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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
« Serez vous prêt à venir flotter en bas avec notre Clown ? »

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 La Montagne de Noël [Fe - Le Repas de Noël]

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Alexis E. Child


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________________________________________ Lun 19 Déc 2016 - 0:36




Christmas is all around us...


J’avais décidé de me diriger à mon tour dans le jardin. Après tout, Robyn avait préféré se débrouiller seule et j’avais écoutée Diane en sortant de la pièce pour respecter la volonté de ma colocataire. L’idée que Monsieur Jules Verne était resté ne me disait rien qui vaille mais bon… je n’allais pas le forcer à le suivre, je ne le connaissais même pas ce monsieur ! Le baiser d’Ellie vers Anatole m’avait poussé à sortir encore plus vite de là. Je ne savais pas quoi en penser. Anatole était fou d’elle c’était évident, il ne s’en était jamais caché, même pas quand elle était en petite fille ni la première fois que je l’avais rencontré dans les décombres du maison qui voyageait à travers le temps… Est-ce que les sentiments d’Ellie lui étaient similaires ? Je ne pouvais vraiment le dire mais je l’espérais… j’espérais sincèrement qu’elle ne faisait pas que jouer avec son cœur, il ne le méritait pas, c’était un type bien.

Dehors, je retrouvais Lily et Neil visiblement en conversation. J’hésitais à les déranger, mieux valait-il peut-être retourner à l’intérieur ? J’avais vraiment l’impression de trouver difficilement ma place avec tous ces rebondissements… je ne voulais pas tomber mal ou rompre un beau moment entre une mère et sa fille, c’était Noël après tout… Mais avant que je ne pu me reculer et repartir en arrière, Lily avait tourné la tête vers moi, suivi rapidement de sa fille et nous nous regardâmes en souriant. Je ne pouvais plus faire machine arrière, j’avais déjà tout gâcher, y’avait plus qu’à parler.

- Ça va les filles ? Il paraît que t'as fait une arrivée en grande pompe Neil... j'aurais bien aimé voir ça...
- Alexxx ! Tu viens prendre l'air avec nous ? Regarde ce que mon homme nous a amené. C'est un...

Elle avait tendu un bras hésitant vers le Tardis. Je la regardais d’un air appuyé en continuant d’avancer vers elles en prenant garde de pas m’enfoncer dans la neige. Avec les talons, c’était pas simple. Je devais l’aider à trouver le mot ou la lasser chercher ? Lequel était le plus sympathique ? Mais Lily trouva la solution à ce mystère avant moi :

- … Tardis !


Elle regarda Neil qui hocha la tête pour approuver, ce qui eut le don de me décrocher un petit rire.Je l’aimais bien Lily. Elle était toujours à l’ouest. Il le fallait pour être avec un type comme Elliot. Ne vous méprenez pas, c’était mon meilleur ami, le garçon que j’aimais le plus au monde en dehors de mes petits frères présents ou à venir mais… il fallait tout de même avouer que c’était loin d’être le copain idéal par moment… Enfin bon…

- Je vois ça... Elliot et ses idées j'y crois pas... Il a les plus grands pouvoir de l'univers j'ai l'impression il pourrait presque guérir la maladie ou stopper la faim dans le monde et il nous fait des clones et des tardis !

J’avais ris de nouveau. Je ne pouvais que supposer la force de ses pouvoirs mais j’étais certaine que c’était un truc qu’il pouvait faire et j’étais encore plus certaine que ça ne lui avait même pas effleuré l’esprit ! Je proposais aux filles de le visiter avec moi mais Neil me précisa qu’elle l’avait déjà fait tout en regardant vers l’intérieur de la maison. Apparemment elle attendait quelqu’un… Lily, elle, accepta mon invitation et j’entrais dans le bazar suivit de ma copine. C’est qu’il l’avait vachement bien foutu sa maquette, tout était à la bonne place, digne de celui de Ten, le Doctor avec le sexy David Tennant… ce qui expliquait sans doute sa tenue.

- Wouah, c'est... plus grand à l'intérieur j'ai l'impression.


J’éclatais de rire.

- Ouais, c’est ce qu’ils disent tous, même dans la série !
- C’est un marteau ça ?
- Euuuuh je crois p…

J’avais pas eu le temps de terminer ma phrase que Lily avait touché un peu trop violemment le bidule qui avait fait un « crac ! » sinistre avant de se mettre dans une position peu orthodoxe. Les yeux écarquillés et la bouche légèrement entrouverte, je regardais la jeune femme tenter de remettre les choses en place tout en pensant qu’Elliot allait nous massacrer… Je me dirigeais vers la sortie pour voir si Neil ne pouvait pas venir nous aider mais elle n’était plus là… Bon ben…

- Punaise attends je vais t’aider. Faut qu’on corrige ça sinon il va nous massaaaaaa…

J’avais glissé en me dirigeant vers elle et je m’étais raccrochée au tableau de bord et notamment à un autre levier que je venais de briser à mon tour. On échangea alors brusquement un regard surpris et quelque peu apeuré avec Lily tandis qu’elle redoublait d’effort sur son truc cassé et que je me mettais en quête de réparer mon truc cassé. Elle s’était mise à taper de la paume de la main sur les boutons et je tentais de l’en empêcher :

- C’est une maquette je suis pas certaine que ça va arranger la situation…


Effectivement ça l’aggraver même, puisqu’elle avait maintenant des boutons dans le creux de la paume et plus sur leur support.

- Attends, je vais tenter de nous souder tout ça…

J’avais fait apparaitre une boule d’électricité dans ma main et tentait de faire fondre désespérément le bas du levier pour qu’il se recolle à sa base mais à la place, la moitié du levier fondit et le tableau de bord avait désormais un énorme trou noircis. Me mordant la lèvre je finissais par dire à Lily d’un air dépité.

- C’est officiel et définitif. Elliot va nous tuer.


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Anatole Cassini


« Courir ou se faire ramollir ! »


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________________________________________ Lun 19 Déc 2016 - 10:36



« Merry Christmas !

J'adore ce Noël ! »




    Quand Elliot et Ellie se prenaient le chou, ça avait un petit côté... amusant. J'aurai pu quitter la pièce pour les laisser faire, mais comme Diane et Apollon n'avaient pas bougés, j'étais resté avec eux. Le plus intéressant, avait été le changement de look de la jeune femme. Pendant un petit instant, j'avais baissé mes yeux sur la robe pour les relever d'un air surpris. Elle avait vraiment fait ça ? Ellie était devenue... sexy Ellie ? Tentant de ne rien laisser transparaître, je m'étais contenté de sourire. J'aimais vraiment leur dispute.

    Apollon avait lancé une musique, sans doute pour détendre l'atmosphère. C'était à ce moment là, qu'Ellie avait profité de l'occasion, pour s'approcher de moi, se mettre sur la pointe des pieds et me faire un baiser sur la joue. Puis, elle s'était placé à côté, posant son bras replié contre mon épaule. Je n'étais plus vraiment là je crois. Enfin, c'était dur à expliquer où se trouvait mon corps et où était mon esprit. Sans doute pas à la même place. Quand Elliot fut sortie, Ellie se détacha de moi. Pourquoi était il partit ? Elle voulu une nouvelle fois de l'humour, mais il me fallait bien plus que ça pour m'en remettre. Du coup, j'étais partit m'asseoir sur le canapé.

    « Dis moi Ellie... » dis-je au bout d'un moment. « Tu m'as offert un livre pour Noël ? » ajoutai-je en la regardant sans la laisser voir où je voulais en venir.

    « Un livre ? »

    « Oui, un livre. Tu m'en as fait un ? »

    « Euh... je ne vais pas te dire par avance ce que je t'ai offert. Pourquoi tu veux savoir ? »

    « J'adore la nouvelle Ellie. » avouai-je au bout d'un moment. « Mais ça me rassurerait de savoir que l'ancienne est toujours bel et bien là. »

    « J'ai juste fait ça pour contrarier Elliot. » dit-elle d'un air embarrassé.

    « Tu aurais pu embrasser Apollon. »

    « Il était trop occupé avec son chien. »

    En jetant un coup d'oeil vers le dieu, je m'étais rendu compte qu'une fois encore il se laissait lécher le museau...

    « Bon ! » dis-je en me levant d'un bond. « Et si on ouvrait des cadeaux ? Ou si on allait faire des bonhommes de neige ? »

    « Excellente idée ! Mais pas tout de suite. »
    s'écria Neil en entrant dans la pièce.

    Elle me fit un petit sourire, avant de se diriger droit sur Apollon. Ce dernier avait toujours son chien dans les bras.

    « Je te l'emprunte Diane. Toi, tu viens avec, j'ai à te parler ! » lui dit-elle catégorique, avant de l'emmener avec elle à l'étage, mais juste avant de monter la première marche, de prendre le chien dans ses bras et de le poser au sol. « Il peut bien nous attendre ici quelque minutes, non ? »

    « Pas de neige. Pas de cadeaux. »
    conclus-je en me disant qu'on n'était pas prêt de faire la fête.

    J'avais tourné la tête vers Ellie.

    « Et si moi aussi je voulais te parler en privé ? Là bas, dehors, maintenant. Tu dirais quoi ? »

    « Euh... oui, d'accord. » dit-elle d'un ton incertain.

    Je ne pensais pas qu'elle dirait oui. D'habitude elle trouve toujours un moyen de fuir, mais là elle était partante. Soit elle avait quelque chose à se faire pardonner, comme un baiser sur la joue, soit elle n'avait rien de mieux à faire. Je préférai penser qu'elle... en fait, c'était mieux de croire, qu'elle avait une folle envie de passer du temps avec moi, dehors, dans la neige. En tout cas on était sortit et une fois dehors, je m'étais tourné face à elle, posant une main sur son bras. Elle avait fixé ma main.

    « Ne change pas ! »
    lui dis-je. « Tu es épanouie comme ça. Mais si quelque chose ne va pas, je veux que tu m'en parles. »

    Elle se dégagea de mon emprise.

    « Pourquoi tout le monde veut parler de mes problèmes ? Je vais bien ! Tout va bien ! »
    s'exclama t'elle. « C'est bien la première fois dans ma vie que tout va bien. »

    J'étais resté un instant à la fixer avant de lui répondre.

    « D'accord. Alors, ferme les yeux. »

    « Pourquoi ? » demanda t'elle d'un ton méfiant en reculant d'un pas.

    « Tu n'as pas confiance en moi ? » lui dis-je d'une toute petite voix.

    Elle soupira avant de fermer les yeux. Puis, au bout de quelques instants, elle en ouvrit discrètement un pour voir ce que je faisais. Mais je n'étais plus devant elle. Tandis qu'elle me cherchait du regard, j'avais passé mes deux mains autour de son cou, me trouvant derrière elle, afin d'y accrocher un collier. Une fois fait, je repassai devant elle, la fixant du regard avec un petit sourire.

    « Je voulais rattraper mon retard. »
    lui dis-je.

    « Ton retard ? »

    Mon regard se posa sur un autre collier qu'elle portait déjà et dont on pouvait voir la forme sous sa robe. C'était une montre à gousset offert par Jules Verne. Elle observa le collier que je lui avais offert d'un air surprise.

    « Quand je l'ai vue, j'ai tout de suite pensé à toi. »

    « Je... je te remercie. »[/i] répondit-elle en observant le petit nautilus accroché autour de son cou. [i]« C'est un peu délicat de porter ce genre de choses maintenant que Jules est auprès de nous. Je ne voudrai pas passer pour une... groupie. »

    Je pris mon air des plus sérieux.

    « Je voulais justement te parler de ça. Il faut qu'il s'en aille. » dis-je catégorique.

    Puis, après un petit échange de regard, je lui avais souris.

    « Mon plan tombe à l'eau, c'est ça ? »

    Elle hocha la tête. J'avais penché la tête, tout sourire, en direction du nautilus qu'elle portait désormais autour du cou.

    « Ca fait un mélange de... lectrice acharnée et d'exploratrice. Ca colle parfaitement à la nouvelle Ellie. Et ça ne te rend pas moins "sexy". »
    lui dis-je d'un air amusé.

    Elle roula des yeux en souriant. Puis, elle s'approcha de moi, tendant un doigt dans ma direction.

    « Ce terme. Tu l'oublies. » me dit-elle catégorique.

    J'avais hoché la tête, avant de me pencher pour lui faire un doux baiser sur la joue, au même endroit où elle l'avait fait auparavant, mais sur ma joue à moi.

    « Je voulais juste rattraper on retard sur ça aussi. »

    Puis, sans lui laisser le temps de répondre, je m'étais tourné pour rentrer dans le chalet, fier de moi. Une fois devant la porte, j'avais tourné la tête dans sa direction pour l'observer avec un petit sourire. J'étais très satisfait de cette discussion et je voulais lui montrer. Je passais une excellente fête de Noël ! Et j'espérais que cette fois ci on allait ouvrir les cadeaux ou manger, car je mourrais de faim.

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« Le passé fini toujours par nous rattraper... »
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Robyn W. Candy


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________________________________________ Mar 20 Déc 2016 - 0:54





Exploitation et portes qui claquent

Plus vite Cosette !

J'étais déjà fatiguée. Et pourtant, ça faisait pas si longtemps que ça que j'avais débarqué. Mais je crevais d'envie d'aller m'allonger ou de m'enfermer dans une pièce plongée dans le noir, toute seule, à attendre que ça passe. Ça faisait pas longtemps, mais il s'était déjà passé trop de choses. Et pas que des bonnes, en plus. Normal que ça pulse dans ma tête et que mes joues me brûlent, enfaîte. Ce réveillon de Noël me foutait dans un état émotionnel complètement dingue et terriblement épuisant.

Un peu comme le pépère Jules Verne. Putain, que ce qu'il pouvait être... borné. J'en avais déjà marre de me battre contre lui et son petit air supérieur. Pourquoi il voulait tellement m'aider à nettoyer ? Il était la dernière personne que je voulais voir toucher à mes gâteaux, même si ils étaient écrabouillés comme de vulgaires miettes dont personne ne voudrait. C'était sa faute à lui, si ils étaient comme ça. Alors pas touche !

- Je comprends votre requête, cependant je suis dans l'obligation de terminer ce que j'ai entrepris. Je suis prêt à suivre vos indications à la lettre afin de sauver ces petites merveilles. Vous pourrez rester seule tout à loisir ensuite. Je ne vous importunerai plus si tel est votre souhait. Mais laissez-moi tout d'abord réparer mon erreur... s'il vous plaît.

Eh mais il me piquait pas mes répliques là ?Il était vraiment têtu. Un truc de dingue. Apparemment il avait l'air capable de me ressortir le même genre de conneries encore longtemps, les yeux dans les yeux, à attendre que je cède. J'avais pas envie de ça. De le laisser gagner. Mais j'avais encore moins envie de rester dans cette situation super gênante.

- Ok.

Je m'étais relevée pour aller chercher un rouleau de sopalin et la poubelle, que je posais juste à côté de lui. Il voulait aider, non ? Alors c'était ce qu'il allait faire. Je faisais juste ça parce que j'avais envie d'être tranquille et que c'était le seul moyen pour me débarrasser de lui, hein. J'arrivai pas à la comprendre ça. Je venais quand même de lui barbouiller la gueule de chantilly et de lui gueuler dessus. Sûrement qu'il avait du mal à réfléchir comme tout le monde parce qu'à la base il était censé être mort. Ou alors qu'il était juste con. Et chiant. Je pouvais pas savoir.

- Tu peux tout jeter. Y a rien que je puisse sauver. Malheureusement...

Je lui tendis quelque feuilles d'essuie-tout, en détournant le regard. Ça faisait mal au cœur de se dire que toutes ces pâtisseries allaient terminer au fond d'une poubelle. C'était terrible, même. Un vrai massacre. Sûrement que si un de ses bouquins finissait parmi les déchets, il serait aussi traumatisé que moi. Voir plus, même. Il avait l'air un peu théâtral sur les bords.

Au début, Jules se contenta de regarder ce que je lui donnais, avec une tronche de mérou. Pendant trente secondes, je pensais qu'il allait se casser ou me sortir une autre de ses magnifiques remarques concernant la place de la femme dans la société. Mais il finit par attraper le sopalin, même si c'était avec réticence, pour se mettre à nettoyer pendant que je m’accroupissais aussi pour l'aider à ramasser les restes. Bon. Il avait aucun talent pour le nettoyage de gâteaux morts, ça c'était clair. Il en étalait partout et la tronche qu'il tirait... c'était épique. Mais il le faisait. Et en plus, il se plaignait même pas. J'étais presque... surprise, enfaîte. J'avais vraiment pensé qu'il allait pas le faire. Mais si. Et même si c'était fait hypermal, bah il le faisait quand même. Un bon point pour lui. Il remontait légèrement dans mon estime pour le coup.

- C'est bon, ça suffira. On devrait sortir de la cuisine, maintenant. Si personne les surveillent, y en a qui seraient capables de foutre le feu au sapin.

Je soupirai, en levant les yeux au ciel. Je visais pas du tout Elliot. Non, absolument pas. Vu ce gros boulet, j'étais étonnée que le chalet soit encore intact. Y avait que mes pâtisseries qui avaient pris un coup, mais c'était même pas sa faute à lui. Ce qui faisait que c'était encore plus louche tout ça. Quand est-ce qu'on allait tous risquer notre peau, pour pas changer ?

- Merci.

J'avais laissé échappé ce petit mot dans un souffle à peine audible, pendant que je me nettoyais les mains avec un torchon et que je tournais le dos à l'écrivain. J'étais même pas sûre qu'il ait entendu. Mais j'allais pas répéter. Ça me brûlait déjà assez les lèvres comme ça, de le remercier. Il méritait pas. Mais en même temps... il avait aidé à nettoyer. Et j'étais pas non plus une connasse. Je lui aurai bien dis que j'étais désolée de l'avoir embrassé, mais ça aurait fait un petit peu trop d'un coup. Et puis en même temps, j'étais pas tellement désolée pour ça.

- Maintenant tu dégages de là. Allez !

D'un geste de la main, je lui montrais la porte. Elle n'attendait plus que lui. Il avait dit qu'une fois qu'il aurait aidé, il se casserait. Bah là, c'était bon. Même si du coup, maintenant, j'avais plus envie de rester dans la cuisine. Fallait que je fasse une pause et que je souffle un peu hors de la pièce. Ça serait pas trop mal, parce que là j'avais vraiment un putain de mal de crâne qui la ramenait un peu trop. Me fallait un médoc pour essayer de la faire passer, sinon j'allais jamais tenir le coup pendant le repas. Avec tout le monde réuni dans la même pièce, les potentielles engueulades, les abrutis qui parlent trop fort... il allait falloir du courage pour pas fuir toutes deux minutes dans une pièce vide pour essayer de se vider la tête.

- Ah putain ! Saloperie !

Je plaquais une main sur ma bouche en grimaçant de douleur quand le goût du sang glissa sur ma langue. J'avais été trop conne, aussi ! Avant de sortir de la cuisine à mon tour, je m'étais retournée pour vérifier une dernière fois que tout était à sa place. Du coup quand j'allais quitter la pièce, j'avais pas vu que Jules avait lâché la porte derrière lui et je me l'étais pris en pleine gueule. Et putain ça faisait mal !

Bousculant quelqu'un au passage, je fonçais m'enfermer dans une salle de bain, en fermant à clé derrière moi. Devant le miroir je retirai ma main et grimaçais de plus belle en me rendant compte que ma lèvre inférieure était ouverte et pissais le sang. J'avais dû me mordre quand la porte m'avait claqué au visage. Super, comme si c'était pas déjà assez compliqué comme ça ! J'attrapais une serviette que je plaquais contre ma bouche pour essayer de stopper le saignement. J'allais pas crever, mais c'était pas non plus méga agréable d'avoir du sang plein la bouche.

- C'est occupé bordel ! Alors arrête de taper comme ça !

Je hurlais sur la personne qui frappait à la porte, en m’asseyant sur le bord de la baignoire qui se trouvait juste en face de l'évier et du miroir. Y avait pas le droit d'être toute seule ou quoi ? Je fermais les yeux et essayais de faire comme si j'étais pas là. Loin du bruit, des gens bizarres et des boulets en puissance. Pourquoi je fêtais pas Noël à la maison ? Chez moi ? Avec juste Nora, Alexis et Anatole ? Ça aurait été mieux. J'aurai pas revu Lily, je me serai pas coltiné Elliot, j'aurai pas embrassé Jules Verne.... J'aurai pas fais que des conneries. J'avais peur pour la suite, vu comment ça avait déjà commencé. Y avait un dieu qui pouvait essayer de nous calmer ou de nous chaperonner ? Parce que si ça continuait comme ça, je le sentais pas des masses. En tout cas pour moi, y avait des chances que je pète un câble. Soit je frapperai quelqu'un, soit je finirai en larmes. Je savais pas encore ce qui était le mieux dans ce cas là. Faudrait aller bouffer. Histoire que je retrouve un truc familier et que tout les autres soient trop occupés à déguster pour foutre autre chose.


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Should I Stay or Should I Go ?
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________________________________________ Mar 20 Déc 2016 - 13:16



❝ La Montagne de Noël ❞


Diane & Cie
Let it snow, let it snow O_o △
Ce que me disait Ellie, de George Sand, me faisait réellement regretter de ne pas l'avoir rencontré. Mais je supposais que l'on ne pouvait pas tout avoir. A cette époque, nous vivions à la Nouvelles Orléans avec Apollon, et il entretenait une correspondance avec son protégé du moment, un peintre dont les œuvres n'auraient la reconnaissance qu'elles méritaient que bien plus tard : Vincent Van Gogh. En tant que dieu des arts, il était indéniable que mon frère avait réussit à percer cela. Peut-être était-ce également dût au côté divinatoire de ses attributions, je suppose que je ne le saurais jamais. Quoi qu'il en soit, de ce que ma nièce m'en disait, et de ce que j'avais lu sur elle, quelque chose me disait que nous, nous serions très bien entendue. De toute façon, la conversation s'engagea dans une autre direction lorsqu'elle mentionna Apple. Aussi faisant fi de mes réserves essayais-je de lui faire passer tout en douceur le message concernant Jules. Je savais que Neil, avait déjà essayé mais j'admettais que mon autre nièce, avait parfois autant de tact qu'un pachyderme dans un magasin de porcelaine -et ce sans aucune mauvaise pensée envers Lily que j'adorais- avec Ellie, il fallait être subtile faire les choses en douceur pour ne pas la brusquer.

J'admis que je laissais un sourire franchement amusé prendre place sur mes lèvres lorsqu'elle parla de ses « mauvaises habitudes ». Oui, je pouvais comprendre ce que c'était. J'avais plus ou moins le même modèle à la maison. Bien qu'Apollon, soit sans doute plus facile à gérer que Jules Verne. Généralement, il me suffisait de croiser mes bras sur ma poitrine et de lui jeter un regard glacial pour que mon frère range ce qu'il avait laissé traîné.

Et puisqu'on parlait de regard glacial, je n'hésitais pas à franchement fusiller mon neveu du regard lorsqu'il s'invita dans la conversation, engageant une dispute avec sa sœur. Elliot avait beau être mon neveu favoris, il n'empêchait que ses manies d'enfants gâtés avaient parfois un peu du mal à passer. J'étais prête à intervenir s'il le fallait pour enrayer la dispute et calmer les choses au besoin. J'admettais avoir l'impression, d'être la seule qui pouvait faire office d'autorité « adulte » dans le lot des personnes présentes dans ce chalet. Et passer un savon, à mon neveu le jour de Noël ne me dérangeait pas le moins du monde. Néanmoins, je jetais d'abord un regard oblique en direction de mon frère, qu'il tente de détendre l'atmosphère. Il pouvait manipuler les sons, il arriverait bien à nous mettre un peu de musique non ?

Encore une fois, nul besoin de mots pour nous comprendre, il suffit d'un regard pour qu'Apollon sache exactement ce que je lui demandais, m'arrachant un sourire. Quand à la suite des événements, j'admis bien volontiers que j'aurais bien aimé être partout sauf dans cette pièce à l'heure actuel. Disons que j'avais un peu la désagréable impression de faire du « voyeurisme ». Généralement, je préférais ne pas être présente, lorsqu'il y avait des démonstrations d'affection de ce genre. Même s'il ne s'agissait que d'un baiser sur la joue, pour embêter Elliot qui quelque part ne l'avait pas volé.

De toute façon, mon neveu venait de partir, et Neil venait de réquisitionner mon frère quand à Ellie et Anatole ils venaient également de sortir. Je m'occupais pour ma part de ramener le chiot laissé par Neil à sa mère et entrepris de tenter de retrouver les absents que je n'avais pas vu depuis un moment à savoir Alexis, Lily, Jules et surtout Robyn. J'avais pu sentir, qu'elle n'allait pas tout à fait bien. Et même si l'on ne se connaissait pas très bien, Robyn était quelqu'un que j'appréciais. Aussi, aurais-je aimé faire quelque chose pour elle même si à l'heure actuel je ne voyais pas trop quoi. Mes pas me conduirent jusqu'à la porte de la salle de bain où après un petit moment d'hésitation je me décidais à frapper doucement

- C'est occupé bordel ! Alors arrête de taper comme ça !


Je sursautais à sa réponse, ne m'étant pas attendus à une telle brusquerie. Gênée, je ramenais une mèche blonde derrière mon oreil et me mordillait légèrement la lèvre inférieur hésitant sur l'attitude à adopter :

- C'était Diane, Robyn balbutiais-je maladroitement je suis navrée de t'avoir dérangée je voulais simplement m'assurer que tout allait bien. Je m'en vais à présent, je te laisse tranquille repris-je doucement

Le mieux à faire, était sans doute de ne pas chercher à m'enquérir de son état. Je savais, que lorsque j'allais mal, j'avais une certaine tendance à rejeter tout et tout le monde, ne voulant qu'une chose que l'on me laisse tranquille. Il n'y avait qu'Apollon, pour oser braver ma fureur et rester à mes côtés dans ces moments là. Il était celui qui me comprenait le mieux aussi. Celui, qui n'avait pas peur de forcer toutes mes barrières pour que je finisse par lâcher tout ce que j'avais sur le coeur

Plissant nerveusement, ma robe blanche, je choisis de me diriger à nouveau vers le salon pestant mentalement contre Apollon qui avait voulu que je la porte. Si cela n'avait tenue qu'à moi, mon haut noir, légèrement dentelé, ainsi que ma jupe rouge auraient fait l'affaire. Sans doute, aurais-je également, raccourcit ma longueur capillaire. C'était d'ailleurs ce détail qui avait dût le gêner. Il n'aimait pas que je me coupe les cheveux pour une raison obscure. Je les avaient après tout porté court pendant prêt de quatre décennies autrefois. Mais par moment, son mode de fonctionnement m'échappait même à moi qui était sa sœur jumelle.

Haussant les épaules j'entrepris de refaire mon chignon, avant de me rendre compte que de flocons de neige s'étaient coincés dans mes boucles blondes. Clignant des yeux pour être certaine de ce que je voyais, j'entrepris de lever la tête pour me rendre compte qu'il neigeait dans le chalet me faisant osciller entre franche exaspération, et désespoir profond. Qu'est qu'Elliot avait encore trafiqué ?

- E...
Commençais-je pour appeler mon neveu Oh et puis qu'importe ! repris-je balayant tout bonnement cette idée d'un revers de main

J'avais d'autres priorités. S'il neigeait dans le Chalet, ce n'était après tout pas mes affaires. Et puis de toute façon, Apple semblait réclamer mon attention. Pas contre l'idée, de passer un moment avec la petite dernière de la famille je m'approchais d'elle, souriante avant que mon sourire ne se fane quelque peu. Elle me demandait de l'aider à coiffer son petit chiot, ou tout du moins à lui faire une houpette comme certain Yorkshire pouvait avoir. Ne souhaitant pas la froisser, j'évitais d'esquisser la grimace que j'avais pourtant très envie de faire apparaître sur mes traits. A la place je me raclais maladroitement la gorge :

- Apple, trésor tu es...sur ? Je ne suis pas certaine que ça lui ira vraiment tu sais, elle est très jolie au naturel non ?

Les Golden Retriever étaient des chiens rustiques. C'était d'ailleurs pour cela que Louise n'aurait pu trouver meilleur compagnon en me permettant de choisir Athéna. Comme Storybrooke était entouré par la forêt, et la plage, je m'étais dit qu'il n'y avait pas de risque qu'une fois devenue adulte, les chiots s'ennuient et d'une manière générale, je ne les donnait qu'à des gens en qui j'avais confiance. Aussi, n'étais-je pas sûr que le genre de coiffure que ma nièce voulait faire au sien soit très adapté. Sauf, que je ne voulais surtout pas lui faire de la peine ni même la vexer, aussi essayais-je très maladroitement de la faire changer d'idée.
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________________________________________ Mar 20 Déc 2016 - 20:27

« Ceci est... embarrassant. »
...

Je n'avais pas apprécié que Diane me sermonne, encore moins qu'elle m'entraine contre mon gré à aller présenter des excuses à Robyn. Cependant, j'étais obligé de reconnaître qu'elle avait eu raison car de ce fait, j'avais découvert mon erreur et avais souhaité la réparer. Certes, nettoyer un sol jonché de pâtisseries écrasées ne mettait pas en valeur mes qualités artistiques, mais il faut parfois courber l'échine et accepter son tort. D'ailleurs, cette méthode avait porté ses fruits car Robyn ne semblait plus m'en vouloir. Elle m'avait même remercié du bout des lèvres, avant de me houspiller mais cela faisait partie de son franc-parler. Je ne devais plus m'en formaliser, me crispant simplement en taisant mon amour-propre.

J'avais fait la promesse de la laisser tranquille, aussi je poussai la porte et retournai dans le salon. J'avais à peine fait quelques pas que j'entendis un grand bruit dans mon dos. Me retournant, je vis la porte s'ouvrir très vite et Robyn passer comme une furie à travers la pièce, les mains plaquées sur le nez. Miséricorde... Lui avais-je sans le vouloir claquer la porte au nez ? Pourtant, avant de quitter la cuisine, je m'étais assuré qu'elle ne me suivait pas, car il n'aurait pas été galant de ne pas tenir le panneau de bois comme il se doit. Je me sentis très contrarié à l'idée d'avoir commis un nouvel impair auprès de la jeune femme. J'esquissai un pas afin de la suivre, mais me souvenant de ma promesse de ne plus l'importuner, je me stoppai et pivotai vers le sapin. Il n'était pas gentleman de laisser une jeune femme dans la détresse, aussi j'interpelai la petite Apolline qui était occupée à pouponner son chien.

"Pourrais-tu me rendre un service, je te prie ? Robyn n'a pas l'air d'aller bien et je ne peux aller la voir. J'ai donné ma parole de la laisser en paix."

Elle fronça les sourcils sans comprendre, avant d'avoir un léger sourire. Puis elle me confia le chiot et se dirigea vers le couloir.

"Je lui dirai que j'y vais de ta part !" lança-t-elle d'un ton malicieux avant de s'éclipser.

J'ouvris la bouche mais trop tard, elle était déjà partie. Elle revint quelques secondes plus tard, si bien que je l'interrogeais du regard, trouvant cela extrêmement rapide.

"Diane y est allée, mais la porte est fermée." expliqua-t-elle avant de tendre les bras dans ma direction.

Je lui confiai de nouveau son chiot qui poussa un jappement plaintif en quittant la chaleur de mes bras. Je lui jetai un coup d'oeil navré : j'aimais beaucoup ces compagnons à quatre pattes. D'ailleurs, ma chienne de chasse Diane me manquait terriblement.

La blonde sélénite reparut quelques instants plus tard, mais nulle trace de Robyn. J'espérais que tout allait pour le mieux. L'idée de passer outre cette satanée promesse de la laisser tranquille m'effleura l'esprit mais c'est alors que des flocons de neige s'écrasèrent sur mon front. Surpris, je levai les yeux vers le plafond et remarquai que la neige tombait de nulle part. Il ne semblait y avoir aucun trou ni fissure, pourtant la gravité attirait la poudreuse vers le plancher ciré. Emerveillé, j'ouvris la main et observai les flocons danser autour d'elle, certains terminant leur délicate chute sur ma paume.

"Eh ouais, il neige à l'intérieur. Je sais, je sais." fit Elliot en entrant dans le salon, faussement modeste. "J'avais envie que ça ait un petit côté Grande Salle de Poudlard."

Je le dévisageai sans comprendre ; il croisa mon regard et se contenta de me tapoter l'épaule.

"Je travaille aussi à faire apparaître les étoiles au plafond aux alentours de minuit, mais chut ! c'est un secret ! ça va plaire aux filles." me chuchota-t-il avant de me faire un clin d'oeil complice.

Je lui répondis par un sourire. Etre ami avec un homme aussi prodigieux était une sorte de cadeau inattendu, et je me sentais incroyablement ordinaire en comparaison. De mon temps, les hommes puisaient la magie dans les ressources de leur imagination. A présent, ils pouvaient la matérialiser. Cela ne leur demandait aucun effort.

Je refermai la main sur quelques flocons. Non, je ne devais pas m'apesantir sur le passé. Plus de nostalgie, de douleurs liées aux souvenirs fantômes. Aller de l'avant était la seule solution afin de ne pas devenir fou. Il me fallait savourer cette soirée, apprécier cette chance que j'avais de passer noël en 2016, en compagnie de potentiels amis.


Quelques heures plus tard,
Aux alentours de 22H.


"Bon okay... la neige dans le salon, c'était peut-être pas l'idée du siècle..."
marmonna Elliot qui, armé d'un manche et d'une serpillère, faisait le tour de la pièce.

Cet homme de génie n'avait pas pensé au fait que la neige, en raison de la chaleur ambiante, fondait avant même de toucher le sol. De ce fait, nous marchions à présent au milieu d'une mare. Fort heureusement, la poudreuse avait cessé de tomber, mais nous risquions toujours de glisser.

L'explorateur en moi avait fait une découverte sensationnelle après le repas délicieux que nous avions dégustés : une boisson étrange.

"Red Bull... Voilà un nom très étonnant."
commentai-je avant de verser le contenu de la canette en fer dans un verre.

J'avais bu plusieurs coupes de champagne sans me sentir grisé car j'avais toujours extrêmement bien supporté l'alcool -j'en remerciais mes années de bons et loyaux service dans le club des Onze sans Femme. Cependant, ce Red Bull était très différent de tout ce que j'avais pu boire jusqu'à maintenant. Certes, le goût était déplorable, mais dès l'instant où je bus la première gorgée, je ressentis quelque chose de différent à l'intérieur de mon corps. Par curiosité, je bus tout le contenu de la canette. Au bout de quelques minutes, mon coeur s'emballa, comme un oiseau cherchant à sortir de sa cage. Je portai une main au col de ma chemise, cherchant à dénouer mon noeud papillon, mais je me souvins alors que je n'en portais pas. J'eus un léger rictus. Mon rythme cardiaque devenait préoccupant mais je m'habituais à ces battements de tambours intempestifs dans mes oreilles. J'avais également très chaud.

"Est-ce l'heure d'aller voir la naissance du petit Jésus ?" demandai-je à personne en particulier. "Je vais prendre mon manteau !"

D'un pas décidé et en zigzag, je me dirigeai vers le couloir. J'entrepris d'enfiler ma redingote mais curieusement, mes bras passaient difficilement dans les manches. A quoi cela était-ce dû ?

"Mec... qu'est-ce que tu fais ?" demanda Elliot d'un ton éberlué.

Je me retournai, empêtré dans ma redingote étriquée. Je pouvais à peine remuer les bras.

"Je me rends à la messe de minuit !" claironnai-je d'un ton rapide. "Apprête la voiture, dis aux femmes de nous accompagner ! Il ne faut pas manquer la messe de minuit !"

"Ouais, sauf qu'il est vingt-deux heures." déclara-t-il en s'approchant d'un pas prudent.

L'air surpris, j'agitai les bras dans l'espoir de parvenir à enfiler cette satanée redingote. Avais-je pris tant de poids depuis le dernier repas ? Certes, il avait été copieux, mais tout de même !

"Si tu y tiens tant à ta messe, je t'y emmènerai tout à l'heure. Je pense qu'il doit y avoir une église dans le coin." fit mon ami en haussant les épaules.

Cela voulait donc dire que les hommes du futur ne recevaient pas la bénédiction du prêtre le vingt-cinq décembre ? Comme c'était curieux... Cette constatation m'apparaissait comme une aberration. Je n'avais jamais été très pieux mais je respectais le père, le fils et le saint esprit.

"Tu pourrais enlever la veste d'Apple maintenant, s'il te plaît ? Ca me perturbe pas mal, pour être honnête."
fit Elliot sans cesser de me fixer d'un air embarrassé.

La veste de....? C'est alors que je me souvins que je n'avais pas de manteau en arrivant. Nouveau petit rire absent. Je fis un grand sourire à Elliot qui y répondit tout en me lorgnant d'un oeil inquiet. Le brave garçon ! Clignant des yeux, je m'extirpai du vêtement trop petit que j'accrochai au porte-manteaux.

"T'es sûr que ça va ?" m'interrogea-t-il.

"Je ne me suis plus senti aussi bien depuis des siècles !"
lançai-je d'un ton jovial. "Oh ! Quelle est cette mélopée enivrante ?"

Une musique retentissait depuis le salon. Le son, bien que contemporain, sonnait curieusement bien à mes oreilles, de même que la voix du chanteur. D'ordinaire, je n'appréciais guère les chansons actuelles, exceptées les compositions de monsieur Francis Cabrel, un français talentueux. Etait-ce l'effet du mystérieux Red Bull ? Quoi qu'il en soit, j'abandonnai mon ami Elliot pour me précipiter dans le salon et entamer une danse endiablée de circonstance, car la mélodie agréable au piano venait de laisser place à des battements frénétiques de batterie. Les paroles avaient un écho agréable à ce que j'éprouvais en cet instant, aussi je me surpris à agiter les mains en l'air, m'imprégnant de cette musique :

I'm a shooting star leaping through the sky
Like a tiger defying the laws of gravity
I'm a racing car passing by like Lady Godiva
I'm gonna go go go
There's no stopping me!


Qui était donc Lady Godiva ? Aucune importance ! Elle avait le sens du rythme !

I'm burnin' through the sky yeah
Two hundred degrees
That's why they call me Mister Fahrenheit
I'm trav'ling at the speed of light
I wanna make a supersonic man out of you


Je bougeai sans vraiment réfléchir au nombre de pas. Comme le temps de la valse était lointain ! Jamais je ne me serais permis ce genre d'expression corporelle à mon époque ! C'était si libérateur, si vivifiant !

Je ne voyais plus personne, tout se noyait dans un flou artistique à la fois lumineux et aveuglant. J'aperçus la petite Apolline qui m'avait rejoint sur la "piste" de danse, me souriant tout en gesticulant et en secouant sa chevelure dorée en tous sens. Le rythme de la chanson prenait des allures vertigineuses aussi rapide que les battements saccadés de mon coeur.

Le souffle court, je réagis qu'il me fallait une cavalière. Sans cesser de gesticuler dans aucun ordre précis, je m'écriai, déchaîné :

"QUI VEUT DANSER AVEC MISTER FAHRENHEIT ?"

Et le chanteur enchaîna comme pour inciter toutes les femmes à se jeter sur moi :

Yeah, I'm a rocket ship on my way to Mars
On a collision course
I am a satellite I'm out of control
I am a sex machine ready to reload
Like an atom bomb about to
Oh oh oh oh oh explode


J'agitai de plus belle les mains en l'air tout en tournant sur moi-même, sans remarquer qu'Apolline s'éloignait lentement mais sûrement de moi, sans cesser de danser.

Je me sentais irrésistible en cet instant. Le Red Bull m'avait donné des ailes !


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________________________________________ Mer 21 Déc 2016 - 0:05

Joyeux noël !


La journée se passait de la meilleure des manières possible. A peine Apple avait-elle eu le droit d'ouvrir son cadeau qu'il n'avait pas manqué de faire remarquer que lui aussi souhaitait profiter du sien comme il se devait. Et comme Diane ne résistait jamais à son regard suppliant, il n'avait pas tardé à prendre son petit chien dans ses bras pour lui faire tous les câlins qu'elle méritait. Le nom avait déjà été choisie suites à de nombreux entretiens avec sa jumelle, afin qu'ils se mettent d'accord. Parce qu'autant dire que s'il avait dû être le seul à choisir, la chienne ce serait appelé « Petit Chien-Chien » très longtemps ! Alors Luna avait finit par être son choix final. Et ça lui allait bien à la petite.

« C'est toi la plus jolie de toute façon. » murmura-t-il à l'attention seule de son nouvel animal de compagnie, jetant un regard plein de défi vers Apolline et son propre toutou. Elles ne faisaient pas le poids.

A côté de ça, les chamailleries divines bâtaient leur plein. La seule chose que le dieu avait retenu et sur laquelle il tentait du mieux qu'il le pouvait de faire abstraction, c'était la destruction de gâteaux. Il cachait sa déception et sa tristesse en ne prêtant pas la moindre attention à ce Jules qui avait détruit leur Noël, de manière irréversible. Bon, ok, pas tant que ça parce qu'après tout il pouvait faire apparaître autant de gâteaux qu'il le souhaitait autant qu'il le voulait. Sauf que c'était différent, ce n'était pas du fait maison, avec tout l'amour de Robyn dans ses gâteaux… Ce qui n'était peut-être pas une mauvaise chose ? Non. Non, c'était horrible ! Détruire de la nourriture de n'importe quelle façon était un sacrilège.

A un moment donné, il ne savait situer quand, il entendit la voix de Neil résonner à côté de lui, ce qui lui fit lever la tête un instant. Elle disparut bien vite cependant, il y avait tellement de personnes à saluer aussi, même lui n'avait pas prit la peine de dire bonjour à chacun d'entre eux. Elliot et Ellie s'étaient disputés comme il se doit alors qu'il avait fait résonner une petite musique d'ambiance afin de les détendre (sous le regard tueur de Didi), mais apparemment ça n'avait pas suffit. Son nom fut prononcé et il se redressa, Luna dans les bras. Alors comme ça il n'avait pas son mot à dire sur le fait qu'on pouvait potentiellement l'embrasser ? Et s'il n'en avait pas envie ? Il n'était pas comme Jules à se laisser faire dans n'importe quelles circonstances, il n'abusait pas de la détresse des jeunes femmes ! Il était irrésistible, certes, encore plus avec un petit chien sauf si ce dernier continuait de lui baver dessus. Mais il avait des limites.

Neil vint alors l'embarquer sans qu'il est le temps de réagir et il dû abandonner son chien dans le salon, tandis qu'elle le traînait dans une chambre de l'étage. D'accord.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Il n'était pas contrarié, non, au contraire, ils ne s'étaient pas vus depuis un moment déjà. Il jeta un coup d’œil rapide à la pièce avant de reposer son regard sur elle. « Tu m'as fais monter ici pour m'attacher à un lit et m'avoir pour toi toute seule, c'est ça ? »
« C'est une idée… Mais ta chienne viendrait gratter à ta porte en continue. » répondit la déesse immédiatement en levant un sourcil.

Il n'avait pas vu ça comme ça. Cette image lui tira un sourire malgré tout, c'était… non, il la dresserait bien, elle ne le dérangerait pas comme ça. Neil secoua la tête, comme si elle aussi se rendait compte de ce qu'elle venait de dire, avant d'ajouter :

« C'est quoi le délire de Diane ? Elle veut repeupler la planète de chiens ? »

Une moue triste se dessina sur les traits d'Apollon, alors qu'il attendait de voir si elle lui faisait une blague ou si son interrogation était sérieux. Il avait bien cru remarquer qu'elle n'était pas une grande fan de cette espèce mais, à ce point-là ?

« Tu n'aimes vraiment pas les petits chiots ? » Il baissa la tête, un peu déçu de ne pas pouvoir partager son engouement avec elle. « C'est moi qui en ait réclamé un, je trouve ça mignon... » Il avait juste murmuré cette phrase à peine audible. « Si tu veux, je peux t'offrir un chat, un vrai chat pas comme Socrate. Comme ça ils pourront devenir copains ! »

Elle ne semblait pas emballée par cette idée, alors il laissa un léger silence passé, la fixant, avant que ne s'étire sur ses lèvres ce sourire idiot que Diane lui reprochait parfois de porter.

« Tu es jalouse ? »

Sa réaction ne se fit pas attendre. Elle croisa les bras sur sa poitrine, le regardant sans ciller avec un visage qui ne reflétait aucun amusement.

[color:974e=2E8B57] « Tu me demande si je suis jalouse d'un chien ? Tu parles sérieusement là ? Et pourquoi je devrai être jalouse ? »

Il s'adossa au mur le plus près, copiant sa posture, adoptant un ton plus ou moins sérieux.

« Et bien tu vas devoir me partager encore davantage, je comprends que ce soit difficile à accepter. Je devrai l'emmener faire des balades, lui lire des histoires, lui faire des câlins… J'aurai moins de temps pour toi. »

Son air était compatissant, bien qu'intérieurement, il se retenait pour ne pas éclater de rire.

« C'est pas comme si t'avais déjà beaucoup de temps à me consacrer... » Elle avait simplement marmonné ses mots mais il dû bien vite effacer son expression outrée pour ne pas qu'elle la remarque. Elle se détendit quelque peu, décroisant ses bras, passant à un tout autre sujet, s'en rongeant les ongles : « J'ai prévu de faire un livre à Diane mais je ne savais pas lequel choisir… Du coup… J'en ai pris un peu beaucoup... »

En un clin d’œil, une cinquantaine de livres apparurent sur le lit et il fut incapable de dissimuler son étonnement. Elle avait acheté tout ça ? Pour Diane ? A vrai dire… Il ne savait comment l'aider dans son choix… Sa sœur avait déjà lu tellement de choses, qu'elle dévorait à chaque fois. Un bouquin ne lui tenait qu'une journée. Si l'art était supposé être son domaine, elle était bien plus branchée littérature que lui. Il préférait le visuel.

« La moitié de droite ? » C'était à la fois une question et une affirmation. La partie de ce côté lui paraissait plus intéressante. « De toute façon, Didi lit trop vite, un livre ce sera pas assez. »
« Le côté droit ok… J'avais peur que trop de livres fassent bizarre mais si tu le dis... »

Au moins, ils n'avaient pas à arrêter leurs choix sur un seul de ceux qu'elle avait amené, ça lui semblait être un bon compromis, Neil arrêtant de torturer ses doigts par la même occasion. Et il ignorait si c'était étrange ou non, mais d'après lui, il n'y en avait jamais trop.

« Même les livres sur les voyages tu es sûr ? »

Il hocha simplement la tête. Les bouquins de voyage, ça allait bien à sa jumelle qui traînait tout le temps un peu partout.

« Tu m'as pris un livre à moi aussi ? »

Si la question semblait toute innocente, c'était loin d'être le cas. Apollon adorait les cadeaux, mais Neil devait se douter que ce type de présent ne lui convenait pas. Il l'espérait du moins.

« Tu crois vraiment que j'ai pensé à toi ? » Il lui offrit son regard le plus suspicieux. Elle n'aurait rien préparé pour lui ? C'était possible, ça ? « Et tu m'as pris quoi toi ? Enfin si tu as pensé à moi. »

C'est qu'elle le cherchait avec son petit sourire ! Il tourna la tête, mine boudeuse, s'appuyant sur le lit à côté de la pile de livres toujours présente.

« Si je te le dis, c'est plus une surprise. Au début, j'avais pensé t'offrir un dîner où j'aurai tout préparé, pour faire un cadeau un peu… Je sais pas. Mais j'ai vite abandonné l'idée, je sais pas cuisiner. »

Elle le regarda un moment avant de lâcher un soupir et de rouler des yeux. Il avait conscience d'être un peu fatiguant parfois dans ses raisonnements et ses idées. Au moins, l'intention avait été là, c'était simplement qu'il avait conscience de son incapacité à la mettre en œuvre.

« Un dîner fait maison ? » La manière dont elle prononça cette simple phrase laissait entendre que l'idée ne lui déplaisait pas et ce qu'elle dit ensuite, hésitante, ne fit que le confirmer : « Ça m'aurait plu. »

Elle avait toujours cette manie de se mordre les lèvres lorsqu'il la faisait craquer. Du moins, c'est comme ça qu'il avait décidé de interpréter, même si elle ne le faisait pas qu'avec lui. Dans le cas présent, il se disait que ça devait être pour ça.

« Dîner genre romantique ? Enfin à deux ? Toi ? Moi ? »

Puis elle croisa ses bras, encore, alors qu'il cachait son sourire.

« Bien sûr que toi et moi ! Peut-être pas de chandelles parce que c'est cliché et je risquerai de mettre le feu à la maison sans le vouloir. »
« Y'a bien un truc que tu sais cuisiner ? Les pâtes ? Tout le monde sait faire des pâtes. »
« La dernière fois je les ai trop cuites. Mais je sais faire des sandwichs si tu préfères les piques niques. »

Il était prêt à revoir son plan si jamais cela lui convenait davantage.

« Ça signifie que… Enfin… Tu sais que tu es difficile à déchiffrer ? Et tu as un cadeau. Il est sous le sapin avec les autres. »

ELLE AVOUAIT ! Elle ne l'avait pas oublié, il en était persuadé mais en avoir la confirmation le rassurait un petit peu.

« C'est un petit paquet ? Ou un grand paquet ? Il est plutôt lourd ou ça va ? Il y a quoi dedans ? Non, me dis pas, je veux pas savoir en fait ! »

Il secoua la tête et elle en fit de même. Il s'était redressé, tout excité, ses grands yeux d'enfant illuminé. Un vrai gamin, comme dirait Artémis. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était qu'après avoir délicatement passé une main dans ses cheveux, Neil lui pose cette question :

« On sort ensemble ? » Elle regardait ailleurs, elle se mordait de nouveau les lèvres, elle avait ce côté gêné qui lui allait si bien. « C'est pas exactement comme ça que je voulais le dire. Mais tu parles de dîner, nous deux. Entre nous. Et pique nique… On est quoi au juste ? Deux potes qui pique nique ? Tu es le maître d'Olympe et moi Neil ou… Non en fait ne répond pas. Et ton cadeau est de taille normale. »

Elle reprenait son souffle à un moment ou elle arrivait à enchaîner tout ça sans réfléchir entre deux mots ? C'était tellement… naturel. Il se pinça les lèvres en souriant, se dirigeant tout comme elle vers la porte de la chambre. Elle lui tournait le dos, prête à partir, comme si elle avait juste eu besoin de vider son sac mais n'attendait rien en retour. Il savait que c'était faux, si elle avait déversé ce flot de paroles c'était qu'elle était… tout aussi perdue que lui.

« Ils vont nous attendre et maintenant je sais. Pour le cadeau de Diane. »

Il passa son bras au-dessus d'elle, bloquant la porte, avant de se frayer un chemin juste devant elle, l'empêchant tout simplement de sortir de la pièce. Ils étaient vraiment proches, à quelques millimètre. C'était dans ces moments qu'il réalisait qu'il était vraiment grand, pour le coup.

« C'est un peu kitsch de parler de couple non ? Puis Elliot ne m'apprécie pas beaucoup, si je me présente face à lui comme le copain de sa fille, il aura envie de me tuer. Si ce n'est pas déjà le cas. »

Il prit une mine songeuse un instant, avant de secouer légèrement la tête. Et sans prévenir, il se pencha vers elle, allant poser ses lèvres sur les siennes. Il pensait ne faire durer cela que quelques secondes à peine mais sa main se leva d'elle-même, effleurant la joue de la déesse. Ce fut un flocon s'écrasant sur sa paume qui le fit réagir. Doucement, il se recula, levant les yeux intrigués. De la neige. Quand on parlait d'Elliot, c'était à ce moment-là qu'il avait décidé de se manifester… ça ne pouvait être que lui.

« A croire qu'il est partout... » murmura Apollon dans un léger rire. « Mais ça ne me dérange pas. »

Il s'avança légèrement, collant encore davantage Neil qui n'avait pas bougé, afin de pouvoir ouvrir la porte dans son dos.

« On ne va pas les faire attendre plus longtemps ! »



Et maintenant, vers 22h,
avec le Jules sous Red Bull...

Il avait bu beaucoup de champagne. Il avait mangé énormément, bien plus que nécessaire vu qu'il ne ressentait pas la faim. Mais dans le même temps, il ne ressentait pas non plus la satiété. Sa petite Luna dormait dans un coin alors que la soirée venait à peine de commencer. Certes, le sol était couvert d'une pellicule d'eau assez importante. Et si au départ, voir Elliot s'amuser à tout essuyer était comique, il n'était pas question qu'il se balade toute la soirée armé de sa serpillière. Rien qu'avec ça, il pouvait faire bien des dégâts. En une seconde, Apollon fit tourner une vague de chaleur sur les restants de sol mouillés, laissant ainsi se dissiper ce qui restait d'humidité. Tout sec, comme si rien ne s'était passé ! Même si la neige tombant à l'intérieur, il avait trouvé ça génial, à dire vrai.

« Il a des problèmes psychologiques ce monsieur ? »

Il avait posé la question à Diane non loin de lui, qui connaissait mieux Monsieur Verne que lui. Elle lui en avait parlé, mais il ne l'imaginait pas se comporter comme ça en soirée. Quoi que la Red Bull ça pouvait avoir des effets dévastateurs.

Apo était toujours avec son assiette où résidait encore un morceau de gâteau qu'il prenait tout son temps à manger. Ou alors il le faisait réapparaître à chaque fois qu'il le terminait, allez savoir.

« En tout cas il a le groove le vieux ! » ajouta le dieu en avalant une autre bouchée.

Oui, il était plus âgé, mais c'était pas la question. C'était un dieu, c'était différent, il ne connaissait pas la vieillesse et tout ce qui allait avec.

« On ouvre quand les cadeaux ? »

Il espérait que quelqu'un allait enfin lui offrir la réponse à cette foutue question. Même si finalement, il avait réussi à tenir tout le reste de la journée, c'était pas quelques heures en plus qui allait le tuer. Jules avait l'air d'avoir trouvé la bonne manière de passer le temps, il allait l'accompagner. Abandonnant son assiette dans un coin, il le rejoint bien vite, ne manquant pas de lancer un coup d'oeil à Neil au passage.

« Dites mon cher, est-ce que vous connaissez la meilleure danse du vingtième siècle ? Je vais vous l'apprendre ! »

Et c'était parti pour un petit peu de tecktonik. Parce qu'Apollon n'avait pas peur du ridicule, loin de là, il en avait l'habitude. Et que voir Jules Verne danser de la sorte, ça n'avait pas de prix.

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Where the light shivers offshore, through the tides of oceans, we are shining in the rising sun. As we are floating in the blue, I am softly watching you. Oh girl your eyes betray what burns inside you.
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Alexis E. Child


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________________________________________ Mer 21 Déc 2016 - 18:03




Christmas is all around us...


Don’t stop me now… pouvait-on me faire plus plaisir ? Cette chanson de Queen c’était un peu ma drogue, mon bonheur des jours pluvieux et de ménages, ma raison de vivre, ma philosophie même… J’avais passé une bonne partie de mon temps à tenter de nettoyer le sol avec Elliot après sa magnifique idée qui s’était avéré être une catastrophe. C’était dommage parce que c’était cool le chalet façon Poudlard mais bon… Et s’il n’y avait que l’eau de la neige…

- Euuuh… Apple ?

Je m’étais approchée de la jeune fille avec un sourire un peu gêné.

- Oublie pas que ton chien faut le sortir de temps à autre, même s’il fait froid ! Je t’assure que les Golden Retriever sont habitués à la neige et très joueurs tout petits mais… faut vraiment qu’il arrête de faire pipi partout, j’en ai marre d’éponger…

Je lui avais fait un petit clin d’œil avec un sourire en espérant qu’elle comprendrait le message qui était pourtant clair. Et quand la voix de Freddy Mercury avait commencé à retentir dans le chalet et que Jules à moitié bourré ou drogué avait demandé qui voulait danser, je m’étais pas fait prier une seule seconde. J’avais balancé mon saut et mon balai dans les mains d’Elliot avant de courir vers l’écrivain et de commencer à me déhancher sans retenue en hurlant à tue-tête les paroles. Apollon n’avait pas tardé à nous rejoindre pour nos plus grands fou rires et je restais impressionnée devant le groove de monsieur Verne… on dansait déjà comme ça au 19e siècle ?! Mais Apollon ne tarda pas à pourrir notre groove avec de la tecktonic. Je me tournais vers lui, les yeux froncés, prête à rouspété quand il me montra Jules d’un signe discret de la tête. Je devais bien admettre qu’il était un désastre ambulant qu’il il s’agissait de tecktonic, ce qui le rendait très très drôle J’éclatais de rire, pendu au coup de Phoebus qui passait un bon moment aussi. Mon regard croisa celui de Lily et je lui fis un clin d’œil complice. On avait fini par abandonner l’idée de réparer le Tardis et comme Elliot ne l’avait pas encore remarqué, on profitait de nos derniers instants de vie.

- Booooon…nos oreilles ont assez soufferts, permettez-moi de mettre une musique de circonstances… pour ceux qui reconnaîtrons le film…

Je me dirigeais vers la sono pour y brancher mon portable chargé à bloc de toutes les musiques que j’avais voulu prendre avec moi. Je lançais le rythme des [url= https://www.youtube.com/watch?v=uyTVyCp7xrw]Pointer Sisters[/url] et revenait sur la piste en sautillant jusque l’écrivain à qui je prenais les mains en commençant à sautiller avec lui. Visiblement complétement décoincé par le Red Bull, il se laissait aller sans retenue, m’entraînant avec lui dans son rythme endiablé à grands renforts d’éclats de rire… le problème ? On se mit à beaucoup moins rire quand mon pied se pris dans la sono, arrachant tout le truc au passage, tandis que je m’effondrais en entraînant Jules dans ma chute. J’étais tombé sur les fesses et mon dos me disait déjà merci du choc qu’il encaissait tandis que Jules tombait sur moi et que toutes les fils et les rallonges qui nous avaient étaient utiles pour notre branchement électrique nous tombèrent dessus et nous enroulèrent… au moment où Robyn revenait dans le salon et posait les yeux sur nous… un regard… un regard comme je les aimait pas.

Paniquée, je tentais vainement de repousser Jules tout autant empêtré que moi. Voyant l’inefficacité de mon action, je m’attaquais alors violemment aux fils qui nous retenaient liés mais je n’avait pas aperçu dans ma panique que mes mains s’étaient mises à bleuir. Diane avait pourtant tenté de me prévenir, j’avais entendu un « ATTENTION ALEXIS » mais trop tard. Mes mains avaient touchés les fils, avaient fait un gros schmilblick accompagné de fils brulés et de grands arcs électriques, j’avais entendu un boom avant de me faire projeté à l’autre bout de la pièce. Heureusement pour lui, j’étais parvenue à me prendre les arcs plutôt que Jules et j’avais pu faire en sorte qu’ils ne me fassent pas trop de mal. J’avais tout de même valsé contre un mur et je tentais de me mettre à 4 pattes tout en entendant le silence inquiétant du chalet… et son obscurité… cool… j’avais tout fait sauté…

- Euuuuh… les gars ? Vous êtes encore là ? Je suis vraiment désolée… je… je vais tout arranger promis !

Je savais vraiment pas comment par contre et je savais pas non plus POURQUOI j’avais jugé utile de préciser :

- Et Robyn, c’est pas ce que tu crois je te le jure !



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________________________________________ Jeu 22 Déc 2016 - 18:38



❝ La Montagne de Noël ❞


Diane & Cie
Et les ennuies commencent... △
Finalement, je m'étais changé. Apollon n'avait qu'à râler s'il le souhaitais, ça m'était bien égale. Mais l'encombrante robe blanche, très peu pour moi et puis, je m'aimais bien avec les cheveux raccourcit. De toute façon, ce n'était pas comme si je ne pouvais pas ajuster leur longueur comme je le souhaitais. L'un des avantages d'être une déesse. J'aurais bien aimé dire à mon neveu que de la neige, ça allait forcément finir par fondre -puisqu'il en était bien l'auteur- mais je m'étais dit qu'il n'avait qu'à en faire l'expérience tout seule. Je voulais bien jouer les taties gâteaux, mais sur certains points j'estimais qu'Elliot devait faire ses bêtises et les assumer jusqu'au bout. De toute façon, nous avions finit par passer à table, et le repas s'était déroulé sans trop d'incident, et dans ce qui se rapprochait le plus de la bonne humeur. J'avais finit par m'installer tranquillement sur le canapé, une coupe de champagne à la main. Apollon, avait finalement réparé la boulette de notre neveu en utilisant ses pouvoirs afin de faire s'évaporer l'eau causé par la fonte de la neige et la sono retentissait, signe que la soirée était loin d'être finit. Je n'étais pas contre danser, j'aimais même énormément cela en règle générale. C'était plutôt chanter qui était difficile avec moi. La seule personne pouvant se vanter de m'avoir entendue le faire était mon frère. Non, pas que je chante faux, -et apparemment des brèves informations qu'Apple m'avait communiqué mon fils avait semble-t-il un minimum hérité de moi- mais c'était je suppose en contradiction avec ma nature calme et effacé.

Mais si j'aimais d'une manière générale danser, il n'était pas question, que je rejoigne Jules sur la piste de danse. Je le regardais faire des yeux ronds comme des soucoupes me disant qu'au final, la coupe de champagne ne serait pas de trop

« Il a des problèmes psychologiques ce monsieur ? »

Haussement d'épaules à la question d'Apollon. Qu'en savais-je ? Nous n'étions pas spécialement proche. Je le trouvais sympathique, cela s'arrêtait là. Nous, n'avions pas passé des heures à nous raconter nos vies. Tout ce que je savais de lui, c'était ce que j'avais lu et ce que j'avais vu dans le Nautilus. Et il savait encore moins de choses à mon sujet. Il m'était donc impossible de répondre aux interrogations de mon jumeaux

« En tout cas il a le groove le vieux ! »

- Tu sais que techniquement les deux seules « vieux » ici ce sont nous deux ? Lui dis-je un peu moqueuse tout en mimant des guillemets sur le mot vieux.

L'on cumulait dix millions d'années à nous deux. Donc à l'échelle de notre âge, celui de Jules Verne, n'était pas grand chose. En revanche, je ne fit aucun commentaire sur son « groove » parce que ce n'était pas mes affaires de une, et que la seule chose que je voyais actuellement, c'était que laisser du Red Bull sans surveillance c'était une mauvaise idée. Je sentais, que ça allait encore être moi qui devrait réparer les potentiels dégâts et catastrophe qui allaient résulté de tout cela.

« On ouvre quand les cadeaux ? »

- A minuit, comme le veut la tradition lui répondis-je

Donc patiente encore un peu. Le message n'avait nul besoin d'être formulé à haute voix, il le comprendrait. Et puis de toute façon, il était partis rejoindre Jules sur la piste de danse, pour lui apprendre la « tectonick ». La première chose que mon jumeau avait fait lorsqu'il était sortie de la boucle temporelle c'était de s'informer de tout ce qu'il avait raté en matière de culture pendant vingt et un an, et allez savoir comment il était tombé sur ça, mais il ne lui avait pas fallut très longtemps pour apprendre à la danser et par la même occasion me faire mourir de honte. C'est pourquoi en ce vingt quatre Décembre, j'hésitais grandement entre ne faire plus qu'un avec le canapé ou bien allé m'exiler au fin fond de l'univers pour ne plus jamais être associé à mon frère. Et puisqu'une catastrophe n'arrive jamais seule, Alexis qui avait entre temps décidé de les rejoindre, nous fit une démonstration de sa maladresse légendaire le tout avant de nous faire une démonstration de son pouvoir et ce malgré mes avertissements.

Délaissant, totalement mon verre que j'avais posé sur la table basse, je m'étais levé d'un bond faisant fi de l'obscurité. De toute façon, en tant que déesse et celle de la lune de surcroît j'avais une meilleure vision nocturne que celle des mortels.

- Apollon éclaire nous lui ordonnais-je

J'aurais pu utiliser la lumière de la lune comme à Atlantide, mais cela m'aurait demandé une concentration que je n'aurais clairement jamais pu avoir et un sacrifice en énergie, qu'il était hors de question que je prenne. J'allais je le sens avoir besoin de toute mon énergie pour la suite des événements. Et puis, mon frère était le dieu de la lumière, il pouvait au moins faire ça. Quand à moi, je me dirigeais droit sur Alexis, que j'aidais à se relever :

- Alexis Child tu es une véritable catastrophe ambulante ! Bon sang, tu m'as fichu la trouille ! Et si tu t'étais vraiment fait mal tu y as pensé ? Ne me refait plus jamais un coup pareil

Sans lui laisser le temps de totalement reprendre ses esprits, maintenant qu'elle était un minimum stabilisé sur ses deux jambes, je la pris directement dans mes bras. Alors, d'accord, j'étais peut-être une véritable maman poule qui couvait sa colonie de poussins, mais par toutes les lunes de Vigrid j'avais réellement eu peur.
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________________________________________ Jeu 22 Déc 2016 - 20:16

La Montagne de Noël



    « Je ne sais pas si vous avez vue, mais on a eu une coupure, et... oula... » dis-je en entrant dans la pièce, à la suite de Robyn.

    Je tenais ma robe d'une main contre ma poitrine, vue que la fermeture dans le dos n'était pas montée. J'avais d'ailleurs posé ma main gauche sur l'épaule de Robyn, pour lui demander si elle pouvait arranger cela. Puis, relevant mes cheveux, je m'étais mise de dos. Mais en fait... Comment je m'étais retrouvé avec la robe ouverte dans la cuisine et avec Robyn ? Petit retour en arrière...

    J'avais rejoins la cuisine avec ma nouvelle robe en main. Je voulais me changer pour la soirée et Robyn était en train de préparer la mise en place de certains de ses gâteaux. J'avais regardé discrètement, histoire d'être sûr qu'Elliot n'était pas dans les parages, car je voulais lui faire la surprise pour ma robe. Et puis, j'avais une nouvelle coupe faite rapidement grâce à Neil, mais aussi des bracelets, de magnifiques chaussures, un collier... bref, j'étais à tombé!

    « Pssst ! »
    fis-je. « Robyn ? Elliot n'est pas là ? »

    Robyn s'était tournée pour me regarder. Et une fois encore, elle avait buggé. D'un seul coup, mes yeux s'étaient grand ouverts, me rappelant que la dernière fois qu'on s'était parlé au chalet, elle avait pris la fuite. Elle n'allait pas partir à nouveau ? Elle était figée, les yeux écarquillés. Puis, elle avait ouvert la bouche lentement... froncer les sourcils... refermer la bouche... hésiter à dire quelque chose...

    « Tu... euh... nop. Il est là... pas là. Je veux dire par là. Pourquoi ? »

    Elle évitait mon regard et ça se voyait, car elle ne me regardait pas. J'avais froncé les sourcils à mon tour, puis j'avais ouvert la bouche, fermé la bouche, froncé les sourcils à nouveau et je m'étais avancé jusqu'à elle.

    « Y'a un malaise ? Depuis que je t'ai... enfin... ça n'a pas l'air de t'avoir plu, alors que je ne voulais pas te froisser ou... te choquer. Je t'ai choqué ? » lui demandai-je en anticipant sa réponse. « Parce que je ne voulais vraiment pas. Je voulais juste te faire comprendre à quel point tu me manquais et à quel point tu comptais pour moi. Mais c'était tout. »

    J'avais baissé la tête, me dandinant de gauche à droite d'un air innocent. Pendant ce temps, elle avait fermé les yeux et elle secouait la tête au rythme de mes secousses. Je trouvais ça amusant, d'où le fait que je lui avais souris. Finalement, elle s'était appuyée contre un meuble.

    « Tu m'as pas choqué. C'est juste que... c'est bizarre! Pourquoi tu viens me voir habillée comme ça en plus? Je suis censée me concentrer, penser à autre chose, éviter de... Fais chier. Tu me perturbes, d'accord? Je pensais qu'après avoir embrassé Jules ça serait passé, mais non. Te voir ça me perturbe toujours autant. Surtout quand t'es habillée comme ça. »
    dit-elle d'un trait, en me regardant longuement avant de tourner la tête de nouveau, en commençant à... rougir.

    Elle rougissait ? Je ne savais pas quoi répondre, car mon esprit s'était arrêté sur le fait qu'elle avait embrassé Jules. Mais quel Jules ? Celui qui était avec nous et qui squattait chez moi ? Le type qui passait du temps avec mon Homme ? Ce Jules là ? Elle avait embrassé Jules ? Mais quand ? Comment ? Pourquoi ? Elle voulait m'oublier en l'embrassant ? Quand j'embrassais Ellie à l'époque, on avait des flash du futur et tout ça, mais on n'avait pas perdu la mémoire pour autant !

    « Tu veux m'effacer ? » murmurai-je d'une toute petite voix.

    C'était ce qu'elle voulait ? Me faire disparaître ? Oublier tout ce qu'il y avait eu entre nous ? Ne plus être mon amie ? Ne plus me faire battre mon coeur si fort quand j'étais à côté d'elle ? S'arrêter de rougir ? Je me sentais très mal à l'aise d'un seul coup...

    « Je comprend... enfin, je crois. Je sais que c'est pas facile, car il y a Elliot et... Enfin non ! De toute façon il n'y a rien entre nous, n'est ce pas ? Je veux dire qu'on s'est embrassé et que... mais... tu es comme ma soeur. Ma meilleure amie, mon âme soeur, ma confidente, ma... belle... et douce... sucrerie. » dis-je en l'observant de bas en haut avant de me mordre les lèvres et de secouer la tête.

    Qu'est ce qui me prenait ?

    « Ca suffit ! C'est trop d'émotions d'un coup. Faut qu'on se calme. Et si je suis descendu c'est juste pour trouver quelqu'un pour m'aider à fermer ma robe derrière et... tu étais là. Tu es toujours là, parce que c'est là où es ta place. Près de moi. Je veux dire qu'il y a un truc fort entre nous et... »

    Je m'étais approché d'elle tout en parlant. Ce que je voulais, c'était lui faire comprendre qu'on ne pouvait pas tout arrêter là. Notre relation était trop forte ! Trop intense ! Comme le café de monsieur beau costume à la télé.

    « Robyn ! Il faut qu'on se ressaisisse et qu'on arrête de se fuir constamment. Je veux qu'on ait une relation stable et durable. On est soeurs de coeur ! Voir même de tout le reste ! »

    Là, je ne comprenais pas trop de quoi je voulais parler. Quoi qu'il en soit, on devait rester souder. J'avais tendu les bras pour la prendre dans mes bras, quand j'avais totalement zappé que ma robe ne tenait que grâce à mes mains. Mais comme par hasard, à ce moment précis, la lumière s'était éteinte. o_O

    « Faut rallumer ! Je n'arrive pas à remettre ma robe ! »

    J'entendais des bruits. Comme si quelqu'un tentait de trouver un interrupteur. Ca devait être Robyn, ou alors elle tâter juste les murs. Mais dans quel but ?

    « Putain mais tu peux pas porter... je sais pas moi... des pulls ou des maillots de corps? Lily! Faut tout de suite que tu te rhabilles avant... Oh non. Me dis pas que je viens de toucher ton... corps. Que c'était pas toi ça. Oh putain de bordel de merde! Je suis désolée! Je voulais pas... oh putain! »

    Mais de quoi elle parlait ? Je sentais rien, absolument rien. Ou alors je ne m'en rendais pas compte. J'avais peut-être perdu mes sens ? Peut être que la lumière ne s'étais pas éteinte, mais que c'était mes yeux qui ne fonctionnaient plus ? Peut-être que j'avais perdu le touché. Et j'allais perdre le goût ??? Quelque chose avait émis un grand bruit à côté de moi, si bien que j'avais sursauté.

    « Putain ! » laissa échapper Robyn. « C'est pas possible ça non pus. Moi je peux pas. Je peux vraiment pas. Me retrouver dans le noir avec toi sans robe, être ta soeur de coeur, des trucs du genre... Non. Pas possible. Mais putain, y'a personne pour rétablir ce foutu courant ? »

    Pourquoi elle s'énervait ? C'était pas ma faute si... Ah ça y est ! La voilà ! Je venais de remettre correctement ma robe, mais il me fallait juste quelqu'un pour refaire la fermeture. J'étais descendue pour ça d'ailleurs. Juste pour ça!

    « Calme toi... Tout doux... Ca va aller. C'est juste la lumière qui s'est éteinte et... Ensuite tout ira mieux. C'est juste la lumière... »

    C'était la lumière qui était responsable de tout ça. Rien que la lumière. Tout était une question de lumière. Ohhhhh... D'un seul coup, une faible lumière était apparue dans la pièce, quand j'avais ouvert le frigo. Comment ça se faisait que lui marchait et pas le reste ?

    « Que la lumière fut ! Tada ! »
    m'écriai-je en me tournant vers Robyn avec un grand sourire. « Tu vois, avec la lumière tout s'arrange... Et j'ai un cadeau pour toi sous le sapin. Et j'ai aussi fait une playlist rien que pour toi. Mais c'est pas moi qui chante dessus. Et je voulais te faire un truc à manger, mais j'ai rien trouvé, alors je t'ai emballé un paquet de Oréo sous le sapin en plus du cadeau. Et je voulais aussi t'écrire quelque chose, mais j'ai juste mis une carte. Tu verras c'est en forme de manette de jeu vidéo. J'ai trouvé ça amusant. Et je voulais aussi... »

    Ca commençait à être difficile de parler sans respirer. Je devais reprendre mon souffle.

    « Je suis désolé d'être la pire amie qu'on puisse avoir... » achevai-je en soupirant et en penchant la tête.


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« T'es pas obligé de le tuer... »
« ... mais bon. Cette chaise a été vraiment méchante avec moi ! »

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________________________________________ Ven 23 Déc 2016 - 11:36


« We wish you a geeky christmas! »

Quelques heures plus tôt, vers 18H...

J'observais Ellie par-dessus le cahier que je tenais ouvert dans mes mains. Elle me regardait d'un air attentif, assise sur le lit de ma chambre. En la voyant ainsi, je me sentis traversé par l'agacement. Elle était tellement sérieuse que j'avais l'impression d'être sur le point de passer un examen oral ! J'aurais dû demander à Jules, pas à elle, mais ce dernier s'amusait bien trop au rez-de-chaussée. Depuis que les plateaux de petits fours étaient apparus, on ne le délogeait plus du salon.

"Bon, j'y vais ?" fis-je, la mâchoire contractée.

"Je t'en prie." m'invita ma soeur, accompagnant ses paroles d'un geste de la main gracieux. "Après tout, c'est pour cela que tu m'as demandée de venir dans cette pièce."

Je m'éclaircis la gorge et me mordis les lèvres. Puis je baissai les yeux sur le poème que j'avais écrit pour Lily. Le défi que m'avait lancé Ellie m'avait paru aussi impossible à réaliser que de ne pas acheter The Last of Us 2 le jour où il sortirait. Pourtant, dès l'instant où j'avais posé le stylo sur le papier, il avait glissé tout seul. A croire que j'avais un talent insoupçonné pour écrire ce que j'avais dans le coeur. Bon, maintenant, il fallait juste vérifier si c'était suffisamment beau et élégant pour plaire à une fille...

Je pris une grande inspiration et lus d'une traite, d'un ton un peu hésitant :

"Parfois rêveuse,
Jamais furieuse
Ma bien aimée
Dans mes pensées
Telle une muse
Flâne et s'amuse.

Elle est l'espoir
Chassant idées noires
Des lendemains
Plus qu'incertains.

Comme j'aimerais
Garder secrète
Toute la beauté
De ses risettes !

Ma bien aimée
Dans mes pensées
Telle une muse
Flâne et s'amuse.

Hélas, je crains
Le lendemain
Plus qu'incertain
Ses yeux fermés
Sur un baiser
Voilant son âme
En mélodrame."


J'achevai précipitamment ma récitation, m'éclaircissant la gorge de plus belle en évitant Ellie du regard. Il s'écoula quelques secondes dans le silence, et comme cela m'irritait, je finis par jeter des coups d'oeil frénétiques à ma soeur. Elle ne réagissait pas. Est-ce qu'elle était en train de dormir les yeux grands ouverts ? Pourtant, on ne pouvait pas se reposer de cette façon. Finalement, elle s'anima pour planter un regard féroce dans le mien.

"Tu as demandé de l'aide à Jules, n'est-ce pas ?" m'interrogea-t-elle, sévère.

Ma bouche s'entrouvrit, le souffle coupé par son accusation. Elle ne me croyait pas capable d'y être arrivé tout seul, alors qu'à la base, elle était une partie de moi. Je ne sais pas ce qui me blessait le plus dans tout ça. Même elle ne me voyait que comme un grand boulet incapable. Je n'avais même pas envie de protester. Qu'elle pense ce qu'elle veut. Je savais ce que je valais.

Ce fut à elle de se mordre les lèvres lorsqu'elle s'aperçut de son erreur. Sauf que c'était un peu tard. Elle se leva du lit et s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras et me serrer contre elle.

"Lily va adorer." m'assura-t-elle.

Puis elle s'éloigna et ajouta d'un ton espiègle :

"Même si je suis sûre que j'aurais pu faire beaucoup mieux que toi."

"Gna gna gna !" fis-je, plus amusé qu'agacé. "Il gère ce poème !"

En tous cas, il était beaucoup mieux que ceux que j'écrivais quand j'étais à l'école primaire. Oui, j'avais eu une période poète maudit juste avant mon adolescence, mais je préférais ne pas en parler. J'avais peur qu'on me prenne pour un débile à fleur de peau. Seule Ellie était au courant puisqu'elle partageait mes souvenirs datant d'avant notre séparation physique. Elle me décocha un regard complice auquel je répondis, puis elle sortit de la chambre.

Je pris le temps de relire une fois encore le poème, afin de bien l'avoir en tête, et retournai au rez-de-chaussée. A ma grande surprise, Jules n'était plus occupé à engloutir des plateaux entiers de toasts. A la place, il se tenait bien droit devant ma femme, une main dans le dos, et énonçai d'une voix claire et parfaitement maîtrisée :

"... Et les éléphants d'Afrique
N'égalent en rien ceux des cirques
Qui vont et viennent au gré des saisons
Nous proposer numéros à foison.

Si vous tendez bien l'oreille
Vous entendrez celui qui vole
Haut, très haut dans le ciel
L'on dit qu'il a une auréole.

Il est le plus majestueux
De tous les pachydermes
Il sculpte nuages et cieux
Dans les meilleurs termes."


Il agrémenta la fin de sa poésie par un sourire charmant auquel, à ma grande horreur, Lily répondit. Lily était CONTENTE. Alors qu'elle me répétait depuis deux mois que monsieur Verne devait quitter notre maison dans les plus brefs délais. En fait, elle se moquait de moi. En même temps, je ne pouvais lui en vouloir d'apprécier le poème. Il était parfait, il faisait l'éloge des éléphants et de Dumbo ! Pourquoi n'avais-je pas pensé à miser sur ça ? En comparaison, le mien était du pipi de Stormtrooper. Et encore, j'étais méchant avec les Stormtroopers.

Je restai dans l'embrasure de la porte et froissai mon poème dans ma main. Une fois qu'il fut réduit à l'état d'une boule de papier, je le fourrai dans la poche de mon pantalon et tournai les talons. Extrêmement déçu et frustré, je restai à l'écart de la fête une bonne demi-heure, jusqu'à ce que je croise Ellie qui sirotait un thé glacé.

"Alors, a-t-elle aimé ?"

Elle avait une expression tellement gentille que je me sentis encore plus pitoyable. Je savais les efforts qu'elle faisait à rester en dehors de notre couple, même si souvent je la provoquais à ce sujet. En fait, je réalisai à quel point ça fait mal quand on n'est pas le premier dans le coeur de celle qu'on aime. Lorsqu'on fait des efforts et que quelqu'un nous prend de vitesse. Je n'en voulais même pas à Jules car c'était lui l'écrivain, normal qu'il ponde un poème de malade. Il ne pouvait pas deviner que j'en avais prévu un pour ma femme.

Je maugréai des paroles incompréhensibles dans ma barbe et m'éloignai d'Ellie sans me retourner.


Retour au moment présent.

Cette soirée ne se déroulait pas du tout comme je l'avais escomptée. La neige fondait dans le salon et le côté féérique en était totalement annulé. J'avais tenté de modérer le naufrage en épongeant le sol mais Apollon avait trouvé la solution en utilisant ses pouvoirs et en séchant toute la pièce. On aurait pu le surnommer M. Propre pour le coup. J'étais nul. J'avais fini par lâcher ma serpillère. Je n'avais même pas le coeur à danser, malgré l'ambiance de folie qui régnait dans le chalet. En plus, j'avais évité le plus possible Lily, même si elle n'avait pas eu l'air de le remarquer.

Le coup de foudre d'Alexis plongea tout le monde dans le noir. Alors que Diane se précipitait vers mon amie pour l'aider à se relever, je me rendis jusqu'à Jules qui avait l'air hagard. Tu m'étonnes... il avait manqué de se faire électrocuter après avoir été emmêlé dans des fils par une déesse magique ! Il y avait de quoi être perplexe !

"Ca va aller, mon vieux..."
lui dis-je en passant mon bras sous le sien.

Puis, tournant la tête vers Alexis, je m'écriai :

"Arrêtez d'essayer de jouer avec lui ! Il est plus si jeune !"

"Merci, mon ami... c'est si délicat de le faire remarquer." balbutia-t-il d'un ton à la fois irrité et reconnaissant -l’amalgame des deux était étrange.

Bon, Alexis avait l'air d'aller bien et puis dans le fond ce n'était pas de sa faute ce qui était arrivé. Il n'empêche que j'avais envie de le défendre. Rien que par provocation, je lançai un regard mauvais à Robyn car je n'avais pas oublié la façon dont elle avait abusé de lui, quelques heures plus tôt. A croire que toutes les nanas du chalet pensaient que Jules était un jouet. C'était dingue, quand même !

"J'ai... besoin d'air..." m'indiqua-t-il.

Moi aussi. songeai-je.

Je l'aidai à se relever et l'emmenai dans le jardin protégé par le bouclier thermique. Il ne neigeait plus pour l'instant, et il existait quelques éclaircies dans le ciel. Par endroits, on apercevait les étoiles, scintillantes sur la voûte de la nuit. C'était incroyablement beau, surtout avec la neige qui recouvrait tout. Les trois bonshommes de neige étaient au garde-à-vous autour du Tardis dont la porte était fermée. Je n'avais même pas le coeur à aller jouer dedans. C'était triste.

"Qu'est-ce donc ?" demanda Jules en désignant la cabine bleue.

Il s'était assis sur les marches en bois menant au jardin, les mains posées sur les genoux. Il avait l'air à la fois épuisé et las, comme si les effets du Red Bull s'étaient dissipés d'un seul coup. J'aurais aimé le réconforter mais je ne savais pas comment m'y prendre. D'ordinaire, j'aidais les gens avec des répliques optimistes de films, mais à quoi bon ? Il ne reconnaitrait pas les références.

"C'est... non, ne me demande pas de t'expliquer ce que c'est."
fis-je en passant une main sur mon visage. "J'ai pas la foi, maintenant."

"Perdre la foi quelques heures avant noël, voilà qui est ironique." dit-il avec un rictus sans joie. "Pourtant, je te comprends aisément. Plus que jamais, je prends conscience que j'aurais dû mourir à bord du Nautilus. Je me sens ignorant dans un monde survolté, un naufragé perdu au milieu d'un océan incompréhensible. Je ne puis être un homme moderne. Vous tous aurez toujours cent longueurs d'avance sur moi."

Je me frottai le front du bout des doigts, incapable de trouver une phrase rassurante. Pourquoi ne disait-il pas tout ça à Ellie ? Ou à quelqu'un d'autre ? Je n'étais vraiment pas au mieux de ma forme pour lui promettre que tout irait bien.

"Tu as tout ce que j'ai perdu : une femme, un enfant, une famille... Certes, elle ne ressemble en rien à celle que j'avais, mais..."

Il leva soudain la tête vers moi, qui étais toujours debout sur les marches.

"Tu dois les choyer. Ne commets pas les mêmes erreurs que j'ai faites. J'ai été négligent, je les ai fait souffrir. On se rend compte que les choses ont de la valeur une fois qu'on les a perdues."

J'enfouis les mains dans mes poches et sentis le contact du papier froissé sur lequel j'avais écrit le poème pour Lily. Je ne lui répondis rien et lui tournai le dos, le laissant dans le jardin alors que je retournai à l'intérieur. Je passai en coup de vent dans le salon, profitant de l'obscurité pour ne pas croiser Lily ou quelqu'un d'autre. J'aurais pu rétablir le courant mais je n'en avais pas envie.

Il me fallait un peu de temps pour réfléchir.

Quelle valeur avais-je aux yeux de Lily ? Elle m'avait à peine vu de la soirée et ne s'en inquiétait pas. Je devais en conclure quoi ?

Je ne voulais pas la perdre, à aucun prix. Hélas j'avais l'impression qu'elle me filait quand même entre les doigts.

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