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Au Violent de nos Songes - le 80ème événement de Disney Rpg ! ╰
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 Evénement Divin #27 {80} : Au Violent de nos Songes

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Vaiana De Motunui


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________________________________________ Mar 16 Mai - 20:40







Au violent de nos Songes

« Fais bien attention à ce que tu fais, petite fille... »


Le soleil était encore haut dans le ciel. Pua m’avait accompagné sur les hauteurs de l’île, tout comme... Hei Hei. Ce dernier s’était retrouvé dans mon pied sans que je ne sache comment. Il était monté sur le dos de Pua, au grand mécontentement du petit cochon, et nous avions gravit la colline. De là où nous étions, nous avions une vue magnifique de l’océan. Ce dernier s’étendait à perte de vue, ne nous laissant pas l’occasion d’apercevoir ce qu’il cachait derrière lui. Assise au bord du vide, Pua était resté sagement quelques pas derrière pendant que Hei Hei picorait en avançant vers le vide. Je rattrapais de justesse le poulet, avant qu’il ne fasse une chute fatale. Positionné à contre sens, il picorait maintenant en chemin inverse.

- Tu sais, Pua, un jour, j’irais de l’autre côté de l’océan !

Sautant sur mes deux pieds, un petit bout de cailloux dégringola le long de la falaise. Le bord commençait à s’émietter. Me tournant vers Pua, je levais mes poings pour former une défense au niveau de mon visage et de ma poitrine. Le petit cochon se leva, sautillant sur place. A mon tour, je fis quelques mouvements de droite à gauche, mimant des esquives, avant d’envoyer des petits coups de poings dans le vide.

- Et je les frapperais comme ça ! Et comme ça ! Tchak ! Paf ! Dans la tête ! Dans le nez !

Des bruits de pas s’élevèrent derrière moi. Mais j’étais bien trop occupé à m’entrainer à me battre pour les entendre. Je continuais d’alterner droite, puis gauche. Parfois, je glissais un petit coup de pied en guise de feinte. Pua, lui, levait les fesses en l’air en agitant sa queue. Il me regardait faire en tournant parfois sur lui même, tout content. Et puis, un coup de pied ! Un coup de pied... Un peu trop puissant puisque mon pied d’appuie bascula en arrière, me faisant perdre l’équilibre. Des mains marquées par l’âge me retinrent de justesse.

- Grand-mère !

Lançais-je joyeusement. Cette dernière m’avait rejoint en haut de la colline. Pourtant, elle préférait rester au bord de la mer à regarder les raies, c’était étonnant de la voir ici. Mais cela remplissait mon cœur de joie. Je me retournais pour me laisser tomber dans ses bras. Cette dernière me sourit tendrement avant de caresser ma tête.

- Que fais-tu, ma grande ?

Fière de moi, je me reculais pour lui montrer les résultats de mon dernier entrainement. Je trouvais mes coups de poings bien plus précis. Et je ne tombais presque plus après un coup de pied. Sans parler de mes esquives... Je m’entrainais dur !

- Je m’entraîne pour combattre les monstres ! Tu sais, ceux sur les toiles de ta maison... Je suis forte, hein ?! Tu verras, un jour, j’irais tous les combattre ! Et alors, tout le monde pourra recommencer à explorer les océans, chouette, hein ?!

Son avis comptait beaucoup à mes yeux. Elle était la seule qui m’écoutait vraiment quand je parlais de l’océan. Papa n’écoutait pas, il ramenait toujours ça aux responsabilités qui m’attendaient. Et maman... Maman, elle, était bien trop inquiète pour moi, et ne me laissait jamais lui faire part de mes envies. Mes paroles arrachèrent un sourire amusé à ma grand-mère qui répliqua.

- Doucement, doucement, tu auras tout le temps de faire ça, ne précipite pas les choses.

Prenant ma mine boudeuse, je croisais mes bras en lui tournant le dos. Mais j’étais grande pourtant. J’étais sûre que je serais bientôt capable de partir en mer. Je m’étais entraîné dure pour ça. Et les monstres ne me faisaient pas peur. Au contraire ! J’étais déjà impatiente de pouvoir leur botter les fesses !

Pas rancunière pour un sous, je m’étais retournée pour sourire de nouveau à ma grand mère. Armant de nouveau mes bras, je mimais de nouveaux coups de poings avec les petits bruitages allant avec. Soudain, de puissant bras me soulevèrent, m’arrachant du sol.

- Eeeeeeeh !

J’avais tenté de me débattre, mais mon père était bien plus costaud que moi. Ce dernier m’avait mis comme un sac de noix de coco sur son épaule et m’emportait maintenant loin de ma grand-mère. Il descendait la colline, bien décidé à me ramener à l’ennuie quotidien.

- Ta leçon t’attend, jeune fille ! Tu sais très bien que tu dois suivre les cours.

Frustrée, un sentiment d’incompréhension me noua l’estomac. Je tentais de me débattre quelques instants, agitant les pieds et les mains.

- Nooon ! Non papa ! Laisse moi ! Laisse moi, je veux pas y aller !

*********

Encore un sommeil agité. Je n’avais aucune idée du pourquoi. Je savais simplement que je ne voulais pas. Que je détestais qu’on m’oblige à faire des choses. Mais quoi ? Qui pouvait bien le savoir... Comme les quatre précédents matins, je me réveillais encore, avec un sentiment de mystère.

Et... Miracle ! Ce matin, j’étais bien dans le grenier avec les autres. Pour une fois, je n’avais pas finis à la cave, c’était un exploit. Monsieur Eagle aimait beaucoup m’y amener. J’y passais une grande partie de mon temps. Si bien que j’avais finis par réussir à amener des petites choses que j’avais cachées sous mon tee shirt pour m’occuper. Bien que l’endroit, délabré et rouillé, ne soit pas très accueillant, une fois plongé dans le noir, on ne pouvait plus voir cela.

J’avais pensé les premières heures là dedans inquiète et coupable. Mais après avoir compris que Monsieur Eagle venait tout de même me chercher, j’avais finis par m’habituer à ce petit... Rituel ? C’était mon petit temps chanson de la journée. Bon, sauf quand j’entendais de coup de pied sur la porte de la cave. J’avais plus tendance à me taire. Je préférais éviter de découvrir les limites de monsieur Eagle.

Le vieil homme et moi n’étions pas fait pour nous entendre, de toute évidence. Il détestait les questions, j’adorais ça. Il n’aimait pas parler, j’adorais ça. Je n’aimais pas travailler, et il aimait nous faire travailler. Tant de points sur lesquels nous ne nous rejoignions pas. La seule chose que j’aimais chez le vieil homme, c’était ses récits sur les bêtes sauvages d’Australie. Si ça en effrayait certains, pour ma part, ça me passionnait. A chaque fois qu’il nous en parlait, j’avais envie de sortir du ranch pour partir les affronter !

J’avais bien tenté de motiver les autres enfants à me suivre. La nuit tombée, des rêves d’évasion me passaient par la tête. Mais à chaque fois que je proposais quelque chose, personne ne me suivait. Ces bestioles n’étaient pas si dangereuses, avec un peu de matériel, on pourrait se battre contre eux et les terrasser ! Mais j’étais entouré de mauviettes. Impossible de motiver tout le groupe.

Les yeux dans le vague, je n’avais jamais été très matinal. Je mordais dans mon petit bout de pain depuis bien une minute, sans réussir à le couper avec mes dents. C’est que ça résistait cette chose... Après un bon coup de mâchoire, j’avalais difficilement le bout de pain rassis, me rabattant plutôt sur le lait que je buvais goulument. J’avais toujours été plus lait que pain rassis. Après tout, c’était moins difficile à manger.

Après le troisième verre de lait plein... On avait au moins la nourriture la volonté, autant en profiter. Chacun finit ses derniers bouts de pain et gouttes de lait avant d’attaquer une nouvelle journée de travail. J’aurais bien bu un quatrième verre de lait pour retarder ce temps là, mais le regard sévère de l’homme m’en dissuada. Enfin non, c’était plutôt mon estomac menaçant d’exploser, le regard de monsieur Eagle, lui, me donnait encore plus envie d’en reprendre un.

Le vieil homme sortit de la maison à nos côtés tout en nous commandant d’aller jusqu’au tas de bois se trouvant proche de l’enclos à mouton. Après un rapide coup d’œil, nous le discernions sans mal. Difficile de le louper, il faisait bien trois mètre de large et un mètre de haut. Monsieur Eagle reprit d’un ton sec :

- Vous allez me choisir les meilleurs morceaux de bois, les plus longs et larges pour consolider l'enclos des cochons.

Bien sur, et un petit capuccino avec, monsieur ? Vraiment, j’avais l’impression d’être exploitée. Attendez, ce n’est peut être pas une impression. Baissant les épaules, je fis une moue découragée, qui ne perturba pas le moins du monde l’homme. Il décrocha un poignard de sa ceinture avant de le planter dans le sol à côté de moi.

- Je vous laisse ça, si jamais vous avez de la compagnie.

Mes yeux s’éclairèrent alors que je me précipitais sur le couteau.

- Oh trop cool !!

Tirant sur le manche du poignard, je le sortis du sol en l’admirant. Avec ça, je pourrais encore plus me battre avec les bêtes sauvages ! J’allais les terrasser !

- Il faut au moins dix bûches. Si vous en trouvez davantage qui font l'affaire, prenez-les.

Il fit ensuite volte face pour rejoindre le banc de la véranda. Assis dessus, il avait mit son chapeau et semblait nous observer sous ce dernier. La belle vie quoi. Avec les autres, nous nous dirigions tranquillement vers le tas de bois. Une fois arrivé devant, tout le monde mit la main à la patte pour rechercher les bouts de bois escomptés. Seulement... Les amener jusqu’à l’enclos des cochons, ce n’était pas, mais pas du tout réaliste. Non mais sérieux, ils ont déjà essayé d’en soulever un ? Ca pèse un poids !

Mon regard s’arrêta quelques secondes vers l’enclos des moutons, découragé. Nous allions mettre un temps fou et une énergie folle à faire cela. J’en étais presque fatiguée d’avance. Mais peut être que...

- J’ai une idée !

Cette déclaration me récolta quelques regards circonspects et peu confiants. Etant donné que je finissais presque à chaque fois à la cave, à la suite de mes idées, je pouvais difficilement les blâmer. Néanmoins, cette idée là, elle était excellente, j’en étais sûre.

- On devrait se servir des moutons pour nous aider à transporter les buches ! Elles sont bien trop lourdes pour nous... Non ?

Je savais que, dans le fond, mon idée n’était pas si mauvaise. Ils verraient bien lorsque j’aurais réussis le premier allé retour. M’approchant de l’enclos, je lançais un regard à chaque mouton, jaugeant celui qui serait le plus à même de m’aider. Le plus docile, si possible. Arrachant une touffe d’herbe sèche et fanée.. Ca ferait même pas rêver un zèbre glouton n’ayant pas mangé depuis trois jours... Je tentais d’appâter l’un des moutons les plus robustes.

- Vous allez voir ! Petit, petit, petit...

J’ouvris l’enclos et, par le plus grand des miracles, le mouton se rua dehors. J’eu tout juste le temps de refermer se dernier, stoppant les quatre autres moutons dans leur course.

- ATTRAPEZ-LE !

Je sautais au cou du mouton pour le stopper dans sa course. Ce dernier dodelina de la tête une seconde, avant de s’arrêter. Mon plan avait marché ! Un grand sourire fier prit place sur mon visage alors que je lançais un coup d’œil aux autres.

- Quelqu’un peut amener les buches, s’il vous plait ?

Annonçais-je fièrement. Malgré quelques hésitations, je vis Jules m’apporter une première buche, puis une deuxième. Qui m’aime me suive ! Lorsque le mouton fut chargé, je le fis avancer de quelques pas vers l’enclos à cochon.

Je ne pu retenir un petit regard vers monsieur Eagle qui observait la scène. Ce dernier ne semblait pas fâché, au contraire. Un léger sourire avait prit place sur son visage. Est-ce qu’il me trouvait maligne ?! Je lui retournais un grand sourire avant de me reconcentrer sur ma tâche. L’homme fit d’ailleurs marche arrière pour rentrer dans la maison.

Malheureusement pour moi, le mouton était, certes, très docile, certes, un très bon porteur puisqu’aucune bûche n’était tombé... Mais cet imbécile était buté ! Et il ne voulait pas aller vers l’enclos à cochon ! A la place, il fit demi tour, me trainant à son cou, pour se rediriger dans son enclos avec les buches de bois, toujours sur le dos.

- Euh.. Un petit coup de main ?

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________________________________________ Mer 17 Mai - 10:04


au violent de nos songes
« Je suis pas venu pour souffrir ! »

Il fallait se montrer discret pour échapper à tout ce monde. Fort heureusement pour lui, la plupart d'entre eux étaient occupés à se courir après, suite à une bataille d'eau qui avait mal tourné. Il ne pouvait pas manquer cette occasion, c'était la bonne cette fois, il le sentait. Personne ne remarquerait son absence si elle ne durait que quelques minutes. Un sourire amusé sur les lèvres, le jeune Apollon se fraya un chemin parmi les grands arbres qui peuplaient cette forêt. Il la connaissait par cœur et il savait exactement dans quelle direction aller pour être amené à l'endroit qu'il désirait. Première à droite, tout droit, petit virage à gauche et… Ils étaient là.

Ces bêtes étaient impressionnantes. Il n'en avait jamais croisé d'autres aussi grandes. Des diplodocus. Ils avaient un cou gigantesque et des pattes qui auraient pu en écraser dix comme lui, d'un coup ! Ils étaient gentils, ils ne les chassaient jamais, lui et les autres. Il les préférait largement au tricératops qui était plus utile pour charger et tout casser, mais difficile à apprivoiser. Pourtant, des grands dinosaures comme ça, il n'en avait jamais monté un seul de sa toute petite existence. Ils avaient beau être facile à approcher, il était compliqué de s'y hisser. Si leur peau à moitié écailleuse permettait de s'accrocher de façon rudimentaire, son gros soucis à lui c'était l'équilibre. Rester constant dans sa progression. Il pouvait tourner la tête, voir un oiseau voler et hop, c'était terminé.

Il s'était promit qu'aujourd'hui, il ne se raterait pas. Tout d'abord parce qu'il avait dit aux autres qu'il en était capable, il devait donc finir par atteindre son objectif d'une façon ou d'une autre. Puis parce qu'il en avait envie, aussi ! Ils étaient tout petits eux, sur terre, il voulait voir ce que ça donnait vu de tous là-haut. Tous les arbres devaient paraître ridicules et ils devaient parcourir tellement de distance en si peu de temps ! Poséidon et Arès seraient impressionnés de le voir se balader là-dessus, sans aucun doute.

Sa motivation n'avait pas de faille et il débuta son ascension, non sans difficulté. Le diplodocus était en train de manger, tanguant légèrement de chaque côté, le faisant ronchonner. Il pouvait pas rester tranquille rien qu'un petit instant ? Parce que mine de rien, c'était vraiment très haut et plus il s'approchait du but, plus il avait l'impression qu'il ne l'atteindrait jamais. C'est lorsque l'animal entreprit un demi-tour serré près d'un tronc qu'il sentit tous ses espoirs dévastés et écrasés, fouettés à coup de queue de bête préhistorique.

Son dos frappa le sol, plutôt violemment, mais rien auquel il n'était pas habitué depuis des années. Il ferma les yeux, le choc l'ayant quelque peu sonné, alors qu'une voix familière résonnait à ses côtés.

« Tu t'y prends mal. » dit-elle, ses mains posées sur ses hanches, le toisant de sa hauteur. « C'est comme grimper aux arbres sauf que ça bouge. »

Artémis avait le don pour le réconforter comme personne. Il soupira, se redressant légèrement pour aller tenir sa jambe – celle qui avait prit le plus gros coup dans sa chute – en tirant une grimace. C'est que ça le lançait quand même un peu et il n'hésita pas à gémir pour en rajouter un peu, histoire qu'elle fasse preuve d'un minimum de compassion. Oh, il se savait chanceux, elle était plus gentille avec elle qu'avec les autres… d'une certaine manière. Mais elle le cherchait toujours à ce sujet, alors qu'il était conscient de ne pas avoir son talent pour grimper dans les hauteurs.

« C'est de sa faute, il m'a poussé ! » Il pointa le gros dinosaure du doigt, qui s'était posé à même pas trois mètres d'eux, comme s'il le cherchait en plus de cela.

La mine boudeuse et renfrognée, Apollon serrait son genoux contre lui. Il avait encore échoué.

« Tu dira rien, hein ? »

Il ne fallait surtout pas que le Gardien le sache et encore moins le reste du groupe. Il se ferait disputer, sans doute, peut-être pas, mais il devrait avouer ce qu'il avait fait et il préférait éviter ce scénario. Puis on se moquerait de lui et ça, il ne le voulait pas. Il pouvait sentir qu'Artémis était inquiète pour son état alors qu'elle se penchait vers lui – voilà, là elle est sympa !

«  Ça te fait très mal ? Parce que je dirais rien mais uniquement si c'est pas grave. »

Elle ne lâcherait rien, il le savait. Il fallait qu'il se montre fort pour que cela reste leur secret. Il secoua la tête de gauche à droite, massant légèrement sa jambe avant de l'étirer. Il se redressa en s'appuyant sur ses bras, la bougeant dans tous les sens avant de se mettre à sautiller. Même si il aimait faire du cinéma, il ne voulait pas que sa jumelle se fasse du soucis pour rien.

« Je crois que ça va aller. » Il commença à sautiller, de plus en plus vite, juste pour en être certain. « Je suis solide ! »

Il afficha un air fier, avant de se stopper. Son expression se changea alors pour afficher une légère contrariété.

« Dis... » Il se tourna vers elle, les yeux néanmoins baissés vers ses pieds. « Tu peux m'aider à monter dessus ? » Sa tête se releva et son regard pétillait. Il n'était pas prêt à abandonner si proche du but. « Comme ça, on pourrait aller tous les deux sur son dos ! »

Elle ne pouvait pas résister à sa tête de chien battu.

« Viens. » dit-elle alors en l'entraînant aux côtés du diplodocus pour lui faire la courte échelle.

Et avec sa main serrée dans la sienne, il se sentit tout de suite beaucoup mieux.

~ ~ ~

Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq.

Cinquième réveil. Le dos collé au matelas, le petit garçon ouvrit de grands yeux, fixant le plafond. Il avait dormi longtemps ? Il n'en avait pas la moindre idée. Depuis qu'il était ici, il lui semblait avoir perdu la notion de durée. Son sommeil n'était pas très reposant et chaque matin, il avait cette étrange sensation de manque. C'était normal, non, quand on ne se souvenait de rien ? Pourtant il ne lui semblait pas qu'il soit naturel d'être aussi triste en ayant cette sensation qu'il lui manquait une part de lui-même. Il essayait de la remplir avec tous ses autres enfants qui étaient là, eux-aussi, dans l'espoir que ça s'efface, sans que ça ne fasse le moindre effet. Il était persuadé que quelque part, probablement loin d'ici, il avait cette sœur qu'il ne pouvait décrire, qui l'attendait. Mais ils n'avaient pas le droit de poser de questions, alors il ne le faisait pas. Tout comme parfois il avait envie de pleurer, mais il ne le faisait pas. Ça ne servait à rien de se morfondre. Il fallait juste attendre, obéir et voir comment les choses évolueraient.

Difficilement, Phoebus se redressa dans son petit lit, poussant la couverture qui le recouvrait, réalisant alors que les autres n'étaient pas là. Tout était silencieux. Il n'était pas dans la même pièce que d'habitude. Autour de lui ne se trouvait que des meubles, remplissant la pièce. Puis une table juste à côté de lui, avec un gros écran imposant posé dessus. Ça prenait beaucoup de place. Et ça faisait de la lumière. Il se retourna légèrement pour tenter de voir ce qui était écrit sur cet énorme ordinateur mais il n'y avait que des lignes. En bougeant un peu pour tenter d'en distinguer un peu plus, il eut une désagréable sensation sur le front.

Le garçon y porta ses mains, avant de commencer à ressentir cette crainte grandissante dans sa poitrine. Qu'est-ce qu'il se passait ? Il avait été kidnappé ? Il était où ? Il n'attendit pas avant d'arracher les électrodes accrochées à sa tête qui le reliait à la machine, se demandant si il devait fuir ou essayer de se cacher.

« Ne les abîme pas ! C'est très précieux ! »

Une voix enfantine s'éleva de l'écran, le faisant reculer brutalement sur le lit, alors que son souffle s'accélérait. Est que ça venait de parler ? Qu'est-ce qu'il se passait ? La panique le gagnait et il observa tout autour de lui, avant de fermer les yeux pour tenter de se ressaisir. Il ne risquait rien. Tout allait bien. Il n'y avait aucun danger. Tout allait bien.

Il les rouvrit, sa curiosité prenant le dessus. Se levant, il s'approcha de l'ordinateur, tentant d'ignorer sa frayeur.

« Pourquoi ? »

« Parce que. »

Le ton était énigmatique. Merci beaucoup, ça l’avançait énormément cette réponse. Il se contenta de hausser les épaules, ne sachant pas ce qu'il attendait, de toute façon.

« J'aime pas, ça gratte. C'est nul comme truc. Je peux partir maintenant ? Je veux retourner avec les autres. »

C'est bien ce qu'il devait faire, non ? Demander l'autorisation avant de s'en aller, sinon on allait le gronder. Il serait bien parti sans rien demander d'autre mais il ne voulait pas que la machine s'énerve. Il sautillait d'un pied sur l'autre, sans doute sans le coup de la nervosité, alors qu'il remarqua une silhouette cachée derrière la table. Petite, fine, il s'agissait d'une autre enfant.

Sous la surprise, il s'écarta d'un pas, la dévisageant sans gêne.

« Ne pars pas tout de suite… s'il te plaît. »

Oh, donc c'était elle qui lui parlait ? Il n'avait pas remarqué que quelqu'un d'autre se trouvait ici. Ça faisait moins peur que de s'imaginer que la machine était dotée de parole, cela dit. La petite fille s'avança, lui permettant de voir qu'elle était mal habillée, comme si elle n'avait pas prit de douche depuis un moment. Ou comme si elle avait été enfermée dans cet endroit depuis des semaines. C'est ça qui l'attendait lui aussi ? Non, ce n'était pas possible, les autres remarqueraient son absence… non ?

« Je t'ai regardé dormir. Tu rêves très bien. C'est l'ordinateur qui le dit. »

Elle lui montra l'écran, le regardant avec un sourire timide sur les lèvres. Phoebus fut un peu décontenancé par cette annonce, ne s'attendant pas à un compliment de la sorte.

« Je… rêve bien ? » Il pencha la tête sur le côté, dans l'incompréhension. Lui-même ne se souvenait pas de ses rêves. « C'est bizarre de regarder les gens dormir. »

Du moins, c'est ce qui lui semblait, il ne le faisait pas et personne dans le dortoir ne le faisait non plus. C'était un peu malpoli et gênant, surtout. Il fronça les sourcils, se rapprochant lentement. Elle était folle ? C'est pour ça qu'elle était là ? Parce qu'elle avait des problèmes ? Elle ne paraissait pas dangereuse, en tout cas. Il se mit à sourire gentiment, les gens bizarres de ne le gênait pas.

« Moi c'est Phoebus. »

Il s'était redressé. Passé le choc, il était prêt à discuter.

« Je sais comment tu t’appelles. »

Oh ? D'accord. Elle souriait en le regardant avec des grands yeux. Elle avait l'air de savoir beaucoup de choses.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Tu es perdue ? Tu es toute seule ? Tu peux venir avec moi si tu veux. »

Il ne trouvait pas ça juste qu'elle soit obligée de rester là alors qu'ils étaient beaucoup d'entre enfants à travailler ici. Si seulement il était toujours où il pensait être. Elle se contenta de secouer la tête à toutes ses interrogations.

« Je ne peux pas venir. »

La fillette passa sa main sur son avant-bras, recouvert d'un bandage, alors qu'elle détournait le regard. Elle était blessée ? Elle avait mal ? Il n'aimait pas que les gens aient mal. Il afficha une petite moue, compatissant. Il n'avait pas de médicaments pour l'aider et il ne savait pas guérir les gens. Il aurait aimé le faire.

Elle plongea alors la main dans sa poche, pour en sortir un tout petit objet qu'elle tendit dans sa direction.

« Donne le à Robyn. » Elle la connaissait aussi ? « C'est à elle. Peut-être que ça l'aidera à se souvenir… et toi aussi. »

Timidement, il s'approcha pour prendre ce qu'elle lui donnait. C'était une figurine en plastique, représentant un petit dinosaure. Elle était très mystérieuse, cette petite fille. Elle semblait les connaître, mais il ne l'avait jamais vu. Elle voulait qu'ils se rappellent de quelque chose, mais il ne voyait pas de quoi elle parlait. C'était une énigme, c'est ça ? Il adorait les énigmes !

« On doit se souvenir... » Il avait murmuré, fixant l'objet dans sa main. « D'accord. C'est noté. »

« Ne montre pas le dinosaure à lui. » avait-elle ajouté en chuchotant.

Elle devait parler du grand monsieur. Elle ne pouvait parler que de lui. Il hocha la tête pour montrer qu'il avait comprit, serrant fort la figurine contre lui. Il fallait voir ça comme un jeu de piste. Si ils gagnaient, peut-être qu'ils auraient un beau gâteau comme récompense ! Il rangea le dino dans sa poche afin de ne pas le perdre, avant de la fixer à nouveau.

« Tu m'as pas dit comment toi tu t'appelais. »

Elle sourit à nouveau, ce qui lui faisait bizarre parce qu'elle n'avait pas l'air d'être très heureuse toute seule, alors pourquoi sourire quand on est pas heureux ?

« C'est pas important. » Comment il ferait pour la retrouver, alors, s'il ne connaissait pas son nom ? « Quand tu te souviendra, tout sera plus clair. On se connaît depuis longtemps, tous les deux. »

Elle effleura son bras, affichant un air confiant, avant de s'écarter et d'aller ouvrir la porte… sortant simplement de la pièce. Elle laissa Phoebus perturbé, la bouche grande ouverte, avec ses nombreuses autres questions. Il était persuadé de ne l'avoir jamais vu, lui, elle devait le confondre avec quelqu'un d'autre. Mais elle lui avait donné une mission et il était prêt à la tenir !

Le petit garçon lâcha un grand soupir, prenant une posture assurée, avant de s'engager à son tour dans le couloir. L'inconnue n'était plus là, elle avait disparu. Peut-être qu'il n'avait eu qu'une hallucination, mais la figurine dans sa poche lui faisait penser que ça avait bien été réel. En levant les yeux, il remarqua alors qu'il n'était pas seul. Monsieur Eagle était au bout du couloir, avec sa tête de méchant.

« Va rejoindre les autres dehors. »

Il avait cette voix qui en imposait et ne donnait pas envie de s'y opposer… quoi que, des fois ça le tentait un petit peu. Sauf qu'il n'avait pas envie de s'attirer de problème, alors il n'eut pas besoin de lui dire deux fois. L'homme rentra dans la pièce dont il sortait, claquant la porte derrière lui et à peine cela fait, Phoebus se mit à courir pour rejoindre l'extérieur. Il ne disait pas non à un peu d'air, il en avait besoin.

« Monsieur Eagle est pas content ! » Il était arrivé essoufflé, s'arrêtant à côté des autres en appuyant ses mains sur ses genoux. « Mais j'ai rien fais. »

Que ses nouveaux amis ne commencent pas à dire que c'était de sa faute, il n'y était pour rien ! Oui, c'était ses nouveaux amis, il l'avait décidé cela dès le premier jour où ils étaient arrivés là. Il reprit sa respiration, remarquant que Vaiana était à dos de mouton. Qu'est-ce qu'ils étaient en train de faire ? Il s'était passé des choses pendant qu'il n'était pas là ?
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________________________________________ Jeu 18 Mai - 2:10



Je veux partir là-bas, compris?

- Que ce que tu fais là ?

Je lève les yeux vers Taffyta, qui m'observe avec un air de dégoût, une sucette encore emballée à la main. Son casque en forme de Tagada sur la tête, elle est appuyée contre sa voiture de course qui est encore plus rose que ses vêtements. Je trouve que tout ce rose, ça pique un peu les yeux. Comme si on m'avait envoyé en pleine fraise du sucre pétillant. Mais j'ose pas lui dire. J'peux pas lui dire ça. Ça serait pas sympa. Surtout que c'est la couleur préférée de sa Sucrerie. J'veux pas être encore plus mal vue en critiquant indirectement le roi de Sugar Rush. 'Tention hein. Moi j'laime pas ! Mais si j'veux qu'il me laisse un jour participer à une course, faut que je sois aussi carrée qu'un bout de brownie tout juste sorti du four. Et puis moi, j'ai pas envie que Taffyta, elle me déteste encore plus. Non. J'voudrais plutôt qu'on soit copines. Parce que j'ai pas de copines. Ni de copains. Ni personne, en fait. J'ai que moi. Et moi et moi-même, alors ouais on s'entend plutôt bien, mais y a des fois où on voudrait bien plus être que toutes les deux.

- J'fais un p'tit jogging. Fait beau, fait chaud, ça sent bon le chocolat chaud ! C'est le parfait moment pour se défouler un peu ! Et hop ! Quelques étirements ! Hop ! Hop !

J'monte. J'descends. Les bras tendus devant moi, à faire des squats comme une pro du porté de barres snickers. Sans me départir de mon sourire en coin espiègle qui se visse à mes lèvres à chaque fois que j'croise quelqu'un. Il est mignon, mon sourire ! Trop mignon, même ! Y a pas de raison d'avoir peur ! J'suis une brave p'tite ! J'mords pas, j'ai fais tout mes vaccins et j'ai jamais attrapé la vermicelle. J'vais pas lui refiler de maladies, si c'est de ça qu'elle a peur ! Parce que ouep, j'vois bien qu'elle ose pas s'approcher. Qu'elle a l'air de me trouver aussi dégoûtante qu'un Jelly Belly goût crotte de nez. Pourtant j'sens bon le bonbon et le sucre. Juste comme elle !

- P't'être que ça t'ferait du bien, de venir faire un p'tit tour avec moi ! On va jusqu'au mont chantilly et après on passe par la Forêt Noire ? T'en dis quoi ? Ça t'dit ? Toi, moi, nos p'tits pieds qui saignent à la fin et une médaille en chocolat comme récompense ?

Elle en a tout le temps, des médailles. J'sais. Des vraies de vraies, en plus. Et puis des pièces d'or, aussi. Pour participer à la grande course, avec tout les autres et sa Sucrerie. Moi j'en ai pas. Jamais. Mais un jour, ça changera. J'pourrai moi aussi envoyer ma pièce d'or dans le trophée, et mon nom s'affichera sur le panneau. Vanellope Von Schweetz. Les autres se demanderont qui s'est. Les p'tits Lu et les tartelettes chuchoteront entre eux pour essayer d'en savoir plus sur cette nouvelle pilote de course encore inconnue. Mais pas longtemps. Oh non ! Quand j'aurai gagné ma première course... Tout le monde clamera mon nom ! Sa Sucrerie m'offrira des médailles ! Taffyta voudrait qu'on devienne super copines ! Je serai Vanellope Von Schweetz ! Et pas...

- Ne m'approche surtout pas, l'Anomalie !

Taffyta fait un pas en arrière, en agitant sa sucette comme pour me menacer. C'est plus du dégoût qu'elle a dans le regard. C'est carrément du dégoût puissance dix milles. J'sens ça. Comme si du miel m'coulait lentement le long du dos. J'en ai trop conscience. Mais j'le montre pas. Faut pas qu'elle le ressente, elle. Sinon elle pensera que c'est vrai. Que j'suis vraiment une anomalie. Mais elle s'trompe. C'est pareil pour les autres.

- J'suis pas une anomalie. J'te l'ai déjà dis. J'ai des p'tits problèmes de bugs. Mais ça va bientôt s'arranger, faut pas s'inquiéter.

Mes mains s'enfoncent dans les poches de ma veste. V'là. J'me sens blessée. Ça fait mal. Parce que j'suis pas une anomalie, d'accord ? Pas du tout. J'suis pas une erreur de système. Une dégénération du codage ou un truc du genre. J'suis moi parce que j'ai le droit d'être moi. C'est tout.

- Oh si. Tu es une Anomalie. Rien d'autre. Tu parasites Sugar Rush. Tu parasites mon temps. Je ne veux pas faire de... jogging avec toi. Je ne veux pas te parler. Je ne veux même pas t'écouter. Ça ne sert à rien. Tu ne sers à rien. Vivement que quelqu'un se rende compte de l'erreur que tu es, pour qu'on soit enfin débarrassés de toi!

Cette fois, elle a pas peur de s'approcher de moi. Elle a pas peur de me toucher. Elle a pas d'mal à me pousser violemment au sol. Elle s'gêne pas pour me regarder. Avec du mépris dans les yeux. Encore du dégoût. Et p'têtre bien aussi quelque chose comme de la haine. J'espère qu'elle voit pas ce qu'il y a dans mon regard à moi. Mais j's'en bien que les larmes commencent à picoter. Que ça va être les chutes du Coca-Cola. J'voudrais lui crier dessus. Lui dire qu'elle a pas raison. Que c'est pas vrai. J'suis pas une anomalie. Mais ça reste bloqué dans ma gorge comme si j'avais avalé un trop gros bout de mie de pain d'épices. Et puis elle r'monte déjà dans sa voiture. Et puis elle s'en va. Et puis elle m'laisse là. Toute seule. Encore. Alors j'ferme les yeux et j'pose ma tête sur le sol à l'odeur sucré. De toute façon, personne va venir voir une anomalie pleurer.

♛♛♛♛♛♛♛

Ce matin, j'm'étais encore réveillée en sursaut, cramponnée à ma couverture et les joues trempées de larmes. Comme à chaque fois, j'm'étais empressée de les sécher avec le bas de mon haut, en espérant que j'avais pas sangloté dans mon sommeil ou poussé des hurlements. J'étais pas comme ça. Enfin je pensais pas être comme ça.

Ça faisait cinq jours que j'étais là. Avec les autres. Des enfants que j'connaissais pas vraiment. Mais j'étais persuadée de les connaître, en même temps. C'était un peu spé comme sensation. Ça venait sûrement du fait que je me souvenais pas de qui j'étais. J'm'appelais Robyn, ça au moins j'étais sûre. Mais d'où j'venais, qui étaient mes parents, où est-ce qu'ils étaient... C'était un grand mystère qui me restait à résoudre.

M'sieur Eagle disait qu'on nous avait laissé là. J'arrivais pas vraiment à le croire. Il était louche. Et pas gentil. Du tout. Au début, j'avais eu un peur d'espoir. J'avais pensé qu'avec les autres et lui... bah on pourrait être une grande et belle famille, en fait. Mais non. Il avait rien d'un père adoptif. Il était juste... un sale type. V'là ce qu'il était. Il nous donnait des ordres. Nous faisait travailler comme si on était ses p'tits esclaves. Il se montrait pas doux. Ou paternel. Rien. Rien du tout. À part des ordres et des regards méchants.

En plus, jamais il répondait à mes questions. Il voulait pas qu'on lui en pose. Pourquoi ? Il avait des choses à cacher ? Des vilains secrets ? Comme Barbe-Bleu et sa chambre secrète pleine de femmes mortes ? J'commençais à me dire que, si ça s'trouve, il aimait bien manger les enfants. Ça pourrait expliquer pleins de choses.

J'essayais d'en savoir plus. J'posais des p'tites questions, en essayant de lâcher ça discrètement pour qu'il s'en rende pas vraiment compte et qu'il finisse pas me répondre. Mais à chaque fois, il déjouait mes pièges. Et pour se venger, il me faisait faire le ménage toute seule. Genre laver toutes les vitres en moins d'une heure, ou passer le balai sous les lits dans les dortoirs. Mais le pire du pire, c'était quand j'devais faire la vaisselle toute seule. À chaque fois, j'finissais avec les mains toutes abîmées et les bras douloureux. Ça m'donnait encore plus envie de fuir.

Parce qu'il était hors de question que j'reste à jamais ici. Je savais d'avance que j'pourrai jamais y survivre. Alors à chaque fois avant d'm'endormir, j'imaginais milles plans pour essayer de m'échapper. Ils étaient souvent dingues, mais jamais crédibles. J'avais pas d'idées solides, qui vaillent le coup d'en parler aux autres. Alors j'me contentais de rêvasser à une vie où ça vaudrait le coup de se lever le matin. Jusqu'à c'que mes rêves se changent en cauchemars.



- T'as voulu faire l'idiote, alors il te reste plus qu'à assumer !

J'lançais un sourire moqueur à Vaiana qui s'amusait à faire du rodéo avec un mouton. C'était une sauvage, c'te fille. Elle était pas discrète, et fallait toujours qu'elle se donne en spectacle. J'trouvais ça très agaçant. Alors même si elle galérait, j'me contentais de me percher sur une barrière de l'enclos à mouton pour l'observer sans m'départir de mon sourire. J'étais pas méchante, quelqu'un allait finir par lui venir en aide de toute façon.

- Tu devrais pas rester à ne rien faire. Si monsieur Eagle revient et qu'il te voit, il va te gronder.

Elliot s'était approché de moi, l'air mi-réprobateur, mi-anxieux. Il avait toujours ce petit apeuré, j'trouvais. Ça m'donnait pas du tout envie de me moquer de lui. J'avais plutôt envie d'aller le rassurer. Surtout la nuit, quand je l'entendais pleurer. Ça m'arrivait de m'lever de mon lit pour essayer de le calmer jusqu'à ce qu'il trouve le sommeil.

- T'inquiètes pas va ! J'commence à avoir l'habitude d'être de corvée vaisselle et à ce qu'il m'grogne dessus !

Pour illustrer mes propos et essayer de faire rire Elliot, je poussais un grognement féroce. Mais le garçon était trop occupé à surveiller l'auvent. Au cas où Eagle réapparaisse ? On risquait rien, pour l'instant il était pas d'retour. Par contre Phoebus se dirigeait vers nous, au grand soulagement d'Elliot. Et au mien aussi. J'avais pas voulu que ça s'voit, mais j'm'étais inquiété pour lui.

Je quittais mon perchoir pour redescendre sur terre, et me dirigeais vers le blondinet pour lui demander comment ça allait. Arrivée à côté de lui, je me figeais avant même d'avoir ouvert la bouche pour lâcher une p'tite blague histoire de détendre l'atmosphère toujours beaucoup trop tendue. De la poche de Phoebus dépassait une petite tête colorée. C'était un dinosaure avec trois petites cornes sur le front et le bout du museau. Il avait l'air de m'observer, avec un p'tit air joyeux, comme si il souriait. Et ce sourire... c'était comme si il m'était familier. Que j'l'avais déjà vu. J'étais sûre de ça. Mais en même temps, j'étais pas sûre. Voyez ? C'était comme si j'voyais un objet que j'avais vu en rêve, mais que là il était réel. Et que je me rappelais de l'avoir vu quelque part, mais que j'en étais pas certaine.

Troublée par cette p'tite tête joyeuse, je dérobais le dinosaure de la poche de Phoebus, sans lui demander avant la permission. Tournant le dos aux garçons, je le déposais dans le creux de ma main pour prendre le temps de l'observer. C'était qu'un jouet. Un ridicule jouet en plastique. Mais... y avait autre chose. Encore cette sensation. Encore plus forte. Comme un espèce de... feeling ? Connexion ? J'étais pas sûre du terme exact. Mais c'était étrange. Comme si on chatouillait quelque chose dans mon cerveau.

Au bout d'un moment et d'un long silence, je fini par refermer mon poing sur le dino et me retournais vers les autres, en levant les yeux et en soupirant exagérément.

- Pfff c'est pour les gamins ce machin ! Vous êtes quand même pas des bébés qui jouent encore avec des jouets en plastique ?

J'me moquais d'eux, mais pour autant j'avais pas rendu le jouet à Phoebus. J'arrivais pas à le lâcher. Il pesait lourd dans ma main, et le contact du plastique contre ma paume était la sensation la plus réelle que j'avais ressenti depuis ces cinq jours.

- Y a pas de jouets ici...

Elliot regardait la tête du dino qui dépassait de mon poing avec envie, mais en même temps aussi avec prudence, comme si on parlait de quelque chose de très précieux et qu'il fallait pas que ça se sache. Et il avait sûrement raison. Parce que si Eagle découvrait ce jouet, j'doutais pas qu'il hésiterait pas à s'en débarrasser. Avec lui, y avait pas moyen d'avoir d'élément de réconfort ou un truc du genre.

- T'as qu'à lui donner si tu n'en veux pas.

Jules, pour pas changer, se mêlait de c'qui le regardait pas. Je lui parlais pas, alors qu'il retourne travailler et qu'il nous laisse tranquille ! Son avis m'intéressait pas, mais alors pas du tout.

Je rangeais le dino en plastique dans ma poche et pris un air innocent, les mains dans le dos.

- De quoi tu parles ? Le soleil te crâme le cerveau j'crois, tu commences à imaginer des trucs.

J'adressais un clin d'oeil à Elliot, pour bien lui faire montrer que j'avais compris ce qu'il voulait dire. En réponse, il m'fit un tout petit sourire timide, avant d'aller aider Jules qui m'avait lancé un regard noir, avant de retourner à son tas de bois. Pfff. Si il voulait être le toutou de Eagle, c'était son problème !

J'allais aller voir l'unique âne du ranch pour lui donner une carotte, mais au moment même où je pivotais pour changer de direction, je vis Elliot se pétrifier, une bûche de bois dans les bras, le regard horrifié plongé dans celui... d'un serpent qui devait faire au moins trois mètres de long. Il était enroulé sur lui même comme un serpentin, mais sa tête était dressée vers Elliot, l'air menaçant.

Sans hésiter et sans réfléchir, je me précipitais pour me placer entre lui et le serpent pour faire barrage. Doucement, je levais les mains en l'air, comme un dresseur qui essayerait d'calmer un fauve. Je tremblais un peu. J'pouvais pas m'en empêcher. Mais j'espérai que l'animal s'en rendrait pas compte.

- Punaise. Oh punaise. Elliot. Fracasse lui la tête avec ta bûche ! Non en fait le fait pas ! Va chercher Eagle ! Ah non attends ! Si tu bouges, p't'être qu'il va m'attaquer ! Alors bouge pas !

Rester calme. J'devais rester calme et surtout pas céder à la panique ! Mais Eagle m'avait pas appris à gérer ce genre de situation. Personne l'avait fait ! J'étais censée faire quoi !

- Je... je... fais quoi ?

Elliot était dans l'même état que moi. Voir en pire. Dans ses mains, la bûche s'était mise à trembler violemment. Il était en panique totale. J'allais essayer de le rassurer, mais au moment où j'allais essayer de tourner la tête vers lui, le serpent se dressa d'avantage en me fixant, la langue sorti. Il devait sentir la peur d'Elliot. Alors ça devait lui donner envie d'attaquer. Sauf que c'était moi qui était sur son chemin. C'était moi qui allait attaquer la première ! Mais... p't'être qu'il se sentait juste en danger. On était pas bien grands, mais comparés à lui, on était juste immense. C'était nous les prédateurs à ses yeux, si ça s'trouve. Fallait qu'il se rendre compte qu'on lui voulait pas d'mal.

- Ais confiiiiiiance... crois en moiiiii... que je puiiiiisse... veillez sur toiiiii...

Je m'étais mise à chantonner tout doucement, en insistant sur les « i ». Je bougeais lentement la tête au rythme de la chanson, comme pour essayer de l'hypnotiser. J'étais pas charmeuse de serpent, mais j'avais l'impression que ça marchait un peu. Ça m'était venu tout seul. J'me souvenais pas d'une chanson de ce genre. Et pourtant, les paroles étaient gravées dans ma tête. P't'être que c'était don ?

- Je connais cette chanson !

Elliot était toujours aussi terrifié, mais maintenant il avait l'air aussi surpris. Et moi aussi, d'ailleurs. Lui aussi, il la connaissait ? Est-ce que ça voulait dire qu'on avait déjà entendu la même chanson... avant ? Peut être ensemble ? Ou alors, si ça s'trouvrait, c'était un tube planétaire qui passait tout le temps à la radio. Dans le monde normal, du moins.

- Eh le reptile ! Regarde-moi ! Elle n'est pas bonne à manger ! C'est rien qu'une fille ! Viens vers moi, viens !

J'arrêtais de chanter en voyant Jules qui faisait des grands gestes, en essayant d'attirer l'attention du serpent. Pourquoi il jouait les héros ? Il pensait pas que j'étais capable de gérer la situation ? Parce que j'étais une fille ?

Je failli faire à mon tour le guignol pour que le serpent reste focaliser sur moi, mais les grandes inspirations apeurées d'Elliot derrière moi me ramenèrent à la réalité. J'pouvais pas lui faire ça. Fallait que je l'sorte de là. Et vivant. Tant pis si c'était mini-macho qui nous sauvait la mise. Et qu'au final, c'était lui qui s'm'était en danger.

- Oui vas-y ! Attaque le ! Allez ! Profite !

C'était bien ce que Jules voulait, non ? J'étais gentille, je faisais l'effort de l'aider.

- Dès qu'il s'intéresse plus du tout à nous, on part en courant vers la maison, d'accord ? Tu gardes la bûche, comme ça on pourra la lui balancer en plein dans sa sale tête si jamais il nous suit.

Tout doucement, en prenant mon temps, j'avais levé la main jusqu'à pouvoir attraper fermement le poignet d'Elliot. J'avais pas quitté le serpent du regard. Fallait se mettre à courir pile au bon moment. En espérant que le reptile soit pas un pro du marathon.

Mais au moment où j'allais l'entraîner à ma suite, alors que le serpent s'approchait lentement de Jules, il se redressa brusquement vers nous. Je sursautais et repoussais Elliot pour qu'il ne soit pas dans sa trajectoire. L'animal ouvrit grand sa gueule et sa tête se propulsa vers moi, à toute vitesse. Par réflexe, je fermais les yeux, incapable de laisser échapper le moindre son. J'attendais juste la douleur et ma mort. J'avais pas le temps de fuir. J'avais pas...

J'avais pas mal. J'avais rien. Je sentais rien. Alors je me risquais à ouvrir un œil. Puis le deuxième. Pour me rendre compte que Jules s'était placée entre moi et le serpent. Comme moi je l'avais fais avec Elliot. Sauf que lui... lui il... Nom d'un... nom d'un oréo ? C'était ça, l'expression ? Je disais toujours ça, mais j'avais un doute là maintenant. Pourquoi j'avais ça qui me venait en tête ? C'était quoi ça ? J'ppouvais pas me mettre à penser à ce genre de choses. Alors que Jules titubait, la main plaquée sur son bras, là où le serpent l'avait mordu. Il se tourna vers le groupe d'enfants qui le fixait, le visage exprimant l'horreur pure.

- C'était... trop facile.

Il avait l'air tellement assuré que j'aurai bien aimé le croire. Mais son expression changea alors qu'il se mit à suffoquer. Il tomba par terre, avant de perdre connaissance. Et quasi aussitôt, il commença à convulser. Comme si il arrivait plus à respirer. Ou alors il arrivait vraiment plus à respirer. Est-ce qu'il était.... en train de mourir ? Non. Non !

- Que... Que quelqu'un aille chercher Eagle !

Je savais pas quoi faire ! On avait besoin d'aide ! Parce que... Nom d'un... Oréo !


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________________________________________ Jeu 18 Mai - 13:28


« Quand la tâche ne nous grandit pas, elle nous écrase. »

J'attendais sur une chaise, dans le couloir à côté du bureau du proviseur, que François vienne me chercher. On l'avait prévenu et il n'allait plus tarder. J'essayais de ne pas trop bouger le visage, car les ecchymoses et les entailles me faisaient très mal. L'infirmière avait désinfecté mes blessures et mis un sparadrap sur mon front, mais les autres plaies devaient rester à l'air libre. Ca piquait et ça brûlait.

Enfin, au bout d'une bonne demi-heure, mon beau-père arriva. En me voyant, il cligna des yeux et me fit signe d'approcher. Je me levai de la chaise, mis mon cartable sur mes épaules et le suivis dehors. Nous restâmes un moment plongés tous deux dans le silence. C'était rare que je prenne des coups. D'habitude, les autres se contentaient de faire des remarques blessantes sur moi. Je rentrais la tête dans les épaules et je les ignorais. Mais pas cette fois. On me traitait d'idiot ou d'extra-terrestre, mais là ils s'étaient attaqués à quelqu'un d'autre. Je n'avais pas pu le permettre.

"Mon père est vraiment un dieu ?" demandai-je à François alors que nous marchions dans la rue, lui les mains dans les poches, moi la tête basse.

Maman m'avait appris cela quand j'avais dix ans et depuis, je n'arrêtais pas d'y penser. Il faut dire que ce n'était pas banal. Peut-être aurais-je dû le garder pour moi et ne pas le raconter à toute l'école ? Quand on ne se moquait pas de moi, on m'ignorait, tout simplement. Je préférais ça au reste. Du coup, je passais de plus en plus de temps devant mes jeux vidéo. Lara croft ou Sonic ne jugeaient personne eux, au moins.

"Ecoute, bonhomme." fit François en se stoppant net pour me regarder droit dans les yeux. "Ton père est quelqu'un de spécial. Ta maman aussi. Nous sommes tous différents les uns des autres et personne n'a le droit de juger ça. Tes copains sont trop bêtes pour..."

"C'est pas à cause de ça que je me suis battu."
avouai-je, les épaules basses.

"Bah, pourquoi alors ?"

Je me mordis les lèvres sans oser le regarder.

"C'est pas à cause d'une fille, j'espère ?" reprit-il d'un ton traînant. "Oh non, merde, ça va pas commencer ces conneries !"

"François, j'ai onze ans !" lui rappelai-je, indécis.

"Ouais bah, ça arrive vite parfois ces choses-là. Quand on sait qui est ta mère, tout est possible !" grommela-t-il dans sa barbe.

"Comment ça ?"

"Non rien. Alors c'est pour quoi que tu t'es battu ? Ca te ressemble pas en plus. Je t'ai pas élevé comme ça !"

Je levai la tête vers lui et décidai de lui dire ce que j'avais sur le coeur :

"Parce qu'ils ont dit que t'étais pas mon vrai père et que j'étais orphelin... Je leur ai dit qu'au contraire, tu es mon vrai papa parce que tu t'occupes de moi. Tu es là tous les jours alors que lui non... Et que c'est ça qui compte. Ensuite, ils m'ont frappé mais j'ai pas voulu me laisser faire, cette fois. Parce qu'ils ne s'en prenaient pas à moi, mais à toi..."

Est-ce qu'il allait me punir ? M'interdire de jeux vidéo ? Me forcer à porter un appareil dentaire ? Il pouvait être très sadique quand il le voulait.

Cependant, je m'aperçus au contraire qu'il m'observait d'une façon bizarre, avec les yeux qui brillaient. Il porta un doigt à côté de sa paupière et chassa une larme. Qu'est-ce qui lui prenait ?

"J'ai ma lentille qui se fait la malle."
expliqua-t-il.

Je faillis lui rappeler qu'il n'en portait pas mais je me retins. Il était ému et je me sentais aussi tout drôle. Nous nous remîmes en route et il n'ajouta rien de plus. En revanche, il posa une main sur mon crâne et ébourriffa mes cheveux en pétard, tout en reniflant légèrement.

"T'es un sacré bonhomme, toi !"

J'esquissai un sourire avant de grimacer, car une entaille venait de se craqueler sur ma lèvre. Est-ce qu'il était fier de moi ? C'était dur à deviner. En tous cas, quelque chose venait de changer entre nous. En mieux.

***

C'était un cauchemar, non ? J'allais forcément me réveiller et m'apercevoir que rien n'était réel. Cela faisait cinq jours que j'espérais l'impossible. J'y croyais de toutes mes forces, malgré tout. Quelqu'un allait finir par venir me chercher et m'emmener loin d'ici.

J'étais pétrifié, fixant Jules qui convulsait. J'en avais presque oublié le serpent qui gesticulait toujours non loin et qui restait dangereux. Tout s'était passé si vite ! Je ne sentais presque plus la bûche qui pesait pourtant si lourd dans mes bras. Les secondes défilaient alors que je tremblais, incapable de bouger.

Soudain, quelque chose siffla près de mon oreille avant de se ficher dans la gorge du serpent, le clouant au sol. Je déglutis avec peine en voyant le gros couteau planté dans la peau du reptile de laquelle s'échappait un filet de sang qui macula la terre rouge.

L'instant d'après, monsieur Eagle arrivait en courant. Son ombre sembla nous engloutir tous autant que nous étions. Je frissonnai et reculai d'un pas, levant vers lui un regard terrorisé.

"Merde." laissa-t-il échapper sans lâcher Jules des yeux.

Sans attendre, il s'agenouilla à côté de lui, jeta un rapide coup d'oeil au serpent empalé avant de sortir une boite en métal de l'intérieur de son veston. Il l'ouvrit et attrapa une seringue emplie d'un liquide transparent.

"Est-ce qu'il va s'en sortir, monsieur Eagle ?" demandai-je d'un ton chevrotant.

Son silence me fit encore plus peur que tout le reste. Très concentré, il leva la seringue dans la lumière du soleil, donna une pichenette sur le côté du petit récipient en verre avant de piquer le bras de Jules, juste à côté de la morsure.

Je tressaillis tant son geste avait été brutal. Il vida tout le contenu de la seringue et ensuite attendis un long moment, les yeux rivés sur Jules qui restait inerte. Enfin, il sembla se souvenir de notre présence. Il tourna la tête vers nous. Son regard était si dur que j'eus l'impression qu'il me traversait.

"Vous vouliez le laisser crever, c'est ça ?"
fit-il, la rage se faisant nettement sentir dans sa voix. "Chacun pour soi, c'est ça que vous vous dites ? Je vais vous apprendre un autre adage : oeil pour oeil, dent pour dent. Quand vous ne venez pas en aide à l'un des vôtres, ça se paye. Tout se paye. Toute action a des conséquences, et l'absence d'action en a tout autant."

Il se releva lentement, fit claquer la boîte en métal avant de la ranger dans son veston. Il jeta un coup d'oeil à Jules qui était toujours inconscient avant de couler sur nous un regard proche du dégoût.

"A vous de décider s'il mérite de vivre ou de mourir." articula-t-il d'un ton complaisant. "Je lui ai donné un antidote. Les morsures de serpent brun sont mortelles. Sans moi, il ne serait déjà plus là, mais rien n'est gagné pour autant. Si j'étais vous, je ne le laisserais pas cuire au soleil."

Il allait véritablement le laisser ici ? Horrifié, je le vis pivoter sur ses pieds et s'éloigner d'un pas mesuré, comme s'il s'en moquait. Il avait fait sa part. Il s'en fichait que l'on vive ou que l'on meure. J'aurais voulu lui raconter à quel point Jules s'était montré courageux et qu'il ne méritait pas qu'on le laisse comme ça, mais les mots restèrent bloqués au fond de ma gorge.

En chemin, il récupéra le poignard qu'il avait donné à Vaiana.

J'avais de plus en plus de mal à respirer. La poussière entrait dans mes narines et me fit tousser. Je laissai enfin tomber la bûche de bois et m'approchai de Jules. Il y avait un peu d'ombre sous l'auvent, mais je ne savais pas si j'arriverais à le traîner jusque là-bas. Il me faudrait de l'aide. J'étais plus petit que les autres en taille. Je n'y pouvais rien.

A l'instant où je me penchais vers Jules, monsieur Eagle m'ordonna d'un ton sirupeux :

"Elliot, récupère le serpent et va le donner aux filles. On aura de la viande fraîche pour le déjeuner."

Il le faisait exprès car il avait vu que j'étais décidé à aider mon ami. J'hésitai à désobéir, mais j'avais bien trop peur de subir son courroux. Aussi je me redressai et demandai à voix basse, à l'adresse de Robyn, Phoebus et Vaiana :

"Occupez-vous de lui. Il ne faut pas qu'il meure."

Je reniflai et laissai Jules à regret pour m'approcher du serpent empalé. Le sang avait séché dans la terre, autour de l'animal. Je me mordis les lèvres, à la fois écoeuré et angoissé. Et s'il n'était pas vraiment mort ? Et s'il faisait semblant ? Je sentis tout mon corps trembler de nouveau violemment. Si j'avais pu, j'aurais pris mes jambes à mon cou. Je tendis mes mains fébriles vers le couteau afin de le récupérer, mais il était enfoncé trop profondément dans la terre. Je me mordis les lèvres jusqu'au sang, désemparé. Je ne pouvais pas me permettre de rentrer les mains vides. Monsieur Eagle serait furieux. Rassemblant mon courage, je plaçai les mains autour du manche du couteau et le tournai dans tous les sens, jusqu'à ce qu'il cède. La gorge du serpent n'était plus qu'une bouillie sanguinolente. Les larmes me brouillèrent la vue. Je me saisis du corps froid du reptile et voulus le soulever, mais je basculai en arrière sous le poids écrasant de l'animal. Il se déplia mollement et lourdement sur le sol autour de moi et un instant je paniquai, croyant qu'il avait repris vie.

L'ombre de monsieur Eagle tomba de nouveau sur moi. Sans un mot, il attrapa le serpent qu'il cala sur son épaule, ses genoux ployant légèrement.

"Incapable."
grommela-t-il avant de pivoter et de partir vers la maison, la queue du reptile serpentant sur le sol pendant qu'il marchait.

Je restai assis par terre, retenant mes larmes alors que j'enfonçais mes poings dans la terre.

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Underneath the shadows the aching grows
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Je sens des booms et des bangs
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________________________________________ Jeu 18 Mai - 16:17


Quand ma maman est près de moi...
...j'ai le sentiment d'être immortelle.



    J'aimais peindre en mille couleurs ce que mes rêves me montraient. Je posais le pinceau sur le tableau, comme Apollon me l'avait expliqué, le laissant glisser sur la toile blanche et faire apparaître petit à petit des formes diverses et variées. Je possédais mon propre petit atelier dans ma chambre, avec un petit escabeau pour être à la bonne hauteur, des pinceaux, une palette de couleurs et une maman assise sur un fauteuil qui me racontait des histoires de toute sorte pendant que je peignais.

    Elle était douée pour raconter. Ca avait tendance à m'inspirer et j'arrivais bien mieux à dessiner ce que mes rêves me montraient. Dans ses histoires, il était très souvent question de chevaliers, dragons et éléphants volants. A chaque fois les éléphants aidaient le chevalier à s'envoler juste avant l'arrivé du dragon, ce qui lui évitait de combattre. Ca avait tendance à énerver papa qui ne trouvait pas ses histoires très cohérentes, surtout que le chevalier était grand, brave et fort comme il aimait bien le rappeler. Mais moi j'adorais quand ça se terminait de cette façon.

    « J'ai finis ! » m'exclamai-je avec un grand sourire, tandis que maman s'était approchée afin de voir le rendu final.

    Apollon était également là. Je n'aimais pas montrer ce que je peignais, car la dernière fois où j'avais peint le chat de la voisine sur un arbre perché, on l'avait retrouvé plusieurs jours après aux pieds d'un arbre de la forêt, totalement inerte. Ca arrivait souvent que ce que je peignais se réalisait. Mais je dessinais que ce que mes rêves me montraient, rien de plus. Je m'en étais voulu d'avoir dessiné cet enclos d'éléphants avec les éléphants allongés au lieu de debout. Je pensais qu'ils se reposaient juste. Maman ne m'en avait pas voulu, mais elle regardait souvent la toile d'un air triste.

    J'aurai voulu m'arrêter de peindre, mais je n'avais trouvé aucune autre occupation qui me plaisait. Apollon m'avait dit qu'on peignait comme on écrivait, ou qu'on chantait, ou que l'on dansait. Que c'était avec ce que l'on avait en soi, que l'on avait envie de partager. C'était nos sentiments, nos ressentis et notre imagination qui peignait à nos côtés et il ne fallait pas avoir peur de ce que l'on pouvait montrer aux autres à travers nos toiles. Du coup on s'était mis d'accord que seule maman et Apollon verraient ce que je dessinais. Et pour leur faire plaisir, j’insistai bien plus sur les détails et les couleurs.

    « On dirait des étoiles. » précisa ma maman en passant ses bras autour de moi pour admirer la toile. « Tu as vue ça dans tes rêves mon petit ange ? »

    J'hochais la tête d'un air satisfait. Elle semblait bien aimer ma peinture. Mais ce que j'attendais le plus, c'était l'avis d'Apollon. Il m'avait une fois montré de nombreuses toiles qu'il avait peint, pensant que ça m'inspirerait. Je n'avais jamais vue quelque chose d'aussi beau. Il utilisait tellement de couleurs et de détails, lui. Quand je serai grande, j'aimerai beaucoup peindre aussi bien qu'Apollon.

    « C'est comme ça que je les ai vues. Des petites étoiles qui tourbillonnent, puis disparaissent. C'était comme une danse. »

    Maman massa délicatement mes épaules, tandis que je posais ma tête tout contre son bras. J'adorais quand elle faisait ça. Il n'y avait rien de plus agréable que les caresses de ma maman.

    « Tu y étais aussi. » murmurai-je. « Il y avait tonton François également ! »

    J'avais relevé la tête, avant de me tourner sur mon petit escabeau et de faire face à maman. Puis, j'avais passé mes bras autour de son cou et elle m'avait porté.

    « J'ai entendu plein de gens faire la fête au loin et tu disais que tu m'aimais. Puis on observait le ciel jusqu'à ce que les étoiles aient toutes disparues. »

    « C'est vrai ? Ils faisaient la fête ? Et tu es sûre que je disais que je t'aimais ? »

    J'avais froncé les sourcils en guise de mécontentement, puis elle m'avait fait un petit bisou dans le cou, ce qui eu pour effet de me faire gigoter dans tous les sens. Ca me chatouillait toujours quand on faisait ça.

    « Maman... » grognai-je faiblement.

~ ~ ~


    « Où est maman ? » demandai-je à François qui me tenait toujours la main, tandis que les petits filaments rouges disparaissent petit à petit.

    Mes sens étaient en éveils. Mon coeur battait bien trop vite. François avait les yeux perdus dans le vide. Je sentais son coeur à lui aussi. Il trahissait sa crainte. Je lui avais secoué la main plusieurs fois, pour qu'il me réponde.

    « Où est ma maman ?? »
    demandai-je une nouvelle fois paniquée, tandis que le sol tremblait faiblement sous nos pieds.

    Les étoiles étaient là comme dans mon rêve et elles disparaissaient les unes après les autres. Les gens ne faisaient pas la fête comme je l'avais cru... c'était des voix de terreur qu'on entendait au loin, des cris. François avait cligné des yeux, avant de tourner la tête dans ma direction. Autour de nous, tout était blanc. Vraiment très blanc. Ca manquait cruellement de couleurs et il n'y avait pas le moindre détails sur ce qui nous entourait. Des petits filaments rouges s’échappèrent une nouvelle fois de mes mains et tandis que François tournait la tête dans ma direction, ce fut le noir total et je me sentis tomber.

~ ~ ~


    Une matinée de plus à faire des corvées. L'horrible monsieur Eagle était venu nous réveiller aux aurores, Emily et moi. Depuis cinq jours qu'on était ici, ça lui arrivait de nous faire quitter notre chambre tôt le matin, afin de réaliser l'une de ses besognes. On était perdu au milieu de nulle part, entouré de faune et flore aussi dangereuse que possible. Il n'y avait que très peu de chances de pouvoir quitter cet endroit, s'enfuir et survivre dans ce monde hostile.

    Face à nous, sur la table, se trouvait une multitude de pièges à animaux qu'il fallait rafistoler. A tout moment on pouvait se coincer un doigt, une main voir tout le bras et en perdre définitivement l'usage. Ce qui comptait pour le vieil homme, c'était que son matériel soit en état. Il se moquait totalement de savoir si ça serait au prix de l'une de nos mains. Toutes ces journées passées ici, tous ces obstacles, ce n'était qu'une porte de plus à passer, rien de plus...

    J'avais rafistolé deux pièges en me pinçant qu'une fois un doigt avec l'une des pinces qu'il nous avait confié pour la tâche. Quant à Emily, je lui avais à peine adressé un regard. Je ne savais pas de qui je devais me méfier, préférant rester prudente et solitaire que trop attachée. Appliquée sur le piège dont je m'occupais, je n'entendis pas l'homme entrer et une ignoble grande créature être jetée sur la table, faisant refermer l'un des pièges sur elle d'un claquement sec et nous éclaboussant de sang. J'avais serré fermement la pince dans ma main, tout en regardant Eagle d'un air agressif, en sentant quelque chose couler sur ma joue. Ce n'était pas une larme, mais du sang qui m'était arrivé dessus. Passant une main dessus, je l'avais fait disparaître, avant de fermer le poing. Il me jeta un coup d'oeil perçant comme si il voulait voir jusqu'où j'irais. Puis, il déclara :

    « Changement d'activité les filles ! Vous avez déjà vidé un serpent ? »

    J'avais baissé les yeux sur l'animal dont la gueule ouverte laissait entrevoir les crochets de ses dents. Il semblait mort depuis un moment. Je posais ma pince sur la table, avant d'en faire calmement le tour pour arriver devant le vieil homme. Je devais lever la tête pour le regarder dans les yeux, vue sa grande taille comparé à la mienne. Puis, sans lui répondre, je lui tendis ma main, paume ouverte vers le haut. Il émis une sorte de grognement satisfait avant de poser un couteau qu'il avait à la taille, dans ma main. Une fois fait, je refermais délicatement mon poing serré tout contre, tout en maintenant mon regard braqué sur lui. Je pouvais l'atteindre de là où j'étais. Ce n'était qu'une épreuve à passer. Qu'une simple épreuve...

    Un petit bruit me fit me rappeler qu'on n'était pas seul, mais qu'Emily était avec nous. Sans tourner la tête, mais en détachant mes yeux de l'homme, je vis qu'il avait sa main portée à sa ceinture, prêt à sortir un autre de ses couteaux. Il me défiait presque du regard. Je ne savais pas où j'étais, ni ce que je faisais là. Tout était différent à d'habitude. Les autres étaient différents... plus mous, plus naïfs, moins réactifs. Et si c'était pas l'épreuve que je croyais, mais autre chose ? Je ne devais pas faire d'erreur. J'avais détourné mon regard de l'homme, me tournant vers l'animal posé sur la table. Il devait faire plusieurs mètres de long et je n'avais aucune idée de comment vider ce genre de créatures. Eagle se rapprocha de la table, et il attrapa le serpent vers le haut, afin de l'allonger sur le dos. Il m'indiqua un emplacement sur l'animal, situé au niveau de sa gorge.

    « Tu plantes ton couteau là et tu le fais descendre tout du long. »

    Je trouvais cela répugnant. Jetant un coup d'oeil vers Emily, je la fixais sans rien dire, ni faire. Puis, tandis que nos regards se croisaient toujours, je levais le couteau avant de l'enfoncer pile au bon endroit et de le descendre tout en sentant une forte résistance. Des bruits se faisaient entendre comme une déchirure, des gargouillis et d'autres choses de ce genre. Je ne devais pas regarder l'animal et elle non plus. Elle devait continuer à me fixer, comme je le faisais.

    Une main robuste se posa sur la mienne, l'enveloppant toute entière. Je sentis une pression tout contre elle, sur le couteau. Mon regard croisa celui d'Eagle qui me fixait d'un oeil si perçant que j'en frémis. Puis, je sentis le couteau descendre le long du corps du serpent, s'enfonçant à l'intérieur et m'obligeant à suivre le mouvement. Les bruits redoublèrent d'intensité et je réprimais un haut le coeur à cause de l'odeur.


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________________________________________ Ven 19 Mai - 12:09



Au Violent de nos Songes
Emily & Plein de Monde


Papa était parti. Je n'avais pas compris pourquoi je savais seulement... que c'était ma faute.

Maman était triste, je le sentais dans mes plumes. Mes freres et sœurs aussi. Et moi aussi. Je ne comprenais pas pourquoi il nous avais laissé, pourquoi il c'était pris le bec – au sens propre – avec maman. Et moi j'avais été au milieu. Papa et maman n’arrêtaient pas de se crier dessus, de plus en plus fort, jusqu'à ce que j'ai envie de pleurer. Mes frères et cœurs se tenaient un peu a l'écart et observaient la scène d'un œil inquiet. Alors je m'étais dis que je devais faire quelque chose ! Ca ne faisait pas longtemps que j'étais sortie de mon œuf – la petite dernière – mais je voulais qu'ils arrêtent de se disputer. Je voulais que ca redevienne calme et plein d'amour comme quand j'étais dans mon œuf...

Je m'étais avancé, mais a ce moment, j'ai vue maman et papa se jeter l'un sur l'autre avec une violence inouïe. Leurs ailes faisaient de grands mouvements autour de moi, me renversant au passage. Je m'écrasais par terre un peu plus loin et relevais le cou pour voir ce qui se passait.. .ils se donnaient des coups de bec, de pattes... je n'avais jamais vue ca et je fus soudain très effrayée.

Papa n’arrêtait pas de dire a maman qu'elle l'avait trompée que ce caneton était trop laid, trop différent des autres pour être de lui. Il lui disait qu'il avait eut confiance en elle et qu'elle l'avait trahie ! Quand a maman, elle disait que non, qu'elle n'avait jamais fait ca ! Et qu'elle ne comprenait pas qu'il devait arreter de lui crier dessus. Elle a très mal pris qu'il lui dise qu'elle l'avait trompé visiblement parce que ses attaques devinrent plus violentes. Au bout d'un moment, papa eut le dessus. Je ne sais pas ce qu'ils se sont dis, mais je sais seulement qu'il est partit et qu'il nous a abandonné maman, moi et mes freres et sœurs.

Tout de suite ces derniers sont allé rejoindre maman, ils avaient peur et ils avaient faim et froid et ils ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Ils voulaient la réconforter, lui faire savoir que eux ils l'aimaient. Je is quelques secondes a sortir de ma cachette derriere une touffe d'herbe. J'avais mis mes ailes sur mes yeux, bien qu'elles soient trop petites pour les cacher totalement...

Je m’élançais vers maman pour lui faire un calin moi aussi, mais au lieu de trouver ses plumes chaudes et rassurantes, ce fut un coup de bec violent qui m’accueillit. Je me redressais difficilement sur mes pattes, couverte de terre et de poussière, l'aile douloureuse. Maman c'était détourné comme si je n'existais pas. J'eus envie de pleurer, je ne comprenais pas pourquoi elle avait fait ca. J'avais fais une bêtise ? Pourtant les autres avaient fait pareille mais eux ils n'avaient pas eut de coups...

« Ma-man … ? »
appelais je d'une voix tremblante, sans vraiment savoir ce que je devais faire.

Elle se tourna brutalement vers moi, approchant son bec de moi d'un air menaçant.

« NE M'APPELLE PAS COMME CA ! Je ne suis pas ta mère ! Jamais je n'aurai pu engendrer un être aussi abject ! »


Je ne compris pas tout. Les mots étaient un peu compliqué mais le sentiment était bien la, bien transmis. Je la dégoûtais du plus profond de son être. Je baissais les yeux sur mes pattes noires, mes plumes grises qui partaient dans tous les sens contrairement a mes freres et sœurs dont le plumage était bien plus coloré et agréable a regarder. Ils étaient plus petits aussi.

Mes yeux se mirent a me piquer et je tentais de me rapprocher, je voulais un calin, qu'elle me serre fort contre elle, qu'elle me protege.

« Ma-man... »


« NON ! »

Un nouveau coup de bec m'envoya valser douloureusement, et je n'eus même pas le temps de me redresser que je la vis foncer sur moi. Ses yeux luisaient de rage et je ne pus que m’aplatir sur le sol en attendait que sa colère ne passe. Elle me pinçait la peau, me tirait la tête, me prenait par une patte pour m'envoyer contre un arbre, et rapidement je tombais inanimé sur le sol, incapable de bouger, ne pouvant seulement que l'appeller, encore et toujours « Maman... Maman... maman ! » a travers mes sanglots. Je voulais qu'elle m'entende, qu'elle arrete tout ca, qu'elle redevienne comme quand j'étais dans son œuf.

Je voulais ma maman...

Dans sa colère, elle m'ordonnait de ne plus l'appeler comme ca, d'arreter.

« Je ne suis PAS ta mère ! Tout ca c'est ta faute ! Tu n'es qu'un monstre tu aurai mieux fait de ne jamais naître ! Ah je savais que tu serai différente mais ca ! J'aurai mieux fait de laisser ton œuf se briser plus tot que de laisser cette abomination venir ! Tu as tout détruit ! TOUT ! »


« Ma...maaan... »
mes larmes coulaient le long de mes joues et j'étais incapable de m'arreter de pleurer. Je la vis s'avancer vers moi bien décidé a en finir quand tout a coup des piaillements se firent entendre a l'opposé. Elle se tourna immédiatement vers ses poussins qui avaient faim, l'appelaient pour qu'elle les nourrisse.

Je vis maman hésiter, me jeter un dernier regard avant de me dire :

« Ne t'approche plus jamais de notre famille ou je te tuerai ! »


« Oui, on te tuera ! »
ajoutèrent les quatre voix a l'unisson dans son dos.

Elle fit demis tour pour rejoindre ses enfants alors que je restais la, incapable de bouger, de faire le moindre mouvement. J'avais mal partout, mais plus que la douleur physique, je sentis quelque chose se briser en moi. Ca faisait mal et les lames que je versais ne m'aidaient pas a calmer ce sentiment dont j'avais l'impression que la profondeur était infinie. Une tristesse qui resterai gravée en moi pour toute ma vie... j'étais seule.

Maman avait raison, j'aurai mieux fait de ne jamais naître.

* * *
Elle se réveilla brutalement, les mains serrées de toutes ses forces sur Fifi, sa poupée de fortune. Elle l'avait fabriquée avec sa taie d'oreiller, un peu de tissus d'un vieux sac en toile qu'elle avait trouvé. De la ficelle, des bouchons de canettes percés en guise d'yeux. C'était son amie, elle l'avait fabriquée elle même, sans pour autant oser la montrer a Monsieur Eagle. Elle voulait la protéger...

Emily se redressa, les yeux baignés de larmes sans réellement savoir pourquoi. Elle avait juste l'impression d'avoir un immense vide en elle. Un vide que personne ne pourrai jamais remplir. L'envie d'un câlin, d'une personne pour la rassurer. Elle attrapa son oreiller et Fifi, se blottie en boule sous sa couverture, le visage appuyé sur le coussin de toutes ses forces pour essayer d'étouffer les larmes et les hoquets. Au bout d'un moment, elle se calma, renifla encore un peu et sortit la tête de sous sa couverture. Les autres dormaient encore...

Elle leva les yeux vers le velux au dessus de sa tête. Lorsqu'ils étaient arrivé, elle avait choisit son lit et l'avait poussé de toutes ses forces pour pouvoir regarder les étoiles, le ciel avant de s'endormir. Avoir la lumière de la lune pour veilleuse... l'obscurité la terrifiait. Lui faisait terriblement peur , mais jamais monsieur Eagle ne lui aurait permis d'avoir une veilleuse avec elle. Vava, elle elle n'avait pas peur du noir, elle était courageuse. Parce que monsieur Eagle pour la punir l'enfermait a la cave, mais qu'elle revenait toujours avec un sourire. Ca n'avait pas l'air de la déranger plus que ca... Alors le soir, elle restait la de longues heures, les yeux fixés sur les étoiles et la lune, alors que tous les autres s'endormaient petit a petit. Les bruits se calmaient et ceux de la nuit prenaient place. Un froissement de drap. De petits coups de temps en temps ou un gémissement. Et elle, de plus en plus avait peur de s'endormir. De faire des cauchemar comme les autres et de se sentir triste encore.

Alors elle prenait Fifi et la tenait devant elle, la lune dans le dos et essayait d'imaginer des histoires de princesse sauvée par un chevalier. De petite fille qui retrouvait sa famille, d'une étoile tombée sur terre... elle luttait de toutes ses forces, jusqu'à ce qu'épuisé, ses yeux ne se ferment et que sa poupée de fortune serrée de toutes ses forces contre elle, elle ne sombre dans le sommeil, son pouce dans la bouche, tout comme elle le fit a cet instant.

Ce matin n'avait pas été différent des autres. Elle c'était levée difficilement, les membres et la tête alourdie par le sommeil et la fatigue pour désendre prendre son petit déjeuner. Avant cela, elle avait soigneusement fait son lit et bien border Fifi, la tête sur l'oreiller et le corps sous la couverture, avant de lui faire un bisou sur la tête et de descendre les escaliers pour arriver a la cuisine. Elle s'installa silencieusement a table, attrapant son verre de lait et du pain pour manger, le regard baissé. Comme depuis cinq jours, monsieur Eagle les envoya, elle et Cassandre réparer les pieges qu'il posait.

Elle ne parlait pas beaucoup a Cassandre, et cette dernière faisait de même. Elles travaillaient la plus part du temps en silence, se posant parfois une question ou s'avertissant d'un danger du piege mais sinon... Cassandre l’impressionnait beaucoup, elle avait l'air forte et courageuse, tout son contraire en fait. Et puis elle avait un peu peur aussi qu'elle ne se retourne contre elle soudain, sans vraiment savoir d'ou sa lui venait.

Monsieur Eagle les avait recueillis en leur expliquant que leur parents les avait abandonné. Elle le croyait, parce que même si elle ne se souvenait pas de ses parents, a chaque fois qu'elle y pensait elle avait mal au cœur et se sentait très triste, comme maintenant. Sa main se referma sur sa poitrine comme si ca pouvait diminuer la douleur... Elle ne détestait pas monsieur Eagle, au contraire. Il n'était pas « gentil » mais.. elle ne le trouvait pas « méchant » pour autant. La preuve il aurait pu ne pas s'encombrer d'enfants et les abandonner aux bêtes sauvages. Pourtant il les nourrissait et leur avait donné une maison. Il ne les battait pas spécialement, et ils étaient en sécurité. Et c'était ca le plus important. Survivre.

Alors elle faisait tout son possible pour être sage. Obéissante, sans jamais se plaindre. Il fallait s'adapter. Elle tait contente de ne pas devoir travailler dans l'étable, les beufs, les vaches.. ce genre d'animaux a sabots lui faisait peur, elle avait l'impression qu'ils n'attendaient qu'une chose : pouvoir l'écraser sous leurs sabots. Alors les pièges elle préférait et s'appliquait.

Quand Cassandre détourna les yeux vers monsieur Eagle qui venait de lui prendre la main pour l'aider a ouvrir le serpent, elle baissa les yeux sur la bête. Son regard vide, le sang qui coulait le long de la table pour goutter doucement sur le sol... elle sentit toutes les couleurs de son visage partir précipitamment. Pendant quelques secondes elle resta la, incapable de détacher son regard, horrifié, de la bête.

Au bout de quelques instants, elle leva a nouveau les yeux vers Cassandre. Elle aurait bien aimé l'aidé mais... elle avait déjà tout fait avec monsieur Eagle. Cependant, elle n'avait pas l'air de se sentir bien du tout ! Rapidement, Emily sauta de son tabouret et courue jusqu'au petit robinet de fer rouillé dont elle fit tourner la poignée grinçante. Elle remplis un petit bac d'eau et l'apporta précautionneusement a coté de Cassandre en essayant de ne pas en renverser partout.

Les yeux baissés, elle lui tira doucement la manche pour attirer son attention et faire que Monsieur Eagle la lache.

"Tiens, tu peux te rincer les mains si tu veux..."
dit elle d'une petite voix sans oser croiser son regard.

Elle attendit un instant avant de déglutir et de lever un regard craintif vers Eagle.

"Vous voulez... que je finisse a sa place ?"
demanda elle.

Ca la dégoûtait, l'idée même de tenir un couteau et de devoir dépecer un animal... berk ! Mais Cassandre avait l'air malade, et puis elle voulait que monsieur Eagle l'apprécie aussi. Qu'il l'aime. Ce ne serait pas facile, mais si elle était suffisamment sage, elle y arriverait. Elle voulait lui montrer qu'elle était une gentille fille. L'homme la fixa quelques secondes d'un air implacable, comme si il lui en voulait d'avoir brisé ce moment entre eux.

"Pas la peine, elle a fini. Va chercher un sac poubelle, par contre."


Emily hocha la tête et partit a toute allure chercher un sac poubelle pour revenir en courant.

« Ouvre le et bouge pas. »


La petite fille se débattit un instant avec la grande poche noire jusqu'à arriver a l'ouvrir juste au moment ou Eagle, la main pleine de boyaux, les lançais vers l'ouverture du sac. Les bars tendus devant elle, elle le tint pendant que leur tuteur déversait des boyaux, des viscères.. les intestins, toutes les parties immangeables du serpent. L'odeur la prit a la gorge mais elle détourna la tête, se forçant a respirer par la bouche et pas par le nez. Elle ne voulait pas le décevoir, elle ne voulait pas qu'il ne l'aime pas a cause de ca. Elle ne devait pas bouger ! Elle devait tenir et garder le sac bien ouvert. Même si il était de plus en plus lourd... beaucoup trop lourd pour elle. Elle finit par ployer sous son poids, le posant finalement par terre. L'ouverture, béante n'attendait que le reste de la chaire...

… qui tomba soudainement a coté du sac, dans un « splotch » dégoûtant. Le sang et la gluanteur des boyaux donnait envie de vomir. Eagle jeta un coup d'oeil a Emily, juste pour voir sa réaction. La petite fille ne dit rien, finit par s'accroupir et... mis les mains dans le tas sur le sol, pour le remettre dans le sac. Son estomac se souleva violemment et elle du fermer les yeux et essayer d'ignorer l'odeur qui la prenait a la gorge a présent. Ses mains tremblaient avec violence, de peur de dégoût, de tentative de maîtrise...

Emily s'arreta prete a renvoyer son petit déjeuner, et détourna la tête pour respirer par a coups. Doucement, elle ne devait pas vomir, monsieur Eagle serait en colère. Elle ne voulait pas le mettre en colère...

"Si t'as envie de gerber, utilise le sac."


Emily hocha silencieusement la tête, patientant un instant pour se calmer, avant de reprendre sa tache. Elle ne voulait pas le décevoir elle voulait réussir. Qu'il soit fière d'elle. Elle termina et referma le sac, avant de dire, les yeux tourné vers le sol :

"Je vais l'amener a la poubelle, je nétoierai les traces par terre après... "


Elle n'osai affronter ni le regard de Cassandre ni celui de Eagle. Lui, parce qu'elle avait peur qu'il ne la grnde, et elle parce qu'elle savait qu'elle allait lui en vouloir de ne pas lui tenir tête. D'être obéissante et sage comme ca. Mais elle n'était pas aussi courageuse et puis ils n'étaient pas si mal ici non ?

Elle empoigna le sac, et tira dessus avec l'intention de le traîner jusqu'à la « poubelle », un endroit ou ils mettaient les détritus de façon a ce que les bêtes sauvages et les parasites ne soient pas attirés par le odeurs. Sauf que... le sac ne bougea pas. Il resta fermement ancré dans le sol, accroché au planché alors qu'elle tirait dessus de toutes ses forces. Rien, pas le moindre mouvement, juste elle qui tirait sans qu'il ne daigne bouger. C'était.. ridicule. Elle euut beau s'acharner, il ne bougea pas. Eagle s’avança et la poussa un peu brutalement sur le coté pour lui prendre le sac.

"Je le fais. Toi, découpe la chair du serpent avec ta copine. Faites des morceaux pas trop gros, faut que ça soit mangeable. Ensuite, placez-les dans le bac-là."
fit il en attrapant un saladier dont les traces laissaient pensé qu'il n'avait pas été lavé depuis un moment. D'un geste il le lança sur la table le laissant tourner un moment dans le silence avant qu'il ne s’arrête. Eagle toisa les deux fillettes un moment, l'ombre d'un sourire carnassier sur le visage.

"Vous aimez les barbecues ?"


Emily déglutit difficilement baissant les yeux vers le sol sans oser répondre. Avec ce ton, il aurait pu leur proposer de prendre la place des brochettes sur le grill que ca aurait été pareille. Elle ne mangeait pas de viande, rien que l'idée d'avaler une bouchée... ca la rendait malade. Depuis qu'ils étaient arrivé, elle c'était toujours arrangé pour donner sa portion de viande aux autres enfants sans que Eagle la voie. Le premier soir, a Phoebus, a qui elle avait jeté un regard désespéré avant de lui proposer silencieusement sa part du bout de sa fourchette. Puis ca avait été ses autres voisins, pendant qu'elle se gavait de pain.

Le silence, le long silence qui répondit a Eagle tomba comme une chape de plomb sur la piece. Ni elle ni Cassandre n'ouvrirent la bouche, elle les yeux baissée et la brune un regard ferme planté dans celui de l'homme. Ca ne lui plu pas et sa machoire se contracta alors que ses yeux commencèrent a briller de colère.

"On fera barbecue ce soir. Du coup pour le déjeuner, préparez une omelette. Je serai pas là."


Emily devint plus blanche qu'un cadavre a la mention d'une omelette. Eagle sortit de la cuisine et revint récupérer ses pieges en les enfournant dans un sac. Il allait a nouveau s'absenter quelques heures, quelques heures de liberté pendant qu'il vérifiait ses pièges et en installait de nouveaux.

"Je vous laisse aux bons soins de Johanna."
dit il d'un ton narquois. « En plus, elle adore les omelettes. » ajouta il en fixant Emily.

Celle ci déglutit. Hors de question qu'ils fassent une omelette. Jamais ! Elle ne permettrai pas qu'on touche a des bébés dans des œufs comme ca ! Ils étaient sans défense  les pauvres ! Elle attendit qu'il ait quitté la piecepour se précipiter vers Cassandre, lui attrapant la manche.

« S'il te plais on ne fait pas d'omelette ! S'il te plais ! On pourra manger autre chose hein ? Ce sont juste des bébés ils ont rien fait ! »



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Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

  Parce que j'ai le coeur plein d'amour mais personne n'en veux.  Parce que j'aime, maladroitement peut être, mais tellement sincèrement.  Parce que mon coeur est marqué au fer rouge par l'abandon...
J'ai un oiseau en cage, au fond du coeur...  

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Phoebus Light


Je sens des booms et des bangs
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________________________________________ Ven 19 Mai - 16:11


au violent de nos songes
« Je suis pas venu pour souffrir ! »

Il avait eu envie d'aller voir Robyn, pour lui expliquer ce qui c'était passé et comment il avait eu ce dinosaure. Elle s'était jetée dessus et s'y accrochait si vivement que les paroles de la petite étrangère résonnaient dans sa tête. « Peut-être que ça l'aidera à se souvenir... » Est-ce que c'est ce qui était en train de se passer ? Il l'avait observé tout le long, les mains jointes, restant silencieux. Puis le serpent était arrivé. Jules était blessé. Et Phoebus avait tourné la tête de tous les côtés, cherchant un moyen de lui venir en aide. Monsieur Eagle n'avait pas tardé, les réprimandant, les traitant comme des moins que rien.

Sans qu'il ne s'en rende compte, ses poing s'étaient serrés à lui en faire mal et sa mâchoire était contractée, tandis qu'il se mordait la langue. Son regard enfantin le fixait, plein de colère. Comment pouvait-il leur dire ça ? Depuis cinq jours, il les mettait au travail, leur donnant des corvées de plus en plus délicates, de plus en plus fatigantes. Il ne les surveillait pas, les mettant en garde contre les dangers, mais s'attendant à ce qu'ils s'en sortent sans le moindre petit problème. Il les traitait comme des adultes tout en les voyant comme ce qu'ils étaient, des gamins. Il ne pouvait pas s'attendre à ce qu'ils sachent quoi faire. Surtout que si c'était l'antidote qui avait en grande parti sauvé Jules, comment auraient-ils pu faire sans lui ?

Il retient un grognement alors que Monsieur Eagle s'en prenait maintenant à Elliot. Qu'est-ce qui lui passait par la tête ? Il avait besoin de se défouler ? Si il ne voulait pas d'eux ici, s'il les voyait comme des intrus indésirables, qu'il les jette dehors ! Le garçon était persuadé qu'il serait bien plus facile de vivre en pleine nature qu'aux côtés d'un homme aussi désagréable. Finalement, la perspective de s'enfuir en pleine nuit ne lui paraissait pas si insensée. Quitte à souffrir, autant que ce soit en vivant pleinement de grandes aventures, plutôt qu'en étant simple esclave d'un étranger qui ne les aimait pas.

« C'est lui le gros nul ! »

Il n'avait pas pu se retenir plus longtemps, son coeur battait très rapidement et il avait enfin pu le dire alors que leur tuteur était parti dans la maison avec le cadavre du serpent. Elliot était en larmes, il était heureux maintenant ? Il aimait les voir souffrir, en réalité, c'était ça ? Il détestait son comportement. Il détestait le regard qu'il leur portait. Il détestait sa manière de marcher et de se croire si fort.

« Quand on sera grand, il le regrettera. »

Son ton était des plus sérieux. Il ne pourrait pas éternellement les garder prisonniers et espérer s'en sortir avec des remerciements pour les avoir élevés. Phoebus n'avait pas demandé à être ici, aucun d'eux. Ils ne méritaient pas ça.

« Il sera toujours plus grand que nous... »

Elliot avait sorti ses mots, la voix bosse, la tête baissée. Il semblait persuadé que jamais ils ne pourraient le défier. Il ne voyait pas les choses ainsi.

« Non. » Il secoua la tête, fixant Elliot. « Je te protégerai. »

Il ne le laisserai plus lui faire du mal. Il savait que les grandes personnes avaient plus de droits, moins de règles, qu'elles décidaient pour faire régner l'ordre. Mais même pour les adultes, il y avait des limites à ne pas franchir.

Phoebus s'était avancé vers Jules, toujours inconscient, inquiet pour son ami. Il avait fait preuve de tellement de courage en se mettant devant ! Et maintenant il était là, allongé sur le sol, Monsieur Eagle n'ayant même pas prit la peine de leur dire si il allait vite se réveiller… Le petit garçon était prêt à le porter pour le ramener à l'abri, mais un cri déchira le ciel. Un cri perçant, lui faisant lever les yeux et coupant sa respiration.

Un aigle majestueux descendait vers le sol, dans leur direction, se posant aux côtés du blessé. Ils l'avaient déjà vu. De temps en temps, ils pouvaient le remarquer tourner au-dessus de leur têtes, mais il ne disait rien. Il planait simplement, comme si il les observait. L'animal était si immense et si impressionnant que le voir si proche laissait Phoebus bouche bée, le stoppant dans sa marche. Il ouvrit une de ses ailes, le faisant frémir. L'enfant pencha la tête sur le côté, remarquant que cela permettait à Jules d'être sous l'ombre de la bête. Il faisait ça… pour les aider ?

Il était partagé entre la peur et l'admiration. Il fixait l'aigle avec des yeux brillants, mais ne savait pas quel comportement adopté. Monsieur Eagle pouvait revenir à tout moment, en plus de cela, il n'hésiterait pas à mettre l'animal à terre si il le voyait. Il aimait détruire ce qui était beau, c'était ainsi que Phoebus le voyait.

« Merci... »

Il était hésitant, lui parler semblant étrange et inutile, mais il le pensait vraiment. Il mettait Jules à l'abri, le protégeant des rayons du soleil. Il était presque certain qu'il n'était pas normal pour un aigle d'agir de la sorte. Il pouvait les comprendre ? Ou savoir ce qu'il ressentait ? Ou il était juste… gentil ? Est-ce que ça pouvait être gentil comme ça, un animal ? Il le regardait avec un regard sage, le perturbant, le faisant se sentir encore plus petit qu'il ne l'était vraiment.

Elliot s'approcha, versant de l'eau sur la morsure de Jules. Sans doute pour la nettoyer, ça partait d'une bonne intention. Puis il hésita, avant de rapprocher le récipient d'eau et de le poser à côté de l'aigle avec prudence, reculant ensuite. Il avait l'air encore plus impressionné que lui ne l'était.

« C'est pour si jamais il a soif. »

Oh ! C'était pas bête du tout ! C'est vrai qu'à rester toute la journée dans les airs, il était peut-être déshydraté. Il n'y avait pas pensé. Il sourit timidement, n'osant pas montrer trop d'enthousiasme. Tout d'abord parce que l'animal imposait tellement de respect qu'il en était incapable, puis il ne pouvait s'empêcher de regarder à plusieurs reprises derrière lui. Il ne voulait pas que Monsieur Eagle revienne. Il ne voulait pas que l'oiseau soit blessé pour les avoir aidé.

« Il peut pas rester ici. » avait-il chuchoté à l'attention des autres. Même si ça lui faisait un peu de peine de ne pas le voir rester avec eux, c'était plus prudent. « Tu dois partir. »

Il s'était adressé à l'aigle qui le regardait sans bouger, en secouant ses mains devant lui, pour lui faire signe de s'envoler, en espérant qu'il comprendrait le message.

« Il va te faire mal sinon... »

Le simple fait d'y penser lui faisait du mal. L'animal ouvrit alors son autre aile, commençant à les remuer, prêt à les quitter. Ce geste faisait venir de l'air dans leur direction, comme des petites rafales de vent. C'était marrant et ça rafraîchissait ! Mais ça ne dura pas longtemps, puisqu'il s'envola. Phoebus ne savait pas si il était blessé mais il lui sembla remarquer que le décollage fut difficile, lent, tout comme sa remontée dans le ciel. Il avait mal quelque part ? Une moue inquiète se dessina sur son visage, mais il fallait mieux qu'il s'éloigne, ils ne pourraient pas l'aider avec Monsieur Eagle dans le coin. Il espérait quand même qu'il reviendrait les voir, plus tard. Il l'aimait bien.

A l'instant où l'aigle était reparti dans le ciel, ce dernier sortir d'ailleurs de la maison, un énorme sac sur l'épaule, des pièges à sa ceinture et un fusil dans la main. Il n'aimait pas le voir avec cette arme, ça le mettait mal à l'aise. Il trouvait ça dangereux et inutile. L'homme passa près d'eux, toujours aussi agréable.

« Le laissez pas là ! »

Nia nia nia. Toujours à leur dire quoi faire comme s'ils n'étaient que de sombre imbéciles. Reste calme. Il grimaça, inspirant profondément, alors qu'Eagle allait vers les enclos pour en ouvrir un. Une énorme salamandre en sortit, avec sa tête qui lui donnait l'air stupide. Il ne l'aimait pas. Il la trouvait désagréable, presque autant que leur tuteur.

« Je te les laisse, ma belle. »

Lui s'en allait, pour aller mettre ses pièges en place, comme chaque jour. Il était parti vers un auvent plus éloigné, dans un piteux état, où était garées les voitures. Il prenait toujours le 4x4 pour partir. Et quand la voiture fut assez loin, Phoebus poussa un long soupir de soulagement.

« Enfin ! » Ces quelques heures sans lui sonnaient comme une libération, certainement le meilleur moment de la journée, malgré Johanna. « On est tranquilles un moment. » Peu importe la bestiole, elle était supportable, même si il était persuadé qu'un jour elle finirait par essayer de les manger, vu son regard méchant. « Tu m'aides, Vava ? »

Il aimait bien l'appeler comme ça. Il se dirigea vers Jules, allant prendre ses épaules, se disant qu'il serait plus simple pour Vaiana de s'occuper du bas du corps qui serait moins lourd à porter. Elliot l'aida même en soulevant un pied, même si cela semblait compliqué. Il était encore chamboulé.

Phoebus était devant, guidant le chemin à emprunter en regardant derrière lui pour ne pas tomber. Ils l'emmenaient à l'intérieur, au frais, où il serait mieux installé. Ils étaient sur le point d'entrer lorsque Johanna le bouscula sur le côté en trottinant, voulant prendre les devants. Il grommela, retenant des mots méchants. En quoi était-ce important qu'elle rentre la première, vraiment ? Il ne lui prêta pas la moindre attention, allant poser Jules dans un coin à l'abri. Il faudrait expliquer à Neil et Emily ce qui était arrivé.

Johanna le regardait, posté devant le frigo de la cuisine, attenant. Elle voulait à manger des œufs ? Et puis quoi encore ? Qu'il la brosse et lui lance un bâton pour jouer avec elle ? Ou alors qu'il lui fasse couler une bassine d'eau chaude avec un peu de savon pour qu'elle puisse se prélasser au soleil dehors ? Elle pensait vraiment que ce serait si facile que ça ?

« Tu peux rêver. » lâcha-t-il sèchement dans sa direction, sans lui porter le moindre coup d’œil, la bouche pincée.

Elle se léchait les babines, un air presque réprobateur pouvant se deviner. Qu'elle se débrouille ! Il n'allait pas non plus la traiter comme une princesse après ce qu'elle venait de faire ! Elle avait qu'à se plaindre de pas avoir un corps comme le leur, tant pis pour elle.
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________________________________________ Sam 20 Mai - 17:08







Au violent de nos Songes

« Fais bien attention à ce que tu fais, petite fille... »


Comment les choses avaient pu tourner aussi mal en si peu de temps ? Il suffisait que je fasse un rodéo de mouton pendant deux petites minutes pour que tout dérape. Lorsque j’avais enfin réussis à faire rentrer le mouton dans l’enclos, j’avais laissé les buches à l’abandon en entendant des cris et en voyant tous mes... Camarades, réunit. Quelque chose clochait. Lorsque j’étais arrivée, Ealge était là, il venait de planter une seringue dans le bras de Jules, qui gisait inconscient sur le sol. Mon cœur s’emballa alors que je jetais un regard paniqué aux autres. A quelques mètres de nous, un serpent ne bougeait plus sur le sol.

Un remord me serra la gorge alors que je plongeais ma main dans ma poche de pantalon. Celle dans laquelle j’avais mis l’arme que Eagle nous avait confié. Si j’avais été là... Si j’avais fais plus attention... Mon estomac se tordit, entrainant une vive douleur. Je détournais les yeux du serpent juste à temps pour voir Eagle s’approche de moi et m’arracher le poignard des mains.

- Eh mon... !

Le reste de ma phrase resta coincée dans ma gorge. De toute manière, j’avais été incapable de m’en servir, alors à quoi bon. Elliot s’approcha de Phoebus et moi, nous demandant de nous occuper de Jules, qui ne bougeait toujours pas. Inquiète, je levais les yeux vers le blond, et d’un commun accord, nous nous étions approché pour regarder l’état de Jules.

Je n’étais pas forcément enchanté à l’idée de le soulever. Et si à cause de nous, la situation s’aggravait ? Vous imaginez une seconde les reproches et la culpabilité ensuite ? J’aurais préféré laisser quelqu’un d’autre le faire à ma place... Mais Elliot n’était certainement pas en état de le faire et... Et zut. Je n’avais pas le courage de...

Je fonçais dans la salle de bain, au premier étage de la maison, pour récupérer une trousse de secours. Une fois qu’elle fut en ma possession, je fis chemin inverse pour retourner au côté de Jules. Il y avait un bandage dedans, et un flacon d’alcool désinfectant. Je pris le flacon pour l’ouvrir. Rien qu’à l’odeur, le produit me piquait le nez. Finalement, heureusement que le garçon était endormi... Je versais un peu de liquide sur la morsure avant de la frotter doucement avant une compresse. Une fois la plaie propre, je pris un bandage pour tenter d’entourer le bras de Jules... Pas très facile.

Tournant plusieurs fois à droite, puis changeant de sens en remarquant qu’il restait encore des intervalles de peau, j’avais finis par faire un nœud marin coulissant. Ce qui m’avait laissé sans voix. Les doigts tenant encore les extrémité du nœud, je fixais ce dernier, ahurie. Je... Comment je savais faire ça, moi ? Je pouvais faire.. Un nœud marin ? Et.. Coulissant en plus ? Ce qui n’était pas du tout pratique pour accrocher le bandage puisque ce dernier se desserrait à la moindre tension... On ferait avec, je suppose.. ?

- Je.. J’ai fais ce que j’ai pu..

Un aigle, familier, s’approcha de nous pour se poser non loin de Jules. Fascinée, je m’approchais légèrement pour le regarder de plus près. Il était aussi majestueux qu’impressionnant. Voilà, un animal sauvage. Les autres voyaient bien qu’il n’était pas si méchant. Il était même gentil. Ou juste neutre. Mais avec un petit peu de viande, on pourrait l’amadouer, non ? En tout cas, il semblait bien plus fort que nous. Pourtant, Phoebus, inquiet pour lui, tenta de le faire partir. Il avait raison, il ne fallait pas que Eagle le voie. Une idée germa dans mon esprit, m’ouvrant de nouvelles possibilités.

- Dites ? Ce serait un bon moyen de locomotion pour s’enfuir non ?

Quoi ? Toujours pensé pratique. Il ne semblait pas si agressif, autant en profiter. Nous voulions monter sur son dos, Eagle voulait le cuisiner. A sa place, j’aurais choisi notre côté, mais je ne l’influence pas. Après qu’Elliot est amené un peu d’eau pour rincer la morsure de Jules, qui n’était pas très jolie à voir, il déposa le bol au côté de l’aigle. C’est bien, il cherche à le mettre de notre côté. Finalement, il a peut être plus de neurone que je ne le pensais.

L’aigle s’envola une seconde avant l’arrivé d’Eagle. Je me retournais vers lui, espérant qu’il vienne pour nous aider à transporter Jules, ou avec un nouveau remède qui le réveillerait. A la place, il nous commanda une nouvelle fois de le rentrer avant de libérer Johanna. Brrrr.. Johanna.

Je lui renvoyais un regard noir. Cette bestiole, c’est une plaie. Elle est incapable, bête comme ses pieds et elle ne pense qu’à manger. Elle pense faire sa méchante, mais elle n’aligne même pas une pensée ou une action cohérente. Rien de plus qu’un caniche énervé d’avoir raté son brushing. La voix de Phoebus me tira de ma battle de regard avec l’immonde animal. Je lui renvoyais une moue boudeuse en me dirigeant vers Jules.

- M’appelle pas comme ça !

Un petit sourire passa sur mes lèvres, le temps d’une seconde. Ne surtout pas penser aux conséquences. Je pris les jambes du garçon, aidé par Elliot qui soulevait, grâce à sa force herculéenne, au moins un doigt de pied. Le petit, parce qu’il ne faut pas abusé tout de même. Nous nous dirigeâmes vers l’entrée de la maison, pour déposer Jules dans le salon, sur un canapé.

Johanna attendait déjà devant le frigo, en quête d’œufs. Qu’est-ce que je vous disais... Un animal stupide et moche. Elle avait tout pour elle. Stupide, stupide, stupide. Renfrognée, je fixais l’animal d’un regard noir, en croisant les bras. J’t’aime pas. Je t’aime pas DU TOUT. T’es moche. Tu pues. Pire que les pieds de Jules. Et t’es bête. Complètement bête. Si bête que... Eh.. Mais attendez !

Pendant que la salamandre attendait devant le frigo, je jetais un regard à Elliot et Phoebus qui était à côté. J’avais une petite idée en tête. Elliot ne m’accompagnerait certainement pas. Bon, je n’étais pas sûre que quelqu’un m’accompagne, mais je n’avais besoin de personne. Je voulais juste les informer. Si jamais j’avais besoin d’aide.

- Je vais essayer de monter.

Pas dans nos chambres, bien sur. Mais dans les pièces fermées que Eagle refusait de nous ouvrir. Il y avait peut être de quoi s’échapper là dedans. Attrapant discrètement un couteau de cuisine que je glissais dans ma ceinture, je m’approchais du frigo.

- Ah.. Mais qu’elle est bêt... Belle la petite salamandre. Tu veux un noeunoeuf ? Allez vient !

J’ouvris le frigo pour sortir un unique œuf. Le sacrifice n’était pas énorme et cela me permettrait... Nous permettrait d’être tranquille. La salamandre fixa l’œuf que j’avais dans la main avec la langue, pendant de sa bouche. Ah, t’as l’air intelligente comme ça, vilaine bêbête toute moche.

- Viens chercher le noeunoeuf.

Je fis deux pas en arrière pour atteindre la porte d’une des salles adjacente à la cuisine. Une fois assez proche, je fis rouler l’œuf à l’intérieur. Johanna fondit dessus comme si elle n’avait pas mangé depuis trois jours, me laissant la possibilité de refermer la porte et de la bloquer. Elle était enfermée !

- Je monte !

Soufflais-je en me précipitant dans les escaliers, mon couteau à la main. Je gravis les marches deux à deux pour arriver devant l’une des salles fermées. Je plantais le couteau dans la serrure, tentant de le faire tourner. Je n’avais.. Jamais fait ça. Du moins, je crois ? En tout cas, la serrure grinçait, mais... Mais elle n’avait pas l’air très simple à tourner. Je ne savais même pas si je faisais ça dans le bon sens.

La tête collée à la porte, pour tenter de voir à travers la serrure et d’orienter mon couteau, je me stoppais quelques secondes, brutalement. Un grincement. J’avais entendu un grincement ! Il y avait quelque chose... Ou quelqu’un ! Là dedans, juste là dedans ! Je veux voir ! Je veux savoir ! Renfonçant mon couteau de plus belle, je tentais de le tourner dans tous les sens, de le bouger de haut en bas, de l’enfoncer, le retirer...

J’étais sûre que je progressais, mais un bruit me stoppa dans mes actions. Quelqu’un courait dans les escaliers. Il montait à une vitesse folle, Eagle était revenu ?! Inquiète, je n’eus pas le temps de voir qui arrivait que quelque chose me sauta dessus. Quelque chose de vert. Et d’écailleux.

- LÂCHE MOI SALE BÊTE QUI PUE !! LÂCHE MOI !!

Hurlais-je en me débattant. Elliot arriva juste après, avant de se pétrifier en déclarant, paniqué et essoufflé.

- Emily a ouvert le débarras ! Elle a dit qu’elle voulait sauver les œufs ! J’ai... J’ai rien pu faire !

J’étais légèrement trop paniquée et occupée pour entendre et analyser ce qu’il venait de me dire. Johanna me maintenait par terre, son visage à quelque centimètres du miens. Et en plus elle grognait. En bavant. Ma main se referma sur mon couteau, et plus par réflexe, en me débattant, la lame vint entailler la peau de l’animal. Johanna recula en gémissant une seconde. Juste à côté de son œil, quelques gouttes de sang coulèrent.

Le cœur battant, je me précipitais pour me relever alors que la salamandre se remettait de cette... Petite entaille. Elle allait bientôt me recharger dessus. Un dernier petit coup d’œil triste vers la porte, je pris Elliot par le bras pour redescendre à toute vitesse et foncer vers la cuisine où j’avais laissé les autres. En arrivant, je refermais violemment la porte derrière moi en m’appuyant dessus pour la bloquer.

- Zut, zut, zut et rezut !

Elliot, encore essoufflé, me regarda avec des yeux paniqués. Il articula tant bien que mal, d’une voix chevrotante :

- M-monsieur Eagle v-va être furieux quand il v-va voir qu’elle est blessée !

De toute manière, elle était déjà moche comme un poux, alors un peu plus ou un peu moins. Là au moins elle aurait un côté aventurière et pas salamandre de canapé, avec un gros vide à la place du cerveau.

- C’est pour ça qu’il fallait la laisser dans la pièce ! Et qu’on... On devrait partir au plus vite !

Mais d’ailleurs... Je lançais un coup d’œil derrière Elliot. Pourquoi tout le monde était parti ? Ils étaient où les autres ?! Ils nous avaient laissé tout seul ? Vraiment ? Et pourquoi j’avais pas eu le droit à un meilleur partenaire moi ? Pourquoi on m’avait laissé Elliot ? C’est pas juste...

- C’est pas ma faute !

Répondit-il d’une voix plaintive. Pour une fois, il n’avait pas tort. Et puis... C’était le seul qui était venu me cherché alors...

- Mais... Ils sont où sont les autres ?!

Vraiment, ils ne pouvaient pas nous avoir lâché si ? Personne ne voulait s’enfuir, ils avaient tous peur, j’étais la seule à monter mes petits plans toute seule le soir.. Quelque chose d’autre me vint à l’esprit. Une impression... Un oubli. Comme un oubli.

- J’ai l’impression d’avoir oublié un truc...

Un truc.. Un truc... Qu’est-ce que j’aurais pu ou... Je levais les yeux vers Elliot, effrayé. Mince !

- Jules !

J’attrapais une nouvelle fois Elliot qui se laissa faire, une nouvelle fois, pour le tirer jusqu’au salon. Jules était toujours allongé sur le canapé, lui au moins n’avait pas décampé. Mais juste à côté de lui, assise, Johanna nous regardait. L’entaille sous son œil laissait encore échappé un peu de liquide rouge qui gouttait. Son regard était perçant. Pour une fois qu’elle avait réellement un truc dans le regard.

Elle sauta du canapé pour se diriger vers les escaliers et se planter devant. Génial. On allait plus pouvoir passer. Mais pour le moment, la question n’était pas là. J’accourais vers Jules, accompagnée d’Elliot. J’espérais qu’elle ne lui avait rien fait, puisque... Lui n’y était pour rien.

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________________________________________ Sam 20 Mai - 22:18

« Telle est la vie des hommes. Quelques joies,
très vite effacées par d'inoubliables chagrins. »

Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.


De l'eau à perte de vue. J'étais sur le pont d'un bateau et je fixais l'horizon, là où le bleu du ciel se confondait avec celui de la mer. J'avais le poing fermé sur un cordage, à demi en équilibre sur le plancher du navire. Ce dernier ne possédait pas de rambarde et pourtant, cela me semblait normal. Il n'avait qu'une seule voile sur laquelle était peinte un étrange symbole rouge, une sorte de cercle qui tournait sur lui-même.

La brise chantait à mon oreille et transportait le murmure d'une voix féminine :

"C’est le vent, doucement, qui se lève et me révèle
Le bleu de l’eau
Si je pars, j’irai plus loin et toujours plus haut !"


Qui fredonnait ainsi ? Je me retournai en croyant trouver quelqu'un dans mon dos, mais j'étais seul à bord. Soudain, les nuages devinrent gris au-dessus de ma tête et le ciel brilla d'un terrible éclat : un orage se préparait.

J'étais le capitaine. Je devais maintenir le cap et ne pas faillir. Il fallait réduire la voilure. Je ne savais plus où j'avais appris cela, mais c'était une certitude. Je m'accroupis près des cordages, désemparé. Je ne me souvenais plus de rien. Je ne savais plus comment m'y prendre, quelle voile actionner. L'avais-je déjà su ? Il y avait tant de noeuds, tant de cordes qui s'entortillaient comme des serpents...

Je clignai des yeux et me retrouvai sur une plage de sable gris. Tout était terne. Le ciel, l'océan. J'avais l'impression d'entendre le sifflement d'une vipère tout près...

Anxieux, je me tournai brusquement et aperçus une dame à la peau couleur chocolat, qui me souriait d'un air malicieux tout en mangeant une glace. Ses cheveux étaient aussi noirs que ses yeux. Son nom me vint instantanément en tête, si net que j'en détachai chaque syllabe à haute voix :

"Mademoiselle de... Motunui."

Quelque chose m'élançait dans le bras et brûlait à l'intérieur de ma peau. Je clignai des yeux alors que la dame devenait floue, elle se noyait un décor étrange, empli d'étoiles brillantes sur une toile obscure. J'avais envie de lever ma main afin de me diriger, comme si cela me semblait naturel, facile... Subitement, j'eus très peur, car je tombais. Je basculai en arrière et tentai de me rattraper à n'importe quoi, mais mes mains ne rencontrèrent que du vide. Impossible d'atteindre les étoiles.

Une voix de fille s'éleva dans l'infini, faisant vibrer la voûte étoilée :

"Jules ? Est-ce que... Est-ce que tu es réveillé ?"

Je soulevai brusquement les paupières, le souffle saccadé. Je fixai quelques instants Vaiana et Elliot qui m'observaient, l'une d'un air troublé, et l'autre d'un air tendu, avant de grimacer en sentant une douleur continue battre dans mon bras gauche. Je remuai légèrement sur le canapé puis baissai les yeux vers le bandage étrange. Le noeud qui ne tenait pas très bien me rappelait vaguement quelque chose, mais j'avais l'esprit trop embrouillé pour y réfléchir. J'avais très chaud même si je n'étais plus dehors, au soleil. J'avais l'impression que mon cerveau avait cuit, d'une certaine façon. Que s'était-il passé ? Oh, le serpent. Il m'avait mordu parce que je m'étais placé entre lui et...

"Robyn. Comment va-t-elle ?" demandai-je vivement.

Je voulus me redresser mais la tête me tourna. Mieux valait rester assis pour l'instant.

"Elle n'a rien." m'informa Elliot en hochant gravement la tête.

Au moins, je n'avais pas fait tout cela pour rien. Je me sentais tout de même déçu qu'elle ne soit pas présente pour me remercier, voire pour éponger mon front comme les filles le font pour les héros qui se sacrifient. C'était un peu une preuve d'ingratitude, non ?

"J'ai fait un rêve étrange et pénétrant." déclarai-je subitement.

Cette formulation me fit froncer les sourcils. Ca ne m'arrivait jamais de parler de cette façon, comme un vieux dictionnaire. Elliot sembla intrigué mais il n'osa pas approcher pour autant, plaçant les mains dans ses poches tout en m'observant à la dérobée.

"Je pense qu'on se connaît depuis plus de cinq jours, tous les deux." repris-je tout en plongeant mon regard dans celui de Vaiana. "J'ai vu quelqu'un qui te ressemblait dans mon rêve. Une dame très jolie. Elle avait un sourire lumineux. C'était sûrement ta maman."

Je me penchai vers le bord du canapé à mesure que mes pensées se faisaient plus claires. Je tirai sur un bout du noeud afin de consolider mon bandage puis ajoutai, d'un ton assuré :

"Si je connais ta mère, ça veut forcément dire que je te connais toi."

Vaiana m'écoutait attentivement et à mesure que je parlais, ses yeux s'écarquillèrent de surprise. C'était la première fois que l'un d'entre nous détenait une information sur l'un de nos parents. Je tentai de garder tout mon rêve en mémoire mais il s'effaçait davantage à chaque seconde. C'était comme essayer de retenir de la fumée avec mes mains. Les souvenirs s'effilochaient entre mes doigts jusqu'à disparaître.

La fillette hésita avant de prendre la parole :

"Ma.. Ma mère ? Comment est-elle ? Je.. Je ne me souviens pas d'elle... Qu'est-ce qu'elle faisait dans ton... Rêve ?"

"Elle... mangeait une glace." dis-je en plissant des yeux, me concentrant afin de rassembler mes pensées.

"Une glace ?" fit-elle, toujours aussi perplexe et en s'asseyant à côté de moi. "Et tu étais avec elle ? Tu lui as parlé ?"

"Je... ne sais plus."

Je passai une main sur mon front avant de le tapoter légèrement. Quelle calamité d'avoir un cerveau comme un gruyère !

"Est-ce que tu sais comment on se connait ?"

Je réfléchis un long moment avant de secouer la tête, navré. J'aurais aimé lui apporter une réponse. Ca m'aurait fait tellement de bien à moi aussi ! Mais je n'avais que des impressions troubles.

"Tu.. Quand tu étais encore inconscient, tu as appelé quelqu'un... Mademoiselle de Motunui. C'était ma mère ? Je connais ce nom... Enfin je crois le connaître, mais je ne sais pas d'où..."

"Mademoiselle de quoi ?" répétai-je, indécis. "Ca ne me rappelle rien... J'ai vraiment dit ça ?"

Une petite moue frustrée ternit son visage couleur chocolat. Elle baissa les yeux en insistant :

"Oui... Mais je n'arrive pas non plus à me souvenir de sa signification... C'était peut être le nom de ma mère... Mademoiselle de Motunui."

Elle secoua un peu la tête pour chasser ses pensées et esquissa un léger sourire dans ma direction. J'avais hésité à poser ma main sur la sienne mais ça aurait été trop ridicule. Je ne voulais pas passer pour quelqu'un de trop sensible. Elle se serait moquée de moi, non ?

"Comment tu te sens ? Ca va ? On t'a jamais dit d'éviter de vouloir faire des bisous aux serpents ?!"

Sa phrase s'acheva par un petit rire alors que je fronçai les sourcils de plus belle, faussement irrité par sa remarque. Je me redressai et bombai le torse d'un air important.

"Je vais très bien."
dis-je pompeusement. "Je suis solide. D'ailleurs il faudra que je remercie la personne qui m'a fait ce bandage."

Je n'avais aucune envie de l'enlever. La morsure me faisait tellement mal que je craignais de regarder l'étendue des dégâts. Si je gardais le pansement toute ma vie, ça ne me dérangerait pas ! Mieux valait que je ne me lave plus jamais le bras, d'ailleurs. Pour plus de sûreté et afin d'être certain que le bandage ne se retire pas.

"C'est elle qui t'a soigné !" lança Elliot d'un ton exalté en désignant Vaiana du doigt.

Perplexe, je dévisageai la fillette avant de rougir un tout petit peu. Je me sentis brusquement dérouté et baissai la tête dans l'espoir que cela ne se remarque pas trop.

"Oh... merci dans ce cas." dis-je sans la regarder.

"Vous êtes trop mignons."
ajouta Elliot en joignant les mains tout en nous observant.

Je relevai brusquement les yeux vers lui alors que Vaiana roulait des siens. N'avait-il rien de mieux à faire que de nous épier et de raconter des bêtises ?

"Va voir dehors si on y est !"
fis-je d'un ton acerbe.

Le petit garçon se mordit les lèvres et détala, avec l'ombre d'un sourire malgré tout. L'espèce de... garnement ! Oh, encore un mot savant. Décidément, je les collectionnais aujourd'hui. C'était étrange. D'où cela me venait-il ? Etait-ce la maman de Vaiana qui me les avait appris ? S'occupait-elle de moi avant que l'on soit amené dans le ranch ? Tant de questions qui ne trouvaient aucune réponse. Au moins, nous savions que nous nous connaissions, Vaiana et moi. C'était l'information la plus précieuse que nous possédions.

"T'es presque mignon quand tu joues au dur." glissa-t-elle avant de rire de nouveau.

Je fis une moue agacée alors que la fillette fixait la porte d'entrée par laquelle Elliot était parti, comme si elle attendait son retour, puis finalement elle déclara :

"Je suis curieuse de savoir s'il a plus peur de toi ou de Johanna. Sans vouloir te vexer, je parierais sur Johanna."

"C'est n'importe quoi ce qu'il a dit." fis-je sans l'écouter, buté sur le reste. "On n'est pas mignons, on est des aventuriers."

C'était vrai, non ? On était perdu au milieu d'un pays hostile et désertique, mais nous étions déterminés à nous en sortir.

"Alors là, je ne peux qu'être d'accord avec toi !"
approuva la fillette avec fierté.

Je hochai la tête sans hésiter, satisfait qu'elle soit du même avis. Puis, je restai silencieux quelques secondes. Je réfléchis un peu avant de reprendre d'un ton pensif, car une image venait de m'apparaître dans la brume de mes songes :

"J'ai l'impression que... les étoiles et l'océan sont importants pour nous. Je crois que je les ai vus en rêve. Il nous manque l'un des deux mais... le ciel, personne ne peut nous le prendre."

Je lui décochai un regard complice. Tant qu'il y aurait des étoiles, il y aurait de l'espoir. C'était une certitude.

Un peu plus loin, je remarquai Johanna qui patrouillait devant l'escalier. Pourquoi faisait-elle cela ? La salamandre avait un comportement vicieux et crétin mais jamais encore elle ne s'était postée de la sorte devant les marches, avec un air farouche qui la rendait presque intelligente.

Je secouai la tête, ne voulant pas savoir, puis tournai de nouveau le regard vers Vaiana qui était restée songeuse en raison de mes paroles. Elles éveillaient quelque chose en elle. Pour la première fois, nous partagions quelque chose d'important, elle et moi. Je le sentais. Mon coeur battit plus fort alors que je me raccrochais à la certitude que nous étions amis depuis longtemps. Depuis toujours ?

"L'océan... Et les... Etoiles..."
marmonna-t-elle dans sa barbe, les sourcils froncés en signe de concentration intense. "J'ai l'impression que... Ce sont les seules choses qui peuvent nous guider sans mentir..."

Elle leva ses yeux noirs vers moi et eut un sourire.

"Tu as raison. Les étoiles seront toujours là."

Son regard se perdit un peu dans le vague ensuite, alors que je souriais à mon tour, envahi par une émotion qui me semblait nouvelle car je ne l'avais plus éprouvée depuis longtemps : la joie. Ca faisait du bien dans le ventre et dans la tête. Partager le bonheur et l'espoir. Il n'existait rien de plus merveilleux. J'avais l'impression que l'océan et les étoiles dansaient de la même façon dans nos esprits.

"Si nous partons, nous irons plus loin et toujours plus haut..."
murmurai-je d'un ton assuré.


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With you between my arms. When you said you looked a mess, I whispered underneath my breath but you heard it : "darling, you look perfect tonight." Well I found a woman, stronger than anyone I know. She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home.

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________________________________________ Dim 21 Mai - 13:03


On aurait pu dorer au soleil...
...mais je me retrouve coincée avec un canard !



    Je m'étais réfugiée au dehors de la maison afin de prendre l'air. Voir ce serpent sur la table, se faire charcuter dans tous les sens du terme, m'avait donné un haut le coeur. Je ne pourrai plus rien avaler pendant plusieurs jours, même si mon estomac grondait déjà. Il n'était pas du tout en adéquation avec ma personne. Au loin, je pouvais entendre le 4x4 de monsieur Eagle quitter la maison. C'était son départ journalier, pour aller placer ses pièges, ce qui nous laissait quelques heures rien qu'à nous. J'en avais profité pour me diriger vers la grange le plus discrètement possible.

    Quand monsieur Eagle partait, il nous laissait en compagnie de sa salamandre. Mais les autres étaient tellement inconscients, qu'ils faisaient toujours des bêtises et attiraient l'oeil de la créature, ce qui me permettait de pouvoir m'éloigner d'eux et d'aller dans ma cachette. Juste derrière la grange, j'y avais creusé un tout petit trou, que j'ouvrais dès que je pouvais pour y ajouter ce que je trouvais. Ce n'était pas des souvenirs, des objets auxquels je tenais, mais plus des petits morceaux de diverses choses. Des petits débris de verre, ou d'autres babioles que je tentais de réduire à l'état de poussière. Je ne possédais pas d'outils, du coup j'utilisais une grosse pierre.

    Dès que c'était fait, je mettais le tout dans une chaussette que j'avais récupéré dans le dortoir dès le premier soir. C'était une chaussette appartenant au petit Jules, qui ne sentait vraiment pas très bon des pieds. Un petit bruit m'avait alerté, tandis que je terminais un tout petit morceau d'assiette brisée. Sursautant, je m'étais fait une entaille et j'avais retenu un petit cri. Je n'avais pas le temps de m'occuper de ça, il fallait que je referme rapidement le trou, ramenant la terre dessus. Je l'avais aplatis avec ma main, avant de me relever rapidement et de marcher le long de la grange. Ce n'était pas possible que monsieur Eagle soit déjà de retour.

    « Qu'est-ce que tu fais ?? » dis-je un peu trop précipitamment à la jeune fille qui tentait de forcer le cadenas de la grange.

    Je l'avais attrapée par le bras, pour la ramener rapidement sur le côté. De là où elle était, on avait vue sur la maison et la salamandre pourrait nous voir à tout moment. Il fallait rester discrètes.

    « Je... euh... je... je pouvais pas les laisser là bas ! » dit-elle en serrant un peu plus fort les... oeufs contre elle.

    Que faisait-elle avec ces oeufs ?

    « Tu vas pas rapporter hein ? »
    ajouta t'elle en baissant les yeux, comme si elle avait peur que je la gronde.

    « Il ne faut pas rester ici ! Ils vont te voir ! »

    On ne pouvait pas être deux à traîner autour de la grange, ça paraîtrait suspect. Elle mettait tout mon plan en pagaille. J'avais baissé les yeux en direction des oeufs. Qu'est ce qu'elle voulait en faire ? Ce n'était pas censé être notre repas et celui de Johanna ?

    « Ce sont des oeufs. » dis-je sans comprendre pourquoi ça lui importait tant leur sort. « Ca se mange. »

    J'avais mimer un geste pour prendre un oeuf et le mettre en bouche. Histoire qu'elle comprenne par le geste ce qu'elle ne comprenait pas oralement. Un oeuf, ça se mangeait... Elle m'adressa un regard un peu noir.

    « C'est des bébés, ils sont sans défense, ils peuvent rien fait ! C'est horrible de les tuer comme ça ! C'est pas parce qu'ils peuvent pas dire qu'ils veulent vivre qu'on doit les tuer ! »

    Quoi ? Elle me fixa droit dans les yeux avec un air un peu combatif avant de baisser les yeux. Elle fronça les sourcils en voyant ma main.

    « Et toi ? Qu'est ce que tu fais là ? Tu t'es fait un bobo ? »

    Elle tendit la main dans ma direction avant de se rendre compte que les oeufs allaient se fracasser sur le sol. Elle les rattrapa de justesse, tandis que je penchais la tête vers ma main pour voir si ça saignait beaucoup. Quelques gouttes perlaient, que j'essuyais rapidement sur mon pantalon. Ca allait passer. Ca passait toujours.

    « On a pas le droit d'être là normalement... Si monsieur Eagle te vois, il sera pas content. »

    « Parce que toi, t'as le droit d'être là ? »
    lui répondis-je un peu trop durement. « Et je faisais rien. D'ailleurs tu te tais et tu le dis à personne ! »

    J'avais observé ses oeufs quelques instants. Comment je pouvais lui dire tout en douceur ?

    « Ils sont morts depuis longtemps tes oeufs, ils étaient dans le frigo. »

    C'était pas vraiment la douceur à laquelle je m'étais attendu. Mais bon, fallait parfois ramener les gens à la réalité rapidement.

    « Le frigo c'était bien pour qu'ils aient pas trop chaud... »

    J'avais penché la tête vers Emily, sans comprendre si elle était sérieuse ou non. Elle me faisait une farce ? Tout le monde savait que le frigo c'était pour les maintenir au frais avant de les manger.

    « Et puis t'en sais rien d'abord, parce que t'es pas dedans ! C'est pas grave qu'ils étaient au frigo je vais les réchauffer. »

    « Tu vas les couver peut-être ? »
    demandai-je ironiquement.

    « Oui d'abord ! Et même si il y en a que un seul qui sortira eh bien ce sera toujours mieux que zero. » dit-elle tout en observant les alentours, sans doute à la recherche d'une cachette, avant de me regarder à nouveau. « Si tu dis rien, je dis rien... »

    J'avais secoué la tête, tout en la fixant. Je ne pouvais pas la laisser garder les oeufs, on nous punirait !

    « Tu es inconsciente ! Donne ! »

    Je lui pris des mains les oeufs afin de les ramener à l'intérieur. Mais ce n'était pas chose aisée, car elle y tenait plus que tout et à force de vouloir les prendre de force, l'un finit par tomber par terre. Je m'étais stoppé net, penchant délicatement la tête vers le sol pour voir l'étendu des dégâts. Fort heureusement, l'oeuf avait rien, car il était tombé sur un petit tas de terre molle.

    « On a eu chaud... » précisai-je en me penchant pour récupérer l'oeuf.

    Si il en manquait un seul, il nous aurait grondé aussi... Il allait falloir se dépêcher de faire l'omelette, car sinon elle les cacherait dans un lieu impossible à trouver. Mais pour se faire, il allait falloir ruser.

    « Je connais une cachette. Tu me les donnes et je vais les planquer. »

    J'en avais déjà un en main, elle n'avait plus qu'à me tendre les autres.

    « Non. » dit-elle en fronçant les sourcils. « Si tu connais une cachette, je veux savoir aussi où elle est, parce que sinon je suis sure que tu vas les ramener à la cuisine ! »

    Je me mordis les lèvres, pour ne pas lui hurler dessus. Comment qu'on pouvait être aussi simplet ? Elle se prenait pour quoi ? Une poule qui les avait pondu ? Même si elle avait plutôt des yeux de canard ! J'avais penché la tête, totalement désemparée.

    « Ok. »
    répondis-je en soupirant. « Tu peux les garder, mais t'as intérêt à ce qu'il ne les trouve pas. Donc cache les bien. Je conserve juste celui là. »

    Eagle ne serait pas avec nous pour manger ce midi, mais il fallait bien que la salamandre mange. Un oeuf lui suffirait amplement. Ce lui irait bien un petit régime. Sans attendre de réponse, je m'étais dirigé vers la maison. Il allait falloir la nourir.

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Quand ma maman est près de moi...
...j'ai le sentiment d'être immortelle.

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