoi je proposai avec un sourire forcé :

"Bien, à présent que vous savez tout, souhaitez-vous vous désaltérer ou manger quelque chose ? Ecouter de la musique, lire ? Je crains fort qu'il n'y ait rien d'autre à faire. J'ai épuisé le stock d'occupations depuis une bonne cinquantaine d'années. J'espère que notre cohabitation se passera bien. En tous les cas, si ça peut vous rassurer, je n'essayerai plus de vous électrocuter."

Un sourire tressauta au bord de mes lèvres. Un peu d'humour ne pouvait pas faire grand mal.

"Si en retour, vous vous comportez convenablement." ajoutai-je en coulant un regard oblique en direction de Neil Sandman.

En vérité, il me tardait de quitter cette pièce et de ne plus entendre les sanglots de cet enfant. Cela faisait plus d'un siècle qu'il se manifestait et je devais admettre que j'en étais plus lassé qu'effrayé. Aussi je saisis délicatement la main de la demoiselle rousse effarouchée et l'entraînai vers l'escalier.

"Les présentations n'ont pas été faites dans les formes, j'en suis profondément navré. Je suis Jules Verne, romancier, dramaturge et explorateur de l'imaginaire. Pourrais-je savoir à qui ai-je l'honneur, mademoiselle ?"

Peut-être étais-je un peu grandiloquent dans les formes, mais le fait d'entretenir une conversation civilisée avec une charmante jeune femme m'apparaissait comme une chance de me souvenir de mon existence passée, lorsque j'étais encore un homme libre et non un prisonnier.


crackle bones

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Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots.
Envole-moi, envole-moi. Loin de cette fatalité qui colle à ma peau.
J'ai pas choisi de vivre ici entre l'ignorance et la violence et l'ennui.
J'm'en sortirai, je te le jure. A coup de livres, je franchirai tous ces murs.
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Sally Pumpkin


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________________________________________ Mer 9 Nov 2016 - 21:54


 
le requiem des oubliés
 Je suis montée trop haut, allée trop loin, je ne peux plus retourner d'où je viens
 
 


 

"Les présentations n'ont pas été faites dans les formes, j'en suis profondément navré. Je suis Jules Verne, romancier, dramaturge et explorateur de l'imaginaire. Pourrais-je savoir à qui ai-je l'honneur, mademoiselle ?"

Paniquer, c'était l'heure de paniquer. Jules Verne face à moi. Me saluant. Dans un sous-marin simplement issu de son imagination. Je le savais, mes yeux écarquillés prouvaient une surprise que je tentais vainement de cacher mais face à un tel homme, je ne pouvais m'empêcher de trembloter. Il devait être mort, enseveli sous la terre, le coeur vide de toutes émotions, et il se tenait là en bonne et due forme comme je pouvais voir Sebastian, ou encore Robyn. Il était vivant, et si rencontrer une personne de tant d'importance me comblait, la savoir en vie après sa dite mort n'avait rien de rassurant. Je restais bouche bée, incapable d'émettre une syllabe ou même un son ayant du sens. Abasourdie. Je ne pouvais pas y croire, et il fallait pourtant m'y résigner. Cet homme était là, devant moi, et s'il se présentait comme tel je devais l'accepter.

▬ Enchantée monsieur Verne. Oh, hum. Sally, Sally Pumpkin.
- Pumpkin... cela veut dire 'citrouille', si je ne m'abuse? Voilà un nom fort rare et original, qui se marie à merveille à l'ambiance en ce jour d'Halloween. Je suis enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle.

Je jetai un coup d'oeil inquiet à Diane, que diable devais-je faire après cela? Me courber comme il le faisait à l'époque, lui tendre ma main pour qu'il y dépose ses lèvres, ou encore tout bêtement lui serrer la main. J'optai pour ne rien faire, me contentant d'un large sourire béat, prouvant mon certain émerveillement. Jules Verne. Je répétai ce nom inlassablement dans mon esprit, en espérant pouvoir trouver raison et logique à ces récents événements qui me tombaient sur la tête. Si j'avais pu croire en un tour tordu de mon père, cela me paraissait désormais impossible. Mes jambes avaient cessé de frémir, et mon corps n'était plus secoué de spasmes troublants. Quelle sensation étrange que d'avoir été électrocuté par Jules Verne. Jules Verne. Jules Verne. Si je le pouvais, je l'aurais répété cent fois sans ne jamais y croire. Et quand je le regardais, tout semblait si réel. Sa peau, ses yeux, ses cheveux, chaque geste et chaque parole étaient vivants. Il était vivant, je ne pouvais continuer d'en douter sous risque de l'offenser à l'analyser comme une bête de foire. Laissant traîner mes doigts sur les pans de ma robe, pour les triturer nerveusement, mon regard rivé vers le sol, je n'osais me faire remarquer. Les dangers décrits plus tôt me donnaient des frissons rien qu'à les imaginer. Et si cet homme se voulait rassurant, l'apparition d'un prétendu mort ne faisait que m'angoisser davantage. Ce que je n'osais avouer évidemment. Lâchant un soupir d'exaspération face à mes idées, mes doutes et mes hypothèses insensées, je me forçais à accepter la situation.

▬ Vous voulez dire qu'on est coincé ici... Pour l'éternité? , je devais l'avouer l'idée de ne pas retourner à Storybrooke avait ce quelque chose d'enthousiasmant. Mais si je redoutais Storybrooke, c'était simplement car j'appréhendais l'inconnu et rien ne m'était plus inconnu que ce sous marin dont j'ignorais tout.
- J'en ai bien peur, oui. N'ayez crainte, tant que vous resterez auprès de moi, je puis vous assurer qu'il ne vous arrivera rien.

J'étais flattée, je l'avouais et si je voulais le cacher, mes pommettes enflammées trahissaient une quelconque ardeur. Passant brièvement ma main sur mes joues rougies, j'esquissais un faible sourire à l'auteur. Trop charmant ce français. Il répondait d'un sourire tout aussi confiant. Rassurant, enfin. Nous intimant d'un geste de la tête, il désignait le sofa où je pouvais tranquillement m'installer. Décidément, il savait me parler. Timidement, pour ne pas changer les habitudes sûrement, je venais doucement m'asseoir dans un coin. Ne pas faire de place, me taire, et rester invisible c'était ce qu'on m'avait appris.

"J'ai eu beaucoup de difficultés à accepter cette situation, mais les calculs sont malheureusement exacts. J'espère que ma compagnie ne vous sera pas trop pénible."

Les calculs étaient exacts. Il n'y avait plus à espérer, c'était vain et idiot. J'allais mourir dans ce sous-marin. Je ne savais si cela était réjouissant par le fait de mourir accompagnée de personnes avec qui passer mes derniers jours, ou si je préférais laisser une dernière chance à Storybrooke. Dans les deux cas, mon avenir était misérable. Quant à la compagnie de Jules, elle me plaisait. Il était charmant et doux, un traitement qu'on ne m'avait réservé depuis longtemps. Diane avait bien tenté de me calmer, mais je devais avouer que seul ce personnage habitué à cet espace des plus étranges me rapportait un brin d'optimisme. Au moins, quelqu'un ici savait se repérer. Se voulant toujours aussi réconfortant, il finit par nous dévoiler un large panel duquel on pouvait voir la beauté de l'océan. C'était beau et terrifiant. J'étais perdue dans un espace restreint et confiné dans les bas-fonds de l'océan. Nous étions tous perdus. Je levai immédiatement les yeux vers le plafond comme si ne pas voir les poissons défiler me ferait oublier cette réalité. Et je m'en serais contentée, comme je me contentais de tout, si je ne sentis pas une main se poser sur la mienne. Saisissant mes mains, et s'agenouillant face à moi, il était là. Avec ce sourire que je ne connaissais qu'assez pour trouver sa lueur des plus plaisantes. Plantant son regard dans le mien, je m'efforçai d'ignorer cela et de le prendre pour un simple comique de gestes. Mais non. Sa voix résonna alors dans mon esprit encore tourmenté.

"Regardez moi, s'il vous plait."

Je plongeais mon regard dans le sien, ne pouvant masquer un sourire amusé. Ca me semblait si intime de regarder quelqu'un dans les yeux que le faire me semblait chose importante dont, pour dédramatiser, je devais sourire. Je le laissais alors exprimer son point de vue d'auteur marquant de son siècle et des siècles à venir, sachant pertinemment qu'il serait sensé.

"Il ne faut pas craindre les profondeurs. L'océan ne vous veut aucun mal. Cela prouve que nous sommes quelque part, que nous faisons toujours partie du monde, de notre planète bleue."

Nous sommes quelque part. Mais où? Si toutes mes peurs avaient pu répondre quelque chose de logique pour faire comprendre cette subite inquiétude, je les avais tues. Jouer la jeune fille en détresse me donnait l'impression d'être une fille idiote n'existant que par ses jérémiades, ce que je refusais. Surtout devant Robyn, dont j'avais déjà aperçu une pointe de sarcasme. Si je n'osais l'avouer, je craignais une quelconque remarque de sa part. Va voir ce qu'elle aurait pu dire avec Jules Verne à mes pieds... Je ne jetais qu'un bref coup d'oeil à cette jeune femme délirante, avant de ramener anxieusement ma chevelure nouée sur mon épaule. Ca devenait gênant. Jules Verne, mon dieu. Je devais rêver. Mes mains tremblotaient encore très légèrement dans les siennes. C'était un grand moment. Ou juste un rêve idiot où Dumbledore ferait son apparition pour me proposer d'adopter un chiot. Je sentis alors son regard remonter de mes mains jusqu'à mon avant bras griffé. Il fallait toujours que quelque chose vienne gâcher mes beaux moments.

"Souhaitez vous un peu d'alcool? Pour vos plaies, je précise. Loin de moi l'idée de vouloir vous griser."
▬ Oui, s'il vous plaît. Merci pour toutes vos attentions. ,

Il sourit encore une fois malicieusement. Je me demandai parfois, et même souvent si les gens me traitaient comme une enfant. Et là plupart du temps, c'était le cas. Mais cette fois, je n'avais pas l'impression d'être une petite fille. Juste une jeune femme qui avait besoin d'aide. Etait-ce si grave d'avoir besoin d'aide? D'avoir peur? De ne pas être habituée à ces péripéties illogiques? Venant d'une poupée, il serait mal vu de critiquer le manque de logique des événements, mais j'avais peur. Et la seule chose qui me rassurait là, à ce moment, c'était Jules Verne, une personne sensée être décédée depuis plus d'un siècle. Je n'eus à peine remarqué le départ de mon interlocuteur qu'il revenait accompagné de coton et de whisky. Je n'avais profité de son temps d'absence que pour observer Neil, et nos autres acolytes, avec un léger sourire. Je devais l'avouer, Jules Verne était charmant et je peinais à croire le comportement que la jeune brune avait eu à son égard. Qu'avait-il bien pu faire de si mal? Nous électrocuter certes, mais n'était-ce pas déjà pardonné?

"Ca risque de piquer un peu."

Je n'avais peur de picotements, ce qui me faisait peur c'était les raisons qui me forçaient à utiliser l'alcool pour mes bras. Il tapota tendrement les marques qui couvraient mon bras, et m'apprêtant un quelconque picotement. Je ne ressentis rien. Un Whisky factice dus-je en déduire. Pas de goût, pas d'odeur. Sans importance, sans plaisir. Ce que je plaignais le plus chez ce cher Jules enfermé c'était cette privation de plaisirs. N'était-ce pas le bonheur? Une succession de petits plaisirs? Quelques heures plus tôt, j'étais en larme, le bras rouge et la tête vide d'espoirs. Là, j'étais en quelque sorte heureuse. Rien n'avait d'importance, pas même le fait d'être coincé ici pour l'éternité. Jules me sortit alors de ma rêverie:

"Avez-vous besoin d'autre chose, mademoiselle ?
▬ Rien, merci infiniment. Je ne saurais vous importuner plus longtemps.
- En aucun cas vous ne m'importunez."

Je souris. Cette façon de me parler était agréable, et je me sentais enfin vivre à l'heure où l'on annonçait pourtant ma mort. Mais au moins dans ma tombe, j'emporterais ces moments passés en la compagnie quoique surprenante de l'auteur et de tout le petit groupe farouche qui s'était formé. Je me décidai finalement à observer ce vaste océan que nous dévoilait le panel. Le grand brun s'assit à mes côtés, admirant avec moi un banc de poissons clown qui passait.

"Voyez, l'océan n'a rien d'effrayant. Il est même merveilleux si vous vous laissez emporter par ses fantaisies."

Je sentis presque ma main toucher la sienne, toutes deux mollement posées sur le sofa. L'océan me paraissait alors merveilleux. Vraiment, qu'importe les problèmes qui allaient suivre. J'avais enfin une relation saine avec un être humain. Etre humain dont je touchais presque la main d'une façon qui se voulait anodine. Baissant les yeux, j'observais l'espace entre nos doigts puis relevais le visage pour contempler ces va-et -vient des habitants des profondeurs sur le panel. Ca restait effrayant. Mais moins. C'était merveilleusement effrayant.

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Sebastian Dust


« Tu aimes les cacahuètes?
On aime tous les cacahuètes! »


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________________________________________ Jeu 10 Nov 2016 - 1:14






Arrêtes-tu de croire en la Lune...

« ... parce que le Soleil se lève ? »


Ils n’étaient pas encore partis de la pièce que déjà Sebastian ne les regardait plus. A dire vrai, son regard balayait depuis leur entrée dans cette pièce les très nombreux livres présents tout autour d’eux ; certains semblaient écrits en d’autres langues pourtant il les comprenait sans avoir à faire d’effort. Ellie aurait été ravie de se trouver là, elle qui aimait tant dévorer les pages de ses romans… Il déglutit en pensant à son amie qu’il n’avait pas vu depuis quelques temps, se promettant intérieurement d’aller réparer cette erreur dès que possible. Peut-être que cette aventure au sein de ce qui semblait être le Nautilus lui plairait, elle qui semblait beaucoup apprécier Jules Verne. Que dirait-elle si elle apprenait qu’ils s’étaient rencontrés ? Décidément, il se passait des choses bizarres depuis qu’il avait rencontré les « dieux » et ça n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter de sitôt… Puisqu’apparemment, même son futur était lié à leur histoire.

Il ignora les autres personnes en train de discuter entre elles pour longer tranquillement les divers étalages et rayonnages, s’approchant doucement de la petite apparition en train de sangloter sur le sol. Michel. Le même petit garçon. La même petite marinière d’une époque passée. La même attitude recroquevillée en tenant un bateau de nouveau brisé ; pourtant, la déesse ne l’avait-elle pas réparé précédemment ? Il semblerait que non. Ou alors, que la chose ne recommence comme leur avait expliqué du bout des lèvres leur hôte. Dans tous les cas, cela n’empêcha pas Sab de s’accroupir près du garçonnet en train de pleurer, posant un genou sur le tapis, afin d’essayer capter son attention.

Les petits yeux clairs finir par se lever dans sa direction, embuées de larmes ayant rougi sa peau, et il ouvrit la bouche sans parvenir à dire quoi que ce soit d’autre qu’un couinement désappointé. Le gardien attendit, patiemment, lui laissant le temps de s’habituer à sa présence avant de lever sa main devant lui : une spirale de sable dorée vint s’y nicher, tournoyant sur elle même avant qu’il ne la « lisse » du plat des doigts et qu’elle ne prenne peu à peu la forme d’un bateau similaire à celui brisé en deux. Ce dernier resta entre eux, attirant le regard de l’enfant quelques instants. Trop courts. Ce dernier dévia rapidement de nouveau sur Sebastian.

« Il est très beau votre bateau, monsieur mais… C’est celui-là que je voulais offrir à papa… »

Il souleva chaque morceau de bois brisé et les serra en se mettant à trembler, les ramenant contre lui sans faire cesser les larmes qui coulaient de ses joues. Une véritable petite fontaine de tristesse. Le gardien laissa le navire voguer tranquillement sur une mer imaginaire autour d’eux, tendant la main pour effleurer le poignet de Michel afin d’attirer son attention. Il exerça une simple pression, attendant progressivement que les gros pleurs s’amenuisent dans des hoquets irréguliers. Les enfants n’étaient pas toujours capables d’entendre quelque chose quand ils s’enfermaient dans une bulle de terreur, alors mieux valait les aider à se calmer un peu avant. Le contact de Sab avait cette étrange vertu, sans doute un héritage des songes qu’il représentait ; Louise lui avait déjà dit qu’elle se sentait apaisée en sa présence. Rassurée.

Peu à peu, une silhouette se dessina à la place du bateau, représentant un homme qui levait son chapeau haut-de-forme comme on le ferait de cette époque. Il était grand, bien habillé, avec une cane et une moustache. Puis des lunettes vinrent se poser sur le nez de la figurine, avant qu’il ne s’épaississe dans un personnage plus enveloppé. Des points d’interrogations apparurent tout autour, tandis que Sebastian surveillait la moindre réaction de l’enfant. Plus petit. Un autre chapeau. D’autres vêtements. Des cheveux longs. Des cheveux courts. Un smoking. Ou bien un habit de chasse. N’importe quoi qui pourrait l’aider à comprendre à quoi ressemblait ce père que Michel semblait tant décevoir. C’était fou comme il n’eu pas besoin d’explications ou de paroles pour comprendre de quoi il était question, fixant avec toute la surprise du monde le sable se mouvoir avec une aisance éternelle pour créer et créer encore. Parfois il secouait la tête, attendant de voir le tableau suivant pour à nouveau vouloir changer quelque chose. Il s’était arrêté de pleurer, intrigué, émerveillé. Un nouveau jeu.

Un jeu éphémère cependant tandis que l’abattement remplaçait une nouvelle fois la surprise sur son visage. Ses lèvres se mirent à trembler quand il murmura, plus pour lui-même :

« Ca ne sert à rien de toutes façons… »

Michel renifla bruyamment en resserrant sa prise sur le bateau brisé, avant de soudain baisser les yeux vers le jouet puis de les remonter vers Sab. Le bateau. Sebastian.

« Peut-être qu’il ne le cassera pas si c’est vous qui le lui donnez… » Enonça-t-il, réfléchissant à voix haute. « Vous voudriez le réparer ? Vous pourriez ? Je… Je ne sais pas comment faire… »

La demande surpris le gardien, qui haussa les sourcils en penchant la tête sur le côté. Le donner ? A un adulte ? Lui qui avait passé des siècles à n’être visible que par les enfants de tout âge devait affronter le poids de la maturité ? Sans doute. Après tout, combien d’entre eux se servaient de lui comme dernier rempart face à la dure réalité de leur famille. Combien pleuraient ou se libéraient en sa présence, profitant de la paix qu’il était capable de leur apporter quand tout prêtait à se terrer au fond d’un placard. Ils n’étaient pas tous comme ça, heureusement. Mais ceux qui devaient vivre avec ça étaient sans doute les plus attachants… Comme Michel en face de lui, qui lui tendit l’épave en sanglotant.

Sab n’était pas un faiseur de miracles. Il n’avait pas de vertus éternelles, mais s’il pouvait – même pour quelques secondes – apporter un peu de réconfort alors il n’hésitait pas. Son sourire revint sur son visage, un peu plus large cette fois, alors qu’il attrapait l’une des voiles tombées pour correctement la tendre au bout du mât. Il aurait pu le réparer avec le sable, simplement claquer des doigts et laisser la magie opérer le reste. Mais c’était en faisant qu’on apprenait : comment le garçon aurait appris à réparer un jouet s’il n’avait pas les moyens de le faire ? C’était comme apprendre à voler à un poisson, parfaitement inadapté. En lieu et place, le gardien désigna le ruban qui maintenait le haut de la marinière de l’enfant et attendit qu’il ne hoche la tête pour la faire doucement glisser hors du tissu. Le ruban voleta jusqu’à sa main avant qu’il ne le passe autour de la coque brisée, faisant soigneusement un nœud en montrant à Michel comment faire pour bien le maintenir.

Une minute. Une simple minute de création qui termina de faire disparaître toute trace de pleurs.

« Merci beaucoup, monsieur ! » S’écria le gamin, séchant ses larmes d’un revers de poignet sans même s’en rendre compte.

Il se leva d’un bond et le gardien le suivi, époussetant ses genoux et son manteau turquoise avant de glisser les boîtes de gâteau dans sa poche. Le petit garçon regarda le navire réparé avant de prudemment le tendre à Sebastian : visiblement, il avait peur de le briser dans un mauvais mouvement. Ayant un hochement de tête respectueux, il le prit dans l’une de ses paumes et laissa l’autre se faire attraper par le garçonnet sans honte aucune. Ce dernier s’engagea alors en direction des escaliers puis, une fois en haut, entra dans le salon en ralentissant l’allure.

Ils s’arrêtèrent quelques pas après l’entrée, retrouvant alors monsieur Jules Verne et la jeune Sally devant une grande vitre circulaire. Celle-ci leur renvoyait l’image bleuté d’un fond marin plongé dans le calme, quelques poissons passant parfois tout près avant de s’enfuir à toute vitesse de leurs petites nageoires. Sab déglutit en constatant qu’ils se trouvaient bel et bien dans un endroit clos, étriqué, au milieu de l’océan dans lequel on ne pouvait aller. D’un côté, tant mieux puisqu’il ne savait absolument pas nager. Mais de l’autre… Michel le tira de son observation en prenant une grande inspiration décidée mais soudain, il senti un vide dans sa main. Baissant les yeux, le gardien constata alors que le garçon avait disparu ! Avait-il eu trop peur de la suite ? Avait-il eu trop peur de…

Jules se releva et croisa le regard de Sebastian, lui adressant un coup d’œil suspicieux. Il était venu ici. Il l’avait amené ici. Il lui avait dit qu’il devait offrir le bateau à son… père. Son père. Il n’y avait qu’une seule personne dans cette pièce qui pouvait correspondre à cette définition – lui n’avait pas d’enfants, pas à sa connaissance en tout cas. L’écrivain le lui confirma malgré lui en baissant les yeux vers le jouet raccommodé puis les remontant pour affronter son regard gris bleu.

« Que pensez-vous faire avec ça ? »

Le ton était froid. Peu amical et sûrement pas enclin à la discussion ou aux questions. Sab fixa encore quelques instants l’endroit où le garçonnet se trouvait quelques secondes auparavant, déliant ses doigts un peu engourdis. Il y eu un silence, aussi long qu’à l’accoutumé, avant que les lettres dorées ne s’intercalent entre eux pour formuler sa pensée :

« Michel voulait vous le donner. Nous l’avons réparé. »

Il tendit le bateau devant lui, entre eux, mais ne le lâcha pas pour autant. Pas tout de suite. Pas avant d’être sûr que Jules Verne n’allait pas remettre un coup dedans et le briser à nouveau. S’il y avait bien une chose que le gardien de l’imaginaire détestait, c’était qu’on s’en prenne aux jouets des enfants. Encore plus quand ceux-ci avaient été réparés par leurs soins et qu’ils partaient d’une bonne attention. Que cet homme essaye ne serait-ce que de songer à le lancer parterre et il entendrait parler de lui. Dans tous les sens du terme.

Passé la première surprise de découvrir l’étrange pouvoir de son vis-à-vis, l’homme cligna plusieurs fois des yeux pour se ramener à la réalité. Il ne fit pas de commentaire sur cette aptitude et Sab lui en fut presque reconnaissant ; il n’aimait pas tant que ça mettre les gens mal à l’aise. Ca l’inquiétait en retour et le cercle vicieux commençait toujours à partir de là.

« Que voulez-vous que j'en fasse ? Il est cassé. De toute manière, cet objet n'est qu'une manifestation d'un souvenir fantôme. Il ne sert à rien de remuer le passé. »

Il balaya cette histoire d’un revers de la main avec tellement de nonchalance, gardant une expression à la fois soucieuse et sévère, que le gardien ne le cru qu’à moitié. Il y avait quelque chose. Quelque chose d’important derrière ce simple souvenir. Si cela faisait près d’un siècle qu’il était ici et que l’apparition revenait sans cesse, ce ne pouvait pas n’être qu’un hasard. Tout ce temps, n’aurait-il pas pu accepter ce bateau ? N’aurait-il pas compris qu’il était pour lui ? Vraisemblablement que si. Alors… Pourquoi est-ce que Jules Verne avait l’air si révolté de toucher à ce jouet ?

Ou bien son expression interloquée venait-elle d’autre chose ?

Sebastian constata que le regard de leur hôte venait de changer radicalement en voyant quelque chose derrière le marchand de sable.

« Grands dieux… Jamais encore je n’avais vu une telle… Hallucination. Elle n’est certes pas la mienne ! »

Le gardien se retourna vivement, prêt à toute éventualité… Sauf à celle de découvrir JUDAH entièrement nu sur le fauteuil situé juste devant l’harmonium. Pas très loin d’où il se trouvait, avant qu’il ne sursaute devant une telle vision inconvenant pour reculer légèrement. Qu’est-ce que… Qu’est-ce que c’était que ça ?! De toutes les personnes que pouvait porter cette Terre et le fond des mers, voilà que c’était une dont Sab se serait bien passé qui venait faire son show ! Leur dernière rencontre avait été haute en couleur, entre le baiser et le reste pour finir par le pousser dans une brume mortelle d’où il était revenu avec une rousse flamboyante… Il préférait ne plus trop avoir à se frotter à ce personnage. Alors pourquoi diable était-il là et dans le plus simple appareil ?!

« Oh… Sebachou. » Déclara-t-il d’une voix suave. « Tu m’as tellement manqué. Quand je t’ai entendu jouer Au Clair de la Lune tout à l’heure, tu as provoqué un grand bouleversement en moi. »

Pardon ? C’était pas Artémis, la déesse de la Lune ? Non parce que là, clairement… Sab déglutit en le voyant soudain se lever, exposant sa nudité outrancière à leurs chastes regards. S’il avait pu, il aurait plaqué ses paumes devant son visage pour ne pas avoir à regarder une chose pareille ! Mais il n’eu pas vraiment le temps en constatant que c’était bien vers lui qu’il se dirigeait, sentant soudain deux mains attraper sa taille pour le soulever et le plaquer contre l’harmonium. Des notes gravissimes, dignes d’un film d’horreur, s’échappèrent des tuyaux métalliques et emplirent la pièce d’une aura aussi lugubre que grotesque tandis que le gardien prenait appuie sur le clavier pour ne pas basculer. Mais qu’est-ce qu’il faisait ?! Et pourquoi le regardait-il de cette manière ? Qu’avait-il consommé pour oser le…

Quand il s’attaqua à sa ceinture pour la défaire, Sab devint livide en comprenant ses intentions. Il leva les bras pour se débattre, repoussant les mains de Judah qui agrippa son veston et manqua de le déchirer sous la vivacité de ses gestes, faisant sauter deux des boutons qui roulèrent misérablement sur le sol. Qu’il cesse ! Qu’il arrête de le toucher de la sorte ! Qu’il arrête de le toucher tout court ! Le gardien ouvrait la bouche sans qu’aucun son ne sorte, évitant par pur instinct de survie un baiser non désiré en essayant d’aplatir son coude dans la figure de son opposant.

L’ennui ? Un dieu, c’était solide. (Pas d’arrières pensées, merci.)

Il plaqua ses mains de part et d’autre de son visage pour l’empêcher d’avancer, devant lutter pour parvenir à garder ses vêtements sur lui.

« Oh, sauvage avec ça ! J'adore ! » S’exclama le dieu des enfers, se fendant d’un sourire aussi amusé que passionné.

Est-ce qu’il était réellement fou ou bien quelque chose lui avait fracassé le crâne pour le rendre insupportable ? Etait-ce un moyen de se venger de l’étrange relation que Sebastian entretenait avec Hope ? Si c’était le cas, il passait volontiers son tour ! En plus ils allaient finir par abîmer l’harmonium à force de s’appuyer dessus. Le sable s’éleva autour de lui pour l’aider à se défaire de son assaillant, mais le gardien était tellement perturbé de se retrouver pris à parti par un homme entièrement nu qu’il peinait visiblement à agir correctement. Il ne perdait que trop rarement ses moyens quand il s’agissait de se défendre, mais il s’agissait d’une situation exceptionnelle. Une situation de crise. Un cataclysme ! Coincé dans un sous-marin ave un dieu en rut, qu’est-ce qu’il avait bien fait pour mériter ça ? Heureusement que Louise n’était pas là pour constater des dégâts… Quoiqu’elle n’aurait peut-être pas manqué de remettre Judah à sa place : dans son propre pantalon divin.

Ce dernier se redressa et Sab cru qu’il abdiquait, mais à la place il le poussa sur le côté et le fit chuter sur le tabouret renversé. Le contact du plancher tapissé n’avait rien d’agréable quand il se redressa sur les coudes, essayant de fuir et de s’éloigner le plus vite possible. Mais Hadès était déjà de retour, se faufilant jusqu’à lui en attrapant ses jambes. La force qu’il exerçait le maintint au sol contre sa volonté, ce qui agaça prodigieusement le gardien des rêves. Mêmes les volutes de sable s’agitaient dans tous les sens pour essayer de le chasser, sans y parvenir.

Judah lui retira sans ménagement l’une de ses chaussures puis sa chaussette et commença à lui… Lécher les pieds.
D’accord. Très bien. Là, il faisait une syncope.

« AU SECOURS ! »

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Neil Sandman


« Axel et ses biceps
en papier ! »


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________________________________________ Jeu 10 Nov 2016 - 10:43



« On peut braver les lois humaines ...

... mais non résister aux lois naturelles. »





    « Tu as déjà été enfermé avec un type ignoble et un chien qui bave sur ton visage ? Non ? Si tu rigoles, ou si tu te moques, je trouve le moyen de sortir d'ici dans la seconde et je t'étouffe avec un paquet de Curly ! »

    J'avais dit ça en murmurant, tandis qu'on se dirigeait nous aussi vers le salon. On aurait pu m'entendre, mais comme je marchais en fin de queue, ça devrait être bon. Et puis je le murmurai pour moi même, mais je le faisais aussi passé par la pensée pour Apollon. Qui lui avait la chance de ne pas se trouver là.

    « Non, mais je rêve ! Je rêve ! » m'exclamai-je un peu trop fort, en me rendant compte que Apollon dans ma tête, rigolait.

    « Pardon, c'était trop tentant. » me répondit-il une fois ses rires passées.

    La seule chose qui me venait à l'esprit, c'était que ce qui serait aussi trop tentant, c'était qu'une fois rentré, je pourrai lui faire bouffer son paquet de Curly !

    « Le type ignoble c'est Jules ? Didi m'a dit que vous étiez sur le Nautilus avec lui, mais je savais pas qu'il avait un chien. Il est beau ? Tu prendra des photos pour me montrer ? »

    Il parlait du chien ou du bateau ? A moins qu'il parlait de Jules, mais là s'en était juste écoeurant. Et puis si il voulait des photos, il n'avait qu'à se déplacer et les faire.

    « Mais vous êtes bloquées ? » me demanda t'il, se souvenant sans doute que j'avais précisé cela dans mon petit discours de coucou.

    « Bloquées oui. Enfin je crois. Je ne sais pas. On a nos pouvoirs, mais pas la téléportation. Mais ça va, c'est ordinaire. » pensai-je dans ma tête, sans parler à voix haute, car j'avais rejoins le groupe.

    « Bon alors, si j'ai bien compris, on a quatre types habillés bizarrement dont on voit pas la tête qui nous ont fait venir ici. Ils ne travaillent pour cet imbécile, mais ils viennent quand monsieur pouet. Enfin, je ne sais pas ce qu'il fait, car il n'a pas fini sa phrase, mais enfin bref. Il pouet. Si vous voulez que je le fasse finir sa phrase, il suffit de demander. »
    dis-je à Robyn, Sally et Diane qui étaient dans le coin de la pièce avec moi, tandis que Sébastian et Jules discutaient de l'autre côté.

    Autour de nous, c'était le salon. Il y avait au loin une petite bibliothèque. Pourquoi c'était la chose qui avait captivé mon regard ? Je m'en étais approché pour voir quels livres elle contenait. Il y avait entre autre du Shakespeare, du Victor Hugo, du Edgar Alan Poe... En gros que des livres de vieilles personnes ou d'Ellie. Je ne considérais pas Ellie comme une vieille fille, mais... elle avait des goûts qui n'étaient pas les même que les autres. Je me demandais encore comment qu'elle avait pu convaincre Anatole de lire certains de ces romans. Ah l'amour faisait tellement de dégâts. En parlant d'amour, enfin de... merde! De maître d'olympe, je m'étais adressé à lui par la pensée. Seulement lui pouvait m'entendre.

    « J'ai hésité à faire un trou dans la coque pour sortir, mais t'imagines si l'eau est froide ? Mieux vaut attendre. Et puis ça colle parfaitement avec la soirée que t'as prévu. On est dans le thème comme ça. D'ailleurs,t u ne m'as pas laissé le temps de te répondre hier. Mais j'accepte de venir. J'avais même trouvé un déguisement. Bien que j'aurai dû opter pour Cruella, vue que je pense que j'arriverai avec une fourrure si ce chien recroise mon chemin... »

    D'ailleurs où était le chien ? J'avais tourné la tête et j'avais croisé son regard. Il était, ou plutôt elle, vue que c'était une chienne, allongée sur un fauteuil, en train de m'observer en chien de faïence. Je l'avais foudroyée du regard avant de porter mon attention sur Sally.

    « Tu devrais te méfier de lui. Il n'est pas quelqu'un de très stable dans sa tête. Je l'ai vu à l'oeuvre avec une petite fille. Faut vraiment faire gaffe. »

    « Une petite fille ? Quelle petite fille ? » fit Jules abasourdi.

    « Vous ne parliez pas avec Sebastian ? C'est très effronté de couper la parole à quelqu'un, en ignorant la personne avec qui vous discutez. Mais si vous voulez une réponse, c'est : E... L... L... I... E... Ca vous dit quelque chose ? » lui répondis-je avec un grand sourire, tandis qu'une nouvelle personne nous avait rejoins.

    « Grands dieux… Jamais encore je n’avais vu une telle… Hallucination. Elle n’est certes pas la mienne ! » s'exclama t'il sans répondre à ma question.

    « Oh non... » ajoutai-je, en me tournant et en voyant qui nous avait rejoins.

    Instinctivement, je m'étais tourné vers Sally, qui ne devait pas encore avoir la grande chance de le connaître et je lui avais dit ce qui me semblait le plus logique.

    « Ne le regarde pas. Surtout pas. Si Jules est un dragueur, lui en est le roi. Et t'as même pas idée de ce qu'il est capable de te faire. »

    Je fus coupé par un bruit provenant de derrière nous. Quand j'avais tourné la tête, Judah avait plaqué Sebastian contre l'harmonium.

    « Tu vois ? Qu'est ce que je t'avais dit ! »

    Puis, je vis la pire chose au monde. Judah s'était mis à retirer les chaussures de Sebastian, puis ses chaussettes, avant de lui lécher les pieds... Une phrase m'était revenue à l'esprit, ou plutôt un mot : hallucination. C'était nous qui voyons ça, ou Judah était là et faisait n'importe quoi ? Il croyait voir qui ? Aphrodite ? Il était allé jusqu'à lui lécher les pieds ? J'avais posé ma main sur l'épaule de Sally, en tentant de me retenir de vomir. C'était trop là. Puis, j'avais regardé Diane.

    « Je propose qu'on enferme Judah et Jules dans une pièce et qu'on sorte d'ici. C'est trop écoeurant. »

    « Il est hors de question que je passe du temps avec ce monsieur. Laissons plutôt le muet s'en occuper. »

    « Ah d'accord, je comprend mieux... »
    murmurai-je en le détaillant de bas en haut.

    « Vous comprenez quoi ? »

    « Votre passion pour les femmes. »

    « Je vous demande pardon ? »

    « C'est simple pourtant. Quand un homme a besoin d'une femme, d'une maîtresse, d'une Ellie et de plein d'autres choses, c'est souvent ce qu'on appelle un gay refoulé. Vous ne réussissez à prendre votre pied avec la gente féminine, du coup vous essayez de le prendre avec quelqu'un d'autre. Peut être même avec un chien. » ajoutai-je en regardant la chienne qui avait levée la tête.

    Je l'avais vexée ? Puis, je m'étais tourné vers Judah et Sebastian. C'était pas que je n'avais pas envie de voir où ça aurait pu les conduire, mais il fallait stopper ça.

    « Bon ça suffit Hadès ! Couché ! »

    Et il s'exécuta. o_O J'en avais le souffle coupé. Je ne pensais vraiment pas que ça allait marcher. Alors oui, c'était bel et bien une hallucination. Il me fixa un instant comme si les lumières étaient en train de s'allumer dans sa tête, puis il désigné Sebastian à moitié débraillé par terre.

    « C'est ma femme ! J'ai un papier qui le prouve ! »

    Il en avait d'ailleurs sortit un papier d'on ne sait où, pour montrer qu'il était noté dessus qu'il était bel et bien marié à Sebastian. Je ne savais pas quoi dire, vue que mon estomac était encore tout retourné. C'était pas le papier qu'il sortait à chaque fois pour prouver à tout le monde que Merida, était bel et bien sa femme ? Que c'était une personne totalement stupide d'avoir accepté ? Enfin moi aussi j'aurai bien aimé avoir un chien... Mais pas un HadèsWouaf. Je m'étais tourné vers Jules et je lui avais adressé mon plus beau des sourires.

    « Je vais compter jusqu'à trois. »
    dis-je en souriant davantage. « A trois, je vous tue si je n'ai pas de réponses. La question est simple... pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

    « Que dois-je répondre à cela ? »

    « 1. » débutai-je.

    Il regarda vers Diane, cherchant de l'aide comme il pouvait. Je n'avais pas attendu pour prononcer le chiffre suivant. On était déjà à deux. Je réfléchissais déjà à comment le tuer.

    « Pouvez vous être plus claire dans votre question ? »

    « 3. » achevai-je en m'avançant vers lui d'un pas décidé.

    Il s'était reculé jusqu'à la paroi du sous marin et j'étais arrivé à sa hauteur. Il ne pouvait plus reculer le pauvre...

    « Madame, cela suffit. Ce n'est pas parce que vous êtes gorgée de pouvoirs que vous devez en abuser sur ma personne. »

    « Ah non, mais rassurez vous. Je vous déteste tellement que je ne comptais même pas les utiliser, pour que votre mort soit la plus lente possible. »

    « Mais que me reprochez vous ? »

    « Vous gâchez tout à chaque fois ! Que ce soit avec Ellie, quand elle vous retrouve enfin. Ou tout simplement le fait de l'avoir rencontré ! Ou que ce soit maintenant. Dès que vous êtes quelque part, ça n'arrête plus. Alors une bonne fois pour toute, comportez vous en adulte, pensez avez votre tête et non votre entrejambe et répondez simplement à la question. Pourquoi on est ici ? Pourquoi on ne peut pas partir ? Pourquoi il y a des gens qui apparaissent ? Et... pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

    Je lui avais tapoté plusieurs fois le torse en disant cela et sans ménagement. Il passa une main sur sa paupière.

    « Cessez de me postillonner dessus très chère. » dit-il d'un ton agacé.

    « Je vais vraiment me le faire. » ajoutai-je en regardant Diane, comme pour demander son accord.



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