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٩(͡๏̯͡๏)۶ Ombres & Poussières ☆ Evénement #89
Une mission de Nora - Ouverture : 7 janvier 2018
« Dans la poussière des mots naissent les rêves. »

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 Until we go down ☠ Black Storm

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Rebekah Stormborn


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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╰☆╮ Avatar : Cintia Dicker.

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Actuellement dans : « Vous auriez pas une dinde au four ? »


________________________________________ Ven 12 Jan 2018 - 23:44

until we go down
I don't like your little games, don't like your tilted stage. The role you made me play, of the fool, no, I don't like you. I don't like your perfect crime, how you laugh when you lie. You said the gun was mine, isn't cool, no, I don't like you. But I got smarter, I got harder in the nick of time. Honey, I rose up from the dead, I do it all the time. Look what you made me do.
Le soleil se noyait lentement dans la mer, dardant ses rayons rougeâtres sur les reliefs de l’Île du Roi. La fin d’une journée étrangement paisible sur les terres de la reine disparue. Après nous être miraculeusement tirés en un seul morceau de nos tumultueuses péripéties, j’avais laissé mon demi-frère reprendre le large. Il avait besoin de se dégourdir les pattes. Et je ne l’avais plus dans les miennes par la même occasion. D’une pierre deux coups. Mais je n’étais pas en vacances pour autant, bien au contraire. J’avais des obligations à respecter. Le soir-même allait se tenir le Bal des Seigneurs. L’évènement avait lieu une fois tous les sept ans dans un lieu inconnu dont l’emplacement était indiqué aux invités le matin qui précédait les festivités. Pendant une nuit de trêve où aucune arme ni aucun équipage n’étaient admis, les pirates les plus influents des océans se retrouvaient. Officiellement le but de la manoeuvre était d’apaiser les tensions et d’oublier les querelles. Officieusement, chacun se servait de ce bal pour jauger la force propre de ses adversaires. S’il y avait une soirée où le moindre faux-pas coûtait cher, c’était celle-là. Il fallait faire bonne impression. Et tout commençait par trouver la tenue idéale. Voilà pourquoi j’étais plantée devant une enfilade de robes depuis déjà deux bonnes heures. Rumpy m’avait aidée à faire une première sélection. Le reptile avait bon goût, je lui faisais confiance. Il ne me restait donc plus qu’à choisir parmi une bonne douzaine de vêtements. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’y serais allée telle que j’étais. Les froufrous et les rubans, ce n’était pas ma came. Mais le problème était que justement, ça ne tenait pas qu’à moi. J’étais la première à déroger aux règles, néanmoins il y en avait certaines qu’il ne valait mieux pas enfreindre.
Je me laissai tomber sur une chaise, lasse. Mes prunelles couleur d’ouragan lorgnèrent à travers la grande fenêtre de la chambre. Le soleil allait bientôt disparaître derrière la ligne d’horizon. Je devais accélérer l’allure. Ce serait ballot d’arriver en retard. Pas que la ponctualité fasse partie de mes rares qualités, mais quand même. Quelques dernières réticences me faisaient traîner du pied. Je ne connaissais pas la liste des invités, cependant j’étais sûre d’y voir plusieurs têtes connues. Une en particulier. Une qui décidément ne voulait plus me lâcher. Depuis nos “joyeuses” retrouvailles, j’avais réussi par une quelconque action divine à éviter Teach. Jusqu’ici, j’avais eu une chance incroyable. Or j’avais appris à mes dépens que la bonne fortune ne restait jamais bien longtemps de mon côté… Je m’étais donc préparée mentalement à la confrontation. Hors de question que je me fasse avoir comme un bleu encore une fois. Il ne me prendrait plus au dépourvu. J’avais un projet très précis que je comptais mener à terme. Ce projet tenait en un mot. Un seul, sinueux et terriblement séduisant comme un serpent, qui rampait dans mon esprit avec un charme diabolique. Vengeance. Maintenant que j’avais trouvé la faille dans la montagne, j’allais pouvoir me faufiler jusqu’au coeur du volcan afin de réveiller sa colère. Appuyer là où ça faisait mal. Le faire souffrir autant que ce qu’il m’avait fait subir. Le voir au fond du gouffre. Plus la chute serait longue, plus je m’en délecterais. Des regrets, je n’en attendais aucun de sa part. Je me contenterais de sa rage, ô combien satisfaisante. Je m’occuperais personnellement de son cas, sans attendre que le destin ou tout autre karma ne s’en charge à ma place. Je voulais être la cause de son tourment. La cause de sa perte. Et si pour ça je devais enfiler et garder pendant des heures une robe des plus inconfortables, alors soit. Je me ferais violence.

Deux frappes timides à la porte en chêne massif me tirèrent de mes mauvaises pensées. Je relevai la tête, interloquée. C’est moi, Anne, je peux entrer ? demanda une voix étouffée par l’épaisseur du battant. Je m’extirpai à grands renforts de soupirs de mon siège pour aller ouvrir à la nouvelle venue. Anne tenait une taverne sur l’île. Une des rares tavernes où l’on pouvait siroter son verre sans avoir besoin d’esquiver trois bouteilles volantes lors d’une des innombrables bagarres d’ivrognes. La jeune femme blonde tenait d’une main de fer son établissement. Personne n’osait y faire du grabuge. Pourtant, à la voir ainsi, toute en sourire et rondelette à souhait, on ne croirait pas qu’elle tenait à distance les pires canailles des environs. En vérité, tout le monde aimait Anne. Elle avait cet éclat pétillant de joie dans le regard qui attirait aussitôt la sympathie. Une brave fille, ça oui. Je l’avais réquisitionnée pour qu’elle me donne son avis féminin sur la question cruciale de la journée : que devais-je me mettre ? Anne passa rapidement en revue les différentes robes avant d’en piocher une. Ses yeux firent des allers-retours entre le vêtement et moi. Puis, dans une moue approbative, elle m’annonça : Celle-là t’ira à ravir. J’haussai un sourcil. Elle me refourga la robe (qui pesait un âne mort) et je me tournai vers le grand miroir en pied posé sur le mur d’en face. Je caressai le tissu soyeux en me regardant dans la glace. J’avais du mal à me projeter dans cet habit luxueux. Ca m’était si… inhabituel. Tu devrais te dépêcher de l’enfiler, je dois te coiffer avant de partir. Le temps filait à une vitesse ! Avec ma non-pudeur habituelle, je me changeai sans prendre la peine de passer derrière le paravent. Je relevai ma tignasse de feu pour qu’Anne puisse attacher les boutons dans le dos. Le reflet que me renvoyait le miroir me laissait perplexe. Cette étoffe bleue qui épousait mes courbes avait quelque chose de trop… trop. J’avais l’impression que je n’avais aucune légitimité à porter une telle robe. Ce n’était pas crédible. Pour moi en tout cas, car la tavernière poussa un petit “wah” quand je fis tournoyer le bas du vêtement. Mouais. J’entrepris ensuite de vérifier la souplesse du tissu. Une trêve diplomatique n’empêchait pas une possible escarmouche. Je pliai plusieurs fois les genoux, dubitative. On avait déjà vu plus pratique. Tant pis. Puis vint le moment que je redoutais le plus : les chaussures. Je scrutai avec appréhension la paire d’escarpins qu’Anne me présenta. Instrument de torture. Les enfiler était une chose, les garder en était une autre. Ils n’allaient pas faire long feu, je pouvais l’assurer. Marchant comme Bambi sur la glace, je mis quelques minutes à m’habituer à ces nouveaux appuis. Qui avait eu la sombre idée d’inventer un truc pareil ? Certainement pas une femme. Ou alors, elle n’avait aucune compassion pour ses semblables. Anne s’occupa des finitions en attachant ma chevelure de façon à ce que ma nuque soit dégagée. A ma gorge dénudée elle attacha, par dessus la chaîne de ma pièce de huit, un collier que j’aurais été ravie de voler s’il n’avait pas déjà été en ma possession. Enfin… je l’avais récupéré dans les caisses du trésor, mais c’était tout comme. Je l’admirai briller dans le miroir. Je n’avais jamais porté quelque chose d’aussi précieux. Le premier qui laisse trop traîner ses prunelles dessus, je lui crève les yeux. Et la touche finale… La tavernière m’aspergea de parfum à m’en faire tousser. Ce qu’il ne fallait pas faire pour aller s’empiffrer de petits fours.
Enfin, j’étais parée à virer. Une frégate m’attendait au port. Les invités du bal étaient autorisés à se faire accompagner jusqu’à destination, mais l’équipage avait l’interdiction de mettre un pied à terre. Prenant attention à ne pas tacher les bords de la robe (ni de me les prendre dans les pieds et m’étaler de tout mon long), je montai sur le pont, sous les regards ébahis des quelques pirates présents. Si je n’étais pas accoutumée à ce genre d’accoutrements, eux l’étaient encore moins. Après qu’ils aient tous ramassés leurs mâchoires tombantes et que je me sois carapatée à la proue du navire, nous mîmes les voiles. Les crépuscule étendait son voile ténébreux sur l’immensité des astres. Au loin, la mer se confondait avec le ciel, dans un obscur velours. La nuit ne faisait que commencer, et je sentais qu’elle n’était pas prête de se terminer.

Bienvenue Miss Stormborn, nous vous attendions. Bien joué mon grand, c’est pas comme si j’étais sur la liste des invités. Je venais d’arriver à destination. Les coordonnées de navigation m’avaient menée à un îlot rocailleux, perdu au milieu de nulle part, et sans aucun doute absent des cartes. Le cadre parfait. Une crique à l’abri du vent offrait un quai naturel pour amarrer les embarcations. Visiblement je n’étais pas en avance, car une floppée de bateaux encombrait déjà l’endroit. Je fus accueillie par un gamin d’une petite dizaine d’années. Je n’avais jamais su qui organisait le Bal des Seigneurs, et je ne m’étais à dire vrai jamais posé la question. Cependant, le fait d’employer des mômes était pour le moins intriguant. Je suivis le mioche qui me fit grimper un escalier taillé dans la roche pour parvenir jusqu’à un palais. Et quel palais. agrippé à la falaise, surplombant les vagues, il s’élançait vers les cieux, majestueux et sinistre. Des grandes portes d’entrée me parvenaient de la musique et un brouhaha paisible. Paisible oui. Je pris une grande inspiration avant de m’engouffrer à l’intérieur du château. Sous mes yeux, en bas d’une volée de marches en marbre blanc, une gigantesque salle de réception s’étendait. Au plafond, des lustres lourds d’or et de bougies éclairaient les convives. Ok, je n’étais clairement pas en avance. La pièce était déjà bien remplie. Je balayai l’assemblée du regard, qui s’était retournée vers moi. Certains visages m’étaient familiers. Des illustres noms de la piraterie. Un beau gratin. A leurs bras, des gourgandines toutes plus poudrées les unes que les autres. Avec ma peau dorée par la soleil et mes taches de rousseur, je détonnais. Tant mieux, je ne voulais pas leur ressembler. C’est alors que je le vis. Avec sa crinière attachée, son ensemble élégant (je ne me rappelais pas l'avoir déjà vu aussi bien habillé), j’avais failli ne pas le reconnaître. Je serrai les dents sous le flot d’émotions qui m’inondait. Mon désir de revanche se heurtait à d’autres pulsions bien moins belliqueuses. Je les chassai aussitôt. Vengeance vengeance vengeance. J’attendis que nos regards se croisent pour détourner effrontément le mien et descendre les escaliers. Le menton fier, je me dirigeai vers le buffet en ignorant royalement les myriades d’yeux qui me fixaient. Je me saisis d’une coupe en cristal et la fis remplir par un autre garçon préposé aux boissons. Je la vidai d’une traite, le liquide brûlant me donnant un brin de réconfort. Je n’étais pas à mon aise. Et ça n’alla pas en s’arrangeant lorsque je sentis la présence de Black Beard dans mon dos. Je me tournai et lui offris mon plus beau sourire provocateur. Comme on se retrouve. Ce que je lisais dans ses yeux me plaisait. Ça me plaisait car grâce à ça je savais exactement comment procéder pour entamer sa descente aux enfers. Et même si je devais encore lutter contre les reliques des chaînes qu’il avait arrimées à mon âme, il y avait de cela des années et des années, je me sentais prête à lui faire face. Sous ses iris de glace, son rictus conquérant et sa carrure imposante, je ne me défilais pas. J’ai hâte de voir comment tu te défends sur une piste de danse. Oh pour valser nous allions valser. Une valse à trois temps. Approché, touché, coulé.
acidbrain


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