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 How would you feel ? # Carlisle

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Antropy Tiger


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sonne le glas. »


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________________________________________ Mar 28 Fév 2017 - 19:09


We got questions we should not ask


Novembre 2016.

Je fixai la fenêtre d’un air dubitatif, essayant de voir quelque chose à travers l’orage qui tombait à verses sur les terres de la bourgade allemande où nous nous trouvions… Carlisle m’avait conseillé de prendre des vêtements légers, d’été, mais je commençais à me dire qu’il avait dû fumer un peu trop pour vouloir que je me promène en tee-shirt là-dessous. Lui qui était d’ordinaire si précautionneux sur l’apparence ou ce genre de choses ne pouvait pas s’être trompé à ce point, si ? Il savait pourtant que nous étions en Novembre et qu’il faisait genre moins huit mille dehors au moins ? Non parce que franchement, je refusai de mettre un seul pied dehors avec un temps pareil ! Déjà que je n’aimais pas l’eau ni l’humidité, là c’était pire que tout.

Poussant un soupir, je me tournai pour tomber sur le canapé que j’avais grimpé précédemment, ramenant mes pieds nus sous mes jambes en tapotant mon menton. Il était encore tôt – ou tard, ça dépendait du point de vue – et je tournai comme un lion en cage dans la grande maison des Shubner. Carlisle était absent. Thomas aussi. Katheleen était occupée dans une autre partie de la maison et je n’avais pas le cœur à aller la déranger… J’avais repoussé mon casque et mon ordinateur, éteint mon MP3, puis fixé le plafond pendant de longues minutes. Vraiment, ne rien avoir à faire – même pas travailler au bar ! – avait le don de me rendre passablement irritable. J’attrapai la balle rebondissante ramenée de Barcelone et me mit à la faire rebondir contre le mur, la rattrapant puis la renvoyant dans une monotonie mortelle. Je me serais cru à la place de la gamine dans le dessin animé, sauf que je ne chantai pas et que je n’avais pas envie de m’allonger au pied d’une horloge !

Je me redressai en sursaut en entendant la porte s’ouvrir, réalisant que je m’étais assoupi quelques minutes… Si ça avait pu être des heures ! Un HOMME apparu dans l’encadrement, pourvu d’un costume sombre impeccable et d’un petit sourire en coin en me découvrant. Estienne, l’un des hommes de main de Thomas Shubner, le… meilleur ? Seul ? Ami de Carlisle Evil. Je me relevai en me frottant les yeux, étouffant un bâillement en le dévisageant. Sa présence ne pouvait signifier qu’une chose : Louis ne reviendrait pas à l’heure pour me chercher. Et donc son patron non plus. Comme je m’y étais attendu, à vrai dire, et il me le confirma en articulant avec un fort accent :

« Monsieur Evil vous pries de l’excuser. Il vous retrouvera directement à l’aéroport de Berlin-Schönefeld à l’heure convenue. Avez-vous rassemblé les affaires nécessaires ? »

Je lui lançai un regard désespéré qui le fit rire, attrapant le peu d’objets que j’avais à portée pour les faire glisser dans un sac à dos. Poussant un soupir, je m’approchai de lui avant de lui adresser un sourire compatissant. Ce n’était pas de sa faute à lui, il n’était que le messager dans cette situation. Lorsque je fus à sa hauteur, Estienne fouilla dans sa poche et je m’arrêtai. Intrigué. Il sorti sous mes yeux un sachet de Dragibus et je poussai une petite exclamation amusée avant de m’approcher rapidement pour le saisir.

« J’ai pensé que cela vous remonterait le moral. » Expliqua-t-il, sobrement.

Je hochai la tête vigoureusement, attrapant l’un des petits bonbons rose pour l’engloutir dans un soupir satisfait.

« C’est trop sympa, fallait vraiment pas ! J’vais finir par croire que vous avez des actions dans les usines Haribo ou quoi… C’est gentil en tout cas. J’vous aime bien. »

Oui, c’était puéril mais que voulez-vous, parfois on se contentait d’un rien !

« Mon… Epouse travaille dans l’usine de Bonn. »
« Oh, vous êtes marié ? »

Il hocha la tête en réponse tandis que nous nous engagions dans le couloir pour rejoindre les étages privés. Je poussai la porte de la chambre de l’épaule avant qu’il ne me l’ouvre – fallait pas exagérer, je n’avais pas besoin d’être assisté ! – et fixai le sac que j’avais préparé : quelques tee-shirts et des affaires de rechanges, le strict nécessaire. Je n’aimais pas m’encombrer et je n’en avais pas besoin. Estienne paru surpris qu’il n’y ait que ça, balayant la pièce à la recherche du piège avant de tendre la main pour prendre le sac.

« De temps en temps, voyager léger ne fait pas de mal ! »

Cela le fit sourire. Au moins, y’en avait un pour révéler un peu ses émotions ici ! Même si Thomas et Katheleen étaient de vrais bavards quand ils s’y mettaient, intarissables. Il s’effaça après m’avoir signalé m’attendre à l’entrée et je jetai un dernier regard à la pièce impersonnelle. Un éclair zébra le ciel et je frissonnai, me dépêchant d’attraper un manteau et une écharpe avant d’enfiler prestement des baskets.

Je dévalai les marches quatre à quatre pour me retrouver dans le grand hall décoré, m’attardant sur le tableau aux flammes peintes trônant tout en haut des escaliers. Notre hôte adorait tout particulièrement cette œuvre… Il l’avait reçu des mains de Carlisle la première fois où j’étais venu ici. Je n’avais (à l’époque) aucune idée de sa valeur jusqu’à ce que je me rende compte sur internet que ce que je prenais pour un code barre était en fait son prix. Entre ça et la valeur sentimentale, il y avait de quoi se tourner la tête ! C’était des trucs trop chers pour moi, l’art et tout ça… L’organiste essayait régulièrement de me faire apprécier des artistes du temps passé et, parfois j’aimais, parfois ça ne me faisait ni chaud ni froid. Néanmoins, j’appréciai énormément tout le patrimoine qu’il me permettait de découvrir ainsi que les histoires ou les possibilités d’exploration en devenir.

En fait, vivre avec un type comme lui était encore plus excitant que ce que je m’étais imaginé ! Enfin, quand vous arriviez à le tirer hors de son travail ou de ses congrès… Ça ne me dérangeait pas forcément, j’avais un emploi du temps plutôt souple depuis que je ne travaillais plus au All New Rabbit Hole ; il fallait croire que Judah n’appréciait pas forcément que ses employés prennent la poudre d’escampette sans prévenir d’une durée déterminée… Tant pis, Granny m’avait ré-embauché et elle, elle tolérait ça. Enfin, je la soupçonnai de ne pas toujours se souvenir qu’elle m’employait mais qu’importe, ça me permettait de retrouver Jamie encore plus souvent qu’avant !

Je souris à cette idée, me retrouvant tout à coup nez à nez avec KATHELEEN qui m’observait avec une expression tendre sur le visage. Je ne lui connaissais pas beaucoup d’autres attitudes, une sorte de bienveillance constante brillait autour de ses longs cheveux soigneusement peignés et coiffés. J’avais l’impression d’être un gosse que sa nounou surveillait sous ses yeux clairs, ne pouvant m’empêcher d’ailleurs de la prendre dans mes bras pour lui faire un câlin. Elle paru surprise mais me tapota gentiment le haut du dos, me souhaitant un bon voyage avant que je ne quitte la maison en compagnie d’Estienne. Je ne savais pas quand je reviendrais, mais au moins je ne manquais pas la politesse de lui dire au revoir en bonne et dû forme.

Je courus sous la pluie pour ne pas finir trempé comme un sous neuf, me planquant sur le siège passager du véhicule. L’homme de main hésita quelques instants, se demandant sans doute pourquoi je n’étais pas à l’arrière comme l’exigeaient les convenances, mais quand il vit que je bouclais ma ceinture il ne dit rien et démarra. La route, le rouli régulier des essuie-glaces, la fraicheur de l’air, l’ombre du jour à peine visible dans cette fin d’après-midi qui touchait à sa fin. Je me laissai bercer par les lumières des villes que nous croisions, mordillant machinalement mon pouce en attendant l’arrivée fatidique.

La voiture s’immobilisa face à une grille et je vis Estienne tendre un badge à un garde armé. Ce dernier hocha la tête et nous ouvrit, permettant à la voiture de s’engager sur le tarmac et de longer les pistes jusqu’aux hangars. Je reconnu sans mal le jet de la famille Evil, d’un blanc éclatant, une fois que nous fûmes à l’intérieur de l’un d’eux. Sans attendre je bondis hors de la voiture en remarquant que Louis descendait de l’appareil pour s’entretenir avec une jeune femme blonde… Clarice. Un grand sourire naquit sur mon visage, en réponse au sien, quand elle me vit et je m’approchai d’elle pour serrer la main qu’elle me tendit. Estienne et Louis se jaugèrent respectivement, s’accordant un salut bref, avant que le premier ne me tende mon sac de transport. Ah bah oui, si je l’oubliais !

« Bonsoir Clarice ! J’espère que vous m’emmenez dans un endroit plus chaud parce qu’ici, il fait vraiment trop froid. Les caraïbes c’est bien, ou Cuba ? J’ai jamais vu Cuba ! »

« J’y penserais, pour Cuba. » Répondit-elle avec un clin d’œil. « Si vous voulez bien monter, j’effectue les dernières vérifications et nous partirons à l’heure pour Abuja. »

Abuja ? … Je ne me fis pas prier, faussant compagnie aux deux hommes – après avoir serré la main d’Estienne et juste eu un regard pour Louis (brr…) pour grimper deux à deux les marches et me faufiler dans l’appareil. A l’INTERIEUR je reconnu sans mal la haute silhouette de Carlisle, de dos, penchée vers l’une des tables où un document était ouvert. Apparemment il n’avait pas fini de travailler… Qu’importe, heureux de le voir, je posai mes affaires négligemment sur les sièges et me dépêchai de le rejoindre pour passer mes bras autour de lui ! Il eut un sursaut crispé sous la surprise, semblant prendre le temps de comprendre que ça n’était que moi et pas un mercenaire à sa recherche, avant de se retourner pour me faire face. Je gloussai, laissant mon menton venir se poser contre son torse et humant son odeur. Mes yeux dans les siens.

« Tu m’as manqué ! » Ne pus-je retenir. « On va où ? C’est pas humain la pluie qui tombe ici ! Dis-moi que c’est le Sahara ou quelque chose du genre ? Ou bien on retourne en amérique ? T’as le mal du pays ? C’est quoi Abuja ? Ca me dit quelque chose… Clarisse à dit qu’on se rendait à Abuja ! C’est loin ? »

Je me moquai un peu mais il commençait à avoir l’habitude, non ? Ce grand type guindé vers lequel je me hissai sur la pointe des pieds pour venir lui voler un baiser. Si ses sœurs nous voyaient, elles me massacreraient pour un tel affront.

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Carlisle L. Evil


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________________________________________ Dim 5 Mar 2017 - 19:05

 
There are roads out of the secret place within us which we must all move as we go to touch others.

Novembre 2016


Penché sur la dizaine de feuillet de relevé pharmaceutique que Louis venait de lui faire parvenir, Carlisle avait l’apparence d’une statue grecque. Parfaite, aussi bien dans sa silhouette que sa posture, comme toujours. Un art de vivre, allant de la droiture de son dos à l’écartement même de ses pieds, calculés. Toujours calculé. Millimétré, comme une partition. Chaque posture était une note, chaque jours, une symphonie. C’était son rôle de la mener à la perfection, qu’importait les obstacles. Et il était toujours parvenu à le faire. Jusqu’à peu de temps auparavant…

Une ombre discrète à sa gauche lui fit relever la tête, se tournant vers son homme de main. Louis ne laissait que transparaître peu d’émotions, rarement nouvelle, et celle que Carlisle pouvait lire sur son visage à cet instant n’était autre que celle d’une sourde colère. Louis détestait quand il le ‘congédiait en vacances’. Pour un garde du corps, c’était comme lui rappeler que son rôle n’était qu’un métier, rien de plus. Pourtant, Louis n’était pas un sentimental, loin de là, et Carlisle le savait. C’était autre chose qui le dérangeait. Et Carlisle avait une vague idée de la raison d’une telle expression.

-Un problème ?
-Tiger vient d’entrer sur le tarmac.

Carlisle eue  un hochement de tête, observant l’homme à la moue presque belliqueuse cette fois. Carlisle haïssait se répéter. Louis le savait très bien, étant son garde du corps depuis près de vingt ans désormais, aussi était-ce une attitude délibérée, que Carlisle observa en relevant un sourcil.

-Êtes-vous sûr de ne pas vouloir de ma présence patron ? Finit par déclarer l’irlandais, d’une voix directe et franche, le regardant en face. Ce Tiger… Rend toujours tout trop imprévisible.

Le mépris dont il usa pour prononcer son nom provoqua chez Carlisle une réaction diffuse, confuse, le faisant redresser ses épaules. Sa… Relation avec Antropy était d’un anonymat absolu. Supposé du moins, Carlisle ne doutant pas de l’intelligence de l’homme qui lui faisait face. Sa prudence excessive et obsessionnelle était parvenu à contenir l’imprudence d’Antropy a des lieux privés, mais Louis était loin d’être un imbécile. Et son intonation le prouvait. Pour être honnête, Carlisle ignorait si Louis était homophobe -provenant d’une famille irlandaise radicale, c’était peut-être le cas.

Le simple fait de penser ce mot provoqua en son âme une réaction étrange, presque honteuse. Cela ne faisait pas longtemps que lui et Antropy avaient… Malgré lui, Carlisle pinça les lèvres, agacé de la pudeur de son esprit, alors même que celle-ci était incontrôlable. Innée. Une pudeur qu’Antropy n’avait de cesse de bousculer, par jeux, et qui avait la capacité non négligeable de le mettre hors de lui. Si Carlisle détestait être ignorant, cela n’était rien en comparaison des profonds malaises que pouvait provoqué le roux en lui…. Malaises qu’il contrebalançait toujours par une violence  familière, presque sécurisante pour lui.

-Vous êtes sûr de vouloir l’emmener…. Là-bas ?

Cette fois ce fut la curiosité qui anima sa voix. Ainsi qu’un peu de jalousie. Louis ne l’avait accompagné qu’une fois. Une seule et unique fois. Un privilège, en un sens. Qu’il offrait désormais à un autre.

-Je saurai me charger de lui, dit posément Carlisle, se forçant à détendre ses épaules. Profite de ta semaine de vacances pour retourner auprès de ta famille.
-A vos ordres, finit-il par répondre, après un silence.

Il eue un hochement de menton, forme sommaire de salut, et Carlisle se détourna, se penchant à nouveau vers ses documents. L’attitude de Louis était étrange, mais Carlisle pouvait le comprendre. Lui même ne comprenait pas encore ce qu’il l’avait prit de vouloir emmener Antropy au Nigeria. C’était un lieu que personne de son entourage ne connaissait, un lieu de l’ordre du secret personnel. Même ses sœurs n’en avaient que vaguement entendu parler. Même Thomas n’en connaissait que de vagues anecdotes ! Alors pourquoi…

La crispation survint avant même que son cerveau ne finisse d’analyser la présence de chaleur autour de ses côtes. Réflexe conditionné d’une éducation militaire… Et de mauvais traitements. Ses doigts remontèrent aussitôt vers les poignets, prêt à désarmer, quand il aperçut la forme discrète du tatouage dépassant du sweat bon marché qui ne pouvait avoir qu’un seul propriétaire. D’un geste vif, il se défit de l’étreinte de ses bras, se retournant pour faire face au rouquin qui se mit à glousser, revenant passer ses bras autour de lui.

Une telle familiarité lui était totalement inconnue. Dans son monde, dans son univers, ce genre de… Démonstration était de l’ordre du vulgaire. Les ‘’câlins’’ ne se faisaient guère en bonne société. De discrètes démonstrations, des effleurements et des baisemains, tels étaient les repères qu’il connaissait. Les Schubner étant le seul exemple que Carlisle possédait en…. La matière, il acceptait même les démonstrations plus affichées, les baisers au coin des pommettes et les mains glissant parfois au creux des reins, mais jamais plus. Jamais… Ainsi. Aussi restait-il d’une rigidité affligeante et risible, crispé entre ses bras, alors qu’il lui administrait sans la moindre formule qu’il lui avait…. Manqué. Cela aussi, c’était un sentiment résolument inconnu. Parce que si Thomas pouvait parfois lui manqué, les mots ne revêtaient clairement pas la même connotation.

Le flot des mots lui épargna de devoir répondre, s’attendant cependant à tout sauf à sentir ses lèvres frôler les siennes, dans un baiser… Tendre. La seule tendresse qu’il ai jamais connu étant celle, exigeante, de ses sœurs, cela le laissait toujours au dépourvu. Cette façon qu’il avait de toujours lui affirmer, lui prouver, lui démontrer qu’il l’aimait… C’était presque dérangeant. Gênant. Et pourtant… C’était une sensation agréable. Une chose étrange et diffuse, qui se répandait dans ses veines et dans son corps, sans qu’il ne parvienne à la comprendre. Il savait comment le corps réagissait aux endorphines. Il le savait parfaitement. Mais entre la connaissance et l’application…. Carlisle n’avait jamais ressenti de désir pour qui que ce soit. Ni même d’attirance. Jamais. Ses baisers avaient toujours été des monnaies d’échanges, des moyens de parvenir à ses fins, sans jamais subir les affres des conséquences, étant totalement dépourvu de désir sexuel.

Jusqu’à ce fichu rouquin, qui avait l’audace de se redresser encore, venant appuyer ses lèvres contre les siennes avec un peu plus de fermeté encore. Ses doigts se serrèrent, crispés par la surprise, figés de chaque côté de son corps, rigide comme un combattant sur le point de devoir riposter. Pourtant il ne bougea pas, s’autorisant à peine à fermer les yeux. Ses lèvres restant aussi rigide que son corps. Dures contre les siennes. Serrées. Ce qui n’enleva rien au sourire béat qui illumina son visage lorsqu’il recula, revenant poser ses pieds sur le sol, déliant ses bras de lui, avant de retourner en arrière, lui demandant si le siège devant lequel il se trouvait était bien le sien, attrapant son sac pour le laisser tomber dans le fauteuil opposé, où il se laissa tomber, tout sourire. Enlevant déjà ses chaussures, ce qui eut le don de le rendre à la motricité, levant les yeux au ciel.

-Monsieur ?

La voix de Clarice acheva de le rendre à la vie, se retournant pour lui faire face.

-Nous sommes prêt à partir.
-Parfait.

Elle eue un hochement de tête, se rendant dans le cockpit tandis que la porte du jet se fermait. Rapidement, Carlisle rassembla les papiers qu’il consultait, les rangeant dans une pochette anonyme, avant de s’asseoir.

-Nous n’avons pas d’hôtesse pour ce voyage, informa-t-il sommairement Antropy, s’asseyant à son tour. Le vol ne dure que six heures,  tu pourras te choisir un plateau repas à l’arrière. Et Louis ne nous accompagne pas. conclut-il en le voyant jeter des regards par-dessus son épaule comme surpris.

La lueur qui illumina son regard à cette nouvelle lui confirma que l’animosité de l’un était analogue à l’autre, et il se contenta de jeter un regard par le hublot, soupirant pour lui même.

-Et pour répondre à ta question, Abuja est la capitale fédérale du Nigeria.

Il le vit aussitôt se trémousser sur son siège, comme si le trop plein de ses émotions forçait son corps à se mouvoir sans cesse. Ce qui le fit sourire, discrètement. Cette capacité enfantine qu’il avait parfois de s’émerveiller de tout était aussi captivante qu’exténuante. Rassemblant ses papiers dans le but de les lires, il dût cependant se rendre à l’évidence : Antropy ne se contenterait pas de ces informations sommaires, bien au contraire. Un flot incessant de question l’assaillit donc, portant aussi bien sur le lieu où ils se rendaient, auxquelles il ne répondit que du strict minimum, à tout les sujets du monde, du plus précis au plus banal. Notamment portant sur sa marque de ketchup préférée, ce qui lui permit d’exhiber fièrement son tatouage en forme de bouteille dudit condiment, au creux de son bras. Et qui eue pour don de le faire lever les yeux au ciel d’agacement. Si son esprit était pétrie de pudeur, Antropy semblait quand à lui en être proprement dépourvu….

Le jet atterrit à Abuja à 15h, et le soleil tapant à travers les hublots rendait l’air dans l’appareil aussi épais que sec. Un sourire traversa le visage de Carlisle. Ce sourire était rare, un sourire simple, peut-être même heureux, que peu de gens avaient eue la chance de lui voir porter. Attendant les dernières manœuvres, Carlisle eue un regard pour Antropy, endormi dans le fauteuil en face de lui. Réalisant sans doute qu’il l’accompagnait dans ce voyage. Doutant soudain. Ce lieu était un secret, un secret précieux à son coeur sombre. Un lieu unique, caché du monde, caché de son monde. Etait-ce réellement une bonne idée ? Plus important : en avait-il réellement envie ? Envie de partager cette part secret, dissimulée… Ce lieu… Avec lui ? Berlin était une chose. Mais ici…

-Antropy, dit-il d’une voix presque précautionneuse, se levant pour venir poser sa main sur son épaule. Nous sommes arrivés.

Les yeux du rouquin se mirent à papillonner, se redressant dans son siège pour fixer le hublot et le paysage qu’il offrait avant de se tourner vers lui… Et d’ouvrir une bouche surprise, son visage perdant un instant la moindre expression. Aussitôt, Carlisle se retourna, s’attendant à une attaque, mais il n’y avait qu’eux dans ce jet. Son visage se fermant, surpris à son tour, il posa un regard incertain sur Antropy… Qui vint attraper le pan du t-shirt qu’il portait désormais. Carlisle fit aussitôt claquer sa langue contre son palet.

-Ne prend pas cet air stupide, je t’avais demander de te vêtir de la sorte!

Mais le rouquin continua à le fixer, comme si le voir sans costume constituait l’acte le plus choquant de son existence. Levant les yeux au ciel, Carlisle se redressa, allant chercher son sac sur l’une des étagères du jet, ouvrant sa bouteille pour y boire une gorgée à l’instant où Clarice apparaissait dans le jet.

-Le Nigeria n’attend plus que vous Monsieur Evil.
-Merci Clarice.

La pilote eue un hochement de tête, déverrouillant le jet avant d’en sortir, allant signer les papiers réglementaires et rejoindre l’hôtel par ses propres moyens. Lorsqu’elle l’emmenait ici, Carlisle lui offrait toujours une semaine dans l’hôtel le plus luxueux de la capitale, en guise de payement. Contrat que la jeune femme semblait apprécier car elle ne l’avait jamais décliné. Carlisle son aventure ne semblait donc prête de se terminer, malgré les années… Hochant la tête pour lui même, Carlisle attrapa une bouteille d’eau dans l’un des frigos, venant la tendre à Antropy.

-Suis moi.

La délégation habituelle l’attendait dans le hall de l’aéroport. Trois hommes, toujours les mêmes. Deux faisant offices de garde du corps. Un autre, bien plus petit, faisant office de guide. Dès qu’il l’aperçut, l’homme ouvrit largement les bras.

-Monsieur Evil ! Quelle joie de vous revoir parmi nous !
-Ndeewo, monsieur Edem.

L’homme lui serra la main avec vivacité, comme à son habitude, souriant largement, avant de se tourner vers Antropy.

-Vous êtes accompagnez !
-Son nom est Antropy, il me suivra dans la savane.
-Enchanté ! Lança-t-il au roux, lui serra la main avec la même vigueur. Bienvenu au Nigeria ! 

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- Rotten blood-

Je ne puis fixer ni le jour, ni le lieu, pas plus que le regard ou les paroles qui ont tout
déterminés. Quel fou pétri d'orgueil ais-je été. J'accepte aujourd'hui cette amère vérité.
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Antropy Tiger


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________________________________________ Jeu 4 Mai 2017 - 20:05


We got questions we should not ask

Voir Carlisle en tee-shirt et en jeans était assez… Conceptuel, vous voyez ? J’avais l’habitude de le croiser en costumes impeccables et toujours tiré à quatre épingles, mais là c’était tout autre chose et c’était prodigieusement perturbant. Comme la première fois qu’il m’avait obligé à enfiler une chemise cintrée pour paraître un peu plus décent, ça n’allait pas vraiment avec le look général et il fallait plusieurs secondes pour se remettre du changement. J’avais pour ma part passé un temps infini à le détailler des pieds à la tête, remarquant à quel point ce genre de tenue soulignait la musculature de ses bras ou encore de son torse… Il était athlétique, plus que moi, et les tee-shirt lui allaient franchement mieux. Je baissai les yeux vers le logo HOAX inscrit sur le mien puis je fini par hausser les épaules. On ne pouvait pas toujours être parfait !

Bondissant sur mes pieds pour le suivre, je ne fus pas mécontent de quitter le jet – un jet, vous vous rendez compte… On l’avait déjà pris pour aller en Italie puis en Allemagne, mais je restai subjugué à chaque fois. J’espérai tout de même qu’on prendrait un jour un de ces gros avions qu’on devinait à l’autre bout du tarmac, ils avaient l’air énormes on devait être vraiment bien dedans ! Poussant un soupir de satisfaction en étirant mes membres l’un après l’autre, je fus rapidement pris au nez et à la gorge par la lourde chaleur ambiante. Pire, j’éternuai face aux volutes de sables poussés par le vent chaud dans notre direction, me frottant les yeux en les plissant pour espérer apercevoir quelque chose de concret. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une paire de lunettes de soleil apparu dans mon champ de vision : Carlisle me les tendait nonchalamment. J’eu un sursaut intrigué, les prenant tout de même avant de le voir continuer sa route comme si de rien était. Tiens donc… Il cachait bien son jeu ! Au fond il était vraiment sympathique – vous verrez, quand vous le connaîtrez mieux.

Je fixai d’un œil curieux les hommes qui étaient venus nous récupérer, penchant la tête sur le côté tandis que je restai légèrement en retrait de l’organiste. Je retrouvai mon sourire lorsqu’il me serra la main avec engouement, ne pouvant m’empêcher de me détendre un peu face à son attitude joviale. J’aimais beaucoup les gens en général et je savais rapidement s’ils pouvaient être agréables ou non. Ce monsieur Edem dégageait des bonnes ondes qui donnaient envie de rire et de sourire en sa compagnie. Et puis il portait un collier avec des sorts d’os en pendentif hyper sympa. Je le désignai de l’index, ouvrant la bouche pour lui poser au moins dix questions auxquelles il répondit avec toujours autant d’enthousiasme !

« Ils appartenaient à un voleur qui a cru pouvoir obtenir des chèvres du village pour son intérêt personnel. Je lui ai personnellement tranché chaque phalange avant de les porter en trophée. C’est important de montrer à tous qu’on est du côté de la justice. »

« Woah… Et est-ce que vous mangez les cœurs ou la cervelle des morts vous aussi ? Il paraît que c’est un moyen de s’attribuer les connaissances et les valeurs des défunts, mais toutes les ethnies n’y croient pas ni ne le pratiquent pas. En tout cas c’est trop classe, des vrais os humains ! »

Je tournai la tête vers Carlisle pour attendre une approbation qui ne vint pas, trop occupé à regarder une carte assis à côté du conducteur. Tiens, ici ils conduisaient comme en Angleterre ! Je désignai le volant d’un air amusé, finissant cependant par m’approcher de la portière de la jeep pour observer l’explosion de couleurs qui apparue devant mes yeux : de la terre rouge. Ocre. A perte de vue jusqu’à se fondre dans le bleu clair du ciel. A peine avions nous quitté le parking de l’aéroport que nous nous retrouvions plongé dans une grande ville à l’allure… Rustique, c’était le mot. Des quartiers d’affaire très propres sur eux laissant brusquement place à des habitations bien plus petites, aux volets multicolores, et les routes disparurent après seulement vingt minutes pour des chemins de terre battues.

Je restai sans voix face à l’afflux de population dans les rues, des gens de toutes sortes et de tous genre marchant les uns à la suite des autres, se faufilant dans un brouhaha caractéristique entre les allées bondées et les étalages de fruits colorés comme de breloques indéfinies. C’était un véritable tumulte, un capharnaüm d’impressions et de découvertes et je ne savais pas où poser mes yeux tant il y avait de choses à voir. Je cru un instant que nos hôtes allaient s’indigner face à mes exclamations mais ils n’en firent rien, Edem se mettant même à rire gentiment.

« C’est un drôle d’oiseau de feu que vous nous avez ramené là ! » Lança-t-il à l’organiste dans un dialecte que je ne compris pas.

Je n’entendis pas sa réponse, bien trop occupé à découvrir tout ce que mon regard clair me permettait de voir et d’attraper. Un bras penché hors de la portière, dévoilant les tatouages assortis à l’environnement, je ne pouvais m’empêcher de me tordre le cou pour essayer de tout apercevoir. Tout retenir. J’entendais parler une multitude de langues et de mots que je ne reconnu pas, souriant face à l’attitudes de certains enfants dans des vêtements trop grands qui s’arrêtaient de jouer – la plupart du temps avec un ballon de football – pour nous laisser passer. Des gens à pieds, à dos d’âne ou d’autres animaux tractant des charrues aussi anciennes que le monde. Il y eut de moins en moins de voitures. Puis de moins en moins de ville. De plus en plus d’espace. Des cases faites de taules assemblées qui longeaient le chemin principal, entourée tantôt de champs à perte de vue, tantôt de forêt dense dans laquelle nous nous enfonçâmes finalement.

J’avais l’impression d’avoir couru un marathon tant j’avais retenu puis expulsé mon souffle de manière aléatoire et spontanée. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine à cent à l’heure, le corps parcouru de frissons aussi bien de fatigue que d’excitation profonde. Je n’avais jamais été dans ce genre d’endroits, n’ayant vu que des photos de photos ou des encarts dans des livres de géographie à l’école… C’était dire à quel point je débarquai dans l’inconnu le plus total. Promis, je n’allais pas trop le bousculer. Enfin, j’allais essayer. Je revins m’adosser contre le siège lorsque tout ne fut plus que jungle autour de nous, secoué par le chemin chaotique qu’empruntait la jeep en ne pouvait réfréner un sourire amusé. Inquiet, peut-être un peu au fond vu la pointe douloureuse que je sentais sous mon diaphragme, mais plutôt curieux que réellement effrayé.

La voiture s’immobilisa après plus d’une heure de tohu-bohu. Je descendis ou, plutôt, bondis hors du véhicule pour poser les pieds sur cette terre rouge. Chaude sous les doigts et marquante alors même que de la poussière s’incrustait jusque dans les plis de mon tee-shirt blanc. Je fini par relever les yeux en me sentant observé, croisant le visage de plusieurs autochtones de grandes tailles aux tenues pour le moins… Etranges. Il s’agissait plus de tissus attachés sommairement ensembles et agrémenté d’objets métalliques pour les lier que de vêtements comme nous les connaissions. La plupart portaient des colliers autour du cou et des épaules, les poignets et même les chevilles. Je retins de justesse l’envie de demander s’il s’agissait aussi de phalanges humaines face à leurs têtes austères qui jaugèrent Carlisle avec un aplomb que peu pouvaient se vanter d’avoir. L’organiste les salua humblement, d’une manière que je lui avais rarement vu, et Monsier Edem se chargea du dialogue pendant que je regardai ailleurs.

Le Nigeria… Etrange endroit. Fabuleux endroit. Deux grands yeux sombres me fixaient derrière une femme à la poitrine nue et j’esquissai un sourire en apercevant une petite fille à la tête tressée qui me fixait comme un étrange animal. C’est sûr qu’avec ma couleur de peau et les dessins qui s’y trouvaient, je devais passer pour un animal de zoo qui se serait perdu. C’était sympa les zoos mais vraiment pas adapté à ceux qui vivaient dedans parfois… J’aimais bien y aller, même si la dernière fois j’avais été transformé en tigre en peluche et qu’on avait chassé des lions puis des pingouins et tout ! Bref, revenons à nos moutons. Ou plutôt aux personnes qui après quelques regards brefs se chargèrent des bagages à l’arrière de la Jeep. Je jetai un coup d’œil curieux aux sacs qu’ils prirent sur leurs épaules, ignorant leur contenu, mais ne rechignai pas à attraper mon sac à dos pour le passer sur mes épaules. Apparemment, nous allions terminer la route à pieds. Agitant la paume à l’attention de la petite fille, j’eu l’agréable surprise de la voir glousser et imiter le geste avec amusement. Les enfants, que ça de vrai !

Je ne savais pas pour combien de temps nous allions en avoir et, à vrai dire, j’oubliai totalement de poser la question à Carlisle lorsque nous nous retrouvâmes au milieu de la procession. Le nez constamment en l’air, relevant les lunettes de soleil dans mes cheveux roux pour mieux voir le paysage, je manquai plusieurs fois de glisser sur une racine épaisse ou de mettre le pied où il ne fallait pas. Mon… Amant – Dieu que j’aime dire ce mot en parlant de lui ! Quoi ? J’ai le droit. Chut. – me retint brusquement par le bras alors que j’allais avancer dans la mauvaise direction, m’obligeant à revenir sur les pas de nos accompagnants. Je m’excusai en silence, détournant déjà mon attention de lui pour regarder autour de nous. Il y avait tant de bruits et de sons, tant de fourmillements et de sensations, tant de choses bruyantes dans cette jungle que j’étais parcourus de frissons. Des nouveaux bruits. Des nouveaux sons. Mon esprit qui tourne à mille à l’heure et un répertoire auditif qui grandit encore, s’agrémente, se comble.

Lorsque les palissades se dessinèrent enfin, je ne fus pas mécontent de me dire que nous étions probablement enfin arrivés. Car malgré les merveilles de trajet, j’avais les jambes en coton d’avoir tant marché et les quelques pauses n’avaient pas suffit à me reposer. J’avais avancé quand même, ayant appris à ne pas me plaindre dans des lieux étrangers, mais quand même je n’étais pas mécontent de retrouver le plat d’un chemin de terre battue. Je déglutis cependant en observant l’allure des hommes postés à l’entrée de la porte principale, armés de lances et l’air sévère ; me penchant vers Carlisle qui se trouvait à ma hauteur.

« T’es sûr que c’est pas des cannibales qui vont nous manger, hein ? Non parce que j’ai encore en tête le chemin pour repartir s’il faut… »

Quoiqu’il fallait l’inverser et ça risquait d’être compliqué dans la précipitation. J’étais déjà en train de me remémorer mentalement le parcours lorsque nous franchîmes les murs en rondins pour nous retrouver à l’entrée d’un village typique. Du moins, en déduisis-je. Et pour en rajouter une couche, tous ceux qui se trouvaient dans les rues s’immobilisèrent soudain à notre arrivée pour nous dévisager l’un, puis l’autre. Un silence mortel s’abattit pour étouffer toute animation.

J’avalai difficilement ma salive, soudain bien moins rassuré qu’à l’arrivée.

« Euh… Enchanté ? » Hasardai-je, lançant un regard interrogatif envers Carlisle Evil.

Le connaissant, il n’allait pas les laisser nous dévorer tout cru. Enfin, je l’espérai.


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Carlisle L. Evil


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________________________________________ Lun 8 Mai 2017 - 13:50

There are roads out of the secret place within us which we must all move as we go to touch others.

Diables, ne se taisait-il donc jamais ? Malgré les mois passés, Carlisle ne s’y faisait toujours pas. La manière du roux de toujours tout verbaliser de la sorte… Ne connaissait-il pas le silence de l’observation ? La déduction qui s’en suit, et la certitude acquise ? Visiblement pas, étant encore et toujours en train de tout détailler à voix haute, tout dire, tout exprimer ! Diables. Pour un homme dont le verbe était une arme, Antropy lui faisait trop souvent figure de gaspilleur.

Dès lors qu’il aperçut le village, Carlisle ne pût empêcher son visage de se détendre, malgré le gainage de son torse. Il était en ce lieu une figure de respect. Mais pas de soumission. Il n’avait rien d’un roi en ce village, pourtant c’était la posture qu’il s’imposait toujours d’avoir. Les gardiens des palissades eux même se redressèrent à sa vision, le fixant de ce regard noir et attentif qu’il savait être forgé de véritable respect, bien que cela sembla échappé au roux, qui se figea dès lors que le village les aperçut. Tous, femmes, enfants, hommes, se figèrent en les voyant, passant de Carlisle à Antropy, dans une incertitude ou, bien vite, se mêla la curiosité. Les plus jeunes enfants se mirent à chuchoter, désignant le roux du doigt, un regard presque craintif s’attardant sur les tatouages colorés qui parcouraient ses bras nus, avant de montrer ses cheveux, passant leur propre main dans les leurs, d’une couleur ébène parsemé de terre ocre et rouge. Il sentit plus qu’il ne vit Antropy se tourner à demi vers lui, comme peu rassuré de ce silence, mais son attention fut vite détourné par la femme qui s’extirpa de la foule.

Son visage peint de terre blanche et rouge, la femme paraissait toujours plus âgée qu’elle ne l’était, bien que lui donner un âge était impossible, même pour Carlisle. Jamais il ne l’avait vu autrement que portée par cette prestance qui était la sienne, le menton haut, et les cheveux parsemés de perles et de bois peint, de breloques et d’ossements. Le crâne fin d’un oiseau reposait au sommet de sa tête, comme un diadème, et semblait ne jamais osciller, bien qu’il ne sembla pas être fixé d’une quelconque façon. Ses yeux noirs fixèrent Carlisle à mesure qu’elle s’approcha d’eux, et Carlisle fit un imperceptible mouvement de la main vers Antropy, pour lui intimer de ne pas bouger. Jamais encore il n’avait imposer qui que ce soit en ce village, et il n’avait aucune certitude de la tournure que pourrait prendre les choses. Déposant son sac au sol, sans ciller des grands yeux cerclés de blanc de la femme, Carlisle s’avança à son tour, venant vers elle sans heurt, fléchissant les genoux arrivé à sa hauteur pour passer sa main sur sa nuque courbée vers elle. Baissant les yeux un instant, avant de se redresser, la regardant avec un semblant de sourire désormais.

-Ndeewo, Labbibah.

Il y eue un silence, avant que le sourire éclatant de bonté de Labbibah ne traverse son visage, tendant la main vers Carlisle, dont elle frôla le visage sans le toucher réellement. Esquissant la forme de ses joues, comme une aveugle alors même que ses pupilles étaient alertes.

-Ndeewo, Carlisle. Nnoo.

Aussitôt, ce fût comme si une explosion eue lieu. Toutes les voix du village s’élevèrent, poussant des exclamations de joies gutturales, frappant dans leurs mains ou sur leurs torses, battant des pieds sur la terre ocre à en soulever des volutes poussiéreuses dans l’air suffoquant. En quelques secondes, l’air silencieux et mystérieux de leur arrivée fût balayé d’un revers de la main, alors même que Labbibah s’approcha pour l’enlacer, sous les acclamations de la foule qui les entourait. Un signe de profond respect, d’égalité, que Carlisle lui rendit avec mesure, se redressant après un instant. Aussitôt le regard de la femme dévia, s’établissant au-delà de son épaule, et Carlisle se retourna pour constater qu’Antropy les fixait avec la bouche à demi ouverte, les bras ballants le long du corps.

-Qui ? Demanda-t-elle, le désignant du menton, dans cet anglais guttural qu’il lui avait enseigné jadis, avant de tendre la main pour lui faire signe d’approcher.

Il y eue un instant de latence, jusqu’à ce que le roux finisse par dévier le regard vers Carlisle, qui insista lourdement des yeux pour lui faire comprendre d’avancer. Ce fût comme si ils l’avaient sorti d’un songe, et il secoua la tête, avant d’avancer timidement vers eux… Ou plutôt vers Carlisle.

-Ọ bụ enyi m, expliqua-t-il calmement, tendant la main pour la poser sur l’épaule du roux, se tournant à nouveau vers la shamman. Ya aha bụ Antropy.

Elle hocha la tête, ouvrant la bouche dans une exclamation particulière, sans jamais cesser de le fixer, avec une intensité rare. Les étrangers étaient rares entre ces palissades. Encore moins emmené par Carlisle. Elle eue une sorte de claquement de langue, secouant la tête pour faire cliqueter les perles de ses mèches, tendant la main vers le roux qui, fort heureusement, ne se défila pas. Avec un calme étrange, presque caressant, elle vint caresser les mèches rousses et moites, fixant cette étrange couleur avec une certaine forme de curiosité avide.

-Antropy, répéta-t-elle, avec cet accent rauque caractéristique. Mmụọ Ọjọọ nke ọkụ.

Malgré lui, Carlisle eue une sorte de sourire, amusé du surnom, avant que Labbibah ne finisse par prendre le visage du roux entre ses mains noueuses, venant aposé son front contre le sien, sans fermer les yeux.

-Bienvenue, fit-elle, avant de se redresser pour poser un bref instant ses lèvres sur celle du rouquin, qui ouvrit de grands yeux perplexes.

Cette fois, Carlisle ne put retenir un gloussement, ce qui déclencha le rire de Labbibah qui saisit aussitôt la main d’Antropy pour le guider à travers le village, sous les exclamations joviales d’une immense foule d’enfants et de villageois qui se mirent à l’entourer, et le suivre, chacun semblant vouloir toucher ses cheveux, sa peau laiteuse, ou les dessins de sa peau. D’autres vinrent aux côtés de Carlisle, l’aidant à porter son sac, allant tous à la suite du cortège. Beaucoup d’hommes torses nus vinrent lui tapoter les épaules, avec une familiarité qui aurait pu choqué, mais que Carlisle acceptait avec un sourire. Des femmes au corps peints lui firent signe, gloussant quand il leur présentait sa nuque, sans s’arrêter cependant. La procession les mena jusqu’au coeur du village, vers une hute sans fenêtre dans laquelle Carlisle entra sans la moindre hésitation, y retrouvant Antropy. Assit par terre, ses bras tendus de chaque côté, chaque couleur examinée avec attention par des enfants... Et le chef du village.

Dès qu’il entra, Carlisle réitéra son geste, gardant la tête baissée cette fois-ci. Attendant qu’il entende la voix du chef lui dire de s’approcher, venant s’asseoir face à l’homme qui se pencha aussitôt pour acoler son front au sien, sans cesser de tenir le bras d’Antropy. Avec un entrain exctatique, il se répandit en question, secouant de temps à autre le bras du roux, qui le fixait avec de plus en plus d’insistance.

-Ne crains rien, finit-il par lui dire, tournant enfin les yeux vers le roux qui semblait avoir retenu sa respiration jusque là. Ils sont fascinés par tes tatouages.

Antropy écarquilla les yeux, comme pour lui dire combien c’était évident, mais le chef l’en empêcha rapidement, pointant son index vers un dessin.

-Quoi? Demanda-t-il d’une voix enjouée, fixant Antropy avec avidité.
-Dis le moi, je traduirai. Sughariri, précisa-t-il en se désignant, ce qui lui valut l’approbation de toute la cahute, même si il doutait sérieusement de pouvoir traduire ‘bouteille de ketchup’ en igbo.

L’exercice dura de longues minutes, avant que Labbibah ne revienne, venant aposer ses mains sur chacune des tempes de Carlisle. Elle échangea quelques mots avec le chef, qui après un petit rire, vint prendre le visage d’Antropy entre ses mains, aposant son front au sien un long moment, avant de réitérer le geste, plus rapidement cependant, avec Carlisle qui se releva assez vite. Les enfants eurent du mal à relâcher le bras du roux, mais après quelques mots lancés par Labbibah, ils finirent par sortir de la hutte, les précédant avant de se disperser comme une nuée dans les rues de terre, tandis que Labbibah prenait un chemin différent. En quelques minutes, ils furent devant une hutte aveugle, dont la porte de paille n’était pas fixée.

-Ta maison, dit la femme, en les fixant pourtant tout les deux.
-Merci à toi Labbibah.

Elle eue un sourire, secouant les mains, avant de finalement repartir vers les ruelles, laissant à Carlisle le soin de déplacer la ‘porte’ pour leur permettre le passage. D’un geste, il déposa les sacs à l’intérieur, observant la hutte qui ne semblait pas avoir beaucoup changé depuis sa dernière visite. Le tout était franchement rudimentaire. Deux couches faîtes de tissu brute et de pailles reposaient au centre de la pièce. C'était pour ainsi dire le seul mobilier. Il y avait deux 'coupes', faites de bois incurvé, dans lesquelles il avait prit l'habitude de se raser, à l'aide d'un minuscule miroir, encore fixé au mur -Carlisle fût surprit de l'y retrouver, vu la fascination qu'en éprouvait les enfants. Par habitude, il sortit son rasoir, qu'il posa à côté, se redressant avant de se retourner. Constant qu'Antropy était toujours figé en pleine rue.

-Rentre. Je te promet de répondre à toutes tes questions.

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- Rotten blood-

Je ne puis fixer ni le jour, ni le lieu, pas plus que le regard ou les paroles qui ont tout
déterminés. Quel fou pétri d'orgueil ais-je été. J'accepte aujourd'hui cette amère vérité.
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