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 Violent delights have violent ends ✘ ft. Teach

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Rebekah Stormborn


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


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________________________________________ Jeu 18 Mai 2017 - 0:36

Violent delights have violent ends
Edward & Rebekah

Nassau. Le plus grand repère des pirates du monde des contes, en-dehors de Tortuga. Cette île était connue de tous comme le carrefour favori des forbans et des marchés noirs. Une zone grise où les seules lois respectées étaient celles du plus fort et du plus riche. À l’exception de quelques marchands ou revendeurs qui géraient le commerce d’une main de fer, la population de Nassau était essentiellement constituée de pirates de passage et de brigands restés à terre. Les gens honnêtes, ça ne courait pas les rues.
Pourquoi me retrouvais-je dans un pareil endroit ? La réponse la plus évidente aurait été de dire que je collais parfaitement au tableau. Toutefois, je n'étais pas venue en dilettante. Wendy m’avait chargée d’une mission toute particulière, que je comptais bien accomplir en bonne et due forme. Je devais récupérer le maximum d’informations sur notre mystérieuse prochaine destination : Grand Line, aussi appelée la Route de Tous les Périls. Charmant n’est-ce pas ? Et qui pourrait mieux nous renseigner que des vieux loups de mer ayant tout vu et tout connu ? Voilà pourquoi j’avais posé pied sur le sol de Nassau, ce matin-même, accompagnée d’une poignée de pirates de Sa Majesté.
Cela faisait à présent plusieurs heures que j’usais mes bottes sur le sol poussiéreux de la seule ville de l’île. Mon ventre commençait à se manifester, aussi jetai-je mon dévolu sur une auberge du centre-ville. La salle était tellement bondée et agitée que je pus aller m’installer à une table sans trop attirer l’attention. La p’tite reine avait été très claire : discrétion maximale exigée. Ce n'était pas le moment de se faire remarquer. Une tavernière vint prendre ma commande et, en attendant mon plat, je détaillai rapidement les autres clients. La plupart ne me semblait pas d’un grand intérêt. Soit trop jeunes pour savoir quoi que ce soit, soit trop saouls pour s’en souvenir. Je vais encore y passer ma journée… J’espère que les autres ont plus de chance que moi. Le retour de la serveuse me coupa dans mes pensées. Grommelant un “merci” à peine compréhensible, j’engloutis mon assiette en moins de temps qu’il ne fallut à la tablée d’à côté pour finir une bouteille de rhum (et tout le monde connaît l’incroyable descente des pirates). Je m’enfilai ensuite mon verre d’eau quand soudain, une vision faillit me faire avaler de travers. Un homme venait de pénétrer dans la taverne et s’était installé à plusieurs tables de moi. Bien qu’il soit de dos, je ne pus m’empêcher de le fixer par-dessous mon chapeau aux larges bords. C’était étrange… J’étais certaine de n’avoir jamais vu ce type, et pourtant j’étais sûre de le connaître. Comme un air de déjà-vu. Je fouillai aussi profondément que possible dans ma mémoire. Rien. J’observai l’inconnu entouré de son équipage. C'était un capitaine, à en croire les regards craintifs et respectueux de ses hommes. Tous ceux sous le pavillon desquels j’avais jadis navigué étaient soit morts soit de vieux croûtons. Un matelot de l’époque ? Possible, j'avais rarement fait gaffe à mes anciens “camarades”. Néanmoins, quelque chose me disait que l’homme n'était pas dans ce cas-là. Je devais m’en souvenir, il fallait que je me souvienne de lui. C'était… une question de survie. J’avais besoin de m’éclaircir les idées. Puis, je n’avais pas que ça à faire, je n'étais pas là pour renouer avec mes ex-potes. Sans plus attendre, je posai une petite bourse de pièces sur ma table, me levai et partis aussi discrètement que j'étais arrivée, enfonçant un peu plus mon chapeau sur ma tête. Je pris grand soin de marcher le plus loin possible de l’énigmatique inconnu et, une fois dehors, un soupir de soulagement m’échappa. De plus en plus perturbant.

50 pièces d’or ! 50 pièces d’or à celui qui réussira à mettre La Montagne au tapis ! Les paris sont ouverts ! Un attroupement animé sur une petite place attisa ma curiosité. Je venais de sillonner les auberges les plus reculées à la recherche du moindre renseignement. En vain. J’avais bien le droit à une pause, non ? Je m’approchai de la foule agglutinée en cercle autour d’un imposant mastodonte. Ce gaillard devait faire deux mètres de haut et était aussi large qu’un taureau. Impressionnant. Mieux valait ne pas lui chercher des noises. Il serait capable de vous écraser la tête comme une noix entre ses doigts. Y a pas à dire, son nom lui va à merveille. Un gars beaucoup plus trapu et maigrelet haranguait la foule et faisait monter les paris. Ils avaient besoin d’un adversaire. Mais qui serait assez cinglé pour se mesurer à une telle force de la nature ? En d’autres circonstances, je me serais certainement portée volontaire, juste pour le plaisir de démonter ce Minotaure. J’en étais capable, je le savais. Mais le jour était mal choisi. “Discrétion maximale” qu’elle avait dit la Miss Darling. Haussant les épaules, je m’apprêtais à continuer mon bonhomme de chemin lorsque l’organisateur de ce combat de rue tout sauf légal réussit à trouver un compétiteur. Quel est le taré qui… oh non. Bordel, c’est une blague ? Lui. L’homme de l’auberge. Maintenant que je le voyais de face, j'étais encore plus sûre de l'avoir déjà croisé. Mais où ? D’un côté, si La Montagne lui réglait son compte, ça réglerait par la même occasion mes interrogations. Voyons s’il va s’en sortir vivant…

Emi Burton

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Edward Teach


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________________________________________ Jeu 18 Mai 2017 - 20:11

Violent delights have violent ends



Nassau ! Enfin ! Un fin sourire se dessina sur mes lèvres. L'île m'avait manqué. J'aimais le joyeux bordel qui y régnait. Plus chaotique que celui de Tortuga. Il régnait ici une aura malsaine qui me ravissait. Alors que la chaloupe approchait de la plage, je sautais à l'eau, mes bottes claquant dans l'eau salée et déversant une gerbe d'eau tout autour de moi. Je franchis les derniers mètres qui me séparaient du bord avec un sentiment de bienséance non négligeable. J'étais chez moi. L'île avait été faite pour moi. Tout le monde ici avait déjà entendu au moins une fois mon nom. Tout le monde me craignait. Je régnais en maître et j'aimais ça.

Après plusieurs semaines en mer, les hommes aussi étaient heureux de remettre un pied à terre. Nassau était l'endroit idéal pour les remettre sur pieds. Des femmes et de l'alcool à foison. Nous n'avions que l'embarra du choix. Mais j'avais mes préférences. Mes hommes étaient libres d'aller où bon leur semblait pour ma part ce serait l'auberge du centre. Il y avait les plus belles putes et le meilleur Rhum de toute l'îles. J'avais largement les moyens de payer, j'étais donc un client de choix. J'entrais en conquérant dans l'établissement, jetant à peine un coup d’œil aux autres pirates présents. Tous saouls pour la plupart. Je repérais une table vide et m'y installait avec les hommes qui m'avaient accompagné. Des lèches-bottes à la recherche d'une quelconque empathie de ma part. C'était risible de les voir ramper devant moi, espérant avoir une faveur de ma part.

Toutefois, je savais me montrer magnanime et je savais qu'il fallait savoir se montrer sous un jour plus avenant lorsque nous n'étions pas en mer. Simplement pour éviter toute mutinerie. Le partage équitable des biens après un pillage et une justesse à toute épreuve. Ce qui en soit n'était pas très dur. Je ne me liais pas suffisamment à mes hommes pour avoir mes préférences. Il n'y avait bien que mon second que ne considérait pas comme le dernier des demeurés. Affalé sur ma chaise, je scrutais la salle en sirotant mon rhum. Observant mes hommes s'enivrer jusqu'à la déraison. Je tournais légèrement la tête en sentant un regard sur ma nuque. Je vis une grande rousse cachée sous un grand chapeau s'éloigner vers la sortie.

Cette tignasse me semblait familière mais j'étais bien incapable de dire où je l'avais déjà vu. Quelle importance après tout ? Certainement une ancienne conquête sans grand intérêt. Une femme sans saveur. Il y en avait eu tellement pour occuper des soirées d'oisiveté sur terre. Un léger sourire tordit mon visage alors que je reportais mon attention sur les hommes attablés à mes côtés. La fille sortant de mes pensées alors que l'alcool faisait son effet. Nous restâmes quelques heures à festoyer de la sorte avant que le besoin de prendre l'air ne se fasse sentir. Le souvenir troublant de cette rousse ne m'avait pas réellement quitté. C'était dérangeant, j'avais la sensation qu'elle avait été importante en quelque chose autrefois. Un sentiment de déjà-vu et de perte m'avait envahi. J'avais besoin de me changer les idées de toute urgence.

Une voix imposante retentit dans la rue bondée me faisant relever le nez. J'haussais un sourcil désabusé prêt à passer mon chemin sans prêter plus d'attention que cela à l'annonce. Pourtant le colosse qui se pavanait au milieu du cercle venait d'attirer mon attention. Il était bien trop arrogant pour son propre bien. Je voyais déjà mes hommes commencer à se chamailler les uns les autres pour savoir qui irait défier la montagne de muscles. Ils se défiaient tous à tour de rôle sans aucun d'entre eux ne fasse le premier pas. Je poussais un soupir exaspéré avant d'enlever mon gilet et de tendre à mon second.

"Tiens moi ça, je reviens !"

C'était un ordre. J'entendis mes hommes siffler d'encouragement alors qu'un sourire amusé s'étirait sur mes lèvres. Je m'avançais dans le cercle pour m'arrêter devant le mastodonte et dire d'une voix sûre et posée presque mielleuse.

"Je suis volontaire."

Je vis un sourire arrogant naître sur le visage de mon adversaire. Il pensait peut-être que la bataille serait aisée ? Je lui rendis un sourire narquois. Il était peut-être grand et musclé mais j'étais rapide, agile et intelligent. Saurait-il en dire autant ? Son assurance était sa plus grosse faiblesse. Ce type puait l'arrogance. Il allait mourir...

"Prêt ?"

Un hochement de tête affirmatif répondit à la question de l'arbitre. Mon regard croisa celui de la rousse que j'avais vu plus tôt à l'auberge et je lui glissais un léger clin d’œil accompagné d'un sourire carnassier. J'étais plus prêt que jamais. J'avais sorti mon sabre de son fourreau et je le faisais tourner indolemment dans ma main. Narguant mon adversaire qui venait de mordre à l'hameçon puisqu'il chargea en poussant un cri de rage. J'esquivais son attaque d'un pas sur le côté en brandissant mon sabre au dessus de mon épaule d'un mouvement vif. Cet imbécile avait foncé tête baissée droit sur moi. D'un mouvement agile, j'abatis mon sabre sur son cou tendu. J'avais anticipé son geste et m'étais préparé, il ne me restait plus qu'à le cueillir à son arrivé sur moi. Mon sabre affûté venait de trancher la tête de ce prétentieux comme s'il s'agissait de beurre. Je regarda la tête rouler dans la poussière avec un léger sourire satisfait tandis que son corps s'effondrait à mes pieds. Avec une moue de dédain, je le poussais légèrement du bout du pied avant que son sang ne vienne tâcher mes chaussures en profitant pour essuyer la lame de mon sabre sur sa chemise.

"Et le gagnant est..."

J'entendis la voix fébrile de l'organisateur un peu plus loin. Je me doutais bien qu'il souhaitait que je me présente moi-même mais je n'en avais pas franchement envie.

"Mes cinquante pièces d'or, réclamais-je de ma voix rauque en tendant la main. Merci."

Je lui octroyais un sourire faussement amical, plus effrayant qu'autre chose d'ailleurs lorsqu'il posa la bourse pleine d'or dans le creux de ma paume. Je refermais cette dernière sur mon bien avant de lui tourner le dos sous les rires gras et les quolibets de mes hommes d'équipage. J'allais les rejoindre lorsque mon attention fut à nouveau attiré par la rousse. Je changeais de cap et la rejoignis avec un sourire amusé.

"Alors Trésor, tu as apprécié le spectacle ?"

Plus je la regardais et plus son visage m'était familier. Comme une connaissance depuis longtemps enfuie.

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________________________________________ Jeu 18 Mai 2017 - 23:56

Violent delights have violent ends
Edward & Rebekah

Je suis volontaire. Il n’y avait que deux choses qui ne changeaient jamais chez une personne : son regard et sa voix. Les mots du capitaine inconnu résonnaient dans ma tête depuis qu’il les avait prononcés. Ce timbre rauque, dur, froid et en même temps doucereux comme le sifflement d’un serpent… Je l’avais déjà entendu. Le doute n'était plus permis. Je me sentis alors obligée de me retourner pour assister au combat. Comme si une force mystique me poussait à rester. Ce fut peut-être là le début d’un enchaînement de grosses erreurs de ma part. Tandis que l’organisateur allait donner le top départ des festivités, mes yeux rencontrèrent ceux de l’homme dont le souvenir m’échappait encore. Deux cristaux de glace, me transperçant de part en part. Un frisson d’effroi me parcourut l’échine. Je déglutis avec difficulté. Pourquoi avais-je la désagréable impression que ce type me faisait plus flipper que la moyenne ? Ce n'était pas mon genre d'avoir peur. Mais là… Le clin d’œil qu’il me lança ne fit qu’accroître mon malaise. Je me sentais prise au piège, alors que je n'étais même pas enfermée. C'était tout bonnement désagréable.
Hypnotisée, mes prunelles ne quittaient pas d’une semelle le mystérieux inconnu. Je ne loupais aucun de ses moindres mouvements. On aurait dit que tout ceci n’était pas d’un grand intérêt pour lui. Un jeu sans saveur, auquel il s’adonnait sans grands efforts. Son allure était d’une nonchalance on ne peut moins déconcertante aux vues de son adversaire. Étrangement, j’avais autant envie de voir le brun perdre que gagner. S’il perdait, je serais enfin débarrassée de ce tracas inutile. Mais s’il gagnait, peut-être pourrais-je découvrir pourquoi il me semblait si familier… La fin du combat ne se fit pas attendre : avec une facilité presque insolente, le capitaine esquiva la charge du molosse et lui trancha la tête dans la foulée. Net, précis, impitoyable. Une moue dédaigneuse accentuant ses traits cruels, le vainqueur essuya son sabre ensanglanté sur la chemise du cadavre encore frais. L’assistance était partagée entre une sauvage euphorie et un choc de surprise. Des cris et hourras ne tardèrent pas à s'élever, marquant la victoire incontestable du pirate. Cette tournure ne semblait pas du goût de l’organisateur. Celui-ci n’avait pas prévu que quelqu’un gagne contre son champion. Il allait se retrouver sur la paille, à moins qu’il ne parvienne à embaucher ce nouveau compétiteur. Mais ce dernier semblait avoir d’autres projets. Il empocha son pactole et partit rejoindre son équipage. De mon côté, je n’avais plus rien à faire ici. Tournant les talons, je repris ma route comme si de rien n’était. Pas la peine de s’attarder.

Alors Trésor, tu as apprécié le spectacle ? Mon sang se figea dans mes veines. Mon pas se raidit, sans ralentir pour autant. De toute ma longue vie, un seul homme m’avait appelée par ce surnom. Trésor. Des souvenirs que j’aurais aimé oublier à tout jamais refirent soudainement surface, tel un raz-de-marée. Non. Impossible. Non, ça ne pouvait pas être Lui. Ce Lui en question devait certainement croupir six pieds sous terre depuis quelques années. Et si ce n'était pas le cas, il n'était clairement pas aussi jeune que le capitaine qui marchait à mes côtés. Puis surtout, je l’aurais reconnu au premier coup d’œil. Comment oublier cet être qui avait bien failli me faire perdre tout contrôle ? Qui avait failli avoir ma peau. Qui m'avait fait vivre un enfer. Qui hantait encore mes nuits de cauchemars. Pourtant, la réalité s’insinuait doucement mais sûrement dans mon esprit. Il n’y avait pas d’autres explication. Lorsque la vérité surgit enfin, aveuglante comme un soleil d’hiver, j’en eus le souffle coupé. Je serrai le poing pour empêcher ma main de trembler. J’essayai de calmer les palpitations de mon cœur paniqué. Un fantôme revenu des tréfonds d’un passé que j'aurais préféré mort et enterré. Un démon. Edward Teach. Plus connu sous le nom de Black Beard. Une goutte de sueur froide coula le long de ma nuque. Heureusement, ma crinière de feu et mon large chapeau cachaient mon trouble et j’eus le temps de me ressaisir avant que cela ne se voit. Je me raclai la gorge avant de répondre, cassante : C'était trop rapide pour que je profite de quoi que ce soit. Sans prévenir, je fondis dans la masse des passants et y disparus en un éclair. Slalomant entre les badauds, les bousculant quelques fois, je redoublais la fréquence de mes pas pour mettre le plus de distance entre le spectre de Teach et moi. M’en aller, je devais m’en aller. Quitter Nassau le plus vite possible. Cependant, j'étais coincée. Je ne pouvais décemment pas repartir en bateau toute seule, et le temps que je rassemble mon équipe disséminée aux quatre coins de la ville, Barbe Noire m’aurait déjà retrouvée. J'étais condamnée à attendre jusqu’à la fin de la journée, l'heure de retour au navire. Une seule solution s’offrait à moi : me cacher. Je balayais du regard les rues que j’arpentais. Au bout d’un moment qui me parut durer une éternité, je remarquai l’enseigne d’une maison close reculée. J'étais incapable de réfléchir, je me laissais guider par mon instinct qui me dicta d’entrer. J’avais un excellent instinct, qui ne me faisait jamais défaut. Seulement quelques fois, le destin était plus fort que tout. Foutu destin.
Dès que je passai la porte, l’odeur forte des multiples parfums et l’atmosphère étouffante du lieu me prirent à la gorge. Je n’avais pas une minute à perdre. Ne m’autorisant pas le moindre coup d’œil de pure curiosité à ce qui m’entourait, je traversai la salle principale du rez-de-chaussée pour emprunter l’escalier qui menait aux chambres des étages. Je grimpai les marches quatre à quatre, m’agrippant à la rampe dans un geste précipité. Arrivée dans les couloirs, je cherchai de mes yeux écarquillés par l’angoisse une chambre vide. Je finis par en dénicher une et m’y engouffrai en fermant la porte à double tour derrière moi. Du moins, c'était ce que je voulais faire. Mais par sécurité, les portes des bordels n’avaient jamais de serrure. Et merde. Par dépit, je plaçai tout de même une chaise de façon à bloquer la porte. Mieux que rien.
La chambre était assez spacieuse, avec une salle d’eau séparée. Le lit à baldaquins venait d’être refait, les draps de soie ivoire étaient parfaitement lisses. Le parquet vétuste grinçait sous mes pieds. Un lustre accroché au plafond donnait une lumière chaude et légèrement tamisée. Ralentissant mon souffle saccadé, je m’approchai d’une fenêtre donnant sur la rue. Elle était cachée par d'épais rideaux. J’en tirai un, juste assez pour voir sans être vue. Je guettais les personnages qui allaient et venaient. Je n’aurais pas dû assister au duel. Je n'aurais pas dû lui adresser la parole. Et je n’aurais certainement pas dû venir ici, dans ce trou à rats. J’avais envie de me frapper la tête contre un mur face à ma bêtise. Il ne restait plus qu’à espérer que Black Beard se soit lassé et soit passé à autre chose. Et par dessus tout, il fallait espérer qu’il ne m’ait pas reconnue. Sinon, j’étais perdue.

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