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 Autopsie d'une dégoûtée - EVE

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Deborah Gust


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________________________________________ Jeu 16 Fév 2017 - 15:55

Parfois, je dis bien parfois, il m'arrive de m'intéresser à ce que font les autres. Cela avait notamment été le cas quand j'avais aperçu cette drôle d'annonce d'un étudiant en biologie humaine ou allez savoir quoi. "Recherche volontaires pour une expérience sur les émotions humaines". De quoi attirer mon attention, n'est-ce pas ? Ce n'était pas si souvent que quelqu'un dans cette ville entreprenait un projet un tant soit peu intéressant.
J'avais décroché l'annonce afin de la parcourir plus attentivement pour finalement décider qu'il était de mon devoir de participer à cette étude. Non pas parce que j'avais un quelconque intérêt pour le projet étudiant de l'individu concerné. Il aurait tout aussi bien pu se planter, la Terre et mon monde ne s'en seraient pas écroulés pour autant. Mais parce que j'avais envie d'être au centre de l'attention pour prouver que le dégoût est l'émotion humaine la plus intéressante. Et la plus utile, accessoirement, n'en déplaisent à certains.
Aux magazines féminins, par exemple. Combien de fois faisaient-ils l'apologie de la joie ? Une fois par mois, au bas mot. Soyez joyeuse, soyez souriante, soyez de bonne humeur... Parce qu'ils pensaient vraiment qu'on allait loin dans la vie comme ça ? Si on ne veut pas être une victime, c'est parfois bien aussi de pousser une gueulante - avec toute la subtilité et l'élégance requise, naturellement. Si on ne veut pas mourir renversé par un bus, c'est bien d'avoir peur de temps en temps, histoire de ne pas avoir l'idée particulièrement stupide de traverser la route en fermant les yeux. Si on ne veut pas avoir l'air d'une machine de guerre sans sentiments, il faut savoir pleurer - mais pas trop, parce que la morve c'et quand même écœurant. Et si on ne veut pas mourir empoisonné tout en soignant sa réputation, c'est essentiel d'être dégoûté. Donc je suis essentielle. CQFD.

Voilà comment je me retrouvais au laboratoire de Storybrooke en compagnie de l'étudiant mal assuré qui avait choisi le sujet ô combien passionnant des émotions humaines. Le pauvre, il n'avait même pas idée qu'à qui il s'adressait. Une experte, au bas mot. Sans doute la personne la plus qualifiée de la ville, si ce n'est du monde entier. Sans vouloir me vanter. C'est un fait, il faut juste parfois accepter de regarder la vérité en face.
Je m'étais présentée sous le nom de Deborah Gust, bien décidée à lui cacher ma véritable nature tout en jubilant intérieurement de son ignorance.
Il m'avait faite asseoir dans un fauteuil à la limite du confortable et monitorerait l'activité de mon cerveau grâce à des capteurs ridicules. Pour l'heure, il venait de finir de me présenter plus en détail son objet de recherche et, pour une fois, j'avais écouté attentivement bien qu'il n'ait rien d'un grand orateur.
Enfin, il s'installa derrière son moniteur, un calepin à ses côtés, prêt à commencer son étude de cas.
J'avais failli attendre.
- Bien... hum... nous allons commencer par la joie ! s'écria-t-il, enjoué, pensant sans doute que c'était justement l'émotion dont j'avais envie de parler en premier.
Bah voyons. Il était comme tous les autres. S'ils osaient me parler d'émotions négatives par la suite, je jurais de lui faire manger son calepin.
- Qu'est-ce qui vous procure le plus de joie à l'heure actuelle ? demanda-t-il sans prêter attention à mon air blasé.
Je fis mine de réfléchir, avant de finalement répondre :
- J'imagine que c'est la sensation d'être en compagnie de personnes stimulantes intellectuellement, classes et subtiles, ce qui n'est malheureusement pas votre cas. Ou alors c'est le fait de mettre particulièrement mal à l'aise les personnes qui ne correspondent pas aux critères précédemment énoncés, je dois dire que j'hésite, avoua-je, une moue contrite sur mon visage.
Le pauvre garçon déglutit difficilement, se concentrant sur son moniteur pour éviter de me regarder en face.
- Si je ne m'abuse, je dirais que vous avez peur de moi, commentai-je, incroyablement satisfaite de mon petit effet.
Nous allions drôlement bien nous amuser, s'il était aussi facile à perturber.
Le jeune homme bredouilla, les joues rouges de gêne et la main serrée sur son calepin. Ses yeux exorbités ne quittaient pas le monitoring de mon précieux cerveau.
- Et qu'est ce qui vous fait peur à vous actuellement ? rebondit-il de sa petite voix.
- Votre incompétence, j'imagine, répondis-je calmement. Ma plus grande peur s'est déjà réalisée.
- Oh.
Le commentaire le plus instructif de la journée, assurément. Ce gamin n'était pas préparé du tout à embrasser la complexité des émotions humaines.
- Je suis désolé, reprit-il finalement en griffonnant quelques notes supplémentaires.
Je balayai ses excuses d'un geste de la main.
- Je crois que nous ne sommes pas là pour parler de vos émotions, à vous, fis-je remarquer en voyant bien qu'il avait activé son sens de l'empathie mais qu'il n'osait pas en demander plus.
- Et ce qui vous met en colère ? reprit-il de longs instants plus tard.
- L'existence de Regina Mills, sifflai-je, agacée, entre mes dents.
Il tiqua mais se concentra aussitôt sur son écran d'ordinateur, tous sourcils froncés.
- Et... qu'est-ce qui vous dégoûte le plus en ce moment ? osa-t-il finalement.
- Vos chaussures.
Je fis la moue en me forçant à les regarder, ce qu'il fit également. Même Connor Williams savait mieux choisir ce qu'il mettait à ses pieds. Ce jeune homme, à présent pivoine, était encore plus désespérant que je ne l'aurais imaginé.
Il se racla la gorge, observant son écran pendant de longs instants, perplexe.
- Ce n'est pas normal, l'entendis-je marmonner dans la barbe qu'il n'avait pas.
- Qu'est-ce qui n'est pas normal ? demandai-je nonchalamment.
- Euh... eh bien... vous... vous êtes... et en fait... je... je crois que... enfin... voilà, couina-t-il.
Chez lui, c'était clairement Peur qui dominait. Pauvre monde.
L'instant d'après, j'arrachai mes électrodes, particulièrement agacée.
- Je veux voir ton supérieur. Ou ton directeur de mémoire. Ou peu importe. Je veux parler à quelqu'un de compétent, exigeai-je.
Sur quoi le jeune garçon détala en courant après un bref hochement de la tête.
Sans. Déconner. Je ne faisais pas si peur que ça quand même. Si ?
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Evelyn Nichols


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________________________________________ Lun 6 Mar 2017 - 10:56


« Autopsie d'une dégoûtée »



- Hum mademoiselle Nichols ?

Evelyn avait émis un petit grognement pour faire comprendre qu’elle l’avait entendu, sans pour autant relever ses yeux de son microscope. Les cellules de cette plantes se développaient anormalement, ce qui la rendait follement intéressant aux yeux de la jeune chercheuse qui guettait le moindre signe de fin du monde depuis son réveil il y avait de cela 3 ans. EVE restait persuadée que son monde et celui-ci étaient liés, qu’elle ne venait pas juste d’une autre dimension mais bien d’un futur possible de cette terre, un futur qui pouvait s’enclencher à tout moment vu la nonchalance avec laquelle les humaines gaspillaient et piétinaient cette précieuse nature qu’elle aimait tant.

Elle avait vu cette terre désolée, abandonnée, sans plus un seul signe de vie, uniquement de la terre, de la poussière, du vent et Wall-E… Elle s’était demandé pendant des mois et des mois comment ils en avaient pur arriver là… Etait-ce la faute de ce Ragnarok dont on lui rabrouait chaque instant les oreilles ? Où elle devait visiblement y jouer un rôle ? Quelle ironie… elle avait vu son retour dans le « passé » dans un corps d’humaine comme une bénédiction, la chance de pouvoir comprendre et de les empêcher de faire la même bêtise que lorsqu’elle était encore un robot… et au final elle était devenu l’instrument, avec Wall-E, du mal qui allait tous les ronger…

- Je… j’ai commencé à faire mes mesures concernant ma thèse… et…

Travis était un gentil garçon… mais il était si impressionnable. Elle savait qu’elle faisait peur, qu’elle n’était pas « normale » et que ses attitudes humaines étaient parfois mal appropriées… Elle y travaillait avec acharnement pourtant, avec Wall-E… Avec Jaimie… Avec Calliope… pleins d’humains en sommes… Elle avait fini par relever la tête vers lui pour l’encourager à poursuivre tout en se mordant l’intérieur des lèvres pour éviter de lui demander de passer la deuxième, ce qui était pas très gentil ni convenable. Il lui expliqua alors son incident avec son « cobaye » qui ne semblait pas fonctionner correctement et qui souhaitait parler à son supérieur. Evelyn soupira avant de se lever de son tablier. Pourquoi les humains s’embêtaient-ils à se mesurer eux-mêmes alors qu’ils n’étaient clairement pas une solution viable pour leur futur mais plutôt une tare qu’il fallait contrôler ? Et pourquoi Travis l’avait-il choisie comme superviseur ? C’était stupide. Ses collègues avaient beau lui dire « voit le bon côté des choses, cela veut dire que tu as une réputation dans le domaine scientifique, que tu en impose », elle trouvait cela toujours aussi stupide. C’était marqué sur la porte, sur la plaque de son bureau, sur le site du laboratoire et de l’université, c’était les plantes sa spécialité, la flore, pas la faune.
Elle avait quand même décidé de sortir de son laboratoire pour rejoindre la salle d’étude dans laquelle le jeune Travis avait posé son « cobaye » afin de la mesurer. Elle avait préférée y retourner seule et il était prêt à parier que son élève partageait fortement cette idée : s’il ne parvenait pas à garder calme et contenance ni devant Evelyn ni devant son test qui semblait lui faire si peur, autant ne peut-être pas l’enfermer avec elles deux ? C’était donc un peu agacée par la situation mais nullement effrayée qu’elle s’était présenté à la femme devant elle avait un sourire légèrement candide et mécanique qui la définissait tant.

- Vous êtes rousse. Et vous avez des yeux bleus. La combinaison la plus rare possible sur cette terre. C’est joli. Moi aussi j’ai été rousse. Mais Wall-E dit que le blond me va mieux.

Oui… C’était une entrée en matière plutôt bizarre… mais… - rapide coup d’œil à la feuille cobaye – Deborah Gust n’avait jamais demandé à parler à quelqu’un de normal mais à un supérieur. Elle s’approcha de la jeune femme pour lui tendre la main afin de la lui serrer, un peu trop fort, comme à son habitude.

- Je m’appelle Evelyn Nichols. Je suis directrice du centre biologique de Strorybrooke, professeur de mathématiques appliquées à l’université et superviseur de l’étude de Travis Porter. Vous vouliez me voir ? Il me dit que vous n’êtes pas normale. Je suis d’accord, en vous serrant la main j’ai bien vu que votre métabolisme n’est pas normal. Mais c’est pas grave vous savez, moi aussi je suis pas normale.

Elle lui avait souri simplement, ni fière ni gênée par ce qu’elle venait de dire.

- Il travaille sur le dégoût, vous semblez en avoir un taux anormalement élevé. Mais vous n’êtes pas humaine… vous ne lui avez pas dit ça, n’est-ce pas ? C’est pas marqué sur la feuille. Vous avez tout d’une humaine mais c’est pas le cas je me trompe ? Je ne sais pas ce qu’il attends de moi à part vous définir… parce que je ne connais pas le dégoût. J’ai appris la joie… et la peur l’année dernière… la tristesse aussi… mais le dégoût je suis pas encore assez habituée pour ça…

Elle avait compté sur ses doigts toutes les émotions qu’elle connaissait. Là pour le coup elle était fière… Et un peu intriguée par le Dégoût… elle continuait donc d’observer la rouquine en silence, la tête légèrement penchée, de ses grands yeux bleus et vitreux. Récupérant la feuille de test de son élève, elle prit place sur la chaise lui étant destiné et remis les émetteurs en route.

- Bon… on va refaire un petit test toutes les deux et après on verra bien d’accord ? C’est quoi sa prochaine question ? Ah oui, le film Gladiator… J’ai trouvé ça pas mal… bien que le combat du monsieur est un peu long quand même contre Commode. Je ne comprends pas très bien l’esclavagisme. Pour moi il suffisait de tout faire sauter et c’était réglé mais Wall-E m’a expliqué que ça ne fonctionnait pas comme ça et encore moins à cette époque… et après il a voulu savoir si je préférais qu’il ait les muscles de Russel Crowe… J’en vois pas l’intérêt, sa carrosserie est bien jolie comme ça. Enfin bon… « Force et Honneur » comme ils disent ! Vous en pensez quoi vous ?



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________________________________________ Lun 6 Mar 2017 - 15:44

La supérieur - puisque c'était une femme, comme quoi tout arrive et elles finiront bel et bien par dominer le monde, ce qui ne serait que justice après 5 000 ans de patriarcat - ne se fit pas attendre - moins attendre, en tout cas, que les connexions neuronales du thésard. La jeune femme avait plus d'élégance et tout autant d'assurance que son élève, ce qui constituait un progrès. Je voulais bien croire que la majeure partie des chercheurs n'avaient qu'une idée très vague du bon goût et que les microscopes fatiguent leurs yeux, mais je n'aurais pas toléré qu'ils soient tous aussi peu charismatiques que le jeune homme d'avant. Et dieu merci le ciel m'avait entendu. Cette femme dégageait quelque chose de nettement plus intéressant.
Mais tout aussi folklorique, apparemment, notai-je quand elle ouvrit la bouche :
- Vous êtes rousse. Et vous avez des yeux bleus. La combinaison la plus rare possible sur cette terre. C’est joli. Moi aussi j’ai été rousse. Mais Wall-E dit que le blond me va mieux.
J'arquai un sourcil, aussi flattée que sceptique. C'était tout moi, ça : la rareté brute. C'était bien que quelqu'un s'en aperçoive enfin mais j'aurais pu me passer des détails de la vie privée de la scientifique. Qu'est-ce qu'elle voulait que ça me fasse qu'elle ait été rousse et que son Wall-E la préfère blonde ? Tout au plus c'était le signe que cette femme n'était pas suffisamment indépendante pour se laisser dicter quoi faire de son corps par ce que je devinais être un petit copain ou, du moins, une présence masculine. Mais soit. Chacun fait ce qu'il lui plaît et le blond n'était effectivement pas une mauvaise idée sur elle, pus-je constater en la détaillant rapidement de bas en haut, les bras toujours croisés sur ma poitrine.
Je les décroisai cependant bien vite quand elle me tendit sa main diaphane pour entreprendre de broyer la mienne lors d'un petit échangé de politesses. Flegmatique, je ne laissai rien paraître, cependant surprise qu'une femme comme elle ait la poigne d'un bûcheron.
La chercheuse - Evelyn Nichols, à en croire son introduction pour le moins unique en son genre - n'était pas avare en compliments. Nous n'étions pas seules dans cette pièce depuis deux minutes qu'elle avait déjà annoncé que je n'étais pas normale. Si elle prétendait que j'étais une tare qui faisait capoter l'étude de Travis Potter ou peu importe son nom, je ne répondrais plus de moi. Ni de la réputation que je ferai à son centre de recherche, sa carrière ou encore sa personne.
Sourcils légèrement froncés, je la laissai néanmoins poursuivre, intriguée par les observations qu'elle avait à faire sur ma pas si petite personne, son métabolisme et tout le reste - quoi que cela inclus, d'ailleurs.
J'aurais empalé n'importe quel rustre qui aurait eu l'outrecuidance d'insinuer que je n'étais pas normale ou trop dégoûtée mais pas elle qui méritait amplement son doctorat. Elle était bien la première à me percer à jour aussi rapidement et, si c'était un peu alarmant, c'était aussi fascinant. De toute façon les autres Storybrookiens n'étaient pas suffisamment doués pour s'approcher aussi près du but qu'elle, n'est-ce pas ? Je n'avais sans doute rien à craindre.
Je l'avais écoutée suffisamment attentivement pour m'approcher, moi aussi, de ce qu'elle était. Vu sa physionomie, et à moins d'un tour de magie, elle ne pouvait pas être née dans les trois dernières années. Et pourtant, elle apprenait peu à peu les émotions humaines, comme Riley à nos débuts. Je me souviendrais toujours de notre premier combat contre les brocolis...
Mais je m'en souviendrais une autre fois.
Je chassai rapidement cette image mentale de mon esprit pour me concentrer sur la situation présente.
- Vous êtes intelligente, fis-je remarquer, neutre, en la jaugeant. Plus que Travis... Mais vous non plus vous n'êtes pas humaine, je me trompe ? Du moins... vous n'avez pas toujours eu cette apparence là et à vous entendre je dirais que vous n'aviez rien d'organique - sinon vous ne seriez pas encore en train d'apprendre les émotions. Je me trompe ?
Moi aussi je savais faire des déductions. J'aimais à croire que j'étais très maligne, doctorat ou non. J'aimais aussi à croire que cette expérience serait plus intéressante que Travis ne l'avait laissé présager.
Evelyn Nichols avait pris place derrière le moniteur, sans doute pour continuer le travail. C'était peut-être bon signe. Elle voulait refaire un test. Soit. J'opinais pour lui signifier que j'étais d'accord et m'enfonçais plus confortablement dans le fauteuil.
L'instant d'après, j'écarquillai les yeux. Sans. Déconner. Gladiator ? Nous passions d'une question sur le dégoût à CA ? Du cinéma ? Et après il espérait que son étude soit un succès ? A moins qu'il ne faille réagir aux élucubrations d'Evelyn sur son Wall-E, auquel cas, une pointe de dégoût se glisserait peut-être dans ma réponse.
- Si je puis me permettre, je doute que "tout faire sauter", comme vous dites, soit une solution pérenne. Sauf si vous décidez de pousser le concept de la vie en ermite à son apogée, auquel cas peut-être obtiendrez vous satisfaction, fis-je remarquer dans un premier temps, sidérée par la puissance destructrice de cette femme.
Je marquai alors une courte pause, me remémorant notre dernier visionnage de Gladiator.
- Eh bien je dirais que Hans Zimmer a démontré une fois de plus que la musique peut sublimer n'importe quel moment d'une vie si elle est particulièrement bien choisie. D'ordinaire, je ne suis pas une adepte des péplums mais celui-ci est plaisant, en particulier le trépas de l'empereur dont on s'accommode avec un plaisir tout particulier, souris-je, satisfaisante, en le revoyant mourir aux mains d'un Maximus à bout de souffle. Je trouve ce personnage particulièrement méprisant et vil, sans aucune classe, sans aucune grandeur autre que celle de son titre, conclus-je avec une moue désapprobatrice. Le reste du film est très divertissant.
Contrairement à Maximum qui, non content d'être un personnage charismatique en dépit de sa toge d'esclave puis de son armure de gladiateur avait la force de conviction digne du plus grand des Césars, du plus grand des Titus. Il ne se battait pas qu'à la force de son glaive mais aussi par la force de ses idées de république et de liberté. Nul doute qu'il aurait défendu avec le même acharnement les causes pour lesquelles j'avais souvent l'impression de donner des coups d'épée dans l'eau tant le monde me désespérait. Etre une émotion, c'était bien plus facile que d'être une humaine et de s'apercevoir qu'au mieux les femmes devaient encore se cantonner au rôle de potiche, au pire elles étaient affublées de costumes grotesques qui les couvraient à peine et de porte-jarretelles que même les habitants de Saturne n'auraient pas trouvé à leur goût. Si Saturne était habituée, ce dont je doutais.
- Tout, dans le personnage de Commode, me dégoûte, déclarai-je finalement pour revenir à notre question principale : les émotions. Pourquoi cet intérêt particulier pour le dégoût ? Je ne voudrais pas prétendre m'y connaître plus que de raison mais je peux vous assurer une chose : le dégoût n'a pas bonne réputation dans notre société. Et c'est bien dommage...
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________________________________________ Lun 1 Mai 2017 - 0:30


« Autopsie d'une dégoûtée »



La rousse avait décidé de faire elle-même des déductions sur ce qu’elle pouvait voir. C’était amusant. Rares étaient les humains qu’elle avait rencontré qui décidait d’aller dans ce sens. Généralement ils se contentaient juste de suivre leur vie, de déduire certaines choses et d’agir en fonction, pas de dire à voix haute ce qu’ils avaient compris. Deborah Gust, en revanche, se prêtait sympathiquement au jeu de la déduction, ce qui avait fait sourire Evelyn qui l’avait écouté avec attention tout en hochant la tête lorsqu’elle disait des choses pertinentes, histoire de l’encourager dans ce sens. Elle avait lu que plus tard, son petit mammifère aurait besoin d’encouragement pour oser se développer et que c’était une phase à ne pas négliger. Peut-être que ça marchait aussi avec les adultes ? Le cobaye était peut-être mal choisi dans ce cas, dans la mesure où la rouquine n’était pas tout à fait normale.

- Non, j’ai longtemps été un robot. En fait, j’ai l’impression que je le suis toujours, même si c’est pas vrai.

Elle avait haussé les épaules avant de poursuivre.

- Dans mon ancien monde, j’étais un robot de dernière technologie. Ma mission était de trouver la vie sur Terre parce que celle-ci avait été dévastée par la pollution… les humains vivaient du coup dans un grand vaisseau en orbite en attendant que mon Wall-E nettoie tout… et que je finisse par retrouver un signe de vie… Quand la malédiction nous a emporté Wall-E et moi, quelque chose s’est mal passé dans ma transformation et j’ai vécu toute la malédiction dans le coma. C’est ce qui explique mon état. A mon réveil, j’ai cru toujours être un robot et… j’ai débloqué certaines parties de mon cerveau auquel un humain lambda n’a pas accès. Ce qui explique mon intelligence et mon manque… d’empathie et d’émotion…

Si elle avait souri avec fierté à son propre compliment, elle avait ensuite affichée une mine déconfite suite à son gros défaut. Elle essayait pourtant d’être humaine, de toute ses forces, elle l’avait promis à Wilson il y avait déjà plus de deux ans maintenant… Mais c’était un long travail, qui demandait de la patience et de la compréhension et maintenant qu’elle s’occupait de son bébé, c’était d’autant plus compliqué de s’occuper de sa propre transformation. Elle espérait qu’Iris ainsi que les hasards de la vie l’aideraient sur la voix de la réussite. Elle décida de se renconcentrer sur son étude et notamment sur les idées de Deborah, qui comme Wall-E, désapprouvait un peu l’idée de tout faire sauter. Elle se contenta d’hocher la tête d’un air entendu en fermant les yeux tout en précisant :

- Oui oui, c’est exactement ce que Wall-E m’a dit… Avec des mots moins sophistiqués mais c’est ce qu’il m’a dit… Il m’a aussi expliqué que pour préserver la vie, on ne pouvait pas faire sauter les humains comme on fait sauter des bateaux en état de décomposition avancé… je suis d’accord… mais je pense aussi que ce qui amène à la destruction de la vie c’est aussi l’envie irrépressible des humains de détruire… mais bon… je finirais par leur faire comprendre.

Elle avait prononcé la dernière phrase plus ou elle-même que son interlocutrice, les sourcils froncés, le regard dans le vague mais décidé. D’un geste brusque et peu naturel, elle se concentra de nouveau sur les données que son ordinateur affichées suite à la réception des capteurs posés sur le cobaye. Elle attendit que la femme se taisent – parce qu’il n’était pas polie de la couper – pour la montrer du doigt, les sourcils de nouveaux froncés mais par la concentration cette fois, la tête légèrement penchée sur le côté, comme lorsqu’elle tentait de percevoir quelque chose qui lui échappait :

- « le trépas de l'empereur dont on s'accommode avec un plaisir tout particulier » … C’est un jeu de mot que vous venez de faire, non ? Commode et « s’accommode »… c’est ça ? Je ne perçois pas non plus très bien les figures de style… mais j’y travaille !

Elle se concentra à nouveau sur les résultats anormalement élevé de la jeune femme qui s’affolèrent considérablement lorsque celle-ci commença à parler plus en détail du personnage de l’empereur. Ils redevinrent normaux lorsqu’elle recommença à lui poser des questions autres que celle de l’expérience et Evelyn commença à y répondre tout en prenant des notes sur ce qu’elle voyait.

- L’intérêt de Travis ? Ou le mien ? Je n’ai pas vraiment d’intérêt pour le Dégoût dans le domaine de la recherche. Je suis spécialisée sur la flore et non pas la faune. Mais Travis tente de percevoir le lien entre la peur et le dégoût. Je pense qu’il fait ça pour sa petite amie. A ce qu’il parait, elle est engagée dans des recherches sur la peur en Marketing et il semblerait que le dégoût peut être un facteur additif… je pense qu’il tente de l’aider à sa manière.

Elle haussa de nouveau les épaules. Elle s’en fichait un peu en fait.

- Mais maintenant que je comprends que le dégoût est une émotion… je m’y intéresse parce que… je veux l’assimiler… je vous l’ai dit, je tente de faire des efforts pour m’intégrer… pour être au plus proche de mon Wall-E et de ma petite fille… Alors que le dégoût soit apprécié ou non… et bien tous les humains l’éprouve… j’aimerai comprendre pourquoi et surtout son utilité… A quoi ça sert le dégoût pour vous ? Et comment on l’attrape ?

Oui « attraper »… comme un virus. Après tout, sa façon d’apprendre la Peur avait été très proche de l’assimilation d’un virus par l’organisme. Elle ignorait tout de son mécanisme l’instant d’avant et pouf, une minute après, elle ressentait au fond d’elle une peur incontrôlable… peut-être que le dégoût fonctionnait de la même manière… Une chose était certaine, elle était toute ouïe de son interlocutrice… vu le taux de cette émotion en elle, si y’en avait bien une capable de la renseigner à ce sujet, c’était sûrement elle ! Elle n’avait pas réussi à récupérer cette émotion durant sa grossesse et pourtant nombre de femmes enceinte lui avaient parlé de nausées matinales, ou de vomis intensif à l’odeur de certains produits comme le saumon fumé ou le brocolis mais elle… elle n’avait rien eu de tout ça… Deborah Gust était peut-être son dernier espoir !




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________________________________________ Lun 1 Mai 2017 - 17:56

Un robot ? J'arquai un sourcil intrigué. Ca par exemple... J'en avais entendu de bonnes depuis mon arrivée - dans le désordre : la méchante reine était quand même maire de la ville, les gaulois téméraires préféraient appeler leur maman à l'aide et certains osaient encore croire que le fuchsia était tendance - mais celle-là jamais. Décidément, Storybrooke était un melting-pot ahurissant de choses et d'autres et ce robot (ou ancien robot mais c'est presque pareil) avait meilleure mine que certains humains pure souche de ma connaissance.
Où va le monde sérieusement ?
Comme je n'aimais pas enfoncer les portes ouvertes, je la laissai poursuivre, puisqu'apparemment elle était bien lancée. En effet, oui, elle était un peu mécanique dans sa façon de faire. De là à dire que c'était une tare... Disons que c'était surtout préférable à l'exubérance de certains et à la susceptibilité d'autres.
Au demeurant, l'histoire de Mademoiselle le robot était assez fascinante et je l'écoutai avec attention. Débloquer des zones inaccessibles du cerveau humain ? Ca, c'était carrément fascinant à mourir, mais je gardai un visage impassible et une attention extrême. Puis je souris, satisfaite et amusée.
- Vous n'auriez pas pu mieux tomber, ne pus-je m'empêcher de souffler, fière d'être moi (ce que n'importe qui doté d'une conscience serait, d'ailleurs).
Mais pourquoi avait-elle continué de parler ?
Sans que je n'y prenne garde nous étions passées de l'histoire cool de robots au débat philosophique sur la destruction du monde. Pourquoi ? J'avais vraiment l'air de me soucier de ces choses-là ? Les humains sont médiocres - sauf ma Riley - c'est tout ce qu'il faut savoir. Autant vous le dire tout de suite : je n'entrai pas dans son jeu, le débat sur Gladiator étant autrement plus intéressant (même s'il ne valait pas un débat sur Titanic). Et de toute façon, la moitié des propos de la chercheuse étaient devenus du chinois tandis qu'elle fronçait les sourcils. A sa place, j'aurais pas fait ça. C'était un coup à se creuser prématurément les rides. Mais ce n'était pas mes oignons et ce serait de toute façon à elle d'assumer. Puisqu'elle assumait de pointer les gens du doigt, elle pourrait bien supporter une ou deux rides, non ?
- Oui, c'est un jeu de mots, répondis-je, tous yeux levés au ciel, blasée.
Elle était pire que Tristesse qui ne maîtrisait pas quantité de choses sociales dans ce monde mais je préférais éviter le sujet.
- Sans vouloir me vanter, je suis très douée pour les jeux de mots, ne pus-je m'empêcher de laisser nonchalamment entendre.
Si elle se vantait d'avoir un cerveau surhumain, je pouvais bien me vanter d'être brillante. Et même sans qu'elle n'ait à se vanter pour équilibrer, les faits étaient là : j'étais brillante. Point barre. Et exceptionnelle, mais c'est un peu pareil, au fond.
J'écoutai attentivement ce qu'Evelyn Nichols savait des recherches de son incapable d'assistant, déplorant silencieusement qu'un sujet aussi passionnant que moi ait échu à un être aussi peu doué que lui.
Travis n'était pas intéressant et j'eus tôt fait de ne pas enregistrer les informations relatives à sa petite copine qui finirait, espérons, par s'apercevoir qu'il ne valait pas le coup, en plus de porter un prénom ignoble.
La suite, en revanche, retint mon entière attention et j'en imprimai chaque mot dans mon esprit :
- Mais maintenant que je comprends que le dégoût est une émotion… je m’y intéresse parce que… je veux l’assimiler… je vous l’ai dit, je tente de faire des efforts pour m’intégrer… pour être au plus proche de mon Wall-E et de ma petite fille… Alors que le dégoût soit apprécié ou non… et bien tous les humains l’éprouve… j’aimerais comprendre pourquoi et surtout son utilité… A quoi ça sert le dégoût pour vous ? Et comment on l’attrape ?
Devais-je lui dire qu'elle n'aurait pas pu mieux tomber et que la configuration de l'univers était-elle que c'était sans doute le destin lui-même qui m'avait mise sur la route de cette pauvre âme en perdition ? Sans doute. Mais d'abord, je savourais l'occasion qui s'offrait à moi. Puis je retirai les électrodes posées sur moi. Là, il n'était plus question de rigoler. C'était du sérieux. Ca allait au-delà d'un projet étudiant. Je n'avais pas été aussi proche de ma mission première depuis que j'avais pris peau humaine et j'aurais donné beaucoup de choses (la réserve de déodorants de Peur, les kleenex de Tristesse...) pour prolonger le plaisir.
- Evelyn Nichols, vous avez frappé à la bonne porte, déclarai-je en me redressant bien droite avant de lui tendre ma carte de visite.

Deborah Gust
Experte en ascension sociale, coaching de vie et classe internationale
Vice-présidente de la Fondation pour l'éradication des brocolis
Doctorat ès Dégoût et empoisonnement

Contact : deborah.disgust-corporation@storybroooke.com
Adresse : le Manoir d'Aphrodite - 2e étage, 2e porte à droite - 04043 Storybrooke, ME, USA

Je l'observai en train de parcourir la carte, sans doute ébahie par mes talents divers et variés. Y avait de quoi l'être, c'était certain. Je repris :

- Tadam ! Sans vouloir me vanter, je suis pile celle qu'il vous faut. La meilleure. La plus qualifiée. L'experte absolue. Le dégoût personnifié, en fait. Et puisque vous avez l'air d'une élève volontaire, je suis disposée à tout vous enseigner sur cette passionnante émotion qu'est le dégoût. Le dégoût, avant toute chose, sert à se protéger. Socialement et métaboliquement parlant. C'est ce qui vous incite à recracher la javel quand vous en buvez par mégarde ou ce qui vous convainc de ne pas mettre de chaussures jaunes afin d'éviter la mort sociale. Tout est dégoût. Tout devrait être régi par le dégoût. Si c'était le cas, Travis porterait un autre prénom et Commode ne serait qu'un meuble, pas une personne. Le dégoût c'est comme une armure. C'est LA protection number one pour réussir dans la vie. Et c'est plus sexy que des genouillères, accessoirement. Le dégoût, c'est l'alpha et l'oméga. The emotion number one. Et je pourrais en parler pendant des heures, assurai-je. Mais ça ferait trop d'infos d'un coup, je pense. Malheureusement, ça ne s'attrape pas. Ca se vit. Ca se ressent.
Je m'adossai nonchalamment à un mur, observant mes cuticules et ma manucure.
- Je peux probablement vous apprendre, laissai-je entendre, l'air de rien, avec l'idée qu'elle me supplie de le faire pour que je n'ai pas, moi, à la supplier de me laisser être son émotion.

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________________________________________ Mar 6 Juin 2017 - 21:24


« Autopsie d'une dégoûtée »



Evelyn regardait la carte que lui avait tendue Deborah avec de grands yeux intéressés. Alors ça… elle avait en face d’elle une spécialiste du Dégoût, une spécialiste, rien que ça ! Pouvait-elle vraiment mesurer la chance qu’elle avait. Elle la regarda avec un petit sourire ravi de la découverte qu’elle venait de faire tandis que la rouquine s’était remise à parler expliquant tous ses atouts et lui faisant comprendre à quel point elle avait en réalité besoin d’elle sans s’en être jamais vraiment rendu compte. Elle l’écoutait attentivement, se concentrant au plus profond d’elle pour pouvoir capter tout ce qui lui semblait encore loin d’elle et malheureusement il y avait encore du travail. Elle fronça les sourcils tout en secouant violemment la tête de gauche à droite.

- Je ne boirai jamais de l’eau de javel malencontreusement. C’est le liquide le plus basique qui puisse exister, un Ph élevé à 14 et donc la composition chimique est totalement destructrice pour un humain donc le Ph neutre s’élève à 7… même sans dégoût, je sais que je n’ai pas à en boire c’est… c’est scientifique, vous comprenez ? Et la science, ça me connait
.

Elle continua cependant à écouter la suite du discours de la rouquine. Aaaah… ça ne s’attrapait pas, ça se vivait… ça se ressentait… d’accord…

- Mais alors comment comptez-vous me l’apprendre si justement ça ne s’apprend pas et que ça se ressent ?

Elle avait levé un sourcil tout en penchant sa tête sur le côté. Là pour le coup, elle ne voyait plus comment Deborah Gust, l’experte en dégoût pouvait lui être utile… Il était vrai qu’elle avait toujours ressenti les émotions, la joie, la tristesse et même la peur, on ne lui avait pas appris, c’était venu comme ça et on lui avait juste expliqué ce que c’était mais dans ce cas, cette émotion semblait beaucoup plus complexe… Elle lui avait aussi parlé de prénom… et cela commençait à cogiter dans sa tête. Elle prit quelques secondes pour continuer à réfléchir avant de lui dire :

- Pour avoir du dégoût… il faut avoir du… goût c’est bien ça ? Je suis vraiment pas douée pour ça.

Elle secoua la tête de gauche à droite tout en tortillant ses mains nerveusement. Avoir du goût, ça demandait d’être humain, ça demandait de réagir avec ses yeux et son cœur, un sens de l’artistique, il fallait faire appel à l’abstrait et ça, l’abstrait, elle ne connaissait pas. Elle, elle vivait dans le concret. Il suffisait de lui mettre une femme portant un pull rose bonbon et un pantalon rouge pour s’en apercevoir… elle était incapable d’avoir un réflexe de répulsion, la seule chose qu’elle était capable de faire, c’était de dire « le haut est rose, le bas est rouge ». Il suffisait de la voir, elle était toujours bien habillée… mais parce que ce n’était pas elle qui s’occupait de sa garde-robe… elle avait un assistant dont le goût de la mode était plus qu’accru et qui n’arrêtait pas de lui dire qu’elle était pour lui l’image de la femme belle et sexy… Qu’elle ressemblait fortement à Scarlett Johansson qui était son actrice préféré et de ce fait il ne cessait de lui faire du shopping en lui disant ce qu’elle devait porter ou ne pas porter… Lui, il avait du dégoût mais elle… elle n’en avait aucun.

- Vous êtes sûre de vouloir m’aider ? Je suis votre pire élève, je le sais déjà… J’ai compris son utilité pour les autres mais… je ne la comprends pas pour moi… parce que je ne n’ai pas la même vision du beau que les humains… Pour moi, ce qui est beau c’est la vie… et je suis déçue de voir que vous n’aimez pas les brocolis… c’est joli un brocoli et c’est une plante… les plantes c’est la vie… interdiction de les éradiquer !


Elle était très sérieuse en lui disant ça. Elle espérait que Deborah n’était pas de ces fous qui rasaient les arbres à tout va parce qu’elles n’allaient pas être copines sinon… Elle voulait bien faire un effort pour tenter de ressentir le dégoût mais de son côté la rouquine aussi devait faire un effort… Elle appuya son regard jusqu’à ce que son coach lui donne enfin satisfaction et elle s’en détourna pour regarder une nouvelle fois le moniteur dont sa patiente s’était dégagée quelques minutes plus tôt…

- Vous… Vous êtes le dégoût c’est ça ? Enfin… une partie du dégoût ? C’est pour ça que votre métabolisme n’est pas le même et que vous avez ce taux de dégoût en vous aussi élevé ?

En sommes, si elle n’arrivait pas à l’apprendre avec elle, elle n’arriverait jamais à l’apprendre…





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________________________________________ Mar 6 Juin 2017 - 23:51

- Et la science, ça me connaît, expliqua Evelyn après une explication passionnante sur le ph de l'eau de Javel.
J'opinai silencieusement.
Oh oui, je comprenais. Parfaitement, même. Je comprenais qu'elle se passionnait pour des choses ennuyeuses et qu'elle s'y connaissait sans aucun doute dans ces mêmes passions. Il n'y avait que les pros qui pouvaient tenir un discours aussi factuel et soporifique sur un sujet aussi inintéressant que l'eau de Javel. Mais si ça l'empêchait de s'empoisonner la vie, c'était déjà un bon point de départ. En fin de compte tout ceci ne faisait que confirmer une chose : cette pauvre ancienne robot avait besoin de moi. Vraiment. Sinon ça vie sociale se résoudrait bientôt à trois équations et une plante verte. Intolérable.
- Oui. Je comprends. C'est très bien.
Je tâchai de me montrer encourageante et me fendis d'un sourire amical - ou qui se voulait amical. J'allais peut-être retenir cette information sur la Javel, en fin de compte. Uniquement pour Peur. C'était typiquement le genre de détail qui l'intéressait.
Je remisai cette donnée dans un coin dans ma tête et me concentrai à nouveau sur Evelyn qui était à la fois futée et terriblement néophyte. Un mélange qu'on ne voit pas tous les jours, vous l'aurez compris si vous avez pris le temps de connecter vos neurones.
Les miens, justement, sentaient qu'Evelyn n'était pas au bout de sa réflexion. Je la laissai donc poursuivre, croisant les bras sur ma poitrine pendant qu'elle hochait la tête sous le poids de la réflexion.
Elle voulait bien faire, c'était indéniable. Elle décortiquait l'émotion méthodiquement, scientifiquement, comme la mathématicienne cartésienne qu'elle était. J'espérais du fond de ce qui me sert de cœur qu'elle ne procédait pas ainsi pour tout, sinon sa vie était probablement aussi déprimante que celle de Tristesse. Sérieusement. Les mathématiques. Qui aime véritablement ça ? Personne. A part Stephen Hawkins mais il n'y a que les mathématiques capables de l'aimer en retour. Dans ce cas c'est plutôt bien joué. Dans celui d'Evelyn...
J'interrompis ma réflexion quand la réflexion d'Evelyn vira de bord de la plus étrange des façons. Où était donc passée la femme pleine d'assurance dans sa blouse blanche et scientifique ? Quant au soutien qu'elle portait au brocoli...il faudrait qu'on en discute très sérieusement. Et ça allait être long.
Je me rassis, parce que mon dos serait bien mieux ainsi et mes jambes se fatigueraient moins. Tout le monde y gagnerait.
J'inspirai et me lançai :
- Je ne vous cache pas qu'il y a un peu de travail vous concernant. Beaucoup, si on veut être honnête. Mais je veux vous aider. Pas par bonté d'âme parce que ce n'est pas réellement mon truc, ces choses-là. Je le fais par intérêt. Vous m'intéressez et je vous intéresse. C'est gagnant pour tout le monde.
Je marquai une pause, mordant ma lèvre l'espace d'un instant.
Je n'étais pas bonne quand il s'agissait de rassurer les gens. Ce n'était pas dans mon ADN tout comme le dégoût n'était pas dans le sien. Alors avec un peu de chance, elle ne prêterait pas attention à la maladresse de ce qui suivrait et ne me taillerait pas un costard dans mon dos. Roulant des yeux, je repris :
- Et je vous promets de ne pas éradiquer le moindre brocoli. Mais uniquement si vous me faites un peu confiance. Et si vous ne me demandez pas d'en manger. Je vous laisserais même vous extasier sur leur beauté si ça peut vous faire plaisir. On a un accord ?
Je n'attendis pas qu'elle réponde et j'enchainai immédiatement :
- Très bien. Alors on va pouvoir passer à la pratique et à des mises en situation concrètes dans lesquelles je vais vous apprendre à ressentir le dégoût. Vous verrez, c'est comme la peur mais en mieux et sans la sudation, assurai-je, catégorique. D'ailleurs, pour vous répondre, oui, c'est mieux d'avoir du goût. Mais ça, je suis sûre que vous en avez un minimum, non ? Vous n'êtes plus un robot donc vous avez des papilles sur votre langue, vous ressentiez bien des choses quand vous mangez. Non ? Donc vous connaissez ce dégoût-là, c'est logique, ajoutai-je, catégorique.
Moi aussi je pouvais être scientifique dans mon approche, même si ce n'était pas le meilleur angle pour aborder les émotions. Après tout, pourquoi pas ?
Evelyn se tourna alors vers son moniteur avant de revenir vers moi.
Une nouvelle question.
J'aimais particulièrement être le centre d'intérêt des gens. J'eus grand plaisir à lui apporter les réponses à ses questions :
- C'est exact. Je suis le dégoût. L'émotion du dégoût. J'étais. Comme vos yeux vous le prouvent sans doute, je n'ai plus tellement une tête d'émotion. Pas plus que vous n'avez une tête de robot, notai-je, factuelle. Je ne m'étais jamais penchée sur la question de mon métabolisme mais je suppose que ma vraie nature doit l'influencer, oui. Ca me paraît logique, poursuivis-je avec nonchalance.
Ce dernier point m'intéressait nettement moins, il faut bien l'avouer.
Si vous avez toutes vos réponses, peut-être pourrions nous commencer ? offris-je.
Je croisai les jambes et la fixai intensément, sûre de moi.
Je suis sûre qu'on peut trouver des choses dans la nature qui vous dégoûtent sans que vous ne le sachiez. Alors autant commencer par là puisque c'est la vie que vous trouvez si belle... Dites moi Evelyn, que ressentez-vous vis-à-vis du trou dans la couche d'ozone et de la pollution des mers ? demandai-je nonchalamment

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Evelyn Nichols


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________________________________________ Dim 9 Juil 2017 - 12:37


« Autopsie d'une dégoûtée »




Evelyn eu un moment de trouble lorsque Deborah lui assura qu’elle avait également un intérêt à ses yeux. Quel intérêt pouvait-elle bien avoir ? Parce qu’elle était une élève à la recherche de la compréhension du dégoût, c’était ça ? Une chose était certaine, elle n’avait pas pu vraiment lui demander la solution de ce mystère car la rouquine avait déjà accepté leur accord à sa place et continuait dans sa lancée. Le goût des aliments… oh ça oui, elle en avait ! Elle avait même vigoureusement hoché la tête de haut en bas avec un sourire fière. La vie était plus belle avec le goût ! Elle s’était d’ailleurs fait une petite note mentale d’aller prévenir ses collègues de la robotique de créer ses confrères avec des papilles… ils y avaient des avantages bien sûr à être un robot, mais le goût était clairement un avantage pour les humains. Pourtant à bien y réfléchir, il n’y avait pas vraiment d’aliments qui la dégoûtait… l’idée d’avoir des papilles lui faisait tellement plaisir qu’elle ne parvenait pas à imaginer qu’elle puisse faire la fine bouche sur l’un d’entre eux… Pourtant, Deborah semblait catégorique, elle avait déjà ressenti ce genre de dégoût. Le regard dans le vague, les sourcils froncés, elle cherchait vainement le moment où elle avait ressenti une telle émotion.

- Vous êtes sûre de vous ? Ca vous semble logique et dans un sens ça l’est effectivement, mais… je n’ai aucun souvenir d’avoir mangé quelque chose qui aurait pu me dégoûter… Il faudrait que je me force à me désintéressé de certains aliments vous pensez ?

Après cette réponse-là, oui, elle avait enfin toutes les réponses à ses questions… enfin pour le moment… car la rouquine ne cessait, à mesure que la séance avançait, de lui rajouter d’autres troubles et doutes dans la tête qui l’amenait à d’autres questions… Cela n’était pas gênant pour elle, elle était une scientifique, se poser des questions et y répondre était essentiel et bienvenue… mais peut-être que sa nouvelle amie ne voyait pas les choses comme elle et elle ne voulait absolument pas l’importunité au point de … la dégoûter d’elle ? Elle était l’émotion en elle-même, elle venait de lui avouer, elle en avait forcément plus en elle que n’importe qui, cela se prouvait sur le moniteur… alors peut-être avait-elle un seuil de tolérance encore plus bas ? C’était intéressant cette idée… elle s’était faite une note mentale pour Travis histoire de le pousser dans cette voie pour ses recherches… il avait l’occasion d’avoir un sujet passionnant auprès de lui, il risquait de publier dans le monde entier, autant tout chercher et tout comprendre, non ? Pendant que l’ex-robot s’était fait sa propre idée du sujet, la rouquine, quant à elle, s’était installée de nouveau dans son fauteuil et la regardait à présent si intensément que la scientifique commençait à se demander si elle cherchait à lire dans son organisme. Elle finit alors par lui poser une question qui eut le don de la redresser son siège tout de go, le rouge lui montant aux joues tant la colère était puissante.

- De la colère ! Une groooosse colère… Parce que les hommes font n’importe quoi ! Vous savez d’où je viens Deborah ? Je viens d’un monde qui pourrait être le futur de celui-ci ! La terre est dévastée, il n’y a plus rien dessus ! Plus âme qui vive, ni plantes, ni animaux, que de la pollution et du désastre ! Les hommes ont tellement tout détruit que leur habitat n’était plus fiable, alors ils sont monté dans un vaisseau spatial, ils se sont mis en orbite autour de la terre et ont commencé à grossir comme des ballons en mangeant et en buvant à chaque instant. Wall-E et ses collègues ont été créés pour nettoyer la terre et la rendre viable… mais vous savez le pire ? C’est que la terre est tellement encrassée que cela a mis ben plus de temps que prévu, tous les collègues de Wall-E ont fini par se désactivé avec le temps, preuve de l’énormité du travail ! Comme le temps se faisait long en orbite, mes créatures ont fini par me construire pour que je retourne sur Terre y trouver un espoir de vie, une plante qui les aiderait à espérer à un avenir meilleur et à les faire revenir sur Terre. C’est la désolation dans mon monde, il n’y a plus rien, plus RIEN ! Et VOUS ! Enfin, EUX, (elle avait pointé son doigt sur Deborah avant de le pointer vers la porte d’entrée, elle ne s’était même pas rendue compte que dans sa fougue, elle avait bondit hors de son fauteuil) ne se rendent même pas compte de la chance qu’ils ont de vivre sur une aussi belle terre ! Ils continuent à la détruire chaque jour un peu plus jusqu’à ce qu’elle devienne… AUSSI HORRIBLE QUE CELLE D’OU JE VIENS !!

Elle s’était enfin stoppée dans sa tirade, complétement essoufflée, les cheveux lui retombant sur le visage. Son rythme cardiaque s’était accéléré, son sang affluait dans ses veines plus puissamment, si elle ne contrôlait pas aussi bien son corps, elle aurait sans aucun doute eu des petites étoiles devant ses yeux et l’irrépressible envie de s’asseoir pour éviter de perdre l’équilibre. Elle ferma les yeux, inspira profondément en remettant ses cheveux en arrière, et se rassit avant de rouvrir les yeux et de sourire à la rouquine comme si de rien n’était.

- J’ai réussi ? C’est ça le dégoût ? C’est comme la colère ?







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________________________________________ Dim 9 Juil 2017 - 19:37

Sans. Déconner. Je n'en étais pas et mon visage avait eu bien du mal à rester impassable. Alors comme ça j'étais tombée face à la SEULE personne dans cette ville qui n'avait jamais mangé un repas trop cuit, trop salé, pas assez cuit, tiède ou simplement périmé depuis une semaine ?! Même moi, qui étais pourtant une personne distinguée qui choisissait scrupuleusement ce qu'elle enfournait dans sa précieuse bouche, j'avais fait quelques unes de ces expériences désagréables. Et pas elle ? Impossible. Je refusais de le croire.
Mais plutôt de le signifier, j'avais opté pour une autre approche, plus sarcastique et pince-sans-rire, tout en étant incroyablement factuelle :
- Eh bien félicitations, Evelyn. Vous êtes sans doute la seule personne à ne jamais avoir mangé quelque chose de dégoûtant, que ce soit volontairement ou à l'insu de votre plein gré. Si j'étais vous, je détesterais par principe le brocoli. Et les champignons. Et le fromage aussi, sauf les fromages italiens. Oui, ce serait un bon début, m'étais-je approuvée.
La séance avait continué. Des questions qui appelaient des réponses. Je n'avais pas été gênée de lui révéler ma vraie nature, bien au contraire. J'étais fière de qui j'étais et je plaignais la plupart des personnes que je côtoyais et qui, malheureusement pour elles, ne m'arriveraient jamais à la cheville. Finalement, je m'étais rassise tandis qu'un plan de génie se profilait dans mon esprit. Evelyn était peut-être persuadée de ne pas connaître le dégoût mais moi, j'étais certaine du contraire et je comptais bien faire mouche.
Il suffisait d'assembler ce que j'avais déjà appris d'Evelyn et d'observer les évidences. Il y avait forcément quelque chose. Forcément.
J'avais finalement choisi le trou dans la couche d'ozone et la réaction de la jeune femme ne s'était pas faite attendre. Evelyn s'était redressée, les joues rougies de colère. Je n'eus pas le temps de l'interrompre, de lui signifier qu'elle était en train de prendre le chemin de la colère, que déjà elle se lançait dans un long discours véhément.
J'avais manifestement fait mouche, mais pas de la manière souhaitée. J'en étais même très loin.
Evelyn ne parlait plus, elle criait. Une histoire certes passionnante mais qui allait finir par vriller mes délicats tympans et rameuter l'ensemble du laboratoire. A moins que ses collègues ne soient habitués aux délires des savants, auquel cas nous continuerions à être tranquilles.
L'ancien robot n'avait plus conscience d'elle-même et se laissait aller à sa colère. L'intéressé aurait été ravi et l'aurait sans doute encouragée en faisant claquer son journal dans son poing enragé. Je me contentais de la fixer, les yeux légèrement écarquillés.
On ne pointait pas les gens du doigt, c'était mal élevé, pour ne pas dire grossier, mais je voulais bien croire que ce soit la colère qui parlait et non Evelyn. Je fus cependant soulagée quand elle dirigea son doigt vers la porte, m'excluant des reproches qu'elle avait à faire, merci pour moi.
Enfin, l'ouragan écolo prit fin et Evelyn se rassit, souffla, puis releva un sourire satisfait vers moi.
Je retins un soupir. Je savais bien sûr que la formation serait longue mais je ne l'avais pas imaginée aussi longue. Il m'apparaissait maintenant que nous partions de très loin et qu'Evelyn n'avait en effet aucune idée du dégoût.
- C'est manqué, commentai-je sobrement. Mais je connais quelqu'un qui serait très fier de vous et dirait que c'était une vraiment belle colère, ajoutai-je par...
Je ne sais pas pourquoi j'avais dit ça. Etait-ce de la gentillesse envers cette femme ou la fierté de connaître la personnification de la colère ? Je chassai ces pensées d'un subtil mais classe mouvement de la tête qui replaça parfaitement ma chevelure flamboyante. J'aurais tout le temps de penser à cela plus tard. Ou jamais. Deborah n'avait pas envie d'être gentille, pas plus qu'elle n'avait envie d'admettre qu'elle était fière des boulets émotionnels avec qui elle cohabitait. Elle trouvait, en revanche, que parler d'elle à la troisième personne était une bonne idée et ajoutait à son aura impressionnante.
- Je suis beaucoup plus subtile que ça, sans vouloir vous vexer, repris-je en me levant pour me diriger d'un pas tranquille vers un tableau à moitié rempli d'équations auxquelles je ne comprenais rien.
Je pris une craie et traçai, sur la partie restante, deux colonnes, l'une intitulée "colère" et l'autre "dégoût". Dans la première, j'écrivis d'une écriture ronde et fine les mots "explosion", "rage", "rougeurs sur la peau", "accélération du rythme cardiaque", "impulsion", "inefficace" et "PAS CLASSE DU TOUT". Dans la seconde, j'inscrivis, au contraire, les termes "subtilité", "sarcasme", "protection", "lutte efficace contre ce qui nous empoisonne", "ironie", "pincer les lèvres dans une attitude méprisante", "insatisfaction", "exigence", "froideur" et "CLASSE INCARNEE". Puis je me tournai vers Evelyn pour reprendre :
- Vous voyez la différence, n'est-ce pas ? Si vous aviez exprimé votre dégoût face au trou dans la couche d'ozone vous auriez parlé calmement mais froidement en montrant que vous êtes de loin supérieure à tous ces incapables et que s'ils vous écoutaient les choses iraient mieux. Votre voix aurait été cassante mais contrôlée. Vous auriez évité de vous trouver échevelée et le cœur battant. Allez y, faites un nouvel essai.

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