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 Evénement #73 : La Promesse de l'Aube [Fe]

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Tara Duncan


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Tara Duncan


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________________________________________ Sam 14 Jan 2017 - 20:22








La promesse de l'aube

« Le soleil vient danser sur la mer éternelle »


Nous venions de remonter de notre expédition assez... Inquiétante. Mes muscles se détendirent peu à peu pour laisser place à un soulagement, maintenant le cristal en main. Peu à l'aise sur la glace, je faisais attention à ne pas glisser de nouveau, comme à mon arrivée. Malgré mon blouson, j'étais.. Congelée. Il faisait froid à Storybrook, certes, mais certainement pas autant qu'ici. Une combinaison de ski n'aurait pas été de refus. Pourtant, les autres avaient l'air de plutôt bien gérer la température. Enfin, en ce qui concernait les dieux en tout cas.

Hypérion venait de nous accorder une heure de battement, de quoi expérimenter un peu la glace et visiter le château. Un sourire léger se forma sur mes lèvres alors que je le regardais, toujours assez loin. Neil et Apollon semblait aussi vouloir s'y diriger. Ne sachant pas si le dieu voudrait suivre la jeune femme, je commençais à tâter la glace du bout des pieds, progressivement lentement et surement. La prudence avant to...

- Chaud devant !

- A.. Attention !

Un troll venait de foncer, glissant sur la glace. Il avait perdu le contrôle et s'était écrasé contre mes jambes, me faisant basculé en arrière. En position boule, il se trouvait encore sous mes jambes lorsque mes fesses touchèrent le sol. Je le poussais légèrement, grimaçant en sentant mes reins douloureux. Il s'excusa rapidement, sans trop faire attention avant de repartir pour une nouvelle course avec d'autres amis troll.

- Si ça continue comme ça, je ne vais plus pouvoir m'asseoir...

Doucement, je me remis debout, les jambes flageolante. Ok, maintenant, je dois faire attention devant, derrière et sur les côtés. J'étais la première partie, et pourtant, la dernière à vouloir me diriger vers le château maintenant. Mon regard fut attiré par une nouvelle chute, devant moi. La déesse de la sagesse semblait être tout aussi en difficulté que moi. Même pire. Ce n'était pas peu dire.

Elle venait de se relever lorsqu'elle avait glisser de nouveau, cette fois, de l'autre pied. Une nouvelle chute ponctua sa course. A sa place, je continuerais sur les fesses. C'était loin d'être une moquerie. Encore une chute et je risquais de réellement ne plus pouvoir m'asseoir. Alors, c'était certains, la prochaine fois que mon arrière train toucherait cette glace, il y resterait. De toute façon, ma dignité était partie il y a un moment, non ?

Je lançais un nouveau regard à la déesse qui semblait en mauvaise posture puisque son pied glissa une troisième fois, la précipitant au sol. Une légère grimace se forma sur mon visage alors que je pesais le pour et le contre de la situation. Je n'avais pas su comment évaluer notre premier échange, et... Je ne savais pas si aller la déranger dans une situation pareille allait m'attirer ses foudres ou sa reconnaissance. Mais je pouvais difficilement me résoudre à ne pas aller lui proposer mon aide. A sa place, j'aurais apprécié et j'aurais été vexée du contraire.

Sur la pointe des pieds, je m'approchais, légèrement intimidée de la femme qui se relevais pour la énième fois. Et dire que je m'étais plainte juste avant, voilà la preuve qu'il y avait bien plus déterminé que moi. Je tentais un sourire vers la brune avant de lui proposer :

- Je peux vous aider ?

Je fis bien attention que la proposition ne soit pas mal prise. Il n'y avait aucun raillement dans ma voix, je ne me serais jamais permise. Simplement une proposition. Même si je pouvais le concevoir, cette situation était légèrement embarrassante. Je m'armais de courage, prête à recevoir les foudres de la brune après être arrivée dans une si mauvaise posture. J'étais presque à deux doigts de déclarer forfait avant même sa première réponse lorsqu'elle releva la tête et soupira :

- Ce n'est pas de refus... J'ai franchement horreur de la glace... Merci.

Mon regard resta fixé le temps d'une seconde sur la déesse. Les yeux écarquillés, je me demandais sérieusement si j'avais bien entendu. Elle m'a dit oui ? Et elle m'a dit merci. Ça je n'en était pas sûre, elle avait trop baissé la voix, et je ne m'étais déjà pas remise de la première phrase. Reprenant mes esprits, je me dépêchais de lui proposer mon épaule pour la soutenir, et m'aider moi aussi de son soutien.

- Je ne me débrouille pas très bien non plus, mais à deux, c'est plus simple.

Je glissais un sourire à ces propos avant de marquer une pause et de commencer à avancer prudemment. Un déséquilibre nous ébroua, mais chacune réussit à s'appuyer sur l'autre pour reprendre sa stabilité. Je levais le nez vers le château qui se dressait en face de nous.

- Vous comptiez aller au château ?

Demandais-je à mi voix. Je me demandais si elle avait pu voir le Disney dans lequel nous avions été téléporter. Les dieux n'avaient sûrement pas le temps pour ça. Mais comme Diane avait eu l'air de connaître Raiponce, le raisonnement pouvait se tenir. En tout cas, qui refuserait de se rendre au véritable château de la Reine des Neiges, le disney qui faisait tant rêver les enfants. Serait-il indétrônable ? Sûrement.

- J'ai l'air si méchante ? Puisqu'on est là, autant regarder... Même si au fond, je m'interroge plus sur la raison de notre venue ici...

Je lui lançais un regard discret, comme pour vérifier son sérieux par rapport à sa première phrase. Mes épaules se détendirent légèrement en comprenant qu'elle plaisantait. Enfin, je crois ? J'espère. Elle ponctua sa phrase par un léger haussement d'épaule. Elle avait raison, finalement, on ne savait pas encore ce que l'on faisait là. Et au vu des autres participants et du genre des aventures qu'ils avaient pu avoir, je me doutais qu'il ne s'agissait pas d'une simple balade. Je lui lançais un sourire timide avant de répondre.

- Non.. Juste.. Impressionnante on va dire. Le voyage n'est pas si mal pour l'instant... Vous partez souvent explorer le monde des contes ?

- C'est bien la première fois qu'on utilise ce terme pour me décrire... Un peu trop à mon goût. Même si la plupart de mes... Je ne sais même pas quel terme employé... Missions, aventures, découvertes... Bref, la plupart se passe dans le monde réel en général. Et vous, c'est votre première aventure dans le monde des contes ? Vous en venez j'imagine, non ?

- Vraiment ?

Elle avait tourné vers moi des yeux songeurs. Je n'avais pu m'empêcher d'être étonnée par sa révélation. Réellement, c'était la première fois qu'on lui disait ? A moins que les autres n'utilisent des mots plus... Cru, je ne voyais pas vraiment comme décrire sa prestance au premier abord. Elle secoua ensuite sa tête, comme pour tenter de chassées des pensées trop noires. J’eus un léger sourire, me remémorant mes quelques aventures dans le monde des contes. Elle remontait à maintenant de longs mois, voir années bientôt pour la première. Mais elles n'avaient rien de comparable à celle-ci. Elle n'avait jamais été prévues ni voulues.

- Ce n'est pas la première fois, mais dans ce cadre de.. Missions ? Ca l'est. Mais oui, je viens du monde des contes. Même si j'ai passé une partie de mon enfance sur terre.

Nous finîmes par arriver jusqu'au château congelé. Il y régnait un froid encore plus prenant qu'à l'extérieur, tout était congelé. Le sol était toujours glissant, mais tout de même moins. Cela nous permettait d'avancer, toujours prudemment, mais avec un risque de chute beaucoup moins élevé. Ce qui était un point positif pour mes fesses. Je me détachais donc de la déesse, la laissant retrouver son équilibre, avant de me concentrer sur le mien, une main posé sur un mur. Je franchis la porte, entrebâillée, avant de pénétrer silencieusement dans le château.

- Vraiment quoi ? Qu'on n'utilise pas le terme impressionnante pour me décrire ? C'est la vérité. En général, les adjectifs sont moins... Sympathiques. Et sans doute que je le mérite amplement. Et si c'était par rapport à ces missions... Oui, en général, c'est plus dans le monde réel. Sur terre ? Je suppose que c'est une version de mon monde à moi... Ou pas du tout ?

La déesse me renvoya un sourire, ainsi qu'un regard curieux. Elle semblait... Bien moins terrorisante qu'au premier abord. Ce qui me questionnait encore plus sur ces appellations bien moins sympathique. Surement des gens préférant jugé d'aspect. Cela pouvait être compréhensible, mais ce n'était certainement pas judicieux. Même si j'avais failli faire la même chose et passer en même temps à côté de son véritable visage. Je m'apprêtais à lui répondre lorsqu'un bruit attira notre attention.

Des claquements sur la glace. Ou plutôt le sol. Comme des trottinements. Surprise, je me figeais lançant un regard à la salle dans laquelle nous venions de pénétrer. Rien. D'autres personnes étaient déjà peut être entrées... Mais elles ne faisaient pas un bruit de trottinement. Et puis, deux surface dure semblait s'entrechoqué, comme des talons. Pas des chaussures plates. Je lançais un regard à la déesse, lui indiquant du doigt l'endroit vers lequel le bruit semblait s'être dirigé. Elle posa une main sur son épée, en avançant silencieusement avec moi.

Seule, j'aurais sûrement été morte de trouille. Bon, pas que je ne le sois pas maintenant, mais moins, tout de même. Savoir qu'une déesse est avec vous, avec une épée sûrement parfaitement taillée et avec un maniement non loin de la perfection... Ça avait un côté rassurant. Et puis j'avais toujours ma corde à sauter. Non ?

Les trottinements se firent entendre une nouvelle fois, mais cette fois-ci, dans notre dos. Je sursautais, et fis volte face rapidement pour apercevoir une petite masse blanche courir. Un animal ? Interpellée, je me rapprochais de l'endroit dans lequel l'animal venait de se terrer, légèrement rassurée qu'il ne s'agisse pas d'un gros danger. Après tout, il m'arrivait à mi mollet sûrement, pas un adversaire énorme comme Tamatoa.

En arrivant dans la salle, je vis au loin, un petit cochon, sûrement bébé, incliné la tête vers la droite en nous regardant. Mon cœur fit un bon, et un sourire légèrement béas se forma sur mes lèvres. Oh... Mais il est absolument... Adorable ! Submergée par le caractère mignon, je voulu m'approcher, sans prendre gare à mes mouvements. Le petit cochon sauta sur ses pattes et se remis en course, plus rapide qu'une formule 1.

C'est qu'il était rapide le petit... Je tournais la tête vers Athéna, avec une furieuse envie de poursuivre le petit animal. Mais ce ne serait peut être pas au goût de ma coéquipière.

- On ferait mieux de le rattraper non ? Il doit être congelé..

- Allons-y... J'ai quelques barres énergétiques dans mon sac, ça pourrait sans doute lui plaire...

Un sourire se forma sur mon visage lorsqu'elle acquiesça à ma proposition. Chouette ! Je sentais que nous ne serions nullement trop de deux pour rattraper le petit cochon qui semblait aussi rapide que l'éclair. Je lui fis un signe de tête entendu, ne pouvant retenir un sourire à la fois amusé et satisfait.

- On pourrait se séparer ? Il faudrait le piéger... Ou le bloquer plutôt, pour ne pas qu'il s'échappe. Si on va toute les deux d'un côté, je pense que ça devrait être bon ?

La déesse hocha la tête, je pris la direction du couloir de droite, tandis qu'elle continuait dans la salle de bal pour retrouver le couloir par lequel l'animal s'était échappé. Je me mis à trottiner, prenant garde à rester sur mes deux pieds. Arrivant au niveau du couloir, je vis une ombre passer, puis le cochon tourné à tout à allure dans l'embranchement. Il freina des quatre freins en me voyant, avide de faire demi tour. Un grognement... Ou plutôt un couinement apeuré lui échappa lorsqu'il se retourna pour découvrir Eloise. Il resta immobile quelques secondes alors que je m'approchais doucement.

- Ne t'inquiète pas.. On ne te veux pas de mal.. Viens ic.. Aïe !

J'avais plongée en avant pour attrapé le petit animal, mais mes mains et ma tête n'avait rencontré que le sol gelé. Le cochon avait fait un écart sur le côté en troisième vitesse pour repartir et s'éloigner de nous. Décidément, ce ne serait pas aussi simple...

La deuxième tentative nous mena dans un coin d'une pièce. Le petit animal était piégé. Son regard me faisait mal au cœur, mais je me persuadais que je faisais ça pour son bien, il devait mourir de froid et de faim. Alors que nous nous rapprochions toute les deux lentement, le cochon se précipita dans mes jambes, bousculant ces dernières pour se frayer un passage et s'enfuir une nouvelle fois. Déséquilibrée, je m'étais retenue de justesse au mur.

La troisième fois fut la bonne. L'idée des barres énergétiques de la déesse m'avait laissé une idée en tête. J'avais émiété les gâteaux que j'avais encore dans mon sac pour l'attirer non loin de nous. Je n'avais pas osé demandé à la brune une barre énergétique pour cette chasse, elle en avait surement besoin. Le petit cochon avait finalement sentis la nourriture, et en l'apercevant, il s'était jeté dessus. Ah, il a bien faim ! Nous étions sorties de l'ombre, faisant sursauté l'animal. Je m'étais agenouillée, restant assez loin de lui avant de sortir un nouveau gâteau de sa boite.

- Regarde, tu en veux ? Il y en a plein d'autre. Tu peux le prendre si tu veux. On ne te veux aucun mal.

L'animal s’approcha, peu convaincu. Sans bougée, j'attendis quelques secondes, voir minutes qu'il daigne s'approcher. Il avait fait une pause à mi chemin, je lui avais envoyé un nouveau gâteau pour l'encourager, qu'il avait dévoré. Cela l'avait effectivement motivé à s'avancer jusqu'à nous. Quelques secondes plus tard, il mangeais dans ma main un nouveau gâteau. Bon, j'allais éviter de lui un donner plus, j'avais peur de le rendre malade.

Une fois terminé, j'avais passé une main douce et bienveillante sur sa tête pour le caresser. Il avait sursauté au début, puis s'était ébroué en en demandant une autre. Presque comme un petit chien, il s'était frotté aux jambes de la déesse, lui demandant aussi des câlins. J'avais regardé la scène d'un œil amusé, puis j'avais tendu les mains vers l'animal, voulant lui proposer de venir avec nous.

Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il sautait dans mes bras, m’entraînant à la renverse tout en reniflant et fouillant dans mes cheveux pour tenter de découvrir l'entrée magique de mon sac à dos renfermant les gâteaux.

- Tu perds pas le nord toi... Ni ton temps d'ailleurs.

Maintenant qu'il était à nos côtés, il se montrait beaucoup plus docile. Je me relevais, époussetant mon pantalon. Il sauta à nouveau dans mes bras, puis je redressais. Je lançais un coup d’œil amusé à la brune avant de lui demander, tout en caressant la tête du cochon.

- On devrait peut être rejoindre les autres, non ?


Si Robyn emettait l'idée d'en faire du saucisson, je promettais de le venger, coûte que coûte.

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Techniquement, on est des princesses ?
Bah oui, t'es la princesse d'Arendelle, et on est dans un pays qui y ressemble, donc... Evénement #73 : La Promesse de l'Aube [Fe] - Page 4 3392629739


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Neil Sandman


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________________________________________ Dim 15 Jan 2017 - 0:37



« Salut le monsieur tout beau !

On va redécorer Olympe. T'en penses quoi ?»




    « Tu te rends compte qu'on est à Arendelle ? C'est la demeure de la Reine Elsa ! Elsa d'Arendelle ! »

    J'avais entraîné Apollon avec moi en direction du château. C'était tellement beau vue de dehors, qu'une fois à l'intérieur ça sera surement encore plus magique. Je me demandais si il ressemblait trait pour trait à celui du dessin animé. Est ce qu'il y avait de grandes salles ? Des chambres ? Des portes ?

    « On peut toujours dire que c'est son château maintenant qu'elle n'y habite plus ? »

    C'était une très bonne question qui demandait réflexion. Est ce que si elle n'y habitait plus et qu'il était du coup libre, comme le laissait sous entendre Apollon, ça signifiait que je pouvais le récupérer ? Mademoiselle Cassandre d'Arendelle ! Ca m'allait bien, n'est ce pas ? J'avais jeté un coup d'oeil en direction d'Apollon, avant de lui sourire comme si de rien était. Puis, je m'étais dirigée jusqu'à la porte d'entrée qui était à moitié ouverte et pas que...

    « Regarde cette porte ! Elle est toute gelée ! » dis-je toute émerveillée.

    « On entre ? » fut la réponse du beau jeune homme en me souriant.

    Il avait un sourire à faire fondre n'importe quel coeur solitaire. Et pas que, car même maman était raide dingue de lui. Ce qui rendait les choses encore plus bizarres qu'elles l'étaient à la base. Bien qu'en réalité, elles ne l'étaient pas du tout de base. C'était quelque chose de tout a fait normal qu'une jeune femme venu du futur, était raide dingue d'un beau Apollon du présent.

    J'avais franchis la porte d'entrée, suivie de très près par Apollon. Derrière cette porte, se tenait un immense couloir rempli de tableaux et de lustres plus beaux les uns que les autres ! En plus, la moitié de la salle était gelée, ce qui ajoutait du charme da lieu.

    « On devrait geler une partie d'Olympe. Ca donne un certain style. » dis-je.

    Et je le pensais vraiment. La glace ça avait un côté très... très... Je ne savais pas quoi dire pour qualifier ce que ça me faisait. Un truc comme quand je regardais Apollon - comme là en fait - et dont je finissais par me mordre les lèvres. C'était une sensation de chaud, de froid, d'un mélange des deux et... Ok, fallait que je me calme quelques instants.

    « On pourra faire ça en rentrant. On installera une patinoire. »

    En tout cas, la glace ça avait son charme et Apollon confirmait mes dires.

    b]« Hum... »[/b] laissais-je échapper en songeant à cette chaleur, froideur... Enfin, à ce que Tamatoa avait dit quand on était en bas, sous la glace, et qui n'avait aucun rapport avec l'instant présent. « C'était classe avec Tamatoa ce que tu as dit... »

    J'avais accentué ma phrase d'un petit clin d'oeil à l'intention d'Apollon, avant de poser ma main sur l’embrasure d'une porte menant à une nouvelle salle.

    « Tu m'en veux pas d'avoir jeter les Curlys alors ? »

    J'étais restée quelques instants à regarder le beau jeune homme, sans lui répondre, avant de lui sourire et d'entrer dans la salle. Il ne m'avait fallu que quelques instants dedans, avant d'Appeler Apollon.

    « Faut que tu viennes voir ça !! »

    Une salle avec plein de bibelots comme chez la petite sirène, voilà ce qui s'offrait à nous. Il semblait aussi émerveillé que moi. La première chose qui lui était passé par l'esprit, avait été de se pencher pour récupérer quelque chose. C'était quoi ? Ca ressemblait à un... briquet ? Il l'avait pris et me l'avait tendu.

    « Pour remplacer celui que tu as perdu. »

    « Oh merci jeune homme. » répondit-elle en faisant une petite réverence.

    C'était une si charmante attention de sa part !

    « Il me faut te trouver un présent aussi. »

    J'avais observé les alentours. C'est fou ce qu'il y avait comme objets. C'était leur caverne d'Ali Baba ? Tandis que j'allais pencher pour quelque chose qui m'avait tapé dans l'oeil, je m'étais souvenu qu'il y avait une chose dans mon sac à dos qui pourrait l'intéresser. Il aurait pu s'en faire apparaître lui même, mais on n'avait pas le droit aux pouvoirs. Donc autant profiter de l'occasion pour lui offrir ce que j'avais pris avec moi.

    « Tada ! Pour compenser celui que tu as du sacrifier pour me sauver ! » dis-je avec un grand sourire en lui tendant un paquet de Curly.

    Je m'étais approché de lui, j'avais ouvert le paquet délicatement, avant de le lui tendre. Puis, j'avais eu un mouvement de recul, entraînant le paquet avec moi. En fait, j'avais une meilleure idée. J'avais pioché un Curly dans le paquet, avant de l'approcher de ses lèvres, avec un petit sourire malicieux. Il le prit délicatement.

    « C'est pas très gentil de me narguer comme ça. » dit-il après avoir mâchouiller le Curly.

    Puis, il s'approcha de moi, passa une main dans mes cheveux. Ce qui eu pour effet de me faire frissonner et sourire. C'était ça la chaleur et le froid ? J'avais la sensation qu'on en était très très proche. Il passa une de mes mèches derrière mon oreille, avant de se pencher pour être près de moi, très près, très très près. J'avais déjà fermé les yeux, sentant le doux parfum qui se dégageait de lui. M'attendant à ressentir la douceur de ses lèvres tout contre les miennes. Mais au lieu de cela, je sentis quelque chose, ou plutôt sa main, agripper le paquet de Curly que je tenais dans la mienne. A peine j'avais ouvert les yeux, sortant de mes rêveries, qu'il se tenait devant moi, bien plus éloigné, avec un grand sourire et mon paquet !

    « Tu.. tu... » m'indignais-je en le pointant du doigt, tout en passant une main dans mes cheveux pour tenter de calmer mon excitation.

    Il se rendait compte de ce qu'il me faisait subir là ?

    « Tu sais quoi ? Je vais te laisser là. Ici. Tout seul. Dans le château de la Reine qui n'est plus le siens. »

    Oui, j'étais vexée. Et c'était pas parce que je m'étais approchée de lui en parlant, que j'allais pour autant tenter de récupérer le paquet ou l'embrasser. Il aurait ni le droit à l'un, ni à l'autre.

    « Dit toi bien une chose monsieur le maître d'Olympe opportuniste ! Si je t'embrasse là, c'est uniquement pour moi et pas pour toi. Alors pas de petit sourire ou quoi que ce soit... »

    Il était prévenu ! Je pouvais du coup me mettre sur la pointe des pieds, pour atteindre ses lèvres, poser mes mains sur ses joues et l'embrasser tendrement. Il avait eu ce qu'il méritait ! Un bisou passionné et... et... et j'espère qu'il se rendait compte à quel point il venait d'être punis ! D'ailleurs, une fois que je m'étais détachée de lui, j'avais pioché des Curly dans le paquet avant de quitter la pièce afin de voir ce que le château réservait d'autres comme surprises.

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Tu as tellement raison de boire.
Comme ça tu auras toujours l'air d'un petit con,
mais tu pourras jeter la faute sur l'alcool !


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Robyn W. Candy


«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


Robyn W. Candy


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________________________________________ Dim 15 Jan 2017 - 3:18





Visite guidée

et château hanté!

Papy Hypérion était tellement sympa qu'il nous laissait faire une pause récréation. Genre on avait dix ans quoi. Valait pas mieux se débarrasser de ce qu'il y avait à faire pour pouvoir ensuite rentrer vite fait chez nous ? Ou même que la prochaine fois qu'on se retrouverait face à un putain de psychopathe, le titan pourrait pas nous accompagner direct ? À cause de lui, on avait failli perdre Jules et ça aurait pu être bien pire. Alors qu'on avait la preuve qu'il aurait très bien pu descendre avec nous. Encore une preuve que le vieux ne nous voulait pas que du bien.

Les autres en tout cas avaient l'air d'être passé à autre chose. Tout le monde foutait le camp et s'en allait en sautillant joyeusement. Tout le monde s'en foutait de qui s'était passé ou quoi ? J'étais la seule à avoir conscience qu'on savait que dalle de cette expédition et qu'on fonçait tête baissé vers d'autres dangers peut être bien pires que ce foutu crabe ayant probablement vécu trop prêt de déchets nucléaires quand il était petit ?

Pas franchement d'humeur à aller faire mumuse dans un coin, je me contentais de fixer les petits groupes partir chacun de leur côté pendant que je caressais sans m'en rendre compte le bois lisse de ma batte qui était de retour dans ma main. Je détestais cette sensation. Me sentir perdue, vulnérable. Quand j'étais pas armée, j'avais l'impression d'être rien du tout. Alors qu'avec Lucille, je devenais dangereuse. J'hésitais jamais à utiliser les poings pour casser un nez ou des dents de devant, mais ça avait ses limites. Ça restait fragile et si peu impressionnant. Et c'était pas l'effet que je recherchais.

- Allons visiter le château ! J'adore les châteaux, pas vous ? Cela m'évoque les temps jadis, les preux chevaliers et les gentes dames !

Jules était toujours là ? Il s'était pas barré avec les autres ? J'avais même pas remarqué qu'il était toujours là. Et pourtant il était pas du genre à être discret.

- Ouais bah moi ça m'évoque les sorties scolaires, ma prof d'histoire et une folle envie de noyer une de mes camarades dans les douves.

Je me renfrognais, sans lâcher Lucille. Ça me rappelait pas de bons souvenirs. Disons que j'avais été enfermée pendant trois heures dans une pièce sombre et que personne avait remarqué que j'étais plus là. Tu te sens vachement aimée après ça.

( Y a sûrement que des pièces vides en plus. Pas de quoi s'extasier.

Autant aller visiter une maison à vendre. Ça fait le même effet et en plus ça résonne tout aussi bien. Jules avait pas trop l'air de voir où était le problème par contre, vu sa moue désinvolte. Il trouve toujours tout fun ou quoi ?

- Peu importe s'il n'y a aucun meuble. Les fondations nous en apprendront davantage sur l'histoire de cet endroit. Allons-y !

Il était tellement surexcité qu'il me donna.. une tape dans le dos. Euh... Mais... Pourquoi ? Je me raidis aussitôt, les épaules crispées. Je m'y étais pas attendue à ça. Et c'était pas forcement une bonne idée.

- Ouais, super, allons découvrir où a vécu la reine des givrés ! C'est dingue comme je suis motivée !

De la motivation ? J'en avais pas. Absolument aucune. Pourquoi est-ce que je voudrais aller me faire chier à visiter un château sans aucun intérêt ? C'était pas parce qu'il était dans un Disney que c'était supposé le rendre exceptionnel.

Je levais les yeux au ciel pour la forme... avant de me rendre compte que l'écrivain fixait Lucille, pour ensuite me regarder. Quoi ? C'était quoi ça, encore ? Je fronçais les sourcils, pendant que mon visage se décomposait.

- Quoi ? Tu veux quand même pas que je te la donne ?

Horrifiée, je serrais contre moi la batte. En faisant gaffe quand même à pas m'arracher un bout de peau voir même de muscle en option. Je m'étais déjà fais quelques grosses blessures à cause d'elle. C'était le prix à payé pour avoir une arme doublement dangereuse. Dire que ce malade l'avait...

- Ah...

J'avais peut être compris ce qu'il voulait. Pourquoi il regardait comme ça Lucille. C'était un peu grâce à lui si je pouvais de nouveau la tenir dans ma main et me sentir plus en sécurité. Il devait attendre... que je fasse preuve de gratitude.

-T'es entrain d'attendre des remerciements là, non ?

Foutue petite voix gênée... C'était pas sérieux ça, putain. Mais ça me mettait mal à l'aise. De devoir lui être reconnaissante. De devoir lui dire merci. Lui en tout cas avait l'air de trouver ça amusant, vu le sourire malicieux qu'il abordait, les mains dans le dos.

- Effectivement, j'estime avoir droit à une contrepartie pour avoir sauvé votre batte des pinces de ce crave. Les remerciements sont inutiles puisque je dois presque vous les arracher sous la contrainte. Non, j'aimerai autre chose en échange. Quelque chose d'étonnant et de spontané.

Il me regarda en dansant tranquillement d'un pied à l'autre. J'avais l'impression qu'il me narguait, ce crétin. Je soupirais et secouais la tête, exaspérée. Et après, on osait me dire que je me comportais comme une gamine ? Et lui alors ? Il était censé être mâture vu son âge !

- J'allais te remercier. Fallait juste me laisser trouver la bonne façon de le faire. Du coup je suppose qu'un « Merci Jules pour avoir sauvé Lucille, je te serai reconnaissante pour l'éternité et je promets de plus jamais t'engueuler si tu bouffes un de mes gâteaux alors que t'avais pas le droit », ça te suffira pas ?

Et pourtant, je trouvais que c'était déjà pas mal. Mais non, môsieur était une diva. C'était trop dur de demander des excuses simples comme tout le monde ? Je tournais la tête et fixais le sol blanc, songeuse. Fallait un truc étonnant. Mais que ce qu'il voulait dire par là ? Je voyais pas vraiment la limite. Parce que je pouvais faire des trucs de dingue si il voulait hein, mais j'étais pas sûre qu'il supporte. Un petit machin original, auquel il s'attendrait pas, ça pourrait le faire, non ? Parce que là j'avais bien une idée en tête. Ça valait peut être le coup d'essayer.

Lentement et silencieusement, je déposais Lucille dans la neige, à mes pieds, avant d'épousseter mon blouson où des flocons s'étaient accrochés, donnant un effet très années 80 au cuir noir. Toujours très calme et sans exprimer quoi que ce soit, je m'approchais de Jules et le pris dans mes bras. Pour lui faire un câlin.

J'étais pas collée contre lui, ma tête était très droite, j'avais pas particulièrement envie de m'échapper vu que c'était mon initiative là, mais je le lâchais quand même assez vite. Ça avait duré quoi ? Cinq secondes à peine. Ça avait pas été très long, mais ça l'avait été juste assez pour que ça soit marquant. Parce que je fais jamais de câlins. Sauf à Lily. Et à Nora. J'aimais pas ça. J'avais l'impression d'être étouffée, qu'on essayait de me compresser. Heureusement que Jules avait pas essayé de passer ses bras autour de moi ou un truc comme ça. Là j'aurai été plus que tendue.J'avais juste sentie quelque chose m'effleurer très rapidement les cheveux, mais j'allais partir du principe que c'était juste le vent.

- J'aurai pu t'embrasser, mais je me suis dis que ça serait même plus étonnant en fait. C'est bon là ? T'es content ? On peut aller visiter maintenant ?

Je me penchais pour ramasser mon arme avec un air désinvolte. J'avais envie de me moquer. Mais ça j'allais pas le montrer. J'essayais d'oublier l'histoire du... baiser, ça avait été trop tentant de le ressortir. On pouvait pas faire pire comme truc étonnant et spontané. Je me demande encore ce qui m'a pris ce soir de Noël. Le sucre avait dû me monter à la tête.

- Je n'attends que cela. Visitons !

Il ouvrit la marche, sans se départir d'un grand sourire, comme si il était tout content de lui. J'aurai peut être du l'envoyer bouler. Là ses chevilles allaient exploser.

Je m'apprêtais à le suivre quand il se retourna vers moi après quelques pas, en se grattant l'arête du nez comme si il était contrarié.

- Je me dois de vous annoncer qu'étant donné que j'ai laissé le Foudroyeur à la créature des profondeurs, je ne possède plus rien pour nous défendre en cas d'attaque. Tout repose sur vous désormais. Espérons que nous ne ferons pas de mauvaises rencontre à l'intérieur.

Non mais... il avait toujours pas compris que c'était pas parce que j'étais une femme que je pouvais pas botter le cul de qui je voulais sans avoir besoin de demander l'aide d'un mâle ou de mon mari ? J'étais armée d'une batte, sérieux. Ça se voyait pas un peu que j'étais du genre débrouillarde ?

La tête penchée, il fixa quelques secondes ma batte, puis sorti de son sac à un dos un énorme livre qui devait peser trois tonnes. Il s’affligeait vraiment ça ? Prendre un format de poche, ça aurait été pas mieux ?

- Suis-je bête ! La Communauté de l'Anneau pourrait assommer un indésirable au moment opportun. Quel dommage de ne pas posséder l'Anneau Unique qui pourrait nous faire passer inaperçus ?

Alors là... il me surprenait. Il connaissait le Seigneur des Anneaux. C'était impressionnant ça. Comme quoi, il commençait à s'y connaître un peu en culture moderne.

Histoire de bien montrer que je gérais niveau arme, je fis tourner Lucille dans ma main d'un geste expert. J'avais tellement l'habitude de la manier que j'étais capable de tout faire avec elle les yeux fermés.

- T'inquiètes, je gère. Tu vas voir, une batte c'est genre milles fois mieux qu'un taser. Au moins avec tu fais bien plus que dégâts. Et puis c'est impressionnant aussi !

Un jour je réussirai à convaincre quelqu'un de prendre un batte comme arme de défense. Que d'autres comprennent à quel point c'est génial. J'avais bien essayé avec Tara, mais elle était capable de se péter le crâne toute seule. Du coup elle avait eu le droit à une corde à sauter. Mais ça me rassurait pas pour autant.

- Tu lis ça toi ? Non réponds pas, sinon je sens que tu vas te lancer dans un discours passionné et on ira jamais visiter le château. Allez avance Gollum ! Qui sait, on le trouvera peut être ton précieux !

Avec un air amusé, je lui passais devant, Lucille posée sur l'épaule. « Gollum » prit un air offensé et entreprit de se chercher un nouveau rôle tout en se mettant en marche aussi.

- J'espérais une remarque plus noble de votre part ! Vous auriez pu me comparer au fier guerrier Boromir, ou à Aragorn, fils d'Arathorn, rôdeur de son état et prétendant au trône de Gondor !

Comme si j'allais lui faire se plaisir... Fallait pas trop rêver non plus. Et puis c'était plus marrant de le traiter de Gollum que d'un putain de badass qui devient roi et qui a la classe.

Arrivée devant les portes du château après avoir failli me casser la gueule à cause de plaques de verglas sur le chemin, je me glissais à l'intérieur. Nous étions dans un hall et c'était... grand. Je tournais lentement sur moi même, pour observer l'endroit. Je me sentais pas du tout à l'aise.

- Mouais... bof bof. Je trouve pas ça chaleureux du tout. Et trop grand. T'aimerais vivre dans un endroit pareil ?

Moi pas, en tout cas. Je n'aimais pas les couleurs, la taille de ce simple hall... Il faisait quatre fois la taille de ma cuisine, et pourtant elle était déjà immense ! C'était trop démesuré et impersonnel. Je préférai encore le château de sa Sucrerie. Au moins ça sentait bon.

- Vous non ? Certes, c'est un peu grand et vétuste, mais cela me rappelle les bals que l'on donnait de mon temps. Ils avaient lieu dans des endroits similaires. J'entends presque les notes de violoncelles et de piano...

Jules eut un soupir rêveur, et s'éloigna de la porte contre laquelle il était appuyé pour traverser le hall et s'élancer vers une salle à côté sans m'attendre.

- Que diriez-vous si nous nous mettions en quête de la salle de bal ?

Merci de poser la question alors que tu te barres sans moi, connard... Pourquoi ça le rendait si enjoué et enthousiaste. ? Il voyait pas ce qu'il y avait de mal dans ce qu'il avait dit ?

- C'est quoi l'intérêt d'aller voir une salle de bal vide ? Au final, elle sera comme toutes les autres je suis sûre qu'on va passer devant et qu'on s'en rendra même pas compte.

Je grommelais entre mes dents, en affichant une grimace, pendant que je suivais la puce surexcitée en traînant des pieds. J'avais pas envie d'y mettre du mien. J'avais pas envie d'aller voir cette foutue salle. Ça allait faire remonter des souvenirs douloureux. Des trucs enfouis remontant d'une vie que j'avais pas vécu depuis très très très longtemps. Et j'avais vraiment pas envie de me souvenir de ça. Comment est-ce que j'avais pu laisser quelqu'un m'infliger une torture pareille ?

- Bon Aragorn, t'arrêtes d'avoir la bougeotte ? Tu pourrais au moins de profiter de... je sais pas... de l'art ! Oh regarde, un tableau ! De la peinture ! Vu que t'es un écrivain, t'aimes bien ce genre de choses là, non ?

Je fis un geste de la main devant une immense représentation de Jeanne d'Arc. Y avait aussi une gonzesse qui faisait de la balançoire, mais elle, elle me disait rien. Et y en avait pleins d'autres qui montaient bien hauts sur les murs. Un espèce de fauteuil était posé sous les peintures, mais je me risquais pas à m'asseoir dessus. J'avais l'impression que quelqu'un s'était souvent amusé à sauter dessus.

- C'est mieux qu'une pièce où le parquet a été foulé par des tas de pieds endoloris, non ?

Je me tournais vers Jules avec un air faussement enjoué, en essayant de lui montrer que les tableaux c'était trop trop bien ! Mais il avait l'air de complètement s'en foutre. Il passa juste vite fait devant, les observa deux secondes et haussa les épaules.

- J'ai déjà vu beaucoup mieux.

Et voilà qu'il se barrait de nouveau. Putain mais qu'il était chiant quand il décidait d'être têtu. Je le suivie dans la pièce d'à côté, en levant les yeux au ciel. Pendant que lui poussait une exclamation réjouie qui me fit presque sursauter. Pendant deux secondes j'avais crû que c'était un cri de flippe, autant pour moi.

Si il s'extasiait comme ça, c'était pour une salle plutôt grande, où était rangée des tas des d'instruments de musique. Merveilleux... Au moins, c'était pas la salle de bal. Mais bon, si il se mettait à jouer de la trompette, faudrait pas m'en vouloir si je pétais un câble.

Jules était surexcité comme un gamin dans un magasin de bonbons. Sans aucune gêne, il allait s'asseoir face à un piano à queue et posa les doigts contre les touches. Ça devait lui rappeler de sacrés trucs parce que vu de là, il avait l'air... ému.

- Quand j'étais jeune et que je découvrais Paris, j'ai supplié mon père de m'acheter un piano pour la somme de vingt-cinq francs. Cela peut vous sembler dérisoire, mais autrefois, il s'agissait d'un véritable investissement. Il fut un temps, je jouais plutôt bien. Voyons si mes doigts sont toujours déliés...

Il enfonça une touche, insista... mais le piano n'émit qu'un son discordant et grinçant qui m'arracha une grimace. Il fonctionnait pas son piano ! Les cordes avaient du geler à l'intérieur ou un truc du genre. Jules insista pendant un moment, avant de lâcher l'affaire, avec un air abattu.

- De toutes façons j'ai sûrement perdu tout ce que je savais.

Il avait dit ça d'un ton frustré, sans me regarder. Un simple piano lui faisait de la peine ? Ou alors c'était l'accumulation de pleins de choses qui venait de lui foutre le moral dans les chaussettes ?

- Eh mais arrête tes conneries ! C'est pas ta faute si ce piano marche pas, OK ? Si il était en état, t'aurais sûrement joué un super truc et après tes chevilles auraient encore enflées un peu plus parce que j'aurai dû admettre que c'était bien.Non mais faut pas que tu commences à... te dévaloriser ou voir le mal partout. Si tu commences comme ça, tu finiras dépressif, agressif et avec l'impression que tout ce que tu fais es merdique. Alors recommences pas. Dis toi que t'as tellement marqué l'histoire que même encore aujourd'hui les gens savent qui t'es et lisent tes livres. Les profs de français t'adorent. Bon ça je sais pas si c'est un compliment, mais ça veut dire que t'as encore des groupies à fond sur toi. C'est pas le top du top ça ?

C'était trop bizarre de le voir version déprime. J'avais pas l'habitude. Et au final, je préférai presque quand il se la racontait un peu trop. Y avait rien de pire que voir les gens sombrer dans quelque chose de sombre alors qu'il n'y avait pas de raison. Si il commençait à partir dans cette voie... il aurait beaucoup de mal à en ressortir.

- On te trouvera un autre piano, quand on rentrera. Et t'en joueras super bien.

Je hochais la tête, sûre de moi. J'allais lui trouver ça. Peut être même qu'il y avait dans le sous-sol ou le grenier de ma maison. C'était tellement grand et mal rangé qu'il pouvait y avoir n'importe quoi. La dernière fois que j'avais osé affronter les toiles d'araignées et les nuages de poussière, j'étais tombée sur une tête humaine conservée dans un bocal. Je voulais pas savoir pourquoi c'était là et à qui elle était. Quoi que ça aurait très bien pu être celle de Sir Simon. Je lui en avais parlé parce qu'il était plutôt sensible au sujet de sa mort. Vu qu'on s'en entendait bien, j'avais pas envie de tout gâcher en lui balançant sa gueule décapitée à la chair blanche et gonflée.

Pile au moment où je pensais à mon coloc fantomatique, il y eu une sorte de grincement venant de la pièce suivante. Ce château était un putain de labyrinthe. Mais peut être qu'il était surtout un labyrinthe hanté ? Après tout, la reine des givrés avaient dû zigouiller pleins de gens avec son pouvoir...

- Reste là, je reviens.

Sans attendre l'avis de Jules, je m'engouffrais dans la nouvelle pièce. Sûrement que monsieur le paumé allait me suivre, vu qu'il s'en foutait de ce que je pouvais lui dire. Il allait content en tout cas, les chevaliers étaient là. Ou du moins leurs armures. Elles étaient des dizaines, alignés le long des murs, de chaque côté, une épée accrochée à la hanche. Ils fixaient tous droit devant eux... sauf hein, tout au fond, dont le casque était tourné vers l'entrée de la pièce. Pile où je me tenais. Merveilleux.

- J'ai un fantôme à la maison, donc si t'essaies de me buter, il viendra me venger et ça donnera des scènes à la « Fantôme contre fantôme ». Du coup réfléchis bien.

Je préférai mettre en garde ce potentiel esprit de chevalier. Vivre avec type mort transparent, ça permet de croire en beaucoup plus de choses. Et j'avais appris que les châteaux avaient tendance à être méga hantés. Du coup, une armure qui bouge alors qu'il y a personne dans la pièce, ça avait l'air d'avoir une explication plutôt logique.

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________________________________________ Dim 15 Jan 2017 - 16:36



"La Promesse de L' Aube"

S'aider les uns les autres doit animer tous les membres d'une même famille.



Il était rare, de voir mon frère s'énerver. Généralement, de nous deux c'était plutôt moi qui était encline à ce genre de choses. Quoi qu'il en soit, nous avions à présent une heure de battement devant nous. Et pour ma part, l'idée d'aller explorer le château, ne me tentait pas vraiment. Cela me donnerait l'impression de m'introduire chez quelqu'un sans y être autorisé. Et comme je n'aurais pas aimé que l'on fasse cela chez moi, je préférais rester sur place. Si Neil, souhaitais aller visiter le château en compagnie de mon frère, qu'ils le fassent. Je hochais la tête, désignant le caprice de ma nièce à mon frère comme pour lui dire, qu'il pouvait me laisser là, je ne m'en vexerais pas

Soyez prudent, et contentez vous des parties communes. Interdiction d'aller visiter les appartements royaux vous n'êtes pas chez vous ne l'oublie pas s'il te plaît. Tu n'aimerais pas qu'un étranger s'introduise dans la maison, et mette le bazar dans tes affaires.
lui dis-je en utilisant notre lien

Sans doute, était-ce mon côté un peu trop « respectueux » qui parlait, mais comme je n'aimais pas que l'on me fasse quelque chose que les autres n'aimeraient pas qu'on leur fasse non plus. J'estimais, de voir plus ou moins avertir Apollon. Pour ma part, je préférais à nouveau rester sur place. De plus, je m'étais rendu compte que ma nièce n'avait pas remercié Jules de l'avoir sauvé, ce qui d'une part était extrêmement grossier, et de l'autre bien ingrat étant donné que nous l'avions plus ou moins oublié dans l'antre de Tamatoa. Je sentais, qu'il allait falloir que je fasse les choses moi même. J'ignorais pourquoi, je me sentais aussi responsable des actes de ma nièce mais je n'avais nullement l'intention de passer mon heure de pause à réfléchir là dessus. Avec un haussement d'épaule, je me dirigeais vers l'écrivain que j'abordais après une brève hésitation :

- Merci dis-je pour avoir secourut Neil précisais-je elle ne vous dira rien alors même si cela a peu de poids en comparaison, acceptez tout de même ma gratitude en tant que tante. Rien ne vous obligeait à le faire alors merci d'avoir porté assistance à ma nièce.

Certes, ce n'était pas grand chose, mais je tenais à réparer cette erreur. Si j'avais laissé mes griefs contre lui de côté, pour ma nièce c'était une autre histoire. Aussi, supposais-je qu'en tant qu'adulte, et en tant que tante je souhaitais en quelque sorte recoller les morceaux et réparer ses erreurs. Si elle était bien la fille de son père, elle était également bien la petite fille de ses grands parents. Aucun doute là dessus.

"Cela était tout naturel" me répondit-il avec un sourire. "La situation s'envenimait et Neil ne faisait absolument rien pour l'arranger, hormis faire usage de son mauvais caractère. Je sentais la catastrophe arriver, aussi j'ai jugé préférable de flatter notre ennemi. En somme, c'était ce qu'il réclamait. Si j'avais eu d'avantage de temps de réflexion, j'aurais choisi autre chose que Shakespeare, car c'est une honte d'avoir cité un auteur si talentueux pour un énergumène tel que lui."

J'esquissais un sourire amusé. Oui, sous la contrainte l'on n'avait pas vraiment le temps de réfléchir. Si la situation avait été différente, je n'aurais jamais laissé la moindre parole de chanson franchir mes lèvres. De toute façon, m'étant sentie forcée de le faire, j'étais partis pour faire l'huitre pendant des mois. Il n'y avait qu'Apple qui pourrait me convaincre du contraire à la réflexion.

- J'estime Néanmoins avoir une dette envers vous. Alors réfléchissez-y et quand, vous aurez trouvé venez me voir et je m'en acquitterais. Voyez ça également en cela une manière de compenser son mauvais caractère comme vous l’appelez

A nouveau j'esquissais un sourire pour montrer que la dernière partie était une boutade. En revanche, j'étais sérieuse concernant le fait d'avoir une dette envers lui. Et il était rare que j'accorde ce “privilège” à quelqu'un. Il s'agissait là de la seconde fois dans toute mon existence. Jules me regarda à plusieurs reprises, sans doute surpris. Néanmoins, peut-être dût-il finalement se rendre compte notamment dût à mon expression que je n'allais pas m'exclamer que c'était une plaisanterie. J'étais on ne peu plus sérieuse. Il avait sauvé ma nièce, j'estimais lui devoir bien cela.

"C'est beaucoup trop d'honneur. Vous êtes une déesse, je ne mérite pas autant de considération. Je me dois de refuser. Nous sommes quitte. Sachez que je suis immensément touché par votre proposition."


Il fit quelque pas, tandis-que je poussais un soupire discret. Les gens arrêteraient-ils un jour de ne voir que la déesse ? Il est vrai que je n'étais pas la personne la plus accessible de la terre. Je mettais bien souvent de la distance entre les gens et moi, et je ne parlais même pas de la carapace que j'avais installé autour de mon coeur. Pourtant, lorsque les gens voyaient autre chose que la Déesse Artémis, et un peu plus Diane, j'étais toujours heureuse. Cela me donnait l'impression d'être réellement quelqu'un. De n'être pas simplement définit par un titre et une fonction. Je secouais légèrement la tête, tandis-que Jules revenait

"Cela dit..."Commença-t-il en prenant un air faussement désintéressé "Si vous connaissez intimement un éditeur, à tout hasard, pourriez vous lui soumettre mon manuscrit ?"

Je n'étais pas dupe, malgré son expression innocente. Mais j'admettais être bien plus amusé qu'agacé. Et puis, j'avais dit que j'avais une dette envers lui pas vrai ? Alors, s'il n'y avait que cela pour lui faire plaisir

- Je pense qu'avec l'aide d'Apollon, cela devrait être dans mes cordes. Néanmoins, j'ai à mon tour une petite faveur à vous demander : cessez de voir la déesse et voyez un peu plus disons l'amie

Parce que c'était ce que je souhaitais être : une amie. Peut-être était-ce dût à ma curiosité, qui comme je souhaitais toujours que l'on voit celle qui se cachait sous le masque de la déesse, souhaitais-je voir un peu plus que ses mauvais côté et ce que l'on racontait dans les livres. Après tout, ce qui était dit à mon sujet dans la mythologie n'était pas totalement la vérité. Peut-être en était-il de même pour lui. Le temps nous le dirait je suppose

"Très bien" répondit-il dans un sourire. "J'espère en retour que vous voyez d'avantage en moi, que l'écrivain à la poursuite de sa gloire perdue." Il venait de baisser d'un ton, et je pouvais ressentir la honte comme émotion dominante. Aussi pouvais-je comprendre qu'il ne souhaite pas que d'autres nous entendent. J'avais parfois tendance à faire pareille. "En tous les cas, je vous remercie. A la réflexion, je trouve préférable de me débrouiller par moi même. Ainsi, je me sentirais en accord avec mes principes"

Il sourit à nouveau d'une façon un peu douloureuses, tandis-que je me retenais de lever les yeux au ciel. Les hommes et leurs fiertés...J'avais l'impression d'être de retour dans le Nautilus lorsqu'il s'était sentie obligé de me dire, qu'il n'était pas faible d'ordinaire après que Neil ai utilisé ses capacités divines sur lui. Mais tout comme cette fois-ci, décidais-je de jouer la carte de la diplomatie. Aussi secouais-je la tête avant de reprendre :

- Les amis sont là pour s'entraider. Je sais, que vous avez du mal à vous adapter à ce siècle, je le ressens. Et, je peux le comprendre. Vous avez été comme propulsé du jour au lendemain dans le futur et il n'y a pas de guide pour aider à s'y faire. Alors, si ça peu aider un ami ça me suffit.

J'étais sans doute un peu trop gentille, mais tant pis. Il était difficile de me changer après tout ce temps.

"Vous êtes trop bonne. Je n'oublierais jamais votre gentillesse."
Jules se mit à sourire plus franchement "Si vraiment vous tenez à m'aider, j'aimerais bénéficier d'une demeure à Storybrooke, afin de ne plus dépendre d'Elliot et de Lily. Mais cela est sans doute trop onéreux." Reprit-il avec un air un peu contrit

Je réfléchis quelques instants, après tout je pouvais faire apparaître tout et n'importe quoi alors pourquoi pas une maison. Je ne l'avais encore jamais fait. Préférant toujours, acheter les endroits où nous vivions avec Apollon, plutôt que de les faire apparaître. Cela me fit penser à celle que nous habitions à l'heure actuel. L'agent immobilier avait cru trouver deux bons pigeon vu l'état dans lequel elle était. Mais, lorsque nous étions des dieux. Remettre un habitat en état, c'était d'une simplicité enfantine.

- Je peux faire apparaître toute sorte de choses dis-je finalement alors une maison ce doit être dans mes cordes.

Il prit soudainement un air sérieux, sans doute ne s'était-il pas attendue à ce que j'accepte aussi facilement.

"Non, je ne puis accepter. Ce serait trop vous demander. Ou dans ce cas, permettez moi d'être redevable envers vous. Demandez moi, ce que vous souhaitez en retour."

Il me fixa intensément, tandis-que j'avais une impression de déjà vu. Pas tout à fait la même situation, mais à peu de choses prêt. Lorsque j'avais proposé à Tara, mon aide pour Junior, elle aussi avait souhaité faire quelque chose pour me remercier. J'avais finalement, dit qu'un vinyle de Jazz ou de la pâte d'amande ferait largement l'affaire. Je n'avais généralement pas besoin de grand chose. Très franchement, même en ce qui concernait l'habitat. Une cabane dans les bois aurait tout aussi bien pu faire l'affaire plutôt que la grande maison dans laquelle nous étions. Je n'étais pas réellement matérialiste. Aussi, me contentais-je de hausser les épaules

- En toute franchise, je ne vois pas trop quoi vous demander. Donc, disons simplement que cela fait partie de mes remerciements pour avoir sauvé ma nièce. Je sais qu'elle n'a pas le meilleur des caractère, et qu'elle a parfois tendance à agir comme une enfant gâté mais c'est ma nièce et j'y tiens.

Et je pouvais difficilement, revenir en arrière pour ce genre de choses. Lorsqu'une personne comptait pour moi, c'était très clairement à la vie à la mort. Alors, en dépit du fait que Neil, pouvait parfois être effectivement assez capricieuse elle restait un membre de ma famille et une personne qui comptait beaucoup pour moi

"Nous ne choisissions pas notre famille" dit Jules sur un ton fataliste. "Heureusement, nous pouvons choisir nos amis" compléta-il avant de sourire et de prendre un air mutin tout en m'observant : "Je trouverais un moyen de vous récompenser. Un jour ou l'autre."

Je lui aurais bien souhaité bon courage, mais j'avais peur que cela ne passe pour de la condescendance. Aussi, me contentais-je simplement d'un sourire. Si moi même, je ne voyais pas ce que l'on pouvait me rendre comme service, pour me renvoyer l’ascenseur je doutais qu'il trouve. Mais, comme je ne souhaitais pas le froisser alors que nos relations étaient disons plutôt cordiale, voir même franchement amicale, décidais-je simplement de mettre fin à cet Entretien puisqu'un autre m'attendait :

- Dans ce cas, je vous laisse à vos réflexions. J'ai de la lecture qui m'attends.


J'agitais, mon exemple « D'Entretien avec un vampire » que j'avais au préalable sortie de mon sac à dos, devant lui. Sans doute, irais-je m'installer au bas d'un arbre ou bien grimperais-je pour m'installer sur une branche. Je n'avais pas encore décidé. Lui, se contenta de jeter un coup d'oeil intrigué à mon livre

"Hum...Vampire"
commenta-t-il

Il haussa un sourcil en souriant, tandis-que je prenais la direction de l'arbre le plus proche afin de commencer ma lecture. Petit à petit, des groupes se formèrent pour partir explorer l'intérieur du château. Comme, je restais fidèle à moi même. Je me contentais de continuer tranquillement ma lecture, jusqu'à voir au bout de plusieurs minutes, Athéna revenir. Fermant soigneusement, mon livre tout en mémorisant le numéro de page ainsi que le paragraphe exacte où je m'étais arrêté, le rangeais-je dans mon sac et dos et me relevais-je afin d’accueillir ma sœur. J'avais bien dit qu'une discussion nous ferait du bien non ? Eh bien c'était le moment rêvé pour cela, aussi l'abordais-je tranquillement

- Aurais-tu un petit moment à accorder à ta sœur ?
Lui demandais-je

"Je t'ai vu toute seule, alors j'étais justement venue te tenir compagnie. Et tu as raison... Autant profiter du calme."


Elle sourit, tandis-qu'elle s'installait à mes côtés. Je la remerciais, pour ma part silencieusement de cette attention. Il y avait foule de choses, dont j'aimerais lui parler. Mais, le mieux avant, serait de m'enquérir de son état à elle.

- Tu dois être heureuse non ? D'avoir retrouvé Arès je veux dire. Vous, avez toujours été très proche après tout

Proximité, qui avait d'ailleurs engendré pas mal de désaccord entre nous. A l'époque où c'était de lui, et non d'Apollon dont j'étais le bras droit. Mais au fond, cela n'avait fait que démontrer une chose : Nous avions de sérieuses lacunes en ce qui concernait la communication. Il suffisait qu'Hadès s'en mêle, et nous voilà à nous crier dessus au lieu de discuter calmement. Sans doute, était-ce également dût à nos deux tempéraments. Arès, était un sanguin. Quand à moi, je n'étais pas non plus la plus docile des personnes qui soient, bien au contraire. J'étais indomptable, insoumise et gare à la personne qui souhaiterais me voir plier à sa volonté. Au fond, on s'aimait bien. A notre manière je suppose. Athéna soupira légèrement. Aie, aurais-je mi les pieds dans le plat sans le savoir ?

- Disons... Que je suis contente de l'avoir retrouvé oui... Même si on s'est foutu sur la tronche... On n'y est pas allé de main morte d'ailleurs... Dit-elle en grimaçant un peu. Et je vais... Non. Je ne vais pas te mentir. Ça ne va pas si bien que ça... La mort d'Hippolyte... Le retour de Zeus. Tout ça m'a grandement perturbée. Surtout depuis que ce Zeus m'a fait une proposition... L'aider, en échange de quoi, il faisait revenir mon frère. Mais je ne suis pas certaine que faire revenir Dolos soit une bonne chose... Elle se tût et regarda le ciel. Et toi ? Quelles sont les nouvelles te concernant ?

Cela ne m'étonnait même pas qu'ils se soient foutus sur la figure. Ces deux là, étaient fait du même bois au fond. En revanche, je ne pu, retenir le froncement de sourcils concernant la mention de Zeus et Dolos. Je savais, pour le premier, qu'il était bien vivant et qu'il se trouvait dans les geôles d'Olympe. Néanmoins, je n'avais pas jugé utile de lui rendre visite. A quoi bon. Si, ce n'était pour lui cracher mon mépris à la figure. Tout, comme Poséidon, je ne souhaitais plus qu'il fasse partie de mon présent. Ils appartenaient au passé, et moi je ne pouvais me permettre de rester focalisé sur ce dernier.

- Pas grand chose je le crains, je suis retourné vivre chez moi. Disons que...Nos chemins ont pris des direction différente avec Pitch. Je ne suis pas triste, il aura été mon premier amour et je sais que je garderais toujours de la tendresse pour lui. Après tout, il aura eu ce que personne d'autre n'a eu avant lui, et il est le père de Phobos. Ce ne sont, pas des choses qui s'oublient aussi facilement. Mais, parfois la vie nous fait prendre des chemins différents c'est comme ça. Je marquais, une légère pause. Hésitant à aborder le sujet « Dolos ». Mais comme, nous étions là, pour discuter. Autant prendre mon courage à deux mains. Ce n’était pas le grand amour entre Dolos et moi, je ne vais pas te le cacher. S'il a quitté la ville, c'est en partie grâce ou à cause de moi. Il s'en est pris à une personne qui m'est chère. Alors, nous nous sommes battus et disons que je lui ai mit une bonne raclée. Je lui adressais un petit sourire contrit. Néanmoins, je peux aisément comprendre que l'idée de le ramener soit tentante. Il est ton frère pas vrai ? Ton vrai frère je veux dire. Je sais que si j'avais un moyen de ramener Apollon d'entre les morts, je tenterais tout pour y arriver. Mais à ce sujet, j'ai peut-être des informations complémentaires. Héra a parlé de son décès et de la manière dont elle est revenu à Apo' justement. Il semblerait que lorsque nous mourrons, nos âmes errent dans le Styx. C'est Hadès qui l'a apparemment ramené, mais sans ses pouvoirs. Elle ne les a récupéré que depuis peu. Ça aussi, c'est une longue histoire. Malheureusement que ce soit Zeus ou Hadès il faut toujours qu'il y ai une contrepartie.

Rien, n'était jamais gratuit, avec eux. Aussi, attendais-je toujours qu'il vienne réclamer son « payement » pour lorsqu'il s'était incrusté à notre journée entre filles avec Lily. Il avait retrouvé ses souvenirs, et moi non. Mais, cela n'empêchait le fait, que je ne pouvais concevoir qu'il ai fait preuve d'altruisme en se disant qu'en souvenir de cette amitié que nous avions enfant, il se décide à me faire retrouver ma joie de vivre à un moment, où elle me faisait cruellement défaut.

- Oh... Décidément, je crois que ni toi ni moi n'avons de chance avec les hommes... Tant que tu n'en souffres pas... Elle serra brièvement ma main. Oui, c'était mon frère de sang. Le digne héritier de son père je crois... Elle va soupirer. Je sais que ça n'était pas un saint, rassure-toi. Et je sais pourquoi il est mort. Il a fait ses choix et en a payé le prix... Puis elle va froncer les sourcils. Tiens donc... Nous avons donc une âme... C'est bon à savoir, parfois j'en doutais. Quoi qu'il en soit... La tentation est forte... Mais je n'ai toujours pas dit oui... Je me méfie de l'un, comme de l'autre... Et de Dolos aussi. Nous avons souvent fait des coups pendables ensemble, alors je sais parfaitement de quoi il est capable. Je sais aussi que ça ne serait pas forcément une bonne idée de le faire revenir...


Je lui sourit, reconnaissante non seulement, de m'accompagner mais, de ne pas faire de plus ample commentaire sur ma relation avec Pitch. Non, je ne souffrais pas. Parce que j'avais découvert ce qu'avait été l'amour à son contact. Et pour cela, je lui en saurais toujours reconnaissante. Je pouvais la comprendre concernant nos "frères". Etant moi même d'une nature méfiante et encore plus lorsque cela les concernait. Comme je l'avais dit. Rien n'était jamais gratuit avec eux. Je me souvenais parfaitement, alors qu'il était revenu de l'expédition dans le monde des contes que je lui avais demandé de faire pour moi, d'Hadès me réclamant quelque chose en échange des informations qu'il avait obtenue. Mais, ma décision avait été prise à ce moment là. Je ne souhaitais pas les informations pour moi. Elles étaient destinés au reste de la fratrie. J'avais fait le choix d'arrêter de chercher qui j'avais été dans un passé oublié.


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Eloise A. St-James


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Eloise A. St-James


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________________________________________ Dim 15 Jan 2017 - 19:59

Finalement, Apollon avait récupéré le cristal et ils avaient tous fuis, grâce à leurs pouvoirs. Et puisqu'Hypérion ne les avait pas réprimandé, Athéna en déduisait qu'il n'avait rien contre ça et qu'il trouvait ça normal. À quoi bon donc leur interdire d'utiliser leurs dons si c'était pour les laisser faire par la suite ? Cela n'avait aucun sens à ses yeux... Mais la déesse avait retenu la leçon. La prochaine fois, elle ferait apparaître un bazooka et détruirait le crabe ou toute autre créature qui les ferait chier. Ce serait plus rapide et moins frustrant. La brune ne dit absolument rien quand le Titan lui rendit le poignard qu'elle avait offert à Tamatoa. S'il était attendu à des remerciements ou à de la sympathie, le vieux en fut pour ses frais. La combattante lui tourna le dos et se mit en marche, suivant le groupe.

Lorsqu'il fut question d'aller explorer, Athéna suivit Neil et Apollon, qui se dirigeaient vers le palais. Mais tout était glacé et la brune n'avait pas les chaussures adaptées. Aussi se cassa-t-elle la figure, une fois puis une autre et encore une troisième... Après sa troisième chute, elle resta à terre, espérant qu'on ne l'avait pas vu. Mais quelqu'un avait fait attention... Tara, la petite humaine qui semblait connaître assez Diane, était venue lui proposer son aide. Si le premier réflexe de la guerrière aurait été de l'envoyer balader, elle se retint en voyant le regard de Tara.

Puis elle accepta son aide et les deux femmes s'appuyèrent l'une sur l'autre pour avancer en espérant ne pas trop se casser la figure. Une fois dans le Château, elles entendirent des bruits de sabot, ce qui éveilla directement la méfiance d'Athéna. Mais il ne s'agissait que d'un petit cochon qu'elles se mirent en tête d'attraper, ce qui se révéla peu productif, jusqu'à ce que Tara ne se rappelle des barres énergétiques. Le cochon vint immédiatement manger les miettes de barre et quémanda des caresses qu'amusée, la déesse lui prodigua avec un sourire. Puis les deux femmes rejoignirent les autres.

Athéna aperçut que sa soeur était à l'écart. Elle s'était installée sous un arbre et lisait un bouquin. Encore une... Même si la déesse n'avait absolument rien contre un bon livre et adorait même la lecture, elle trouvait que c'était dommage de rester ainsi seule. Aussi rejoignit-elle la déesse de la chasse. Les deux femmes se mirent à discuter, appréciant de passer un moment ensemble, ce qui n'était pas arrivé depuis pas mal de temps. Les déesses avaient vécu des aventures chacune de leur côté et s'étaient un peu éloignées. Il était temps de réparer ça.

Les deux sœurs parlèrent beaucoup et Athéna se confia même sur cette proposition que lui avait fait Zeus. La brune était tiraillée depuis un bon moment à propos de cela mais ne s'en était ouverte à personne. Pourtant, elle le fit à ce moment-là, appréciant le soutien d'Artémis. Soutien que la brune lui rendit avec plaisir lorsqu'il fut question de sa séparation avec Pitch. C'était nouveau ça... Dire qu'elle pensait que la chasseresse serait plus heureuse qu'elle en amour... Athéna posa une main en guise de soutien sur celle de sa sœur, qui lui adressa un sourire pour la remercier. Puis la conversation repris, tournant autour de Zeus et Hadès.

"Dans ce cas là, nous avons un point commun. Tu t'es confié à moi, alors sache que si tu as besoin de quelqu'un pour t'accompagner dans tout ce qui concerne cette histoire tu peux compter sur moi. On est toujours plus fort à deux que seule." La blonde hésita quelques instants, avant d'aborder un autre sujet d'importance. "Olympe ne réponds plus. Il semblerait que cela soit lié au retour d'Héra. Elle a retrouvé ses pouvoirs en s'asseyant sur le trône, et a plus ou moins imposé d'avoir un siège à côté de mon frère. Je t'avoue que tout ce qui concerne le contrôle de la cité, m'agace de plus en plus. J'ai l'impression d'être dans un mauvais remake de "Game Of Thrones" entre Poséidon il y a deux ans, et maintenant le retour d'Héra ainsi que Zeus toute cette histoire commence réellement à me taper sur le système."

Athéna était franchement surprise. C'était la première fois qu'une telle chose arrivait. Du moins à sa connaissance. Elle avait bien quelques hypothèses en tête pour expliquer tout ça, mais sans quelqu'un pour confirmer ce qu'elle pourrait avancer, cela ne les aiderait pas.

- Je n'oublierai pas ton offre. Dit-elle dans un sourire avant de sérieusement froncer les sourcils. Merde. Je suppose que c'est lié à la construction même d'Olympe... C'est, de base, le temple de Zeus. Héra étant son épouse encore aujourd'hui... Elle a sans doute plus de pouvoir que nous avec nos élections sur cette cité. Athéna secoua la tête. Il serait peut-être temps qu'on arrête de nous laisser avancer dans le noir... Entre toutes ces emmerdes, les dissensions internes et les Titans... Je pourrais me mettre à regretter d'être sortie de ma cachette.

Elle n'était pas vraiment sérieuse sur la fin. Mais tout ceci commençait véritablement à devenir aussi frustrant que lassant. Plus ils avançaient sur cette route sinueuse que créaient leurs choix, plus ils avaient d'emmerdes. Et les Titans ne les aidaient pas véritablement. Ce qui était franchement agaçant, il fallait bien l'admettre...

"À l'heure actuelle, je reste sur la réserve. Je me méfie. Ais-je raison ou tort je l'ignore. Ce n'est pas parce qu'être bras droit est une chose que je souhaite conserver à tout prix. Je n'ai jamais été intéressé par le pouvoir. J'ai même plus tendance à le fuir qu'autre chose. Mais, quoi qu'on en dise, Apollon réussit petit à petit avec ses fêtes et toutes ses idées farfelus à faire taire les vieilles querelles, et à nous rapprocher. Je ne veux plus, que ce soit comme sous le règne de Zeus. Chacun pour soit. Ce qui est ironique, c'est que les fragments d'informations concernant qui nous sommes réellement, viennent à ce moment là. Tu fais bien de parler des Titans, tu viens de me faire penser à ce que j'ai découvert récemment. Je n'en ai parlé qu'à Apollon, pour l'instant mais, il semblerait qu'il y en ai eu d'autres avant nous. J'ai fait la connaissance de l'une d'elle Iota lorsque nous étions piégé dans le Nautilus. Et, si Heimdall n'a pas clairement répondu à ma question, je sais que nous avions la même mère."

De quoi ?! Des frères et sœurs plus âgés qu'eux ? C'était une énorme nouvelle. Et cela ne faisait que ternir l'image qu'avait Athéna des Titans...

- Je suis dubitative sur Héra. Je l'aime bien, mais je m'en méfie un peu quand même... Apollon fait du bon travail, c'est vrai. Je n'y aurais jamais pensé, je te l'avoue. Mais les faits sont là : il nous rapproche. Nous sommes plus soudés... D'ailleurs, j'ai l'impression que de nous voir proches, ça sidère toujours Arès. Elle eut un petit sourire à ce moment-là. De quoi ?! Comme... Comme des essais ? Décidément... Je trouve toute cette histoire d'enfants de plus en plus étranges. Surtout quand on sait qu'à leur époque, nous n'étions là que pour faire une tâche bien spécifique. On devait mourir ensuite... C'est Hypérion qui m'a raconté ça hier. Ainsi donc, nous avons sans doute encore des frères et sœurs... Que de secrets. Ça commence à me lasser. Confia-t-elle à sa sœur.

"Il va falloir qu'il s'y fasse. Il est partis longtemps, et sans doute n'est-il plus le même qu'à l'époque. Mais ce qui est valable pour lui est également valable pour nous. Pour ma part, j'ai cessé d'être une petite soeur le jour où j'ai vu le vrai visage de celui que je considérais comme un grand frère et j'ai cessé de chercher qui j'étais le jour où je suis devenu mère. J'ignore s'il s'agissait d'essais ou pas. La seule chose que je peux dire, c'est qu'hormis Iota, qui semble à présent avoir élue domicile dans ma bibliothèque les autres ne sont plus. Je comprends ta lassitude, je ressens la même. C'est au moment, où je choisis de me construire sur le présent, que le passé refait surface. D'ailleurs puisqu'on parle de passé et d'avenir. Tout à l'heure il s'est passé quelque chose d'étrange avec les feux follets. J'ai entendue la voix de Phobos. C'est presque comme s'il pouvait sentir que j'étais là. J'ignore où il se trouve, non seulement son absence d'aura ne m'aide pas. Mais en plus, je sais que je ne peux pas le forcer à m'aimer comme moi je l'aime. Mais, sa voix n'avait pas l'air si sombre. Est-ce que tu crois que je fais bien d'espérer qu'il ressente un peu d'affection filiale envers moi, ou bien suis-je encore une fois en train de me voiler la face ?"

Athéna avait vu le lien entre sa sœur et son fils. Elle savait à quel point Artémis aimait son enfant, même si elle ne l'avait pas porté. Elle ne pouvait pas croire que cet amour n'aiderait pas un jour Phobos. Qui avait toujours fait attention à sa mère et ne s'était jamais comporté avec haine envers elle, contrairement à l'attitude qu'il pouvait avoir à l'encontre de son père...

- Sans doute... Nous avons tous beaucoup changé en l'espace d'un an seulement... Dit-elle en soupirant. Je vois... Pourquoi dans ta bibliothèque ? Elle aurait pu venir avec nous sur l'Olympe... Après tout, elle y serait chez elle. Puis elle se tut et écouta attentivement. C'est tout ce qu'il nous reste petite sœur. L'espoir. Phobos avait l'air de tenir à toi... Peut-être que le temps lui permettra de se rendre compte de ses erreurs. Cela a bien fonctionné pour moi. Garde espoir, il le faut. Lui conseilla-t-elle avec un petit sourire plein de douceur.

Artémis resta un instant silencieuse avant de reprendre la parole.

"Sans doute parce que j'ai vu son corps redevenir poussière sous mes yeux. Heimdall avait dit qu'il s'agissait de sa volonté. J'ignore comment elle est revenu, mais pour elle qui aimait tellement les histoires, ma bibliothèque semble l'endroit le plus adéquat. Les livres sont lisibles. Elle seule semble pouvoir les prendre, mais l'on peu les lire à présent. Merci de tes conseils pour Phobos. Après tout, il parait que l'espoir est la seule chose plus forte que la peur. Je suis contente d'avoir pu parler de tout cela avec toi. Il y a bien longtemps que je le voulais."

Athéna eut un autre petit sourire. Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'elle s'entendrait un jour aussi bien avec Artémis. Et c'était pourtant le cas. La guerrière avait fait un gros travail sur elle-même l'an passé et cela avait porté ses fruits. Elle ne le regrettait pas d'ailleurs...

- M'autoriserais-tu à aller dans ton temple pour la rencontrer un jour ? Si en plus d'être des nôtres, c'est une amoureuse des livres, je sens que l'on pourrait s'entendre. Elle sourit à sa sœur. On aurait dû faire cela plus tôt...

"Ce sera avec plaisir, j'y vais souvent pour lui lire des histoires, tu n'auras qu'à venir avec la prochaine fois." Lui répondit sa sœur avec un sourire.

- Rendez-vous est pris alors ! Dit-elle avec un sourire.

Soudainement, Athéna vit apparaître le petit cochon qu'elle avait attrapé avec Tara un peu plus tôt. Rapidement, il quémanda des caresses, d'abord à la brune puis à la chasseresse.

- Qu'est-ce que tu fais là toi ? S'étonna-t-elle. On l'a trouvé avec Tara. Je pensais qu'elle l'avait avec elle...

Après encore quelques caresses de la part des deux déesses, l'animal repartit vers le Château, sans doute pressé de retrouver les bras de Tara. Ce qui donna une petite idée à la guerrière, qui ne se rendit pas compte au départ qu'elle l'avait exprimé à haute voix.

- Je devrais sans doute me prendre un animal... Je me sentirais sans doute un peu moins seule...

Elle rougit en se rendant compte que ses mots avaient été prononcés à haute voix. Mais c'était la vérité. Elle se sentait tout de même seule... Heureusement, Artémis ne se moqua pas d'elle. Non qu'Athéna puisse croire que sa sœur le ferait, elle était bien plus gentille qu'elle.

"Si tu n'as rien contre les chiens, ma chienne a eu une portée il y a quatre mois. J'en ai donné quatre, et il m'en reste deux : un mâle et une femelle. Alors, si le cœur t'en dis je ne serais pas contre que tu en adopte un."

- Je passerais les voir. Merci Diane. Vraiment.

Cela lui faisait du bien d'avoir du soutien. Athéna avait l'impression que cela ne lui était plus arrivé depuis un moment. Depuis la forêt, après Halloween plus précisément...

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________________________________________ Dim 15 Jan 2017 - 23:58


la promesse de l'aube

Il avait écouté les conseils de Diane à la lettre, ne touchant à rien et évitant de se balader dans les pièces plus personnelles. Si il ne s'était pas gêné pour faire une remarque concernant l'absence de la propriétaire, il n'en était pas au point de vouloir revendiquer le château comme étant le sien. Il pouvait s'en créer un s'il le souhaitait et… Il vivait sur Olympe. C'était bien mieux. Un paysage magnifique, un nombre de pièces illimitées et même l'une d'elle étant remplie de cacahuètes… au moment même où il avait pensé à cela, Neil avait sorti son paquet de Curlys. Il avait vraiment cru qu'elle allait le lui offrir sans demander plus mais c'était une joueuse. C'est ce qu'il appréciait aussi chez elle, entre autre chose. Elle apportait tant de fraîcheur… et si elle était parfois capricieuse, un peu jalouse, impulsive… Il s'en fichait. Il avait bon nombres de défauts lui aussi. Elle était peut-être un peu moins que parfaite, mais c'était ce qu'il préférait.

« Hey ! T'as pas le droit de partir comme ça ! » lâcha-t-il alors qu'elle quittait la pièce après l'avoir embrassé.

Il ne tarda pas à la suivre, le paquet toujours en main. D'accord, il l'avait cherché, mais elle ne pouvait pas le laisser planter là. Elle pouvait bien tenter de se persuader qu'il regrettait de lui avoir volé les curlys vu ce qu'elle lui avait fait subir ensuite… si c'était à refaire, il n'aurait pas eu la moindre hésitation. Il avait néanmoins caché son sourire, puisqu'elle lui avait demandé de ne pas en faire.

« On doit rester ensemble ou tu vas te perdre ! »

Il avait finit par revenir à son niveau, attrapant son bras aussi doucement que possible. Ce mouvement la fit basculer légèrement et elle se retourna, tombant dans ses bras. Elle était incapable de lui résister, il le savait. Il se mordit les lèvres, ne cachant pas sa satisfaction, avant de prendre simplement sa main et de continuer leur marche dans les couloirs gelés. D'accord, il avait peut-être un peu menti sur une chose. C'était lui qui risquait de se perdre, pas elle.

Ils avaient continué d'avancer au rez-de-chaussée, passant dans diverses pièces dont il ne comprenait pas vraiment l'utilité. Mais Neil, elle, était simplement émerveillée, lâchant des phrases admiratives à chaque porte passée. Il ne voyait pas d'où venait cette extase face à l'univers de la Reine des Neiges, alors qu'avec sa vie, elle n'avait rien à envier à ce conte. Il pouvait comprendre, cela dit. Les histoires de Disney se finissaient bien de manière générale… Les leurs, ils n'en avaient pas la moindre idée. Elles avaient tendance à prendre des tournures désastreuses de temps en temps. Il serra sa main un peu plus fort, entrelaçant ses doigts au sien, observant l'extérieur par les trous qui servaient de semblant de fenêtres.

Apollon s'arrêta, penchant sa tête sur le côté. Il ne l'avait pas remarqué avant, mais quelques trolls se promenaient en groupe, tous bien alignés, en train de discuter de manière agitée à ce qu'il pouvait voir d'ici. Ils se dirigeaient tous dans la même direction et suivant le chemin du regard, il lui semblait que l'endroit était une chapelle. Du moins, ça y ressemblait, il ne connaissait pas assez Arendelle pour se permettre de l'affirmer. Étant donné qu'ils avaient aidé les trolls à récupérer leur cristal qui guérissait, de ce qu'il avait comprit, mettant la vie de Jules en péril au passage, l'idée qu'ils puissent leur organiser une cérémonie lui effleura l'esprit. Il chassa vite cette hypothèse cependant. Si Artémis était là, elle lui dirait d'arrêter de ne penser qu'à lui et de faire l'égoïste. Ils avaient accepté de leur apporter de l'aide, ils n'avaient aucune raison de faire une fête en leur honneur et ils avaient certainement d'autres choses de prévues. Comme… cueillir des champignons ou marier son Juju à quelqu'un encore une fois.

Il avait laissé son coq à l'extérieur, où il était plus libre de ses mouvements, l'ayant posé par terre lorsque Neil l'avait entraîné dans le château. Au moins, dehors, il ne se cognait pas la tête sur toute surface accessible. Puis il lui semblait que la déesse aurait beaucoup moins apprécié leur tête à tête si son nouvel animal de compagnie avait partagé ce petit moment.

« On va voir ce qu'ils préparent ? » Il avait fait un signe de tête pour montrer à Neil ce qui se passait. « Je sais que tu voulais visiter le château mais les pièces les plus intéressantes seraient les chambres. » Il lâcha un grand sourire alors qu'il prononçait cette phrase, qui s'estompa bien vite. « Sauf que je n'ai pas le droit d'y aller. »

Elle l'avait regardé d'un air amusé, faisant mine d'être choquée par ces propos (alors qu'il savait que ce n'était pas le cas, elle cachait juste bien son jeu).

« Oui, rejoignons les. Ça vaut mieux. » Elle avait simplement décidé de sortir du château par l'ouverture dans les murs, lui la suivant de près. « Attends. » Elle s'était arrêtée net. « Comment ça t'as pas le droit ? »

Oh ? Alors ça voulait dire que si jamais il avait eu l'autorisation, elle n'aurait pas refusé !

« Hum… Et bien disons que Didi veut qu'on respecte les lieux et m'a conseillé de ne pas m'y rendre. Alors si j'y vais, en plus avec toi… Non. Par respect, c'est mieux que non. »

Il se racla la gorge, secouant la tête pour ne plus penser à cette éventualité. De toute manière, il n'en avait pas le droit. D'après Hyperion, leur voyage ne faisait que débuter et ils quitteraient bientôt cet endroit, il ne voulait pas qu'Artémis le fusille du regard pendant tout le reste de leur séjour.

Les trolls avaient disparu à l'intérieur de la chapelle. Ils avaient finit par les rattraper, ouvrant les portes pour admirer l'architecture parfaite du lieu. Elle était ancienne dans les moulures mais elle avait un certain charme à n'en pas douter. Étrangement, des décorations étaient encore présentes, au plafond ainsi qu'aux sièges, comme si une cérémonie devait avoir lieu ou s'était déjà produite il y a peu et que rien n'avait bougé. C'était mignon, ces petites fleurs et ces rubans un peu partout. Ce qui l'était moins c'était qu'à leur entrée, les trolls en train de discuter activement s'étaient tous retournés pour les fixer avec de grands yeux.

Leur attention était portée entièrement sur lui. Il sentait leurs regards pesés sur sa personne comme jamais. Oh, il avait l'habitude d'être admiré, dévisagé, dévoré du regard… Mais là, c'était presque dérangeant tous ces petits trolls qui ne le lâchaient pas. Synchronisés à la seconde près, ils se dirigèrent tous en trombe vers eux, ignorant totalement Neil et la poussant même pour la séparer du grand blond. Oh, ça, il n'était pas trop d'accord, il n'avait pas imaginé qu'ils pouvaient être aussi brusques !

« C'est lui ! Il est presque parfait ! »
« Avec la bonne tenue, le bon profil... »
« On ne trouvera pas mieux de toute façon. »

Ils piaillaient dans tous les sens, le dieu tournant la tête pour chercher à comprendre le sens de cette mascarade. Les trolls s'accrochaient à son jean, agrippant Apollon par le jean et l'un d'eux tentant même d'atteindre sa tête pour tâter son visage. C'était un peu gênant. Des groupies pareilles, il n'en avait pas eu depuis longtemps.

Il lança un appel au secours à Neil mais elle ne semblait pas savoir quoi faire pour l'aider. Il ne pouvait pas lui en vouloir, lui non plus n'avait aucune idée de ce qui se passait et de quelle manière il pouvait s'échapper.

« Vous allez être notre Roméo. »
« On a réécrit l'histoire. »
« Leurs familles ne seront pas ennemies mais elles s'entendront à merveille ! »
« Donc Roméo et Juliette seront très heureux ! »
« Pas de morts à la fin, tout qui finit bien ! »

D'où ils connaissaient cette histoire eux ? Quelqu'un avait abandonné un bouquin en venant visiter ce monde et leur avait laissé de la lecture ? Ou alors ils parlaient d'autre chose ? Ouais, non, ça ferait trop de hasard. Mais… Ils voulaient de lui comme acteur principal ?

Son visage s'illumina soudainement. Apollon se redressa. Sa stature gigantesque s'en faisant d'autant plus sentir maintenant que la fierté l'avait regonflé. Si Didi entendait ça ! Il savait bien que les trolls leur préparait quelque chose, mais tant d'honneur… Un spectacle dont il était la star ! Ils savaient comment le flatter.

« Calmez-vous, calmez-vous… On va faire ça bien mes petits gars. J'accepte à une condition, ma Juliette, c'est elle. »

Dans un même mouvement, les trolls s'étaient retournés vers Neil qu'il avait désigné en lui offrant un clin d'oeil. Maintenant qu'il avait comprit qu'on ne lui voulait aucun mal, il ne voyait pas d'inconvénient à l'embarquer avec elle dans cette histoire. Ils ne risquaient pas grand-chose.
Les petites créatures se mirent à parler toutes ensembles de manière inintelligibles, se précipitant vers la déesse qu'ils accompagnèrent jusqu'à un paravent ou quelque chose dans le genre. Ils parlaient de robe, de tenue, de musique, il ne comprenait que la moitié de leurs paroles. Lui aussi fut emmener, on lui posa une veste à l'odeur de feuilles sur le dos (et à la texture aussi), sa chemise semblant convenir à l'inspection du troll qui s'occupait de sa tenue.

« Pourquoi vous faites tout ça ? »

Il se retourna pour voir Neil habillé d'une robe assez… bon, sans se mentir, ce n'était pas de la super grande qualité. Apparemment, les trolls l'avaient eux-même cousue et ça se voyait dans les finitions. Elle était dans les tons orangés, rappelant un peu le soleil couchant. Cette image le fit sourire, même si elle avait déjà été plus à son avantage. La coupe n'était pas faite pour elle, la taille était limite, mais… elle était jolie en toute circonstance, il l'avait déjà dit.

« On a écrit un spectacle ! »
« Avec un mariage à la fin, plein de bonheur ! »
« Et de la musique, beaucoup de musique. »

Il pensait commencer à comprendre le concept, une comédie romantique musicale, c'était ça leur projet ? D'où le fond de la chapelle transformée en petite scène de théâtre improvisée ? D'ailleurs, ils ne tardèrent pas à les tirer dans cette direction, les invitant à monter, les poussant surtout avec ferveur.

« Le robe est vraiment belle. Je pourrai la garder ? »

Les trolls hochèrent la tête chacun leur tour, ne semblant pas s'opposer à son souhait. Elle semblait vraiment l'aimer. Il ignorait si c'était confortable, mais c'était un style unique à n'en pas douter.

« Et c'est quoi le texte ? »

Non pas qu'il n'était pas capable d'improviser, bien au contraire, il était très doué dans ce domaine. L'art, c'était son truc, il pouvait gérer dans n'importe quelles circonstances et avec n'importe quel public à son écoute.

« Pas de texte. Juste de l'amour. Si vous vous aimez, c'est tout ce qui compte. » Les yeux du trolls pétillaient en les observant. « Vous allez répétez directement la dernière scène ! Une jolie chanson et le mariage ! »

… Il n'était pas certain pour ce dernier point, les mariages semblant être le domaine de prédilection de cette espèce. Ils semblaient très attachés à ce concept et même si cela ne semblait pas le plus officiel… Oh et puis qu'est-ce qu'il s'en fichait, au fond ! On lui offrait un spectacle avec Neil !

« Préparez vous à être ébloui mes petits. »

Non, il ne se la jouait pas du tout.

« In a perfect world
One we've never known
We would never need to face the world alone
They can have the world
We'll create our own
I may not be brave or strong or smart
But somewhere in my secret heart
I know
Love will find a way
Anywhere I go I'm home
If you are there beside me
Like dark turning into day
Somehow we'll come through
Now that I've found you
Love will find a way »


Il s'était mit à chanter, agenouillé près de Neil. Il avait regardé le Roi Lion dix fois en deux semaines, ça avait laissé des traces. Les trolls s'étaient mis à applaudir à la fin de la chanson, avant de se mettre à parler en chuchotant entre eux, puis se redressant vivement.

« Maintenant, il faut l'embrasser ! »

Apollon se retourna vers celui qui avait sortit ses mots, levant un sourcil. C'était qu'ils avaient tendance à être plutôt discrets de manière générale, pas d'effusion public, ce n'était pas dans leurs habitudes. Il ignorait pourquoi, d'ailleurs, certainement que devant Artémis et Elliot ce serait beaucoup, mais beaucoup trop gênant… lui s'en fichait, mais il pensait à eux et leur bien mental, surtout. Il finit par hausser les épaules après un temps de pause, se relevant et posant l'une de ses mains sur le visage de Neil.

« C'est le public qui le demande. »

Alors il l'embrassa, furtivement, délicatement, amusé par cette mise en scène et par la joie que cela semblait provoquer chez les trolls.

« VIVE LES MARIES ! »

Des pétales de roses blanches se mirent à tomber sur leurs têtes sans qu'il ne sache d'où elles provenaient. Ah bon ? C'était aussi simple et rapide que ça ? Normalement il y avait pas un échange de bague ou quelque chose du genre ? Au moins un prêtre ?

A ce moment précis, des claquements se firent entendre provenant de l'entrée de la chapelle. Juju venait d'entrer, les regardant avec ses yeux qui louchaient toujours autant. Il venait s'opposer à l'union ou alors en tant que témoin ? C'était difficile à dire, il n'avait pas l'air de savoir lui-même ce qu'il faisait là.

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Yours are the sweetest eyes I've ever seen.
And you can tell everybody this is your song. It may be quite simple, but now that it's done, I hope you don't mind, I hope you don't mind that I put down in words how wonderful life is while you're in the world.

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Neil Sandman


« Colgate, pour un
Grand Sourire éclatant ! »


Neil Sandman


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________________________________________ Lun 16 Jan 2017 - 15:28



« Salut le monsieur tout beau !

On va redécorer Olympe. T'en penses quoi ?»




    Je me souviens du jour où tout a basculé. Du jour où je suis revenue en arrière. J'étais assise, les mains autour de mes genoux, le dos droit. Je regardais au loin l'océan qui s'étendait à perte de vue, songeons à tout ce par quoi j'étais passé. Je n'avais que vingt six ans et pourtant, j'en avais vécu des choses.

    On pouvait dire que j'étais née à une époque compliquée et dans des circonstances particulières. Quand j'étais petite, maman m'avait amenée avec elle dans ma toute première aventure, loin de notre monde, dans un Autre Monde, où déjà je pouvais me douter que ma vie serait plein de mésaventures de ce genre. J'étais encore qu'un tout petit bébé, mais déjà fort résistant. Tout avait fini bien cette fois ci, même si ça ne serait pas toujours le cas par la suite.

    Je me souviens de mon père. De chaque fois où il me prenait dans ses bras, où il me faisait faire l'éléphant volant. Chaque instants passés ensemble, comptait plus que n'importe quels grands événements de mon existence. Je chérissais plus que tout ces moments volés, à notre époque.

    Je me souviens de comment j'ai perdu ma mère. Je n'ai pas eu le temps de lui dire au revoir. J'étais encore petite, je n'avais que huit ans, et tout a basculé ce jour là. Ma vie m'a été arraché, ainsi que celle de beaucoup d'autres personnes.

    Quand je suis revenue, rien n'était plus pareil. J'avais grandis, il était partit. Mais je n'étais pas seule. On m'avait appris à me battre. Elle avait pris soin de moi. Je savais que je pouvais compter sur elle, lui faire confiance, l'attendre, quels qu'étaient les époques. On s'était retrouvées, tout été redevenu comme avant. Mais pourtant quelque chose était différent entre nous. Elle ne pouvait pas me dire quoi, mais je le lisais dans ses yeux. Je savais qu'elle l'avait revue. Que pour elle ça avait été différent, qu'elle avait eu le temps de lui faire ses adieux.

    Je me souviens de ce qu'on m'avait appris. Si rien ne se passe, il n'y a pas de temps passés. Si rien arrive, il n'y aura pas de temps à venir. Si rien était, il n'y aurait pas de temps présent. C'est le temps qui gouverne notre monde. Il est présent, passé et avenir. Quand on maîtrise le temps, on maîtrise le monde. Il n'y a pas de force plus puissante dans tout l'univers, quel que soit l'époque.

    « L'Amour ? »

    Je suis prête. Je l'étais. Je pensais l'être. Mais qui pouvait être préparé à d'aussi grands changements ? Revenir en arrière, revoir les êtres chers, leur cacher la vérité, prétendre que le futur n'était pas écrit, leur mentir sur les raisons de notre présence. Oui, on change le futur, ou du moins on essaye, mais on veut surtout s'offrir plus de temps. Le futur quel qu'il soit, sera le même. Certains éléments changeront, mais d'autres resteront figés dans le temps à jamais. Je le sens, lui aussi. Il est partout autour de nous et ce depuis notre arrivée, car quand on voyage à travers le temps, on voyage forcément avec lui.

    C'est pour ces moments, pour son sourire, pour cette journée, que ça valait le coup d'être revenu, quitte à devoir tout voir disparaître une nouvelle fois.

    « VIVE LES MARIES ! »
    s'exclamèrent les Trolls qui nous entouraient, tout en nous jetant dessus des pétales de roses blanches.

    J'étais sortie de mes rêveries dans lesquels je m'étais plongé en entendant Apollon chanter. Il était plutôt doué dans son genre. Chose étonnante pour le dieu des Arts ? Est ce qu'on nous avait marié ? J'ignorais la réponse, mais les Trolls en semblaient convaincus. Encore quelque chose dont je devais me préparer à perdre ?

    Des claquements s'étaient fait entendre derrière nous. Le coq était revenu, il était en train de tapoter du bec contre la porte, pensant sans doute qu'il s'agissait de nourriture. Apollon l'avait récupéré, tandis que les Trolls étaient sur le point de nous accompagner jusqu'au lieu de rendez-vous. J'avais pris la main d'Apollon, pour le tourner dans ma direction. Puis, j'avais pris le coq et je l'avais donnné à un Troll qui passait par là, afin qu'il nous l'amène jusqu'au dehors et qu'on le récupère ensuite. Les Trolls quittaient la chapelle les uns après les autres, en discutant de ce qui venait de se passer. Il ne restait plus qu'Apollon et moi, et tandis que je lui faisais face, je cherchais ce que je voulais lui dire, ou plutôt la meilleure des façons de lui dire. Les mots de la chanson qu'il avait chantonné raisonnaient encore dans ma tête.

    « Tu es le seul chemin que je veux suivre. » lui murmurais-je avant de passer une main tout contre sa joue quelques instants, et de le prendre dans mes bras, passant les miens autour de lui et posant ma tête tout contre son torse.

    On était resté ainsi quelques instants et on avait rejoins les autres au dehors. Hyperion se tenait debout, devant un trou tracé dans la glace. Il avait la tête penchée, les yeux fixés sur le dit trou.

    « Qu'est ce qu'il fait ? » demandais-je à Ellie d'un air septique.

    Elle était restée avec lui durant tout ce temps ?

    « Je l'ignore. Je viens d'arriver. Je l'ai trouvé comme ça. Il a l'air vraiment fasciné par ce trou. On devrait s'inquiéter ? »

    Je ne savais pas quoi lui répondre, car je me posais la même question qu'elle.

    « Je ne sais pas. C'est la première fois qu'il... bug. Tu veux appuyer sur reset ? »
    suggérais-je à Ellie en souriant.

    « C'est toi la plus tactile de nous deux. »
    répondit-elle d'un ton entendu.

    Qu'est ce qu'elle voulait dire par là ? J'avais tournée la tête vers Apollon pour voir si il comprenait, juste de me mordre les lèvres. Quoi ? J'étais pas tactile.

    « Tu pourrais l'être aussi si tu quittais un peu tes romans et que tu vivais l'aventure en grand ! »

    Elle haussa un sourcil.

    « Je vie l'aventure en grand. Je n'ai pas besoin de toucher quelqu'un ou de lui entrouvrir la chemise pour ça. »

    Elle faisait référence à Jules là ? Pourquoi il fallait le remettre sur le tapis, lui ? Ellie sursauta et renversa la tête en arrière, en remarquant que Hyperion se tenait juste derrière elle.

    « Vous avez arrêté de contempler le trou ? »

    « Il s'est refermé. » dit-il d'un ton triste, en jetant un coup d'oeil vers le trou qui était à nouveau recouvert de glace.

    J'avais secoué la tête, faisant comme si de rien était. Ellie le regarda d'un air soucieux.

    « On va où maintenant ? » demandais-je en voyant les autres membres du groupe nous rejoindre.

    Je me demandais ce qu'ils avaient fait pendant cette petite coupure.

    « T'as fait quoi en fait ? »
    ajoutais-je à l'intention d'Ellie.

    Elle avait bien dit qu'elle avait bougé, n'est ce pas ?

    « Je me suis promenée de mon côté. Seule. » dit-elle en observant un peu tout le monde autour, sans formuler le moindre reproche.

    « Tu as trouvé quelque chose à grignoter ? » lui demanda Hyperion.

    « Non. Tout était gelé. »

    « T'étais dans les cuisines ? »

    « Oui. Je me suis dit que ça pouvait être intéressant. » répondit-elle incertaine.

    « Ouais. Surement. »

    C'était qui bugait ici ? Hyperion ou elle, voir les deux ? Ils étaient vraiment à part eux. En tout cas Hyperion tapa dans ses mains.

    « Prêt pour la suite ? Je crois que... nous avons un nouvel arrivant. »

    Il désigna un petit cochon que Tara avait dans ses bras. C'était quoi ça encore ? Un coq, un cochon... oh d'accord. C'était sponsorisé par maman ? On allait trouver des girafes et un éléphant ?

    « Et c'est où la suite ? » demandais-je, tandis que Hyperion me répondit avec un simple sourire et qu'on disparu.



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Tu as tellement raison de boire.
Comme ça tu auras toujours l'air d'un petit con,
mais tu pourras jeter la faute sur l'alcool !


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Robyn W. Candy


«Muerte, la mort!
Né l'oubliez yamais!
Pitis voyous!»


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________________________________________ Mar 17 Jan 2017 - 2:59





Error System

Eeeeeuuuuhhh O_o

Je me sentais pas super bien. Ça tournait un peu. Comme si j'étais montée sur un bateau ou dans le wagon d'une montagne russe. Hypérion avait quand même pas décidé de nous envoyer dans un manège à sensations, hein ? Parce que ça serait pas ma faute si je me mettais à vomir sur les genoux de mon partenaire de galère. Je me remettais pas très bien de ma dernière visite dans une fête foraine. J'aurai peut être pas du bouffer autant de pommes d'amour, aussi.

J'ouvris un œil... et le refermais quasi aussitôt. Y avait trop de lumière, putain ! Ça expliquait la chaleur, en tout cas... J'étais entrain de fondre sous mon pull là. C'était étouffant, comme dans un sauna. Sauf que là, j'étais en plein air.

J'osais soulever de nouveau une paupière lourde, en grommelant quand le soleil me brûla la rétine. Putain, la neige allait presque me manquer là. C'était quoi ce paysage déprimant à mort ? Du peu que je voyais, y avait de l'herbe jaune desséchée, trois pauvres arbres tordus se battant en duel et... eh bah c'est tout, en fait. Waouh. C'était le grand frisson, putain !

Avec un grognement, je m'étirais doucement pour essayer de détendre les muscles de mon dos et de ma nuque qui étaient tout engourdis. Que ce qui s'était passé ? Pourquoi y avait eu un gros trou noir quand Papy Hypérion nous avait téléporté ? Ça avait pas fait ça, la dernière fois. Quelque chose avait dû merder.

Un craquement au dessus de ma tête me fit lever le nez vers le sommet de l'arbre décharné contre lequel j'étais appuyée. Y avait un espèce d'animal qui avait l'air grimper aux branches épaisses. D'ici et avec la luminosité plus puissante que l'ampoule d'un phare, j'avais l'impression que c'était un singe. Vachement poilu ce singe, d'ailleurs. Y avait des yétis dans la savane ?

J'étais entrain d'observer l'animal continuer à monter de plus en plus haut, encore à moitié dans les vapes à cause de la téléportation foireuse, quand il y eu un nouveau craquement. Mais bien plus fort celui là, par contre. Je me rendis pas tout de suite compte que le singe était entrain de tomber. Et que sa piste atterrissage serait mon corps encore tout raide.

- Putain de... Putain ! C'est quoi ce bordel ? Merde !

C'était logique, qu'il allait me tomber dessus. Pourtant, je sursautais comme une malade quand la bestiole s'écrasa sur mes jambes. Mes réflexes de défense revenant à la vitesse de l'éclair, je repoussais violemment la bête et me relevais d'un bond, en manquant de tomber au passage à cause de mes jambes chancelantes, les yeux écarquillés. J'étais complètement à côté de la plaque. Je savais juste qu'il fallait que je trouve Lucille et que j'explose la tronche de ce petit con qui avait failli me tuer. Lucille... Elle était où ? Merde ! Lucille ? Lucille ? Ah putain !

Incapable de tenir correctement debout, je m'accrochais à l'arbre, en passant mes bras autour du tronc et en appuyant ma joue contre son écorce craquelée. C'était pas normal d'avoir la tête qui tourne à ce point. C'était pas normal que Lucille soit plus là. C'était pas normal que ce singe ressemble à...

- Du calme, Robyn. Ça n'est que moi. Ellie.

L'animal avait avancé ses mains, en gardant une certaine distance entre lui et moi. Ou plutôt elle et moi. Putain, ça avait dû mal à fonctionner dans mon cerveau !

- Ellie ? Que ce que tu fous là ?

Mes yeux s'écarquillèrent un peu plus. C'était dingue comme elle ressemblait à un singe vu de loin. Sans lâcher mon arbre, je fis glisser mes yeux à gauche puis à droite. Mais à part des espaces vides, des arbres moches, un ciel plus bleu que bleu et un soleil trop brillant... Y avait Ellie. C'était tout.

- Que ce qu'on fout là ? Non mais ils sont où les autres ? Ils sont dans l'arbre aussi ?

Ça expliquerait pleins de choses. Peut être que moi aussi j'avais été dans l'arbre et que j'étais tombée. Sur la tête, en plus. Voilà pourquoi j'avais l'impression que ma cervelle s'était transformée en milk-shake.

Je levais la tête vers le sommet de l'arbre mais le soleil m'aveugla de nouveau et je dû fermer les yeux pour éviter de finir aveugle. Mais bon de toute façon, ça se serait vu si le reste de la troupe était coincé dans ce foutu arbre. Ou alors j'étais vraiment entrain de devenir aveugle ?

- Je... crois que Hypérion nous a emmenées ici. Je suis montée à l'arbre pour essayer de voir plus loin et peut-être apercevoir les autres mais... je suis tombée.

Elle venait au moins de confirmer qu'on était que toutes les deux. Merveilleux. Il avait vraiment fallu que ça soit elle ? Sur toutes les personnes présentes, elle était celle que je pouvais le moins supporter. Quoi qu'il y avait Athéna, aussi. Mais elle, elle était juste une chieuse. Alors que Ellie...

- Peut être que quelque chose s'est mal passé.

Elle avait repris la parole après quelques secondes de réflexion, en affichant un air contrit. Elle avait trouvé ça toute seule ? Bravo Sherlock !

- Même si ça serait étrange qu'un titan ne maîtrise pas la téléportation. À mon avis, il a voulu qu'on soit ici. Toutes les deux. En revanche, j'ignore pour quelle raison.

Je me le demandais aussi. Hypérion voulait qu'une seule revienne entière ou quoi ? Il était hors de question que je reste trop longtemps toute seule avec Ellie. Y avait tout un tas de raisons. Mais ça serait trop long de toutes les énumérées.

- Essaie de... ne pas faire ta Robyn, pour une fois. On est dans un endroit hostile. Ça ressemble à la savane africaine. Mieux vaut ne pas se faire remarquer.

Elle avait prit un ton prudent, en me regardant d'un air que je n'arrivais pas à interpréter. Elle était anxieuse ? Impressionnée ? Moi en tout cas, j'avais déjà mal aux mains à force de serrer les poings. Elle se foutait de moi là, hein ? Elle avait quand même pas dis ça ? Putain...

- Comment ça, « pas faire ma Robyn » ? C'est quoi ce sous-entendu ? T'as un problème avec moi ? Ma personnalité ? Ma façon de parler ? Je suis pas assez classe pour toi ? Pas assez intelligente ? Tu crois que j'ai pas compris qu'on est dans la savane, peut être ? Oh mais je t'en pris, mademoiselle la littéraire. Débrouille toi pour qu'on retrouve les autres alors ! Moi, je vais te regarder. Je vais m'asseoir juste là et attendre que tu retrouves les autres. Ça va être rapide de toute façon, non ?Tu dois être tellement douée pour ça. Comme pour tout. Allez ! Je te regarde ! Dépêche un peu enfin, je trouve déjà que c'est trop long là !

J'affichais un immense sourire qui me faisait mal à la mâchoire tant mes dents étaient serrées. Ma voix dégoulinait tellement d'ironie et de niaiserie que ça laissait un goût bizarre sur ma langue. J'étais jamais comme ça. Jamais. Y avait que certaines personnes qui pouvaient me faire péter un câble à ce point. Ellie avait l'air d'en faire partie, apparemment.

Délaissant mon tronc d'arbre, je me laissais tomber au sol, assise en tailleur, le dos bien calé contre lui. J'allais attendre. J'allais rester ici et la regarder me montrer qu'elle était bien meilleure que moi. Après tout, c'était vrai. Moi j'étais la gueularde juste bonne à ramener le goûter. Et elle...

- C'est exactement de ça dont je parlais.

Ellie m'observa avant de secouer la tête et de soupirer. Elle s'approcha à grand pas de moi et je me figeais, ma main se crispant sur un brin d'herbe jauni. Merde. C'est vrai que j'avais pas Lucille. Je paniquais pas pour l'instant parce que je me disais qu'elle était sûrement avec quelqu'un d'autre du groupe. Si jamais personne d'autre ne l'avait trouvé par contre... alors là oui, je me mettrai à paniquer. Mais j'aurai préféré l'avoir là, maintenant. Pour pouvoir me défendre. Sait-on jamais.

Le potentiel danger se contenta pourtant de s'asseoir à côté de moi. Juste à côté, même. Elle croisa les bras, pendant que je me décalais un peu dans le sens opposé. Elle foutait quoi là ? Ça faisait un peu beaucoup trop de proximité. Fallait pas exagérer non plus.

- Moi aussi je peux bouder et me comporter comme une enfant. En plus, je suis physiquement beaucoup mieux adaptée que toi pour ce genre de choses.

Mouais bah moi à la base j'étais une éternelle enfant censée ne jamais grandir. Elle, elle trichait. Alors moi j'avais le droit de bouder et surtout d'afficher une petite moue boudeuse. Alors qu'elle avait pas d'excuses.

- C'est à cause de ça que tu es détestable avec moi ?

Je sentie mes muscles se contracter. Pourquoi fallait qu'elle pose autant de questions ? Qu'elle pointe du doigt pile ce dont personne n'avait envie de parler ? Si ça c'était pas une preuve... Déjà qu'elle m'observait avec ses grands yeux interrogateurs... ça me donnait encore moins envie de continuer de parler avec elle.

- C'est pas parce que t'as la tête d'une gamine que je vais te considérer comme telle. T'as quel âge en vrai ? Parce que tu fais plus âgée que moi quand t'es sous ta forme d'adulte. D'ailleurs, pourquoi tu fais ça sérieux ? À quoi ça te sert d'avoir l'air d'une gosse ?

Elle posait des questions, alors moi aussi j'allais en poser. Elle était pas la seule à être curieuse. Je comprenais rien à sa manie de choisir d'être une enfant. Ça craignait. Être adulte aussi, d'ailleurs. Mais bon quand même. Au moins on pouvait se défendre par soit même, une fois passé un certain âge.

- J'ai le même âge qu'Elliot, mais techniquement je n'ai que deux ans et un mois. C'est assez compliqué.

Elle se mit à rougir très légèrement. C'était parler de son frère qui la mettait dans cet état ? Moi aussi j'aurai eu honte en même temps.

J'éprouve le besoin de savoir ce que c'est d'être une enfant. Je partage les souvenirs d'Elliot mais... ce n'est pas suffisant. J'ai l'impression que c'est important de créer sa propre ligne de vie. Je ne veux plus déprendre de lui pour quoi que ce soit, pas même pour quelques réminiscences. Ça doit te sembler idiot... Je pense que c'est difficile à envisager pour quelqu'un qui a toujours eu une existence qui lui appartenait. Si on omet la malédiction, tu as toujours été toi-même. Je vous envie tous pour ça. Vous avez la chance d'être... concrets.

Elle rentra un peu la tête entre les épaules, en affichant un air gêné. Je me mordis l'intérieur des joues. Le pire, c'était que je trouvais même pas ça idiot. Tout ce qu'elle avait dit. J'avais peut être pas vécu tout ça, mais je comprenais. Putain.

- Tu penses que je suis comme ça avec toi parce que t'as l'air d'avoir dix ans ? T'es sérieuse là ? Je m'en fous de ça ! Si je t'aime pas, c'est pour pleins d'autres raisons. Mais sûrement pas ça.

Je voulais pas répondre à ça. Je voulais vraiment pas. Mais j'avais pas pu m'empêcher de tourner la tête vers elle, le visage fermé et les sourcils froncés, et de répondre à cette putain de question. C'était tout sorti tout seul. Il avait fallu que ça sorte presque aussitôt qu'elle ait fini de parler. Au moins maintenant, elle avait confirmation que je la portais pas du tout dans mon cœur. Ouais, c'était au moins ça...

Repliant mes jambes contre moi, je pivotais légèrement sur le côté pour me soustraire un peu au regard flippant d'Ellie. J'entourais mes jambes de mes bras et posais mon menton sur mes genoux, en fixant le sol. J'aurai peut être dû me mettre en route, faire quelque chose au lieu de rester là. Mais pourtant j'étais incapable de bouger. Pas elle, en tout cas.

Du coin de l’œil, je la vis se lever d'un bond. Elle se planta devant moi, mains sur les hanches, avec un regard perçant. Elle plissa les yeux, pendant que je restais prostrée là, à attendre que ça clashe. Peut être que j'attendais que ça, finalement.

- J'apprécie ta franchise.

Je relevais la tête vers elle, surprise. Son visage s'était radoucie. Elle le prenait pas mal ? Elle allait pas m'engueuler ? Pas me rappeler ma misérable condition ? Non ? Rien ? Bah putain.

Silencieuse, je me contentais de la fixer, pendant qu'elle avait l'air de pas oser me dire quelque chose. Elle se mordait les lèvres et remettait une mèche derrière son oreille, comme si elle hésitait à parler. Quoi ? C'était en disant rien qu'elle rendait tout ça encore plus flippant. J'étais entrain de m'imaginer le pire. Le pire du pire, même. C'était dingue le nombre de scénarios terriblement glauques et déprimants que pouvait créer à la seconde mon cerveau.

Ellie pencha la tête au bout de quelques secondes et se mit à fixer le sol, ce qui fit accélérer les battements de mon cœur, pendant que je commençais à me décomposer. Putain. C'était pas possible là ! Elle pouvait pas juste... parler ? Je préférai encore quand je lui gueulais dessus plutôt que ce foutu silence pesant et pas du tout rassurant ! Et puis elle pouvait pas arrêter de remuer la terre avec le bout de son pied ? Ça me stressait encore plus bordel !

- Tu n'as pas à être jalouse de moi... Enfin... Je... Je ne suis pas jalouse de... De ce qui se passe entre toi et...

Elle se mordit de nouveau les lèvres et son regard se perdit cette fois vers le sommet de l'arbre. Pendant que moi je me perdais juste. Mais complètement par contre. Que ce qu'elle me racontait ? Non mais sérieux... c'était quoi ça ?

- Je n'ai aucune attente envers Jules. Et... J'ai remarqué que vous êtes souvent tous les deux... Comme pour la visite du château d'Arendelle...

La fin de la phrase avait presque été indistincte parce qu'elle grommelait. Elle eut l'air de se ressaisir et elle prit une inspiration à fond en fermant les yeux. Avant de les rouvrir et de me fixer.

- Si tu ne m'aimes pas à cause de ça. Enfin... ce que je suppose que tu supposes... C'est inutile de m'en vouloir parce que... je ne suppose rien. Et lui non plus. Avec moi.

Elle inspira de nouveau un grand coup, expira longuement et se tourna vers la savane, sans pour autant pouvoir cacher sa gêne.

- Je pense qu'on devrait avancer. Ça ferait du bien de... marcher.

Elle avait fini là ? C'était bon ? Parce que là... Ma mâchoire s'était décrochée. J'étais bouche bée. Tout ce qu'il y avait dans ma tête, c'était un message d'alerte. J'étais en plein délire.

- Tu... T'as... Euh...

Voilà. Ça donnait ça. J'étais incapable d'aligner deux mots correctement. Mais... mais... putain ! Non mais putain ! C'était pas... ça pouvait pas... Putain !

- Ok. Bien. D'accord. Hum...

Je me passais une main sur le visage pour essayer de me ressaisir. C'était trop gros à digérer. J'arrivais pas à croire que ça venait de vraiment se passer. Elle pensait quand même pas que... si ? Non ? Noooon. Sérieux ?

- Tu... Je... suis pas jalouse de toi et... Jules. Je savais même pas. En fait. Qu'il y avait un toi avec Jules.

C'était quand ça ? C'était moi où elle était toujours un peu beaucoup trop proche des gens avec qui j'avais tendance à plutôt bien m'entendre ? C'était pas le sujet là. Mais quand même. Le pire, c'était qu'elle puisse penser que...

- Y a rien. Avec Jules. Rien du tout. Je m'en fiche. Mais genre totalement. Je l'aime bien, ouais. Mais dans le sens qu'il pourrait devenir... un bon pote. Tu vois ? C'est pas parce que je l'ai... Hum... que je l'ai embrassé à Noël et qu'on a visité le château ensemble que ça veut dire quoi que ce soit. Sérieux. C'est juste arrivé comme ça. Mais c'est vraiment... rien de plus ! Comment t'as pu... Ah non mais... beurk !

Je secouais la tête en prenant une expression dégoûtée. Ou plutôt j'essayais. J'étais encore un peu trop sous le choc pour essayer d'exprimer des émotions autre que la surprise et l'incompréhension. On était pas proches du tout, avec Jules. On se connaissait à peine ! On s'était croisé quoi ? Trois fois ? Et puis c'était un espèce de zombie super vieux ! J'avais l'air de faire dans la nécrophilie ? Hein ?

- On va marcher ! Et oublier tooouuut ce qui vient de se passer ! Continuons à nous supporter en silence, c'est bien. C'est mieux même !

Me relevant, je pris un air enjoué pour essayé de dissimulé que mon système s'était pas encore remis à fonctionner correctement. J'avais l'impression d'avoir une alarme qui me hurlait dans les oreilles. Et elle avait pas du tout envie de se taire.

- Fait chaud par contre, non ?

J'agitais une main devant mon visage qui me brûlait un peu trop pour que ça soit juste à cause du soleil. Putain. Je devais être entrain de rougir comme une malade. Merveilleux.

Attrapant le bas de mon pull, j'entrepris le retirer. Vu le changement de température, ça servait plus à rien. Et puis je portais en dessous un débardeur. Je me sentirai déjà plus à l'aise. Et puis si ça pouvait m'aider à essayer de me refroidir un peu...

- Putain de... Saloperie ! Je suis coincée ! Coincée ! J'en ai marre, putain de bordel de merde !

Je me tortillais dans tout les sens de faire glisser par dessus ma tête le pull. Mais il était bien bloqué. Les bras et justement la tête refusaient de passer. Putain mais c'était quoi cette merde ? Il m'allait très bien ce pull ! C'était pas normal qu'il ait soudainement l'air de rétrécir !

Plus je gigotais, plus j'avais chaud et plus j'étouffais. La lumière passait à travers la laine, mais j'avais quand même l'impression d'être prise au piège. J'essayais de le faire redescendre mais même là, il refusa de suivre le mouvement. Énervée, je me mis à tirer comme une malade, ce qui eu pour seul effet... d'embarquer au passage mon débardeur. Je sentie la chaleur du soleil caresser ma peau nue. Putain. Putain putain putain putain putain. J'étais vraiment en soutif devant Ellie ? Bon. C'était quand que j'étais supposée être foudroyée par la honte ?

Tout à coup, ce fut la liberté. Je l'impression de reprendre mon souffle après de longues minutes sous l'eau à faire de l'apnée. Je clignais des yeux, mes cheveux décoiffés et ébouriffés accentuant la ressemblance avec une chouette prise dans les phares d'une voiture. Mes phares, c'était le soleil africain. Ma voiture, c'était Ellie. Qui tenait mon pull et mon débardeur à la main. C'était elle qui m'avait aidé à les retirer. Euh... Ok.

Je restais un peu trop longtemps comme ça, à la fixer, l'air hagard. En soutien gorge noir, sans même essayer de couvrir quoi que ce soit avec mes mains ou mes bras. Non, j'étais juste là, à la regarder. Je ne réagis que quand elle me tendit mon débardeur. Et encore. Je l'enfilais même pas tout de suite.

- Euh... merci ?

J'étais pas sûre. Je savais pas trop quoi dire, en fait. Ça faisait mal de dire merci à Ellie quoi. Mais elle venait quand même de me sauver d'une honte certaine. Et j'aurai très bien pu faire une crise de panique et mourir étouffée dans mon pull. Du coup... fallait bien que je la remercie. Non ?

- Tiens. T'auras qu'à... offrir ça à Jules. En souvenir du bon vieux temps ?

C'était un peu dingue comme scène. Même moi, j'arrivai pas à croire que c'était vrai. C'était pour ça que j'avais toujours les yeux beaucoup trop écarquillés et un regard ébahis. Mais je m'étais bel et bien penchée vers le sol pour cueillir une fleur orange bien voyante et la tendre à Ellie. Je venais aussi de lui proposer de l'offrir à Jules. J'essayais de faire quoi, là ? D'être gentille ? De les recaser ensemble ? Je comprenais plus grand chose à ma logique là, en fait. Elle avait réussi à me faire bugger, je crois. Et pourtant, ça, c'est la spécialité de Lily, à la base. Du coup, ça rendait le tout encore plus flippant.

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________________________________________ Mar 17 Jan 2017 - 22:05








La promesse de l'aube

« Le soleil vient danser sur la mer éternelle »


Je sentis une douce chaleur envelopper mon corps. Un voile chaud qui me fit me détendre pendant quelques secondes. Mes yeux fermés, encore à mi chemin de la conscience, j’allongeais lentement mes jambes. Plus les secondes passaient, plus la chaleur s’intensifiait. Si au début, elle était très agréable après le froid que j’avais ressenti, elle devenait de plus en plus étouffante. A tel point que je finis par ouvrir les yeux pour me relever, haletante. Je ne supportais pas de manquer d’air, et cette chaleur était tellement intense qu’elle…

Mon regard fut attiré par un petit ruisseau, débouchant sur un point d’eau non loin de moi. Une masse sombre y flottait, surmonté d’une petite masse blanche. Ma vue, brouillée par mon mouvement soudain, mit quelques secondes à s’adapter à la lumière. Une chevelure blonde… Je me relevais rapidement, m’approchant de Diane qui semblait toujours inconsciente, faisant la planche sur l’eau. Et sur son ventre, Turbo, le petit cochon éclair. Oui, ce n’était pas génial, mais je cherchais encore.

Doucement, je m’approchais, sans vouloir brusquer la déesse. D’une voix assez douce, mais portée, je m’accroupis à côté de l’eau, déposant mon sac à côté de moi pour ne pas être déséquilibrée, je tentais de réveiller la blonde.

- Diane ? Diane ? C’est Tara.. Réveille toi, tu.. Flottes ? Et tu risques de couler…

Non pas que je ne sous entende quelque chose, loin de là, mais je ne voulais pas que la déesse se retourne et finisse la tête dans l’eau. Voyant qu’elle ne réagissait pas, je me penchais pour tenter d’attraper son épaule. Lorsque je la saisis, je tentais de l’attirer vers moi en l’agitant doucement.

- Diane ?

Un grognement pour réponse, la déesse commença à se mouvoir lentement. Turbo sursauta, commençant à grogner et à geindre, en plein milieu de l’eau. J’ouvris les bras et il s’empressa de me sauter dessus. Heureusement, il m’entraina en arrière, m’empêchant de basculer en le rattrapant. On ne soupçonne pas comme ça, mais un petit cochon, c’est sacrément lourd ! D’un geste distrait, je caressais sa tête pendant qu’il se réfugiait dans mes bras.

La déesse sembla ronchonne.. Ce qu’on pouvait comprendre, je n’étais pas sûre de me lever du bon pied en plein milieu d’un point d’eau. Elle pris quelques secondes pour regarder autour d’elle avant d’afficher une mine consternée et de lever les yeux vers moi, très peu ravie.

- Non mais… Qu’est-ce que je fiche là ?

Je retins difficilement un sourire amusée en me mordant la lèvre compte tenu de la situation. Ce n’était pas tous les jours que je retrouverais Diane dans une situation pareille.

- Je ne sais pas.. Je me suis réveillée juste avant toi, et tu... Flottais sur l'eau. Remarque, un point positif, tu auras moins chaud..

Je lui renvoyais un petit sourire, pour tenter de positiver, tout en lui tendant la main pour l’aider à sortir. Sa main se referma sur la mienne, un peu trop fort à mon goût. Elle leva les yeux vers moi, un petit sourire se forma sur mon visage, et avant que je ne puisse comprendre ce qui m’arrivait, elle m’attira brusquement dans l’eau à ses côtés. Dans un cri mêlé à celui de Turbo, je plongeais la tête la première dans le point d’eau, buvant au passage la tasse.

Lorsque j’émergeais la tête de l’eau, j’entendis Turbo hurler tout en nageant dans tous les sens, affolé. Il passa non loin de moi, me permettant de l’attraper pour le prendre dans mes bras et tenter de le rassurer. Je levais ensuite les yeux vers Diane qui rigolait en nous fixant. Je lui fis un faux regard noir… Avant d’éclater de rire à mon tour.

- Bien fait ça t'apprendra à te moquer.

Elle m’envoya un regard taquin, que je lui retournais amusé. Turbo continua de geindre et de se plaindre en gigotant dans mes bras. Je lui jetais un regard compréhensif avant de désigner Diane de la tête.

- C’est Diane qu’il faut blâmer !

La déesse se mit à rire de nouveau avant de se pencher vers Turbo qui s’arrêta de gesticuler, hypnotisé par son regard. Décidément, les chiens, les cochons… Elle en a du talent avec les animaux. Elle prit un ton très sérieux, malgré le fait qu’elle se retenait clairement de rire.

- Je prends l'entière responsabilité de ce qui viens de se passer et je te présente toute mes excuses.

- Et moi alors ?! Tu pourrais au moins formuler des excuses pour nous deux.

Je pris un air faussement outré en la regardant. Elle se releva, finissant d’essorer ses cheveux en se redressant. J’entrepris de remonter sur la terre ferme, ce qui n’était pas tâche facile avec de l’eau jusqu’à la taille bien dépassée, et avec en prime un cochon apeuré dans les bras.

- Toi tu n'as eu ce que tu méritais pour t'être moqué.

Elle me tira la langue avant de se remettre à rire. Je la rejoignis, haussant les épaules, en étant bien obligée d’avouer qu’elle avait raison. Je réussis enfin à sortir de l’eau. Turbo commença à s’ébrouer, m’éclaboussant de plus belle. Je fermais les yeux avant de le déposer hâtivement sur le sol pour ne pas me retrouver encore plus mouillée. Une fois les mains libres, je retirais mon manteau ainsi que mon pull pour me retrouver en tee shirt. J’essorais ce dernier, avant de chercher mon sac des yeux.

- Je dois avoir des affaires de re...

Mon regard se posa sur mon sac, flottant paisiblement sur l’eau.

- Change… Tant pis, on fera sans.

- Ça sèchera avec le soleil. Je pense que ça ne devrait pas prendre trop de temps d'ailleurs.

J’hochais la tête, approuvant ses propos. Avec une chaleur pareil, d’ici dix minutes, nous serions sèche et nous regretterions surement déjà de ne plus être trempé. Je m’accroupis au bord de l’eau pour récupérer mon sac qui flottait toujours, sans trop s’éloigner du bord. Alléluia. Une fois sur mon dos, je revins vers le petit cochon qui semblait fouillé dans le sable, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Lorsqu’il me senti arrivé, il leva vers moi un museau plein de sable, avant d’éternuer et de finir sur les fesses. Je ne pus m’empêcher de rire en le voyant faire.

- Adorable..

Il inclina la tête sur le côté avant de se rouler par terre pour se sécher. Une petite grimace se forma sur mon visage, en sachant pertinemment qu’il allait certainement me sauter dans les bras l’instant d’après. Une fois ébroué de nouveau, il prit son élan pour sautiller vers moi. Je lui tendis les bras et il s’y réfugia. Lançant un regard amusé à Diane, je rétorquais :

- S'il sent le cochon mouillé, c'est toi qui le porte pendant le reste du trajet !

- Oh ce n'est pas ça qui me dérangera. J'ai quatre chiens à la maison, ça sent régulièrement le chien mouillé.

Je lui renvoyais un sourire amusé. Après tout, avec Junior et l’odeur qu’il dégageait après ses balades dans la rivière, ça ne pouvait pas être pire. Turbo remua dans mes bras, vexé. Je lui caressais la tête en lui renvoyant un sourire amusé.

- Pas faux.. Tu as une idée d'où on est..? Et où sont passés les autres ? C'est... Radicalement différent de ce qu'on a vu...

Balayant les environs d’un regard rapide, je n’avais pas la moindre idée de savoir où nous avions atterris. Le paysage ne m’était pas inconnu pour avoir déjà vu des fonds d’écran de ce style, mais j’étais persuadé de ne jamais avoir mis les pieds dans un endroit pareil. Etions-nous toujours dans le monde des Contes ? Ou étions-nous revenus dans le monde réel quelque part en Afrique ? La blonde se mit à analyser le paysage d’un œil critique avant de se baisser pour tenter de trouver une piste.

- Voyons voir : Un soleil de plomb, une terre plutôt aride, sauf à proximité du point d'eau...Je dirais que nous, nous situons dans une savane africaine. Mais la raison, pour laquelle nous sommes séparés des autres, je l'ignore. Soit Hypérion deviens gâteux et a raté sa téléportation -ce dont je doute- soit il a fait ça pour une bonne raison. Reste à savoir laquelle. Pas sur que cela ravisse ma soeur.

Elle grimaça à cette idée. Oui, je me doutais qu’elle ne serait pas des plus ravie… En même temps, qui le serait, perdu en pleine savane avec une température de 40 degré, en étant optimiste ? Mais le fait d’avoir Diane à mes côtés me faisait relativiser et me rassurait. Après tout, une déesse n’était jamais à court de ressource, non ?

Je fis un tour lentement sur moi même pour tenter de capter des indices ou quelque chose pouvant nous servir dans le paysage. Malheureusement, la même terre aride, le même paysage se présentait de tous les côtés sous nos yeux.

- Et dans une situation comme ça... Une idée de ce que l'on pourrait faire ? On tente quand même de chercher les autres ?

- Je pense que c'est qu'il y a de mieux à faire. Le pistage et la traque sont deux de mes spécialités. De plus, j'ai un excellent sens de l'orientation, donc il y a peu de chances que l'on se perde. Je peux également tenter de ressentir où se trouve Apollon. En tant que jumeaux, nous partageons un lien un peu à part. Si on arrive déjà à le retrouver lui, il n'y aura qu'à unir nos forces pour retrouver les autres.

La déesse s’était relevée pour se tourner vers moi. J’hochais la tête devant ses idées plutôt cohérente. Cela me semblait le plus sûre et le moins risqué. Sa dernière remarque m’arracha un regard curieux. Entre Apollon et elle ? Ce n’était pas étonnant finalement. Tous les jumeaux avaient des liens… Spéciaux. Cela devait être renforcé par le côté divin et les pouvoirs.

- Tu pourras peut être m'apprendre les bases de la traque et du pistage si le temps se fait long..

Plaisantais-je avant de laisser Diane se concentrer pour rentrer en… Communication ? Avec lui ? A moins qu’elle active juste une sorte de radar pour le retrouver. C’était assez étrange, mais cela semblait être les deux seuls solutions qui me venait à l’esprit. Bien que la dernière me semblait difficilement réalisable. Mais les divins avaient l’air d’être remplis de surprise.

- Et c'est reparti pour un tour !

S’exclama-t-elle, me faisant sursauter. Son ton et son expression ne présageaient rien de bon, et je n’étais pas sûre de vouloir entendre ce qu’il se passait. Je me doutais que quelque chose clochait. Faite qu’on ne soit pas perdu sur une autre planète, seul et à des milliards de kilomètres des autres. S’il vous plait.

- C'est rien, j'ai l'habitude. Mes pouvoirs ne fonctionnent pas, ça arrive très souvent ces derniers temps. Je pense qu'il n'y a plus qu'à marcher et compter sur le pistage pour tenter de les retrouver. Cela risque de prendre du temps alors tant qu'à faire si tu as d'autres questions, tu peux me les poser. J'essaierais de satisfaire au mieux ta curiosité.

Tout d’un coup, beaucoup moins rassurée, mes muscles se tendirent. Mon souffle s’accéléra légèrement à cause de l’angoisse. Donc… J’étais avec une déesse qui n’avait plus de pouvoir. Au milieu de nulle part… Avec zéro ressource. Turbo remua dans mes bras, ne trouvant plus leur caractère confortable. Je détendis ses derniers pour le laisser se molletonner contre moi de nouveau. Ce qui voulait dire que…

- Du coup.. Les miens non plus ne devraient pas...

Une explosion retentit à quelques mètres de nous, plutôt faible, mais soulevant un nuage de poussière énorme. Sursautant, je rabattis le pull sur ma bouche ainsi que sur Turbo pour ne pas qu’il s’étouffe. A travers le pull, je me dirigeais vers la sortie… Si tenté qu’il y en est une.. Avec Diane en râlant.

- Je suis vraiment désolé… Pourquoi les miens marchent toujours ?! Génial.. Pratique... J'aurais préféré l'inverse…

Une fois à l’extérieur du nuage, j’ôtais mon pull en levant des yeux désolés vers la déesse. Pour une fois, ça m’aurait arrangé d’être la seule touchée par la disparition des pouvoirs. Alors certes, je pouvais me téléporter aussi.. Et encore, à trois, rien n’était sûr, mais ce qui était encore moins certains, c’était l’endroit dans lequel on allait atterrir. Mieux valait ne pas tenter.

Ne voulant pas plus épiloguer sur cette affaire, je me tournais vers une direction qui nous offrait la vue du début d’une forêt. C’était surement le terrain préféré de la déesse, au vu de son statut. Je lui fis un sourire avant de lui proposer :

- La forêt, c'est peut être plus ta spécialité ?

Elle hocha la tête, entendue, et nous commençâmes à marcher en direction de cette dernière. L’ombre serait surement plus agréable en plus de la végétation. Repensant à sa proposition, je levais les yeux vers elle, avec un sourire léger sur les lèvres.

- Comment ça se fait que tu sois souvent privé de tes pouvoirs..?

- Généralement, c'est parce que quelque chose les bloque : la première fois, c'était à cause d'une médaille. Elle bloquait les capacités divines et magiques, la seconde fois, c'était à cause d'un "objet" titanesque là aussi, valable pour les deux. En Octobre dernier, on s'est retrouvé bloqué dans le Nautilus qui s'est avéré par la suite être plus une sorte de vaisseau spatial qu'autre chose comme cela avait également un rapport avec les titans, je suppose que c'était pour cette raison que ni Neil, ni moi ne pouvions nous téléporter.

J’hochais la tête à ses paroles, légèrement amusée par ses aventures. Elles semblaient toutes si… Irréelle. Impossible. Dangereuse. Tumultueuse. J’aurais aimé être à sa place. Je l’avais été, un moment, pendant ma vie dans les contes. Et puis les choses s’étaient calmées, et j’avais compris que je n’étais pas faite pour le répit. C’était surement.. Suicidaire et insensé, mais je ne supportais pas de stagner, de ne pas voir de neuf. Cela m’avait fait perdre toute ma confiance en moi et m’avait exclus d’une grande partie de la vie que j’aurais aimée mener.

Ne voulant pas penser à des choses négatives, je relevais simplement les yeux vers Diane, un sourire au lèvre en essayant de me focaliser sur ses aventures et non sur mes pensées négatives.

- Tes aventures ont l'air d'être tiré d'un film de science fiction…

- C'est souvent l'effet que ça me fait je te l'avoue.

Sa remarque m’arracha un petit rire amusé. Cela devait être inquiétant et en même temps intense à vivre. Je supposais qu’avec leurs pouvoirs, les divins devaient être paisible, ou plus ou moins sûres de leurs compétences. Mais lorsqu’ils en étaient privé, cela devait être beaucoup plus compliqué à gérer pour eux. Même si en venir à bout devait être difficile, voir presque impossible. Enfin, je supposais ?

- Tu penses que c'est lié à Hypérion cette perte soudaine de pouvoir..?

- Je l'ignore. Peut-être est-ce lui, ou bien peut-être est-ce l'endroit qui fait "blocage" tu as toujours les tiens après tout. Peut-être que la magie fonctionne, mais pas le divin. C'est une possibilité à ne pas négliger.

Je m’apprêtais à lui répondre lorsque Turbo gesticula dans mes bras pour sauter par terre. Je lui lançais un regard étonné. Peut être était-ce simplement la neige qui l’avait gêné dans Arendelle. Il préférait surement marcher… Pourtant, se fainéant ne disait jamais non lorsque je lui proposais mes bras.

Il se mit à renifler le sol, en quête de quelque chose. Je doutais qu’il trouve de la nourriture ici. C’était peut être une piste après tout. Un cochon policier, c’est surement aussi doué qu’un chien. Surtout qu’on raconte qu’ils ont un très bon odorat.

- Tu as trouvé quelque chose ?

Il leva les yeux vers moi, un éclair de lucidité passa dans ses yeux, mais… Avant de pouvoir réagir, il sursauta détala aussi rapidement qu’il était arrivé dans le château. Turbo. Oui, c’était quelque chose comme ça qu’il lui fallait. Il quitta le sentier et fonça dans la forêt. C’est vraiment moi qui le fait fuir où il a trouvé quelque chose… ? Avant même de réfléchir, je me mis à courir derrière lui, angoissée à l’idée de le perdre de vue.

- Turbo attend ! Attend !



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________________________________________ Mar 17 Jan 2017 - 23:37

« Silence will fall when the Question is asked... »

The most ancient Question.

Sainte patience au secours...!

Ne vous méprenez pas, j'appréciais Robyn et ce même si j'avais déjà remarqué que cela n'était pas réciproque. Elle avait tout à fait le droit de ne pas m'aimer. Je ne m'en formalisais pas. Chacun est libre de ses opinions et l'on ne peut pas plaire à tout le monde. Cependant, me retrouver seule en sa compagnie, en pleine savane, ce n'était pas ce que j'appelais une randonnée de tout repos. Elle avait parfois des réactions exagérées et volcaniques à la moindre contrariété. Je ne pouvais rien anticiper et cette situation me rendait anxieuse. Je devais rester sur mes gardes afin qu'elle ne se mette pas inutilement en danger. Tout ceci était forcément un test : Hypérion nous avait isolées dans cet endroit désert. Le but était certainement de s'orienter afin de retrouver les autres, aussi j'avais décidé de ne pas utiliser mes pouvoirs afin de les localiser. Je respectais la décision du titan, tout du moins jusqu'à un certain degré, car si jamais nous nous retrouvions dans une situation qui risquait de mettre la vie de Robyn en péril, je n'hésiterais pas à faire usage de mes capacités.

C'était pour cette raison que j'avais essayé de grimper à l'arbre, pour tenter de voir plus loin, même si cela s'était soldé par un échec cuisant. J'aurais dû réfléchir au fait que les branches étaient plus cassantes de par la sécheresse de ces lieux.

Robyn m'en voulait pour une raison qui m'échappait. J'avais cru tout d'abord que c'était à cause de la chute, lorsque je lui étais tombée dessus, mais cela remontait à plus longtemps. Alors, la lumière se fit sur mon indécision et je me mis en devoir de lui assurer, bien maladroitement, que je n'avais aucune inclination pour Jules. J'aurais largement préféré affronter un dragon à mains nues, voire même avoir un face à face musclé avec Phobos, plutôt que d'avoir cette conversation digne d'un roman de Jane Austen. A croire que ça me poursuivait... J'avais l'impression de subir un supplice innommable, et le regard de Robyn m'informa qu'il en était de même pour elle. Je nous torturais toutes les deux volontairement. Pour quelle raison avais-je voulu préciser que je n'éprouvais que de l'amitié pour Jules ? Pourquoi n'avais pas pu rester silencieuse, tout simplement ?

A mesure que je parlais, je sentais mes joues s'empourprer, et je devais avoir l'air d'une pivoine quand Robyn prit la parole à son tour. Cette conversation était des plus embarrassantes. Elle m'assura qu'il pourrait tout au plus devenir un ami à ses yeux, ce à quoi je n'ajoutai rien. Je ne savais pas si j'éprouvais de la peine ou une minuscule nuance de jalousie. C'était très différent de la période où j'aimais Lily éperdument et que je souffrais de la voir avec Elliot. J'étais attachée à Jules d'une façon toute autre. J'avais appris à l'aimer à mesure que je le connaissais, et mon sentiment avait depuis évolué en amitié. Peut-être était-ce normal de me sentir légèrement possessive ? De trouver Robyn un peu trop brusque, mal embouchée et peu élégante ? En somme, de ne pas être son idéal.

Je fronçai les sourcils et secouai la tête, me sentant trop méchante d'avoir de telles réflexions sur la jeune femme. Nous avions fait quelques pas dans le silence avant qu'elle ne veuille enlever son pull. Je me rendis compte effectivement qu'il faisait très chaud, et l'imitai en retirant ma veste en jean pour la ranger dans mon sac à dos, me retrouvant en chemisier bleu pâle, que j'avais assorti à mes yeux sans le vouloir. Je me retournai ensuite vers Robyn qui râlait de nouveau -décidément, c'était son activité favorite- et me figeai net en la voyant coincée dans son pull. Elle agitait les bras désespérément en l'air sans parvenir à enlever ou remettre le pull. Mais si ce n'était que ça... Elle avait également un problème avec son débardeur qui ne couvrait plus rien du tout. Je regardai aussitôt ailleurs, mal à l'aise au plus haut point. Pourquoi moi ? Comme elle ne parvenait pas à se libérer, je soupirai. J'allais devoir m'y coller.

Je m'avançai vers elle, évitant ses battements de bras désespérés et levai les miens pour lui enlever ses vêtements. Hélas, j'étais bien trop petite pour y arriver. J'avisai un tronc d'arbre couché et me perchai dessus pour arracher le pull d'un geste sec. Le destin fut railleur jusqu'au bout car au passage, j'emmenai le débardeur qui se retrouva dans mes mains. Je déglutis alors que Robyn clignait des yeux. Je lui rendis aussitôt ses affaires, les yeux écarquillés, fixant son visage même si j'avais aperçu d'autres formes. Ce genre de choses, je n'en avais vu que dans les souvenirs d'Elliot -souvenirs que j'occultais, c'était bien trop gênant. Je ne pus m'empêcher de penser que la nature l'avait dotée généreusement. Je secouai la tête de plus belle et voulus me détourner, mais à cet instant, elle me tendit une fleur qu'elle venait de cueillir. Je fixai le bourgeon orange vif avant de remarquer son expression aussi déboussolée que la mienne.

"Tiens. T'auras qu'à... offrir ça à Jules. En souvenir du bon vieux temps ?"

Elle venait vraiment de dire ça ? Je déglutis avec peine, tendis la main vers la fleur avant de me raviser. Se moquait-elle de moi ? Je plissai des yeux, essayant de démêler le vrai du faux, puis finalement, pris la fleur pour la glisser dans mes cheveux lâchés. Après quoi, je risquai un sourire.

"Merci, mais je préfère plutôt la garder, si ça ne te dérange pas. Je ne pense pas que Jules apprécierait qu'on lui offre des fleurs. Il est un peu "old school"."

De son point de vue, les fleurs étaient un présent pour les dames uniquement. Qui plus est, je ne souhaitais plus aucune ambiguité entre nous. Il faudrait d'ailleurs que je songe à lui rendre sa montre à gousset. Elle était actuellement autour de mon cou, sous mon chemisier, tout comme le pendentif Nautilus qu'Anatole m'avait offert à Noël.

"Mettons-nous en route."

Nous ne savions toujours pas vers où nous diriger, mais nous ne pouvions pas non plus rester sur place à regarder l'herbe se dessécher. En chemin, nous trouverions sûrement quelque chose qui nous mettrait sur la voie à suivre. A notre gauche, des plaines arides. Ce n'était pas judicieux d'entraîner Robyn dans un pseudo désert. Des rochers au loin, à notre droite, ce qui n'était guère mieux. J'optai pour les quelques arbres dans l'autre direction. La végétation était toujours bon signe.

La jeune femme était étrangement silencieuse à mes côtés. Elle semblait perdue dans ses pensées, les sourcils froncés.

Je fis quelques pas avant de m'arrêter subitement, m'apercevant d'une chose qui manquait.

"Je n'ai plus mon sac à dos !"

Je venais seulement de m'en rendre compte. Anxieuse, je regardai de tous côtés mais ne le vis pas. Je n'avais besoin de rien à l'intérieur, mais tout de même ! Pivotant vers l'arbre que nous avions quitté, je distinguai Orgueil et Préjugés posé tout contre le tronc, d'une façon presque respectueuse. Fronçant les sourcils, je m'en approchai, méfiante, avant de lever les yeux au ciel.

"Si c'est une blague, monsieur Hypérion, elle n'est vraiment pas drôle !" lançai-je dans le vide. "Rendez-moi mes affaires !"

Il avait eu l'air d'apprécier la lecture du roman, mais ce n'était pas une raison pour me confisquer mon sac ! Malgré tout, je ramassai le livre que je gardai sous le bras. J'attendis quelques secondes, l'oreille aux aguets, mais sans grande surprise, il ne se passa rien du tout. J'imaginais presque le titan rire sous cape, très fier de sa plaisanterie. En tous cas, il ne pouvait pas se vanter de sa grande maturité.

Renfrognée, je rejoignis Robyn, souhaitant préciser en désignant l'ouvrage :

"Anatole m'a forcé à lire ça. D'habitude, je lis des choses plus... enfin moins..."

Et voilà, je recommençais à rougir. Pourquoi était-ce si laborieux ? J'avais l'impression que la jeune femme me jugeait en permanence avec son regard perçant. Je relevai la tête et repris d'un ton plus abrupt :

"Quand je lis des histoires romantiques, j'ai un plus haut niveau d'exigence. Je préfère de loin les personnages torturés des Hauts des Hurlevent ou de Autant en emporte le Vent. J'ai également beaucoup apprécié La Nuit des Temps."

A sa tête, je compris qu'elle ne connaissait sûrement pas la moitié de ce dont je parlais. Comment pouvait-on vivre sans nourriture littéraire ? Cette éternelle question me laissait perplexe.

"Est-ce que t'es amoureuse d'Anatole ?" demanda subitement Robyn d'un ton neutre, sans aucun à-propos.

Je manquai de trébucher, perdis l'équilibre et me rétablis de mon mieux sur mes pieds avant de paraître encore plus ridicule que je ne l'étais déjà. Etait-elle en train de se venger de l'embarras que je lui avais causé quelques minutes auparavant ? Pourtant, je ne percevais aucun sous-entendu dans sa voix. Quoi qu'il en soit, sa question m'avait ébranlée bien plus que je n'osais me l'avouer. Bien sûr que je ne l'aimais pas. Alors pourquoi cela me perturbait-il à ce point ? Sur le même ton, Robyn poursuivit :

"J'ai l'impression que lui est totalement à fond sur toi. C'est mon coloc, donc faut quand même que je fasse gaffe concernant ses histoires de coeur. J'ai pas envie de le voir errer comme un zombie parce qu'il restera indéfiniment dans la friendzone."

Elle passa une main dans ses cheveux décoiffés et tourna la tête pour observer l'horizon calciné. Son regard ne pesait plus sur moi mais je ne me sentais pas mieux pour autant. Une boule étrange s'agitait dans mon ventre. J'étais incapable de parler. Par contre, mon interlocutrice s'en donnait à coeur joie. A chaque prénom qu'elle citait, je sentais la boule grossir.

"Non. T'es pas amoureuse de lui. C'est ça? T'aimes toujours Lily? Ou peut être même encore Jules? Quelqu'un d'autre, sinon? Un rat de bibliothèque?"

A cette évocation, l'image de Socrate, l'homme-chat qui s'occupait de la bibliothèque d'Olympe, s'imposa à mon esprit et j'eus un petit rire. Robyn n'eut pas l'air de l'entendre car elle secoua la tête et laissa échapper un soupir.

"En fait, fais pas gaffe à ce que je raconte. Parfois je me pose des questions... mais c'est juste con."

Je hochai la tête car je ne voyais pas quoi dire, en réalité. Elle m'avait coupée toute pensée cohérente. Comment en était-on arrivées là ?

Sans me regarder, elle baissa les yeux sur le livre que j'avais serré machinalement contre moi, comme un bouclier bien misérable pour me protéger de ces attaques verbales.

"Mais bon. C'est pas parce que c'est Anatole qui t'a refilé ce bouquin que je peux pas critiquer quand même un peu. Parce que sérieux... ces machins dégoulinent de guimauves au coeur fondant! Je suis sûre que dès que tu tournes une page, y a des coeurs qui volent partout et des angelots qui te jettent des confettis sur la tête! C'est... beurk!"

Elle frissonna avec une expression dégoûtée, avant de nouer son pull autour de sa taille. Je ne pouvais qu'approuver son avis. Elle leva les yeux vers moi et sans raison, sursauta violemment comme si elle venait de voir un monstre ou une créature surnaturelle. Surprise, je fronçai les sourcils tandis qu'elle se penchait en avant, les mains sur les genoux, pour essayer de se calmer ou de se ressaisir. Que lui arrivait-il ?

"Putain! Pourquoi tu fais ça?" s'écria-t-elle. "T'as failli me faire crever d'une crise cardiaque! Espèce de psychopathe! C'est pour te venger, c'est ça? Non mais... putain!"

Pardon ? Que se passait-il, encore ? Je l'observai sans comprendre alors qu'elle me jetait un regard noir. A demi offensée, je répliquai d'un ton sincère :

"Qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai rien dit, absolument rien !"

J'ouvris de grands yeux plein d'incompréhension pour prouver ma bonne foi, mais effectivement, j'entendis un léger changement au niveau de ma voix. Elle était légèrement plus grave et plus... mature. J'entrouvris la bouche et baissai les yeux en écartant le livre, redoutant ce que j'allais voir.

"Oh. Mes. Dieux."
articulai-je.

J'étais redevenue adulte ! Cette conversation épineuse m'avait faite grandir sans que je m'en aperçoive ! Cela était fâcheux. Et incroyablement embarrassant. La dernière fois que j'avais eu un pic de croissance incontrôlée, c'était le jour où Anatole m'avait volé un baiser. Je me mordis violemment les lèvres et me cramponnai à mon livre. Puis je braquai un regard angoissé sur Robyn.

"Pas de panique." déclarai-je d'un ton tout sauf détendu.

A qui m'adressais-je ? A elle ou à moi ?

"C'est déjà arrivé. A cause d'Anatole. Il faut que je pense à quelque chose d'enfantin et de tout sauf compliqué, et je retrouverai mon apparence d'avant. Tu veux bien m'y aider ?"

Si je n'étais pas aussi anxieuse, j'aurais pu me retransformer sans aucune aide, mais étant donné le malaise que j'éprouvais, je ne m'en sentais pas capable.

Elle devait connaître des tas de choses concernant l'enfance, car du peu que j'avais vu de son dessin animé, elle était une fillette dans un monde de sucreries. Je la fixai avec intensité, serrant le livre dans ma main fébrile. Une part de moi se sentait honteuse. Mon corps m'avait trahi sous ses yeux de la plus odieuse des façons. Je n'aimais pas parler de ce genre de choses. D'ailleurs, je n'avais rien exprimé. Presque rien.

"Oooooh... !" laissa échapper Robyn, choquée et les yeux écarquillés. "C'est à cause d'Anatole? Sérieux? Bah putain... Je crois que ton corps essaie de faire passer un message. Je dis ça. Je dis rien."

Je plissai des yeux alors qu'elle souriait d'un air moqueur, même si elle tentait de le cacher -très mal- en se mordant les joues. Je me retins de répliquer avec véhémence que mon corps ne souhaitait me faire passer AUCUN message. Tout ceci était ridicule. C'était MOI qui décidais et non de stupides hormones. J'étais capable de les maîtriser. Je n'étais pas du genre à perdre la tête pour les beaux yeux de quelqu'un. D'ailleurs, ceux d'Anatole étaient tout à fait communs. Les yeux de Robyn brillaient d'amusement. Elle semblait ravie de ma déconfiture. Merci beaucoup pour le soutien.

"Y a pas moyen que t'utilises tes pouvoirs pour redevenir comme avant? Parce que vu que t'as pas eu d'enfance, ça va être galère de te faire penser à quelque chose qui fasse enfantin. Hum... T'as déjà été dans une aire de jeu? T'as déjà fais du toboggan? Ou de la balançoire, peut être? Faudrait que tu me files un indice, quand même. Que je sache ce que tu considères comme étant pas compliqué. Perso pour moi... c'est faire des pâtisseries. Ou des batailles de boules de neige. Ou repenser à quand je faisais des courses automobiles. ça remonte mais c'était génial. T'as pas un truc comme ça? Un souvenir qui te donne envie de retomber en enfance?"

Elle croisa les bras et m'observa, les yeux plissés. Elle semblait happée par ses réflexions, à la recherche d'une bonne idée. Je me sentais totalement démunie face à ses propositions. La seule enfance que je connaissais était celle d'Elliot et curieusement, penser à un camion en plastique tout neuf ou une console de jeux ne m'aidait pas à redevenir une petite fille. Cela ne correspondait pas à mes rêves. Je secouai la tête.

"C'est là où ça devient compliqué : je n'ai aucun souvenir d'enfance m'appartenant. La dernière fois, j'ai retrouvé mon apparence en lisant un livre de contes. Mais... ça risque d'être difficile à trouver en pleine savane."

Je ne voulais pas passer outre les revendications d'Hypérion en faisant apparaître un ouvrage, même si ça ne le dérangeait pas de voler le sac d'une demoiselle.

"Peut être une odeur, sinon?" suggéra Robyn. "Y a pas genre une boisson ou un gâteau qui te donne envie de traîner chez toi, enroulée dans une couverture, en oubliant que le reste du monde existe?"

"Pas vraiment." dis-je, dubitative. "La seule boisson que j'aime, c'est le thé, et les enfants n'en boivent pas. Laisse tomber. C'est gentil de ta part d'avoir essayé. Je retrouverai mon apparence enfant de moi-même dans quelques heures. Quand mon esprit ne sera plus en..."

Surchauffe ?

"Ebullition."
achevai-je, la gorge sèche.

Je me détournai de la jeune femme pour reprendre mon chemin, constatant fort heureusement que mes vêtements avaient grandi en même temps que moi. Mon chemisier me semblait un peu trop serré mais ce n'était pas grave. Robyn haussa les épaules et me rejoignit en quelques pas. Brusquement, je tournai la tête vers elle pour lui jeter un coup d'oeil en biais :

"C'est quand même insensé que grande ou petite, je reste minuscule comparé à la majorité des gens !"

Robyn me dépassait de sept centimètres, à peu près. Je lui adressai un sourire furtif avant de fixer de nouveau l'horizon.

"Ok, tant pis. Mais bon c'est vrai qu'en même temps ça te change pas tellement. T'as toujours l'air d'une naine, même quand t'es censé être adulte. T'as jamais été contactée pour jouer dans "Le Hobbit" du coup?"

Elle me décocha un regard moqueur. Je fis une moue un peu boudeuse avant de repousser une mèche de cheveux et de déclarer d'un ton désinvolte :

"Le recruteur a dit que je n'avais pas suffisamment de poils aux pieds."

Puis je roulai des yeux et poursuivis mon chemin à ses côtés, sans me départir d'un sourire amusé.




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