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sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


٩(͡๏̯͡๏)۶ The Universal Horror Show ☆ Evénement #91
Une mission de Robyn Candy - Ouverture : 20 février 2018
« Aryana, Sasha, Gaston, Arthur, Emmet & Robyn partent se faire éclater la tête ! »

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 She's got me like nobody » Rémi

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Joanne F. Kennedy


« Je n'ai rien d'un
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________________________________________ Mar 23 Jan 2018 - 23:26




Take off your clothes, little boy.


La mission était simple : faire quelque chose d’inédit avec des bases singulières. Il n’était pas question de créer mais plutôt de réveiller, de révéler aux yeux du monde ce qui se cachait là-dessous et de lui donner toutes les capacités pour le supporter. Et quand Joanne observait Rémi, elle se disait que la tâche n’allait franchement pas être des plus simples ; elle bénéficiait pourtant de l’aide d’Adèle et de Liz pour cette fois, les ayant prévenues l’une et l’autre tandis qu’elles prenaient le thé dans le grand salon de l’hôtel. Un programme changé. Des rendez-vous déplacés. Une liberté remplie de contraintes. Mais comme un enfant qui monterait un plan pour débusquer la cachette du Père Noël, la sorcière avait tout préparé et terminait même de mettre au point cette embuscade tandis que Clément immobilisait la voiture devant l’immeuble bas de gamme. Elle prit le temps de terminer le mail qu’elle était en train de rédiger puis plongea le téléphone dans son sac et s’extirpa par la portière qu’on venait de lui ouvrir.

Coiffant ses lunettes de soleil, elle claqua sa langue contre son palais avant d’avancer du haut de ses escarpins opaques et de s’engager dans les escaliers qui menaient à l’étage. Son attitude calme et hautaine ne laissait nullement place aux lamentations murmurées jusqu’au creux de son oreille par ces âmes en peine. Que pouvait-elle en avoir à faire qu’un homme ai été assassiné par sa femme à coup de plomb ? Il l’avait sans aucun doute mérité. Et ce pendu au second étage, seuls les imbéciles abandonnaient avant la ligne d’arrivée. Elle n’éprouvait aucune pitié pour ces esprits d’un autre temps, aucune compassion et encore moins d’attention : Joanne n’était pas là pour eux et il était hors de question qu’ils lui fassent perdre plus de temps que nécessaire.

Elle trouva la porte et haussa un sourcil devant un logo de boîte de nuit collé à côté du Judas ; visiblement quelqu’un appréciait ces lieux de débauche… Elle leva la main et frappa trois coups précis. Aussitôt une espèce de raffut surpris résonna derrière le bois et le verrou ne tarda pas à se tourner, laissant apparaître un JEUNE HOMME uniquement vêtu d’un caleçon. Celui-ci étouffa un bâillement avant de sembler la reconnaître, agitant la main dans sa direction :

« Oh bonjour Joanne ! Comment vous allez ? Rémi est dans la salle de bain ! Il arrive ! Une tasse de thé ? Café ? Chocolat ? Entrez ! Installez vous ! Et sinon... Quoi de neuf ? »

La sorcière le toisa des pieds à la tête avant d’esquisser un petit rictus, sans pour autant bouger de l’entrée où elle se trouvait. Elle n’était pas venue pour explorer l’appartement que ces deux personnes occupaient, même si la proposition se voulait polie et sympathique.

« Non merci. » Répondit-elle avant qu’il ne se mette à sortir toutes les boissons sus-citées. « Au moins, vous étiez réveillé. Pouvez-vous prévenir Rémi que je l’attend ? »

Cela ne sonnait pas vraiment comme une question pourtant le garçon, Benjamin, sembla obtempérer sans trop de négociations.

« Euh… Ouep… Z’êtes sûre ? Vous voulez pas rentrer ? » Il recula d’un pas pour pencher sa tête en arrière et crier : « Rémiiiiiiiii, y’a Joanne à la porte pour toiiiiii ! » Avant de revenir tout sourire sur la sorcière immobile après qu'ils aient entendus un juron. « Il arrive. »

Il n’y avait que peu de créatures susceptibles de l’appeler par son prénom sans risquer de mourir immédiatement. Fort heureusement pour lui, Benjamin avait l’indécence des enfantillages et l’innocence peu commune de la mignonnerie ; elle lui laisserait donc la vie sauve pour cette fois. Au contraire, cela l’amusait même de le voir si à l’aise en face tandis que Rémi pouvait se montrer su pataud et nigaud en même temps. Heureusement, elle était là pour résoudre ce problème.

« Merci. » Concéda-t-elle, répondant brièvement à un message de Claymore sur l’un de ses téléphones.

« De rien. »

Un silence s’installa, sans doute malaisant pour le petit léopard puisqu’il se mit à se dandiner d’un pied sur l’autre. Joanne, toujours immobile, ne sourcillait qu’à peine malgré le manque de savoir vivre manifeste du jeune homme. Ne pouvait-il pas se tenir tranquille plus de quelques secondes ? Elle avait l’impression de se retrouver face à Antropy – ce charmant mais néanmoins agaçant jeune homme était de l’énergie à l’état pur… Pas étonnant que Carlisle finisse ses journées en sa compagnie légèrement épuisé. Il en fallait beaucoup pour contenter un homme comme lui et quelque chose lui soufflait à l’oreille que l’énergumène s’en chargeait très bien.

« Et sinon, beaucoup de projets avec Rémi ? Encore une chasse aux fantômes ou un truc comme ça ? Comme à la soirée de la mairie ? »

C’était presque mignon toute cette curiosité.

« Rien de cela. Mais vous retrouverez votre colocataire entier, c’est promis. »

Comme pour l’empêcher de proposer d’autres questions auxquelles elle ne répondrait pas, un bruit sourd claqua contre la porte d’entrée et une main apparue suivi d’un visage essoufflé : Rémi. Les joues de ce grand dadais se colorèrent de rouge quand il la reconnu, sans doute pris au dépourvu comme d’ordinaire. Il saignait légèrement de la lèvre, s’était-il cogné en essayant de se dépêcher ? Ou bien un coup de brosse à dent malheureux ? Tant d’idées et de possibilités, toutes plus ridicules les unes que les autres, si bien que la jeune femme ne s’y attarda pas. Pas vraiment. Elle se contenta de tapoter sa propre commissure de lèvres pour lui faire comprendre sa situation pendant qu’il bafouillait des excuses inutiles.

« Si vous êtes prêt, allons-y. Un long week-end nous attend. » L’interrompit finalement Joanne en se dirigeant déjà vers les premières marches. « Ne vous en faites pas, vos collègues sont au courant. Ils devront faire sans le Chef pour cette fois car nous allons être très occupés. »

Ils ne devaient passer qu’une partie du samedi ensemble mais elle avait finalement eu une bien meilleure idée et comptait s’y atteler. L’entendant lui emboîter le pas elle rejoignit la rue principale et grimpa dans le véhicule, se décalant pour que son invité puisse s’installer à côté d’elle. Clément démarra rapidement, sachant parfaitement où il devait se rendre, et elle répondit à un énième message de ce cher juge qui semblait bien bavard aujourd’hui. Détournant son regard de l’écran, Joanne le posa sur l’homme à ses côtés qui semblait fort mal à l’aise quant à son avenir.

« Ne vous en faites pas, je ne vous mangerai pas. » Au cas où il pensait qu’elle aurait de nouveau l’audace de lui sauter à la gorge. Qu’il se rassure, elle était carnivore mais d’un autre genre de chair. « Nous vous avons prévu tout un programme une fois que nous serons à New York. Ne vous en faites pas, vous n’aurez qu’à suivre et écouter les conseils que nous vous donnerons. Ce week-end, Rémi, je fais de vous un homme nouveau. Un homme qui fera tomber littéralement Co…Lette dans vos bras et vous permettra de la ravir une bonne fois pour toute. »

La sorcière esquissa un sourire de circonstance, parfaitement confiante en son plan. Le cuisinier allait subir moults essayages et autres propositions jusqu’à ce qu’ils parviennent à lui fournir une allure décente et un charme irrésistible. La première étape avait été d’attirer le regard de Colette, désormais il fallait lui en mettre plein la vue pour qu’elle ne le détourne jamais ; elle connaissait la cuisine de son ami il fallait donc s’orienter sur autre chose. La surprendre. La prendre à revers et l’achever une bonne fois pour toute. Pour cela, Adèle et Liz allaient être de précieuses alliées… D’ailleurs, elles les attendaient sur le tarmac de l’aéroport privé où ils venaient d’arriver.

« Rémi, voici Liz Taylor. Elle s’occupe de mon Hôtel, peut-être l’avez-vous déjà croisée ? Liz, voici mon ami, Rémi Lepetit. »

La concernée gloussa en serrant sa main avant d’oser lui faire deux bises sur chaque joue. Accaparée par Adèle qui souhaitait l’informer des derniers ajustements de planning, Joanne lui offrit un sourire satisfait comme à chaque fois. Adèle avait parfois quelques soucis mais elle gérait généralement leur organisation d’une main de maitre et la sorcière ne pouvait que s’en satisfaire. Cela lui évitait d’avoir à le faire, même si elle avait toujours le dernier mot. Prenant place à bord du jet privé – appartenant à la famille Evil et généreusement prêté par Evanora, le sien étant actuellement en Italie pour Donatella Versace – elle s’installa confortablement en attrapant une coupe de champagne posée devant elle.

Ce week-end allait se révéler des plus intéressant, surtout quand elle voyait à quel point son invité était mal à l’aise dans son grand pull gris. Ce qu’il pouvait être craquant, cet imbécile… Mais chut, c’est un secret.

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sur le minuit lugubre
It’s the unspoken truth of Humanity that you crave subjugation the bright lure of freedom diminishes your life’s joy in a mad scramble for power for identity you were made to be ruled in the end... ▬ you will always kneel.


Rémi Lepetit


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________________________________________ Dim 4 Fév 2018 - 10:04

I say 'Hey.... What's going on?'


Rémi s’était réveillé comme tous les autres jours, endormi dans le canapé, réveillé par la lumière du jour. En général, il trouvait la force de se traîner jusqu’à son lit, histoire de terminé sa nuit, mais pas aujourd’hui. Etrangement, comme dans un pressentiment, il s’était levé, totalement engourdi par sa nuit, se dirigeant mollement vers sa chambre pour y piocher un pull, un jeans, des sous vêtements -l’avantage non négligeable de ne porter qu’une couleur : pouvoir laisser le hasard faire son œuvre- et s’était diriger vers la salle de bain, tâchant de ne pas faire trop de bruit pour ne pas réveiller son colocataire. Lui avait travailler jusqu’à tard et il lui semblait que Benjamin avait invité les jumeaux, aussi ne présageait-il pas du cota de sommeil de son colocataire.

Aussi utilisa-t-il un filet d’eau mince, histoire de ne pas faire trop de bruit et sa douche dura beaucoup plus longtemps que prévu mais elle eue au moins l’avantage de dénouer un peu de ces muscles endoloris par des journées de travail acharné…. Entre les cours de cuisine avec Monsieur Chostakovich, les préparatifs du repas de mariage de Madame Montgomery, et les différentes soirées passées soit en compagnie de Benjamin, soit d’Alfredo, soit de Benjamin et les Jumeaux, il devait bien avouer qu’il avait l’impression de ne plus avoir la moindre seconde à lui. Pas que cela le dérange, au moins, il se sentait perpétuellement prit dans le flot des choses, perpétuellement en mouvement, perpétuellement prit dans une action… Il n’y avait rien de mieux pour lui, l’oisiveté n’était pas vraiment un état bénéfique sur sa psyché…

Cela dit, toute la détente dont il tira de sa douche s’évapora en un éclair dès qu’il entendit la voix de Miss Joanne dans l’entrée. Etouffant un juron, il s’entaillant légèrement lagencive, étant en train de se brosser les dents, avant de prendre sa serviette pour appuyer, commençant déjà à faire de grands gestes improbables dans l’espoir de s’habiller plus vite. Ses cheveux dégoulinant encore d’eau, il tâcha de les sécher, tout en maintenant sa serviette contre sa bouche, tâtonnant pour trouver son pull et le passer par dessus sa tête. Du même geste, il tâcha de trouver son caleçon, réalisant à temps qu’il ne s’était pas encore essuyé le bas du corps et il se mit à se frictionner avec brutalité, tentant d’être plus rapide qu’efficace. Il manqua de tomber à la renverse en enfilant ses chaussettes, se rattrapant à temps au lavabo, et après un ultime effort pour boucler son jeans, il finit par se redresser, avant de sortir comme une furie de la salle de bain.

Voir Miss Joanne dans son appartement avait quelque chose de… Dérangeant. Gênant aurait peut-être été le plus approprié. C’était comme faire entrer un diamant dans une maison de poupée faîtes en carton, vous voyez ? Ce n’était pas normal, pas à sa place, et aussitôt, il se mit à rougir, finissant absolument cramoisie quand elle lui fit remarquer la petite goutte de sang qui perlait de ses lèvres. D’un geste un peu brusque, il l’effaça, pas tout à fait certain de ce qu’elle sous-entendait en disant qu’ils allaient avoir un long week-end. Que… hein ? Quoi ? Eux, deux deux ? Comment… Pourquoi ?!

Totalement prit au dépourvu, il tourna la tête vers Benjamin qui se contenta d’un petit sourire en coin et d’un joyeux au-revoir de la main, le pressant même de partir après Miss Joanne, et Rémi se sentit encore plus démuni. Si même son coloc’ ne voulait pas lui expliquer ! Bon après, elle ne devait pas trop lui en avoir dit sur le sujet, Miss Joanne étant une personne très mystérieuse en règle générale. Rémi pensait savoir certaines choses sur elle, en avoir déduites d’autres, mais avec une telle femme, rien n’était jamais gravé dans le marbre. Plutôt tracé dans le sable…

-Excusez moi ? Mademoiselle Joanne ? S’il vous plait, excusez…. Excusez moi, mais qu’est-ce que je fais ici? finit-il par bafouiller, horriblement mal à l’aise à l’arrière de sa voiture.

Rémi n’avait jamais vraiment aimé le principe des chauffeurs, ressentant aussitôt une culpabilité désuète du fait d’avoir l’impression d’être ‘supérieur’ puisque donnant des ordres. Chose qui ne perturbait visiblement pas Miss Joanne et encore moins son chauffeur. Une fois de plus, Rémi du se rendre à l’évidence, Miss Joanne et lui ne faisait définitivement pas parti du même monde et cela relevait du mystère qu’elle puisse encore s’intéresser à lui.

Enfin s’intéresser…. Rémi se mit à rougir comme un enfant, songeant un instant à cette nuit d’Halloween et à son cortège de moment gênant, et il du détourner les yeux avant de brusquement les reposer sur elle.

-Mais je !… Vous… Mais je ne vous… Vous n’avez pas à faire cela, vous savez ! Je veux dire, Colette… Je ne… Je ne sais pas si...

D’un geste, elle le coupa et Rémi du se mordre la langue. Miss Joanne savait-elle que Colette essayait à ce jour des robes de mariées ‘en prévision’ d’un mariage prochain ? Rémi n’avait pas la moindre chance, il le savait bien. Emile le lui avait dit. Si il avait voulu changé les choses, il aurait fallut le faire avant. Quand ils étaient tous arrivés en Amérique. Quand il était devenu un homme digne de confiance, un homme de décision, un Chef, littéralement. Là, il aurait eue une chance. Mais maintenant…

Il fut rapidement couper dans ses jérémiades mentales quand il cru apercevoir les contours d’un… Aéroport ? Aussitôt, il se redressa, plaquant sa main à la vitre malgré l’air un peu réprobateur de Miss Joanne. Ils allaient prendre l’avion ?! Bon en réalité, cela le soulageait, car si ils avaient du faire la route en voiture, il aurait vraiment finit par mourir de honte, incapable de savoir de quoi parler avec elle. C’était vrai quoi, de quoi est-ce que lui, petit cuisinier français et maladroit, était-il supposé parler à elle, une déesse douée -il en était certain- de pouvoir magique et né dans le luxe et la richesse ? Rien ! Bien sur qu’il n’avait rien à lui dire ! Rien, nada, niet ! Improbable… Et puis bon, il fallait être logique, Miss Joanne n’était pas le genre à voyager en voiture.

Maladroitement, il s’extirpa de la grande voiture, remerciant et saluant au passage le chauffeur, qui ne bougea pas d’un centimètre au point qu’il crut qu’il ne l’avait pas entendu, mais Miss Joanne lui intima de le suivre et ils s’approchèrent rapidement d’un tarmac… Ainsi que de deux… Femmes ? Malgré lui, Rémi tiqua, même si ce ne fut que de curiosité. Il ne s’attendait pas à rencontrer Liz, qu’il n’avait jamais vu de sa vie, mais dès qu’elle lui fit la bise, Rémi ne put s’empêcher de la trouver élégante. Lui, même transformé, n’aurait jamais autant de grâce dans ses mouvements.

-Je suis ravi de vous rencontrer, Liz… Et bonjour Mademoiselle Adele.

La concernée le fixa un instant, avant de jeter un regard à une note sur un post-it et de lui sourire. Elle était toujours aussi enjouée, douce et avenante, et Rémi se sentit un peu rassuré de ne pas être seul face à Miss Joanne, qui fit soudain claquer ses talons, symbole de départ. Aussitôt, Liz vint passer son bras sous celui de Rémi, gloussant comme une adolescente.

-Dieu mais qu’il est grand celui-là ! Joanne me l’avait bien dit mais elle n’avait préciser que vous étiez aussi mignon !

Malgré lui, Rémi rentra la tête dans les épaules, un peu gêné.

-Merci, bafouilla-t-il maladroitement.

-T-t-t pas de fausse modestie ! le réprimanda-t-elle avec amusement.

Elle eue une moue touchée quand il lui tendit la main pour la faire élégamment monté dans l’avion, avec la classe désuète d’une ancienne star d’Hollywood, et Rémi finit enfin par entrer dans le jet, un peu courbé à cause de la taille de l’habitacle. Miss Joanne était en grande conversation avec Mademoiselle Adele, et Rémi se glissa doucement sur la banquette opposé, pas du tout certain de ce qu’il était censé faire. Mademoiselle Adele eue un hochement de tête, et elle se leva, allant vers Liz avec qui elles fixèrent les derniers détails avant le décollage.

-Mademoiselle Joanne je… Ne comprend pas ce que...

D’un regard, un peu sévère, elle l’interrompit, et Rémi se ratatina dans son fauteuil, fixant ses mains jointes sur ses genoux. Il n’avait pas la moindre chance. Pour le coup, c’était un kidnapping dans les règles de l’art !

-Et le restaurant ? tenta-t-il, en dernier recours. On a une grosse table de prévu demain midi, presque vingt personnes, c’est beaucoup, Colette va être d’une humeur massacr...

Etrangement, il se sentit soudain étranglé par le regard de Miss Joanne, s’interrompant de lui même. Il savait que Miss Joanne n’appréciait pas Colette, mais parfois, il avait l’impression que c’était plus que cela. Plus… Personnel.

-New-York? finit-il par dire, en désespoir de cause -il n’était vraiment pas doué pour faire la conversation. Je…. N’ai jamais été à New-York.

-Oh vous verrez mon chou, c’est une ville fabuleuse ! Pleine de charme, et de… Stupre ma foi...

Liz eue un haussement d’épaule, continuant ses rangements, avant que Rémi ne fronce les sourcils, se retournant vers Miss Joanne, avec une moue hésitante. Elle releva un sourcil et Rémi se mit aussitôt à triturer ses grandes mains.

-… Je vais probablement passé pour un imbécile mais… ‘Stupre’?

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________________________________________ Jeu 15 Fév 2018 - 16:26




Take off your clothes, little boy.


Effectivement, il passait pour un imbécile. Un charmant imbécile mais, ma foi, cela pouvait parfois porter à confusion sur ses capacités mentales. Rémi était loin d’être aussi bête qu’il en avait l’air, penaud et naïf par contre étaient des adjectifs qui lui convenaient on ne peut mieux. Bavard aussi, timide et intimidé, envahissant de maladresse dès qu’il ne possédait pas de casseroles dans les mains et ivre de contradictions sommaires. En un mot, quelqu’un d’inintéressant au possible pour des gens de leur niveau. Et pourtant… Joanne se faisait un plaisir personnel à bousculer la vie tranquille de ce cuisinier de talent afin de la rendre un peu plus palpitante. Certains lui disaient qu’elle faisait cela pour s’amuser, un caprice temporaire, et elle ne pouvait pas foncièrement leur donner tort ; cependant elle n’était pas prête de se lasser et les plans qu’elle avait prévus pour le weekend ne tolèreraient aucune échappatoire quel qu’il soit. Bien sûr, elle en profiterait pour régler quelques affaires qui nécessitaient sa présence, mais le but principal était de transformer ce grand dadais infantile en véritable tombeur de ces dames. Il y avait du potentiel là-dessous, un vrai talent caché, et le monde devait s’en rendre compte.

Un verre de champagne à la main, la sorcière esquissa un rictus amusé face à la question innocente de son invité. Liz et sa manière de parler digne des années vingt lui procuraient une bouffée de souvenirs, diva florissante et trépidante révélée sous son apparence d’homme de bureau mal dans sa peau. Elle était belle dans ses robes fuseau et avec son khol autour des yeux. Belle avec ses turbans pastels et son goût exquis pour toute forme vestimentaire. Belle dans ce qu’elle était, une femme libérée, délivrée (oui, j’ai osé), de ses entraves et pouvant aujourd’hui laisser exprimer tous les fondements de son être… D’ailleurs, elle se permit un léger rire avant de répondre à la place de Joanne :

« Le stupre, mon cher, la luxure à son état pur. » Elle fit glisser son regard le long du torse de rémi et s’attarda un instant sur ses hanches, jouant de son malaise comme d’une arme facile à retourner contre lui. « You don’t know that when you’re more dumb than pretty, and you are very pretty. »

Elle tapota son genou d’un geste affectueux, ce qui provoqua d’abord un petit pouffement de la part d’Adèle avant qu’elle ne relève vivement la tête d’un air outré. Fronçant les sourcils, elle asséna à Liz un regard réprobateur et lui murmura quelque chose qu’ils n’entendirent pas. Joanne les suivis des yeux sans mot dire, préservant bien souvent ses dialogues pour les occasions qui les nécessitaient. Laissant Rémi cogiter le petit sarcasme qu’il venait de recevoir, elle observa par la fenêtre le décollage sans heurt ni encombre qui découla du jet privé des Evil ; il n’y avait pas à dire, ils savaient bien traiter leurs invités. La plupart des affaires avaient été soigneusement rangées par leurs deux accompagnatrices et ces dernières mirent au point les derniers préparatifs, accordant leurs agendas avant de se laisser aller dans leurs fauteuils, un peu plus détendues.

Ce qui ne semblait pas être le cas du rat de cuisine qui faisait face à la sorcière. Ce dernier, triturant ses mains, avait l’air d’une de ces proies faciles qu’on se complait à taquiner avant de les dévorer vivant. Il avait refusé un verre de champagne et se retrouva tout de même avec un soda à sa disposition, l’hôtesse ne pouvant consentir à le laisser les mains vides. Elle ne traîna pas dans l’habitacle, laissant d’un côté Adele et Liz en conversation discrète et, quelques mètres plus loin, Rémi et Joanne en face à face silencieux. Le malaise pouvait être palpable pourtant cette dernière le balaya comme si de rien étant, ne semblant pas s’en incommoder. Elle pianota un peu sur la tablette portée à sa disposition mais la referma bien vite, semblant satisfaite de ce qu’elle venait d’y faire.

« Vous pensez que j’ignore où se trouve Colette à l’heure actuelle. » Ce n’était pas du tout une question. Elle porta ses yeux sombres et acérés sur lui, le voyant déglutir bruyamment. « Toutes ces robes de mariés qui vont lui faire tourner la tête… Nul doute qu’elle se voit déjà en bonne place pour le grand jour. L’ennui, c’est que je ne compte pas la laisser rêver trop longtemps dans la mauvaise direction ; j’ai toujours trouvé cela puéril et stupide de chercher l’homme idéal. »

Elle marqua une pause, se rappelant de ce prince charmant qui n’était jamais arrivé sur son cheval blanc, ne l’avait pas délivré de sa tour et n’avait pas chevauché vers le soleil couchant en sa compagnie… Non, elle était restée la petite fille sous sa couverture et avait subit les affres du destin par deux fois. Joanne était une princesse déchue et une sorcière bafouée, bien décidée à ne plus laisser quiconque lui imposer des contes de fées ou ce genre d’horreurs rébarbatives. Qui se laisserait encore berner de nos jours, à part peut-être Adèle qui pensait encore se trouver dans une belle histoire à fin heureuse… S’il y en avait au moins une qu’on ne pouvait blâmer pour cela, c’était elle. Mais Colette… Cette française, aussi peste soit-elle, était l’objectif saugrenu de l’homme devant elle et il était de rigueur de parvenir à bousiller toutes ces croyances précédentes pour en inventer de nouvelles. Joanne n’avait aucun scrupule à manipuler la vie des autres via son travail, il était donc évident qu’elle ne reculerait devant rien.

Pourquoi ? Et pourquoi pas ? Pourquoi s’amuser ainsi à jouer les entremetteuses ? Pourquoi arracher Rémi de son quotidien grisâtre pour en faire autre chose ? Pourquoi vouloir le changer et le révéler ? Mystère. C’était amusant, voilà tout. Une partie de plus sur un échiquier dont elle tirait les ficelles. Et la sorcière détestait perdre.

« Enfin, jusqu’à maintenant. Il est quelque part, caché sous ce pull gris dépassé et ces sourcils épais. » Elle désigna de la main son visage sans bouger de sa place. « Vous avez encore une chance d’obtenir ce que vous voulez. »

Cela ne serait peut-être pas gratuit, sans doute lui devait-il quelque chose en retour, mais elle aborderait ce sujet plus tard. Autant ne pas s’embarrasser des petits caractères ; son but pour l’heure était simple : le réveiller. Le secouer comme on chasserait des puces. Le voir se morfondre dans un appartement miteux la mettait hors d’elle, littéralement. Et puis elle appréciait grandement le pouvoir qui émanait d’elle lorsqu’ils se trouvaient face à face. On aurait cru qu’elle avait droit de vie et de mort sur cet homme d’un claquement de doigts, ce qui n’était peut-être pas si loin de la vérité.

« Saisissez-la. On ne peut pas rester le second rôle de sa propre vie. »

Joanne lui adressa un clin d’œil encourageant avant de s’installer un peu plus confortablement, fermant les yeux quelques minutes comme un repos bien mérité – ou des pensées trop orientées. Le vol dura à peine une heure, entamant rapidement sa descente pour finir par se poser sur un tarmac privé où les attendait deux voitures aux vitres teintées. Chaussant ses lunettes de soleil, la sorcière se leva élégamment de sa place pour descendre le long des marches sommaires après avoir récupéré le sac à main que lui tendit Adèle. Cette dernière se dépêcha de remercier l’hôtesse et le commandant de bord, désignant aux deux gardes du corps qui venaient de les rejoindre quelles affaires étaient à emporter et à quel endroit.

« Ne vous trompez pas, c’est extrêmement important. Miss Joanne ne voudriat pas se retrouver avec mes affaires de toilettes et plus aucune robe à se mettre ! Ce serait la catastrophe. Vous imaginez ? » Le haussement de sourcil de l’homme l’exaspéra. Ne comprenait-il pas la gravité d’une telle situation ?! « Mais si ! Vous iriez à un dîner en robe de cocktail ?! Voyons, ce serait l’hécatombe ! Heureusement que cela ne s’est jamais produit, des têtes tomberaient à coup sûr ! Alors, pour la garder bien sur vos épaules, faites attention à ce que vous faites. Je vous fait confiance, vous avez l’air de quelqu’un de bien, je ne voudrais pas qu’il vous arrive malheur. »

Elle tapota le bras du concerné et tourna les talons pour se dépêcher de rejoindre Liz qui l’attendait un peu plus bas. Toutes deux grimpèrent dans la première voiture, se retrouvant face à Rémi et Joanne avec un air impatient sur le visage.

« J’espère que Ralph se souviendra de moi… » Murmura Liz, le rouge lui montant aux joues quand elle joua les ingénues.

« Ralph ? »

« Ralph Lauren ! Oh mon dieu, Adèle, ne me dit pas que tu ne vois pas de qui je parle ! La dernière fois a été… Si… Et puis… »

Adèle prit sa petite moue qui la caractérisait tant quand elle tentait de se souvenir de quelque chose… Puis ouvrit grand la bouche dans une expression de surprise.

« Non… ?! Ralph et toi, vous… ?! »

« Nullement voyons ! Pas de chichis entre nous, ce n’était que du flirt évidemment. Mais quel homme distingué. Si classe. Si poli. Des manières délicieuses et… Ah, je m’en rappelle comme si c’était hier. Cela n’a pas duré mais j’ai sentis quelque chose d’électrique entre nous. Comme si le temps s’était arrêté pour nous laisser le temps de nous connaître un peu mieux. »

« C’est tellement romantique… » Complimenta Adèle, pendue aux lèvres de Liz comme si on lui racontait le plus charmant des contes de fées. « Evidemment qu’il se rappellera ! Tu es inoubliable. »

« Venant de toi je le prend comme un compliment, ma chère. »

Elle caressa brièvement la joue de la jeune femme puis gloussa, adolescente enamourachée, en détournant le regard vers Joanne. Cette dernière, doigts entrelacés sur ses cuisses, eut un rictus amusé à leur attention. Ce que ces deux personnes pouvaient être bavardes… Heureusement elles comblaient le silence que laissait bien souvent la sorcière et il lui suffisait d’un regard pour leur faire comprendre si c’était assez ou pas. Elle régentait leurs vies comme une sainte mais n’était pas leur mère ; ces dames faisaient ce qu’elles souhaitaient de leur temps personnel. Tant que cela n’empiétait pas sur les plates-bandes de son business…

Le véhicule s’arrêta devant un immense immeuble entièrement recouvert de verre aux réverbérations exquises. Le soleil perçait au travers du voile d’hiver et Joanne réajusta son manteau sur ses épaules avant d’afficher un sourire franc. Sincère. A l’attention de l’homme au teint basané et cheveux blancs, impeccable dans son polo et son pantalon blanc typique, qui se tenait juste sur le tapis rouge soigneusement nettoyé de toute neige.

« Joanne ! Quel plaisir ! » S’exclama-t-il, venant l’étreindre avec affection.

« Ralph… Plaisir partagé. » Elle tapota une fois son dos puis consentis à se séparer de lui, gardant ses mains sur ses bras comme il le faisait, s’observant comme des enfants partageant un secret qui les fit rire. « Je suis heureuse que tu aies pu te libérer. »

« Mais c’est naturel voyons, mon agenda ne tourne qu’autour de ces moments passés en ta compagnie. »

« Espèce de flatteur. »

Elle se tourna enfin à l’attention de Liz, Adèle et – bien évidemment – Rémi.

« Tu te souviens de mon assistante, Adèle ? Voici aussi Liz, la gestionnaire de mon hôtel. »

« Comment oublier de si charmantes personnes ! Mesdames… » Il s’avança pour leur offrir un baisemain, s’arrêtant un peu plus longuement pour celui de Liz. C’est du moins ce qu’elle constata dans un petit sourire timide. « Et ce doit-être… Le fameux Rémi ? »

Joanne hocha la tête, passant son bras autour de celui de Ralph et gratifiant le cuisinier d’un sourire encourageant.

« Rémi Lepetit, je vous présente Ralph Lauren. Ralph est celui sans qui cette visite n’aurait pu se faire… Nous allons piocher dans ses collections pour vous rendre absolument sublime. »

« Sulfureux, même. Tu ne m’avais pas dit qu’il était aussi grand. » Ils eurent un nouveau regard complice. « Ma foi, allons-y ! J’ai bien réussi à habiller le prince Charles, je peux accepter tous les défis. Je dois bien avoir quelques petites choses à ajuster à votre... Carrure. »

Il n’attendit pas de réponse, entraînant la sorcière avec lui en direction du grand hall orné de l’inscription « Ralph Lauren » en lettres d’or. Adèle gloussa avant d’adresser un regard encourageant à Rémi, l’invitant à avancer à son tour. Liz préféra d’ailleurs l’attraper par le bras pour lui emboiter le pas. Il était temps de s’y mettre : ils allaient avoir beaucoup de travail et un gala prévu pour le soir-même, aucune minute n’était à perdre !

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sur le minuit lugubre
It’s the unspoken truth of Humanity that you crave subjugation the bright lure of freedom diminishes your life’s joy in a mad scramble for power for identity you were made to be ruled in the end... ▬ you will always kneel.


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She's got me like nobody » Rémi





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