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٩(͡๏̯͡๏)۶ You Are my Buddi ☆ Evénement #115
Une mission de seb - 20 octobre 2019
Une mission toute mignonne, toute gentille !

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Balthazar Graves


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Balthazar Graves


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________________________________________ Ven 17 Aoû 2018 - 15:38


Strange infatuation seems to grace the evening tide.
I'll take it by your side.


Aucune nouvelle. Pourtant, Balthazar savait que la petite peste était de retour. Un oiseau était venu le lui murmurer, ou plutôt une jeune femme à l'aspect chétif qui lui inspirait un moineau ou un étourneau. Elle avait une chevelure noire plutôt commune qu'elle entretenait très mal. Ce fut ce qui accrocha son regard le jour où il ouvrit la porte après qu'elle eut frappé chez lui. Il abandonna le petit carnet rouge dans lequel il répertoriait assidûment chaque coup bas de Sherlock Holmes. Il en avait dressé une liste plutôt conséquente et la consultait régulièrement afin de réfléchir à une vengeance équivalente. Il ne débordait jamais d'idées concernant le détective, mais estimait qu'il faudrait agir à un instant propice.

Une jeune femme brune se tenait donc sur le palier de son appartement, Moustache blotti dans ses bras. Le barbier haussa un sourcil, entrouvrant à peine la porte, prêt à la refermer.

"Bonjour monsieur Graves. Je viens vous rendre votre chat." expliqua la jeune femme d'un ton neutre.

Après tous ces mois, comment pouvait-elle savoir que Moustache lui appartenait ? Avait-elle perçu sa présence pendant qu'il rôdait autour de la maison de Verne ? Il est vrai qu'il se promenait fréquemment dans les alentours en pleine nuit, mais cela faisait bien longtemps qu'il avait renoncé à récupérer Moustache. Il faisait partie du passé. Il acceptait le fait qu'il se plaise davantage chez quelqu'un d'autre. C'était logique, après tout.

"Vous pouvez le garder." maugréa-t-il.

La jeune femme le fixa avec des yeux ronds, surprise par sa réaction. Malgré tout, ce fut d'un ton assuré qu'elle expliqua :

"Au début, tout se passait très bien. Puis, il a commencé à développer un comportement psychotique, ces derniers mois. Il griffe tous les meubles et le papier-peint. Il a même tenté de se défenestrer plusieurs fois. Ces derniers jours, il a cessé de se nourrir. Mon hypothèse est la suivante : il sent votre présence de temps à autre lorsque vous passez près de la maison à la Tour. Vous lui manquez, c'est évident."

Balthazar resta de marbre, ne croyant qu'à moitié à ses boniments.

"Les chats possèdent des capacités extra-sensorielles." certifia-t-elle. "Mais si vous ne voulez plus de lui, je m'en occuperais de mon mieux."

Le ton de sa voix était plein de défi. Elle le fixait d'un oeil perçant. Le barbier baissa les yeux sur Moustache qui l'observait avec la même intensité, ainsi qu'une sorte d'accablement. Sans un mot, il tendit les bras pour récupérer le chat. Il voulait vérifier par lui-même. A peine sentit-il son odeur que le félin poussa un faible miaulement et se lova dans ses bras. Ses ronronnements redoublèrent de façon presque désespérée. Ses griffes s'enfoncèrent dans sa chemise. Balthazar grimaça en les sentant entrer dans sa peau. Moustache pétrissait son bras de ses pattes tout en pressant sa tête contre son torse, en quête de caresses. Cet élan d'affection inattendu ébranla le barbier qui le serra davantage contre lui. Il sentait le coeur du félin battre de façon précipitée. Il n'avait plus ressenti un être vivant d'aussi près depuis très longtemps.

La jeune femme les observa avec l'ombre d'un sourire attendri, puis tira sur les manches de son chemisier trop large.

"Cela fait quelques jours qu'elle est revenue." révéla-t-elle soudain. "Je crois qu'elle ne va pas très bien."

Elle se mordit les lèvres, mal à l'aise. Balthazar cligna des yeux pour la fixer durement. Il voyait très bien de qui elle parlait. Etait-elle son amie ?

"Elle a besoin de vous. Je pense... que votre présence pourrait lui faire du bien."

Elle esquissa une moue en direction de Moustache. Ainsi, le chat n'était qu'un exemple pour illustrer ce que cette femme conseillait véritablement. Faire du bien à Eulalie... Cette idée arracha un rictus désabusé au barbier. L'imbécile devant lui ignorait qui il était, bien entendu. Sinon, elle n'aurait pas prononcé des propos aussi absurdes.

"Le bien, je ne sais pas faire."
dit-il d'un ton aigre.

La jeune femme l'observa avant de prononcer avec éloquence :

"Ca se voit."

Elle baissa de nouveau les yeux vers Moustache qui ronronnait si fort qu'il couvrait presque ses paroles. Balthazar jeta un coup d'oeil oblique au matou. Sans aucun préambule, il le rendit à la brune qui le reçut maladroitement dans ses bras.

"Je le récupèrerai plus tard." lança-t-il sèchement.

Après quoi, il attrapa ses clés de voiture sur la table de la cuisine, son paquet de cigarettes qu'il glissa près de son rasoir dans la poche de son pantalon, et il sortit de chez lui sans un mot de plus, laissant la jeune femme en plan avec Moustache.

***

Moins d'une heure plus tard, il se tenait sur le seuil de l'appartement d'Eulalie. Il savait où elle habitait depuis longtemps même s'il n'avait jamais passé la porte de sa résidence (cela faisait partie des informations qu'il détenait sur elle). C'était nouveau et déplaisant.

Il avait eu un léger contretemps qui avait contrecarré ses plans, mais il s'était montré extrêmement réactif vis-à-vis de son possible désarroi. Trop réactif. Il souhaitait constater par lui-même à quel point elle allait mal. Sans doute était-ce un peu tordu ; après tout, il n'était plus à une étrangeté près. Que lui était-il arrivé là où elle était partie ? Cette question l'obsédait. Quelqu'un avait-il eu l'audace de la toucher ? Auquel cas, pourquoi ne s'était-elle pas défendue ? A moins qu'elle ait trouvé plus fort qu'elle ?

Il dansa nerveusement d'un pied sur l'autre devant la porte et appuya sur la sonnette. Il entendit du mouvement de l'autre côté, comme des bruits de pas feutrés qui approchaient. Pourtant, la porte resta close. Le barbier en conclut qu'on observait à travers le judas. Il fixa l'oeil de verre implanté dans le panneau de bois, incendiaire. S'agissait-il de Casquette qui faisait barrage ? Il savait que le livreur de pizzas habitait avec l'amazone. La perspective de lui faire rendre gorge afin de pénétrer dans l'appartement était tout à fait envisageable, et aurait rendu sa journée nettement plus appréciable.

"Je viens voir Eulalie." articula-t-il et il estima que sa voix résonnait beaucoup trop dans le couloir du palier. "J'ai un gâteau."

Afin d'appuyer ses propos, il leva le fraisier emballé dans un carton de pâtisserie, de sorte à ce qu'il soit visible depuis le judas. Il laissa échapper un soupir agacé. C'était ridicule.

Il jeta ensuite un coup d'oeil préoccupé sur sa gauche, là où il avait laissé un paquet encombrant, baveux et gazouillant.

"Ga !" s'écria la personne miniature depuis son siège oscillant.

"J'ai aussi un bébé."
précisa-t-il entre ses dents.

C'était une longue histoire qu'il n'avait pas spécialement envie de raconter. Il pencha la tête et plaqua brusquement sa paume contre la porte, provoquant un bruit sec qui fit sursauter la petite fille dans la poussette.

"Ouvre." ordonna-t-il, presque menaçant.

Il avait décidé de compter mentalement jusqu'à dix. Passé ce délai, il défoncerait la porte. Il se ferait sûrement très mal en essayant mais il refusait de laisser un obstacle entre l'amazone et lui. Ce n'était pas acceptable après son absence et surtout son silence.
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________________________________________ Dim 19 Aoû 2018 - 16:34


I should not care but I don't know how
I guess I could swim for days in the salty sea,
but in the end the waves will discolor me.


Ma main se crispa contre la tasse à l'effigie de Buzz. J'étais rendue à mon troisième café - quatrième, peut-être ? - pertinemment consciente que cette boisson ne m'apporterait ni énergie supplémentaire ni réconfort. D'un geste las, je tentais de redonner un semblant de prestance à mes cheveux en désordre, avant de jeter un regard désabusé au chaos que j'avais instauré. Un instant, j'hésitais à tout laisser ainsi et à retourner sur Olympe. Même si remettre un peu d'ordre avant que Michel-Ange ne revienne serait bien plus correct. Il s'inquiéterait de voir l'appartement dans cet état sans avoir d'explications.

Jusque là, j'étais restée évasive concernant les événements récents. Je ne voulais pas qu'il se fasse trop de soucis et j'étais incapable de tout lui expliquer de manière raisonnée et compréhensible. Je m'en voulais néanmoins d'être si peu présente à ses côtés. Je n'agissais pas comme une bonne amie aurait dû le faire. J'avais compris à présent que Figue ne reviendrait pas et... Je secouais la tête à cette pensée, la chassant au plus vite. Trop de changements s'accumulaient et me submergeaient.

« J'ai pas trouvé grand chose mais j'ai pris tout ce que je pouvais ! »

Je sursautais à peine, réprimant un soupir d'agacement. J'étais habituée aux arrivées parfois surprenantes de Basile. Distraitement, je coupais court à la lecture du dvd qui tournait et affichais une moue perplexe face à toutes les affaires qu'il posait sur le fauteuil près du canapé. Je ne lui avais pourtant pas réclamé de ramener tout ça.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Un nouveau look pour une nouvelle vie. J'ai été inspiré par Cristina Cordula, c'est une brésilienne pleine de ressources. »

Il arborait un air assuré et confiant tandis que je le fixais, sourcils froncés, ne voyant pas à qui il faisait allusion. Je n'aimais pas cette idée.

« Je me suis dis que... je sais pas en fait. Je voulais faire quelque chose. » conclut-il dans un souffle, la tête baissée.

Il était étrange ces derniers temps, se montrant étonnement distant ou trop envahissant, sans aucun juste milieu. Je devais admettre ne pas non plus savoir comment agir en la présence de n'importe quel individu lié aux divins. J'évitais soigneusement la plupart d'entre eux, chaque face à face étant susceptible de me mettre mal à l'aise.

J'abandonnais la tasse et me relevais, époussetant maladroitement le short que je portais. Je ne considérais pas avoir besoin de nouveaux vêtements, j'avais déjà tout ce qu'il me fallait. Le nombre de chemises aux et de corsets aux couleurs diverses qu'il avait apporté était impressionnant, sans compter les paires de bottes et... est-ce qu'il avait vraiment prit des pantalons en cuir ? Je secouais la tête et ma main accrocha le chapeau à la forme étrange posé au-dessus de la pile. Et je ne manquais pas d'apercevoir l'expression enjouée du garde ravi de ma coopération.

« Je préfère quand même ceux de Jefferson. » fis-je remarquer sur un ton que je voulais détaché et amusé, sans grand succès.

Cette réflexion eut le don de lui tirer un air déçu qui disparut rapidement au profit d'un étonnement partagé. Nous nous étions tous les deux retournés vers la porte à l'entente de la sonnette, dans une synchronisation presque parfaite. Je n'attendais personne.

Je me tendais immédiatement en percevant une aura vaguement semblable à celle du dieu des Enfers, mais une autre présence au pas de la porte m'apparaissait encore plus improbable. Est-ce que je devenais folle à m'imaginer qu'il se trouvait de l'autre côté ? C'était une possibilité que je n'écartais pas, tandis que Basile allait le vérifier de lui-même.

« C'est toi qui lui a dit que j'étais là ? » l'interrogeais-je dans un murmure plein de reproches, mais le garde secoua vivement la tête de gauche à droite comme unique réponse.

Il était évident que je ne pouvais avoir d'hallucinations aussi réalistes, le son de sa voix n'était comparable à aucun autre. Je restais immobile, le tricorne écrasé entre mes mains souffrant probablement d'un tel traitement. Je m'étais imposée une distance nécessaire, sans imaginer une seule seconde qu'il puisse être celui qui se présenterait devant chez moi.

« N'ouvre pas. » rétorquais-je à son ordre, toute aussi autoritaire.

Basile hésitait et ses yeux écarquillés ne me lâchaient pas. Il finit par se reprendre, plus vite que moi, avant de me faire un simple signe de disparaître. Je n'eus pas l'occasion de lui hurler de rester. C'était mieux ainsi. Il ne me devait rien et j'étais capable de me débrouiller seule.

Je ne pris pas le temps de réfléchir à ce que je devais faire. Ni à ce que je souhaitais faire. J'ouvrais la porte brusquement, mes yeux accrochant immédiatement Autumn. Je ne m'étais pas trompée en sentant son aura. Je réfrénais un frémissement désagréable et clignais des yeux, cessant de la dévisager. Elle me rappelait Pan d'une certaine façon.

« Rentre. » fut le mot de trop, prononcé dans un soupir.

Mes doigts se crispèrent un instant contre la poignée avant de la relâcher et mon cœur battait si fort qu'il me rendait presque sourde. Je regrettais déjà ce que je venais de proposer face à l'état plus que discutable du salon. Pour une première visite, ça n'avait rien de glorieux.

« Fais attention aux couteaux au plafond. » précisais-je également dans un simple soucis de sécurité.

Il nous était arrivé avec Michel-Ange d'en lancer quelques uns pour voir lequel de nous deux parviendrait à planter la lame le plus efficacement, et le plus longtemps. Aucun n'était encore tombé. Je supposais que ce n'était qu'une question de semaines avant que ça se produise, mais je préférais éviter que l'un d'eux vienne égorger malencontreusement Autumn.

Je me débarrassais du couvre-chef que je tenais dans un coin de la pièce et rejoignais la table basse pour empiler tous les ouvrages qui y étaient éparpillés, en prenant un plus grand soin avec ceux qui provenaient d'Olympe. Ils traitaient chacun plus ou moins du même sujet. Les notions basiques des voyages en mer, les créatures aquatiques, tout ce que j'avais pu trouver concernant de près ou de loin le Hollandais.

La pile de bouquins fut posée derrière la télévision, sur laquelle un gros plan du visage de Vaiana apparaissait toujours. Après avoir regardé cinq fois d'affilé Pirates des Caraïbes, j'avais voulu changer quelque peu d'ambiance.

« Je peux mettre Rebelle si vous préférez. »

Je m'étais adressée à la petite fille sans savoir si elle me comprenait. J'ignorais même si je pouvais la tutoyer. Nous avions beau avoir presque le même âge, je ne savais pas à quel stade de son développement elle se trouvait. Est-ce qu'elle était capable de communiquer ou dotée d'un don de télépathe, en tant que demie-déesse ?

« Si tu viens de kidnapper la fille d'Hadès et que tu cherches un endroit où la cacher, je ne suis pas certaine que cet endroit soit le plus approprié. »

Je ne voulais pas qu'on me juge complice d'un enlèvement en plus de tout le reste. Ce scénario était cela dit peu probable avec des parents tels que les siens. Et si Hadès avait souhaité me confronter, il l'aurait fait en personne, il ne serait pas passé par un intermédiaire. Balthazar devait se trouver là de sa propre initiative.

Je fus incapable de m'empêcher plus longtemps de le détailler en me retournant dans sa direction, après avoir recouvert le tas de vêtements sur le fauteuil d'un plaid. Je cherchais un signe de blessure apparent, un défaut dans sa posture, une faille dans son expression. N'importe quoi susceptible de me faire penser qu'il se trouvait ici parce qu'il avait un problème. Tout avait l'air d'aller bien. Il était aussi impassible qu'à l'accoutumée, avec ce regard trop perçant et cette sorte de rage sourde étouffée.

« Je t'ai manqué ? » questionnais-je abruptement, les lèvres pincées.

Je le fixais, indécise. Il devait savoir que Kida était revenue par le biais de Sherlock et il était vexé que je n'ai pas pris la peine de le recontacter, certainement. Pour quoi faire ? Attendre une réponse qui ne viendrait jamais ? Ça ne m'aurait que blessée davantage. Parce que lui me manquait. Terriblement.

« Merci pour le gâteau. »

Je frissonnais à peine, lui arrachant presque le paquet qu'il tenait encore dans ses mains pour le serrer contre moi. Je ne mangeais plus vraiment dernièrement, mais il avait fait l'effort de le ramener, je n'allais pas lui dire de le jeter. Et l'attention me touchait étrangement. Après des semaines d'ignorance, elle était aussi relativement incompréhensible.

« Et merci d'être passé, mais je suis très occupée. Je n'ai pas le temps de t'aider à faire du baby-sitting alors... »

Je déglutissais en jetant un coup d'oeil à l'enfant, restant sur la défensive. Je ne le mettais pas vraiment à la porte, je ne m'attendais simplement pas à ce qu'il s'attarde. Même si je ne respectais aucune règle de savoir-vivre en agissant de la sorte. Michel-Ange m'aurait certainement fait la morale.

« Tu veux boire quelque chose ? »

Je lâchais un soupir, agacée par mon propre comportement. J'aurais dû retourner sur Olympe dès que l'idée m'avait frôlé l'esprit.
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This love is a paradox. Out of all the times I've opened up, you're the only one who saw the real me. Out of all the stupid things I've done, you're the only thing that almost killed me. I'm bracing for the worst and hoping for the best, trying to make sense of the madness in my head.

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Balthazar Graves


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________________________________________ Mer 22 Aoû 2018 - 12:13


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Des couteaux au plafond. Un tricorne sur la tête de l'amazone. De nombreux livres dispersés sur la table basse. Un dessin animé à l'écran. La pièce en désordre -passager ou habituel ? Le visage décomposé de la jeune femme. Son expression soucieuse qu'elle cache derrière un masque d'indifférence.

Balthazar nota scrupuleusement toutes ces informations dans un coin de son esprit. Il attarda son regard sur les livres qui traitaient tous de l'océan, certains de la navigation. Voulait-elle apprendre à diriger un bateau ? Avait-elle un voyage en mer prévu bientôt ? Elle s'empressa de les rassembler derrière la télévision allumée, comme si elle cherchait à les soustraire à sa vue. Pour quelle raison ? Le barbier fronça les sourcils et stoppa brusquement la poussette près du canapé sans plus s'y intéresser. Entre temps, Eulalie s'était débarrassée de son chapeau -pourtant, cet étrange couvre-chef lui allait très bien, mais il se garda de lui faire le moindre compliment. C'était un chemin bien trop tortueux. Elle semblait nerveuse. Etait-ce sa simple présence qui la rendait si fébrile ? Il en doutait, même si cela y contribuait. Il aurait été idiot de nier l'électricité qui naissait entre eux dès qu'ils se retrouvaient au même endroit.

Pendant que l'amazone s'adressait au bébé d'une façon que Balthazar jugeait parfaitement idiote, il renversa la tête en arrière afin d'observer les couteaux plantés au plafond, fasciné. Etait-ce elle qui en avait eu l'initiative, dans un excès de colère ou d'ennui ? Il en nourrissait intimement l'espoir, car cette démonstration de folie meurtrière séduisait insidieusement son côté sombre. Il resta méditatif, presque rêveur, gardant le carton contenant le fraisier dans les mains.

Les paroles d'Eulalie lui arrachèrent un rictus complaisant qui fut sa seule réponse à la question. Il se désintéressa du plafond pour poser les yeux sur elle. Kidnapper un bébé... Pour qui le prenait-elle ? Il tuait les coupables, les pécheurs, tous ceux qui respiraient de travers ou qui le répugnaient -autrement dit, plus de la moitié de l'humanité aurait pu succomber sur la lame de son rasoir. Mais... un être innocent ? Le pensait-elle capable d'une telle chose ? Même les montres ont leurs limites.

Elle venait de recouvrir un monceau de vêtements sur un fauteuil par un plaid. Décidément, son comportement était plus étrange que d'habitude. Etait-ce parce qu'il avait franchi le seuil de son appartement ? Jusqu'à présent, il n'avait jamais dépassé cette limite intime. L'une des dernières les concernant.

Elle le détailla ; lui le faisait depuis bien plus longtemps, avec une sorte d'audace et de dureté qui la déroutait à chaque fois. Que cherchait-elle à voir à travers lui ? Elle semblait insistante et agacée à la fois. Peut-être n'aurait-il pas dû venir. Que voulait-il, en fin de compte ? Il avait agi par instinct. Il avait appris qu'elle allait mal et il... avait accouru. Cela ne lui ressemblait pas. C'était nouveau. Et désagréable.

Il se crispa davantage en entendant une question à laquelle il ne s'était pas préparé. Une lueur d'indécision passa dans son regard et il cligna des yeux. Il ne s'abaisserait pas à répondre. Sa seule présence suffisait à montrer l'envergure de son pathétisme, de toutes façons.

Eulalie s'approcha pour récupérer le gâteau dans un geste agressif. Pourtant, le barbier le lui aurait cédé sans réticence. Sa nervosité se démontrait une fois encore. Quelque chose la tourmentait et contrairement à l'accoutumée, elle ne réclamait pas de dialogue ni d'éclaircissement. S'il fallait lui soutirer des aveux par la force, il le ferait. Ou du moins, il ferait son possible, puisque sa résistance à la douleur était nettement supérieure à la moyenne.

"Oui." dit-il dans un souffle.

Il répondait enfin à la question, mais pas à celle qu'elle croyait. Peut-être allait-elle se diriger à contrecoeur vers un placard afin d'en sortir un verre et lui proposer une limonade ou un café ? Libre à elle ; ce n'était pas à cela qu'il apportait une réponse.

"Oui, tu m'as manquée." articula-t-il, la tête penchée tout en l'observant.

Cette phrase avait été incroyablement difficile à prononcer. Malgré cette fichue Vérité qui s'était abattue sur la ville avant de s'évaporer, il n'était pas habitué à la dire, seulement à la penser. Et encore, parfois il se mentait à lui-même.

Lentement, il avança vers Eulalie, tout en braquant toujours son regard sur elle. Il ne voulait pas qu'elle se justifie sur son silence depuis son retour. Il était soulagé qu'elle ait enfin cessé de le harceler de messages ou de se promener seulement vêtue d'une serviette chez lui. Cela avait été une lutte de chaque instant de résister à la tentation. Il avait réussi mais ne s'en sentait pas plus glorieux pour autant. Ca n'avait pas fait revenir Lucy. Absolument rien n'avait changé. La solitude était peut-être plus accablante. Il s'en accommodait. Il s'entêtait à songer qu'il était mieux seul qu'accompagné.

"Je m'inquiète pour toi." marmonna-t-il une fois devant Eulalie.

Ce fut sans doute la phrase de trop, car à cet instant précis, un couteau fendit l'air entre eux depuis le plafond et se planta dans le sol, à seulement quelques millimètres de sa chaussure. Le barbier observa la lame vibrer dans l'air, intrigué. Un signe. Une manière tranchante de couper court. Il leva les yeux vers l'amazone. Son regard se fit plus acéré et incendiaire.

"Tu crois vraiment n'importe quoi..."

Pour rien au monde il ne voulait qu'elle connaisse la vérité, alors il changeait d'avis, tout simplement, ou plutôt cherchait à l'en persuader... tout en s'en persuadant.

"Une femme m'a confiée son bébé pour deux jours. Va savoir pourquoi..." soupira-t-il, agacé. "Je n'en veux pas."

Il détacha les yeux de l'amazone avec réticence, pour balayer la pièce d'un regard absent. Il s'arrêta sur le plaid qui recouvrait la pile de vêtements. Sans invitation, il s'en approcha et souleva ce dernier. Il inspecta les différents habits d'un oeil accru, puis choisit une petite robe noire plutôt classique et dépourvue de décolleté, ce qui n'était clairement pas dans les habitudes vestimentaires de la petite peste. Elle ignorait qu'elle serait toute aussi belle même avec davantage de tissu sur le corps. Estimant le choix intéressant, il revint d'une démarche égale vers Eulalie et plaça la robe juste devant elle.

"Le noir t'irait bien." dit-il d'un ton caressant.

Il savait que ce n'était pas une couleur, pourtant c'était sa préférée après le rouge. Il appréciait tout ce qui était sombre, teinté d'obscurité. C'était toujours auréolé d'un parfum de mystère.

"Ton colocataire va s'occuper du bébé." décida-t-il brusquement.

C'était la meilleure des solutions. Un travail à la hauteur de Casquette l'imbécile professionnel. Et re-basculer dans cette conversation évitait au barbier de se perdre dans l'imagination de l'amazone se dévêtant afin d'enfiler la robe. Son esprit s'aventurait déjà vers des sentiers périlleux, certainement trop enivré par son parfum qui était partout dans cette pièce.

Balthazar s'éclaircit la gorge et agita la robe noire comme pour l'inciter à la prendre, impatient. Puis, remarquant quelque chose, il lança d'un ton sec :

"Si j'avais su, je t'aurais apporté de la compote."

Constatant que l'amazone ne saisissait pas l'ironie, il désigna d'un geste flou la boîte du fraisier qu'elle serrait contre elle au point de l'écraser. L'un des coins de la bouche du barbier se redressa en un début de sourire crispé, à la fois amusé et désabusé. Elle éveillait en lui un curieux mélange de consternation et d'espièglerie.

Ce fut à ce moment-là qu'il remarqua l'étrange silence autour d'eux. Remuant à peine la tête, il constata ce qu'il savait déjà : la gamine avait réussi à sortir de sa poussette. Elle avait disparu. Songeant qu'elle devait trottiner dans le périmètre, il se contenta de soupirer, lassé et nullement concerné. Désormais, c'était le problème de Casquette, plus le sien.
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Qu'est-ce que ce serait ? Un café, une tasse de thé, une grenadine... un verre de gin ? Je me répétais les nombreuses possibilités, m'imaginant déjà l'horreur que serait un mélange de toutes ses boissons. Je n'étais pas une experte dans le traitement des invités et, pour ma défense, il ne prenait pas non plus la peine d'être assez précis. Si il apporta un certain développement, ce n'était pas celui auquel je m'étais préparée.

Je n'avais pas posé la question en espérant une réponse, loin de là, je m'étais habituée à la persistance de son silence. C'était aussi inattendu que déstabilisant, à la fois dérangeant et étrangement plaisant. Ça avait quelque chose de... réconfortant ? Je n'arrivais pas à le définir. Pourquoi est-ce qu'il se rapprochait ? J'hésitais à reculer et mes mains serraient davantage le paquet qu'elles tenaient. Je craignais d'avoir mal entendu ou interprété les mots qui lui avaient échappé. Il avait ce don pour me faire perdre le fil de toutes mes réflexions au moment où je m'y attendais le moins.

Ce fut son regard brutalement différent qui me permit d'en rattraper le cours, tandis que je n'avais pas cessé de le fixer. Je me retrouvais partagée entre confusion et irritation naissante, reprenant mon souffle que je n'avais pas réalisé avoir retenu. Il se moquait encore ? Non. Il n'aurait pas dit ces choses sans les penser. Il ne me mentait jamais. Je me renfrognais malgré tout, affichant une expression contrariée tout en détachant mes yeux de sa silhouette. Qu'est-ce qu'il espérait ? Que parce qu'il n'en voulait pas, j'allais gérer cette enfant ou la surveiller à sa place ? Hors de question. J'avais déjà du mal à m'occuper de moi-même.

« Je sais. » rétorquais-je sans accorder d'attention à la tenue qu'il avait choisit.

Je ne pouvais pas ignorer le frisson que le ton de sa voix avait éveillé. Et lui reprocher de prendre trop ses aises aurait été osé de ma part, étant donné le comportement que j'avais pu avoir chez lui. Je ne savais pas si c'était une bonne chose que les rôles soient ainsi inversés.

Je me baissais juste le temps d'attraper le manche du couteau de ma main fébrile, retirant la lame enfoncée dans le plancher, sans même penser à vérifier que c'était bien Michel-Ange qui avait perdu le pari. Et j'aurai pu me mettre à rire à l'idée que ce dernier s'occupe d'Autumn, si je ne trouvais pas cette proposition aussi dangereuse pour l'un que pour l'autre.

Sa remarque me laissa perplexe avant que je prenne conscience, non sans une certaine gêne, que le paquet était comprimé entre mes bras. Je n'avais pas eu l'intention de traiter ainsi ce qu'il avait prit la peine de m'amener. Comme à chaque fois, sa seule présence était capable de me déstabiliser. Je secouais la tête, relâchant ma prise avant d'observer la robe tendue dans ma direction.

« Je ne vais pas la porter pour te faire plaisir si c'est ce que tu attends. » fis-je remarquer, plus que perplexe.

Sans conviction, je la prenais de ses mains pour la reposer immédiatement sur le canapé. Je levais mes yeux vers les siens, indécise, sentant les battements de mon cœur s'accélérer. Qu'est-ce qu'il cherchait à provoquer en agissant de la sorte ? Je me pinçais les lèvres, restant figée pendant de trop longues secondes avant de décider de lui tourner le dos. C'était plus simple ainsi. J'atteignais la cuisine en quelques pas, me débarrassant sans grande délicatesse du couteau et du gâteau malmené sur la table.

« Michel-Ange ne te rendra pas service, il ne te supporte pas. » lâchais-je abruptement.

J'avais déjà évoqué Figue devant lui, mais jamais je n'avais fais référence à mon autre colocataire. Je n'étais pas surprise qu'il ait pu deviner son existence, cependant il était évident qu'ils ne pouvaient être proches tous les deux. Bien que... plus rien ne m'aurait étonné après Holmes.

« Et si Hope apprend que tu as voulu confier sa fille à quelqu'un d'autre, elle risque de te planter une flèche entre les deux yeux. »

J'en étais persuadé en tout cas. Ça n'aurait pas été surprenant venant de la Rebelle, bien que je ne comprenais pas non plus ce qui avait pu la pousser à donner cette mission à Balthazar.

« Ce n'est pas une enfant comme les autres, c'est une demie-déesse. Tu dois en prendre soin et... »

… elle n'était plus à sa place. Je n'avais pas fait cette observation plus tôt, mon attention avait été quelque peu accaparée par l'autre individu ayant passé la porte de l'appartement. J'avais pivoté vers la poussette, laissant ma phrase en suspens et ma tête se penchant légèrement sur le côté. Etait-elle capable de se téléporter ? C'était un détail qui pouvait tout de suite tout compliquer.

« … et ne pas la laisser faire n'importe quoi. » achevais-je avec un agacement contrôlé.

Un bruit sourd venant de la pièce adjacente me fit me retourner en direction de la porte que je n'avais pas pensé à fermer. Je ne perdis pas une seconde avant de rejoindre la source du bruit, mon regard accrochant la petite fille rampant comme si de rien n'était. Ses parents ne lui avaient pas apprit les bonnes manières ? Elle n'avait pas le droit de pénétrer ainsi dans ma chambre. Je l'avais enjambé, me plaçant devant elle comme pour l'inciter à faire demi-tour sans qu'aucune réaction ne se produise. Elle se contentait d'émettre des bruits qui ne formaient pas de vrais mots et que je ne parvenais pas à traduire.

« Sortez s'il vous plaît, vous n'avez pas l'autorisation de vous trouvez dans ce périmètre. »

C'était le genre de phrase que j'avais déjà pu entendre dans des films et qui fonctionnait généralement pour intimider les plus faibles. A la place, Autumn tirait sur la couverture qui tombait du lit comme si c'était un objet de grande valeur qu'elle voulait garder pour elle seule. Je n’osais pas lui retirer le tissu de peur de me montrer trop brusque et de la blesser. Elle était si petite qu’elle ne m’inspirait que de la fragilité malgré sa nature.

« Non ! Ne touchez pas à ça, c’est dangereux. »

J'avais récupéré mon épée posée près de la bibliothèque où j’entreposais chaque livre et film que je me devais de connaître. Je préférais la conserver à proximité plutôt que de la laisser sur Olympe maintenant. Je pris soin de la maintenir en hauteur pour qu’Autumn n’y prête plus attention, mais elle ne sembla pas s’offusquer que j’ai écarté l’objet de sa curiosité. Au lieu de ça, elle continuait son exploration sans gène, parvenant à se redresser sur ses deux jambes en s’appuyant sur la table de nuit.

« N’embêtez pas Cléo elle doit être en train de dormir ! » m’exclamais-je en voyant le bocal au bord du meuble presque prêt à tomber.

Le poisson nageait paisiblement, se souciant peu de l’attention qu’Autumn lui portait à présent. Cléo ne devait pas réaliser que sa vie ne tenait pas à grand chose à cet instant. Je l’avais adopté pour faire plaisir à Figue au départ, ayant finalement développé bien plus d’attachement que je ne le pensais. Peut-être étais-je si prévenante parce que cet animal insignifiant me rappelait justement mon amie.

« Qu’est-ce que tu attends pour faire quelque chose ? »

Je cédais à une certaine panique, optant pour un ton presque suppliant en lâchant l’épée à même le lit. Mon cœur palpitait sous l’angoisse et je me retournais vivement vers la porte en espérant l’intervention de Balthazar. J’avais récupéré le bocal, le posant sur la commode où il était bien plus à l’abri. Trop d’objets qu’elle pouvait casser ou abîmer se trouvaient dans cette chambre/débarras/dressing. Comme cette tasse que je gardais sans le savoir pourquoi près de mon lit, qui me rappelait cette serviette susceptible d’être trouvée dans le placard. J’aurai dû tout jeter. Je me maudissais d’apporter tant d’importance à des bibelots extraterrestres.

Cette soudaine constatation m’incita à prendre Autumn dans mes bras. Ou plutôt à la maintenir en l’air en la tenant par la taille alors qu’elle gigotait et semblait même s’amuser de la situation. Ma respiration était rapide et irrégulière en sentant son rythme cardiaque sous mes paumes. Pourquoi est-ce qu’il ne faisait rien pour me libérer ?

« Reprends la. » déclarais-je tout en me rapprochant du barbier avec prudence.

Je déglutissais péniblement en observant les bras de l'enfant tendus en direction de Cléo. Je la tenais le plus éloigné possible de mon visage et le forçais à la récupérer, le frôlant à peine en la plaçant contre lui. Etait-ce normal de ressentir une pointe de jalousie à l'idée qu'elle puisse avoir le droit à un tel contact ? C'était surtout stupide. Cette pauvre petite n'y pouvait rien.

J'inspirais longuement en le dépassant pour retourner dans la cuisine. Rageusement, j'avais ouvert un tiroir, récupéré une cuillère et je l'ignorais complètement pour ouvrir la boîte du fraisier qui attendait encore.

« Je ne t'en propose pas. » lâchais-je brusquement, commençant à le déguster impatiemment.

Mon palet avait beau être contenté par les saveurs qu'il recevait, je ne parvenais pas à calmer la vague d'émotions qui m'envahissait. Comment un individu si petit pouvait déclencher autant d'agitation intérieure chez autrui ?

« Rentrez chez toi. Ou emmène-la à l'aquarium, elle a l'air d'aimer les poissons. »

Je prononçais cette déclaration à contre cœur. Sa présence me perturbait, mais je ne voulais pas qu'il parte. Cet appartement n'était cela dit pas conçu pour accueillir une personne de cet âge. J'étais une exception. Est-ce que lui était seulement à la hauteur pour se charger d'une personne aussi exceptionnelle qu'Autumn ? Je relâchais le couvert contre la table, plus crispée que je ne l'aurai souhaité, tandis que mon regard passait de l'enfant à Balthazar.

« Je viens avec toi. » prononçais-je sans véritablement le réaliser. « Avec vous. »

C'était plus correct ainsi. Mon instinct me dictait qu'il était plus prudent que je sois là pour protéger Autumn en cas de danger. Je lui devais bien ça. Ce n'était pas que je n'avais pas confiance en lui, simplement... une excuse pour en profiter plus longtemps.

« Je... »

Mon hésitation me faisait passer pour encore plus idiote que je ne l'étais. Je me mordais les lèvres et secouais la tête, m'écartant en direction du salon pour récupérer le vêtement que j'y avais laissé plus tôt.

« Je vais me changer avant. Ne bouge pas. »

Ce n'était pas un ordre. Mais il était capable de repartir sans m'attendre, alors que je tentais de me persuader que je n'agissais définitivement pas ainsi pour lui faire plaisir.
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This love is a paradox. Out of all the times I've opened up, you're the only one who saw the real me. Out of all the stupid things I've done, you're the only thing that almost killed me. I'm bracing for the worst and hoping for the best, trying to make sense of the madness in my head.

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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Dim 26 Aoû 2018 - 11:20


You know I think your skin's the perfect color
But it's always your eyes that pull me under.

Balthazar sentait qu'il allait très vite regretter cette journée. Une demi-déesse, rien que ça. Elle était forcément en famille avec Cassandre Sandman, puisque tous les Olympiens avaient des liens consanguins. Brusquement, il fut pris d'intérêt pour l'enfant qu'il négligeait jusqu'à présent. Jusqu'à quel point la pyromane serait-elle affectée s'il arrivait quelque chose au bébé ? Il chassa très vite cette idée tentante de sa tête. Il ne pouvait se venger par le biais d'un être innocent. C'était contraire au peu de principes qu'il avait encore. Cependant, il calculait très bien l'ampleur du point de possible pression qu'il détenait. Peut-être qu'une opportunité lui permettrait d'y obtenir un avantage sur la Sandman ?

En attendant, le barbier se contenta de suivre Eulalie jusque dans une pièce étrange emplie de toutes sortes d'objets hétéroclites. Sans le lit défait qui trônait au milieu, on ne pouvait se douter qu'il s'agissait d'une chambre, mais plutôt d'un placard propre et lumineux. Le regard de Balthazar se fit plus perçant, sachant aussitôt que c'était la chambre de la petite peste. En bien des points, elle était identique à celle qu'elle avait dans son propre appartement. Il nota que la penderie débordait d'encore plus de vêtements, de chaussures, de sacs et de chapeaux que lorsqu'elle vivait chez lui.

Etre brusquement confronté à cet endroit particulier provoqua une tension inexplicable en lui. Aurait-il eu besoin d'y être préparé ? C'était absurde. Il savait qu'elle vivait ailleurs depuis longtemps. Mais le constater de ses propres yeux rendait son départ définitif. Désormais, il était persuadé qu'elle ne reviendrait plus. Il déglutit, lançant un regard mauvais au tableau inachevé accroché au-dessus du lit qui représentait une île. C'était mieux ainsi. Il n'avait pas besoin d'elle. Et il était clair que c'était réciproque.

La scène se déroulant sous ses yeux le laissa de marbre, même si elle eut pour effet de l'amuser légèrement. Une amazone aux prises avec un bébé curieux, c'était savoureux au possible. Il resta dans l'embrasure de la porte, les bras croisés. Il ne bougea pas d'un millimètre même quand la petite peste lui demanda d'intervenir. Qu'elle se débrouille. Il avait suffisamment précisé que ce n'était pas son problème. Elle parvint à sauver le poisson rouge en posant le bocal sur la commode, hors de portée de la gamine qui tendait désespérément les bras vers ce dernier. Elle finit par la prendre -très mal- dans ses bras.

Il eut un mouvement de recul quand elle se dirigea vers lui et décroisa les bras. Il voulait la laisser se débrouiller. C'était extrêmement divertissant de la voir paniquer pour si peu. Il se trouva beaucoup trop conciliant lorsqu'il la laissa placer l'enfant dans ses bras. L'une de ses boucles rousses effleura sa joue alors qu'elle faisait sa manoeuvre maladroite. Le barbier était heureusement passé maître dans l'art de rester impassible, sinon elle aurait pu remarquer son souffle légèrement précipité à cet instant, bien que son visage blafard gardât une expression neutre.

"Hébé !" déclara la gamine d'un ton énergique dans ses bras tout en tapotant ses petites mains contre sa chemise.

Elle gigotait sans cesse, mais Balthazar la maintenait fermement contre lui. Ses gestes avaient gardé en mémoire la façon dont on tient un bébé. Après tout ce temps, cette autre existence... son corps se souvenait encore. Il déglutit, dérouté par ce contact qui le transportait dans une vie antérieure. Cette enfant était un peu plus âgée que Johanna. Il n'avait pas eu la chance de voir sa fille grandir. Ses premiers pas, ses premiers mots... Tout lui avait été enlevé. Arraché.

... Vraiment ? Il fut assailli par le doute, subitement. Il ne se rappelait plus. Il se souvenait seulement du poids de sa fille dans ses bras, si minuscule et apaisée lorsqu'il l'endormait en chantant une berceuse. Avait-elle marché ? Avait-elle parlé ? Impossible de le savoir, désormais. Ses fragiles réminiscences se noyaient dans l'eau trouble et croupie de l'horreur qui avait suivi. Sans doute un châtiment qu'il s'infligeait lui-même par culpabilité. En revanche, il se rappelait de la berceuse. Il l'avait inventée. C'était la seule manière de l'endormir. A moins que son esprit ne déforme la réalité ? S'inventait-il de belles histoires pour se persuader qu'il avait été un bon père ? Non, certaines choses avaient existé. Il le sentait dans les tréfonds de son âme. Son esprit torturé n'aurait jamais tenté de le rendre meilleur qu'il ne l'était.

Comme un automate, il rejoignit Eulalie dans la cuisine. Elle s'était jetée sur le fraisier en bouillie mais ne semblait pas s'en délecter. Avait-elle déjà compris que le monde n'avait aucune saveur particulière ? Non, il y avait sans doute une autre raison qui lui échappait. Il n'était pas intéressé de chercher. Son esprit était encore égaré dans les méandres indistincts de son passé. Il avait l'impression de se heurter contre des murs invisibles. Il discernait un homme et une femme, en costumes victoriens, penchés au-dessus d'un berceau, mais ne parvenait à les rejoindre. La femme était blonde et belle, il le savait même s'il ne pouvait voir son visage. Quant à l'homme, il était naïf et stupide. Il aurait voulu le tuer.

L'aquarium. Ce mot entra par la porte béante de ses sombres pensées. Un bruit métallique le fit presque sursauter. Il cligna des yeux et entendit Eulalie déclarer qu'elle les accompagnait. A... l'aquarium ? Pourquoi devaient-ils aller là-bas ?

L'enfant toujours dans ses bras, Balthazar suivit l'amazone du regard alors qu'elle se rendait dans le salon. Elle récupéra la petite robe noire avant de partir se changer dans une autre pièce. Etrange.

Il haussa les épaules, ne se formalisant plus sur les bizarreries de la jeune femme. Puis il pencha la tête vers la petite fille qui était curieusement calme. Et pour cause, elle semblait fascinée par les boutons de sa chemise. Très appliquée, elle posait ses doigts dessus tout en émettant de petites exclamations à voix basse. Comme si elle sentait qu'il l'observait, elle renversa la tête en arrière pour le regarder à son tour, l'air interrogateur.

"Badou." conclut-elle en se réintéressant au bouton de son col.

Ne bouge pas, avait dit l'amazone.

Evidemment, cela l'incitait à faire tout le contraire. Il n'aimait pas recevoir d'ordre. Avait-elle quelque chose à cacher ? Y avait-il quelque chose qu'elle ne souhaitait pas qu'il découvre ? Un rictus passa sur le visage de Balthazar, qui disparut très vite quand il sentit qu'on tirait très fort sur sa chemise. Il jeta un regard oblique au bébé. La gamine gazouilla innocemment. Il la posa sur le canapé et vérifia son vêtement : le bouton de son col était tombé, ne laissant que quelques fils dépasser. Saleté.

Il s'empressa de retourner dans la chambre d'Eulalie, à pas de velours. Si elle voulait cacher quelque chose, ce serait forcément dans cet endroit. Rapidement, il inspecta les lieux plus en détails, manipulant quelques objets au hasard et ouvrant plusieurs tiroirs de la commode. Il laissa le premier ouvert, ayant trouvé le compartiment réservé à la lingerie. Il resta immobile quelques secondes devant, les gestes en suspens, les yeux mobiles. Finalement, il céda à la tentation et se saisit d'un morceau de dentelle rouge sombre. Le tissu était délicat, presque glissant comme de l'eau contre ses doigts. Cela lui rappela la nuit à la roseraie. Il serra les dents, en proie au supplice de souvenirs beaucoup trop vivaces et délicieux...

Succombant tout à fait, il ferma les yeux et porta le morceau d'étoffe contre son visage, inspirant à pleins poumons le parfum de l'amazone. Tout en était imprégné dans cette pièce, et ce bout de dentelle plus que tout autre...

Brusquement, il sortit de sa transe. Il se sentait observé. Il écarta lentement le tissu de son visage pour tourner la tête vers la porte ouverte. Il fut presque soulagé que ce ne soit que la gamine. Comment aurait-il expliqué son comportement face à Eulalie ? Le bébé le fixait d'un oeil presque réprobateur. Elle resta ainsi quelques secondes avant de tomber en avant. Elle se rattrapa de justesse et imperturbable, commença à se déplacer à quatre pattes tout en gazouillant. Elle attrapa un crayon au sol et entreprit de le machouiller, même si elle n'avait pas de dents.

Pendant ce temps, Balthazar chiffonna le morceau de lingerie dans sa main et le fourra dans sa poche de pantalon. Il essayait de se convaincre que c'était sans raison. Il referma ensuite le tiroir de la commode, n'accorda pas un regard au poisson dans son bocal, passa très vite devant le dressing pour se placer devant le lit défait. Il n'avait plus beaucoup de temps. Eulalie risquait de réapparaître d'un instant à l'autre. Il posa les yeux sur l'épée abandonnée sur le matelas ainsi que sur le paquet de BN entamé et l'ordinateur éteint, puis il s'attarda vers la table de nuit. Il souleva les quelques carnets empilés. Il reconnaissait l'un d'entre eux. C'était là-dedans qu'elle prenait des notes sur tout et n'importe quoi. Il l'avait brièvement parcouru à New York. Vivement intrigué, il aurait voulu avoir le temps de les lire. Il se contenta de tapoter ses doigts dessus. Il ne pouvait les voler, elle s'en rendrait forcément compte. Ce n'était pas comme ce bout de tissu qui avait trouvé refuge dans sa poche, près de son rasoir.

Il jeta un regard mauvais au livre Le Rayon Vert de Jules Verne, qui avait une place de choix juste à côté de son lit, bien que l'amazone ne dormait pas. L'histoire n'était donc pas finie avec le français ? Une rage sourde battit à ses tempes. A cet instant, il remarqua enfin l'étrange illustration sur le mug de la table de nuit. Il cligna des yeux et s'en saisit, se reconnaissant juste à côté d'Eulalie, sur la photo. Quand avait-elle été prise ? Qui avait fait ce machin ? Pourquoi l'avait-elle en sa possession ? Il fut tenté de le briser au sol, puisqu'elle avait l'air d'y tenir -de tenir à lui ?- mais l'envie de découvrir la vérité était plus forte.

Il referma donc ses doigts autour de la tasse et quitta la chambre à grands pas tourmentés. Le bébé pivota vers lui avec étonnement et garda le crayon baveux en main tout essayant de le suivre à quatre pattes. Le barbier ne mit pas longtemps à trouver Eulalie, dans la salle de bains. Elle était occupée à mettre du rouge à lèvres tout en s'observant dans le miroir. Il songea alors qu'il aurait eu largement le temps de lire tous les carnets, s'il avait su. Pourquoi accordait-elle tant d'importance à des choses aussi futiles ?

Il s'immobilisa brusquement en remarquant que sa robe noire était ouverte dans le dos. Elle ne l'avait pas encore zippée. Il resta silencieux quelques secondes, absorbé par la contemplation. Enfin, il articula, même s'il était persuadé qu'elle avait déjà perçu sa présence :

"Petite peste."

C'était la meilleure façon de résumer ce qu'il avait éprouvé en inspectant sa chambre, et la frustration à l'idée de ne pas avoir découvert le grand secret. A moins qu'il ne le tienne entre ses mains ? Il baissa les yeux sur la tasse avant de combler l'espace entre eux et de se placer juste derrière la jeune femme. Sans un mot de plus, il posa le mug sur le lavabo dans un claquement sec, comme pour lui imposer une explication. Son agacement était presque palpable. L'électricité avait doublé dans l'atmosphère en l'espace de seulement quelques secondes.

Il accrocha son regard à travers le miroir, incisif. Puis, avec brusquerie, il se saisit de la fermeture Eclair de sa robe, dans le bas de son dos, pour la remonter. A mesure qu'il le faisait, son geste devenait plus lent et précautionneux. Alors qu'il arrivait presque en haut, il s'approcha davantage pour murmurer à son oreille :

"Avant, je faisais le contraire."

Et il était tenté d'inverser son geste. Il dut redoubler d'efforts pour s'imposer la volonté de ne pas succomber. Le parfum de sa peau le rendait presque fou. Si près...

Il écarta son épaisse masse de cheveux avec délicatesse pour terminer de zipper la robe. Sa main continua de s'y égarer tandis qu'il fixait de nouveau la symétrie parfaite du visage de la jeune femme, dans le miroir.

Son autre main retrouva alors le contact froid de la faïence et il souleva la tasse de quelques centimètres pour la claquer de nouveau contre le lavabo. Impatient, il exigeait des réponses. Il ne fallait pas qu'elle oublie.
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Eulalie


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________________________________________ Mer 29 Aoû 2018 - 0:31


You couldn't be more different than me.
You are stuck with me, so I'll guess I'll be sticking with you.


Qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Je n'en avais pas le moindre idée. Je n'en étais néanmoins pas étonnée. Si je trouvais parfois difficilement une logique à mes agissements, cette impression s'amplifiait dès que Balthazar entrait dans l'équation.

Je secouais la tête et soupirais face à mon reflet, me débarrassant rapidement de mon haut et de mon short. Le laisser seul avec Autumn n'était pas un choix judicieux. Je savais qu'elle n'était pas en danger en sa compagnie – elle l'était même sans doute moins qu'avec moi – mais je réalisais à retardement que cela lui laissait tout le loisir de visiter l'appartement comme bon lui semblait. Cette réflexion aurait dû me pousser à accélérer, à ne pas perdre de temps, à le rejoindre avant qu'il ait pu retourner le salon ou la chambre de Michel-Ange. Ce dernier ne me le pardonnerait jamais. Mais agir ainsi ne l'intéresserait pas. Il pouvait se contenter de rester dans la cuisine et attendre. Peu de choses étaient capables d'éveiller la curiosité d'un psychopathe, non ?

Je me sentais presque trop serrée dans cette robe qui en couvrait plus que ce à quoi j'étais habituée. C'était différent, sans être désagréable. Il avait raison, le noir m'allait bien, non pas que cette constatation soit surprenante. Est-ce que c'était une tenue adéquate pour aller sur un bateau ? Certainement pas. Est-ce que ça allait lui plaire ? Il ne portait pas vraiment d'intérêt à ce que je pouvais porter. Il ne faisait que le feindre. J'en étais du moins persuadée, même en le remarquant figée près de la porte. Il pouvait penser ce qu'il voulait, ce n'était pas supposé m'atteindre.

« Petite peste. »

Entendre ses mots me fit presque esquisser un sourire tandis que je refermais le tube de rouge à lèvres que je tenais. Ils m'avaient agacé auparavant, je les avais détesté, mais ils étaient devenus familiers. D'une certaine façon. Quand il était celui qui les prononçait, peu importe le ton dont il usait, j'en venais presque... à les apprécier.

Je me crispais sans savoir si cela était dû à sa proximité ou à la vision de cet objet que j'avais espéré ne pas voir entre ses mains. Je baissais les yeux sur la source de son agacement, tentant au mieux de ne rien laisser paraître à ma surprise ou à mon léger malaise. J'étais au moins soulagée que ce ne soit que ça qu'il ait trouvé, tout en étant contrariée qu'il ait pu ainsi se permettre d'explorer ma chambre. Je soupirais, me retenant de l'interroger sur ce qui le motivait à rester si proche à l'instant où je sentis la fermeture de ma robe être remontée. Il n'agissait pas comme je m'y attendais, ce n'était pas un comportement habituel.

Ses paroles ne firent que me déstabiliser davantage, au point que je m'imaginais les avoir mal comprises. Les palpitations déjà fébriles de mon cœur ne firent que s'accélérer et mes mains se serraient trop fortement au lavabo. Rien ne pouvait justifier qu'il fasse de lui-même une telle remarque, à moins que son seul objectif soit de faire remonter en flèche la frustration que j'avais fini par faire taire après des semaines ? Chacun de ses gestes et de ses mots était probablement calculé pour me tourmenter. C'était l'une de ses spécialités.

Je me retournais d'un mouvement brusque et, avant d'avoir eu le temps de réfléchir à ce que j'allais pouvoir répondre, ma main agrippait son col. Je ne lui laissais pas le temps de réagir et le forçais à reculer en quelques pas pour le plaquer contre le mur opposé. Mon regard agacé restait fixé dans le sien, sans que je n'espère pour autant y trouver la moindre explication.

« On me l'a offerte si ça t'intéresse tant que ça. » lâchais-je subitement alors que mes doigts s'accrochaient plus violemment à sa chemise. « Tu es jaloux ? Je peux te la donner, je m'en fiche. »

J'avais pensé à m'en débarrasser, souvent, encore régulièrement, sans savoir pourquoi je ne l'avais pas fais. Je ne voyais pas d'intérêt à la casser ou la jeter, cela dit la conserver ne me contentait pas non plus. Je n'avais pas envie d'en parler.

« Elle ne représente rien. Ce n'est qu'un objet. »

Ma respiration était saccadée et mes réflexions de plus en plus brouillées à mesure que je l'observais. Tous les détails de ce visage étaient imprimés dans mon esprit, jusqu'à presque pouvoir me permettre de deviner exactement combien d'heures il avait pu dormir la veille rien qu'en observant ses traits tirés. J'avais du mal à définir ce que je préférais, entre le regarder ou le toucher. Je supposais que les deux n'étaient pas comparables.

« Tu es si... incompréhensible. »

Ma voix n'était plus qu'un murmure se perdant entre les quatre murs de cette pièce. J'avais fait cette constatation depuis longtemps, je ne m'attendais pas à ce que cela change soudainement. Etrangement, ça ne sonnait pas comme un reproche. Je n'en étais pas moins énervée. C'était aussi insupportable qu'intriguant, de ne pas savoir ce qu'il pensait vraiment.

Mes yeux baissés s'attardaient à l'endroit où l'un de ses boutons avait été arraché. Mes doigts relâchèrent leur prise pour aller caresser le tissu, déviant de sa trajectoire pour effleurer sa peau. Il avait froid. Ou j'avais beaucoup trop chaud. Peu importait. Ma main s'y posa plus franchement et je sentais tout mon corps se redresser comme pour se serrer davantage à lui.

Ce fut le bruit des exclamations d'Autumn me parvenant du couloir qui me fit revenir à la réalité. Mon coeur rata un battement et je relevais la tête, mon bras retombant lentement le long de mon corps. Je m'écartais immédiatement d'un pas, puis d'un autre. Je retrouvais le contact du lavabo, pivotant pour y récupérer la brosse dans le placard.

« Ce que tu faisais avant ne signifie plus rien. C'est ce que tu fais maintenant qui importe. Et tu me prends pour une idiote. »

Mon regard se posa un instant sur la tasse, que je décidais d'attraper fébrilement avant de m'échapper de la salle de bain. L'enfant était seule depuis un moment et je craignais déjà de découvrir tous les dégâts qu'elle avait pu causer dans le salon, mais seuls quelques vêtements étaient tombés du fauteuil sans que je n'ai la preuve que c'était de sa faute. Assise sur le tapis près de la table basse, elle multipliait les bruits étranges. Je n'y portais pas plus d'intérêt, reposant la tasse sur la table de la cuisine trop brusquement.

Je jetais presque un regard mauvais à la boîte de gâteau encore présente. Je la refermais rudement et l'attrapais pour la mettre dans le frigo, dont la porte manqua de peu de me rester dans les mains.

« Ne te sers plus dans mes affaires. C'est déplacé. » prononçais-je alors sèchement, consciente qu'il était revenu dans le salon. « Je t'excuse pour cette fois. J'ai aussi fouillé les tiennes. Vous n'êtes d'ailleurs pas très photogéniques, toi et Holmes. »

Je parvenais difficilement à conserver un masque d'indifférence à cette évocation. Je parlais trop vite, j'articulais à peine. J'étais consciente d'être en train de perdre mes moyens. Ce qui ne faisait que m'irriter encore plus. J'aurai pu en parler plus tôt si je ne m'étais pas auparavant sentie coupable d'avoir explorée l'intimité de sa chambre. Maintenant, nous étions sur un pied d'égalité.

Je tentais tout en parlant de m'appliquer à démêler mes cheveux avec la brosse que je tenais encore, mais je ne faisais que les faire souffrir en les martyrisant de la sorte, trop violente dans chacun de mes gestes. J'abandonnais, posant l'instrument de torture sur la table que je manquais de plier à l'impact. Autumn avait sursauté au bruit provoqué et je lui avais renvoyé un air vaguement désolé.

« Les télécommandes ne se mangent pas. » jugeais-je utile de lui préciser en voyant l'objet dans ses mains. « Vous allez faire une indigestion. »

Est-ce que c'était seulement possible pour une demie-déesse ? J'imaginais qu'il était mieux de ne pas tenter l'expérience. Je n'avais pas eu l'intention de l'effrayer. Je passais une main sur mon visage, comme si ce simple geste était capable de me faire faire abstraction de tout le reste.

« J'ai peur. » articulais-je difficilement. « Ça me dépasse totalement. »

Je ne parlais pas de lui. Pas que de lui. Pas d'Autumn non plus. C'était un tout compact et oppressant. Il s'était passé trop de choses et j'en avais réalisé trop d'autres. Aussi enragée que peinée, je me retrouvais partagée entre l'envie de mettre le barbier dehors de force pour ne plus supporter ses caprices de psychopathe insatisfait, et celle de le serrer dans mes bras jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter et de ne plus le toucher. Au lieu de ça, je l'évitais en allant enjamber le canapé pour m'y installer mollement. L'aquarium ne me faisait plus si envie que ça.

Serrant mes jambes contre moi de mes bras, je gardais le regard rivé sur l'écran. Hei Hei était encore plus stupide que dans mes souvenirs, mais moins que le vrai que j'avais pu rencontrer.

« Si je te demandais de m'emmener loin, vraiment très loin de tout, tu le ferais ? » murmurais-je simplement.

Je ne relevais pas la tête vers lui, le cœur serré et la gorge sèche. Ma voix exprimait bien plus d'émotions que ce à quoi j'étais habituée, ce n'était pas des plus plaisant. Je la sentais presque trembler, mon rythme cardiaque s'emballait sous la contrariété et l'inquiétude persistante. Je n'avais pas envie de connaître la réponse, finalement. Ce n'était pas comme si je pouvais me permettre de réaliser cette requête.

Je peinais à retrouver une respiration au rythme correct et acceptable. Je déglutissais péniblement et me pinçais les lèvres, esquissant un haussement d'épaules léger. J'étais tendue, à cran, ça ne me plaisait pas. Et il ne m'aidait pas en étant si inconstant, si présent. Si obsédant.

« Je me débrouille plutôt bien avec elle. » estimais-je en désignant Autumn d'un mouvement de la tête. « Ça doit être un de mes nombreux talents cachés. »

Je me redressais juste assez pour paraître arrogante, même si je savais que je ne faisais rien du tout. Elle s'occupait parfaitement toute seule, à accélérer le rythme de lecture ou parfois le mettre en pause, quand ce n'était pas des problèmes de son. Ça ne devait pas être si complexe que ça de la gérer. Je pouvais lui apprendre à se servir d'une télé comme on l'avait fait pour moi. Ou me contenter de l'amener à Sasha qui saurait bien mieux s'en charger.

« Approches toi encore une fois et je te frappe vraiment. Tu sais que je suis impulsive. »

Le ton était faussement menaçant, sans que ce ne soit totalement un mensonge. Il m'exaspérait et m'animait d'une manière si prodigieuse qu'un tel scénario avait des chances de se produire. C'était déjà arrivé par le passé et j'avais besoin d'extérioriser. Même si faire une démonstration de violence devant un être si jeune qu'Autumn aurait été inconsidérée. Elle pouvait peut-être se cacher les yeux ? C'était envisageable. Ou plutôt ridicule et insensé.
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Balthazar Graves


« Alive, it's alive ! »


Balthazar Graves


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________________________________________ Lun 3 Sep 2018 - 17:44


Cause I remember the rush, when forever was us
Before all of the winds of regret and mistrust.

Balthazar s'interrogeait encore sur la tournure qu'auraient pris les évènements si la petite peste ne s'était pas écartée de lui, dans la salle de bains. Ce n'était pas difficile d'en deviner le prolongement logique. Il éprouvait un étrange soulagement de savoir que le bébé avait empêché un nouveau dérapage. C'était impensable d'imaginer que ce soit cette petite personne qui lui soit venu en aide. Bien entendu, il s'agissait seulement d'une succession d'heureuses coïncidences. Rien de plus. Il n'allait pas croire que le destin lui souriaient enfin après tout ce temps.

"Ce que tu faisais avant ne signifie plus rien. C'est ce que tu fais maintenant qui importe. Et tu me prends pour une idiote."

Elle avait entièrement raison. Il ne pouvait le nier. Ses paroles avaient été déplacées, comme bien souvent lorsqu'il se retrouvait confronté à l'amazone. A son contact, une curieuse spontanéité s'emparait de lui et transformait ses propos cruels, ne les rendant pas moins grinçants mais plus sensuels. Une part de lui souhaitait combattre ce mauvais travers, mais une autre en était intriguée. Il souhaitait comprendre le phénomène, l'analyser. Il savait pourtant qu'un jour ou l'autre, il devrait surtout faire un choix.

Eulalie contenait difficilement sa rage et comme à chaque fois, le mobilier en pâtissait. Elle manqua de casser le réfrigérateur puis la table de la cuisine avec sa force surhumaine. Le barbier resta parfaitement impassible, tiquant seulement lorsqu'elle mentionna Holmes sans aucun à-propos. Ainsi, elle avait fouillé sa chambre, la dernière fois qu'elle était venue chez lui. Elle avait sûrement trouvé l'album de photos souvenirs de leur escapade à Venise -objet qu'il gardait uniquement comme moyen de pression sur le détective, au cas où il se montrerait trop encombrant et fouineur. Qu'en avait-elle conclu ? Rien qui ne soit susceptible de la calmer, visiblement. Elle devenait de plus en plus volcanique de seconde en seconde. Etait-elle... jalouse de cet imbécile arrogant ? Cette idée le laissa perplexe quelques instants. La supposition même qu'elle puisse l'être lui paraissait absurde. Holmes n'éveillait absolument pas les mêmes pulsions en lui que l'amazone. Fallait-il qu'il la rassure à ce sujet ? Non, il n'y avait aucune raison. Elle et lui n'étaient rien l'un pour l'autre. Se justifier n'aurait rendu les choses que plus compliquées. Mieux valait observer le silence.

Il resta immobile près de la table, se contentant de détailler la jeune femme d'abord de face, puis de dos lorsqu'elle décida d'aller se recroqueviller sur le canapé.

Son étrange aveu avait quelque chose d'authentique et de sincère qui le désarma. Il sentait qu'elle ne se moquait pas de lui. Elle était véritablement déroutée et anxieuse. Il l'avait remarqué dès qu'elle avait ouvert la porte. C'était écrit sur son visage que quelque chose n'allait pas. La confirmation de son trouble le contraria. Il passa la langue sur ses lèvres, réalisant qu'il n'aimait pas la voir ainsi. Quand elle était joyeuse, elle était agaçante, mais il appréciait la lumière déroutante qu'elle dégageait. Désagréable constatation.

Il approcha davantage de la table et se saisit avec discrétion de la brosse posée dessus. Il hésita, non pas en raison de la menace lancée par l'amazone -ce genre de remarque ne l'atteignait plus- mais bien parce qu'il se demandait si l'idée de la coiffer était la bonne solution. Cela l'apaiserait-il ? Etait-ce ce qu'il voulait ? A la place, il fixa un peu trop longtemps la tasse ridicule juste à côté. L'amazone était restée évasive à son sujet mais tôt ou tard, il saurait la vérité. Après tout, il était d'une patience à toute épreuve.

La gamine s'amusait un peu trop avec la télécommande, provoquant un tohu-bohu insupportable depuis la télévision, augmentant puis baissant le son sans arrêt. Il fut tenté de l'assommer avec la brosse, mais parvint à se contrôler et la reposa sur la table.

Il commença par rejoindre le bébé, l'attraper dans ses bras et se diriger vers une pièce au hasard. Il l'enferma dans une chambre à laquelle il ne prêta aucune attention, puis retourna dans le salon, se plantant à quelques mètres d'Eulalie.

Choisis une destination. Je t'emmène.

C'était ce qu'il aurait voulu dire, mais les mots restèrent bloqués au fond de sa gorge alors qu'il fixait l'amazone, presque vorace. Il ne pouvait prononcer des paroles aussi ridicules. Et puis... comment partir vers l'inconnu en étant encombré d'un bébé ? Le laisser sans surveillance n'était pas envisageable, pas sans quelqu'un pour s'en occuper. Il ne souhaitait pas le confier à n'importe qui, par crainte des représailles de ses parents divins.

"Il ne faut pas fuir."
déclara-t-il à la place, incisif. "Tu dois affronter tes démons. Et... ne jamais oublier. Ne jamais pardonner."

Cela avait été son leitmotiv durant des années, jusqu'à ce qu'il obtienne enfin vengeance. Il se garda bien de dire à Eulalie que les démons n'étaient jamais vaincus. Même morts, ils continuaient de hanter les vivants. Elle aurait bien le temps de l'apprendre par elle-même.

Un gloussement extatique le fit pivoter sur ses pieds. La gamine rampait vers lui, visiblement ravie de les retrouver. N'avait-il pas fermé la chambre à clé ? Il fronça les sourcils, posant sur le bébé un regard noir avant de le récupérer un peu brusquement. La fillette laissa échapper un hoquet amusé. Il la ramena dans la chambre et cette fois-ci, s'assura qu'il avait véritablement fermé. Il garda même la clé en main, qu'il posa sur la table basse. Au moins, la petite peste et lui seraient plus tranquilles pour discuter.

"Holmes est un abruti."
lâcha-t-il abruptement.

Rien que le fait de mentionner le détective le crispait autant que s'il venait d'avaler du verre pilé. Pourquoi voulait-il éclaircir ce point ? Cherchait-il à la rassurer ? La voir si perdue lui faisait-il éprouver une once de compassion ?

"Avec lui... c'est différent."

Il cligna des yeux face à sa propre phrase. Que racontait-il ? Ses propos prêtaient à confusion, alors que ce n'était absolument pas le but recherché. Il exhala un soupir agacé et porta le poing à sa bouche l'espace de quelques secondes, réfléchissant à vive allure.

"Il n'est pas toi."

C'était effectivement beaucoup plus clair. Et surtout très perspicace. Eulalie ne mesurait pas un mètre quatre-vingt et ne portait pas de long manteau beaucoup trop chaud pour la saison.

"Tu te sens menacée ?"

Le rictus sardonique qui accompagna cette question était sans doute déplacé. Il n'avait pas pu s'en empêcher, tout comme il ne pouvait amoindrir la satisfaction et l'amusement qui l'envahirent. Pourquoi jouait-il encore avec elle ? C'était un non-sens incompatible avec sa volonté de rester éloigné de la jeune femme. Il n'y pouvait rien si l'agacer était devenu l'un de ses passe-temps favoris. Ou une sorte de drogue. Tout comme le fait de la toucher. De sentir son odeur. De l'embrasser, de...

Il tressaillit, chassant ces pensées parasites fatalement accompagnées de sensations plus envoûtantes les unes que les autres.

Baissant la tête, il décida de poser une question plus pertinente, qui l'intriguait davantage que sa jalousie envers Holmes. Les fondements de l'angoisse d'Eulalie. Il fallait que ce soit une chose insurmontable pour que cela effraye quelqu'un comme elle.

"De quoi as-tu p...?"

Le reste de sa phrase fut couvert par les exclamations de la gamine, qui était de retour dans le salon. Balthazar la dévisagea alors qu'elle piaillait gaiement en bavant sur une casquette rouge de livreur de pizzas. Il jeta un coup d'oeil à la clé toujours posée sur la table basse. Très bien. Cette demi-portion avait des dons de passe-muraille.

Irrité par sa présence, il se précipita vers elle dans le but de l'enfermer ailleurs, mais la fillette rampa en-dessous de la table basse. Le barbier en fit rapidement le tour et la poursuivis dès qu'elle fut de nouveau à portée de main. Hélas, en trottinant, elle fit tomber un DVD sur lequel Balthazar glissa. Il tomba brusquement sur le sol. Se redressant lentement, il décocha un regard assassin à l'enfant qui éclata de rire en continuant de ramper, la casquette en bouche. Comme elle le regardait, elle ne vit pas le meuble de télévision et son front le heurta de plein fouet. Etonnée, la gamine tituba, lâcha la casquette et bascula en arrière, sur les fesses.

Entre temps, Balthazar s'était relevé mais en remarquant les lèvres du bébé trembler, il redouta le pire. Il se figea, espérant un miracle.

"MM... MOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !"
brailla bientôt le bébé en pleurant toutes les larmes de son corps.

Oh. Non.
Le barbier ferma les yeux sur cette terrible réalité vociférante. Puis, comme il n'y avait rien d'autre à faire -même si l'envie de jeter la petite Autumn par la fenêtre était tentante- il alla vers elle, la souleva et entreprit de la bercer afin de calmer ses pleurs. Soit il s'y prenait très mal, soit elle était obstinée, car rien n'y fit. Il changea plusieurs fois de méthode, de la plus brusque à la plus douce, sans aucun résultat notable. Le bébé s'époumonait toujours, le rendant presque sourd.

Au comble de l'énervement, il sortit son rasoir de sa poche et le déplia avec sa main libre, comme pour la menacer de s'en servir si elle continuait. Curieusement, la petite cessa de sangloter. Ses yeux débordants de larmes étaient attirés par l'éclat argenté de la lame, qui réverbérait la lumière. Bientôt, elle poussa un gazouillis émerveillé en tendant ses petites mains vers l'arme blanche. Balthazar la recula instinctivement, avant de lancer un regard perplexe à Eulalie. Les pleurs du bébé recommencèrent immédiatement.

Le barbier hésita. Réfléchit. Puis, à contrecoeur, fit un essai : il replia le rasoir et le confia à la gamine. Cette dernière s'en saisit à deux mains et entreprit aussitôt de faire ses dents dessus. Balthazar se raidit en voyant de la bave couler sur son précieux ami. Il voulut le récupérer mais le bébé geignit si fort qu'il préféra le lui laisser, pour l'instant tout du moins.

N'y prends pas trop goût. songea-t-il aigrement.

Il la garda dans ses bras, surtout par prétexte de surveiller le rasoir. Il posa de nouveau les yeux sur Eulalie, et remarqua alors qu'elle fixait quelque chose sur le sol, entre eux. Suivant son regard, il fut parcouru d'un frisson glacé en découvrant un morceau de dentelle rouge sombre sur le plancher.

Il déglutit, restant immobile. Puis, avec une fausse nonchalance, il se pencha pour récupérer la pièce de lingerie et la replacer dans sa poche de pantalon. L'amazone pouvait penser ce qu'elle voulait. Il s'en fichait.

... Vraiment ? Dans ce cas, pourquoi avait-il eu l'impression de rougir ? Cela ne lui arrivait jamais. Ses joues étaient toujours constamment blafardes. Pourtant, il les avait senties devenir brûlantes et cette sensation peinait à se dissiper.

Il déglutit de nouveau, dansant d'un pied sur l'autre. L'embarras se collait à lui, telle une sueur désagréable.

"Agada !" marmonna Autumn dans ses bras, tout en bavant toujours sur le rasoir.

Fort heureusement, il pouvait compter sur elle pour sauver la situation, car une odeur nauséabonde et suspecte agressa bientôt ses narines. Le visage fermé, il s'avança vers Eulalie et lui colla la gamine dans les bras.

"A ton tour." grommela-t-il.

Il n'y avait pas motif à discuter, le ton était intransigeant. Il estimait qu'il s'était suffisamment occupé de l'enfant pour le moment.

La honte qu'il éprouvait se manifestait-elle sous forme de rage impossible à canaliser ? Probablement. En tous les cas, il ne cherchait plus à croiser le regard d'Eulalie. Il détestait se sentir aussi... idiot.

D'un geste nerveux, il fouilla dans sa poche en quête d'une cigarette et se détourna. Il tressaillit en sentant de nouveau le contact de la dentelle sous ses doigts. Saleté.
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Eulalie


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________________________________________ Jeu 6 Sep 2018 - 14:56


What if the way we started made it
something cursed from the start ?
Cause lately I've been scared of even thinking 'bout where we are.


« Toi aussi, tu es un abruti. »

J'avais réussi à me retenir de prononcer cette phrase lorsqu'il avait évoqué ce satané détective. Je n'avais pas eu envie de lui faire le plaisir de faire la moindre remarque, mais j'atteignais mes limites. Ses mots m'avaient apporté plus d'irritation supplémentaire qu'un réconfort que je n'avais pas eu conscience de rechercher avant qu'il les prononce. Menacée. Jamais. Je pouvais écraser cet individu imbuvable sans difficulté si j'en avais envie. Je m'étais d'ailleurs donné l'objectif personnel d'un jour l'assommer avec une chaise. Il me fallait juste un motif valable pour justifier un tel acte auprès de Kida, puisqu'il était son ami, ou plus que ça, je ne savais pas vraiment.

Je sentais ma poitrine se soulever furieusement à chaque pulsation de mon cœur déchaîné et me mordais l'intérieur des joues pour tenter de contenir mon agitation. Tenir cette enfant dans mes bras n'arrangeait rien. Je ne savais pas quelle pression exercée, je ne savais pas comment la placer, c'était nouveau, désagréable et agaçant. Mes mains se crispèrent contre Autumn et je me reprenais rapidement. C'était la chose la plus fragile qu'il m'ait jamais été donnée de toucher et je devinais aisément la raison pour laquelle il avait jugé utile de me laisser m'en charger. Il pensait réellement que j'avais la moindre idée de ce qu'il fallait faire ? Je ne voyais qu'une solution pour me sortir de cette désagréable situation - en dehors de celle qui aurait exigé que je la jette sur lui pour qu'il s'en occupe comme il se devait de le faire. C'était un incapable en réalité, pour ne pas assumer que sa surveillance lui revenait.

« Tu portes une des robes que je t'ai amené ! Tu l'aimes bien ? »

L'air enjoué et plein de fierté de Basile qui venait d'apparaître disparu quand je tournais ma tête dans sa direction. Je lui tendais Autumn sans plus d'explications et il la récupéra avec une délicatesse que je ne lui connaissais pas, bien moins maladroitement que moi, esquissant malgré tout une grimace.

« D'accord. Je crois que j'ai raté un épisode. » fit-il remarqué, troublé. « Salut Monsieur Graves. »

Le fait qu'il s'adresse directement à Balthazar avec ce sourire gêné m'apporta une nouvelle source d'exaspération. J'aurai préféré qu'il l'ignore plutôt qu'il se montre si poli, pour une fois.

« Tu voulais m'aider, c'est l'occasion. Je ne sais pas ce qu'il faut faire. »

Je regrettais déjà le ton sec dont j'usais à son égard alors qu'il n'avait rien fait pour le mériter. Les lèvres pincées, je tentais difficilement de faire abstraction du malaise qui envahissait la pièce. Il ne venait pas que de moi, pour une fois, ce qui ne le rendait pas moins insupportable.

Basile avait attrapé le rasoir que la petite tenait du bout des doigts, entraînant une nouvelle crise de la jeune Bowman tandis qu'il le maintenait éloigné de sa personne. Elle semblait parvenir à compenser ce manque en tapant frénétiquement contre l'armure brillante qu'il portait. Elle n'avait aucune retenue, elle me rappelait... moi. Brusquement, je récupérais l'arme dans les mains du garde. Elle n'avait pas été épargnée. L'avoir vu être traitée ainsi me dérangeait étrangement, comme le fait que le barbier lui ait laissé si facilement. C'était tellement stupide.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Cette simple phrase me plongea dans une intense réflexion afin de chercher une explication courte et concise pour expliquer brièvement les raisons de ma fureur grandissante. Cependant, ses doigts caressant doucement le front d'Autumn me firent comprendre que sa question n'était pas si globale.

« Ce n'est rien. Elle sait se téléporter, elle va se soigner toute seule. Ça va vite disparaître. » tentais-je de le rassurer, tout en me rassurant en même temps.

Sa tête allait garder une petite marque du choc qu'elle avait reçu pendant un moment. J'espérais qu'elle ne souffrait pas trop, je n'avais pas envie d'être jugée comme responsable ou complice de sa douleur. Je n'y étais pour rien, je n'avais été qu'une simple spectatrice. Cela passait-il pour de la non-assistance à personne en danger ? Même si j'avais travaillé dans la police, je n'étais toujours pas au point sur de nombreuses règles.

« Tu peux nous laisser ? » prononçais-je tout à coup, pivotant complètement vers Basile.

Ce n'était pas réellement une question, plutôt un ordre détourné. C'était la meilleure des options. Ma nervosité jouait aux montagnes russes et tout un désordre d'émotions instable m'animait, trop ingérable pour que je le supporte encore longtemps sans rien faire.

« Je suis pas sûr que... »

« Juste dix minutes. Le temps de t'occuper d'elle, ailleurs. »

Je déglutissais péniblement, le ton autoritaire se transformant en une demande pressante. Il fronça les sourcils, m'étudiant pendant des secondes qui s'éternisaient, avant d'en faire de même avec le barbier. Qu'est-ce qu'il cherchait à déceler ? Il n'était pas mon père. Il n'avait pas à ainsi nous dévisager. Même Hyperion n'aurait rien eu à redire. J'avais le droit de réclamer un tête à tête si j'en avais envie.

« Dix minutes. » répéta-t-il sans réussir à se montrer des plus catégoriques. « Pas une de plus. »

Sa disparition en compagnie d'Autumn, dont il avait également récupéré le sac sur la poussette, me fit prendre conscience que mon rythme cardiaque était encore plus effréné si je ne cherchais pas à le calmer. Je me sentais presque assourdie, j'avais cette sensation de frémissement qui s'en prenait à mon corps tout entier. Quant au silence soudain, puisque je pris le soin d'éteindre la télévision, il se fit vite pesant.

Je me penchais pour récupérer le rasoir que je frottais sommairement contre le canapé. Il nécessiterait sans doute un nettoyage plus méticuleux. Plus tard. Je n'avais pas le temps pour ça.

« Tu n'as pas le droit de fumer ici. »

En quelques pas, je me retrouvais à la hauteur de Balthazar, arrachant la cigarette qu'il tenait entre ses doigts. Je l'écrasais dans ma main crispée sans subir la douleur d'une quelconque brûlure, avant d'en laisser tomber les débris au sol. A dire vrai, nous n'avions pas la moindre règle à ce sujet et ça ne me dérangeait pas. C'était uniquement par principe. Ce geste se révéla néanmoins trop peu démonstratif pour me permettre de me détendre.

« Où est-ce que tu as eu cette... chose ? »

Je peinais à parvenir à le regarder en contenant les pulsions violentes qui m'assaillait de toute part. Il pouvait avoir récupéré ce bout de tissu comme si de rien n'était, ça ne changeait rien, je l'avais vu. Je ne pouvais pas l'ignorer.

« A qui est-ce que ça appartient ? »

Je n'avais pas désiré que mon ton soit si acerbe. Il ne répondrait pas. C'était dans ses habitudes, de se complaire de mes doutes et de se nourrir de ma haine. J'aurai préféré garder mon calme pour le frustrer mais j'en étais incapable. M'apitoyer sur mon sort était trop exténuant et je n'aimais pas ça. Réfléchir pour trouver de meilleurs mots, une marche à suivre correcte et posée, ce n'était pas moi. Adopter une approche plus agressive me correspondait davantage.

Je dépliais le rasoir avec la dextérité inhérente à ma nature et mon autre main attrapa un pan de sa chemise pour le forcer à rester près de moi. Je gardais mes yeux fixés dans les siens pendant que la lame de l'arme remontait contre le tissu du vêtement, passant dans les interstices à portée pour venir arracher quelques uns des boutons qui étaient toujours là pour le tenir fermé.

« Avant... » murmurais-je dans un souffle, contrôlant le tremblement de mes lèvres. « Avant, c'est toi qui t'amusais à découper mes vêtements. »

Mon sang me donnait l'impression de bouillonner dans mes veines et d'être sur le point de me faire me consumer, alors que le rasoir atteignait le bord de son pantalon. J'ignorais si ce n'était que de la rage ou parce qu'il était si prêt. Sans doute un savant mélange des deux.

Mes doigts crispés fébrilement contre son torse ne daignèrent lâcher leur prise qu'au prix d'un terrible effort pour s'enfoncer dans sa poche. Je clignais des yeux, incertaine, au contact de la dentelle que j'extirpais de sa cachette. C'était bien la première fois que je parvenais à me maîtriser pour agir avec une lenteur presque caressante. C'était nouveau, ça aussi. Enivrant. Plaisant.

« C'est à moi ? » questionnais-je, aussi dubitative qu'insolente.

Cette perspective m'avait effleuré l'esprit sans que je n'y trouve la moindre logique. Je connaissais chacun de mes biens par cœur. Une habitude que j'avais finis par prendre en vivant avec Figue, pour ne pas en venir à confondre nos affaires étant donné nos goûts similaires. Bien évidemment, cela pouvait appartenir à n'importe qui d'autre dans cette ville, mais je me remémorais sa gène. Le doute prit place sur mon visage et mes yeux baissés étudiait le tissu serré dans ma main, que je laissais finalement glisser à nos pieds.

Une impulsion. Une gifle. Un claquement sonore dans le silence de la pièce.

Elle avait été contrôlée dans une certaine mesure. Mon but n'était pas de lui faire mal. Ce n'était qu'une manifestation physique de la tension qui m'habitait. Je me mordais les lèvres avant de m'écarter en le repoussant. Je sentais mon bras trembler le long de mon corps tandis que je repliais la lame du rasoir.

« Pourquoi ? »

Inlassablement, cette question finissait par être posée. Pourquoi quoi ? Elle n'avait pas de sens dans, j'en étais moi-même consciente. Elle regroupait une quantité impressionnante d'interrogations qui me mettait au supplice. Qu'est-ce qu'il faisait là ? D'où se permettait-il de se moquer ainsi de moi ? Que faisait ce morceau de lingerie dans sa poche ? Pour quelle raison est-ce que ça m'énervait à un tel point ? Qu'est-ce qui rendait les choses différentes avec moi ? Pourquoi devait-il se montrer si contrariant et provocant ? Pourquoi... Pourquoi est-ce que ça me plaisait autant ?

« Quand il reviendra, je veux que tu t'en ailles. »

Ma main s'accrocha brièvement à mes cheveux tandis que mon calme passager éclatait aussi rapidement qu'il s'était installé. Ma respiration était inégale, mes sens en éveil rendaient toute maîtrise impossible. Chaque syllabe avait déchiré ma gorge serrée. C'était aussi pénible à prononcer que ce que je m'étais imaginée, si ce n'est plus.

Je n'eus pas le temps de complètement lui tourner le dos avant de me raviser. Dix minutes, c'était trop long. Ou pas assez. Je ne savais plus. Vivement, j'agrippais sa veste tout en tenant toujours le rasoir entre mes doigts et me plaquais à lui avec trop de force. Mon cœur se déchirait, mon souffle n'avait plus de rythme, mes yeux ne savaient plus où se poser. Mon autre main vint se suspendre à lui avec hargne. Il l'avait cherché. Je l'avais prévenu que je ne pourrais pas me retenir. Et je dûs me redresser à l'extrême pour que mes lèvres trouvent les siennes, enragées, affamées.

Une envie. Un besoin. Les deux.

C'était de sa faute. C'était son regard, c'était sa manière de parler, c'était son sarcasme, c'était... Tout ce qu'il représentait d'interdit. Sa mauvaise influence. Certainement.
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Balthazar Graves


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Balthazar Graves


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________________________________________ Dim 9 Sep 2018 - 18:35


Maybe we're victims of fate.
There is something at work in my soul, which I do not understand.


"Pourquoi ?"

Lui-même ne savait pas. Il avait agi par instinct, obéissant à une pulsion sensée contenter l'obsession permanente que lui inspirait l'amazone. Bien entendu, ça n'avait pas fonctionné. Aucune pièce de tissu ni de dentelle ne pouvait amoindrir le désir qu'il éprouvait pour elle. Il s'était seulement montré ridicule. Il avait mérité la gifle qu'il avait reçu. En revanche, il avait apprécié la jalousie dont elle avait fait preuve à l'idée que la lingerie appartienne à quelqu'un d'autre. Ce n'était pas une raison pour écraser sa cigarette, encore moins pour découper sa chemise.

Malgré tout, il avait ressenti un étrange frémissement parcourir son échine alors qu'il l'avait laissée faire, observant ses gestes lents et précis tandis que la lame faisait sauter chaque bouton. Cherchait-elle à inverser les rôles ? A voir ce que ça faisait d'agir par le biais du rasoir ? Avait-elle éprouvé la même chose que lui à son contact ? Il l'interrogea du regard alors qu'elle s'écartait en exigeant qu'il parte au retour du type en armure. Il baissa les yeux vers sa chemise en piteux état. Il était en train de se demander comment il pourrait sortir dehors dans cette tenue quand l'amazone se plaqua contre lui. Elle serrait si fort sa chemise qu'elle menaça de la déchirer. Pris au dépourvu, le barbier manqua de perdre l'équilibre sous la violence de l'étreinte. Son coeur s'emballa, mélange d'angoisse et d'impatience. Qu'allait-elle faire ? Le frapper ou alors...? Il n'eut pas le temps d'établir une autre hypothèse que la conclusion lui parvint, terriblement explicite : un baiser brutal et affamé.

Il tenta de se dérober vainement, mais déjà ses propres lèvres répondaient à celles de l'amazone, tout d'abord incertaines, puis très vite, elles devinrent avides. C'était comme jeter de l'huile sur des braises incandescentes. A croire que le feu ne s'éteindrait jamais.

Rapidement, ses mains se posèrent dans son dos tandis qu'il tentait de se raisonner. C'était peine perdue avec Eulalie qui éveillait ses sombres pulsions en continuant de le malmener, de l'embrasser avec fureur et passion. Diablesse... Elle savait exactement comment s'y prendre. Avait-il créé un monstre ?

Il la fit brusquement reculer vers le piano fermé et la saisit par la taille pour la soulever et l'y asseoir. Elle continuait de se presser contre lui, il sentait le tissu de sa robe trop encombrante contre son torse. Il devinait le métal tiède du rasoir replié contre sa peau alors qu'elle serrait sa chemise en le gardant en main. Grisant. Électrisant. Leur baiser demeurait ininterrompu et endiablé. Il l'avait accentué sans s'en rendre compte. Non, c'était elle. Forcément. Tout était toujours de sa faute.

Il cessa subitement de l'embrasser pour murmurer, à bout de souffle, son visage tout près du sien :

"Tu n'as pas de coeur."

Cela lui était égal de souiller la mémoire de Lucy. Eulalie était égoïste, inconséquente et impulsive. Hélas, il la désirait encore plus pour tous ces délicieux défauts. Peut-être la trouvait-il davantage à son goût depuis qu'elle devenait imparfaite ? Depuis qu'elle basculait dans l'abîme ? Elle aurait été tellement avisée de ne jamais le côtoyer... Cela confirmait une fois de plus qu'il corrompait tout ce qu'il touchait.

Il guetta l'étincelle dans son regard qui lui était désormais familière, cet éclat de hardiesse, de perplexité et de curiosité. Ce sublime mélange qui le rendait fou.

Fou furieux.

Il captura de nouveau ses lèvres, les mordant avec hargne, alors que ses mains soulevaient la jupe noire et se crispaient au bord du morceau de dentelle accroché à ses hanches. Le désir battait follement à ses tempes, brouillant ses pensées et sa volonté. Il suffisait de tirer un peu plus dessus, et la dentelle cèderait. Comment résister ?

L'une de ses mains caressait la peau veloutée de la jeune femme, se faufilant sous la robe, redécouvrant les courbes dont il avait rêvé tant de nuits, tandis que l'autre main restait crispée sur la dentelle. Il ne faisait que repousser l'échéance. C'était absurde. Une part de son esprit, la plus vile, se demanda si c'était vraiment trahir Lucy. Faisait-il réellement quelque chose de mal ? Son âme était à vif.

Il secoua rageusement la tête et accentua le baiser tout en l'agrémentant d'un coup de rein instinctif. Il entendit un halètement. Sa propre respiration lui manquait.

"Euh..."

Il se stoppa brutalement dans son élan. Immobile, il interrompit le baiser et fixa Eulalie quelques secondes, son souffle saccadé soulevant par intermittences les mèches rousses qui encerclaient le visage de l'amazone. Reprendre pieds dans la réalité était difficile.

Péniblement, il tourna la tête vers l'origine du bruit et aperçus le garde en armure, avec le bébé dans les bras et le sac à langes.

"Ba !"
s'écria Autumn en tapant ses petites mains sur le bras gantelé de l'homme, tout en les observant.

Ce dernier s'empressa de plaquer une main devant les yeux de l'enfant.

"Non mais... ça va pas la tête ?" fit-il d'un ton aigu. "C'est la fête du slip ou quoi ?"

Balthazar cligna des yeux, impassible. Le garde sembla prendre conscience lui-même que ses paroles étaient déplacées car il ajouta, embarrassé à l'extrême :

"Je... je dois repartir ?"

Le barbier resta silencieux. A regret, il enleva les mains de sous la robe d'Eulalie, s'écarta et descendit délicatement la jupe, tout en s'appliquant à tout remettre convenablement avec un sens du détail légèrement inquiétant. Le garde observa la scène, les yeux ronds et les joues de plus en plus rouges.

"Oui, je vais repartir." décida-t-il. "Apparemment, il vous faut plus de dix minutes pour..."

De la fumée menaçait de lui sortir par les oreilles. Balthazar le considéra d'un oeil narquois et exaspéré. Quel abruti... Pendant ce temps, le bébé tentait de repousser la main qui l'empêchait de voir, sans succès.

"N'empêche, tu aurais pu me prévenir que c'était pour ça ! J'aurais pris mon temps et... j'aurais pas vu des horreurs." fit le garde, réprobateur, à l'adresse d'Eulalie. "Bon au moins, je suis rassuré, j'ai cru que tu allais encore essayer de tuer le gentil monsieur."

Le barbier haussa un sourcil. Pardon ? Etait-ce lui qu'il définissait comme "gentil" ? C'était la première fois depuis longtemps. Il avait bien envie d'aiguiser son rasoir contre sa gorge afin de lui prouver le contraire. En tous cas, sa présence avait permis de lui faire retrouver ses esprits.

"Là tu voulais plutôt lui faire du bien. Ce qui est... bien. Bon... je me sauve !"
fit-il, contrit, le visage toujours couleur pivoine.

"Tu restes."
assena Balthazar d'un ton implacable.

Le garde le dévisagea, subitement anxieux et esquissa un sourire incertain.

"Euh non merci, c'est gentil mais je fais pas de plan à trois. Je m'appelle pas Hervé. Lui par contre c'est un sacré chez les gardes. Mais ne le répétez pas, je n'ai rien dit !"

Le barbier ignora ses propos et s'avança vers lui d'un pas décidé pour lui prendre le bébé des bras. Autumn accueillit cette étreinte avec un gazouillement ravi, mais fut vite désappointée en constatant que les boutons qu'elle adorait arracher ne se trouvaient plus sur la chemise ouverte de Balthazar.

"On a fini."
grogna ce dernier, cassant, vers le garde, même si le message était surtout adressé à Eulalie.

"C'est pas l'impression que vous donniez mais okay... si jamais ça vous reprend, appelez-moi parce que... franchement faites pas ça devant le bébé. Vous risqueriez d'avoir des problèmes avec Hadès. Et encore, je pense que la vengeance de Merida serait encore pire. Une fois je l'ai vue balancer un de ses talons aiguille à la tronche d'un garde qui avait osé critiquer les ours." dit-il en hochant la tête d'un air grave. "Il a eu l'oeil crevé ! Bon, on lui a changé depuis mais quand même !"

Sur ces paroles, le garde se volatilisa. Balthazar se contracta, agacé par son départ. Sa présence aurait forcément obligé la petite peste à se contenir, quoique celle du bébé suffirait amplement, à la réflexion. Pour plus de précaution, il décida de garder Autumn dans les bras et alla s'asseoir sur le canapé.

"Je m'en irai." lança-t-il comme une promesse. "Seulement quand tu m'auras dit de quoi tu as peur."

Je veux savoir parce que...

"Je m'inquiète pour toi."

Il leva les yeux vers l'amazone, intransigeant. Et puis, discuter de ses problèmes évitait de se focaliser sur la scène un peu trop intense qu'ils venaient de vivre. Pourquoi restait-elle assise sur le piano ? Elle était si insolente avec sa jupe un peu trop relevée sur l'une de ses cuisses... Il croyait pourtant avoir tout remis correctement. Ses yeux se plissèrent tandis qu'il la détaillait en se mordant pensivement les lèvres. Elle avait encore son rasoir en main. Ce petit morceau de lui, c'était un peu comme la part la plus obscure de son être qu'elle serrait entre ses doigts. Un frémissement le parcourut, vite troublé par Autumn qui gesticulait dans ses bras. Brave petite.
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________________________________________ Mer 12 Sep 2018 - 21:20


These violent delights have violent ends
And in their triumph die, like fire and powder,
Which, as they kiss, consume.


Mes gestes n'avaient plus rien de délicat et mes intentions étaient loin d'être innocentes. J'écartais la surprise que provoquaient son absence d'objection et, plus encore, ce qui semblait être son consentement à mes agissements. Je m'étais pourtant préparée à l'idée de me faire rejeter. Je m'enflammais davantage à mesure que les secondes défilaient, je m'accrochais avec l'énergie que ma rage m'apportait, tandis qu'il parvenait à l'attiser tout en la rendant si délicieuse à supporter. Je me demandais comment cette chemise pouvait tenir sur ses épaules. Je la détestais. Je le détestais. Je le voulais. Et je savais qu'il me voulait, lui aussi.

Au contraire de me calmer, le son de sa voix ne faisait que me faire frissonner. Je m'impatientais. Je m'interrogeais. Je m'en fichais. Je voulais qu'il se rapproche, encore, et encore. Qu'il m'accuse de tous les tords et me blâme de tous les vices, je n'en étais pas dérangée. J'acceptais d'être jugée responsable de tous les obscurs desseins que son esprit brisé pouvaient s'imaginer. Je plaidais coupable, s'il le désirait, si c'était la sécurité dont il avait besoin. J'étais prête à ne pas avoir de cœur pour garder ma peau et mes lèvres contre les siennes. J'abandonnais même mon âme sans la moindre hésitation, si cela pouvait le convaincre de ne jamais me lâcher.

J'aurai pu aller jusqu'à tuer Basile à cet instant précis.

Je ne parvenais pas à reprendre mon souffle, haïssant le fait qu'il s'éloigne. Je me sentais à la fois si exaltée, et si oppressée par cette simple distance, que j'avais l'impression d'être victime de vertiges. Je le fixais sans oser faire le moindre mouvement. Je ne voulais pas... Non. J'ignorais la présence du garde et de l'enfant dont les paroles n'étaient que des bourdonnements désagréables à mes oreilles, comme si cela suffirait à les faire disparaître. Je ne me focalisais que sur ses mains toujours collées à ma peau. Enivrantes. Rassurantes. Pourquoi est-ce qu'il les enlevait ?

Je tressaillais au contact du tissu glissant contre mes cuisses. Je n'aimais pas ça. Je voulais le retenir, lui crier dessus, mais ma gorge restait serrée et ma prise se relâchait doucement sans que je ne puisse le contrôler. Etait-ce à cause du malaise suivant cette soudaine interruption ? Je n'en ressentais aucun. J'étais seulement en colère. Je n'écoutais pas les protestations de Basile ni ses remontrances. Je voulais qu'il s'en aille et le fait que Balthazar lui ordonne le contraire me fit serrer davantage le rasoir que je tenais toujours. Ma respiration ne se calmait pas, mon cœur battait si fort que je craignais qu'il explose. Mes doigts se crispaient au bord de ma jupe, la remontant inconsciemment. J'en voulais au monde entier. Le sort s'acharnait à me faire subir les pires frustrations. Je ne demandais pourtant pas grand chose. Juste un moment de liberté. Juste un.

J'inspirais longuement, ma tête se secouant en priant pour que Basile déguerpisse au plus vite, souhait qui fut exaucé sans que ça ne m'apporte le moindre contentement. J'espérais qu'il aurait l'intelligence de ne rien répéter à personne. Au moins ce n'était pas Michel-Ange qui était arrivé en trombe dans l'appartement. Je préférais ne pas m'imaginer sa crise si ce scénario s'était produit.

« Vraiment ? »

Je ne m'attendais pas à ce que mon ton soit sec et brutal. Mes mains restaient férocement accrochées à ma robe et à son rasoir au point que je craignais de casser quelque chose. Je me donnais beaucoup trop de mal pour ne pas détruire cet objet de malheur. Je me mordais les lèvres, secouais la tête et décidais d'agir avec toute la maturité et le bon sens dont j'étais capable. Me relever, dépasser le canapé, atteindre la cuisine, balayer la table du bras dans un geste impulsif. La brosse chuta et la tasse se brisa au sol dans un bruit fracassant.

Ce acte absurde avait été irréfléchi. Ma poitrine se soulevait par saccades et je baissais les yeux vers les morceaux de céramique éparpillés. Je ne prenais pas en compte la surprise d'Autumn, cette réflexion ne parvenait pas à se frayer un chemin dans mon esprit désordonné. Je ne ressentais pas de douleur non plus, tandis que j'observais les débris qui jonchaient le sol à mes pieds. Pas physiquement. Mais ça me faisait mal. A l'intérieur.

« Tu ne comprendrais pas. » prononçais-je simplement, la gorge serrée. « Tu n'as peur de rien, toi, pas même de mourir. »

J'avais envie de hurler mais je me contentais d'endurer le rythme infernal de ma propre respiration. J'étouffais. J'avais chaud. Trop chaud. Cette robe me collait à la peau. Les bafouillages de la petite fille devenaient insupportables. Je m'écartais de la table sur laquelle je m'étais appuyée en réalisant que je manquais de la fissurer pour de bon. J'avais déjà fais trop de dégâts.

Je me retournais, les lèvres pincées, mes pas se faisant de plus en plus lents en me menant derrière le canapé. Ma main se leva, incertaine, avant d'aller effleurer son épaule. Basile avait raison, je devais... garder le contrôle. Je ne voulais pas déranger Autumn d'une quelconque façon. Tout avait l'air tellement simple pour elle. Je regrettais presque de ne jamais pouvoir savoir ce que ça faisait d'être une enfant.

« Toutes les autres sont mortes. Les Amazones. » murmurais-je, ma prise l'incitant à ne pas tourner la tête dans ma direction. « Alors que je suis encore là, avec des responsabilités que je ne comprends pas et sans avoir la moindre idée de ce que je dois faire. »

Ce simple rapprochement était électrisant, tendant tous mes muscles et faisant battre mon cœur plus fort. Comment est-ce qu'il s'y prenait ? C'était plus simple, de ne pas le voir en face. Chacun des rictus qu'il pouvait afficher m'animait bien trop pour que ma raison puisse le tolérer pour le moment.

« Ils attendent tous quelque chose de moi d'une façon ou d'une autre. Mon créateur voudrait que je lui obéisse, Jules espérait sans doute que je sois une fille modèle, Michel-Ange aimerait que j'arrête de te voir... Je n'arrête pas de les décevoir. »

J'étais bien plus proche de la définition de la petite peste, en toute honnêteté. Je n'énumérais pas les autres. Ouranos, Chronos, Thémis, des noms qui ne lui diraient rien. Sans parler d'Argos. Est-ce qu'il faisait partie de cette liste, lui aussi ? J'ignorais ce qu'il voulait. Ma prise se fit moins ferme tandis que mes doigts continuaient de caresser sa nuque, s'égarant pour effleurer ses cheveux.

« J'ai peur... J'ai peur d'être moi-même, je crois. »

Je savais ce dont j'étais capable, dans une certaine mesure. J'avais déjà pu expérimenter mon inconscience et mon manque d'expérience. Si je n'avais personne à qui obéir, aucune ligne conductrice à suivre, aucune limites... J'étais consciente de pouvoir faire des choses extraordinaires, mais je pouvais tout aussi bien commettre les pires horreurs sans le réaliser. Prendre conscience de l'ampleur des possibilités qu'offrait la liberté que je voulais atteindre était angoissant. Terrifiant.

Je m'éloignais dans un soupir, ma poitrine compressée par la frustration qui ne me quittait plus. Je sentais mes yeux me piquer et j'y passais ma main, leur humidité me laissant trop indécise. Je lançais un coup d’œil à Autumn, esquissant un faible sourire qui disparut bien vite. J'étais submergée par trop de sensations diverses.

« Reste si tu en as envie. Tu peux prendre une des chemises de Michel-Ange pour remplacer la tienne. »

J'atteignais rapidement le meuble de l'entrée pour enfiler la première paire de chaussures que j'y trouvais, passant une main dans mes cheveux dans un geste nerveux. Je m'apprêtais à descendre la poignée de la porte mais décidais de me retourner, les sourcils froncés, l'air perdu.

« Chez toi ce soir, à 20 heures. J'amène le repas. »

Ma voix était fébrile, cassée, je n'avais plus la moindre envie de discuter. J'avais envie d'être seule, besoin de prendre l'air. De prendre de la distance alors que mon regard s'égarait sur le piano. Il fallait que je m'écarte de lui si je ne voulais pas m'attirer la colère de Merida. Tout en ne pouvant me résoudre à le laisser sans savoir quand je le retrouverai.

Je savais que c'était prendre un risque que de le laisser dans cet appartement, je l'assumais complètement. Après tout, j'avais bien gardé son rasoir que je faisais toujours tourner entre mes doigts tandis que je quittais l'appartement.
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