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Anastasia Romanov


« Laisse moi toucher
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________________________________________ Sam 31 Déc 2016 - 18:39

Dans quelques heures cette drôle d'année 2016 serait terminée, laissant place à 2017 et l'inconnu qu'elle apportait avec elle. Anastasia n'était pas mécontente de laisser 2016 s'en aller, surtout avec le mois chaotique qui venait de s'écouler. Heureusement, il semblait que Storybrooke avait décidé que les fins heureuses existaient aussi dans ce monde. Et la soirée du 31 décembre dans la petite maison aux abords de la forêt s'annonçait aussi paisible et joyeuse qu'on pourrait l'imaginer. Ce soir, pas de Gringoire, pas d'impératrice douairière, même pas de douce Sally. Rien que Dimitri, Anastasia et Abigaëlle. Et c'était bien ainsi.
Marie passerait les derniers moments de l'année auprès d'amies "de son âge" ainsi qu'Anya aimait à le dire. Gringoire préférait explorer la ville et s'incruster dans une fête plus peuplée. Quant à Sally... En fait Anastasia n'avait aucune idée de ce qu'elle comptait faire de sa soirée. Une chose était sûre : elle ne comptait pas la passer avec ses nouveaux amis russes. Dimitri devait être ravi d'avoir ses deux princesses rien que pour lui. Ou, du moins, c'était ce que sa fiancée se plaisait à croire.
Anastasia et Abigaëlle ne s'en étaient pas moins apprêtées pour l'occasion en sortant les jolies robes du placard. Elles peinaient certes à rivaliser avec les tissus du Palais d'Hiver mais étaient autrement plus confortables et modernes. Et puis Dimitri n'était pas difficile quand il s'agissait de chiffons, de toute façon.
Il sembla apprécier ce qu'il vit sur le dos de sa fiancée ce soir là, tout comme il sembla apprécier le quiétude de la soirée. Anastasia elle-même n'était pas mécontente d'échapper à l'agitation, une fois n'est pas coutume. Et Abigaëlle se délectait d'un tout et d'un rien, oscillant entre les genoux de l'un ou de l'autre, les poils duveteux de Hoover et sa chaise haute.
La jeune femme avait moins cuisiné pour Noël où elle s'était peut-être mis un peu trop de pression. Le menu n'en demeura pas moins tout à fait convenable quoique sans prétention. D'ailleurs, Anastasia était loin d'être le plus fin des cordons bleus. Mais au fil de la soirée, tandis que l'entrée, le plat et finalement le dessert - qu'elle avait acheté - défilaient, elle se satisfaisait de son travail.
- Ca va, c'était plutôt pas mal, je dirais, commenta-t-elle en débarrassant. Ca ne vaut peut-être pas les menus princiers, remarque. Sauf ce dessert, il était divin !
Anastasia s'en pourléchait encore les babines et ne rêvait que d'en reprendre une troisième part, ce qui était totalement déraisonnable. Alors elle avait remisé la tentation au frigo.
Minuit n'était à présent plus très loin, amenant 2017 avec eux. Les flûtes de champagne étaient prêtes et Anya ferait un effort pour boire la sienne même si elle détestait profondément le champagne. Quant à Abigaëlle, elle était tombée de sommeil depuis un petit moment. Sa mère l'observait, attendrie, désireuse de la garder auprès d'elle jusqu'à la toute fin de l'année, même si la demoiselle était au beau milieu de ses rêves de fillette.
Ding. Dong.
Minuit sonna finalement. Et rien ne changea en dehors des pétards au loin et d'un début d'année plus appréciable que celui de la dernière fois. Anastasia ne fit aucune remarque - ils étaient tous les deux au courant des orages traversés, à quoi bon les rappeler quand on pouvait savourer l'instant présent ?
- Bonne année ! s'écria la jeune femme en faisant tinter leurs verres.
Puis elle but d'une traite sa flûte, histoire d'en finir au plus vite. Grimaçant, elle reprit :
- Pouah ! C'est toujours aussi dégueu ce machin.
Mais c'était sans importance.
Anastasia posa sa flûte sur la table basse et se dirigea, aguicheuse, vers Dimitri. Quand elle eut passé ses deux bras autour de son cou, elle demanda :
- Alors ? Une idée pour bien commencer l'année ?

[worst opening EVER]

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________________________________________ Dim 19 Fév 2017 - 23:32




Once upon a December

J’observai les feux d’artifice en provenance de Storybrooke avec une quiétude plutôt étrangère. Les milles éclats de couleurs, bien plus petits vus d’ici, promettaient un spectacle indéniable pour quiconque se trouvait sur la place de l’horloge. Mais nous, à la lisière de la forêt qui jouxtait la ville, avions la possibilité d’un tableau aérien sans le désagrément de la foule ; sans doute ce qui nous convenait le mieux. Nous correspondait le mieux. L’année avait été mouvementée, suffisamment pour que l’on profite des dernières minutes de 2016 en famille. Une famille que je n’aurais pas cru pouvoir rejoindre et qui aujourd’hui était une évidence. Abigaëlle avait fêté sa première année, s’était faite kidnappée, avait retrouvée sa seconde grand-mère et quand même pu fêter noël à Storybrooke en toute tranquillité. Nous n’étions pas riches ni de ces parents qui couvraient leur progéniture d’une montagne de cadeaux au point de s’arracher les cheveux pour chaque nouvelle fête à profusion… Même si je n’avais pas pu retenir Anastasia d’offrir à notre fille une collection de livre en russe sur Harry Potter. Quelque chose me disait qu’elle n’était pas prête à les lire ; aussi intelligente pouvait-elle être, Abigaëlle n’était pas à ce point en avance sur les enfants de son âge.

Elle dormait d’ailleurs depuis plusieurs heures déjà, ayant sombré sans même savoir quelle importance pouvait avoir ce changement d’année. Elle avait le temps de toute manière, le temps de voir venir et de comprendre, le temps de grandir et de rencontrer d’autres enfants. Le temps de savoir ce qu’on pouvait dire sur son père. Le temps de subir… Un jour viendrait le temps des explications, mais ce n’était pas pour tout de suite. Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose, disait-on. Pour le moment, je me contentai d’observer la jeune femme rousse qui se tenait devant moi tandis qu’elle grimaçait avec une sincérité adorable au goût du champagne. J’esquissai un sourire amusé, vidant ma flûte avant de déposer le verre à côté du sien.

Ses deux bras autour de mon cou, je passai mes bras autour de ses hanches comme d’un réflexe. Le voyage au cœur de la Russie avait eu plus d’impact que ce que j’aurais imaginé, déjà parce qu’il nous avait permis de ramener Kseniya (ma mère) dans une civilisation moderne alors qu’elle pensait finir ses jours sous une Russie communiste et décadente… Un jour peut-être irons-nous visiter le St-Petersbourg de cet « univers » ; mais je n’étais pas encore prêt à découvrir l’histoire d’un monde où Anya était morte et les siens piétinés sans que rien ne subsiste. Un monde où personne ne les connaissait, sauf les enfants curieux de lecture et les adultes regardant les documentaires. Au moins l’ancien palais était-il devenu un lieu restauré et d’exposition, mais encore ? Nous n’étions pas grand monde ici et… Au fond, ça me convenait très bien.

« Une idée…  » Répétai-je, faussement songeur en faisant mine de réfléchir à la question. « … Cela semble difficile d’être à la hauteur de cette fin d’année, maintenant. »

Je savais qu’elle avait apprécié ce voyage, malgré le contexte dramatique. Malgré la frayeur d’avoir cru perdre Abigaëlle. Malgré la douleur d’avoir revu sa famille et de leur avoir dit au revoir pour de bon… Ca avait apporté quelque chose. Je ne savais pas exactement quoi mais, elle avait réussi à formuler quelque chose que d’ordinaire elle taisait pour me convenir. Ses envies. Cet avenir qui es dessinait à nouveau pour l’un comme pour l’autre. Cette ligne directrice qui pouvait nous concerner alors qu’auparavant j’étais incapable du moindre projet. Du moindre optimisme. Je ne voyais pas encore le destin clément mais je voulais bien accorder que nos actions aient des conséquences et qu’il faille assumer bien plus que le jour présent.

Je levai sa main gauche dans la mienne, caressant du pouce la bague de fiançailles qu’elle portait depuis… Deux ans désormais. Deux ans que nous nous étions décidés, plongeant dans une décision qui tardait aujourd’hui à revenir. Ma mère nous assommait de questions depuis qu’elle était revenue, projetant de prendre les choses en main si nous ne nous décidions pas rapidement ! Je lui avais déjà dis plusieurs fois de ne pas s’en mêler mais elle revenait régulièrement à la charge… Un jour il allait falloir lui donner une réponse définitive. Malheureusement ou… Heureusement ? Se marier. Nous marier. Etions nous vraiment prêts, cette fois ? … Je contemplai ces doigts et elle me tira de mes pensées en penchant la tête sur le côté, curieuse.

« Mais tu as raison. J’ai… eu une idée. » Je déglutis en lui disant cela, essayant de garder mon sérieux face à son visage intéressé. « Mais je ne suis pas sûr que ça soit une très bonne. »

Elle leva les yeux au ciel, comme je m’y attendais. S’apprêtant sans doute à me faire un petit discours mais je la coupai en me penchant pour m’emparer de ses lèvres. Un baiser simple, tendre à notre manière.

« Sincèrement. Puisque ça implique de se séparer d’Abigaëlle… »

Je laissai volontairement un silence pour voir sa mine effarée, prête à me hurler qu’il était hors de question de se séparer de notre fille.

« … Quelques jours. Seulement quelques jours. »

Je ricanai quand elle s’offusqua, la faisant tourner du bout du bras comme si nous improvisions une valse sans aucune musique. Je la savais pendue à mes lèvres désormais, savourant un instant ce sentiment avant de consentir à parler à nouveau.

« Le shérif m’a autorisé à quitter la ville de Storybrooke. » Sous plusieurs conditions que je lui tues. « Est-ce que tu voudrais qu’on passe quelques jours… A Paris ? Comme… « autrefois » ? »

Comme lorsque nous nous étions vraiment trouvés et retrouvés ? Comme lorsqu’elle s’était enfuie avec moi et qu’elle avait envoyé valser son héritage et tout le reste ? Je n’avais pas fait grand chose pour elle ces dernières années alors qu’elle s’était plus que sacrifié à mon encontre. Elle avait supporté des rumeurs, des brimades, la honte, puis le silence, mon mauvais caractère, nos non-dits, tous les aléas qui nous avaient conduits pourtant à en être là aujourd’hui. Ma mère m’avait fait réalisé à quel point j’avais été ingrat, en quelque sorte. Et me rendre compte que je ne lui disais que très peu à quel point je l’aimais avait été une goutte d’eau supplémentaire pour faire déborder le vase…

Je n’étais pas démonstratif, elle non plus. Mais de temps en temps, quelques paroles ne faisaient pas de mal pour se rassurer. J’attendis qu’elle finisse de tourner sur elle-même pour la ramener contre moi.

« Ensemble. A Paris. Ca te dit de commencer l’année de cette manière ? »


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Anastasia Romanov


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________________________________________ Lun 20 Fév 2017 - 0:31

Pas d'idées, vraiment ? Cela ne ressemblait pas à Dimitri, aussi Anya l'observa t-elle plus attentivement, attendant la suite. Oui, c'était difficile de faire plus original que cette fin d'année surprenante. Et pour cause ! vous ne voyagez pas tous les jours dans le monde des contes qui vous a vue naître pour récupérer votre enfant kidnappée par un homme qui ne veut que votre trépas. Malgré tout, la jeune femme avait... apprécié le voyage. Une partie, du moins. Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait pensé revoir son père, sa mère et ses sœurs. Jamais elle n'aurait cru avoir la réponse quant à leurs derniers instants. Jamais elle n'aurait espéré savoir qu'ils étaient dans un monde meilleur.
Et puis tout le monde s'en était retourné à sa petite ville normale.
Ils lui manquaient terriblement. Déjà.
Anastasia aurait voulu le confier à Dimitri. Lui raconter combien elle avait pu être folle de son papa, combien ses sœurs enquiquineuses l'avaient parfois faite rire aux larmes, combien leurs vacances en bord de mer avaient été agréables. Mais comment dire ces choses quand les mots restent coincés au fond de votre gorge ? Dimitri et elle n'étaient pas du genre à s'épancher sur leurs sentiments. Plus ils étaient réels et plus ils les taisaient.
Inconsciemment, Anastasia resserra son étreinte autour du corps de Dimitri. Parfois, elle aurait eu envie de pleurer, de les pleurer. Mais ce n'eut pas été leur faire honneur. Ils la voulaient vivante et heureuse. Il fallait qu'ils soient un peu fiers d'elle. Non ?
Lui, il était encore là, bien réel, bien vivant. Il ne partirait pas. D'ailleurs, sa main gauche contre la sienne, froide, ne faisait que le lui rappeler. Curieusement, Anastasia l'observa admirer cette bague de fiançailles qu'ils avaient longtemps ignorée. Mais depuis que Ksenyia, qu'il faudrait se résoudre à ne plus appeler nounou, était en ville, le mariage était plus que présent dans leur quotidien.
Anya n'aurait jamais cru dire cela mais elle la trouvait outrageusement intrusive. C'était leur mariage. Leur journée. Leur moment. Leur union. Leur cérémonie. Hors de question qu'elle ne prenne les choses en mains. Ils avaient attendu deux ans, étaient-ils réellement à un ou deux mois près ? Ksenyia était, au final, encore plus vieux jeu que son fils. Comme quoi, tout arrive...
Anastasia finit par chasser ces pensées tandis que Dimitri reprenait la parole.
Ah. Il avait bien une idée, donc. Elle l'aurait parié. Pourquoi fallait-il toujours qu'il nuance ses propos en disant que c'était nul ? Anya leva les yeux au ciel. C'était plus fort qu'elle. Les hommes... vous savez ce qu'on dit...
La rouquine allait répliquer quand il la fit taire à sa manière : un baiser, relativement chaste. D'accord. Il pouvait remporter cette manche.
- Ne joue pas trop avec ma curiosité, Dimitri, tu sais que je n'ai pas de patience, souffla-t-elle avec un sourire entendu.
Il reprit alors, des mots qu'elle n'aurait jamais pensé entendre :
- Sincèrement. Puisque ça implique de se séparer d’Abigaëlle…
Ou peut-être allait perdre et se prendre une baffe, en fin de compte.
Anastasia avait blêmi, la bouche entrouverte, s'écartant légèrement de Dimitri et de son idée qui la rendait de plus en plus sceptique. La jeune femme lui lança un regard qu'il ne saurait que trop déchiffrer : j'attends la suite, voulait-il dire.
- Quelques jours, seulement quelques jours, précisa-t-il alors.
- J'espère bien pour vous, Monsieur Chostakovitch ! le rabroua-t-elle, partagée entre une sincère curiosité, l'agacement de le voir jouer si tranquillement avec ses nerfs et la crainte que son idée ne soit réellement pas plaisante.
Et ça le faisait rire, en plus... Bah voyons !
Anastasia jeta un regard sur Abigaëlle qui dormait paisiblement, comme pour s'assurer qu'il ne l'avait pas vendue entre temps. Anya lui aurait réservé un sort pire que la mort s'il avait osé.
Mais pour le moment ils valsaient une valse sans musique. Anya le fusilla du regard. Celui-ci signifiait qu'il avait intérêt à parler et vite. Elle détestait être pendue à ses lèvres, sauf s'il s'agissait d'un baiser passionné.
Finalement, il annonça la couleur. Le shérif. Quitter la ville. Aller à....
Attendez, quoi ?
Sous l'effet de la surprise - bonne, cette fois - Anastasia repassa plusieurs fois ces quelques mots dans sa tête, afin d'être certaine d'avoir compris. Et tandis que ces paroles repassaient dans son esprit, elle atterrit, sans en avoir pris conscience, à nouveau dans les bras de Dimitri.
Ensemble.
A Paris.
Savait-il seulement ce que ces mots signifiaient pour elle ?
Probablement pas, sauf à ce qu'il ait étudié le médaillon qu'elle portait toujours pendant son sommeil. Anastasia n'avait pas souvenir de lui avoir confié cette partie de l'histoire, s'en tenant à "ma famille m'attend à Paris". A l'époque, c'était bien assez.
Anastasia réalisa finalement que c'était à elle de parler. Ou d'essayer, du moins. La jeune femme cligna plusieurs fois des yeux, incrédule.
- Je... C'est... C'est une très bonne idée, réalisa-t-elle. C'est... un très beau cadeau, Dimitri, souffla-t-elle, plus bas, détournant le regard par pudeur.
Ne pas se mettre à pleurer. Surtout, ne pas se mettre à pleurer. Anastasia ne pleurait pas en public. Ni pour si peu. Elle n'était pas romantique et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de trouver la scène parfaite.
- Merci.
Anastasia l'enlaça, faisant le point sur ses émotions, le visage enfoui contre le torse de Dimitri. Finalement, elle se dressa sur la pointe des pieds pour planter un baiser passionné sur sa bouche, agrippant le col de sa chemise et quelques cheveux, sans doute. Il pouvait toujours la retirer si celle-ci gênait...
- Un remerciement en nature suffira ? interrogea la jeune femme. Je voudrais rester digne et crédible dans mon rôle d'Anastasia la femme forte et indépendante non romantique.

Puis vint l'heure de faire les valises. De réellement partir. De réellement laisser Abigaëlle aux bons soins d'autres qu'eux deux. Une première. Il paraît que c'est une bonne chose. Pouvoir se détacher, couper le cordon une seconde fois.
Dimitri voyageait léger. Elle aussi, quoique sa conception de léger soit légèrement plus volumineuse que la sienne. La valise fut bouclée rapidement. Dimitri s'était occupée des détails techniques. Son idée, sa responsabilité, n'est-ce pas ? Anastasia, une fois n'est pas coutume, n'avait qu'à se laisser faire. Le suivre à l'aéroport. Le suivre jusqu'à l'hôtel puis se perdre avec lui dans les rues de Paris.
- Elle va me manquer, ne put-elle s'empêcher de déclarer alors que le départ approchait à grands pas.
Anastasia mordilla nerveusement sa lèvre inférieure.
- Je suis toujours aussi contente de partir, hein. Je crois qu'on a besoin d'être juste toi... et moi, réalisa-t-elle lentement.
Ce qui ne l'empêcha pas de câliner Abigaëlle plus que de raison en jurant de revenir. Puis elle attrapa la main de Dimitri, prête pour cette nouvelle aventure.
- Ensemble. A Paris, annonça-t-elle en lui adressant un sourire entendu.

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________________________________________ Dim 19 Mar 2017 - 1:48




Once upon a December

Anya était de nature nerveuse quand il s’agissait de notre fille. Elle, la femme forte et indépendante, à l’écart de toutes dettes ou de toutes soumissions à qui que ce soit… Peinait fortement à laisser notre bébé d’un an déjà aux bons soins de quelqu’un d’autre. Il fallait avouer qu’après l’escapade en Russie, il nous était difficile de nous dire que tout irait bien ; qui pouvait prévoir ce qui risquait ou non de se passer pendant notre absence ? J’avais évalué les possibilités, estimé à ma manière le bénéfice et les risques d’un tel départ et j’en étais arrivé à la conclusion que se serait (peut-être) une bonne chose. Nous en avions besoin tous les deux : souffler, nous retrouver et essayer d’être un peu plus honnêtes l’un envers l’autre. Elle m’avait demandé de lui parler plus ouvertement – et ce n’était pas une épreuve facile – aussi avais-je finalement trouvé cette solution pour pallier à bon nombre de choses qui nous manquaient depuis plus d’un an. Depuis que tout avait basculé et que nous nous étions perdus l’un et l’autre.

Tandis que je l’attendais, je ressassai les souvenirs de ces années écoulées, de cette grossesse qui m’avait plongé dans un grand désarroi et qui n’avait pas manqué de mettre à mal Anastasia. De l’enchainement des évènements qui avaient menés à la faire passer au second plan, derrière un brin de folie, derrière une folie meurtrière, derrière des barreaux de prison et derrière tout ce qui aurait dû avoir de l’importance. Elle en premier. Elles en premier. Heureusement que l’été avaient permis de rattraper, au moins un peu, et que la suite de l’année avait fini par tourner tranquillement en notre faveur. Ou presque, puisqu’il y avait eu l’histoire du kidnapping qui n’avait pas franchement été une partie de plaisir au départ. Tout était bien qui finissait bien mais… C’était un trop grand mal pour ces résultats.

Quand elle me tendit sa main, je l’attrapai dans la mienne avec force. C’était Marie qui avait hérité d’Abigaëlle pour les quelques jours où nous serions absents ; Kseniya avait insistée mais nous avions négocié pour qu’elle passe seulement la voir. Quant à Gringoire… Je n’en savais rien, je ne lui avais pas parlé. Mais s’il touchait à un seul cheveu de notre fille il allait se prendre une pelle dans la figure, foi de Dimitri ! Je déposai un baiser sur la main d’Anya, hochant la tête en toute réponse à sa déclaration. Ensemble à Paris. Ensemble… Pour le meilleur comme pour le pire, en fin de compte.

Je lui tendis son passeport lorsque nous fûmes prêts à monter à bord. Le shérif avait été clair : sans ce document, impossible de voyager où que ce soit. Il se remplissait automatiquement pour que les habitants du reste du monde y lisent ce qu’ils voulaient bien lire, une touche de magie pour nous aider, de même que pour la monnaie ; une véritable solution de facilité à bien y penser. J’étais nerveux à l’idée de prendre l’avion cependant, n’appréciant que peu l’idée d’un si long trajet dans un même véhicule. La cellule en pierres m’avait rendu un peu antipathique à toute forme de cloisonnement et je serrai nerveusement la mâchoire en jetant des coups d’œil furtifs autour de nous. Personne ne semblait nous reconnaître. Personne ne semblait nous en vouloir ou nous demander pourquoi nous étions aptes à franchir la frontière internationale… Et ce n’était pas plus mal sans doute.

Je sentis les doigts d’Anya se faufiler entre les miens pour les serrer d’une pression. Lorsque je tournai la tête vers elle, un sourire encourageant naquit sur son visage et dissipa les craintes ancrées à même mon visage. Elle était là et elle me faisait confiance. Rien de mal ne pourrait arriver avec une base comme celle-ci… n’est-ce pas ?

« Allons-y. » Proposai-je en tendant mon billet à l’hôtesse d’accueil.

Quelques minutes plus tard, nous étions installés sur deux sièges côte à côte. Je lui avais laissé la place près du hublot, me contentant d’échanger un bref regard avec la personne qui s’installa à ma droite de l’autre côté du couloir : une jeune femme accompagnée d’un gamin qui devait avoir une dizaine d’années. Est-ce qu’un jour Abigaëlle atteindrait cet âge et cette taille ? Probablement. Obligeamment. Mais pour le moment elle restait une petite fille et ce n’était peut-être pas plus mal. Se détendre ne fut pas évident, encore moins lorsque l’appareil se mit à vibrer et qu’un sifflement sourd résonna dans nos oreilles au rythme des mètres que nous montions au-dessus du sol ; mais je finis presque par m’assoupir après plusieurs heures passées à ne rien regarder d’autre que le siège devant moi. J’avais acheté un guide de Paris que j’avais laissé sur l’une des tablettes, au cas où elle voudrait le lire ; Anya avait voix au chapitre pour savoir ce que nous allions faire au fond.

S’il faisait froid à Storybrooke, le mois de janvier était véritablement frigorifique en France. Je resserrai l’écharpe autour de mon cou et fermai mon manteau, me baissant pour rattraper la valise avant de la hisser à l’intérieur du taxi qui devait nous conduire à l’hôtel. C’était tout ce que j’avais planifié : les vols et l’endroit où nous allions dormir. Pour le reste, nous verrions au jour le jour… Un bras passé autour des épaules de la princesse russe, j’observai les monuments à l’architecture singulière défiler derrière la vitre. Le chauffeur, qui parlait anglais, s’amusa à nous décrire la vie parisienne mais je ne l’écoutai que d’une oreille distraite ; la neige commençait à tomber sur la ville, se dispersant avant même de toucher le sol mais créant une pellicule blanche et légère à la surface de l’air. C’était agréable, pas autant que les bois qui bordaient notre maison mais… Qu’importait. Ça me rappelait le Maine et c’était finalement un bon sentiment.

Une fois les clefs récupérées, nous pûmes pousser un soupir de soulagement en mettant les pieds dans la chambre qui serait la notre les prochains jours. Je lâchai la valise et défaisait lentement mon écharpe, laissant Anya s’approcher des rideaux pour les ouvrir en grand et observer les toits de Paris. Au loin, bien plus loin, on devinait la silhouette de la Dame de Fer qui faisait la fierté de ses habitants : la Tour Eiffel. Quelque part devaient aussi se trouver le Sacré Cœur et la Cathédrale Notre-Dame, mais ils n’étaient pas dans l’axe de la chambre pour les apercevoir. Je défis mon manteau et m’approchai de la jeune femme en pleine observation, passant mes mains autour de sa taille pour la serrer doucement contre moi. Mes lèvres rejoignirent sa nuque dans un baiser simple et furtif.

« Est-ce que cela ressemble à tes souvenirs ? » Hasardai-je, plus pour reprendre la conversation que d’avoir réellement une évaluation. « Si tu as trop froid, on peut attendre qu’il soit midi pour sortir. »

Je notai qu’il était encore trop tôt pour appeler aux Etats-Unis, il faisait encore bien nuit à cette heure. Marie était de toute manière déjà au courant de notre arrivée : un message lui avait été envoyé à peine avions nous passé les douanes. Inutile de réveiller inutilement Abigaëlle pour ça…

« ... Mais ça ne serait pas digne de l’héritière de Russie. » Plaisantai-je, coulant un regard lourd de sous-entendus à son attention.

Nous avions la glace dans le sang et, après avoir retrouvé les terres russes plongées sous la neige, ce n’était pas une ville transit de froid qui allait nous faire peur. Nous étions là tous les deux pour passer du temps ensemble et, même si nous ne manquerions pas d’occuper cette chambre le moment venu, il n’était pas question de perdre la moindre seconde en regrets. J’esquissai donc un sourire quand elle tourna la tête vers moi.

« Par quoi commence-t-on ? »

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________________________________________ Dim 19 Mar 2017 - 16:41

Anastasia n'avait jamais pris l'avion et n'avait sans doute pas imaginé le prendre de si tôt. Pourtant, cela faisait bien des années qu'elle aurait pu, si elle en avait ressenti l'envie ou le besoin, quitter Storybrooke. Pour un temps comme pour toujours. La rouquine ne s'y était cependant jamais résolue. Mine de rien, cette petite ville du Maine était devenu sa maison, sa petite routine, son petit cercle fermé dans lequel elle se plaisait à évoluer. Plus jeune, pourtant, elle avait rêvé d'aventures, de contrées à explorer et de tout un tas d'autres choses dont elle n'avait pas vu la moitié. Elle était devenue mère et s'était assagie.
C'était la première fois qu'Anastasia laissait Abigaëlle derrière elle et jamais elle ne s'en serait crue capable. Non pas qu'elle n'ait pas confiance en Marie ou Ksenyia. L'une comme l'autre avait l'habitude des enfants et chérissait Abigaëlle plus que de raison. L'une comme l'autre ne laisserait rien lui arriver. Mais s'il leur arrivait quelque chose, à eux ?
Même avec toute la volonté du monde, ils auraient bien du mal à en réchapper si l'avion se crashait au-dessus de l'Atlantique et Anastasia n'avait pu s'empêcher d'y songer. Elle avait pourtant pris place à côté du hublot et, passée l'angoisse du décollage durant lequel elle avait resserré son emprise sur les accoudoirs de son siège, la rouquine s'était surprise à admirer les nuages qu'ils surplombaient. On ne voyait assurément pas cela tous les jours. La splendeur du spectacle avait fini par la détendre, de même que ses recherches au préalable. On avait plus de chance de se tuer en voiture que de mourir en avion, c'était les statistiques qui le disaient. D'après elles, Abigaëlle aurait donc encore ses parents sur le dos un moment. Forte de cette constatation et lassée par les nuages, Anya s'était décidée à parcourir le guide de Paris que Dimitri avait apporté, impressionnée qu'il sache organiser des voyages. Puis ils avaient échangé quelques mots complices. Elle avait regardé l'un des films diffusés dans l'appareil. Ils avaient mangé l'un de ces repas qu'on vous sert à mille pieds d'altitude et s'était finalement endormie contre l'épaule de Dimitri.
Ils étaient arrivés à Paris au matin, dans le moindre incident. A présent, six heures de décalage horaire les séparaient d'Abigaëlle et de Marie. Leur fille dormait très certainement encore tandis que l'excitation gagnait peu à peu Anastasia. Ensemble à Paris. Ca y est, ils y étaient. Pour du vrai. Ca ne leur était plus arrivé de s'enfuir ensemble dans ce monde-ci. Anastasia réalisait à présent que cela lui avait manqué.
Les rues de Paris défilaient sous leurs yeux pendant que le taxi les amenait jusqu'à l'hôtel. Leur chauffeur avait semblé si fier de montrer l'étendu de son anglais qu'Anastasia n'avait pas osé lui préciser qu'elle parlait français, s'il le souhaitait. C'était probablement plus simple comme ça, non ?
Anya lui raconta qu'ils venaient d'une petite ville dans le Maine, qu'ils n'étaient pas retournés à Paris depuis longtemps - ce qui n'était pas totalement faux, d'une certaine façon - et qu'elle adorait la France. C'était un peu cliché mais c'était vrai. Tout à son aise, le chauffeur leur conseilla quelques endroits à visiter, conseils auxquels Anastasia opina joyeusement, notant que Dimitri ne prenait pas part à la conversation, l'esprit sans doute ailleurs, parmi les quelques flocons qui tombaient sur la capitale française. Anastasia nota que c'était particulièrement romantique mais n'en fit pas la remarque.
Le trajet prit fin quelques instants plus tard, aux abords d'un petit hôtel dans le cœur de la ville.
Anastasia fut bien contente de découvrir leur chambre et de se retrouver enfin seule avec Dimitri. Non pas qu'elle n'ait pas apprécié leur chauffeur. Ou les hôtesses de l'air toutes plus souriantes les unes que les autres, surtout envers ces messieurs. Mais un voyage en amoureux stipulait de se retrouver seuls et après six heures de vol, elle était en droit de réclamer cette quiétude promise.
La rouquine s'était perdue dans la contemplation émerveillée de la ville lorsqu'elle sentit des bras familiers s'enrouler autour d'elle.
- Ça y ressemble. En plus moderne, nuança Anya. Est-ce que ça ressemble aux tiens ?
Elle retourna machinalement la question en se retournant elle-même pour lui faire face. Attendre ? Ils avaient suffisamment attendu, lui apprit son regard bleu acier. Paris leur tendait les bras. Il était grand temps de partir à sa rencontre et il l'avait bien compris. Quant à Anya, elle connaissait suffisamment Paris et avait suffisamment révisé grâce au guide touristique de Dimitri pour avoir largement de quoi les occuper.
- Tu aimes la peinture ? s'enquit-elle, purement rhétorique. Le Musée d'Orsay n'est pas très loin et j'ai toujours voulu voir leur collection de Van Gogh. Ensuite on pourrait déambuler sur les quais de la Seine jusqu'à l'île de la Cité et Notre-Dame - c'est tout à côté, si tu regardes le plan - puis on déjeunerait et on pourrait finir la journée sur la butte de Montmartre ? Mais d'abord, on pourrait peut-être commencer par un petit-déjeuner, conclut Anastasia en indiquant le réveil sur l'une des tables à chevet.
Il n'était même pas neuf heures. Le musée d'Orsay n'ouvrait certainement pas aussi tôt aux visiteurs et cela tombait bien. Anastasia avait faim. Si elle ne sentait pas le sommeil du fait de son excitation grandissante, elle ressentait toujours la faim.
- On aura besoin de forces pour faire tout ce que je viens de dire, argumenta-t-elle. Et c'est l'occasion de manger de vrais croissants, ajouta la rouquine avant d'entraîner Dimitri à sa suite.
Il ne pouvait pas dire non à un petit-déjeuner français. Même si les croissants étaient une invention autrichienne comme il ne manquerait pas de le faire remarquer. C'était les Français qui les avaient perfectionnés. Du reste, personne ne se souvenait de leur origine.
Il faisait trop froid pour déjeuner en terrasse mais la salle à manger de l'hôtel s'avéra tout à fait charmante. Ils étaient apparemment les seuls russes de la clientèle, ce qui leur donnait tout le loisir de converser dans leur langue maternelle sans être compris de personne et c'était très bien comme ça, même s'ils n'échangeaient pour le moment que des banalités. Anya s'efforçait de ne pas mentionner Abigaëlle. C'était leur moment en tant que couple. Pour une fois, ils avaient le droit de ne pas être simplement des parents mais deux jeunes gens qui s'aimaient et se le disaient trop peu.
Tout en mangeant et en parlant, Anastasia observait leur plan de la ville, impatiente.
- Tu vois, c'est vraiment pas loin... Sauf Montmartre. On pourra toujours prendre le métro, remarque. Et Montmartre à la tombée de la nuit c'est sûrement très romantique, nota Anastasia, l'air de rien. On est aussi là pour ça, non ? Mais je tiens à mes peintures. Et à Notre-Dame. D'ailleurs... je suis prête à y aller ! annonça Anya en engloutissant la dernière bouchée de son croissant.
Tout en parlant, la jeune femme s'était levée. Ils n'avaient qu'à remonter chercher leurs affaires dans leur chambre et partir. C'était l'affaire de cinq minutes. Dix à tout casser. Ensuite Paris serait à eux.
- A la réflexion faite, je devrais peut-être réellement te demander si tu aimes les peintures et m'intéresser à la réponse, nota justement Anastasia, un quart d'heure plus tard, alors qu'ils quittaient l'hôtel. Mais... tu ne vas pas dire non, pas vrai ?

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________________________________________ Mar 9 Mai 2017 - 15:26




Once upon a December

L’écouter parler de ce qu’elle connaissait et de ce qu’elle voulait faire était une amusante mélopée, je ne pouvais m’empêcher de sourire d’un air amusé et de secouer la tête dans un sens ou dans l’autre pour lui répondre. Anastasia possédait un goût prononcé pour l’art et les lettres – sinon elle ne ferait pas ce métier – et je m’étais douté faire mouche en lui proposant de nous rendre à Paris. Elle m’avait demandé de faire des efforts, au moins de temps en temps… En voilà un grand de ma part que de nous séparer d’Abigaëlle, de nos familles (même si Marie et Ksenyia n’étaient pas celles qui allaient le plus me manquer) pour nous replonger dans l’aventure responsable de nos existences. De notre rencontre. De notre devenir en tant qu’Anya et Dimitri, pas seulement de l’héritière et du garçon de cuisine.

Je passai une main sur mon visage en visualisant ces souvenirs, ayant encore parfois du mal à considérer qu’ils étaient miens. Réels. D’un autre monde mais pour autant importants et aussi vivaces que cette relation que nous avions retrouvé lorsque nous nous étions revus. Deux identités se superposaient. Deux époques et deux vies entières… Mais une seule possédait une suite à venir qu’aucun de nous deux ne pouvait deviner par avance. Advienne que pourra, pour quelques jours nous allions de nouveau pouvoir être simplement ces deux jeunes gens connus dans un palais désaffecté de l’ancienne Russie. Plus de famille. Plus d’enfants. Plus rien d’autre que nous et l’espoir – si on pouvait l’appeler ainsi – de retrouver les valeurs qui faisaient de nous ce que nous étions.

Je terminai la tasse de café noir avant de la reposer dans un tintement. Je reconnaissais les rues et les plans qu’elle agitait sous mon nez depuis tout à l’heure, même si des rues n’étaient plus les mêmes et que beaucoup de buildings avaient remplacés les maisons à étages ; sans compter que j’avais un peu regardé ce qu’il était possible de faire dans la ville avant de venir. Je levai la main pour tapoter l’emplacement du musée d’Orsay sur la carte.

« M’écouterais-tu seulement, si je te disais non ? » La taquinai-je par amusement, reprenant ensuite plus sérieusement. « Orsay me va très bien, la peinture repose l’esprit et l’aiguise aussi… Ca serait l’occasion de comparer nos expériences dans la matière. »

Je n’avais pas énormément de passions, hormis la pêche et les serial killer ; mais j’avais beaucoup lu et appris de l’art et de ses déviances. Je possédais plusieurs recueils dans notre maison et il m’était arrivé de nombreuses fois d’assister à des expositions… Comme d’étudier le sens caché des représentations. L’ère du Caravage ou d’artistes comme Botticelli avaient mes préférences, énormément de symboliques dans un espace aussi réduit qu’une toile. Je savais qu’Anya préférait des artistes plus contemporains comme Van Gogh – la preuve – et ces derniers n’étaient pas non plus sans plaire.

Un pas dans la chambre pour récupérer nos affaires, un manteau bien chaud, des gants et une écharpe ; je cru devoir faire un saut à la réception pour nos dollars mais la monnaie storybrookienne étant ce qu’elle était… Nous n’en eûmes pas besoin. J’avisai d’un œil impatient la neige continuant de tomber dans les rues de la capitale française.

« Vous avez de la chance, il ne neige pas souvent à Paris ! » Lança l’homme debout à côté de l’entrée de l’hôtel. « Bon séjour, messieurs-dames ! »

Il s’était exprimé dans un anglais impeccable à l’accent coupé et, sans doute comme la princesse à côté de moi, je fus satisfait de pouvoir m’exprimer en russe sans craindre d’être entendu ou compris par d’autres. Je lui laissai l’appareil photo, un ancien modèle fonctionnant encore avec une pellicule, préférant m’assurer que je possédai bien un carnet et un crayon dans une de mes poches. J’avais des yeux pour voir, cela serait suffisant pour une première journée…

Surtout lorsque je du plusieurs fois l’attendre parce qu’elle avait repéré un détail important à immortaliser pour nos souvenirs. Des souvenirs… Nous n’avions pas vraiment de photographies tous les deux à la maison. A vrai dire, il y avait surtout des photos d’Abigaëlle et quelques unes d’Anastasia. Je n’étais pas un modèle photogénique et je n’aimais pas vraiment y apparaître donc je ne pensais pas vraiment m’y trouver… Ah si. Sur l’un des clichés pris à Noël en compagnie de Sally. Rien à voir avec ce que j’étais les années précédentes.

« Tu sais que la pellicule n’est pas illimitée ? » Demandai-je, tandis qu’elle se concentrait sur l’un des ponts décoré qui faisaient la réputation de Paris.

Pour toute réponse, elle me tira la langue. Etrangement, cela me détendit radicalement… Nous n’étions plus dans le Maine ou à Storybrooke. Nous n’avions plus à supporter le regard des autres. Ici, personne ne nous connaissait. Personne ne savait qui elle était ou ce que j’avais fait et c’était bon au final. Je consentis alors à atténuer cette nervosité qui me dévorait depuis notre départ et détendit même mes pas. Le froid ne nous dérangeait pas vraiment pour le moment, au contraire il vidait les rues des passants pour nous laisser un peu plus tranquilles. J’évitai soigneusement une plaque de verglas cependant, tenant sa main pour qu’elle me suive avant qu’on ne se retrouve aux urgences avec une fracture du bassin. Ca serait dommage de passer le reste du séjour immobilisé dans un lit d’hôpital !

Orsay se dessina rapidement devant nous, son architecture singulière aussi tandis que nous longeâmes les murs pour nous rendre dans l’entrée. Je cru un instant que c’était fermé vu l’extérieur un peu lugubre, mais non. Un sourire et deux entrées plus tard, nous voilà à parcourir les différentes salles en attendant de voir où se trouvait l’exposition tant convoitée par Anya.

« Je te suis, madame la guide. » Amusé, ouvrant mon manteau face à la chaleur doucereuse qui régnait à l’intérieur.

Et peu importait l’heure ou le temps, nous n’étions pas si pressés.

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________________________________________ Mar 9 Mai 2017 - 20:32

- M’écouterais-tu seulement, si je te disais non ?
Anastasia l'entendait parler, c'était indéniable, et sa voix avait toujours été l'une des plus plaisantes musiques pour ses oreilles. Et pourtant, elle ne prit pas la peine de répondre, chassant son commentaire d'un geste distrait. Après tout, c'était une question rhétorique, non ? Il la connaissait suffisamment pour comprendre de lui-même. Anya n'en était pas moins ravie que la perspective du musée d'Orsay lui plaise. C'était tout ce qu'elle demandait. Ils n'avaient pas forcément les mêmes préférences en matière d'art, alors la jeune femme se satisfaisait de cette victoire facile, qui n'en était pas réellement une. Mais n'était-ce pas le but des vacances ? ne pas se prendre la tête. Vivre au jour le jour, loin des soucis quotidiens et des préoccupations stressantes.
Armée de son vieil appareil photo, de son vieux manteau vers et de sa gavroche, Anastasia fut bien contente d'enfin quitter l'hôtel pour partir à la découverte de Paris. Enfin. A eux la ville de l'amour et des lumières et sans doute d'un tas d'autres trucs dont elle se fichait.
Le froid de janvier avait ça de bon qu'il la maintenait éveillée, elle et ses joues rosies par la météo locale, de sorte à ce que le décalage horaire ne l'assomme pas totalement et qu'Anastasia puisse profiter de chaque seconde du séjour, des secondes qu'elle ne semblait pas voir filé.
- J'en ai d'autres à l'hôtel, répliqua la jeune femme en se concentrant à nouveau.
Qu'il était agaçant à ainsi la détourner de ses objectifs. Une fois la langue rentrée dans sa bouche, la jeune femme occulta le reste du monde, faisant corps avec l'appareil photo pour obtenir un souvenir parfait.
Ce détail lui plaisait et elle tenait à en avoir une image parfaite à conserver à la maison. Il faut dire qu'Anastasia adorait les photos. Elle possédait si peu de souvenirs de sa vie passée qu'elle était bien décidée à fabriquer le plus de preuves matérielles du présent possible. Anastasia redoutait toujours d'oublier, encore. Elle n'était pas matérialiste mais elle tenait à ses souvenirs. Juste au cas où. Et comme à Noël, Dimitri devrait tôt ou tard s'imprimer, lui aussi, sur la pellicule. Photogénie ou pas et qu'il le veuille ou non.
Mais plus tard. Ils avaient tout leur temps.
Rangeant son attirail, la jeune femme glissa sa petite main froide et gantée dans celle plus chaude et épaisse de Dimitri pour le suivre en direction du musée.

Le musée d'Orsay était tel qu'Anastasia se l'était imaginé : excitant et fascinant.
Ils étaient arrivés suffisamment tôt pour appartenir à la première vague de touristes et se procuraient leurs entrées rapidement. Il faudrait partir plus tôt s'ils envisageaient de faire le Louvre. Mais pour l'heure, veste ouverte et écharpe défaite, Anastasia entraîna Dimitri à sa suite.
Ils passèrent devant de nombreux tableaux qu'elle semblait ne pas voir. Renoir, Rembrandt, même certains Van Gogh qu'elle occulta, à la recherche d'un tableau précis.
Quand enfin elle l'aperçut, la jeune femme se planta devant, pillant un peu brusquement, droite et ravie.
- C'est mon préféré, souffla-t-elle sans doute inutilement en indiquant La Nuit étoilée. Il est chouette, hein ? Je crois que je vais rester un peu là pour bien le regarder.
Anastasia n'était pas certaine d'attendre de réelle réponse. Un commentaire, éventuellement. Dimitri était champion en commentaire savamment distillé sur ses bizarreries et autres lubies. La plupart du temps, Anastasia se contentait de lever les yeux au ciel, soupirant son credo sur les hommes.
Finalement, elle accepta après un temps de quitter La Nuit étoilée des yeux pour se consacrer aux autres peintures de l'artiste, admirant son très singulier et précurseur.
Van Gogh n'avait pas été reconnu de son vivant, contrairement à Victor Hugo, et c'était bien dommage. Il avait vendu ses toiles pour des miettes de pain et était mort persuadé d'avoir raté sa vie, inconscient de son propre génie. Comme nul autre, il avait su magnifier sa peine et sa douleur pour en faire de l'art. Sans bien s'en rendre compte, Anastasia avait commencé à déblatérer à ce propos, sans se demander si de telles considérations intéressaient réellement Dimitri.
- C'est fascinant, non ? Toute cette tristesse mue en art... Désolée, je t'ennuie ? l'interrogea-t-elle soudainement, prenant conscience qu'elle avait parlé plusieurs minutes sans vraiment prêter attention à Dimitri. Tu veux me montrer les tableaux que toi tu aimes ? Je crois que je les ai tous vus trois fois et qu'on peut laisser Van Gogh pour aujourd'hui...
Ils avaient presque passé une heure dans cette partie du musée et la matinée n'était pas encore terminée. Anastasia ayant eu ce qu'elle voulait, elle était disposée à le suivre dans la foule de plus en plus opaque à la recherche de ce qui le faisait vibrer en peinture.
- Peut-être qu'on devra trouver un endroit un peu moins bondé cet après-midi si on veut être... juste entre nous. Non ? suggéra la rouquine tandis qu'ils se faufilaient dans le musée, au milieu des bancs de touriste, leurs doigts machinalement entrelacés.
Car si cette matinée nourrirait leur esprit de culture, elle ne pouvait rien pour l'aspect romantique de ce voyage à Paris. Un Paris certes différent de celui qu'il avait connu et qui les avait réunis mais un Paris qui n'appartenait qu'à eux et leur histoire.
-Trop de touristes, nota Anastasia quelques pas plus loin. Trop de marées de touristes japonais. Je pensais que c'était un cliché mais c'est même pas le cas.
Mais Dimitri savait y faire dans les foules. Il l'avait prouvé en Russie quelques semaines plus tôt et le prouvait à nouveau, les dirigeant exactement où il voulait les emmener.

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________________________________________ Mar 6 Juin 2017 - 16:45




Once upon a December

Observer la passion d’Anastasia pour Van Gogh avait quelque chose de prodigieusement familier. J’avais l’impression d’être retourné à cette enfance semi-effacée, celle où je pouvais l’apercevoir depuis le couloir ou par l’un des passages dérobés, sans qu’elle n’en soit au courant. Les grandes duchesses étaient de vrais petits caractères – notre rencontre officielle avec leurs fantômes n’avait fait que confirmer cela – mais de toutes Anya semblait la plus assidue lorsqu’il s’agissait d’art. Je l’avais vu être attentive aux peintures et se passionner de longues minutes au pied d’une œuvre qui pouvait se trouver dans un couloir ou sur un tout autre mur. Elle semblait toujours s’arrêter pour saluer les personnages ou même tenir compte de leur présence, quand d’autres avançaient sans même plus les voir. Je crois que c’est à cause d’elle que j’ai commencé à m’intéresser à l’art, dans cette vie passée et oubliée. Dans l’actuelle, je ne crois pas avoir jamais voulu étendre ces connaissances. Renoir, Rembrandt, le Caravage, Titus… Tant de noms anciens, plus intéressant à mes yeux que l’ère plus contemporaine ; même si je devais lui accorder que Van Gogh avait une touche mélancolique qui me plaisait.

J’esquissai un sourire en la voyant simplement posée là à regarder l’une de ses toiles préférées, elle ne me calcula même plus après les premières secondes et je pus à loisir vaquer un peu avant de revenir la voir. Immobile. Parfaitement attentive. En adoration presque devant les traces de couteaux et le mélange singulier des couleurs. Quand la princesse aimait, c’était avec passion et dévouement. Donnant à chaque détail sa valeur et vous donnant l’impression d’être la chose la plus précieuse au monde… Parfois j’oubliais cet aspect. J’oubliais qu’elle faisait tout et s’accrochait à nous pour remettre le navire de notre famille à flots. J’oubliais qu’elle était prête à tout quand quelque chose résonnait en elle et qu’elle n’abandonnait jamais. La preuve, nous étions là alors qu’Anya aurait pu refaire sa vie avec n’importe qui d’autre pendant mon incarcération. Elle s’attachait à ses rêves de petite fille. Elle s’accrochait à ses romans d’amour et d’épopée. Elle s’accrochait et ça la rendait tellement adorable. Une princesse a qui on avait arraché le conte était-elle toujours une princesse ? En tout cas, j’en connaissais une qui se donnait les moyens d’obtenir sa fin heureuse.

Je n’étais pas forcément partisan des destins tout tracés et de l’idéal familial qu’on obtenait à la fin des jolies histoires. Mais je devais bien reconnaître que ce n’était pas si mal comme situation. Je l’écoutais parler et s’évader comme si elle était encore dans sa bulle, lui accordant un sourire en coin quand elle se rendit compte que ses mots dépassaient sa pensée. Quelle insatiable bavarde… La vie à Storybrooke m’avait rendu moins expansif en mots et paroles, mais j’étais amusé de constater qu’elle parlait pour nous deux la plupart du temps.

« J’ai peur que tu ai encore du chemin à faire pour m’ennuyer. » Dis-je simplement à sa question.

Etrangement, sa voix m’apaisait et coulait en moins comme un ruisseau tranquille. Un fil conducteur. Une mélodie de fond qui berçait les journées et portait les instants pour les rendre tous différents. S’il m’arrivait de décrocher pour me mettre à réfléchir, je faisais toujours un effort pour reprendre le fil et écouter ce qu’elle avait à dire. Il n’existait pas de meilleure arme que le mépris et l’ignorance, je refusais de lui faire subir cela alors qu’on l’avait traitée de menteuse pendant son existence précédente. On lui avait volé tant de temps et d’opportunités que je voulais bien consentir à être celui qui prêterait ses oreilles à tous ses vagabondages. SI ce n’était pas moi, qui le ferait ? Et puis cela n’avait rien de lassant, Anastasia connaissait des anecdotes et des faits qui ne m’étaient pas tous évidents. Nos conversations étaient rarement inintéressantes, sauf quand nous parlions de la pluie et du beau temps. Ou bien de notre fille, nous n’avions pas besoin d’utiliser beaucoup de matière grise pour l’interpréter et nous occuper d’elle. Sans méchanceté aucune.

Nous nous faufilâmes à travers les nombreux touristes qui bondaient désormais les allées du Musée d’Orsay, venus sans doute se réfugier du froid glacial de la Capitale. Il y avait beaucoup moins d’asiatiques dans notre bourgade du Maine mais je n’étais pas sans savoir que le tourisme était élevé dans Paris… c’était juste, effectivement, impressionnant à voir une fois sur place. Le musée d’Orsay parcouru, nous nous dépêchâmes de nous extirper de ce flux de personnes et nous retrouvâmes sur le devant… Face aux bourrasque polaires qui soufflaient désormais. Un coup d’œil m’indique que l’après-midi avait déjà quelque peu avancé. La rue était aussi vide qu’à notre arrivée, à part quelques voitures qui bravaient la météo pour se rendre on ne savait où.

Après une hésitation entre taxi et métropolitain, nous nous engageâmes sur les quais pour rejoindre l’entrée souterraine la plus proche. L’avantage de cette ville résidait dans ses très nombreux transports en commun, autant les utiliser pour se mettre un peu au chaud le temps du trajet. Ca ne valait pas la fraicheur de la Russie mais j’étais satisfait d’avoir pris des vêtements chauds ; je jetais parfois des regards vers Anastasia pour m’assurer que son nez violacé n’allait pas tomber de son visage qui disparaissait sous sa large écharpe. Elle avait rangée l’appareil photo même si elle le ressortait parfois, inéluctable téméraire russe, avant de définitivement le glisser sous son manteau quand nous nous engouffrâmes sous terre.

« Je crains que le temps ne joue pas en notre faveur pour une croisière aujourd’hui. Les bateau-mouche attendront. »

Au moins qu’il fasse un peu meilleur. Je ne savais pourquoi mais j’avais cruellement envie d’y monter en sa compagnie. Peut-être aurions-nous du partir au printemps ? L’hiver était si familier et à la fois si étouffant pour les projets. En tout cas, les souterrains de la ville étaient tels que leur légende : obscurs, musicaux et assez sales malgré toute la bonne volonté des agents d’entretien. J’esquissai un sourire en coin sous le constat, suivant les panneaux indicatifs pour ensuite monter dans la rame qui nous intéressait. Elles étaient remplies même à cette heure, surprenant. Une main gantée sur l’une des barres centrales, je gardai un œil sur Anya qui se trouvait juste à côté de moi. La plupart des gens étaient plongés dans leurs téléphones, musiques, journaux ou livres. D’autres se perdaient dans le vague en suivant les mouvements brusques du métro. Quelques uns bavardaient mais c’était rare. Une scène habituelle. Loin du romantisme dont parlait la jeune femme, je l’accordai.

Un changement de rame plus tard et de longues minutes de trajet pour enfin parvenir à une station remplie d’escaliers. Nous les gravîmes d’un pas rapide, nous amusant inconsciemment à tester l’endurance de l’autre dans un esprit léger que nous abordions rarement. L’île de la Cité était elle aussi plongée sous le froid et la neige. Le couperet de la fraicheur me prit à la gorge, contrairement à la chaleur humide du métro, me rappelant à l’ordre. De l’index je désignai le panneau « Cathédrale Notre-Dame » qui indiquait notre direction, lui emboitant le pas quand elle partie d’un air décidé contre le vent.

L’édifice nous apparu plus rapidement que ce que je pensais. Si Anastasia était allée dans l’univers de Victor Hugo lors de sa première aventure à Storybrooke, ce n’était pas mon cas. Je m’arrêtai donc sur le parvis de l’immense cathédrale, l’observant du bas jusqu’aux tours s’effaçant dans la brume environnante. Il y avait plusieurs touristes ici aussi mais la place était relativement déserte. Le souffle ralenti, je pris le temps de la détailler avec un mélange de respect. Les anciens édifices avaient quelque chose de solennel qui rappelait à quel point nous étions petits et insignifiants. Je sentis la main d’Anastasia tirer la mienne et je poussai un soupir avant d’hocher la tête, acceptant de la suivre.

« Tu sais qu’ici se trouve le point « zero » de Paris ? C’est d’ici que sont calculées toutes les distance entre Paris et les autres villes du monde. »

Je désignai un petit cercle étrangement protégé de la neige où des jeunes s’amusaient à sauter et se prendre en photo. Une indication sommaire. Elle me guida jusqu’aux portes sur la droite, nous primes la plus à gauche pour pénétrer à l’intérieur sous le regard d’un vigile attentif. L’entrée gratuite m’interpella mais je ne commentai pas, respectueux du soudain silence solennel régnant dans l’édifice. Ça et une douce chaleur tamisée. Au moins étions-nous à l’abri des rafales. Je retirai mon écharpe pour la dénouer sur mes épaules, avançant à la suite des quelques personnes présentes pour enfin faire face à l’allée centrale. Il régnait une lumière de bronze, les nombreux vitraux pourvus de lueurs grisonnante éclairant pourtant de mille couleurs la pierre grise de la cathédrale. Je retins mon souffle devant la multitude de détails que mes yeux cherchaient à capter à la fois, balayant l’espace central jusqu’à la voûte principale, des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Que l’homme soit capable de bâtir de telles choses m’impressionnait purement. Il régnait une atmosphère si solennelle et respectable que je n’osai ouvrir la bouche pour entacher le vœu de discrétion que tout le monde semblait adopter.

Nous commençâmes la visite par la droite, découvrant des niches révélant chacune une histoire, une statue, un marbre unique et tout un tas d’informations écrites dans différentes langues, dont l’anglais. Des isoloirs se succédaient sur quelques mètres dans un autre renfoncement et j’haussai un sourcil devant la file de fidèles qui attendaient sur des chaises ou debout pour s’y rendre. Avaient-ils donc tant de choses à confesser et se faire pardonner ? Mieux valait ne pas m’y mêler où je risquai d’être de nouveau arrêté pour bien des maux et des faits.

Ce fut au détour du premier couloir, alors que nous contournions la nef pour nous approcher d’une maquette de la Cathédrale Notre-Dame sous verre, que je repris la parole.

« Tu le vois comment… Notre mariage ? » Dis-je d’un ton détaché, en posant mon regard sur elle.

Anastasia m’avait demandé d’être un peu plus présent pour nous deux. Alors… Autant commencer pendant que j’avais encore en tête sa demande et ses priorités. On ne savait jamais ce que demain nous réservait.

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Anastasia Romanov


« Laisse moi toucher
tes pokéballs »


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________________________________________ Mer 7 Juin 2017 - 1:07

Elle le trouvait moins taciturne depuis quelques temps. Comme si quelque chose avait changé. Un déclic peut-être. Anastasia l'avait toujours trouvé bel homme, même s'il lui avait fallu un moment pour oser se l'avouer et encore plus pour oser le lui avouer. Et la lumière française semblait sublimer cet éclat. Il aurait sans doute fait une toile intéressante mais elle le préférait fait de chair et d'os. La jeune femme aurait pu le contempler comme elle avait contemplé les toiles de Van Gogh. Oui, elle aurait pu. Elle aurait certainement dû, aussi. Mais alors ils auraient tout aussi bien pu rester à l'hôtel, voire à Storybroooke.
Anya lui sourit, rassurée, le laissant mener la danse loin des tableaux et des touristes. Ce voyage, c'était son idée. Ce serait bien qu'il ne la regrette pas dès le premier jour parce qu'elle lui faisait quelques infidélités auprès de Van Gogh ou parce qu'elle parlait un peu trop.
La main chaude de Dimitri étroitement enlacée dans la sienne était d'un contraste saisissant avec la météo du dehors. Paris était belle l'hiver mais elle était aussi froide, quoique moins que les hivers qu'ils avaient connus dans leur vie précédente. Anya n'était pas surprise de voir les Parisiens se presser et ne fut pas surprise par la foule pressée dans la station de métro qu'ils choisirent par opportunité, se retrouvant alors au contact du Paris de tous les jours, celui qui vit et travaille dans ces rues, près de ces musées et de ces monuments qu'elle contemplait avec admiration quand les locaux ne les calculaient même plus. C'était triste pour ces mines maussades et froides qu'ils croisèrent sous terre.
- Je crains que le temps ne joue pas en notre faveur pour une croisière aujourd’hui. Les bateau-mouche attendront.
Factuel, comme souvent, mais avec un je ne sais quoi dans son sourire qu'Anastasia n'avait plus vu depuis longtemps. A moins qu'elle ait cessé d'y prêter attention ? La rouquine s'empressa de chasser cette pensée de son esprit, zigzaguant parmi les usagers de la RATP malgré ses pieds un peu froids.
- On a le temps, non ? rétorqua-t-elle en souriant, l'air serein.
Ils seraient encore à Paris demain et les prochains jours. Pourquoi se presser ?
- Il faudra bien qu'on occupe les autres journées et les autres soirées, ajouta-t-elle.
Puis elle se mordit la lèvre, songeuse. Les bâteaux-mouches. Un classique parisien auquel les touristes échappaient difficilement, quelle que soit la saison. Mais pour eux, c'était tout autre chose, comme un secret que personne dans cette ville ni même dans ce monde ne connaissait. Un moment qui n'appartenait qu'à eux. Un premier baiser dont personne n'avait été le témoin. Sans qu'elle s'en rende compte, son sourire s'était élargi. Anastasia prêtait à peine attention au métro à la propreté douteuse qu'ils avaient emprunté.
- Ce serait sympa, les bâteaux-mouches, ne put-elle s'empêcher de réitérer rêveusement avant qu'un soubresaut du métro ne manque de la faire perdre l'équilibre.

Si Anastasia ne fut pas mécontente de quitter l'atmosphère oppressante du métro pour retrouver l'air libre, le froid hivernal lui rappela rapidement que ce même air avait quelques désavantages. Elle était légèrement essoufflée par leur course dans les escaliers mais ne l'aurait jamais admis. De toute façon elle avait gagné, cela ne faisait aucun doute.
Le froid battait les joues rosies de la jeune femme dont le regard de posa sur le panneau indiqua Notre-Dame. Elle sourit, sans même en avoir conscience et s'élança, Dimitri à sa suite.
La cathédrale ne tarda pas à se dessiner devant eux, majestueuse et fidèle aux souvenirs d'Anastasia dont l'esprit se remplissait de souvenirs rocambolesques auxquels plus d'un ici aurait eu peine à croire. Vue de l'extérieur, elle ressemblait en tous points à la version de papier qu'elle avait exploré presqu'un an plus tôt. Mais dedans, elle avait certainement subi quelques changements. Tant de siècles avaient passé...
Anastasia pensa à Gringoire, l'espace d'un instant, se disant que ce serait gentil de lui envoyer une carte postale. Puis elle pensa à l'auteur, celui qui avait fait naitre chez elle une telle passion pour la cathédrale de Paris. Finalement, elle décida d'entraîner Dimitri à sa suite.
- Non, je ne savais pas, admit-elle, curieuse, en suivant le regard de Dimitri vers ce fameux point zéro dont elle n'avait jamais entendu parler.
C'était donc à lui de lui de jouer les professeurs.
- Mais maintenant je sais, ajouta la rouquine espiègle en l'entrainant définitivement dans l'enceinte de la cathédrale où il ferait sans doute meilleur.
Dimitri parlait peu mais bien. Jamais pour ne rien dire, contrairement à ce qu'elle faisait sans doute parfois. Une fois dans la cathédrale, il ne parla carrément plus et Anya l'imita, une fois n'est pas coutume.
Effectivement, les choses avaient quelque peu changé. Et pourtant, elle retrouvait en ces murs l'atmosphère majestueuse et secrète qui lui était si familière. Elle retrouvait les vitraux, la nef, l'autel, les caractéristiques gothiques de l'édifice immense. Plantée au milieu de la nef, le menton relevé, Anastasia observait l'endroit, s'imprégnant de son atmosphère.
C'était la première fois qu'elle pénétrait dans la véritable Notre-Dame de Paris. Celle qu'elle avait visitée, si majestueuse fut-elle, n'avait été que la vision romancée d'un auteur mort depuis près de cent cinquante ans et qui, peut-être, avait foulé ce même sol où elle et Dimitri se tenaient à présent. C'en était étourdissant et fascinant à la fois.
Finalement, après quelques longs instants d'admiration devant le génie humain, ils se remirent en route, explorant la cathédrale comme tant d'autres. Anastasia n'avait plus dit un mot depuis leur arrivée et fut surprise que ce soit Dimitri qui brise le silence. Une fois n'est pas coutume, sans doute...
Ils étaient à quelques pas d'une maquette incroyablement détaillée de la cathédrale quand la question résonna dans les oreilles de la jeune femme.
Anastasia fit volte-face, plongeant ses iris bleus dans les yeux de Dimitri, surprise, mais positivement. Pouvait-on rêver endroit plus approprié pour pareille question ? Difficilement. C'en était presque désarmant. Presque.
Ils n'avaient pas encore eu le temps d'aborder la question. A leur décharge, la décision était récente. Et bien que Ksenyia ait évoqué le printemps comme saison idéale pour la noce, ils n'étaient certainement plus à quelques mois près.
Nonchalante, Anastasia baissa les yeux sur sa main gauche et fit tourner la petite bague autour de son annulaire, l'air pensif. Quand elle releva la tête, elle croisa à nouveau le regard de Dimitri et déterminée, lui répondit :
- Oh, j'imaginais un truc simple. Seulement 300 ou 400 invités, une traine de quinze mètres de long, un traiteur hors de prix et... Versailles, peut-être ? Ils doivent avoir la place pour 400 personnes, non ?
A mesure qu'elle parlait, le sourire d'Anastasia s'était progressivement étiré en un rictus espiègle qui contrastait nettement avec le visage plus fermé de Dimitri. Fière de sa réponse, jeune femme retint un pouffement. Puis elle combla les quelques centimètres qui la séparaient de lui et attrapa dans ses mains les pans d'écharpe sur les épaules du jeune russe.
- Fais pas cette tête, je plaisante. Je veux juste un petit truc. Avec Abigaëlle, grand-maman, ta mère et quelques amies. Si on invite pas Anita elle va nous tuer, tu le sais aussi bien que moi, ajouta-t-elle sur le ton de la confidence. Et puis il y a Sally et Tara. Franchement, je pense qu'on sera pas plus de dix ce jour-là. Quinze max. Je suppose que c'est ce qui arrive quand on a pas de famille..., souffla-t-elle, l'air pensif, un sourire triste sur les lèvres avant de se ressaisir. Bref. Par contre je connais un traiteur pas trop cher. Faudra bien manger, non ? On pourrait... faire ça dans la forêt ? avança-t-elle, incertaine. Je suis sûre que ça te plairait. Quelque chose loin de la ville, loin de l'étiquette russe. Quelque chose... comme nous deux ? Dimitri, je veux juste passer le restant de mes jours avec toi. Je m'en fiche si on fait pas le mariage du siècle dont toute la Terre parlera encore dans dix mille ans.

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Dimitri A. Chostakovich


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________________________________________ Mer 9 Aoû 2017 - 1:06




Once upon a December

Plus Anastasia parlait et plus je me rendais compte qu’elle avait préparé et réfléchis à une question aussi banale que « qu’est-ce que tu voudrais, toi ? » … Enfin, banale, ça dépendait du sujet. Celui de notre mariage commençait à être une vague idée effleurée du bout des doigts dans mon esprit, mais il semblait qu’elle en soit plusieurs stades au-delà de l’imagination. Je la laissai triturer mon écharpe en dévoilant certaines de ses envies et de ses solutions – elle avait réellement déjà regardé pour un traiteur ? – comme une élève qui aurait bien fais ses devoirs. Elle aurait pu être attendrissante si le sujet n’était pas aussi sérieux.

Etrangement, il ne connotait pas la même chose que d’avoir un enfant ensemble. Je n’étais sans doute pas dans le même était d’esprit mais, la venue au monde d’Abigaelle avait été nimbée d’un voile obscur que je ne retrouvais pas ici ; c’était pourtant un engagement, mais ce n’était pas une création. Une continuité de notre vie à deux et advienne que pourra. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je serais resté comme nous étions à présent : qui avait besoin d’affirmer autant son appartenance à l’autre ? C’était pourtant quelque chose qui lui plaisait. Qui me plaisait, en un sens aussi. Alors, pourquoi pas ? Restais juste à éviter de paraître trop à l’ouest tout en esquivant la lourde insistance de nos familles respectives. Ou ce qu’il en restait.

Je penchai la tête sur le côté, esquissant un demi sourire suivi d’un soupir amusé à ses réflexions. Anita était son amie de longue date, la refuser aurait été une insulte que je ne pouvais moi-même pas lui asséner. En revanche, peu de chance qu’Aloysius Black soit de la fête – quelque chose me soufflait que c’était la pire idée du siècle. Proposer à celui que j’avais manqué d’assassiner de se joindre à ce genre d’événement, autant sortir directement l’arme qui lui servirait à me trancher la gorge. Pas sûr qu’Anya apprécierait que la fête soi gâchée par un meurtre un peu trop salissant… Je l’imaginais déjà attendre que je revienne à moi pour me massacrer à son tour. Sa grand-mère, c’était certain, serait des nôtres. Ma mère refuserait d’être tenue à l’écart. Sally, Tara… Des prénoms que j’avais entendus, peut-être croisés, pourquoi pas. Je la voyais déjà me rappeler l’existence de Gringoire et je grimaçai sans détour.

« S’il y a Gringoire, soit assurée qu’au moins tout le Maine en sera informé… » Commentai-je, tandis qu’elle fronçait les sourcils. « Mais j’ai l’impression que la négociation de sa présence n’est pas envisageable ? »

Elle appréciait bien trop le gentilhomme… Et lui aussi. Même Abigaelle se permettait de rire et de s’amuser en sa présence ! Dire que la première fois il avait manqué de se prendre un coup de pelle. Peut-être aurais-je du ? Cela m’aurais évité de rencontrer régulièrement cet individu dans sa contemplation de ma princesse russe. Non pas qu’il soit inintéressant, il pouvait tenir la conversation des heures durant… Y compris avec ma mère, Kseniya, qui voyait en lui un individu des plus agréables. Quel comble.

Je posai mes mains sur les siennes encore gantées, pressant ses doigts pour tenter de les réchauffer quelque peu. L’hiver français était rude malgré la protection de la Cathédrale, il nous faudrait davantage de minutes pour nous réchauffer convenablement.

« La forêt, c’est bien. »

Mieux que le reste même. Je laissai un nouveau silence, prenant le temps de la dévisager un peu plus. Des petits groupes de personnes passaient à côté de nous sans trop nous voir, un garçon d’une dizaine d’années nous bouscula – sans dommage – et d’autres se contentèrent de nous contourner. Sans connaître la raison de notre échange. Sans rien comprendre à nos paroles. Et c’était peut-être le mieux, au fond. D’être juste un peu tous les deux. Pour nous deux.

« Et simple, c’est bien aussi. »


* * *

Nous étions rentrés vers la fin d’après-midi, le froid ayant eu raison de nos résolutions malgré notre capacité de survie au-dessus de la moyenne. Les berges de la Seine avaient accompagnées notre dernière promenade pour rejoindre l’hôtel et je n’étais pas mécontent de retrouver la chaleur du hall d’entrée. Je ne sentais plus mes orteils et les muscles de mon visage se trouvaient endoloris du traitement que je leur avais infligé depuis plusieurs heures, en sus de la fatigue accumulée. L’idée était de se reposer un peu avant de manger tranquillement, nous avions visité suffisamment pour la première journée et il nous en restait encore d’autres a combler.

J’accueillais volontiers une douche chaude lorsque nous fûmes à l’abri de la chambre, lui laissant la priorité en m’allongeant sur le lit, fixant le plafond. Je fermai les yeux plusieurs minutes avant de sentir vibrer mon téléphone sur la table basse ; me relevant, je saisis le combiné et revins m’étaler en reconnaissant la voix de Marie Romanov. Il devait être la fin de matinée pour elle. Rapidement, après quelques brèves formalités d’usage, la voix d’Abigaëlle empli le micro et je ne pus retenir un sourire doux au coin de mes lèvres. Je culpabilisai un peu de l’avoir laissée seule en Amérique mais rapidement sa voix éveillée et vive me rappela qu’elle savait très bien s’adapter à toutes situations. La preuve, elle nous supportait bien comme parents.

Je tendis le téléphone à Anastasia lorsque celle-ci sortie de la salle de bain, encore vêtue d’un peignoir de l’hôtel. Un baiser dans son cou et voilà que je pouvais me retrouver seul pour profiter de cette douche tant attendue. Brûlante. Chaleureuse. Dévorante et relaxante à la fois. Mes muscles endoloris accusèrent le coup, acceptant de se détendre sous le jet d’eau jusqu’à ce qu’il faille renoncer à profiter de cette opportunité. J’attrapai une serviette et séchai sommairement les cheveux bruns qui me tombaient dans la nuque – il faudrait que je pense à les couper – avant de la passer autour de moi. Mes vêtements étaient à demi gelé aux extrémités, il fallait que je les fasse sécher contre l’un des radiateurs.

Anya était encore au téléphone lorsque j’apparus derrière elle, déposant mes fripes sur le dossier d’une chaise et fouillant la valise à la recherche de quoi porter le soir. Je l’entendis raccrocher après une énième promesse de la rappeler plus tard, notre fille insistant de plus en plus pour être bien sûre de recevoir son bisou, son câlin, son doudou ou toute autre excuse qui nous ferait rester plus longtemps en sa compagnie. Elle exprimait ses premières inquiétudes et nous ne pouvions pas toujours y rester insensibles, même si pour le coup un océan entier nous séparais. Il faudrait qu’elle se contente de ses grands-mères pour le moment.

« Elle t’as aussi réclamé une peluche pour notre retour ? »

Questionnai-je, me redressant pour être à sa hauteur lorsqu’elle combla l’espace entre nous. Elle maintenait un doux sourire pourtant je pouvais voir à la petite ride d’anxiété sur son front qu’elle s’inquiétait. Toujours un peu plus. Toujours un peu trop. Abigaëlle avait été sa fille bien avant d’être la mienne… Je pinçai tendrement sa joue avant de la caresser.

« Tout ira bien. » Murmurai-je, encourageant à ma manière.

Anya sembla hocher la tête plus par approbation que par réelle conviction, mais elle mit plus de cœur dans le baiser que nous échangèrent par la suite. Toujours habillée de son peignoir, je glissai ma main le long de son bras et vint la caler au dos de ses hanches dans une légère pression. Ses yeux fixèrent les miens avec attention et intérêt tandis que je l’interrogeais. Il nous avait fallu quelque temps pour nous amadouer et nous réhabituer l’un à l’autre. D’accepter de nous dévoiler un peu plus. De reprendre confiance. D’accepter d’avancer tous les deux et il serait stupide de repartir en arrière… Pas maintenant.

Son peignoir s’entrouvrit quand je la soulevai dans mes bras et il glissa au sol avant même qu’elle n’ait touché les draps du lit impeccablement faits. L’air ambiant se révélant tout de même frais, nous nous faufilâmes sous les couvertures à la recherche l’un de l’autre. De corps comme d’esprit. D’attente comme de réponses. Juste elle et sa bouche délicieuse aux sons tendancieux. Juste elle et sa peau douce contre laquelle j’enfouissais mon visage pour la couvrir de baisers. Juste elle et ses bras agrippés aux miens, scellant notre échange de la plus agréable des manières.

Paris pouvait bien attendre un peu.

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