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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
« Serez vous prêt à venir flotter en bas avec notre Clown ? »

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 Who you gonna call ? ... Parce que j'crois qu'on a des soucis, là.

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Alex Jayden


« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


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________________________________________ Lun 8 Mai 2017 - 2:36


Tara Duncan & Alex Jayden.

Mayday, Mayday, on est paumé !!

Alex ne se serait jamais imaginé qu’un simple article dans un journal puisse avoir des répercussions aussi désastreuses. Tout avait débuté peu de temps après son premier vrai contact avec un esprit. Il n’avait pas eu l’occasion de reprendre contact avec le médecin qui l’avait accompagné - il ne savait toujours pas comment il s’appelait, et puis il ne voulait pas retourner sans arrêt à l’hôpital, il risquait gros et ça aurait fini par attirer l’attention…

Et, alors qu’il se désespérait dans son appartement, il eut soudain une idée de génie : et s’il passait une petite annonce dans le journal ? Après tout, il s’agissait d’une pratique courante, et l’on y trouvait de tout, absolument tout : du petit boulot le plus banal possible à des recherches de relations sérieuses, en passant par des recherches plus ou moins loufoques. Une étrangeté de plus ou de moins n’y changerait pas grand chose, n’est-ce pas ? Et ça valait toujours le coup d’essayer. C’est ainsi que naquit sa fameuse recherche :

Recherche médium, mentalist, sorcier ou tout autre personne capable de communiquer avec des Esprits en tout genre pour pouvoir en apprendre plus sur l’Au-Delà et ses habitants. Si vous vous sentez d’attaque, veuillez me contacter dans les plus brefs délais au...” Et il y avait ajouté son numéros de téléphone portable, ainsi que son adresse mail, et même son adresse postale. Oui, il était carrément taré, et non, cela ne lui faisait pas peur de voir débarquer les plus grands maboules du monde - ou, au moins, de Storybrooke -  devant sa porte. Il était persuadé de pouvoir se débrouiller en cas d’imprévus de ce genre. Et, dans le pire des cas, il pourrait déménager temporairement dans un motel ou quelque chose de ce genre. Cela ne lui posait aucun souci !



La première personne qui (re)prit contact avec lui fut Laure Wilson. Oh, l’ancien équidé avait déjà entendu parler d’elle - même qu’il tenait sa planchette Ouija de sa boutique, rien que ça ! Mais il ne tenait pas à lui faire gaspiller son précieux temps - surtout qu’elle devait déjà être au courant de son passé de fraudeur, alors… S’il pouvait éviter les insultes/coups de gueule/coups tout court, il tenait vraiment à les éviter.

Et il se retrouva une nouvelle fois à patienter. Encore. Et encore. Plusieurs semaines, sans rien. Nada. Niet. Aucune nouvelle. Même pas un mauvais plaisantin ou quelqu’un qui avait un léger grain. Et, alors qu’il commençait réellement à perdre espoir, il reçut un coup fil ; LE coup de fil. Ce DIVIN coup de fil - non, il n’abusait même pas. Et cette délivrance se présenta sous le nom de Tara Duncan. Une sorcière - ou sortcellière ? Quel mot étrange - aux très grands pouvoirs, bien qu’ils étaient pour le moins… Capricieux, comme il aurait l’occasion de le voir par la suite.

Toujours est-il que, pour l’instant, elle avait accepté de le rencontrer en territoire neutre - un café était tout indiqué - et ils purent discuter un peu. Sans échapper aux éternels “vous êtes complètement taré ! Faut laisser les morts en paix, y’a pas idée de vouloir les déranger ....” et autres joyeusetés du même acabit. Mais cela ne le dérangea pas le moins du monde. Il y était habitué, après tout ! Alors, il avait continué. Il lui avait demandé, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle cède pour une deuxième entrevue.

Il lui avait exposé son expérience, avec toute la passion dont il était capable - et c’était peu dire. Il avait cherché à lui faire ouvrir les yeux sur la nécessité de faire ce genre de découverte. Que c’était super intéressant. Que ça pourrait leur apprendre des tas de choses ! Mais, encore une fois, Tara ne semblait pas convaincue de ses dires, et il essuya un nouveau refus.

Loin de se démonter, il réitéra. Et changea complètement d’approche : cette fois-ci, il la traita carrément de peureuse, et de menteuse. Pour une sorcière aussi puissante, elle devait être la honte de sa famille ! Refuser une expérience de ce genre… Pfuh, c’était carrément nul ! Et il ajouta que, si ça se trouvait, elle n’était qu’une menteuse - oui, c’était l’hôpital qui se foutait de la charité, mais c’était de bonne guerre, non ? - que, si ça se trouvait, elle ne possédait aucun pouvoir, et que c’était pour ça qu’elle refusait sa proposition. Son plan fonctionna si bien qu’il se reçut une des gifles les plus mémorables de sa vie, accompagnée d’insultes colorées en tout genre, et d’un accord : ils se retrouveraient dans deux jours, chez lui, pour la faire cette “maudite séance”. Alors, malgré sa joue qui rougissait déjà du coup et la douleur qui en émanait, il ne put s’empêcher de sourire : il avait réussi !

-----------------------------

Lorsque la blondinette frappa à sa porte, il terminait de tout préparer : il avait rassemblé les bougies nécessaires, le Ouija trônait déjà au milieu de son pentagramme, les dessins qui étaient censés les protéger étaient déjà tracés et terminaient de sécher sur le sol. A n’en point douter, il était prêt à parier que Tara allait le prendre pour un véritable taré mais il s’en moquait : il ouvrit la porte, la saluant d’un signe de tête, tout sourire.

« Heureux de voir que tu n’as pas changé d’avis entre temps ! … Finalement, je vais finir par croire que tu n’es pas une poule mouillée. »

Et il partit d’un éclat de rire, amusé. Il la laissa entrer, refermant la porte derrière elle.

« Fais comme chez toi, surtout n’hésite pas. Tu veux boire quelque chose ? Café ? Chocolat chaud ? Coca ? … Un truc ? »

Il lui laissa le temps de prendre ses repères, avant de passer aux choses sérieuses : il lui expliqua calmement et en détail ce qu’ils s'apprêtaient à faire, les règles de l’art, les potentiels risques qu’ils encouraient, et tout un tas de petit détail. Il lui rappela les règles et principes de base du Ouija - écopant d’un regard blasé en retour - avant de lui faire signe de prendre place.

« T’as confiance en moi, hein ? … Il se mit à rire. Enfin, même si ce n’est pas le cas, c’est trop tard maintenant ! Tu pourras pas partir avant qu’on ait terminé ! Mais tu verras, ça va bien se passer. Après tout, il n’y a pas de raison que ça se passe mal, n’est-ce pas ? »

Il aimait bien la taquiner. Après tout, même s’il s’était montré on ne peut plus odieux avec elle la dernière fois, il appréciait vraiment la jeune femme : elle était drôle, un peu rebelle, et connaissait des tas de choses dont il n’avait même pas soupçonné l’existence. Franchement, chaque discussion avec elle comportait son lot de surprises, et il ne s’ennuyait jamais. C’était carrément génial.

Si, au départ, tout allait pour le mieux - mis à part que les Esprits semblaient décidés à leur mettre des vents magistraux qui n’allaient pas tarder à se transformer en ouragan si ça continuait - les lumières se mirent soudainement à crépiter, et leur volume baissa légèrement. Alex saisit le regard passablement inquiet de la blonde, et il se contenta d’un haussement d’épaules censé la rassurer.

« T’en fais pas, ça arrive de temps à autre. T’as pas de soucis à te faire ! »

Ils reprirent donc tranquillement, enfin… Tranquillement, pour Alex ; Tara ne semblait vraiment pas rassurée, mais alors pas du tout. Et, d’un coup, les lumières s’éteignirent totalement, ne les laissant que dans une semi-obscurité grâce aux flammes vacillantes des bougies. Le médium haussa un sourcil, intrigué, tandis que Tara marmonnait pour elle-même dans sa barbe inexistante.

« Hey, l’Esprit, t’es vraiment pas drôle, tu sais ? Il avait adopté un ton un tantinet moqueur, partant du principe que tout ceci était dû aux plombs qui avaient sautés, ou à une quelconque panne de courant. ça finirait forcément par revenir. Franchement, t’es pas sympa avec la novice… Sois cool, ok ? On est pas des méchants, nous. Toi par contre, j’ai un sérieux doute… Il lui fit un clin d’oeil. Je plaisante, Blondie. T’as vraiment aucun souci à... »

Et ce fut à ce moment précis que les bougies s’éteignirent et que, quelque part dans l’appartement, une porte claqua violemment. Tara laissa échapper un petit cri suraigu, tandis qu’Alex cherchait frénétiquement son briquet dans ses poches, histoire d’avoir un minimum de lumière pour les rassurer… Parce que oui, l’ambiance environnante commençait sérieusement à devenir pesante, mine de rien. Non mais. Il avait signé pour une petite séance tranquille et sans prétention, pas pour un remix de l’Exorciste ou d’il ne savait quel nouveau film d’horreur à la mode. Manquait plus que la possession pour être au top, tiens…

Il sursauta quand une porte claqua une nouvelle fois. Seul petit détail, le bruit semblait s’être rapproché sensiblement.

« Bordel, il est où ce maudit briquet... » marmonna-t-il entre ses dents.


S’il mettait la main dessus, il pourrait au moins rallumer les bougies. Ce serait toujours mieux que rien, n’est-ce pas ?

« Tara, t’es toujours là ? Tu vas bien ? Dis, c’est pas tes pouvoirs qui font des siennes par total hasard ? Il esquissa un sourire, même s’il savait pertinemment que ce n’était pas possible de le voir dans l’obscurité. Tu contrôles vraiment rien. Ca craint. »


Il fut incapable de savoir si c’était à cause de ses plaisanteries - de mauvais goûts, certes, mais il faisait ce qu’il pouvait après tout - ou si c’était la situation en elle-même, mais il put clairement entendre que la miss à côté de lui semblait éprouver quelques difficultés pour respirer. Et cela fit disparaître son envie de plaisanter.

« Heu… Tara ? Tu vas bien ? … Taraaaaa ? »

Il n’obtint aucune réponse, et il commença légèrement à paniquer. Abandonnant sa quête désespérée pour retrouver le Saint briquet, il étendit la main devant lui pour essayer de retrouver la blonde. Il réussit à trouver sa main, et il l’attrapa, essayant de la rassurer comme il le pouvait.

Il garda sa main dans la sienne, avant de reprendre ses recherches plus ou moins désespérées.. Et qui, pourtant, finirent par porter leur fruit : il retrouva enfin son briquet. Après plusieurs tentatives, il obtint une flamme et soupira.

« … T’as vu ? Je gère, y’avait aucune raison de s’inquiéter. Je vais aller rallumer la lumière, et ... »

Il se stoppa en plein milieu de sa phrase : pourquoi le décor avait changé, là ? Il était où, son appart’ ? Pourquoi ils étaient par terre - enfin, ça, ça changeait pas trop - sur une sorte de tapis rouge du plus bel effet dans ce qui semblait être.. Un hall d’entrée démesurément grand ?

Il souffla légèrement. Boooon… Y’avait aucune raison de paniquer, n’est-ce pas ? Tout aller bien se passer, il s’était peut-être endormi et… Tout n’était qu’un mauvais rêve. Rien de plus. Quoi que… Il en doutait légèrement, quand même. Il regarda la blonde, l’air peu rassuré.

« Dis moi… Tu sais où on est, là ? »

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Tara Duncan


« Le Brocolis
c'est exquis ! »


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________________________________________ Lun 15 Mai 2017 - 18:08







Who you gonna call ?!


« People scream in the dead of night »


Tout avait commencé lorsque j’étais retournée dans mon ancien appartement. Mara et Jar y vivait toujours paisiblement, dans un foutoir sans nom. Ce qui ne m’étonnait pas grandement, puisqu’avant que je déménage, la seule personne à ranger et à laver se trouvait être moi. Les deux jeunes adultes semblaient se plaire dans un environnement comme cela. Et après que Mara est arrêtée de m’en vouloir tout en me faisant culpabiliser d’être partie, j’étais retournée les voir de temps à autre. Bien évidemment, ils préféraient venir à la maison. C’était plus grand, plus propre et... Il y avait surtout Gavroche, le golden de Maria, Junior, mon petit golden croisé labrador, que Mara et Kar avait connu pendant plus d’un an. Sans compter Pua, le petit cochon avait fait forte sensation à Mara.

Cela faisait donc plusieurs semaines que je n’étais pas allée chez eux. Comme à mon habitude, avant d’arrivé, je passais chercher le pain, un journal ainsi que des plats chinois, sachant pertinemment que Mara ou Jar n’aurait certainement pas cuisiné. En même temps, leur talent en cuisine n’était pas très développé, et malgré mon acharnement pour leur inculquer les bases, ils n’avaient rien retenus. Ils préféraient commander des choses, ou prendre des plats déjà presque tout fait.

Ce jour là, j’avais oublié de prendre le journal. Jar avait fait la tête une petite dizaine de minutes, avant de s’entêter à relire le journal de la dernière fois pour me faire comprendre peu subtilement qu’il n’avait rien d’autre à lire. Cela ne m’aurait pas plus dérangé que ça si, pendant que je faisais la vaisselle, il n’avait pas monté un plan idiot avec Mara. Malheureusement, je m’en étais rendue compte trop tard, lors de leur retour dans la cuisine. Ca n’avait pas été compliqué, en voyant leurs deux grands sourires sur le visage.

J’en avais vu des vertes et des pas mûres avec eux, mais celle là, c’était le pompon. Mara avait piqué mon téléphone pour appeler un homme ayant posté une annonce concernant des esprits. Cette petite chipie savait que je craignais ces choses là et que je n’avais jamais été très rassurée à l’idée qu’elles existent. Elle avait donc pris un malin plaisir à contacter cette personne, lui proposer un rendez vous en mon nom dans un café. J’aurais bien rappelé en m’excusant de cette mauvaise blague, mais la jeune femme avait déjà planqué le journal, et supprimer l’appel, et donc le numéro de téléphone avec.

Je l’avais bien menacé de ne pas y aller, mais si la jeune femme excellait dans un domaine, c’était bien celui de la manipulation. Elle avait un talent oratoire bien à elle. Elle savait exactement comment me faire culpabiliser. L’homme n’y était pour rien dans cette histoire, il cherchait désespérément quelqu’un depuis longtemps. J’avais des pouvoirs, j’aurais été égoïste de ne pas l’aider dans sa quête, seulement sous prétexte que j’étais une froussarde. Tant de mots bien placés qui m’avait autant fait râlé que réfléchir. Après tout, je pouvais surement aider l’homme et m’en aller avant que tout cela passe dans le domaine des fantôme et tout ce genre de chose, non ?

J’étais repartie de chez les jumeaux, résignée, et voulant éviter une nouvelle mauvaise blague. En rentrant chez moi, j’en avais fait part à Maria. J’avais discuté une soirée entière avec la jeune femme, après tout, les esprits m’effrayaient énormément. Je n’étais pas très à l’aise avec ces choses là. Gavroche et Junior à nos pieds, et Pua dans mes bras, elle m’avait rassuré, me faisant reprendre quelque peu confiance.

Le lendemain, je m’étais rendue au rendez-vous à reculons. Malgré tout, je me serais sentie bien trop coupable de poser un lapin à l’homme qui n’avait rien demandé à personne. Notre rencontre s’était plutôt bien passé, il ne s’agissait pas d’un homme étrange, ou encore d’un psychopathe avide de faire revenir un mort à la vie. Il n’avait pas l’air trop détraqué. Surement un minimum, pour vouloir communiquer avec les esprits. J’avais tenté de repartir définitivement de se rendez-vous, le dirigeant vers un autre sorcier, mais l’homme avait tellement insisté que je n’avais pas réussis à refuser. Les paroles de Mara m’étaient revenues en tête. J’avais la chance d’avoir des pouvoirs, ce qui n’était pas son cas, je pouvais bien l’aider un peu... Même s’il aurait surement mieux fait de demander à quelqu’un de plus compétent que moi. Mais, au vu de la manière dont il avait réagit, s’il voulait avoir un avant goût de l’aptitude de mes pouvoirs, il allait être servi. J’en serais surement débarrassé ensuite !

Le ton était d’ailleurs tellement monté que je m’étais surprise à rentrer dans son jeu et à mettre à mon tour à lui hurler dessus. L’homme qui semblait passionné, intéressant et mesuré, avait cédé la place à un véritable démon. Clairement, il était déterminé. Et je m’étais fait avoir. Après un échange musclé, et une gifle involontaire, mais bien méritée, nous nous étions quitté avec un nouveau rendez-vous. En rentrant chez moi, je n’avais pas trouvé mieux que de m’effondrer sur le canapé, en me demandant comment j’avais bien pu en arriver là.

***********

C’était le jour J. Ah ça, je n’aurais certainement pas pu l’oublier. Je n’avais rien réussis à avaler depuis la veille, et ma nuit avait été très courte et bercé par de doux cauchemar d’esprit malveillant. Alex, je te déteste. Mais je n’étais pas du genre à faire faux bond au dernier moment. Malheureusement. Parfois, je me prenais à penser qu’il faudrait peut être que je devienne plus égoïste, ça me servirait très certainement. Mais... Disons que j’aurais du mal à vivre avec ça.

Je m’étais donc rendue chez Alex après avoir enfilé un jean et un débardeur pour profiter de la chaude journée qui avait pointé le bout de son nez à Storybrook. Après deux jours de pluie, la météo s’était métamorphosée et le soleil tapait si fort qu’il faisait presque chaud. Le printemps, bientôt l’été, enfin cela se ressentait. Ce n’était pas si une si mauvaise journée après tout. Si seulement j’avais su... En attendant, je m’étais garé non loin de chez le garçon, et j’étais à présent devant sa porte, attendant que ce dernier m’ouvre. Lorsqu’il arriva, je ne pu m’empêcher de sourire en levant les yeux au ciel.

- Ce n’est pas faute d’y avoir pensé. Ca n’a rien avoir avec le fait d’être une poule mouillée ! C’est être sain d’esprit, nuance !

La plupart du temps, les morts n’aiment pas être dérangé. Du moins c’était dans la croyance commune. Espérons qu’aujourd’hui, ils souhaitent avoir un peu de compagnie et se montrent cléments. J’entrais à sa suite, en regardant quelque peu autour de moi. Pas très rassurant. L’estomac noué, je secouais la tête.

- Ca ira merci. C’est très... Spécial, tes trucs quand même.

Mes yeux s’étaient posés quelques instants sur la table de ouija ainsi que sur les dessins étranges. Je m’étais avancée pour m’asseoir à côté de lui, en face de toutes ces préparations. Ses explications n’avaient rien eu de rassurant, mais je m’étais efforcée de garder la face, un minimum du moins. A sa remarque, je lui renvoyais un sourire amusé en répondant :

- Absolument pas !

Non clairement, comment une quelconque personne pourrait avoir confiance en lui après des échanges de la sorte ? J’haussais ensuite les épaules. Personnellement, je voyais plus de raisons pour lesquels l’expérience tournerait mal, que de raisons qu’elle se passe bien. Mais, avec les ondes positives d’Alex, cette expérience pourrait peut être mieux se passer.

- Oh non aucune !

Ironisais-je en lui renvoyant un regard remplis de sous entendus. La séance débuta. Je fixais avec attention la planche, ainsi que les bougies. Pour le moment, rien ne se produisait. Tout était d’un calme plat. Ce qui semblait frustré l’homme. Amusée, je ne pu m’empêcher de lui souffler :

- Si ça reste comme ça, moi, ça me va.

J’avais parlé trop vite. Bien trop vite. Et ça m’apprendrait. Les lumières se mirent à clignoter, me faisant sursauter. J’envoyais un regard quelque peu inquiet à Alex pendant que les lumières baissaient d’intensité. Il tenta de me rassurer, ce qui fit plus l’effet inverse. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, il aurait essayé. Au moins.

- J’espère.

Peu rassurée, nous reprîmes la séance, à contre cœur pour ma part. Mais on n’allait pas stopper en si bon chemin. Cela promettait peut être plus de résultat, ce qui aurait au moins le mérite de satisfaire Alex. Il y en aurait un heureux dans cette expérience. Je me reconcentrais sur notre petit rituel, libérant une petite partie de magie qui engloba la planche.

Soudainement, les lumières s’éteignirent de nouveau, mais cette fois, totalement. Aucune ne se ralluma, faisant trembler mes mains de plus belle. Mon cœur battait à la chamade, et une goute sueur froide glissa le long de mon dos. Les poings serrés j’avais stoppé ma magie, fermant les yeux en tentant de respirer calmement. Murmurant quelques paroles, je tentais de me rassurer comme je le pouvais. A la première phrase d’Alex, j’avais sursauté de nouveau, lui envoyant un coup de coude.

- Toi non plus j’te ferais dire !

Répliquais-je à mi voix, la gorge serrée. Il continua son petit numéro, en discutant avec l’esprit qui... Selon lui, serait avec nous ? J’osais espérer que non. Qu’il rigolait. Et que ce petit incident le ferait arrêter cette... Expérience angoissante. Mais, pour être honnête, je me doutais bien que cela ne ferait que l’encourager. A mon grand désespoir.

Mes épaules se détendirent l’espace d’un instant. Cet instant où Alex m’avoua me faire marcher. Mais cet instant fut suivi par un violent bruit de claquement de porte, m’arrachant un cri. On cœur fit un bond dans ma poitrine, et ce fut le noir total. Le dernier souvenir que j’avais était les filaments bleutés s’échappant frénétiquement de mes doigts. Lorsque j’avais rouvert les yeux, quelque chose clochait. Un courant d’air froid. Une atmosphère pesante et un climat plus humide. Merde ! Qu’est-ce que j’avais encore fait sérieux !

Chaque muscle de mon corps était tendu. Ma gorge, serrée, m’empêchait de répondre à Alex. Je l’entendais, mais impossible de sortir une phrase cohérente. Ok, Tara. T’as vécu pire, t’as failli mourir en mer y’a même pas quelques mois, juste avant tu t’es fais attaqué par des noix de coco qui aurait bien voulu ta peau... Ca, c’est juste une petite erreur de passage, rien de dramatique, tout va bien se passer. Je me concentrais sur ma respiration saccadée pour réussir à la calmer. C’était presque peine perdue, mais je réussis à reprendre plus profondément mon souffle, afin d’enfin prendre la parole.

- Je... Je suis là..

Je sentis quelque chose de froid touché ma main. Par réflexe, j’eu un mouvement de recul avant de comprendre qu’il s’agissait de celle d’Alex. Encore sous le coup de l’émotion, je serrais sa main dans la mienne. Surtout, SURTOUT, ne pas me retrouver toute seule. Plutôt mourir. La voix encore légèrement tremblante, je tentais de me détendre du mieux que je pouvais.

- Est-ce que j’ai déjà spécifié que je te détestais ? Non parce que là, je te déteste à un point que tu ne peux même pas imaginer.

Un petit sourire passa sur mes lèvres pendant que je levais les yeux vers le garçon qui s’était levé. Les jambes flageolante, je fixais Alex pour ne pas à avoir à regarder autour de moi. J’avais bien compris que le décor avait changé. Je savais que mon pouvoir avait encore fait des siennes. Nous nous étions fait téléporter. Et l’endroit était macabre et glauque à souhait. Il fallait déjà que je me reprenne avant de commencer à rentrer réellement dans l’horreur. Esquivant sa question, je pris une grande inspiration.

- C’est ce ça, précisément, que je te parlais quand je te disais que mes pouvoirs n’étaient pas... Fiable.


Je me sentais légèrement, voir carrément coupable. J’aurais du savoir que tout cela ne se passerait pas bien. J’aurais du refuser catégoriquement. A cause de moi, je le mettais en danger. S’il arrivait quoi que ce soit, ce serait entièrement de ma faute et je m’en voudrais à vie. Lâchant sa main, je fis quelque pas autour de lui pour regarder l’endroit dans lequel nous avions atterrit.

- On dirait un... Manoir. Abandonné depuis belle lurette... Et...

La porte d’entrée. Vous êtes comme moi ? Vous espérez mais vous n’y croyez pas une seconde ? Je m’avance vers elle, posant délicatement ma main sur la poignée. Je tente de l’ouvrir, mais la porte semble fermée à clé. Même en poussant, cette dernière ne bouge pas d’un centimètre. Je me retournais vers Alex, la mine défaitiste.

- J’avoue que j’espérais.

Le hall d’entrer était immense. Le sol était couvert de débris, certains provenait du plafond qui était salement amoché à certains endroits, voir carrément troués à d’autre. Deux grands escaliers montaient à l’étage supérieur, tandis qu’au milieu de ces derniers une porte était refermée. A notre droite et à notre gauche, deux portes étaient également présentes. Une fermée, et une légèrement rabattue.

- Il faut qu’on trouve un moyen de sortir d’ici... Quelle porte ?

Droite. On allait commencer par la droite. La droite, c’était bien ? C’était positif, plus que la gauche, non ? C’était la droiture, tout ça. Ok, j’essaye de me rassurer comme je peux, toute excuse est valable ! Prudemment, Alex à ma suite, je m’avançais vers la porte entrouverte. Les mains tremblantes, je la poussais légèrement. La porte s’ouvrit de quelques centimètres, dans un grincement sourd, me faisant sursauter vers l’arrière. Je percutais Alex, qui était posté à deux centimètres derrière moi, surement curieux de voir l’intérieur.

Je lui adressais un regard angoissé avant de passer ma tête lentement par la porte. Je n’eu pas le temps de découvrir la pièce, qu’un détail absolument sordide attira mon regard. Une chaise à bascule, au milieu de la pièce, se balançait lentement, mais toujours d’un même rythme. Dessus, quelqu’un. Quelqu’un qui avait l’air d’avoir... Pourrie de l’extérieur. Ma respiration se coupa, mon cœur s’emballa alors que je faisais précipitamment demi tour, poussant Alex pour qu’il se dépèche.

- Demi tour demi tour !! Vite vite !! Bouge !!

Sifflais-je en le poussant jusqu’à l’arrière des escaliers. Au moins, on était caché. Tremblante, je fixais la porte de loin, espérant que la chose ne sortirait pas de son... Fauteuil. Mes jambes étaient flageolante et ma respiration, courte et saccadée.

- Y’a.. Y’a un truc pas du tout, mais pas du tout normal dans cette pièce.. Tu l’as vu ?! C’est... Il faut qu’on se barre d’ici. C’est.. Flippant !

Le mot n’était carrément pas adapté à la situation. C’était un large euphémisme. La situation était désespérée.


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Un noël pas comme les autres...
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Alex Jayden


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________________________________________ Mer 20 Sep 2017 - 4:07


Tara Duncan & Alex Jayden.

Mayday, Mayday, on est paumé !!

Tara ne sembla pas atteinte par sa pique : d’ailleurs, elle rétorqua que cela aurait plus relevé du bon sens de ne pas venir. L’ancien équidé haussa les épaules avec nonchalance : le bon sens, la logique et un esprit sain, tout ça, ça lui était parfaitement étranger ! Et, visiblement, on pouvait survivre sans : la preuve, il était toujours là ! En un seul morceau, en plus !

Par la suite, son invitée se rapprocha de la table, non sans observer d’un oeil critique les dessins et symboles qui ornaient une bonne partie de son mur. Lui, il n’y faisait même plus attention ; c’était tout juste s’il ne les oubliait pas par moment ! Et ceux au sol ne constituaient que de vagues modulations de motifs, tout en conservant la même vocation : la protection. Mais force était de constater que pour une personne “sensée” comme elle se plaisait à le dire, ça ne faisait pas parti des habitudes de déco. Mais cela ne le surprenait pas le moins du monde : la déco basique était moche, fade et sans aucune excentricité. C’était d’un ennuiiiiiii.

« Vraiment ? Tu trouves ça spécial ? J’vais prendre ça pour un compliment ! Tu n’as absolument pas à t’en faire, c’est pas pour faire de vilaines choses. Regarde, je t’explique vite fait : ce symbole là, c’est pour la protection contre les poltergeist Il en désigna un. Celui-ci, c’est contre les démons. Il montra celui à côté. Celui-là, contre les esprits malins qui font des blagues de mauvais goût et…La liste est longue en fait ! Mais notre sécurité est assurée. Et ceux au sol, c’est la même chose ! J’ai rien oublié. Donc tu n’as rien à craindre ! »

Après ces paroles qui se voulaient rassurantes au maximum, ils commencèrent la séance…


-------------------------


L’espace d’un instant, Alex fut vraiment inquiet pour sa camarade d’infortune : elle regarde fixement un point devant elle, et ne semblait pas entendre ses idioties. Il se demanda même si elle respirait encore - et envisagea pendant quelques secondes qu’elle était peut-être possédée, ce qui serait franchement flippant - mais elle finit enfin par lui répondre. Il soupira de soulagement. Et il fut rassuré de la sentir lui broyer la main : au moins elle réagissait à nouveau. C’était un super bon signe ! Et, pour être honnête, ça le rassurait aussi de ne pas être seul dans cette galère.

Tara lui fit remarquer qu’elle le détestait, mais genre vraiment beaucoup, et cela le fit rire doucement - il était encore trop intimidé par son nouvel environnement pour faire comme s’il était chez lui, et il y avait un je ne sais quoi qui le mettait mal à l’aise, une sorte de lourdeur dans l’air, quelque chose qu’il ne parvenait pas à définir mais qui était suffisant pour le mettre sur les nerfs.

« Ah, ça… Je fais souvent cette effet là aux autres. » Il esquissa un sourire, amusé. « Et, par la suite, si tu veux me tuer, faudra faire la queue. Y’a pas mal de personne qui souhaiterait me voir mort. »

Il espérait que ses plaisanteries à deux balles réussiraient à la rassurer un peu ou, au moins, à lui changer les idées pour quelques instants. Ce serait toujours ça de pris ! Néanmoins, cela ne sembla pas fonctionner aussi bien que ce qu’il aurait pu vouloir, et son amie lui expliqua que c’était dû à ses pouvoirs. Alex pencha la tête sur le côté tout en l’observant, avant d’hausser les épaules.

« C’est pas si grave ! ça nous fait faire du tourisme. Il jeta un rapide coup d’oeil autour d’eux. Après tout, on est pas si mal tombé ! C’est peut-être un peu vieux, mais c’est pas encore totalement délabré. On doit pouvoir trouver une pièce pas trop mal où on pourra s’installer, et attendre que tu puisses réutiliser tes pouvoirs. On pourra même se raconter des blagues pour faire passer le temps ! »

Il tentait de dédramatiser un maximum la situation : après tout, ça aurait pu être pire. Bien pire. Au final, ils n’étaient pas si mal tombés, et ils étaient encore en vie. C’était le principal ! Tara finit par se relever, elle aussi, pour se diriger directement vers la porte d’entrée pour essayer de l’ouvrir. Mais, sans grande surprise, sa tentative resta infructueuse.

« Bon, il ne nous reste plus qu’à explorer un peu les environs ! »

Une rapide évaluation des lieux lui révéla deux grands escaliers qui ne l’inspiraient pas réellement - au vu de l’état du toit, il craignait que les marches ne cèdent sous son poids, et la chute ne le branchait pas plus que cela - si bien qu’il préféra s’intéresser aux portes de part et d’autre du hall, puisqu’il gardait la double-porte d’entrée dans son dos. Et celle qui était entrouverte était pour le moins… Bizarre. Non mais sérieusement : pourquoi une porte resterait ainsi ? Alors il la désigna.

« La droite. Je sais pas, elle a l’air plus avenante. Franchement, elle est entrouverte, c’est carrément une invitation ça, non ? »

IIls devaient avoir eu la même idée puisque ce fut la porte que choisit Tara - elle avait fait son choix avant qu’il ne fasse sa petite remarque stupide. Il lui emboîta le pas : il avait vu suffisamment de films d’horreur pour savoir que se séparer, dans les cas là, était la pire idée qui soit. A moins d’avoir l’envie de mourir vite, très très vite. Et puis, il ne voulait pas la laisser seule : vu l’état de lequel elle se trouvait, cela serait une très mauvaise idée, aussi.

Il ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose, il ne le supporterait pas. Après tout, il était responsable de leur situation à tous les deux : c’est lui qui avait eu cette idée stupide d’organiser une séance de Ouija, non sans avoir poussé la blondinette à bout au préalable. Et il n’avait pas organisé convenablement les choses, puisque cet incident avait pu se produire. Peut-être s’était-il trompé en recopiant les runes et autres symboles et écritures mystiques… Ce qui le rendait encore plus coupable à ses yeux : il n’aurait jamais dû commettre cette erreur. Il n’était plus un débutant, après tout. Il aurait dû être à la hauteur. Alors il ne laisserait rien arriver à son ami, quitte à encaisser quelques mauvais coups… Quoique, pour l’instant, l’imposante bâtisse semblait déserte.

Il était sur le point de repartir dans un cercle d’auto-engueulade quand la sortcellière recula pour le heurter. Il haussa un sourcil, interloqué.

« Hé ? Tout va bien ? »

Non, tout n’allait pas bien : elle semblait effrayée au plus haut point. Il pencha la tête sur le côté.

« Tu veux que je passe devant ? ça ne me dérange absolument pas ! Et, aux dernières nouvelles, je fais un super bon bouclier. ça peut être utile ! »

Néanmoins, elle ne sembla pas l’entendre et ouvrit un peu plus la porte pour avoir la place nécessaire de passer la tête dans son embrasure. Quelques secondes passèrent, longues, et silencieuses. Bien trop silencieuses à son goût, et puis… Tara fit volte face précipitamment, le poussant alors qu’il restait presque figé, les bras ballants et un air de pure incompréhension sur le visage.

« Tara ? Mais… Attends ! »

Elle parvint à l’entraîner à sa suite, sous les escaliers. Et il n’était pas plus avancé sur ce qu’il venait de se passer. Pourquoi avait-elle pris peur, comme ça ? Que pouvait-il bien y avoir dans cette pièce ? … Il était d’autant plus curieux d’aller voir de quoi il s’agissait. Mais avant, il tenait à la rassurer. D’ailleurs, elle tentait tant bien que mal de lui expliquer ce qui s’y trouvait, tout en lui demandant s’il l’avait vu. Il secoua la tête en signe de négation.

« J’ai pas eu le temps. Tu m’as repoussé trop vite. C’était quoi ? C’était vivant ? ça t’a remarqué ? Il marqua une pause, prenant un temps pour réfléchir. C’était hostile ? Ou, au contraire, ça pourrait nous aider à sortir d’ici ? »

Mine de rien, il avait enchaîné les questions à vive allure. Il se demandait vraiment ce que contenait cette pièce. Et il était très curieux de le savoir. Non, il voulait savoir. Il chercha dans ses poches quelque chose qui aurait pu se révéler utile, mais ne trouva qu’un cure dent, dont il doutait de l’efficacité en tant qu’arme. Il marmonna dans sa barbe, avant de se redresser.

« Bon, j’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas du meilleur des plans, mais… Je vais aller voir qui… Ou quoi, en fait, j’en sais trop rien. Mais je vais aller jeter un coup d’oeil dans cette pièce. Qui sait, peut-être que je parviendrais à choper un truc qui pourrait se révéler utile. Alors… Tu restes ici ? D’accord ? L’escaliers permet de te cacher. Personne ne viendra te chercher ici. Je devrais pas en avoir pour longtemps ! »

...Ugh. Après réflexion, cela sonnait pile comme les phrases stupides prononcées par ces personnages stupides, dans ces stupides films d’horreur. La question que tout le monde devait se poser à présent : Alex était-il aussi stupide que ces phrases stu… Enfin, bref, vous avez compris l’idée. Il conserva un air plus ou moins détendu, avant de lui confier son briquet, préférant sourire devant son regard interrogateur et pas du tout rassuré.

« T’en fais pas, je vais revenir ! Et je te donne ça en guise de bonne foi : je reviendrai le chercher. J’y vais, maintenant. Il commença à reculer, tout en souriant. J’en ai pour cinq minutes. Pas plus ! Promis. »

Et il se retourna pour se diriger vers la porte qui était toujours entrouverte - à croire qu’il s’agissait de son destin. Depuis leur fuite précipitée, rien ne semblait avoir changé. À moins que… Quel était ce drôle de raclement, à présent ?

(Y’avait pas ça tout à l’heure… J’en suis sûr. Alors… Qu’est-ce que c’est ?)

Au moins, il était sûr d’une chose : quoi que ce fût, c’était vivant. Il se rapprocha encore un peu pour constater que le bruit se faisait de plus en plus fort. Il tira un peu plus la porte vers lui, et…

« … WAH ! »

Après coup, la chose qui lui faisait face ne pouvait pas être vivante. C’était impossible : ses vêtements étaient en lambeaux, sa peau avait une teinte cireuse, maladive, tout en étant tannée comme du vieux cuir… Lorsqu’il y avait encore de la peau. Ses mains étaient décharnées et, à certains endroits, l’on pouvait même apercevoir les os. Mais le pire était son visage… Ou ce qu’il en restait. Si le haut était encore à peu près “normal”, il lui manquait tout une partie, la joue était absente, tout comme une bonne partie des chairs qui se trouvaient normalement en dessous, ne laissant qu’un amas disgracieux, purulent et noirci.

Plus ou moins horrifié, Alex recula précipitamment pour finalement se prendre les pieds dans le tapis et tomber à la renverse, tandis que la chose se traînait péniblement dans sa direction, ses yeux vitreux le fixant, sans moyen de savoir si elle le voyait réellement. Sa lenteur constituait un atout au vu de sa position, et il recula encore un peu - il voulait mettre le plus de distance entre ce monstre et lui - avant de se relever en quatrième vitesse pour rejoindre Tara et la prendre par la main.

« On peut pas rester ici. C’est pas suffisamment sûr. Et… C’est revenu. Et ça approche. Ça peut bouger tout seul. Viens. Il commença à l’entraîner hors de leur cachette de fortune, avant de se stopper pour quelques secondes supplémentaires. Surtout, regarde pas en arrière. Ça en vaut pas la peine. »

Et il se remit en marche, bien que lui-même n’appliqua pas son conseil : mais c’était pour la bonne cause, il se devait de mesurer la progression de la chose. Celle-ci semblait avoir été décontenancé face à sa subite disparition, mais elle sembla le repérer à nouveau et reprit son avancée de sa démarche traînante et mal assurée.

Tentant le tout pour le tout - mais priant pour que tout se passe bien - Alex les mena vers la porte qu’ils n’avaient pas eu le temps d’approcher, posa sa main sur la poignée et… L’actionna. Un soupir de soulagement lui échappa lorsqu’il ne rencontra aucune résistance et qu’elle s’abaissa, permettant l’ouverture de la porte. Il fit passer Tara devant lui, avant d’entrer et de claquer la porte derrière eux. Son premier réflexe fut de la condamner à l’aide d’une petite commode qui se trouvait à côté. La créature semblait chétive, mais il ne voulait pas se fier uniquement aux apparences.

Enfin, il s’autorisa à se relâcher légèrement, et regarda son amie.

« Tout va bien ? Il lui adressa un sourire quelque peu vacillant. T’as vu ? Je te l’avais dit. Je suis revenu. »

Il prit ensuite le temps d’observer la pièce dans laquelle ils se trouvaient à présent : au fond se trouvait une cheminée dans laquelle… Brûlait un feu de bois ? Cette découverte le laissa perplexe : la demeure semblait abandonnée, sans âme qui vive - il ne qualifierait jamais l’abomination qu’il venait de croiser d’être vivant - alors il ne parvenait pas à s’expliquer la présence de ce feu… Mais il passa outre et continua son inspection : au milieu de la pièce, adossé contre un mur, se trouvait une énorme horloge comtoise qui tictaquer bruyamment malgré l’important volume de la pièce. On pouvait deviner un étage supérieur lorsqu’on levait les yeux : il y avait un semblant de mezzanine, limité par des barrières usées par le temps. Et au centre, se trouvait une longue table, dressée avec soin, dont l’éclairage aurait dû être assuré par deux imposants chandeliers…



La vue de ces éléments de décoration l’anima : il se dirigea droit sur la table avant d’en saisir un. Il pesait relativement lourd, et le métal forgé était froid sous ses doigts mais, au moins, l’objet avait le mérite de constituer une arme de fortune rassurante. Il le montra à Tara en souriant.

« Ça pourrait nous être utile. »

Il jeta ensuite un regard aux nombreux couverts qui encadraient les assiettes, avant de se saisir de deux couteaux à viande, et il en tendit un à la blondinette.

« Au moins, on a de quoi se défendre à présent ! »

Maintenant qu’il s’était rapproché, il parvenait à distinguer une porte, à droite de la cheminée. Visiblement, leur périple à travers ses murs était loin d’être terminé…

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Tara Duncan


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________________________________________ Jeu 23 Nov 2017 - 21:31







Who you gonna call ?!


« People scream in the dead of night »


La respiration courte et saccadée, je m’étais précipitée sous l’escalier, manquant de m’empêtrer les pieds dans les débris au sol. Mais cela m’importait peu, du moment que je m’éloignais le plus possible de ce... Cette... Chose ? J4avais néanmoins pris soin de refermer la porte derrière moi. Sait-on jamais que la créature soit plus en forme qu’elle n’y paraisse, et qu’elle souhaite nous rencontrer de plus près. Le cœur battant, j’avais simplement réussis à souffler, un minimum, une fois cachés, dans l’ombre de l’escalier. Les mains tremblantes, j’avais levé les yeux vers Alex, qui semblait beaucoup trop curieux à mon goût. Si cette chose s’était levée, il était clairement dingue d’essayer d’aller à sa rencontre de nouveau.

- Crois-moi, tu ne veux VRAIMENT pas savoir ce que c’était... ! Je ne sais même pas moi même ce que c’était... Une personne à mi chemin de la décomposition, peut être ? Un cadavre.. Enfin, un cadavre vivant. Quelque chose du style.

Mes yeux s’écarquillèrent légèrement à sa seconde question. Nous aider ? Mais... J’admirais son positivisme, il en va de soit, mais vu les lieux, même si quelqu’un semblait « gentils » j’étais loin de le considérer de notre côté.

- Définitivement contre nous. Enfin, même s’il est gentils, pas question de l’approcher. Ca pue ce genre de chose. Et pas qu’au sens littéral. `

De pire en pire, je sentais bien où il voulait en venir, avec ses questions, mais j’avais espéré du plus profond de mon cœur qu’il ne parviendrait pas à sa conclusion. Surtout aussi suicidaire était-elle. J’attrapais son bras avant qu’il ne se carapate, inquiète. Il fallait qu’il me fasse confiance et qu’il renonce clairement à l’idée d’y aller. S’il lui arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerais certainement jamais. Et puis je n’avais aucune envie de me retrouver seule ici. C’était clairement légèrement... Voir même seulement égoïste. Mais je ne voulais surtout pas qu’il s’éloigne de moi. S’il avait vu ne serait-ce qu’un film d’horreur, il saurait que l’idée de se séparer entraînait toujours la mort d’un des deux. Et manque de bol, je n’avais ni une poitrine assez opulente pour survivre, ni une taille excédent les un mètre soixante-dix. Clairement, j’avais des chances de survie très faible, selon les lois de l’horreur. Contrairement à Alex.

- Non, non ! Reste ici, c’est une très mauvaise idée ! J’t’assure que ça n’a pas l’air accueillant, ni quoi que ce soit d’autre... Tu devrais pas...

Trop tard, l’homme s’était déjà éloigné, me plantant là. Très bien. Je n’ai pu qu’à chercher un peu de charbon, et un semblant de feuille pour écrire mon testament. En espérant qu’il soit retrouvé un jour. Serrant le briquet entre mes doigts, je continuais de trembler, assez médiocrement, je devais bien l’avouer. Restait maintenant une chose à faire... J’allumais la flamme de ce dernier, après avoir nerveusement suivi Alex des yeux. Me repérant grâce à la faible lueur de la flamme, je me retournais pour inspecter l’endroit dans lequel nous nous étions abrité. Le fond de la cache était tellement sombre que nous n’avions pas pu la découvrir.

Mes yeux s’arrêtèrent dans un premier temps sur une petite armoire à moitié détruire, dont je n’avais aucune envie de connaître le contenu. Puis, une chaise, à moitié cassé avec une... Barre blanche ? Dessous. Cette dernière semblait plutôt grisâtre, et un mauvaise état, tâché de différentes substances non identifiées que je ne souhaitais pas connaître. En m’accroupissant légèrement, je finis par réaliser, dans un léger cri d’effrois, que cette barre était en réalité le reste d’un squelette de bras. Je me reculais précipitamment, tombant à la reverse.

- Alex ! Alex !!

Je me relevais rapidement, le cœur tambourinant à une vitesse folle dans ma poitrine. A ce rythme là, j’aurais pu jurer que l’arrêt cardiaque ne devait pas être loin. Une fois sortie de ma cachette sordide, je cherchais le garçon des yeux, priant pour qu’il ne soit pas rentré dans la pièce, me laissant entièrement seule. Le temps de le chercher du regard, je l’entendis crier, me prenant dans une nouvelle panique.

- ALEX ! Si c’est une blague, elle n’est pas drôle du tout !

Un instant plus tard, il déboula vers moi, m’attrapant la main pour m’entraîner avec lui. Décidément, les choses ne peuvent pas être un minimum rassurante, au moins une fois ?! Les mains crispés, je suivi le rythme d’Alex difficilement, les jambes tremblantes.

- Je t’avais dis que c’était une mauvaise idée ! On se sépare plus, s’il te plait..

Oui, bon, on passera sur l’aspect courageux et l’image que je renvoie, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, à ce moment précis, il s‘agissait bien du cadet de mes soucis. Je relevais les yeux vers lui, bien décidés à le faire adhéré à mon idée. Si on se sépare encore, rien ne nous dit qu’il n’arrivera pas quelque chose à l’autre. Et puis on est plus fort à deux. Et oui, je flippe moins quand je suis accompagnée.

Une fois à l’abris dans une nouvelle pièce, je vérifiais que rien de.. Mort ou presque mort venait nous mettre en danger. Après un rapide coup d’œil, mes épaules se détendirent enfin. J’aidais, bon, je soutenais plus que je n’aidais, Alex dans son projet de barricade.

- Ca va et toi ?

Un léger sourire naquit au coin de mes lèvres à sa remarque. Mais s’il pensait que je le laisserais une nouvelle fois s’en tirer tout seul, il se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

- Ne t’avise plus de partir sans moi. Avant de faire des recherches sur les esprits, tu aurais du regarder quelques films d’horreur. Séparation rime avec mort. Alors je ne te lâche plus d’une semelle.

Je lui fis un nouveau sourire, un peu plus déterminé, avant de détourner les yeux vers la salle. Il n’y avait pas grande chose, après un rapide tours, qui pourrait nous aider. Mais une chose était sûre, il fallait trouver un minimum de moyen de défense. C’était presque encore plus flippant de découvrir une pièce se voulant hospitalière, avec son feu et sa table soigneusement dressée, dans un décor de manoir délabré. Je m’approchais d’une chaise en piteux état dans un coin de la pièce. Le pied sur le siège, je pris l’un des pieds de la chaise déjà à moitié sectionné, pour finir de l’arracher. Dans un film, ou un livre, cet acte anodin aurait peut être été rapide, d’un geste sec et classe. Il me fallu pourtant m’y reprendre à quatre ou cinq fois, pestant contre le bois humide qui ne daignait pas se détacher. Une fois un premier pied arraché, je m’approchais d’Alex, lui désignant l’arme.

- C’est pas du grand art, mais au moins, c’est assez grand pour ne pas avoir à m’approcher de cette.. Chose. Ou ces ? Tu crois qu’il y en a plusieurs ?

Une réponse autre que positive relevait surement du fantasme, mais un dernier espoir tentait de se frayer un chemin, dans mon raisonnement. Alex, lui, s’était approché de la table pour attraper un chandelier. Il semblait être bien trop lourd pour moi. Et moins long que mon pied de chaise. Bizarrement, j’avais une préférence pour le combat à distance, vu le type d’adversaire. Néanmoins, j’attrapais tout de même un couteau à viande que me tenait Alex.

- J’espère que je n’aurais pas à l’utiliser...

Soufflais-je en fixant l’arme avant de la glisser dans ma ceinture. Je relevais les yeux vers Alex, puis vers la fenêtre de la pièce, condamnés par de nombreuses planches de bois, cloués aux parois.

- Il faut trouver un endroit par lequel sortir.. Peut être une fenêtre non condamnée...

De préférence au ré de chaussé. Je n’avais que très peu envie de m’essayer au saut de l’ange. Je suivi le regard d’Alex, posé sur l’une des portes à côté de la cheminée. Quelque chose me disait qu’il était plus sage d’éteindre les flammes. Le manoir semblait déjà assez délabré pour ne manquer d’y mettre le feu... Pourtant, cette lumière chaleureuse nous permettait d’y voir plus clairement qu’avec la lumière de la lune. Ce qui était un point indéniablement rassurant. C’est surement pour ça que je me concentrais plutôt sur la porte à côté, tentant d’oublier ou d’ignorer ce problème sous-jacent.

- On tente la pièce d’à côté ?

La question ne se posait pas, mais je n’aimais pas ces moments de silence. Lentement, je m’approchais de la porte, suivi d’Alex. Je lui lançais un regard, armant mon pied de chaise à la joue, tout en chuchotant :

- On ouvre d’un coup et... On avise ?

Tara, la reine du plan d’action, pour vous servir. Mais il fallait bien dire que je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait nous attendre derrière cette maigre porte en bois. Alex pourrait surement assommer toute chose se trouvant derrière cette porte, et je pourrais l’achever avec mon pied de chaise. Et sinon.. Nous avions nos couteaux ? Rassurant.

Je lançais un regard derrière nous, à la porte qu’avait barricadé Alex. Il s’agissait de notre seule porte de sortie s’il y avait un problème... Ce qui ne m’enchantait pas des masses. Je pris néanmoins une longue inspiration, et après un regard entendu vers Alex, j’ouvrais la porte d’un coup sec, me préparant à décocher un coup réunissant toutes mes forces.

Contrairement à ce que j’aurais pu penser, la pièce était vide. Sans présence. Ni morte, ni vivante, à premier vu. Mais l’ambiance était encore plus lugubre que dans les salles précédentes. La salle de bain.

Rutilant, le marbre de cette dernière brillait presque d’une lueur macabre. Ce qui contrastait très nettement avec les toilettes, débordant d’un épais mucus inquiétant. Après quelques pas à l’intérieur, nous découvrions un épais liquide à la limite entre du bordeaux et du marron, stagnant au fond de la baignoire. Après un rictus écoeuré je me détournais de ce spectacle peu rassurant. Plus loin, derrière le lavabo et d’autres meubles effondrés, une nouvelle porte. Ca n’en finissait jamais ?! Mais malgré la pièce peu accueillante, un détail me sauta aux yeux.

- Là haut ! Regarde, il y a une petite fenêtre !

Celle-ci n’était pas barricadée, mais trop haute pour l’atteindre seul. Du moins, pour ma part. En montant sur la baignoire, Alex pourrait très certainement s’y hisser. Il n’avait qu’à me faire la courté échelle, ou me prendre sur ses épaules pour que je réussisse à passer moi aussi.

- Je vais essayer de l’ouvrir, tu me prends sur tes épaules ?

Non pas que je craigne qu’Alex me laisse derrière, mais si nous étions pris par le temps, autant que je sorte directement pour qu’il ne perde pas de temps à venir me chercher si les choses tournaient au vinaigre.

Une fois à la hauteur de la fenêtre, je glissais ma main sur la poignée glacée pour tenter de la tournée. Est-ce que j’avais eu une once d’espoir que cette dernière s’ouvre ? Certainement. Mais sortir d’ici n’allait certainement pas être aussi facile, malheureusement. Je baissais les yeux vers Alex.

- C’est fermé.. Couvre toi la tête avec tes bras, je vais essayer de la briser.

C’est aussi une idée, non ? Un peu moins délicate, mais peut être plus efficace. Hésistante, j’armais mon pied de chaise à ma joue avant de lancer un premier coup, peu certains. Ce dernier résonna, laissant simplement une fissure de la vitre.

- Attend, je recommence.

Cette fois-ci, j’y mis toute ma force, visant stratégiquement la fissure déjà formée. La vitre éclata en un fracas tonitruant, me faisant sursauter, malgré le fait d’être l’autrice de ce bruit. Le verre brisé finit sa chute à terre, libérant une grande partie de la fenêtre. Seul souci ? Il restait des bouts de verres tout autour de la fenêtre, menaçant de nous empaler au moindre mouvement.

Une seconde après le fracas, un bruit, derrière la fameuse porte s’éleva. Au début, c’était seulement un choc. Peut être un objet tombé au sol ? Puis le bruit se répéta, une nouvelle fois, puis plusieurs fois. Se rapprochant toujours plus de la porte. Précipitamment, je tentais d’ôter tous les bouts de verres en donnant des coups peu mesurés dans les bords de la vitre. Angoissée, je ne contrôlais plus sérieusement mes mouvements, et je n’arrivais pas à me résoudre au fait que nous n’aurions jamais le temps de passer tous les deux par cet interstice. Plongeant ma main au travers de la vitre, je déblayais les morceaux de verres restés coincés lorsque la porte derrière nous claqua. Le bruit me fit sursauter, laissant le haut de mon poignet s’entailler dans un bout de verre trop aiguisé. Une grimace barra mon visage alors que j’attrapais instinctivement mon poignet entre mes doigts.

- On pourra pas passer par là, il faut bouger !

Enfin la révélation, un peu tardive, qui m’avait value une méchante entaille. Je descendis précipitamment des épaules d’Alex, ramassant au passage mon pied de chaise. J’étais incapable de savoir si mon poignet me lançait toujours. L’adrénaline, mêlée à la peur, me faisait certainement tout oublier. Ce qui n’était pas plus mal, lorsque je baissais les yeux vers ma main ensanglantée.

Direction la salle précédente, mais juste après avoir fermé la porte derrière nous, j’avais comme la sensation d’être prise au piège. L’autre porte était toujours condamnée. Et nous séparait d’une chose... Bien trop inquiétante. Mais derrière l’autre porte, j’avais la nette impression que cette chose inquiétante n’était pas seule. Et au vu des bruits, il était presque sûre qu’ils étaient effectivement plusieurs.

- Il faut pousser les meubles !

Quitte à être face à ces... Choses, autant que ce soit seulement l’une d’entre elle, et non un troupeau. Grâce à l’aide... Voir à la seule force d’Alex, le meuble fut pousser en un rien de temps. Une dernière inspiration avant de passer la porte. Lorsque cette dernière s’ouvrit, elle découvrit un... Une... Non, je n’ai clairement pas de mot pour ce genre de chose. Rampant par terre. A quelques centimètres de nous. Instinctivement, lorsqu’elle leva une main vers nous, je fermais les yeux pour envoyer un coup de pied de chaise, des dernières forces qu’il me restait. Lorsque je rouvris les yeux, je découvris un objet, roulant et s’écrasant juste à côté de la première marche de l’escalier.

- Elle.. Elle a.. C’est.. Je vais vomir.

Bredouillais-je, tout en retenant un haut-le-cœur en voyant la tête, face à nous. Les yeux rivés vers nous. Je détournais les yeux, tant bien que mal, même si mon esprit restait obnubilé par le dégout et cette vision atroce. Malheureusement, nous n’avions pas d’autres choix que de nous dépêcher.

- L’escalier ?

Lançais-je à mi-voix, incertaine. Et croyez-moi, cette idée ne m’enchantait pas du tout, mais alors pas du tout. L’idée de passer à côté de la.. Tête, me dégoûtait encore plus. Ne lâchant pas Alex d’une semelle, je tentais de fixer mes pieds pour éviter le spectacle.


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