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٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
Une mission de Dyson Walters - Ouverture : septembre 2018
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 You have witchcraft in your lips ♣ Dimnya

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Anastasia Romanov


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________________________________________ Lun 29 Jan 2018 - 0:27

2018 serait une bonne année, Anastasia en avait le pressentiment. Oh, elle ne visait pas trop haut non plus ! 2018 ne serait pas parfaite, d'ailleurs, y avait-il chose parfaite dans ce monde, mais elle s'était fait la promesse de tout faire pour que ce soit le cas. Et force était de constater que les choses avançaient en ce sens.
En un mois, la rouquine avait trouvé un nouveau travail (un peu par hasard et beaucoup parce qu'une psychopathe avait encore décidé de s'en prendre à elle mais, ça, c'est un spoiler vis-à-vis d'un autre rp en cours), quelques nouveaux amis et pouvait toujours se retrouver auprès de ceux qu'elle aimait le plus sur cette Terre. D'ailleurs, ils s'étaient enfin décidé, pour le plus grand bonheur de Marie et Kseniya : le mariage aurait lieu cette année, au printemps.
Il ne restait qu'à organiser la cérémonie, ce qui, en fin de compte, demandait un temps certain. Anya n'en était que plus heureuse d'avoir opté pour quelque chose de simple car elle et Dimitri avaient déjà bien assez à faire ainsi et encore plus à penser.
La question qui taraudait Anastasia ne trouverait cependant pas de réponse dans les revues ou les boutiques spécialisées et la jeune femme doutait qu'elle en trouverait une un jour. Elle aurait pu, certes, la poser à haute voix, juste histoire d'être fixée. Juste pour voir. Mais voir quoi ? La gêne mêlée de tristesse dans les yeux du peu qu'il leur restait, à elle et Dimitri, de famille ? Certaines peines gagnaient à être tues pour toujours, d'autant que les mariages étaient des événements joyeux. De manière générale, quand il lui arrivait d'y penser (ce qui était un peu trop fréquent à son goût) Anastasia s'empressait de trouver une autre distraction, quitte à faire les comptes du ménage.
Ce jour-là, elle se contenta, pensive, d'ouvrir l'armoire et d'observer la robe blanche soigneusement emballée en attendant le grand jour. Elle sursauta quand le plancher craqua derrière elle, signalant la présence de... Dimitri, constata-t-elle après s'être à demie retournée.
- Je vérifiais si elle était toujours là, expliqua sottement la rouquine en refermant la penderie.
Comme si elle avait besoin d'excuses pour ouvrir et fermer un meuble de leur chambre... Mais tant qu'à faire, Anya décida de lancer le sujet :
- Hm... et donc ? Tu as trouvé un costume ou tu prévoyais de venir en robe toi aussi ? demanda-t-elle, espiègle et nonchalante, en s'appuyant contre la penderie.
Anya s'y était prie tôt, bien avant qu'elle et Dimitri ne se mettent véritablement d'accord sur une date voire une période. Elle ne savait même pas tellement pourquoi elle l'avait achetée aussi rapidement (toutes proportions gardées, cependant). Mais c'était toujours ça de fait, une chose en moins à laquelle penser. Au fond, il ne restait pas grand chose : les invités, les faire parts, la publication des bancs, le menu, la musique, le prêtre, les fleurs, l'heure et la date, prier pour avoir du beau temps et encore deux ou trois mille détails, pas de quoi s'y prendre trente ans avant. Ou pas. Pour autant, elle n'était pas nerveuse. Anastasia aimait Dimitri et attendait de l'épouser depuis suffisamment de temps pour savoir qu'elle ne s'enfuirait pas le moment venu. Elle se serait peut-être juste passée d'autant de détails à gérer car ils lui rappelaient cette étiquette qu'elle abhorrait - et que, d'ailleurs, ils ne comptaient pas suivre à la lettre, merci pour eux !
- Maintenant que les préparatifs sont vraiment bien lancés, ta mère te harcèle encore ?
Kseniya aimait la tradition, encore plus que son fils, car la pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Si elle avait toujours été impeccable avec sa future belle-fille, on ne pouvait pas dire qu'elle avait fait de cadeaux à son fils, histoire de le pousser à s'y mettre activement. C'était un peu amusant, du point de vue d'Anya. Mais elle comptait bien à ce que personne n'interfère dans les décisions autres que les deux futurs époux.

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________________________________________ Jeu 1 Mar 2018 - 19:07




You have witchcraft in your lips


J’observai la jeune femme immobile, légèrement appuyé sur le chambranle de la porte sans trop dire grand chose. Comme à mon habitude. Des choses avaient changées depuis ces dernières semaines : j’avais quitté le commissariat – où Anya venait d’arriver – pour retrouver ma liberté de journaliste auprès du Daily Mirror. Liberté. Un terme tout nouveau sur la langue, moi qui purgeait ma peine de liberté conditionnelle depuis près de deux ans maintenant… Si j’étais ravi que ma (future) épouse se retrouve dans la police ? Je ne pouvais pas lui souhaiter du mal, au contraire. J’avais simplement une douceur amère de la savoir là-bas en étrange compagnie mais pour l’heure, nous n’en parlions pas vraiment ; chacun était plutôt occupé par ses nouvelles fonctions. Un sujet nous poussait cependant l’un vers l’autre, un fourmillement de responsabilités et d’autres décisions à prendre qui s’enchainaient plus rapidement encore qu’Abigaëlle ne savait zapper sur la télécommande… Le Mariage.

Je la vis refermer soigneusement l’armoire à mon approche. Je savais qu’elle y avait entreposé sa robe de mariée sous une protection opaque – tradition chrétienne et culturelle oblige – mais je n’avais pas cherché à y jeter un œil pour le moment. J’étais curieux, certes, mais pas au point d’aller fouiller dans une affaire qui semblait importante pour elle ; si Anastasia voulait que je la vois en avance, elle me l’aurait fait savoir. Elle était douée pour faire savoir les choses quand elle voulait… J’esquissai un sourire en coin devant son inquiétude naïve, me demandant si une bande organisée de vol de robes de mariées sévissait dans le coin pour alimenter cette idée, mais je me retins d’en parler. Il y avait des choses avec lesquelles on ne plaisantait pas, surtout pour une future mariée – même si je soupçonnais ma mère d’en avoir fait des couches et des tartines un peu trop fournies.

« Les robes c’est plutôt d’actualité au printemps alors, effectivement, j'en ai trouvé une. »

Confirmai-je d’un ton sérieux, soutenant son regard et pouvant aisément voir les méninges tourner derrière ses grands yeux bleus. Mon manque de plaisanterie parviendrait-il à la leurrer elle aussi parfois ? Néanmoins je décidai de ne pas faire trop durer le suspens et hochait la tête, extrayant mes mains de mes poches pour les frotter l’une contre l’autre. Machinalement.

« J’ai trouvé. » Confirmai-je. « Un costume, oui. Il me semble que je dois le récupérer dans une semaine, ma… mère a tenu à le faire ajuster correctement. »

Je me rappelais encore avec quel sérieux elle avait fait mine d’être offusqué par des petits détails, jouant la carte de la cliente pénible à la perfection jusqu’à obtenir absolument tout ce qu’elle voulait des deux vendeurs de la boutique. En réalité, Kseniya n’avait rien vu à redire du choix que j’avais effectué mais elle avait dissimulé cela pour parvenir à négocier le prix d’un tel achat. Non pas que je n’ai pas les moyens – on ne se mariait qu’une fois, dirons-nous – mais le sang russe semblait ne jamais se lasser de titiller ou de chercher la petite bête ; ça avait été tout à son honneur même si je m’étais pincé trois ou quatre fois l’arrête du nez pour m’empêcher de rire face à son petit numéro. J’étais passé pour le fils indigné et c’était là tout l’effet recherché.

Je me détachai de la porte pour m’avancer à sa hauteur. Maintenant que nous travaillions tous les deux, nous avions moins de moments à partager en journée ; celle-ci était plutôt exceptionnelle et je posai distraitement ma main le long de son bras en passant derrière elle. A l’origine, j’étais venu récupérer mon étui à lunettes trônant sur la table de chevet – que je m’empressai donc de saisir – mais la trouver là était aussi une bonne raison de rester.

« Tous les jours. » Répondis-je dans un soupir, songeant à la liste longue comme le bras de messages et de sms que je recevais de sa part. Si je tenais celui qui lui avait appris à utiliser un téléphone portable… « Je crois qu’elle ne cessera que le jour où nous serons officiellement mariés. »

Ca promettait encore de longs moments à la supporter… Heureusement que Kseniya n’était pas qu’une femme portée sur le besoin irraisonné de me casser les pieds ; elle me donnait plutôt l’impression de vouloir rattraper le temps perdu et de profiter d’une famille qu’elle ne pensait plus jamais avoir un jour… Elle était partie si rapidement de la Russie que je m’étais vraiment rendu compte que plus rien ne la retenait pleinement là-bas. Parfois elle me parlait de personnes qu’elle côtoyait dans les rues ou les échoppes de St-Petersbourg mais, étrangement, aucune d’entre elles ne l’avait faite rester. Ils lui manquaient, indéniablement. Mais les gens changeaient et, ici, elles s’étaient vraisemblablement fait d’autres amis et compagnies. Pour une femme de son âge, elle s’était remarquablement bien adaptée à la vie moderne : « Une deuxième jeunesse ! » m’avait-elle soufflée en fumant sa cigarette préférée. Je n’avais aucun doute quant à ses capacités d’adaptation et ne m’inquiétais pas vraiment de la voir se fondre dans le décor comme si elle y avait toujours vécu.

« Tu viens ? » Demandai-je en la voyant toujours debout dans la chambre alors que j’avais retrouvé la proximité de la porte. « Il me semble que cette liste d’invités ne se fera pas toute seule. »

Ni le reste d’ailleurs… Le moindre instant de pause commençait à tourner autour de ce mariage de toute façon donc, autant s’y lancer maintenant que nous étions tous les deux disponibles pour le sujet.

« Promis, je veillerais à ce que personne ne vienne la voler. » Ajoutai-je, avec un clin d’oeil.

Cette robe ne quitterait pas cette pièce sans sa propriétaire. Mais il n’était pas question qu’elle dorme avec pour s’en assurer, comme l’avait suggéré Abigaëlle quelques jours plus tôt.

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________________________________________ Jeu 1 Mar 2018 - 23:35

Anastasia arqua un sourcil. Au fond, elle savait qu'on ne pouvait jamais connaitre une personne parfaitement et que, oui, il y avait une petite probabilité pour que Dimitri aime porter des robes. Mais sur ce coup, la jeune femme ne pensait pas se tromper en concluant - sans pourtant le voir spécialement sourire - que c'était une surprenante tentative d'humour (qui n'était pas sans fournir une sacrée image mentale dans l'esprit de la rouquine) et c'est pourquoi elle se fendit bientôt d'un sourire amusé. [phrase proustienne, bonjour] C'était bon de le voir détendu et plaisantin. C'était bon aussi de savoir qu'il avait un costume.
Quant à l'intervention minutieuse de Kseniya, ce n'était pas réellement surprenant. Sa future belle-fille ne pouvait que trop bien imaginé comment elle avait été : tatillonne mais précise, une vraie maman russe qui voulait le meilleur pour son fils. Et le meilleur pour lui lors de son mariage, ce n'était assurément pas une robe.
Dimitri confirma ce qu'Anya ne faisait qu'imaginer : Kseniya était on ne peut plus présente dans cette organisation. Au près de son fils, du moins. Elle, en fin de compte, était assez tranquille. Peut-être un privilège de princesse...
Son fiancé s'était rapproché d'elle (et Anastasia n'allait pas s'en plaindre !) pour lui fournir cette confirmation. Un sourire mutin sur les lèvres, la jeune femme fit volte face pour plonger son regard espiègle dans celui de Dimitri et rétorqua, nonchalante au possible :
- Dans ce cas pressons nous pour qu'elle cesse.
Dimitri recula vers la porte quand Anastasia, elle, reposa son regard songeur sur l'armoire. Elle ne savait pas combien de temps elle l'observa sans rien dire avant que l'invitation de Dimitri ne la ramène brusquement au moment présent. Les invitations. Oui. Anya avait attendu suffisamment de temps pour avoir l'impression que Dimitri se souciait de ce mariage. Elle n'allait pas lui lâcher la grappe maintenant qu'il était dedans jusqu'au cou. Alors elle remisa ses sombres pensées et claqua la porte de l'armoire avant d'arriver vivement à sa hauteur.
Le couple se dirigea vers le salon où il fallut débarrasser quelques jouets de leur fille (qui avait tendance à s'étaler autant que possible tout en étant peut-être trop gâtée par une profusion de jouets pour la moindre occasion). Mais ils trouvèrent de la place, un calepin et un stylo qui ne tarda pas à occuper les doigts fébriles d'Anastasia.
- Alors... déclara-t-elle pour se lancer dans une grande inspiration. Le mieux c'est de déjà noter les inévitables - la famille, précisa-t-elle avec un sourire entendu. Abigaëlle, ta mère, ma grand-mère et Sophie. Pour le moment, ça ne fait pas beaucoup de monde, remarqua la jeune femme.
Anya n'en dit pas plus mais n'en pensa pas moins. Elle marqua un temps d'arrêt, la pointe du stylo en suspension, puis se relança et inscrivit consciencieusement les noms en haut de la feuille. Puis elle releva la tête vers Dimitri. A présent les choses pouvaient se corser. Il fallait citer les noms des personnes qu'on voulait inviter sans suggérer quelqu'un que l'autre n'apprécierait pas ou qui causerait des tensions inutiles et, bien sûr, pour un mariage intimiste, il fallait s'en tenir à une liste restreinte mais ne froisser personne parmi toutes les connaissances qu'on pouvait avoir.
Misère.
Anastasia y avait déjà songé et avait prévu d'éviter de lancer le sujet qui fâcherait indéniablement : la police. Une nouvelle carrière à laquelle la jeune femme ne s'était pas attendue et qui, à la vérité, lui était tombée dessus après qu'une tarée ait essayé de lui voler sa vie. Contre toute attente, elle s'était montrée douée dans son domaine et avait rapidement sympathisé avec Robyn, la nouvelle shérif qui était à présent aussi sa bosse. La pâtissière avait eu vent du mariage et savait aussi que le promis était un ancien membre de la police. Elle comprenait aisément que ce ne soit pas forcément facile mais avait déjà laissé entendre qu'elle lui ferait livrer son célèbre gâteau à la cacahuète. Et Anastasia n'était pas contre le goûter, oh que non !
- Je sais qu'on a dit qu'on allait faire quelque chose de simple, reprit-elle, et je suis toujours de cet avis mais j'aimerais inviter Anita et Tara. Elles ne me pardonneraient pas de ne pas être invitées et Tara me tanne littéralement pour enfin savoir qui tu es, précisa la rouquine, amusée. A ce propos, je n'ai rien contre rencontrer tes amis, laissa entendre Anastasia, l'air de rien.
Voilà, ces requêtes étaient enfin transmises. A lui d'énoncer les gens qu'il souhaitait avoir à ses côté le jour venu et à lui d'accepter de rencontrer la meilleure amie de sa femme.
- On peut ajouter ma cousine par alliance très lointaine Maria, si tu veux mais la vraie question c'est : que fait-on de Barthélémy et Raspoutine ? demanda Anya sans détour, la tête penchée et le regard rivé dans la direction de Dimitri dans l'attente d'une réponse.
Il devait se souvenir qu'elle avait accepté de lui donner une chance et elle, en retour, se souvenait qu'il avait émis plus de réserves. Moins que Barthélémy, cependant. Anya l'avait revu depuis, quand elle était allée chez la fleuriste pour s'intéresser aux bouquets de mariée mais cette entrevue privée ne faisait pas d'eux des amis. Pour ce qui était de Raspoutine... Anastasia ne savait pas où se positionner. Il avait changé. Elle en avait été témoin. Il était aussi un lien vers son passé. Mais elle peinait à s'imaginer qu'on puisse inventer un homme qui avait tenté de vous tuer à plusieurs reprises à son mariage. C'était... improbable comme situation. A moins que tout soit permis à Storybrooke ?
Dans tous les cas, Anya préférait connaitre l'avis de Dimitri sur la question avant de la creuser davantage.

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________________________________________ Ven 2 Mar 2018 - 0:59




You have witchcraft in your lips


Ce qui était compliqué avec les préparations de mariage… C’était qu’il y avait une demi-centaine de choses à faire, et une autre trentaine une fois que les premières étaient finies. Plus purulents que des moustiques en saison chaudes, les détails s’amoncelaient et ce qui paraissait déjà bien rempli à première vue devenait vite très étouffant. Heureusement que nous avions décidés de faire un mariage restreint et de ne pas abuser de trop de compagnies, sinon nous ne nous en serions jamais sortis. Je trouvais qu’Anastasia était quelq’un d’organisé et je n’étais pas le dernier en matière d’efficacité et de sérieux… Mais plus les jours avançaient et plus je me demandais comment nous allions trouver le temps de tout faire. Le printemps ne paraissait d’un coup plus si loin qu’auparavant.

Débarrassant les peluches de mickey et d’autres animaux plus exotiques que les autres, je trouvai une place entre deux coussins sobres et chaussai mes lunettes pour mieux me concentrer sur ce qu’elle griffonnait : quatre personnes. C’était bien quatre personnes, non ? C’était largement suffisant pour faire un repas de famille en mode restreint et pour ne pas être trop embêter ? Et puis comme ils allaient devoir passer à la mairie, ils auraient la compagnie du maire pendant quelques heures… Ca faisait une présence supplémentaire même s’il ne restait pas tout le mariage. Comment ça, c’était une mauvaise idée ? Je la trouvais très bien moi comme ça, cette liste. Mais pas Anya qui, visiblement en grande réflexion, semblait enfiler plus que des gants et les pincettes qui allaient avec.

« Anita… Et Tara. » Répétai-je comme pour mémoriser ces deux propositions.

Si j’avais déjà rencontré la jeune femme blonde à plusieurs reprises, je n’avais qu’une vague idée de qui pouvait être la seconde… Son prénom avait déjà été glissé dans les conversations aussi fis-je comme si je savais de qui il s’agissait, mais mon esprit avait décidé de me jouer quelques tours et de m’empêcher de remettre précisément l’inconnue à sa juste place. Dans sa juste case. Je hochai la tête quand elle les ajouta à la liste des quatre autres noms. Je fis de même quand elle proposa Maria, même si elle l’inscrivit à une petite distance des autres comme s’il s’agissait d’une option à garder en réserve.

Je remarquai qu’elle n’avait pas encore soulevé le nom de Gringoire et me gardait de le lui rappeler. Peut-être qu’elle avait enfin fini par oublier ce trublion ? Quand ce n’était pas Anya qui m’en parlait, c’était Abigaëlle ou encore ma propre mère. A croire que cet homme était partout !

« Barthélémy ne viendra pas si on ne l’invite pas. Et même avec cela, je doute qu’il soit intéressé. »

Commentai-je, comme une évidence que j’étais peut-être le seul à voir ou constater. Nous n’étions pas amis et il ne m’avait pas donné l’impression de vouloir faire des efforts de ce côté là.

« Quant à Respoutine… »

Je laissai ma phrase en suspens, soutenant son regard. Pour moi, la réponse était simple : non. Je ne voulais pas franchement voir le responsable de l’éradication des Romanov au mariage de la dernière survivante, encore moins l’entendre raconter avec quelle adresse il m’avait mit K.O. grâce à un cheval de pierre par exemple… ou par quel moyen il s’en était pris à notre fille. Emettre des excuses était une chose mais maintenant qu’il avait retrouvé sa mémoire je le soupçonnais grandement de pouvoir replonger à tout instant. Ce qui le motivait autrefois ne pouvait pas être si différent aujourd’hui, même dans ce monde ?

Je poussai un soupir, esquissant une grimace avant de me racler la gorge pour rouvrir la bouche.

« ... Je ne suis pas ravi de l’idée de l’inviter. Mais il t’a fait plus de mal à toi qu’à moi donc, c’est à toi de décider. Je ne lui fais pas confiance et je sais que ma mère ne manquera pas de le surveiller, mais si toi tu es prête à lui faire confiance alors je te suivrais dans cette voie-là. »

Je me surpris moi-même de cette décision. Parfois, mon esprit partait un peu loin dans la réflexion…

« Et il ne s’approche pas d’Abigaëlle. »

Nous n’avions plus de déesse à disposition pour nous aider à la retrouver maintenant. Un silence plana quelques instants, comme pour lui laisser le temps de la réflexion, et je me penchai sur le bloc pour rajouter deux noms : celui d’Evangeline en premier lieu, une connaissance que j’avais faite au poste de police avant d’en partir ; puis celui de d’Adèle.

« Elles travaillaient avec moi. Evangeline connaît Adam, un de mes anciens collègue, elle pourrait venir avec lui comme cavalier pour tenter d’augmenter le ratio masculin. Quant à Adèle, se serait par politesse parce qu’elle m’aidait occasionnellement à la police et qu’elle m’a donné plusieurs conseils ces derniers temps… Tu ne les connais pas, ce serait l’occasion. »

Cela nous ferait… Dix personnes, ainsi que nos deux anciens ennemis en stand-by pour l’instant. Un chiffre amplement suffisant quand on y pensait, enfin à mes yeux c’était plus que raisonnable. Quoique j’hésitai sincèrement à proposer aux deux derniers juste pour apporter un peu de présence masculine à cette occasion ; je n’avais pas franchement noué de relations avec Nolan pendant mon travail et inviter Aloysius aurait été hors de propos. Ali ? Je l’avais rencontré récemment et c’était un sacré bout-en-train, parfois un peu hors de propos mais jovial. Etonnant quand on connaissait mon caractère que je puisse apprécier ce genre de personne.

« Il y a quelqu’un d’autre que tu n’as pas cité. » Fis-je remarquer, avant qu’elle ne le fasse, parce que je savais que ça allait finir par arriver. « Gringoire ? »

Peut-être que j’aurais l’occasion d’amener une pelle pour l’éloigner d’Anastasia si l’envie lui prenait de lui tourner autour ? Il s’entendrait bien avec Ali celui-là : j’avais failli lui casser la figure la première fois que je l’avais vu.

« On reste à une dizaine de personne ou tu veux augmenter pour que tes amis puissent inviter leur cavalier ? »

Je savais que cela se faisait, dans les mœurs, de permettre à des gens de venir à deux. Mais j’ignorais royalement si les personnes citées étaient concernées ou non… Ca commençait tout de même à faire du monde si on appliquait ce principe. Rien que d'y penser je me pinçai l'arrête du nez, essayant de rester concentré. Ca n'allait décidément pas être facile ; et ce n'était qu'une étape parmi tant d'autres.


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________________________________________ Ven 2 Mar 2018 - 18:42

Anastasia opina. Barthélémy n'avait effectivement pas l'air d'un fanatique des mariages. L'apercevoir chez un fleuriste avait déjà été bien surprenant mais malgré tout, Anya ne voulait pas avoir de préjugé sur le jeune homme. Elle ne le connaissait pas - pas assez, du moins - c'était surtout ça, au fond. Elle n'avait pas non plus envie que son mariage se transforme en réunion tournée vers le passé (et ses rancœurs ?) quand cela devait être une cérémonie tournée vers l'avenir - si possible heureux et prospère.
- Je ne crois pas que j'ai envie de le voir le jour de mon mariage, déclara-t-elle finalement sans rien ajouter sur la feuille. Je crois pas qu'on soit amis, ajouta la rouquine, peut-être inutilement. Ou pas encore, je sais pas trop.
La future mariée était à peu près certaine que l'ancienne chauve-souris ne s'en formaliserait pas, voire qu'elle s'en ficherait carrément. Pour elle, l'affaire était étendue et ce n'était certainement pas celle-ci qui allait occuper leur après-midi.
Raspoutine, en revanche...
Anastasia soutint le regard de Dimitri, tâchant de le sonder. Ce n'était pas sa famille qui avait été massacrée mais on ne pouvait pas dire que le jeune homme avait été épargné. Bien au contraire. Voilà ce que c'était de s'enticher d'une personne (elle) à l'ennemi tenace et revanchard. Et pourtant, c'était du passé - définitivement cette fois, elle l'espérait. Quant Anya croisait "Greg" dans la rue, ils se saluaient poliment, sans animosité. Avec peut-être un peu de méfiance, de sa part à elle, mais rien de plus. Plus que jamais, elle entrevoyait ce que ses parents avaient un jour discerné chez lui.
L'avis de Dimitri tomba, au grand étonnement d'Anastasia. Elle s'était attendue à moins de souplesse de sa part - ce qu'il pouvait sans peine lire sur le visage de sa fiancée.
On dirait que la balle est dans mon camp, songea la jeune femme, pourtant encore indécise.
Le stylo tourbillonna au-dessus de la feuille l'espace d'un instant.
- Je pense que je vais lui dire qu'on se marie, commença la jeune femme, en parlant en même temps qu'elle réfléchissait à son "plan d'action". On se croisera tôt ou tard, c'est pas comme si la ville était tellement grande... Pour qu'il soit au courant que ça se fait. J'imagine que ça l'intéresse un peu. Et s'il demande à venir, je dirais pourquoi pas. T'en dis quoi ?
C'était plus civilisé que de ne pas communiquer sur l'événement (d'autant que les bancs seraient forcément publiés et qu'il y avait de grandes chances pour qu'un homme comme Raspoutine lise le journal) et ça restait courtois sans pour autant être une invitation sur un joli petit carton calligraphié. Anya trouvait l'idée trop bizarre. En dépit des récents changements.
Dimitri avait profité de cette réflexion pour inscrire deux noms qu ne disaient rien à sa fiancée. Anya l'interrogea du regard, curieuse. Effectivement, elle ne connaissait pas ces femmes - ni cet Adam dont il fut question juste après - comme Dimitri le précisa en présentant rapidement le rôle de ces personnes dans sa vie. Des anciennes collègues, plus ou moins.
- Elle donne quel genre de conseils cette Adèle ? voulut savoir Anastasia qui avait toujours été plus curieuse que la moyenne.
En fait, c'était surtout qu'elle imaginait mal Dimitri être particulièrement friand de conseils. Comme chaque Russe, il avait son orgueil - sans parler de l'orgueil masculin en général. Alors elle était simplement intriguée.
- En tout cas, ça ne me pose pas problème. Je dirai à Tara de ramener son Alex. Je sais pas trop ce qu'ils sont mais si on manque d'hommes, ça peut servir.
Joignant le geste à la parole, Anya inscrivit "+ 1 Alex ?" à côté du prénom de sa meilleure amie. Ce ne serait pas obligatoire mais si l'une voulait enfin connaitre le mari, l'autre pouvait espérer rencontrer le petit ami, non ? Elle fit de même pour Adam, à côté du prénom Evangeline.
Puis elle s'étonna (décidément !) de la remarque qui suivit.
Comme le monde pouvait être surprenant, des fois. Quand ce n'était pas Anastasia qui parlait de son drôle d'ami médiéval, c'était Dimitri qui amenait le sujet, lui qui le tolérait à peine. La rouquine arqua un sourcil, se demandant s'il continuait sur le chemin de la plaisanterie.
- Eh bien, je veux éviter les tensions pendant ce que tous les catalogues vendent comme, je cite, "le plus beau jour de ma vie". Je ne suis pas aveugle, je vois bien qu'entre toi et Gringoire ce n'est pas l'amour fou... C'est aussi pour ça que je n'ai pas proposé d'inviter quelques personnes du boulot. Mais si notre ami le poète ne te dérange pas, je peux t'assurer qu'il sera ravi d'être des nôtres, enchaina Anastasia en le gratifiant d'un grand sourire. Il sera ravi de revoir Tara, ne put-elle s'empêcher de noter, méchamment amusée à cette idée (car le ravissement ne serait peut-être pas autant partagé par l'intéressée).
Anya nota le nom du poète dans un coin et le précéda d'un point d'interrogation. Il y avait à la fois peu et beaucoup de noms sur cette liste, quand on y pensait. La jeune femme s'étonnait presque de se dire que les choses étaient peut-être déjà réglées à ce niveau.
- Je crois qu'on a suffisamment de monde, reprit-elle, les yeux toujours rivés à la liste. De toute façon on ne va pas faire partir les invitations dans l'après-midi, n'est-ce pas ? Il sera toujours temps de rajouter quelqu'un au besoin... D'ailleurs, tu as une idée de la date ? On aurait peut-être dû commencer par là, voir si les gens étaient libres à ce moment et ensuite faire la liste... Mais bon.
Anya haussa les épaules. Elle jouait les nonchalantes, certes, mais voulait tout de même que ce jour soit réussi. Et quand elle voyait tout ce qu'il leur restait encore à régler, elle avait parfois envie de tout déléguer. Puis elle se rappelait que ce serait la Bérézina si jamais elle se laissait convaincre à laisser un tiers s'occuper de trop près du mariage et mettait alors les bouchées doubles pour réaliser son rêve. (ce lyrisme niais de la fin du post...)

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________________________________________ Sam 24 Mar 2018 - 20:14




You have witchcraft in your lips


Je soutins son regard sans vaciller le moins du monde. Je posais des questions et elle y répondait, il était donc normal que je fasse de même envers des personnes qu’elle ne connaissait pas. Je ne crois pas lui avoir déjà présenté qui que ce soit de toute manière, à part Aloysius, et les changements du commissariat ne lui avaient pas permis de rencontrer lesdites personnes. Etonnant comme une porte pouvait se fermer sans octroyer de souvenirs à la suivante qui s’ouvrait. Il y avait pourtant eu de la vie dans cet endroit, mais à part Emma et Park, personne n’était resté de l’ancienne équipe entre les murs. Je me ravisai souvent de demander de leurs nouvelles à Anastasia, soit elle le faisait d’elle-même soit elle se taisait sur le sujet. C’était encore un peu sensible malgré tout alors… Autant éviter de le ramener sur le tapis le jour de notre mariage.

« De quotidien. Elle se mêle un peu de tout mais sans elle, on aurait une montagne de paperasse et de retard au commissariat ; et elle a… Des problèmes de mémoire qui font qu’elle se répète souvent, mais ce n’est pas quelqu’un de désagréable. Je crois qu’elle serait contente de venir. »

Je lui proposerai à l’occasion. Nul doute qu’elle serait surprise, voir qu’elle refuserait en se sentant gênée ? Mystère, elle possédait des manières un peu particulières qui des fois me rappelaient que j’étais désormais au mauvais siècle. Si elle pouvait apprendre les bonnes manières à Gringoire au passage, comme de ne pas tourner autour des femmes déjà mariées ou au moins fiancées… Plus j’y pensais et plus je me disais que cet homme était un abruti. Qu’il soit d’un autre siècle ou tiré d’un livre n’y changeait rien – je lançai un regard en direction de l’édition de Notre-Dame-de-Paris qu’Anya avait ramené pour me prouver leur aventure à l’ère de Victor Hugo et m’en détournai rapidement.

Et rien de ce qu’il fasse ne parvenait à me faire changer d’avis, malgré toute la bonne volonté du monde. Il y en avait un autre qui lui ressemblait un peu : Ali, mais ce dernier était plus perché et encore pire d’un point de vue sexualité. Son avantage était qu’il n’était pas intéressé par Anastasia et c’était tout à son honneur – sinon ma pelle aurait servi une fois de plus.

Je haussai un sourcil dubitatif, avant de pousser un soupir en me pinçant l’arrête du nez. Décidément, Gringoire avait encore fait des siennes auprès d’autres personnes ? Pas sûr que Tara apprécie de le retrouver, peut-être y avait-il ici une alliée de taille face à lui ? Mais il y avait un petit point notoire, c’était que cela risquait de mettre un peu d’animation. Ma mère appréciait Gringoire - à mon grand dam – et Anastasia aussi alors… Je me surpris à presque regretter ma proposition mais n’en dis rien. C’était un jour où il fallait faire des concessions, non ? Et puis même Abigaëlle aimait bien ce drôle d’énergumène qui réclamait du chocolat à chaque fois qu’il venait chez nous.

« On fera en sorte de ne pas avoir à l’enterrer. » Concluai-je puis, devant son air interrogatif et outré, je rajoutai : « Je plaisante. S’il est insupportable, j’aurais tôt fait de le faire partir. »

Et je savais me montrer convainquant en cas de nécessité. A sa question, je me levai pour aller récupérer un calendrier posé sur le secrétaire de son ancien bureau. Passant les jours pour arriver aux mois concernés, je revins m’installer à côté d’elle. Les mœurs préconisaient un weekend pour que le plus de gens soient disponibles, alors on pouvait déjà éliminer tous les autres jours de la semaine. Dommage, cela m’aurait presque arrangé qu’il n’y ait personne à par nous, mais quelque chose me souffla que ce n’était pas du tout ce qu’elle, elle voulait.

« On avait dit au printemps, non ? » Demandai-je en prenant une vue annuelle pour la poser devant nous. « … Choisi ce qui te parle le plus. »

Proposai-je, n’ayant aucune stricte idée de la date que nous pourrions arrêter. J’appréciais généralement qu’elles aient un sens, une identité propre mais pas non plus une incidence sur quelque chose d’actuel et de trop présent ; par exemple, je ne me serais pas marié le jour de l’anniversaire d’Abigaëlle, c’était son jour à elle. En revanche… Je baissai les yeux vers les pages encore vierge et fini par désigner un weekend au mois de mai.

« Que dirais-tu de cette date-là ? » Proposai-je, laissant un silence avant d’ajouter. « Il me semble qu’elle est importante pour ta famille. Et donc, pour la mienne. »

Mon index était appuyé sous le chiffre six, une date qu’elle n’était pas sans connaître puisqu’il s’agissait de l’anniversaire de feu son père. Elle n’avait donc rien d’anodine et une signification propre, tout en étant assez évidente à choisir car personne ne se vexerait d’avoir perdu une journée exclusive. Au contraire. Après je pouvais comprendre qu'elle ne le souhaite pas, cela pouvait avoir des souvenirs négatifs surtout ce "grand" jour qu'elle passerait sans la présence de sa famille, mais ce serait aussi un moyen de les ancrer dans leur présent une bonne fois pour toute.

« Et puis, ce sera encore le printemps. »

Après tout, ne lui avais-je pas promis de nous marier au printemps ? Ça paraissait une excuse un peu bête mais au moins cela appuyait le choix proposé. Je la laissai réfléchir à la proposition, installé à côté d’elle, genou contre genou et coude près du sien. Une proximité évidente. Tendre. Inconsciente qui s’était installée dans notre vie mais qui ne nous avait pas toujours été facile. Parler de mariage semblait rapprocher plus qu’éloigner et, instinctivement, mes yeux se posèrent sur la bague de fiançailles qu’elle portait à la main gauche. Trois ans. Trois années bientôt que je lui l’avais offerte et elle n’avait pas perdu l’envie de franchir le pas. Chapeau. Comme quoi, une femme finissait toujours par obtenir ce qu’elle voulait, peut importe le temps qu’on y prenait.

« Si on le fait en mai, on a encore un peu de temps pour les invitations. »

Même si je n’avais aucune idée de comment elle voulait les faire. Pourquoi ne pouvait-on pas simplement proposer aux gens de venir ? Avant on ne s’embarrassait pas de temps de choses, même si les invitations papiers étaient très appréciées dans les mœurs… Tant de paperasse et d’administratif à venir. Et encore, nous n’étions pas encore rendus à la mairie pour déposer notre dossier officiel. Je jetais un coup d’œil à l’heure : ce serait pour une autre fois.

« Qu’est-ce que tu en dis ? On se marie le 6 Mai ? »


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________________________________________ Sam 24 Mar 2018 - 23:57

Cette Adèle avait l'air gentil et inoffensif. Ca changerait de la seule rencontre qu'Anya avait jamais faite parmi les relations de Dimitri : Aloysius. Elle qui aimait les rencontres, elle se serait bien passée de celle-ci. Et probablement que Dimitri aurait partagé cette opinion si la jeune femme lui en avait fait part.
La rouquine opina. Adèle, ça lui allait bien. Les problèmes de répétition pouvaient peut-être même pimenter gentiment la journée. Pas d'autres questions, se retint-elle d'ajouter sur le ton de la plaisanterie.
Faire cette liste la mettait plutôt de bonne humeur, même si elle soulignait aussi certains petits désaccords au sein du couple. Sur Gringoire, notamment. Anastasia se fit une note mentale pour ne surtout pas raconter cette anecdote à l'intéressé et la conserver exclusivement pour Tara. Le poète, lui, serait bien trop enchanté au goût de Dimitri - voire à celui d'Anya - d'apprendre qu'il avait presque suscité un débat et une plaisanterie un peu osée.
La jeune femme avait d'abord tiqué avant de sourire quand Dimitri avait fait comprendre que ce n'était pas à prendre au pied de la lettre. Elle craignit cependant que le "moyen de le faire partir" ne soit la pelle avec laquelle il l'avait accueillit la toute première fois et qu'elle espérait ne pas voir le jour de leur mariage, persuadée, quoique ne s'y connaissait pas spécialement en mode, qu'elle jurerait avec le reste de l'ambiance et des choix vestimentaires.
- Là-dessus, je te fais confiance pour savoir y faire, se contenta de commenter la jeune femme tandis que Dimitri cherchait le calendrier.
Elle ne formula pas l'espoir qu'elle plaçait dans le fait qu'il n'aurait pas besoin de le faire car elle pensait Dimitri suffisamment intelligent pour s'en douter. A la place, la jeune femme se concentra sur le calendrier qu'il avait rapporté devant eux. Ca faisait pas mal de jours possibles, constata-t-elle sans surprise. Et Dimitri qui lui demandait de choisir, paf ! comme ça ! Même si elle appréciait l'idée, Anya fut, en fait, bien contente qu'il finisse par pointer une date.
Et quelle date, ne tarda-t-elle pas à réaliser, restant silencieuse, occupée à fixer le doigt de son fiancé et le chiffre qu'il pointait.
Dimitri n'aurait pas eu besoin de préciser que c'était une date importante dans sa famille. Anastasia le savait parfaitement. Elle était cependant touchée qu'il considère qu'elle le soit aussi pour lui et l'était d'autant plus qu'il proposait d'en faire le symbole de leur amour. Ou quelque chose comme ça mais peut-être avec une appellation moins niaise.
Anastasia entendit le second argument, celui de la saison, mais ne parvint pas à faire plus qu'à opiner lentement, l'esprit toujours en ébullition. Cette date, ce choix... ça signifiait tellement de choses pour elle ! Anya n'osait pas lever les yeux vers Dimitri, de peur que trop d'émotions passent dans son regard. Il y avait là un peu de pudeur et sans doute beaucoup d'ego.
- J'en dis que c'est parfait, finit-elle par répondre en tournant la tête vers Dimitri pour lui sourire.
La main gauche d'Anastasia vint attraper celle, chaude, de Dimitri et la presser affectueusement.
- Je suis sûre qu'il dirait la même chose s'il était là, ajouta-t-elle. Et puis... oui ce sera le printemps, ça fera plaisir à ta maman.
Un ange passa. Qu'est-ce qu'il fallait dire maintenant ? Ou faire ? Ils n'allaient pas commencer à rédiger le faire-part maintenant. Alors quoi ? parler du menu ? de la musique ? Pour un peu, Anya aurait regretté de ne pas avoir une étiquette à suivre dans un ordre scrupuleux. Mais juste "pour un peu" car elle devenait assez facilement allergique à ce genre de choses.
- Ca me fait plaisir que tu aies proposé cette date. Vraiment, appuya la jeune femme dont le regard balaya la pièce pour revenir se poser sur Dimitri. Je t'aime vraiment. Mais tu le sais, hein ?
Tout en parlant, Anastasia fit tourner sa bague de fiançailles sur elle-même, l'air songeur.
- A ton avis, on doit faire quoi maintenant qu'on est d'accord sur les invités et la date ? D'abord parler du repas ou plutôt de la musique. C'est bête mais... Je me disais que ce cours de valse, sur le pont, pourrait peut-être enfin servir à quelque chose. Sauf si on est trop rouillé pour ça.
Anastasia lui adressa un sourire complice puis se leva et lui tendit la main. Au final, la meilleure façon de savoir s'ils savaient encore le faire c'était de tester, non ? Que ce soit sur le pont d'un paquebot ou dans un salon encombré, on pouvait probablement s'entrainer n'importe où.
- Promis, je te laisserai mener, ajouta la jeune femme en roulant des yeux.
Aujourd'hui encore elle ne comprenait pas pourquoi c'était à l'homme de mener la danse mais elle voulait bien faire les choses dans les règles.

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________________________________________ Jeu 19 Avr 2018 - 20:46




You have witchcraft in your lips


Anya avait été touchée, pas besoin d’être devin ou profiler pour le comprendre. Je n’avais pas choisi cette date par hasard et, au pire des cas, elle aurait refusé en mémoire de son père. Mais c’était justement cet aspect singulier qui me poussait à croire qu’elle accepterait. Pari tenu, pari gagné : je pouvais voir ses mains trembler légèrement et quand elle enlaça la mienne, sa paume était moite. J’écoutais posément ses paroles, sachant pertinemment le poids de ces dernières, et hochait la tête à ses réponses. Il restait à savoir si la date était libre pour la mairie de la ville, afin d’officier les choses dans le naturel et culturel américain… Mes yeux croisèrent ceux de ma fiancée.

« Je le sais. » Acquiesçai-je. « Je t’aime aussi. »

Je déposai un baiser sur ses doigts toujours serrés dans les miens, fixant le vague de la table basse tandis qu’un silence s’installait. Elle était l’instigatrice de ces préparatifs et, j’avais beau connaître un grand nombre de choses sur les bassesses de ce monde, je n’étais pas un spécialiste des mariages. Le peu que j’en connaissais, c’était Adele ou certaines personnes du commissariat qui me les avaient appris. Si je devais demander son avis à ma mère – et elle en aurait sûrement un – nous nous retrouverions avec bien des choses fantasques à développer pour un laps de temps bien trop court. Nous n’avions que quelques mois, plus des années avec des projets à développer. Il était un peu tard pour regretter ou planifier au long court.

Nous aimions la simplicité l’un comme l’autre, autant que cela nous serve à ne pas nous inquiéter pour un rien. Comme de savoir si on devait parler de la musique ou du repas en premier… Personnellement je n’en avais aucune idée et aucun véritable intérêt, l’un comme l’autre me semblaient important sans être d’une évidence directe et imposante. En revanche, l’entendre parler de valse me fit relever la tête dans sa direction. Une danse. Un seul cours. Une seule fois. Un bateau en partance pour Paris que j’avais parfois encore du mal à accepter comme réel. Passé. Ancien. Ancienne vie. Ancien nous.

Je saisis sa main et m’extirpai du canapé, venant à sa hauteur après nous avoir éloignés de la table basse. J’haussai un sourcil à sa provocation, une lueur de défi au fond des yeux.

« J’y compte bien, je reste ton professeur de danse. »

Fis-je remarquer, la laissant tourner doucement en tenant ma main avant de l’arrêter en face de moi.

« Attend… »

Je fouille dans ma poche et en extrait un élastique, prenant le parti de nouer ses cheveux roux dans sa nuque avec douceur. Comme à l’époque. Comme toujours. Elle ne portait pas de diadème ni de longue robe bleue, je ne portais plus de bretelles ou de veston, mais comme ça elle ressemblait toujours à la Anastasia sur le pont.

Je glissai mon bras droit dans son dos, ma main gauche se liant à la sienne. Le dos droit. Le sourire en coin.

« Tu te rappelles toujours des pas ? » Chuchotai-je. « Et… Trois, deux, un… »

Il prend sa main…

Une valse en cinq temps. Je me souvenais encore d’une chanson murmurée par Vlad lorsque nous avions partagé ce souvenir, un moyen de se rappeler des trois mouvements puis des deux pas. Gauche-droite-gauche, puis droite, puis gauche. Nous n’avions pas de musique pour nous bercer de son tempo mais j’eu la satisfaction de constater que je n’avais pas perdu la main. Elle non plus. D’abord tous les deux un peu raides, il ne nous fallut guère plus d’une vingtaine de secondes pour nous retrouver plus souplement dans nos gestes.

Danser. Depuis quand n’avions-nous pas fait quelque chose d’aussi simple que de danser ? La voir bouger en rythme, onduler et tourner dans un rythme propre. L’observer s’écarter de moi, comme un rendu de liberté, pour tournoyer de tout son corps et revenir prendre sa main dans la mienne. Repartir. Recommencer.

C’est presque une évidence…

Chantonnait Vladimir dans mes oreilles.

Elle est radieuse, et victorieuse,
Prête à saisir sa chance !
J’ai tout prévu, mais n’ai rien vu,
D’un amour qui… Commence.


Je répondis malgré moi à son sourire, me rendant compte à quel point cela m’avait manqué. La danse était une communication non verbale mais si lourde de sens, de mots, d’impressions et d’expressions. Nous sommes gênés par la table basse et le bord du canapé, pourtant ça n’a pas l’air d’être suffisant pour nous arrêter.

Ciel, j’entrevois un drame !
Comment rompre le charme ?
Faut pas qu’un homme et une femme
… Dansent.


A l’époque, je l’avais trouvé stupide de minauder de la sorte et de s’amuser de notre situation. Je n’avais en tête que de ramener Anastasia à Paris et elle de prouver qu’elle était peut-être l’héritière de Russie ; si nous avions des sentiments l’un pour l’autre, nous les dissimulions encore très bien. Je n’avouais pas facilement que cette danse avait été un passage particulièrement intense à l’époque, comme si je redécouvrais une jeune femme que je côtoyais pourtant depuis plusieurs jours. Comme si je la reconnaissais et la rencontrais à la fois. Comme si… C’était fou ce qu’une simple danse pouvait provoquer.

Je déglutis, ramenant lentement le corps d’Anya contre le mien d’un souple mouvement de poignet. Une main dans son dos. Une main dans sa paume. A droite. A gauche. A droite… Simple. Evident.

« Tu n’as pas beaucoup perdu. » La taquinai-je pour chasser cet afflux de souvenirs qui m’empêchaient d’y voir un peu plus clair. « Encore deux ou trois leçons et tu devrais arriver à ne plus me marcher sur les pieds ! »

Je tendais le bâton pour me faire battre, évidemment. Mais au moins, ça chassait pendant quelques instants le reste des doutes à propos de l’organisation du mariage…

« S'il te plait, dis moi que Marie se souvient encore des pas... Je ne me sens pas franchement prêt à donner des cours à la mère de feu le Tsar de Russie. »

Même si, à mon avis, Marie savait danser bien plus que des valses.
Et avec plus de classe que n'importe qui.

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________________________________________ Ven 20 Avr 2018 - 0:44

A l'entendre, Dimitri était un peu trop souvent son professeur. En étiquette russe, en bonnes manières (comme si elle n'en avait pas !) et maintenant en danse ? Anastasia arqua un sourcil perplexe. Ils n'avaient manifestement pas tout à fait les mêmes souvenirs de cette soirée là. Dans les siens, c'était Vladimir qui dictait la marche à suivre et ils n'avaient été que deux exécutants gênés d'avoir à se trouver si proches tout d'un coup alors que leur cœur ne savait plus où il en était. Dimitri pouvait donc espérer avoir été son partenaire - et il l'avait été, c'était bien plus qu'un espoir - mais son professeur... Ah ça, c'était bien les hommes !
Et quelque part, Anya n'aurait voulu qu'il change pour rien au monde. Ca, c'était son Dimitri. A une époque, il peinait à accepter cette autre vie, à bien vouloir croire qu'ils avaient été une princesse orpheline et un garçon de cuisine en train de tomber amoureux sans être bien sûrs d'en avoir le droit. Maintenant qu'il embrassait cette autre réalité qui était pourtant aussi leur, Anastasia n'allait pas (trop) chipoter.
Après une révérence singée, Anastasia décréta avec emphase :
- Eh bien allez y, Monsieur le Professeur.
Pourtant, le cours ne démarra pas immédiatement et la rouquine fut surprise de le voir saisir un élastique pour... lui nouer les cheveux. Anya le regarda surprise, sans bouger, pendant qu'il attrapait délicatement ses cheveux pour les attacher. Et la jeune femme devait bien avouer que sentir ses doigts chauds à la base de sa nuque avait quelque chose d'électrisant.
L'une des nombreuses raisons pour lesquelles, d'ici quelques temps, ils allaient enfin se dire oui.
La jeune femme opina. Cette soirée, sur le pont, elle l'avait comme marquée au fer rouge. Anya, fierté oblige, n'était pas certaine d'avoir envie de l'avouer mais elle avait l'impression vivace de se remémorer le moindre détail, comme s'ils avaient pris le bateau hier. Le premier contact, maladroit et gêné. Les premiers pas. Les consignes de Vladimir qui avait alors pris des airs de chaperon embarrassant, obstacle à cet amour naissant. Et finalement le presque premier baiser, avorté, comme de nombreuses occasions de s'avouer leurs sentiments au cours de ce périple, comme s'il avait fallu qu'ils soient à l'article de la mort (peut-être pas, il se peut que je dramatise légèrement) pour que tombent les derrières barrières de l'orgueil (un défaut qu'ils partageaient tous deux et dont Abigaëlle hériterait peut-être bien) et s'ouvrent l'un à l'autre.
La jeune femme se rappelait également la nuit mouvementée qui avait suivi cette première valse et plus particulièrement, elle se rappelait comme il l'avait sauvée. Elle se rappelait de ses bras forts et rassurants qui s'étaient refermés autour de son corps tremblant pendant qu'elle sanglotait. Cette nuit-là, Anastasia avait vu des visages, beaucoup de visages, comme autant de fantômes qu'elle n'avait su identifier. Et puis elle avait vu son visage, celui de Dimitri, rassurant et réel, un visage aimé et aimant, même si alors elle en doutait encore. Son étreinte, cette nuit-là, avait parlé pour sa bouche qui restait désespérément muette.
- Je me rappelle de tout, souffla la jeune femme.
Avec les années, il était apparu que leurs corps parlaient mieux que leurs cœurs trop pudiques, sinon orgueilleux. Leurs bouches, elles, étaient bien trop occupées à envoyer piques après piques qui dissimulaient très bien une sincère affection.
Ce fut l'une d'elle qui rompit le charme de ce souvenir en train de renaître dans la mémoire d'Anastasia. Les pas lui étaient revenus si naturellement qu'elle avait, l'espace d'un instant, oublié leur salon et pour ainsi tout le reste du monde autour d'eux.
Par chance, la jeune femme avait un certain mordant. Et puisqu'il était question de pieds, il était hors de question qu'Anya le laisse marcher sur les siens sans rien faire, au propre comme au figuré.
- Eh bien je fais ce que je peux étant donné que mon cavalier a aussi perdu. Mais il est pas mal.
L'instant d'après, Anastasia lui marcha sur le pied.
- Ca c'était pour insinuer que je l'avais fait avant, décréta-t-elle, la mine boudeuse. Tu sais au fond de toi que tu ne l'as pas volé.
Ils avaient cessé de danser pour s'observer. La conversation reprenait, sur un tournant qu'Anya n'avait pas anticipé.
Après un temps, elle fronça les sourcils et reprit :
- Tu es sûr qu'à son âge elle va danser ? J'ai pas souvenir de l'avoir jamais vue le faire, même quand j'étais petite. Pas debout, en tout cas. Mais elle a une excellente mémoire alors je suis à peu près certaine qu'elle sait encore, conclut la jeune femme en passant ses bras autour du cou de Dimitri. Tu peux te concentrer exclusivement sur sa petite fille, susurra Anastasia. Même si elle a eu un excellent professeur en la personne de Vlad, ajouta la rouquine, espiègle.
Anya embrassa Dimitri avant qu'il n'ait le temps de râler. Ils reprendraient les préparatifs... Plus tard.

Fin

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