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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
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 L'Arbre des Possibles [ANATOLE, ELLIE & JULES]

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Jules Verne


« Murmure leur
qu'ils floodent trop ! »


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________________________________________ Jeu 16 Fév - 16:42

« On n'a pas besoin d'être scientifique patenté pour savoir. »

Il suffit d'être libre.

J'avais débuté de nombreuses lettres d'excuse avant de les jeter. Elles étaient toutes adressées à Ellie. J'aurais souhaité qu'elle me pardonne, avant de réaliser que j'avais rien fait de mal. Sa mère avait été l'une de mes conquêtes mais il n'y avait rien de répréhensible puisque de mon temps, je ne pouvais deviner qu'il s'agissait d'elle. Elle n'avait été qu'un charmant souvenir, un jupon qui était passé dans ma vie. A l'époque, nous avions convenu dans un respect mutuel que ce serait juste l'affaire d'une nuit, rien de plus. J'étais un homme marié ; quant à elle, je me doutais qu'elle était très convoitée. Dans la lettre à Ellie la plus développée, j'avais expliqué tout ceci en long en large et en travers, avant de déchirer la feuille. Les détails n'intéresseraient sans doute pas la demoiselle.

Tout compte fait, j'avais renoncé à l'idée de m'excuser par écrit. Mieux valait le faire de vive voix quand je jugerai le moment opportun.

Les jours avaient passé alors qu'un vide de plus en plus pesant se faisait sentir à l'intérieur de moi. Le besoin de m'évader, l'appel de l'aventure. Le seigneur Hypérion avait ouvert une brèche dans mon esprit en m'offrant un voyage dans un autre monde. Désormais, je me sentais naufragé dans la routine d'une existence que je n'avais pas choisie. J'avais besoin de défis, de nouvelles découvertes !

Il était temps de débuter le périple le plus absurde mais nécessaire de toute ma vie. J'y réfléchissais depuis quelques temps déjà, et j'avais trouvé dans le voyage offert par Hypérion le courage nécessaire de braver l'inconnu.

J'avais exposé mon idée à Anatole. Pourquoi lui ? Tout simplement parce que je savais qu'il ne chercherait pas à me retenir à Storybrooke. Il serait sûrement enchanté de me voir quitter la ville.

"J'ai l'intention de me rendre en France, non sur les traces de mes origines, mais sur celles de mes descendants. Grâce à l'aide d'Apolline qui a surfé sur la nébuleuse vague de l'Internet, j'ai retranscrit plusieurs adresses à Paris. Il semblerait que les derniers représentants de ma famille s'y trouvent."

Anatole m'avait écouté sans m'interrompre.

"Je pars demain matin. Je prends le train jusqu'à l'aéroport de New York, pour un trajet direct jusqu'à la capitale française. Il me semble important de préciser que... je ne reviendrai peut-être pas."

J'avais baissé les yeux avec gravité, même si je me doutais que le jeune homme n'aurait pas de réaction particulière. Il était suffisamment bien élevé pour cacher sa joie.

"Comprenez-moi : je me sens étranger où que j'aille, mais j'ai bon espoir que Paris me rendra ce qui me manque. J'y ai vécu toute ma jeunesse et une partie de ma vie d'homme. Toute son essence n'a pu disparaître totalement. Cette ville est le berceau de l'art."

Je fus des plus surpris lorsque Anatole proposa de m'accompagner. S'agissait-il d'une plaisanterie ? Je le dévisageai, mais il semblait on ne peut plus sérieux. Je ne le considérais pas comme un ami. Quoi qu'il en soit, l'idée de ne pas voyager seul me... rassura d'une certaine façon. Je n'ai pas honte de dire que je suis étranger à bien des usages du monde moderne, et rien que le fait de prendre le train puis l'avion me donnait de légères sueurs froides. Je n'avais pas peur de monter haut dans les airs ; bien au contraire, j'étais si impatient ! En revanche, savoir où se rendre dans l'aéroport, quelle voie emprunter, que faire de sa valise... voilà qui était ardu. Anatole me proposait une aide inestimable et bien que l'idée de lui être redevable m'irritait quelque peu, j'acceptai chaleureusement.

Il fut donc convenu que nous nous retrouverions à la gare de Storybrooke le lendemain matin.

Ainsi allait débuter un périple audacieux vers l'inconnu.


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________________________________________ Jeu 16 Fév - 17:00

« Les choses n'existaient pas tant
qu'on ne les avait pas nommées ? »

...

Un nouveau départ. Un autre voyage.

J'aurais pu refuser, mais je ne l'avais pas fait. Les amis doivent se soutenir quoi qu'il arrive. Je ne pouvais me montrer cruelle. Quand Anatole m'avait parlée du projet de Jules, j'avais tout d'abord prétexté que je ne pouvais pas les accompagner. Puis, j'avais relativisé. C'était idiot de lui en vouloir. J'avais passé mes nerfs sur certains de ses livres, je m'en étais voulue ensuite, et j'avais fait disparaître les preuves de mon méfait. Le plus important était d'aller de l'avant.

Le départ du train était prévu à dix heures trente-trois du matin, ce qui n'empêcha pas Anatole de sonner à la porte d'entrée à neuf heures et quart. La ponctualité était plus qu'un maître mot chez lui. D'ailleurs, je le soupçonnais d'être en avance uniquement avec moi.

J'apparus en bas, ouvris la porte et plantai mon regard dans le sien.

"Je n'ai pas encore fini ma valise. Il faut dire que tu as plus d'une heure d'avance ! Viens, il ne faut pas que Jules nous voit !"

Je lui attrapai le bras et nous téléportai directement dans ma chambre. Jules n'était pas au courant que je venais avec eux. Anatole insistait pour garder le secret afin de lui faire la surprise. Comme il se préparait sans doute dans sa chambre, mieux valait adopter un profil bas pour l'instant. Je lâchai le jeune homme pour retourner vers la valise ouverte sur mon lit.

"C'est assez difficile de préparer des affaires pour plusieurs jours."
dis-je avec une moue contrariée. "J'ai laissé de côté les armes et les objets de premier secours. Je suppose que nous n'allons pas nous retrouver embarqués dans une aventure dangereuse où nous allons combattre des monstres."

D'ordinaire, les voyages se transformaient toujours de cette façon, mais cette fois, j'avais bon espoir qu'il en soit autrement. Un périple à Paris, par voie ferroviaire puis aérienne. Quoi de plus normal ? Anatole m'avait précisée que l'initiative venait de Jules. Il souhaitait voyager de la façon la plus "mortelle" possible, dans tous les sens du terme. Jouant le jeu jusqu'au bout, j'avais décidé de prendre plusieurs tenues avec moi, ainsi qu'une sacrée collection de livres pour tromper l'ennui des longues traversées.

Ma valise était séparée en deux : d'un côté une pile de livres volumineux, et de l'autre une pile de vêtements, pour la plupart des pantalons et des chemisiers. J'avais glissé une robe ou deux, mais des coupes noires et simples. Rien de trop court ni trop moulant, ça m'aurait mise bien trop mal à l'aise. Je déposai encore un pantalon dans la valise avant de la fermer... avec beaucoup de mal. Je donnai davantage de force, si bien que le haut se bomba dangereusement au point d'émettre un craquement.

"Ca ne passera jamais à l'aéroport." dis-je à Anatole, consternée. "Pourtant, je n'ai pas l'impression d'avoir emporté tellement de choses..."

Je l'évitai du regard avant de poser les yeux sur mon livre de chevet. Alarmée, je m'en approchai et me saisis de l'épais volume.

"Oh non ! Je l'ai oublié et je n'ai plus de place !"

Je le serrai contre moi, réfléchissant déjà à un moyen de le prendre. Je n'osais pas réouvrir ma valise de peur qu'elle n'explose, et je ne pouvais décemment pas le faire apparaître une fois à Paris, car ça serait aller contre la volonté de Jules de ne pas utiliser les pouvoirs...

J'avisai alors la valise d'Anatole, qu'il avait posée à l'entrée de la chambre. Elle était de taille moyenne et ne semblait pas pressurisée par un surplus d'affaires... Je levai les yeux vers lui, presque timidement, et demandai d'un ton ingénu :

"Y aurait-il un peu de place dans ta valise pour Loin de la foule déchaînée ? Vois-tu, j'ai l'intention de vous en faire la lecture durant le voyage. Ce serait dommage de ne pas l'emmener avec nous !"

Je me sentais légèrement coupable de le tenter par ce biais, mais avais-je un autre choix ? Je détestais tricher. Là, en l'occurence, je proposais simplement un service pour un rendu. Ce qui n'était pas du tout la même chose.

"Nous retrouvons Jules directement à la gare, c'est bien ça ?"
demandai-je afin de ne pas paraître trop exigeante avec ma requête.

Remarquant un reste de Cinq Semaines en Ballon aux pages broyées, juste à côté d'Anatole, je m'avançai vers lui pour pousser les morceaux de papier du bout du pied, afin d'éviter une conversation gênante. A cet instant, un Stormtrooper surgit de mon placard et s'interposa entre nous. D'une voix atténuée par le masque qu'il portait, il déclara d'un ton laconique :

"Veuillez respecter la distance de courtoisie, s'il vous plaît."

Je roulai des yeux puis les posai sur Anatole qui semblait indécis. Le Stormtrooper -qui me dépassait de deux bonnes têtes, resta figé entre nous.

"Elliot a appris je-ne-sais-comment que je partais à Paris avec toi, et... il m'a confiée à un Stormtrooper de son invention. C'est une sorte de chaperon pour t'empêcher de m'approcher de trop près. Je crois que mon frère est un peu tendu, ces derniers temps..."

J'avais parlé d'un ton exaspéré, avant de me reculer d'un pas. Aussitôt, le Stormtrooper s'anima et s'éloigna pour retrouver sa place initiale, juste devant mon placard.

"J'ai bien peur qu'il nous accompagne."
soupirai-je. "Je pourrais le démolir, mais Elliot serait capable de récidiver en me confiant à Dark Vador, cette fois."

Gardant le livre serré contre moi, je m'approchai d'Anatole pour lui souffler à l'oreille :

"Je compte m'en débarrasser en le téléportant ailleurs avant d'aller à la gare. Ca sera beaucoup plus..."

"Veuillez respecter la distance de courtoisie, s'il vous plaît."
répéta le Stormtrooper, de nouveau planté à côté de nous.

Cette fois, il pointait son arme en direction d'Anatole. Je plissai des yeux et me plaçai devant lui.

"Est-elle chargée ?"

"Oui, madame."
récita le soldat.

"Elliot est complètement inconscient."

"Oui, madame." répondit-il sur le même ton.

Je me mordis les lèvres pour m'empêcher de rire et me tournant vers Anatole, je lançai :

"Il me plaît bien, tout compte fait."

J'avais toujours Loin de la foule déchaînée dans les mains, et je jetai de rapides coups d'oeil en direction de la valise du jeune homme sans en avoir l'air.




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« Pour atteindre le paradis,
il faut connaître l'enfer. »
Ça me fait penser à un vieux dicton. Il paraît qu’il est de Dante.
« Souviens-toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini ».
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Anatole Cassini


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________________________________________ Ven 17 Fév - 12:24


Je peux t'emprunter un câlin ?
Promis, je te le rendrai. :-)


    Le Stromtrooper, c'était une excellente invention d'Elliot. J'avais conscience qu'il était là pour m'empêcher de m'approcher trop près de Ellie, mais le simple fait de sa présence et que la jeune femme acceptait qu'il soit là, me laissait supposer qu'il avait une bonne raison de faire le voyage avec nous. Et cette raison était évidente : elle flashait sur moi et Elliot s'en était rendu compte ? J'avais laissé échapper un petit sourire quand la créature avait pointée son arme sur moi et que la jeune femme avait pris ma défense. J'étais encore perdu dans mes pensées. Il m'arrivait rarement de bugger en sa présence, mais là c'était une scène cultissime qui se déroulait sous mes yeux.

    « Dites voir demoiselle. Est ce que ce voyage vous aurait-il fait prendre conscience que vous avez un certain pouvoir sur les hommes ? »

    J'avais dit cela en pointant du regard le livre qu'elle tenait dans les mains et sa façon de regarder ma valise. Comme précédemment, quand elle m'avait demandée d'une voix toute innocente si je pouvais prendre son ouvrage avec moi, parce qu'il n'y avait pas assez de place dans sa malle.

    « Non, pas du tout. » répondit-elle d'un ton gêné tout en baissant les yeux, ce qui eu pour effet de me faire sourire d'avantage.

    « Ou juste un tout petit peu. » ajoutai-je. « Ma valise est un tout peu trop remplie également. »

    J'avais dit cela sur un ton très déçu et triste de ne pas pouvoir lui rendre service aussi facilement qu'elle l'avait souhaité.

    « Ca serait dommage que je doive me servir de mes pouvoirs pour prendre le livre avec moi. »

    Alors là, j'allais faire échec et mat. J'en étais persuadé.

    « Oh oui.... Ca serait vraiment dommage de désobéir à un homme qui a une telle vision sur l'obéissance des femmes. » dis-je en faisant référence à ce qu'elle m'avait dit sur Jules, comme quoi il ne souhaitait pas qu'on utilise nos pouvoirs lors de ce voyage.

    Elle avait bien entendu décidée de l'écouter et si elle me menaçait de devoir utiliser ses pouvoirs, c'était comme si elle me disait que ça serait horrible de faire cela, vue que ça la pousserait à désobéir à Jules. Et comme je l'avais prévu, du coup c'était... échec et mat pour elle ? Elle avait fait immédiatement fait disparaître le livre de ses mains.

    « Je l'ai pris avec moi ! »

    En utilisant ses pouvoirs bien entendu, ce qui indiquait que ça commençait mal pour sa promesse. J'en étais très satisfait. Je m'étais du coup approché de sa valise, pour en parfait gentleman, la lui prendre, mais c'était tout bonnement impossible.

    « Je me demande comment tu feras pour porter ta valise. »

    Elle pesait une tonne. Du coup, j'avais juste prit la mienne et on avait quitté la chambre de la jeune femme, afin de descendre l'escalier et de se diriger dans le salon. Là, il y avait une jeune femme d'assise sur le canapé, avec un magazine dans les mains. Dès qu'elle avait remarquée notre présence, elle avait levée les yeux de sa lecture, afin de nous faire un grand sourire. Puis, elle avait posée la revue sur la table basse et elle était venue vers nous.

    « Vous allez me manquer. »
    dit-elle en nous prenant tous les deux dans les bras.

    On s'était retrouvé serrer contre la jeune femme, juste en bas des marches et je sentais que ça mettait un peu mal à l'aise Ellie, de se retrouver compressée entre Lily et moi. Elle avait maintenu l’étreinte pendant quelques secondes, avant de se reculer.

    « Je vous ai préparé un petit quelque chose pour le voyage ! » s'exclama-t-elle tout en se dirigeant vers le canapé et en prenant une boite de cookies maison, afin de nous l'apporter.

    Au regard de Ellie, je savais qu'elle allait me demander une nouvelle fois si je pouvais ajouter quelque chose dans ma valise, et sans lui donner la peine de formuler la demande, j'avais pris la boite et j'avais ouvert mon sac pour la déposer à l'intérieur.

    « Merci beaucoup Lily, c'est adorable. » lui dis-je en me relevant, jute avant de lui faire une bise sur la joue.

    Avec le temps elle m'appréciait de plus en plus. Quant à moi, je l'adorais.

    « Faudra bien vous couvrir et prendre soin de vous. Et puis, il faudra aussi faire bien attention à elle. J'y tiens beaucoup. » me dit-elle en m'indiquant Ellie du regard, tandis que le Stormtrooper descendait les marches à son rythme.

    « Veuillez vous éloigner de Jolie Lily immédiatement. »

    Je n'avais pas pu m'empêcher de rire, tandis que Lily fixait le soldat avec un air sans comprendre, mais elle s'était mise à rire à son tour.

    « C'est qui ça ? Y'a quelqu'un en-dessous ? »

    « C'est une création d'Elliot dans le but que je me tienne éloigné d'Ellie. »

    Elle m'observa avec un petit sourire, se disant sans doute que c'était une bonne idée. En parlant d'idée, une m'avait effleurée l'esprit. Le soldat était venu dès que je m'étais approché de Lily. Il était également programmé pour elle ? J'avais hésité, avant de me pencher vers la jeune femme et de lui murmurer quelque chose à l'oreille.

    « D'accord. Mais... faudra me ramener un souvenir. »

    « Lily... Je ne serai jamais revenu de vacances, sans un souvenir pour toi. »

    Elle prit un air satisfaite, avant de me serrer à nouveau dans ses bras.

    « Veuillez vous éloigner de Jolie Lily immédiatement. »

    « Tout va bien, monsieur le soldat. D'ailleurs, j'aurai quelque chose à vous demander. J'ai... une armoire à linge à ranger et... un peu de repassage... lavage... vous pourriez m'aider ? »

    Le soldat sembla hésiter. Il était sans doute programmer pour nous surveiller, mais tout ce qui touchait Lily devait figurer dans ses priorités. C'était pour cela que j'avais demandé à la jeune femme, si elle pouvait occuper le Stormtrooper.

    « Je vais vous aider Jolie Lily. » dit-il, tandis que la jeune femme semblait réellement flattée.

    « Viens, faut qu'on en profite pour sortir d'ici rapidement. » murmurai-je à Ellie, avant de lui prendre la main et de la tirer délicatement en direction de la sortie.

    Une fois la porte ouverte, j'avais soupirer en voyant ce qui nous faisait face.

    « Veuillez respecter la distance de courtoisie, s'il vous plaît. »

    Mais combien y'en avait-il ? A bien regarder, ils étaient trois garés au dehors. Enfin si on pouvait employer ce mot... Je préférais abandonner et lâcher la main de la jeune femme. Je m'étais tourné vers Ellie avec un air résigné.

    « Je donnerai ma vie pour vous, Jolie Ellie. Mais là... faut se faire à la raison. Ils sont bien trop forts, bien trop nombreux. J'espère que ça n'entachera pas notre relation si je m'avoue vaincu pour ce combat là. »

    Oui, je la taquinai. Comme d'habitude...


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« Le passé fini toujours par nous rattraper... »
« Le sang parlera. Le sang parle toujours. »

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________________________________________ Mer 22 Fév - 19:16

« Je revois la ville en fête et en délire, suffoquant sous le soleil ou sur la joie. »

...

Un certain pouvoir sur les hommes ? J'avais écarquillé les yeux à ces mots, avant de les baisser pour m'éviter de rougir. Ce genre de phrase me mettait toujours extrêmement mal à l'aise. Peut-être qu'un jour je trouverai enfin une répartie cinglante et désinvolte ?

J'avais fait disparaître mon livre et pris ma valise qui se révélait être plutôt lourde. Usant de ma force surhumaine, je la soulevai sans problème et suivis Anatole jusqu'au rez-de-chaussée. Là-bas, Lily nous attendait. Elle semblait soucieuse mais contente pour nous. Elle nous fit un gros câlin et je la serrai chaleureusement. Elle était la seule personne avec qui je n'étais pas tendue lors de ce genre de démonstration d'affection. Cependant, la présence d'Anatole me hérissa quelque peu.

Lily nous offrit des cookies faits maison et le jeune homme ouvrit sa valise pour les mettre à l'intérieur ; je pus ainsi constater qu'il y aurait eu suffisamment de place pour Loin de la foule déchaînée. Il avait donc fait exprès de me provoquer afin de me forcer à utiliser mes pouvoirs contre l'avis de Jules. Ce dernier n'en saurait rien, mais tout de même ! C'était incroyablement effronté de sa part !

Grâce à l'intervention de Lily, le Stormtrooper nous laissa tranquille et après un dernier regard complice adressé à la jeune femme, je fis rouler ma valise alors qu'Anatole me prenait la main pour sortir.

Hélas, à l'extérieur nous attendaient trois autres Stormtroopers qui pivotèrent vers nous d'un même mouvement en nous voyant. Je sentis la main d'Anatole lâcher la mienne.

« Je donnerai ma vie pour vous, Jolie Ellie. Mais là... faut se faire à la raison. Ils sont bien trop forts, bien trop nombreux. J'espère que ça n'entachera pas notre relation si je m'avoue vaincu pour ce combat là. »

Je levai les yeux au ciel et lançai un regard aux soldats qui me fixaient.

"Messieurs." dis-je après une hésitation. "Vous semblez vous ennuyer. Il y a à l'intérieur une jeune femme qui aurait besoin de vos services. Suivez ses demandes à la lettre. Il s'agit de Lily Olyphant."

Cela avait fonctionné avec le premier Stormtrooper, par conséquent les autres devaient réagir de la même façon. Ils restèrent quelques secondes immobiles, le temps que les informations leur parviennent, puis ils s'animèrent et entrèrent dans la maison. Hélas, l'un des trois resta planté devant nous.

"Vous ne voulez pas aider vos collègues ?" demandai-je d'un ton incertain.

"L'analyse de la demeure stipule que trois Stormtroopers suffisent à nettoyer cette dernière de fond en comble. Je serai superflu pour une tâche de cette ampleur. Je reste donc à votre service."

"Bien. Je sais exactement ce que je vais vous demander."

Sans attendre, je l'agrippai par le bras et le téléportai jusqu'à la bibliothèque d'Olympe, dans une aile en désordre que j'avais explorée quelques jours plus tôt.

"J'ai besoin que vous rangiez et classiez ces livres pendant mon absence, car si Socrate voit que j'ai laissé le bazar, il risque de ne pas apprécier."

Fort heureusement, la bibliothèque sur la lune prenait tout son temps, ce qui expliquait qu'il n'ait pas encore remarqué que je prenais un peu trop mes aises dans celle d'Olympe. Le Stormtrooper sembla désemparé par tant d'ouvrages insondables -étant donné qu'il avait été créé par Elliot, je le soupçonnais d'être illettré- et tourna son casque vers moi.

"Cela va prendre des jours."

"C'est parfait ! Je vous récompenserai à mon retour, soldat !"
dis-je d'un ton enjoué.

Je lui tapotai l'épaule pour l'encourager et retournai auprès d'Anatole, qui attendait sur le pas de la porte.

"Problème résolu ! Je lui ai donné de quoi s'occuper !"
expliquai-je avant de faire quelques pas sautillants. "Nous y allons ? Par contre, il est un peu tôt pour se rendre à la gare. Que veux -tu faire, en attendant ?"

***

Paris, 22H30

Nous venions d'arriver dans la capitale française et après une bataille de chifumi dans le hall de l'hôtel, j'avais obtenu une chambre seule alors que les deux hommes étaient contraints de passer la nuit ensemble. Les réservations n'avaient été effectuées que pour deux chambres uniquement -Anatole avait "omis" de réserver une troisième chambre pour moi, ce que je ne croyais qu'à moitié- mais le jeune homme avait été pris à son propre jeu car étant aussi perdant que Jules au pierre, feuille, ciseaux, il devait partager sa chambre avec lui. Cela n'était pas mon problème.

Après trois heures de train de Storybrooke jusqu'à New York, puis huit heures d'avion jusqu'à Paris, je me sentais vidée de toute énergie. Tout s'était déroulé de la façon la plus normale possible, à tous les niveaux (si on oubliait le fait que Jules s'était extasié à peu près sur tout, et que l'hôtesse de l'air était venue plusieurs fois lui demander de parler moins fort et de rester assis sur son siège, car il avait été si émerveillé par le voyage en avion qu'il ne tenait pas en place, et qu'il était resté la joue collée contre le hublot). J'avais eu l'impression de devoir surveiller un enfant en bas âge, même si son enthousiasme était communicatif.

Quoi qu'il en soit, à présent que nous étions arrivés à destination, nous avions convenu de débuter la visite de tout Paris dès le lendemain matin, après une nuit de repos. Même si je ne dormais pas, je ne me sentais pas le courage d'aborder la métropole maintenant.

Ma chambre d'hôtel était spacieuse et agréable, décorée de façon neutre et épurée.

J'étais occupée à défaire ma valise quand on frappa à ma porte. J'ouvris à Jules qui m'attendait de l'autre côté, vêtu d'un costume noir et de son habituel long manteau rappelant une redingote. Il avait coiffé ses cheveux en arrière et mis un foulard bleu roi en cravate autour de son cou, ce qui faisait ressortir ses yeux. Je baissai les miens en esquissant un sourire, un peu charmée malgré moi par cette apparition. Il avait l'allure de l'homme que j'avais connu dans le passé.

"J'ai réalisé que je ne pouvais décemment pas tourner le dos à Paris ce soir."
annonça-t-il en s'appuyant contre l'embrasure de la porte ouverte. "Je suis bien trop impatient de la redécouvrir ! M'accompagnerez-vous ?"

Prise au dépourvu, j'en laissai tomber les livres que je venais de sortir de ma valise. Jules se précipita pour les ramasser, posant un genou à terre. Il me les tendit avec un sourire adorable.

"Je... c'est-à-dire que..." bafouillai-je, le rouge me montant aux joues.

Il était bien trop élégant. Cela ressemblait à un rendez-vous. C'était très étrange et déroutant. Qu'avait-il donc en tête ? Moi qui pensais qu'il avait évolué à ce sujet... Je lui avais rendu sa montre à gousset depuis plus d'un mois, à présent. Nous étions très bien en étant amis, non ?

Après quelques secondes à tenter de rassembler mes mots et mes pensées, j'articulai, la gorge sèche :

"Cela ne risque-t-il pas d'être... bizarre ?"

"Oh, où avais-je la tête ? Anatole sera des nôtres, bien entendu !"
lança-t-il, désinvolte.

Il se releva et tira sur les pans de son long manteau, sans cesser de m'observer d'un air tendre.

"Dans ce cas, j'accepte." répondis-je aussitôt.

Une lueur d'amusement éclaira ses pupilles et il prit congé, non sans préciser :

"Sortez le grand jeu, le dîner aura lieu sur le toit de l'hôtel. Le cuisinier a accepté de faire quelques heures supplémentaires de travail. Par égard pour lui, je compte sur vous pour être à la hauteur."

Il s'éclipsa sur un petit clin d'oeil, me laissant à demi perplexe. Sans me poser davantage de questions, je m'empressai de me préparer. Je choisis une robe noire assez simple aux broderies discrètes, dépourvue de décolleté (car je n'appréciais pas ce genre de coupe) s'arrêtant à mi-cuisse. La trouvant un peu trop courte, j'enfilai des collants noir fumée et mis des chaussures vernies à fines boucles. Je me devais d'être au moins aussi élégante que Jules, par égard pour les efforts vestimentaires qu'il avait fournis, même si je me sentais ridicule ainsi. Comme je ne parvenais jamais à me coiffer convenablement, j'optai pour un simple chignon, laissant quelques mèches libres de part et d'autre de mon visage, ainsi que la frange droite sur mon front. Je gardai le pendentif Nautilus qu'Anatole m'avait offert à Noël, ainsi qu'un bracelet en argent à mon poignet.

Une fois prête, j'empruntai l'ascenseur pour me rendre jusqu'au toit de l'hôtel. Ce dernier avait été aménagé en terrasse chauffée durant l'hiver, avec vue sur la tour Eiffel illuminée. Au lieu de chaises, des fauteuils moelleux avaient été installé autour de tables élégantes, décorées par des bougies emprisonnées dans des photophores rouges ou orangés. Le décor était enchanteur. D'autres bougies brûlaient dans de hauts vases sur pied.

Jules était déjà là, appuyé contre la rambarde, observant la tour Eiffel. Il se retourna en entendant mes souliers claquer contre le plancher, et un sourire fendit son visage.

"Sublime."
commenta-t-il.

Je roulai des yeux, souriant malgré moi et le rejoignis, remarquant qu'Anatole n'était pas encore là. Il sembla lire dans mes pensées car il déclara d'un ton faussement agacé :

"Cet Anatole... pire qu'une femme pour se préparer !"

Je lui donnai un petit coup dans le bras et il s'esclaffa avant de reposer les yeux contre la tour illuminée.

"Aussi majestueuse que dans mon souvenir." dit-il dans un soupir. "Hélas, le paysage a énormément changé aux alentours."

Il promena sur Paris un regard troublé. Il semblait à la fois émerveillé par les lumières de la ville et déçu. Je ne pouvais qu'imaginer ce qu'il devait ressentir. Un instant, j'hésitai à poser la main sur la sienne pour le réconforter, mais il lança brusquement :

"J'étais là le jour de son inauguration, lors de l'Exposition universelle de 1889. On l'appelait la 'Tour de 300 mètres' en ce temps-là. En raison de ma jambe malade, j'ai pas pu monter tout en haut. Elle a fait couler de l'encre, cette Tour ! Certains la trouvaient affreuse, d'autres prodigieuse. C'est heureux que certaines choses perdurent malgré les siècles."

De petites rides apparurent au coin de son oeil tandis qu'il contemplait la tour Eiffel. Puis il s'anima subitement et tourna la tête vers moi.

"Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec les histoires d'un vieux bonhomme. Amusez-vous bien ce soir. Vous le méritez."

Sans attendre, il saisit ma main entre les siennes et se pencha pour l'effleurer du bout des lèvres. C'était comme si Paris le replongeait dans son ancienne vie et ses anciennes habitudes.

"Vous ne restez pas ?" fis-je, interloquée.

Se redressant, il esquissa une légère grimace.

"J'ai bien peur de vous avoir menti, très chère Ellie. Il y a fort longtemps, nous avons contemplé cette ville sous un ciel différent. Depuis, les étoiles ont changé d'emplacement. Les choses ont changé. En mieux, je l'espère."

Il eut un sourire et se rendit jusqu'à la table pour attraper son chapeau haut de forme et le poser sur son crâne.

Derrière lui, je m'aperçus qu'Anatole venait d'arriver. Il portait également un costume des plus élégants. Que leur arrivait-il donc, à tous les deux ? J'avais l'impression d'être victime d'une farce. Jules se détourna pour s'en aller. Passant près d'Anatole, je le vis se pencher vers son oreille. Il murmura quelque chose, et malgré ma meilleure volonté, je me sentis obligée d'écouter :

"Je vous laisse seule à seul. Voyez cela comme un remerciement pour m'avoir accompagné dans ce voyage. Je me suis occupé des frais et les démarches auprès du cuisinier. Tout est réglé comme du papier à musique."

Il lui tapota l'épaule avec un sourire complice et s'éloigna. Juste avant de passer la porte, il se retourna et lança en levant brièvement son chapeau :

"Si vous me cherchez, je serai sur la butte de Montmartre !"

Après un dernier salut, il disparut. Je restai figée face à Anatole, dont la terrasse me séparait de plusieurs mètres. Il semblait aussi surpris que moi. Au moins, tout ceci n'était pas orchestré par lui.

"Quel toupet !"
laissai-je échapper après un silence. "Comment Jules ose-t-il nous laisser seuls dans un endroit aussi..."

... romantique ?

"... inapproprié." achevai-je en rentrant la tête dans les épaules.

Quelque peu nerveuse, je tapotai des doigts contre la rambarde métallique, jetant un coup d'oeil courroucé en direction de la tour Eiffel.

"En plus, Jules risque de se perdre tout seul dans Paris ! Cette ville a énormément changé depuis la dernière fois où il y est venu ! Il est complètement inconscient !"

J'avais l'impression de radoter. Pourtant, je n'avais pas mentionné ce problème auparavant. Qu'allait-il donc fabriquer sur la butte de Montmartre à une heure pareille ? Je préférais parler de mon ami aventurier plutôt que de penser à Anatole qui s'avançait en silence vers moi, dans son costume beaucoup trop raffiné. Pourquoi me regardait-il de cette façon ? Et pour quelle raison ne parvenais-je pas à détacher mes yeux des siens ? Peut-être était-ce moi qui le regardais d'une façon inconvenante ? Je battis des cils et me mordis les lèvres pour aller m'asseoir à table d'un pas mécanique. Tout ceci ne me plaisait pas, mais alors, pas du tout !




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________________________________________ Jeu 23 Fév - 19:47


Je peux t'emprunter un câlin ?
Promis, je te le rendrai. :-)


    Je m'étais approché discrètement d'Ellie. Elle me regardait droit dans les yeux, et j'avais la sensation d'y voir autre chose qu'un simple regard. Ca avait duré quelques instants, avant qu'elle remarque sans doute la façon dont elle m'observait. Une fois fait, elle était allée s'asseoir à la table. Je l'y avais rejoins, mais pas dans le but de m'asseoir également, non. J'en avais fait le tour et j'étais arrivé jusqu'à côté d'elle. La jeune femme portait le collier que je lui avais offert. Elle aurait pu en mettre un autre, mais non, c'était celui-ci. Est-ce que c'était parce qu'il était de moi, ou parce qu'il représentait le Nautilus ? Je ne voulais pas me poser la question, même si c'était déjà trop tard.

    J'avais hésité un petit instant, affichant un petit sourire aux coins de mes lèvres. J'avais l'ambiance parfaite, romantique... le meilleur décors dont on pouvait rêver. Sauf si s'était déjà trouvé sous une Aurore Boréale, et là c'était tout bonnement plus que parfait. On allait nous servir un somptueux repas. La dame de mes pensées se trouvait juste face à moi, à deux petits mètres. Que demandait de plus ? Et pourtant, une autre chose avait germée dans mon esprit, et je n'arrivais pas à l'en déloger. J'avais tendu ma main, indiquant à la jeune femme que je lui demandais la sienne. Une fois qu'elle eu répondu à mon geste, je l'avais faite se lever et elle se tenait désormais debout, face à moi, resplendissante, de toute beauté. Même la lune ne pouvait rivaliser face à elle.

    Ma bouche s'était entrouverte, mais aucun son en était sortit. Est-ce que j'étais vraiment en train de briser ce moment ? Je n'en revenais pas d'avoir une telle chance de me retrouver seul, en tête à tête avec elle et de ne pas saisir cette occasion qui ne se répéterait pas d'aussi tôt. Mais il y avait quelque chose de bien plus important que mes envies du moment. Il y avait elle, et ses envies à elle. Je lui avais adressé un petit sourire, cette fois-ci sûr de moi, tout en gardant sa main dans la mienne.

    « Tu as raison. C'est imprudent de sa part de ne pas jouer les Stormtrooper. Je peux te promettre que Elliot en sera avertis. » lui dis-je avec un petit sourire taquin. « Que dirais tu dans l'immédiat, d'aller nous promener dans la ville de Paris ? Une ballade dans les ruelles, au lieu d'un délicieux repas... »

    Cette fois-ci, j'affichais tout de même une mine peu réjouie. On allait passer à côté d'une merveille. Mais bon, fallait parfois faire quelques sacrifices.

    « On pourrait se diriger d'un pas lent vers la butte de Montmartre. Mais d'un pas lent... histoire de lui laisser de l'avance et de pouvoir savourer un petit moment tous les deux ? »

    J'allais peut-être un peu trop loin dans ma demande, mais après tout c'était un dîner en tête à tête qui était prévu. Elle sera sans doute moins mal à l'aise en marchant, qu'en me regardant manger. Ce n'était pas important ce repas. Ce qui l'était, c'était elle et qu'elle ait l'esprit tranquille. Je ne voulais pas la brusquer. Le geste de Jules avait été très galant, gentleman et amical. Je ne savais pas comment le remercier. Mais c'était aussi un geste trop prématuré. Je savais qu'il fallait me montrer patient. J'avais déjà beaucoup de chance de faire ce voyage à ses côtés. Sans lui laisser le temps de répondre, j'avais levé sa main vers mes lèvres, afin d'y déposer un délicat baiser.

    « Il l'a fait aussi. »
    me défendis-je en lui souriant, avant de lui faire un petit clin d'oeil.

    C'était peut-être ce qui l'avait poussée à nous téléporter dans la rue en bas de l'hôtel. Un moyen simple et efficace de ne pas répondre à ce que j'avais du et de sous entendre que si elle rougissait, c'était sans doute dû au voyage entre le toit et le sol, et non pas la suite logique du baiser que j'avais déposé sur sa main. En tout cas, on était en bas, dans la rue et je lui tenais toujours la main. Ca m'allait parfaitement.

    « Disons qu'il est partit dans cette direction il y a quelques minutes de ça. On peut du coup se mettre tout doucement en marche et discuter de la pluie et du beau temps. Voir, de nos dernières lectures. Tu sais que j'ai beaucoup lu en ton absence ? D'ailleurs, je t'ai dit que tu m'avais manqué ? Cela dit, je ne parle pas de toi. Je ne voudrai pas te mettre dans l’embarras. Je parlais plutôt de tes confidences en terme de lecture. Ca me manquait de ne plus savoir ce que tu avais pensé des livres que tu as récemment lu. Rattrapons ce retard si tu le veux bien. »

    L'air était bon ce soir. Paris était merveilleuse à cette heure de la nuit. Et se promener avec des tenues de soirées, ça faisait beaucoup comme à l'époque, où les gens sortaient encore en magnifiques robes et haut de forme. J'aurai bien aimé vivre à ce temps là. Le monde devait être tellement différent d'aujourd'hui et des autres époques. Peut-être qu'un jour on ferait un détour par ces années là. J'aimerai beaucoup en tout cas. En attendant, j'avais sortit des arlequins de la poche de ma veste de costume, et j'en avais tendu un à la jeune femme.

    « Ca nous fera tenir jusqu'au repas. Je sais que tu n'as pas besoin de manger, mais goûte, c'est vraiment très bon. Et puis, t'as vue toutes ces couleurs ? »

    Après lui en avoir donné un, j'avais accéléré le pas, afin de venir me mettre face à elle, lui lâchant pour l'occasion la main. J'avais pris le bonbon dans mes mains avec l'emballage. Et en le tenant des deux bouts, je l'avais fait tournoyé, afin que les couleurs bougent.

    « C'est magique ! » m'exclamai-je.

    Oui, il en fallait peu pour m'amuser.


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________________________________________ Dim 26 Fév - 0:00

« A quoi ça sert l'amour ? On raconte toujours des histoires insensées. A quoi ça sert d'aimer ? »

...

Quel était ce trouble qui s'emparait de moi ? Mes mains devenaient moites, mon souffle se raréfiait. Je n'aurais jamais pensé que le simple fait de s'asseoir sur un fauteuil pouvait provoquer tant d'émoi. Je savais de quoi il était question, bien sûr. Je n'étais pas sotte. Mon esprit n'ignorait pas que Jules avait orchestré cette soirée en somme toute romantique pour Anatole et moi. Ce qui était le comble de l'embarras. D'où avait-il pu lui venir une idée pareille ?

Je fus encore plus mal à l'aise lorsque Anatole me prit la main. La mienne était toujours moite, ce qui devait lui être très désagréable. Pourtant, il la garda prisonnière et ne montra aucune réticence, comme s'il s'en moquait. Il me proposa une balade dans Paris au lieu du dîner, ce qui me désarçonna totalement. On n'allait pas manger, vraiment ? Il préférait rejoindre Jules ? Je n'y croyais pas du tout. Il cherchait uniquement à me faire plaisir. Je fronçai les sourcils et frémis lorsqu'il déposa un bref baiser sur ma main.

« Il l'a fait aussi. » souligna-t-il, sentant que j'allais protester.

Je me contentai de froncer davantage les sourcils, réprobatrice. Puis sans réfléchir, je nous téléportai au pied de l'hôtel. Hors de la terrasse chauffée, j'accueillis agréablement l'air vivifiant de la nuit qui me donna l'impression de balayer la chaleur sur mes joues. Anatole serrait toujours ma main dans la sienne. Dès que j'essayais de me dérober, il resserrait très délicatement son emprise.

Il me proposa un bonbon coloré avec un air gourmand. Je l'acceptai, enlevai le papier plastique et le mis en bouche. C'était à la fois acidulé et fruité, sans que je puisse définir de quel fruit le parfum était issu (comme bien souvent avec les friandises).

Il me lâcha enfin la main pour me montrer un tour de magie des plus discutables. Cependant, son expression émerveillée, presque enfantine, m'arracha un sourire amusé. Je secouai légèrement la tête tout en suçotant mon bonbon. Puis je me mis en chemin.

"La promenade du Champ de Mars ?"
suggérai-je. "Ca doit être très beau de nuit."

Nous empruntâmes plusieurs rues de plus en plus passantes malgré l'heure avancée, avant d'arriver aux abords du vaste jardin public parisien. La Tour Eiffel s'érigeait au loin, illuminée, se découpant dans une légère brume presque surnaturelle. Le ciel était dépourvu d'étoiles, sans doute en raison de la pollution lumineuse et industrielle. La promenade du Champ de Mars se révéla pourtant agréable. Des gens déambulaient, seuls ou par petits groupes, bruyants ou silencieux.

"Un massacre a eu lieu ici pendant la Révolution française." déclarai-je sans aucun à-propos. "Une très grande fusillade."

Je me mordis les lèvres, me rendant compte de la conversation que je venais de débuter. Ce n'était sans doute pas le genre de discussion qu'espérait Anatole. Il semblait au contraire vouloir parler littérature. Pourquoi fallait-il toujours que je dise exactement ce qu'il ne fallait pas ? Je préférai m'abîmer dans la contemplation des arbres et du parc dans son intégralité plutôt que de prononcer davantage de sottises.

Bientôt, une musique entraînante parvint à mes oreilles. Elle était diffusée par un carrousel un peu plus loin. Il s'agissait d'une chanson d'Edith Piaf. Je connaissais plutôt bien cette artiste (Jules l'avait découverte depuis peu et en faisait profiter toute la maison) même si ce n'était pas ce que j'aimais écouter.

A quoi ça sert l'amour ?
On raconte toujours
Des histoires insensées.
A quoi ça sert d'aimer ?

L'amour ne s'explique pas !
C'est une chose comme ça,
Qui vient on ne sait d'où
Et vous prend tout à coup.

Moi, j'ai entendu dire
Que l'amour fait souffrir,
Que l'amour fait pleurer.
A quoi ça sert d'aimer ?

L'amour ça sert à quoi ?
A nous donner d' la joie
Avec des larmes aux yeux...
C'est triste et merveilleux !

J'adressai un sourire un peu timide à Anatole.

"C'est tellement... Paris !"
fis-je d'un ton contrit en levant les yeux au ciel. "Oh, il y a un endroit que j'aimerais visiter ! Et... je pense que c'est mieux de le faire sans Jules, car cela risquerait de lui faire de la peine."

Le moment était donc parfaitement choisi. D'ailleurs, même si je continuais de m'inquiéter pour mon ami, j'essayais de mettre mon anxiété de côté. Je ne pouvais décemment pas me comporter comme une mère angoissée constamment ! Je n'aimais pas me considérer ainsi, c'était bien trop... déstabilisant.

Je saisis Anatole par le bras et nous téléportai à l'intérieur du cimetière du Père Lachaise. Il n'était que faiblement éclairé. L'atmosphère était lugubre. Les pierres tombales et différentes cryptes se découpaient telles des figures spectrales et blafardes dans la pénombre. A cette heure, il était fermé au public, mais cela ne nous concernait pas. Je trouvais davantage de majesté à ce genre de lieux lorsqu'ils étaient parfaitement silencieux. Seuls le bruit diffus des voitures laissait penser à une forme de civilisation.

"Je nourris une grande affection pour les cimetières."
appris-je à Anatole avec un grand sourire. "Il me tardait de visiter celui-ci. J'ai... des personnes à saluer."

Il allait définitivement me prendre pour une folle. Tant pis. J'assumais ma passion pour les cimetières. Avec Diane, j'avais exploré l'un de ceux de la Nouvelle-Orléans.

Dans l'obscurité, je me déplaçai sur l'allée de graviers, déambulant entre les sépultures. Je passai devant celle de George Méliès et eus une pensée pour Elliot, qui affectionnait tant le cinéma. Je saluai le monument funéraire de Frédéric Chopin, mon compositeur préféré, d'un geste empreint d'humilité, et accélérai l'allure pour trouver la tombe d'Oscar Wilde, aussi étonnante et déjantée que lui. Le monument représentait un sphinx ailé couvert d'écritures laissées par les gens au fil des années.

"Tu vois, certains de ces artistes sont pour moi comme des titans. Des génies qui ont marqué leur temps chacun de leur façon."
déclarai-je à Anatole dans un filet de voix.

A la lumière de rares réverbères, je pouvais lire les inscriptions sur le monument d'Oscar Wilde. "Keep looking the stars", "The Game", "Be yourself, everyone else is already taken". Certaines me firent sourire, d'autres restèrent nébuleuses. Sans doute qu'elles avaient un sens pour ceux qui les avaient écrites.

"Il y a une chose de rigueur quand on rend visite à Oscar Wilde."
ajoutai-je d'un ton espiègle.

Embrasser le monument, mais je trouvais cela ridicule.

"Laisser une trace de son passage, comme un secret qui ne reste qu'entre monsieur Wilde et nous. Un mystère pour le reste du monde."

Je fis apparaître un marqueur noir dans ma main et grimpai sur le rebord du monument, cherchant un petit espace pour écrire les quelques mots :

I'M POSSIBLE


Je voulais signifier par là que le mot "impossible" était annulé par l'affirmation "I'm possible". Je m'étais toujours considérée comme une fille impossible puisque née à partir d'un jeune homme à la santé mentale discutable. Pourtant, plus le temps passait, et plus j'avais la sensation de me construire, de devenir quelqu'un, d'être... possible.

Une fois que j'eus terminée d'écrire ces mots en lettres capitales, je m'éloignai du monument pour tendre le marqueur à Anatole.

"Ce n'est pas du vandalisme."
précisai-je d'un ton entendu. "C'est de l'expression libre. Tout à fait du goût de monsieur Wilde."

J'esquissai un sourire au jeune homme pour l'inciter à m'imiter. Je me demandai ce qu'il allait écrire, ou bien même s'il allait oser "profaner" une tombe. Le terme était sûrement trop fort mais après tout, chacun son point de vue.

Un instant, je fus envahie par la culpabilité car par ma faute, Anatole se retrouvait dans un cimetière en pleine nuit au lieu de savourer un repas succulent sur la terrasse d'un restaurant cinq étoiles. Il m'avait suivie uniquement pour me faire plaisir. Je trouvai donc logique de proposer :

"Nous allons où tu veux ensuite. Et ne te sens pas obligé de laisser un mot à Oscar. Il ne t'en voudra pas."

Comme il était étrange de se sentir si bien, entourée par les morts faisant partie des personnages les plus talentueux de l'Histoire ! Je n'osai pas faire partager mon impression à haute voix, car je craignais d'intimider Anatole, ou de l'inquiéter.

Pourtant, loin de la foule et du tumulte de la ville qui continuait de s'agiter tout à côté, j'avais la sensation de vivre l'une des plus belles nuits de ma courte vie.




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________________________________________ Jeu 2 Mar - 14:22


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ESPOIR


    Voilà ce que j'avais noté sur la tombe.

    « L'Univers est un océan de connaissances, de savoir, de vie et... d'Amour, où tout est possible, même toi. » lui dis-je en la regardant dans les yeux. « On fait l'erreur parfois de se sentir grand, alors qu'on est qu'une poussière d'étoile, face à la grandeur de l'Univers. Mais une poussière d'étoile qui a son importance et avec laquelle, il restera toujours l'espoir d'un lendemain. »

    Se promener à Paris de nuit, c'était un plaisir simple et gratuit dont on ne devait pas se passer. On pouvait y croise de nombreuses personnes, plus intéressantes les unes que les autres, et parfois même, au détour d'une tombe, tomber sur la plus incroyable des rencontres.

    « Le choc des Titans... » murmurai-en y pensant. « Quand au même endroit se rencontrent un garçon égaré, un rêveur optimiste, et la fille impossible, qui en reconnaissant son existence à voix haute et en gravant la preuve dans le marbre, devient possible. »

    J'avais penché la tête pour voir ces mots qui raisonnaient dans mon esprit "I'm Possible". Elle l'était. Elle l'avait toujours été.

    « L'espoir guide nos pas et tu le rends possible. » lui dis-je en la regardant une nouvelle fois, tout en lui souriant timidement.

    Mieux valait lui indiquer une direction, si je ne voulais pas la gêner davantage. Cela dit, où pouvions nous bien aller après un passage par chez Oscar Wilde ? Je passais l'une des plus belles nuits de mon existence toute entière et je n'avais absolument pas envie qu'elle s'achève. Au lieu de lui prendre la main pour qu'elle nous téléporte ailleurs, j'avais regardé autour de nous, avant de lui indiquer le chemin qui s'ouvrait devant nous.

    « Il y a tellement à voir à Paris, autant commencer par le lieu le moins fréquenté ? Même si il est... remplis de monde. » dis-je avec un petit sourire en regardant les tombes qui nous entouraient.

    On s'était mis à marcher dans le cimetière, quand une phrase qu'elle avait prononcée précédemment, venait de me revenir.

    « Tu as parlé du fait que ça ferait de la peine à Jules de venir ici. Cela signifie qu'il est ici ? »

    Je me demandais où il avait été enterré. Et effectivement, si il était ici, ça serait douloureux pour lui de voir la tombe. Comme de voir sans doute celle de ses amis, ou encore de sa famille. Avait-il de la famille toujours en vie ? C'était pour cette raison qu'il avait entrepris ce voyage, et qu'il s'était rendu à Paris. Vivait-ils ici ? Avait-il fait des recherches ? Que ressentait-il vraiment au fond de lui ? Cet homme était devenu la fille impossible.

    « Anatole... » murmurai-je en observant une tombe et en l'indiquant à Ellie.

    On s'était arrêté devant. Il y était de gravé, le nom d'Anatole Demidoff. C'était semble-t-il un Prince. Est-ce que mon amie George Sand était là aussi ? Je m'en voulais de ne pas m'être intéressé à ce qui lui était arrivé. Notre rencontre avait duré qu'un temps, à la différence de celle de Jules et d'Ellie qui s'était prolongée. Est-ce qu'on pouvait ramener qui on souhaitait du passé pour lui offrir une seconde existence ? Rien qu'à l'idée de ce qui avait été fait, je m'étais surpris à penser à Iota, qui était derrière tout ça, sans qu'elle en avait compris les risques et les conséquences que cela pourrait avoir sur le Temps et sur beaucoup d'autres choses.

    « Si il a bien quelque chose que l'on peut confier, c'est le lieu idéal, n'est ce pas ? »

    Ici, on était entouré de morts et les morts ne répétaient pas les secrets. Quant à Ellie, je lui faisais entièrement confiance. Et puis, ça faisait toujours du bien de pouvoir parler et de dire ce qu'on ressentait. Elle avait partagée ce lieu avec moi, un lieu intime qui comptait à ses yeux. Je pouvais bien partager une pensée avec elle.

    « Je garde espoir en l'avenir et au Temps qui est omniprésent tout autour de nous. Mais je dois bien reconnaître que parfois, il m'arrive d'avoir peur. Peur que le Temps se joue de nous et qu'il nous soit compté. »

    J'avais observé quelques tombes autour de nous, sans en reconnaître les noms. Je me sentais bête d'avouer que j'avais peur du lendemain, alors que d'ordinaire rien m'effrayait. Mais à vivre une vie remplie de changements, on venait à en avoir peur pour bien trop de choses.

    « Mais c'est aussi quand je ressent une crainte, quand l'espoir me quitte peu à peu, que quelque chose se passe. »

    J'avais marqué une courte pause, avant de reprendre. Ce que je voulais lui dire, j'en étais convaincu, mais je ne l'avais pas été de suite.

    « C'est difficile à admettre, mais je suis convaincu qu'il est une bonne chose. Quelle que soit la raison de sa présence ici, elle n'est pas dû au hasard. Et je pense qu'il a autant besoin de nous, qu'on a besoin de lui. Cela dit, ne va pas lui répéter ce que je viens de dire, il a un égo qui dépasse de loin celui des grands hommes. Ou des jeunes femmes accroc aux Curly. » précisai-je en affichant un petit sourire taquin. « Jules est une promesse précieuse. Et j'espère être là le jour où il découvrira les raisons de sa présence ici, et qu'il brillera autant que ces étoiles dans le ciel. »

    « Elles se cachent ce soir. »

    Je n'avais pas sentis la moindre présence s'approcher de nous, et pourtant, en tournant la tête, je pouvais voir un homme plutôt sale, pas très grand, emmitouflé dans un imperméable gris et avec un nez bien rouge, nous observer. Il portait dans sa main une bouteille entourée de papier journal, et un morceau de pain dans l'autre, à moitié grignoté.

    « Pardonnez-moi de vous déranger, je cherche le guichet. »

    « Le guichet ? » demandai-je surpris.

    « Oui, le guichet mon cher monsieur. Celui où on paye son droit d'entrée. Ca fait des jours que je cotise pour aller au théâtre, et je n'en trouve pas l'entrée. »

    Il devait s’agir d'un sans domicile fixe, qui avait un chouilla trop bu, vue ce qu'il tenait en main, et l'haleine diffusait une forte odeur de vain.

    « Bonjour madame la Ministre. Je ne vous avais pas reconnu. » dit-il à l'intention d'Ellie, tout en retirant son chapeau et en inclinant la tête. « J'ai combattu pour la France en 14-18 mais je n'ai toujours pas reçu ma pension d'ancien combattant. Peut-être pourriez vous remédier à cela en glissant un petit mot pour moi au service concerné ? Je n'aime pas user de mes relations, mais déjà que vous êtes là. »

    Vue l'époque qu'il évoquait, il devait avoir une centaine d'années et pourtant, il ne semblait pas être aussi vieux. Je dirai même qu'il donnait l'impression d'avoir dans les cinquante ans maximum.

    « Ah monsieur, si vous pouviez me tenir cette modeste pitance, je pourrai chercher un stylo pour madame la Ministre. »

    « Mais bien sûr. Faites, mon bon monsieur. »
    dis-je en lui prenant le pain qu'il me tendait et en lui gardant précieusement, tandis qu'il cherchait un stylo dans ses poches.

    Mais qu'allait-il bien pouvoir faire avec un stylo dans un cimetière ?




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Ellie Sandman


« On flotte tous en bas ! »


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________________________________________ Jeu 2 Mar - 22:35

« A quoi ça sert l'amour ? On raconte toujours des histoires insensées. A quoi ça sert d'aimer ? »

...

Tout ce qu'il avait dit était tellement joli et délicat... J'accueillis avec un soulagement presque inespéré l'intervention de l'inconnu à la bouteille et au pain, car je n'aurais su quoi ajouter à son message sur l'espoir. Il avait également parlé du fait qu'il éprouvait de la peur de temps à autre, ce qui était parfaitement normal dans un monde aussi chaotique que le nôtre, et il avait également mentionné que la présence de Jules était une bonne chose. Cela m'avait surprise venant de lui, car j'avais toujours imaginé qu'il le voyait comme une sorte de rival -ce qui était ridicule.

J'écarquillai les yeux en voyant l'homme s'approcher de moi. Madame la Ministre ? Il se découvrit et inclina la tête, ce qui termina de me désarçonner. Visiblement, il n'avait pas toutes les branches à son arbre. Malgré tout, je ne le jugeai pas. J'ignorais qu'elle était sa vie, sans doute avait-il eu de douloureuses expériences. Comme il tardait à trouver dans ses poches le stylo qu'il cherchait, je lui tendis le marqueur noir que j'avais en main. Il s'en saisit et me remercia chaleureusement.

"Ah, je n'ai pas de papier sur moi ! C'est terrible..."
grommela-t-il.

J'eus dans l'idée de faire apparaître une feuille, mais avant même que je puisse la mettre en pratique, il se mit à écrire sur son bras avec application, la langue coincée entre les lèvres. Il s'écoula une minute entière dans le silence, avant qu'il ne me colle son avant-bras sous le nez, dispensant une odeur désagréable de vieil alcool et de saleté. Je masquai une grimace et lus à haute voix :

"J'aimerais ma pension d'ancien combattant. Je suis Pierre-Paul."

Au moins, cela avait le mérite d'être clair.

"Vous pourrez donner ce mot au service concerné ?"
insista l'homme.

Ses yeux étaient comme deux fenêtre ternes au milieu de son visage crasseux.

"J'aimerais beaucoup mais... c'est écrit sur votre bras."
dis-je d'un ton navré.

"Ah voui." fit-il en se grattant la tête. "Ou alors, je vous accompagne à l'Elysée ! Vous leur expliquerez mieux si je suis avec vous !"

"Bien sûr. Mais avant ça, monsieur Pierre-Paul..."

"Qui est Pierre-Paul ?" s'étonna-t-il.

Je fronçai les sourcils.

"C'est vous."

"Ah non, madame ! Je m'appelle Jean Moulin ! Je suis un résistant, le plus grand de tous ! D'ailleurs, j'aimerais bien toucher ma pension d'ancien résistant. Vous pensez que vous pourriez glisser un mot au service concerné, Madame la Ministre ?"

Je tentai de rester de marbre face à la démence évidente du pauvre homme. Le pire était sans doute de voir la profonde sincérité de ses traits et de sa voix. Il était fermement convaincu d'être tous ces gens. Et sans doute que ses personnalités multiples l'étaient toutes un peu.

"Je le ferai, vous avez ma parole." lui promis-je. "Voudriez-vous dîner ? A cette heure, je suis persuadée que certains restaurants sont encore ouverts."

"Excellente idée ! Mais c'est moi qui offre !"
claironna l'homme qui récupéra sa bouteille pour la faire tournoyer au-dessus de sa tête.

Il commença ensuite à s'éloigner. J'en profitai pour glisser à Anatole :

"Le pauvre homme... Lui proposer un repas chaud, ce n'est pas grand-chose, mais je pense que c'est bien."

J'éprouvais tant de pitié pour lui que je ne voyais d'autre alternative. Je souhaitais lui venir en aide pour que cette nuit soit meilleure que toutes les autres qu'il avait pu vivre jusqu'à maintenant.

Je suivis l'homme qui nous emmena jusqu'à une ouverture dissimulée dans un grillage. Il se roula dans la terre pour aller de l'autre côté. Je baissai les yeux sur ma tenue, fis une moue et attrapai Anatole par la manche de son costume pour nous faire apparaître directement dans la rue. Je n'avais pas spécialement envie de salir ma robe.

Jean Moulin se releva et nous dévisagea d'un air médusé.

"Nous étions devant vous, vous n'avez pas remarqué ?"
fis-je en arborant un air profondément innocent.

Il se gratta de nouveau la tête, réfléchissant à la question, avant d’acquiescer.

"Je vais vous emmener dans un boui-boui absolument charmant ! Vous m'en direz des nouvelles !" lança-t-il d'une voix forte dans la rue.

Enthousiaste, je marchai à ses côtés d'un pas presque sautillant. J'avais hâte de voir le lieu qu'il allait nous faire découvrir ! Je croisai le regard d'Anatole ; le mien pétillait.

Jean Moulin ne mentait pas : le café-théâtre, plus connu sous le nom de "boui-boui" dans l'ancien temps, était un modeste établissement des plus charmants, coincé entre un salon de coiffure et un batîment plus récent. Le plafond bas en alcôve conférait une atmosphère vétuste au lieu. La salle était composée d'un espace bar, ainsi que d'une estrade tout au bout, devant laquelle étaient disposées une dizaine de tables rondes. La décoration était vieillotte et sombre. A cette heure, le boui-boui n'était occupé que par quelques habitués. Le barman salua Jean Moulin dès son entrée.

"Ah ! Dédé ! Comme d'habitude, je suppose ?"

Jean "Dédé" Moulin hocha la tête et précisa d'un ton important :

"Ils sont avec moi."

Il nous désigna avant de prendre place à une table. Je le rejoignis rapidement, embarrassée par le regard mielleux que le barman coula sur moi. Je m'assis à côté de l'homme. Nous étions proche de l'estrade sur laquelle un artiste était occupé à jouer de l'accordéon. Décidément, tous les clichés étaient de mise, ce soir-là. La mélodie était belle et invitait à danser, même si je ne dansais jamais.

Quelques minutes plus tard, le barman nous apporta trois verres de "Comme d'habitude", c'est-à-dire du vin rouge qui sentait fortement. J'esquissai une petite moue et repoussai le verre.

"Vous auriez quelque chose de moins fort ? Du thé, par exemple ?"

"J'ai toujours ce qu'il faut pour une jolie fille." répondit le barman avec un clin d'oeil.

Je frémis, appréciant peu ce genre de compliment, et me tournai vers la scène afin d'admirer le jeu nerveux et les doigts secs et longs de l’accordéoniste.

"Le prochain, c'est moi !" dit Jean "Dédé" en s'étirant royalement sur sa chaise. "Je fais des discours engagés sur la France. Vous allez voir. Ca a beaucoup de succès ! Vous pourrez aussi le préciser à l'Elysée, d'ailleurs."

Nous attendîmes quelques minutes encore que le musicien achève sa mélodie et Jean Dédé monta sur scène. Il attrapa le micro sur pied, ferma les yeux, prit une profonde inspiration qui emplit toute la salle avant d'entonner d'une voix nasillarde et dissonnante :

"Allons enfants de la patriii-euh
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyranniii-euh
L'étendard sanglant est levé !
L'étendard sanglant est levé !
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats ?"


Le reste était du même accabit. Le pire était sans doute qu'il connaissait toutes les paroles, sans quoi la chanson se serait finie beaucoup plus tôt. Je croisai le regard d'Anatole et lui murmurai "Courage" discrètement. Il s'écoula encore une minute -car les rares clients demandèrent un rappel, on ne sait pourquoi- avant que Jean Dédé n'annonce, couvrant les applaudissements polis -ou avinés :

"Et maintenant, pour la première fois à Paris... Je vous prie d'accueillir ce jeune homme sous un tonnerre d'applaudissements ! Je ne sais pas ce qu'il va faire, mais en tous cas, il va le faire ! Allez, ne soyez pas timide, mon petit !"

L'expression faciale d'Anatole valait son pesant d'or. Je masquai un rire derrière ma main, me mordant les lèvres. Jean Dédé le sommait de monter sur scène, il ne fallait pas le décevoir.

"Courage."
lui dis-je pour la seconde fois. "Il y a un piano. Tu peux toujours t'en tirer ainsi... Je suis sûre que tu vas faire des merveilles."

"On remercie Madame la Ministre au premier rang pour ses encouragements !" fit Jean Dédé, qui avait décidément une ouïe excellente malgré son taux d'alcoolémie élevé.

Je baissai la tête et pour me donner une contenance, j'incitai Anatole à se lever en le poussant quelque peu. Puis, je lui adressai un sourire innocent.

Décidément, cette soirée était de plus en plus étonnante. En tous les cas, elle s'annonçait comme étant inoubliable !




.
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« Pour atteindre le paradis,
il faut connaître l'enfer. »
Ça me fait penser à un vieux dicton. Il paraît qu’il est de Dante.
« Souviens-toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini ».
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Anatole Cassini


« Courir ou se faire ramollir ! »


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________________________________________ Sam 4 Mar - 22:40


Je peux t'emprunter un câlin ?
Promis, je te le rendrai. :-)


    Comment était-il possible de passer après la magnifique performance de notre ami Dédé ? Je ne pouvais désâment pas me le permettre. La foule l'applaudissait, l'adulait et en demandait davantage. Et voilà que moi, à la demande générale et poussé par une charmante jeune femme, j'allais prendre la place de Dédé, à quelques mètres de ce piano qui m'appelait ? Qu'est-ce que je pouvais y faire ? Résister à la foule ? Renoncer à chanter devant un public aussi chaleureux ? Passer pour un lâche aux yeux de la jeune femme - Ministre - qui m'accompagnait ?

    « Dit voir mon garçon, comment tu t'appelles. J'en ai oublié ton nom. »

    « Mon nom est Anatole. »
    répondis-je à Dédé, qui semblait très heureux de connaître enfin mon véritable prénom.

    Il avait pris le micro et s'était tourné vers la foule en prononçant mon prénom et en demandant un tonnerre d'applaudissements. C'était flatteur, très et ça n'était absolument pas bon pour mon égo.

    « Je crois que... je vais devoir m'y coller. » dis-je en passant un doigt sur mon nez, avant d'observer les gens autour et le piano qui se trouvait à quelque pas.

    « N'ai pas peur ! Y'a un début à tout et le talent ne s'invente pas, il est inné. Crois moi, j'ai du flair pour dénicher les futures stars. Regardez le, il brille déjà comme un Soleil. »

    Les gens semblaient d'accord avec lui. C'était vrai qu'ici, au centre de la scène, avec la lumière qui me venait dessus, je devais donner cette impression. Un petit sourire se dessina aux coins de mes lèvres. Une idée venait de me traverser l'esprit. J'avais tourné la tête dans la direction de Ellie, la responsable de ma venue sur scène. Après tout... elle m'avait bien dit de monter ? Et en quelque sorte, elle m'avait poussée à me lâcher ? Pourquoi résister à la Tentation ? Ce n'était pas son ami qui disait que le meilleur moyen d'y résister, c'était d'y céder ?

    « Bien. »

    Je m'étais mordu les lèvres, avant de regarder Dédé, puis la foule. Je souriais nerveusement, mais en même temps je me sentais apaiser. Il y avait une ambiance amicale et à part ici.

    « Il y a quelque temps, j'ai écrit quelque chose et je n'ai pas eu encore l'occasion de le faire écouter. Du coup, comme j'ai la chance d'avoir un public ce soir, ainsi que... »

    J'avais une nouvelle fois porté mon attention en direction d'Ellie, lui adressant un petit sourire.

    « ... la principale intéressée. Et à sa demande, je vais donc me prêter au jeu. »

    Je m'étais approché du piano, m’asseyant devant et j'avais commencé à pianoter quelques notes pour voir si il était bien accordé. A dire vrai, il était juste parfait, à l'exception d'un petit détail, mais que je pouvais très vite et discrètement arranger. Une fois prêt, j'avais pris une grande inspiration, avant de pianoter quelques notes et de parler par dessus. C'était un petit texte que j'avais écris et j'avais trouvé la musique parfaite qui allait avec.




    « Je vivais dans l'ombre du passé,
    seul depuis si longtemps,
    attendant qu'un rayon de Soleil traverse le ciel.

    J'enterrais tous mes espoirs et tous mes rêves,
    au cas où j'en aurais besoin un jour,
    je vivais, sans réellement vivre.

    J'ai besoin d'inspiration, d'espoir,
    de quelqu'un qui me montre le chemin à suivre.

    Il y a ceux qui disent,
    et il y a ceux qui prouvent.

    Une seule personne peut changer
    tous nos sentiments,
    toutes nos pensées
    et totalement notre vie.

    Qu'importe le passé ? Qu'importe l'avenir ?
    La chose la meilleure,

    C'est croire que jamais l'espoir divin,
    qu'à deux on parvient à former
    Et qu'à deux on partage,

    L'espoir d'aimer longtemps,
    d'aimer toujours, d'aimer
    Chaque jour davantage ;
    ne doit finir.

    L'espoir, c'est de se lever chaque matin,
    ne pensant qu'à elle,
    ne pensant qu'au lendemain. »


    Je m'étais arrêté là. Le texte n'allait pas plus loin. Mais il avait suffit pour que je sente deux bras venir m'enlacer alors que j'étais encore assis.

    « C'est tellement profond ce que tu dis. »

    Je ne savais pas si j'avais réussi à toucher la principale intéressée, mais Dédé était comblé. Si ça se trouvait, j'aurai toutes mes chances avec lui. En tout cas, je l'avais serré également, puis je m'étais levé et il m'avait laissé un petit peu d'espace, tandis que les gens applaudissaient. Puis, j'avais regagné ma place, tandis que j'entendais Dédé prononcé ces mots qui me faisaient rêver.

    « A madame la Ministre ! Vous avez bien quelque chose en magasin. Un produit non taxé, s'il vous plaît ! »

    La foule s'était mise à rire, tandis que j'avais légèrement incliné la tête en direction de la jeune femme, tout en lui indiquant la scène.

    « Je crois que ton public t'attends. Ce soir, tout est permis. » lui dis-je avec un petit sourire.


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Jules Verne


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________________________________________ Jeu 9 Mar - 20:13

« Sous le ciel de Paris s'envole une chanson »

Elle est née d'aujourdhui dans le coeur d'un garçon.

Pendant ce temps, ailleurs...

Je renversai la tête en arrière, humant l'air lourd et goudronné de la métropole. Paris avait énormément changé depuis la dernière fois. Je m'y étais préparé, naturellement. Je n'étais pas naïf au point d'espérer que la ville lumière serait restée telle que dans mon souvenir. L'aéroport, puis le trajet jusqu'à l'hôtel... Tout s'était déroulé comme du papier à musique. Aucune anicroche. Malgré la fatigue écrasante que j'éprouvais, je ne parvenais pas à tenir en place. Paris m'appelait. Il me tardait de la redécouvrir, enfin !

J'avais trouvé naturel d'offrir un dîner romantique à Ellie et Anatole, afin de les remercier de m'accompagner pour ce voyage. J'avais ressenti un petit pincement au coeur, mais il s'était évanoui bien vite. Même si au premier abord, je n'avais pas apprécié le jeune homme, il semblait être le parti idéal pour la demoiselle que je chérissais. Un lien subtil les unissait. J'espérais qu'il parviendrait à la rendre heureuse. Elle le méritait. Si jamais il échouait, il aurait affaire à moi.

Je nourrissais l'envie particulière de me rendre à la butte de Montmartre, lieu duquel je gardais un agréable souvenir, mais auparavant, étant proche de la chambre que je louais lorsque j'étais encore étudiant, je m'y rendis à pieds. Je rencontrai quelques difficultés à la retrouver car certaines rues avaient changé de nom, mais grâce aux quais de la Seine qui demeuraient heureusement inchangés, je parvins jusqu'au 24, rue de l'Ancienne Comédie, rue où se situait l'ancien théâtre de Molière (d'où son appelation). Le centre de Paris avait gardé l'architecture ancienne, de même que les pavés au sol. Les devantures de la majorité des boutiques et restaurants étaient en bois vernis, conférant un aspect vétuste des plus émouvants à l'endroit. Je levai les yeux vers la fenêtre du second étage qui donnait sur ma chambre d'étudiant, remarquant qu'on avait mis des fleurs. C'était donc habité. J'eus un sourire à la fois chaviré et heureux de savoir que l'endroit où j'avais vécu mon existence de jeune homme fourmillait toujours d'une vie humaine. Un instant, je fus tenté de sonner, mais je réalisai bien vite qu'il était impoli de déranger les gens en pareille heure.

J'enfouis les mains dans les poches de mon long manteau et remontai le col de ce dernier, luttant contre le froid qui devenait mordant à mesure que j'avançais. Je m'arrêtai quelques secondes devant le café Procope. Tiens donc, il était toujours ouvert ! Agréablement surpris, je lis les noms qui étaient inscrits sur la plaque dorée juste à côté de l'entrée :


Je fronçai les sourcils, à la fois déçu et irrité que l'on ait omis mon nom. Certes, je n'avais pas fréquenté ce café autant que monsieur Hugo ou Balzac, mais j'y avais passé certaines soirées mémorables ! Je faillis en pousser la porte pour aller le préciser immédiatement au directeur de l'établissement, mais me retins pour la seconde fois de la soirée. Je ne pouvais plus rien prétendre. Tout au plus, j'étais dans la capacité de me faire passer pour un passionné de Jules Verne et ainsi revendiquer mes droits par ce biais... Mais cette méthode me semblait par trop arrogante.

Les épaules basses, je fis demi-tour. Tout compte fait, me replonger dans le passé ne m'avait pas fait autant de bien que je l'avais escompté. Peut-être que Montmartre me rendrait plus enjoué ? Les cabarets et les lieux de divertissements étaient nombreux, autrefois. Cela avait-il changé, comme le reste ?

Je réfléchis au moyen de locomotion afin de m'y rendre, car il me semblait logique que les voitures à cheval que j'utilisais à l'époque n'existaient plus. Je ne pouvais y aller à pieds, c'était bien trop loin. Comment faire ? Au cours des recherches sur l'Internet en compagnie de la petite Apolline, cette dernière m'avait parlée du métropolitain. L'utilisation semblait laborieuse mais j'étais d'humeur optimiste, ce soir-là, aussi je m'élançai hardiment vers la première bouche de métro rencontrée, et m'y engouffrai.

Oh... quelle méchante odeur ! Je fis une grimace et remontai mon écharpe sur mon nez. En sous-sol, les embruns étaient encore plus nauséabonds qu'à l'air libre, car à la pollution se mêlaient des relents d'urine et de tabac froid. Je descendis les marches et me retrouvai dans un vaste hall souterrain, duquel partait un nombre inquiétant d'embranchements. Gardant mon calme, je levai les yeux vers les panneaux indiquant les directions, mais aucune ne m'aida à choisir laquelle emprunter : Nation, Louvre, Tuileries, Victor Hugo (comment une direction pouvait-elle porter le nom d'un écrivain ?), Nationale, Menilmontant... Comment diable les gens faisaient-ils pour parvenir à se repérer ?

Profitant de l'arrivée de la foule vers moi, j'interpelai un passant qui parlait dans son téléphone :

"Monsieur, s'il vous plaît ! Comment se rend-on jusqu'à Montmartre ?"

L'homme continua tout d'abord de marcher, les yeux rivés au sol, puis comme j'insistais, il me regarda enfin et sembla partagé entre l'anxiété et la méfiance. Je fronçai les sourcils. Pourquoi tant de crainte ?

"Montmartre ?" répéta-t-il. "Il faut changer plusieurs fois de stations."

Comme si cette explication suffisait, il reprit son chemin à pas vifs tout en gardant son téléphone vissé à l'oreille. Je clignai des yeux, désemparé, au milieu de cette foule qui fonçait vers moi en manquant de m'emporter. Je finis par rester près du mur, attendant que l'assaut se termine et que le calme revienne. Cependant, la paix n'existait pas dans le Paris souterrain. Continuellement, un roulis se faisait entendre. Issu des machines, des pas humains, des rails usés par les wagons...

Je renversai la tête en arrière, heurtant le mur derrière moi. Je me sentais écrasé par tout ce brouahaha constant. Peut-être était-ce plus sage de faire demi-tour, de rentrer à l'hôtel ? Je me redressai, envahi par la témérité. Non, ne jamais s'avouer vaincu ! C'était là le premier pas vers la renonciation. Cette époque n'aurait pas raison de moi. Je pouvais me montrer plus endurant, plus téméraire, plus enragé ! J'avais décidé de redécouvrir Montmartre et rien ne se mettrait en travers de ma route.

Rajustant mon chapeau de haute forme, je remontai le large escalier nauséabond pour retrouver les rues illuminées de Paris. Je n'appréciais pas les regards des gens dans l'ombre, qui me toisaient. Pratiquement personne ne portait de chapeau, de nos jours. Je trouvais cela indécent. Afin de m'adapter, je m'habituais à sortir découvert de temps à autre, mais ce soir-là, dans ma tenue d'apparat, cela me semblait impossible.

Je déambulai quelques minutes dans les rues, les mains enfouies dans les poches de mon long manteau. A mesure que le temps passait, je réalisai qu'il était préférable de rebrousser chemin. La ville me semblait bien trop grande, défigurée et inconnue. Où était passé mon Paris ? Cette métropole pleine de promesses et de rêves ?

Alors que je retournais sur mes pas, je vis quelqu'un héler une voiture en levant la main. Sur le toit de cette dernière s'éteignit un écriteau alors que la personne montait à l'intérieur. Le chauffeur démarra aussitôt. Je me souvins brusquement de ces taxis parisiens que les gens utilisaient pour se déplacer d'un point à un autre de la capitale. Ragaillardi par cette possibilité, je levai haut le bras et agitai fortement la main en distinguant les reliefs d'un véhicule portant le même panneau lumineux en son sommet.

"Je suis là ! Ohé ! Ohé !"
m'écriai-je, surexcité.

Plusieurs personnes se retournèrent en me voyant gesticuler de la sorte tout en criant à gorge déployée, mais je n'en avais cure : je voulais absolument que le taxi me remarque. Il se stoppa à ma hauteur et je m'empressai de monter à l'intérieur, m'installant sur la banquette arrière. Il faisait nettement plus chaud qu'au dehors. J'entrouvris mon manteau et enlevai un tour d'écharpe. J'avais déjà ôté mon chapeau que je posai sur le siège vide à côté de moi.

"Bonsoir, mon brave. Connaissez-vous Montmartre ?" demandai-je au chauffeur d'un ton enjoué.

Ce dernier m'observa dans le miroir fixé au-dessus de la large vitre de la voiture.

"Bah ouais." répondit-il d'un ton évident en haussant les épaules.

"En ce cas, conduisez-moi sur-le-champ."

Cela était si agréable de converser dans ma langue natale. Le Français était si mélodieux à l'oreille. Même si le chauffeur semblait peu aimable.

"Ca fera 125€." fit-il en reniflant de façon peu élégante.

"125€ ?" répétai-je, surpris du montant.

Pour tout avouer, je n'avais aucune notion de l'argent. A l'époque, j'excellais pour gérer ma fortune mais avec le temps, le Franc avait laissé place à l'Euro et je devais également jongler avec les Dollars de par mon lieu de résidence, ce qui rendait toute l'affaire d'autant plus compliquée. Pour ce voyage, j'avais fait un emprunt à Elliot et bien que mon ami ait insisté pour que je ne lui rembourse rien, je gardais un petit carnet sur moi, dans lequel je notais scrupuleusement chaque dépense. Je comptais tout lui rendre dès que j'aurais une situation régulière. Il me semblait insupportable de débuter une nouvelle vie avec des dettes.

"Tarif de nuit, mon brave." expliqua le chauffeur en ricanant. "En plus, y a une majoration de 30%."

"Etes-vous sûr que tout ceci soit très légal ?"
l'interrogeai-je en haussant un sourcil suspicieux.

"Si vous êtes pas content, vous pouvez toujours aller à Montmartre à pieds." fit mon interlocuteur en haussant les épaules.

J'esquissai une moue pincée, mais comme je n'avais d'autre choix, je plongeai la main dans ma poche et en sortis le portefeuille.

"Acceptez-vous les cartes bancaire ? Je sais utiliser le sans contact."
précisai-je d'un ton fier.

Depuis le mois de décembre, j'avais appris à me débrouiller avec les lecteurs bancaires, et j'étais à chaque fois extrêmement satisfait d'utiliser l'une de ces machines.

"J'ai pas le sans contact."
grommela le chauffeur en me tendant le lecteur.

Décidément, ce personnage était d'un grossier...! Une fois la transaction effectuée, il démarra. Je restai les yeux tournés vers la vitre et le paysage urbain, redécouvrant la ville au gré de ses carrefours et boulevards. Je ne reconnaissais rien.

Au bout d'un moment, le coeur gonflé par la nostalgie et la déception, je demandai au chauffeur qui était plongé dans le silence :

"Le Moulin Rouge existe-t-il toujours ?"

"Ah ! Vous sortez pas beaucoup, vous, hein ?" s'esclaffa-t-il. "Ou alors... c'est une blague, c'est ça ? C'est pour une caméra cachée ?"

Sans que j'en comprenne la raison, il se mit à observer de tous côtés, avant de me fixer dans le miroir accroché juste devant la vitre, méfiant.

"Non, non..." répondis-je, incertain. "Je ne suis pas venu ici depuis longtemps."

"Quand même !" grommela-t-il. "Vous voulez que je vous emmène au Moulin Rouge ?"

"Précisément."

J'y étais allé l'année de son ouverture, lors de l'Exposition Universelle de 1899. En ce temps-là, le cabaret était un lieu de fête, de frivolité et de légèreté. J'en gardais un souvenir impérissable. Il y avait jusqu'à trente moulins à vent sur la butte de Montmartre (dont douze dans la rue Lepic) qui broyaient du grain, du maïs, du plâtre, de la pierre. Le Moulin Rouge avait été érigé par deux hommes d'affaires afin de permettre aux plus riches de venir s'encanailler dans un quartier à la mode. Je me souvenais encore du gigantesque éléphant métallique dans le jardin, élément extravagant.

Désormais, le Moulin Rouge du boulevard de Clichy était illuminé de lumières et d'affiches publicitaires criardes. Tous les autres moulins avaient disparu, ce qui m'inspira un grand sentiment de vide et d'abandon. Le taxi me déposa juste devant le cabaret duquel s'échappaient déjà des sons bas et bruyants.

Je pris le temps de fumer un cigare, histoire de me détendre un peu avant de pénétrer dans l'atmosphère enfiévrée du Moulin, même si je ne nourrissais que peu d'espoir quant à son contenu. La magie serait sans doute bien différente, comme le reste...

Quelques minutes s'écoulèrent dans la fumée entêtante du tabac, qui se mélangeaient à la nuit bruyante. J'éteignis mon cigare sans le terminer et le remis à l'intérieur de la boîte en métal que je rangeai dans la poche intérieure de mon manteau. Puis, je passai la main sur le rebord de mon chapeau de haute forme et poussai les double portes du cabaret.

J'en fus ébloui.
Hormis quelques détails luminaires et techniques, le Moulin Rouge demeurait inchangé.


D'innombrables tables de différentes tailles disposées dans un ordre précis, la vaisselle étincelante dans laquelle les multiples lumières se réverbéraient comme autant d'étoiles, les nappes immaculées, la haute toile rouge qui masquait le plafond en donnant une allure de cirque élégant, et la scène sur laquelle se déhanchaient une vingtaine de femmes en tenue affriolante. Elles ne portaient pas de jupes mais une sorte de justaucorps très échancré et transparent, à la fois couleur chair et argenté par endroits. Elles avaient des coiffes rouges bouffantes et de longs gants assortis. Leurs pieds emprisonnés dans des chaussures brillantes dont les talons claquaient en rythme sur la musique enivrante. Lorsqu'elles se retournèrent d'un même mouvement sur leur chorégraphie, l'étonnement me fit écarquiller les yeux et je cherchai un siège à tâtons pour m'asseoir. Leur vêtement était vraiment... invisible.

Je ne parvins pas à détacher mon regard du spectacle avant plusieurs minutes. Le french cancan avait diablement évolué en deux siècles !

Agréablement surpris, je commandai la dernière boisson à la mode -un sex on the beach, incroyablement sulfureux- et m'installai confortablement sur mon siège afin de savourer le spectacle à sa juste valeur.

Yes, I can can can !


crackle bones

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- My sweet girl, I am living today in yesterday. -
I was in a complete fascination all day. You dazzled me. There is nothing in the world so bright and delicate. You have absorbed me. I have a sensation at the present moment as if I was dissolving.
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