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Blake Malone


« Mangez 5 fruits
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________________________________________ Mar 16 Mai 2017 - 23:45

Cappuccino & brocolis
Deborah & Blake

Assise à la longue table blanche qui trônait au centre de la salle à manger, une main sur mon menton dans un geste mêlant réflexion et perplexité, je fixais l’autre extrémité de la planche. A cette-dite extrémité, en face de moi, gisait un homme d’une quarantaine d’années, le nez dans son assiette à moitié entamée. Seul le tic tac régulier d’une grande comtoise posée dans un coin venait briser le lourd silence de la pièce. Plusieurs minutes s’écoulèrent ainsi, sans que rien ne bouge. Puis, dans un petit reniflement détaché, je me redressai sur ma chaise. Alfred ! lançai-je en direction du couloir. Alfred était mon majordome. Avec sa femme Griselda, ils logeaient dans une maisonnette au fond du jardin de ma propriété. Ils s’occupaient de l’entretien du manoir et étaient deux cuisiniers hors-pair. C’était d’ailleurs la principale raison pour laquelle je les gardais à mon service depuis des années. Sors deux voitures et mets une pelle dans un des coffres. On va faire un tour. Nous avions passé un accord tacite. Ils me servaient honorablement, ne posaient aucune question et restaient les plus discrets possible. En échange, je les payais grassement, leur offrais le gîte et le couvert et je les laissais tranquilles. Au fond, je crois qu’ils m’aimaient bien. Du moins, ils avaient appris à m’apprécier. Je pouvais leur faire confiance.
Alfred entra dans la salle à manger, droit dans son costume sempiternellement impeccable. Il s’approcha du type toujours affalé dans son tiramisu. Alfy se pencha vers ce dernier et posa deux doigts au niveau de sa jugulaire afin de lui prendre le poul. Je crois que notre invité a mal digéré le dessert. On aurait pu croire que j’en étais sincèrement désolée, si mon regard ne trahissait pas le profond mépris ainsi que la pointe d’amusement que je ressentais à l’égard de l’individu qui piquait une tête dans son plat. Après m’être essuyée la bouche du bout de ma serviette, je me levai de table et sortis de la pièce. Une fois dans le hall d’entrée, je me saisis d’une veste assortie au tailleur Chanel que je portais actuellement et l’enfilai avant de passer la porte. Tandis que je descendais les quelques marches du perron, Alfred me rejoignit, traînant un gros sac informe. Il savait ce qu’il lui restait à faire. Brûler le corps et enterrer les restes loin d’ici. Je n’avais pas besoin de le lui rappeler. Quant à moi, j’allais faire un tour en ville pour oublier ce déjeuner d’un ennui… mortel.

... Just an old sweet song keeps Georgia on my mind… La voix rauque et jazzy de Ray Charles s’envolait par la vitre abaissée de la voiture. Au volant de ma Rolls Royce Wraith d’un noir rutilant, je filai sur l’asphalte avec vélocité. Jusqu’à ce qu’un agent de circulation me fasse signe de m'arrêter pour laisser passer une classe d'élèves. Prenant mon mal en patience, je posai un coude sur le rebord de la portière en attendant que les mômes se grouillent d’arriver sur l’autre trottoir. Mon doigt tapotait nerveusement sur le volant. Je détestais attendre. Les trois façons de fabriquer du napalm : un, mélanger à parts égales essence et concentré de jus de fruits surgelés. Deux, mélanger à parts égales essence et Coca light. Trois, dissoudre de la litière à chat réduite en poussière dans l’essence jusqu’à obtenir une bouillie épaisse. On passe le temps comme on peut hein. Se rappeler les rudiments de fabrication d’explosifs était un de mes meilleurs moyens pour étirer ma patience.
Enfin, le dernier mou du genou sortit de la route. Je fis aussitôt rugir le moteur et repartis de plus belle. Je ne savais pas vraiment où j’allais. Je n’avais pas de destination précise en tête. Juste un endroit où je ne risquais pas de revoir des mecs en costard. J’avais eu ma dose de rabat-joie pour la journée. C’est alors que le Granny’s s’imposa à moi, comme une évidence. Je n'étais pas une habituée des lieux, bien au contraire, mais là au moins j’aurais droit à un petit moment de répit avant une autre réunion barbante. Je garai ma bagnole en bas de l’auberge et pénétrai dans ce royaume de la classe moyenne et ses tartes aux pommes “familiales”. À l’intérieur, je retins difficilement un froncement de nez. J’avais oublié à quel point les tables plastifiées pouvaient être… moches. Je fis une pause de deux secondes avant de m’avancer pour trouver une place disponible. On vient pas me débarrasser de ma veste ? … Okayyy. Le Granny’s était plus bondé que je ne l’avait pensé. L’espoir d’une petite table à l'écart de cette agitation plébéienne partait en fumée. Il ne me restait plus qu’à trouver le meilleur partenaire de tablée. Ou plus exactement : le moins pire. Non… non… certainement pas… plutôt crever… non… ah. Hum, pourquoi pas. Une femme à la chevelure rousse parfaitement lissée me paraissait être le choix le plus judicieux. Je ne m’asseyais pas en face de n’importe qui, moi ! Pas tout le monde pouvait se vanter de profiter de ma sensationnelle présence. Sans prendre la peine de me présenter, et encore moins de m’excuser, je pris place dans le box de la rouquine. Je posai mon sac à côté de moi et effaçai un petit pli de mon tailleur avant d’appeler un serveur. Garçon, m’exclamai-je dans un sec claquement de doigts. Un jeune homme visiblement pas très dégourdi vint à ma hauteur. Je vous prendrai un cappuccino brûlant avec une crème épaisse mais légère, veloutée mais pas mousseuse, saupoudré de cannelle, accompagné de deux gaufres aux fruits rouges, mais sans fraises, un fondant au chocolat et… une part de tarte au citron meringuée. Ce sera tout. J’avais un petit creux. Je n’avais pas beaucoup mangé à midi. Une seule entrée, un seul plat et un seul dessert, ça ne nourrit pas sa Manticore. Bon, ça vaut pas mes habituels restaurants étoilés, mais ça fera l’affaire. À la guerre comme à la guerre.
Je jetai un coup d'œil à mon téléphone, vérifiant les messages non lus. J'en avais déjà cinq. Dont un concernant le fameux repas de tout à l’heure, qui s’était fini assez précipitamment. Je poussai un profond soupir. Combien de fois il faudra que je m’évertue à leur expliquer que je ne négocie pas avec les subalternes ? … Dans ma grande mansuétude, je leur laisse une chance, et bien sûr ils me déçoivent. Alors je me vois obligée de sévir, même si c’est une immense perte de temps. Heureusement que j’avais tout prévu. Pour pas changer. Faut toujours que je rattrape les bourdes des autres. Qu'est-ce qu’ils feraient sans moi… C’est éprouvant d'être géniale.

Emi Burton


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________________________________________ Mer 17 Mai 2017 - 0:20

Rappelez-moi pourquoi j'étais venue au Granny's ? Ah oui. Ca me revient. Parce que Storybrooke ne met pas d'endroits décents à ma disposition et que je dois me contenter du dinner dans lequel se retrouve toute la ville - et principalement la classe moyenne bon chic bon genre, souvent accompagnée d'enfants pour des repas familiaux, peu chers et médiocres.
Je n'aimais pas me mêler à eux. D'aucun diraient que je n'aime pas grand chose, ce à quoi j'ai bien envie de vous répondre qu'à l'instar d'Oscar Wilde, j'ai, contrairement à certains, les goûts les plus simples du monde : je me contente du meilleur. Ou, en l'occurrence, de ce que Storybrooke en particulier et plus généralement le Maine ont à offrir, c'est à dire peu de choses.
Aujourd'hui, c'était un Granny's particulièrement bondé. Demain ce serait H&M. Chacun sa croix.
J'avais au moins déniché une table en solitaire où je pouvais boire mon cappuccino (déguster eut-été un meilleur mot mais on ne déguste pas un cappuccino bas de gamme) tout en parcourant la dernière édition de Vogue.
J'avais parcouru un tiers du magazine quand une ombre obscurcit ma lecture l'espace d'un instant avant de se volatiliser. Une plus jeune femme s'était assise en face de moi, tranquille et nonchalante, comme si le monde lui appartenait. Je ne l'avais jamais croisée avant mais j'aimais déjà sa façon de posséder les lieux qui n'était pas sans rappeler la mienne.
- Je vous prendrai un cappuccino brûlant avec une crème épaisse mais légère, veloutée mais pas mousseuse, saupoudré de cannelle, accompagné de deux gaufres aux fruits rouges, mais sans fraises, un fondant au chocolat et… une part de tarte au citron meringuée. Ce sera tout, l'entendis-je ordonner sans ciller.
Aussitôt, je refermai Vogue.
C'était bien la première fois que j'entendais une commande aussi fine et raffinée, surtout pour l'endroit. Une commande un peu volumineuse, certes, mais je gageai qu'elle faisait beaucoup d'exercice. D'après ce que je voyais de sa silhouette, elle n'était pas du genre à laisser la cellulite s'installer.
- Bon, ça vaut pas mes habituels restaurants étoilés, mais ça fera l’affaire. À la guerre comme à la guerre.
- Vous prêchez une convertie, ne pus-je m'empêcher de répondre d'un air pincé en entendant son commentaire pertinent et désinvolte. Des sacrifices, encore des sacrifices. Voilà à quoi nous réduit Storybrooke.
Puis je repris ma lecture pendant qu'elle consultait son téléphone dernier cri, sa douce voix et son snobisme devenant une douce musique à mes oreilles.
- Je crois que je vais devoir passer quelques commandes. Ils n'auront jamais ces modèles ici, faut pas rêver. Voilà ce que c'est d'être au-dessus de tout le monde et d'avoir du goût dans une ville qui n'en a pas, poursuivis-je en auscultant Vogue à nouveau. Ou peut-être qu'Aphrodite pourrait nous téléporter à Paris le temps d'un après-midi. Ou carrément d'un weekend. Après cinq millions d'années elle n'est pas à deux jours près, remarque. Moi, en tout cas, je ne suis pas à deux jours près loin d'ici. Oui, on va faire comme ça. Ce sera toujours mieux que de passer commande sur un site qui ne marchera pas correctement pour qu'une personne pas suffisamment qualifiée s'occupe de tout expédier. On pourrait faire un crochet par New-York, maintenant que j'y pense. Tout plutôt que de négocier avec des subalternes, me résolus-je en avalant une gorgée de mon cappuccino.
Ne pas négocier avec les subalternes. J'avais l'impression d'avoir déjà dit cela avant mais je ne voyais vraiment pas à quelle occasion j'aurais pu le dire. Mon génie me dépassait sans doute une fois de plus, voilà tout.
- Ah, si seulement il y avait plus de gens comme moi sur Terre.... soupirai-je en collant mon dos contre la banquette défoncée. Et moins de banquettes défoncées. Et plus de banquette à ma hauteur.

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________________________________________ Sam 20 Mai 2017 - 16:42

Cappuccino & brocolis
Deborah & Blake

Au-dessus de tout le monde. Avoir du goût. Quelqu’un était-il en train de faire ma description ? Je venais de finir de checker messages et mails. Il ne me restait plus qu’à attendre impatiemment que l’on m’apporte ma commande. Laissant mon regard divaguer, celui-ci tomba sur le dernier magazine Vogue en face de moi. Je relevai les yeux pour détailler rapidement la détentrice de cette revue distinguée. La rousse à la table de laquelle je m’étais installée avait bon goût. C’était une bonne chose. Je n’aurais pas supporté de me retrouver devant un torchon de chez People. Qui pouvait avoir une vie assez misérable pour s’intéresser à celle des autres ? Avouez que ce comportement est parfaitement ridicule. Je repris mon portable afin de me tenir au courant des plus fraîches actualités de la bourse. New-York. Un voyage “d’affaires” me revint alors en mémoire. Les sièges du Per Se de Manhattan sont nettement plus confortables. La dernière fois que j’y suis allée, leurs plats étaient tellement divins que j’ai dû goûter toute la carte. C’est pas ici qu’on mangera aussi bien. Oh, et cette exposition privée sur le toit de l’Empire State Building… un bijou. Je m’étais achetée quelques toiles d’ailleurs, en souvenir de vacances. Trois fois rien. Le retour en première classe était tellement désagréable que j’ai fait atterrir l’avion pour prendre un jet privé. Quelle idée aussi de monter dans un coucou public. Le champagne n’était même pas servi dans des coupes en cristal. Une honte. Il me semble que j’avais porté plainte… ou alors c’était pour la croisière aux Caraïbes… Le yacht n’avait qu’une seule piscine ! Inacceptable. Enfin, je crois que jamais je ne trouverai quelque chose à ma hauteur… encore moins ces foutues banquettes. J’avais l’impression de me répéter sur cette dernière phrase. Pourtant ce n’était pas mon style de radoter. Ils pourraient au moins nous proposer une séance chez le kiné pour compenser le mal de dos. Mes doigts tapotaient la surface plastiquée de la table dans une cadence nerveuse. Attendre. Encore et toujours. Pourquoi étais-je toujours celle qui attendait ? Pourquoi diable les gens ne pouvaient-ils pas suivre le mouvement ? Était-ce si compliqué ? Bon, je devais bien avouer que j’avais une facilité déconcertante à me faire attendre aussi. Mais cela n’avait rien à voir. Une diva se fait toujours désirer. C’est un art. Profitant du passage d’un serveur à ma hauteur, je l’interpellai : Ça fait exactement trois minutes et quarante-six secondes que je patiente. Vous comptez me faire poireauter jusqu’à quand exactement ? Parce que figurez-vous que je n’ai pas que ça à faire. Et je ne vous ai pas demandé la lune non plus. Vous allez chercher le café jusqu'au Brésil à la nage ou quoi ? Le service laissait vraiment à désirer. D’un côté, à quoi pouvait-on s’attendre de la part d’un établissement aussi bas de gamme ?

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________________________________________ Sam 20 Mai 2017 - 19:14

New-York. J'aimais New-York. Je l'aimais pour son Time Square. Je l'aimais pour son Broadway. Je l'aimais pour son bon goût. Je n'y étais jamais allée - ni dans cette vie ni dans l'autre - mais je l'aimais quand même.
Je n'aimais pas Harlem ni les autres quartiers pauvres. Je préférais Manhattan ou encore le Queens, s'il faut ne pas faire sa fine bouche. J'aurais été aisé de vivre dans un appartement avec terrasse panoramique donnant sur Central Park. Là-bas au moins les sièges auraient été confortables...
Je secouai la tête. Le Per Se devait être un endroit formidable. Avec des sièges formidables. Une nourriture succulente. Peuplé de clients audacieux et raffinés. C'était la première fois que je pensais au Per Se. Je n'étais même pas certaine d'avoir jamais connu son nom. Mais je me figurais parfaitement l'endroit et regrettai d'autant plus ma présence au Granny's.
Je me pris à rêver d'un jet privé qui m'emmènerait là-bas. Puis nous ferions un crochet par les Caraïbes où m'attendrait le Titanic moderne des croisières. Les cocktails seraient servis frais. Le personnel serait impeccable. Il ne serait nul besoin de porter plainte pour absence de coupes en cristal. Dieu merci, le manoir d'Aryana en avait.
- Les sièges parisiens ne sont pas mauvais non plus. La dernière fois que j'y suis allée c'était pour la Fashion Week et nous avons évidemment dîné au Fouquet's. Je m'en souviens très bien. Les sièges de leurs toilettes étaient plus confortables que ces maudites banquettes et la carte...
Je soupirai d'aise face à ce doux souvenir. Je n'avais échangé qu'une fois avec Diane Moon et je ne savais pas ce qu'elle devenait. Au demeurant, je m'en fichais bien. Savoir qu'elle était une femme de goût, et ce malgré ses cinq millions d'années, me suffisait et m'aidait à garder espoir : non, Connor Williams n'était pas la norme chez nos voisins les dieux. Dieu soit béni. Mes yeux n'auraient su le supporter.
- Quel dommage que les Fashion Weeks soient de plus en plus insipides. Du déjà vu et du orange. J'ai porté plainte pour faute de goût, naturellement et écrit à Jean-Paul Gaultier pour qu'il intervienne. Si on ne peut plus faire confiance ni aux banquettes ni à la mode, où va le monde ?
Je bus une gorgée pour me remettre de cette constatation navrante.
- Ils devraient nous proposer une séance chez le kiné. Une séance gratuite. Menée par un bel éphèbe italien. Mais ils ne le font pas, de toute évidence. Le mal de dos : le mal du siècle. Et ça vous étonne ?
Je tournai une page de ma revue. Un serveur passa à proximité. Je l'aperçus du coin de l'œil et décrétait :
- Il va falloir me refaire un cappuccino. Il a refroidi. Mettez y un peu plus de coeur cette fois. Ce n'est tout de même pas compliqué de produire une mousse onctueuse mais pas baveuse et un café chaud mais pas brûlant. N'allez pas me faire croire qu'il faut un doctorat pour ça... Et soyez mignon, trouvez moi quelque chose de délicat à manger. Délicat comme mes papilles. Pas l'un de ces donuts trop lourds qui tombent sur les hanches. Pas non plus la tarte aux pommes de mémé, j'ai passé l'âge. Je ne suis pas ici pour un goûter. Je suis une personne raffinée, figurez-vous. Tenez, donnez donc ma carte au responsable. Si jamais il connecte ses neurones, peut-être m'implorera-t-il de m'occuper de cet... endroit, ajoutai-je en tendant le précieux sésame au serveur sans même le regard. Pourquoi ne me feriez vous pas une gaufre aux fruits rouges sans fraises mais avec un nuage de chantilly avec un petit quelque chose au chocolat noir mais pas trop amer ?
Le serveur s'éloigna alors je l'apostrophai de nouveau :
- Et pourquoi ne feriez vous pas les choses plus rapidement ? Vous voulez vraiment une mauvaise revue sur tripadivor ? Je peux faire de votre vie un cauchemar éveillé. La réputation, ça me connaît, ajoutai-je en espérant lui avoir fait peur.
Qui se frotte à Dégoût s'y pique. J'étais passée maître dans l'art de faire et défaire les réputations et je ne trouvais rien de plus jouissif.

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________________________________________ Jeu 1 Juin 2017 - 0:04

Cappuccino & brocolis
Deborah & Blake

Tandis que ces empotés du Granny’s préparaient ma commande à la vitesse d’un paresseux sous sédatifs, je me fis violence pour patienter encore “quelques instants”, comme l’avait si bien dit ce grand diplomate de serveur. Quelques instants. Tu parles, ça veut tout et rien dire ça. On dirait un français. J’avais déjà travaillé avec un collaborateur parisien. Celui-ci avait la sale manie de parler pour du vent. Ah, elles étaient belles ses phrases, bien tournées, assez alambiquées pour que les plus simplets soient perdus après la première virgule. Mais au final, il ne faisait que brasser de l’air. Rien de concret. J’en avais fait une sorte de stéréotype, ma conclusion étant que tous les parisiens devaient être un peu comme ça. Des poètes inutiles. Paris se résumait d’ailleurs à ça : de la beauté dans le futile. La tour Eiffel par exemple. Splendide Dame de Fer, certes, élégante, majestueuse, impressionnante. Mais quid de son sens pratique ? Niet. Nada. Niente. Que dalle quoi. Au fond, n’était-ce pas là toute la subtilité de l’art à la française ? Après tout, pourquoi la beauté devrait-elle s’encombrer d’une chose aussi grossière qu’une fonction ? À quoi bon chercher un sens à tout, alors que rien n’en a ? Ouh, passez-moi un cachet d'aspirine.
Mes pensées divaguèrent ainsi, passant d’une soudaine et incompréhensible envie d’aller visiter les toilettes du Fouquet’s, à cet affreux orange des dernières Fashion Weeks. De quoi vous couper l’appétit. Cependant, il en fallait plus à mon estomac pour déclarer forfait. Puis, sortie de nulle part, la gourmande vision d’un bel italien à la peau dorée par le soleil me mit de nouveau l’eau à la bouche. La cuisine italienne était à se damner, alors je n’osais même pas imaginer le goût savoureux de leur tendre viande… Avec des tranches de mozzarella et quelques gouttes d’huile d’olive… Un plaisir exquis.

Il va falloir me refaire un cappuccino. Il a refroidi. Mettez y un peu plus de cœur cette fois. Ce n'est tout de même pas compliqué de produire une mousse onctueuse mais pas baveuse et un café chaud mais pas brûlant. N'allez pas me faire croire qu'il faut un doctorat pour ça… D’où venait donc cette voix doucement réprobatrice et hautaine ? Mon regard sombre se posa sur ma voisine. Et soyez mignon, trouvez moi quelque chose de délicat à manger. Délicat comme mes papilles. Pas l'un de ces donuts trop lourds qui tombent sur les hanches. Pas non plus la tarte aux pommes de mémé, j'ai passé l'âge. Je ne suis pas ici pour un goûter. Je suis une personne raffinée, figurez-vous. Tenez, donnez donc ma carte au responsable. Si jamais il connecte ses neurones, peut-être m'implorera-t-il de m'occuper de cet... endroit. Oh, cette façon de rendre ce petit bout de papier d’un geste à la fois gracieux et dédaigneux ! C’était tout à fait appréciable. Un fin sourire étira mes lèvres rougies de maquillage. Pourquoi ne me feriez-vous pas une gaufre aux fruits rouges sans fraises mais avec un nuage de chantilly avec un petit quelque chose au chocolat noir mais pas trop amer ? Le serveur, visiblement intimidé, décida qu’il était temps pour lui de se carapater dans les cuisines. Mais rien n’arrêtait ma féroce partenaire de box : Et pourquoi ne feriez-vous pas les choses plus rapidement ? Vous voulez vraiment une mauvaise revue sur tripadivor ? Je peux faire de votre vie un cauchemar éveillé. La réputation, ça me connaît. La rouquine venait d'asséner le coup fatal. Je pouvais parier mille dollars que le serveur qui ressortirait des coulisses ne serait pas le même. Si je n'avais pas été occupée à… ne rien faire, j’aurais certainement applaudi cette performance.
Jackpot, mille dollars pour bibi. Un nouveau serveur (tout aussi banal que le précédent) apporta ma commande. Je l’attendais depuis au moins deux éternités. Elle avait intérêt d’être à la hauteur ! Lorsque le type posa le plateau devant moi, mes yeux gloutons firent aussitôt place à une mine sceptique. J’apostrophai le serveur avant qu’il ne m’échappe. Je m’attendais à rien et pourtant je suis quand même déçue. Vous êtes très forts ici, y a pas à dire. Chaque mot prononcé claquait comme un coup de fouet. Vous pouvez me dire ce que c’est que… ça ? … Une tarte au citron ? Moi j’appellerais ça un massacre. Nan mais regardez-moi ce travail, il y a deux fois plus de meringue que de crème. Je me doute bien que vous êtes pas allé très loin dans les études, mais faut pas avoir fait Harvard pour voir qu’il y a un truc qui choque là-dedans. C’est ni fait ni à faire, remballez-moi tout ça. Je poussai le plateau du bout des doigts vers le bord de la table. Il aurait sans doute basculé si le bonhomme n’avait pas eu de bons réflexes. Je veux commencer par la tarte au citron. Vous pouvez tout ramener. Et rebelote, c'était reparti pour 5 millions d’années d’attente.

Mon téléphone vibra. Au bout de la troisième sonnerie, je finis par répondre. C’est pour quoi ? … Ouais tu me déranges, dépêche-toi. Sans prendre la peine de baisser d’un ton pour ne pas déranger mon entourage (en quoi cela me concernait-il d’abord ?), je continuai ma petite conversation avec un de mes banquiers. Du peu que j’écoutais, il s’agissait d’une barbante histoire de paperasse mal signée par un client. Eh bien tu le fais signer comme il faut ou sinon on liquide son compte et tout ce qu’il y a dedans. J’ai pas le temps pour ces c*nneries. Oh et la prochaine que tu m'appelles pour une idiotie pareille, ce sera pas la peine de te présenter à la banque le lendemain. Si tu vois ce que je veux dire. Bip. Pas un au revoir, pas même un ciao abrupt. Poussant un profond soupir, je croisai ma jambe droite sur la gauche. J'étais entourée d’incapables. Navrant. Tut-tulut-tut-tulut… La sonnerie inopinée d’un portable me fit tourner la tête. Derrière moi, une gaudiche ne semblait pas décidée à décrocher. Ma patience extrêmement limitée accompagnée des récents agacements eurent raison de ma retenue. Me couchant sur le rebord du dossier qui me séparait de la courge fausse blonde, j’étendis le bras et me saisis de son cellulaire. Écoute-moi coco, visiblement ta copine a pas envie de te causer, alors lâche le morceau. Et puis… Je jetai un coup d’œil à la-dite copine. Beurk. Entre nous, qui que tu sois, je peux t’assurer que tu trouveras mieux. Ce sera pas difficile. Laisse tomber ce thon. Dans une magnifique arabesque, le portable alla s’exploser sur le carrelage. Manquerait plus que je sois encore dérangée par une sonnerie. Que l’on m’appelle moi, c'était une chose, mais que d’autres se permettent de laisser sonner leur téléphone, c'était inacceptable.

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________________________________________ Jeu 1 Juin 2017 - 16:21

Le serveur incompétent s'en retourna en cuisine, la queue entre les jambes. Je ne pris même pas la peine de le suivre du regard. A quoi bon abimer les iris si délicats ? Il n'avait de toute façon que ce qu'il méritait. Travailler dans un dinner n'était pas une excuse pour ne pas reconnaître les clients de marque tels que moi. De toute façon, j'étais bien trop occupée à être la meilleure pour l'observer, iris délicats ou non.
Le bal des serveurs avaient cependant repris. L'un de ses congénères apportait enfin sa commande à ma voisine que je regardais pour la première fois. Une peau diaphane, des lèvres satinées de rouge, une moue de peste, des vêtements de marque. Je décidai de l'apprécier. Comme quoi le Granny's pouvait être fréquentable.
J'aurais pu me présenter, certes. Lui tendre ma carte à elle aussi. Mais jamais, ô grand jamais, je n'aurais eu l'outrecuidance d'interrompre sa remontrance envers le second serveur qui se liquéfiait à chaque parole. C'était magistral. Je n'aurais pas dit mieux moi-même. A croire que cette femme était moi sans l'être, ce qui, en soi, était un véritable prodige.
Je posai mes yeux sur la tarte au citron de la malheureuse incomprise en face de moi et retins une moue désapprobatrice. C'était... Non, inutile que je gaspille ma salive à vous l'expliquer. C'était, et c'était bien assez comme ça.
Elle avait bien fait de renvoyer cette immondice, tout comme elle eut raison de rabrouer la personne qui l'appelait. Les gens n'ont décidément aucun savoir-vivre.
J'observai ma manucure, pianotant légèrement sur la table. Une manière subtile et efficace que signaler au serveur que j'attendais. Encore. Toujours. Sempiternellement, dans une insatisfaction grandissante.
Lasse de ne pouvoir profiter d'une pause sucrée dans les règles de l'art, je sortis mon iPhone pour y lire quelques mails. J'aurais pu en profiter pour alimenter mon compte Instagram mais les denrées du Granny's n'étaient pas à la hauteur. J'hésitai, pendant un instant, à poster une revue cinglante de leur service bas de gamme, mais décidai finalement que le Granny's ne valait pas non plus ce temps perdu.
- La question n'est pas de savoir s'il voit ce que la menace implique mais s'il est en mesure ou pas d'agir en conséquence. Et au vu du nombre grandissant d'incompétents sur cette planète, je dirais que la réponse à la question a de fortes de chances d'être un grand et retentissant "non", commentai-je tranquillement alors que mon esprit avait subitement dévié vers le monde passionnant des finances et des banquiers.
Allez donc savoir pourquoi.
J'en étais quoi qu'il en soit à cette conclusion ô combien intéressante, quand le bip aussi inopiné que malvenu d'une sonnerie de téléphone brouilla mes pensées. Je pinçai les lèvres dans une moue insatisfaite. Après les serveurs, c'était donc aux clients de ne pas y mettre du leur. A présent, des bribes inintéressants de conversation me parvenaient aux oreilles, en plus des autres conversations en face à face qui entouraient ma précieuse personne. Mais soudain, tout s'arrêta et je reconnus le bruit délicieux d'un téléphone finissant sa vie face explosée contre terre. Je souris.
- Dieu merci il s'est suicidé avant que je ne fasse un scandale, commentai-je, ravie, le visage nouvellement détendu.
Ce fut ce moment que choisit le serveur incompétent pour apporter ma commande.
Il déposa maladroitement le plateau devant moins, tremblant telle une feuille en soir de grand vent.
- Je crois rêver. Ils embauchent donc des serveurs atteints d'un Parkinson précoce, commentai-je sans un regard pour l'individu. Vous pouvez disposer. De toute façon j'ai comme l'intuition que vous ne saurez pas faire mieux que... ça. J'espère pour vous que la gaufre n'est pas trop cuite et que les fruits sont frais.
Puis, tapotant mon téléphone, j'ajoutai, douceureuse :
- Sinon il me suffit de trois clics et quelques mots et vous serez fini...
Toute la salle l'entendit déglutir avec peine tandis qu'il se retirait de mon champ de vision. Je jubilai. Mes lèvres s'étaient retroussées en un sourire victorieux qui laissait apparaître mes canines blanches et luisantes.
Ces dernières vinrent bientôt se planter dans la gaufre aux fruits rouges dont elles broyèrent une petite bouchée, à l'affût de chaque goût, chaque texte, chaque élément. Mon palais était plus affûté que la normale. J'aurais probablement pu me reconvertir en goûteuse professionnelle mais nous étions à Stroybrooke. Pareil choix de carrière aurait pu me coûter la vie, ne nous mentons pas.
- Moui. C'est mangeable, commentai-je après déglutition. Mais ça ne vaut pas les pâtisseries raffinées, élégantes et hors de prix d'Angelina, sur la rue de Rivoli à Paris. D'ailleurs, le décor et les accessoires non plus ne valent pas Angelina. Sans parler du nom de cette... auberge, grimaçai-je, dédaigneuse. Mais je serais forte et ferais avec la médiocrité ambiante de la ville, repris, stoïque et résignée.
Je reposai la gaufre et attrapai la tasse de cappuccino pour la porter à mes lèvres et procéder à une nouvelle analyse méticuleuse.
- Y a un peu de mieux, reconnus-je dans une moue dépitée. De toute façon, ce n'est certainement pas chez Granny's que j'irais si je voulais déguster un grand cru...
Secouant la tête, je rouvris Vogue afin de reprendre ma lecture quand une petite tête blonde crut bon d'essayer la puissance de ses cordes vocales, deux tables plus loin.
Agacée, je refermai sèchement le magazine tandis que mes yeux, qui n'étaient à présent plus que des radars à nuisance, mitraillaient la source du bruit.
- Vous allez le faire taire ou il va falloir que je m'en charge ? demandai-je à la cantonade sans cesser de fixer la mère courage et son bambin braillard et baveux. C'est quand même incroyable. Où sont donc passées les bonnes manières de la plèbe ?

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Blake Malone


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________________________________________ Mar 6 Juin 2017 - 16:47

Cappuccino & brocolis
Deborah & Blake

La phase de choc passée, l’espèce de guenon à qui je venais de subtiliser le téléphone ouvrit sa détestable bouche pour m’inonder de jurons aussi grossiers que sa propre personne. Mais avant qu’elle n’ait le loisir de déchaîner sa colère, je lui assenai un regard noir. Ce genre de regards noirs qui vous indique explicitement que si un seul son vous échappe, vous finissez la journée avec tout juste assez de dents pour laper de la soupe. Ajoutez à cela une bonne dose de charisme, et vous avez là un cocktail parfait pour stopper net toute envie de révolte. La femme (si on pouvait appeler cette chose une femme) se ravisa donc et se retourna, grommelant une flopée d’inepties au passage. Je n’y prêtai guère attention. Ce que pensait Délit de Faciès m’était d’un intérêt inexistant. J’allais de nouveau checker mes messages lorsque la porte des cuisines s’ouvrit sur le serveur. Mes prunelles s’éclairèrent d’une lumière gourmande. Enfin ! Cependant, mon enthousiasme fut tué dans l’œuf lorsque le plateau me passa sous le nez pour se déposer devant ma voisine de tablée. Je me renfrognai, déçue, coulant un regard envieux à la gaufre aux fruits rouge qui… Minute papillon ! Cette pâtisserie n’était pas règlementaire. De ce que mon fidèle nez me disait, les baies n’avaient pas été cueillies le jour-même, et le sucre de mauvaise qualité risquait de filer une sacrée nausée dès la première bouchée. Pour peu que l’on est un palais délicat, tout du moins. Et de ce qui m’était vaguement parvenu aux oreilles, c’était précisément le cas de la rouquine qui partageait pas table. J’étais face à une urgence sanitaire. Un crime de l’extrême bon goût allait être commis, et si jamais la cuillère se rapprochait davantage de ses lèvres raffinées, la pauvre victime ne s’en remettrait pas. Les gens sachant apprécier les bonnes choses étaient si rares par ici, ce serait une abomination de perdre un pareil spécimen ! Toutefois, j’étais bien trop frustrée de n’avoir rien à me mettre sous la dent que je me contentai de faire défiler d’un doigt nerveux les actualités sur l’écran de mon portable. Si l’Enfer existait, cela ne devait pas être loin de ce que je vivais actuellement. A ce propos, un petit démon choisit ce moment précis pour donner de la voix. Mes molaires grincèrent les unes contre les autres. Mon ouïe sensible ne supporterait pas cette pollution sonore plus longtemps. Heureusement, la dame rousse mit fin à ce cauchemar. Elle marquait des points dites donc. En y repensant, je me fis la réflexion qu’elle ne méritait pas de finir terrassée par un mal de ventre dû à une nourriture populaire. Je ne le permettrais pas. Je reportai donc mon attention sur sa gaufre qui, à mes yeux, ressemblait plus à une bombe à retardement. Ni une ni deux, je saisis l’assiette sournoise ainsi que le manche de la cuillère avant que cette dernière n’atteigne sa destination. Permettez que je vous sauve la vie. Vous me remercierez plus tard. Mes stilettos claquèrent avec force contre le lino tandis que je me ruai tel un fauve vers la source du mal. Les cuisines.
Une odeur de gras me prit à la gorge. Je retins un haut-le-cœur. Bon sang, ce qu’il ne fallait pas faire pour sauver la gastronomie. Prenant mon courage à deux mains, je m’avançai vers un gros type coiffé d’une toque. Le chef cuistot. Comment osez-vous proposer cette immondice ?! Je fulminais, agitant l’arme du crime devant ses yeux bovins. Que vous jetiez ça à la populace habituelle, je peux comprendre. Mais servir la même chose à une cliente de marque, c’est criminel. Certains sont morts pour moins que ça, gros lard. Sur ces paroles assassines, je lâchai l’assiette qui s’écrasa sur le carrelage avec fracas. Dans un volte face impérial, je pris congé de ces meurtriers du bon goût et partis rejoindre mon siège. Le personnel avait compris le message. Aucun doute là-dessus. Il nous servirait leurs mets les moins abjects. Dans le cas contraire, je ne donnais pas cher de la peau du Granny's. Les jours de l'établissement étaient comptés.

Emi Burton


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________________________________________ Mar 6 Juin 2017 - 19:12



On ne coupe pas facilement le siffler à Deborah Gust (c'est moi). Tout comme on ne lui coupe pas facilement la parole. Les gens ont beau être médiocres, ils constatent quand même rapidement que je les surpasse en tous points et se le tiennent pour dire. D'ordinaire ils se contentent de baisser la tête et d'obéir. Les plus émotionnels rougissent. Mais tous s'accordent (ou devraient s'accorder) à dire que j'ai raison et qu'ils ont tort. Que je suis la meilleure et pas eux. Même le bambin braillard et sa mère incompétente s'en étaient aperçus. Il avait suffi d'une parole cinglante et d'un regard appuyé avant que je ne reprenne place face à mon assiette...
... qui me passa sous le nez.
Non pas qu'elle était devenue vivante. Nous sommes certes à Storybrooke et j'ai appris à croire en la magie (surtout quand elle m'emmène gratuitement à la Fashion Week), mais quand même. J'ai des yeux pour voir et des oreilles pour entendre et, contrairement à beaucoup dans ce bas monde, je m'en sers.
Aussi constatai-je avec effarement que ma voisine s'était subitement levée pour retirer assiette et cuillère de ma porter et les emporter. J'en restai coïte, la bouche légèrement bée quelques instants effarés avant que je ne me reprenne. Ne jamais laissez des inconnus admirer vos amygdales. Seul le dentiste le peut.
Je fermai aussitôt les écoutilles et suivait ma compagne du regard, appréciant sa démarche mesurée et assurée ainsi que le son de ses talons sur le lino du Granny's. Cette femme avait de la prestance, c'était indéniable.
Il ne lui fallut que quelques instants pour disparaître en cuisine et réapparaitre, sans l'assiette ni le couvert. De la même démarche conquérante, elle reprit sa place en face de moi.
- Je vous ai longtemps cherchée, confiai-je alors, flegmatique. Entre nous, je ne pensais pas vous trouver... ici, ajoutai-je simplement après un regard lourd de sous-entendu. Je commençai à croire que le bon goût avait disparu - et ce n'était pas faute d'essayer d'y remédier, précisai-je en repensant à ma drôle d'aventure au centre commercial sur laquelle je n'épiloguais cependant pas (pas encore, du moins), et vous voilà, comme si le ciel ou peu importe qui avait entendu mes appels dégoûtés.
Je pris mon sac à main pour en extirper une carte de visite et la faire glisser vers la jeune femme :


- Au cas où, commentai-je sobrement. Vous êtes une personne de goût et de valeur, je l'ai tout de suite senti. Si jamais vous préférez fréquenter vos semblables, je suis disponible...
Règle numéro un en société : ne jamais faire sentir qu'on a besoin des gens mais leur faire croire qu'ils ont besoin de nous. D'où ma nonchalance déconcertante, même si je n'aurais pas été contre une amie.

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________________________________________ Sam 15 Juil 2017 - 19:23

Cappuccino & brocolis
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D’un geste agacé, je rejetai un mèche d’ébène derrière mon épaule. Mes bracelets cliquetèrent, de ce cliquetis raffiné des bijoux précieux. Je vous ai longtemps cherchée. Plait-il ? Ah, ce n’était que ma voisine de table. En règle générale, je me serais contentée d’ignorer parfaitement cette personne. Mais il se trouvait que cette-dite personne avait dans la voix une touche de royale suffisance qui n’était pas pour me déplaire. Entre nous, je ne pensais pas vous trouver... ici. Moi non plus, moi non plus. Je commençais à croire que le bon goût avait disparu - et ce n'était pas faute d'essayer d'y remédier, et vous voilà, comme si le ciel ou peu importe qui avait entendu mes appels dégoûtés. J’étais presque sûre que ce n’était pas le ciel qui m’envoyait ici-bas (ou alors le Seigneur avait un humour sarcastique insoupçonné), mais je comprenais tout à fait le dégoût de la rousse pour la cruelle vulgarité de la populace. Je sentais ma rétine se décoller à chaque fois que je posais les yeux sur la grâce plus que douteuse de ces êtres qui n’étaient bons qu’à finir dans mon assiette.
La rouquine aux manières distinguées fit glisser un bout de papier plastifié vers moi. Sa carte de visite. Les gens qui avaient une carte de visite montaient automatiquement dans mon estime. C’était des gens qui ne s’abaissaient pas à perdre du temps en présentations. Et s’ils estimaient que leur temps était trop important ou qu’ils n’avaient pas besoin de se présenter, cela signifiait qu’ils ne se prenaient pas pour n’importe qui. Au cas où. Vous êtes une personne de goût et de valeur, je l'ai tout de suite senti. Si jamais vous préférez fréquenter vos semblables, je suis disponible… Oh cette façon de tourner la phrase afin de se rendre indispensable. De toute beauté. Cette dame méritait peut-être mon attention. Je me saisis du morceau de plastique, le faisant tourner entre mes doigts manucurés avec élégance. Un léger sourire bourré de condescendance aux lèvres, je répondis : J’ai un emploi du temps assez chargé, mais je saurai trouver un moment à accorder à qui le mérite. Sur ces paroles, je me relevai, pris mon sac et me faufilai hors de la banquette qui me vaudrait une bonne séance de rééducation dorsale. Vous avez réussi l’exploit de rendre presque supportable ce lieu minable. Je vous en félicite miss… je dus jeter un coup d’oeil à la carte pour me souvenir de son nom. … Gust. Le serveur revint alors à la charge avec ma commande tant attendue. Je le toisai de haut en bas dans un rictus à la fois méprisant et navré. Je vais manger ailleurs. Remballez tout. Si je n’avais pas été aussi intimidante, le type m’aurait certainement jeté le plateau à la figure. Encore un qui allait déposer sa démission avant l’heure de fermeture. Un grand bien pour l’humanité. Au plaisir de vous revoir dans un établissement à la hauteur de nos exigences. Si tant est qu’un tel endroit existe, enchaînai-je en me retournant vers la rousse. Je lui tendis ma propre carte de visite d'un sobre noir mat. À côté de mon nom, il y avait juste inscrit ma profession de directrice de la banque. Mes activités illicites étaient assez connues par le bouche à oreille, ce n'était pas nécessaire de le crier sur tous les toits.
Mes talons claquèrent une dernière fois sur le lino du Granny's. Mon parfum de grand créateur flotta encore quelques instants dans l'air avant de s'éventer. J'étais à présent sur le trottoir, devant une Cadillac vintage couleur crème impeccable. Avant de prendre le volant, je passai un coup de fil à mon majordome : Alfred, prépare la collation. J'arrive. Cette agréable rencontre avec la dénommée Deborah m'avait mise en appétit.

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________________________________________ Sam 15 Juil 2017 - 20:47

J'acceptais d'ordinaire très mal la condescendance car j'estimais que peu de gens étaient en mesure de me prendre de haut, même s'ils faisaient deux mètres. Mais je savais que le snobisme de cette jeune femme ne m'était pas réellement destiné. C'était un code, une manière subtile d'accepter la proposition. Il s'agissait là d'une règle méconnue de la plèbe qui n'avait de toute façon guère besoin de la connaître pour la simple et bonne raison qu'elle ne la méritait pas. En retour, je lui adressai un sourire suffisant, maintenant le contact visuel. Ca aussi, ça faisait partie des règles entre gens de la même espèce.
Je ne la quittais pas non plus du regard lorsqu'elle se leva gracieusement dans l'idée de s'en aller loin de cet endroit maudit où nous n'aurions jamais dû mettre les pieds de prime abord. Mais peut-être qu'il fallait en passer par là pour que nous nous rencontrions. Peut-être était-il écrit quelque part que notre rencontre devait avoir lieu, telle le point fixe de la rencontre en Donna Noble et le Docteur.
Et malgré tout, je m'étonnais que mon radar à dégout n'ait pas détecté sa présence snobe et suffisante plus tôt.
Je prêtai à peine attention au serveur qu'elle remballa l'instant d'après. Il ne l'avait certes pas volé mais il aurait été criminel de lui accorder plus d'intérêt qu'il ne le méritait. Mes yeux l'observaient toujours. Elle était peut-être debout et moi assise mais je la toisai néanmoins.
J'attrapai la carte monochrome qu'elle me tendait en même temps que l'espoir de nous revoir dans de meilleures circonstances. J'y accordai un rapide regard, notant son nom et sa profession. Ni l'un ni l'autre ne me surprenait. Elle avait l'allure et la dignité de ce type de personnes et j'approuvai d'un délicat hochement de tête.
- S'il n'existe pas, il ne tient qu'à nous de le créer, fis-je remarquer nonchalamment.
Je la regardai alors qui tournait les talons et s'éloignait dans un délicat parfum de créateur.
Quelques instants plus tard, ce fut mon Chanel numéro 5 qui se répandit dans mon sillage alors que je partais sans payer et sans que personne n'ose venir demander son reste.

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