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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
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« Serez vous prêt à venir flotter en bas avec notre Clown ? »

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 Evénement Divin #27 {80} : Au Violent de nos Songes

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Phoebus Light


« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Sam 17 Juin 2017 - 1:04


au violent de nos songes
You got a second chance. You could escape it all.


Sa présence lui avait manqué. Elle avait été là, oui, tout au long de ces semaines écoulées, mais maintenant ils… se reconnaissaient. Il avait sourit aux paroles d'Elliot, heureux de le retrouver ainsi. Il l'avait apprécié aussi, en tant qu'enfant mais c'était différent. Il retrouvait là tout ce qu'il avait connu, tout ce qu'il avait vécu. Pas simplement grâce à des souvenirs de ce qu'on lui avait effacé, non, il retrouvait son équilibre. Du moins, une partie, puisque l'autre n'était pas ici.

Il avait serré Neil un peu plus dans ses bras, aux mot qu'elle prononça. Il colla son front contre le sien, un geste qui pouvait paraître étrange entre deux gamins, mais ils n'étaient pas de simples gosses. Puis il observa ce qui se passa, les échanges qui se faisaient, avant qu'Eagle ne sorte en trombe de la pièce. Il se rendait compte maintenant qu'il avait peut-être été un peu brusque lors du retour de ses souvenirs, trop prit dans l'engouement de la chose. Il se pinça les lèvres, avant de jeter un regard à Cassandre.

« Je pense qu'il faudrait aller lui parler. Je reviens tout de suite. »

Il pressa sa main dans la sienne, comme pour se rassurer qu'elle était bien là et qu'il la retrouverait bien en revenant, avant de sortir de la maison. Il osa quelques pas dans ce décor qu'il connaissait maintenant si bien, les sourcils froncés. Il n'apercevait aucune silhouette aux alentours, pas le moindre mouvement trahissant une présence. Son premier réflexe fut de tenter d'utiliser ses pouvoirs afin de le localiser, mais il fallait croire que ses capacités mettraient du temps à s'activer de nouveau.

Étouffant une injure de frustration, une idée sans doute peu fiable et stupide lui traversa l'esprit alors qu'il se retournait en direction de la porte ouverte vers le salon. Johanna était toujours là, planquée sous le meuble sans oser en sortir. Un sourire furtif passa sur ses lèvres. Oui, franchement c'était stupide.

« Pssst ! » lança-t-il à l'adresse de la salamandre en retournant à l'intérieur, se penchant en avant pour tenter d'attirer son attention. « Jojooo ! Viens ma petite ! » Elle ne fit que s'écraser un peu plus contre le sol. Quoi ? Il lui faisait si peur que ça ? « On va aller chercher papa ! »

Bizarrement, ça ne semblait pas la motiver plus que ça. Il fallait trouver un autre moyen de la motiver. Et il ne connaissait qu'un seul moyen de lui faire bouger ses fesses.

« T'aura à manger si on le trouve... »

Son ton était enjôleur. Fonctionner au chantage n'était pas sa technique préférée mais… on a rien sans rien, c'est pas ça le dicton ? Puis ce n'était pas vraiment du chantage si il comptait réellement lui donner à manger… Si, ça en était, très bien. En tout cas, cela eut l'effet désiré puisqu'elle releva sa petite tête, soudainement très attentive à ce qu'il lui disait.

Bon, à priori il ne suffisait pas de lui faire des promesses, à celle-là. Il n'allait pas laisser tomber pour autant, elle connaissait Eagle mieux que personne, elle pourrait très facilement trouver l'endroit où il s'était rendu. Si il ne voulait pas perdre des heures à tourner autour de la maison, il avait besoin d'elle. D'un pas décidé, il alla ouvrir le frigo, en sortant le plus bel œuf qu'il pu y trouver, revenant vers la porte en le tendant devant lui, chuchotant un léger « Tu le veux le petit œuf hein ? ». Sa réaction fut immédiate. Elle s'extirpa de sa cachette sans qu'il ait besoin de dire quoi que ce soit, prête à le suivre jusqu'au bout du monde. Même si ce n'était pas vraiment ça qu'il attendait d'elle. Il essaya de lui tapoter la tête, pour la féliciter de son 'courage', mais elle se mit à claquer des dents comme si elle comptait lui arracher la main.

« Pas besoin de t'énerver… » soupira le petit grand garçon en lui donnant l'oeuf, parce qu'il l'avait promit. « Tu m'aimes à trouver Eagle et je t'en donne dix autres comme ça ! »

Elle l'observa un instant, clignant de ses grands yeux, finissant par les plisser comme si elle sentait qu'il la prenait un peu pour une idiote. Il fallait voir les choses en face, ce n'était pas la bête la plus futée qu'il ait pu rencontrer dans toute sa vie. Lui aussi la dévisagea, sourcils froncés, posant ses mains sur ses hanches.

« Allez ma petite, montre moi que tu peux servir à quelque chose. » Est-ce que ça risquait pas de la braquer ça ? Certainement. « Euh… C'est toi la meilleure Jojo ? » préféra ajouter le dieu, bien que son ton fut quelque peu hésitant.

Elle releva la tête, dans un geste dédaigneux qui le fit presque rire, avant de sortir de la maison. Il commença à la suivre mais elle se retourna, lui lançant un regard qui lui faisait bien comprendre qu'elle ne voulait pas de sa compagnie. Mais… mais c'est lui qui lui avait donné à manger ! Il avait été sympa et c'est comme ça qu'elle le remerciait ? Quelle peste ingrate.
Il attendit alors qu'elle fut un peu éloignée pour la suivre à la trace, se faisant aussi discret qu'il le pouvait. Il se cachait dès qu'il le pouvait, ses pas étant les plus silencieux possibles. Après tout, de ce qu'il se rappelait de son enfance, l'espionnage était un de ses passes-temps favoris !

Après un petit moment, il finit par apercevoir Eagle, tout près de cet aigle qui avait protégé Jules du soleil, lors de leurs premiers jours ici. A mesure qu'il s'approchait, il pouvait voir l'homme se tendre, comme si il sentait sa présence indésirable. Il n'était plus très loin maintenant, au moins à portée de voix. Il pouvait observer le grand oiseau majestueux, remarquant, en dehors de son impressionnant plumage, cette faiblesse qu'il ne pouvait plus cacher. Un instant seulement, quelques secondes à peine, son regard croisa celui de la bête.


Il vit la ferme, quelques années auparavant. Il le devinait à son apparence. Elle semblait moins vieille que maintenant. Le silence qui y régnait, imposant, lui glaçait le sang. Timidement, lentement, Apollon osa quelques pas pour pénétrer à l'intérieur. Le temps semblait s'écouler à une vitesse folle alors qu'il faisait bien attention pour ne rien toucher, ne rien bousculer. Tout semblait être figé.

Il ne savait pas vraiment ce qu'il cherchait mais… il finit par le trouver. Un petit garçon a l'air fragile, collé contre sa mère, dans un geste d'amour tendre. La scène aurait pu prêter à sourire, si seulement elle n'était pas morte. C'était une chose que l'on devinait en la regardant simplement quelques secondes. Et ce pauvre enfant, à ses côtés, ne souhaitant pas la lâcher… Il sentit comme un énorme creux se former dans sa poitrine à cette vision.

Un autre homme arriva. Il y eut des coups. Il fut soudain projeté à l'extérieur, si soudainement que cela lui coupa le souffle. Il était prêt de la tombe qu'il avait déjà pu voir. Cette tombe qu'il pensait être le lieu de repos d'un fils, d'un enfant… mais qui était en réalité celui d'une mère. Il leva la tête, voyant une ombre passée dans la chambre à l'étage.

Et alors que les heures défilaient en secondes, que le petit garçon se retrouva sans son père dans la maison, Apollon devina que ce fut à partir de ce moment qu'il s'était retrouvé seul.



Le retour à la réalité était toujours brutal. Direct, sans transition. Son pauvre petit corps n'était pas fait pour supporter un choc émotionnel aussi violent. Il en perdit presque l'équilibre, se rattrapant de justesse. Une immense peine s'était emparée de tout son corps, en écho à celle de l'homme qui lui tournait le dos. Il inspira profondément, cherchant à retrouver de l'air, les yeux fixés dans le vide. Il était rare et toujours aussi perturbant de voir des échos du passés résonner dans son esprit, surtout quand il s'agissait d'une histoire qu'il n'était pas supposé connaître. Il avait l'impression d'avoir violé son intimité, d'avoir touché à l'interdit. Apollon ne contrôlait malheureusement pas ces choses-là, il ne les décidait pas. Il ne pouvait que les accepter et les traiter avec autant de respect que possible.

Le dieu n'osa pas s'approcher davantage. Il ne pouvait pas comprendre ce qu'avait vécu Cody. Il ne pouvait pas imaginer le sentiment intense d'isolement qui avait dû le forger depuis tant d'années, avec cet aigle comme unique compagnon. Il ne pouvait pas prétendre savoir ce que ça faisait. Il pouvait simplement tenter de lui montrer qu'il était là, s'il le désirait.

« Elle s'appelait comment ? » finit-il par prononcé, non sans un doute dans la voix.

« De qui tu parles ? »

Eagle était sur la défensive, son seul réconfort étant à priori de caresser l'aigle, ce qu'il ne cessait de faire sans s'arrêter. C'était tellement compréhensible. Il se dit qu'ils avaient été bien ingrats, de le prendre pour un tortionnaire. Lui ne pouvait décemment pas deviner qui ils étaient réellement, tout comme eux, en tant qu'enfants, n'avait aucun moyen de connaître le passé de cet homme. Mais… il avait été seul si longtemps.

« De votre mère. »

« Theresa. »

Son ton était calme, tandis qu'Eagle serrait les dents. Contrairement à ce qu'il pensait, il lui répondit néanmoins. Avec un ton éteint, qui ne fit qu'accroître ce sentiment de tristesse que ressentait Apollon. C'était un beau prénom. Quelques notes mélodieuses furent sifflés par le braconnier, faisant s'envoler l'aigle vers le ciel. Apollon ne put s'empêcher d'admirée l'envolée de l'animal sauvage. Cela avait quelque chose de particulièrement fascinant.

« Et toi, tu as dit que tu t'appelais comment déjà ? »

« Apollon. Mais Apo c'et très bien. » lâcha-t-il avec un léger sourire, d'un ton si posé qu'il était dur de croire qu'il avait été l'enfant insolent venant chercher la discussion en le traitant de « mauvaise baby-sitter ».

« Comme le dieu ? »

Si le ton était ironique, cela n'affecta en aucun cas l'ego surdimensionné si fameux de notre cher dieu des arts. Il y avait même une certaine fierté dans sa voix, lorsqu'il répliqua « En personne ! », bombant presque le torse.

« Tu ressuscites les gens aussi ou ta spécialité c'est juste de te vanter? »

« Elliot est le seul à ramener les gens, c'est son domaine. » finit-il par répondre, haussant les épaules. Il avait cessé d'être surprit des capacités extraordinaires de son neveu depuis longtemps maintenant. « Et c'est un peu ça pour moi ! »

Il avait un grand sourire, mais il était quand même bizarre de réaliser qu'Eagle ne le connaissait en tant qu'Apollon que depuis quelques minutes, mais qu'il ait déjà remarqué ce trait bien marqué chez lui. Son arrogance était-elle visible à ce point-là ? Il devait peut-être commencer à s'inquiéter.

« Même si je sais faire des trucs aussi, je suis pas juste là pour faire joli. » se défendit-il soudainement, ne voulant pas être prit pour la 'plante verte' des divinités. Il aurait aimé lui faire une démonstration en lumières mais il sentait que ses batteries n'étaient pas assez rechargées pour ça. « Je suis le Maître d'Olympe même. » C'était un titre qui claquait et ça montrait qu'il n'était pas incompétent. « Ou j'étais. Comme j'ai été absent un moment, ils m'ont peut-être remplacé… »

Il était perplexe à ce sujet. Comment les autres avaient pu gérer leur absence ? Ils avaient sûrement entamé des recherches. A moins que cette faille ne modifie aussi le temps et que dans leur réalité, seulement quelques heures se soient écoulées. C'était une possibilité.

Eagle s'était retourné pendant qu'il parlait, allumant une de ses cigarettes, tout en le jaugeant du regard.

« Donc, t'es un dieu. Je m'imaginais pas qu'ils étaient aussi… minuscules. »

Le petit rictus qu'il afficha fit croire une seconde à Apo qu'il se moquait de lui. Il murmura plus pour lui même qu'autre chose que ce n'était pas le cas d'habitude. En général, il était le plus grand de toute la fratrie. Il dépassait même Eagle avec sa taille normale ! Il se demandait ce qu'il penserait une fois qu'il aurait retrouvé son apparence, tiens. Il tira sur sa cigarette avant de poursuivre :

« Les autres sont aussi des mini dieux comme toi ? »

Apollon secoua simplement la tête, affichant une expression pleine de réflexion.

« Pas tous. Il y a Elliot, il est le fils d'Aphrodite. Et Nei… Cassandre est la fille d'Elliot. Vaiana est un cas particulier. Jules et juste Jules Vernes. Quant à Robyn et Emily, elles sont plus ou moins normales. »

Autant profiter de cette question pour tenter de lui éclaircir un peu les idées, même si il lui semblait que ce court résumé n'aidait pas vraiment à comprendre. La complexité de la situation ne rendait pas les choses faciles, il fallait bien l'avouer. Eux avaient l'habitude des folles aventures dont ils ne captaient pas chaque détail, ce qui n'était pas le cas d'Eagle.

« Cassandre, la fille d'Elliot ? »

Son air abasourdi ne fit que confirmer sa pensée. Il essayait de trier les informations, en vain. Il finit par faire un geste simple de la main, abandonnant tout simplement l'idée de tenter de comprendre. La fumée de sa cigarette se mouvait lentement dans l'air, alors qu'il reprenait la parole, d'une manière si désabusée et avec un tel sarcasme dans la voix que cela lui fit un pincement au cœur.

« J'ai jamais cru en une puissance supérieure. Ma mère si. Ça l'a vachement aidé. »

« Je suis désolé pour votre mère. »

C'était la seule chose sensée qu'il avait à répondre. Il affichait un air sincère, désolé, hésitant un instant, ne sachant pas vraiment si Eagle s'attendait à ce qu'il dise quoi que ce soit d'autre.

« On peut faire beaucoup de choses mais… on ne peut pas sauver tout le monde. »

Cette affirmation le touchait lui-même. Il y avait eu Néphélée, Eris, Hermès, Socrate… tant d'autres personnes qui avait péri sans qu'ils ne puissent rien y changer. Il aimait à penser que c'était la Mort qui faisait que la Vie était si unique et si trépidante. Pourtant, lorsqu'on était celui qui restait debout, il était difficile de se faire à cette façon de penser.

« On peut sauver personne. » Il avait grommelé, continuant à fumer, grimaçant. « Vous êtes là pour me mettre à l'épreuve, pour me prouver que j'avais tort concernant Dieu et tout ce bordel ? »

Apollon pencha la tête sur le côté, indécis quant à cette question.

« Si ça se trouve, je suis en train de me parler à moi-même. »

La manière qu'il eut de l'observer à cet instant lui fit comprendre ce qui se passait dans la tête de l'homme. Sa bouche se déforma en un « o » de surprise, alors qu'il comprenait qu'Eagle pensait avoir à faire à une hallucination. Pourtant, il était bel et bien réel, en chair et en os, bien que dans un corps extrêmement étroit.

« Non non, c'est pas ça ! Même si je m'aime beaucoup, ça me va très bien que vous ne me vénériez pas. » Il avait déjà eu assez de cas de tarés de secte dans sa vie, ce n'était pas du tout son objectif de recréer un fanatique des divinités. Loin de là. « Y a rien de mal à se parler à soi même de temps à autre quand même, je le fais parfois et je vais très bien. »

Pourquoi la plupart des personnes considéraient que se parler était un signe de folie, ou du moins un symptôme récurrent de n'importe quelle maladie psychiatrique ? Ce n'était pas une tare que d'apprécier se faire la conversation de temps à autre, non ? Puis ça permettait de faire le clair dans ses idées, en plus !

« Ce qui est sûr, c'est qu'on est venus pour vous. Même si on est sans doute arrivés bien en retard et je m'en excuse. » Une moue perplexe prit place sur ses traits, alors qu'il poursuivait : « Je sais pas trop comment on a fait et je comprends surtout pas pourquoi on a été miniaturisés. C'est assez… étrange. Mais c'est intéressant. » Il secoua la tête, sentant qu'il divaguait, comme cela arrivait souvent. « Enfin maintenant qu'on est là, c'est plus le plus important. Pourquoi vous n'arrivez plus à dormir ? »

C'était une question qu'il se posait malgré tout. Il avait cru comprendre que l'homme ne trouvait plus le sommeil depuis bien longtemps. C'était un mystère, la manière dont dormait les humains. Il le faisait depuis peu et il avait encore du mal à en comprendre tous les fonctionnements. Il trouvait néanmoins cela dommage qu'Eagle ne trouve plus de moyen de rêver. Le temps avait dû lui sembler bien long.

« Trop de cauchemars. Trop d'insomnies. Pour arriver à fermer l'oeil, il me faut des somnifères. Et encore, ça marche pas toujours. » Il jeta sa clope au sol, affichant une légère moue. « C'est pas grave. Je resterai sûrement là alors que vous, vous pourrez partir. Si la clé c'est les rêves, j'ai aucune chance. »

Il eut un sourire, mais pas de ceux que l'on espère voir sur le visage d'une personne que l'on apprécie. Un vide de joue, qui se transforma en grimace alors qu'il se détournait de lui, observant le paysage. Apollon n'était pas dupe. Ce n'était pas simplement pour admirer le décor qu'il lui tournait le dos. Il ne devait pas apprécier l'idée de rester bloqué ici à jamais.

« Hors de question, je pars pas sans vous. » Et son ton ne laissait place à aucune contestation. Ils étaient venus pour lui, ils n'allaient pas le laisser seul. « Comment vous faisiez pour vous endormir, quand vous étiez petit ? »

Parfois, il ne fallait pas chercher très long. Il ne connaissait pas les rituels, n'en ayant jamais eu, mais il y avait des enfant qui aimaient les histoires, d'autres qui préféraient avoir une petite lumière d'allumée à leur chevet, de simples gestes rassurants. C'était peut-être trop simple, justement, mais ils en revenaient toujours à leur enfance.

« Je me rappelle plus... » Apollon tenta un sourire encourageant, alors qu'Eagle passait une main sur son front. Il était certainement délicat pour lui de parler de ces choses-là. Il ne comptait pas le brusquer, encore moins lui arracher la moindre information. Il n'eut qu'à patienter un instant avant d'avoir sa réponse. « Ma mère me chantait Yesterday. Elle… elle adorait les Beatles. » Il marqua une pause, planta alors soudainement son regard sur le dieu. « Si tu pousses la chansonnette, dieu ou pas dieu, je t'étrangle. »

Il ne jugea pas utile de préciser que cela ne le tuerait pas, devinant que même si ça ne mettait pas fin à ses jours, l'homme mettrait néanmoins sa menace en pratique.

« Pourtant vous savez que je suis le dieu des arts ? Je chante magnifiquement bien. » Il eut une expression faussement outrée, s'exprimant sur le ton de la plaisanterie en espérant détendre un peu l'atmosphère. Il était doué pour ça en général. « En réalité… je pensais à Astrid. Vous l'aimez bien. Même si elle m'a fait promettre de ne rien dire, je sais comment vous la surnommiez. »

Il eut un léger sourire. Petite étoile. Cela avait quelque chose d'adorable et de touchant à la voix. Il lui semblait que c'était cette petite qu'il appréciait le plus, sans le moindre doute possible.

« Je ne vous force pas bien entendu. Mais je trouve que c'est une bonne idée. Sans vouloir me jeter des fleurs. » A peine.

Cela n'avait pas l'air de convaincre son interlocuteur, qui restait sceptique, ça se lisait dans ses yeux. Ne fallait-il pas tenter pour être certain que ça ne fonctionnerait pas ? Eagle ne répondit rien, mettant ses mains sur sa ceinture, semblant réfléchir un instant. La manière dont il le fixa, d'un œil si pénétrant, ne donna pas envie à Apollon d'insister davantage. Il l'avait dit, il ne l'obligerait à rien, c'était à lui de décider maintenant.

L'homme alla alors tapoter la tête de Johanna, qui était restée près d'eux à chasser les insectes – sans grand succès. Forcément, la salamandre se laissa faire sans rechigner. Elle avait son petit chouchou apparemment. Apollon lui tira la langue, fortement vexé.

« Faut que je range tout ce merdier et que je répare la clôture, sinon on aura encore de la compagnie. »

Le regard du dieu suivit le sien, se posant sur les cadavres des dingos et sur les barrières cassées. En effet, il était peut-être nécessaire de tout remettre en place et ne pas risquer de nouveau la vie de quelqu'un. A l'opposé du ronchonnement d'Eagle, Apollon se montra plutôt enthousiaste.

« Je vais vous aider ! »

Il se dirigea vers la clôture, avant de se retrouver devant sans savoir ce qu'il était nécessaire de faire un premier. Fort heureusement, Eagle était derrière et ne manqua pas de lui indiquer la bonne marche à suivre.

« Faut soulever la barrière et refermer le grillage. » Il se dirigea vers lui pour l'aider. « Ensuite… »

Mais il n'eut pas besoin de le faire. Même s'il n'était armé que de deux petits bras d'enfant, Apollon restait un dieu doté d'une certaine force. Porter un truc pareil était d'une facilité déconcertante. Bon sang, ça faisait du bien de retrouver un peu de ses capacités, mine de rien. Eagle s'était arrêté de parler, le fixant avec des yeux écarquillés. Et la seule réponse que lui offrit Apo fut ce regard empli de contentement, avec un air qui voulait tout dire Impressionnant, n'est-ce pas ?.

Et ils enchaînèrent les barrières, l'aide d'Apollon – qui ne dissimulait pas sa fierté - permettant de débarrasser plus vite le terrain. Il n'allait pas se mentir, il était plutôt content de pouvoir montrer qu'il était capable de servir à quelque chose.
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________________________________________ Sam 17 Juin 2017 - 18:57


« We are all living in a dream
But life ain’t what it seems
Oh everything’s a mess. »

J'avais tout d'abord compté les cailloux dans mes poches : vingt et un. Ca ne m'étonnait pas que ça me semblait tellement lourd quand je marchais. Je ne les jetais pas pour autant. Ca me donnait l'impression de garder un lien avec ma part d'enfant. J'avais ensuite ramassé la poupée de chiffon d'Emily. Je l'avais gardée quelques secondes en main avant de la reposer sur la table basse, contre la bouteille de whisky à demi vide.

Puis, j'avais esquissé un pas vers ma fille, profitant que son Apollon se soit barré pour passer un peu de temps avec elle.

"Tu vois : il t'abandonne." constatai-je en me plaçant juste à côté d'elle.

C'était très perturbant qu'elle fasse pratiquement la même taille que moi, alors que d'habitude je la dépassais d'une bonne tête.

"Il n'est pas digne de confiance. Il préfère aller jouer avec une salamandre. Alors que ton père, lui, on peut compter dessus." fis-je en levant fièrement le menton.

Cassie soupira en secouant la tête.

"On devait juste venir sauver quelqu'un."
déclara-t-elle d'un ton lourd de sens.

Je pris un air outré.

"Tout de suite, on me jette la faute dessus ! Mais on oublie que sans moi, on n'aurait pas visité l'Australie, on n'aurait... jamais su comment traire des vaches, ou s'occuper des moutons."
achevai-je, de plus en plus incertain.

J'étais en train de m'enfoncer là, non ? Le regard de ma fille voulait tout dire. Inutile d'insister davantage. Mieux valait que je rassemble le peu de dignité qui me restait et que je m'éloigne. Je montai l'escalier et alerté par des bruits sourds suivis de cris, je me rendis jusqu'à la chambre d'Astrid et de feu le chaman. Emily était allongée en travers du lit, les yeux fixés sur le plafond dans une expression proche du vide intersidéral.

"Bah... qu'est-ce que tu fous ?" demandai-je, indécis.

Elle était déjà fatiguée, elle voulait dormir ? C'était pas un peu glauque de vouloir se reposer dans le lit d'un mort ? Je voyais bien qu'il y avait autre chose, mais je préférais qu'elle en parle d'elle-même. Cependant, je ne nourrissais pas trop d'illusions : la grande petite Emily était beaucoup plus brute de décoffrage que son modèle réduit, pour le peu que je l'avais côtoyée.

Elle se redressa et me jeta un coup d'oeil tout en passant rapidement une main sur ses yeux. Mais j'avais bien remarqué qu'elle avait pleuré. Puis, elle laissa tomber ses mains sur le lit et déclara :

"Rien, je suis tombée."

Mais bien sûr...
Il y eut un petit silence, avec un regard lancé à la dérobée, puis :

"Tu devrais pas être en train de faire... Je sais pas quoi avec les autres ?"

D'un pas désinvolte, je m'avançai dans la pièce et haussai les épaules.

"Je fais quelque chose là, non ?"

J'agrémentai ma phrase d'un petit sourire, avant de venir m'asseoir sur le lit à côté d'elle. Je fronçai les sourcils en remarquant les jointures de ses doigts ensanglantées. Secouant la tête, j'émis un petit claquement agacé du bout des lèvres et lui pris une main délicatement.

"Ah la la... faut pas boxer le mur. Il gagne toujours." fis-je d'un ton réprobateur.

Comme je m'y attendais, Emily retira sa main d'un geste vif, comme si mon contact l'avait brûlée. Fallait vraiment qu'elle apprenne à se détendre. Je n'allais pas la manger : je n'aimais pas le canard.

"Pas toujours." dit-elle après une seconde d'hésitation.

Elle déglutit puis tourna résolument la tête vers la fenêtre. Si elle cherchait à ne pas me montrer son chagrin, c'était un peu loupé. Puis, elle inspira fortement et demanda d'un ton abrupt :

"Pourquoi t'es là ? En vrai. Me dis pas que c'est parce que t'as entendu un truc..."

Elle marqua une micro pause avant d'ajouter :

"Tu veux quoi ?"

Je clignai des yeux, perplexe. Elle était si agressive alors que je ne cherchais qu'à me montrer gentil !

"Wouah... relax. Limite j'ai l'impression que t'as peur que je te raquette."
fis-je en riant un peu afin de la détendre. "J'étais pas le quaterback au lycée, j'étais le gringalet qui se faisait voler son goûter. Alors t'as rien à craindre avec moi."

"C'est ça ouais..."
marmonna-t-elle.

Je croisai les bras afin de la regarder avec davantage d'intensité, alors qu'un petit rire amer lui échappa. Elle avait vraiment dû vivre des trucs terribles -pire que ce qu'on avait enduré ici- pour être aussi méfiante.

"Et puis en plus, c'est toi qui m'as passé les menottes le jour où on s'est rencontrés, je te signale."
glissai-je avec un sourire taquin.

A mon grand étonnement, un minuscule sourire tordit des lèvres un court instant, puis elle me jeta un coup d'oeil.

"C'est pas comme si ca te dérangeait non ? "

Elle passa une main dans ses cheveux alors que je levai les yeux au ciel, faussement agacé.

"Et sinon... T'as... de la famille qui t'attend ?"

Elle semblait mal à l'aise, comme si elle n'était pas habituée à avoir ce genre de conversation avec quelqu'un. Pour éviter de lui faire de la peine en étalant mon vaste réseau de connaissances, je me contentai d’acquiescer. Je me doutais qu'elle, en comparaison, n'avait pas grand-monde sur qui compter.

"Faut pas penser que t'es toute seule, parce que c'est pas vrai." dis-je sans détour. "On se connaît pas vraiment en fin de compte, mais si jamais tu as besoin... sache que je suis là. Voilà, c'est tout ce que je voulais dire."

J'achevai ma phrase par un sourire sympathique et me levai d'un bond. Je fis mine de m'étirer et je demandai :

"ça te dirait pas de prendre l'air ? On étouffe ici, je trouve."

Emily était vraiment une fille bizarre, car elle eut un mouvement de recul tout en me fixant d'un air effrayé. Elle n'aurait pas eu un regard différent si je venais de la menacer de la tuer. Lorsqu'elle reprit la parole, ce fut de façon hachée :

"Que.. pourquoi tu dis ca ? Qu'est ce que t'en sais ?"

Elle secoua la tête, se leva du lit et passa de nouveau une main nerveuse dans ses cheveux. Je notai que nous avions la même passion caplilaire. Il fallait qu'on les touche tout le temps.

"Non c'est pas important c'est... Qu'est ce que ca t'apporterai de toute façon ? Hein ?"
Elle se mit à faire les cent pas dans la pièce. " Je veux dire quel est l'interet ? Y en a aucun ! Tu vas juste... "

Soudain, elle se stoppa net pour inspirer à fond. Eh ben... si elle réagissait comme ça au moindre petit truc, fallait pas que je lui apprenne à jouer à The Last of Us. Là, il y avait de quoi stresser.

"Tu vas juste t'attirer des ennuis."
dit-elle d'un ton tremblant en pivotant vers moi, les yeux humides. "Et puis t'es un dieu. Ca pourra jamais marcher entre nous."

Pour un peu, j'avais l'impression d'avoir basculé dans un épisode d'Amour, gloire et divin. Elle n'était quand même pas sérieuse ? Elle pensait vraiment qu'un fossé se creusait entre nous à cause de ma condition ? Jamais encore on ne m'avait balancé en pleine face que j'avais une tare dûe à mes gènes. Enfin... si Melody ne s'en privait pas, mais je faisais comme si elle n'existait pas, cette sirène, de toutes façons.

Prudemment, je m'avançai de quelques pas sans trop approcher Emily, vu qu'elle avait l'air de sacrément flipper.

"Euh... je sais pas ce que tu t'es imaginée, mais je te propose pas le mariage, hein ! Tout ce que je t'ai dit, c'est qu'on pourrait être amis. Après, à toi de voir. J'ai l'éternité devant moi si jamais ça te dit !"

Je me dirigeai vers la sortie mais juste avant de quitter la chambre, j'ajoutai d'un ton soucieux :

"Faut que t'arrête de stresser autant. C'est pas bon pour les nerfs. Si tu me cherches, je serais dehors."

Je lui adressai un clin d'oeil, tout gentil, et me décidai à sortir de la pièce, les mains dans mes poches remplies de cailloux.

Le reste de la journée se déroula sans encombre, si on oublie le moment où j'avais marché sur une fourmilière et que des fourmis grosses comme mon pouce m'avaient piqué à la jambe. Alors que le soleil se couchait, je manquai de me faire écraser par un matelas auquel on apprenait à voler. Renversant la tête en arrière, j'aperçus Eagle, une cigarette en bouche, qui balançait tous les matelas de notre dortoir par l'une des fenêtres du premier étage.

"Ca y est, il a les plombs qui pètent." constatai-je, fataliste.

"Non au contraire : il est en train de retrouver espoir."
dit Astrid avec un sourire ému.

Je tournai la tête vers elle d'un air peu convaincu. Défenestrer des matelas, ce n'était pas ce que j'appelais être relax et optimiste. Une fois que le type eut fini, il alla jusqu'aux matelas par terre et en souleva un pour l'emmener vers la grange.

"On refait un essai ce soir. Vous dormirez mieux là-dessus que par terre."
grommela-t-il en m'envoyant une bouffée de tabac en plein dans la tronche.

Je grimaçai mais souris pour l'encourager. Mieux ne valait pas que je lui précise que j'étais capable de faire apparaître des lits directement dans la grange, ça aurait pu mettre ses nerfs sensibles à rude épreuve. De toutes façons, je n'étais pas certain d'y parvenir. Mes pouvoirs me semblaient assez instables et englués dans quelque chose de lourd. Ils revenaient petit à petit, mais mieux valait y aller mollo pour l'instant.

Histoire d'éviter un lumbago à Eagle s'il trimballait tous les matelas, j'en attrapai un et l'emmenai jusqu'à la grange. Je recommençais plusieurs fois. Bientôt, la grange ressembla presque à un endroit douillet, avec tous les lits rassemblés autour de la faille crépitante. Je notai qu'il en avait prévu un neuvième matelas.

"Vous allez vous joindre à la soirée pyjama ?"
demandai-je, surpris.

Il ne répondit rien, mais le regard qu'il coula vers Apollon voulait tout dire. Comment le dieu faisait-il pour convaincre même les plus récalcitrants ? Une fois encore, je me sentis piqué dans mon orgueil. Ca m'énervait qu'il soit tellement cool.

"Nous allons tous devoir faire un rêve lucide." nous apprit Astrid d'un ton sérieux, déjà assise en tailleur sur son matelas. "C'est-à-dire que nous devrons être conscients de rêver, sinon ça ne marchera pas."

"Génial, une difficulté en plus..." maugréa Eagle. "Comment on fait ça ?"

"Ne vous inquiétez pas, je vous aiderai à trouver le sommeil."
dit-elle en observant l'homme d'un air compatissant. "Apollon m'a expliqué comment faire pour la chanson."

Eagle baissa la tête si fort que son chapeau manqua de tomber. Pour masquer son embarras, il alla s'allonger sur un matelas un peu à l'écart, une jambe relevée et le chapeau sur son visage, à la manière des cowboys. Johanna me bouscula pour aller le retrouver et s'allonger à ses pieds. J'espérais que cette bestiole ne sache pas faire de rêve lucide, car je n'avais pas envie de l'emmener.

Il n'empêche qu'il était encore question d'Apollon. On pouvait laisser des gens sur place ? Genre juste lui ? Franchement, il manquerait à qui, hormis à sa soeur ? Cassandre finirait par s'habituer à son absence, non ?

Ruminant de sombres pensées, je me laissai tomber sur un matelas et ramenai la couverture jusqu'à mon menton. Cette fois-ci, je n'avais pas peur que la faille me grille le cerveau. Le pire qui puisse arriver, c'est que l'on se réveille au même endroit le lendemain. Encore.

Je tournai la tête vers l'intérieur de la grange pour voir tout le monde s'installer. J'eus l'ombre d'un sourire en voyant Astrid essayer de rapprocher son matelas de celui d'Eagle. Elle ne parvint à l'avancer que de quelques centimètres mais cela sembla lui suffire. Après quoi, elle se rallongea.

"Videz votre esprit."
nous conseilla-t-elle. "Pensez à des choses agréables. Ca facilite le chemin vers le rêve lucide. Et surtout n'oubliez pas, jusqu'à ce que votre cerveau se mette en sommeil, de rester conscient."

"Comment tu sais tout ça ?"
demandai-je, perplexe, car l'Astrid que j'avais connue n'avait pas suivi de conférence sur les songes et le sommeil.

"C'est le chaman qui m'en a parlé. Depuis qu'il dort dans la terre, il me murmure beaucoup de choses."

Oh, elle discutait avec un mort. Pour un peu, j'aurais haussé les épaules. C'était logique venant d'elle, tout compte fait. Elle entonna une chanson des Beatles d'un ton fluet et si je fus dérouté sur le moment par ce choix musical, je me laissai bientôt entraîner par la douce voix du petit dinosaure...

"Yesterday, all my troubles seemed so far away
Now it looks as though they're here to stay.
Oh, I believe in yesterday.
Suddenly I'm not half the man I used to be.
There's a shadow hanging over me.
Oh, yesterday came suddenly..."


***

J'étais debout sur le sol de terre rouge, dans le ranch. Seul. Le soleil ne dispensait aucune chaleur. Le vent était inexistant et pourtant, des brindilles voletaient mollement dans le vide. Il ne faisait plus nuit, mais grand jour. L'obscurité n'existe que dans les cauchemars...

Rêve lucide, me voilà ! pensai-je, ravi.

En fait, ça avait été plutôt facile, sans aucune modestie. J'avais fermé les yeux, et boum ! j'étais en plein rêve et conscient d'être endormi. C'était une sensation assez étrange, mais en même temps, j'avais tellement de fois basculé dans des mondes imaginaires que me balader dans un rêve me semblait presque routinier.

Le seul souci, c'est qu'il n'y avait personne en dehors de moi. Le silence ambiant commençait à me peser. Aucun bruit, pas même un cri d'animal. Il y avait bien un canard en plastique à moitié enterré dans la terre rouge mais ce n'était pas ce que j'appelais avoir de la compagnie.

Je m'élançai donc vers la grange fermée, bien décidé à faire rêver quelqu'un d'autre avec moi. En jetant un coup d'oeil par-dessus mon épaule, je m'aperçus que le canard en plastique sautillait vers moi. Il défiait les lois de l'apesanteur car il rebondissait sur la terre rouge comme sur un trampoline, tout en laissant échapper des "Coins coins !" extatiques à chaque bond. C'était légèrement perturbant.

Je regardai de nouveau face à moi et sursautai en voyant Vaiana. Elle venait de surgir de nulle part. Passé la seconde d'étonnement, j'esquissai un grand sourire en levant le pouce en l'air.

"Eh, tu gères ! T'es la première à m'avoir rejoint ! Enfin... je pense qu'Emily est en train de tenter mais c'est pas très concluant pour l'instant."

Je jetai un coup d'oeil dubitatif au canard en plastique qui sautillait toujours en caquetant, quand soudain, un truc lourd comme un caillou me percuta le crâne.

"Aïe ! Qu'est-ce qui se passe ?"
fis-je en me massant la tête.

Je levai les yeux et constatai que d'autres petits objets noirs tombaient du ciel, alors qu'il faisait toujours un grand soleil.

"Ok. Il pleut des Oreos. Tout va bien."

J'évitai deux autres biscuits qui percutèrent le sol en dispensant une agréable odeur de chocolat fondu. Vu de près, ça ressemblait à de minuscules météores. De toute évidence, Robyn essayait d'établir un contact, avec sa délicatesse habituelle.

Histoire que ma reine Vaiana ne se fasse pas sauvagement agressée par une pluie de biscuits, je fis apparaître un parapluie ouvert que je dressai au-dessus de nos têtes, après avoir entraîné la fillette vers moi pour l'abriter.

"Il faut toujours sortir couvert." lui dis-je d'un ton très sérieux.

J'espérais que les autres allaient vite nous rejoindre car si nous n'étions que deux à faire un rêve lucide, ça allait s'avérer difficile pour la suite...

Le canard en plastique rebondit jusqu'à nous pour s'abriter à son tour sous le parapluie tout en caquetant d'un ton plaintif. Je remarquai qu'un Oreo avait en partie fondu sur son arrière-train. Quant aux biscuits, ils continuaient de tomber en averse autour de nous, provoquant un bruit de sauterelles écrasées en continu. Bizarrement, ça me donnait faim, bien que je ne sois pas amateur d'insectes.


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Vaiana De Motunui


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________________________________________ Dim 18 Juin 2017 - 0:30







Au violent de nos Songes

« Fais bien attention à ce que tu fais, petite fille... »


J’étais sortie de la maison d’Eagle. J’avais besoin de reprendre mon souffle avec de l’air frais. Et puis tout le monde s’était dispersé, je ne comptais pas rester à rien faire, sur le canapé. Non, j’avais de meilleurs plans. La fin de notre aventure est proche, non ? Nous savons plus ou moins comment rentrer. Le temps des adieux approchait à grand pas. Je m’étais dans un premier temps assise sur les marches devant l’entrée de la maison, pour regarder le paysage. Cela me laissait le temps de recouvrer plus de force pour pouvoir marcher plus longtemps.

J’avais spécifiquement deux endroits à aller voir. Le premier me paraissait essentiel. J’avais ramassé plusieurs petits cailloux, de différentes formes, avant de me diriger vers la cave. Cette cave où j’avais passé des heures et des heures. Peut être plus que dans le grenier. Surement. J’avais envie d’y laisser ma trace. Surement la dernière lueur d’enfance qui me poussait à faire cela. J’avais ouvert la trappe avant de la bloquer et de me glisser à l’intérieur. Cherchant le caillou le plus pointu, j’avais dessiné sur le sol le visage d’une petite fille.

Je m’étais appliquée pour lui donner un minimum de détail. Cela m’avait prit certainement une bonne demi heure, peut être plus. Une heure. Je ne voyais pas le temps passer quand je dessinais. Une fois les derniers traits tracés, je m’étais relevé pour regarder le résultat. Je n’étais pas peu fière. Les traits étaient détaillés et rendait bien. Mais ce n’était pas ça qui me satisfaisait le plus. C’était d’avoir réussit à poser un sourire sincère sur le visage, alors que qu’un éclat triste se reflétait dans les yeux du dessin. Si on s’approchait, on pouvait même discerner une larme se formant sous l’un des deux yeux.

Un mélange de sourire, d’affection, de joie... Parfois ? Contrasté par les évènements atroces qui étaient arrivé, et la pointe de regret de laisser cet endroit derrière nous. Ainsi que notre enfance. J’avais rapidement détourné mes yeux, je n’avais pas envie de me laisser envahir par des émotions inutiles. Il nous restait encore des choses difficiles à vivre, ce n’était pas le moment de se laisser distraire par cela.

J’étais ressortie de la cave, rabaissant soigneusement la porte de cette dernière avant de me diriger à pas lent et lourd vers les enclos. Je m’étais arrêtée devant ceux des moutons, mes préférés. Pendant ces longues journées, je leur en avais fait voir de toutes les couleurs. Parfois en les utilisant comme des remorques, parfois en tentant un rodéo non maîtrisé sur leurs dos. C’était... Des bons souvenirs. L’un d’eux s’était approché de moi, et j’en avais profité pour caresser sa laine, sur le haut de sa tête.

Quelques minutes après, j’entendis des pas se rapprocher avant de voir une petite tête châtain se dresser non loin de moi. Neil. Ou Cassandre. Au choix. Sa version enfant avait eu de quoi me déstabiliser. Je n’avais jamais réussis à me faire une idée de ce qu’elle pouvait bien penser ou vouloir. Mais le souvenir de sa version adulte me rassurait plus que ce que j’avais vu d’elle ces derniers jours. Un peu comme Jules. Elle venait de ramasser de quoi nourrir un mouton qui s’approcha d’elle au petit trot. Quand il s’agissait de nourriture...

- Je comprends maintenant la remarque d’Hypérion sur tes parents.

J’avais tourné la tête vers elle, un petit sourire amusé sur les lèvres. Lorsque j’avais soulevé le caractère surprenant de la jeune femme, le titan m’avait sous entendu qu’elle tenait cela de ses parents. Mais qu’eux étaient pires. Ce qui n’était pas totalement faux. Loin de là.

- Qu’est-ce qu’il est allé te raconter ?

Elle m’avait lancé un regard hésitant avant de sourire, sceptique malgré tout. Des secrets à cacher ?

- Que tes parents étaient encore plus... Originaux que toi.

J’avais laissé un petit blanc avant de reprendre en lui assurant :

- C’est un compliment. Même si pour Elliot, c’est un peu plus mitigé...

- D’ordinaire, il est normal. Enfin aussi normal qu’il puisse l’être...

Normal avait sans doute des définitions différentes selon les personnes. Et je ne doutais pas du fait que nous n’en ayons pas la même définition, pour sûre. Elle marqua une pause, avant de reprendre avec un sourire plus affirmé.

- A vrai dire, on a échappé au pire je pense. Heureusement qu’il n’était pas sûr de lui quand il était enfant.


Le peu que j’avais vu de lui adulte m’avait suffit pour être convaincu par les propos de la petite fille. Elliot était déjà étrange enfant, mais cela avait l’air d’avoir empiré. A vrai dire, il s’était juste affirmé, restant sur ses idées d’enfants. A peu près.

- Tu te sens bien ? Pas trop chamboulé ? C’est une sacré entrée en matière pour ton arrivée à Storybrook.

Si. A vrai dire, je n’aurais jamais pensé mourir. Alors si, ce petit événement avait eu de quoi me retourné. Enfin, je supposais. L’information n’avait toujours pas été assimilée. A la place, je préférais penser au moment présent plutôt que d’accepter la réalité. Celle que j’étais morte de trouille à l’idée d’avoir pu connaître la mort, et que j’avais une peur bleue de m’y retrouver une nouvelle fois. Mais cela ne m’avançait à rien. Alors je bloquais cette partie de mes pensées pour me concentrer sur le moment présent. J’étais en vie. En pleine forme, enfin presque. Pas de cicatrice. Et nous allions rentrer chez nous. Que de positif, non ?

- C’est... Marquant en tout cas, je ne risque pas de l’oublier de ci tôt. C’est pas toujours comme ça, rassure moi ?

J’avais haussé les sourcils en lui posant la question, un léger sourire sur les lèvres pour ôter le côté dramatique. Elle avait sourit dans le même élan avant de répondre.

- Hum... Non parfois on subit en étant adulte.

Génial. Il n’y avait pas à dire, Neil savait trouver les bons mots pour motiver. Sa réponse m’arracha un petit rire à la fois amusé, mais un tantinet nerveux. Je n’étais pas contre un petit congé payé le temps de me remettre de mes émotions. La petite fille reprit un air un peu plus sérieux avant de me demander :

- Tu crois qu’il a un avenir chez nous ? Avec tout ce qu’il a perdu... Toutes ces années...

Un nœud se forma dans mon estomac. Je voulais y croire, plus qu’à tout autre chose. Il le méritait, avec tout ce qu’il avait certainement vécu. Je voulais croire qu’il pourrait être de nouveau heureux avec nous. A Storybrook. Il devait rentrer, se donner une chance. On serait là pour l’aider.

- J’en suis sûre. Je sais ce que ça fait de perdre ses proches... Et quant aux années... Il les rattrapera. Le retour à la civilisation ne peut que lui apporter du positif. Il n’est pas obligé de vivre en centre ville. De toute manière... Il sera toujours mieux qu’ici.

Je tentais de m’en persuader. Mais c’était d’un côté ce que je pensais réellement. Il pouvait avoir une nouvelle chance. Il devait la saisir. Au moins la saisir, il pourrait choisir ensuite ce qu’il voudrait. S’il ne le faisait pas, il le regretterait.

- J’ai pas l’impression qu’il ait vraiment envie de rentrer... C’est comme si tout ça le dépassait. Je ne comprend même pas pourquoi il était encore là à notre arrivée... Toi tu as encore ta famille quelque part. Pas lui. C’est comme s’il attendait quelque chose en vain.

Ma famille ? Je ne savais pas ce qu’il en était advenu. Je ne savais pas si elle allait bien, si elle était encore de ce monde. Je ne savais pas si je pourrais la revoir. Je n’étais sûre de rien, quant à elle. Je pouvais très bien me faire de... Faux espoirs. Ma gorge se noua alors que je chassais ces idées.

- Je ne vois pas ce qui peut le motiver à rentrer. Il a vécu seul toute sa vie. La solitude est une part de lui.

- Qui ne serait pas dépasser par tout ce qu’il vient d’apprendre ? Il était encore là parce qu’il a résister. Il n’a pas abandonné, jamais. Il a une chance aujourd’hui, il peut repartir avec nous, il peut essayer de refaire sa vie... C’est un nouveau point de départ. Le nouveau fait toujours peur, mais il faut essayer, pas abandonner.

S’il n’avait pas assez de force pour y croire, je pourrais y croire pour lui. S’il voulait abandonner, il aurait tout le loisir de le faire. Mais pour le moment il devait se laisser une chance. S’il ne se plaisait pas à Storybrook, j’étais prête à prendre le premier avion en sa compagnie pour le ramener en Australie et l’aider à construire une nouvelle petite maison. Mais plus que tout, il devait essayer. Cette chance ne se présenterait pas deux fois.

- S’il vient avec nous à Storybrook, il n’est pas obligé de vivre en pleine ville, il pourra aussi trouver sa solitude là bas. Mais il aura la possibilité, le choix de laisser entrer quelqu’un quelques heures dans sa vie.

Mes épaules s’affaissèrent légèrement. J’espérais qu’il le ferait. Mais la décision ne m’appartenait pas. Bien que je ne manquais pas d’argument pour tenter de le convaincre. Neil se baissa de nouveau pour attraper quelques brins et les tendre au mouton.

- Ton pote Hypérion serait aux anges avec ces bêtes. Il adore tout ce qui broute l’herbe et qui bêle.

Elle éclata de rire à la fin de sa phrase, m’arrachant un regard ahuri par la brutalité de l’écart entre les deux conversations. Rapidement, je me joins à ce fou rire communicatif.

Le reste de la journée passa rapidement. Je m’étais mis en tête de faire un dernier tour de la maison et du terrain pour garder ces souvenirs graver en tête. Cette journée avait un goût d’adieu. J’avais ensuite aidé les garçons à descendre les matelas pour les installer dans la grange. Peut être que nos rêves seraient plus puissants si nous étions bien allongés. Il fallait l’espérer. En tout cas, Eagle semblait avoir réalisé le nécessaire pour rentrer lui aussi, ce qui me soulageait grandement.

Une fois allongée, je n’avais pas peiné à trouver le sommeil. Mes membres me lancaient toujours un peu, et mon corps demeurait lourd et embarrassant. Habituellement, et encore plus avec ce petit corps d’enfant, je me sentais vive et rapide. Mais après cet... Incident, mon corps prenait du temps à se remettre. C’est pour cela que quelques minutes après que j’ai fermé les yeux, je m’étais sentie glissé dans un agréable sommeil réparateur... Et plein de rêveries avec un peu de chance.

*********

Lorsque mes yeux s’étaient rouvert, j’étais toujours au ranch, pourtant, quelque chose n’était pas comme d’habitude. Le rêve. J’étais en train de rêver. Et je le savais. Ou je m’en rendais tout du moins compte. Aux paroles du jeune homme, je baissais les yeux vers le canard en plastique qui couinait en sautant tant bien que mal.

- Elle va bien finir par y arriver...

Et ce n’était pas la seule à essayer puisque des Oréos commencèrent à tomber du ciel. Cela aurait pu être un nouveau rêve, s’ils ne faisaient pas si mal en tombant. Je vous assure, un oréo, c’est douloureux, même si ça n’a pas l’air comme ça. Elliot eu la brillante idée de faire apparaître un parapluie pour nous protéger qu’il positionna au dessus de nos têtes après m’avoir attrapé le poignet pour me rapprocher. J’avais jeté un coup d’œil dubitatif à coin-coin et à la grêle oréo avant de demander :

- On peut faire quelque chose pour les aider ?

- Euh... c'est une bonne question. Tu aurais une idée de comment faire ?

Etant donné que je demande, pas trop non. Je ne répondis pas immédiatement, prenant quelques secondes pour réfléchir. J’avais bien une idée du style parler au canard, mais je n’étais pas sûre que cette dernière soit excellente. En pleine réflexion, Elliot me tira de mes pensées.

- Wouah... D'un coup, ça me paraît chelou de te serrer d'aussi près...

Que.. Hein ? Je levais un sourcil interrogateur avant de réaliser sa remarque. Nous avions tout les deux reprit nos formes adultes, c’était surement pour ça qu’il semblait... Déstabiliser. Parce que nous étions sous un parapluie. Et que le parapluie était légèrement étroit. Si c’est la relation la plus émoustillante qu’il a vécu avec une fille, je ne pourrais m’empêcher d’être légèrement peinée pour lui. Il s’écarta de quelques millimètres, de façon à ne plus établir de contact tout en restant sous le parapluie...

- Si tu n’étais pas « papa », je me poserais des questions sur tes possibles relations avec des filles.

Bien que l’idée qu’Elliot soit père ait toujours du mal à passer de mon côté. Oui, Hypérion avait définitivement raison sur ce point. Le garçon leva les yeux vers moi, avant de les baisser furtivement vers ma poitrine, et de les remonter aussi tôt. Mes sourcils se froncèrent alors que je le toisais d’un regard mauvais. Là par contre, il va falloir appliquer les bases.

- Si tu comptes avoir un autre enfant dans le futur, je te conseille de regarder ailleurs.

Quoi que éviter que tu ais de nouveau enfant serait peut être une bonne idée. Le jeune homme se tourna vers moi en prenant un air tout à fait innocent. Bah voyons, on voit presque la petite auréole sur sa tête.

- Hein ? Mais j’ai même rien vu !

- Tu veux pas que je t’achète des lunettes aussi la prochaine fois ?

Déclara-t-il indigné. Sa réaction me fit hausser les sourcils alors que je réprimais un fou rire qui pointait lentement le bout de son nez en voyant le bout de ses oreilles devenir couleur pivoine.

- C’est de ta faute aussi. On dirait que ça va exploser.

... Attend... Pardon ? J’ai bien entendu là ? C’est une demande explicite pour que je fasse sauter toute future descendance. Ahurie par sa remarque, je le fixais avec des yeux ronds quelques secondes. Rester. Calme. Très. Calme. Calme. Calme.

- C’est clair que t’as pas de soucis de ton côté, y’a de la place, même trop.

Répliquais-je en désignant d’un rapide coup d’œil son pantalon. Quoi de mieux que de tacler un homme sur sa plus grande fierté. Preuve que les femmes sont bien plus évoluées sur certains points. Il se tourna vers moi, la bouche entrouverte, estomaquée. Chacun son tour, je ne vois pas pourquoi je me gênerais.

- Ah ouais, tu crois ? Tu veux voir ?

Répondit-il farouchement en me défiant du regard. Les bras croisé, je continuais de le fixer, soutenant le même regard. Bah vas y, puisque tu en es si fier. Je gardais tout de même un œil attentif à ses mouvements. Sait-on jamais qu’il baisse caleçon et pantalon d’un coup sec, j’aimerais éviter de vivre une seconde mort la même journée, ce serait gentils. La lumière s’alluma enfin dans la tête du jeune homme. Ce dernier plaqua une main sur son visage avant de grommeler :

- S’il te plait.... Si on arrive à retourner chez nous, ne parle jamais de tout ça à Lily. Ou Cassandre. Ou personne en fait.

Bien, on s’entendait au moins sur un point. Espérons qu’il contienne ses prochaines pulsions nudistes, sinon, il aura du mal à garder son petit secret. Il garda sa main plaquée devant ses yeux, évitant mon regard. C’est qu’il me ferait presque mal au cœur, maintenant.

- T’as de la chance, j’aime bien Lily. Je ne voudrais pas qu’elle s’imagine des... Choses. Mais la prochaine fois, fais gaffe où tu poses tes yeux.

- Oui majesté.

Il roula des yeux en répondant. Et puis, aussi rapidement que sa pulsion de courage s’en était allée, il changea d’expression pour me renvoyer d’un air malicieux.

- Bah oui, tu es ma reine, tu te souviens ? Donc en fait, je pourrais te forcer à obéir pour que tu ne dises rien à personne.

Il avait presque un air machiavélique, jusqu’à ce que je pose mon regard noir sur lui. Dès lors, il s’empressa de rectifier.

- Ou pas.

Néanmoins, quelque chose me... Dérangeait là dedans. Sa reine ? Il se monte des petits scénarios comme ça avant de dormir ou c’est moi qui ait raté un épisode ? Non parce qu’après l’épisode précédent, je me demande parfois ce qu’il se passe dans sa tête.

- Attend.. Comment ça ta reine ?

- Tu es une déesse magique, non ? Ca veut dire que tu es ma reine. C’est compliqué. Un jour il se pourrait que tu doives t’asseoir sur un fauteuil bizarre pour détruire le monde avec moi et quatre autres nanas. Mais on fera en sorte que ça arrive pas. Faudra que je te les présente d’ailleurs, elles sont plutôt cools.

Il semblait surpris que je ne sois pas déjà au courant. Et j’étais d’autant plus surprise par ce qu’il me disait. Wow, comment ça détruire le monde ? J’étais pas censé le sauver ou quelque chose comme ça ? Depuis quand j’étais du côté destructeur moi ? Il allait falloir se mettre d’accord sur les informations, parce que c’est à ne rien comprendre. Et...

- En quoi le fait d’être déesse magique fait de moi... Ta reine ?

Ca, ça a encore du mal à passer. A moins que ce soit sa reine dans l’idée sa supérieur, mais sinon, non, j’avais du mal à imaginer comment je pouvais avoir ce rôle.

- Euh.. Je t’avoue que j’en sais rien.

Il avait gratté sa tête d’un air pensif en me répondant. Ah. C’est tout ? Ca l’a pas plus turlupiné que ça d’avoir 4 reines différentes ? C’était une blague dans laquelle je m’étais laissée emporté ou... Cette histoire était très mal organisée et les protagonistes étaient très mal choisis ? Autant Elliot que moi, je ne jetais pas la faute que sur lui. Me choisir n’était certainement pas le meilleur choix qu’ait fait la nature.

- Je suis pas là pour un truc positif à la base ? Je suis pas sûre que détruire le monde soit une bonne chose.

Il prit un nouvel air sérieux avant de poser ses mains sur mes épaules et me parler bien en face. Voilà, tu vois, c’est pas si dur. Le geste donnait un aspect dramatique à la scène. Ce qui était moyennement raccord.

- On va rien détruire du tout. On est des gens bien. On fera en sorte de le rester, d’accord ?

- De toute manière, je ne pourrais pas détruire grand chose pour le moment, alors... Ah et, au fait. Je connais déjà Alexis, en déesse magique.

Ajoutais-je avec un clin d’œil, omettant le mélodrame précédent, ainsi que le douloureux aveu de mes pouvoirs inexistants. Il frappa sa main sur son front avant de me répondre.

- Ah mais oui ! J’avais oublié !

Encore une chose que je ne comprenais pas. Pourquoi, sachant que j’étais sa nouvelle reine où je ne savais trop quoi, il n’avait pas chercher à me connaître ? Si j’avais connu son existence, j’aurais aimé en savoir plus rapidement. Soit il était complètement à côté de la plaque, soit j’avais encore de nombreuses infos à apprendre qui expliqueraient cela.

Ce ne fut qu’à la fin de notre échange que quelque chose me frappa. Mes pieds... Nous avions les pieds dans l’eau. Tout le ranch était remplis d’eau, jusqu’à nos chevilles. Une eau bleu turquoise. Bleu lumière... Comme celle de mon île. Un large sourire se forma sur mes lèvres alors que je m’accroupissais pour plonger mes deux mains dans l’eau fraîche. C’était surement la sensation la plus agréable que j’avais eu depuis des lustres.

- Comment... D’où ça vient ?

Elliot m’avait regardé avec un sourire sur les lèvres. A ma question, il me répondit d’un air malicieux :

- A mon avis, ça vient de toi.

L’eau continuait de monter de plus en plus. Il n’y avait pas de courant et cette dernière nous englobait de manière paisible, pas le moins menaçante du monde. Rapidement, l’eau monta jusqu’à ma poitrine, puis continua son ascension, lente, jusqu’au premier étage de la maison, puis au delà, dépassant même jusqu’à la grange.

Les oréos s’étaient calmés et tombait maintenant moins vites et moins nombreux. Au lieu de leur bruit sec, lorsqu’ils percutaient l’eau maintenant, un soupir d’aise s’échappait du gâteau avant de flotter sur la surface. Tout est possible dans un rêve, à ne pas oublier...

Ravie de cette nouvelle piscine géante, j’en profitais pour me délecter de la sensation que cela me laissait. Rapidement, j’immergeais ma tête pour nager autour d’Elliot, de canard plastique coin-coin et des oréos. Cette sensation et cette eau était revigorante. Fermant les yeux, j’appréciais quelques secondes, peut être minutes, ce bonheur.

Lorsque j’ouvris de nouveau les yeux, j’aperçus Emily, non loin de nous, elle aussi, de nouveau dans son corps d’adulte. Mais pas seulement. Cette dernière avait une bouée gonflable en forme de canard rose fuchsia autour d’elle. Mordant furieusement ma lèvre, je ne pu retenir un sourire amusé, qui ne tarda pas à se transformer en fou rire dissimulé.

- Sympa ta bouée canard.

Soufflais-je entre deux hoquets mal caché.


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________________________________________ Dim 18 Juin 2017 - 15:32



Au Violent de nos Songes
Emily & Plein de Monde



Sa discution avec Eliott l'avait.. perturbé. Trop a son goût elle l'avait regardé quitter la chambre, était resté un instant immobile sans rien faire avant de se laisser tomber sur le vieux lit grinçant Mon dieu, ce que c'était bizarre Et dérangeant... Son regard passa d'un coin a l'autre de la chambre avant qu brusquement, elle se sente oppressée

"J'ai besoin d'une clope"
décida elle brusquement.

Emily se leva et traversa la pièce, descendant silencieusement l'escalier pour aller dans la cuisine, grimper sur un tabouret en bois pour attraper une vielle boite dans laquelle Eagle avait un peu de tabac. Dommage elle préférait les industrielles mais bon... Finalement, elle attrapa une petite boite en fer dans laquelle elle mit du tabac, quelques feuilles et deux ou trois filtres avant de remettre la boite la ou elle était et de sortir, son butin serrer dans sa main. Maintenant qu'elle se souvenait de tout, elle avait comme une sensation de manque. L'envie de retrouver le plus vite possible l'état de détente qu'elle arrivait a avoir en fumant. Emily hésita avant de se diriger vers la tombe du vieux chaman, s'installant en tailleurs devant.

Elle se serait bien pris un verre d'alcool elle aussi mais ce n'était pas sa priorité. Elle sortit le tabac et commença a rouler une cigarette.

"Salut le vieux..."
lâcha elle doucement, jetant un regard furtif dans son dos pour voir si personne ne l’espionnait. Bon, ca allait. Elle jeta un coup d’œil tendre vers la croix qui dépassait du sol. "Dessolée de pas être venue avant, j'ai eut...."

Quoi un empêchement ? Elle laissa sa phrase en suspend. L’avantage avec les morts c'était qu'on avait pas besoin de leur mentir, on pouvait tout dire sans qu'ils ne portent de jugement ou ne repettent tout. On pouvait leur faire confiance... Elle referma la petite boite en fer et attrapa une allumette dont elle fit flamber le bout avant de l'approcher de la cigarette. Quelques secondes après, elle crachait ses poumons et s'étouffait a moitié. Le teint verdâtre et la respiration sifflante, elle jeta un coup d’œil vers la cigarette en se demandant si elle allait vomir maintenant ou après. Sa tête tournai affreusement et elle avait l'impression qu'elle allait y passer pour de bon.

Non sérieux ? Pourquoi lui avait on retiré l'un des seuls plaisir de sa vie ! Déjà qu'avec ce corps... Elle baissa les yeux et tira sur son T-shirt pour voir l'étendue des dégâts. Bon. Ça allait être marrant de rentrer comme çà et d'expliquer a Luke la situation.... Elle déglutit difficilement. Si çà se trouvait... Emily secoua la tête de toute ses forces et se rassit.Un problème a la fois ou elle ne s'en sortirait pas. Elle jeta un coup d’œil dégoutté a la cigarette, hésitant un instant avant de l'écraser en soupirant sur le sol.

"C'est compliqué."
reprit elle. "D'abord il y a... tout ça... Mon... moi enfant, les autres... je pensais pas un jour redevenir aussi... faible."

Elle déglutit, arrachant les touffes d'herbe sèches a ses pieds.

"C'est horrible. Je déteste ca Il y avait... Mes souvenirs, j'ai revue des choses que je voulais... Que je ne veux plus jamais revoir, revivre. Je me sens mal rien que d'en parler... Et puis.. y a Vaiana. Elle m'a sauvée la vie, elle veut que je trouve ma place, que je soit "utile"."
Sa voix avait pris des accents amer. "Comme si j'en avais une..."

Elle soupira.

"Bref. Elle m'a dit pour toi... Que la mort, c'était vide et sombre. J'avais espéré mieux pour toi. Et pour elle aussi... Si tu la voie.... Tu veux bien lui dire un truc pour moi s'il te plais ? Dis lui... dis lui qu'elle me manque."


Tasha. Emily hésita, jeta un coup d’œil vers les cigarettes avant de soupirer et de se remettre a fixer la tombe.

"Je suis désolée. J'aurais aimé.. faire quelque chose. Pour toi, t'aider comme tu m'as aider. J'ai.. j'ai pas eut l'occasion. de te remercier."
A nouveau, elle se mit a arracher les touffes d'herbe, le regard rivé sur le sol. "Alors... merci."

Elle leva timidement les yeux, comme si il était là avec elle. Ou qu'elle s'attendait a se faire jetter par une tombe.

"J'aurai aimé mieux te connaître"


Elle attendit un moment avant de reprendre.

« C'était probablement rien pour toi mais pour moi... t'as été important, et même maintenant... »
Elle s'arreta, souffla et repris : « Tu as changé quelque chose. En bien je crois. »

Elle resta un instant en silence, jouant avec les herbes tranquilles.

"Tu vas me manquer."



* * *

Une bouée rose de canard. Sérieusement ? Elle jeta un regard a la fois inquiet et surpris autour d'elle, avant d’apercevoir Vaiana et Eliott non loin.

- Sympa ta bouée canard.


Emily la fusilla du regard avant de lui faire un sourire moqueur pour répliquer avec un grand sourire :

"Sympa ton décolleté."


Elle leva les yeux, surprise en voyant des oréos tomber en pluie autour d'eux. Oh bah çà promettait... Elle déglutit, agitant les jambes dans l'eau. Ça elle aimait, çà elle appréciait.. même si elle ne comprenait pas. L'eau autour d'eux se mit soudains a s'agiter doucement, devenant un peu plus sombre qu'auparavant. Emily fronça les sourcils, inquiète avant de lever les yeux pour voir si il n'y avait pas une tempête a l'horizon. Pourtant elle aurait du le sentir non ? Mais non, seulement... Elle plissa les yeux, appuyée sur sa bouée en voyant un étrange nuage a 'horizon... qui avançait vite... et contre le vent ! Elle sentit son cœur s’arrêter en apercevant une nuée de canards foncer vers elle a toute vitesse et plonger en piquer juste la ou elle se trouvait... Sans réfléchir, Emily leva les bras et se laissa couler sous la bouée, s'immergeant totalement pour échapper aux canards agressifs. Son cœur battait la chamade, et elle ferma les yeux un instant pour chasser toutes les images qui lui revenaient en mémoire. Ce n'était pas le moment. Elle devait réfléchir, sous l'eau, elle était en sécurité. Elle rouvrit les yeux, un air décidé sur le visage... L'eau avait toujours été son alliée, l'endroit ou elle se sentait le mieux. En plus elle pouvait retenir sa respiration un moment avant de devoir remonter, çà irait... Alors que les canards fonçaient sous l'eau, tel des pingouins supersoniques. L'un d'eux s'écrasa sur son ventre, lui faisant expulser la moitié de l'air qu'elle avait dans ses poumons en grosses bulles difformes Les autres la pinçaient fortement, la "mordaient" tendis qu'elle essayait de se débattre.

Les bras autour de son visage pour le protéger elle regarda autour d'elle. La maison avait été engloutie mais peut être qu'elle pourrait y trouver un truc pour se défendre... Elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu'elle vit Eliott s'approcher en nageant. Dieu ce que c'était étrange de le voir aussi age avec les cheveux aussi en bataille. Difficile de se dire qu'il s'agissait de la même personne qu'elle avait vue avant... Il plongea a son tour, s'approchant pour lui dire :

"Blutulise Bla Blête !"
avec un tas de bubulles qui sortaient de sa bouche.

Emily papillonna du regard une seconde, sans comprendre. Utiliser sa tête ? Genre... hein ? Elle lui fit un signe et battit des jambes pour remonter a la surface, inspirant une grande bouffée d'air... avant de rapidement tenter de se protéger et de chasser les canards qui s’accrochaient a elle et la mordaient.

"Tu veux quoi ? Que je leur mette des coups de boule ou quoi ?"
cria elle pour se faire entendre par dessus le vacarme.

"Mais non ! Utilise mieux ta tête ! T'es dans un rêve bon sang !"


"Et alors ?"
Elle attrapa un canard par le coup et l'envoya valdinguer contre un autre. "Arrête de te la jouer Yoda je suis un peu pressée la !"

Non parce que les paroles énigmatiques çà allait deux minutes ! Elle sentit un coup sur sa tête et leva les yeux en même temps qu'Eliott pour voir une énorme montgolfière les survoler

"Oh tiens, on dirait que Jules te viens en aide ! Ou alors c'est une bonne coïncidence !"


Ok, elle ne chercha même pas a poser la question, donnant la corde qui lui était tombée dessus a Eliott :

"Grimpe, magne toi ! Vaiana ! Viens la !"
cria elle en suite avant de s’éloigner un peu pour les laisser grimper sans être ennuyé par les canards. Une fois qu'elle estima qu’ils étaient assez hauts, Emily revint en nageant vers la corde et s'y accrocha, les muscles douloureux, et quelques ecchymoses sur les bras et le visage. Elle grimpa jusqu'en haut du ballon et une fois le panier atteint, se laissa tomber dedans sans la moindre force. Le souffle court, elle se redressa pour voir les chaussures de Jules.


"Merci..."
lâcha elle en tentant de reprendre son souffle, adossée au mur d'osier.

Oh misère... çà avait été horrible. Elle se redressa, essorant son T-shirt d'un geste négligeant avant de regarder en contre bas. Les canards maléfiques c'étaient éloignés et l'eau étai redevenue calme... Calme ? Attendez qu'étais ce que çà la bas ? Emily plissa les yeux, avant de rester bouche bée. Robyn arrivait, surfant sur un oréo géant dans un maillot terriblement sexy pour le coup !

Elle baissa les yeux sur elle même avec un petit sourire. Bon, maintenant qu'elle avait retrouvé son corps, ce serait plus facile de faire face a Luke.... Et de lui faire oublier sa petite disparition.
Enfin encore eut il fallut qu'il l'attende encore...




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________________________________________ Lun 19 Juin 2017 - 1:00



Mission Oréo !

Putain de bordel de merde. J'avais besoin de balancer des insultes, alors je passais en boucle ce charmant refrain, encore et encore. Putain de bordel de merde. Putain de bordel de merde ! J'avais envie de hurler ces mots jusqu'à en avoir mal à la gorge, de les crier sur quelqu'un, de les murmurer encore et toujours, jusqu'à en avoir la migraine. Mais, putain de bordel de merde, ça collait tellement bien avec la situation. Avec tout ce qui s'était passé. J'étais redevenue une gamine ! Sérieux ! Une pauvre gosse paumée, qui connaissait encore rien de la vie, qui croyait que les amis, c'était facile à se faire. Pauvre petite conne si naïve. Elle devait être horrifiée, avec le retour des vrais souvenirs. Elle devait me haïr pour ce que j'étais devenue. Et encore, elle avait de la chance. J'avais pas si mal tourné que ça. J'avais une super coloc, des gens que j'aimais et une pâtisserie qui tournait hyper bien. Les choses étaient mieux maintenant. Avant... en fait le pire, c'était avant. Putain, que ce que j'avais hâte de rentrer.

Je savais pas ce que foutait les autres. J'en avais pas grand chose à faire, en fait. Je m'étais installée dans une carcasse de voiture qui était aussi accueillante qu'un four, Ralph endormi en boule sur les genoux. Je lui caressais la tête, ce qui le faisait pousser des petits gémissements bien heureux dans son sommeil. Je savais pas si j'allais pouvoir le ramener. Et ça me faisait mal. Il était mignon. Adorable, même. Il me regardait avec des yeux pleins d'adoration qui me rappelait Candy quand je débarquais avec un paquet de cacahuètes. Sauf que là, j'avais pas à gagner son affection en lui refilant de la bouffe. Que ce qui allait lui arriver si il restait là, tout seul ? Sûrement qu'il survivrait pas. Qu'il se ferait bouffer par un dingo à la con ou un serpent de quinze mètres de long. Et cette idée était pas supportable. Surtout que je pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il s'éclaterait, à la coloc. Il pourrait dormir dans ma chambre, vagabonder comme il voudrait dans le jardin et même copiner avec Candy et sa chérie Pétunia. On agrandirait un peu plus la famille, et ça serait vachement chouette. Rien qu'y penser, ça me faisait sourire de manière bien niaiseuse.

Alors quand on retourna dans la grange pour tous rêver joyeusement, j'installais à l'intérieur mon kangourou. On sait jamais, hein. Si ça se trouvait, lui aussi il pourrait connecter son esprit et rentrer avec nous. Il était petit, mais pas idiot. Il se blottit à mes pieds, pendant que je fermais les yeux pour tenter de rêver le plus vite possible. Y avait tout le monde de réuni, mais j'avais pas envie de discuter ou quoi que ce soit. Je digérais plutôt mal certaines de mes... relations, pendant mon état de gamine. Pas de besoin de citer de nom. Le fait que je sois devenue amie avec des gens que j'appréciais pas du tout en tant qu'adulte, ça me plaisait pas. Mais alors pas du tout. Parce que quand je les regardais, je pouvais pas m'empêcher de repenser à ce que la Robyn de douze ans avait ressenti pour eux. Et ça dégoulinait un petit peu trop de guimauve.

C'était difficile de s'endormir, en plus de ça. J'arrivais pas à débrancher mes neurones pour tenter de me concentrer. Et encore moins à penser à quelque chose d'agréable. Enfin si. Y avait bien le goût des oréos. Putain, que ce que ça me manquait ! Le croquant du biscuit, le fondant du glaçage à l'intérieur.... Rien qu'y penser, ça me foutait des frissons. Les pâtisseries en général me manquaient, en fait. Du sucré. J'avais besoin de sucre. Comment j'avais fais pour survivre jusqu'ici sans ma dose de gâteaux ?

Et surtout, comment je faisais pour survivre tout court alors que j'étais en train de faire du surf, un oréo géant en guise de planche ? Putain de bordel de merde ! Encore ! Mais là, c'était carrément justifié ! Déjà, j'étais redevenue adulte. Et je me rendais compte que j'étais pas tellement plus grande que ma version gamine. Ça faisait un peu chier, quand même, de mesurer à peine 1m60. Mais ça et le surf, c'était pas le pire Fallait qu'on m'explique pourquoi je portais un... maillot de bain une pièce beaucoup trop « sexy » ? Non mais même moi j'en avais conscience ! Ça avait rien à voir avec un effet gamine qui ose pas montrer son corps. Là, ça montrait la moitié de mes seins. Sur n'importe qui d'autre, ça aurait eu un effet bombasse. Sur moi, ça devait juste avoir un effet hyper ridicule. Génial ! Rêve conscient de merde ! Pourquoi mon cerveau me faisait porter ce genre de machin ?

Heureusement que pour compenser, je gérais à fond mon oréo géant. La mer était pourtant agitée, mais je passais pas par dessus bord. Et ça, c'était un sacré miracle. Le biscuit suivait le mouvement, sensible à mon appuie et à mes gestes. C'était bien mieux qu'au début de ce voyage merdique, quand Elliot m'avait foutu sur une planche à plusieurs mètres de la plage. Dommage que j'avais pas su faire ça à ce moment là, j'aurai pu lui faire un doigt d'honneur en éprouvant un certain plaisir.

- Putain de bordel de merde !

À voix haute, ça sonnait encore mieux que dans ma tête. J'étais pas sûre par contre que les espèces de petits requins pixelisés qui bouffaient mon oréo comprenaient le sens de mes paroles délicates. Ils venaient d'où, ceux là ? C'était mon cerveau aussi qui les avait créé ? Ils avaient l'air à fond sur mon gâteau. Ils le dévoraient à une telle vitesse qu'ils allaient très vite commencer à me bouffer les doigts de pieds. À moins qu'ils soient juste accros au sucré, eux aussi.

Sans hésitation, je plongeais dans l'eau. Les requins étaient tellement à fond sur l'oréo qu'ils s'en foutaient de ma personne. J'avais pas l'air d'avoir à m'en faire. Du moins, pas de leur part. Une vague me tomba tout à coup dessus, m'enfonçant la tête sous l'eau. Avec difficulté, je réussi à remonter à la surface, mais j'étais secouée dans tout les sens, et la mer menaçait encore de m'expédier tout au fond.

Essayant de résister aux vagues, je levais le nez en l'air pour voir une montgolfière qui flottait tranquillement, hors de portée de la charmante tempête et surtout de moi. Ils étaient sûrement tous là haut, au sec, à récolter des oréos de la pluie qui continuait à tomber de façon moins puissante. Putain. Les vieilles habitudes revenaient vite.

Quand je me tournais pour tenter de trouver quelque chose auquel me raccrocher, histoire de pas finir noyée, je faillie me faire embarquer par une nouvelle vague, trop occupée à rester bouche bée devant la vision suréaliste qui se rapprochait de moi. Parce qu'il y avait un serpent. Un très gros serpent vert fluo. Qui nageait sur l'eau et qui grossissait au fur et à mesure qu'il avalait des oréos. Exactement comme le serpent dans le jeu que j'avais sur mon portable. Plus il bouffe, plus il grossi. Là, c'était pareil. Ce qui voulait dire que si il grossissait assez... bah y aurait moyen de s'en servir pour atteindre la montgolfière qui continuait à me narguer dans le ciel.

Je me mis à nager dans sa direction, en essayant au passage d'accumuler des tas d'oréos qui flottaient sur l'eau. Fallait que le serpent ait envie de les bouffer, qu'il pense que j'étais sympa et que du coup il veuille bien m'aider. Ou plutôt... elle ? Parce qu'en me rapprochant, je me rendis compte que c'était pas vraiment un serpent. Enfin si. Mais non. C'était Johanna, mais en mode serpent, et qui grandissait un peu plus à chaque oréo bouffé. D'accord. Donc ça voulait dire que ce fichu reptile pouvait aussi rêvé et qu'il allait venir avec nous ? Je pouvais pas plutôt voir débarquer un kangourou serpent ?

- Eh ! Johanna ! Regarde ! Pleiiiins d'oréos ! T'aimes ça hein ? Bah moi aussi ! Alors viens vite avant que je les bouffe tous !

Peut être qu'elle comprenait pas la provocation, mais autant essayer. Surtout que ça avait l'air de marché. Elle changea de trajectoire et se mit à nager vers moi, sa tête devenant encore plus énormément laide à chaque bouché d'oréo qu'elle prenait sur son passage. Dès qu'elle fut assez proche, j'entrepris de grimper dessus, en mode rodéo. Elle était trop occupée à bouffer ma pile de biscuits pour faire gaffe à moi, de toute façon. Je m'accrochais à ses écailles, passais une jambe par dessus son gros corps... et fini à la flotte à cause d'un mouvement trop brusque. En fait, heureusement que j'étais en maillot de bain.

- Putain ! Arrête de me regarder comme ça ! Johanna ! Tu fous quoi là !

Je tapais l'eau pour essayer de détourner son attention de ma personne. Parce que son air furieux venait de se transformer en... de l'appétit. Oh putain. Elle venait tout à coup de se remettre à nager, mais en me visant cette fois. Sa gueule était déjà entrouverte, prête à me bouffer. Je savais que j'étais devenue son nouveau gâteau préféré parce que ses yeux jaunes me lâchaient pas du regard. Putain, ça craignait de sentir le bonbon !

- Arrête ! Arrête j'ai dis ! Putain ! Putain de bordel de merde !

J'avais beau nager dans le sens opposé, elle continuait à me poursuivre et surtout elle était beaucoup trop proche. Elle me rattrapait, cette conne ! Elle pouvait pas s'étouffer avec un oréo ? Ou alors je pouvais pas me téléporter ? Pouvoir à la con qui...

- Putain !

Cette fois, c'était un cri de douleur et de surprise mêlé. Parce que si. Je venais de me téléporter. Et pile dans la montgolfière, en plus de ça. Comme quoi, suffisait de demander parfois. Mais surtout, j'avais Johanna qui me bouffait la cheville. Alors oui, elle était revenue à sa taille normale, mais elle continuait quand même de me bouffer la jambe !

- Ok. Je sens rien. C'est pas normal. Elle est pas venimeuse ou un truc du genre, hein ?

J'avais demandé ça sans regarder personne en particulier. J'étais trop occupée à regarder avec effroi ce sale lézard me mordiller avec acharnement, ses crocs s'enfonçant dans la chair de ma jambe qui était devenue aussi molle que de la guimauve. Comme si y avait rien à l'intérieur. Pas d'os, rien du tout. Je sentais que dalle, alors que Johanna avait l'air de prendre un plaisir malsain à me bouffer le pied en grognant de manière pas du tout flippante. Putain de bordel de merde.



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________________________________________ Lun 19 Juin 2017 - 17:37


Roberto ? Wake up !



    J'avais les pieds trempés. En ouvrant les yeux, je pouvais voir que ça tanguait autour de moi, et que je me tenais fermement à une planche en bois pour ne pas tomber. On se serait cru dans un remake de Titanic et c'était peu dire, car je portais exactement la même tenue que Rose, escarpins y compris. Ce qui était bien, c'était que j'avais retrouvé ma taille adulte. Ce qui l'était moins, c'était que j'avais les seins totalement trempés. Je n'aimais pas ça.

    « Bonjour Princesse ! » s'exclama une voix devant moi.

    Un homme avait fait penché la planche en bois de son côté, afin de s'appuyer dessus. En tentant de me remettre bien, j'avais failli me prendre la poignet. Ce n'était pas une planche de bois ordinaire, mais une porte. Mon dieu on était dans le cliché de base. Si ça se trouvait, l'homme s'appelait Jack. Mais en l'observant droit dans les yeux, j'étais restée bouche bée.

    « Roberto ? » demandai-je sous le choc, tandis qu'il m'adressait un clin d'oeil.

    « Benigni, oui ! » répondit-il avec un grand sourire.

    « Et c'est normal qu'on se rencontre dans une mer agitée ? »

    « C'est ton rêve, pas le miens. Quoique. Peut-être qu'on se rejoins dans le même rêve ! J'en ai une excellente ! »

    Il tenta d'éclaircir sa voix, manquant de se prendre de l'eau dans la bouche. Je le regardait avec un air ahurie. Tout ça était totalement irréaliste. Mais qu'est ce que vous auriez fait vous, si votre idole vous adressait la parole en rêve ? Je l'avais évidemment laissé parler.

    « Grassouillet, je suis plutôt pas joli. Je suis jaune et l'on me voit de loin. Si tu me demandes où je suis, je te répond : Au coin, au coin coin. En marchand, je fais caca, mais très peu. Qui sui-je ? »

    « Emily. » répondis-je sans la moindre hésitation, tandis que Roberto pouffa derrière sa main tout en montrant le haut.

    Il y avait quoi en haut ? Levant la tête, une montgolfière se battait contre le vent.

    « Je vais rester ici. »
    précisai-je.

    Je n'avais pas envie d'être avec coin coin. J'étais très bien avec Roro.

    « Tu as raison. Rien n'est plus nécessaire que le superflus. » approuva t'il.

    « Mon dieu votre film ! Vos choix d'acteurs... tout est sublime ! Et vous écrivez tout ça pour la femme que vous aimez. C'est tellement romantique ! »

    Tout en parlant, j'avais posé une main sur la sienne. J'avais déjà vue le film. Pas question qu'il tombe dans l'eau. Il était bien là, sur la planche avec moi. Il eu un air flatté.

    « Ah ! C'est gentil. J'aurai bien signé un autographe, mais... j'ai avalé mon stylo. »

    « Je comprends. » avais-je répondu en hochant la tête.

    C'était le genre de choses qui pouvait arriver à tout le monde.

    « Oh je sais ! J'en ai une ! »

    « Vas y, je t'écoute. »

    Je me concentrai, pour ne pas me tromper et faire les choses bien.

    « Alors... Je suis hier, demain et aujourd'hui. Je suis présent partout où tu vas. Si tu me cherches, je suis déjà plus là. Qui suis-je ? »

    « Facile ! Le temps ! »

    « Bellisimo ! » répondis-je pour le flatter. « Et pourquoi le canard est dans la montgolfière ? »

    « Si j'ai bien compris, à mesure qu'ils arrivent, ils rejoignent tous la montgolfière. Mais j'ai pas compris dans quel but. »

    « Et vous restez ici, vous ? »

    Il eu un petit air entendu, tandis que je lui agrippais davantage la main.

    « Je ne peux pas vous accompagner là où vous allez. »

    « Mais si, on vous fera une place ! »
    lui dis-je. « Il n'y avait pas un petit blond avec eux ? »

    Il secoua la tête.

    « Vraiment ? » ajoutai-je. « Ca nous laisse du temps du coup. Je ne suis pas obligé de partir maintenant. Je l'attends. On l'attendra tous les deux. »

    Il sourit tristement.

    « J'ai bien aimé parler avec toi. Mais apparemment, c'est noté dans le script. Je dois disparaître sous l'eau. Et me figer avant. »


    Il se figea.

    « Non ! » m'écriai-je en tentant de le ramener sur la porte, mais il était de plus en plus lourd et raide.

    « Yé peu pas. Yé si figé. »
    articula t'il sans remuer les lèvres.

    C'était absurde. Et plus j'essayais de le ramener, moins j'y arrivais. D'un seul coup il agrippa ma main et me regarda droit dans les yeux.

    « N'abandonne jamais. Au revoir Princesse. »

    Et il se laissa couler. Une petite musique retentit tout autour de nous. On aurait dit quelque chose comme "Autant en Emporte le Vent". Je n'avais pas remarqué qu'une stéréo flottait sur un tonneau à quelque mètres de nous.

    « Ainsi s'en va Roberto Benigni... » murmurai-je une main tout contre ma poitrine.

    J'avais un bol monstre. Dans une précédente aventure retranscrite sur Slife, ils avaient eu la chance d'avoir Hanouna... si on pouvait appeler ça une chance. Quand à moi, j'avais Roberto et bientôt le blond. J'avais très hâte que le blond débarque et qu'on essaye de tenir à deux sur cette planche. J'avais vue le film, ça allait être possible. Rose n'avait juste pas de cerveaux, sinon elle l'aurait fait. Bien qu'être indépendante et garder tout l'argent, c'était peut-être pas si con que ça. Et de mon côté je me demandais à combien je pourrai revendre Olympe... mais non, il me fallait mon Apollon.



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« Noël c'est en petite tenue ? »
« Je demande, histoire d'être sûre... »

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Jules Verne


« Murmure leur
qu'ils floodent trop ! »


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________________________________________ Lun 19 Juin 2017 - 22:06

« Le voyage est une espèce de porte »

par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.


J'avais été mis en boîte. Littéralement. J'étais allongé dans un étui à peine plus large que mes épaules et suffisamment long pour que mon corps y soit à son aise. L'obscurité régnait, mais pas le silence. Pour une mystérieuse raison, une mélodie lente et monocorde se jouait au niveau de mon thorax. Je sentais également de légers tapotements sur le tissu de ma chemise, comme si des êtres minuscules y marchaient. Bientôt, plusieurs lumières à peine plus grosses que des lucioles illuminèrent la boîte et flottèrent dans la pénombre, soutenues à des bâtons par des bonshommes minuscules, vêtus de façon austère et endimanchée. Etant donné la gravité de la musique jouée, il ne pouvait s'agir que d'une fête mortuaire. Les petits messieurs portaient tous une redingote et un chapeau de haute forme. Quant aux dames, peu nombreuses, elles avaient revêtu des robes de couleur noire et restaient tête basse dans une attitude de recueillement, le visage caché sous une voilette. Ces minuscules personnages étaient rassemblés autour d'une fosse creusée au niveau de ma poitrine. Je redressai la tête trop brusquement et la cognai contre le haut de la boîte. Grimaçant, incapable de me masser le crâne car le moindre mouvement était impossible, je me contentai d'observer les petits bonshommes. L'un d'eux, qui jouait du violon, me faisait penser à Philéas Fogg, avec son air hautain profondément aristocratique.

"Suis-je mort... à nouveau ?"
demandai-je et ma voix résonna étrangement dans la boîte.

Aussitôt, le petit Philéas cessa de jouer et m'observa d'un oeil sceptique. Il traversa rapidement mon épaule, prit son élan en sautant sur ma pomme d'Adam et escalada mon menton. Après quoi, il toucha l'arête de mon nez du bout de son archet, toujours aussi dubitatif. Puis, il ajusta son monocle devant son oeil et déclara d'un ton guindé :

"Il semblerait que vous soyez sujet à une nouvelle forme de rêverie, mon cher."

Avais-je relu Les Voyages de Gulliver avec trop d'assiduité ? Pourtant, il me paraissait au contraire n'avoir lu aucun roman depuis des semaines. Ce manque se faisait cruellement ressentir, d'ailleurs. En tous les cas, je conversais avec un lilliputien qui portait les traits d'un de mes personnages. Après tout ce que j'avais vécu, cette nouvelle expérience me semblait en somme trépidante.

"Vous avez atteint le sixième sommeil !" renchérit une dame d'un ton grave, le visage caché par le voile.

"Y a-t-il quelque chose à gagner quand on parvient au septième ?"
m'enquis-je non sans humour.

L'archet de Philéas Fogg s'était transformé en canne avec laquelle il me donna quelques petits coups, contre la joue. Je tiquai, agacé que mon personnage se permette autant de libertés. L'aristocrate britannique reprit d'un ton laconique :

"Vous êtes d'abord entré dans la phrase une : l'assoupissement. Ensuite, vous avez basculé dans le sommeil léger, puis le sommeil lent. La phase quatre est celle du sommeil très profond. Enfin, vous avez trouvé le chemin du sommeil paradoxal, le cinquième, qui est réservé à l'élite des rêveurs. Je vous félicite donc d'être parvenu jusqu'à la phase six. Le sixième sommeil, celui de tous les possibles."

Il coinça sa canne sous son aisselle pour applaudir avec distinction. Les autres petits bonshommes l'imitèrent alors que je prenais une expression faussement modeste. Donc, je rêvais, mais cela, je le savais déjà. J'en avais parfaitement conscience.

"Que voulez-vous enterrer ?"
demandai-je à Philéas après quelques instants.

Je tentai à nouveau de regarder dans la fosse creusée à même mon torse, sans succès. Je ne pouvais me redresser suffisamment. Malgré tout, je n'étais pas anxieux. Je savais qu'il ne pouvait rien m'arriver. Je vivais cette expérience avec curiosité.

"Nous n'enterrons rien. Nous cherchons." déclara l'aristocrate d'un ton ennuyé, tout en nettoyant le verre de son monocle avec le bord de son veston. "Une relique oubliée depuis longtemps. Certains pensent qu'elle s'est changée en poussière avec le temps. Mais moi, Philéas Fogg, suis persuadé qu'elle existe bel et bien."

Je fronçai les sourcils, de plus en plus intrigué, et voulus demander davantage de détails mais à cet instant, le reste des bonshommes s'écria en choeur :

"Nous l'avons trouvée !"

Ils se penchèrent vers la fosse et Philéas ordonna avec panache, la canne levée :

"Délivrez-le !"

C'était de plus en plus fantasmagorique. Je fus totalement désarçonné lorsque je vis une forme rouge et plus ou moins ovale sortir lentement de ma poitrine. Un battement régulier qui emplit toute la boîte couvrit entièrement la marche funèbre jouée jusqu'alors. La chose s'extirpa lentement et sans douleur de mon corps. C'était à la fois ignoble visuellement mais étrangement captivant. Une chose qui pulsait, gorgée d'un liquide vermeil qui brillait étrangement. Il s'agissait de mon coeur.

"Maintenant que nous l'avons exhumé, j'espère que vous en ferez bon usage."
me conseilla Philéas.

Je restai ahuri devant ce spectacle. Quel était le message de mon inconscient ? Devais-je avoir bon coeur à l'avenir ? N'avais-je pas été un honnête homme jusqu'à maintenant ? Je réfléchis sérieusement à mesure que mon coeur s'élevait à l'intérieur de la boîte, la dispensant d'une lueur rouge orangée qui pulsait lentement.

"Qu'attendez-vous pour sortir ?" me demanda brusquement Philéas en me toisant d'un regard sévère.

Puis, il se tourna vers ses camarades et ajouta :

"Etes-vous sûrs que nous n'aurions pas dû exhumer son cerveau, plutôt ?"

"C'est un peu fort !" fis-je, piqué dans mon orgueil. "Je vous signale mon cher, que vous êtes issu de ce cerveau. Soyez donc un peu plus aimable avec lui."

"Quelle arrogance !" soupira l'aristocrate. "Qu'est-ce qui vous dit que ce n'est pas vous qui sortez du mien ? Peut-être vous ai-je imaginé il fut un temps et que vous avez raconté l'histoire de votre créateur dans l'un de vos romans ?"

Je croisai son minuscule regard et plissai des yeux.

"Monsieur Fogg, je ne vous salue pas."
dis-je, les dents serrées.

"Au plaisir de vous revoir, monsieur Verne." répliqua-t-il en levant son chapeau.

Ah, sacré Philéas ! Je me souvenais que lors de l'écriture du Tour du monde en quatre-vingt jours, il n'avait pas été particulièrement magnanime. Chaque personnage a son petit caractère, c'est ce qui les rend si vivants et uniques.

Puisque j'étais en plein rêve, il me suffit de frapper par deux fois contre le haut de la boîte afin qu'elle s'ouvre. La clarté m'aveugla un bref instant. Je me redressai, assis dans ce qui semblait être un cercueil flottant sur une mer agitée. Curieux. Les petits bonshommes sur mon torse avaient disparu. Cependant, mon coeur flottait toujours en dehors de ma poitrine et à chaque nouvelle brise, il prenait davantage de hauteur. Bientôt, je remarquai qu'un ruban de chair rose pâle le reliait à mon thorax, à travers ma chemise entrouverte. Je remarquai par ce biais que j'avais retrouvé mon corps adulte. C'était mieux. Je me sentais beaucoup moins à l'étroit.

Le question de quitter ce navire de fortune ne se posa plus quand mon coeur se gonfla d'air et me souleva comme si mon corps n'avait guère plus de masse qu'une plume. Surpris, je me cramponnai au ruban de chair, ne ressentant aucune douleur. Je m'élevai rapidement, aussi léger que le vent, émerveillé par le paysage et nullement angoissé par l'altitude -contrairement à d'habitude. Mon coeur était devenu une sorte de cerf-volant qui m'emmenait au moindre caprice du vent.

Alors que je baissais les yeux vers l'océan bleu turquoise, j'aperçus une demoiselle étendue sur une porte flottante. Neil Sandman. La galanterie aurait voulu que je perde de l'altitude afin d'aller la secourir, mais le bon sens me conseilla de la laisser se débrouiller. Je ne souhaitais pas que ce beau rêve se transforme en cauchemar.

Trop occupé à observer la jeune femme en contrebas, je manquai de peu de me faire décapiter par la nacelle d'une montgolfière.

"Diantre !"
jurai-je alors que mon coeur, qui avait manqué plusieurs battements, m'entraînait dans un tourbillon de vent.

Je serrai davantage le ruban de chair entre mes mains, fermant les yeux pour repousser la violente nausée qui m'avait saisie. Pouvait-on vomir en rêve ? Cette perspective ne m'enchantait guère. Je soulevai les paupières et plissai des yeux en croyant voir une silhouette se découper contre le soleil. Vu de près, il ressemblait à une orange éblouissante au bord de laquelle une personne était nonchalamment assise, les jambes dans le vide. En m'approchant, je constatai qu'il s'agissait d'Apollon. Lui aussi était redevenu adulte. Que fabriquait-il là-haut ? Sans doute cherchait-il à faire son intéressant. Peu impressionné, je flottai vers lui et lui tendis la main à contrecoeur, tout en disant d'un ton crispé :

"Venez. Vous allez cuire si vous restez là."

Qu'on ne vienne pas dire que je n'avais pas le coeur sur la main. Philéas et les autres auraient été fiers de moi. Le dieu esquissa un grand sourire avant de répliquer, détendu :

"C'est gentil de vous inquiéter pour moi Joules ! Mais vous savez je ne risque rien, le soleil m'adore."

Je lui décochai un regard noir. L'appellation "Joules" faisait remonter à la surface trop de souvenirs pénibles que je m'étais empressé d'occulter. J'eus l'ombre d'un rictus en constatant que ses vêtements commençaient à brûler sous la chaleur trop intense. Voulant à tous prix m'éviter une vision abominable, j'attrapai Apollon par la chemise pour l'emmener avec moi sans attendre. Une main toujours cramponnée au ruban de chair, mon autre bras serrant maladroitement le dieu pour éviter qu'il ne tombe. Nous dérivâmes ainsi quelques instants au gré du vent. Je remarquai que le dieu semblait choqué que le soleil se soit montré si ingrat avec lui.

"Vous me remercierez plus tard." déclarai-je d'un ton sec. "Heureusement que j'ai un grand coeur, il est capable de nous porter tous deux."

Je m'aperçus trop tard du sous-entendu contenu dans ma phrase.

"C'est une sorte de déclaration ?" fit-il d'un ton plus amusé que moqueur.

Imperturbable, je secouai la tête puis désignai la montgolfière à quelques degrés ouest de latitude.

"Il nous faut la rejoindre. Les autres sont à l'intérieur." expliquai-je.

Hélas, le regard du dieu des arts fut attiré par la sirène en contrebas, qui attendait sur sa porte flottante. J'eus alors un très mauvais pressentiment. Il regarda le ballon, puis Neil, et de nouveau le ballon.

"Pas tous." corrigea-t-il, un peu inquiet. "Cassandre est en bas.Votre coeur serait-il assez grand pour trois, Joules ?"

Je fis mine de réfléchir, braquant mon regard dans celui d'Apollon, intensément. Il s'écoula quelques secondes de tension extrême puis finalement, je répondis :

"Je crains que non."

Et je lâchai le dieu. Trop surpris par mon acte, il n'eut pas le réflexe de se cramponner. Ainsi débuta un plongeon sensationnel dont le point de chute se trouvait être la porte flottante et la jeune femme qui s'était relevée, la tête levée vers son grand amour qui menaçait de l'écraser. Avais-je été trop sadique ? Après tout, ce n'était qu'un rêve, et "Joules" était rancunier.

Apollon tombait toujours mais au moment de percuter le radeau de fortune, il attrapa Neil par la taille et profita de l'élan donné par sa chute pour remonter en flèche, le poing en l'air. Il poussa un cri digne d'un homme de la jungle. Sous mon oeil ahuri, ils volèrent ensemble jusqu'à la montgolfière dans laquelle ils prirent place. Juste avant de disparaître de ma vue, Apollon m'adressa un énorme sourire plein de défi.

J'étais... médusé. Malgré tout, l'ombre d'un sourire naquit à la commisure de mes lèvres. Quelque part, cette vision romanesque et improbable m'avait plu. Ces deux-là étaient de sacrés loustics.

"Je l'ai fait exprès."
précisai-je alors que je venais de poser les pieds sur la rambarde en osier de la nacelle, mon corps oscillant toujours dans les aléas capricieux du vent. "J'ai calculé mentalement l'exacte trajectoire de votre chute."

Personne ne m'écoutait vraiment, ce qui m'agaça prodigieusement. Un remerciement aurait été trop demandé, peut-être ?

Avec une moue contrariée, je me saisis de mon coeur qui flottait dans l'air et le rangeai à l'intérieur de ma poitrine. Puis je fermai quelques boutons de ma chemise. Cela me semblait honteux d'être "à coeur ouvert" face à tout ce monde, mieux valait le cacher. Je songeai avec un serrement de pompe aortique que Phileas et ses petits compagnons avaient eu tort. Rien ne sert d'exhumer, il faut périr à point.

A ma grande surprise, Neil me fit signe de me pencher vers elle. Légèrement méfiant, j'obtempérai. Elle en profita pour me pousser. Je basculai en arrière en faisant des moulinets avec les bras, mais elle me retint par la chemise.

"J'avais aussi calculé ça." fit-elle d'un ton taquin en me lâchant.

Le souffle court, je plaquai une main contre mon coeur avant de descendre prudemment de la rambarde.


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« Parfois au réveil,
j'ai les oreilles dures. »


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________________________________________ Mer 21 Juin 2017 - 0:32


au violent de nos songes
You got a second chance. You could escape it all.

Pendant un court instant, il avait vraiment cru en l'amabilité de Jules. Apollon le cherchait un peu, mais disons que c'était parce qu'il ne pouvait pas s'en empêcher. Ils avaient crée un lien fort lors de cette journée pleine d'escapades ! Taquiner l'écrivain était en quelque sorte devenu son activité favorite. Il s'en amusait plus qu'il ne se l'avouait. Cette fois-ci fut celle de trop, apparemment, puisqu'il n'hésita pas à le lâcher dans le vide sans le moindre remord. Quel ingrat. Passé l'étonnement, le dieu avait réussit à se reprendre, après tout ils étaient tous dans le même songe partagé, il pouvait faire ce qu'il lui plaisait ! Et il ne s'en priva pas.

Son arrivée dans la montgolfière fut… héroïque. Digne de SuperMan, même. Non, meilleure ! Il avait sauvé sa princesse de la planche sur laquelle elle se tenait pour la ramener à bord avec les autres. C'était beau, c'était grandiose, c'était à sa hauteur. Neil fit assez peur à Jules pour les venger de l'affront qu'il avait osé leur faire, alors qu'Apollon époussetait tranquillement son jean. Ses yeux se levèrent, se posant sur chacun des occupants, son visage passant de la fierté à l'inquiétude, soudainement.

« Regardez en bas ! »

La voix d'Astrid lui fit tourner la tête, alors qu'il se penchait légèrement pour observer ce qu'elle montrait. Sous eux, un immense trou s'était formé en plein milieu de l'eau. Les bords de cet étrange cercle était frappés de vagues monstrueuses. Et en plein milieu, la faille rayonnait de mille feux. La sortie était là.

« Il devrait déjà être ici. Peut-être qu'il n'arrive pas à rêver suffisamment bien… »

Elle prononçait d'un ton anxieux ce qu'il pensait en silence. Il n'était pas au complet. Tant que ce ne serait pas le cas, il était hors de question qu'il saute là-dedans et reparte faire sa vie tranquille comme si rien ne s'était passé.

« Est-ce qu'il y a un moyen d'aller le chercher ? » questionna soudainement Elliot. « On peut peut-être… je sais pas… aller le récupérer à l'endroit où il est ? Enfin dans son rêve à lui ? »

Un léger sourire étira les lèvres d'Apollon. Pour une fois, ils étaient d'accord. Lui aussi ne voulait pas le laisser derrière eux. Elliot était quelqu'un de bien… même si maintenant qu'ils avaient retrouvé leurs souvenirs, il avait bien vu son regard changé à son égard. Il ne l'aimait pas plus qu'avant.

« S'il est endormi, ça pourrait fonctionner mais… tu risques de perdre ta lucidité et ne pas pouvoir revenir ici. »

Astrid avait prit le temps de réfléchir avant de s'exprimer, sans doute pour choisir les bons mot afin de lui faire comprendre le danger. Le jeune homme passa juste une main dans ses cheveux, haussant les épaules avant de fermer les yeux. Il était prêt à prendre le risque. C'était assez… courageux. Mais naturel. Apollon lança un bref regard Neil, une moue sur le visage qui signifiait clairement qu'il ne pouvait pas ne rien faire. Il n'allait pas le lâcher aussi prêt du but et elle devait certainement s'en douter. Peut-être que leur avis divergeaient au sujet d'Eagle, mais il ne comptait pas changer le sien. Il déposa un baiser sur son front, offrant un magnifique sourire à l'assemblée avant d'à son tour fermer les yeux. Ne restait plus qu'à fixer toute sa concentration sur Monsieur Eagle, maintenant.


Ce fut plus simple que ce qu'il s'imaginait. Il préféra attendre un moment, avant de rouvrir les yeux. Le décor avait changé. L'ambiance, l'atmosphère aussi… Tout lui semblait beaucoup plus pesant. Il reconnut la maison néanmoins, sans la moindre difficulté, bien qu'elle soit plus sale, moins bien organisée, comme si personne ne s'en occupait. Le reste du groupe n'était plus à ses côtés, si ce n'est Elliot à côté de lui. Il lui donna un petit coup sur l'épaule mais il ne bougea pas d'un pouce, restant stoïque, sans même ouvrir une seule paupière.

Rien ne servait d'insister, il devait être dans un état second, Apollon ne voulait pas regretter un geste trop brusque qui pourrait avoir des conséquences néfastes involontaires. Il préféra se concentrer sur le reste de la pièce principale dans laquelle ils se trouvaient. Il ne lui fit pas difficile de remarquer le lit deux places posé au plein milieu de cette baraque abandonnée. Ni de reconnaître l'homme qui y était allongé.

Eagle était tourné vers l'intérieur, lui faisant face, allongé avec une main posée de l'autre côté du drap. Ses yeux étaient fixés vers le vide. Tout d'abord interloqué, Apollon ne mit pas de temps à deviner pourquoi l'homme ne les avait pas rejoint. Ce n'était pas un rêve. C'était un cauchemar.

« Cody ? Tout va bien ? »

Il avait osé quelques pas dans sa direction, sentant sa gorge se serrée en pensant à la silhouette qu'il devait imaginer à ses côtés. Il avait vu ses souvenirs. Il avait vu ce moment. Seule la main d'Eagle lui confirma d'abord qu'il l'avait entendu, se crispant d'avantage sur le drap, avant qu'il ne prononce ces mots, empreints d'une douleur vive.

« Je dois veiller sur elle. »

C'était sans doute la première voix qu'il percevait autant de peine dans son timbre. Ses lèvres se pincèrent et il baissa les yeux un instant. L'air était chargé de cette tristesse, ou alors n'était-ce là que l'impression qu'il avait.

« Je suis désolé, Cody. »

Il s'approcha un peu plus, tendant une main, comme pour la poser sur son épaule, avant de se rétracter et de ramener son bras contre lui. Il ne voulait pas ainsi pénétrer dans son intimité. Il ne voulait pas précipiter les choses.

« Tu as déjà fais beaucoup pour elle, tu sais. Tu peux la laisser maintenant. »

C'était cet instant où sa mère l'avait quitté qu'il devait revivre, cette envie de ne pas la lâcher, alors qu'il avait eu l'impression que son père la lui avait arraché. Il était délicat de faire face à la mort. A la perte du seul être qui compte. Cet écho faisait revenir certains de ses souvenirs à Apollon, mais à présent, il avait ce recul qui lui permettait de ne plus autant en souffrir. Ce n'était pas parce qu'il avait oublié, parce que ce n'était plus important. C'était simplement parce qu'il fallait continuer d'avancer.

Eagle détacha son regard de sa contemplation, avec un certain regret que ressentit le dieu. Il tourna sa tête vers lui, haussant un sourcil à la vision de ce… grand Apo.

« Oh. Je m'attendais pas à ce que tu pousses si vite, gamin. D'un autre côté, tu n'es pas un gosse. »

Dans d'autres circonstances, il se serait permit de faire une remarque. Certainement pour dire qu'il n'était donc pas si minuscule que ça, ou qu'il pouvait atteindre le dessus des meubles sans problème contrairement à lui. Mais il réussit à se contenir, se contentant d'un simple sourire léger. Ce moment de détende fut de courte durée.

« Tu peux rien pour moi. Va t'en d'ici. »

Eagle avait soupiré, restant allongé, comme persuadé qu'il ne quitterait jamais cet endroit. Plutôt que d'accéder à sa demande insensé, le dieu alla s'installer sur une chaise qui traînait dans un coin, avec une détermination infaillible.

« J'ai dis que je ne te laisserai pas. Même si je dois rester là jusqu'à la fin de ma vie. C'est pas grave. »

L'homme sembla seulement remarquer la familiarité avec laquelle il s'adressait à lui, affichant pendant une unique seconde un air surpris. Il était beaucoup plus aisé pour Apollon de s'adresser à lui plus familièrement, maintenant qu'il avait retrouvé sa véritable apparence.
Il voulu s'installer confortablement mais sentit la chaise commencer à craquer sous son poids, le faisant se redresser d'un coup sec. Son expression étonnée coupa sa tentative d'être le plus convaincant possible mais il n'y prêta pas attention, faisant celui qui avait tout prévu et prenant place à même le sol, assis en tailleur.

« Elliot aussi est venu pour toi mais j'ai l'impression qu'il a bugué. » Il le désigna d'un simple geste de la tête dans sa direction. « Les autres nous attendent à la montgolfière. On a trouvé la faille. » Cette issue de secours qu'il désirait tant était à portée, il n'y avait plus qu'un petit effort à faire. « Ce n'est qu'un cauchemar. Tu peux en sortir. » finit par ajouter le dieu, tournant sa tête vers Cody. « Il suffit de penser aux moments plus heureux que tu as passé avec elle. »

« Même quand je pense aux bons moments, je finis toujours ici. »

Malgré ses réticences, alors qu'il secouait la tête, il se redressa pour s'asseoir au bord du lit. C'était un effort qui méritait d'être remarqué. Apollon prenait ça comme un pas en avant qu'il faisait, il avait juste besoin d'être un peu poussé.

« Je suppose que c'est difficile de ne pas toujours finir par y penser. »

Il n'avait la capacité de dormir que depuis peu, n'ayant pas subi les cauchemars aux périodes les plus sombres de sa vie. Pourtant, il n'avait pas besoin de ça pour le comprendre. Il n'y avait pas besoin d'être endormi pour que les mêmes images reviennent sans cesse s'imposer à l'esprit.

« Tu étais seul, tu n'étais qu'un enfant et... » Le dieu lâcha un soupir. Il avait déjà dit tout ça. Et sans Elliot, il serait toujours seul à attendre. « Il faut du temps pour réussir à se focaliser sur les instants qui nous font encore sourire. Si tu me les racontais ? »

Il ne se prenait pas pour un psy ou un thérapeute d'une quelconque sorte. Il se disait simplement qu'en parlant de certaines choses, ça pouvait aider à aller mieux. Il avait testé cette méthode et l'approuvait lui-même. Puis il préférait être considéré comme un ami à qui on peut se confier plutôt que comme un professionnel présent pour vous écouter et vous dire ensuite « voilà, c'est bon, vous allez mieux et vous pouvez être heureux ». Parce qu'aller mieux ne signifiait pas forcément être heureux. Ça signifiait juste… aller mieux. Il ne fallait pas chercher plus loin.

Eagle sembla pensif un instant, le faisant douter et se demander si il dirait quoi que ce soit. La douleur se lisait sur ses traits, tellement ancrée qu'il se demandait si il l'avait déjà montré plus tôt et, qu'en tant que simple enfant, il ne l'avait pas remarqué.

« J'aimais quand on faisait des batailles avec le jet d'eau. Elle m'arrosait avec… Qu'est-ce qu'on riait ! »

C'était étrange, de voir l'ombre d'un sourire se former sur les lèvres de cet homme qu'ils avaient prit pour un tortionnaire pendant des jours. C'était… plaisant. Ce n'était pas grand-chose, ce n'était que furtif, mais il avait l'impression que ça signifiait beaucoup plus. Un petit progrès.
Puis soudainement, il désigna l'autre dieu derrière lui du menton, ajoutant à ce geste :

« Ton copain fait encore un truc bizarre. »

D'abord, Apollon eut peur qu'il ne soit en train d'exploser à la façon du Docteur et qu'il soit foutu. Ou qu'il ne se transforme en quelque chose d'ignoble et de monstrueux. Mais finalement, ce fut beaucoup plus soft, comme vision. Il s'était relevé pour se rapprocher d'Elliot, la tête penchée sur le côté. Les bras du gamin étit ouverts et il donnait l'impression de dessiner quelque chose dans le vide, alors que ses yeux étaient toujours fermés.

« Faut pas chercher à comprendre. Dans la ville où on habite, il a déjà crée des zombies. » Il haussa les épaules comme si c'était quelque chose de complètement naturel. La forme était proche de celle d'une sorte de porte complètement transparente. « Si c'est qu'une porte, ça doit pas être dangereux. Il fait certainement ça pour t'aider. Prêt à prendre le risque de la passer ? » »

Le regard qu'il coula à Eagle était plein de curiosité, alors que son expression montrait clairement son envie de voir ce qui se trouvait de l'autre côté. Maintenant qu'il savait qu'il avait été tout aussi fouineur dans sa plus tendre enfance, il ne s'étonnait plus d'avoir cette envie constante de tout voir et tout savoir.

L'autre homme ne semblait pas être aussi emballé, faisant une légère moue avant de finir par se lever à son tour.

« J'ai plus rien à perdre, de toutes façons. »

C'était le cas de le dire ! Il pouvait juste trouver un moyen de sortir d'ici ou… rester ici. Les options étaient limitées. Dans le pire des cas, c'était un trou noir derrière et ils finiraient aspirer et erreraient ans le rien pendant des siècles et des siècles. Ou ils finiraient par simplement mourir. Ce n'était pas si catastrophique.

La main d'Eagle se leva vers la poignée de la porte, longuement observée, avant de s'arrêter à quelques millimètres.

« Le principe, c'est que j'ouvre ? »

C'est ce qui semblait logique, en particulier si la porte était là pour lui. Elliot n'était pas tordu au point de créer une porte qui ne s'ouvrait pas. Ou alors ses méthodes n'étaient pas très au point. Cody contracta finalement sa mâchoire avant d'ouvrir la fameuse porte, Apollon derrière lui – profitant du fait d'être plus grand pour tout observer avec de grands yeux avides.

Une immense lumière les envahit, les aveuglant presque. Des cris étaient également audibles, des claquements de mains. C'était la fête là-bas apparemment !

« Complètement taré. » grommela Eagle avant de passer à travers.

Apollon distingua alors plus clairement ce qui se déroulait vraiment. Un public applaudissant, apparemment très enjoué, pour une raison inconnue, les accueillait. Même si le plus marquant était sans doute toutes ces pom pom girls qui dansaient en rythme, enchaînant les figures, en scandant : « EAGLE ! EAGLE ! E-A-G-L-E ! » sans même prendre le temps de respirer.

« C'est sa façon à lui de t'encourager. Il fait pas les choses à moitié ! »

Apollon ne put s'empêcher de rire. C'était sublime ! Il n'aurait pas fait mieux pour une fête sur Olympe. Alors qu'il passait à son tour la porte pour pénétrer dans cette salle enflammée, il crut distinguer un sourire sur le visage d'Elliot, dont les yeux étaient toujours fermés.
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________________________________________ Mer 21 Juin 2017 - 16:34


« Lorsqu'un homme seul rêve, ce n'est qu'un rêve.
Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une nouvelle réalité. »

Récupérer Eagle le retardataire ? Fait.

Je cochai mentalement la case dans mon esprit, avant de soulever enfin les yeux pour passer la porte transparente à mon tour. Le public que j'avais imaginé pour l'occasion était en délire. Ils nous balançaient des confettis et soufflaient dans des sifflets, alors que les cheerleaders scandaient toujours le mot "Eagle" en détachant bien chaque lettre tout en levant leurs pompons rouges dans les airs. Je les avais plutôt bien réussies, les nanas. Pourtant, Eagle leur accorda à peine un regard. Il aurait préféré des types bodybuildés ? Je l'avais peut-être mal cerné. De toutes façons, c'était trop tard pour en créer. Mieux valait ne pas trop traîner par ici, même si l'ambiance était plutôt cool.

Brusquement, tout disparut pour laisser place au décor devenu familier d'une étendue d'eau et d'une montgolfière dont la nacelle était posée au sol. Les autres étaient occupés à en descendre. Nous nous trouvions tous entourés par des vagues hautes de plusieurs mètres, mais qui ne nous atteignaient pas. Elle se dressaient à la verticale pour former un mur d'eau. Jules s'en approcha et tendit la main, fasciné.

"Je ferais pas ça si j'étais toi."
le conseillai-je.

Bien entendu, môsieur l'explorateur n'en fit qu'à sa tête. Il passa la main au travers et reçut une sacrée douche. Il poussa un cri à la fois surpris et révolté alors que je ricanais. Je l'avais prévenu, non ? Pourquoi fallait-il toujours qu'il touche à tout ?

A présent que nous avions récupéré tout le monde, il ne restait qu'une chose à faire.

"Qui m'aime me suive !" lançai-je avec un sourire espiègle, que je perdis très vite quand mon regard tomba sur Robyn. "Même ceux qui m'aiment pas... suivez quand même."

J'attendis que chacun ait traversé la faille -y compris Johanna- pour la franchir à mon tour. Au moment de passer, un courant électrique parcourut tout mon corps. Cela provoquait des fourmillements identiques à des chatouilles. Je m'ébrouai et fermai brièvement les yeux. Puisqu'une salamandre avait réussi à nous accompagner, peut-être était-ce possible de voir plus loin, plus... grand ? Je lançai ce pari insensé à mon esprit. On verrait bien !

Une lumière aveuglante m'accueillit. Je soulevai les paupières et mis ma main en visière. Le soleil dispensait une chaleur accablante. L'air était imprégné de poussière sèche. Nous nous trouvions au milieu du bush australien. Devant moi, à seulement quelques mètres se trouvait la maison dans laquelle nous avions vécu plusieurs semaines. Plus loin, des enclos avec des animaux qui continuaient de vivre tranquillement leur vie, sans comprendre ce qui avait changé pour eux.

Un sourire espiègle arqua le coin de mes lèvres : ça avait marché. J'avais emmené le ranch avec nous. Comme quoi, il ne faut jamais avoir peur de penser grand.

"Comment peut-on être sûr d'avoir réussi ?"
demanda Jules d'un ton plus aigu qu'à l'ordinaire.

Je le cherchai des yeux avant de baisser la tête. Il était de nouveau miniaturisé ! Alors que j'étais toujours adulte. Bizarre... Il sembla s'en apercevoir à son tour car il se regarda, palpa son torse et observa ses petites mains avant de s'écrier, indigné :

"Oh, non !"

"Eh si !"
fis-je, goguenard. "Pour une fois que tu es plus petit que moi, je vais en profiter. Déjà, je vais te confisquer tes cigares. Ca t'apprendra à porter plainte contre moi ! J'ai pas oublié, mec !"

Il leva la tête vers moi pour me lancer un regard noir, mais sa moue avec son visage d'enfant le rendait juste chou comme tout. Je me retins de faire ce commentaire à voix haute. A la place, je me focalisai sur Vaiana, Emily et Robyn qui étaient redevenues enfants physiquement, elles aussi, alors qu'Apollon, ma fille et Astrid avaient retrouvé une apparence adulte comme moi.

"Peut-être qu'on est redevenus adultes plus vite que vous parce qu'on est divin ?"
suggérai-je.

"Hors de question que je reste minuscule !" fit Jules en croisant les bras. "Cet effet ne sera pas permanent, j'espère ?"

Pourquoi me fixait-il d'un air réprobateur ? Je n'étais responsable de rien, pour une fois ! J'ouvris la bouche, décontenancé, mais Eagle me coupa la parole d'un ton abrupt :

"Comment être sûrs que ça ne soit pas encore un rêve ?"

Il balayait les environs d'un oeil sceptique. Il ne croyait pas que nous étions de retour dans notre monde. Je pouvais le comprendre. Hormis quelques impressions, rien n'était flagrant. Une phrase me revint en mémoire, provenant de la série fétiche d'Apple.

"Quand on rêve, on ne sait pas lire."

Seul problème , personne n'avait de bouquin sur lui pour vérifier. Je roulai des yeux devant ma bêtise et fis apparaître un livre au hasard -Star Wars Cantina, 40 recettes d'une galaxie très lointaine- que je tendis à Eagle.

A cet instant, un cri strident déchira les alentours :

"ELLIOT !"

Je me retournai d'un bond, clignant des yeux en apercevant une petite silhouette blonde se découper au loin.

"Maman ?" fis-je, éberlué.

Une seconde plus tard, elle apparut juste devant moi et m'étreignit avec tant de force que je sentis mes os craquer. L'amour maternel, ça fait quand même mal. Malgré tout, je lui rendis son câlin tout en fermant les yeux, inspirant son parfum aux notes de violette et de rose. Je sentais dans l'intensité de son étreinte la douleur de la séparation et de l'absence. Il émanait d'elle tant d'amour que cela devait irradier tout autour d'elle. Tout le monde éprouvait sûrement un élan de douceur à l'égard d'autrui. En tous cas, je me sentais tellement guimauve que lorsqu'elle me lâcha pour faire un câlin à Cassie, je faillis me tourner vers Apollon pour l'étreindre. Fort heureusement, je me stoppai à temps et plaquai mes bras le long de mon corps. Fallait pas déconner non plus.

"Qu'est-ce que tu fais là ?" demandai-je stupidement.

Ma mère ne répondit rien et finit par enlacer le dieu à ma place, puis enveloppa les autres d'un oeil attendri.

"Oh, comme ils sont mignons ! Qui sont-ils ?"
demanda-t-elle, émue par la vision de tous ces "adorables" bambins.

Elle se pencha vers eux, les mains sur les cuisses tout en leur souriant. Elle sembla comprendre d'elle-même en croisant le regard farouche de Robyn.

"C'est... surprenant." commenta-t-elle avec un sourire dérouté. "En tous cas, je suis heureuse que vous soyez tous sains et saufs."

"Cette apparence est temporaire." précisa Jules en se redressant pour paraître plus grand. "Je n'ai perdu aucune faculté intellectuelle. Je suis toujours le même, mais..."

Ma mère l'interrompit tout net en lui tapotant la tête. Il se raidit et resta figé avant de lui décocher un regard outré. Elle eut un petit rire et lança, espiègle :

"Voyons Jules... auriez-vous peur d'être diminué ?"

"Aucunement !" répliqua-t-il, le nez en l'air. "Je vous ai déjà prouvé que j'étais tout à fait capable."

Ma mère leva les yeux au ciel avec un sourire. Je ris à mon tour avant de m'arrêter avec une expression méfiante, les sourcils froncés. Il avait voulu dire quoi par là ? On me cachait un truc là non ?

Mes interrogations s'évaporèrent lorsque je vis le livre de recettes Star Wars devant mon nez. Eagle me le tendait. Je m'en saisis et le remis machinalement à Robyn, des fois que ça lui donne des idées de nouveaux gâteaux. L'homme me fixa de son air intense qui me mettait à chaque fois très mal à l'aise, puis il plaqua sa main sur mon épaule. Je compris qu'il savait que nous étions rentrés, que nous avions réussi. Et qu'il me remerciait à sa façon, avec ses yeux de psychopathe. Un cri se fit entendre dans le ciel. C'était Marahute qui planait tout là-haut.

"Je n'ai oublié personne." déclarai-je avec un sourire.

Pour une fois, tout se terminait bien. J'en étais presque surpris. Ca avait été tellement facile comparé à la montagne que l'on s'était imaginé ! En même temps, niveau rêve, je gérais. Je ne m'appelais pas "Sandman" pour rien.

Alors que maman se rapprochait de moi pour me prendre la main et me regarder en souriant, j'aperçus deux hommes avancer vers nous. L'un était vieux et avançait d'un pas hésitant ; l'autre était entre deux âges et plutôt classe dans son costume trois pièces. Avec lequel des deux s'était-elle mise en couple en mon absence ? Avec elle, je devais m'attendre à tout, même à ce qu'elle me présente mon nouveau beau-père au milieu du désert. En tous cas, si j'avais visé juste, elle était tombée bien bas. Déjà que ses goûts en matière de mecs étaient discutables mais là, on touchait le fond.

Lorsque les deux types arrivèrent devant nous, j'avais pris mon expression fermée et les observais d'un oeil perçant, les bras croisés. Le plus jeune des deux nous adressa un aimable sourire et déclara, sans prendre la peine d'enlever ses lunettes noires :

"Bonjour, je m'appelle Mathis Cleverland."

Et ? Je haussai un sourcil. C'était censé nous expliquer ce qu'il fabriquait ici ? Il ne jugea pas utile de nous en dire plus.

"Et lui, c'est qui ?" demandai-je à maman à voix basse, des fois qu'elle soit au courant.

"C'est monsieur Eagle." dit-elle tout en posant les yeux sur le vieillard.

Oh... A présent, je comprenais pourquoi le vieux monsieur semblait à la fois si ému et si dérouté. Je tournai la tête vers Eagle pour remarquer qu'il le fixait sans ciller, la mâchoire contractée. Ils avaient tous deux des larmes dans les yeux. Elles roulaient sur les joues du père mais pas sur celles du fils. Cet instant poignant me fit verser une petite larme à mon tour. Ils n'osaient pas aller l'un vers l'autre. Ils se contentaient de s'observer, de se détailler, de tenter de se reconnaître à travers les dégâts du temps.

Je décroisai les bras et à tâtons, pris la main de ma mère et celle de ma fille.

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________________________________________ Mer 21 Juin 2017 - 23:42



Je peux vous appeler Dieu?

On était de retour. Enfin. J'avais fini par plus y croire. En même temps, c'était Elliot le roi des Boulets qui avait prit la tête des opérations, donc ça aurait très bien pu foirer. Dommage qu'il soit pas resté petit. Ça faisait mal de l'avouer, mais il était carrément mignon, avant de se transformer en girafon difforme et mal coiffé. Y avait pas le moyen de le rapetisser de nouveau et s'arranger pour qu'il reste toujours à cet âge là ?

J'étais de nouveau une gamine, en plus. Ça craignait à fond. Retrouver mon corps d'adulte, ça avait un sacré soulagement. J'aurai jamais pensé qu'un jour il pourrait à ce point me manquer. J'avais toujours espéré redevenir une gosse parce que c'était ma forme d'origine, à Sugar Rush. Là... ça m'aurait pas vraiment gêné de débarquer habillée en maillot de bain trop petit comme dans la zone des rêves éveillés. Surtout en voyant qui était dans le coin.

J'aurai bien aimé aller saluer Aryana, mais elle était trop occupée à étouffer Elliot avec un bon paquet d'amour et de tendresse. Ce que je comprenais, parce qu'après tout, c'était son gosse. Même si à sa place je me serais plainte parce qu'il était pas revenu en tant que nain de jardin comme les autres. C'était pas top d'être un divin, parfois.

En attendant que la déesse se libère, je feuilletais rapidement le livre que m'avait refilé Elliot. Le voyage lui avait secoué le cerveau façon Milk Shake ou quoi ? J'avais failli lui dire merci quand le bouquin s'était retrouvé entre mes mains. Je m'étais rattrapée de justesse. J'aimais pas Star Wars, je voyais pas l'intérêt de me le filer à moi. Même si il y avait des recettes qui avaient l'air pas mal. Et que les photos donnaient grave la dalle. Et merde. J'avais l'irrésistible envie de me trouver dans ma pâtisserie et de tester quelques desserts. J'étais beaucoup trop faible !

En parlant de pâtisserie... Je savais pas comment allait la mienne. Ni si Nora s'en était sortie. J'avais aucun doute sur le fait qu'elle avait géré comme une pro. Mais quand même. Ma boutique était mon petit bébé, j'étais censée en prendre soin.

Comme Aryana avait l'air moins occupée avec son fils et le reste de sa famille, je me dirigeais vers elle. Putain qu'elle paraissait grande, quand on fait la taille d'un minipouss. Comment elle faisait, par contre, pour être toujours parfaite dans n'importe quelle situation ?

J'hésitais un peu, en me mordant l'intérieur des joues, sachant pas trop commencer le sujet. Je voulais pas qu'elle se mette à penser que je m'intéressait pas du tout à sa superbe personne. Parce que ça serait pas vrai. Mais là, j'avais un petit coup de stress, maintenant que je me mettais vraiment à réutiliser mon cerveau.

- Alors déjà, je suis super contente de te voir. Même vu d'en bas, tu restes méga canon, c'est un truc de dingue. Mais... s'il te plaît. Rassure moi. Tout s'est bien passé à la pâtisserie ? Je sais pas si t'as eu l'occasion d'y aller, mais maintenant que j'y pense, ça me stresse à mort.

J'avais l'impression de prendre des nouvelles de mon gosse. Le regard fuyant d'Aryana à ma question me rassura pas du tout sur son état, du coup. Mon cœur se mit à tambouriner plus fort dans ma poitrine, m'attendant au pire, pendant que la déesse se détachait de son fils.

- Elle est encore debout. Par contre, il y a eu un combat de chantilly à l'intérieur et... quelques choux à la crème ont succombé suite à leurs blessures. Je suis désollée.

La nouvelle me fit l'effet d'un coup de poing. Même sa main posée sur mon épaule et son regard plein de compassion ne réussit pas à me faire digérer cette... douloureuse révélation.

- À mon avis, Nora n'est pas suffisamment compétente pour gérer la pâtisserie en ton absence.

Mes yeux me picotaient. Non, j'allais pas pleurer. Mais quand même. Quand même quoi ! Des choux à la crème ! C'était limite les gâteaux les plus innocents du monde de la pâtisserie. Fallait être pire qu'un monstre pour les exterminer de cette manière ! Je serrais les poings, la colère prenant le dessus sur le désarroi.

- Comment ça se fait ? Qui... Qui a osé faire une bataille de bouffe dans la pâtisserie ? C'est pas Nora. Ça peut pas être elle. Non. Si ? Non. Nora est une super remplaçante. Elle aurait jamais été d'accord pour quelqu'un massacre des choux à la crème !

Je lui faisais plus que confiance. Elle aurait pas pu me trahir de cette façon. Elle était pas ce genre de personne. Et puis Nora était... Nora. Y avait rien de mauvais en elle.

- Hadès a commencé. Mais Nora a participé. C'est dur, je sais. Parfois on croit connaître les gens et en fait... non.

Elle tapota mon épaule, alors que je bouillonnais. Principalement parce que savoir que ce connard d'Hadès s'était rendu à ma pâtisserie, ça me faisait bien chier.

- Tu es très mignonne petite. Je pourrais savoir comment ça se fait que la moitié d'entre vous ait rétréci ?

Arya m'observait d'un air attendri. Ah ouais c'est vrai, j'étais toujours une gamine. À discuter de tout ça, j'avais zappé ce léger détail. Mais à sa remarque sur mon adorable personne, j'ouvris de grands yeux innocents et croisais les mains dans mon dos en me remuant de manière à avoir l'air à fond d'une gamine de douze à peine.

- Je suis encore plus mignonne que Elliot quand il était petit ?

Il me manquait plus que l'auréole au dessus de la tête. Et la petite fourche rouge pour piquer avec la jambe démesurée d'Elliot. Ça faisait étrangement beaucoup de bien de le clasher un peu. C'était pas désagréable de reprendre les bonnes vieilles habitudes. Même si la déesse me lança un regard pour me faire comprendre que j'exagérais.

- C'est pas comparable.

Ah ? Est-ce que c'était un aveu ? J'eus un petit sourire innocent et battis des cils en essayant de ne pas me mettre à me marrer.

- C'est une histoire hyper spé, compliquée, et même moi je suis pas sûre d'avoir tout compris.

Un comme d'habitude, quoi. Sans aucune gêne, je pointais du doigt le type brun en costume qui était un inconnu au bataillon.

- Et lui, c'est un Men in Black ou il est là pour nous aider ?

J'étais peut être une inculte, mais j'avais quand même vu quelques classiques. Et j'avais pas du tout envie qu'on m'efface la mémoire avec un espèce de bâton électronique à la con.

Aryana suivi du regard mon doigt tendu et se pencha légèrement vers moi pour que je puisse l'entendre malgré ses chuchotements.

- Je n'en sais rien. Mieux vaut se méfier de lui. Je n'ai pas confiance.

Elle l'observa, les sourcils froncés. Je la comprenais. Moi non plus, je lui faisais pas confiance, même si on venait juste de le rencontrer. Il avait l'air à la fois taré et charmant. C'était les pires, ceux là.

Deux militaires arrivèrent, avec chacun une glacière à la main. C'était pas dans ça qu'ils conservaient les organes ou des trucs du genre ? Je restais sur mes gardes, au cas où.

- Glaces et rafraîchissements. Je suppose que vous avez soif.

Le type qui s'appelait Cleverland et qui était louche désigna les glacières qui avaient posées au sol. Peut être qu'il mentait. Peut être. Qui sait. Mais là en fait, je m'en foutais royalement. Il avait parlé de glaces. Des glaces. Glaces.

Sans hésitation, je me précipitais en courant vers elles. Histoire d'être la première et de pouvoir choisir avant les autres. Je freinais quand même devant Cleverland pour lever la tête vers lui et le regarder avec de grands yeux débordant d'amour.

- Vous avez pas idée d'à quel point je vous aime là.

J'aurai été adulte, j'aurai pu l'embrasser. Rien à foutre. Il avait des glaces. Je le soupçonnais plus. Il me fit un sourire, que je lui rendis, et il rehaussa ses lunettes sur son nez. Pendant que moi, je fonçais sur les glacières pour retirer le couvercle de l'une d'elle. Je plongeais ma main à l'intérieur et en ressorti un cône vanille-chocolat. C'était le seul parfum, apparemment. Mais je m'en foutais. J'avais tellement envie de sucré que j'en avais presque la bave aux lèvres. Avec précaution, je retirais le papier autour de la glace et l'espèce de petit couvercle en carton. Pour enfin lécher la crème glacée saupoudrée de copeaux de chocolat. Putain. C'était presque aussi bon que des oréos.

- Si quelqu'un veut pas de sa glace, qu'il me la passe.

J'avais envie de me réserver un autre cône au cas où, mais j'étais pas non plus une crevarde à ce point. Faudrait que je vois ça quand tout le monde en aurait prit une. Déjà les divins pourraient se sacrifier, non ? Ils étaient adultes et pas nous.




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Should I Stay or Should I Go ?
I you say that you are, I'll be here until the end of time. So you got to let know. Should I stay or should I go ? This indecision's bugging me. Exactly who I'm supposed to be ? Come on and let me know.

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