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 It's gonna be okay ✖ Anya

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Saoirse A. Bennet


« Mangez 5 fruits
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________________________________________ Lun 11 Sep 2017 - 12:46




It's gonna be okay...


Je n’étais pas particulièrement friand des mauvaises nouvelles. Etonnement, elles me rendaient aussi maussade que pour le commun des mortels et j’avais à cœur à ne pas trop les accumuler pour m’éviter le black out total. J’étais revenu au poste de police en tant que profiler, apparemment mes talents en tant que psychopathe déclaré avaient intéressés le shérif pour faire de la recherche de meurtriers ou d’autres petits crimes plus ou moins graves. Si certains étaient d’une évidence propre – comme cette voisine qui se plaignait d’un chat inconnu au bataillon – d’autres me donnaient parfois un peu de recherches supplémentaires et du travail intéressant. Il ne fallait pas se leurrer, nous étions dans une petite ville et je ne comptais pas la quitter de sitôt pour une agglomération plus grande. Il arrivait pourtant que des coups de téléphones nous demandent de l’aide par-ci ou par-là, mais je n’avais jamais à disparaître bien longtemps hors de nos frontières. Je n’en avais, de toute façon, pas vraiment l’autorisation sauf sous bonne escorte ; notre séjour à Paris avait été la seule exception et je profitai encore des souvenirs que cela avait créé, mélange de passé et d’idées futures à deux. Pour deux.

Tout cela pour en revenir au fait que lorsque le grand blond – Phoebus de son prénom – était arrivé au poste ce jour-là, il n’avait pas vraiment apporté de bonnes nouvelles. Son air sérieux, en contraste clair avec l’expression que je lui avais déjà vu sur le visage, m’indiqua que quelque chose n’allait pas bien avant qu’il n’entre dans le bureau du shérif. Quelques minutes avaient suffit puis il avait disparu, comme le faisaient ces êtres un peu magiques ou divins qu’on apercevait au coin de quelques rues, et un chuchotement s’était faufilé entre les bureaux pour savoir de quoi il retournait. Comme à son habitude, Adam n’avait pas participé à la conversation en se contentant d’observer des dossiers posés sur son bureau par Adèle avant de lui adresser un regard sévère, elle l’avait royalement ignorée avec un petit sourire amusé. Je tapotai mon stylo sur un dossier encore ouvert, un amas de photos et de feuilles posées les unes sur les autres comme si ça n’était rien de plus qu’un livre à la disposition de tout le monde, comme si la vie de la victime pouvait être contenue dans une pochette et rien d’autre. C’était à la fois triste et simple, évident mais paradoxal. Je le refermai quand certains commencèrent à se lever à l’arrivée du shérif Wright, restant pourtant assis au petit bureau qu’on m’avait attribué. Je n’avais pas besoin d’être debout pour me servir correctement de mes oreilles.

La nouvelle tomba rapidement : les dieux étaient en deuil, deux des leurs étaient tombés sur une… planète – très bien, il ne fallait pas chercher à comprendre – assassinés par leur ancien roi. Le premier nom, Connor Williams : il s’agissait de l’ancien maître de cet Olympe dont ils nous rabâchent les oreilles, j’eu ne fus pas particulièrement affecté. Certes, un meurtre était odieux mais je ne connaissais pas particulièrement cette personne et j’avais appris à détacher lourdement mes affects de mon travail. Je ne ressentais absolument rien vis-à-vis de cette personne, ni des précédentes et encore moins des suivantes. Je devais cette capacité à Aloysius Black et j’avouais que c’était sans doute la seule chose efficace qu’il ai pu m’apprendre – on ne mentionnera pas mes aptitudes à la folie et au meurtre avec préméditation. La seconde victime en revanche me fit relever la tête : Victoire Adler. Si mes souvenirs étaient exacts, il s’agissait de la déesse qui nous avait aidé à récupérer Abigaëlle et qu’Anya portait en très grande affection. J’esquissai une grimace, passant ma main dans ma barbe mal rasée pour accuser le coup… Anastasia ne m’en avais pas parlé, elle ne devait pas encore être au courant. A dire vrai, personne n’était au courant à part nous mais la nouvelle n’allait pas tarder à se propager. J’écoutai d’une oreille distraite la marche à suivre, me mordant l’intérieur de la joue avant de penser à mon téléphone portable : sommairement, j’envoyais un message à la princesse russe et elle me répondit rapidement pour m’affirmer qu’elle était déjà rentrée. Tant mieux, peut-être qu’elle ne l’apprendrait pas avant que je ne rentre.

Plusieurs heures défilèrent avant que je n’attrape ma veste pour l’enfiler rapidement. Pour une fois je n’allais pas rester très tard, saluant brièvement quelques « collègues » qui me lancèrent des regards en coin. Non, je n’allais pas recommencer à assassiner la maire de la ville, une fois m’avait suffi il y a deux ans… Levant les yeux au ciel, croisant Adam qui m’adressa à peine une attention, je descendis les marches et montait dans le pick-up pour rentrer chez moi. Le trajet fut aussi silencieux qu’à l’accoutumé, je pianotais sur le volant en trahison du mécanisme interne qui faisait tourner les rouages de mon esprit rapidement. Je n’aimais pas les mauvaises nouvelles, encore moins devoir les annoncer à quelqu’un qui m’était proche. Les familles des victimes étaient toujours effondrées ou en colère mais je parvenais à gérer cet afflux de ressentis en me tenant éloigné d’eux ; là, j’avais affaire à Anastasia et je savais que la famille, c’était moi. Je me mordis à nouveau l’intérieur de la joue en garant le véhicule sur le côté, soufflant sous la chaleur de fin de journée mais maintenant ma veste au moins jusqu’à l’intérieur.

Abigaëlle était là, jouant sur un tapis coloré qui tranchait avec la monotonie du salon, et poussa des petites exclamations en me voyant. Comme une alarme, la plupart des chiens levèrent la tête ou se ruèrent vers la porte que je maintins ouverte pour leur laisser le passage à l’extérieur. Hoover aboya en s’agitant dans le couloir et je la gratifiai d’une caresse sur la tête avant qu’elle ne reparte, probablement jusqu’au bureau où Anya aimait travailler. Je pris le temps de saluer ma fille, écoutant faussement l’histoire maladroite qu’elle tenta de m’expliquer avec ses bruits avant de relever la tête. Hoover était revenue et je la laissai en gardienne de la petite fille, me dirigeant vers la pièce pour être un peu plus tranquille avec Anastasia. Elle était là, penché sur son ordinateur avec ce chignon mi-défait dans les cheveux et son visage s’éclaira d’un sourire quand elle me vit.

Elle n’était pas au courant. Elle ne serait pas dans un tel esprit de tranquillité si elle savait. Et je culpabilisai presque d’être le porteur du funeste message. Bras croisés, je restai à la regarder quelques secondes puis je m’avançai pour récupérer ce baiser qu’elle me promettait du bout des lèvres. Mon pouce caressa doucement sa joue et je devais avoir l’air sérieux car elle perdit rapidement son sourire, fronçant les sourcils en se relevant de sa chaise pour me faire face. Je pris un air un peu désolé.

« Ne t’en fais pas, notre famille va bien. » La rassurai-je, avant toute chose au cas où elle penserait qu’il était arrivé quelque chose à Marie ou à ma mère.

J’aimais la façon qu’elle avait de pencher la tête sur le côté en attendant la suite.

« Mais… Victoire est décédée il y a deux jours. » Je n’aimais pas tourner autour du pot et la façon la plus directe m’était apparue comme la meilleure. « Le maître d’Olympe nous l’a annoncé tout à l’heure au poste de police. Elle et un autre des dieux ont été assassinés. »

Je lui laissai quelques secondes pour accuser le coup, avant de rajouter un :

« Je suis désolé, Anya. »

Même si ça n’était pas de ma faute ni de mon fait, j’étais le porteur de la nouvelle qui allait la rendre triste. Et ça m’agaçait profondément.


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________________________________________ Mar 12 Sep 2017 - 0:12

Dimitri n'était pas friand des SMS. Il n'était pas de ces hommes qui bombardent leur copine de petits messages tendres au fil de la journée et Anastasia n'était pas de ces femmes adaptes des petits cœurs électroniques et autres émoticônes mignonnes vides de sentiments, en dépit de leurs appâts. Elle et lui avaient une utilisation pragmatique de leur téléphone portable, fin de l'histoire. Anya ne fut pas particulièrement surprise de recevoir un message de la part de son amoureux mais n'y prêta pas non plus une attention excessive, se contentant de répondre : oui, elle était rentrée. Rien de spécial. Tout allait bien ici. Inutile d'épiloguer. Ses doigts ne voletèrent que quelques secondes sur le clavier avant de passer à autre chose et de virevolter sur un autre clavier, celui de son ordinateur.
Abigaëlle jouait un peu plus loin. En début d'après-midi, la mère et la fille étaient sorties rendre visite à l'une des grands-mères, une petite excursion sans conséquences qu'elle aurait tout le loisir de compter plus tard.
Son client, lui, ne pouvait pas attendre et les babillements joyeux d'Abigaëlle parvenaient parfaitement jusqu'aux oreilles de sa maman. Rien à signaler non plus de ce côté-là : elle jouait tranquillement.
Anastasia travailla tout l'après-midi, ne se levant de sa chaise que pour aller jeter quelques regards attendris sur sa fille ou répondre à des besoins primaires.
En fin de journée, l'excitation des chiens et le bruit caractéristique de la porte d'entrée indiquèrent à la jeune femme que Dimitri était rentré. Elle coula machinalement un regard sur l'horloge de son ordinateur, notant qu'il rentrait plus tôt que d'ordinaire. En soi, ce n'était pas une mauvaise nouvelle et certainement pas un fait qui l'inquiétait. Au contraire. C'était quand il ne comptait plus ses heures et rentrait bien après les horaires conventionnels qu'Anastasia avait tendance à s'inquiéter.
La jeune femme s'empressa de sauvegarder son travail et de faire place nette sur le bureau de son ordinateur pour faire pivoter sa chaise vers la porte et sourire à un Dimitri droit comme un I et horriblement sérieux.
Il avait sans doute eu une longue journée. Les meurtres, les enquêtes,... Ce n'était pas l'idée qu'Anya se faisait d'un travail reposant. Le sien avait évidemment ses inconvénients mais ceux-ci lui avaient toujours semblé bien moindres en comparaison.
Dimitri avait la tête des mauvais jours, voire des mauvaises nouvelles et, après un baiser chaste, le sourire d'Anya ne tarda pas à s'estomper pour faire place à de l'anxiété. Anastasia se leva, prête à affronter la tempête ou quoi que ce soit qu'il avait à annoncer. Elle ne pipait mot mais son regard en disait long : il n'avait pas intérêt à faire durer le suspense cent ans, Anastasia n'aurait pas la patience. S'il fallait qu'il la blesse, autant qu'il le fasse tout de suite. Mais pourvu, pourvu, qu'il n'ait pas encore tenté de tuer quelqu'un.
L'instant d'après, la rouquine apprenait que personne dans la famille n'était mort. Dimitri ne l'avait certes pas dit comme ça, mais c'était ce qu'il sous-entendait, elle en était certaine. Le nœud dans son estomac se desserra quelque peu, mais Anastasia sentait encore son cœur tambouriner dans sa poitrine sous l'effet du stress que cette conversation provoquait.
Il devait le sentir. Dimitri était formé pour ça. Et, même sans l'être, il connaissait suffisamment Anastasia pour lire entre les lignes de son visage. Anya faisait tout son possible pour rester maîtresse d'elle-même et silencieuse mais il comprit rapidement qu'elle attendait la suite. Dimitri l'avait peut-être rassurée sur leur famille, il n'en avait pour autant pas terminé sa désagréable mission.
Et il l'acheva, brutalement, sans appel. Les faits, rien que les faits, choquants, assommants et incroyables.
Anastasia en resta coïta, la bouche entr'ouverte, la lèvre inférieure tremblante. Victoire était décédée. Depuis quarante-huit heures. Et elle n'en avait rien su, rien ressenti depuis tout ce temps. C'était... tout bonnement impossible. Anya refusait de l'entendre. C'était contraire à tout ce qu'elle avait sur les dieux, si peu cela puisse-t-il être. Victoire, la déesse Héra, ne pouvait pas être morte. Quand on est un dieu, on ne meurt pas. Point final.
C'est à peine si Anastasia entendit la suit. Assassinat. Olympe. Désolé. Les mots tournoyèrent dans son esprit sans qu'il n'en saisisse le sens.
La jeune femme resta silencieuse un instant, tentant vainement de se raccrocher à quelque chose, une once d'espoir ou d'optimisme, tout plutôt qu'une nouvelle aussi désarmante.
- C'est pas vrai, finit-elle par déclarer, la bouche sèche et les yeux brillants. Les... dieux... ne meurent pas. Ils se régénèrent. Elle me l'a dit. Victoire... Non, elle peut pas être morte. C'est... Y a erreur, ils se sont trompés ou... ou tu as mal entendu. Les dieux ne meurent pas. Je refuse.On ne meurt pas quand on est divin, c'est pas possible.
Si elle le répétait, ça finirait sans doute pas être vrai. Anya renifla et essuya ses yeux d'un revers de main avant de porter un regard suppliant vers Dimitri. Elle devait avoir raison. Il le fallait. Héra ne pouvait pas ne plus être.
Rongeant l'ongle de son pouce, Anastasia commença à déambuler, tremblante, dans l'espace confiné de son bureau, repassant tout ce que Victoire lui avait enseigné sur les dieux en général et ses attributs en particulier. Ils ne buvaient pas, ne mangeaient pas, ne dormaient pas sauf quelques exceptions, ne vieillissaient pas, changeaient d'apparence à loisir et ils ne mourraient pas. Elle en était certaine.

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________________________________________ Mar 3 Oct 2017 - 19:38




It's gonna be okay...


Toute vérité n’était pas bonne à dire. Pourtant, c’était dans la franchise directe que j’avais choisi d’annoncer la nouvelle à celle qui partageait ma vie depuis plusieurs années maintenant. Pourquoi tourner deux heures autour d’un pot dont aucun de nous ne voulait, je n’étais de toute façon pas très doué avec le tact ; certains maniaient la langue mieux que moi et je leur laissai volontiers tous les discours du monde. Et si quelqu’un pensait mieux s’y prendre que moi, qu’il vienne, je l’attendais. Je l’attendais pour annoncer à Anastasia que l’une des personne grâce à qui notre fille avait été sauvée… Etait morte de la manière la plus brutale qui soit. Même si je ne portais pas Victoire dans mon cœur, j’avais cru comprendre qu’elle avait tissé des liens d’amitié avec la jeune femme devant moi. La question était de savoir jusqu’où de tels liens s’ancraient.

A voir son visage, je su que le choc était plus rude qu’espéré. Elle ouvrit la bouche puis la referma, un hoquet étrangla sa gorge et un petit mouvement de la tête de droite à gauche trahit la lutte qui se formait à l’intérieur de son crâne. Elle n’y croyait pas ou, plutôt, refusait d’y croire. Ses yeux se voilèrent de doute et d’une tristesse telle que je regrettai n’avoir meilleure nouvelle à lui annoncer. Anya se mit à faire quelques pas sur le tapis, mordillant l’ongle de son pouce comme à chaque fois qu’elle était nerveuse. Répéter que c’était impossible ne nous aiderait pas. N’avancerait en rien. Mais je ne lui retirait pas la possibilité de sortir ses pensées à haute voix.

Je restai à côté du bureau, décroisant les bras le long de mon corps en suivant chacun de ses gestes. Je secouai la tête à mon tour face à ses interrogations pleines d’espoir. Je n’avais pas mal entendu. Je n’avais pas mal compris. Je ne lui avais pour le moment donné aucun détail pour la préserver mais je savais qu’il n’allait pas tarder à devoir sortir. Je savais la situation sordide et la raison encore pire. Le contexte obscur et l’incertitude face à des êtres divins qui n’étaient pas censés mourir. Sauf qu’il était toujours possible de tuer ceux qui se croyaient immortels, la preuve. La mort rappelait à tout un chacun à quel point elle pouvait se montrer implacable, peu importait de vouloir se jouer d’elle pendant des siècles ou des heures. Elle accordait sa danse dans tous les cas et attention aux partenaires qui osaient se défiler…

Une preuve supplémentaire que les « dieux » n’avaient rien de plus que nous, hormis un talent visiblement inné pour faire souffrir ceux qui les approchaient.

« Les dieux peuvent mourir. » L’informai-je. « Il semblerait que ce soit l’un d’entre eux qui soit responsable. »

En la voyant passer ses mains sur ses bras, je ne résistai pas à la tentation de faire quelques pas en avant pour arriver à sa hauteur. Je posai soigneusement mes mains sur les siennes, resserrant légèrement mes doigts contre les siens. Elle tremblait, légèrement, mais je pouvais le sentir désormais. Ma gorge se serra davantage et je déglutis. Je détestais la voir triste. Je ne supportais pas l’idée que quelque chose puisse détruire son joli sourire ; je n’étais pas très expansif ni particulièrement attaché aux sentiments et expressions… Mais quand il s’agissait d’Anastasia, j’avais tendance à dissoner sur pas mal de mes principes. Je la préférais en train de sourire ou de glousser avec Abigaëlle, sûrement pas retenir ses larmes dans des yeux qui prenaient déjà une teinte rouge caractéristique.

« Je suis désolé, Anya. » Répétai-je, déposant un baiser sur son front.

Je la tirai un peu vers mois et elle se laissa faire, raide comme un piquet de bois, pour se retrouver contre mon torse. Ma main gauche lâcha son bras pour remonter vers sa nuque que je pressai un instant, glissant à la base de ses cheveux roux dans une caresse calme. Je poussai un soupir, ma bouche contre son front, laissant le silence revenir dans la pièce. Si je n’étais pas très doué pour les bonnes nouvelles, je l’étais encore moins pour consoler qui que ce soit. J’avais eu beaucoup à me faire pardonner et elle était là, mais je n’avais pas le souvenir d’avoir eu à faire quelque chose d’aussi compliqué que de l’aider à supporter sa peine. Anastasia était un être fier et indépendant, rien à voir avec une petite pleureuse de mouchoirs… Alors essayer de l’aider n’était pas forcément la chose la plus évidente.

Elle ne me repoussait pas, c’était déjà ça.

« Если бы я мог что-то сделать… » (Si je pouvais faire quelque chose…)

Je l’aurais fait. Mais je ne pouvais rien faire. Rien du tout. C’était terminé.

On ne pouvait pas ressusciter les morts comme on ne pouvait pas épancher un chagrin en un claquement de doigt. Mon pouce caressa sa joue en train de s’humidifier des larmes qu’elle peinait à retenir, j’eu une moue navrée sous mon air sérieux. Dès que nous nous retrouvions seuls le réflexe du russe reprenait le dessus et je trouvai mes excuses encore plus pitoyables sous la rudesse de notre langue natale ; elle n’était pas faite pour la douleur ou le pardon, plutôt pour la lutte et la tête haute. Je n’avais pas de doute qu’elle se remettrait de cette annonce, mais pour l’heure elle glissait lentement dans la pente la plus douloureuse et il fallait que je reste à proximité. Que je tente de la rattraper avant qu’elle ne s’enfonce trop loin ou que je la perde. Elle avait toujours été là pour moi, c’était un peu à mon tour de lui rendre une petite partie de sa patience.

Mes paumes contre son visage, j’essuyai tendrement le sel de ses joues. Mes yeux plongés dans les siens, qu’elle peinait à maintenir levés vers moi, je l’excusai volontiers de ce combat interne qu’elle était en train de mener pour rester stable.

« Tu veux que je te prépare du thé ? »

Proposai-je, déposant un baiser chaste sur ses lèvres qu’elle ne cessait de mordiller et qui gonflaient à vue d’œil. De quoi la réconforter, même si c’était faible et un tantinet futile. Qu’importe, à l’heure actuelle j’avais envie de la serrer dans mes bras et de la maintenir hors de portée du monde extérieur. J’avais envie que personne ne puisse plus lui faire de mal. Qu’elle pleure si elle le voulait, qu’elle s’enfouisse dans un plaid comme on le ferait d’un jour pluvieux, mais qu’elle ne me quitte pas. Qu’elle ne me repousse pas. Car pour une fois, j’étais prêt à rester à côté d’elle.

Un petit pas, certainement. Mais une très grande avancée pour moi.


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________________________________________ Mer 4 Oct 2017 - 1:30

Anastasia refusait. Elle refusait, tout simplement. Son cerveau ne voulait pas traiter cette information brutale et cruelle et inventait parades après parades pour contrer les quelques détails que Dimitri égrenait, droit, direct, implacable comme la vérité glaçante.
Si la rouquine ne voulait pas enregistrer ces informations, cela ne l'empêchait pas de les entendre, vaguement. Ce serait un autre dieu qui... Mais non, ça ne tenait pas debout puisque les dieux sont immortels. Et pourquoi un dieu en tuerait-il un autre ? Aucun sens. Vraiment, ça n'avait aucun sens.
Mais le pire, dans toute cette histoire, c'était que Dimitri semblait accorder du crédit à ces racontars. Comment pouvait-il ? comment osait-il colporter de tels propos jusqu'à ses oreilles ?
Les pas d'Anya s'étaient faits plus rapides, mais aussi plus colériques, sinon hargneux. La jeune femme avait parfois l'impression que la pièce commençait à tourner comme dans un rêve et qu'elle allait bientôt se réveiller. D'autres fois, le décor paraissait se flouer quelques secondes avant de recouvrir sa netteté habituelle.
Elle réfléchissait, méninges tournant à plein régime, si bien qu'elle en oublia de tourner en rond, accalmie dont Dimitri profita pour s'approcher d'elle et entrelacer ses doigts aux siens. Anastasia tressaillit mais ne se défit pas de cette étreinte - légèrement - apaisante. Ses yeux bleus et rougis fixaient leurs doigts emmêlés, bien incapables de se relever totalement pour croiser le regard de Dimitri.
Lui, il était toujours là, bien réel, le sang battant dans ses doigts chauds et tout le reste de son corps. Il n'avait pas intérêt à mourir lui aussi, sinon Anya irait le chercher dans l'au-delà pour le tuer une seconde fois. Par chance Dimitri était bien vivant, ce qu'un baiser sur son front confirma de plus belle.
Dimitri était là. Pour elle. Pour toujours. Au fond, tout au fond, cette pensée était réconfortante car la cruelle nouvelle faisait, tant bien que mal, son chemin dans l'esprit de la princesse, allant de synapse en synapse jusqu'à ce qu'elle prenne conscience que c'était possible. Que Dimitri n'avait aucun intérêt à lui faire de la peine. Que Dimitri écoutait bien trop pour ne pas avoir entendu ou - pire - avoir mal entendu. Et que si son cerveau désespéré se raccrochait avec autant de véhémence à la pensée - ou l'espoir ? - que, lui, il ne l'abandonnerait pas, c'était parce qu'il n'avait pu lutter davantage contre la logique des arguments précédemment énoncés.
Lentement, Anastasia se laissa glisser contre le torse de Dimitri, sentant sa vue se brouiller davantage. Elle eut à peine conscience de resserrer ses bras un peu trop fort autour de son corps et prêta encore moins attention aux larmes silencieuses sur ses joues.
C'était... tellement injuste. Et triste. Tristement révoltant. Rageusement révoltant. Pourquoi ? Comment ? Comment pouvait-elle ne pas l'avoir senti ? Etait-elle morte seule ? Avait-elle souffert ? Pourquoi avait-elle l'impression que tous ceux qui l'entouraient finissaient toujours par disparaitre ?
Comme si Anastasia n'était pas suffisamment attristée, ce flot infini de question s'ajouta au poids qu'elle sentait sur ses épaules.
Dimitri ne pourrait sans doute pas comprendre l'attachement, mais aussi la gratitude qui liait Anya à Victoire. La jeune femme s'en trouvait d'autant plus triste.
Pourtant il était là, prêt à en faire l'effort. A faire sans doute tous les efforts dont elle aurait besoin, et même ceux dont elle n'avait pas besoin ou qui étaient inutiles. Du thé, par exemple. Ca ne rendrait pas la pilule moins amère mais c'était gentil, tendre.
Anya ne le connaissait pas aussi prévenant, peut-être ne le connaissait pas aussi impliqué et s'en serait peut-être étonnée si les circonstances avaient été autres. Cette fois, elle se contenta de reconnaissance, opinant silencieusement en essuyant ses yeux d'un vers de main. Le comble même de l'élégance pour une princesse, naturellement...
Mais à peine avait-elle accepté qu'il s'éloigne, qu'elle regrettait déjà que le contact soit rompu, comme si on lui ôtait encore une chose précieuse. En cet instant, Anastasia était partagée entre l'envie irrépressible de se laisser choir sur le sol pour s'y rouler en boule de désespoir et le besoin, presque vital, qu'il ne la laisse pas, pas même pour aller dans une autre pièce.
Anya tendit faiblement ses doigts blancs et froids dans sa direction pour le rattraper et gagner la cuisine, son cerveau en mode autopilote pour que ses pieds l'y portent.
Elle aurait pu s'asseoir mais resta debout près de Dimitri, probablement trop prêt, comme une sangsue ou une moule vissée à son rocher, son roc.
- Tu peux même pas comprendre à quel point c'est... c'est...
La voix d'Anastasia n'était qu'un murmure car c'était tout ce dont elle était capable mais la jeune femme était certaine qu'il l'entendait. Pour une fois, cependant, c'était à elle que les mots manquaient. Ironique, n'est-ce pas ? La jeune femme était bien incapable de mettre un mot sur ce qu'elle ressentait, sur ce que cette nouvelle provoquait en elle. La rouquine avait l'impression de manquer d'air, en plus de manquer de mots. Elle sentait ses yeux gonflés et sa gorge douloureuse de retenir tant de chagrin et de colère.
Mais avant qu'elle n'ait pu prendre une nouvelle décision ou même achever sa phrase, elle fondait en larmes et demandait, ses mots entrecoupés de spasmes, pourquoi il la rendait aussi triste. Ce n'était pas la bonne question. Elle aurait dû - et sans doute aimé - demander pourquoi elle était aussi triste, qu'est-ce qu'elle était censée faire pour aller mieux et... sans doute un tas d'autres choses. Mais la tristesse semblait avoir emporté beaucoup des caractéristiques habituelles d'Anastasia.
Que dirait Victoire si elle voyait tout cela ?
La question ne lui effleura même pas l'esprit.

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________________________________________ Mer 4 Oct 2017 - 14:15




It's gonna be okay...


Il n’y avait eu que quelques secondes pourtant j’eu l’impression de lui avoir ôté tout l’oxygène de la pièce où elle se trouvait. Je sentis sa main rejoindre la mienne très rapidement mais je ne m’arrêtai pas, la faisant venir avec moi dans cette petite cuisine qui paraissait bien fade aujourd’hui. Anastasia avait toujours respecté le peu de décoration qui s’y trouvait à l’origine, même si elle avait ajouté de-ci et de-là des objets personnels ou des souvenirs communs ; chaque chose apportait une touche de couleur inattendue à laquelle j’avais fini par m’habituer. Pourtant, ce soir, je trouvais tout cela morne et futile. A des kilomètres de la situation et franchement peu enclin à remonter son moral.

Juste avant de passer la porte, je jetai un coup d’œil en direction d’Abigaëlle : elle s’était tranquillement installée sur le canapé avec la télécommande, Hoover à côté d’elle, et avait activé la télévision. Cet objet était tout nouveau dans la maison, je n’en avais jamais vu l’utilité avant de me rendre compte qu’Aby réclamait des dessins animés et des classiques puisque ses copines de la crèche lui en parlaient. Fort bien, tant qu’elle n’abandonnait pas les livres… Ca avait été une dépense conséquente mais au moins, pour l’instant, ça permettait qu’elle ne voit pas sa mère en train de pleurer. J’entendis les personnages échanger des banalités de loin et reportai mon attention sur Anastasia, cramponnée à moi comme une huître à son rocher.

Je ne pensais pas redevenir un jour celui à qui elle s’accrocherait. Depuis des mois j’avais l’impression qu’elle était la colonnade et que j’étais le mendiant penché ; certes je ne me voilais pas la face, elle était droite et solide mais elle restait un être humain derrière tout ça. La sentir accroché à mon bras me donna l’impression d’avoir une très lourde responsabilité sur les épaules et, étonnement, je n’avais pas envie de fuir. Je n’avais pas envie de l’esquiver, plutôt même de la prendre comme si moi je pouvais porter ce poids avec elle. Etrange. Mais résolu. Absolu. Je devais être là pour elle. Je devais lui montrer que j’étais toujours celui qu’elle avait aimé autrefois et qu’elle aimait aujourd’hui, dus-je passer au-delà de mes propres limites.

Je versai l’eau chaude dans la bouilloire quand elle reprit la parole, d’une voix aussi brisée que le cœur qu’elle portait dans sa poitrine. Je sentis les spasmes parcourir ses épaules et je déposai l’objet sur son socle pour le mettre à chauffer, passant enfin mon bras autour de ses épaules pour l’attirer contre moi à nouveau. Ma joue contre son front, je la laissa pleurer et questionner d’une voix blanche, sans savoir quoi répondre. Sans avoir de réponse, tout simplement. Je ne pouvais pas forcément comprendre la peine qu’elle avait, je crois n’avoir jamais eu à vivre ce sentiment… Ou presque. Mais je refoulai rapidement les souvenirs de la prison pour me concentrer sur l’instant présent.

En silence, je la berçai tendrement en laissant ses larmes couler, tout comme la tristesse et la colère qui l’habitaient désormais. Je massai tendrement son dos de ma paume, lui offrant cette étreinte dont elle ne semblait pas pouvoir se détacher. Qu’importe, je ne l’aurais pas laisser s’éloigner non plus. Ni tomber. Ni quoi que ce soit, me contentant de la garder près de moi jusqu’à ce que l’eau se mette à bouillir. Seulement alors, de ma main libre, je décrochai la bouilloire du socle et la posai à côté. Je revins caresser sa joue trempée, l’observant un peu plus attentivement.

« Ca va aller. » Murmurai-je, comme une promesse. « Je suis là. »

Je n’avais pas eu souvent l’occasion de le lui dire, aussi me semblait-il important de lui rappeler. Elle ne bougea pas de mon torse mais je ne la chassai pour rien au monde, tendant le bras pour attraper l’une des boîtes de thé rangée dans le placard en face de nous. Du thé noir et du citron. Pas notre préféré mais c’était le seul accessible, aussi versai-je l’eau dans deux tasses et y ajoutai-je quelques feuilles pour les faire infuser. Ceci fait, je déposai un baiser sur son front, à nouveau.

« Tu veux... »

« Maman ? » Résonna la petite voix d’Abigaëlle dans notre dos, me figeant sur place. « Maman, la télé ne parle plus. »

Je me tournai, laissant ma main glisser jusqu’à celle d’Anya pour la presser quelques secondes. Vu qu’elle ne se retournait pas, essayant de dissimuler ses larmes derrière ses doigts, je m’accroupi face à notre fille et posai mes doigts sur ses épaules.

« Maman a besoin de quelques minutes. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu’un de ses amis est parti et que ça la rend triste. »

Elle tourna des yeux inquiets vers sa mère, ouvrant et refermant la bouche sans savoir quoi demander ni dans quel ordre.

« On va aller sur le canapé, d’accord ? » J’attendis qu’elle hoche la tête avant de me redresser, continuant de la regarder. « Maman a besoin de calins, tu crois que tu peux faire ça ? »

Abigaëlle hocha de nouveau la tête, bien plus vivement qu’avant, et couru dans les jambes d’Anastasia pour serrer l’une de celle-ci. Je m’écartai, désignant les deux tasses de thé tandis que notre fille tirait la main de sa mère en direction du salon. Elle ne voulait pas l’impliquer, sans doute, mais il était difficile de cacher la tristesse bien longtemps. Autant profiter de ce temps ensemble plutôt que de se cacher dans un pièce de la maison … ?

Je les rejoignis quelques secondes plus tard avec les deux tasses de thé, que je déposai sur la table basse. Je croisai le regard de ma fiancée, si lourd de sens et de mots, mais je ne déçu pas l’un d’entre eux : je vins la rejoindre pour passer un bras autour d’elle. Caresser son épaule comme elle caressait les cheveux roux d’Abigaëlle. Et former ce noyau familial, solide, qui nous caractérisait parfois... Envers et contre tous.


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________________________________________ Jeu 5 Oct 2017 - 2:31

Anastasia se laissa bercer comme un bébé qu'elle n'était plus depuis bien longtemps. Pourtant cette étreinte avait quelque chose de salvateur. Fut un temps, la jeune femme s'était sentie très seule dans cette maison pas si grande mais qui lui avait alors semblé immense. Fut un temps, elle s'était aussi sentie abandonnée, pour ne pas dire trahie par l'homme - lui - en qui elle avait le plus confiance.
Des heures durant, sinon des jours, elle s'était questionnée, inlassablement : pourquoi ? Pourquoi les avait-il abandonnés, elle et leur nourrisson ? Pourquoi avait-il rendu ce qui aurait dû être le plus beau jour de leur vie de parents aussi triste et douloureux ? Pourquoi avait-il détruit son rêve le plus cher ?
Anya avait alors cru sa rancune trop tenace et sa colère trop forte et avait refusé de le voir pendant plusieurs jours, qui s'étaient finalement étirés en semaines. Jusqu'à ce que la colère ne s'estompe pour faire place à un manque encore plus cruel et douloureux. Alors elle lui avait pardonné - même s'ils n'en avaient jamais réellement parlé - et avait mené son enquête, ne pouvant pas croire qu'elle aimait aussi fort un homme aussi froid, capable de tuer une femme "pour rien", sinon le plaisir de gâcher leur vie.
De cette réflexion, Anastasia avait tiré des réponses qui l'avaient apaisée, puis elle en avait tiré une force dont elle ne se sentait plus capable. C'était à cette époque que remontaient les dernières fois où elle avait réellement pleuré, où elle s'était sentie submergée. Parfois la jeune femme se demandait où elle avait puisé la force de s'occuper de leur bébé, alors totalement dépendant de tout son corps et de toutes ses minutes.
Les amants s'étaient finalement retrouvés et ne s'étaient plus lâchés. Depuis ce jour, Anastasia avait toujours eu l'intime conviction qu'il ne l'abandonnerait (plus?) jamais. Et ce soir, elle en avait la certitude, un sentiment qui insinuait une toute petite once d'espoir quelque part au fond d'elle.
Il était là. En chair, en os, en chaleur, en paroles, en caresses et en tout ce qui était possible et imaginable. Silencieusement, la rouquine opina à cette annonce qui ne faisait que confirmer le flot de ses pensées. Elle esquissa un maigre sourire, même si le cœur n'y était pas.
A cet instant, elle aurait voulu lui dire combien elle aimait mais ne trouva pas les mots, et peut-être pas non plus la force. Et pourtant... seul Dieu savait peut-être à quel point elle le chérissait, son garçon de cuisine mutique et asocial.
Durant un bref instant, Anya aurait voulu rester dans les bras sécurisants de Dimitri pour toujours.
Ma la requête cristalline d'Abigaëlle la ramena sur Terre et à son autre rôle, celui de maman. Anya ferma les yeux tandis qu'elle sentit Dimitri s'accroupir à la hauteur de leur fille. Pendant ce temps, elle tâchait de faire le vide dans sa tête et de se composer un sourire mais, surtout, de sécher ces vilaines larmes qui rougissaient ses joues.
Anastasia avait l'impression, incertaine mais tenace, qu'ouvrir les vannes l'avait, légèrement, apaisée. Il en faudrait, et elle le savait, bien plus pour qu'elle fasse le deuil de cette relation, de cette gratitude éternelle et de tout ce qui aurait pu être mais elle ne se sentait presque plus l'envie de pleurer. Le tout était d'accélérer le processus car son bébé avait besoin d'elle.
Tout en se recomposant un visage, elle écoutait la conversation délicate entre Dimitri et Abigaëlle, surprise, mais positivement, de l'habileté avec laquelle il parvenait à exprimer une notion bien trop complexe encore pour la compréhension de leur fille. Anya en aurait presque souri fièrement et s'en serait presque voulu d'avoir (trop?) tendance à répéter que les hommes étaient tous des bébés.
Le bébé, c'était Abigaëlle, même si elle avait déjà presque deux ans. Pour Anya, elle était encore un tout petit trésor fragile qu'il fallait protéger mais auquel elle ne résistait jamais. Aussi la maman se laissa-t-elle entrainer au salon avec le reste de sa petite famille si précieuse.
La rouquine peut rapidement régler le problème de télévision qui ne marchait plus et s'installer à côté d'Abigaëlle qui ne tarda pas à se blottir à moitié dans ses bras. Machinalement, sa maman avait commencé à passer ses doigts dans la chevelure fine et rousse de la petite fille, la regardant elle plutôt que la télé. Ce geste avait quelque chose d'apaisant, tout comme le corps de Dimitri qui venait de les rejoindre. Pour autant, elle avait reconnu le film du jour : La Belle et la Bête. Mais elle n'était pas vraiment concentrée sur le dessin animé.
- Merci, .
Pour le thé. D'être là. De ne pas partir. D'être revenu. De m'avoir fait Abigaëlle.
Anya venait de s'emparer d'une des tasses brûlantes et son remerciement pouvait, au premier abord, sembler incroyablement banal. Mais Dimitri était profiler et, s'il s'abstenait de l'analyser, il ne comprenait pas moins le fonctionnement de sa fiancée, pas vrai ? Le thé avait certes un goût salvateur mais son action n'avait rien de comparable au sentiment d'être entourée et aimée. Particulièrement en cet instant.
La jeune femme reposa sa tasse largement entamée t serra Abigaëlle un peu plus près d'elle.
- Papa a dit que maman avait besoin de câlins alors je réclame les miens, reprit-elle en embrassant les joues roses d'Abigaëlle qui gloussait. Oh toi je t'aime jusqu'à la lune et retour !
- Moi je t'aime encore plus loin ! s'écria la petite fille.
Anya vint alors caler sa tête contre l'épaule de Dimitri et soupira.
- Toi aussi... Toi aussi je t'aime...
Anya laissa filer quelques instants, le temps pour Lumière et Big Ben de perdre la Belle dans l'aile l'ouest sans s'en apercevoir puis reprit :
- C'est une très bonne idée. Ca, je veux dire. On devrait aussi le faire quand... disons quand tout va bien. Je suis sûre qu'on a du chemin à faire pour élargir ta culture des Walt Disney, poursuivit Anya en y mettant toute l'énergie dont elle était capable, une énergie qu'ils lui communiquaient peut-être pas leur simple présente. Qu'est ce que tu en dis, Abigaëlle ? Tu crois que papa doit absolument voir tous tes dessins animés ?
- Oui !!!
Même si elle se concentrait plus sur Dimitri et Abigaëlle dont la bonne humeur et l'insouciance étaient presque contagieux, Anya voyait et entendait le dessin animé qui parvenait à la faire sourire et, pour le moment, à lui faire un peu oublier cette terrible nouvelle. Mais elle savait que le chemin serait encore long.

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________________________________________ Mer 25 Oct 2017 - 18:42




It's gonna be okay...


Je gardai un bras contre elle, caressant son épaule distraitement en écoutant leur conversation. Versatile. Futile. Mais pourtant lourde de sous-entendus qui me sautaient aux yeux comme la tristesse qu’Anastasia essayait de dissimuler à notre fille. Nous avions toujours tenté de la protéger du mieux que nous pouvions, de l’horreur, de la tristesse du monde extérieur, des aléas de l’existence ou de tout événement qui pourrait la marquer plus que de raison. Nous n’avions pas pu empêcher son kidnapping l’an dernier mais, fort heureusement, elle semblait n’avoir gardé que peu de souvenirs de cette période… Endormie comme le bébé qu’elle était, secourue par une déesse puis par le groupe que nous formions, Abigaëlle avait vécu cela comme un rêve éveillé. Du mois, l’espérais-je à chaque fois que je posais les yeux sur elle.

Petite mais déjà intelligente, capable de formuler des phrases quand d’autres se contentent de simples mots pour formuler leur pensée, adroite de ses mains et agile de son corps quand elle bondissait du canapé au jardin pour rejoindre les chiens à l’extérieur. Calme, attentive aux livres d’images ou aux lectures du soir, capricieuse parfois pour un doudou ou – dans le cas présent – une télévision… Mais dans la globalité, notre fille restait une enfant sage et éveillée. Attendrissante. Compatissante, aussi, car la manière qu’elle avait de serrer la taille d’Anya semblait plus possessive que l’ordinaire. Elle savait qu’elle était triste. Elle réglait le problème à son niveau.

Je levai les yeux au ciel face à leur plan de conquête de mon répertoire cinématographique, me demandant encore pourquoi est-ce que j’avais cédé sur un objet aussi médiatique et capitaliste qu’une télévision… Certes Abigaëlle se devait d’avoir des distractions visuelles comme les dessins animés et cela nous permettait de nous tenir au courant des informations internationales ; quand on arrivait à jongler avec les télés réalités, les films du dimanche, les émissions sportives et tout un tas de choses prodigieusement inutiles et abrutissantes. J’avais une certaine horreur du télévisuel et je leur souhaitais bonne chance pour parvenir à me faire rester sur le canapé à ne rien faire d’autre que fixer un écran.

Ne jamais sous-estimer le pouvoir des enfants sur la volonté des adultes, j’en conviens.

La Belle et la Bête défilait en arrière plan, mélange d’objets parlant et chantant avec un monstre et une jeune fille ingénue. Abigaëlle comprenait-elle réellement ce qu’elle regardait, à presque deux ans ? Mystère. Elle n’avait pas l’air indignée ni indisposée par ce qu’elle voyait et elle se mettait même à rire face aux frasques d’un chandelier sur une grande table de banquet. Je bus quelques gorgées de thé, déposai un baiser sur l’épaule de la princesse et haussait un sourcil quand je remarquai qu’elle me fixait en retour. Faire ça plus souvent… Elles, moi, un canapé et une heure passée sans songer à d’autres que nous-mêmes. Pur produit d’égoïsme. J’aimais assez, je devais le reconnaître. Même si je mettrais un peu de temps à m’y habituer, comme tout ce qui concernait la nouveauté chez moi de toute manière.

« Je vais chercher de quoi manger. » Indiquai-je au bout d’un moment, trouvant un prétexte pour me soustraire au dessin-animé.

Je déposait un baiser sur les lèvres d’Anastasia – ce qui provoqua un gloussement de la petite fille (Aby, pas Anya) – et je passai une main sur la tête de cette dernière pour lui ébouriffer les cheveux. Elle pesta en rigolant, remplissant la pièce d’une douceur bon enfant et innocente. Une douceur dont nous avions besoin pour ce soir et, peut-être, pour les jours à venir. La discussion n’était que partie remise, je savais que ma fiancée n’avait pas dit tout ce qu’elle avait sur le cœur… Mais pour l’heure, autant essayer de nous changer les idées tant qu’Aby serait debout. Nous n’avions pas le choix de toute manière.

Pour la première fois depuis longtemps, nous dinâmes dans le salon, sur la table basse. Un changement qui sembla beaucoup plaire à la plus jeune d’entre nous, qui ne tarda pas à réclamer une soirée comme celle-ci aussi régulièrement que possible ! J’espérai juste ne pas avoir d’autres mauvaises nouvelles en réserve pour justifier de tels écarts dans nos habitudes… Malgré ma réticence, il y eu un autre dessin-animé à la télévision ce soir là et je découvris les aventures d’Anna, d’Olaf le bonhomme de Neige et d’Elsa, une reine de la glace. Etrangement, cette histoire me rappela une personne en ville mais je préférai me taire sur cela. Je n’étais pas encore tout à fait prêt à reconnaître cette existence ou cette « magie » qui régnait dans la ville, je tassai donc tout ceci bien loin dans mon esprit et soulevai la fillette qui s’était endormie un peu avant la fin du générique.

La coucher ne prit pas très longtemps, Abigaëlle se laissa porter comme une petite poupée de chiffon et émit quelques grondements adorables quand je la déshabillai pour la mettre en pyjama. Attrapant son doudou quand elle se laissa tomber sur le côté, je la vis enfouir son visage dans la peluche et pousser des soupirs endormis. Je caressai ses cheveux roux, soulevant ses pieds pour les glisser sous la couverture et remontait la barrière de bois pour sa sécurité. Un baiser plus tard, une lumière éteinte et la veilleuse en route, je refermai la porte sur l’air du froid de Décembre qui berçait notre fille comme elle avait bercé Anya des années durant.

« Comment est-ce que tu te sens ? » Demandai-je en revenant vers le salon où venait d’apparaître Anastasia.

Elle était sans doute allée à la cuisine ranger les assiettes puisqu’il n’y avait plus trace de notre dîner. Elle se massait les bras et je vins poser mes mains sur les siennes. Elles étaient fraîches, tout son contraire. Je me mordis l’intérieur de la joue, écoutant sa réponse avant d’hocher la tête. Je comprenais, en quelques sortes. Je ne pouvais pas me mettre à sa place mais je comprenais ce qu’elle pouvait ressentir. Je l’imaginais, en tout cas… Au possible. Le silence régnait dans la maison, les chiens rentrés s’étaient répartis dans le salon et tendaient parfois l’oreille en fonction de nos gestes ou de nos mouvements. Hoover passa à côté de nous et alla s’installer tranquillement devant la porte d’Abigaëlle, posant sa grosse tête entre ses pattes comme le chien de garde qu’elle avait décidée de devenir. J’esquissai un léger sourire en coin.

« Un bain te ferait du bien. » Proposai-je, ce qui eu l’air de la surprendre. « … Tu viens ? 

Je m’étais déjà avancé dans le couloir et je tendis la main à son attention. Ma paume resta vide quelques secondes de flottement puis… Elle se décida à y glisser la sienne et nous disparûmes dans la salle de bain sans un bruit. Ou presque. L’eau chaude avait le don d’apaiser les corps et les esprits, même le mien se trouvait dans un état de tranquillité relatif tandis que j’écartai quelques mèches rousses collées à la peau de la jeune femme devant moi. Adossé au bord de la baignoire, le corps immergé à demi, je caressai l’épaule d’Anya d’un air distrait. Elle avait relevé ses cheveux pour éviter de les mouiller, un chignon négligé qui lui donnait une touche sauvage et distraite, et je ne pus m’empêcher de venir déposer un baiser contre sa nuque lorsqu’elle se redressa légèrement. Sa peau était redevenue chaude. Une douce odeur. Un simple contact.

Si ça pouvait lui apaiser un peu le cœur, même une heure, je voulais bien faire cet effort.

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________________________________________ Jeu 26 Oct 2017 - 2:08

Anastasia roula des yeux, mi-exaspérée, mi-intéressée. Il avait fallu qu'il se lève, évidemment, mais au moins Dimitri avait-il eu la décence (ou l'intelligence, voire les deux) d'amener un bon argument : la nourriture, accompagné d'un baiser dont elle n'allait certainement pas se plaindre. Que pouvait-elle face à ça ? La rouquine était certes triste et savait pertinemment qu'un en-cas n'effacerait pas son chagrin mais elle restait une humaine avec des besoins physiologiques. La nourriture en faisait partie intégrale, en pôle position, d'ailleurs.
Mais qu'il ne tarde pas trop tout de même. Que Dimitri le veuille ou non, il verrait la fin de ce dessin animé.
C'est d'ailleurs ce qu'ils firent tous en dînant sur le canapé. De mémoire, ils n'avaient jamais fait cela. Quel dommage que ce changement intervienne en pareilles circonstances, songea Anastasia en chassant cette pensée à l'aide d'une bouchée réconfortante. Se concentrer sur un Walt Disney était sans doute la meilleure chose à faire dans l'immédiat, ne serait ce que pour Abigaëlle. Les histoires des adultes n'avaient pas à l'atteindre plus que cela était déjà le cas. Quant à sa mère, elle avait définitivement besoin de se vider un peu l'esprit et de prendre du recul.
C'est sans doute pour cela qu'elle accepta de mettre un second dessin animé, en dépit du regard lourd de sens de Dimitri. Il céda néanmoins, quoique moins enthousiaste que sa fiancée. Mais était-il vraiment difficile d'être moins enthousiaste qu'elle face à Disney ? Sans doute que non.
- On verra si tu es sage, négocia Anastasia quand leur fille réclama plus de ce genre de soirée.
L'intéressée précisa évidemment, et avec le plus grand des sérieux, que c'est ce qu'elle était, ce qui fit glousser sa mère. Etrangement, elle avait senti venir cette réponse.
Il fallait cependant avouer qu'Abigaëlle était loin d'être une terreur. Mais tout ceci ayant déjà été expliqué dans le post plus haut, nous suggérons de reprendre le cours de l'histoire en laissant Anya et Dimitri se délecter d'avoir mis au monde l'enfant le plus parfait de la ville. Ce qui est également mon avis d'auteure, même si cela est une autre question.
Après le second film, Anastasia s'occupa de mettre un peu d'ordre au salon pendant que Dimitri couchait Abigaëlle. Tous deux n'en eurent pas pour longtemps et se retrouvèrent bientôt en tête à tête. La jeune femme sortait justement du salon quand lui y revenait. On n'aurait pu rêver timing mieux calculé.
Le regard de Dimitri ne lui laissa aucun doute. En dépit de leur douce soirée en famille, il savait - et elle aussi - que l'affaire Victoire était loin d'être classée, même si la rouquine avait réussi à s'occuper l'esprit durant plusieurs heures. Tôt ou tard, fantômes et problèmes revenaient toujours au galop pour vous frapper de plein fouet. Anya inspira longuement.
- Ca va, je suppose. Ca va aussi bien que ça peut aller dans ce genre de circonstances. La soirée m'a fait du bien. C'était agréable de s'échapper un peu. Mais... c'est toujours là, c'est toujours vrai, c'est toujours injuste. Et triste...
La jeune femme avait baissé les yeux, fixant un point du mur. Elle s'était tu juste avant que sa voix ne s'emballe de colère voire de rage. Réveiller Abigaëlle n'aurait pas été la meilleure idée du siècle. S'énerver ne servait à rien, ne résoudrait rien.
Un bain non plus, songea distraitement Anastasia, surprise par cette proposition. Pourtant, à son invitation, elle suivit docilement Dimitri vers la salle de bains, attrapant sa main rassurante. L'idée n'était pas mauvaise, bien au contraire. De l'eau chaude. Des odeurs agréables. Cette perspective offrait un contraste saisissant avec la noirceur et la froideur de la mort d'Héra. On prêtait aussi des vertus relaxantes aux bain. Une autre raison d'accepter, assurément.
Anastasia noua rapidement ses cheveux et se déshabilla machinalement pendant que l'eau coulait. Puis elle glissa dans l'eau chaude qui avait quelque chose de salvateur et délicieux. Presque malgré elle, Anya poussa un soupir d'aise, sans doute accentuée par la proximité de Dimitri.
Ils restèrent ainsi un long moment qui aurait tout aussi bien pu durer une éternité, dans un silence quasi religieux tandis que la pièce s'embuait de condensation. L'eau commença à refroidir tandis que les corps se détendaient, à défaut, peut-être, des esprits.
- Et maintenant ? demanda Anya en redécouvrant presque le son de sa voix. Il doit être tard. Et l'eau a refroidi.
Des remarques banales qui faisaient la conversation sans vraiment dire les choses importantes.
- Tu devrais peut-être te sécher et aller dormir. Tu dois travailler demain, rappela inutilement Anastasia. Moi je... Je sais pas, je verrai bien. Lire, peut-être... Si je ferme les yeux j'ai peur d'imaginer. J'ai pas... C'est la première fois... Je veux dire, les autres je m'en rappelais pas, je l'ai su bien après...
La jeune femme parlait rarement, pour ne pas dire jamais, de sa famille massacrée. Les revoir l'an passé lui avait apporté à la fois apaisement et tristesse quand elle pensait à ce qui aurait pu être. Comment son père l'aurait conduite à l'autel. Sa réaction quand il aurait appris qu'elle attendait un bébé. Les gloussements de ses aînées en l'aidant à s'apprêter. Et tout le reste...
Héra n'était bien sûr pas un membre de la famille. C'était différent. Elle s'était trouvée là par hasard et avait choisi de l'aider, elle, une inconnue. A bien y penser, c'était stupide de s'être attachée, d'avoir imaginé, planifié, comme si une déesse allait réellement avoir du poids dans la vie d'une simple mortelle.
- Je sais même pas pourquoi j'en fais toute une montagne. C'est tellement stupide, on se connaissait même pas tant que ça... Mais si je ferme les yeux ce sera peut-être pire.
Peut-être n'aurait-elle dû rien dire du tout et se laisser porter, guider par ses mains et ses souhaits comme une poupée de chiffon qu'on habille et qu'on couche. Les mots manquaient à Anastasia qui s'en agaçait prodigieusement, se demandant presque comment Dimitri faisait pour la supporter en cet instant.
- Je suis désolée, soupira-t-elle finalement, sa tête calée contre son épaule. Tu crois que dans ce monde aussi tu peux me protéger des cauchemars ?

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________________________________________ Ven 17 Nov 2017 - 4:34




It's gonna be okay...


Un bain, voilà longtemps que je n’en avais pas pris, et encore plus longtemps accompagné. Silencieux dans cette pièce embuée, j’avais presque fini par tellement m’habituer à l’absence de sons hormis le clapotis de l’eau que lorsqu’Anya parla, j’eu l’impression de m’extraire d’un sommeil très profond. Papillonnant du regard pour l’écouter, je repris le fil de ses mots égrainés avec une voix légèrement tremblante. Mes mains caressaient ses épaules inconsciemment, fixant sa nuque et ses cheveux éparses qui ondulaient sur sa peau claire. Elle était belle, dans sa nudité comme dans n’importe quelle situation, mais plus encore de cet angle-là ; il était juste dommage que je songe à cela alors qu’elle avait le cœur au bord des lèvres et l’âme en peine. Je me retins donc de lui dire et acceptai volontiers qu’elle revienne se caler contre moi. Je l’entourai de mes bras, caressant son poignet, et apposai ma tête contre la sienne.

Même dans cette situation, la princesse russe essayait de penser un peu aux autres et en particulier à moi. Je n’étais pourtant pas dupe, cette culpabilité furtive qui la prenait n’avait de lien qu’avec son envie de se retrouver seule avec ses pensées. Une dualité interne devait se jouer et je me contentai de hausser les épaules : le sommeil n’était pas mon meilleur ami et je n’avais que peu de besoins de ce côté là, une nuit plus courte encore que les autres ne changerait rien à mes habitudes. J’appréciai l’idée, le geste ou la tentative désespérée de retrouver un semblant de normalité dans ce rythme qu’on venait de mettre à mal au milieu de notre routine quotidienne.

« Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas beaucoup les gens qu’on ne peut pas avoir de la peine pour eux. » Commentai-je finalement en fixant ses yeux clairs.

Depuis quand existait-il des règles dans la tristesse ou même dans la douleur ? La déesse faisait parti de ceux qui avaient sauvé notre petite fille, il était normal qu’Anastasia ait des pensées clémentes envers elle. Et donc normal qu’elle se sente à ce point mal à l’idée que cette personne ai disparue sans même un au revoir possible. L’assassinat était la pire chose que l’on pouvait infliger à des proches. Je n’étais pas intime avec Victoire, je lui avais parlé tout au plus deux fois, mais tout le monde n’avait pas le même ressenti des émotions négatives que le mien. Je laissai donc l’ombre sombre nous envelopper tandis que je m’extrayais de l’eau devenue tiède pour me sécher sobrement.

Je ne savais pas la protéger des cauchemars. J’en étais devenu un à mon tour des mois auparavant et elle m’avait surmonté seule… J’évitai de le lui rappeler tandis que je lui proposai une serviette et que j’enfilai rapidement un vêtement pour la nuit.

« J’essayerai. » Promis-je, tout ce que je pouvais faire.

Ce que je pouvais faire de mieux sans risquer de la décevoir : essayer. Simplement. Je rejoignis tantôt notre chambre où l’obscurité l’emportait sur tout le reste. Quand elle alluma la lampe de chevet, j’étais déjà allongé au-dessus des draps et tirai négligemment le coussin pour le ratatiner davantage sur lui même. Voyant qu’elle restait debout au milieu de la pièce, je penchai la tête sur le côté et me redressai un peu. Appuyé sur un poing, l’autre main posée en travers de la couverture que je venais de défaire. Craignait-elle que la lumière ne me dérange si jamais elle n’arrivait pas à l’éteindre ? Ou autre chose ?

« Si tu veux lire, tu peux. La lumière ne me dérange pas. »

Je poussai un soupir en continuant de la détailler,

« On peut même la laisser toute la nuit. »

Quelque chose me soufflait qu’Anya n’avait aucune envie de se retrouver plongée dans le noir, face à ses doutes et à ses questions qui demeureront sans réponses. Je tendis la main pour qu’elle vienne et, après un temps qui me paru infiniment long, elle fini par obtempérer et par rejoindre ce lit qui pouvait signifier tant et rien à la fois. Je ne la quittai pas des yeux, chacun de ses gestes s’imprimant dans ma mémoire comme un automate enregistrant des informations qui lui seraient utiles plus tard. Je fermai les yeux un instant quand mon dos rencontra le matelas, perdant quelques secondes derrière mes paupières avant de les rouvrir et de me tourner vers elle.

Demain était un autre jour. Un jour où les choses ne changeraient pas mais où les réflexions auront fait leur chemin. Connaissant ma fiancée, elle passerait sans doute par tous les stades du deuil et je ne pouvais rien y faire. Je le savais. Je comprenais sans doute aussi. C’était ainsi que la pensée humaine était faite et qu’elle se rassurait au milieu du déluge de sentiments contradictoires qui venaient briser ses défenses logiques. Je serrai ses doigts dans les miens quand elle s’y faufila, ramenant sa main vers ma bouche pour y déposer un baiser furtif.

Demain serait un autre jour. Il le fallait, c’était tout.

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Anastasia Romanov


« Le Brocoli
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________________________________________ Sam 18 Nov 2017 - 3:05

Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas beaucoup les gens qu’on ne peut pas avoir de la peine pour eux. Anastasia avait répété mentalement ces paroles sages un nombre incalculable de fois en aussi peu de temps, sans trop savoir si elle devait s'en convaincre et s'abandonner à la douleur de la perte, à la fois d'une personne et de menus projets qu'elle avait pu faire avec elle, ou bien se retrancher dans la distance en se persuadant que l'une n'avait pas tant conté que ça pour l'autre, et vice versa.
Peut-être était-il encore trop tôt pour prendre pareille décision.
L'inertie prit brutalement fin lorsque Dimitri s'extirpa de baignoire pour se sécher et lui tendre une serviette qu'elle saisit d'une main molle et lasse. Anastasia n'en sortit pas moins de la baignoire à son tour pour entreprendre de se sécher et de faire disparaitre la désagréable sensation de froid, opinant en silence à la promesse (en était-ce seulement une ?) de Dimitri. Essayer, c'était bien. C'était toujours ce qu'ils faisaient : essayer de retrouver une famille et un passé, essayer d'échapper à un sorcier en colère, essayer d'être de bons parents... Essayer.
Satisfaite par cette réponse, Anastasia enfila son pyjama et détacha ses cheveux avant de se brosser les dents en fixant son reflet dans la glace d'un air pensif et absent. Dimitri avait déjà gagné leur chambre. il avait dû se glisser sous les draps, de son côté du lit, prêt pour une nuit courte et d'autant plus que d'ordinaire.
Anya, elle, préférait dormir beaucoup, ou disons un nombre d'heures plus classiques que celles de Dimitri, mais ce soir faisait exception,ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps, presque deux ans, en fait.
Pourtant, elle ne s'attarda pas plus que d'ordinaire dans la salle de bains et gagna rapidement la chambre. Son intuition s'y confirma : Dimitri était déjà allongé mais se releva en la voyant hésiter. S'asseoir ? ne pas s'asseoir ? aller lire au salon ? Pendant qu'elle se brossait les dents, la rouquine n'avait prit aucune décision quant à la suite de la nuit, si bien que, d'un certaine façon, Dimitri décida pour elle en répondant à une question muette qu'elle n'avait pas réellement posée.
- D'accord, acceptant Anastasia en saisissant la main tendue (littéralement aussi) par Dimitri.
Anya tira alors le drap de l'autre côté du lit pour s'y glisser à demi et s'asseoir sans grande conviction, abandonnant ses doigts à Dimitri et ses lèvres. Quand il ferma les paupières, Anastasia garda les siennes grandes ouvertes, rivées au mur d'en face pendant que ses pensées tournaient dans le désordre pour ne pas se focaliser sur la nouvelle du jour.
Elle avait cependant parfaitement conscience que son roman du moment trônait juste à côté de la lampe qu'elle avait allumée, entre le bord du meuble et le radio réveil qui indiquait une heure indue. Après un temps dont elle n'aurait su estimer la durée, ses doigts tapotèrent la première de couverture d'un air absent et finirent par déposer le roman sur ses genoux.
Dimitri, lui, dormait déjà. Effectivement, la lumière, certes tamisée, de la table à chevet, ne l'avait pas empêché de sombrer dans les bras de Morphée tandis qu'Anya fixait ses doigts blancs, puis le livre dont elle tenta vainement de tourner les pages en suivant l'histoire et finalement le visage de Dimitri, qui était encore la chose la plus agréable et apaisante à regarder. Elle aurait pourtant détesté qu'il fasse ça mais cela ne l'empêchait en rien de le faire, elle.
Le froid et l'inconfort de sa position finirent par l'emporter sur Anastasia qui, sans pour autant avoir éteint sa lampe de chevet, se glissa entièrement sous les couvertures et s'allongea face à Dimitri qu'elle observa encore jusqu'à ce que ses paupières trop lourdes ne tombent d'elles-mêmes tard dans la nuit - ou tôt le lendemain matin.
Quelques heures plus tard, elle sentit un baiser délicat sur son front et ouvrit de lourdes paupières fatiguées pour découvrir, flou, un Dimitri habillé et prêt à travailler. Il avait l'air en forme, pour le peu qu'Anastasia était capable de juger. La jeune femme tâtonna un peu pour attraper ses doigts, les presser mollement puis le laisser s'en aller avant de sombrer dans un sommeil sans rêves pendant quelques heures supplémentaires. Ou simplement des instants ?
La journée se passa, divisée entre les tâches domestiques et les besoins ou envies d'Abigaëlle. Celles d'Anya aussi, un peu. Elle n'avait pas eu la tête à travailler. En fait, elle n'avait pas eu la tête à grand chose si ce n'est se laisser porter, satisfaire Abigaëlle et dormir aussi sur son heure de sieste. Et la journée se passa finalement sans nouvel incident. Force était de constater que le monde continuait de tourner et que les choses n'empiraient pas. Sans pour autant être soudainement mieux sous prétexte que le soleil s'était bien levé à l'est ce matin-là.
Anastasia s'était trouvée heureuse sinon rassurée que ni sa grand-maman ni sa belle-maman n'ait eu l'idée (comme cela leur prenait fréquemment) de débarquer à l'improviste, autrement elle aurait dû expliquer sa mine peu réjouite. La rouquine apprécia néanmoins (et peut-être plus que d'ordinaire) les quelques sms pourtant sobres que Dimitri envoya. Il essayait plutôt bien, pour le coup. Quant à leur fille, elle apprécia que sa maman qui "travaillait à la maison" ne "travaille" pas ce jour-là et préféra jouer avec elle. C'était, de son point de vue enfantin, beaucoup plus intéressant. Malgré son jeune âge, la petite tête rousse comprenait énormément de choses et en retenait tout autant :
- T'es encore triste, maman ? demanda subitement Abigaëlle en milieu d'après-midi en prenant une mine trop sérieuse pour une enfant de son âge.
Pour toute réponse, Anya la serra dans ses bras et lui assura que tout allait bien.
Quelques heures plus tard, le bruit caractéristique de la clé dans la porte de l'entrée annonçait que Dimitri était de retour. Ses chiens, Winston en tête, se précipitèrent pour l'acceuillir. Anya ne voulait pas se précipiter. C'aurait été admettre qu'il lui avait manqué tout particulièrement au cours de la journée. La rouquine ne refusa pourtant pas de l'étreindre longuement et affectueusement quand, toujours entouré de ses amis à quatre pattres, il pénétra dans le salon.
- Ca va ? Bonne journée ?
L'ironie mêlée à la banalité de l'échange dont peu ressortirait, comme toujours. Dimitri était persuadé qu'il devait protéger Anastasia de toutes les horreurs du monde en lui parlant le moins possible de son travail en lien avec le morbide et le macabre. D'ordinaire, Anya trouvait cela stupide, s'estimant bien assez grande pour supporter d'apprendre qu'untel était mort et un autre disparu. Mais ce soir-là, elle ne se formaliserait pas des réponses creuses.
- Je me disais qu'on pourrait sortir, tous ensemble, si t'es pas trop fatigué. Changer d'air un peu. On a pas fait grand chose de la journée mais si tu préfères un Walt Disney... sous-entendit la rouquin en esquissant un sourire entendu avant de poser un baiser furtif sur sa joue. Juste... faire un tour dans le coin, peut-être ? suggéra Anya, incertaine, avant de se tourner vers leur fille avec plus d'entrain : Ca te dit ?
L'intéressée se montra, à la non-surprise générale... intéressée.
- Tu n'auras pas le cœur de lui dire non, si ?

[alors j'amène ton idée comme je peux donc sois indulgente]

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