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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
« Serez vous prêt à venir flotter en bas avec notre Clown ? »

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 Upside Down [Fe]

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Sebastian Dust


« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Lun 4 Déc 2017 - 17:02






Upside Down

« Si je ne le protège pas... Qui le fera ? »


25 Décembre 2017, début de soirée.

Sebastian avait peu à peu pris l’habitude de recevoir des invités incongrus, bien que ces derniers semblaient l’avoir laissé en paix cette année par rapport aux précédentes. Pas de garde olympiens en tenue officielle depuis cet été. Pas d’être venus d’une autre planète pour lui demander de l’aide. Pas de dieux en danger ou de Ragnarok à venir sur le monde… Non, personne ne semblait avoir besoin de lui et c’était peut-être un peu tant mieux pour le moment. Il s’ennuyait un peu mais ne l’avouerait pas ; l’ennui quand on goûtait à l’aventure, c’est que cela devenait rapidement une drogue. Dépendante. Obsédante. Heureusement il s’était fait un grand mug de chocolat pour s’adoucir le moral, attendant simplement que la nuit n’arrive pour pouvoir se rendre à l’extérieur et explorer de nouveaux rêves. De nouveaux songes. De nouvelles idées, toutes plus brillantes les unes que les autres…

C’est donc avec un regard intrigué qu’il se leva du canapé ce soir-là, reposant la tasse qu’il avait à peine touchée sur la table basse pour se diriger vers la porte d’entrée. Lorsqu’il l’ouvrit, Sab tomba nez à nez avec un homme qui semblait avoir une trentaine d’année et une tête de moins que lui.

« Monsieur Dust ? Je suis Harry Kartt, je vous prie de m'excuser de ma visite si tardive, je ne serais pas venu si ce n'était pas important. Est-ce que je vous dérange ? »

Le gardien l’observa des pieds à la tête, surpris de rencontrer quelqu’un qu’il ne connaissait pas mais qui semblait, lui, savoir exactement qui il était. Ou presque. Se mordant l’intérieur de la joue il hésita à le faire entrer puisqu’il s’agissait tout de même de sa maison mais… Il fini par s’écarter de l’entrée pour lui laisser le passage dans le couloir, hochant la tête face à l’inconnu et refermant prudemment la porte derrière lui. Ils se dirigèrent spontanément vers le salon tranquillement éclairé mais Sebastian n’eu pas vraiment le temps de lui proposer une tasse de thé, Harry repris rapidement la parole.

« Je vous remercie de m'accorder un peu de votre temps. »

Le marchand de sable hocha la tête comme si cela ne le dérangeait pas, se penchant doucement pour récupérer son mug de chocolat encore fumant pour le garder devant lui. Entre ses paumes.

« Oh, excusez mes manières, j'oublie toujours. Joyeux noel ! » Sab lui sourit en retour, amusé par cette évidence. « La raison de ma venue n'est pas très certaine, je viens pour voir si vous pouviez m'aider. J'ai été, avant son décès l'année dernière, l'apprenti d'un grand magicien qui est le père des Toons. Peut-être les connaissez vous : les toons sont des esprits nés pour les enfants avant qu'ils ne doivent voyager ailleurs une fois oubliés. Malheureusement, il est parti avant de m'avoir révélé les secrets qu'il gardait. »

C’était triste, très triste, comme histoire… Sebastian eu une moue désolée à son encontre, se souvenant très bien de ce qu’il advenait de ceux qu’on oubliait. Jack en avait fait les frais pendant de très nombreuses années, comme d’autres tels que le Lutin de Cornouailles ou toutes ces légendes que plus personne ne voyait désormais Les licornes avaient été particulièrement touchées mais cela avait aussi permis à leur espèce de survivre à l’époque, pourchassées pour leurs vertues de la plus cruelle des manières. Il frissonna en se rappelant alors, un instant, que lui aussi avait disparu lorsque Pitch l’avait anihilé… Avant de reprendre un visage calme et curieux lorsque l’homme sorti de son sac quelque chose enveloppé dans une serviette en soie. Avec toutes les précautions du monde, Arthur révéla un pinceau au creux de sa main. Un simple pinceau.

Mais qui avait l’air de renfermer le poids du monde.

« Cet outil est magique, il a dessiné les toons pour leur donner vie. Et j'essaye de comprendre sa complexité pour aider ces toons justement. J'essaye de savoir comment il fonctionne, ce qui se renferme à l'intérieur, quels sont les mystères si bien gardés de celui-ci. » Il semblait particulièrement impressionné… Mais aussi épuisé par tous ces questionnements. « Pendant des mois mes recherches étaient vaines, jusqu'à récemment : j'ai lu à propos des Gardiens, différents des toons, bien plus anciens, mais qui portaient de grandes valeurs également pour les enfants. D'une manière ou d'une autre, vous êtes liés. Enfin, peut-être ? Je suis venu pour le savoir. »

Si Sebastian n’était pas étonné que quelque chose sur les gardiens ai pu être transmis quelque part, il fut cependant surprise que Harry ai trouvé aussi vite son identité et son nom. Storybrooke était décidément une ville où les secrets n’étaient jamais gardés bien longtemps… Ce pinceau, donc, était celui qui avait permis de dessiner des toons ? De leur donner vie, comme l’Homme de la Lune avait pu ressusciter des esprits et les élever au rang de gardiens ? Il plissa le regard en essayant de comprendre où cet étranger voulait en venir : pensait-il qu’il connaissait le pinceau et ses attributions ?

« Haha, je suis désolé de parler autant. Pensez-vous savoir quelque chose là-dessus ? Ou sur le magicien qui en est à l’origine ? »

Malheureusement, le marchand de sable n’avait pas la réponse à sa question. Il connaissait beaucoup de choses, l’imaginaires étant aussi vaste qu’infini, mais il restait encore tant de mystères à explorer que rien ne serait jamais vraiment « su » par une seule et même personne. Sûrement pas lui. Il se surprit à espérer que l’Homme de la Lune soit là, à ses côtés et auprès des autres gardiens, pour répondre à ce genre de questions. S’il y avait bien un être dans tout l’univers qui pouvait savoir, c’était bien lui.

Il papillonna du regard, réfléchissant encore quelques instants avant de pencher la tête sur le côté. Peut-être qu’il ne savait pas exactement où chercher dans sa mémoire, mais pour l’heure rien ne lui venait vraiment. Il secoua la tête de droite à gauche lentement, adressant à Harry un sourire désolé.

« Je ne me rappelle pas. »

Les lettres dorées étaient à peine apparue dans l’air entre eux qu’une boule de poils noirs surgit d’on ne sait où et se mit à bondir pour attraper le plus de grains de sable possible. Ses pattes agitèrent l’air et firent rapidement disparaître le message, laissant un animal pantois de frustration qui se mit à couiner, mécontent. Sab dissimula son visage dans sa paume face à la réaction excessive du petit Niffleur et le poussa doucement du pied pour l’écarter de là. Cette tendance qu’il avait de vouloir empocher tout ce qui brillait était un peu dérangeante, surtout face à tout le sable qui évoluait autour du gardien concerné… Louise lui avait dit une fois que la bestiole le voyait comme un gros coffre-fort rempli de richesess, c’était peut-être vrai ?

Il s’excusa du regard auprès de son invité et décida de changer de sujet, reposant sa tasse sur la table avant de désigner le pinceau.

« Je peux ? »

Harry acquiesça et le lui tendit. Les grandes mains de Sab le prirent alors précautionneusement pour l’observer de plus près. Il ne savait pas trop ce qu’il attendait, ce qu’il espérait de tout cela… La curiosité l’avait emportée pourtant quand il le tint entre ses doigts, rien ne se passa vraiment. Des volutes de sable continuèrent à tourbillonner autour de lui comme d’ordinaire et il se rendit compte qu’il avait retenu son souffle. L’homme aussi. Manqué. Tant pis.

Il allait le lui rendre lorsqu’il sentit des picotements au bout des doigts. Puis son bras sembla s’engourdir, s’alourdir de lui-même et le marchand de sable fronça les sourcils. Il n’eu pas le temps de poser la question que sa maison se mit soudain à trembler, leur faisant relever la tête vers le plafond qui ne portait aucune trace de mauvais traitement. Il y eu une nouvelle secousse, plus violente encore que la première.

Ce. N’était. Pas. Bien.

Une voix. Une voix à la fois rauque et aigue, gutturale et solaire, qui semblait venir de nulle part et partout à la fois. Haut, bas, côtés, intérieur et extérieurs… Elle fit vibrer la moindre parcelle du gardien qui n’était pas sûr de comprendre ce qu’il se passait.

« Cette voix… » Fit Harry, soudain inquiet. « … J’ai l’impression de la connaître ! »

Il y en avait au moins un des deux qui suivait. Parce que Sab, lui, ne comprenait plus rien du tout.

Le Gardien sert l'Homme de la Lune.
Vous ne pouvez pas servir la nature.
Vous avez dénaturé la nature.
NE. L'AIDEZ. PAS !


Le pinceau se mit à trembler au cœur de sa paume, comme prit d’une frénésie incontrôlable. De l’encre en jaillit soudain et se précipita sur son invité, le propulsant en arrière. Puis tout devint noir autour de Sebastian et il sombra dans des ténèbres encore plus profondes que le pire des cauchemars…

* * *


Il entendait sa respiration. Rapide. Irrégulière. Il n’était donc pas inconscient… Pourtant ses yeux clairs ne discernaient que le noir et l’obscurité. Partout. Absolument partout. Ses pieds se trouvaient posés sur un sol dur, mais il savait que ce n’était pas le plancher de sa maison. C’était autre chose, de différent, d’indéfinissable et de perturbant. Le silence, pesant, lourd de sens et de mots absents.

Non ! Il est dans le pinceau.

La voix, celle de cet étranger. De Harry. Sebastian leva la tête sans comprendre ni voir d’où elle provenait.

Tu ne peux pas faire ça, Monsieur Dust n'est pas un toon ! Libère le !

Le ton s’effondra aussi vite qu’il était venu et ce fut de nouveau l’asymphonie totale. Silence. Essayant de retrouver un calme fébrile, le marchand de sable tourna sur lui-même dans l’espoir d’apercevoir quelque chose ou, du moins, d’avoir une idée. Il avait déjà été confronté à ce problème. Il s’était déjà retrouvé dans l’obscurité. Mais à cette époque il était mourant et n’avait qu’à peine eu conscience de ce qui lui arrivait… Là, quelque chose clochait. Une présence grondait. Ce n’était pas normal, ni rassurant. Fort heureusement pour lui le sable était toujours là, frôlant ses paumes dans une chaleur rassurante.

Un petit halo de lumière se distingua soudain de tout le reste. Brillant comme une étoile de berger. N’ayant pas d’autre choix, Sab se dirigea vers elle en réfrénant sa curiosité qui mourrait d’envie de s’exprimer. Peu à peu, au rythme de ses pas, il se rendit compte que la lumière provenait d’une bougie allumée en hauteur. Elle se trouvait dans un espace en verre, au sommet d’un réverbère assez ancien en fer forgé. A son pied se trouvait un petit garçon au visage serein, attentif, affublé d’un manteau rouge et d’un chapeau melon. Drôle d’idée pour un enfant. Pourtant la vision rassura profondément le gardien, comme si l’apparition d’un être comme lui apportait une certaine force de sûreté. C’était le cas. Toujours le cas.

Le marchand de sable fini par s’arrêter juste à côté du garçon, passant de la chandelle qu’il semblait fixer sans ciller au visage calme qui ne se tourna pas vers lui.

« C'est marrant, vous n'êtes pas en encre vous. N'êtes-vous donc pas mon frère ? »

Sebastian pencha la tête sur le côté, intrigué. Quand il secoua la tête pour reconnaître qu’il n’appartenait sans doute pas du tout au même univers, l’enfant rouvrit la bouche :

« C'est bizarre. Personne vient ici. A part parfois un frère. Ou une sœur. » Il eut un petit rire amusé, joyeux et cristallin, qui produisit une bouffée de chaleur rassurante dans le cœur du gardien. « Et vous, vous avez plein de sable sur vous, et pas d'encre. Vous êtes un ami de papa ? Il a des drôles d'amis. »

Il sourit en même temps que le plus jeune se remit à rire, s’accroupissant alors pour se placer à sa hauteur. Il était resté à côté, le laissant fixer la bougie comme s’il n’existait rien d’autre à part elle. Cette scène aurait put être anodine, un vague souvenir d’une époque ou même un songe partagé. Ca arrivait souvent, quand le sable touchait quelqu’un ou quelque chose, que Sebastian puisse accéder à des univers de pensées aussi complexes que différents. Même s’il savait toujours faire la part des choses entre réalité et sommeil et, ici, il n’était pas question de rêve. C’était une sensation oppressante et étouffante, comme les ténèbres qui les entouraient, mais ça n’avait rien d’un monde imaginaire. La réalité était autre. La dimension différente.

Il convenait de rester sur ses gardes, même s’il affichait une tranquillité que beaucoup appréciaient chez lui ; comme ce garçonnet qui semblait se détendre en sa compagnie puisqu’il souriait désormais.

« Papa m’a dit de protéger le réverbère ! » Sa voix s’était faite chuchotement, comme un secret confié à quelqu’un de particulier. « Alors j’ai protégé le réverbère ! 299 années, 11 mois et 8 jours, pas une seule fois il s’est éteint ! »

Sa fierté ressortait dans le ton qu’il employait, satisfait d’avoir honoré une tâche pendant aussi longtemps sans jamais faillir. Sab tapa doucement ses paumes l’une contre l’autre pour le féliciter et l’encourager dans cette voie. Il désigna ensuite le réverbère, puis le ciel de l’index. Parler avec des mots n’avait aucune utilité face aux enfants et, comme il s’y attendait, celui-ci compris sa question. Son visage devint triste cependant.

« Papa a jamais voulu que je sorte du pinceau. » Renifla-t-il, ses yeux rougissant soudain des larmes qu’il refrénait comme si un violents anglot menaçait de lui étreindre la gorge. « Quand il nous a tué, Papa était bouleversé, il devait nous ramener. Le réverbère l'empêche de recommencer. Je dois le protéger, je peux pas partir... »

Avant qu’il ne puisse lui poser une question, le garçon retira le chapeau qu’il avait sur la tête : au dessus de ses cheveux, son crâne semblait s’arrêter net comme s’il avait été coupé en suivant une ligne droite. Sebastian écarquilla des yeux horrifiés face à cela, ouvrant la bouche avant de la refermer brièvement en sentant un frisson glacé parcourir son échine de bas en haut. Une espèce de paille semblait en sortir et quand il bougea, le gardien distingua que l’intérieur de sa tête était entièrement blanc et rempli… d’une sorte de lait. C’était à la fois cruellement dérangeant et étrangement apaisant. Il grimaça intérieurement, sentant peu à peu la tristesse s’emparer de ses sens suite à cette vision.

Doucement, il tendit la main et vint serrer l’épaule du garçon. Une hésitation. Puis il la retira lentement sans savoir quoi dire ou ajouter face à cela. Le sable sentait le trouble du gardien et se mit à s’agiter, des volutes entourant le garçonnet sans pour autant oser ou tenter de le toucher. La magie était différente, la voix l’avait souligné. Il y avait quelque chose de différent entre eux. Entre tout. Le toucher reviendrait peut-être à aggraver la situation ou à provoquer un mal qu’il ne souhaitait pas infliger à ce bonhomme. Il du se contenter de la chaleur et de l’apaisement dégagé par les grains dorés.

Soudain, il détourna son regard de la chandelle pour fixer l’obscurité.

« Je crois qu’il y a notre maison, là-bas. » Il tourna la tête de l’autre côté. « Ou là-bas ? J’étais ici tout le temps et je ne me souviens plus trop du chemin. »

Sab remarqua qu’une faible lumière rouge venait d’apparaître un peu plus loin, démarquant l’encadrement d’une porte. L’enfant ne sembla pas la notifier, continuant sur sa lancée sans jamais revenir regarder le réverbère.

« Je suis né là bas avec Mickey, Oswald, Felix, puis... Tu sais, si je protège plus le révèbere, la lumière va s'éteindre. Alors ça va recommencer. » La tristesse de sa voix trahissait le fardeau que cela incombait. Presque trois-cents ans dans cet endroit, à observer une bougie briller dans le noir, ce n’était pas une vie pour un petit garçon. « Quand tu sortiras tu pourras les protéger ? »

Le changement était subtil, discret. Sebastian sentit pourtant le changement, cette confiance tendre et douce qui s’installait entre eux quand le garçon cessa de s’adresser à lui comme à un parfait étranger. Il continua de lui sourire malgré la douleur qu’il ressentait dans sa voix, malgré le poids qu’il pouvait deviner sur ses épaules, et même s’il ignorait qui étaient les personnes dont il avait parlé… il essayerait. Il ne savait pas mais il trouverait. Il chercherait. Harry était venu le retrouver en pensant qu’il pourrait les aider. Cet enfant semblait le croire aussi. Pourtant il n’était que le marchand de sable, pas quelqu’un d’exceptionnel. Jamais quelqu’un d’exceptionnel.

Il ferma le poing et le posa sur son torse, promesse silencieuse de tenir un engagement. D’au moins essayer. Il n’oserait plus jamais se regarder dans une glace s’il ne tentait pas quelque chose pour mettre un peu de baume au cœur dans cet endroit si sombre et terrifiant.

« Je reviendrais te voir. »

Sab désigna pourtant son vis-à-vis, se demandant qui allait le protéger, lui, dans cet endroit ? Il disait lutter contre une menace qui pourrait revenir si jamais il défaillait, si jamais il manquait à sa tâche… Mais qui serait là pour prendre sa défense si cela arrivait ? Ou, pire, si ce qu’il espérait contrer se révélait plus fort que lui ? Plus fort que ce réverbère à la lumière vacillante ?

« Si le réverbère s’éteint… Peut-être que je peux me cacher dans le noir ? »

L’ennui, avec les ténèbres, c’est qu’elles étaient le refuge préféré des cauchemars et des monstres. Brusquement, le garçon porta son attention vers la lumière rouge et le agrdien l’imita : une silhouette s’y était dessinée. Quelqu’un venait d’arriver.

« Il est là ! Mais le réverbère n’est pas éteint ! »

Sa voix partait dans les aigus, trahissant la peur grandissante qui était en train de s’emparer de ses veines et de son âme. Sans attendre il couru se réfugier parterre, derrière le réverbère, et enfoui sa tête contre ses genoux. D’où il était, de l’autre côté de la bougie, Sebastian pouvait l’entendre sangloter et pleurer à lui en briser le cœur.

« Je veux pas que ça recommence, j'ai protégé le réverbère ! »

Sab reporta son attention sur la silhouette inconnue qui s’approchait d’eux… Et ce qu’il vit lui rappela à quel point la peur pouvait aussi l’atteindre, lui. Il avait rarement craint quelque chose et jamais les cauchemars qui effrayaient la plupart des gens. Il savait lutter contre ceux-là, manipuler les songes pour retourner la situation. Pourtant il eut un geste de recul, ses pas le rapprochant du garçon qui continuait de pleurer, effrayé.

« Je veux partir, s’il te plaît ! » Couina-t-il.

Oui, il était temps de partir. Vraiment, il fallait s’en aller. S’en sortir.

Monsieur Dust ! Monsieur Dust ! Je me souviens ! Vous êtes en danger !

Harry...

Sa voix résonnait dans son crâne comme un signal d’alarme. Sebastian n’avait plus beaucoup de temps pour puiser dans toute sa volonté. Il trouva la force là où elle se cachait toujours en cas de besoin : auprès du petit garçon. Il aurait tout fait pour protéger un enfant. Il aurait tout donné pour les défendre face aux ténèbres. Alors sans réfléchir davantage, il posa sa main sur l’enfant et le sable doré entra en action…

* * *


Le salon. Son salon. La chaleur de son foyer. Et Harry Kartt en face de lui qui brandissait le pinceau comme une arme face à un ennemi invisible. Il sursauta en voyant soudain le gardien derrière lui, la main encore posée sur l’épaule du garçon qu’il tenait. Qui était là. Qui l’avait suivi.

« Est-ce que c’est… ? » Surprise. Etonnement. Reconnaissance mais aussi inquiétude mêlée dans un maelström d’émotions contraires. « Vous l’avez libéré ! »

NON.

La voix, encore. La pesanteur. Le poids des actes et des mots. Le poids des armes et des boucliers.
Le poids des choix et des responsabilités.

CE. N’EST. PAS. BIEN.

L’encre se libéra à nouveau, se projetant sur les trois protagonistes présents dans la pièce. Mais au lieu d’envahir à nouveau l’espace d’obscurité, celle-ci s’échappa dans un bruit de bris de verre à travers la vitre et se déversa en masse dans les rues de Storybrooke. Harry gémit de douleur en tombant à genou tandis que le garçon ne bougeait pas. Sebastian sentit une vive douleur se planter dans son torse, lui vriller le cœur… et lui arracher toute conscience.

* * *


26 Décembre 2017, 8h du matin.

Le bruit des vagues. Un relent doux, régulier, évasif qui laissait planer l’esprit aussi haut que loin vers l’horizon. L’odeur de la mer était aussi apaisante que son chant, tendre roulis. Sebastian aurait pu se laisser bercer infiniment par ces sons, rester endormi ou somnolent et ne penser à rien. A rien du tout, comme le vide de son esprit à l’heure actuelle.

Du sable lui piqua la bouche, aussi salé que désagréable, coupant cette sérénité à laquelle il aurait bien tendu les bras à nouveau. Il ouvrit les yeux et se redressa en sursaut, réalisant que ses paumes s’enfonçaient dans du sable. Une plage. Il se trouvait sur une plage. Se retournant, il vit la mer s’étendre à perte de vue devant lui. Roulis. Régularité. Brouillon, comme son esprit. Emphasé. Embué.

A n’y rien comprendre. A ne rien comprendre. A ne pas comprendre.
Hormis ce sentiment de malaise qui lui enserra la gorge.


- MALEDICTION ENCLENCHÉE -

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Je ne me souviens plus du chemin
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Donald F. Antom


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________________________________________ Mer 6 Déc 2017 - 16:50

Il s'agissait d'une de ces nuits sans fin, du moins en apparence. A l'exception du fait que le fantasme se mêlait aux êtres de chair et de sang. Un fantasme dans lequel Donald ne voyait plus Daisy, ni aucun des triplés. Un monde de profonde solitude, où il n'y avait que du néant, un noir complet, donc une absence totale de lumière. Il ne distinguait seulement que son propre corps. Sa propre essence. Il était debout, tel un épouvantail attendait un funeste sort, un sens dans sa vie autre que le néant autour de lui. En rêve, ou en réalité, le jeune homme ne pouvait plus bouger. Il semblait que son essence se mêlait au néant. Le non-être par définition ne bouge pas. Il est invasif. Alors pourquoi le toon sentait-il son coeur battre, troublé par cette étendue de solitude ? Donald pu bouger. Voir un trou se former à travers ses vêtements, jusqu'à ce que sa poitrine explose. Nulle trace de sang. Il devenait néant, aussi ce qui sortit de lui était de la même couleur. Un flot continu de liquide noirâtre le transperçant d'une douleur pendant quelques minutes. Donald ne se débattait pas, au contraire, il s'habituait à la douleur, s'assimila encore plus au néant. Il en éprouva une solitude de plus en plus douce.

Puis un bruit. Des bruits de pas, marchant dans des flaques d'eau. Un souvenir d'enfance lui vint en mémoire, par sa fausse vie. Puis un souvenir de la vraie. Celle passée auprès des enfants. A ce moment, il s'aperçut qu'il avait vraiment mal. Ses souvenirs lui avait rappelé qu'il devait combattre. Pour quoi ? Pour qui ? Il ne savait plus. Mais il voulait savoir. Il devait sortir de cet endroit nihiliste. Les pas se firent plus lourds. Ils approchaient. D'un pas décidé. Des formes fantasmagoriques d'humains étranges. Des formes se distinguant du néant avec des yeux blanc. Deux points blancs serait une description plus précise. On dirait même un dessin. Leur pas militaire provoquait un rythme, loin des flaques d'eau. Plutôt une envie de détruire. Paniqué, Donald recula. Puis constata la présence de ces êtres tout autour. Il n'avait nullement envie de se battre mais il le devait. Sans savoir comment, il s'approcha en quelques instants d'un groupe, et les frappa. Les créatures éclatèrent en de multiples flaques d'eau grisâtres. Il fut combattif, et se battit pendant de longues minutes. Espérant une fin. Une fin qui vint lorsque, submergés, l'une des créature plongea sa main dans le trou au milieu de sa poitrine.

*

Donald se réveilla d'un coup puis péniblement de son lit. Sa gueule de bois avait été plus sévère que prévu. N'ayant pas de famille à voir, il avait passé du temps à vider une ou deux bouteille de whisky avec une des jeunettes du tribunal. Celle-ci gisait totalement dévêtue sur son lit, à moitié couverte par une couverture. Il vérifia sa table de nuit et fut rassurée. Un batard ne risquera pas de naitre dans les mois qui suivent. Nauséeux, il tituba jusqu'à la salle de bain où il se passa de l'eau sur le visage. Il avait peu de souvenir de la soirée, c'est-à-dire après la fête des notables de la ville et donc le moment où il s'est littéralement jeté sur la brune dormant dans son lit. Mais une chose est sûre, elle ne restera pas ici longtemps. Il avait besoin de se vider, et s'il devait conter fleurette à une des catins du coin, il le ferait. Il est le juge Antom après tout. Dès lors qu'il dispose d'une influence sur le destin des gens, on doit le respecter.

La fraicheur de l'eau sur son visage lui fit le plus grand bien. Sentant l'odeur de sueur sur sa peau, il décida de se prendre une douche. Le contact de l'eau chaude le conforta dans un cocon de solitude qu'il appréciait au plus haut point. Même si elle fut courte, le juge apprécia sa douche le plus possible.

Lorsqu'il fut sortit, il vit la jeune femme, réveillée. Elle a l'air d'avoir plutôt bien tenu l'alcool. Comme dégoûté, il détourna un instant le regard mais elle ne semblait pas l'avoir remarqué. Après une hésitation, elle déclara, des étoiles dans les yeux :

"Vous... On a bien..."

"Oui, on a baisé." déclara simplement Donald avec une certaine brutalité. La jeune femme ne semblait pas apprécier le terme, mais ne comprit pas encore qu'elle n'avait été que le jouet du juge le temps d'une nuit. "Maintenant, vous pouvez rentrer chez vous. J'ai besoin d'être seul."

"Oh mais... Je pensais passer un peu plus de temps et..." dit-elle avant de comprendre par le regard du juge qu'elle ne restera pas longtemps. "Compris... Puis-je user de votre salle de bain ?"

Donald acquiesça de la tête et la laissa faire. Il sentait toutefois que sa nuit de débauche lui avait fait un bien fou. Il se rhabilla après avoir prit une aspirine, puis décida de sortir prendre l'air. La neige semblait avoir bien prit, et le fait de n'être habillé que d'une chemise lui permit de profiter d'une brise douce et légère. Ce bonheur fut interrompu lorsqu'il vit des jumeaux s'approcher trop près de lui. A leurs badge, il reconnut le sigle du F.B.I. Calme, il ne fit rien de suspect et attendit qu'ils parlent en premier.

"Monsieur Antom ? Nous sommes les agents Rangers, FBI. Nous voulons vous poser quelques questions à propos d'un marché noir de drogues qui se tiendrait dans cette ville. Vous savez quelque chose ?"

Agacé, il prit du temps avant de répondre pour être sûr de ne pas faire d'erreur. Il en allait de ses petites affaires personnelles et ce n'était pas des imbéciles du F.B.I. qui allait tout arrêter : "Etant le juge de cette ville, je suis au courant d'un tas de choses. Malheureusement, malgré le travail des respectables agents de police, je ne suis au courant que de rumeurs n'ayant pas été confirmées."

"Et quelles sont les rumeurs qui courent à propos d'un tel marché noir ?" renchérit le second jumeaux qui ne semblait pas vouloir lâcher le morceau.

"Que les hommes gérant ce traffic sont très préparés, et bénéficie sûrement d'une aide d'un homme bien placé. On raconte même que de multiples sites du Dark Web sont en cause. Mais rien n'a été confirmé car l'affaire est trop complexe."

"Vous semblez bien informé. Vous pouvez donner des noms ? Qui est impliqué, de qui viennent ces infos... pour aider l'enquête ?"
riposta le premier. Peut-être en avait-il trop dit. Mais ne pas répondre et feindre l'ignorance peut être fatal quand on ne sait pas ce que sait l'ennemi.

"Je n'ai pas de nom. Peut-être des pseudos comme un certain MHaus, mais rien de précis malheureusement..." répliqua Donald, préférant aller au plus court, sans pour autant se montrer impoli. Mais il était pressé que tout se termine.

"Merci beaucoup. Voici notre carte, appelez nous si vous en découvrez davantage."

Donald l'accepta puis reprit : "Evidemment messieurs. Passez une bonne journée" Puis il revint chez lui, et poussa un soupir de soulagement. La jeune fille était encore présente, et l'envie lui vint de se soulager encore avec elle. Un sourire narquois vint sur son visage.

Kara Walters


« Si t'es un boulet,
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________________________________________ Jeu 7 Déc 2017 - 12:03



Upside Down
L'art de la malédiction
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Au final, la soirée avait été annulée donc je l’avais passée sur le sofa devant la télévision. J’avais regardé Harry Potter et je m’étais finalement endormie devant après avoir mangé un bol de pâtes à la carbonara. Mais rapidement, mon sommeil fut agité, un véritable cauchemar comme je n’en avais jamais fait. J’ouvre les yeux, tout est vaste autour de moi. Je me sens toute petite, minuscule, j’ai comme l’impression de n’être rien d’autre qu’une pièce de puzzle inutile. Je me sentais seule au monde, lorsque je pose mon regard sur le sol, je comprends très vite que je suis sur une case d’échiquier. Comme l’échiquier géant d’Harry Potter.

Mais tout cela n’était pas réel n’est-ce-pas ? Un cheval de marbre à mes côtés me fait signe de la tête de monter. Ma main s’alourdie soudainement, je remarque rapidement que j’ai une épée en marbre dans la main. Montant sur le cheval, je regarde autour de moi. Ils sont tous là. Barry, Oliver, Caitlyn et Sarah. Ils sont fou, roi, cavalier et tour. Mais comment était-ce possible que je connaisse leurs identités ? Je ne les connait ni d’Adam, ni d’Êve… Le cheval sur lequel je suis assise se met soudainement à avancer.

« Qu’est-ce-que ?!! »

Le cheval s’avance vers un cavalier noir avant que ce dernier ne me transperce de son épée. J’ouvre les yeux. Je regarde le plafond avant de me lever pour me regarder dans le miroir. Poussant un profond soupir, je sors de ma chambre avant de me rendre dans la salle d’eau. J’avais la chance de vivre dans une grande maison, luxueuse et douillette. Ma douche prise, je retourne dans ma chambre et ouvre mon dressing avant d’en sortir un jean noir, un chemisier gris et une paire de chaussures à talons noires. Une fois habillée, je me regarde dans le miroir et souris en me maquillant légèrement avant de descendre à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner.

Un thermos de café dans la main et un donnut au chocolat plus tard, je quitte ma maison avant de me rendre jusqu’à mon cabinet avant de me rendre rapidement compte que cette idiote de Caitlyn Snow m’attendait devant la porte. Elle est de dos. Poussant un soupir, je reprends finalement la parole.

« Maître Snow, que me vaut le déplaisir de votre visite ? 
- Bonjour Maitre Vinz, écoutez, je ne viens pas là pour chercher les hostilités. J'aimerai seulement vous parler d'une de vos affaires actuelles.
- Très bien. »

Je soupire et fais signe à Caitlyn d’entrer dans le cabinet.

« Entrez
- Merci »

Une fois dans le bureau, je m’assieds sur mon fauteuil derrière le bureau avant de regarder la jeune femme devant moi.

« C'est à propos de l'affaire Mouse. Vous défendez les services sociaux qui veulent retirer à Soreth Mouse la garde de son petit frère depuis le décès de leurs parents, et bien récemment quelqu'un est venu me voir pour me demander mes services pour défendre son parti, j'ai jugé bon de vous en informer. »

Quoi ? Mouse ? Sérieusement ?

« Pardon ? Mr Mouse n'a aucun moyen de vous payer maître Snow. 
- Ce n'est pas lui qui est venu me demander mon aide. C'est votre beau-frère, Dyson. »

J’éclate de rire avant d’ajouter.

« Dyson ? 
- J'aurais pu accepter, mais il n'a pas non plus les moyens de me payer. Mais sachez qu'il essaye de gagner de l'argent. Il semblerait que votre beau-frère se soit allié à Monsieur Mouse pour la garde de Lukas. La raison de ma venue concerne ce garçon. Lukas Mouse est gravement malade, cette histoire l'épuise, Soreth se tue à s'occuper de lui, Dyson fait tout pour l'aider. Vous le savez, n'est-ce pas ? Que Monsieur Mouse est quelqu'un de bien pour la garde de son frère ? Pouvons-nous simplement abandonner les charges pour le bien être de cet enfant déjà malade ? »

J’eu soudainement un moment d’absence. Une petite voix dans ma tête me disait de ne pas faire souffrir tous ces gens, que je ne devais pas faire de la peine aux gens. Je repris très rapidement contenance avant de lever le regard vers Snow.

« Vous n’auriez pas dû venir. lui énonçais-je avec une vraie froideur.
- Lucy... Maitre Vinz, pour cette affaire vous vous êtes allié au juge Antom, vous savez bien que cet homme est une ordure. Pourquoi vous faites ça ? Lukas n'est qu'un enfant ! Monsieur Mouse est bien pour lui ! Pourquoi vous vous obstinez tant à faire de la vie de ces pauvres personnes un enfer ? »

Je ris narquoisement avant de reprendre la parole.

« parce que c'est excitant et puis en quoi ça vous pose problème ? Tant que je peux faire vivre un enfer à Dyson et tous ceux qui lui sont proches, je le fais. 
- Vous serez malheureuse. Profitez de votre position supérieure maintenant, les gens comme vous finissent toujours par connaitre la misère. J'espère bien que Monsieur Walters arrivera à réunir assez d'argent, et il a l'air en bonne voix. On se verra très bientôt. »

Elle se lève et se dirige vers la sortie avant de claquer la porte. Je soupire.

« C’est ça oui. »

Pathétique.
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________________________________________ Hier à 7:39



Upside Down



L'océan.
Il fut un temps où l'eau était ma plus grande phobie. Enfin...
Je crois ? Je crois que c'est ce que je ressens dans ce rêve.

Ce... cauchemar. C'était de la peur qui semblait couler dans mes veines, s'installer dans chacune des cellules de mon corps. Nous étions debout sur ce radeau, nos forces étaient épuisées. Serrés de dos l'un à l'autre, nous formions un cercle pour regarder tout autour de nous l'océan déchaîné qui semblait vouloir nos croquer à tout moment.
Quelque chose voulait le faire. Mais nous devions tenir, nous devions la protéger. Qui ? Je n'étais pas sûr, un nom semblait résonner en moi. Koléana. Elle semblait importante pour moi, mais ce nom n'était que le souvenir de celui que j'étais dans ce songe. A moi, elle ne me disait rien.
Ou bien, j'avais oublié ?

Je regardais à côté de moi, qui tenait bon à mes côtés. Des visages que je ne reconnaissais pas, et pourtant encore, leurs noms semblaient résonner dans ma tête alors que j'observais leurs visages. Cuphead, Mickey, Felix.

Autour de nous, l'eau se noircit à l'approche de notre ennemi. Je regardais mes compagnons d'infortune, et leurs visages semblaient être l'écho de ce qui grandissant en moi : le sentiment défaitiste. On ne réussira pas à sauver Koléana, et on se perdrait avec elle.
L'eau sembla exploser alors qu'il surgit tout à coup, prêt à nous détruire. Cuphead, Mickey et Felix étaient tombés du radeau. Moi, assis, je l'observais, attendant mon tour et figé par la terreur.

Et son coup meurtrier finit par m'atteindre alors quemon corps sombrait dans l'eau.
Désolé, Koléana, avais-je murmuré. Qui était-elle ? Une pensée dominait, celle d'une sœur qui me murmurait Ce n'est pas grave, il te ramènera, et d'autres aussi...

Je me sentais partir alors que devant mes yeux j'avais mon assaillant. Et son nom aussi grandissait en moi comme la plus grande des angoisses. B ...

*** ***
*

Je me réveillais en sursaut, et pendant quelques minutes.... je restais figé, assis sur mon lit, par la peur. Pendant si longtemps j'avais eu des troubles mentaux, ne sachant plus distinguer la réalité des rêves, ce qui me rendait persuadé d'avoir parmi mes proches des personnages de Disney, Minnie, Mickey... je pensais moi même être Oswald et le fait que le juge s'appelle Donald ne m'avait pas aidé.
Mais j'étais soigné ! J'étais passé par des mois de tortures mentales et physiques pour me débarrasser de ces illusions, je savais que je n'étais plus victime de tout cela.

Alors pourquoi je venais de rêver de ça ?
Je fermai les yeux, prenant une grande inspiration. Le soleil du matin venait caresser ma chambre de quelques rayons à travers ma fenêtre aux volets ouverts, une fraîche brise d'hiver frappant à celle-ci, signes d'une journée qui pouvait s'annoncer bien meilleure qu'hier, ce que je décidais de prendre
Je pris mon smartphone, démarrant une playlist deezer, pour me lever au son entrainant de la guitare qui démarrait la chanson.

Bibi ya Be Ye Ye

Je savais que la journée ne serait pas juste un nouveau jour plein de fraîcheur et de sourire. Comme hier, je me réveillais dans un studio minuscule et douteux parce que mon père et ma demie-sœur me reniaient et refusaient de m'aider financièrement malgré leurs richesses, comme hier, je devrais assister au petit-frère de mon ami toujours malade, et aider ce même ami contre cette même demie-sœur diabolique pour la garde de ce même frère. Alors le réveil était la seule occasion de la journée où je pouvais prendre quelques minutes pour être de bonne humeur sur le rythme d'une musique agréable.

En sortant de l'immeuble, encore une crêpe au chocolat à la main, en train de manger sur le chemin, je me dépêchais alors que ma montre affichait déjà 8h20. J'espérais pouvoir me rendre à l'hôpital et trouver Soreth au chevet de Lukas avant d'aller faire ce que j'avais prévu pour la journée. C'était bien le seul vrai ami que j'avais rencontré dans ma vie misérable, et je savais qu'il vivait quelque chose de bien pire que les quelques soucis que moi j'avais.

8h30, je pense arriver ni trop tôt, ni trop tard, Soreth sera surement déjà là. Je me dirigeais machinalement vers la chambre de Lukas que j'avais l'habitude de visiter depuis quelques jours, mais je fus surpris de ne pas y voir Soreth. Et je pense ne pas avoir caché ma surprise lorsque j'entrais, un peu gêné, pour faire face à Calamity.

Calamity ? Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Vous allez bien ?

Si moi j'étais peut-être seul face au monde avant d'avoir rencontré Soreth il y a quelques mois, cen'était pas le cas de celui-ci. Soreth et Lukas Mouse avaient perdu leurs parents, obligeant Soreth à s'occuper de son petit frère de 4 ans, étrangement gravement malade depuis peu, devant faire face aux services sociaux, défendus par Lucy, ma demie-soeur, pour rester ensemble. Mais ça n'empêchait pas Soreth d'en avoir d'autres, d'amis. Calamity en était une, elle était adorable, ce qui grandissait ma culpabilité quant à ce que je ressentais en la voyant. Je refusais de l'admettre, mais j'étais presque... jaloux.

Calamity avait eu l'air surprise aussi de le voir, mais lui avait adressé un sourire franc.

Bonjour Dyson, je vais bien merci et vous ? Je suis venu voir comment allait le petit. Son état me tracasse.

D'une main bienveillante, elle caressa les cheveux de Lukas, réellement inquiète. En observant son visage, je pus voir facilement qu'elle n'avait pas dormi assez, ayant manifestement placé l'état de Lukas dans ses priorités au-dessus du sommeil.
C'était ça le pire. Elle était beaucoup trop adorable pour que je puisse la détester. C'était vraiment pas simple de ne pas pouvoir détester quelqu'un qui nous rend jaloux. Seulement voilà, Calamity est une bien meilleure personne que je ne le serai jamais.

Oh, ça va... Oui, Lukas nous préoccupe tous. Il ne va pas mieux ?

Tristement, elle fit non de la tête. Une once d'espoir me faisait attendre à une meilleure réponse, mais je savais que je n'en aurais pas eu. Personne ne pouvait même savoir ce qu'il avait alors...

Toujours pareil. Pas de signe d'amélioration.

Je soupirais, déçu.

Je vois...

Le silence qui s'installa devint rapidement gênant, avant que je ne décide à reprendre la parole.

Je m'attendais à voir Soreth ici.

Les yeux rivés sur Lukas, elle finit alors par lever le regard vers moi, en se mordillant la lèvre inférieure.

Il n'a pas beaucoup dormi ces derniers temps. Je pense qu'il doit se reposer. Avec tout ça, il l'a bien mérité.

Et elle avait totalement raison. Je n'y avais pas songé, je m'agaçais moi-même.

Oh, je vois... avais-je simplement dit en baissant la tête, compréhensif mais déçu.

Calamity, d'un air fatigué, vérifia la perfusion de Lukas alors que moi je l'observais elle. Elle semblait vraiment fatiguée, comme soudainement tirée de son sommeil. Moi aussi je l'avais été. Avait-elle fait un cauchemar comme le mien ? Dans le mien je mourrais à la fin, si elle avait été réveillée par un tel songe, son état de fatigue apparent était compréhensible.

Mais si vous voulez l'attendre ici vous pouvez. Je pense qu'il ne va pas tarder à arriver.

Elle m'avait adressé un sourire chaleureux avant de reporter son attention sur le garçon. Mais je savais que je voulais voir Soreth seul. Tant pis. J'avais d'autres projets pour la journée, des projets qui le concernait lui justement.

Non, s'il vient, je vais le laisser un peu de répit avec Lukas. Je le verrai plus tard. Merci à vous. J'ai un truc à faire, pour faire en sorte que Soreth puisse toujours avoir la garde de son frère. Merci Calamity, bonne journée.

Alors qu'elle dessina un sourire sur son visage, je commençais à sortir, mais elle s'était levée pour me retenir.

Dyson... Si vous avez besoin... Je suis prête à aider... Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Soreth ait la garde de Lukas.

Et je savais qu'elle était sincère, rien qu'en regardant son visage décidé. Elle comme moi était déterminée à se battre pour Soreth et Lukas.
Elle se recula alors, retirant la main qui m'avait retenu de mon bras. Je lui souris alors en retour, reconnaissant.

Je n'en doute pas. Je vous en remercie. On va gagner ce procès, j'en suis sûr.

J'avais commencé à marcher, mais je m'arrêtais sur le pas de la porte, l'observant avec à mon tour un sourire sincère.

Ensemble.

De l'espoir se dessina sur son visage, alors qu'elle hochait la tête avec détermination pour affirmer ce que je venais de dire. Ensemble.

Et sur un dernier sourire, je partis.
Je devais me rendre au Granny's, pour accomplir ma promesse. Soreth devait s'occuper de lui et de Lukas, ayant moins de temps pour travailler et faire face aux problèmes extérieur de lui-même. Alors j'avais demandé les services de Caitlyn Snow, avocate d'un cabinet concurrent à celui de Lucy. Mais son cabinet exigeait des prix exorbitants, que je n'avais pas. Alors je comptais demander du travail au Granny's pour me permettre de payer ses services et gagner ce procès.

Et par la même occasion, je voulais cesser de dépendre financièrement du marché de drogue que je tenais de Barry et Oliver Vertigo, que je dealais au juge Antom. Je n'avais jamais aimé ça, mais ça avait toujours été nécessaire pour me permettre de vivre. Parce que j'ai toujours été un lâche. Et aujourd'hui je comptais changer ça.

C'était le moment de devenir courageux.



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________________________________________ Aujourd'hui à 2:08


Upside Down.
Sebastian & Donald & Kara & Dyson & Park.

Noir. Tout était noir autour de lui. Le ciel et la terre ne possédait aucune démarcation, faussant tout repère et rendant les choses bien plus complexe : sa situation se trouvait être périlleuse. Pour une raison qui lui échappait encore, il se trouvait sur un chemin, étroit et sinueux à souhait, bordant une falaise imposante... Et tout aussi noire que le reste. A se demander comment il faisait pour suivre la piste sans faire le moindre faux pas, qui lui serait fatal à coup sûr. L'encre qui semblait l'envelopper ne lui permettait pas de distinguer le bas du précipice, mais les cailloux qui crissaient sous ses pas rapides et chutaient quelques fois ne produisaient aucun écho... Se pencher pour évaluer la distance aurait été stupide tant le sol était friable et, de toute façon, il n'en avait pas le loisir. S'il courrait, ce n'était pas par plaisir ou pour effectuer un quelconque jogging matinal, non. S'il courrait, c'est parce qu'un danger imminent, brutal et violent les suivait de près, sans ralentir son rythme infernal. Il ne faisait pas de bruit, mais il dégageait une impression... Étrange, malsaine. Derrière lui, il sentait une aura sombre et mauvaise, quelque chose qu'il ne voudrait avoir en face de lui pour rien au monde... Faire demi-tour n'était donc pas une option : de toute manière, et ce malgré le silence assourdissant qui les entourait, rendant le moindre bruissement aussi audible qu'un avion de chasse lancé à pleine vitesse, les tremblements en provenance du sentier laissaient indiquer que l'Autre détruisait tout sur son passage...

Alors, il courrait, courrait et courrait encore, à en perdre haleine. Mais, quoi qu'il survienne, il s'était promis de ne jamais - au grand jamais - se stopper. Il préférait encore se jeter dans le vide plutôt que de devoir poser son regard sur cette chose horrible. Il savait qu'il ne pourrait supporter cette vue, alors il suivait le mouvement et courrait. Il n'était pas seul, dans cette épreuve, mais bien entouré de quatre parfaits inconnus. Le premier et le plus grand, celui qui ouvrait la marche et avançait d'un pas sûr, comme s'il connaissait parfaitement les lieux leur servait de guide à tous. Il ne le connaissait pas, mais pourtant... Le chapeau qu'il portait de biais lui semblait étrangement familier tout comme affreusement inconnu, et lui indiquait une identité qu'il savait véritable : Dingo, à n'en point douter. Son cerveau semblait disposer d'informations qu'il ne saisissait pas et qu'il était incapable d'appréhender convenablement, puisque ses trois autres acolytes dans ce malheur possédaient eux-aussi un patronyme : Pluto, Donald et Oswald. Si cela ne l'éclairait pas davantage, il trouvait cela presque rassurant de ne pas être seul : à eux cinq, ils parviendraient peut-être à fuir et, si jamais le combat s'avérait inévitable, ils posséderaient davantage de chances de vaincre, bien qu'il savait pertinemment au fond de lui qu'il se montrait trop optimiste à ce sujet...

Il allongea ses foulées au maximum, espérant ainsi mettre le plus de distance possible entre lui et leur poursuivant, quand il manqua de se figer en entendant un cri, bien vite suivi de deux autres...

(Non... Non, non, non. Ça ne peut pas être ça, c'est pas possible...)

Mais, même s'il essayait de nier l'évidence, il savait ce que cela signifiait : trois de ses alliés venaient de disparaître. La Chose les avait eu. Serrant les dents, il poursuivit son chemin, sa haine et son incompréhension lui offrant l'énergie nécessaire pour ne pas tout abandonner et s'arrêter. Il devait continuer, trouver un moyen de changer la donne, et de venger ses compagnons. Il ne savait pourquoi il éprouvait une telle affection envers de parfaits inconnus, mais cela lui semblait... Logique. Normal. Tout perdu dans ses pensées qu'il était - et ce, malgré les conditions extérieures - il lui fallut quelques instants pour remarquer un changement, et pas des moindres : les bruits en provenance de leur poursuivant s'étaient stoppés net.

▬ Mais qu'est-ce que... Ses mots lui échappèrent, mais ne demeurèrent qu'un murmure.

Il ne comprenait pas ce qui pouvait justifier la fuite de l'Autre. Avait-il trouvé d'autres âmes en peine à menacer ? Se pouvait-il qu'il...

En réalité, il ne s'agit que d'une feinte particulièrement bien élaborée : la chose atterrit devant les deux rescapés. Noire elle aussi, elle se distinguait à peine dans leur environnement actuel : ses traits semblaient flous, presque imperceptibles mais, pourtant, une impression de dangerosité et de menace grondante et sourde émanait d'elle. Et c'était justifié : elle se jeta sur Dingo pour le dévorer. Effaré, Soreth recula de quelques pas...

▬ Non, ce n'est pas possible, je ne peux pas... Sa voix, déjà faible,
se brisa.


Il ne pouvait pas être seul... Non. Quelqu'un devait forcément avoir survécu. Il suffisait de faire machine arrière, et il pourrait le retrouver, l'aider... Son pied finit par atteindre le bord de la falaise, et la perte de tout support faillit le faire basculer dans le vide. Faillit, seulement, mais il aurait préféré cette fin, et de loin. Là, il ne put que voir la chose se ramasser sur elle-même pour ensuite bondir sur lui. C'était à son tour d'y passer...

---------------

Il se réveilla en sursaut, le souffle court et les yeux perdus, presque fous. L'effroi qui l'avait saisit dans son cauchemar lui collait encore à la peau, et il lui fallut quelques secondes supplémentaires pour se souvenir d'où il se trouvait. Depuis le temps qu'il dormait à l'hôpital, installé sur l'un de ces inconfortables fauteuils - il n'avait pas les moyens de prendre une chambre double, déjà qu'il peinait à régler la somme requise pour une simple... - le fait de se retrouver dans sa chambre possédait quelque chose de déstabilisant. Était-ce pour cette raison qu'il avait cauchemardé ? ... Il se concentra sur sa respiration pour la ralentir, sentant son cœur suivre le mouvement... Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus eu de mauvais rêves - à son sujet, du moins, ceux concernant Lukas étaient tout simplement innombrables... - et cette impression d'être totalement déstabilisé ne lui plaisait guère. Il rejeta la couverture au pied du lit, et se leva pour se rendre dans sa salle de bain et se passer un peu d'eau fraîche sur le visage. Le contact glacé acheva de lui remettre les idées en place, et il eut le malheur de croiser son reflet dans le miroir... Des cernes sombres lui mangeaient la moitié du visage, et ses traits étaient creusés, marqués par la fatigue. Il comprenait mieux pourquoi Calamity avait tant insisté pour le faire rentrer chez lui, la veille. Chose qu'il faisait de moins en moins : il détestait abandonner son petit frère de la sorte, et redoutait toujours d'apprendre une mauvaise nouvelle à son retour... S'il avait obéi à la jeune femme pour lui faire plaisir, il se promit que cela serait la dernière fois.

Détâchant enfin son regard de l'image déplaisante qui lui était renvoyée, il secoua la tête, avant d'opter pour une douche rapide. Il voulait regagner l'hôpital le plus vite possible : son absence avait assez durée... Il s'habilla en toute hâte, négligeant totalement l'idée d'un petit déjeuner qu'il considérait comme inutile - une véritable perte de temps -, il enfila ses chaussures et quitta son appartement qui était bien trop vide depuis l'hospitalisation de son petit frère... A ce souvenir, son cœur se serra : cette maladie étrange, sans nom et sans traitement, lui était tombée dessus du jour au lendemain. Et, même s'il n'y pouvait rien, il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir : il aurait aimé faire quelque chose pour échapper à ce qui ressemblait à une punition - divine ou non, cela lui importait peu. Il était l'aîné, la seule famille qui lui restait qui plus est, il aurait du être en mesure de le protéger de tout. Même de ce genre de chose imprévisible. Et pourtant, il avait échouer... Que n'aurait-il pas donné pour échanger leur place et être celui qui était malade. Il ne pouvait envisager la perte de ce petit rayon de soleil... Si jamais cela devait arriver... Il ne préféra pas y penser et sa porte qui claqua derrière lui le ramena sur terre. Il descendit les escaliers, l'air sombre, et ne prit même pas la peine de saluer ses voisins. De toute manière, ces derniers l'énervaient, avec leur compassion et leur pitié... Cela ne lui était d'aucune utilité, sinon celle de le faire culpabiliser davantage.

Il fut soulagé de se retrouver dehors : l'air frais et le vent froid lui permirent de remettre un peu d'ordre dans ses idées. Au moins, il ne vivait qu'à une vingtaine de minutes de l'imposant bâtiment blanc qui aspirait tout son temps. Machinalement, son regard balaya la rue et... Rencontra brièvement celui d'un petit garçon.

▬ C'est impossible...

Il s'agissait de Simon, le petit frère de Calamity décédé quelques années plus tôt. Pourtant, il lui semblait bien vivant dans l'immédiat, et il prit la fuite.

▬ Simon, attend !

Tout cela était bien trop surréaliste et il envisagea un instant l'hypothèse qu'il soit encore en plein rêve... Avant de décider que cela importait peu. Il traversa la rue en courant, se faisant copieusement klaxonner par une voiture qui manqua de le renverser, mais il s'en moquait. Il déboucha dans la rue suivante, qui se terminait en cul-de-sac mais... Aucun signe du petit garçon. Encore une chose impossible : il ne pouvait pas avoir disparu en quelques secondes, comme par magie... Il leva les yeux en direction de l'échelle de secours, avant de voir son attention attirée par un objet qui chuta. Le bruit venait de cette immense benne à ordures, et lorsqu'il s'approcha il découvrit Simon, recroquevillé sur lui-même, se balançant doucement d'avant en arrière. Il murmurait quelque chose qu'il ne saisissait pas, et il du s'avancer davantage pour comprendre ses paroles : "le réverbère". Ses mouvements répétitifs approchaient à chaque fois sa tête du mur, dangereusement, et il craignait de ne le voir se cogner...

▬ Simon. Doucement... Calme toi. Je suis là. Peux-tu m'expliquer pourquoi tu t'es enfuis ?

Ses paroles furent sans effet, et l'enfant continua de répéter les mêmes paroles en boucle. Soreth, lui, finit par s'accroupir pour se retrouver à son niveau. Il ne savait pas réellement comment l'aborder, il le savait atteint d'autisme et craignait de faire une erreur... Pourtant, plein de bonne volonté, il approcha doucement sa main pour la poser sur son épaule... Ce qui s'avéra être une erreur : il se mit à pleurer, de gros sanglots déchirants qui le firent s'en vouloir presque aussitôt, et il criait maintenant. Toujours les mêmes paroles.

▬ Je suis désolé... Je ne voulais pas... Ecoute moi, ça va aller. Le réverbère est en sécurité, quelqu'un le surveille...

- NON !

L'intensité de la voix le surpris, manquant presque de le faire sursauter. Mais il ne lâcha pas l'affaire pour autant, et poursuivit.

▬ Simon... Que s'est-il passé ? Tu veux bien m'expliquer ? Je ferai tout mon possible pour t'aider.

Son énième tentative fut vaine… Et l’enfant s’enfuit une nouvelle fois. Il eut beau l’interpeller à plusieurs reprises et le suivre presque aussitôt, il ne parvint qu’à s’attirer des regards en coin, suspicieux et scrutateur. Il soupira, avant de faire profil bas. Autant éviter les questions… Surtout lorsqu’il ne possédait aucune réponse.

Néanmoins, cette rencontre éclaire le troubla : cela ne pouvait être Simon, puisque le petit les avait quitté… Alors, comment expliquer ce qu’il venait de se passer ? Il ne pouvait s’agir d’un esprit puisqu’il avait pu le toucher… Et s’il avait halluciné, tout simplement ? Le manque de sommeil répété pouvait avoir ce genre de conséquences… Et cela expliquerait les regards méprisants des passants, ainsi que sa brusque disparition. Enfin, cela ne changerait plus rien à présent. Il reprit le chemin de l’hôpital, non sans faire un détour par une boutique de peluches. Il comptait faire un cadeau à son petit frère, afin de mettre un peu de bonheur dans sa chambre un peu trop blanche à son goût. Son choix finit par se porter sur une peluche de Mickey, cette souris si connue. S’il se rappelait bien, son ami Dyson l’avait longtemps appelé de la sorte, cela devait avoir influencé son choix. Il régla son achat, même si cela rapprochait encore son compte en banque du zéro absolu. Que ne donnerait-il pas pour entendre Lukas rire, le voir sourire… Être heureux, tout simplement.

----------

Il traversa les couloirs de l’hôpital sans se tromper une seule fois : depuis le temps qu’il les arpentait en long, en large et en travers… Enfin, il arriva devant la porte de la chambre de son petit frère et l’ouvrit doucement, précautionneusement. Il ne souhaitait surtout pas le réveiller… Il entra sans bruit, avant de la repousser. Il s’avança à pas de loup, souhaitant poser la peluche sur la table de chevet de Lukas afin de lui faire la surprise, quand il se stoppa dans son geste. Quelqu’un se trouvait déjà dans la pièce, et ce n’était autre que Calamity, une des infirmières du service. Son cœur se serra lorsqu’il repensa à son étrange rencontre, un peu plus tôt, mais il n’en laissa rien paraître - du moins, il l’espérait… Mais sa présence de si bon matin était légèrement anxiogène.

▬ Calamity ? Tu es déjà là ? Comment ça se fait, tu ne devais pas commencer ton service cet après-midi ? Il lui semblait que son cœur rata un battement. Il s’est passé quelque chose ? Une urgence ? … Est-ce que tout va bien ?

Il s’en voulait déjà d’avoir quitté son poste, cette nuit. Et si Lukas avait eu besoin d’une transfusion ? Il l’avait abandonné… Il se mordilla la lèvre, angoissé. Qu’avait-il bien pu se passer ? …

- Non tout va bien rassure toi ! C'est juste que... j'ai été réveillée tôt ce matin et... je me suis dit que au lieu de rester à rien faire à la maison et à m'inquiéter autant que je vienne directement m'occuper de lui.

Le sourire de la demoiselle se faisait gêné, à présent. Et elle poursuivit :

- Son état est stable. Il n'y a pas de signes d'aggravation.

Un soupir de soulagement lui échappa tandis qu’il se calmait. Tout allait bien… Lukas ne faisait que dormir. Il lui adressa un sourire de gratitude, pour le temps qu’elle avait passé ici, toutes les gentilles attentions qu’elle avait à leur égard.

▬ Je ne saurai jamais te remercier pour tout ce que tu as fait pour nous… Et pour lui surtout.


Son regard s’attarda un instant sur son petit frère, qui était toujours paisiblement endormi, avant de revenir sur Calamity.

▬ Mais je trouverai un moyen de te montrer toute l’étendue de ma reconnaissance. En attendant, je te remercie du fond du cœur...

Les joues de la jeune femme rosirent et elle détourna le regard.

- Ce n’est pas la peine, Soreth ! Vraiment. C’est normal d’être présente ici pour lui. C’est mon travail, tu sais.

Sa réaction ne le surprit pas, et lui tira même un sourire : il la savait humble, et se doutait d’une réaction de ce genre. Mais peu importe ce qu’elle pourrait dire, elle ne parviendrait jamais à le faire changer d’avis.

▬ Je sais qu’il s’agit là de ton travail, mais tu pourrais te contenter de faire le strict minimum, puis de partir. Ce qui n’est pas le cas, et ça compte beaucoup pour moi.

- Comme si je pouvais le laisser dans cet état sans rien faire… C’est comme mon petit frère aussi, Soreth. Je tiens beaucoup à lui… Je tiens beaucoup à vous deux.

Il sourit un peu, espérant la rassurer.

▬ Ne te fais pas de souci. Tu auras à nous supporter encore très longtemps, je te le promets. Les Mouse ne se laissent jamais faire.

Il était rassuré de savoir Lukas entre de si bonnes mains. Il était bien traité, et il avait encore bon espoir qu’on découvre le mal qui l'affectait pour pouvoir enfin le guérir. Les gestes de son amie avait un côté maternant, très doux et apaisant lorsqu’elle repoussa une des mèches de cheveux du petit.

- Il semble si paisible…

Il ne pouvait qu’acquiescer.

▬ J’espère que ce repos lui permettra d’être en meilleur forme lorsqu’il se réveillera…

- En parlant de sommeil, tu as réussi à dormir un peu ?

De suite, son regard se fit inquisiteur. Lui mentir serait vain.

▬ J’ai dormi, oui… Mais pas beaucoup. Un mauvais rêve m’a tiré du lit, mais tout va bien. J’arriverai peut-être à grappiller une heure de sommeil cet après-midi...

Il n’y croyait pas réellement, mais il espérait donner le change.

- Un mauvais rêve ? C’est étrange… J’ai été réveillée pour la même raison. Tu me laisserais t'ausculter rapidement ?

Et, sans même lui laisser le temps de répondre, elle s’approcha de lui pour poser une de ses mains sur son front, et ensuite tester la réactivité de ses pupilles.

- Tu as mangé, aujourd’hui ?

Il se laissa faire, docilement, mais la question qui suivit lui tira une grimace.

▬ Non, pas vraiment. J’ai un peu négligé cet aspect… Il eut un air contrit.Je trouverai quelque chose à manger un peu plus tard.

- Il faut manger, Soreth. Elle soupira. Ça n’aidera pas Lukas si tu te retrouves toi aussi alité ici.

Il devina ses actions, et eut tout juste le temps de déposer la peluche.

- Allons à la cafétéria, je n’ai rien mangé depuis ce matin et c’est l’heure de ma pause de toute façon.

Sans lui laisser le choix, elle l’entraîna d’autorité hors de la chambre, le guidant dans le dédale de couloirs.

- Et pour ce rêve, je ne sais pas… J’ai vu Dyson ce matin… Il semblait avoir mal dormi aussi et voulait te voir. Je lui ai proposé de t’attendre mais il a dit qu’il reviendrait plus tard.

Il avait manqué le passage de son meilleur ami ? Décidément, il semblait accumuler les erreurs aujourd’hui… Il espérait que ce qu’il souhaitait lui dire ne soit pas urgent… En tout cas, cette histoire de mauvais rêves commençait à devenir étrange…

Une fois arrivés dans le réfectoire, Calamity se chargea de commander deux sandwich, pour ensuite lui en donner un, et il la remercia d’un signe de tête.

- Et maintenant, mange ! Je ne supporterai pas qu’il t’arrive malheur à toi aussi…

▬ À vos ordres, c... Il s’arrêta net dans la bêtise qu’il allait prononcer lorsqu’il s’aperçut de l’émotion qui submergeait la jeune femme.Je… Calamity, je suis désolé. À l’avenir, je m’assurerai de manger quelque chose. Je ne veux pas te créer davantage de soucis...

- … Excuse moi. C’est juste que je m’inquiète pour toi…

▬ Je comprends, ne t’en fais pas. Et je ferai en sorte que tu n’aies plus besoin de t’inquiéter.

Il la rassura encore, avant d’embrayer sur un sujet plus joyeux. Le reste du repas se déroula calmement, et ils remontèrent ensuite pour regagner la chambre de Lukas...





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