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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
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 T'es cap ou pas cap ? (PV Balthazar)

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Matthew E. Jackman


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________________________________________ Dim 29 Oct - 23:06

T'es cap ou pas cap ?
Matthew & Balthazar

De tous les lieux de perditions de la ville, le Rabbit Hole était sans nul doute mon préféré ! Lorsque mon coincé d’alter-ego sombrait dans les délices de la consommation de son sérum « miraculeux » je reprenais les commandes pour des soirées de folie ! L’alcool, les conquêtes d’un soir en veux-tu en voilà… que demander de plus ? Comme le plaisir et d’autant plus grand lorsqu’on le partage, j’avais décidé de convier ce cher Balthazar à ma party du samedi soir ! J’aimais bien ce gars… Mon jumeau avait fait sa connaissance alors que nous nous trouvions encore à Londres dans le Mondes des Contes. Il portait alors le patronyme de Sweeney Todd et c’était un des criminels les plus prolifiques de la ville. Criminels de génie, sa voisine boulangère et lui avaient eu l’idée de dissimuler les cadavres dans de succulentes tourtes à la viande. Ils s’en mettaient alors plein les poches en les vendant à la boulangerie… les faisant parfois déguster par des clients qui à leur tour finissaient dans les prochaines pâtisseries. Il fallait un sacré cran pour mettre en place une telle machination ! J’admirais sincèrement ses exploits depuis toujours. Ce n’est pourtant qu’à Storybrooke que je l’avais à nouveau approché. Je m’embêtais comme pas permis dans cette ville et j’avais besoin d’une occupation pour étancher ma soif de sang. Je l’avais alors enfin approché et avais proposé mes services pour sa prochaine entreprise criminelle !

A présent futur associés, je profitais des moments que je passais en sa compagnie. Je trouvais en lui une sorte de frère spirituel et cela me plaisait énormément. Le seul problème avec lui c’était qu’il était désespérément renfermé et encore plus coincé que le gamin. Avec un aussi joli minois et un esprit aussi affuté que ses lames de rasoirs c’était presque un crime. Le seul qu’il pouvait réellement commettre ! Devant la neurasthénie de Balthazar, un seul choix s’était imposé à moi. Je devais parvenir à l’attirer jusque dans les endroits les plus malfamés de la ville pour lui faire découvrir les vrais plaisirs de la vie.

J’avais glissé mon invitation comme ça, au hasard d’une conversation ! Sachant qu’il ne m’aurait pas suivi en lui forçant la main, je lui avais laissé le choix. « Si tu viens j’en serais ravi, sinon tant pis… Mais j’aime mieux te prévenir, mec, tu ne sais pas ce que tu vas manquer ! ». Pourtant j’étais arrivé au Rabbit Hole il y avait plus d’une heure et je n’avais toujours aucune nouvelle de mon pote. Pour ne pas gâcher le plaisir de cette belle soirée, je m’étais livré à mon sport favoris « la chasse à la maîtresse du soir ». Quelques minutes plus tard, je m’étais retrouvé avec une petite sirène blonde sur mes genoux alors qu’une adorable brunette me massait tendrement les épaules ! Eh ouais parce que c’était ça mon monde à moi… j’appartenais au royaume de la nuit et je savais mieux que quiconque en tirer profit. Me laissant lentement bercer par la musique, j’embrassais les lèvres pulpeuses de chacune de mes conquêtes entre deux gorgées de whisky.

Puis soudain, je le vis ! Mon charmant barbier à la gueule d’ange avait fait son entrée dans le bar. Un rictus apparaissant sur mes lèvres, mon attention ne se portait plus que sur mon invité. « Désolée les filles, le devoir m’appelle ! ». Je laissais donc derrière moi deux maîtresses potentielles avec cependant un certain regret ! Mais je ne voulais pas effrayer mon oiseau de proie et me voir dans cette situation n’aurait contribué qu’à le faire fuir. Un sourire sur les lèvres, je m’approchais de lui les bras grand ouvert. « Sois le bienvenu dans mon monde, mec ! J’avoue que tu m’étonnes, je ne m’imaginais pas que tu viendrais ! Mais tu verras tout va bien se passer… » Posant sur ses épaules une main qui se voulait rassurante, je m’approchais du bar. « Tu prends quelque chose à boire ? C’est moi qui offre… on va dire que c’est mon cadeau de bienvenue ! ».
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________________________________________ Mer 1 Nov - 20:30


On the outside you're ablaze and alive
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Le Rabbit Hole : un bar, une boîte de nuit, un lieu de débauche. Autrement dit, un endroit qui ne correspondait absolument pas à Balthazar. Depuis l'instant où Matthew lui avait proposé de le rejoindre là-bas, le barbier se débattait avec ses principes. Au début, tout avait été simple, voire limpide : il n'irait pas. Jusqu'à maintenant, il avait ignoré les multiples invitations de cet homme un peu trop insistant. L'après-midi aurait pu se dérouler sans encombre si un réprésentant en chauffage n'était pas venu au salon à l'improviste le déranger en plein travail. Il avait tenu à visiter sa cave afin de vérifier son installation et en remarquant que sa chaudière était vétuste, avait insisté pour lui en vendre une nouvelle. Balthazar avait retenu son rasoir de trancher un peu trop nettement la question, et s'était excusé auprès de Mrs. Templeton, la vieille dame qu'il coiffait à ce moment-là et dont il avait un peu trop raccourci la chevelure.

Le représentant s'était inscrusté encore un moment ensuite, jusqu'à ce que Balthazar, perdant patience, lui désigne la porte de la pointe de ses ciseaux, ces derniers dirigés légèrement trop près de sa joue. Le vendeur saisit enfin qu'il ne concluerait pas sa transaction ce jour-là et prit congé.

En fermant la porte de son salon à double-tour, Balthazar remarqua en jetant un coup d'oeil à la montre à son poignet qu'il était plus de dix-neuf heures trente. D'ordinaire, il quittait son travail à dix-neuf heures précises pour être chez lui à la demi. Sa précieuse routine venait d'être bafouée par un vendeur de chaudières. Il se sentit si contrarié que le sang battit furieusement à ses tempes.

Il jugea bon de marcher un peu afin de recouvrir son calme. Il fuma une, puis deux cigarettes. La nicotine avait des vertus apaisantes sur son organisme. Lorsqu'il avait l'impression d'être sur la corde raide, il avait cette alternative. Il marcha à grands pas, traversant différentes rues, et ce fut par hasard qu'il arriva devant l'établissement bruyant et dépravé.

Il resta un long moment devant le bar, le fixant avec intensité à travers un nuage de fumée. Il alluma une troisième cigarette. Peu à peu, il sentait un sombre intérêt s'éveiller en lui. Côtoyer le monde des vivants, rien qu'une soirée. N'était-ce pas diablement électrisant ? Il se le refusait depuis tant d'années, pour d'excellentes raisons bien sûr, mais cette nuit... Tout d'abord, il se promit mentalement de ne pas s'éterniser. De toutes façons, il allait forcément détester.

Il expira un nuage de fumée puis passa au travers, avant de pénétrer dans l'atmosphère enfiévrée et étouffante du bar. Le minotaure qui gardait l'entrée le toisa d'un oeil dubitatif, comme s'il le soupçonnait de ne pas réussir à tenir le coup une fois à l'intérieur. Balthazar l'ignora, continuant de tirer sur sa cigarette. Un spasme nerveux le parcourut en voyant l'endroit dans sa globalité. Il n'était jamais venu et il comprenait parfaitement pourquoi : Matthew ne lui avait pas dit que c'était un bar à strip-tease. Il resta impassible en voyant des filles onduler autour d'une barre, sur une scène éloignée, au rythme d'une musique beaucoup trop forte qui résonnait jusque dans les entrailles.

Il aspira une bouffée de tabac, cherchant Matthew sans beaucoup d'attente. Il allait faire demi tour quand il l'aperçut se diriger vers lui, les bras grands ouverts. S'apprêtait-il à l'étreindre ? Balthazar recula de quelques pas afin de se dérober au câlin gratuit. Très peu pour lui.

Il frémit en sentant la main de l'homme se poser sur son épaule. La mâchoire contractée, il se laissa entraîner jusqu'au comptoir, glissant sa propre main dans la poche de son pantalon trop large et serrant le précieux rasoir qui ne le quittait jamais. Le contact du métal contre sa peau aidait à l'apaiser.

"Je prends... la même chose que toi."
maugréa-t-il après une hésitation en arrivant près du bar.

A quoi bon interroger le barman sur la liste de ses consommations ? Avec le boucan qui régnait, il ne l'aurait probablement pas entendu. Il s'en remettait donc à Matthew. De toutes façons, il ne comptait pas s'éterniser. A mesure que les minutes s'écoulaient, il se demandait vraiment ce qu'il fabriquait là. Matthew s'éloigna de quelques pas afin de passer commande, et le barbier songea à s'enfuir à cet instant. Il pivota sur ses pieds, bien décidé à partir, quand une jeune femme surgit devant lui, si brusquement qu'il manqua de la brûler avec le bout de sa cigarette. Ses lèvres pulpeuses esquissèrent un sourire enjôleur et elle inspira la fumée qu'il venait d'expirer. Balthazar n'était pas physionnomiste, cependant il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer sa tenue provoquante, son maquillage à outrance et le petit coeur tatoué sur sa cuisse. Pourtant, tout ce qui attira son regard fut la chevelure ambrée de la fille, dans lesquels la lumière jouait en différents faisceaux. Déformation professionnelle.

"Alors mon mignon, fais pas cette tête !" dit-elle d'un ton traînant. "Tu veux que je danse pour toi en privé ?"

Tout en parlant, elle caressa le menton du barbier du bout du doigt. Ce dernier demeura immobile, braquant un regard indifférent dans le sien.

"Non merci." articula-t-il finalement, laconique.

"C'est qu'il est poli en plus ! Allez, viens !" insista-t-elle d'une voix suave. "Je te promets que tu ne le regretteras pas."

Son doigt effleura sa pomme d'Adam et glissa doucement mais sûrement vers le col de sa chemise. La main de Balthazar enserra brusquement son poignet, si fort que la femme eut une grimace surprise avant de retrouver son sourire. La pauvre fille semblait habituée aux mauvais traitements.

"C'est plutôt toi qui vas le regretter si tu continues. Va-t-en."
susurra-t-il penchant la tête vers son oreille.

Sa voix était si assurée que la jeune femme s'éloigna aussitôt dès qu'il relâcha son poignet. Elle coula un regard plein d'amertume vers lui auquel il resta insensible.

Retournant près de Matthew, il marmonna avec une pointe d'insistance très subtile :

"Allons ailleurs. Si je reste ici plus longtemps, je sens que je vais commettre un meurtre."

Les basses de la musique faisaient pulser ses entrailles de façon désagréable. Il enveloppa la salle d'un regard mauvais, presque anxieux. Sa main n'avait pas quitté sa poche, cependant il sentait très bien que serrer son rasoir ne suffisait pas à calmer son agitation intérieure.
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________________________________________ Mer 8 Nov - 19:52

T'es cap ou pas cap ?
Matthew & Balthazar

Sans perdre une minute, je m’étais approché du bar avec Balthazar à mes côtés. Effrayé, peu sûr de lui, il me rappelait en quelque sorte mon alter-ego. Il existant cependant une différence majeure entre Matt et Balthy ! Là où je ne pouvais pas influencer sur les décisions et le comportement de mon jumeau, je pouvais le faire avec le barbier. Il suffisait pour se faire que je me comporte avec lui avec tact et diplomatie. Il semblait si craintif que je ne lui donnais pas plus d’une heure avec qu’il craque et ne quitte le Rabbit Hole ! Cependant, avant qu’il ne rebrousse chemin, je ferais en sorte que cette expérience soit inoubliable pour lui. Peut-être qu’un jour le Rabbit Hole ferait partie de sa routine quotidienne, qui sait ?

Les yeux rivés sur la jolie barmaid, j’attendais que cette dernière daigne enfin m’accorder 5 minutes de son temps précieux. A cette heure de la soirée, il n’y avait certes pas encore grand monde dans mon lieu de perdition favoris. Cependant, la jolie basanée était en prise avec un client particulièrement récalcitrant. Jamais satisfait, la pauvre demoiselle dû refaire au moins une bonne dizaine de cocktails avant qu’il puisse enfin en trouver un à son goût. Tapotant nerveusement sur le comptoir, je m’exaspérais d’assister à ce spectacle désolant. J’osais à peine imaginer ce que j’aurais pu lui faire subir s’il avait été à mes côtés. Cependant, je tâchais de freiner mes élans de colère. Avec la boule de nerfs qui me servait de compagnon de beuverie, j’avais intérêt à rester calme si je voulais qu’il en fasse autant. Déclencher une bagarre dans un établissement tel que celui-ci, avec le Dieu des Enfers en patron des lieux, était juste suicidaire !

Soudain, je sentis une petite main se poser sur mon épaule. Cette peau, ce parfum… je n’avais pas même besoin de me retourner pour savoir qui était cette mystérieuse visiteuse. La jeune beauté rousse qui avait abordé Balthy quelques minutes auparavant se pencha à mon oreille et murmura. « On ne peut pas dire que ton ami soit très coopératif ! ». J’éclatais alors d’un rire joyeux en pensant au pauvre fauve apeuré qui sortait ses griffes pour se défendre. Son dépucelage social prendrait certainement une éternité pour se faire mais heureusement j’avais de quoi accéléré ses préliminaires. « Laisse-lui le temps, Tatiana, il est juste un peu timide ! C’est sa grande première… ». J’entendis soudainement la voix de la jeune barmaid m’interpeler. Je lui adressais alors un grand sourire. « Mets-moi deux Appletini pour commencer, ma beauté ! » La demoiselle acquiesça d’un léger signe de tête. La boisson était verte et sa couleur n’était pas anodine. Sachant que le décoincé ne serait pas chose aisée, j’avais emporté avec moi une petite dose de la poudre que le gamin utilisait parfois pour se détendre de sa journée de travail un peu trop stressante. La poudre indétectable avait les effets d’une drogue sans être pour autant trop violente. C’était tout ce qu’il lui faudrait pour débuter la soirée.

Après avoir reçus nos breuvages et commis discrètement mon office, je portais à nouveau attention à la strip-teaseuse avec laquelle j’échangeais quelques mots. Il faut dire que je la connaissais plus que bien. Tatiana faisait depuis des années partie de ces femmes qui partageait mes couches depuis des années. Un peu chère pour les clients lambda, mais j’avais l’honneur de faire partie de ses clients privilégiés et donc de ceux qui pouvaient espérer bénéficier de quelques faveurs !

Balthy s’approcha alors de moi, me confiant avec une grande honnêteté ses envies de meurtres. Comprenant rapidement que de ces mots sortis de sa bouche n’étaient pas des paroles en l’air, je réfléchis à une solution alternative. Tatiana toujours à mes côtés, je me penchais vers elle tout en lui adressant une faveur dans un murmure. « Eddie, tu sais pourtant très bien que je n’ai pas l’autorisation de le faire ! ». « Tu ne le ferais pas même pour ton client préféré ? » Semblant hésitante, je m’approchais d’elle lascif, séducteur et lui fit une offre que je savais qu’elle ne pourrait pas refuser. « Je saurais me montrer généreux, je te le promets ! » Elle soupira alors légèrement et reprit. « Très bien, mais elle a intérêt à valoir le coup ! Allez messieurs, suivez-moi ». N’ajoutant pas un mot, je donnais la boisson à mon partenaire avant de suivre docilement ma sirène favorite. Laissant volontairement planer le doute sur mon initiative, j’adressais pourtant un sourire à Balthy espérant lui faire comprendre qu’il pouvait me faire entièrement confiance.

Arrivés devant une porte fermée, Tatiana qui nous précédait l’ouvrit sur un adorable salon rouge. Le petit salon dédié au strip-tease privé présentait l’avantage d’être beaucoup mieux isolé de la musique que le reste de l’établissement. De plus, nous étions pour le moment les seuls clients et nous pourrions ainsi profiter d’un temps en solo sans que Balthy ne plonge dans le grand bain immédiatement… peut-être qu’il le ferait après deux- trois verres. C’était tout du moins mon intention ! « Est-ce que cela vous convient, mes mignons ? » demanda la rouquine toujours sur ses gardes. « C’est parfait, mon ange, comme toujours ! ». Tandis que j’arrivais à sa hauteur, elle m’arrêta d’un seul bras posé sur mon torse. « N’oublie pas ta promesse, chéri ! ». Me tournant dans sa direction, je saisis son visage et déposa un baiser sur sa bouche pulpeuse pour finir de la rassurer. « Comment veux-tu que t’oublies, ma belle ? Aller file, on se retrouvera un peu plus tard ! ». Je concluais mes propos par une légère claque sur ses fesses magnifiquement rebondies. La rouquine disparue, nous laissant alors à notre intimité. « Et voilà, monsieur est servi ! Surtout profite bien de la situation. Ce n’est pas certain que nous puissions rester seuls longtemps ! ». Plutôt que de le jeter directement dans le bain, j’attendrais que des personnes viennent au compte-gouttes s’inviter dans ce salon. D’un sourire, je lui montrais un siège de la main. « Je t’en prie, assieds-toi ! ». Prenant place en face de lui, je ne manquais pas de lui adresser un sourire. « Allez, maintenant qu’on est seuls tu peux me le dire. Qu'est-ce qui t'as attiré ici ce soir ? ».
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________________________________________ Sam 11 Nov - 18:36


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Les secondes s'égrenaient avec la frénésie épuisante des basses de la musique. Balthazar cherchait un refuge à l'intérieur de lui-même afin d'échapper à l'agitation ambiante. Sa main serrait si fort son rasoir caché dans sa manche que son poing tremblait légèrement. Il avait besoin de calme au plus vite. Constatant que Matthew était très impliqué dans une discussion avec la stripteaseuse qu'il venait d'éconduire, il songea à en profiter pour s'éclipser, mais l'homme revint bientôt vers lui avec un large sourire confiant aux lèvres. Il lui tendit un verre que le barbier prit avant de jeter un oeil méfiant au liquide émeraude qu'il contenait. Relevant la tête, il lança un regard brièvement dérouté en constatant que Matthew n'était plus dans les parages. Il le repéra bientôt quelques mètres plus loin et décida de le suivre. Sans doute savait-il où était la sortie de secours ? Jouant des coudes dans le bar bondé -il en renversa une bonne partie de son verre- il arriva jusqu'à une porte qui ne resta pas fermée longtemps, puisque la rousse l'ouvrit, révélant un salon privé dans les teintes rouges. A la question de la stripteaseuse, il resta muet, dévisageant Matthew sans comprendre. Que fabriquaient-ils dans un salon privé ? Quand le barbier avait émis le souhait de partir, il voulait dire quitter définitivement les lieux !

Il resta raide et immobile au milieu de la pièce, jetant des coups d'oeil mauvais aux poufs et fauteuils moelleux de couleur pourpre. Cette teinte lui rappelait une période de sa vie pour le moins reluisante, mais diablement nostalgique. Il serra davantage son rasoir et inspira profondément. La stripteaseuse s'éclipsa, laissant les deux hommes en tête à tête.

"Ce n'est pas ce que je voulais." articula Balthazar d'un ton revêche.

Tandis que Matthew prenait place sur un siège, le barbier décida de rester debout, afin de montrer sa désapprobation. Il ne comptait pas rester. Il l'avait déjà fait comprendre à plusieurs reprises. Pourquoi insister ? Il avait la désagréable envie de casser son verre sur le visage de n'importe qui. Cela soulagerait sensiblement son malaise.

« Allez, maintenant qu’on est seuls tu peux me le dire. Qu'est-ce qui t'as attiré ici ce soir ? ».

"Ton striptease imminent." répliqua Balthazar, sarcastique.

Après tout, ils étaient dans un salon privé et il ne voyait aucune fille susceptible de se dévêtir devant eux. Puis, il baissa les yeux en remarquant que lui était debout, alors que Matthew s'était assis. Les rôles auraient donc logiquement dû être inversés. Croisant le regard de son acolyte, il précisa, les dents serrées :

"Ne compte pas sur moi pour me déshabiller."
grommela-t-il en décidant aussitôt de s'asseoir, afin d'éviter tout malentendu.

Il prit place sur un fauteuil moelleux dans lequel ils s'enfonça un peu trop. Il devait admettre que c'était confortable. Au moins, dans le salon, la musique n'était plus omniprésente. Seules les basses étaient toujours audibles, mais atténuées par les parois insonorisées. Balthazar s'installa au bord du fauteuil et posa le verre auquel il n'avait pas touché sur une petite table ronde juste à côté. Avec réticence, il enleva sa main de la poche qui abritait le rasoir.

Puis, il croisa le regard de Matthew. Qu'il ne s'attende pas à ce qu'il lui donne la raison de sa présence ici, lui-même n'en avait aucune idée. Un moment d'égarement, sans doute, mais on ne l'y reprendrait plus.

Leur paix fut de courte durée car la porte s'ouvrit bientôt sur un véritable minotaure aux épaules carrées et aux poils épais. Il était vêtu d'un costume et dispensait une forte odeur d'eau de Cologne. Balthazar ne s'en formalisa pas : après tout, il en avait vu un à l'entrée du bar. La créature s'approcha de lui et le barbier leva les yeux vers lui, impressionné par sa haute stature.

"T'es le coiffeur de Lily ?" fit le minotaure d'un ton bourru.

Surpris, le barbier se contenta de hocher légèrement la tête. Décidément... sa cliente parlait de lui à toute la ville ? Il hésitait entre se sentir flatté ou inquiet.

"Il parait que tu as des faits de doigts !"

Cette fois-ci, Balthazar ne parvint pas à cacher son indécision. Il l'observa sans comprendre.

"Des doigts de fée !" rectifia le minotaure en plaquant une grosse patte contre son museau. "Tu pourrais me faire une coupe sensas' ? Je voudrais être irrésistible. Y a une petite chimère qui me plaît bien et..."

Le barbier n'écouta pas le reste de ses paroles. Cela ne l'intéressait pas. En revanche, il leva les yeux pour fixer les trois cheveux dressés entre les deux cornes imposantes de la créature. Que pouvait-il bien faire comme coiffure à un infortuné tel que lui ? Il faudrait remédier à ce problème par le biais d'une perruque ou un postiche, mais de quelle couleur ? Très concentré sur le choix de la teinte, il resta silencieux quelques instants. Puis, ménageant le suspense, il répondit au minotaure :

"Passez demain au salon. Je n'ai personne à quinze heures trente."

Il connaissait son agenda par coeur. Il le récitait mentalement à ses heures perdues. Cela l'aidait à se focaliser sur sa routine. Le minotaure le remercia en lui serrant la main chaleureusement, si fort que le barbier remua ses doigts douloureux une fois qu'il fut parti. Il était de nouveau seul avec Matthew.

Cette brève interaction lui avait fait retrouver son calme. Il se savait professionnel et compétent. Pour le moment, il allait mieux.

Décidant de montrer à Matthew sa bonne volonté, il se saisit du verre à moitié rempli et le porta à ses lèvres. L'alcool n'était pas si fort. Il avait déjà bu bien pire. S'apercevant qu'il avait soif, il vida le récipient et le reposa sur la table.

"Qu'attendons-nous ici, au juste ?" demanda-t-il en remarquant que son acolyte restait désoeuvré.

Peu à peu, il sentit une chaleur loin d'être désagréable l'envahir. Puis, une impression d'ivresse et de légèreté qu'il n'avait plus éprouvé depuis... il ne se souvenait même plus. Continuellement, un poids terrible l'oppressait. Il se sentait presque perdu de ne plus le ressentir. Où la souffrance s'en était-elle allée ? Inexplicablement, elle lui manquait.

Hébété, Balthazar se frotta les paupières et cligna des yeux. Il ne savait pas s'il se sentait bien ou mal. Une sorte de quiétude et d'euphorie cherchaient à s'emparer de lui, enveloppant son esprit dans du coton. Il tentait de lutter contre ces sensations dont il se jugeait indigne. Il ne méritait pas d'être serein. Pas après tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'il avait pu commettre par le passé...

La tête lui tourna et il se pencha au bord du siège, le visage entre les mains, les coudes appuyés sur les genoux.

"Je... crois que... je vais... vomir." grommela-t-il d'un ton rauque.

Il se battait mentalement, repoussait la sensation d'allégresse et de légèreté. Quel était le nom de cet alcool, déjà ? Il soupçonnait Matthew d'avoir oeuvré dans l'ombre... mais bientôt, tout s'embrouilla dans son crâne et il eut un haut-le-coeur.
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________________________________________ Mar 14 Nov - 20:10

T'es cap ou pas cap ?
Matthew & Balthazar

Devant la panique totale qui s’était emparée de mon acolyte, j’avais préféré m’éloigner de la foule ambiante pour lui permettre de souffler un peu. J’étais alors persuadé qu’y aller en douceur serait le meilleur moyen d’atteindre mon objectif. Je n’étais pas réellement du genre patient mais j’étais prêt à tout pour voir Balthy se relaxer un peu durant la soirée et finir par y prendre du plaisir. Soudoyant l’une des stripteaseuses que je connaissais très bien, et cela de la tête aux pieds, je la convainquis de nous octroyer un salon privé que pour nous deux. Cependant mon initiative ne semblait pas plaire au barbier qui me le fit clairement remarquer lorsque notre charmante hôtesse nous laissa tous les deux. Je le regardais alors en souriant et en lui adressant un clin d’œil « Tu sais, il y a un type sage une fois qui m’a dit « Les choses dont tu as envie ne sont pas forcément celles dont tu as besoin « … Je crois que ça n’a jamais été plus vrai que maintenant. Crois-moi, ça t’aidera de pouvoir te détendre un peu, tu finiras par me remercier ! ».

Sans perdre un instant, je m’assis et pris le temps de lui demander ce qui l’avait conduit jusqu’ici. Après tout, c’était extrêmement étonnant de voir mon acolyte accepter de briser ainsi sa routine quotidienne pour venir me rejoindre. C’était un véritable exploit et qui se devait d’être souligner. J’éclatais alors de rire lorsqu’il me fit part de sa réponse. C’était si étonnant d’entendre ces mots franchir la frontière de ses lèvres, même s’il était évident qu’il se foutait clairement de ma gueule. « Tu sais, je te connais pas depuis longtemps mais je crois pas me tromper en prétendant que j’aurais pas les attributs nécessaires pour t’exciter d’une quelconque manière que se soit. Les hommes ça doit pas vraiment être ton genre. Je me trompe ? » Je m’arrêtais une seconde pour l’observer plus attentivement. C’est qu’il était plutôt mignon mon criminel au rasoir et je ne pouvais que regretter le simple constat que je venais de faire. « C’est d’ailleurs dommage ! Tu ne sais pas à côté de quoi tu passes. ». Je lui jetais un regard gourmand, plus par défi que pour lui faire de réelles avances… même si le désir y était. Cependant, Balthy n’étant pas habitué au langage social interpréta faussement mon attitude. Il faut dire que sa position ne lui permettait pas non plus de voir les choses clairement. Lorsqu’il affirma ne pas vouloir se déshabiller, je souris « Tu préfères que je le fasse pour toi ? » j’éclatais alors de rire afin de lui faire comprendre que je plaisantais. « Allez, assieds-toi, tu m’épuises rien qu’à te voir debout ! ».

A peine avais-je eu le temps d’ouvrir la bouche pour reprendre la parole qu’un minotaure se présenta dans le salon. Sans vraiment prendre le temps de se présenter, il s’adressa à mon acolyte pour lui demander un rendez-vous. Assistant amusé à cette scène surréaliste, je les laissais discuter entre eux tout en m’allumant une deuxième cigarette. Puis, lorsque cette brute épaisse nous quitta, je ne pus m’empêcher de faire part de mes réflexions à Balthy. « Wouah c’est à croire que ta réputation à eu le temps de se répandre dans toute la ville ! Comme quoi, tu n’es pas le seul à tenir tant à ta petite routine. D’ailleurs en parlant de ça… » Je lui indiquais du regard son verre à moitié rempli dont le contenu avait renversé par maladresse sur le chemin. « Il serait peut-être tant de briser tes petites habitudes… au fond c’est pour ça que tu te trouves ici ce soir. D’ailleurs je propose de porter un toast à la fin de ton existence morne et aux bonnes habitudes que tu t’apprêtes à prendre ! ».

Saisissant à mon tour le verre dans ma main, j’en bus le contenu cul-sec invitant mon convive à en faire de même. Je ne le quittais alors pas des yeux, désireux de connaître les effets qu’aurait ma petite drogue sur lui. Cela prendrait certainement du temps avant que le corps ne puisse absorber totalement le produit, un moment que je comptais mettre à mon profit. Il me demanda alors ce que nous faisions ici. Je haussais simplement les épaules. « Cela va dépendre de toi ! On peut très bien rester ici à discuter toi et moi en se regardant dans le blanc des yeux, à siffler des verres jusqu’à plus soif… rappeler une armada de charmantes créatures qui viendront animer un peu la soirée. La seule chose que j’exige de toi c’est de rester dans ce bar au moins une heure de temps ! ».

C’est alors que je pu constater les premiers effets de ma poudre sur lui. J’ignorais ce qu’il pouvait réellement ressentir. J’imaginais que ce soudain sentiment de liberté nouvellement retrouvée devait lui paraître étrange. Il me semblait presque déceler chez lui ce combat intérieur entre deux sentiments si contradictoires qu’ils le mettaient mal à l’aise. L’air innocent, je déclarais presque avec sarcasme. « Je pensais bien que tu aurais de la peine à résister à l’alcool, mec, mais je ne pensais pas à ce point-là ! ». Je me relevais alors pour aller le rejoindre. M’asseyant en face de lui sur la table basse et plantaient mes yeux dans les siens. D’un geste presque mécanique de praticien, je saisis son visage entre mes mains et l’auscultais. Mon but n’était pas non plus qu’il me claque dans les pattes. « Balthy, regarde-moi ! Dis-moi exactement, comment tu te sens ? ». Je continuais à le regarder quelques instants jusqu’à ce que les effets d’euphorie prennent le dessus sur le sentiment de nausée. Cette poudre étant un dérivé fortement dilué du sérum qui servait au gamin à se changer en moi, je savais que le calme finirait par revenir au fond de son esprit… le calme et une envie de laisser parler ses désirs si longtemps refoulés dans son esprit et son corps. Relâchant mon emprise sur lui, je le regardais toujours avec une certains inquiétude. « Est-ce ton haut-le-cœur est passé ? T’aurais besoin de quelque chose… un petit remontant peut-être ? ».
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________________________________________ Ven 17 Nov - 23:37


On the outside you're ablaze and alive
But you're dead inside!


Toujours nauséeux, Balthazar frémit en sentant les mains de Matthew se poser sur son visage. Il n'appréciait pas les contacts, il les évitait le plus possible. L'autre le força à relever la tête. Le barbier observa son acolyte d'un oeil vitreux et sursauta légèrement en l'entendant formuler l'ordre de le regarder. A sa question, il balbutia :

"Je... je..."

Il ne savait pas comment il se sentait. Le poids des morts avait disparu. Il avait l'impression d'être aussi léger qu'un nuage, de flotter presque dans cette pièce aux murs écarlates. Sa seule envie actuelle était de s'étendre dans le fauteuil moelleux et de... s'assoupir, peut-être. De quoi rêvent ceux qui n'ont rien perdu ? Il pouvait en éprouver l'illusion, cette nuit. Retrouver l'ombre de Benjamin Barker, ce fantôme que l'infâme juge Turpin avait supprimé. Cependant, il combattait toujours contre cette impression de légéreté qui le saisissait. Il s'en sentait indigne. De toutes façons, à quoi bon remuer le passé ? A quoi bon réveiller un mort ?

Dans un état second, il sentit Matthew le lâcher tout en continuant de l'observer, soucieux. Il s'inquiétait pour lui, vraiment ? Cette nouvelle le plongea dans l'indécision la plus totale. Il n'en comprenait pas la raison. Il ne méritait la considération de personne.

Peu à peu, il devint évident que lutter contre la boisson qu'il avait bue était inutile. Son corps le trahissait, il se soumettait à la substance qu'il avait absorbée. Une lueur nouvelle brilla indéniablement dans les yeux du barbier tandis que ses muscles se décrispaient.

"Un remontant ?" répéta-t-il d'un ton laconique, car même s'il se sentait plus détendu, il restait toujours aussi économe en vocabulaire.

Il promena un regard tranquille sur la pièce, réfléchissant posément à ce qui pourrait le satisfaire. Cette nuit, tout était possible, tout était à sa portée.

"Amène la fille. La rousse." réclama-t-il du bout des lèvres.

Il souhaitait la revoir, entreprendre ce qu'il s'était interdit lorsqu'elle s'était manifestée à lui. Ce n'était pas du courage, seulement une porte ouverte sur une part de son esprit qu'il avait verrouillé depuis des années...

La jeune femme apparut quelques instants plus tard. Etait-ce Matthew qui était allé la chercher ou était-elle revenue d'elle-même ? Balthazar avait perdu le fil, plongé trop profondément dans les abysses brumeuses de ses pensées. Il devait cligner des yeux fréquemment sans quoi il avait l'impression d'être dans le brouillard.

"Ca y est, tu as mis ton sens de la morale en pause, mon mignon ?" lui lança la rouquine.

En guise de réponse, le barbier se laissa tomber en arrière sur le fauteuil moelleux, les bras nonchalamment posés sur les accoudoirs, la fixant sans un mot. La jeune femme laissa échapper une petit exclamation satisfaite.

"Par contre, je vous préviens les garçons : si je danse pour deux, ça comptera double."

Imperturbable, Balthazar hocha la tête. Cela ne lui posait aucun problème. La stripteaseuse attrapa une télécommande cachée dans la table basse et enclencha une musique qui résonna bientôt dans la pièce. Le barbier accueillait ce bruit d'une façon plus appréciable qu'auparavant : les battements précipités de son coeur s'accordaient à la perfection avec les basses de la musique. Elles résonnaient en lui et assourdissaient les quelques lambeaux de conscience qu'il lui restait.

La jeune femme débuta sa danse lascive et comme si elle sentait qu'il était esseulé depuis trop longtemps, se focalisa entièrement sur lui pour commencer. Il se montrait plus ou moins désintéressé, l'obligeant à redoubler d'efforts pour attirer son attention, tant et si bien qu'elle finit par s'asseoir à califourchon sur lui, en lui tournant le dos. Elle voulut alors se redresser afin d'effectuer sans doute une figure acrobatique scandaleuse, mais étouffa un petit cri surpris lorsque le barbier referma ses mains autour de sa taille, l'obligeant à rester comme elle était.

A cet instant, Balthazar croisa le regard de Matthew. Son acolyte semblait à la fois intrigué et impatient de le voir enfin agir. L'homme, toujours aussi calme en apparence, garda une main sur la taille de la jeune femme alors que l'autre venait se glisser dans sa nuque, repoussant délicatement quelques mèches de cheveux. Ils possédaient un mouvement naturel exquis mais sentaient la laque bon marché, ce qui gâtait quelque peu le plaisir que tout bon coiffeur éprouverait en les caressant.

"Qu'est-ce que tu aimes ?" chuchota-t-elle en penchant légèrement la tête vers lui. "Je fais ce que tu veux, suffit de demander..."

Ce qu'il souhaitait, elle n'était pas en mesure de le lui donner. Il allait falloir le prendre. Sa main avait quitté la taille de la rouquine, mais elle voulut la lui reprendre pour la poser sur sa cuisse. C'était une ruse pour que l'autre main du barbier caresse de nouveau son cou et qu'elle ne comprenne pas...

Un éclair d'argent. La beauté fatale qui s'écroule au sol, une main plaquée contre sa gorge ouverte de laquelle s'échappe une cascade de sang. Elle lance un regard étonné et horrifié à Balthazar qui reste de marbre. Le liquide vermeil a éclaboussé son visage impassible. Il compte mentalement jusqu'à cinq avant qu'elle ne succombe à sa blessure.

Comme elle était belle, abandonnée dans les bras de la mort, sa chevelure mordorée se mêlant à l'écarlate imbibant la moquette... Ses yeux révulsés semblaient fixer le barbier.

Un éclair de lucidité le saisit brusquement, dans l'euphorie du moment, et il baissa les yeux sur son rasoir dégoulinant de sang. Il se leva d'un bond. La gravité de la situation le saisit à bras-le-corps. Il tourna tout d'abord le dos à Matthew avant de pivoter vers lui, tremblant de la tête aux pieds.

Il avait tué, encore. Il n'existait aucun mot pour expliquer ce qui l'avait poussé à...

"Tu l'appréciais."
articula-t-il avec mille difficulté, la mâchoire contractée, tout en fixant la morte.

Comment avait-il pu perdre si facilement le contrôle ? Il se sentait de nouveau vacillant sur ses pieds, la tête enveloppée dans du coton. Il cligna des yeux plusieurs fois, croyant avoir entrevu quelqu'un d'autre dans la pièce : une silhouette au visage blafard et rieur, qui l'observait d'un air goguenard.

Balthazar leva le rasoir dans sa direction, hésitant. Clignant des yeux de plus belle, il se rendit compte qu'il n'y avait rien. Après tout, que ferait un clown dans un tel endroit ? La substance qu'il avait absorbée était beaucoup trop forte.

"On doit... se débarrasser du corps." balbutia-t-il sans aucune conviction.

A quoi bon ? Dans un tel lieu, il resterait toujours des traces. Ils n'étaient pas équipés, pas préparés.
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________________________________________ Lun 20 Nov - 23:00

T'es cap ou pas cap ?
Matthew & Balthazar

[size=13]Je m’étais rapproché de Balthy, espérant comprendre l’état de santé de mon acolyte. Il semblait être perdu dans cette bataille qu’il livrait contre lui-même. Un mélange de volonté de se détendre et celle du refus de se sentir plus détendu, de se sentir différent… Je ne savais pas exactement ce qu’il avait vécu dans le Monde des Contes. J’étais simplement persuadé qu’il avait dû énormément souffrir pour passer du parfait bourgeois au meurtrier connu sous le nom de Sweeney Todd. J’espérais simplement le voir se détendre et laisser tous ses vilains fantômes derrière lui. Avais-je un petit faible pour le barbier ? Certainement ! Cela me peinait presque de voir cette bouille d’ange passer à côté de tant de bonne chose dans la vie ! Il y avait pourtant tellement de verres à descendre, de belles filles à séduire, de drogues à déguster… C’était trop con de vivre comme un moribond alors qu’on était loin de l’être !

Ce n’est que lorsque je vis le calme prendre le dessus sur le reste que je consentis enfin à m’écarter de lui, un rictus satisfait sur mes lèvres. C’est alors que je lui demandais s’il lui fallait un petit remontant. Sa réponse dépassa toutes mes espérances ! Il voulait revoir la jeune stripteaseuse qu’il avait repoussé précédemment ? Que demander de plus ? En plus, j’avais plus ou moins prévu le coup ! J’avais demandé à Tatiana de rester à notre pleine disposition si on avait besoin d’elle. Je lui faisais confiance pour parvenir à émoustiller Balthy. Je n’en connaissais pas de meilleure dans de domaine !

D’un simple signe de la main, elle m’obéit et entra à nouveau dans la pièce. Un sourire victorieux sur ses lèvres, elle s’approcha de mon ami tout en frimant, toute heureuse de pouvoir faire son boulot du mieux qu’elle pourrait. Elle déclara alors que le prix serait doublé pour nous deux ce qui ne manqua pas de me faire sourire. « Eh ben, tu ne perds pas le Nord, toi ! ». Balthy approuva également d’un mouvement de tête. Notre sirène avait alors le feu vert pour commencer son show et elle ne se gêna pas alors pour montrer l’étendue de ses talents. Durant ce délicieux spectacle je ne prêtais pas attention à ma rouquine préférée. Après tout, je connaissais chaque centimètre carré de ce corps depuis des années ! Mon attention était au contraire toute portée vers mon camarade de jeu. Avec ravissement je le voyais s’abandonner totalement au plaisir de cette nuit d’ivresse. Je ne manquais pas une miette de ses réactions et je souris lorsque je le vis saisir la taille de la demoiselle lorsqu’elle s’était installée sur lui.

C’est alors que tout parti à volo ! Je n’eus pas le temps de réagis au moment où j’aperçus l’éclat brillant de la lame du rasoir de Balthy. « Balthy, non… » En un instant, il mit fit à la vie de la rouquine ! M’étant levé en un éclair de mon fauteuil, je restais là comme un con, totalement figé sur place. Comment n’avais-je pas pu voir le coup venir ? Pourquoi ne lui avais-je pas confisqué son rasoir lorsque je lui avais fait boire sa boisson ? Tant de questions qui traversaient mon esprit et auquel j’aurais été incapable d’apporter la moindre réponse. En cet instant, j’étais partagé entre la peine que j’avais à perdre la plus fidèle des chiennes que j’avais mis dans mon lit et mon ami qui jubilait intérieurement de son crime. Incapable de faire le moindre mouvement, je levais mon regard vers lui. J’eus alors tout juste le courage de prononcer ces quelques mots. « Mais… mais pourquoi ? ».

Sa réponse ne fit qu’augmenter la rage qui bouillonnait déjà au fond de mes entrailles. Je l’appréciais… quoi c’était ça son mobile ? C’était ça sa justification ? Une envie me prit soudainement et je fondis sur lui. Je lui administrais alors un grand coup de poing dans la gueule, ayant tout juste manqué de lui casser le nez. « Non mais t’es con ou tu le fais exprès ? ». D’un geste, je saisis les pans de sa chemise et je le ramenais vers moi. Plantant mon regard dans le sien, j’hésitais à lui en administrer un autre. « Que tu veuilles buter tes clients dans ton salon, je veux bien Balthy ! Mais là on est dans un lieu public. Tu crois qu’il va nous arriver quoi si on se fait chopper ? ». Je relâchais mon emprise sur lui et me saisis de son rasoir… ce que j’aurais dû faire il y déjà des lustres !

Je m’éloignais alors de lui, craignant ce que j’aurais pu lui faire si je restais une minute de plus à ses côtés ! Tout en lui tournant le dos, je réfléchissais à la situation de la manière aussi posée que possible. « T’as merdé… t’as complètement merdé ! » Que devais-je faire à présent ? Le premier de mes réflexes fut de partir d’ici. Je n’avais qu’à dénoncer Balthy comme le seul responsable de ce crime. Après tout, ce n’était que la plus stricte de Vérité. C’est lui qui l’avait butée alors pourquoi est-ce que je prendrais le risque de tomber avec lui ? Je me retournais alors dans sa direction, regardant son corps trembler de tout son long. Il me faisait tellement pitié dans cette situation ! En même temps, n’était-ce pas ce que j’attendais depuis des lustres ? Le voir craquer et reprendre sa vie de meurtrier ? Le lâcher maintenant alors que j’avais enfin ce que je désirais n’était-ce pas un peu contradictoire avec mes projets ? Est-ce que j’étais complètement con ou est-ce que je l’aimais seulement bien plus que de raison ? Soupirant lourdement, je pris alors la décision de rester son complice dans cette affaire ! A partir de maintenant et jusqu’à la fin j’appliquerais le principe du « toi et moi contre le reste du monde » ! Je le pensais sincèrement mais je ne déclarais pas à haute voix. Pas pour le moment en tout cas.

Relevant mon regard autour de moi, je jetais un œil vers les caméras. Je connaissais cette pièce comme ma poche et savais exactement où se trouvaient les systèmes de sécurité. Fort heureusement pour nous, ils ne semblaient pas marcher cette nuit. C’était au moins une bonne chose de faite ! Je partis ensuite d’un immense éclat de rire presque dément lorsqu’il déclara dans un souffle qu’il fallait se débarrasser du corps. « Tiens en voilà une bonne idée ! On pourrait le découper en petits morceaux et le foutre dans des tourtes. Hein, qu’est-ce que tu en dis, Sweeney ? ». Se débarrasser du corps me semblait plutôt compromis. D’autant plus que si le corps n’était plus, la marre de sang elle resterait un témoin ineffaçable dans cette affaire. Non, il y a mieux à faire ! ». Je me dirigeais vers le fond de la pièce et ouvrit une sortie de secours. « Tu vois ça, on va faire croire qu’un inconnu est entré, à assassiné la fille et s’est enfuis par la même porte ! » Le rasoir désignant le meurtrier de manière trop évidente, je sortis de ma poche un couteau à cran d’arrêt dont le profil était plus ou moins le même. Le saisissant à l’aide d’un mouchoir, je le baignais dans le sang frais de la victime et alla le déposer au milieu de la pièce. «Voilà ça fera illusion quelques minutes au moins devant ton minotaure. Maintenant tout ce qui nous restera à faire c’est crier au loup et jouer les témoins traumatisés. Tu marches avec moi ?».
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________________________________________ Dim 26 Nov - 22:51


On the outside you're ablaze and alive
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Balthazar était toujours plongé dans un état second. Son récent crime combiné avec son impression d'être en décalage avec le moment présent le rendait presque comateux. Il n'avait pas réellement l'impression d'avoir tué la femme qui gisait au sol, la joue baignant dans une flaque de sang. Il ne ressentait pas la frénésie malsaine qu'il éprouvait à l'époque à chaque fois que son rasoir caressait de trop près une gorge offerte... Non, cette fois-ci, le meurtre lui paraissait aussi terne que le reste de son existence. Il n'en avait coloré aucun relief particulier. Sans doute que la substance qu'il avait absorbée atténuait toute émotion, quelle qu'elle soit.

Le coup de poing qu'il reçut provoqua un choc brutal en lui et eut le mérite de lui faire retrouver la raison. La violente douleur en plein visage le terrassa quelques secondes et, les yeux embués de larmes amères, il vit le visage de Matthew flotter à seulement quelques centimètres du sien. Il lui faisait un sermon et... il devait reconnaître qu'il avait entièrement raison. Son acolyte finit par le relâcher pour faire les cent pas dans la pièce. Le barbier faillit en perdre l'équilibre. Chancelant, il se mit à fixer le cadavre dans une sorte de contemplation silencieuse. L'éclat de rire de Matthew le laissa de marbre ; en revanche, le nom qu'il employa pour le qualifier le glaça jusqu'à l'os.

Brusquement, il s'aperçut que sa main droite était orpheline : il lui manquait son prolongement argenté. Tournant la tête vers Matthew, il vit le rasoir briller dans sa main avant qu'il n'ouvre la porte de sortie. Il proposa un mobile mais Balthazar n'écoutait pas, trop focalisé sur la manière de récupérer son bien dans les plus brefs délais. Même si son cerveau lui semblait encore engourdi par instants, il redevenait maître de lui-même grâce au coup qu'il avait pris.

On ne pouvait pas dire que Matthew ne s'appliquait pas à maquiller le crime. Le barbier posa un regard neuf sur son acolyte. Son savoir-faire laissait présager qu'il n'était pas novice dans le domaine, ce qui l'incita à s'en méfier davantage. Qui était-il, en réalité ? Il l'observa poser le cran d'arrêt au milieu de la pièce, à seulement quelques pas de la victime. Matthew demanda s'il était prêt à mentir afin de sauver leur peau. Le barbier cligna des yeux, impassible, et répliqua, éludant sa question :

"Rends-le moi."

Il n'avait pas besoin de préciser ce qu'il réclamait. Il lui suffisait de fixer son acolyte de son oeil perçant.

"Tu sais comment ça va finir si je viens le récupérer."
articula-t-il, une lueur démente éclairant son regard.

Il fit un pas vers Matthew, la main tendue. Peut-être aurait-il pu redevenir entièrement maître de lui-même si son précieux ami ne lui avait pas été arraché...

La porte menant au bar s'ouvrit brusquement. Matthew eut la présence d'esprit de cacher le rasoir dans sa poche juste avant que le minotaure ne fasse son apparition. Son regard tomba tout naturellement sur le cadavre. Il resta immobile quelques secondes, puis émit une sorte de bruit à mi-chemin entre le reniflement et le grondement.

"Désolé, je suis enrhumé." s'excusa-t-il en reniflant de plus belle, ses naseaux humides luisant un peu trop.

Balthazar cligna des yeux, indécis. La créature avait-elle des problèmes de vue pour ne pas remarquer le corps ? Elle ferma la porte et s'aventura dans la pièce.

"Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?" demanda-t-il enfin en soupirant.

"Quelqu'un..."

Le barbier, qui avait commencé à parler, se tut subitement. Il croisa le regard de Matthew face à lui et reprit, d'un ton un peu trop posé :

"Quelqu'un est entré par la porte là-bas et a égorgé cette pauvre fille avec... le couteau que voilà."

D'une main molle, il désigna le cran d'arrêt ensanglanté. Pour tout avouer, ce mobile lui semblait profondément ennuyeux. C'était sans doute la substance qui se manifestait de nouveau à travers lui, car d'ordinaire, il aurait tout fait pour sembler plus convaincant.

"Hum hum..." fit le minotaure, une patte posée sur le menton.

Il posa un regard éloquent sur lui, puis sur Matthew, et finalement soupira de nouveau.

"Les mecs, faut pas vous mettre martel en tête. Ca arrive souvent, ce genre de trucs. On boit un peu trop, on déraille, on tue la strip-teaseuse... Y a aucun souci. C'est juste une créature bas de gamme." expliqua-t-il en désignant le cadavre. "Y en a pleins des comme elle aux Enfers. Même physique, même visage."

Il croisa le regard perplexe de Matthew et émit un ricanement.

"Tu croyais que ta Tatiana était unique ? C'est au moins la troisième qu'on embauche, ce mois-ci. On a des clients légèrement tendus qui ont besoin de se défouler. Un peu comme vous. Tant que ça reste en privé, ça va. Mais faites pas de vague dans les zones publics du bar, ok ? Ca ferait désordre. Ah, par contre, faut que je vous facture le nettoyage de la moquette. Je te la mets sur ton ardoise !"

Il désigna Matthew avec un clin d'oeil, tandis que Balthazar restait à la fois stupéfait et dérouté. Un bar où l'on pouvait tuer en toute liberté du moment que c'était en privé... Il trouvait l'idée révulsante. Cela rabaissait le crime sous toutes ses formes, le salissait d'une certaine façon.

"Partez maintenant. Faut que je fasse le ménage ! Zou !"
fit le minotaure en les chassant d'un geste de la main. "Vous avez une consommation gratuite pour saluer votre style, cadeau de la maison ! Vraiment très artistique, l'égorgement. Qui en est l'auteur ?"

La créature était penchée sur la gorge ouverte de la fille, sincèrement satisfait. Ce fut la remarque de trop pour Balthazar qui pivota sur ses pieds, franchissant la sortie de secours et se retrouvant dans l'air glacé de la nuit.

Ce crime ne comptait pas. Pas vraiment.
Cela ne l'empêcha pas de suffoquer. Il s'appuya contre le mur, près des bennes à ordure et inspira plusieurs fois. En entendant du bruit derrière lui, il se retourna et attrapa Matthew par la gorge pour le plaquer contre la porte fermée.

"C'est de ta faute !" l'accusa-t-il d'un ton rauque et furieux. "Tu m'as drogué !"

La rage déformait son visage. Il était persuadé de ce qu'il avançait car jamais encore, depuis qu'il était à Storybrooke, il n'avait déraillé à ce point. Il profita de l'élément de surprise pour plonger la main dans la poche de son acolyte, cherchant le rasoir.

"Pourquoi... pourquoi as-tu fait tout ça ?"
demanda-t-il, d'un ton moins hargneux.

Il cherchait dans son regard une explication quelconque. Il détestait ne pas comprendre.

"Tu aurais pu te barrer loin d'ici."

Pourquoi avoir pris le risque de tomber avec lui ? Quelles étaient donc les motivations profondes de cet homme ? Il avait prétendu vouloir être son assistant et il s'évertuait à l'aider, d'une certaine façon, ce qui déroutait le barbier au plus haut point. Il était loin d'apprécier ce genre de petit jeu, surtout qu'il était bien placé pour savoir que rien n'est jamais désintéressé.

Il fourrageait toujours dans la poche, d'une main fièvreuse. Il ne trouvait pas son bien. Si l'autre l'avait perdu, il ne donnait vraiment pas cher de sa peau... même si pour le moment, il était dans l'incapacité de se venger. L'étrangler était une possibilité, bien entendu, mais il préférait l'autre alternative.
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________________________________________ Lun 27 Nov - 18:24

T'es cap ou pas cap ?
Matthew & Balthazar

Jamais je n’aurais pensé que cette soirée aurait pu prendre une aussi mauvaise tournure. Moi qui était venu avant tout ici pour m’amuser, je me retrouvais à devoir trouver un moyen de couvrir le crime du mec que j’avais moi-même entraîné jusque dans cette boîte de strip-tease. Plutôt original comme dépucelage social ! Les idées fusaient et je m’agitais tandis que mon compagnon de beuverie était totalement ailleurs, encore victime des effets néfastes de la drogue que je lui avais fait prendre. J’étais en colère, furieux de voir qu’il n’avait pu s’empêcher de commettre un meurtre dans un lieu où il ne pourrait passer inaperçu et où tous les soupçons tomberaient naturellement sur nous ! J'avais beau m'agiter, je savais que le maquillage s’effriterait bien rapidement. Même le plus crétins des témoins ne pourrait que s’apercevoir des actes que nous venions de commettre.

Je n’avais aucune envie de passer le reste de mes jours en taule pour un meurtre que je n’avais pas commis. Pourquoi étais-je resté ici au juste ? Je me posais moi-même la question ! D’autant plus que lorsque je jetais un coup d’œil vers mon acolyte qui chialait maintenant à cause de la perte de son si précieux rasoir… de son arme du crime ! Le simple fait qu’il puisse me demander de lui rendre son bien. Un rictus apparut sur mes lèvres lorsqu’il se mit à me menacer. Loin d’être effrayé par la misérable loque qu’il était en cet instant, je plantais mon regard dans le sien.

« Pourquoi ? Un meurtre sur la soirée ça ne te suffit pas ? Tu veux obligatoirement en remettre une couche ? »

Sans qu’il ne puisse le remarquer, je glissais discrètement le rasoir à l’intérieur de la poche de mon veston et poursuivis.

« Alors t’es bien mignon, sweetie, mais je pense que je vais le garder un moment avec moi ! Reste là où tu et ferme ta gueule…. ça ne devrait pas être un exercice trop difficile pour toi. »

Soudain, la porte du bar s’ouvrir. Je sursautais légèrement et jetais un rapide coup d’œil vers le minotaure. Soupirant légèrement, je compris que l’heure était arrivée de lui servir mon grand numéro de comédien. De la colère, mon visage se métamorphosa pour affichée une mine totalement effrayée.

« Oh dieu merci, tu es là ! On n’a pas compris ce qui s’est passé… »

J’espérais que l’effet ferait parfaitement illusion. Le monstre me coupa bien vite la parole, puis ce fut au tour de mon acolyte de reprendre la parole. Je l’écoutais en silence tout en le maudissant profondément pour son talent de comédie proche de celui d’une truite !

Cependant, la réaction de la créature mythologique me surpris au plus haut point. Jamais je n’aurais pensé qu’il serait aussi facile de s’en tirer. Il regardait la prostituée morte comme s’il s’agissait d’un vulgaire morceau de viande ! Voilà une facette de cet établissement que je ne connaissais pas encore… pourtant ça n’était pas faute d’avoir passé la major partie de mes soirées dans ce bouiboui. C’était plutôt rassurant en un sens, cela prouvait que ce qui se passait ici, resterait dans cette pièce quoiqu’il arrive ! Voilà qui pouvait m’offrir de nouvelles perspectives pour mes futures soirées de jeu. Je fus tout de même surpris par sa révélation… Plusieurs stripteaseuses avec le même visage ? Combien de femme comme elle j’avais mis dans mon lit exactement ? Il y avait cependant un truc que je ne supporterais jamais. L’idée que quelqu’un puisse lire le regret dans mon regard face à sa mort ! C’est pourquoi, je repris rapidement contenance et adoptais un ton semblable à celui du minotaure… Après tout, rien de vraiment grave ne s’était passé ici !

« Eh ben ça fait plaisir à entendre. Surtout, oublie pas de me prévenir lorsque vous recevrez le nouvel article… Une petite chienne dans son genre ça vaut de l’or, je te le garantis ! Il y a pas de soucis, met-moi ça sur ma note ! Et si d’occasion t’as besoin de quelque chose, un cadeau… un petit meurtre organisé dans les règles de l’art… surtout tu n’hésites pas à nous faire signe ! Comme tu peux le constater, on est des maîtres en la matière ! On est peut-être juste besoin d’un peu rouillés pour ce qui est de la pratique… »

Ajoutais-je en adressant un clin d’œil au barbier ! Ce qu’il y a de bien avec le crime, c’est que c’est toujours le premier le plus délicat, les suivants ça vient tout seul ! Et maintenant que Sweeney Todd était de retour, peut-être allait-il enfin accepter mon offre de travailler à ses côtés ! Le minotaure observa alors la classe exceptionnelle de mon ami dans son meurtre. Le brun était pourtant loin d’approuver ses dire ! Sans ajouter un mot, il prit la fuite. Je haussais alors les épaules.

« Oh c’est malin, tu nous l’as vexé ! Pfff… bon je pense que j’ai pas d’autre choix que de lui courir après ! Je te laisse gérer le reste. Surtout, n’oublie pas ma petite proposition ! »

Un dernier clin d’œil adressé à la créature et je fus dehors en moins de deux minutes. Je retrouvais Balthy dans un sale état, haletant et suffoquant près des bennes à ordure. Nouvelle faiblesse de ma part, je me rapprochais de lui pour m’assurer qu’il allait bien.

« Eh mec, tu te sens comment ? Je comprends que ça puisse être dur. Mais bon on s’en est pas si mal sorti… et puis c’est pas comme si c’était la première fois que tu tuais quelqu’un ! ».

A peine arrivé, je vis le barbier me saisir brusquement pour m’envoyer tout droit contre la porte fermée. Je ne réagis alors pas, impatient de voir ce qui se produirait par la suite. Il criait alors, affirmant que je l’avais drogué. Je laissais un léger rictus apparaître sur mes lèvres.

« T’es moins con que ce que je pensais ! C’est plutôt rassurant ! »

J’avouais sans aucune honte le crime dont il m’accusait. Après tout pourquoi cacher la Vérité plus longtemps ? Et puis ce n’est pas ça qui était le plus intéressant dans sa première affirmation.

« Ma faute dis-tu ? Es-tu sûr qu’il s’agisse de la mienne ? Qui a dégainé son rasoir pour la buter ? Est-ce que c'est moi qui t’en ai fait la suggestion ? Réfléchis deux secondes avant de parler, Balthy ! Le seul coupable ici, c’est toi ! Moi je n’ai fait que couvrir tes arrières ! »

Sans ajouter un mot, mon acolyte se mit à faire les poches pour retrouver l’arme à laquelle il était si attaché.

« Ce n’est pas que je n’apprécie pas ton petite séance de pelotage, sweetie ! D’un côté, je trouve cela assez excitant… d’autant plus après un meurtre bien sanglant ! Mais tu peux me croire lorsque je te dis que tu ne pourras pas le trouver. Demande-le-moi gentiment et on négociera ! »

J’avais prononcé cette phrase tout en le dévisageant. J’adorais jouer à ce genre de jeu graveleux avec sa belle gueule de coincé. Je repris cependant mon sérieux lorsqu’il me demanda pour quelle raison j’avais choisi de rester.

« C’est vrai que j’aurais pu me casser ! Mais le spectacle était tellement jouissif… Je savais que tu me surprendrais ce soir ! Mais j'étais loin de m'attendre à ça ! Je l’ai enfin trouvé, mon barbier sanguinaire que je guettais de loin depuis des semaines ! Pourquoi je m'en irais maintenant que tu as su combler toutes mes espérances ? »

D’un geste raffiné et lent, je sortis le rasoir de la poche de mon veston et le lui tendis.

« Je pensais que tu étais en manque de contact, que le fait de voir des gens d'aiderait à te sentir mieux… ce n’est pas ça dont tu avais besoin ! Tu étais en manque de la seule chose qui peut encore te permettre de prendre ton pied ; tuer ! »

Je souris alors de plus belle, prenant le temps de dévisager avec soin chaque recoin de son visage.

« Quant à moi, j’étais à la recherche de mon alter-ego, de mon compagnon de jeu favoris… la seule personne réellement capable de me comprendre et de m’apporter l'adrénaline dont j’ai besoin. Tu correspond parfaitement au profil hormis peut-être l'apport de plaisir physique, mais bon aucune relation n’est parfaite ! »

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Balthazar Graves


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________________________________________ Lun 4 Déc - 23:09


On the outside you're ablaze and alive
But you're dead inside!


Les insinuations de Matthew étaient comme d'insidieux serpents se faufilant dans son esprit affaibli. Il était en train de perdre totalement le contrôle. Il agissait uniquement par instinct, alors qu'il cherchait à le combattre pour ne pas basculer de nouveau dans le meurtre. Il se sentait trahi, manipulé par l'homme qu'il avait face à lui.

Alors, il focalisait toute son attention sur son rasoir, fouillant et fouillant encore dans les poches de son acolyte, lui lançant un regard assassin lorsqu'il lui fit une remarque tendancieuse. N'arrêterait-il donc jamais de le provoquer ? Il fut subitement gagné par un sentiment de lassitude, combinée à la rage qu'il éprouvait toujours et qu'il sentait enfler en lui. Il n'avait aucune intention de le laisser tranquille ; pas tant que son bien ne lui serait pas rendu. S'il devait le frapper pour qu'il le lui restitue, il le ferait. Il ne sourcillait devant aucune forme de violence. Et de toutes façons, Matthew avait lancé les hostilités en lui donnant un coup de poing. D'ailleurs, sa joue l'élançait toujours. Il avait l'impression que la douleur alimentait sa fureur, lui donnait plus de force et d'audace.

Enfin, Matthew fit étinceler la lame d'argent dans l'obscurité de la rue. Balthazar le relâcha aussitôt et le lui prit de la main sans demander son reste. Retrouver le contact du métal, le caresser contre ses doigts fébriles ne l'apaisa pas autant qu'il l'aurait cru. Il demeurait toujours aux prises avec le démon intérieur.

Le barbier ferma les yeux, la mâchoire contractée. Il devait à tous prix rester sourd aux tentations verbales de Matthew. Ce dernier venait de lui avouer ses motivations profondes : il voulait un compagnon de "jeu", quelqu'un qui pourrait le comprendre...

"Qui étais-tu, dans l'autre monde ?" demanda-t-il tout en soulevant les paupières. "C'est quoi... ta spécialité ?"

Avait-il une arme de prédilection, un gadget, une manie particulière ? Balthazar était à la fois curieux et hésitant. Cet homme lui ouvrait tout un horizon de possibles auquel il s'était volontairement fermé pendant tant d'années...

"J'ai déjà eu un assistant."
grommela-t-il, finalement réticent. "Il y a longtemps."

Tout en parlant, il tournait son rasoir dans ses mains, une expression pensive sur le visage. Il faisait le décompte. Tous ses "collaborateurs", quels qu'ils soient, avaient perdu la vie. Il leur avait ôtés lui-même, à défaut d'avoir d'autre choix. Perdu dans ses souvenirs, son regard s'assombrit totalement et il acheva d'un ton sec :

"Ca s'est mal terminé."

Mieux valait rester seul. Encore et toujours. Il garda quelques secondes encore la lame dans son poing, avant de la ranger dans sa poche de pantalon, à l'intérieur de son étui. Puis, il reprit tout en détournant le regard du fou qui lui faisait face :

"Crois-moi, tu ne veux pas être mon assistant."

A mesure que le vent glacial s'engouffrait à travers les pans de son manteau ouvert, il sentait les effets de la drogue diminuer. Sa tête lui semblait toujours lourde, mais il était de nouveau en capacité de réfléchir. Et de ne plus dégainer son rasoir à la moindre contrariété.

Soudain, il le pointa du doigt, prononçant d'un ton empreint de sévérité :

"Si jamais tu me drogues à nouveau..."

Il hésita à laisser sa menace en suspens, mais la termina finalement afin de lui montrer que tout était très sérieux :

"... je m'exercerais sur ta gorge quand tu t'y attendras le moins."

Il lui fit comprendre par un regard glaçant qu'il ne plaisantait absolument pas, et qu'il trouverait un moyen de le neutraliser. Après tout, l'autre avait l'air de l'admirer... il devait donc se douter de son potentiel.

Sur une dernière expression cinglante, il pivota sur ses pieds.

"Au revoir, Matthew. A jamais, j'espère..." marmonna-t-il tout en enfonçant les mains dans les poches de son manteau élimé.

Le barbier n'avait aucune envie de le revoir, pas après qu'il ait montré tant d'exubérance pour la façon dont il exerçait son art, même si une part de lui se sentait flatté, d'une certaine façon. La seule personne qui l'avait adoré dans toute sa noirceur était l'infortunée Mrs. Lovett... Il grinça des dents à son souvenir. Elle ne lui manquait absolument pas. De son vivant, elle n'avait été qu'un fardeau supplémentaire, une sangsue accrochée à ses rasoirs. Le seul moment d'intérêt qu'elle avait eu à ses yeux fut lorsqu'elle se rendit utile en fourrant les cadavres dans ses tourtes. Il s'était accommodé de sa mort tout comme il avait pris son mal en patience de son vivant.

La solitude ne lui pesait pas plus que le reste de ses souffrances. Et pour rien au monde il ne souhaitait s'encombrer d'un nouveau partenaire du crime, puisque meurtre il n'y aurait plus.

Il commença donc à s'éloigner d'un pas plus titubant qu'il ne l'aurait voulu. La drogue agissait toujours sur son organisme, c'était certain.
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