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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
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 Esprit, es-tu là ?│Joanne

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Deborah Gust


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________________________________________ Sam 4 Nov - 0:17

Il y a énormément de choses qui différencient les personnes classes (comme moi) de la plèbe (comme vous). Parmi elles, il y a le privilège, sinon le devoir, de toujours tout savoir, sur tout, surtout sur ce qu'il y a de mieux. Aussi Carlisle n'avait-il pas mis longtemps à me parler de l'intrigante Joanne et de ses capacités au moins tout aussi mystérieuses qui avaient eu le don (ainsi que leur propriétaire) d'éveiller ma curiosité.
C'était un phénomène suffisamment rare que (trop) peu de personnes savaient provoquer (qui plus est dans cette ville du Maine, sans doute l'état fédéral le plus nase après le Montana et l'Idaho) pour que je souhaite en profiter. Carlisle avait su attiser ma curiosité [et la joueuse du personne va le découvrir dans ce post mais elle n'avait qu'à être là] dès les premières paroles et je l'avais engagé à lui remettre ma carte. La jeune femme m'avait contactée et nous avion bientôt convenu d'une rencontre formelle au deuxième étage du manoir d'Aphrodite, celui que je partageais avec Tristesse, Peur et Colère. 
Halloween était passé d'à peine quelques jours. Avec l'arrivée de novembre, une brume constante semblait avoir élu domicile au-dessus de Storybrooke, ce qui lui donnait une atmosphère un peu lugubre propice à fêter les morts et l'au-delà. Et justement, il paraissait que Joanne s'y connaissait. Ce serait donc l'objet de notre rencontre, ce qui promettait d'être amusant.
Malheureusement, les deux autres abrutis avaient décidé de s'en mêler... 
Pourtant, j'avais été discrète, me contentant de leur faire comprendre que j'allais recevoir une personne et qu'il faudrait qu'ils soient sages, ou, du moins, que Colère n'essaye pas encore de tuer Peur pendant que celui-ci hurlerait à la mort et crierait à la théorie du complot. Allez savoir comment, ils avaient eu vent des capacités de Joanne et s'étaient plus ou moins investis dans cette rencontré. Par chance, Tristesse était trop occupée à faire grimper les actions de Kleenex pour s'occuper de mes petites affaires. Ca faisait toujours un cas social en moins à gérer.
- PUTAIN JE L AI ENFIN ET CA VA FAIRE MAL LES LAVETTES C EST MOI QUI VOUS LE DIT !
Le timbre délicat de Colère emplit le salon tandis qu'il y pénétrait, brandissant fièrement une planche de Ouija fraichement arrivée par Fedex. Je repliai ma revue, arquai un sourcil et croisai les jambes. Et donc ? semblèrent demander mes cils qui battaient farouchement dans sa direction. Joanne ne viendrait que demain, pourquoi diable sortir une planche maintenant ? 
Parce qu'il avait la subtilité d'un camion poubelle, Colère ne prêta pas attention à mes signaux et marcha d'un pas bourru vers le centre de la pièce pour poser, avec son absence légendaire de délicatesse, la planche en bois sur la table basse. Celle-ci trembla mais ne céda point. Bravo à elle. 
Colère recula, tandis que Peur retirait ses lunettes et sortait le nez de derrière le journal, curieux. L'impatience de Colère l'avait probablement tiré de sa torpeur angoissée à la lecture des informations du jour, dont il me ferait part plus tard.
- Et maintenant ? demanda-t-il, anxieux, de sa petite voix presque étouffée de crainte.
- MAINTENANT ON APPELLE LES FANTOMES ! tonna l'émotion rouge dont le visage avait repris une teinte proche de la couleur d'origine.
Colère avait donc décidé de s'y essayer par lui-même. Bah voyons. Dommage que je n'ai aucun idiot sous la main contre lequel parier que ça ne fonctionnerait pas. J'aurais gagné beaucoup.
- Mais... c'est dangereux, non ? Je veux dire, d'après les statistiques et mon expérience personnelle, sans parler des cauchemars de Riley, il semblerait plus prudent de brûler cette planche immédiatement. Mais attention, la brûler après avoir mis les gants de cuisine, sinon...
La pauvre petite chose ne peut jamais venir à bout de son idée ô combien soporifique car Colère explosa en un enthousiasme rageur :
- ON S EN COGNE LA MAUVIETTE ! SI T AS TROP PEUR T AS QU A ALLER TE FAIRE CUIRE UN OEUF PARCE QUE TU COMMENCES A ME LES BRISER !
Tremblant de tout son être, Peur se cacha derrière son journal, n'osant que jeter un œil (de manière assez littérale) en direction de la table basse où Colère s'affairait. Debout et les poings serrés, il fixait la planche de ses petits yeux furieux et sembla se concentrer quelques minutes avant de grogner :
- ESPRIT ES TU LA ?
- Je ne voudrais pas faire la maligne mais je ne pense pas que ça va marcher comme ça, commentai-je d'un ton tranquille en posant la revue à côté de moi afin de ne rien manquer de ce spectacle qui promettait d'être cocasse.
- DEGOUT TU TE TAIS ! J AI PAS ENVIE QUE TU POURRISSES MON GROOVE NI CELUI DES ESPRITS SINON C EST CLAIR QUE CA VA PAS MARCHER !
- Soit, commentai-je simplement, légèrement agacée.
- ESPRIT EST TU LA ? répéta Colère.
Mais toujours rien. Alors il perdit patience et explosa :
- ESPRIT TU VAS TE MONTRER OU FAUT QUE JE VIENNE TE CHERCHER PAR LA PEAU DU CUL ? C EST PAS PARCE QUE T AS L ETERNITE DEVANT TOI QUE NOUS ON L A AUSSI, CONNARD !
Sur ces "bonnes" paroles, il donna un grand coup dans la planche, qui vola sur plusieurs mètres et manqua d'éborgner Peur avant de quitter la pièce du même pas rageur qui l'y avait amené.
- Je n'aime pas me vanter mais on dirait que j'ai encore eu raison.

Joanne nous rendit visite le soir suivant cette première expérience peu concluante avec le paranormal. Peur avait reposé la planche de Ouija (non sans mettre des gants épais comme ceux du personnel des centrales nucléaires) sur la table basse et avait essayé de ne plus y penser. Malheureusement, son regard y était sans cesse attiré. Quant à Colère, il avait décidé de snober la "planche qui ne fonctionne pas".
Peu avant l'heure dont nous avions convenu, je réunis les troupes pour les briefer quant à mes exigences (minimes, en elles-mêmes, mais colossales pour des personnes telles que Peur et Colère). Sans préambule, j'attaquai :
- Si déjà vous avez décidé de trainer dans mes pattes, j'attends de vous une tenue irréprochable. On ne crie pas, on insulte pas les gens, on ne les menace pas de mort et on n'étale pas toutes les théories du complot relatives à Roswell, la Zone 51 et les poltergeist.
A ces mots, Peur rangea discrètement (mais pas suffisamment pour mes yeux perçants) une épaisse liasse de papiers fraichement sortis de l'imprimante. Colère, lui, serra les poings, mécontents.
- Et on laisse faire les pros si on veut parler avec l'au-delà, repris-je tandis que Peur se glaçait.
- Sinon... on pourrait aussi jouer au Monopoly, hasarda-t-il.
Un regard noir de Colère le fit cependant reculer de plusieurs pas, jusqu'à derrière le canapé, un endroit qu'il affectionnait particulièrement.
- Là je suis bien, je vous laisse faire vos trucs.
- Très bien, moi je vous laisse essayer d'atteindre ma perfection. Ou au moins le quart, ce serait acceptable.
Je n'avais pas conclu depuis deux minutes que Joanne arrivait. Je m'occupais évidemment d'ouvrir car j'étais la plus aptes aux politesses. Un sourire avenant et une poignée de main assurée accueillirent Joanne qui était très élégante (contrairement à Colère et Peur que je savais toujours au salon et incapables d'efforts vestimentaires dignes de ce nom).
- Joanne. On m'a beaucoup parlé de vous. Entrez, je vous en prie. Et ne faites pas trop attention aux...
Je n'eus le temps d'achever mon conseil avisé car Colère venait de brandir la planche pour l'agiter frénétiquement.
- VOTRE MACHIN C EST DE LA CAMELOTTE ET JE PESE MES MOTS PARCE QUE DEGOUT L A DEMANDE SINON J AURAIS ETE VACHEMENT PLUS GROSSIER !
- Moi sinon je propose un Monopoly, c'est plus sûr, fit la petite voix de Peur depuis l'arrière du canapé en brandissant délicatement le jeu dans sa boite.
Je tournai un regard désolé vers Joanne. J'aurais aimé espérer qu'ils soient embarrassés par eux-mêmes mais c'était trop espérer de leur part.
- Ne faites vraiment pas attention, ils sont toujours comme ça.

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Joanne F. Kennedy


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________________________________________ Sam 11 Nov - 2:56




et si on allait taquiner du fantôme ?


Il y avait très peu de monde qui pouvait se venter de connaître la véritable nature de Joanne Kennedy. Carlisle Evil faisait partie de ces rares privilégiés, ceux qui avaient prêtés une oreille suffisamment attentive à sa personne pour se voir octroyé le droit de savoir. De comprendre. De mettre un mot sur les étonnantes capacités de la jeune femme et sur son flegme légendaire provoqué par ces avantages peu anodins. La sorcellerie relevait de l’occulte et du paranormal, quelque chose que peu de gens pouvait réellement concevoir et apprécier à sa juste valeur… Pourtant Joanne avait largement fait ses preuves au fil des années et il ne lui avait suffit que d’une démonstration de plus pour convaincre son ami. Elle n’avait même pas eu besoin de lui montrer Teddy, le livre noir, qu’il était déjà entièrement satisfait de sa prestation. Au final, c’était un adversaire des plus coriace mais aussi un ami des plus fidèles.

Quoiqu’un peu bavard, même si Joanne se doutait que la personne à qui il avait parlé de cela serait sans doute de toute confiance. Non pas qu’elle n’aime pas savoir sa réputation étendue au-delà de la raison, mais confirmer sa situation n’était pas donné à tout le monde. Si elle ne s’en cachait pas, la jeune femme entretenait savamment le mystère et appréciait énormément la mésinformation qui pouvait circuler sur ses sœurs ou bien les cercles de son espèce. Parfois elle riait aux éclats face à des livres ou des films si peu réalistes, mais d’autres elle se trouvait lassé des idées trop arrêtées de la plupart de la plèbe. Heureusement que cette ville renfermait suffisamment de magie pour se ressourcer et éviter d’apparaître en bête de foire à brûler au bûcher. Quoiqu’il en soit, elle ferait gentiment payer cette petite incartade à Carlisle plus tard.

En attendant, Clément la déposa devant une grande batisse d’où semblait s’extraire bon nombre de cris et de voix. Ne vous détrompez-pas, une personne lambda n’aurait pas du tout entendu quoi que ce soit par ce jour froid de Novembre… Mais elle n’était pas n’importe qui. Le ciel grisonnant s’amoncelait au-dessus de sa tête, signe d’un orage en devenir. Elle esquissa un sourire pourtant, ses longs cheveux blonds volant par quelques mèches dans le vent pour frôler sa peau pâle et délicate. Elle adorait ce temps de fin d’automne, cette ambiance désaturée qui rappelait les vieilles pierres ou les anciens cimetières où plus personne ne se rendait. L’ambiance lugubre faisait résonner les échos des voix endormies, celles que personne n’entendait plus désormais mais qui hantaient toujours les lieux. Du coin de l’œil Joanne aperçu un murmure mais l’ignora sciemment.

Il y avait beaucoup d’émotions contraire dans cet endroit. Des vives douleurs comme de la tristesse pure, de la colère dévoilée et de la joie étouffée. Des sentiments contraires. Des sensations volubiles, tout comme le voile tendre et amoureux dont elles étaient encerclées. Elle savait qui vivait ici : Aryana Sandman, plus connue comme étant la déesse Aphrodite herself. Pourtant ce n’était pas elle qu’elle était venue voir, ni elle qui l’avait invitée. Il s’agissait de quelqu’un d’autre, quelqu’un de très intéressant et de prometteur d’après Carlisle… Elle réajusta le manteau sur ses épaules puis avança enfin en direction de la bâtisse d’un pas sûr.

L’accueil fut d’abord délicat et guindé, réalisé par une femme à la chevelure flamboyante qui devait sans doute être son interlocutrice. En revanche la suite des évènements eu de quoi surprendre par sa virulence et son retournement de situation des plus étonnant. Un homme, petit mais outrageusement costaud, agita une planche en bois sous son nez et un autre plus grand et frêle, au teint olivâtre, se mit à baffouiller quelque chose à propos d’un jeu de société. Elle arqua un sourcil étonné, penchant la tête sur le côté avant de reporter son attention sur la femme qui se trouvait toujours à côté d’elle. La robe qu’elle portait, une collection d’automne septembrale, s’accordait parfaitement à ses yeux ; Joanne en apprécia le choix. Néanmoins, la compagnie qu’elle lui proposait semblait être d’un tout autre acabit.

« Je compatis. » Déclara-t-elle à l’attention de Deborah, laissant glisser soigneusement son manteau le long de ses épaules tandis que la planche de OUIJA s’échappait vivement des mains de Colère.

Celle-ci vint se stabiliser à portée de Joanne, qui lui lança un regard intrigué avant de lever les yeux au ciel. Cette pièce était du toc, qu’espérait-il réellement invoquer avec une chose pareille ? Pourvu qu’il ne l’ai pas payé une fortune, il existait bien trop de pâles copies qui se vendaient à prix d’or. En soit tout et rien pouvait devenir une planche de OUIJA, mais il existait des contrefaçons tellement mal faites qu’aucun esprit ne voulait l’approcher de peur d’être contaminé. Elle se garda cependant de préciser la fausseté de la chose, balayant l’objet d’un haussement d’épaule pour qu’il aille simplement se poser sur la table basse.

« Ce « machin » n’est pas de mon fait. La prochaine fois, avant d’acheter, réfléchissez. Si vous souhaitez réellement invoquer la parole des esprits, il faudrait commencer par baisser d’un ton. »

Son ton était calme mais froid, comme elle. Comme elle avait toujours l’habitude de l’être. Son manteau flotta quelques instants dans les airs discrètement avant qu’elle ne passe son bras en dessous et ne vienne le déposer sur le dossier de l’un des canapés.

« Puis-je ? » Demanda-t-elle poliment à Devorah avant de le faire.

Ses yeux sombres parcoururent la pièce, ignorant l’homme en train d’exulter de colère pour s’intéresser au plus jeune, transit d’une étrange peur qui se recroquevilla sur le jeu de ses genoux en la voyant si près. Visiblement il n’avait pas l’habitude des contacts ou de la proximité. Tant mieux, Joanne n’aimait pas les personnes trop tactiles ou permissibles. Elle reporta donc son attention sur la personne la plus intéressante de la pièce : la femme rousse restée à l’entrée.

« Ainsi… Deborah, c’est bien cela ? » Elle attendit qu’elle confirme avant de continuer. « Vous souhaitiez me rencontrer ? Dois-je conclure, en avisant de la planche que brandissait ce personnage, que notre rencontre est liée aux arts occultes ? »

L’homme commença à rétorquer un semblant d’insultes mais, sans que personne ne bouge, sa chemise se mit soudain à se remonter et à se nouer au niveau de son nez pour étouffer les paroles peu honorables qu’il vociféra à leur encontre. Ne venait-il pas de l’insulter ? Elle balaya les reproches et se concentra plutôt sur son interlocutrice qui semblait être la personne la plus saine d’esprit de cette pièce.

« Le monopoly est un jeu agréable mais beaucoup trop sujet à controverse. » Commenta-t-elle à l’attention du jeune garçon. « Je crains qu’il ne vous soit d’aucune utilité pour ce soir. Vous devriez plutôt aller vérifier d’où viens l’étrange odeur de brûlé qui viens jusqu’à nous. »

Elle le vit déguerpir à toute allure, esquissant un demi-sourire. Un de moins dans la balance, peut-être que le dernier se laisserait tenter à disparaître, ou du moins à rabaisser un peu sa malpolitesse pour au moins se tenir tranquille ? Un murmure souffla à l’oreille de Joanne que ce n’était jamais le cas, malheureusement… Alors elle décida de pousser un léger soupire et de reprendre son sourire de circonstance. Il n’y avait aucune odeur de brûlure ou quoi que ce soit dans la demeure, elle avait juste senti son anxiété et décidé d’appuyer dessus. Elle espérait faussement qu’on ne lui en voudrait pas pour cet acte qui l’éloignerait au moins quelques minutes. Précieuses minutes.

« Alors… Que puis-je faire pour vous, Deborah ? »

Puisqu’elle était ici, autant entrer dans le vif du sujet. Joanne n’aimait pas attendre pour rien.

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________________________________________ Dim 12 Nov - 0:24

De la compassion. Voilà ce que je suscitais quand les autres émotions m'entouraient. De. La. Compassion. Pour un peu ça m'aurait donné des boutons tellement cette idée était déplaisante. Je les fusillais brièvement des yeux, ce qui n'eut guère d'effet sur l'un tandis que l'autre tenta - vainement - de se faire plus petit. Quant à moi, j'opinai en lui adressant un regard lourd de sous-entendus. Oui, je subissais cela tous les jours. Mais j'étais suffisamment forte pour ne pas ciller, pour garder la tête droite et le regard perçant. Après tout, ce n'était pas moi qui ne savais pas me tenir mais eux. 
Forte de cette conclusion plaisante, je continuai d'observer notre invitée, la grâce avec laquelle le manteau tomba de ses épaules et la façon dont elle regarda la planche de Ouija de Colère. Lui-même, d'ailleurs, l'observait, quelques mètres plus loin, ne pouvant masquer sa curiosité (même si la rage colorait encore son visage et quoiqu'il n'ait pas desserré les poings de sorte à ce que ses phalanges blanchissent ce que, par chance, Jaspeur n'avait pas noté...). Il avait peut-être la subtilité d'un 38 tonnes, il n'en était pas moins doué d'une certaine forme d'intelligence et avait bien compris que l'experte en esprits, c'était notre invitée. 
C'est pourquoi, il se contenta de serrer les poings davantage sans crier (car il était continuellement énervé, il m'est donc impossible de vous conter que Colère agissait sans s'énerver), fusillant la planche du regard. 
- Tu... tu vois Colère, osa Peur, protégé par son jeu de Monopoly. Il faut... toujours être prudent. Surtout avec les... esprits, glapit-il avant de laisser le jeu tomber lourdement pour se boucher les oreilles, comme si le simple mot pouvoir convoquer le diable. 
- TOI ! fulmina Colère, prêt à bondir, quand il croisa mon regard.
L'effet s'avéra immédiat. Un jour, mais j'avais peu d'espoir, peut-être comprendrait-il que la menace froide était autrement plus efficace que la force brutale des poings.
En attendant, Peur s'était laissé tombé près du Monopoly et le serrait contre lui comme un doudou. Je peinais à croire qu'il puisse faire ça en public sans aucune honte et détournai les yeux pour les reporter sur la seule personne intéressante dans cette pièce : Joanne. Pas si secrètement, je me demandais comment elle allait gérer les autres émotions, étant donné que, moi, elle n'avait pas à me gérer car, moi, je ne me comportais pas comment une enfant de trois ans.
- Manifestement, on ne peut rien vous cacher, repris-je dans un sourire courtois. Il est vrai que l'absence totale de tenue et de subtilité de certains ont légèrement pu vous mettre sur la voie, c'est certain, ajoutai-je en adressant un grand sourire à Colère qui se renfrognait pendant que Peur n'osait se moquer de peur d'y laisser un doigt ou son nez. J'ai effectivement eu vent de vos aptitudes par notre ami commun et je dois avouer que cela m'intrigue. Il m'a assurée que vous seriez disposée à assouvir ma soif de savoir, conclus-je sobrement. 
Joanne ne semblait pas avoir besoin qu'on la supplie et c'était très bien comme ça. Tout au plus pouvait-elle espérer les supplications de Peur pour qu'on arrête d'invoquer le démon. Ou qu'on arrête de l'effrayer, même si cela semblait impossible. Pour preuve, je n'avais senti aucune odeur de brûlé et lui non plus, du moins jusqu'à ce que Joanne en évoque la certitude. S'il avait réfléchi, il se serait souvenu que nous n'avions rien mis à chauffer et que, par conséquent, rien ne pouvait brûler, les cas de combustion spontanée étant somme toute rares. Mais la peur l'avait emporté et force était cependant de constater qu'il s'en était allé vers la cuisine à une vitesse impressionnante, donnant poids à l'adage qui veut que "la peur donne des ailes". 
- C'est bien joué, commentai-je. Tu vois Colère, c'est beaucoup plus efficace que la menace.
- Gna gna gna, bougonna l'intéressé avant de s'asseoir sans aucune grâce, les bras croisés, sur le canapé.
Je ne me serai jamais permise d'appuyer sur les angoisses de Peur même si l'envie se faisait parfois plus que démangeante. Et pourtant, c'était souvent moi la méchante de l'histoire. Allez donc comprendre la logique... 
Je chassai cette idée alors que Joanne entrait dans le vif de sujet. Voilà. Exactement le genre de tempérament appréciable : elle était polie mais déterminée, courtoise mais directe et ne perdait pas une demie heure en palabres aussi inutiles qu'ennuyeux pour en venir au fait.
Malheureusement, Colère était aussi doué de cette rapidité de réponse et me coupa sans élégance l'herbe sous le pied.
- ON VEUT PARLER A DES FANTOMES ET DES VRAIS ! s'écria avec un enthousiasme rageur mais, étrangement, sans animosité.
Colère n'avait simplement pas encore appris à exprimer son impatience convenablement. Y arriverait-il un jour ? J'en doutais mais je voulais (un peu) y croire. 
- Je ne l'aurais assurément pas formulé ainsi, repris-je en me tournant vers Joanne. Mais c'est effectivement l'idée. Voyez-vous, Storybrooke m'ennuie moins depuis que j'ai appris qu'une personne comme vous y habitez. J'aurais naturellement préféré vous recevoir en petit comité mais je crois que les murs de cette maison ont des oreilles...
Ce que les propos stridents de Peur vinrent confirmer quelques instants plus tard depuis les tréfonds de la cuisine :
- DEBORAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! TU... TU CROIS QUE LA NSA NOUS ECOUTE ? ET QUE... QU ILS NOUS FILMENT AUSSI ? OH MON...OH MON DIEU OH MON DIEU. Je crois qu'il me faut un sachet...
L'instant d'après, sa voix angoissée céda la place à des soufflements asthmatiques donnés dans un sac en papier, le seul moyen qu'il avait trouvé pour calmer ses bouffées d'angoisse constantes. Ca et les médicaments contre l'hypertension. 
- Sois sûr que la NSA n'a absolument pas envie d'entendre ou de voir le pathétique spectacle que tu offres, rétorquai-je un peu plus fort pour m'assurer qu'il aurait vent de toute la haute estime que j'avais pour lui. Joanne, je vous en prie, essayez de faire comme chez vous. Vin, café, mignardises... si vous souhaitez quelque chose Colère se fera une joie d'aller nous le chercher. N'est-ce pas ? appuyai-je en espérant l'éloigner ne serait ce que cinq minutes. Ensuite, ma foi, je crois que c'est à vous de nous ouvrir la voie. Si vous le souhaitez. Soyez assurée que, contrairement à d'autres personnes dont je tairais les noms, je considère les arts occultes comme sérieux, en dépit de la période d'Halloween qui se termine. Mais, libre à vous de me détrompez, à l'origine n'est-ce pas cette période durant laquelle la frontière entre les deux mondes est dite la plus fine ? 

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