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Antropy Tiger


« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Mar 28 Fév 2017 - 19:09


We got questions we should not ask


Novembre 2016.

Je fixai la fenêtre d’un air dubitatif, essayant de voir quelque chose à travers l’orage qui tombait à verses sur les terres de la bourgade allemande où nous nous trouvions… Carlisle m’avait conseillé de prendre des vêtements légers, d’été, mais je commençais à me dire qu’il avait dû fumer un peu trop pour vouloir que je me promène en tee-shirt là-dessous. Lui qui était d’ordinaire si précautionneux sur l’apparence ou ce genre de choses ne pouvait pas s’être trompé à ce point, si ? Il savait pourtant que nous étions en Novembre et qu’il faisait genre moins huit mille dehors au moins ? Non parce que franchement, je refusai de mettre un seul pied dehors avec un temps pareil ! Déjà que je n’aimais pas l’eau ni l’humidité, là c’était pire que tout.

Poussant un soupir, je me tournai pour tomber sur le canapé que j’avais grimpé précédemment, ramenant mes pieds nus sous mes jambes en tapotant mon menton. Il était encore tôt – ou tard, ça dépendait du point de vue – et je tournai comme un lion en cage dans la grande maison des Shubner. Carlisle était absent. Thomas aussi. Katheleen était occupée dans une autre partie de la maison et je n’avais pas le cœur à aller la déranger… J’avais repoussé mon casque et mon ordinateur, éteint mon MP3, puis fixé le plafond pendant de longues minutes. Vraiment, ne rien avoir à faire – même pas travailler au bar ! – avait le don de me rendre passablement irritable. J’attrapai la balle rebondissante ramenée de Barcelone et me mit à la faire rebondir contre le mur, la rattrapant puis la renvoyant dans une monotonie mortelle. Je me serais cru à la place de la gamine dans le dessin animé, sauf que je ne chantai pas et que je n’avais pas envie de m’allonger au pied d’une horloge !

Je me redressai en sursaut en entendant la porte s’ouvrir, réalisant que je m’étais assoupi quelques minutes… Si ça avait pu être des heures ! Un HOMME apparu dans l’encadrement, pourvu d’un costume sombre impeccable et d’un petit sourire en coin en me découvrant. Estienne, l’un des hommes de main de Thomas Shubner, le… meilleur ? Seul ? Ami de Carlisle Evil. Je me relevai en me frottant les yeux, étouffant un bâillement en le dévisageant. Sa présence ne pouvait signifier qu’une chose : Louis ne reviendrait pas à l’heure pour me chercher. Et donc son patron non plus. Comme je m’y étais attendu, à vrai dire, et il me le confirma en articulant avec un fort accent :

« Monsieur Evil vous pries de l’excuser. Il vous retrouvera directement à l’aéroport de Berlin-Schönefeld à l’heure convenue. Avez-vous rassemblé les affaires nécessaires ? »

Je lui lançai un regard désespéré qui le fit rire, attrapant le peu d’objets que j’avais à portée pour les faire glisser dans un sac à dos. Poussant un soupir, je m’approchai de lui avant de lui adresser un sourire compatissant. Ce n’était pas de sa faute à lui, il n’était que le messager dans cette situation. Lorsque je fus à sa hauteur, Estienne fouilla dans sa poche et je m’arrêtai. Intrigué. Il sorti sous mes yeux un sachet de Dragibus et je poussai une petite exclamation amusée avant de m’approcher rapidement pour le saisir.

« J’ai pensé que cela vous remonterait le moral. » Expliqua-t-il, sobrement.

Je hochai la tête vigoureusement, attrapant l’un des petits bonbons rose pour l’engloutir dans un soupir satisfait.

« C’est trop sympa, fallait vraiment pas ! J’vais finir par croire que vous avez des actions dans les usines Haribo ou quoi… C’est gentil en tout cas. J’vous aime bien. »

Oui, c’était puéril mais que voulez-vous, parfois on se contentait d’un rien !

« Mon… Epouse travaille dans l’usine de Bonn. »
« Oh, vous êtes marié ? »

Il hocha la tête en réponse tandis que nous nous engagions dans le couloir pour rejoindre les étages privés. Je poussai la porte de la chambre de l’épaule avant qu’il ne me l’ouvre – fallait pas exagérer, je n’avais pas besoin d’être assisté ! – et fixai le sac que j’avais préparé : quelques tee-shirts et des affaires de rechanges, le strict nécessaire. Je n’aimais pas m’encombrer et je n’en avais pas besoin. Estienne paru surpris qu’il n’y ait que ça, balayant la pièce à la recherche du piège avant de tendre la main pour prendre le sac.

« De temps en temps, voyager léger ne fait pas de mal ! »

Cela le fit sourire. Au moins, y’en avait un pour révéler un peu ses émotions ici ! Même si Thomas et Katheleen étaient de vrais bavards quand ils s’y mettaient, intarissables. Il s’effaça après m’avoir signalé m’attendre à l’entrée et je jetai un dernier regard à la pièce impersonnelle. Un éclair zébra le ciel et je frissonnai, me dépêchant d’attraper un manteau et une écharpe avant d’enfiler prestement des baskets.

Je dévalai les marches quatre à quatre pour me retrouver dans le grand hall décoré, m’attardant sur le tableau aux flammes peintes trônant tout en haut des escaliers. Notre hôte adorait tout particulièrement cette œuvre… Il l’avait reçu des mains de Carlisle la première fois où j’étais venu ici. Je n’avais (à l’époque) aucune idée de sa valeur jusqu’à ce que je me rende compte sur internet que ce que je prenais pour un code barre était en fait son prix. Entre ça et la valeur sentimentale, il y avait de quoi se tourner la tête ! C’était des trucs trop chers pour moi, l’art et tout ça… L’organiste essayait régulièrement de me faire apprécier des artistes du temps passé et, parfois j’aimais, parfois ça ne me faisait ni chaud ni froid. Néanmoins, j’appréciai énormément tout le patrimoine qu’il me permettait de découvrir ainsi que les histoires ou les possibilités d’exploration en devenir.

En fait, vivre avec un type comme lui était encore plus excitant que ce que je m’étais imaginé ! Enfin, quand vous arriviez à le tirer hors de son travail ou de ses congrès… Ça ne me dérangeait pas forcément, j’avais un emploi du temps plutôt souple depuis que je ne travaillais plus au All New Rabbit Hole ; il fallait croire que Judah n’appréciait pas forcément que ses employés prennent la poudre d’escampette sans prévenir d’une durée déterminée… Tant pis, Granny m’avait ré-embauché et elle, elle tolérait ça. Enfin, je la soupçonnai de ne pas toujours se souvenir qu’elle m’employait mais qu’importe, ça me permettait de retrouver Jamie encore plus souvent qu’avant !

Je souris à cette idée, me retrouvant tout à coup nez à nez avec KATHELEEN qui m’observait avec une expression tendre sur le visage. Je ne lui connaissais pas beaucoup d’autres attitudes, une sorte de bienveillance constante brillait autour de ses longs cheveux soigneusement peignés et coiffés. J’avais l’impression d’être un gosse que sa nounou surveillait sous ses yeux clairs, ne pouvant m’empêcher d’ailleurs de la prendre dans mes bras pour lui faire un câlin. Elle paru surprise mais me tapota gentiment le haut du dos, me souhaitant un bon voyage avant que je ne quitte la maison en compagnie d’Estienne. Je ne savais pas quand je reviendrais, mais au moins je ne manquais pas la politesse de lui dire au revoir en bonne et dû forme.

Je courus sous la pluie pour ne pas finir trempé comme un sous neuf, me planquant sur le siège passager du véhicule. L’homme de main hésita quelques instants, se demandant sans doute pourquoi je n’étais pas à l’arrière comme l’exigeaient les convenances, mais quand il vit que je bouclais ma ceinture il ne dit rien et démarra. La route, le rouli régulier des essuie-glaces, la fraicheur de l’air, l’ombre du jour à peine visible dans cette fin d’après-midi qui touchait à sa fin. Je me laissai bercer par les lumières des villes que nous croisions, mordillant machinalement mon pouce en attendant l’arrivée fatidique.

La voiture s’immobilisa face à une grille et je vis Estienne tendre un badge à un garde armé. Ce dernier hocha la tête et nous ouvrit, permettant à la voiture de s’engager sur le tarmac et de longer les pistes jusqu’aux hangars. Je reconnu sans mal le jet de la famille Evil, d’un blanc éclatant, une fois que nous fûmes à l’intérieur de l’un d’eux. Sans attendre je bondis hors de la voiture en remarquant que Louis descendait de l’appareil pour s’entretenir avec une jeune femme blonde… Clarice. Un grand sourire naquit sur mon visage, en réponse au sien, quand elle me vit et je m’approchai d’elle pour serrer la main qu’elle me tendit. Estienne et Louis se jaugèrent respectivement, s’accordant un salut bref, avant que le premier ne me tende mon sac de transport. Ah bah oui, si je l’oubliais !

« Bonsoir Clarice ! J’espère que vous m’emmenez dans un endroit plus chaud parce qu’ici, il fait vraiment trop froid. Les caraïbes c’est bien, ou Cuba ? J’ai jamais vu Cuba ! »

« J’y penserais, pour Cuba. » Répondit-elle avec un clin d’œil. « Si vous voulez bien monter, j’effectue les dernières vérifications et nous partirons à l’heure pour Abuja. »

Abuja ? … Je ne me fis pas prier, faussant compagnie aux deux hommes – après avoir serré la main d’Estienne et juste eu un regard pour Louis (brr…) pour grimper deux à deux les marches et me faufiler dans l’appareil. A l’INTERIEUR je reconnu sans mal la haute silhouette de Carlisle, de dos, penchée vers l’une des tables où un document était ouvert. Apparemment il n’avait pas fini de travailler… Qu’importe, heureux de le voir, je posai mes affaires négligemment sur les sièges et me dépêchai de le rejoindre pour passer mes bras autour de lui ! Il eut un sursaut crispé sous la surprise, semblant prendre le temps de comprendre que ça n’était que moi et pas un mercenaire à sa recherche, avant de se retourner pour me faire face. Je gloussai, laissant mon menton venir se poser contre son torse et humant son odeur. Mes yeux dans les siens.

« Tu m’as manqué ! » Ne pus-je retenir. « On va où ? C’est pas humain la pluie qui tombe ici ! Dis-moi que c’est le Sahara ou quelque chose du genre ? Ou bien on retourne en amérique ? T’as le mal du pays ? C’est quoi Abuja ? Ca me dit quelque chose… Clarisse à dit qu’on se rendait à Abuja ! C’est loin ? »

Je me moquai un peu mais il commençait à avoir l’habitude, non ? Ce grand type guindé vers lequel je me hissai sur la pointe des pieds pour venir lui voler un baiser. Si ses sœurs nous voyaient, elles me massacreraient pour un tel affront.

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Carlisle L. Evil


« Music divides us from beasts »


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________________________________________ Dim 5 Mar 2017 - 19:05

 
There are roads out of the secret place within us which we must all move as we go to touch others.

Novembre 2016


Penché sur la dizaine de feuillet de relevé pharmaceutique que Louis venait de lui faire parvenir, Carlisle avait l’apparence d’une statue grecque. Parfaite, aussi bien dans sa silhouette que sa posture, comme toujours. Un art de vivre, allant de la droiture de son dos à l’écartement même de ses pieds, calculés. Toujours calculé. Millimétré, comme une partition. Chaque posture était une note, chaque jours, une symphonie. C’était son rôle de la mener à la perfection, qu’importait les obstacles. Et il était toujours parvenu à le faire. Jusqu’à peu de temps auparavant…

Une ombre discrète à sa gauche lui fit relever la tête, se tournant vers son homme de main. Louis ne laissait que transparaître peu d’émotions, rarement nouvelle, et celle que Carlisle pouvait lire sur son visage à cet instant n’était autre que celle d’une sourde colère. Louis détestait quand il le ‘congédiait en vacances’. Pour un garde du corps, c’était comme lui rappeler que son rôle n’était qu’un métier, rien de plus. Pourtant, Louis n’était pas un sentimental, loin de là, et Carlisle le savait. C’était autre chose qui le dérangeait. Et Carlisle avait une vague idée de la raison d’une telle expression.

-Un problème ?
-Tiger vient d’entrer sur le tarmac.

Carlisle eue  un hochement de tête, observant l’homme à la moue presque belliqueuse cette fois. Carlisle haïssait se répéter. Louis le savait très bien, étant son garde du corps depuis près de vingt ans désormais, aussi était-ce une attitude délibérée, que Carlisle observa en relevant un sourcil.

-Êtes-vous sûr de ne pas vouloir de ma présence patron ? Finit par déclarer l’irlandais, d’une voix directe et franche, le regardant en face. Ce Tiger… Rend toujours tout trop imprévisible.

Le mépris dont il usa pour prononcer son nom provoqua chez Carlisle une réaction diffuse, confuse, le faisant redresser ses épaules. Sa… Relation avec Antropy était d’un anonymat absolu. Supposé du moins, Carlisle ne doutant pas de l’intelligence de l’homme qui lui faisait face. Sa prudence excessive et obsessionnelle était parvenu à contenir l’imprudence d’Antropy a des lieux privés, mais Louis était loin d’être un imbécile. Et son intonation le prouvait. Pour être honnête, Carlisle ignorait si Louis était homophobe -provenant d’une famille irlandaise radicale, c’était peut-être le cas.

Le simple fait de penser ce mot provoqua en son âme une réaction étrange, presque honteuse. Cela ne faisait pas longtemps que lui et Antropy avaient… Malgré lui, Carlisle pinça les lèvres, agacé de la pudeur de son esprit, alors même que celle-ci était incontrôlable. Innée. Une pudeur qu’Antropy n’avait de cesse de bousculer, par jeux, et qui avait la capacité non négligeable de le mettre hors de lui. Si Carlisle détestait être ignorant, cela n’était rien en comparaison des profonds malaises que pouvait provoqué le roux en lui…. Malaises qu’il contrebalançait toujours par une violence  familière, presque sécurisante pour lui.

-Vous êtes sûr de vouloir l’emmener…. Là-bas ?

Cette fois ce fut la curiosité qui anima sa voix. Ainsi qu’un peu de jalousie. Louis ne l’avait accompagné qu’une fois. Une seule et unique fois. Un privilège, en un sens. Qu’il offrait désormais à un autre.

-Je saurai me charger de lui, dit posément Carlisle, se forçant à détendre ses épaules. Profite de ta semaine de vacances pour retourner auprès de ta famille.
-A vos ordres, finit-il par répondre, après un silence.

Il eue un hochement de menton, forme sommaire de salut, et Carlisle se détourna, se penchant à nouveau vers ses documents. L’attitude de Louis était étrange, mais Carlisle pouvait le comprendre. Lui même ne comprenait pas encore ce qu’il l’avait prit de vouloir emmener Antropy au Nigeria. C’était un lieu que personne de son entourage ne connaissait, un lieu de l’ordre du secret personnel. Même ses sœurs n’en avaient que vaguement entendu parler. Même Thomas n’en connaissait que de vagues anecdotes ! Alors pourquoi…

La crispation survint avant même que son cerveau ne finisse d’analyser la présence de chaleur autour de ses côtes. Réflexe conditionné d’une éducation militaire… Et de mauvais traitements. Ses doigts remontèrent aussitôt vers les poignets, prêt à désarmer, quand il aperçut la forme discrète du tatouage dépassant du sweat bon marché qui ne pouvait avoir qu’un seul propriétaire. D’un geste vif, il se défit de l’étreinte de ses bras, se retournant pour faire face au rouquin qui se mit à glousser, revenant passer ses bras autour de lui.

Une telle familiarité lui était totalement inconnue. Dans son monde, dans son univers, ce genre de… Démonstration était de l’ordre du vulgaire. Les ‘’câlins’’ ne se faisaient guère en bonne société. De discrètes démonstrations, des effleurements et des baisemains, tels étaient les repères qu’il connaissait. Les Schubner étant le seul exemple que Carlisle possédait en…. La matière, il acceptait même les démonstrations plus affichées, les baisers au coin des pommettes et les mains glissant parfois au creux des reins, mais jamais plus. Jamais… Ainsi. Aussi restait-il d’une rigidité affligeante et risible, crispé entre ses bras, alors qu’il lui administrait sans la moindre formule qu’il lui avait…. Manqué. Cela aussi, c’était un sentiment résolument inconnu. Parce que si Thomas pouvait parfois lui manqué, les mots ne revêtaient clairement pas la même connotation.

Le flot des mots lui épargna de devoir répondre, s’attendant cependant à tout sauf à sentir ses lèvres frôler les siennes, dans un baiser… Tendre. La seule tendresse qu’il ai jamais connu étant celle, exigeante, de ses sœurs, cela le laissait toujours au dépourvu. Cette façon qu’il avait de toujours lui affirmer, lui prouver, lui démontrer qu’il l’aimait… C’était presque dérangeant. Gênant. Et pourtant… C’était une sensation agréable. Une chose étrange et diffuse, qui se répandait dans ses veines et dans son corps, sans qu’il ne parvienne à la comprendre. Il savait comment le corps réagissait aux endorphines. Il le savait parfaitement. Mais entre la connaissance et l’application…. Carlisle n’avait jamais ressenti de désir pour qui que ce soit. Ni même d’attirance. Jamais. Ses baisers avaient toujours été des monnaies d’échanges, des moyens de parvenir à ses fins, sans jamais subir les affres des conséquences, étant totalement dépourvu de désir sexuel.

Jusqu’à ce fichu rouquin, qui avait l’audace de se redresser encore, venant appuyer ses lèvres contre les siennes avec un peu plus de fermeté encore. Ses doigts se serrèrent, crispés par la surprise, figés de chaque côté de son corps, rigide comme un combattant sur le point de devoir riposter. Pourtant il ne bougea pas, s’autorisant à peine à fermer les yeux. Ses lèvres restant aussi rigide que son corps. Dures contre les siennes. Serrées. Ce qui n’enleva rien au sourire béat qui illumina son visage lorsqu’il recula, revenant poser ses pieds sur le sol, déliant ses bras de lui, avant de retourner en arrière, lui demandant si le siège devant lequel il se trouvait était bien le sien, attrapant son sac pour le laisser tomber dans le fauteuil opposé, où il se laissa tomber, tout sourire. Enlevant déjà ses chaussures, ce qui eut le don de le rendre à la motricité, levant les yeux au ciel.

-Monsieur ?

La voix de Clarice acheva de le rendre à la vie, se retournant pour lui faire face.

-Nous sommes prêt à partir.
-Parfait.

Elle eue un hochement de tête, se rendant dans le cockpit tandis que la porte du jet se fermait. Rapidement, Carlisle rassembla les papiers qu’il consultait, les rangeant dans une pochette anonyme, avant de s’asseoir.

-Nous n’avons pas d’hôtesse pour ce voyage, informa-t-il sommairement Antropy, s’asseyant à son tour. Le vol ne dure que six heures,  tu pourras te choisir un plateau repas à l’arrière. Et Louis ne nous accompagne pas. conclut-il en le voyant jeter des regards par-dessus son épaule comme surpris.

La lueur qui illumina son regard à cette nouvelle lui confirma que l’animosité de l’un était analogue à l’autre, et il se contenta de jeter un regard par le hublot, soupirant pour lui même.

-Et pour répondre à ta question, Abuja est la capitale fédérale du Nigeria.

Il le vit aussitôt se trémousser sur son siège, comme si le trop plein de ses émotions forçait son corps à se mouvoir sans cesse. Ce qui le fit sourire, discrètement. Cette capacité enfantine qu’il avait parfois de s’émerveiller de tout était aussi captivante qu’exténuante. Rassemblant ses papiers dans le but de les lires, il dût cependant se rendre à l’évidence : Antropy ne se contenterait pas de ces informations sommaires, bien au contraire. Un flot incessant de question l’assaillit donc, portant aussi bien sur le lieu où ils se rendaient, auxquelles il ne répondit que du strict minimum, à tout les sujets du monde, du plus précis au plus banal. Notamment portant sur sa marque de ketchup préférée, ce qui lui permit d’exhiber fièrement son tatouage en forme de bouteille dudit condiment, au creux de son bras. Et qui eue pour don de le faire lever les yeux au ciel d’agacement. Si son esprit était pétrie de pudeur, Antropy semblait quand à lui en être proprement dépourvu….

Le jet atterrit à Abuja à 15h, et le soleil tapant à travers les hublots rendait l’air dans l’appareil aussi épais que sec. Un sourire traversa le visage de Carlisle. Ce sourire était rare, un sourire simple, peut-être même heureux, que peu de gens avaient eue la chance de lui voir porter. Attendant les dernières manœuvres, Carlisle eue un regard pour Antropy, endormi dans le fauteuil en face de lui. Réalisant sans doute qu’il l’accompagnait dans ce voyage. Doutant soudain. Ce lieu était un secret, un secret précieux à son coeur sombre. Un lieu unique, caché du monde, caché de son monde. Etait-ce réellement une bonne idée ? Plus important : en avait-il réellement envie ? Envie de partager cette part secret, dissimulée… Ce lieu… Avec lui ? Berlin était une chose. Mais ici…

-Antropy, dit-il d’une voix presque précautionneuse, se levant pour venir poser sa main sur son épaule. Nous sommes arrivés.

Les yeux du rouquin se mirent à papillonner, se redressant dans son siège pour fixer le hublot et le paysage qu’il offrait avant de se tourner vers lui… Et d’ouvrir une bouche surprise, son visage perdant un instant la moindre expression. Aussitôt, Carlisle se retourna, s’attendant à une attaque, mais il n’y avait qu’eux dans ce jet. Son visage se fermant, surpris à son tour, il posa un regard incertain sur Antropy… Qui vint attraper le pan du t-shirt qu’il portait désormais. Carlisle fit aussitôt claquer sa langue contre son palet.

-Ne prend pas cet air stupide, je t’avais demander de te vêtir de la sorte!

Mais le rouquin continua à le fixer, comme si le voir sans costume constituait l’acte le plus choquant de son existence. Levant les yeux au ciel, Carlisle se redressa, allant chercher son sac sur l’une des étagères du jet, ouvrant sa bouteille pour y boire une gorgée à l’instant où Clarice apparaissait dans le jet.

-Le Nigeria n’attend plus que vous Monsieur Evil.
-Merci Clarice.

La pilote eue un hochement de tête, déverrouillant le jet avant d’en sortir, allant signer les papiers réglementaires et rejoindre l’hôtel par ses propres moyens. Lorsqu’elle l’emmenait ici, Carlisle lui offrait toujours une semaine dans l’hôtel le plus luxueux de la capitale, en guise de payement. Contrat que la jeune femme semblait apprécier car elle ne l’avait jamais décliné. Carlisle son aventure ne semblait donc prête de se terminer, malgré les années… Hochant la tête pour lui même, Carlisle attrapa une bouteille d’eau dans l’un des frigos, venant la tendre à Antropy.

-Suis moi.

La délégation habituelle l’attendait dans le hall de l’aéroport. Trois hommes, toujours les mêmes. Deux faisant offices de garde du corps. Un autre, bien plus petit, faisant office de guide. Dès qu’il l’aperçut, l’homme ouvrit largement les bras.

-Monsieur Evil ! Quelle joie de vous revoir parmi nous !
-Ndeewo, monsieur Edem.

L’homme lui serra la main avec vivacité, comme à son habitude, souriant largement, avant de se tourner vers Antropy.

-Vous êtes accompagnez !
-Son nom est Antropy, il me suivra dans la savane.
-Enchanté ! Lança-t-il au roux, lui serra la main avec la même vigueur. Bienvenu au Nigeria ! 

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- PRETTY PRINCE-
 
Look there, he is, isn't he dreamy? Mister Evil, oh he's so cute!
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________________________________________ Jeu 4 Mai 2017 - 20:05


We got questions we should not ask

Voir Carlisle en tee-shirt et en jeans était assez… Conceptuel, vous voyez ? J’avais l’habitude de le croiser en costumes impeccables et toujours tiré à quatre épingles, mais là c’était tout autre chose et c’était prodigieusement perturbant. Comme la première fois qu’il m’avait obligé à enfiler une chemise cintrée pour paraître un peu plus décent, ça n’allait pas vraiment avec le look général et il fallait plusieurs secondes pour se remettre du changement. J’avais pour ma part passé un temps infini à le détailler des pieds à la tête, remarquant à quel point ce genre de tenue soulignait la musculature de ses bras ou encore de son torse… Il était athlétique, plus que moi, et les tee-shirt lui allaient franchement mieux. Je baissai les yeux vers le logo HOAX inscrit sur le mien puis je fini par hausser les épaules. On ne pouvait pas toujours être parfait !

Bondissant sur mes pieds pour le suivre, je ne fus pas mécontent de quitter le jet – un jet, vous vous rendez compte… On l’avait déjà pris pour aller en Italie puis en Allemagne, mais je restai subjugué à chaque fois. J’espérai tout de même qu’on prendrait un jour un de ces gros avions qu’on devinait à l’autre bout du tarmac, ils avaient l’air énormes on devait être vraiment bien dedans ! Poussant un soupir de satisfaction en étirant mes membres l’un après l’autre, je fus rapidement pris au nez et à la gorge par la lourde chaleur ambiante. Pire, j’éternuai face aux volutes de sables poussés par le vent chaud dans notre direction, me frottant les yeux en les plissant pour espérer apercevoir quelque chose de concret. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une paire de lunettes de soleil apparu dans mon champ de vision : Carlisle me les tendait nonchalamment. J’eu un sursaut intrigué, les prenant tout de même avant de le voir continuer sa route comme si de rien était. Tiens donc… Il cachait bien son jeu ! Au fond il était vraiment sympathique – vous verrez, quand vous le connaîtrez mieux.

Je fixai d’un œil curieux les hommes qui étaient venus nous récupérer, penchant la tête sur le côté tandis que je restai légèrement en retrait de l’organiste. Je retrouvai mon sourire lorsqu’il me serra la main avec engouement, ne pouvant m’empêcher de me détendre un peu face à son attitude joviale. J’aimais beaucoup les gens en général et je savais rapidement s’ils pouvaient être agréables ou non. Ce monsieur Edem dégageait des bonnes ondes qui donnaient envie de rire et de sourire en sa compagnie. Et puis il portait un collier avec des sorts d’os en pendentif hyper sympa. Je le désignai de l’index, ouvrant la bouche pour lui poser au moins dix questions auxquelles il répondit avec toujours autant d’enthousiasme !

« Ils appartenaient à un voleur qui a cru pouvoir obtenir des chèvres du village pour son intérêt personnel. Je lui ai personnellement tranché chaque phalange avant de les porter en trophée. C’est important de montrer à tous qu’on est du côté de la justice. »

« Woah… Et est-ce que vous mangez les cœurs ou la cervelle des morts vous aussi ? Il paraît que c’est un moyen de s’attribuer les connaissances et les valeurs des défunts, mais toutes les ethnies n’y croient pas ni ne le pratiquent pas. En tout cas c’est trop classe, des vrais os humains ! »

Je tournai la tête vers Carlisle pour attendre une approbation qui ne vint pas, trop occupé à regarder une carte assis à côté du conducteur. Tiens, ici ils conduisaient comme en Angleterre ! Je désignai le volant d’un air amusé, finissant cependant par m’approcher de la portière de la jeep pour observer l’explosion de couleurs qui apparue devant mes yeux : de la terre rouge. Ocre. A perte de vue jusqu’à se fondre dans le bleu clair du ciel. A peine avions nous quitté le parking de l’aéroport que nous nous retrouvions plongé dans une grande ville à l’allure… Rustique, c’était le mot. Des quartiers d’affaire très propres sur eux laissant brusquement place à des habitations bien plus petites, aux volets multicolores, et les routes disparurent après seulement vingt minutes pour des chemins de terre battues.

Je restai sans voix face à l’afflux de population dans les rues, des gens de toutes sortes et de tous genre marchant les uns à la suite des autres, se faufilant dans un brouhaha caractéristique entre les allées bondées et les étalages de fruits colorés comme de breloques indéfinies. C’était un véritable tumulte, un capharnaüm d’impressions et de découvertes et je ne savais pas où poser mes yeux tant il y avait de choses à voir. Je cru un instant que nos hôtes allaient s’indigner face à mes exclamations mais ils n’en firent rien, Edem se mettant même à rire gentiment.

« C’est un drôle d’oiseau de feu que vous nous avez ramené là ! » Lança-t-il à l’organiste dans un dialecte que je ne compris pas.

Je n’entendis pas sa réponse, bien trop occupé à découvrir tout ce que mon regard clair me permettait de voir et d’attraper. Un bras penché hors de la portière, dévoilant les tatouages assortis à l’environnement, je ne pouvais m’empêcher de me tordre le cou pour essayer de tout apercevoir. Tout retenir. J’entendais parler une multitude de langues et de mots que je ne reconnu pas, souriant face à l’attitudes de certains enfants dans des vêtements trop grands qui s’arrêtaient de jouer – la plupart du temps avec un ballon de football – pour nous laisser passer. Des gens à pieds, à dos d’âne ou d’autres animaux tractant des charrues aussi anciennes que le monde. Il y eut de moins en moins de voitures. Puis de moins en moins de ville. De plus en plus d’espace. Des cases faites de taules assemblées qui longeaient le chemin principal, entourée tantôt de champs à perte de vue, tantôt de forêt dense dans laquelle nous nous enfonçâmes finalement.

J’avais l’impression d’avoir couru un marathon tant j’avais retenu puis expulsé mon souffle de manière aléatoire et spontanée. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine à cent à l’heure, le corps parcouru de frissons aussi bien de fatigue que d’excitation profonde. Je n’avais jamais été dans ce genre d’endroits, n’ayant vu que des photos de photos ou des encarts dans des livres de géographie à l’école… C’était dire à quel point je débarquai dans l’inconnu le plus total. Promis, je n’allais pas trop le bousculer. Enfin, j’allais essayer. Je revins m’adosser contre le siège lorsque tout ne fut plus que jungle autour de nous, secoué par le chemin chaotique qu’empruntait la jeep en ne pouvait réfréner un sourire amusé. Inquiet, peut-être un peu au fond vu la pointe douloureuse que je sentais sous mon diaphragme, mais plutôt curieux que réellement effrayé.

La voiture s’immobilisa après plus d’une heure de tohu-bohu. Je descendis ou, plutôt, bondis hors du véhicule pour poser les pieds sur cette terre rouge. Chaude sous les doigts et marquante alors même que de la poussière s’incrustait jusque dans les plis de mon tee-shirt blanc. Je fini par relever les yeux en me sentant observé, croisant le visage de plusieurs autochtones de grandes tailles aux tenues pour le moins… Etranges. Il s’agissait plus de tissus attachés sommairement ensembles et agrémenté d’objets métalliques pour les lier que de vêtements comme nous les connaissions. La plupart portaient des colliers autour du cou et des épaules, les poignets et même les chevilles. Je retins de justesse l’envie de demander s’il s’agissait aussi de phalanges humaines face à leurs têtes austères qui jaugèrent Carlisle avec un aplomb que peu pouvaient se vanter d’avoir. L’organiste les salua humblement, d’une manière que je lui avais rarement vu, et Monsier Edem se chargea du dialogue pendant que je regardai ailleurs.

Le Nigeria… Etrange endroit. Fabuleux endroit. Deux grands yeux sombres me fixaient derrière une femme à la poitrine nue et j’esquissai un sourire en apercevant une petite fille à la tête tressée qui me fixait comme un étrange animal. C’est sûr qu’avec ma couleur de peau et les dessins qui s’y trouvaient, je devais passer pour un animal de zoo qui se serait perdu. C’était sympa les zoos mais vraiment pas adapté à ceux qui vivaient dedans parfois… J’aimais bien y aller, même si la dernière fois j’avais été transformé en tigre en peluche et qu’on avait chassé des lions puis des pingouins et tout ! Bref, revenons à nos moutons. Ou plutôt aux personnes qui après quelques regards brefs se chargèrent des bagages à l’arrière de la Jeep. Je jetai un coup d’œil curieux aux sacs qu’ils prirent sur leurs épaules, ignorant leur contenu, mais ne rechignai pas à attraper mon sac à dos pour le passer sur mes épaules. Apparemment, nous allions terminer la route à pieds. Agitant la paume à l’attention de la petite fille, j’eu l’agréable surprise de la voir glousser et imiter le geste avec amusement. Les enfants, que ça de vrai !

Je ne savais pas pour combien de temps nous allions en avoir et, à vrai dire, j’oubliai totalement de poser la question à Carlisle lorsque nous nous retrouvâmes au milieu de la procession. Le nez constamment en l’air, relevant les lunettes de soleil dans mes cheveux roux pour mieux voir le paysage, je manquai plusieurs fois de glisser sur une racine épaisse ou de mettre le pied où il ne fallait pas. Mon… Amant – Dieu que j’aime dire ce mot en parlant de lui ! Quoi ? J’ai le droit. Chut. – me retint brusquement par le bras alors que j’allais avancer dans la mauvaise direction, m’obligeant à revenir sur les pas de nos accompagnants. Je m’excusai en silence, détournant déjà mon attention de lui pour regarder autour de nous. Il y avait tant de bruits et de sons, tant de fourmillements et de sensations, tant de choses bruyantes dans cette jungle que j’étais parcourus de frissons. Des nouveaux bruits. Des nouveaux sons. Mon esprit qui tourne à mille à l’heure et un répertoire auditif qui grandit encore, s’agrémente, se comble.

Lorsque les palissades se dessinèrent enfin, je ne fus pas mécontent de me dire que nous étions probablement enfin arrivés. Car malgré les merveilles de trajet, j’avais les jambes en coton d’avoir tant marché et les quelques pauses n’avaient pas suffit à me reposer. J’avais avancé quand même, ayant appris à ne pas me plaindre dans des lieux étrangers, mais quand même je n’étais pas mécontent de retrouver le plat d’un chemin de terre battue. Je déglutis cependant en observant l’allure des hommes postés à l’entrée de la porte principale, armés de lances et l’air sévère ; me penchant vers Carlisle qui se trouvait à ma hauteur.

« T’es sûr que c’est pas des cannibales qui vont nous manger, hein ? Non parce que j’ai encore en tête le chemin pour repartir s’il faut… »

Quoiqu’il fallait l’inverser et ça risquait d’être compliqué dans la précipitation. J’étais déjà en train de me remémorer mentalement le parcours lorsque nous franchîmes les murs en rondins pour nous retrouver à l’entrée d’un village typique. Du moins, en déduisis-je. Et pour en rajouter une couche, tous ceux qui se trouvaient dans les rues s’immobilisèrent soudain à notre arrivée pour nous dévisager l’un, puis l’autre. Un silence mortel s’abattit pour étouffer toute animation.

J’avalai difficilement ma salive, soudain bien moins rassuré qu’à l’arrivée.

« Euh… Enchanté ? » Hasardai-je, lançant un regard interrogatif envers Carlisle Evil.

Le connaissant, il n’allait pas les laisser nous dévorer tout cru. Enfin, je l’espérai.


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Carlisle L. Evil


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________________________________________ Lun 8 Mai 2017 - 13:50

There are roads out of the secret place within us which we must all move as we go to touch others.

Diables, ne se taisait-il donc jamais ? Malgré les mois passés, Carlisle ne s’y faisait toujours pas. La manière du roux de toujours tout verbaliser de la sorte… Ne connaissait-il pas le silence de l’observation ? La déduction qui s’en suit, et la certitude acquise ? Visiblement pas, étant encore et toujours en train de tout détailler à voix haute, tout dire, tout exprimer ! Diables. Pour un homme dont le verbe était une arme, Antropy lui faisait trop souvent figure de gaspilleur.

Dès lors qu’il aperçut le village, Carlisle ne pût empêcher son visage de se détendre, malgré le gainage de son torse. Il était en ce lieu une figure de respect. Mais pas de soumission. Il n’avait rien d’un roi en ce village, pourtant c’était la posture qu’il s’imposait toujours d’avoir. Les gardiens des palissades eux même se redressèrent à sa vision, le fixant de ce regard noir et attentif qu’il savait être forgé de véritable respect, bien que cela sembla échappé au roux, qui se figea dès lors que le village les aperçut. Tous, femmes, enfants, hommes, se figèrent en les voyant, passant de Carlisle à Antropy, dans une incertitude ou, bien vite, se mêla la curiosité. Les plus jeunes enfants se mirent à chuchoter, désignant le roux du doigt, un regard presque craintif s’attardant sur les tatouages colorés qui parcouraient ses bras nus, avant de montrer ses cheveux, passant leur propre main dans les leurs, d’une couleur ébène parsemé de terre ocre et rouge. Il sentit plus qu’il ne vit Antropy se tourner à demi vers lui, comme peu rassuré de ce silence, mais son attention fut vite détourné par la femme qui s’extirpa de la foule.

Son visage peint de terre blanche et rouge, la femme paraissait toujours plus âgée qu’elle ne l’était, bien que lui donner un âge était impossible, même pour Carlisle. Jamais il ne l’avait vu autrement que portée par cette prestance qui était la sienne, le menton haut, et les cheveux parsemés de perles et de bois peint, de breloques et d’ossements. Le crâne fin d’un oiseau reposait au sommet de sa tête, comme un diadème, et semblait ne jamais osciller, bien qu’il ne sembla pas être fixé d’une quelconque façon. Ses yeux noirs fixèrent Carlisle à mesure qu’elle s’approcha d’eux, et Carlisle fit un imperceptible mouvement de la main vers Antropy, pour lui intimer de ne pas bouger. Jamais encore il n’avait imposer qui que ce soit en ce village, et il n’avait aucune certitude de la tournure que pourrait prendre les choses. Déposant son sac au sol, sans ciller des grands yeux cerclés de blanc de la femme, Carlisle s’avança à son tour, venant vers elle sans heurt, fléchissant les genoux arrivé à sa hauteur pour passer sa main sur sa nuque courbée vers elle. Baissant les yeux un instant, avant de se redresser, la regardant avec un semblant de sourire désormais.

-Ndeewo, Labbibah.

Il y eue un silence, avant que le sourire éclatant de bonté de Labbibah ne traverse son visage, tendant la main vers Carlisle, dont elle frôla le visage sans le toucher réellement. Esquissant la forme de ses joues, comme une aveugle alors même que ses pupilles étaient alertes.

-Ndeewo, Carlisle. Nnoo.

Aussitôt, ce fût comme si une explosion eue lieu. Toutes les voix du village s’élevèrent, poussant des exclamations de joies gutturales, frappant dans leurs mains ou sur leurs torses, battant des pieds sur la terre ocre à en soulever des volutes poussiéreuses dans l’air suffoquant. En quelques secondes, l’air silencieux et mystérieux de leur arrivée fût balayé d’un revers de la main, alors même que Labbibah s’approcha pour l’enlacer, sous les acclamations de la foule qui les entourait. Un signe de profond respect, d’égalité, que Carlisle lui rendit avec mesure, se redressant après un instant. Aussitôt le regard de la femme dévia, s’établissant au-delà de son épaule, et Carlisle se retourna pour constater qu’Antropy les fixait avec la bouche à demi ouverte, les bras ballants le long du corps.

-Qui ? Demanda-t-elle, le désignant du menton, dans cet anglais guttural qu’il lui avait enseigné jadis, avant de tendre la main pour lui faire signe d’approcher.

Il y eue un instant de latence, jusqu’à ce que le roux finisse par dévier le regard vers Carlisle, qui insista lourdement des yeux pour lui faire comprendre d’avancer. Ce fût comme si ils l’avaient sorti d’un songe, et il secoua la tête, avant d’avancer timidement vers eux… Ou plutôt vers Carlisle.

-Ọ bụ enyi m, expliqua-t-il calmement, tendant la main pour la poser sur l’épaule du roux, se tournant à nouveau vers la shamman. Ya aha bụ Antropy.

Elle hocha la tête, ouvrant la bouche dans une exclamation particulière, sans jamais cesser de le fixer, avec une intensité rare. Les étrangers étaient rares entre ces palissades. Encore moins emmené par Carlisle. Elle eue une sorte de claquement de langue, secouant la tête pour faire cliqueter les perles de ses mèches, tendant la main vers le roux qui, fort heureusement, ne se défila pas. Avec un calme étrange, presque caressant, elle vint caresser les mèches rousses et moites, fixant cette étrange couleur avec une certaine forme de curiosité avide.

-Antropy, répéta-t-elle, avec cet accent rauque caractéristique. Mmụọ Ọjọọ nke ọkụ.

Malgré lui, Carlisle eue une sorte de sourire, amusé du surnom, avant que Labbibah ne finisse par prendre le visage du roux entre ses mains noueuses, venant aposé son front contre le sien, sans fermer les yeux.

-Bienvenue, fit-elle, avant de se redresser pour poser un bref instant ses lèvres sur celle du rouquin, qui ouvrit de grands yeux perplexes.

Cette fois, Carlisle ne put retenir un gloussement, ce qui déclencha le rire de Labbibah qui saisit aussitôt la main d’Antropy pour le guider à travers le village, sous les exclamations joviales d’une immense foule d’enfants et de villageois qui se mirent à l’entourer, et le suivre, chacun semblant vouloir toucher ses cheveux, sa peau laiteuse, ou les dessins de sa peau. D’autres vinrent aux côtés de Carlisle, l’aidant à porter son sac, allant tous à la suite du cortège. Beaucoup d’hommes torses nus vinrent lui tapoter les épaules, avec une familiarité qui aurait pu choqué, mais que Carlisle acceptait avec un sourire. Des femmes au corps peints lui firent signe, gloussant quand il leur présentait sa nuque, sans s’arrêter cependant. La procession les mena jusqu’au coeur du village, vers une hute sans fenêtre dans laquelle Carlisle entra sans la moindre hésitation, y retrouvant Antropy. Assit par terre, ses bras tendus de chaque côté, chaque couleur examinée avec attention par des enfants... Et le chef du village.

Dès qu’il entra, Carlisle réitéra son geste, gardant la tête baissée cette fois-ci. Attendant qu’il entende la voix du chef lui dire de s’approcher, venant s’asseoir face à l’homme qui se pencha aussitôt pour acoler son front au sien, sans cesser de tenir le bras d’Antropy. Avec un entrain exctatique, il se répandit en question, secouant de temps à autre le bras du roux, qui le fixait avec de plus en plus d’insistance.

-Ne crains rien, finit-il par lui dire, tournant enfin les yeux vers le roux qui semblait avoir retenu sa respiration jusque là. Ils sont fascinés par tes tatouages.

Antropy écarquilla les yeux, comme pour lui dire combien c’était évident, mais le chef l’en empêcha rapidement, pointant son index vers un dessin.

-Quoi? Demanda-t-il d’une voix enjouée, fixant Antropy avec avidité.
-Dis le moi, je traduirai. Sughariri, précisa-t-il en se désignant, ce qui lui valut l’approbation de toute la cahute, même si il doutait sérieusement de pouvoir traduire ‘bouteille de ketchup’ en igbo.

L’exercice dura de longues minutes, avant que Labbibah ne revienne, venant aposer ses mains sur chacune des tempes de Carlisle. Elle échangea quelques mots avec le chef, qui après un petit rire, vint prendre le visage d’Antropy entre ses mains, aposant son front au sien un long moment, avant de réitérer le geste, plus rapidement cependant, avec Carlisle qui se releva assez vite. Les enfants eurent du mal à relâcher le bras du roux, mais après quelques mots lancés par Labbibah, ils finirent par sortir de la hutte, les précédant avant de se disperser comme une nuée dans les rues de terre, tandis que Labbibah prenait un chemin différent. En quelques minutes, ils furent devant une hutte aveugle, dont la porte de paille n’était pas fixée.

-Ta maison, dit la femme, en les fixant pourtant tout les deux.
-Merci à toi Labbibah.

Elle eue un sourire, secouant les mains, avant de finalement repartir vers les ruelles, laissant à Carlisle le soin de déplacer la ‘porte’ pour leur permettre le passage. D’un geste, il déposa les sacs à l’intérieur, observant la hutte qui ne semblait pas avoir beaucoup changé depuis sa dernière visite. Le tout était franchement rudimentaire. Deux couches faîtes de tissu brute et de pailles reposaient au centre de la pièce. C'était pour ainsi dire le seul mobilier. Il y avait deux 'coupes', faites de bois incurvé, dans lesquelles il avait prit l'habitude de se raser, à l'aide d'un minuscule miroir, encore fixé au mur -Carlisle fût surprit de l'y retrouver, vu la fascination qu'en éprouvait les enfants. Par habitude, il sortit son rasoir, qu'il posa à côté, se redressant avant de se retourner. Constant qu'Antropy était toujours figé en pleine rue.

-Rentre. Je te promet de répondre à toutes tes questions.

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________________________________________ Dim 6 Aoû 2017 - 9:58


We got questions we should not ask


Je ne savais pas où regarder précisément. Tout me semblait important, du moindre détail à la plus grande vue d’ensemble. Je n’avais jamais vu autant de couleurs ni autant de choses différentes hormis dans les livres ou les documentaires… Je ne pensais même jamais mettre les pieds en Afrique de ma vie, alors me retrouver en seule compagnie de Carlisle au cœur d’un village autochtone qui semblait le considérer comme l’un des leurs ; pincez-moi, je rêve ! Il avait troqué son costume pour une tenue plus ordinaire mais je ne pensais pas que se serait la première de toutes les surprises qui s’en étaient suivies. J’ignorais où donner de la tête, je ne comprenais strictement rien à ce qu’il était dit mais quelque chose me soufflait que les sourires étaient universels. Et puis les moues curieuses des enfants lorsqu’ils avaient pu s’approcher, et leur bougonnerie quand ils avaient dû s’éloigner, en témoignait beaucoup sur ce qu’ils avaient ou non l’habitude de voir. Et moi, clairement, ils ne m’avaient jamais vu. Ça tombait bien, moi non plus.

Carlisle me tira de ma contemplation, mon esprit tournant dans tous les sens pour tâcher de retenir et de comprendre. Les bruits résonnaient dans mon crâne, les paroles prononcées et la manière singulière d’un accent partagé. Les rires. Les chuchotements. J’aurais pu ressortir tout ceux que j’avais entendu, ignorant ce qu’ils signifiaient mais avide d’en savoir davantage sur leur traduction. J’avais cru comprendre que Carlisle parlait leur langage – chose hautement étonnante ! – donc peut-être pourrait-il m’expliquer pourquoi il s’était mis à rire plusieurs fois ? Et pourquoi est-ce que j’avais eu droit à un baiser alors que je n’avais rien demandé ? Il y avait des pays où c’était interidt par la loi ce genre de choses ! Non pas que je n’aimais pas les bisous, mais quand même, je préférais ceux de l’organiste… Là ça avait juste été très bizarre, comme un bonjour. Je vous avoue sans mal que j’avais eu peur que le vieux monsieur sous sa hutte ne fasse la même chose ; embrasser oui, mais pas n’importe qui ! Même si c’était la coutume.

D’ailleurs…

« Toutes ? Vraiment, toutes ? » Insistai-je en daignant enfin me tourner vers l’intérieur de la cahute pour en découvrir la pauvreté décorative, mais la richesse culturelle. « Du genre… Pourquoi elle m’a embrassée ? Qu’est-ce qu’elle a dit quand tu t’es mis à rire ? Le vieux monsieur à compris tout ce que tu as traduit pour mes bras ? Parce que je suis persuadé que tu n’as pas tout expliqué, je n’ai pas entendu le terme de lego dans ta phrase… Même si tu es très doué pour vendre des œuvres ça je ne dis pas le contraire ! D’ailleurs, il veut des tatouages lui aussi que tu as passé tant de temps à lui répondre ? S’il veut je connais un type très sympa qui le fait pour vraiment rien, voire même rien du tout, mais il faut venir en amerique alors ce n’est pas très pratique en soit. Ouais, laisse tomber. Au pire je lui ferais moi ? Ou pas, on verra. C’est cool les tatouages, tu n’en veux toujours pas un ? »

Je m’arrêtai en constatant qu’il ne m’écoutait plus qu’à moitié, fronçant les sourcils en faisant un pas vers cette mine renfrognée cachée sous des doigts qui pinçaient l’arrête de son nez. Carlisle était un véritable livre ouvert quand il voulait et là, clairement, c’était un « tu parles trop » à peine dissimulé. J’aimais bien le noyer sous un flot de paroles ininterrompu, des fois ça faisait son petit effet, et d’autres ça me rassurait aussi de penser à voix haute. J’avais l’habitude que les gens ne m’écoutent pas de toute manière. Qui tenait à savoir que le Nigeria était le pays le plus peuplé d’Afrique et qu’il était septième au rang mondial ? Et que la langue officielle était l’anglais parce qu’il avait été une dépendance anglaise ? Je pense qu’il le savait de toute manière, sinon il ne serait pas venu ici. Oui, j’avais lu des livres à l’école moi aussi !

Même si je ne connaissais pas l’existence de ce village. Vu le temps qu’on avait roulé, ce n’était pas étonnant, puis la fin du trajet à pied m’avait complètement perdu dans mes repères. J’étais déjà pas très doué en orientation spatiale – rien à voir avec les fusées – mais là c’était le pompon du petit poucet ! Dans un soupire, j’esquissai un sourire doux quand Carlisle daigna enfin reprendre du poil de la bête et je passai mes bras autour de lui. La crispation qu’il eut fut sans équivoque pourtant je ne m’arrêtai pas, attendant qu’il se détende fébrilement pour poser mon menton contre son torse. J’adorais cette position. J’adorais parce que je pouvais le dévorer des yeux sans qu’il ne puisse s’enfuir. Et surtout parce que je bafouais son espace privé sans qu’il ne me mette dehors !

« Merci de m’avoir amené ici. »

Je n’étais pas un ingrat, du moins je ne pensais pas l’être, alors je rendais à César ce qui devait être à César ! Je n’avais jamais vraiment voyagé, c’était une expérience sacrément nouvelle pour moi et, outre es grandes villes, j’appréciais énormément qu’il m’emmène dans un endroit aussi reculé et personnel que celui-là. Ça n’avais rien à voir avec la maison des Shubner, Berlin ou tout autre capitale européenne. Là, c’était juste lui et moi. Et ce village en qui il semblait avoir toute confiance.

« Qui était la femme que tu m’as présenté ? Labbibah ? Elle avait l’air importante. Je sais pas si je devais lui faire un cadeau ou quoi ? C’est pas très poli de venir les mains vides comme ça chez les gens. Tu m’aurais prévenu j’aurais pensé à quelque chose ! Peut-être si je leur chantais une chanson ou quelque chose comme ça pour m’excuser, ça fonctionnerait ? Tu crois ? Tu les connais mieux que moi alors je… »

C’était extrêmement rare que Carlisle prenne les choses en main sur certains domaines. Dans d’autres il excellait, la pharmacologie – oh le mot compliqué ! – la pègre ou ce genre de choses. Mais dans les attentions plus douces il était bon dernier, quoiqu’il s’améliorait grandement. Alors quand ses paumes se posèrent autour de mon visage je m’interrompais quasiment immédiatement, surpris. Intrigué principalement, choqué peut-être un peu. J’ouvris la bouche pour reprendre parole après quelques instants mais ce fut finalement un baiser qui l’emporta sur tout le reste. Un baiser lourd de sens, je le sentis à sa profondeur et sa durée. Un baiser tendre dans un lieu sacré, caché. Un baiser qui révélait à quel point j’avais de la chance de me trouver ici, au fond.

L’organiste prit effectivement le temps de répondre à la moindre de mes questions. Enfin, celles que j’eu le temps de poser à l’intérieur, entre deux baisers que je ne me lassais pas de lui voler ou de lui rendre en fonction de la situation. Pour une fois que je pouvais, je n’allais pas le lâcher de si tôt ! Mais nous sortîmes bien vite – trop vite – de la cahute pour nous rendre compte que la nuit était tombée à l’extérieur ; cela n’enlevait en rien la vie fourmillante que les habitants étaient capables de créer. Je sentais sans cesse des paries d’yeux braquées sur nous et je mis un petit moment à m’y habituer, découvrant un univers riche de couleurs et de curiosités sans nom.

Les habitants avaient tous quelque chose à me dire, à me montrer, à me faire goûter, découvrir, entendre, comprendre, grimacer, rire, m’intriguer… J’avais l’impression de découvrir tous leurs trésors et ils redoublaient d’efforts pour se montrer sous leurs meilleurs jours. Ce fut bientôt une longue procession au cœur du village, contournant un puit central pour progressivement nous diriger vers un endroit d’où s’échappaient une vive chaleur et des bruits de tambours qui claquaient en fond sonore depuis le départ. Labbibah avait attrapé la main de Carlisle pour le diriger, saisissant mon poignet de l’autre pour être sûre que je ne manque absolument rien à tout cela. Elle semblait impatiente, satisfaite aussi quand enfin nous découvrîmes le feu central qui dansait au son des percussions. Mes yeux se rivèrent sur les danses étranges que des individus masqués effectuaient au milieu, hypnotisé par leurs mouvements et par leurs jeux de jambes qui sautaient au dessus des flammes comme si c’était facile. (en vrai, ça l’était, parole de tigre bondisseur !)

« Qu’est-ce qu’il se passe ? » Demandai-je à Carlisle, m’asseyant là où des enfants décidèrent de m’emmener, mais pas trop loin non plus. « Qu’est-ce qu’ils fêtent ? »

Et qu’est-ce qui les rendaient si heureux ?

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________________________________________ Lun 7 Aoû 2017 - 22:29

Bibiya be ye ye.


Au départ, il ne l’avait embrassé que pour le faire taire. C’était une technique fourbe, diablement efficace et qui avait, largement, fait ses preuves. Seulement, il ne s’était pas attendu à ressentir une telle… Chaleur à son égard. C’était une chose étrange, le pouvoir qu’avait ce village sur lui. Carlisle était un homme cynique. Dur. Toujours à la pointe d’un verbe acéré, toujours prompt à mordre. Un homme cruel parfois, brutal, voir même sadique, d’un certain point de vue. Mais pas ici. Pas entre le fin contour des palissades nigériennes. C’était comme si ce peuple lui avait jeté un sort, dès son premier séjour chez eux. C’était peut-être bien le cas, après tout. Labbibah était bien shamman. Et elle lui avait souvent jeté des ‘sorts de protection’. Jamais Carlisle n’y avait apporté la moindre attention, pour lui tout cela ne tenait que de l’ordre d’un folklore auquel il acceptait de se prêter. Mais il devait avouer qu’entre ces murs, ici, à cet instant… Il se sentait autre. Différent. Paradoxalement, dans l’un des endroits les plus reculés du monde… Il se sentait en sécurité. Serein.

Peut-être enfin véritablement lui même.

Ses lèvres contre les siennes n’eurent bientôt plus rien d’opportunes, ce n’était plus qu’un échange réel, tendre et attentionné, bien que rigide. Même détendu, Carlisle n’en demeurait pas moins crispé par la familiarité avec laquelle ces moments semblait s’être établit comme ‘normaux’. Evident. La présence d’Antropy dans ce village ne lui permettait plus de se voiler la face outre mesure qu’à à l’importance qu’il occupait dans sa vie. Antropy… Etait son amant. Il ne pouvait plus s’aveugler désormais. Trop de temps avait passé pour prétendre à une simple erreur, une simple crise passagère. Il l’avait cru pourtant, s’obstinant à ne voir que le flanc ‘physique’ de la chose. Ayant passer sa vie entière en tant qu’asexuel, il n’avait pu concevoir sans heurt l’étrange passion qu’avait fait naitre le roux dans son sang. Un désagrément physique. Une soudaine curiosité. Un accès de folie même, avait-il bien voulu croire plutôt que de concevoir qu’il puisse… Être tombé dans le piège des sentiments. De la tendresse. Du désir, et de la luxure.

Pour un homme, qui plus est. Un roturier. Un jeune homme. Sans titre et d’une banalité… Affligeante parfois. Même pour lui, lorsqu’il se perdait en pensées aux heures les plus sombres, il ne pouvait comprendre comment une telle chose avait pu arrivée. Lui qui avait pourtant toujours attaché tant d’importance -lui qui attachait toujours une nécessaire importance à l’apparat, au rang, au titre, à la noblesse et aux bonnes mœurs ! Rien n’avait changé en lui, il demeurait un être supérieur, de rang noble, un fils de bonne famille, un héritier de dynastie ! Un être attiré par le faste, le luxe, l’Art et les sociétés éclairées !…

Se retrouvait irrémédiablement lié à lui. A ce petit dadet tatoué, bavard et effrayé des chevaux. C’était… Inconcevable. Improbable. Amorale, probablement, et un tantinet surréaliste. Pourtant il était là. Présent. Entre ses bras et dans le seul endroit où Carlisle avait jamais pu se sentir chez lui. Jamais pu se sentir lui.

Quelle diablerie.

Antropy se montra aussi bavard que curieux, posant des questions sur absolument tout ce qu’il avait vu, comme à son habitude. Carlisle établit de répondre à toutes ses interrogations, en prenant soin de lui exposer longuement les coutumes locales afin qu’il ne commette pas d’impairs irréparables. Ainsi, il lui recommanda de ne pas s’offusquer des baisers qu’on pouvait lui administrer, s’agissant en réalité de bénédiction. Tous ne risquaient pas de l’embrasser, seuls les responsables religieux en avaient le devoir : cela permettait, selon la coutume, à l’âme de l’embrassé d’être purifier par le souffle divin. Ils étaient facilement reconnaissable, chacun possédant une marque d’argile blanche sur le visage. Labbibah étant la shaman du village, et la femme du chef, elle risquait de l’embrasser encore de nombreuses fois, surtout à la nuit tombée. De folles histoires d’esprits malfaisants rodant dans la forêt alentour constituaient pour ce peuple une vérité physique. Un baiser de la shaman pouvait chasser n’importe quel démon spirituel qui aurait prit possession d’un humain, et c’est pour cela que chaque personne sortant du village se voyait embrasser par plusieurs membres du service religieux.

En tant qu’étranger, il risquait également de se vouloir toucher le front par la quasi totalité du village.

-C’est également un signe de purification, et vu ta rousseur, je pense que la curiosité va également les pousser à te toucher. Pareil pour tes tatouages. Les couleurs n’existent pas ici, et ils sont réservés aux guerriers.

Antropy eut l’air de trouver l’information très drôle, partant dans un éclat de rire avant de se pencher en avant pour revenir l’embrasser une nouvelle fois. Assit en tailleur face à face depuis plusieurs heures, il n’avait eue de cesse de caresser son genoux, de toucher ses bras, d’embrasser ses mains, au point que Carlisle ne se crispa presque pas sous son geste. Comme si il s’habituait peu à peu à cet état de chose.

Ici, tout du moins.

S’apercevant que la lumière diminuait sensiblement, Carlisle entreprit de très rapidement lui expliquer la seconde signification que pouvait avoir un baiser dans ce village, à savoir une volonté de devenir partenaire de vie. Les mariages étaient des actes rares dans cette communauté, qui considérait le mariage comme le plus sacré des liens, qui rien jamais ne devait désunir. Aussi ne devait-on se marier qu’une fois absolument certain de ne jamais vouloir changer de partenaire, à l’instar de Labbibah et de son mari. Les couples se faisaient et se défaisaient donc de façon quotidienne, sans préjugés, néanmoins, il fallait demeurer prudent.

-Tu ne peux pas refuser une proposition, mais tu peux exprimer ton refus de partenariat. Le geste est simple, il te suffit de poser ta main à plat contre sa bouche. Si tu apposes ta paume contre tes lèvres, cela signifie que tu n’es juste pas intéressé. Dans l’autre sens, cela signifie que tu es déjà engagé.

Il n’avait aucune idée de pourquoi il lui exprimait cela, mais il passa rapidement à autre chose, commençant à percevoir le remue-ménage à l’extérieur.

-Une dernière chose, le salut le plus respectueux est celui que j’ai fais en entrant dans le village, c’est aussi l’équivalent de ‘merci’ dans notre langue. Passe juste ta main sur ta nuque en baissant la tête. Et ne refuse pas un cadeau. Je pense que ça les blesserait vraiment.

Il avoua cela avec une forme étrange de douceur dans la voix, comme si il avait parlé de membres proches de sa famille, ou d’amis de longues dates. Comme si il avait voulu… Les préserver eux aussi d’une déconvenue.

-Tu dois encore avoir des millions de questions et moi des millions de recommandations, mais je pense qu’il est l’heure.

Aussitôt, les yeux d’Antropy se mirent à luire de curiosité, et Carlisle ne pût s’empêcher de sourire, se relevant avant de l’entrainer dans la rue. Tout le village était secoué d’un rumeur tambourinante et joyeuse, et Carlisle soupçonnait très fortement une bande d’enfant du village d’avoir guetté leur sortie car à peine eurent-ils posés un pied à l’extérieur de la case qu’ils les attrapèrent par les bras, les poignets, palpant chacun des tatouages du roux tout en piaillant dans tous les sens. Le centre du village leur fût presque difficile d’accès tant on voulait les voir, les approcher, venir apposer leurs fronts aux leurs et montrer au nouvel étranger des milliards de choses, mais au final, Labbibah apparût pour les attraper et les mener vers le grand feu de joie qui avait embrasé le centre du village. Elle eue un immense sourire à l’intention de Carlisle, tendant la main pour venir lui pincer joyeusement la joue, avant qu’Antropy ne soit happé par les enfants, le forçant à savoir afin d’être plus facilement ‘lisible’. Malgré lui, Carlisle eue un autre sourire, venant s’accroupir à sa hauteur.

-Moi, avoua-t-il, avec pour la première fois, une modestie sincère dans la voix. Et toi, aussi, ajouta-t-il en voyant le rouquin écarquiller de grands yeux.

Il y eue un grand bruit soudain, et les tambours laissèrent soudain place un son, particulier, qui se mit à crépiter,comme en réponse au grand feu. Un son sec, mais riche, fait de ce que Carlisle savait être d’étranges boites à musique, semblable à des bâtons de pluies mais fait de calebasses et de bout d’os, de bois morts, d’écorces. Il y eue un autre son, incompréhensible, et un chant se mit à circuler tout autour d’eux, dans un joyeux charivari. La fête n’allait certainement pas s’arrêter pour leurs invités, mais elle comptait bien continuer de plus belle !

L’un des enfants se détourna brusquement d’Antropy, venant se planter devant Carlisle avant de lui faire une étrange grimace, toutes dents dehors. La réponse fût immédiate : Carlisle ouvrit la bouche et lui montra ses dents serrées, ce qui provoqua un grand fou rire chez le petit garçon, qui se mit à taper des mains. Deux autres petits le rejoignirent, exigeant la même démonstration, à laquelle Carlisle se livra avec un certain plaisir, avant de se tourner vers Antropy… Qui lui le fixait avec une surprise choquée.

-La blancheur de mes dents. Chaque fois, ça les amuse.

C’était tendre, simple et visiblement cela plût énormément à Antropy, qui ne cessa de le fixer du regard jusqu’à ce qu’un adolescent ne finisse par lui déboiter à demi le bras pour mieux voir l’un de ses tatouages. Puis on apporta l’eau de vie et la nourriture, l’eau du puits dans laquelle on avait fait mariner des herbes aux formes étranges. Des feuilles de bananiers en guise de support, des fruits, des légumes, des racines, de la viande, cuite ou crue. Un milliard de mets destiné à impressionner les invités. Surtout le second, qui se vit littéralement ensevelir sous la nourriture de toutes couleurs, que Carlisle essayait tant bien que mal de lui résumer, mais parfois, même lui préférait ne pas trop savoir ce qu’on lui présentait. Antropy se montra un invité exemplaire : il goûta simplement de tout. Pour une fois que Carlisle n’avait pas à se battre pour le faire avaler quelque chose…

Il y eue de nombreux autres plats, mais Carlisle finit par prendre Antropy en pitié, agitant les mains tout en parlant en igbo, prononçant trois mots magiques qui eurent pour effet de faire pousser à la foule amassée des cris de joies tonitruants. Carlisle éclata de rire en les voyant agripper Antropy pour le forcer à se relever, le guidant vers le grand feu malgré ses oeillades, un peu inquiète, vers lui.

-Ne t’en fais pas, je leur ai juste dit que tu aimais danser!

Aussitôt, le roux sembla se rassurer, et après une observation attentive de quelques pas, il partit dans une représentation tout à fait personnelle, gêné par son jeans trop grand et son t-shirt, qu’il finit par jeter, dégoulinant de sueur, provoquant de nouvelles exclamations en dévoilant de nouvelles formes colorées. Par réflexe, Carlisle se leva, venant ramasser le tissu avant que celui-ci ne soit piétiner par d’autres danseurs, avant de retourner s’asseoir sur un tronc de bois mort, un sourire aux lèvres.

-Veilleur.

La voix ténébreuse de Labbibah caressa ses tympans avec la même douceur que celle qu’elle déploya pour venir caresser son front et balayer sa nuque. Il savait qu’un tel geste avait une signification propre mais la shaman n’avait jamais encore voulu le lui révéler.

-Peut-être bien, acquiesça-t-il, ses yeux revenant vers le roux luisant de sueur.

-Bain après, rit la shaman, dévoilant une rangée de quenottes en excellente santé. Sinon, lui garder odeur longtemps.

-J’y comptais bien. Oui, répéta-t-il, bien que Labbibah semblait avoir parfaitement comprit sa phrase. Il n’aime pas l’eau. Ne sait pas nager.

Brusquement, elle éclata d’un rire franc et surpris, comme si il s’était agit de la chose la plus comique au monde. Mais après tout, cela devait être de la plus grande évidence chez eux. Comme de savoir conduire pour un américain.

-Ah, Carlisle ! Etrange démon que tu apportes !

-C’est vrai.

-Fais attention, courant est fort, barrage a été détruit.

-Par les Blancs? demanda-t-il aussitôt, fronçant les sourcils en se tournant vers la vieille femme.

-Pas savoir. Peut être hommes, peut être animal.

-Il y a eue des problèmes depuis la dernière fois?

-Homme de loi venu pour nous protéger. Mais Blancs tuer quand même. Soldats. Avec armes.

Elle mima la forme d’un fusil, et Carlisle se renfrogna aussitôt. Depuis qu’il avait découvert, par hasard, ce village et cette tribu, il avait prit le parti de devenir leur ambassadeur auprès du consulat américain d’Abjudja. Il avait fait reconnaître l’existence de la tribu et leur avait fit attribuer un territoire. Territoire comprenant notamment un gisement d’onyx et une mine de tourmaline. Ce qui avait provoquer des tensions palpables avec la capitale. Sans parler des braconniers qui arpentaient la jungle. Carlisle était parvenu, à grand renfort de pot-de-vin, à faire promulguer l’indépendance de ce village. Mais son statut de protecteur officiel et exploitant ‘unique’ des différents denrées du territoire n’avait pas été bien perçu par les voisins de la tribu.

-Tuer panthères. Et guerriers.

-J’irais à Abudja.

Labbibah eue un sourire, presque fatigué, mais emprunt d’une reconnaissance infinie. Prenant son visage entre ses longs doigts osseux, elle lui fit pencher la tête, venant apposer un long baiser sur son front. Elle était peut-être la femme du chef, mais elle n’ignorait pas l’aide précieuse qu’apportait cet étranger sur sa Terre. Avec l’unique contrepartie de disposer des ressources de trop pour son peuple. Pour elle, cet homme blanc était un démon bienfaisant. Un esprit d’apaisement sous une apparence qu’elle avait crains auparavant. Sans jamais le craindre en tant qu’homme.

-Merci.

Doucement, il secoua la tête, signifiant la petitesse de la chose, et Labbibah se pencha, lui tendant un fruit étrange, mais que Carlisle savait étonnement sucrée, avant d’elle même machouiller une herbe odorante. Elle eut un autre rire quand Antropy manqua de trébucher, exténué mais visiblement loin d’être prêt à s’arrêter de sautiller dans tous les sens.

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« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Ven 1 Sep 2017 - 23:20


We got questions we should not ask


La soirée était euphorique. Voire, au-delà de la plus petite de ses espérances. Je n’avais aucune idée d’où donner de la tête tant il y avait de choses à voir, à entendre, à faire et à découvrir dans cette univers. Ce n’était qu’un grand feu de joie au milieu de la jungle nigérienne pourtant j’avais l’impression d’être sur une toute autre planète. Un univers parallèle, où j’étais toujours absolument personne et où Carlisle aussi n’avait pas de nom à défendre. C’était comme si les barrières n’existaient plus ici, comme si nous pouvions enfin être un peu plus honnêtes l’un envers l’autre. Comme si ce grand homme trop sérieux et trop droit s’était décidé à ouvrir un peu plus son esprit et son cœur. A révéler une part de lui dissimulée au monde mais qui pouvait bien se révéler accessible. Juste une fois. Juste un temps. Juste…

Haletant, le sourire jusqu’aux oreilles et la sueur ruisselant sur la moindre parcelle de mon corps, je ne pouvais m’empêcher de le chercher du regard pour le dévorer des yeux. J’avais envie de le remercier, de milles façons pour être venu ici, de centaines d’autres pour m’avoir permis d’y mettre un pied, et encore d’avantage pour ce secret que nous partagions désormais tous les deux. J’avais extrêmement chaud et quelque chose me disait que ce n’était pas uniquement dû au foyer brûlant situé dans mon dos.

Certains danseurs s’amusaient d’ailleurs à sauter par-dessus dans des défis mutuels et quand l’un d’eux me désigna les flammes en riant, je n’hésitai pas avant de m’élancer : j’étais un tigre bondisseur, je n’allais sûrement pas me laisser impressionner ! Eux en revanche… Il y eu quelques murmures puis de grands éclats de rire avant qu’on ne se remette à danser. Juste bouger. Juste suivre le rythme des tambours et des chants résonnant jusqu’au ciel. Juste écouter et laisser l’euphorie retomber jusqu’à ce qu’une mélodie ne résonne et que les voix se taisent.

Je clignai plusieurs fois des yeux pour chercher la source de la musique, venant me laisser tomber juste à côté de Carlisle en essayant de ralentir ma respiration essoufflée. Un homme à la barbe blanche avait sorti un étrange instrument, fait de bois et de cordes qu’il pinçait à rythme régulier en accompagnant le tout de sa voie. Je ne perdis pas mon sourire, bercé comme la plupart des autres personnes présentes, écoutant et enregistrant bien malgré moi ce qu’il était capable de produire. Etait-ce une mélodie inventée ? Ou bien un chant qu’ils se passaient de générations en générations en l’honneur de leur tribu ? Je n’en savais rien, je ne comprenais rien aux paroles. Tout ce que je pouvais saisir, c’était à quel point cette chanson était importante car tous l’écoutaient avec une attention respectueuse. Teintée d’importance et de respect. Comme la main que vint me serrer Labibah en m’adressant un sourire encourageant.

Lorsque la musique mourue dans la nuit, je fus pris d’une irrépressible envie de jouer. J’étais musicien. J’étais chanteur. Mais avant tout j’étais explorateur et la curiosité me dévorait depuis le départ. Je ne sais pas qui de nous deux fut le plus rapide : moi à demander ou l’homme à me tendre l’instrument avec un air un peu moqueur sur le visage. Ils m’avaient vu danser. Ils m’avaient vu sauter. Ils m’avaient vu couvert de couleurs et les cheveux rappelant le feu qui semblait brûler sous la terre… Me mettait-il à l’épreuve ? J’échangeai un regard avec Carlisle et celui-ci hocha doucement la tête. Bien, c’était bon signe ça. Pas dangereux. Alors…

Je me déplaçai légèrement pour contourner l’instrument et me mettre à la bonne place. J’avais observé comment il plaçait ses mains et la façon qu’il avait eu d’appuyer sur le bois en même temps qu’il pinçait. La première note fut horrible et je grimaçai en même temps qu’ils éclataient d’un rire franc. Au moins je les amusais ! Je ricanai moi aussi, en produisant quelques autres jusqu’à ce que l’un des enfants ne se mette à rouler parterre en se tenant le ventre. Quelques secondes, c’est tout ce qu’il me fallait. Pour faire le clown puis pour me concentrer, déviant peu à peu des mauvaises notes pour retrouver les bonnes. Exactes. Précises. Je baissai les yeux sur l’instruments et fermai finalement les paupières pour me concentrer. Respirer. Reprendre ce que j’avais entendu. Un peu dans les hauteurs. Puis une accélération. Un retour en arrière dans la descente et de nouveau des notes dissonantes qui formaient pourtant un mélange harmonieux. Une mélodie du cœur. Une mélodie de l’âme qui m’enserra le torse et fit frissonner mes doigts tandis que je la répétais.

J’avais toujours su jouer des instruments. Enfin, je savais imiter les gens ; sinon, je devais prendre des cours pour savoir en jouer sans eux… Carlisle en savait quelque chose, n’est-ce pas ? C’est peut-être pour cela que ce fut le premier à réagir une fois ma prestation terminée. Le silence qui avait envahit l’endroit était tel que je cru un instant les avoir vexé dans leur rituel ou je ne savais quoi. Il voulu s’avancer dans ma direction mais Labibah le retint par le poignet pour l’en empêcher. Mince, j’avais vexé un de leurs esprits ou bafoués les ancêtres, un truc comme ça ?! Pourvu qu’ils ne m’envoient pas au bûcher ! S’il fallait je pouvais recommencer en changeant des trucs pour ne pas que… Je déglutis en la voyant venir face à moi. Faites qu’elle ne me tue pas trop vite ou… Ou si, très vite, pour que je ne ressente pas la douleur ! Je n’aimais pas avoir mal en plus.

Elle m’embrassa et j’eu une tête tellement surprise que des gloussements se firent entendre. Elle resta plusieurs secondes avant de se détacher, passant ses paumes dans la rousseur de mes cheveux et pressant mes épaules avec une force insoupçonnée. A mon grand soulagement, elle souriait. C’était bon ça, non ? Il m’avait dit qu’un baiser voulait dire des tas de choses mais il ne me semblait pas que « menace de mort » fasse partie de la liste… Dans le doute, je bafouillai mais elle ne sembla pas s’en vexer. Heureusement !

« Tu es doué, démon de Feu. » Me félicita-t-elle.

Je penchai la tête en avant, une main dans la nuque comme on m’avait montré un peu plus tôt. Cela eu l’air de lui convenir parce qu’elle se redressa et déclara quelque chose au reste du village que je ne compris pas des masses. Je sursautai donc quand ils poussèrent des exclamations et cru un instant qu’ils allaient me jeter dans le bûcher ! Mais non, ils se contentèrent de m’entourer et de me toucher à nouveau, les couleurs, les marques, les images, les cheveux. Surtout les cheveux. Des mots incompréhensibles. Des attitudes bienveillantes. Même le vieil homme tapota l’instrument et me désigna de l’index. J’eu envie de lui répondre qu’on pouvait jouer tous les deux la prochaine fois mais je n’en eu pas trop le temps. Tout allait si vite. Tout allait trop vite.

Et avant que je n’ai pu dire ouf, le jour était déjà presque là.

J’avais la tête qui tournai pourtant je chantonnai tranquillement, épuisé mais heureux tandis que nous traversions la jungle dans les premières lueurs du jour. Je m’amusai à sauter par-dessus les racines, à chantonner des paroles entendues cette nuit et à danser d’un pied sur l’autre comme si la folie musicale s’était emparée de mes veines comme de mes muscles. Carlisle était beaucoup plus calme, lui, mais je pouvais deviner les petites rides au coin de ses yeux. Monsieur était fatigué mine de rien ! Il tenait deux linges dans sa main. J’ignorai où il nous emmenais, je savais juste que c’était pour se laver et ça c’était franchement cool.

« C’était tellement… Tellement épic ! Vivant ! C’est toujours comme ça ? Non parce que là, je sais même pas si moi je vais tenir le rythme ! Je ne sens plus les muscles de mes jambes et ma plante de pied m’a abandonné il y a au moins trois heures. Mais c’était tellement… J’espère que j’ai fais le bon geste pour les filles, je crois qu’elles me désignait un truc après m’avoir embrassé mais j’ai mis ma main devant ma bouche comme ça ! » Il mima le geste, collant le dos de sa main droite contre sa bouche. « C’était ça pour dire qu’on était pris, non ? J’espère que je ne les ai pas vexées… Mais elles ne sont pas trop mon genre, je les préfère plus grands, plus musclés… »

Je coulai un regard vers lui, imperturbable marcheur qui gravissait le petit sentier en faisant mine de ne pas m’entendre.

« … Plus discret. Moins bavard. Plus… Fourni entre les jambes, si tu vois ce que je veux dire. »

Mon épaule cogna son bras dans un jeu et avant qu’il ne m’attrape, je bondis en avant… Manquant de rentrer dans quelqu’un qui descendait ! Aussitôt je m’inclinai – ou quelque chose du genre – et me dépêchai de passer derrière Carlisle quand nous commençâmes à croiser des hommes immobiles couverts de peintures. Il avait dit des guerriers, c’était bien ça ? Autant ne pas trop les embêter dans ce cas.

« Où est-ce qu’on… va ? »

Mon dernier mot mourru avec ma voix quand je découvris l’endroit où nous venions d’arriver : une longue file de roche grise couverte de mousse s’allongeait sur plusieurs mètres, comme les falaises en bord de mer, et des cascades s’en écoulaient par dizaines. Au pied de la pierre, des sortes de petits bassins et lagons comme je n’en avais jamais vu que dans les films hollywoodiens ! Je ne pus retenir mon cri impressionné, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson face au spectacle. Sous la très faible lumière du jour les cascades étaient plongées dans l’obscurité et le soleil frôlait à peine leur surface. Pourtant on les entendait très bien au milieu des premiers chants d’oiseaux et de la forêt qui s’éveillait.

Le grand bonhomme que j’accompagnai contourna les premiers bassins – naturels ? Il faudrait que je teste ! – pour avancer et s’enfoncer plus loin. Jusqu’à un lagon de petite taille mais suffisamment caché pour ne pas nous trouver trop dérangés. Je m’arrêtai à proximité de l’eau, sentant les petites vagues fraîches me lécher les pieds.

« C’est… Là qu’on est censés se laver ? »

Je préférai demander avant de dire ou de faire une bêtise ! Attendant son accord, je m’accroupi pour observer la surface. C’est que ça risquai d’être profond ce truc, non ? Peut-être que si je restai au bord je ne risquai pas de perdre l’équilibre et de me noyer, n’est-ce pas ? Oui, j’allais faire ça. C’était très bien ça. Pas trop loin pour ne pas couler comme une masse et devoir être repêché. Un frisson me parcouru. J’avais envie de sauter en avant mais en même temps un instinct de survie me soufflait de ne pas le faire. J’étais pris dans un cruel dilemme. Odieux dilemme.

Jusqu’à ce que je remarque le corps entièrement nu de Carlisle à travers l’obscurité… et que les doutes ne s’envolent au même rythme que mes vêtements quittaient mon corps. Son baiser avait le goût chaleureux de la nourriture et de la terre rouge. Et, ma main à l’abri de la sienne, je consentis à le suivre dans l’eau froide malgré toutes mes bonnes résolutions. Il devait bien savoir ce qu’il faisait, non ?

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________________________________________ Mer 6 Sep 2017 - 12:07

Bibiya be ye ye.

Il y avait une tradition. Un accord tacite. Dans cette tribu où chaque sexe était respecté, des scissions existaient cependant. Les femmes ne se baignaient pas en compagnie des hommes. Il y avait une heure pour les femmes, et une heure pour les hommes. Cette séparation n’avait rien de d’avilissant, c’était simplement ainsi que ce peuple avait choisi de préserver cette pudeur exquise qui conférait au corps ses mystères et sa beauté. Son attirance aussi peut-être. Carlisle ne s’était jamais réellement penché sur la question.

Etant d’un naturel pudique, il avait fallut un certain temps avant qu’il finisse par accepter l’idée d’être vu nu par d’autres personnes. Quand bien même il ne s’agissait ‘que’ d’hommes, cela avait constitué une épreuve, dont il n’avait laissé paraître qu’une vague crispation. Aucun irrespect n’avait été esquissé à son encontre, pas même une légère moquerie quand il avait choisi le bassin le plus éloigné et le plus glacé pour ne pas avoir à subir plus que ce que sa pudeur lui permettait de supporter. On avait simplement haussé les épaules, sans plus. Il n’était en rien un objet de convoitise ici, ni même une éminence des critères de beauté. Et de façon extrêmement paradoxale, si son ego en avait été quelque peu blessé… Carlisle avait trouvé beaucoup de paix dans cette constatation. Ici, il n’était rien de plus qu’un homme. Ni nom, ni rang, ni prestige, ni même beauté particulière. Il n’était qu’un homme, dont la seule caractéristique ‘particulière’ était de ne pas parler la même langue et d’être d’une autre couleur de peau.

Si peu, en somme.

C’était aussi pour cela que Carlisle aimait tant ce lieu. Cet ‘anonymat’ dans lequel il pouvait soudain se plonger. Se complaire. S’abandonner et s’oublier.

Même si cette fois, les choses étaient différentes. Très différentes. Si il s’était déjà retrouvé nu face à Antropy, cela n’avait rien de facile pour lui. Être nu au milieu d’anonymes était une chose. Face à lui… Carlisle était parfait. Il le savait, il faisait tout pour cela. Son corps était gracieux et fin, musclé et fort, dans une maîtrise digne d’un tableau, d’un portrait peint par les Maîtres d’un autre temps. Une statue grecque. Une stature noble. Pourtant, sans apparat, Carlisle se sentait démuni. Perdu. Mal à l’aise aussi, dans une inconvenance qu’il ne supportait que très peu. C’était aussi ce qui amusait tant Antropy, qui ne cessait de l’agacer de sous-entendus à peine discret, à peine polis parfois même. Cela pouvait parfois le mettre hors de lui, véritablement, tant il se sentait gêné de cette impudence qui semblait être une part entière de ce rouquin échevelé. Et pourtant… Pourtant il se savait parfait. Diablement parfait. Quelle idiotie de l’esprit…

Le voir s’extasier de chaque chose lui arracha un sourire, bien qu’une telle candeur avait plutôt tendance à l’agacer. Mais pas ici. Pas alors qu’il prenait sa main pour le faire revenir sur terre, revenir à… Lui. Le voir nu lui provoqua une sorte de moue surprise, suivit d’un sourire, avant de littéralement jeter aux quatre vents les vêtements qu’il avait encore sur lui. Malgré lui, Carlisle leva les yeux au ciel, avant de s’approcher de lui. Si il avait en tête de lui expliquer où ils allaient se baigner, ou encore un peu de cette tradition qui entourait les bassins où ils se trouvaient, il se perdit bien vite dans un baiser. Ses mains vinrent rapidement se poser sur les hanches du plus jeune, parfaitement conscient de l’instabilité des pierres, et Antropy eue une sorte de soupir, comme un ronronnement, caractéristique. Ce genre de petit son insupportable que Carlisle avait apprit à décoder. Apprendre. Aimer, aussi. Au moins un peu.

-Suis moi.

Un murmure, pour ne pas déranger le silence à peine entrecoupé de bruissements de feuilles, avant de prendre sa main pour le guider. Les bassins étaient tous emplis jusqu’aux bords, débordant les uns dans les autres dans des mouvements fluides, instinctifs, et Carlisle les dirigea vers l’une des plus éloignés, mais aussi des moins profonds. Loin des guerriers qui protégeaient le lieu, mais assez proche pour observer le village en contre bas, dans des ombres illuminés entre les arbres.

Sans un mot, il mit son pied dans l’eau froide, y entrant en relâchant la main du rouquin pour se laisser glisser jusqu’au torse dans l’eau, frissonnant dans une grande inspiration, avant de se tourner vers lui. L’eau était limpide et Antropy voyait aussi bien son corps que lui le sien et malgré lui, Carlisle se sentit soudain extrêmement mal à l’aise, comme si la confiance qu’il avait ressentit jusque là s’était évaporé avec la froideur de l’eau. Lentement, il détourna les yeux, les relevant pour ne jamais permettre la moindre confusion.

-Viens. L’eau est froide, mais elle n’est pas profonde.

Il connaissait la frayeur du rouquin pour l’eau en général, bien qu’il ait longuement tenté de lui apprendre à nager. En vain, puisque le roux avait plutôt prit cela pour un prétexte de se trouver peletonner contre le corps à moitié nu de l’organiste. Rien qu’à ce souvenir, il a envie de lever les yeux au ciel, se contenant de justesse, en le voyant mettre le pieds dans l’eau, étouffant un juron avant de relever un regard pas si rassuré vers lui.

-Il ne t’arrivera rien.

Une promesse, encourageante, qui sembla porter ses fruits puisqu’il finit par se glisser dans l’eau, jusqu’à la taille, en jurant dans sa barbe naissante. A peine moqueur, Carlisle se laissa glisser vers l’un des rebords, s’y adossant en relevant un genoux contre son torse, dans un dernier accès de pudeur. Il attendit un temps, avant de lui expliquer comment la tribu séparait les heures d’accès aux bassins.

-En tant qu’invités, nous devons suivre les règles. Dès que le soleil sera levé, il nous faudra sortir, précisa-t-il, en désignant le ciel, aux couleurs grises. Je te raccompagnerai à notre hutte, pour que tu y dormes un peu. Il serait dommage que tes… Jambes si endurantes souffrent trop pour ce qui suivra.

Il avait encore tant de choses à découvrir ici, tant de choses à apprendre. Souriant doucement, Carlisle ferma les yeux, attendant un instant avant de se laisser entièrement happé par l’eau. C’était une sensation agréable, celle de disparaître dans un monde de silence. A peine entrecoupé du son des mouvements de l’eau. Comme si, l’espace d’une respiration, un autre monde acceptait d’être, afin de remplacé le présent. C’était une chose qu’il aimait, aimait véritablement.

Presque autant que celle qui parcourait son corps lorsqu’Antropy posait sur lui ce regard d’admiration qu’il ne connaissait que trop. N’aimait que trop. Mais ici, quelque chose était différent. Une étincelle, un éclat, au fond du regard. Une chose que Carlisle n’y avait jamais vu. Il aimait -adulait- être admiré, convoité, désiré mais avec Antropy, c’était autre chose. Une chose qu’il n’avait jamais apprit à maîtriser, jamais eue envie de connaître. Un désir d’une autre forme, singulière. Pleine de cette luxure qu’il haïssait tant sans rien en connaître. Qu’il haïssait de ne pas connaître…

-Qui a-t-il?

Il n’aimait pas ne pas savoir. Il haïssait même l’ignorance et sa voix, bien que posée, trahissait toute son incapacité à contrôler cette colère, face à l’inconnu. Pourtant cela ne sembla absolument pas déranger le plus jeune, qui après un sourire, eue une sorte d’hésitation, s’agrippant aux rebords pour venir vers lui, face à lui, contre lui. Sans se départir de ce sourire, aussi étrange que l’étincelle de ses yeux. Aussi étrange que son geste de venir caresser ses joues, le forçant à relever la tête dans une telle position. La nuque à fleur d’eau. Le corps immobile. Attentif. Prêt à se défendre, à réagir, à combattre. Ou à ployer encore contre le baiser du plus jeune, ses yeux se fermant sans même y réfléchir. Sans même s’en rendre compte. Ses mains se crispant sur le rebord, encore et éternellement, alors que son corps se redresse, un peu, juste assez pour appuyer ce baiser, encore chaste pour le moment. C’était une chose si étrange, ces sentiments qu’il pouvait ressentir. Gêne, plaisir, confiance, méfiance, désir, perplexité, incrédulité. Douceur. Même parfois… Quelque chose d’étrangement proche de ce qu’il ressentait pour l’Art. La Musique. L’Orgue…

-Reste… Reste prudent, murmure-t-il, à même ses lèvres sa paume venant frôler sa gorge, comme pour le repousser, sans vraiment le faire. Je… Ne pense pas que cela soit… Interdit mais… Tu risquerais de détourner l’attention de nos protecteurs.

Une blague, aussi incroyable que cela puisse être, venant de lui. Il le voit sourire, d’un sourire incroyablement enfantin, avant de brusquement passer ses bras autour de sa nuque, l’enlaçant avec emphase, au point de faire déborder le bassin dans lequel ils étaient.

Il aurait pu lui parler de mille chose. De l’argile qu’ils avaient en guise de savon. Des guerriers et des démons qui habitaient ces forêts. De Labbibah, et de leur rencontre. De son rôle et du voyage qu’il devrait faire à Abudja. Il aurait pu. Il se contenta pourtant de poser sa main à même sa hanche, sous la surface. Sans intention, aucune. Mais sans mots non plus.

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« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Ven 15 Sep 2017 - 20:20


We got questions we should not ask


Il y avait des sensations bien plus agréables que d’autres. Par exemple, le papier de verre : c’était un truc pour râper et gratter mais si on le mettait sur son bras ça vous décapait la peau et la chair sans autre forme de procès. En général on évitait de se le faire à soi-même, j’en conviens, mais c’était pour illustrer l’exemple. En revanche, les paumes d’un grand type guindé comme Carlisle qui glissaient dans votre dos, ça c’était quelque chose de prodigieusement agréable. J’avais franchement froid dans l’eau fraîche où nous nous trouvions, mais peut-être parce que cela contrastait avec les flammes qui pourléchaient mes veines et attisaient le brasier de mon torse. J’avais chaud. Extrêmement chaud. Chaud de ces danses et de ces chants, chaud de cet univers qu’il me faisait découvrir en secret, chaud des milles questions qu’il me restait encore à poser mais qui devraient attendre quelques heures… Chaud de le voir ainsi dévêtu et dans l’intimité quasi totale de la nuit et des bassins.

Je n’aimais pas du tout l’eau, sauf dans les douches et quelque fois les baignoires. Là, je sentais les galets aplanis par de longues baignades sous la plante de mes pieds et les quelques algues glissantes qui les recouvrait. L’eau semblait claire pourtant, aussi pure que le cristal dont elle semblait faite et s’écoulaient dans un bruissement absolument agréable à l’oreille. Tout aussi charmant que les ondulations que nous provoquions, l’un contre l’autre, et qui se répétaient dans des cercles concentriques jusqu’à l’infini. Carlisle était méfiant et prudent, j’étais fougueux et téméraire ; je lui faisais confiance pour nous maintenir en sécurité tant qu’il faisait de même pour gérer nos relations. Il n’y avait jamais de bon moment, de bon horaire, uniquement des bonnes raisons et la tentation facile. L’envie de céder. Parfois quelques résistances mais elles ne duraient pas longtemps. Il était un étudiant à dévergonder et j’avais l’audace de croire que je lui avais beaucoup appris… Ses gestes en trahissaient les apprentissages consciencieux.

Il était un homme d’art et de fer, une maîtrise parfaite qui parfois s’effritait pour quelque chose de plus spontané. De plus vrai et honnête. Primaire. Il m’avait prévenu mais quand j’avais relevé la tête, je n’avais pas aperçu ces fameux guerriers des chemins. Nul doute qu’ils nous surveillaient dans un coin d’obscurité mais même mon regard ne parvenait pas à les discerner. Etais-je trop embrumé dans la fatigue et la folie qui parcourait encore mon corps ? Sans doute. Peut-être. Qu’est-ce qu’on en avant à faire, au fond ? Je me contentais pourtant sagement de dévorer sa bouche et de m’abreuver de cet amour qu’il acceptait malgré lui de me montrer. De l’attention. De la tendresse maladroite mais sage quand son corps se lovait près du mien. Par envie. Par jeu. Par possession ou pour tout autre chose. Au fond, avions-nous des raisons d’être près l’un de l’autre ? Il me manquait alors je prenais.

Nous restâmes un moment dans cet endroit, jusqu’à ce que je frissonne et que mes lèvres ne laissent deviner leur couleur violacée aux premiers rayons de lumière. Alors seulement j’avais pu m’extraire de ce bain et me rouler dans une espèce de tissu rugueux mais au combien agréable, loin de l’eau et dans une sensation de détente absolument délicieuse. Je renfilai rapidement mes vêtements et repris le chemin du village en compagnie de Carlisle – que je trouvais lui aussi bien plus calme et tranquille. J’esquissai un sourire un peu moqueur face à la marque discrète mais visible qu’il portait juste sous l’oreille, me retenant de lui rappeler son existence. Ses doigts entrelacés aux miens me quittèrent une fois les palissades en vue et j’étouffai un bâillement honnête alors que nous traversions la place quasiment déserte pour rejoindre notre cahute. J’avouai sans mal que nous reposer n’était pas franchement de refus ! Je sentais une étrange odeur de terre et de d’argile mais je trouvais ça aussi agréable que le baiser qu’il m’accorda quand nous fûmes de nouveau seul… Et à l’abri des regards, cette fois-ci.

Dormir était la meilleure chose qui puisse exister au monde. Juste après une autre chose que nous ne tardâmes pas à retrouver l’un contre l’autre, m’abreuvant de sa chaleur nouvelle et roulant sur les nattes de paille qui nous servait de couche pour revenir contre lui. Sa bouche était délicieuse, d’une saveur acide et pourtant si sucrée, et mes doigts s’amusaient à parcourir le moindre recoin de sa peau auquel je n’aurais pas eu accès dans les bains. J’avais été poli et respectueux des traditions, préférant l’interroger encore sur tout un tas de choses que j’ignorais plutôt que de prendre le risque de froisser les membres si accueillants du village… Mais désormais, nous étions juste lui et moi. Juste tous les deux. Juste un face à face ponctué de baisers et mes bras passant autour de sa nuque pour saisir la base de ses cheveux. J’aimais me perdre contre son souffle. J’aimais sentir les battements de son cœur contre mon torse. Et, par dessus-tout… J’aimais l’entendre prononcer cette suite de moi qu’il ne réservait qu’à moi.

« Je t’aime aussi… »

Murmurai-je, mon pouce passant contre ses lèvres tandis qu’il tenait encore mon menton entre ses doigts. Il semblait chercher quelque chose dans mes yeux, me fixant avec une attention qui aurait pu me mettre mal à l’aise si je ne l’avais pas connue. J’attendis, simplement, ne dissimulant aucunement la sincérité qui accompagnait mes paroles. J’étais accro, pire qu’à ma guitare et à la chanson, pire qu’aux tatouages et à la musique, j’étais complètement subjugué par ce type qui avait manqué de me tuer et qui me faisait mourir à petit feu chaque jour. J’étais dingue de sa bouche et de son froncement de sourcil. Fan de son claquement de langue et de ses soupirs agacés. Connaisseur de ses sourires discrets et de ses attentions dissimulées. On n’était pas tous les jours sur la même longueur d’onde et parfois j’avais grand mal à le capter, mais il existait un domaine où nous nous accordions parfaitement… Mieux que des instruments qui jouent une mélodie écrite pour eux. Mieux qu’un orchestre parfaitement dirigé. Mieux que tout ce que je pouvais connaître quand ses hanches se perdaient contre les miennes et que je perdais aussi bien pied que raison. Deux souffles courts, rauques, profonds. Insidieux dans les premières heures du jour. Secrets derrière la faible porte en paille. Et sa peau comme seul bouée de sauvetage alors que je me noyais sans regrets contre lui.

* * *


Je me réveillai en sursaut bien plus tard, me redressant sur les coudes sans trop savoir où je me trouvais. Je papillonnai du regard tout autour de moi, tentant de remettre les formes dans le bon ordre et mon tee-shirt par-dessus ma tête. Il faisait jour, bien jour avec le soleil et tout. J’étais allongé, tout seul, et… Tout seul ?! Oh mince, mais quelle heure est-ce qu’il pouvait bien être ?! Prestement je me redressai, saisissant de quoi m’habiller et passai une main dans mes cheveux roux pour les remettre un peu d’aplomb. Un coup d’œil au petit miroir posé là, je passai de l’eau sur mon visage et me satisfaisais de ce que je voyais pour sortir rapidement de la case. Ou presque puisque je percutai le grand torse de Carlisle et manquait de tomber à la renverse ! Il me rattrapa de justesse et je me permis un éclat de rire devant sa tête surprise de me trouver déjà debout.

« Tu ne comptais pas profiter de la journée sans moi j’espère ?! Qu’est-ce qu’on voit aujourd’hui ? Il fait beau, tu crois qu’on peut aller se promener un peu autour ? Les gens ont l’air super sympas ici, peut-être qu’ils accepteraient que je regarde ce qu’ils font ? Il y en avait un qui fabriquai des couteaux en ivoire je crois… Bon je ne lui ai pas dit que c’était interdit d’importer de l’ivoire mais c’était vraiment super classe ! Tu crois que… Quoi ? »

Pourquoi est-ce qu’il souriait ? C’était bizarre ça, pas normal, help ! Carlisle était cassé !

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