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Sherlock Holmes


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________________________________________ Lun 23 Avr 2018 - 18:57

“Hold on to me. Don't let me go. ”







Pendant la bagarre entre Elliot et Eulalie, Sherlock n’avait fait que se contenter d’observer. Avec un détail monstre, il avait regardé l’étendu des pouvoirs des deux individus. Les fixant avec une intensité sans limite, son regard était semblable à celui de Bruce Wayne. Et la décision qu’il prit ce jour là était un peu la même : personne ne devait avoir autant de pouvoir sans que quelqu’un ne puisse les arrêter. Il faudrait trouver un plan, pour chacun, si jamais cela arriver.
Fronçant les sourcils quand cela fut terminer, il fut ensuite surpris de l’efficacité de Graves et d’Alexis. Utilisant la fiole qui lui avait donné au départ de l’aventure, l’explosion fut bien plus impressionnante que prévue. Le vendeur au blackmarket ne lui avait pas menti. C’était de la bombe.
Se relevant suite à l’explosion, et s’époussetant, son visage était couvert de brûlures et de suies. Reculant de quelques pas, Sherlock contempla le désastre. C’était pathétique. Finalement, tous se félicitaient, mais lui, savait qu’ils n’avaient pas gagné. Que Grand Sourire n’était pas vaincu. Une seule personne ressentait la même chose à ce moment là… Croisant le regard de Graves, il pouvait y lire les même réflexions. Son poing serré sur son rasoir, il contemplait le cratère. Relevant le col de sa veste par geste d’énervement, il prit la position du silence. Car dans ce cas, il n’y avait que ça à faire.

*** Plus tard, plus loin, plus proche de Peur. ***


Observant le cercueil avec intérêt, Sherlock remarqua encore une fois comment le clown avait le sens de la mise en scène et du détail. Un travail d’orfèvre. Se penchant un peu pour observer, chaque détail passa dans sa rétine. Passant sa main sur le bois, il pouvait constater qu’il était de bonne qualité. Même les clous semblaient être fait en acier précieux. Fronçant les sourcils, il sentit le regard de Balthazar sur son dos, et il pivota, tout en se massant le bras. La douleur était revenue, et il avait également pu constater qu’elle faisait souffrir Balthazar. Finalement, ils étaient bien plus proche qu’il ne l’aurait espérer. ()
Se saisissant de son smarthphone, Sherlock s’isola du reste du groupe, et composa le numéro du 221B.

« Martha-Hudson, secrétariat-du-Doctor-Beresford-et-de-Sherlock-Holmes-bonjour-que-puis-je-pour-vous ? »


Le visage fermé, Sherlock n’y alla pas par quatre chemin.

« Angelika et Katelyn sont là ? »

Il y eut un petit silence, puis la voix de Madame Hudson lui répondit méchamment :

« Déjà, Monsieur Holmes, quand on appelle, on dit bonjour et on se présente. Mais la réponse est oui, elles prennent le thé avec moi, justement, Angelika me disait que vous comptiez vous rendre à... »


Satisfait de sa réponse, Sherlock ne voulut pas en entendre plus et se décida à raccrocher. Mettant le téléphone dans sa poche, il commença à s’éclipser. Il voulait absolument vérifier quelque chose avant de partir.

« La gamine va bien ? »

Pivotant de tout son corps, ses yeux plongèrent dans celui du barbier (). Mais malheureusement pour vous lecture, cette histoire ne se terminera pas en galoche.
Le fixant avec une haine profonde, il lui dit d’un ton cassant :

«Oui. Vous voilà devenu bien curieux sur ma vie Graves. Vous voulez aller boire un verre ? »


Balthazar le regarda de haut en bas d’un œil aussi perçant et froid qu’un pique de glace et répondit sur le même ton très sarcastique :

« Vous n’avez jamais été aussi beau. Comment refuser ? »


Roulant des yeux, il ricana. C’était parti.

« Ce soir alors. 21H, chez Granny. Et soyez à l’heure. »


Content de lui, il commença à partir, mais la voix du barbier l’interpella encore plus sadiquement que d’ordinaire :

« Granny… Vous parlez de la vielle dont la tête trône dans le frigo de Madame Olyphant ? Vous êtes sûr que son établissement sera ouvert ce soir ? Comme d’habitude, votre esprit aiguisé m’émerveille. »
dit-il d’un ton narquois.

Sherlock fixa Balthazar avec un regard assassin. Il cherchait quoi ? A lui faire passer la limite pour le rejoindre de son côté ? Si il n’y avait pas eu autant de monde, il aurait immédiatement porté ses mains à sa gorge pour en finir. Mais il y avait eu assez de bagarre inutile comme ça pour aujourd’hui.

« Ça semble vous laisser de marbre d’ailleurs. Peur être même que vous êtes un peu déçu que quelqu’un l’ait tué à votre place. »

Le regard triomphant de Balthazar le laissa sans voix. Ils pensaient bien la même chose tous les deux. Ca le faisait jouir de le mettre dans cet état là. (Ok j’ai craqué là, celle là elle était gratos )

« Je m’interroge seulement sur l’efficacité de la Police. Sans doute que la tête sera encore là quand Madame Olyphant sortira de l’hôpital. »


Mettant les mains dans ses poches l’air faussement détendu, il ajouta :

« Il y a un bar à la sortie Est de la ville. »


Souriant en coin, le détective (le plus grand du monde même.) sourit en coin et dit d’un ton amusé :

« Dommage que nous soyons pas du même côté Graves. On aurait pu bien s’entendre. Dans une autre vie. A ce soir, donc. »


Le saluant avec deux doigts posés sur sa tempe, il fit demi-tour. En passant devant Elliot, il s’arrêta. Il n’avait pas tout dit avant de partir. Fixant le jeune dit, il lui dit d’un ton un peu cassant et sévère.

« On ne naît pas imbécile petit. On le devient. »


Puis, sans dire rien de plus, il ajusta son manteau et se dirigea vers une destination… Bien précise.

*** Quelques minutes plus tard, dans Storybrooke. ***


Montant les étages quatre à quatre, Sherlock arriva enfin à sa destination. C’était bien là. D’après les informations que Michel-Ange lui avait fourni, Kida résidait ici. Tendant les narines, il essaya même de percevoir son parfum d’embrun maritime. Se sentant un peu stupide, il contempla la porte un long moment, puis prit une grande inspiration. Il devait savoir. Le Clown lui avait peut être jouer un tour, à elle aussi. Anxieux, il frappa à la porte. Au bout de quelques secondes, la porte s’entrouvrit et le coeur de Sherlock fit un bon dans sa poitrine. Pieds nus, short en jean délavé, t-shirt long et légèrement transparent fait en coton, le tout en restant élégante. Stupéfixié, il n’osa rien dire. Sa bouche s’entrouvrit pour parler, mais il n’y arriva pas. Ce fût elle qui brisa le silence. Fixant son visage en arquant un sourcil d’un air inquiet, elle demanda :

« Est-ce que ça va ? Tu… Tu as l’air blessé... »


Faisant un geste vague vers le visage de Sherlock, elle ajouta :

« Tu t’es pris un autre vélo sur la tête ? »


Paralysé, Sherlock fut en proie à une véritable bataille interne. Il était fou de joie à l’idée qu’elle soit en pleine forme. Il était même fou de joie de la voir, simplement. C’est à ce moment que le détective se rendit compte à quel point son amour pour elle était grand. Fixant ses yeux bleus intenses sans bouger, il voulut parler, partir même. Mais son corps ne répondait plus. Son coeur commença à s’emballer et tout son corps trembla. C’était définitivement prouvé. Il était fou d’elle.

« Je voulais vérifier que tout aller bien pour toi. On a eu quelques complications en ville. Rien de bien méchant. Mais la menace sur les proches planait et... »


Se rendant compte des mots qu’il avait prononcé, ses yeux fuirent les siens instantanément. Du coin de ces derniers, il pouvait constater qu’elle avait un regard de plus en plus surpris et inquiet.

« Tout le monde va bien ? Vous avez besoin d’aide ? »


Prête à venir vers Sherlock, elle se coupa immédiatement dans son élan quand elle réalisa ce qu’il venait de dire sur les personnes proches. Surprise, elle baissa les yeux, rosissant légèrement et augmentant son charme. Elle releva tout de même la tête avec un sourire :

« Et donc tu t’es dit que j’étais peut-être en danger c’est ça ? Parce que… Tu m’apprécies... »


Son sourire était toujours là. Parfait comme l’océan. Cette fois-ci, c’est lui qui détourna le regard pour devenir un peu plus rouge, se contentant de répondre d’une voix rauque, venu d’outre tombe :

« Oui. »


Hochant la tête, se tenant le bras d’un air gêné, elle répondit :

« Alors… Alors c’est bien ! Bon ben… Bonne journée ? »


Se reculant, toujours en souriant, elle commença à fermer la porte. Complètement perdu, le détective fit demi-tour, la tête lui tournait. Se dirigeant vers les escaliers, il commença à les descendre, abattu, perdu et désorienté comme jamais.
Soudain, on entendit une porte s’ouvrir à la volée, et le visage de Kida apparut en haut de la cage d’escalier :

« Sherlock !! Attends !! »


Il l’entendit descendre les marches. Faisant un effort surhumain pour ne pas tomber, il l’observa se diriger vers lui. Arrivant à deux marches au dessus de lui, elle le fixa de ses yeux bleus, le souffle court. Remettant ses cheveux en arrière elle se risqua :

« Je… Moi aussi… Enfin… Je veux dire… »


Puis, prenant une grande inspiration, elle prononça les mots. Comme une formule magique, ils coulèrent sur ses lèvres que Sherlock fixait sans pouvoir s’en détacher.

« Moi aussi j’aurai eu peur pour toi avec une telle menace... »


Complètement rouge, on pouvait remarquer que tout comme lui, elle avait accompli aujourd’hui un effort surhumain. Brisant sa coquille, Sherlock la saisit doucement par les hanches, se plongea encore une fois dans ses yeux bleus lumineux, et l’embrassa avec tendresse et passion.

Merci Grand-Sourire.




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________________________________________ Mar 24 Avr 2018 - 19:08

we wish you a happy birthday


Je n'étais toujours pas calmée. Même si l'étrange manière de cette femme de me dire au revoir m'avait quelque peu perturbée et avait fait passer au second plan tout ce qui s'était précédemment passé. Je ne comprenais pas le but de ce baiser ni son concept... est-ce que c'était parce qu'elle était une émotion qu'elle avait agit de la sorte ? Pour me faire ressentir quelque chose ? J'étais juste restée perplexe quant à ce qu'elle comptait m'apprendre par la suite.

Je secouais la tête, préférant ne pas y réfléchir maintenant. Je n'avais plus rien à faire ici. Grand Sourire avait pour l'instant disparu, bien que loin d'être détruit. Elliot devait avoir comprit qu'il devait calmer son ego, ou alors il l'avait déjà oublié, ce qui était bien plus probable. Je trouvais la remarque du détective à son égard bien pensée même si je considérais que, malgré qu'il soit un humain doté de grandes capacités, il restait incapable de mesurer l'enjeu du rôle de Sandman. Ça le dépassait largement.

Je me retournais complètement vers le dieu et son amie en rangeant la carte de Deborah dans la poche de ma veste. Je n'avais plus aucune envie de perdre mon temps à le frapper, mais je n'oubliais pas la bassesse de son attaque en s'en prenant à mes cheveux.

« Vous avez toujours la télécommande  ? J’aimerai la récupérer, même si elle est cassée. Je pense qu’il faudrait la rendre à Billy et je vais le voir tout à l’heure. »

J'avais affiché un sourire en tournant la tête vers Alexis. J'imaginais qu'elle ne m'appréciait pas vraiment, encore moins depuis ce débordement, mais ça ne changeait rien à ma demande.

« Tu peux me tutoyer tu sais... On a l'air d'avoir le même âge en plus... »

« Je ne pense pas. J'ai sept mois aujourd'hui. »

C'était un fait. Est-ce que je devais le fêter, d'ailleurs ? Je ne considérais pas vraiment cette journée comme un cadeau.

« Aaah... ben bon anniversaire alors ! Mais tu peux me tutoyer quand même hein ! »

Elle avait une drôle d'expression, comme celle que je devais afficher quand je ne comprenais pas tout ce qui m'arrivait. Elle se mit à fouiller dans ses poches afin d'y prendre l'objet que je désirais, lâchant une grimace.

« T'es sûre que tu veux lui redonner ? Il avait dit d'en prendre soin... On peut dire que c'est loupé... »

« Je ne vais pas lui mentir en lui disant qu’elle est toujours fonctionnelle. Il finira par l’apprendre, de toute façon. »

Je haussais les épaules, peu concernée par la réaction de Billy. Il apprécierait sans doute mon honnêteté et il faudrait bien qu'il se rende à l'évidence que sa salle de bain ne pourrait plus être miniaturisée. Alexis/Enora hocha la tête, comprenant certainement mon point de vue, avant de récupérer un petit stylo dans une autre poche. Elle avait prit ma main et commencer à griffonner dessus.

« Ça c'est mon numéro de téléphone ! Tu sais comment te servir d'un téléphone ? Au pire tu demandes à Apollon ! Tu connais Apollon hein ? Et si jamais l'autre il t'embête tu m'appelles et j'assumerai la casse. C'est de ma faute de toute façon ! »

Elle avait finit d'écrire et je détaillais les chiffres qu'elle y avait inscrit, perplexe.

« Je ne suis pas sûre qu'Apollon sache se servir d'un téléphone. » marmonnais-je avant de relever la tête.

« Et si t'as besoin d'aide ou que t'as besoin d'amis... appelle moi aussi ! C'est pas tous les jours facile à 7 mois... si t'as besoin d'aide n'hésite pas ! J'ai aidé une autre fille comme ça qui s'appelle Kida ! Bon elle elle est très très vieille par contre ! »

Un petit rire s'échappa de ses lèvres, dans lequel je pu percevoir une légère gêne. J'attrapais la télécommande qu'elle me tendit avant que mon visage ne s'illumine.

« Je connais Kida. Je l'aime bien. Je t'aime bien aussi. Je... t'appellerai alors. Pour qu'on devienne amies. »

J'étais surprise par sa gentillesse. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'accepte aussi aisément avec ce qui s'était passé.

« Cool alors ! Bon courage avec Billy mais je me doute que tu sauras te défendre  au besoin... »

Elle coula le même regard que moi en direction d'Elliot. Si j'étais capable de m'en sortir contre le dieu de la Renaissance, aucun doute qu'un médecin ne me poserait pas de problèmes.

« On va devoir faire une pétition chez toi. »

Est-ce que c'était le mot approprié ? J'avais parfois du mal avec le vocabulaire adapté. Je savais simplement que je devais fouiller les lieux où avaient eu lieu un délit. Et que tuer quelqu'un était un délit. Du moins tuer une grand-mère innocente l'était. C'était bien ça, non ?

« En cas de meurtre, il faut ramener les preuves à Robyn. Et vérifier si il y a d'autres morceaux de corps cachés. Je crois. A moins que tu préfères le faire ? »

Ils étaient amis ou quelque chose du genre, non ? Je n'en avais pas la moindre idée. C'était une tâche ingrate que de faire livreuse de morceaux de cadavres mais ça faisait partie de mes fonctions. En tout cas, ce n'était pas une chose qui me dérangeait.

« Ça marche. Par contre je veux plus que tu mettes les pieds chez moi. Laisse faire les vrais flics. »

C'est qu'il était sérieux, en plus. Je m'étais contentée de soupirer, levant les yeux au ciel. Je n'avais pas envie de continuer cette dispute idiote. C'était mieux comme ça. Je n'avais pas envie de passer ma journée à me promener avec une tête, de toute manière.

« J'espère que Lily va vite aller mieux. »

« Hum hum... »

Je crois que c'était à présent officiel : Elliot et moi étions incapables de bien nous entendre.


Plusieurs heures plus tard...

L'après-midi avait été longue. Et d'un ennui sans nom. Je l'avais passé enfermée dans ma chambre puisque Balthazar se contentait de m'ignorer et que je n'avais aucune idée de comment entamer une conversation. Mieux valait que je l'évite, pour l'instant. Ce ne fut qu'après un long que je sortis de cette léthargie, prête à me rendre chez Billy. La sonnette de la porte n'arrêtait pas de faire du bruit. Je l'avais d'abord ignorer, n'attendant personne ici, mais le barbier ne daignait pas non plus aller ouvrir à celui qui devait être son invité. Je l'avais dévisagé, ne comprenant définitivement pas son comportement, avant de finir par me rendre à la porte.

Et je ne m'attendais pas à ça.

« You are my sunshine. My only sunshine. You make me happy when the sky... »

Billy était là et ses fleurs bleues qu'il tenait s'étaient mises à chanter. Très mal, d'ailleurs. J'avais l'impression que ça grésillait dans mes oreilles, je reconnais sa voix à lui. Qu'est-ce que c'était que cette chose ?

« Bonsoir ! J'ai... un GPS ultra perfectionné qui a trouvé votre adresse. Du coup je me suis dit que j'allais passer vous prendre... enfin si vous voulez toujours. Si ça ne vous dérange pas... ? »

Il transpirait. Je le détaillais rapidement. Si sa chemise et sa cravate faisait penser à une tenue travaillée, le bermuda et les sandales qui les accompagnaient lui donnait un air beaucoup plus détendu. Il avait l'air mal à l'aise. Ce n'était pas comme ça que j'avais prévu de le rejoindre.

« C'est pour moi ? »

Mon regard restait fixé sur ce bouquet étrange qu'il tenait. C'était le premier à me faire un cadeau, aujourd'hui.

« Oui c'est pour vous ! »

Je les sentis se plaquer contre moi, ouvrant grand les yeux en ne m'étant pas préparé à ce qu'il les tende si brusquement. Les prenant dans mes mains, je tournais la tête à la recherche d'un endroit où les poser. Je ne m'étais jamais vraiment occuper de plantes, avant.

« C'est pas la peine de les arroser, elles sont en plastique. »

Oh très bien. Je tentais un bref sourire, touchée par l'attention. Des fleurs qui ne meurent jamais, c'était plutôt gentil.

« Ça ne me dérange pas. J'arrive tout de suite. » répondais-je à sa précédente question.

Je m'éloignais en direction de ma chambre, y abandonnant les fleurs. Je dû fouiller pour remettre la main sur sa télécommande, les objets inutiles s'accumulant dans cette pièce à une vitesse folle. Je retrouvais une paire de talons que j'enfilais en vitesse. Je cru entendre la voix de Billy, que j'avais laissé sur le pas de la porte, mais j'espérais qu'il ne s'attendait pas à tenir la moindre conversation avec Balthazar.

Et sans surprise, ce dernier était resté à le fixer en continuant à fumer sa cigarette.  

« Je voulais vous rendre ça. »

J'étais revenue avec la pauvre télécommande à moitié fondue, lui tendant non sans une certaine gêne. En prendre soin avait été une priorité bien vite oubliée.

« Malheureusement les choses se sont un peu compliquées et... je crois qu'elle est cassée. Désolée. »

Ce n'était pas de ma faute. Je m'excusais par principe. Il se contenta de hausser les épaules, réaction à laquelle je ne m'étais pas attendue, pour être honnête.

« Ça arrive tout le temps. Et puis c'est peut-être mieux qu'elle reste cassée pour une fois. Un peu comme la Delorean. Quand elle est détruire, y a plus de risque. »

Il afficha un sourire auquel je répondis, mais qui finit bien vite par s'estomper. Je ne comprenais pas de quoi il parlait. Il avait prit la télécommande, pour la ranger dans une poche de son bermuda, avant de se mettre à regarder Balthazar, puis moi à nouveau. Qu'est-ce qu'il avait ?

« On y va ? »

Oui. Oui, on pouvait y aller.

« Enfin... sauf si y'a un os. »

Pourquoi est-ce qu'il semblait si incertain ? Ça n'avait pas de sens.

« C'est ma cousine. »

Je me pinçais les lèvres, me retournant dans sa direction pour le voir écraser son mégot avec un peu trop d'acharnement. Je finissais par secouer la tête.

« Oh, cool ! »

Au moins, Billy était content de ce mensonge. Il tendit son bras que j'attrapais sans plus de cérémonie. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs mètres que je m'arrêtais soudainement.

« J'ai oublié l'argent. Pour les suhis. Je reviens. »

Ce n'était pas une excuse stupide. C'était une véritable raison. Je n'avais pas pensé à prendre ma veste, idiote que j'étais, alors que j'avais promis que je payerais. Il ne me fallut pas longtemps pour mettre la main dessus, une fois retournée à l'intérieur.

« Je... Je suis contente que tu ailles bien. »

J'avais à peine posé ma main sur la poignée, pivotant vers Balthazar. Les premiers mots que je prononçais à son égard depuis tout ce qui venait de se passer. Ma gorge s'était serrée sans que je m'explique pourquoi. Je lâchais un soupir, hésitante.

« Passe une bonne soirée avec Sherlock. »

Est-ce que c'était pour ça qu'il était énervé ? Parce qu'il allait passer du temps avec le détective ? Il l'avait choisit pourtant, je l'avais entendu. J'étais prête à rejoindre Billy mais le regard qu'il posa sur moi me fit frissonner – d'une mauvaise façon. Ce n'était pas agréable.

« C'est pas la peine de revenir ensuite. »

Le ton de sa voix était agressif. J'avais l'habitude qu'il se comporte d'une manière détestable. Ça ne me dérangeait pas, je faisais avec. Mais cette fois... je savais que ce n'était vraiment pas nécessaire que je revienne.


Et pour pas finir sur une note de dépression intense...

« J’ai laissé toute ma réserve de chocolats là-bas. Je vais devoir en racheter. Il va même pas les manger, il aime pas ça, c’est du gâchis. »

Même les sushis ne m'avaient pas remonté le moral. C'était... une horreur. J'avais espéré pouvoir apprendre de ce rendez-vous de nouvelles références cinématographiques – mais même cet effort me paraissait maintenant inutile. Après tout, j'avais commencé à m'y intéresser pour Elliot et ça n'avait pas aidé. Je ne voyais pas pourquoi je me prenais la tête sur de tels détails. Je n'en étais pas certaine, mais il me semblait que je n'arrêtais pas de... me plaindre. Depuis un long moment maintenant. Sans que Billy ne me le reproche une seule fois. Il était adorable.

« Vous ne pouvez pas les récupérer plus tard ? Je le trouve un peu vache votre cousin, si vous voulez mon avis. Il n'a pas le droit de vous mettre dehors comme ça. C'est pas légal. »

Je n'avais pas vu sa main me rapprocher de la mienne alors que je l'écartais pour la passer dans mes cheveux dans un geste nerveux.

« Ce n'est pas... C'est mon cousin adoptif. Alors peut-être qu'il a le droit. »

Je m'étais imposée chez lui. Évidemment que je ne pouvais pas le lui reprocher. A vrai dire, je n'avais pas espéré qu'il tolère ma présence aussi longtemps. Mais je ne pensais pas que ça ferait aussi mal le jour où il me dirait clairement qu'il ne voulait plus de ma présence.

« J'ai oublié vos fleurs aussi. »

Je me sentais bizarre. Comme à Magrathea après ce cocktail étrange. Je n'avais pas envie de pleurer, mais je sentais que c'était tout comme.

« Ma maison est grande si vous avez besoin... en plus j'ai une salle de bains dans le salon. »

Il parvenait presque à me faire sourire. Mais mon expression retrouva vite ses traits tirés. J'étais triste. Je n'aimais pas ça.

« Vous voulez que j'habite avec vous ? Le robot sera d'accord ? »

Il vivait bien avec cette petite chose intelligente, non ? C'était une possibilité. Je n'avais pas encore réfléchi à l'endroit où j'allais me rendre ensuite. Je n'arrivais pas vraiment à le réaliser, sans doute. Je pouvais retourner à Olympe, évidemment. Même si avec les récents événements, je n'étais pas certaine de vouloir faire face à des divinités. Vivre chez Bond ne paraissait pas si aberrant...


TO  BE CONTINUED.

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________________________________________ Mer 25 Avr 2018 - 23:08




Kiss Kiss Big Bang


J’avais du mal à croire que tout était fini. Je regardais les gens se séparer un peu médusée, le sourire aux lèvres et épuisée. Je n’arrivais même pas à me demander si j’avais le droit d’apprécier Eulalie par exemple. Elle était en froid avec Elliot, c’était certain, mais j’étais pas du genre à détester quelqu’un pour cette raison. Tant qu’elle ne le tuait pas, il n’y aurait sans doute pas de problèmes entre nous, alors autant être gentille et lui montrer qu’Elliot l’était aussi, une fois que son père arrêtait de prendre de l’ascendance sur lui. Ce Pâques ne s’était pas si mal passé que ça finalement… On avait sauvé Lily, on avait fait sauter un clown tueur et on s’en était tous sortis vivants, avec une solution plutôt viable sur le court terme… On aurait peut-être dû faire un pacte de sang ? Se promettre de revenir dans je sais pas combien de temps si Grand Sourire revenait ? Pourquoi j’y pensais que maintenant sérieux ? Une chose était sûre, j’avais l’impression d’avoir gagné de nouvelles relations, des gens que j’appréciais, aussi différents pouvaient-ils être.

Me rendant compte qu’il ne restait bientôt plus qu’Elliot et moi, je m’approchais de lui pour poser en douceur ma main sur son épaule, contemplant les dernières silhouettes qui disparaissaient au loin.

- Encore une fois, la team Rocket en sort victorieuse mon vieux ! On est sans aucun doute plus efficaces qu’eux en tout cas. C’est peut-être parce qu’on n’a pas qulbutoké pour nous ralentir…

J’avais eu l’air de réfléchir fortement à la question, comme si le destin de la nation en dépendait avant de lui sourire.

- Ou alors on est Han et Chewie… ET JE SUIS PAS CHEWIE ! Trop tard j’étais la preum’s !

J’avais pointé un doigt moqueur vers lui en sautillant, excitée par cette victoire enfantine mais qui eut le don de faire redescendre la pression éprouvée durant toute cette aventure. Me décidant enfin à me défaire de ma combinaison de ski, je me dirigeais vers la poubelle la plus proche pour la jeter avant de prendre Elliot dans mes bras, mon cou reposant sur son épaule. Je pris quelques secondes pour profiter de ce moment d’amour qui avait le don de me réconforter et de me remettre d’aplomb. Je fermai les et lui lançait avec douceur :

- Je suis tellement contente qu’on soit tous en vie… et que tu es retrouvée Lily…

Je me détachais de lui en souriant avant de préciser.

- D’ailleurs, on devrait peut-être retourner la voir… ça… ça te dérange si je viens avec ?


J’avais soudainement eu une timidité qu’il ne me connaissait pas souvent. Ils avaient peut-être beaucoup de choses à se dire, ils avaient peut-être besoin de se retrouver. Mais j’avais besoin de savoir comment elle allait, surtout maintenant que je me souvenais… Et puis, peut-être était-elle encore dans les vapes et Elliot avait besoin d’être accompagné ? Mais Elliot ne s'embarrassa pas de mon air et en quelques secondes, nous fûmes téléporté droit dans la chambre de Lily. Il était allé s'asseoir à ses côté, prenant sa main amoureusement. Elle dormait. Elle devait se reposer, elle avait vécu beaucoup de choses. N'osant pas trop bouger, je me contentais de l'observer, le coeur serré.

- Tu penses que tout ira mieux pour elle, maintenant ?
- Je ferais tout pour.

Il était resté silencieux quelques secondes avant de l'affirmer avec force tout en observant sa femme.

- On a pas encore le résultat de toutes les analyses mais le médecin m'a dit qu'elle avait de nombreuses lésions, un peu partout. Il lui faut beaucoup de repos. Mais elle va aller mieux. C'est obligé.

Il s'efforça de sourire avec tant de mal qu'il me brisa le coeur. Je pense que j'eus autant de difficulté à lui rendre son sourire. Après un moment d'hésitation pendant lequel je m'étais approcher de la jeune femme pour lui caresser la main du bout de l'index, je décidais de me lançais dans ce que je savais. Toute info était bonne à donner dans un cas comme ça... J'avais vu des choses que les médecins ne pouvait pas savoir...

- Elliot... Faut que je te dise un truc. Quand... quand j'ai visité son oreille, la petite Lily m'a montré l'une de ces lésions. Elle avait une sorte de sable. C'était gris et terne et on voyait bien qu'il passait en elle et s'effritait. Je me suis sentie super mal à la vision de tout ce truc, des gros vertiges alors qu'Aster n'a rien senti. Et... quand la petite Lily a voulu m'aider, il y a eu un gros coup de jus entre nos deux mains. Le sable est alors devenu noir petit à petit. C'est comme si c'était lui qui avait fait ça... ou alors qu'il avait réagi à l’électricité... J'ai eu l'impression... que j'avais toujours mes pouvoirs. Ca te dit un truc ?


Pour toute réponse, il cligna des yeux avant de se pencher en avant pour observer l'oreille de la brune. Il se rendit rapidement compte que c'était complètement débile et se redressa pour me dévisager :

- Tu crois qu'il te faut un coup de boost ? Genre si je t'envoyais une bonne décharge, ça réactiverait peut-être tout le truc.

J'étais pas certaine du plan. J'avais survécu jusqu'ici, c'était peut-être pas pour mourir maintenant. Pourtant, après un long moment de réflexion :

- Et si tu me tue ?
- C'est une possibilité.

On parlait si calmement et de manière si pensive qu'on aurait presque pu croire qu'on parlait de la pluie et du beau temps.

- Bon, allez on tente ! De toute façon on est dans un hôpital, c'est encore le meilleur endroit pour le faire.

Je lui avais tendu la main avant de plonger mes yeux dans les siens avec le regard le plus sérieux du monde :

- Si tu me tue, t'appelle l'infimière tout de suite hein ?
- T'es sûre ? J'ai fais suffisamment de conneries pour aujourd'hui, tu crois pas ?

Il fini pourtant par nous téléporter sur le parking de l'hôpital en précisant :

- Moins risqué que dans la chambre de Lily. Je te donne juste un petit coup de jus pour commencer.


L'action fut désagréable mais j'eu beau bouger mes doigts en me concentrant de toutes mes forces, rien de vint. Je secouais la tête de gauche à droit d'un air dépité.

- T'es sûr que ça a pas un rapport avec le sable dans la tête de Lily ?Je me suis sentie bizarre qu'à ce moment là... ça te dit rien ?
- Bah non, je vois pas pourquoi Lily a du sable dans l'oreille. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je suis pas un Titan qui a réponse à tout et qui veut jamais rien dire !

Touché coulé pour Anatole ?

- Je vais t'envoyer une plus forte dose.

Ouais... ben la dose eu le seul mérite de me cramer légèrement les avants-bras. Grimançant de douleur. Je l'entendis à peine préciser :

- Oh je suis désolé ! Tu vois ? C'est pas une bonne idée !
- C'est pas grave, c'est moi qui ai voulu ! Mais on arrête les frais oui, je crois que c'est mieux. Retourne auprès de Lily, je vais aller me faire soigner ça et je rentrerais. Si tu as besoin, tu m'appelles hein ?


En quittant l’hôpital, j’avais observé mon portable d’un air anxieux. J’avais pourtant envoyé plusieurs messages à Jack pour lui préciser l’avancement de ma mission et pourtant, je n’avais eu aucune réponse. Ca ne lui ressemblait pas… pas dans un cas comme ça… J’étais passé au service pédiatrique mais les infirmières m’avaient avoué ne pas l’avoir vu depuis des heures alors qu’il était censé faire la chasse aux œufs avec les enfants toute la journée… Je savais qu’il n’appréciait pas spécialement Pâques mais de là à laisser des enfants en plan… de plus en plus bizarre. Et si… et si le clown lui avait fait du mal ? Terrorisée à cette idée, je m’étais mise à courir comme une dératée vers son domicile. Mes poumons me brûlaient, mes jambes me lâchaient mais je m’en fichais, la peur m’empêcher d’éprouver la douleur pleinement. C’est à mi-chemin qu’il se manifesta ENFIN après de longues heures de silence : « à la mairie ».

Le texto était tellement sec et tellement hors de toute notre discussion qu’il ne me rassura pas plus et c’est donc tremblante, essoufflée et transpirée que je passais enfin la porte de son bureau. Rien n’allait correctement. Il me tournait le dos, assis sur le bureau, en tailleurs. Il semblait regarder l’horizon.

- Jack ? Est-ce que ça va ?

Un long silence accompagné d’un soupir. Je m’avançais lentement vers lui en déglutissant alors qu’il parlait enfin :

- J’ai réfléchi.
- Oula… attention au claquage !

Mais j'avais vite passé l'envie de rire. Le plus sérieusement du monde il m'avait expliqué sa journée, le fait qu'il avait été obligé de venir à la mairie pour une affaire, délaissant ainsi les enfants qui avaient besoin de lui. Il m'avait fait comprendre, malgré la douceur avec laquelle il avait tenté de le faire, que cette culpabilité qu'il ressentait c'était un peu à cause de moi. C'était moi qui l'avait forcé à faire ça... et moi j'étais pas là. Il m'avoua qu'il ne savait plus où était sa place, ce qu'il avait encore à faire et comment avancer et je soupçonnais une nouvelle fois que toute cette remise en question avait avoir avec ce que les Templier lui avaient dit. Il était à la recherche de ce qu'il était déjà... Etait-ce que qui était arrivé à Eavan ? C'était en tout cas ce qui arrivait à Jack et le voir dans une telle souffrance me brisait le coeur. C'était de ma faute tout ça... c'était moi qui l'avait chamboulé... Il n'avait peut-être pas envie de tout ça. Pour la première fois de ma vie, je m'entendis dire, d'une voix parfaitement calme, sereine et mâture :

- Peut-être mieux vaudrait-il qu'on arrête de se voir ? Que j'arrête de te plonger dans mes histoires que... que tu te recentre sur ce que tu es ?

Il n'avait peut-être pas l'air de vouloir me quitter mais il n'avait pas non plus envie de rester. C'était le silence qui l'avait dit, me transperçant le coeur et vrillant mes tympans. J'avais déglutis avec une telle difficulté que j'avais l'impression que j'allais m'étouffer et j'avais hoché la tête d'un air entendu. J'avais reculé d'un pas, puis d'un second... avait d'hésiter et de m'approcher pour l'embrasser sur la joue et lui dire, la voix légèrement éraillée :

- Je suis désolée...

J'étais partie sans me retourner. Pas parce que je le détestais mais par fierté. Parce que je voulais pas qu'il voit mes larmes et ma douleur. Tout mon corps se consummait bien plus que les brûlures laissées sur mes bras. Un clown et tout son bataillon d'horreur n'auront pas réussi à m'achever autant qu'il venait de le faire. Pour le moment je lui en voulais, parce que je savais pas comment réagir d'autres avec mes larmes qui brouillaient entièrement ma vue et mon esprit. Mes pieds avaient alors suivi le chemin logique et j'avais eu un soufflement pathétique et bruyant de douleur quand elle avait ouvert la porte, me déouvrant ainsi, en larmes, les bras couverts de bandages et croisés sur ma poitrine :

- Maman...Je peux entrer ?
- Bien sûr ma chérie, entre.

Elle m'en avait même pas laissé le choix. Elle avait fait le job une nouvelle fois avec merveille, comme à chaque fois que j'avais l'impression que le monde m'abandonnait et qu'elle restait le dernier rampars avant le désespoir. J'avais eu le droit à un bain, à un plat de lasagns comme elle seule savait les faire, à une pomme au four et un Disney. J'avais rien eu à dire et je me sentais déjà mieux avec Regina à mes côtés, sur ce canapé, pendant qu'elle me caressait les cheveux tendrement. J'avais la vague impression qu'elle avait compris ma douleur... ce qui n'était pas étonnant. Après tout, elle avait tant souffert par amour qu'elle devait être capable de reonnaître ce genre de douleur des kilomètres à la ronde. J'avais remarqué qu'elle avait pris soin de ne pas choisir un dessin animé parlant du grand amour... c'était Kuzco donc.

- Je peux dormir là ce soir ?
- Ta chambre est toujours prête pour toi, Lexie.

A croire que c'était déjà prévu d'avance dans la mesure où elle m'avait passé un pyjama et une robe de chambre. M'enroulant de nouveau dedans, je l'embrassais et me levais pour me diriger vers l'escalier. Je me stoppais soudain pour lui dire :

- Tu sais... tu devrais dire aux petites Regina de te désabonner de la Tisseuse... c'est pas super cool que tout le monde puisse voir ton état gastrique...

J'avais eu une grimace dégoûté avant de lui sourire et j'étais monté dans ma chambre pour enfin enfuir cette maudite journée. Avec le recul, je me rendais désomrais compte que je ne pouvais pas en vouloir à Jack. Les Templiers m'avaient averti. Mon devoir était un fardeau. Il était parfois trop lourd à porter pour l'entourage. Il fallait alors savoir lâcher prise, pardonner... et continuer... pour la Rose. Pour la rose, pour Storybrooke ou pour ce que j'étais, tout valait encore le coup de poursuivre... Je m'étais stoppée net en ouvrant le tiroir de ma table de chevet, surprise d'y retrouver ma boîte à trésor gamine. En m'asseillant sur le lit avec elle, je l'avais ouverte et en avait sorti son contenu délicatement. Tout ce à quoi je tenais gamine était là-dedans. Un caillou blanc et brillant, une gomme en forme de licorne, des cartes de jeux et... Sous le choc, je sortais d'une main tremblante la photo. Le lieu présent dessus n'avait pas pris une seule ride, seule les deux petites filles avaient grandies. Je me souvenais à présent. Je me souvenais de ce jour comme si c'était hier. Lily n'avait pas beaucoup d'amies... tellement peu qu'elle passait son temps chez Granny qui l'avait élevé et qu'elle n'allait pas à l'école. Pourtant, bras dessus, bras dessous aussi souriantes, on avaient l'air sacrément heureuse. J'étais sans doute l'une des premières à ne pas avoir eu peur de sa différence. c'était peut-être ce qui avait valu la photo prise par la vieille dame sous le coup de l'émotion. Tellement de choses me revenaient... Comment avais-je pu oublier ? Un nouveau mystère s'était créé avec cette histoire de coup de jus et il était hors de question que je ne comprenne pas. Et puis ce sable, tout ce sable... Pour moi... pour Lily. Je devais continuer. C'était le vœux que je faisais ce soir...

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IL SUFFIRA D'UNE ETINCELLE
ANAPHORE
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"Ça"


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________________________________________ Jeu 26 Avr 2018 - 20:04




Elliot se tenait face à l'asbru, sur Olympe. A ses côtés, le titan Hypérion paraissait soucieux comme à son habitude -enfin, sauf quand il ne drague pas sa nièce. L'asbru, cet espèce de grand sceau sur le sol, était souillé par le sang. Le liquide vermeil s'en écoulait lentement sans discontinuer.

"Ca fait longtemps que c'est comme ça ?"
demanda le Dieu de la Renaissance.

Son aîné se contenta d'un simple hochement de tête plein de gravité. Le plus jeune observa l'étrange phénomène sur le sol, réfléchissant intensément -ce qui devait lui demander un sacré effort. Finalement, il décida :

"Il faut que je le referme."

Il retroussa les manches qu'il n'avait pas -puisqu'il portait un tee-shirt à l'imprimé ridicule- remua les muscles de sa nuque puis orienta ses mains vers l'asbru.

Au début, rien ne se produisit. Ensuite, progressivement, une vibration sourde et oppressante émana du sol. Bientôt, les paumes du jeune dieu se scarifièrent alors même que l'écarlate sur l'asbru s'évaporait. C'était comme si le sang avait choisi de s'écouler de quelque chose d'autre, de quelqu'un d'autre. Elliot poussa un grognement de douleur en sentant sa chair s'ouvrir, mais ne baissa pas les bras pour autant, animé par le courage propre aux inconscients. Le sang ruisselait de ses paumes ouvertes.

Soudain, l'asbru explosa. Un faisceau de lumière en jaillit et monta jusqu'au ciel, embrasant les nuages d'une lumière surnaturelle.

Avec une grimace, Elliot observa ses mains rouges et poisseuses, avant de croiser le regard anxieux d'Hypérion. Des ricanements aigrelets s'élevaient autour d'eux, provenant des cieux. Ils levèrent la tête d'un même élan. Bouche bée, ils virent une centaine de petits clowns descendre lentement vers eux avec des parachutes rouges. Ils riaient d'un air moqueur en les désignant, alors que l'asbru crachait toujours plus de lumière, et toujours plus de clowns...

-*-*-


"Et c'est là que je reprends le contrôle de Storybrooke, avec Olympe en prime !"

Grand Sourire poussa un soupir rêveur, sa tête poudrée reposant dans sa main. Il avait pris place sur un trône posé au milieu des ténèbres infinies. Penny, qui était assise en tailleur devant lui, demeurait sceptique. Elle avait écouté son idée patiemment, comme à son habitude.

Elle fit une bulle avec son chewing-gum et la claqua entre ses dents, ce qui troubla le petit silence qui s'était installé dans le Monde Noir.

"Ca va être grandiose !"
insista le clown en plissant des yeux.

"Je crois pas non." dit-elle, désabusée.

"Tu n'aimes jamais mes idées ! De toutes façons, je serai bientôt de retour !"

La jeune fille émit un ricanement qui en disait long, avant de lancer un coup d'oeil éloquent à sa sinistre moitié. Grand Sourire se composa une moue offensée, puis porta une main prudente vers le bandage à son front. Il en avait plusieurs à différents endroits. Dès qu'il avait quitté Storybrooke, il s'était empressé de soigner ses plaies. Il avait été brûlé à tant d'endroits ! Vilaine Enora, vilain Balthazar... Ils s'étaient montrés si méchants avec lui ! En définitif, personne ne voulait jamais jouer très longtemps avec lui. Les autres changeaient trop vite les règles. Ce n'était pas juste !

"Faudrait te retaper un peu avant." estima Penny en roulant des yeux.

Elle allait ajouter une pique bien placée mais à cet instant, des craquements sinistres se firent entendre non loin. Quelque chose d'invisible remuait dans les ténèbres. Penny se raidit et se releva d'un bond. Quant à Grand Sourire, il avait fait disparaître le trône doré.

"Faut qu'on bouge."
dit-elle, aux aguets. "Et arrête de matérialiser des trucs trop clinquants. Ca les attire. Je te l'ai déjà dit."

Les Dévoreurs les traquaient sans cesse. Penny et Grand Sourire devaient bouger continuellement, même si la jeune fille estimait que c'était plutôt absurde dans l'ensemble : comment savoir s'ils ne faisaient pas tous du surplace puisque le Monde Noir était uniforme, sans relief ? C'était eux qui créaient ce qui le composait.

"Je sais pas ce qu'ils me veulent, mais ça commence à m'agacer, ça aussi."
caqueta le clown, plus agacé qu'effrayé.

Penny se posait la même question. Elle hésitait à se laisser capturer pour en obtenir la réponse, mais n'avait pas encore trouvé le courage nécessaire en elle. Elle commença à marcher d'un pas vif alors que les craquements se rapprochaient sensiblement. Le clown allait plus vite qu'elle car il avait de plus grandes jambes. Pourtant, il ralentit brusquement pour lui tendre une bougie consumée qu'il venait de sortir de l'une de ses immenses poches, entre un canard en caoutchouc et un mouchoir multicolore.

"Pourquoi tu me donnes ça ?" demanda-t-elle, étonnée.

Et surtout, pourquoi maintenant ? Ca ne pouvait pas attendre un peu qu'ils sèment les Dévoreurs ?

"Comme ça tu te souviendras que tu ne les reviendras jamais." déclara le clown avec un sourire sadique. "A ton avis, combien de bougies il va encore poser sur ce fichu banc avant de t'oublier ?"

Penny eut une hésitation. De qui parlait-il ? Elle serra fort la bougie entre ses mains, percevant l'exquise nuance de réalité dont elle était composée. C'était la première fois qu'elle touchait un objet de l'autre monde. Storybrooke. La jeune fille trouva la bougie magnifique, même si le sommet était en partie bancal puisqu'il avait été consumé. Elle en approcha ses narines. Ca ne sentait rien qu'elle connaissait déjà. L'odeur de la cire. C'était un cadeau inestimable, et il venait de son pire ennemi : son mauvais côté.

Elle replongea dans sa sombre existence en entendant d'autres craquements autour d'elle. Grand Sourire la saisit brusquement par le bras.

"C'est pas le moment de dormir ! A qui je raconterais mes plans diaboliques si tu te fais prendre ?"

Ils s'éloignèrent en courant contre la toile obscure de leur monde.


TO BE CONTINUED...

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