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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
Une mission de Dyson Walters - Ouverture : septembre 2018
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 On ne vit que deux fois ϟ Poison Arrow

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Blake Malone


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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________________________________________ Sam 14 Avr 2018 - 2:41

you only live twice
They told me not to go into the woods, they told me that he wasn't any good. You hit me and it felt like a kiss. Now there's no way back, you took all the apples that I had. But I heart you and I wanna be your girl. I heart you and I know you'll rock my world. Your claws are shining bright in the dark, lifting up my little red skirt, I know you'll leave me here in the dirt. Hide and seek is how you play with me, you're tempting me, just for fun. Big bad wolf come on and eat me up.
Mes muscles transis de froid tremblaient comme autant de feuilles prises dans une continuelle bourrasque. Je n’aurais su dire si c’était la température affreusement basse de mon corps ou la nervosité qui me mettait dans cet état. Je resserrai mes bras autour de mon buste dans l’espoir de conserver le peu de chaleur qu’il me restait. Seule l’anxiété me maintenait en éveil. Sans elle, nul doute que j’aurais déjà glissé dangereusement vers les bras mortels d’un Morphée de glace. Je sentais mes os rongés par le gel, grignotés par ce démon aux doigts crochus et aux crocs aiguisés. Ne pas y penser, ne pas y penser… J’osai un regard vers la large tache de sang qui imbibait la neige à mes pieds. Le rouge carmin se mêlait à la blancheur éclatante du tapis de flocons. Cette image avait une certaine poésie. Comme le duvet d’une colombe blessée. La pureté meurtrie. Une bien tragique allégorie. Dans la périphérie de mon champ de vision, la falaise offrait son généreux vide. Une gueule béante, terriblement attirante. Je fus soudain prise de vertiges. Ma vue se troubla l’espace d’une seconde, avant qu’une détonation ne fende le silence et me ramène brutalement à la réalité. Je tournai la tête vers les escaliers, juste à temps pour découvrir l’inspecteur Hunter basculer par dessus la rambarde en fer et chuter au sol. Mort. Les silhouettes assassines postées aux fenêtres du train nous surplombaient, menaçantes, presque inhumaines. Elles venaient d’abattre un homme. Je fixai le frais cadavre d’un air horrifié. Voir des armes à feu était une chose. La menace était perceptible, mais encore trop lointaine. Voir des armes à feu en action, c’était une autre chose. Le danger devenait tangible. J’en prenais pleinement conscience. Chase avait intérêt à prouver qu’il était un as des retournements de situation, sinon je ne donnais pas cher de notre peau. Du moins de la sienne. La mienne avait encore une poignée de minutes devant elle.
En parlant du diable, celui-ci profita de cet épisode de confusion pour placer son bras en écharpe autour de mon cou, le canon d’un pistolet contre ma tempe. Le contact de mon dos avec son corps chaud me rappela à quel point j’étais frigorifiée. On a un accord. Faites ce que je vous dicte, et tout se passera bien, gronda-t-il au coin de mon oreille. Je serrai les dents, mâchoire contractée. Je n’avais pas vraiment le choix. J’allais devoir suivre ce monstre aveuglément. Lui faire confiance. Quelle ironie. J’espérais ne pas avoir à regretter cette association malheureuse. Le moindre problème, j'appuie sur ce magnifique jouet pour exploser sa jolie cervelle. Chase semblait prendre son rôle un peu trop à cœur. Au fond, rien de plus normal : il ne jouait pas vraiment. Combien de personnes avait-il utilisées pour se protéger d’une mort précoce ? Et combien d’entre elles avaient péri avant lui ? Je chassai ces inquiétantes pensées. Ce n’était pas le moment de paniquer. Cela ne servirait strictement à rien, à par faire paniquer à leur tour les malfrats perchés là-hauts. Et mieux valait ne pas faire paniquer un homme armé. Du moins, c’était ce que m’avait toujours dit ma mère-grand.
Mon allié-ancien-ennemi – ou mon ennemi-nouvel-allié – me poussa sans aucun ménagement vers les premières marches. Mes jambes raidies par le froid grelottaient à chaque pas. Je sentais ses souffles profonds sur la peau de mon cou, son coeur tambourinant contre mon dos. Je ne savais pas si je devais être rassurée de constater que même ce fou à lier pouvait ressentir une sorte d’appréhension, ou si au contraire je devais m’inquiéter encore plus du fait qu’il ne maîtrisait pas les évènements. Nous passâmes devant la dépouille du policier. La seule figure familière du voyage. A présent, j’étais seule. Totalement seule. L’agneau au milieu de la meute de loups ? Ce n’était pas si sûr… Le froid des marches me brûlait la plante des pieds. Cependant, je ne lâchai pas un son. Je n’osais briser le mutisme général. J’avais l’impression que le moindre bruit déclencherait une explosion d’actes tous plus regrettables et irrémédiables les uns que les autres.
La remontées des escaliers sous les yeux ennemis fut pénible. Avoir cette épée de Damoclès qui pesait sur mes épaules était aussi épuisant qu’un marathon. L’endurance de l’angoisse. Nos anges de la mort se rapprochaient au fur et à mesure. Leurs traits devenaient plus précis, et je pus enfin discerner des visages sous les chapeaux à large bord. Bien que je ne sois pas une grande physionomiste, j’en reconnaissais la plupart. Des passagers du trains. De simples voyageurs, assis aux tables adjacentes à chacun de mes repas, me côtoyant au quotidien depuis que l’Orient Express avait quitté la gare. Ils avaient agi avec un tel naturel que je n’avais rien soupçonné. Certains avaient été moins discrets, et en avaient payé les frais. Tutut. J'ai la gâchette facile lorsque je suis contrarié. Je soupirai, passablement agacée. Ce n’était pas nécessaire de faire du zèle. Surtout lorsque je faisais office de bouclier humain. Position on ne peut moins confortable, soit dit en passant. Encore une fois, je me retrouvais dans le rôle le plus précaire. Catapultée sur un champ de mines, doigts croisés dans l’espoir de ne pas atterrir sur une bombe. Je tenais un minimum à mon existence. Alors si l’autre démon pouvait contenir son arrogance le temps que je ne sois plus prise entre deux feux, cela m’arrangerait. Merci.

Enfin, l’éclair annonciateur de la tempête déchira l’atmosphère oppressante. Les nuages chargés d’orage crevèrent d’un seul coup. Chase me poussa avec force vers une table du wagon-restaurant avant de se réfugier derrière une autre. Ce fut comme me réveiller avec une douche froide : aussitôt mes muscles se remirent en mouvement. Je m’accroupis de façon à ne pas dépasser de ma barricade, et attrapai en vitesse le revolver que me donna le criminel. C’était plutôt hardi de sa part, sachant que je voulais le tuer au moins autant que nos assaillants communs. Néanmoins, son risque était calculé : j’avais encore besoin de ses services. Après avoir vérifié que le pistolet était bien chargé, je me mis en position, un genou à terre et une main soutenant mon poignet afin d’assurer la trajectoire de mes tirs. A cet instant, je fus bien contente d’avoir raté les leçons de couture pour y préférer ceux du maniement des armes à feu. Avouez que recoudre un bouton actuellement ne m’aurait pas été d’un grand secours.
La fusillade qui s’ensuivit fut aussi rapide qu’intense. Ma précédente cible n’avait pas le temps de toucher terre qu’une autre se présentait. Les balles sortaient du canon à une cadence effrénée. Du coin de l’œil, je crus voir le brun se recroqueviller. Il était touché. N’étant pas inquiète outre mesure de son état, je ne me laissai pas distraire. Toutefois, une hargne nouvelle alimentait ma gâchette. Qui qu’il soit, on ne blessait pas mon partenaire sans représailles à la clé. Si les projectiles meurtriers étaient la cause du trépas, mes prunelles incendiaires en étaient l’avant-goût. Je ne prenais pas de plaisir à tuer. Je devais le faire, voilà tout. Entre eux et moi, ma décision était évidente.
Petit à petit, le nombre de têtes diminuait drastiquement. Une femme, se pensant à l’abri, tenta une approche. Je coupai court à son entreprise, d’une balle dans le sternum. Puis, les derniers adversaires prirent la fuite, se carapatant avec frénésie dans divers compartiments. Je pus relâcher ma respiration et m’adossai à la table renversée. Comme je m’en doutais, mon répit ne dura guère. Chase reporta toute son attention sadique sur moi. Il me plaqua contre le mur et me désarma. C’est alors que je m'aperçus de la présence d’un deuxième homme. Il me disait vaguement quelque chose. Ce devait être son assistant. Ce dernier était soit d’un courage et d’une loyauté exemplaires, soit parfaitement idiot pour travailler à la botte d’un tel monstre.
Malgré sa blessure à l’épaule, Chase paraissait au comble du divertissement. Tout cela l’amusait. Il était bien le seul. Aussi ne le crus-je pas une seconde lorsqu’il m’annonça qu’il s’impatientait. J’étais certaine qu’il aurait adoré continuer. Mais mettre la main sur la mallette était encore plus important que ses désirs personnels. J’accrochai ses iris cruels, carnassiers et avides de violence. Je les fixai avec toute la sourde haine qui bouillonnait en moi. S’il comptait me voir faiblir, lui laisser gagner du terrain, le supplier, ou ne serait-ce que courber l’échine, il se fourvoyait en beauté. Il n’obtiendrait rien de moi, hormis mon plus profond mépris. Dans le meilleur des cas.
Pour ne pas changer les bonnes habitudes, je fus galamment escortée jusqu’à ma cabine, un pistolet calé sur une de mes vertèbres. Je commençais à être lassée de toujours me faire mener d’un coin à l’autre, tel un enfant récalcitrant. Sincèrement, où diable pouvais-je aller ? Nous étions coincés sur un pont au beau milieu de montagnes enneigées. Si je m’autorisais une échappée belle, on découvrirait mon cadavre à la fonte des glace, au printemps. Chase n’avait donc aucune crainte à avoir, je n’allais pas m’évaporer dans la nature.
La malette. Je penchai la tête, blasée. Pensait-il que j’avais pu oublier sa requête en… deux minutes ? Il me menaçait toujours de son arme, aussi fis-je mine de fouiller dans mes affaires. Gagner du temps pour réfléchir à une éventuelle solution miracle. J’en profitai également pour observer à la dérobée mon geôlier. Il semblait… distrait. Peut-être était-ce dû à son énième blessure. Toujours était-il qu’il m’avait l’air ailleurs. Perdu dans ses pensées. Je n’osais imaginer de quoi elles traitaient. Allez savoir ce qu’il pouvait bien se tramer dans son esprit tortueux. C’était l’occasion rêvée. Prenant soin de ne pas avoir le moindre mouvement suspect, je dénichai le petit revolver qui m’avait sauvée l’autre nuit. Cette fameuse nuit où son vrai visage s’était dévoilé. Cette fameuse nuit où... Recentre-toi. D’une extrême prudence, je me tournai vers Chase. Celui-ci était assis contre la porte, occupé à étudier sa plaie béante. Mon cœur battait la chamade. Je n’avais jamais été aussi près du but. La victoire était à portée de main, je le sentais. Je pouvais déjà goûter à la saveur douce-amère de la vengeance. J’avançai, aussi silencieuse qu’une panthère. Au bout de quelques pas, je fus assez proche pour m’accroupir près de mon bourreau. Il releva les yeux de sa blessure juste à temps pour découvrir le canon de mon arme sous son menton. Ma main libre se posa sur la sienne qui tenait la crosse de son revolver. Mes gestes étaient doux, délicats. Un fin sourire dédaigneux étirait mes lèvres. Il semblerait que le roi soit mis en échec. J’allais presser la détente. J’allais le faire, mettre fin à sa misérable existence. Me libérer de ce démon. En le regardant droit dans les yeux. C’était la seule chose que je voulais. Pourtant, malgré ma farouche détermination, j’hésitai. Ma paume posée sur ses doigts me donnait des ordres contradictoires. Une moitié de seconde suffit pour que tout bascule. Encore une fois. Dans une secousse générale, le gros serpent de ferraille se remit en route. Le train redémarrait. La carcasse s’ébroua si ardemment que je perdis l’équilibre, et de ce fait, l’avantage. Le destin se jouait de moi avec impudence. Avant que le brun ou moi-même ne se ressaisisse, des bruits étouffés de lutte nous parvinrent de l’autre côté de la porte. Les rats étaient sortis de leur tanière. D’après ce que j’entendais, le complice de Chase n’opposerait pas une longue résistance. Mais il me laisserait assez de temps pour tirer ma dernière carte. Permettez que j’aille enfiler quelque chose de plus adapté, fis-je en filant dans la minuscule salle de bain. Je me vêtis en un éclair d’un ensemble de montagne, dont le pantalon serait le plus adéquat par rapport à ce que je m’apprêtais à faire. Sans prendre le temps d’expliquer quoi que ce soit au criminel – il ne manquerait plus qu’il me demande des comptes –, je sortis un plan de mes papiers. Une fois étalé sur le bureau, je cherchai à localiser notre position. Mon doigt suivait la ligne du trajet que nous étions censés emprunter. Parfait ! Une lueur satisfaite éclaira mes yeux sombres. Toujours sans me soucier du monstre à côté de moi, je déplaçai le secrétaire en bois et, à l’aide du même coupe-papier qui m’avait servi de poignard, je soulevai une lame du faux plancher. En-dessous était dissimulée le Graal que cherchaient tous ces malfrats. La fameuse mallette. Avant que Chase ne se jette dessus comme un vautour affamé, je la plaquai contre moi. Un cliquetis en provenance de la serrure m’alerta sur l’urgence de la situation. D’une seconde à l’autre, l’ennemi parviendrait à ouvrir la porte, et nous serions à la merci des balles. Il n’y avait aucun échappatoire. Du moins, dans le train. La mallette serrée contre moi, je m’approchai de la fenêtre et ouvris la vitre en grand. Je me penchai à l’extérieur. Le vent des hauteurs vint fouetter mon visage dans une grande bouffée d’air frais. Au loin, à travers la brume, je discernai les contours d’un bâtiment. Une gare. Si j’attendais que le train s’y arrête, je pouvais aussi bien signer mon arrêt de mort. Mon plan, certes téméraire, était le seul qu’il me restait. Je plaçai un pied sur le rebord de la fenêtre. Je jetai un coup d’œil vers Chase. Il semblait avoir compris où je voulais en venir. Malheureusement, je devrais me débarrasser de lui plus tard. Derrière moi, on s’affairait à la poignée. le verrou ne tiendrait plus très longtemps. Prenant une grande inspiration, je pris appui sur ma jambe repliée.
Et je sautai.

Recourbée autour de mon précieux bagage, l’atterrissage ne fut pas des plus moelleux. Malgré l’épaisse couche de neige, le choc m’arracha un grognement. Je roulai sur quelques mètres avant de terminer ma course face au ciel d’un bleu azur. Je m’autorisai un instant pour reprendre mon souffle et dégager les mèches de cheveux qui barraient mon visage. Puis ma préoccupation première fut de déterminer si le brun était encore de la partie. Il était là. Étendu dans la poudreuse. Je fus tentée de lui fausser compagnie lorsqu’un râle s’échappa de sa gorge. Une étrange curiosité me poussa à m’agenouiller près de lui. Son regard fou et ses traits déformés trahissaient une douleur atroce. Sa cheville. Pourtant, celle-ci m’avait l’air tout à fait normale. Elle n’était ni enflée, ni dans un angle improbable. Il devait avoir une faiblesse particulière au niveau de cette articulation…
Soudain, je fus frappée par un souvenir. Un souvenir bien précis, qui éclaira d’une différente lumière les événements précédents. J’avais connu à une époque un jeune garçon avec le même talon d’Achille. Cette période de ma vie paraissait remonter à une éternité. Un autre temps, une autre réalité. Et pourtant, le souvenir de ce marmot avec qui j’avais partagé des moments de jeu insouciants, à l’insu de ma mère, était incroyablement vif et précis dans ma mémoire. Maintenant que j’y repensais, ce Mr. Chase lui ressemblait… d’une manière étonnante. L’aspect maléfique de son aura m’avait empêchée de le reconnaître jusqu’à présent. Mais c’était clair. Cela ne pouvait être que lui. Moineau ? hasardai-je d'une voix étranglée. Ce nom était si étrange, sorti de ma bouche. Cela faisait des dizaines d’années que je ne l’avais plus prononcé. Et je n’aurais jamais cru avoir l’occasion de le redire un jour. La façon dont réagit le brun à ce mot me pinça le cour. C’était lui. J’étais tiraillée entre une vague de nostalgie, un grand trouble et de la mélancolie. Ma main se porta d’elle-même à la joue de l’homme étendu au sol. Moineau… c’est toi ? Mes doigts tremblants effleuraient la barbe rasée de près de l’enfant qui n’en était plus un. Je sentis mes yeux s’embuer. Tout ce que nous venions de vivre, tout ce que nous nous étions fait subir mutuellement se superposait à ce que nous avions vécu, passage heureux de notre tendre jeunesse. Je le revoyais encore grimper à l’arbre pour venir jusqu’à la fenêtre de ma chambre, échappant à la vigilance des domestiques. Je revoyais son sourire effronté, son regard rieur. Et cette fois où, sur un coup de tête puéril, il avait entraîné sa petite Mésange hors de sa cage dorée, pour l’emmener découvrir son monde à lui. Que t’est-il arrivé ?
acidbrain


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Heshvan Chase


« Hadès c'est le plus beau »


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╰☆╮ Avatar : Jack Falahee

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________________________________________ Lun 23 Avr 2018 - 1:46



 
On ne vit que deux fois
« I have seen the fracture of the human soul. So many broken lives, so much pain and anger, giving way to the poison of deep grief, until one crime became many. »
(c) crackle bones



Un sourire carnassier relevait le coin de ses lèvres. Le sinistre ravisseur posait son regard dans les prunelles douces et innocentes de cette biche. Ce saisissant de tous ce qu'il y avait à l'intérieur. La détermination. La colère. Le désir de vengeance brûlant comme un feu dans l'encadrement d'une cheminé. Il devait reconnaître cette attitude, cette hargne avec laquelle elle lui résistait. Cela le revigorait davantage. Un soupçon de désir incendiait son cœur face au canon de l'arme posé sur son menton. Il sentait celui ci caresser son échine. Il ne ploierait jamais devant ce visage, si percutant que chaque regard lui empoignait le cœur dans une pression écrasante. Il se contentait de sourire, haussant les sourcils en étant aucunement touché par son effort. Il semblerait que le roi soit mis en échec.  Seul un ricanement parvint à s'engouffrer dans l'air, pour toute réponse. Le roi n'en était qu'à sa première croisade. Mais tant qu'il n'est pas à terre, il enfourcherait de nouveau son destrier pour combattre les horribles obstacles de la vie.

▬ « Et par sa reine, qui plus est. » Répondit-il avec une audace mordante. Ses yeux s'accrochèrent à cette hésitation qui passait furtivement dans ce regard. Il attendait. Il attendait que son doigt pulpeux presse la détente. Que ce visage qui possédait ses pensées soit le seul, le dernier, l'ultime qu'il emporterait dans la tombe. L'hésitation semblait se confirmer lorsque rien ne ce passait. Un rire plus lugubre franchissait la barrière de ses lèvres. « Mais je me demande, aura t-elle l'audace de presser la détente ? » la provocation était placé dans son esprit comme une bombe à retardement. La frustration sur son visage était délicieuse. Il la savourait. Comme le vulgaire démon qu'il était, il avait tissés ses filets dans l'esprit de cette délicate enfant, et elle était tombée dans sa toile par mégarde. Il aurait presque caresser du bouts de ses doigts le chef d'oeuvre de ses machinations. Il le savait à présent. Quoi qu'il face, son emprise imprégnait ses veines. Douce déchéance qui l'attendait, lui, elle, ce monde façonné comme un jeu d'échecs.

Rien n'arrête jamais un roi. Le train qui se remit subitement en marche semblait lui mettre une claque monumental, tant la réalité de sa douleur était violente. Il se sentit projeter, son crâne cogna le mur avec hardeur, ce qui étalait une vague de confusion dans son esprit. Il serrait les dents, un grognement parvenait à s'échapper de sa bouche. Il se redressa, comme ci quelqu'un lui avait poignardé l'épaule à l'endroit exact de sa plaie. Les bruits de luttes parvenaient à retenir son attention. Les choses commençaient à se gâter, enfin les malfaiteurs sortaient de leurs tanières. Un sourire cruel se dessinait sur ses lèvres.  Permettez que j’aille enfiler quelque chose de plus adapté,  Elle s'éloigna sous la surveillance de son regard, alors qu'un silence retombait dans l'air. Pour combien de temps ? Sa peau allait être arrachée, disputée, tant elle était précieuse aux yeux du monde extérieur. Qui n'avait pas rêvé de mettre la mains sur le petit fils de l'un des plus célèbres bandits de l'histoire ? Il comprenait. Ses messieurs voulaient du spectacle, il allait leurs offrir de quoi rassasier leurs gourmandise morbide.

L'attention du malfaiteur fut retenu par la mallette qu'extirpait Mrs Malone. La mallette. Le fruit de tout ce qu'il avait toujours voulu. Son regard de démon s'était accroché, ses doigts auraient voulu la subtiliser à n'importe quel prix. Si quelqu'un tentait de forcer la porte, il ne l'entendait plus. Tout ne reposais plus que sur la mallette. Cependant, la colombe s'envolait par la fenêtre avec son précieux butin, tel un forbans sur des mers déchaînées. Il avait comprit le message. Silencieux, mais aussi perceptible qu'un son, un bruit, un mot. Il se dirigea vers la fenêtre en attrapant le rebords. Son cœur battait bien fort dans sa poitrine. Pas parce qu'il avait peur. Le vide ne l'effrayait aucunement. Même une rafale de balles ne l'effrayait point. C'était ce démon, cette malédiction qui possédait sa cheville comme une ermite tapis dans sa chair. Il savait ce qui adviendrait. Il savait qu'il n'y avait pas plus douloureux, plus puissant, plus fulgurant qu'une douleur fantôme ravageant son pieds comme une vague de couteaux acérées. Et pourtant, il sentit le rebords de la fenêtre s'éloigner au moment ou le verrou de la porte sautait.

L'adrénaline affûtait dans son organisme, et le sol le cueillie de manière abrupte. Un choc fit trembler son corps, vibrer ses os. La chute enclenchait le mécanisme de sa cheville. Comme une bombe qui sautait à l'intérieur de son être. Une plainte surgit. Puis une deuxième. Des sons intelligible tremblant sous le joug de la douleur. Elle lui sciait la cheville, lui arrachait morceau par morceau. Il était que l'otage de la souffrance qui l'assaillait et qui lui donnait envie de presser sur la détente d'une arme posée sur sa tempe. Il semblait se débattre contre son démon intérieur, la neige, l'atmosphère glaciale, le train qui repartait à vive allure ...Plus rien n'existait excepté le mal qui le rongeait. Moineau ?  Si cette voix familière ronronnait dans ses oreilles, le mot le surpris à un point qu'il en oubliait la douleur pendant quelques instant. Quel était ce mot sortit tout droit d'un néant ? D'un pan de son passé, qu'il pensait avoir reclus le plus loin possible au fond de son cœur de pierre. Qu'était-ce donc cet infamie ? Le contact de sa main sur sa joue le brûlait, lui caressait le cœur d'une manière si douce …

«  Moineau… c’est toi ? » Comment ? Alors qu'il tremblait, lâchait des grognements en serrant les dents jusqu'à s'en broyer la gencive, il déchiffrait ses traits avec une attention nouvelle. Ces traits divins, ses lèvres pulpeuses, ce regard qui usurpait le sien, s'y engouffrait avec une sincérité innée ...Non. Comment, comment ce pan, ce trou de son passé pouvait resurgir ? La claque était encore plus forte. Plus brutale. La claque de la vérité. Il cligna des yeux, stupéfait.Ce mot venait de le projeter dans un passé lointain. Des images affûtèrent. Il se revoyait attraper une pomme dans un marché bondé, sous la vigilance étourdit du marchand. Il marchait au coté de sa mésange, cette précieuse mésange qui effleurait son âme par le contacte de sa main. Qui compressait son cœur, lui brûlait l'estomac par la force de son regard malicieux. Il se revoyait saisir sa mains et la traîner en courant parmi les passants pendant que le marchand se rendait compte de son stratagème. Ils slalomaient, comme deux âmes vagabondes scellés l'une à l'autre. Lui donnant cette pomme avec l'arrogance et la fierté qui brûlait dans ses prunelles sombres. Et ses nuits à lancer des cailloux à sa fenêtre, enfreindre les règles en l'emmenant sur le toit pour contempler la lune et le ciel abondant d'étoiles.

Toute cette tendre enfance dans laquelle leurs doux rêves, leurs projets d'avenir n'était que cupide aventures, ou leurs égoïstes personnes se voyait refaire le monde à leurs manières. Oh oui, se malfaiteur lui aurait décrocher la lune.

Il voyait de nouveau son visage penché sur le sien. Il n'arrivait pas à croire que la personne à qui il avait arraché la vertus de force n'était d'autre que sa précieuse mésange. Que dire ? Que faire ? Il n'était qu'un meurtrier. Il n'avait pas d'excuses à fournir. Mais les règles venaient de changer. Mr Chase venait d'être balancé de l’échiquier en beauté.

Il n'avait pas vue ce coup venir.

échec et math.

▬ « Mésange … ? » il déglutit, la douleur était encore plus abondante. Laquelle était la plus difficile à supporter ? Sa cheville handicapante, ou le poids de sa conscience face aux actes cruels qu'il lui avait fournit, alors que, depuis sa plus tendre enfance il c'était promit de la protéger quoi qu'il en coûte ? Que t’est-il arrivé ?  Arrivé ? Quand elle était partit, traîné par son paternel pour l'arracher à ses serres, il avait finit là ou il avait toujours vécu : Dans la rue. A survivre. A se battre pour manger quelque chose chaque jour. A commencer à rendre des services, aussi monstrueux qu'ils soient, contre un couvert. Il n'était pas propre. Il n'avait engendré que saleté sur saleté. Il n'avait fait que survivre dans ses froides nuits d'hiver, ou chaque engelures l'empêchait d'agir correctement avec ses mains pour les petits boulots qu'on lui donnait. Et puis il avait commencé à ce hisser, à remonter à la surface, commettant les crimes les plus impunies, les plus ragoûtants au possible. Jamais il n'avait cessés de survivre.

▬ « J'ai survécu. Sans toi. » Sa voix était sévère, sèche, explosant de rancœur qu'il se pensait capable de maîtriser.

A croire que non.

Le poids de son regard était presque cruel. Il sentait son sang se répandre dans la neige, tâchant la pureté de celle ci. Tout comme il avait tâché la sienne. Il se redressa, lâchant une nouvelle plainte. Il était à la merci de tout. Son épaule perdait un flots sanguin qui, bientôt, lui ferait tourner la tête. Sa cheville ne répondait plus à grand chose. Il acceptait le fait qu'il était probablement au plus mal. Mais en rien il n'aurait échangés cette place auprès de sa si précieuse mésange. Il aurait pu croire à une illusion, mais le contact de sa paume lui rappelait que c'était vrai. Il la chassa sans être brutale, mais sans paraître doux non plus. Un craquement sonore prêt d'eux lui fit détourner la tête. Des fourrées, d'imposante silhouettes se mouvaient jusqu'à donner forme. Quatre personnes. Les quatre personnes qu'ils avaient pas tués, qui s'étaient échappés de leurs emprises. Un sourire froid se dessinait sur les lèvres du meurtrier. Il sentait que le vent tournait. Il n'avait plus la main sur aucun pion, à présent. Les règles se faisaient d'elle même. Il en aurait rit, presque pas folie. Le goût de la défaite était amère.

« Vous nous avez donnez du fil à retordre. »
déclara une voix féminine. Un sourcil se leva sur le front de Mr Chase. Si il devait être débusqué comme une vulgaire bête, il tenait à ce que le chemin soit semer d’embûche. Sinon ou serait l'amusement, le goût de l'excitation et l'adrénaline ? Il parcourait l'assemblée qui tenait des armes entres leurs mains. Il ne fallait pas être plus idiot qu'un âne pour comprendre que leurs chances de survit était mince. Bien mince . Mais tel était le cruel destin des meurtriers, des ...amants maudits, non ? Il ne se faisait pas d'espoir, il était mort depuis bien trop longtemps pour qu'une flamme puisse réapparaître. Il savait comment cela allait se passer. Marcher dans le feu et se brûler, voilà ce qui qualifiait parfaitement leurs situations actuelle. Il s'était rapproché de Blake, sa mains sinuant ses doigts pour les lier.

▬ « Quel en serait le plaisir d'une traque, si les obstacles en son minimes ? » Ce contenta t-il de répondre, avant d'ajouter : « Allons au bout des choses. » d'un murmure à sa compagne. Elle savait autant que lui que leurs chemin s'arrêtait là. Que le train venait de les déposer à leurs arrêt. Leurs armes se dirigèrent dans leurs direction. Une main malveillante s'empara de la mallette, et les poussa tout d'eux en arrière pour qu'ils reculent. Le cœur du meurtrier battait dans sa poitrine, alors qu'une chose étreignait son ventre, une chose qu'il pensait impossible : Une peur.

« Maintenant que vous avons ce que nous souhaitons, inutile de perdre notre temps avec des balivernes. »
déclara un homme robuste, dont le sourire de leurs affreux desseins se dessinait peu à peu sur son visage.

Le spectacle allait prendre fin. Quand le rideau se baissera, alors tout sera finit. Un cliquetis se fit entendre. Une rafale de balles se dirigèrent vers eux, sifflantes, vicieuses. Les détonations perçait le silence de la montagne. Tout se finissait tel qu'il avait commencé. Mais rien au monde n'aurait su retirer cet chance implacable de mourir avec la personne qu'on aime le plus au monde. Oh, si il aurait pu, il lui aurait offert le monde entier. L'hardeur de ses sentiments brûlaient son cœur, criait dans sa tête. Il aurait voulu la prendre, attraper son visage, savourer une dernière fois le contour de ses lèvres et brûler dans cette étreinte.

Après tout, l'oiseau qui vole n'a pas de maître.

Alors qu'il pensait que les balles allaient les atteindres, mettre fin à ses frêles cœurs et stopper leurs battement, il se sentit vasciller et aspirer. Le décor tangua, se brouilla. Et tout devint noir.

~~~~~~~~~~~
La tête d'Heshvan lui tournait. Il se sentait fatigué, pris de vertige. Il avait mal un peu partout, mais surtout à l'épaule et à la cheville. Il avait l'impression de revenir de loin, et un poids sur ses genoux lui indiquait la présence de Blake, dans sa vaste demeure. Il cligna des yeux, une foulées de souvenirs l'assaillie. Il se revoyait dans se train, avec elle. Il se souvenait de tout. Absolument tout. Chaque baiser volés, chaque désirs brûlant contre son abdomen, chaque coups qu'il lui adressait pour la corriger dans son effronterie ..Absolument tout. Même les coups contre son torse qu'elle lui avait adressés. La douleur lui mordait l'épaule, et il se rendait compte qu'il saignait . La balle était toujours là.

Pire encore, il se rendait compte de ce qu'il avait fait. Du monstre qu'il avait été. Il ne se sentait pas bien, sa tête lui tournait, ses yeux étaient effarés, et les rires de Blake lui faisait presque perdre pieds. Comment pouvait-elle être aussi hilare de ce qu'il c'était passé ? Il avait presque envie de crier, tellement il se sentait monstrueux. Il ne se reconnaissait pas, il se détestait, là, maintenant, tout de suite.

▬ « Tu m'expliques c'est quoi ton problème ? » S'écria t-il, dépitée de sa réaction qui l'accablait.
Mais ce qui le préoccupait encore davantage, c'est qu'il n'avait pas l'impression de s'être défait des sentiments du grand méchant loup à l'égard du petit chaperon rouge.

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It ain't never gonna be enough
“Memories of the days Climbing up to this place We live nights in the flame Bold dreams in our brain We know we're okay Just like a storm is rising Lights up the spark inside us Don't act like it's surprising Pop the champagne star a fire we made it we're on top of the world ” (c) crackle bones


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On ne vit que deux fois ϟ Poison Arrow





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