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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
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 It's gonna be okay ✖ Anya

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Saoirse A. Bennet


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________________________________________ Lun 4 Déc 2017 - 1:40




It's gonna be okay...


Je poussai un soupir quand j’aperçu enfin la maison à l’orée de la forêt. Le temps olivâtre n’avait pas changé depuis la veille et menaçait sans cesse de pleuvoir sans jamais y parvenir. Les orages estivaux propageaient avec eux une lourdeur désagréable et moite qui vous collait à la peau ; comme les mauvaises nouvelles et les regards lourds. Le commissariat où intervenait Dimitri comme consultant avait été particulièrement silencieux même si les membres des forces de l’ordre avaient continué leurs activités quotidiennes. Le monde ne devait pas cesser de tourner. Les choses ne devaient pas cesser d’avancer. Peu importait les ressentis et les sentiments, le temps filait sans attendre personne et sûrement pas le chagrin qui donnait envie de s’enfouir six pieds sous terre. Je n’étais pas triste, j’étais inquiet. Pour Anastasia qui avait été affectée c’était une épreuve de plus. Une perte de plus. Si j’avais retrouvé ma mère quelques mois plus tôt, elle perdait encore quelqu’un de son entourage. Je ne croyais pas au karma ou à ce genre d’âneries, mais si j’avais pu demander au sort de s’inverser pour la laisser souffler au moins un peu… je l’aurais fait.

L’étreinte de ma fiancée fut fébrile puis plus serrée que d’ordinaire. Je pressai lentement mes paumes dans son dos, inspirant une grande gorgée d’oxygène avant de l’observer quand elle recula d’un pas. Ma main croisait et décroisait la tête de Winston qui s’amusait à mordiller et lécher mes doigts pour me saluer, s’agitant autour de mes jambes lorsqu’Anastasia osa prononcer les mots magiques : faire un tour. D’ordinaire je partais seul en compagnie des chiens pour marcher ou courir un peu, détendre mes muscles comme mon esprit le long des faux sentiers, mais il semblerait que cette fois soit différente des autres. Je retins une grimace à l’évocation du Disney et passai de l’une à l’autre en jaugeant du degré de cette demande.

Au vu de l’insistance, il s’agissait d’un cas de force majeure. J’obtempérai alors en hochant la tête, prenant toutefois le temps de vider mes poches et de me débarrasser de ma veste pour revenir à l’entrée où elles attendaient. C’était comme si cette sortie avait été tout ce qu’elles avaient voulue de la journée mais je n’étais pas assez présomptueux pour l’affirmer ; je me contentai donc de caresser la tête d’une des chiennes un peu trop vieilles pour aller se dégourdir les jambes et de descendre les marches du perron pour les rejoindre. Ma main rejoignit celle d’Anya après quelques pas, comme un cran de sûreté, et tandis qu’Abigaëlle courait derrière Winston j’inspirai l’air lourd d’un été aux promesses pluvieuses.

Nous respectâmes un certain silence, comme si la seule présence de l’autre suffisait à faire passer des messages. Je n’avais pas besoin de parler, elle si, pourtant elle ne dit pas grand chose à par répondre à notre fille quand elle nous interpellait et jouer son rôle de maman à la perfection. Etait-ce qu’elle avait toujours fait, y compris lorsque j’étais derrière les barreaux et elle en liberté ? Etait-ce un masque de compassion et d’amour fou pour la petite fille rouquine qui s’agitait devant nous qu’elle portait pour se rassurer ? Nous ne voulions pas effrayer Abigaëlle, jamais, quoiqu’il en coûte et quoi qu’il se passe. Nous ne souhaitions pas non plus lui mentir, mais il était inutile d’inquiéter une enfant de presque deux ans avec des problèmes d’adultes… Je me contentai donc d’adopter la même attitude et de ne pas aller en contresens. C’était l’avantage d’avoir le même genre d’idée d’éducation, nous n’avions pas à nous chamailler pour savoir comment élever notre fille. Pas encore du moins.

Tandis que je lançai un énième bout de bois à travers les arbres, j’entendis le rire d’Abigaëlle résonner face à la réaction des chiens qui semblaient les plus heureux dans cette histoire. Ils couraient, furetaient, aboyaient et se chamaillaient joyeusement comme si rien d’autre ne comptait que de se dégourdir les pattes. Le bâton parti en direction des fourrées et Winston s’y précipita, suivi de la petite fille qui traversa les fougèrent avec ses bottes en caoutchouc et disparu de ma vue.

« Abigaëlle ! » Interpellai-je, en m’éloignant d’Anya pour la suivre à mon tour.

Je fis plusieurs pas sans la voir, fronçant les sourcils quand Winston revint avec son butin dans la bouche… Mais pas ma fille. Je l’ignorai et il aboya, le dépassant en regardant partout autour de moi à la recherche de ce que nous avions de plus précieux. Un instant les souvenirs du kidnapping me revinrent et je sentis un frisson glacé parcourir mon échine. Des bruits derrière moi m’indiquèrent qu’Anastasia m’avait suivie et je m’enfonçais plus loin dans les bois. Mon sang battait rapidement à mes tempes malgré mon calme apparent, déglutissant en commençant déjà à songer aux multiples hypothèses et possibilités…

« Abigaëlle ?! »

« Suis là, papa ! »

Un soupir de soulagement traversa mes lèvres en entendant la voix de la concernée, me dépêchant de me diriger vers l’origine du bruit. Franchissant un tronc d’arbre mort tombé au sol, je débouchai sur un creux laissé entre deux roches couvertes de lichen et découvrit ma fille accroupie près de quelque chose. Qu’est-ce que… M’approchant rapidement ma prudemment, je constatais rapidement qu’elle… Riait. Elle riait tandis qu’un chien que je n’avais jamais vu jusqu’alors était en train de lui tartiner le visage de coups de langue. Je haussai un sourcil intrigué, tournant la tête vers Anya comme pour m’assurer que je ne rêvai pas face au labrador qui se tenait là-bas. Des branches et des saletés étaient empêtrées dans ses poils, étalé sur le sol comme s’il n’avait aucune intention de bouger.

Abigaëlle tourna sa figure vers nous avec un sourire joyeux. Ce fut à cette instant que j’entendis Winston gronder contre mes jambes et que je retins mon souffle. Une créature aux yeux jaunes nous fixait à droite, un immense chien loup sombre qui retroussa les babines et claqua des mâchoires quand sa présence fut ainsi trahie. Je m’avançai d’un pas mais il bondit en avant, à égale distance d’Abigaëlle et de nous, grognant d’un agacement évident. La petite fille cessa de rire, sa main posée sur la tête du chien blond, et je vis ses lèvres trembler.

« Papa… »

« Ne bouge pas. »

Un ordre, simplement, auquel elle obéit malgré elle.

« Papa… Ai… peur… »

« Je sais. Ne bouge pas. »

J’avais tendu la paume vers le loup noir, l’autre devant le museau de Winston pour l’empêcher d’intervenir. Les autres chiens s’étaient tapis en arrière et je remarquai que Hoover montrait à son tour les crocs aux côtés d’Anastasia. La tension entre les animaux étaient palpables. Quand j’avançai d’un pas vers ma fille, le chien noir aboya d’une voix grasse et Abigaëlle couina en se bouchant les oreilles. Le labrador enfoui son nez contre elle tandis que j’affrontai ce regard jaune… Un bras toujours tendu, j’avançai d’un nouveau pas. Un autre. Je désignai malgré moi de l’index ma fille, comme pour faire comprendre à l’animal ce que je voulais. Les chiens étaient des êtres intelligents, doués d’une certaine forme de pensée. Il avait déjà compris ce que je voulais. Il ne bougea pas mais continua de grogner, jusqu’à ce que j’atteigne la fillette recroquevillée.

Je m’accroupis à côté d’elle, bougeant lentement mon bras pour le passer autour d’elle. Le chien noir gronda et s’avança brusquement en claquant des dents, ce qui poussa la rouquine à s’agripper à mon cou en se cachant. Je savais que Winston pouvait intervenir à tout moment et quelque chose me disait qu’Anastasia retenait Hoover en cet instant. Si un seul des chiens intervenait, il faudrait courir vite. Très vite. Heureusement aucun ne bougea et je m’apprêtai à me relever quand Aby me désigna l’animal encore couché dans la boue.

« Fatigué. »

Un chien fatigué ? Sans doute vu l’état dans lequel il se trouvait. Je plissai cependant le regard en analysant la situation le plus vite possible, partagé entre l’envie de mettre ma fille en sécurité et celle de m’assurer qu’ils allaient bien…

« Papa, fatigué. »

Je baissai les yeux face à son insistance et constatai qu’une des pattes du chien semblait coincé sous des branchages et des pierres. Etait-il tombé des deux rochers ? Je dirigeai ma main vers le labrador ce qui provoqua de nouveaux aboiements de la part du loup noir, plus menaçant encore. Le labrador répondit, à mon grand étonnement, et je profitai de la diversion pour retirer les feuilles. Ses poils s’étaient emmêlés dans des branchages et l’empêchaient de bouger, il tenta d’ailleurs de se relever, sans succès.

« Coincé ? »

« Oui. »

Je tournai la tête vers Anastasia, son visage inquiet me crevait le cœur pourtant je ne parvenais pas à m’éloigner. Pas tout de suite. Pas… Abigaelle cramponnée à ma chemise, je relâchai mon étreinte et bougeait avec elle pour m’approcher du golden retriever. Le cliquetis de mon couteau suisse fit couiner les chiens et je crus sincèrement que le noir allait nous sauter dessus… Je coupai alors une touffe de poil pour montrer mes intentions. Il s’immobilisa et attendit alors, intrigué, curieux. Centimètre par centimètre, nous découpâmes les nœuds et autres liens qui empêchaient le blond de bouger librement comme il aurait dû l’être.

La petite fille caressait la tête de l’animal, ses yeux aveugles et fermés semblant attendre comme l’autre créature la suite des évènements. Je ne sais pas combien de temps fut nécessaire pour sa libération, mes avant bras étaient couverts d’égratignures et de griffures, mais quand je tapotai sur l’arrière train du chien pour le pousser à bouger… Il fit deux essais avant de parvenir à se relever. Enfin. Il s’ébroua, nous envoyant de la boue et d’autres choses dessus, jappa joyeusement et leva le nez comme pour humer l’air. L’autre s’était assis et ne bougea pas. Je pris prudemment ma fille dans mes bras et je reculai enfin en direction d’Anya. Croisant à nouveau les yeux jaunes, cette fois je baissai le regard et savourai le contact de la main froide de ma fiancée dans la mienne.

Elle avait dû avoir peur. Très peur. Trop peur. Nul doute qu’elle allait me le reprocher après… Mais en attendant, je sifflai Winston pour qu’il nous suive et nous reculâmes tous prudemment de l’endroit.

Ce ne fut qu’une fois de retour sur le faux sentier et après quelques mètres que je remarquai le golden retriever non loin de nous. A distance respectable. Evidente. Et juste à côté de lui, le grand chien loup noir qui marchait d’un pas lent. Ils nous suivirent jusqu’à l’orée du bois. Puis s’arrêtèrent et nous regardèrent nous éloigner en direction de la maison. Je cru entendre l’un d’eux japper mais je ne me retournai pas.

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________________________________________ Mar 5 Déc 2017 - 0:45

Anastasia inspira une grande gorgée d'air et se mit en marche, sentant bientôt la main chaude et rassurante et Dimitri s'entrelaçait dans la sienne. Heureusement, qu'il était là, lui. Il ne l'avait pas toujours été - elle non plus peut-être ? - mais il était là, maintenant, à cet instant, c'était bien tout ce qui importait pour la jeune femme dont les yeux bleus ne quittaient que rarement leur fille, quelques pas devant, pour se poser sur Dimitri, un peu à la dérobée, ou simplement sur le paysage, la nature calme qui les entourait.
Pour une fois, elle n'avait ni besoin ni envie de parler. Ce silence, ce moment, lui suffisait amplement. Et pour dire quoi, de toute façon ? Ce n'était pas comme si la journée avait été particulièrement passionnante. Bien au contraire. Mais avoir les deux personnes qu'elle aimait elle plus autour d'elle emplissait Anastasia d'un sentiment réconfortant et apaisant.
Au final, elle n'avait pas fait attention à la route qu'ils prenaient, se contentant de supposer que c'était l'une de celles que Dimitri empruntait quand il s'aventurait dans les bois sans elles, seulement accompagné des chiens - et généralement pas de Hoover, auto-proclamée chienne de garde et de compagnie d'Abigaëlle. Anastasia se laissait porter, une fois n'est pas coutume, appréciant les odeurs, les sons, le contact de la main de Dimitri dans la sienne...
... qui prit fin quand il s'éloigna subitement, à la recherche (ou poursuite?) d'Abigaëlle. Malgré elle, Anya sentit une bouffée de panique l'envahir, comme si cet événement était lui aussi annonciateur d'un nouveau malheur. Sans la nouvelle de la veille peut-être n'aurait-elle jamais réagi ainsi, suréagi, en fait.
Ou peut-être pas. Abigaëlle, après tout, avait déjà été kidnappée. C'était certes stupide de croire que Raspoutine ait recommencé ses méfaits mais il n'était assurément pas le seul "méchant" de la ville. Anastasia ne pouvait ignorer ses faits et se douta, même si Dimitri restait d'un calme olympien, que son fiancé avait pensé à la même chose. On oubliait pas ce genre d'événement, à moins, espérons le, d'être une petite fille trop jeune pour se remémorer.
Les muscles d'Anya s'étaient tendus, prêts à tout donner (si tant est qu'il y ait quelque chose à donner). Ses pas s'étaient faits plus rapides pour rattraper Dimitri qui en avaient plus d'un d'avance.
Enfin, après ce qui avait semblé des années d'attente et d'angoisses, la voix de leur fille leur parvint aux oreilles. Le cœur d'Anya manqua de rater un battement tant il était soulagé. Elle sentit son corps tout entier se détendre mais ne ralentit pas l'allure pour autant, traversant elle aussi la souche et s'étonnant tout autant que Dimitri face au spectacle rassurant mais surprenant qui s'offrait à leurs yeux qui se concertèrent sans trop savoir quoi penser.
Mais Abigaëlle était heureuse et son copain golden retriever semblait être inoffensif. Ils pouvaient souffler.
- C'est bien la...
Rassurée, Anya s'était sentie d'humeur loquace mais n'eut guère le temps d'achever le fil de sa pensée que le grognement de Winston prenait le dessus. C'est seulement là qu'Anatasia remarqua les yeux jaunes qui les fixaient et tressaillit, regrettant qu'Abigaëlle ne soit pas plus près d'elle à cet instant. Tout comme sa fille, elle était figée, ne sachant quoi faire face à ce... chien ? loup ? loup-garou aussi massif que farouche. Ses yeux ne quittaient pas Dimitri du regard, attentifs et angoissés. De nouveau. Décidément...
Anastasia tâchait de faire le vide dans son esprit, se rassurant tant bien que mal, tout, pourvu qu'elle n'imagine pas les crocs acérés du chien aux yeux jaunes s'enfoncer dans la chair de son bébé, sa petite fille, son trésor d'innocence. Elle avait posé une main fiévreusement sur la tête d'Hoover, qui ne bougea pas, même si l'envie ne devait pas lui manquer.
Mais les chiens sont intelligents et Hoover l'était particulièrement. Elle savait que sa maîtresse ne voulait prendre aucun risque. Aucun. Risque. Et Dimitri en prenait déjà suffisamment, ce pourquoi elle soupira de tout son soûl quand leur fille fut dans ses bras. Pas encore totalement saine et qauve mais plus protégée que quelques instants auparavant.
Anya aurait donné beaucoup de choses pour ne pas faire le pied de grue de cette façon aussi inutile qu'insoutenable et en aurait donné tout autant pour serrer Abigaëlle contre elle, maintenant, tout de suite. Mais elle pouvait qu'être spectactrice de la suite, comme le reste de la "famille", d'ailleurs. Et le chien aux jaunes dont les grognements sinitres la faisaient frémir à chaque fois.
Il s'avérait que le golden retriever était coincé et probablement blessé. Hoover et Anya échangèrent un regard à ce propos puis focalisèrent de nouveau leur attention sur le cœur de l'attention. Quand Dimitri sortit son couteau suisse, Anya sentit ses muscles se tendre à nouveau et son regard oser se porter sur le chien noir, angoissé. Il ne bougea pas et tout ce beau monde observa la libération pas à pas.
En fin de compte, tout se passa et personne ne finit déchiqueter par des canines assoiffées de sang. Ouf. Peut-être que maintenant que les malentendus étaient dissipés ils allaient pouvoir souffler pour du bon. Anastasia n'était pas mécontente d'avoir été épargnée par la boue, c'était bien sa seule consolation. Les retrouvailles avec Abigaëlle se faisaient cruellement attendre.
Elles eurent cependant lieu et Anya les savoura comme il se dût, ne pouvant s'empêcher de lancer un regard noir à Dimitri. Pourtant, elle accepta le contact rassurant de sa main dans la sienne quand ils se remirent en route. La rouquine laissa alors passer de nouveaux instants avant de reprendre la parole, catégorique :
- Plus jamais tu ne joues les héros canins avec notre bébé dans les bras ou à proximité. Et ne me dis pas que tu savais que le grand n'allait pas attaquer. Tu n'en savais rien. Je n'en savais rien. Personne n'en savait rien. On a eu de la chance qu'elle ne finisse pas défigurée. Ou pire.
Anastasia se mordit la lèvre inférieure pour s'obliger à ravaler son inquiétude.
- Heureusement, ce n'est pas arrivé. Parce que je pourrais te pardonner beaucoup de choses, Dimitri, mais assurément pas ça.
La jeune femme inspira longuement. Au final, elle ne savait plus si cette balade avait été une bonne idée. Il lui semblait que sa famille n'était à l'abri de la souffrance ni dedans ni dehors.
- J'aurais vraiment bien aimé qu'il advienne une chose positive de cette journée. Juste une petite chose. Bref.
Anya secoua la tête pour chasser les pensées qui l'accablaient. Après un moment, et tout comme Dimitri et Abigaëlle, elle nota la présence des chiens derrière eux. A bonne distance, mais là.
Le golden retriever avait l'air de sourire. Il semblait inoffensif, doux comme une peluche. C'était sans doute ce qui avait plu à Abigaëlle un peu plus tôt. Et c'était ce qui avait indéniablement attendri la maman avant que des grognements et deux yeux jaunes ne s'en mêlent.
- Ils sont toujours là, nota inutilement Anastasia.
Abigaëlle semblait heureuse de voir son copain blond mais resta à donner la main à sa maman, méfiante à l'égard de l'autre chien. Qui avait l'air moins effrayant, mais à peine, sans ses grognements.
- Tu t'es peut-être fait des copains, va savoir...
Raillerie or not raillerie. Même Anastasia n'était pas certaine de savoir. Les circonstances ne jouaient pas en la faveur du plus imposant des yeux, seulement envers le plus petit qui n'avait littéralement rien vu de toute cette affaire.

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________________________________________ Mer 27 Déc 2017 - 22:19




It's gonna be okay...


Je n’avais pas franchement envie de parler de tout cela avec Anastasia. Si elle, elle ressentait le besoin d’extérioriser les sensations et sentiments qui l’habitaient… Ce n’était pas mon cas. Même si elle avait raison d’un côté, elle avait tort de penser que je préférai mettre en danger Abigaëlle à la place de quelqu’un d’autre ; elle était ma fille, et elle dépassait donc toute valeur. Je restai silencieux sur la route du retour, me contentant d’observer Abigaëlle trottiner ou sauter en bordure de flaques avec une agilité déconcertante pour son âge. Parfois elle revenait quérir une main pour s’y raccrocher, d’autres elles prenaient de l’avance en compagnie de Hoover ou de Winston puis nous attendait. Toujours à portée de vue. Toujours à portée de voix.

J’étais perdu dans mes pensées, n’écoutant que d’une oreille distraite les conversations quand elles eurent lieu. Pourtant je tournai la tête aux paroles de la princesse et me contentai de croiser son regard sans insister dessus. Je ne m’excuserai pas et je n’en avais aucune intention, haussant les épaules en réponses avant de m’écarter pour qu’elle atteigne les marches du perron. Je me retournai pourtant pour observer les deux animaux installés près de l’orée du bois, poussai un soupir puis me décidai à retourner à l’intérieur. Entendant quelques voix venir de la cuisine, je m’arrêtai à hauteur pour simplement les observer : l’une, l’autre… Je me pinçai l’arrête du nez et quand je croisai son visage, je fis signe que ça allait avant de retourner vers le perron.

J’y restai un long moment, ne relevant la tête que pour répondre à Anya qui me demandait si j’avais faim. En réalité je n’avais pas envie de manger, je ne faisais que songer à ces deux chiens un peu plus loin… Et à d’autres choses qui avaient découlées des premières. J’avais la sensation que mon esprit tournait comme un lion en cage et, malgré l’arrêt de mes séances avec Aloysius suite au drame qui s’était déroulé à la mairie, j’en venais parfois à me rappeler pourquoi je les avais commencées : j’avais besoin de mettre des mots sur ce qui me passait par l’esprit. De comprendre, d’évoquer, de tortiller et de démêler les idées du bon et du mauvais. Les mains qui tissaient les toiles semblaient prêtes à reprendre leur funeste rôle et je luttai pour y résister. Ne pas retomber là-dedans. Ne pas me laisser avoir… Il y avait pourtant un manque. Terrible. Et je ne pouvais pas en parler à la seule personne qu’il me restait, ou presque.

Je m’excusai d’un baiser chaste sur ses lèvres quand j’arrivai avec un peu de retard et je me forçai à manger dans une ambiance à la fois lourde et légère. Accaparé par des pensées contradictoires je papillonnai du regard en me rendant compte que ma fiancée me fixait en attendant sans doute une réponse à une question… Mon esprit refusa de me la rappeler et je m’excusai platement en secouant la tête. Je cru discerner une lueur inquiète dans son regard et la laissait pourtant répéter avant de lui répondre. L’inquiéter, encore… Décidément, cette journée était peut-être pire que la précédente au final. Je l’aidai à débarrasser et passai le temps de la vaisselle muré dans un silence de circonstance ; je n’osai pas vraiment la relancer sur le sujet de la divinité ni lui demander comment elle se sentait maintenant. Peut-être avait-elle été éprouvée une fois de trop ? Peut-être qu’un jour, elle en aurait assez, vraiment, et qu’elle claquerait la porte à tout ça ? Peut-être qu’elle prendrait Abigaëlle sous le bras et quitterait cet endroit sordide où nous vivions parce que je ne savais où vivre d’autre ? Peut-être… Avec des si, on fait un monde. Un immense monde onirique… ou dévastateur.

Je me retournai d’un seul homme quand je sentis une présence derrière moi, prêt à attaquer avec ce que j’avais dans la main : une éponge pleine de mousse. Je me détendis en reconnaissant son visage et cette expression singulière qu’elle prenait : Anya n’abandonnait pas. Elle voulait des réponses. Elle voulait des sûretés. Elle voulait sentir qu’elle n’allait pas encore être abandonnée, que ce qu’elle avait mit du temps et de l’énergie à construire n’allait pas s’effondrer comme ça. Sans rien. Elle avait toujours laissé une brèche pour que je puisse m’y accrocher, toujours soutenu même quand il aurait été légitime qu’elle me tourne le dos. Je n’étais pas aussi fort qu’elle. Je n’étais pas capable d’une telle capacité, de construire pour et avec les autres. Je ne savais même pas de quoi mon esprit était capable et l’aperçu que j’en avais eu dans les extrêmes limites ne me donnait pas envie de chercher plus loin…

« Je t’aime. » Déclarai-je à sa question silencieuse, sans bouger de ma place. « Je t’aime, Anastasia. Je t’aime depuis… Longtemps. Et je t’aime encore, aujourd’hui. Je ne… Suis pas quelqu’un de très doué pour l’exprimer. Tu le sais. Tu l’as toujours su. Mais j’éprouve pour toi tout ce que je peux éprouver de positif et… j’aime Abigaëlle. Je ne l’aurais jamais laissée en danger. Je ne l’aurais jamais mise à la merci de quoi que ce soit. »

Ce n’était pas vraiment des excuses, mais c’était comme si ma langue déliait des choses que mon inconscient lui dictait. J’ignorai comment il parvenait à mettre de l’ordre dans tout ce brouillard mais si j’avais pu, je l’en aurais remercié.

« Je met du temps à accepter les choses et le changement. Je fais involontairement durer et tu es toujours là. Tu as la patience d’attendre. Tu as la patience de prétendre ne pas en être indigné… Parfois je me dis que je ne te mérite pas. » Un petit rictus m’informa qu’elle avait déjà pensé à cela aussi. J’eu envie de rire mais me retint. « Je suis peut-être un bébé, Anya, mais j’ai promis que je serais là pour toi et j’ai failli. J’ai réussi à te faire retrouver ta famille. J’ai réussi à te conduire à Paris. J’ai réussi à faire des tas de choses mais pas les plus importantes… Et j’ai peur de faillir à nouveau. Je m’inquiète de ce que je peux te proposer. De ce qui va arriver si… »

C’était la première fois que je lui disais avoir peur, du moins le croyais-je. De toute façon elle était suffisamment polie pour à la fois ne pas relever que pour me le rappeler. Je secouai la tête, toujours armé de mon éponge et ma chemise remontée jusqu’aux coudes.

« … Je veux être là. Pour vous deux. Je sais que ce mariage prend des mois à se faire et que tu penses que je ne m’y intéresse pas. Je n’aime pas les mariages, j’ai toujours trouvé cela inutile et une perte d’argent, mais j’ai envie qu’on se marie. J’ai envie de te voir dans une jolie robe et de passer ce cap avec toi, sinon je n’aurais jamais offert de bague. Ca me fait plaisir si ça te fait plaisir. Comme… Là, ça me rend triste que tu sois… triste… Bref. »

Je fis claquer ma langue contre mon palais, détournant les yeux comme pour chercher quoi dire à la place de ces derniers mots. Je pouvais tenir un discours devant une classe de futurs criminologues sans ciller et je ne pouvais même pas parler plus de deux minutes à ma (future) femme. Un comble.

« Tout ça pour dire que, je suis là. Je ne suis pas parti, tu m’as rattrapé à temps comme je t’ai rattrapé sur le bateau. Et… Tu n’es pas seule. Je t’aime. A mon rythme, à ma manière un peu bizarre, mais c’est la vérité. » Je tapotai ma tempe de l’index. « Tu es la plus belle femme que j’ai jamais rencontré. La plus insolente aussi, la plus dégourdie et la plus à-même de retomber sur tes pattes quoi qu’on veuille te faire… Tu as survécu au massacre et à la mort de la plupart de tes proches. Tu es encore là, et moi… Je suis là. Si tu as besoin et veux toujours de moi. »

Je me mordis l’intérieur de la joue. Je n’avais pas prévu de lui déballer autant en fait… Moi qui ne voulait pas parler au début de la soirée, finalement, j’avais fait le contraire. La vaisselle avait un drôle d’effet.

« Et... Je vais me taire parce que je crois que j'ai épuisé mon quota de paroles du mois. »

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________________________________________ Mer 27 Déc 2017 - 23:46

Un pas en avant et deux en arrière ? C'était le sentiment qu'avait laissé cette journée. La balade n'avait finalement fait aucun bien, peut-être même avait-elle fait du mal. Allez savoir. Il y a peut-être des situations sur lesquelles il vaut mieux ne pas appesantir... Anastasia avait fait comme si, ce qui n'était pas une nouveauté pour elle. Comme deux ans en arrière, ou presque. Mais prétendre ne la rendait ni idiote ni aveugle et elle n'avait pas manqué de voir que Dimitri était ailleurs - son esprit, du moins, car son corps était (heureusement) bien présent. C'était terriblement agaçant. Parfois peut-être méritait-il qu'on lui lance des assiettes à la tête pour le réveiller.
Pourtant elle se contenta de répéter sa tentative de faire de ce dîner un repas normal et de chasser l'inquiétude qui l'assaillait.
Du dîner, ils passèrent à la vaisselle, tout aussi mutique, à peine entrecoupée par le bruit des couverts, de l'eau, de tout le reste et de la télévision lointaine. Abigaëlle avait le bonheur d'être trop jeune pour appréhender les "histoires de grandes personnes" et les tensions que cela engendre. Quelle chance. Même si elle n'en avait que des souvenirs partiels, Anya regrettait parfois cette époque bénie, exemptée de problèmes.
Et pourtant, elle revenait à la charge, toujours, prenant les problèmes à bras le corps.
La déclaration de Dimitri la surprit au moins autant qu'elle la conforta vis-à-vis du bien fondé de son choix. Il faut bien comprendre que ce genre d'épanchement sentimental était rare entre Dimitri et Anastasia. L'un et l'autre n'étaient pas de brillants experts en expression de sentiments, quoique l'une était sans doute meilleure...
La rouquine opina en silence, sentant, justement, ces mêmes émotions tourbillonnaient en elle. Plus tôt dans la journée, elle lui en avait profondément voulu pour cette inconscience calculée (apparemment) dont il avait fait preuve vis-à-vis de la chair de leur chair. De son point de vue, il avait eu tort et elle avait raison de lui en vouloir - golden retriever absolument adorable, ou pas. Anya s'était sentie en droit d'exiger des excuses, qu'elle n'avait pourtant pas obtenu. Cette déclaration n'en était bien sûr pas - pas stricto sensu, du moins - mais c'était ce qui s'en rapprochait le plus et la jeune femme lui en était reconnaissance. Devait-elle pour autant lui signifier qu'il était pardonné ? aussi facilement ?
Plus tard, peut-être. Délaissant la vaisselle, Anya lui signifia qu'il avait toute son attention. Car pour une fois que Dimitri alignait plus d'une phrase dans la même heure, mieux valait en profiter.
C'était presque comme si leur complicité revenait, l'espace d'un sourire - prématuré, sans doute, néanmoins. Ils étaient adultes à présent. Et cette conversation à cœur ouvert en était la preuve. Anya ne quittait pas Dimitri de ses grands yeux bleus emplis d'attention, d'amour et d'une certaine surprise. Sans s'en apercevoir, elle s'était approchée de lui, ne laissant qu'une distance absolument pas convenable entre eux. Là c'était elle qui manquait de mots, pour une fois. Anya n'était pas experte, mais ce genre de trucs, c'était probablement ce que toutes les femmes rêvaient d'entendre.
- Je suis là aussi, réaffirma Anastasia du bout des lèvres encore bouleversée par ces déclarations.
Anya souriait, amusée par la conclusion de toutes ces belles paroles et touchée par celles-ci. Elle avait l'impression de ne plus avoir souri depuis cent ans et s'étonnait d'y parvenir aussi facilement.
Elle entrelaça ses doigts aux siens sans prêter attention à l'éponge mouillée qui s'écrasait au sol.
- Tu ne me mérites assurément pas mais je t'ai choisi, poursuivit la rouquine en s'approchant davantage. Ca compte. Ca compte au moins que mes nombreuses qualités dont tu t'es rappelées. Je voudrais toujours de toi mais pour l'amour du ciel, tais-toi.
Sur cette injonction, Anastasia l'embrassa à pleine bouche, coupant court à toute tentative de reprise de la conversation - ou de la tirade, plutôt. Il ne pouvait que s'apercevoir que celle-ci avait été appréciée. Ou alors il était encore plus lent qu'il ne l'avait confessé, mais Anastasia choisissait d'avoir confiance en lui.
C'était à croire que tout rentrait finalement dans l'ordre avant que cette journée soit totalement finie. C'était aussi comme si, l'espace d'un instant, la Terre avait cessé de tourner, figeant ce baiser, ce moment. Eux deux, contre le reste du monde. Pendant ce moment, seul Dimitri compta pour Anastasia. Elle oublia la vaisselle et jusqu'à Abigaëlle qui riait dans la pièce d'à côté. Même Héra, elle l'oublia, jusqu'à ce que le baiser ne cesse et que la vie reprenne son cours.
- Désolée, on est toujours pas mariés, je ne devrais pas faire ça. Que dirait ta chère maman ? demanda Anya en faisant les gros yeux avant de glousser. Il va falloir que tu fasses de moi une femme honnête pour nous débarrasser d'elle et de ses idées du siècle passé. En attendant...
Tout en parlant, Anastasia promenait ses mains blanches et froides sur la chemise de Dimitri. Elle s'arrêta subitement avant de déclarer précipitamment :
- Je crois que c'est l'heure de coucher Abigaëlle. Je te laisse finir la vaisselle, l'éponge te va bien au teint.
Anastasia s'était brusquement reculée, si bien qu'elle était presque déjà hors de la cuisine. Elle se tourna une dernière fois pour reprendre :
- On se retrouve après ? La journée n'est pas finie, elle peut encore ne pas être mauvaise...
L'instant d'après, tandis que le dessin animé de leur fille prenait fin, Anya arrivait au salon pour préparer la petite princesse à rejoindre Morphée. L'enfant râla un peu mais finit par obtempérer, passant par la case salle de bains pour finir par sa chambre. Une histoire et une berceuse (on vous laissera deviner laquelle) plus tard, elle fermait ses yeux curieux, prête pour faire de beaux rêves, rassurée d'avoir vu sa maman sourire.

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________________________________________ Dim 28 Jan 2018 - 17:21




It's gonna be okay...


Je restais seul en compagnie des derniers couverts et des assiettes. Un jour peut-être faudrait-il songer à investir dans un lave-vaisselle mais, pour l’heure, je terminai de déposer les assiettes sur l’égouttoir et pris soin de passer un coup de chiffon sur ces dernières avant de quitter la cuisine. Je jetai un regard circulaire sur la pièce d’une tranquillité déconcertante. Simple, aussi, avec ses quelques meubles de vieux bois vernis et ses carreaux… Une cuisine que j’avais connu la plus grande partie de ma vie. Comme mon salon et le reste de la maison, si ce n’était la pièce que nous avions réaménagée pour la naissance d’Abigaëlle. Avoir une fille à la maison, une petite amie, une famille… Des choses qui me semblaient si lointaines auparavant et qui faisaient désormais partie de mon quotidien. De mes habitudes. De ces choses qu’on ne changerait pas puisqu’on s’y sent bien, une routine rassurante en un sens tant qu’elle n’était pas trop bousculée.

J’éteignis les lumières progressivement, gratifiant Winston d’une caresse sur la tête. Ce brave chien restait assis devant la maison, à surveiller visiblement les deux arrivants qui se tenaient à distance raisonnable pour le moment ; nul doute qu’il monterait la garde pour la nuit. Hoover serait là pour lui tenir compagnie si jamais, ainsi que la petite tribue répartie entre les canapés et le perron boisé. Dimitri s’assura qu’ils avaient encore de l’eau avant d’enfin se diriger vers l’arrière de la maison, là où une petite lumière restait allumée. Je m’appuyai contre l’embrasure de la porte afin de voir Anya couvrir notre fille d’un drap et se redresser, éteignant la lampe de chevet pour laisser le relais à la veilleuse installée près du lit. Abigaëlle serra un peu plus son doudou mais ne broncha pas, semblant s’endormir plutôt rapidement pour une fois. Je m’écartai d’un pas pour laisser passer et attendit qu’elle ai tiré la porte sans la fermer pour bouger à nouveau.

Je croisai son regard, esquissai un demi sourire en réponse au sien, puis m’écartai pour me diriger vers la chambre que nous occupions. L’idée d’une douche me traversa l’esprit puis je décidai de la reporter au lendemain matin finalement ; préférant retirer cette chemise qui me couvrait le dos et partant à la recherche de quelque chose pour la remplacer… Ah, visiblement, les mains de ma compagne semblaient être le plus indiqué pour la situation. Je haussai un sourcil à son approche, soutenant ses yeux bleus sans sourciller, avant de me pencher pour répondre à son baiser silencieux. Mes mains rejoignirent ses poignets dans une caresse tendre. Encourageante. Douce lorsque je glissai jusqu’à ses coudes puis passai à ses flancs. Ses hanches. Voilà un moment que nous n’avions pas partagé de moment tranquille rien que tous les deux, la faute au temps et aux occupations respectives. Peut-être était-ce l’heure de changer un peu et de se bousculer l’un l’autre ?

Je retrouvai le contact de sa peau contre la mienne quand je l’aidai – ou la poussai – à se dévêtir en ma compagnie. L’odeur de sa nuque, la chaleur de son corps, des souvenirs et de nouvelles impressions quand nous glissâmes sur le lit avec l’entêtement des jeunes années encore inachevées. J’avais envie de la caresser entièrement, de la toucher partout à la fois et de ne perdre aucun espace qui pourrait m’être proposé. Allongé sur le dos je la dévorai des yeux, m’imprégnai de son être qu’elle penchait au-dessus du mien tandis que nos hanches se délectaient d’une danse que nous seuls connaissions. Le rythme de nos souffles, l’impatience de nos cœurs et l’ardeur de nos corps mêlés à la fougue qui s’éveillait dès que nous franchissions ces frontières silencieuses. Anya avait toujours été de ces jolies femmes au quotidien qui n’en deviennent que plus magnifiques à la faible lumière de la chambre… Je me gardai de lui dire, songeant que ce que nous étions en train de faire était des plus parlants.

Je la dévorai une première fois, la laissant ensuite glisser à côté de moi en ne cessant pas de parcourir son dos de mes paumes. J’adorai tant la toucher, l’étudier, l’inscrire dans mon crâne en l’écoutant. Parfois je hochai la tête, d’autres temps la secouai mais je parlai rarement lors de nos échanges. J’avais simplement envie de l’écouter. De m’assurer qu’elle était bien là. Bien vivante. Aussi fougueuse que possible quand elle m’attira au-dessus d’elle cette fois et enlaça ma taille de ses jambes fuselées. J’étreignis ses doigts aux miens, les plantant dans le matelas pour accompagner nos gestes vifs. Profonds et passionnés. Comme ces sentiments qui nous habitaient et ne demandaient qu’à être dévoilés en pleine lumière. Pas ce soir. Pas tout de suite. Pas davantage. Juste elle et moi et ce que nous faisions subir à l’autre pour nous laisser attirer dans les affres des plaisirs interdits. Lui faire l’amour et ne cesser qu’une fois épuisés, enlacés, repus de cet autre qui nous semblait si vital. Primordial. Une main sur son sein, possessif, et je l’observai fermer ses yeux dans une semi tranquillité retrouvée.

Cela ne ferait pas revenir Hera. Cela ne l’aiderait pas à faire son deuil plus aisément, mais au moins espérai-je lui apporter un peu plus de chaleur que ces derniers temps… J’embrassai sa tempe avec une infinie douceur, mon index suivant la ligne de son nez puis de son menton dans un tracé connu par cœur. J’entendis son souffle se régulariser. J’entendis son soupir de satisfaction quand je la couvrais d’un drap bien inutile sous la chaleur estivale et je ne rechignai pas à la laisser faire quand elle se serra un peu plus contre moi. Pour une fois, je voulais bien la garder. Pour une fois j’aurais presque voulu être capable de me fondre en elle pour ne plus jamais m’en détacher… Mais je savais la chose impossible. Dans quelques heures le temps reprendrait son cours. Dans quelques heures la vie reviendrait bousculer notre quotidien. Et dans quelques heures elle se souviendrait pourquoi elle était si triste à l’origine.

Mais en attendant… Le sommeil me gagna et je fini par sombrer avec elle, extirpé aux premiers rayons de jour mais je ne me levai pas immédiatement. J’étais amplement en avance pour le travail. Largement matinal. Il me suffisait de très peu de sommeil pour me sentir reposé et je profitai souvent de cette caractéristique pour mettre mon temps à profit ; ce matin n’y fit pas exception. Ou presque, car j’attendis posément qu’Anastasia se réveille en parcourant son dos de mes doigts. De haut en bas. Ses hanches. Ses omoplates. Ses épaules. La courbe de son être. J’embrassai sa nuque en écartant quelques cheveux roux et elle frissonna, poussant un petit geignement caractéristique de cet état second ; entre sommeil et éveil, acceptation et refus, réalité et songe. J’esquissai un sourire en m’approchant davantage, décidé soudain à profiter de ce début de matinée en sa compagnie… Et quelle meilleure manière qu’en laissant résonner ses soupirs entre les murs de notre chambre ? Aucune. Absolument aucune. L’aimer encore un peu. L’aimer comme un bouclier.

Et attendre que le deuil laisse peu à peu place à l’espoir dans son regard.

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