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 Le soleil est le rêve de la lune } Chris le sauveur Brooke

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Jefferson T. Hatters


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T'as le Groove ! »


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╰☆╮ Avatar : Sebastian Sexy Stan

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________________________________________ Ven 21 Sep - 0:24




Le soleil est le rêve de la lune } avec Chris ♥

La porte grinça, et Jefferson ne pouvait même pas tourner la tête pour regarder qui venait de rentrer. De toute façon, il n’en avait pas besoin, il n’y avait qu’une seul et unique personne qui venait ici, dans ce lieu sordide. “Alors Tarrant ? Comment va ta brûlure au palais ?” Il ne pouvait pas répondre, il ne pouvait rien faire, et le rire sadique qu’il entendait en voyant l’ombre danser sur les murs lui donner encore plus envie de se battre, de trouver un moyen de sortir de cette prison. Puis, il sentit que tous ses muscles se détendirent d’un coup, qu’il avait repris la maîtrise de son corps pour quelques minutes. Immédiatement, il se jetta sur le gigantesque animal en hurlant toute sa rage et sa colère, mais ce dernier, secoua la tête en appuyant sur le gousset de sa montre, bloquant le chapelier dans cette position d’attaque. “Même quand je suis entrain de remonter la boucle il faut que tu fasses inlassablement les mêmes choses…” Ce n’était pas faux … il savait très bien que le lièvre s'arrêterait, mais il avait toujours cet infime espoir qu’un jour la machine s'enrayerait à cause d’un grain de sable. Il regardait le lièvre s’approchait de lui pour lui mettre des cordes, pour l’attacher. Rien faire l'insupporter au plus haut point mais là, tous les niveaux avaient été dépassés. Ses yeux bleus reflétaient l’apocalypse qui régnait dans son cerveau. “Tu sais que tu vas battre un record ! Tu devrais en être fier !” Le jour où il se libérerait, il lui ferait exactement la même chose voir pire. “Il me semble que nous allons faire notre 178953 parties de thé ensemble !” Heureusement qu’il avait encore la faculté de penser par lui même, car cette idée de le dépecer vivant lui permettait de tenir un petit peu. Il était fou, il avait réussi à le rendre quasiment totalement fou, mais une petite partie résistante dans son cerveau arrivait encore à tenir le choc, mais plus pour très longtemps. Il fallait qu’il continu à penser à Priscillia, à sa fille, il devait n’avoir que les deux femmes de sa vie en tête, c’était ça qui le ferait tenir, qu’il lui donnait la motivation nécessaire pour ne pas se suicider quand le lièvre coupait la montre quelques instants. Fermant les yeux pour ne pas voir ce que le lièvre faisait avec son corps quand le temps reprit le cours de chose, il n’eut même pas la force de grimacer quand la corde rentra dans sa peau endolori. Il sentit qu’il le tirait dans une autre pièce, comme d’habitude. “T’es lourd … t’aurais pas un peu grossi par hasard ?” C’était peut être ça la pire des tortures, devoir supporter l’humour nul du lièvre, on ne pouvait même pas appeler ça de l’humour … “Oh mais qu’est ce que c’est que ça ?”

Jefferson, qui était assis comme une poupée de chiffon sur une chaise en bois, face à une table rempli de thé, de théière et autres ustensiles pour faire un bon quatre heures, se préparer mentalement à l’abandon de son corps. Cependant, quelque chose n’allait pas, le lièvre n’avait pas activé la montre, car depuis le temps, le chapelier fou savait à la seconde près quand son corps ne lui obéirait plus et qu’il ne serait qu’un pantin. Qu’est ce qui avait bien pu déconcentrer à ce point le lièvre de Mars ? Se penchant comme il pouvait, vu qu’il était saucissonné, il cligna plusieurs fois des yeux quand il vit passer quelques choses rapidement devant la porte. “Elle arrive !” C’était une toute petite voix, qui venait de sous le fauteuil à coté de la cheminé. “Combien de lien as tu ? “ Je sais pas … attends .. 1 .. 2 .. 6 ! J’en ai 6 ..” Et là, une huître sorti de sa cachette, armé d’un couteau très pointu et d’une fourchette à poisson. Et voila que même pendant le temps normal il faisait des hallucinations. Il rigola follement, alors que l'huître lui sauter dessus pour essayer de couper ses liens. “Ressaisis toi ! Tu n’es pas comme ça normalement !” Il rigola encore, et encore, même quand il sentit le métal froid de la fourchette lui rentrait dans son omoplate, sans doute pour le faire réagir. Normalement ? Mais c'était bien la première fois qu'il l'a voyait, alors qu'est ce qu'elle lui disait ... Ah mais oui, si c'était une production de son cerveau malade, c'était normal qu'elle le connaissait ... “C’est sur que si tu ne fais pas d’efforts on ne va pas pouvoir te libérer !” “Mais je ne pourrais pas être libre, on ne peut pas se libérer de ses hallucinations.” La corde de ses poignets tomba au sol, et il put au moins lever les mains devant ses yeux, les regardant comme si c’était la première fois qu’il les voyait. “Allez c’est vraiment pas le moment de réapprendre le fonctionnement de ton corps, je ne suis pas sur qu’elle puisse tenir longtemps devant le lièvre.” Continuant son observation tout en gloussant, il leva un sourcil quand l'huître prononça le mot elle. “Oh il y en a d’autres comme toi ?” Bien sur que non, mon peuple a connu un génocide je suis la seule survivante !” Même dans son hallucination, il n’y avait rien de joyeux. Il fut triste pour cette petite huître qu’il ne connaissait pas, c’était bien la première fois qu’elle apparaissait dans son esprit. “Par contre ta …” “Tarrant !” L’huître n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’une belle rousse apparut dans l’encadrure de la porte, et Jeff se figea entièrement. Il savait que ce n’était pas une illusion, la voix de Priscilla venait de lui faire comme un électrochoc le ramenant dans le monde des vivants. Il comprit alors que l’huître était bel et bien entrain d’essayer de le détacher, qu’il fallait qu’il se bouge. La jeune femme se précipita sur lui, touchant son visage avec ses mains, essayant de voir s’il était gravement blessé. “Cy’, qu’est ce que tu fais là ? Va t’en avant qu’il ne soit trop tard !” Le sentiment de peur, qu’il n’avait même pas pour lui même, se fit de plus en plus grand alors qu’il sentait la jeune femme lui embrasser le front avant de partir fouiller dans la pièce. “Priscillia ! Rentre à la maison ! Tu n’as rien à faire ici !” Son rire cristallin était vraiment une bénédiction pour ses oreilles, comme un pansement bienfaiteur sur son âme. “Bien sur que j’ai affaire ! Mon mari est prisonnier depuis plus quatre mois, et j’aimerais bien qu’il soit présent lors de mon accouchement !” Quatre mois … il avait l’impression d’être là depuis quatre ans … la magie de la montre du temps … C’est là, qu’il regarda attentivement la rousse. Son ventre avait grossi depuis la dernière fois et l’angoisse le prit à la gorge, sa voix totalement noué par la peur. “Raison de plus pour que tu rentres ! Tu ne peux pas .. dans ton état …” “Je vais te sortir de là Ty' et nous allons rentrer à la maison ! Ensemble que tu le veuille ou non !”“Bon les amoureux, vous vous disputerez quand on sortira d’ici …” Il savait que Priscillia aurait pu le gifler pour ce qu’il avait dit, mais l'huître avait raison, ce n’était pas le moment. “Je n’arrives pas à défaire les liens de ses pieds ! C’est comme si la chaise refusait de le laisser partir …” Levant les yeux au ciel Jefferson entrepris d’essayer de rompre ses liens, mais rien n’y faisait. “Pars !” Il avait crié ce mot en entendant le hurlement du lièvre qui résonnait en bas ! “Je vais m’occuper de son cas !” L’huître salua Priscillia, avant de lever le couteau vers Jefferson en guise d’aurevoir, prenant la direction du cri. Le chapelier commençait à s’agiter, baragouinant des mots incompréhensibles, ses sentiments se mélangent. La rousse arrive à sa hauteur, posa à nouveau sa main sur sa joue en lui envoyant un doux sourire. “Mon amour ! Tout vas bien, je t’ai enfin retrouvé…tu n’as plus rien à craindre....” Déja, à l’époque, Priscillia avait été la seule à pouvoir le calmer quand il partait dans ses paroles incohérentes, là, l’effet fut immédiate, Jeff la regardant comme si elle était la première merveille du monde. “Ostreya est une combattante sans merci ! N’aie pas peur ! Montre moi ton courage ! Nous allons sortir tous les deux d’ici pour rejoindre Nivens, le lapin blanc !” Il hocha la tête, ayant une confiance aveugle en Priscillia. Si elle disait qu’ils allaient y arriver, ça arriverait. Il sentit peu à peu le courage qu’elle lui donnait le faire revivre, lui donner cette envie de combattre qui l’avait pourtant quitté. “Il faut que tu trouves une hache ! C’est le seul moyen de pouvoir briser la chaise … où de me jeter du haut de sa fenêtre, c’est possible ça aussi !” Il sentit une sorte de claque derrière sa tête, entendant aussi un claquement de langue réprobateur, le faisant sourire. “Je vais trouver la hache, il doit bien en avoir une ! Tu ne bouges pas !” “Non attends je viens avoir toi !” Il commença à sautiller avec la chaise, mais forcément, il s'éclata la tête contre le sol, tombant en avant à cause du poid. Il fit une grimace à sa femme qui rigolait en prenant la direction de la sortie .. Cependant, ses quelques secondes de bonheurs s’envolèrent très vite quand le lièvre apparut dans l’encadrement de la porte.

“Bonjour les Hatters !” Il était blessé, une énorme tache de sang au niveau de son ventre. Il aurait pu être agréablement surpris de ce que l’huître avait fait, si le lièvre ne tenait pas une arbalète dans ses mains, ayant dans le viseur Priscillia. “Vous êtes vraiment des romantiques ! C’est tellement mignon que j’en ai envie de vomir !” “Fuis Cycy’ MAINTENANT !” La rousse était parcouru d’une sorte de pellicule bleu qui entoura son corps, n’entendant pas de partir de ce combat. Jeff savait qu’elle allait attaquer, et même s’il connaissait l’étendu de ses pouvoirs, il savait aussi que le lièvre n’était pas à sous estimé. D’ailleurs, il changea d’axe rapidement et la flèche destinait à sa femme vola droit sur lui, pile dans son crâne. Il ferma les yeux, s’attendant à être transperçait mais rien ne se passa. Il entendit seulement le bruit caractéristique de la magie de Priscillia, un petit sourire se dessina sur ses lèvres, elle allait gagner, c’était sur. Or quand il réouvrit les yeux, son sang se glaça. Le lièvre avait figé Priscilla, les mains en l’air, de longs filets d’eau lui sortant des doigts prête à le noyer. “Tu m’en a vraiment caché des choses mon cher chapelier ! Alors comme ça, ta nana utilise aussi la magie ? C’est dommage, j’aurais bien voulu en voir plus, elle m’a l’air forte pour pouvoir faire des sorts dans son état !” Horrifié, il regarda le lièvre s’accroupir, pour se mettre au niveau du ventre arrondi, pointant sa sale patte. “Ce petit bout sera puissant .. tu comprends ainsi que je ne peux pas le laisser vivre ! Ça serait bête qu’il veuille s’attaquer à moi. pour se venger de ce que j'ai fais subir à son cher papounet” “NON NON NON NE LES TOUCHE PAS !” Comme une litanie, Jeff n’arrivait pas à dire autre chose, présentant ce qui allait se passer. “Regarde bien ta femme pour la dernière fois, imprime toi dans ta petite tête le sentiment d’amour que tu avais, ainsi que la sensation d’être père parce que tu ne le ressentiras plus jamais … pourquoi ? Parce que j’anéantirais une par une les choses qui te tiennent à coeur … et ça commence maintenant !” Il essaya de ramper, toujours attacher à la chaise, mais il fut stopper par un énorme poids sur son dos, la chaise pesant des tonnes et des tonnes. Le lièvre appuya sur le bouton de sa montre en même temps qu’il mettait en joue la jeune femme. La flèche partit au moment même ou l’eau cogna contre le mur, le lièvre ayant calculé que le sort précédent se termine avant qu’elle puisse se défendre. Au ralenti, il vit la première flèche rentrer en plein dans son coeur, et il hurla, il hurla aussi fort qu’il le pouvait, aussi fort que son corps pouvait le supporter. Il continua en essayant de se défaire de cet emprise, alors que les larmes coulaient le long de ses joues creuses. Il bougeait dans tous les sens, manquant de voir les autres flèches que le lièvre lançait dans la martyr. Il pu voir, malheureusement, quand le lièvre, éclata de rire sadiquement, en enfonçant de sa propre main une flèche dans le ventre de la femme enceinte. Jefferson était en train de devenir fou de rage, arrivant même à briser la chaise magique qui le retenait. Il n’était plus lui même, juste un concentré de rage, de désespoir et de tristesse. Il n’arrivait plus à voir tant ses yeux lui brûlaient, les larmes ne s'arrêtent pas de couler. Il entendait juste la lente agonie de celle qui comptait le plus pour lui, et c’était comme si on lui arrachait une partie de son âme. Il attrapa tout ce qu’il lui tombait sous la main, et le lièvre rigolait, se délectant de voir qu’enfin quelque chose arrivait à faire souffrir le chapelier. Ce fut peut être là son erreur, de pêcher par orgueil. Jefferson attrapa un chandelier, ne sentant même pas la douleur de la brûlure, et le lança sur la table de la thé party, plus précisément sur l’immense plaquette de beurre qui prit feu immédiatement. Il allait d’ailleurs se diriger vers le lièvre quand d’un coup, le sol se déroba sous ses pieds. La dernière image de Priscillia qu’il grava dans sa mémoire fut celle d’une sainte transpercée de tous les côtés martyrisée par le démon en personne. Il chuta pendant un moment, il savait où il était, dans le voïd du temps et de l’espace. Il continuait d’hurler, mais cette fois le prénom du lapin blanc. La chute au sol fut dure, car il se fit éjecter au loin par un terrier de lapin. Immédiatement, il se releva, allant à l’endroit où il était sorti, hurlant comme un fou. Ce n’était pas possible, Nivens n’avait pas pu faire ça. Pourquoi l’avoir ramené sans Priscillia, tout aussi blessé qu’elle pouvait l’être. Il commença à gratter le sol, avec ses mains, pendant des heures et des heures. Si Ninon n’avait pas été dans Jefferson, il n’aurait plus de mains, son outil de travail, le don que la vie lui avait fait. Or il s’en fichait, vivre une vie sans Priscillia lui était tout bonnement impossible et impensable. Alors il continuait de gratter, répandant du sang partout autour de lui, en vomissant par endroit tant il s'évertuait à hurler le prénom de ses êtres chers. Au final, même l’entité ne put qu’assister à la déchéance de son hôte, qui sombra dans une sorte de coma, épuisé moralement et physiquement.



Une voix, il entendait une voix, qui arrivait à traverser l’épais brouillard qu’entourait son cerveau. Il essaya de calmer les battements de son coeur, alors qu’il se recroquevilla encore plus sur lui même. Il ne voulait pas ouvrir les yeux, il avait peur d’y trouver les fantômes de son passé. On l’appelait par son prénom, par son véritable prénom et il n’aimait pas ça. La voix qui essayait de le sortir de sa conscience ne lui disait rien, et il avait peur d’avoir le lièvre de Mars en face de lui. Plus les minutes passaient, plus la voix à l’extérieur diminuait, étant d'une douceur jamais égalé. Il allait partir, le laisser tranquille, il n’avait pas besoin de bourreau supplémentaire, sa mémoire ineffaçable en était un bien plus efficace. D’ailleurs cette dernière voulait le replonger dans sa souffrance, enlevant les sonorités agréables de cette voix apaisante pour lui montrait des images de Regina venant à sa rencontre. Bizarrement, il se rebella, pas forcément dans la bonne lignée, mais il sortit de sa léthargie. “Priscilla est vivante tu m’entends Regina ! Elle est vivante !” Il s’était levé comme un diable de sa boite, agrippant la personne par le cou comme il l’avait fait des années plus tôt dans sa chaumière. “Elle est juste … elle est juste en train de dessiner sur la table de la cuisine !” Ses yeux avaient du mal à faire le point, son esprit ne voulant pas le faire partir de ci tôt de sa belle prison. “Mais non Jefferson, elle n’est pas là ! Elle est restée chez le lièvre ! Elle est enterrée là bas, Ostreya en a fait un mausolée !” Ninon était cash, l'une des rares choses qui n'avaient pas été effacé lorsqu'elle avait possédé Jeff. Elle ne voulait pas le blesser, bien au contraire, elle essayait juste d’aider Chris à le ramener du bon coté de la barrière, à le ramener vers la lumière, détestant de voir qu’il s’était enfermé dans les ténèbres depuis sa discussion avec les jumeaux, deux jours avant. Des frissons parcoururent son corps, alors qu’il s’acharnait à essayer de taper celui qui le retenait, continuant sa litanie. Non, Priscillia était avec lui, et avec ses fils, dans leurs chaumières et ils étaient tous les quatre heureux. L’épisode avec le lièvre n’était qu’un cauchemar, qu’un affreux cauchemar que lui avait lancé Regina. Petit à petit, la voix de Chris fit à nouveau son chemin, brisant une à une les portes de son esprit. “Arrête Jefferson ! Chris n’est pas Regina ! C’est juste Chris ! Ton policier ! ” Est ce Ninon ? Est ce Chris ? Est ce l’effet combiné des deux, mais Jefferson arriva à sortir légèrement de l’état dans lequel il se trouvait. Lâchant la personne qu’il tenait, se reculant de quelques pas, il se frotta les yeux, fortement, trop sans doute. Comme un animal sauvage, Jeff se recula, perdu, déboussolé. Les informations lui arrivaient dans le désordre et il avait encore plus de mal à les mettre dans un ordre cohérent. “Co… Comment tu es là ?” Ce n’était pas possible, il n’aurait jamais du être là, dans sa pièce, dans son refuge. Même si, il avait un peu plus confiance en lui qu’auparavant, c’était impossible qu’il lui ai autorisé une chose pareille. Il avait mal partout, comme si les soins de Ninon ne l’atteignait pas dans son état de démence, et il avait l’impression que son coeur était sur le point de lâcher. Prenant son tshirt noir pour s’essuyer les yeux, il leva la tête vers Chris, qui se rapprochait, l'inquiétude se lisant sur son visage. Immédiatement, Jefferson leva devant lui son bras droit comme une protection alors qu’il se massait la tête avec le gauche. “J’ai … j’ai rien fait tu ne peux pas m’arrêter ! T’as pas le droit, je … je ne veux pas y retourner !” Mélangeant passé et présent, une vague d’angoisse le saisissait à la gorge alors qu'il n'arrivait pas à comprendre la raison de sa présence. “T’approche pas, va t’en !” “Calme toi ! Chris ne va pas te torturer ! Et puis, c’est moi qui l’ai fait rentrer ! S’il te fait du mal je peux tout à fait l’en faire sortir !” Un courant d’air violent balaya la pièce en signe d’avertissement alors que les lumières de l’immense lustre clignotaient. Jeff, savait que Chris ne lui ferait pas de mal, enfin il espérait, mais il n’était pas en état de réfléchir correctement. “Il te cherchait, et vu que ni Sasha, ni Ebenezer sont là, je n’allais pas le faire attendre dans le salon comme un vulgaire invité !” Tournant la tête sur le coté, il regarda un point fixe dans l’air, fronçant les sourcils. “Pourquoi t’as fait ça ! Pourquoi ici ! Pas là il n’a pas le droit ! Personne .. ne vient ici !” “Parce que c’est lui qui t’as ramené alors que tu étais dans le coma en début de semaine ! Je me suis tellement inquiétée que Sasha a même cru qu’elle avait oublié de fermer la porte de la pièce des souffrances du secteur de la désolation dans les enfers ! Et c’était pire quand avec Candice ils t’on déposés totalement inconscient, au bord de la mort ...” La voix de Ninon partait dans les aigues, alors qu’un craquement sinistre résonna dans les combles. Collant ses mains sur son visage, se le frottant fermement, il se souvenait de ça, de la jeune femme l’ayant engueulé avant que Ninon ne l’expulse gentiment de ses appartements. Oui c’était ça, il était revenu du 10e royaume, dans un état pitoyable, et il était resté pendant trois jours dans le coma pour récupérer grâce à la magie de Ninon. Mais cette dernière avait beaucoup plus de mal à le soigner que d’habitude car Jeff n’était pas dans un état d’esprit de se laisser soigner. Il voulait souffrir pour le mal qu’il avait fait aux jumeaux, s’enfonçant toujours plus loin dans sa connerie. Se laissant glisser le long du mur, reprenant la position dans laquelle il était quelques heures auparavant, il posa sa tête contre ses jambes. Oui c’était ça, il s’était en quelque sorte engueuler avec les jumeaux qui ne comprenaient pas la situation, qui ne voulait pas voir son point de vue.

“Priscillia est morte.” C'était tout ce qu'il arrivait à dire de concret, le seul point fixe dans le temps auquel il se raccrochait. Les sanglots se remirent à le secouer, de plus en plus fort, ses paroles étant entrecoupés. Il poussa une sorte de cri d’agonie, sorti de sa voix éraillée alors qu’il serrait ses genoux contre lui. “Je les ai abandonné … je les ai laissé là bas !” Ninon soupira en faisant claquer l’une des immenses vitres à coté duquel se trouvait Jeff. “J’en ai vraiment marre de me répéter sur ce sujet ! Mais peut être que Christopher arriva à te raisonner ! Lui … ” Il était rare que Ninon soit énervée, mais visiblement sa patience avait atteint des limites et elle préféra se taire, se murer dans les entrailles du Manoir et de sa propre conscience plutôt que de faire ressortir sa colère, ne voulant blesser personnes, surtout pas les deux hommes. Jefferson poussa un énième soupir, mélange entre des larmes et des borborygmes. Il sentit l’air bouger, signe que Chris se rapprochait de lui. Pourquoi vouloir lutter ? Il s’était déja laissé aller quand il l’avait cherché sur la route avec Candice, il pouvait très bien continuer sur ce chemin là. Et puis quoi ? Il se moquerait de lui ? Aurait pitié de lui ? Il s’en fichait, il avait bien trop mal pour que des choses comme ça l’atteigne. Relevant la tête, il croisa le regard du blond, ce regard qui l'hypnotise, qui le fascinait. Puis il secoua sa tête, laissant ses cheveux bruns, mi longs, ne les ayant toujours pas couper, cacher son propre regard avant de remettre sa tête dans ses jambes. “Parle lui ça te fera du bien !” Ses doigts qu’ils avaient entrelacés autour de ses jambes se serrèrent plus, alors que Ninon essayait de le convaincre de vider son sac. Après tout, même elle ne savait pas. Enfin si, elle savait, elle ne s’était pas gênée pour lui dans la tête de son ancien hôte mais elle savait aussi que Jefferson était comme ça, qu’il avait besoin d’exprimer les choses à voix hautes pour pouvoir les expurger. “Je ..” Lui qui était si bavard, même avec le policier, qui ne lui demandait pas la permission pour s’exprimer, pour le saouler littéralement de ses paroles ne savait pas quoi faire. Il voulait lui dire de partir, de s’en aller, de vaquer à ses occupations et de le laisser seul comme il l’avait ordonné autoritairement à Sasha, à Eby, même aux jumeaux et à Ninon. Mais d’un autre côté, il avait envie de tout lui raconter, de parler sans aucune pression, comme ce soir de printemps à la plage. Tirant sur ses cheveux, presque à se les arracher, il leva à nouveau la tête vers Chris, tout en soupirant. “Tu as le choix. Soit tu pars maintenant, tu fais comme si tu n’avais rien vu et tout va bien dans le meilleur des mondes …” S'arrêtant quelques instants, prenant une grande goulée d’air pour bloquer sa respiration. “Soit tu restes m’écouter parler pendant des heures, rire, pleurer, passer par des états semblables à celui dont j’étais quand tu es arrivé.” Il hoqueta de moquerie, se trouvant vraiment pitoyable, tout comme quand il lui était tombé dans les bras. “Et pas besoin de faire le grand seigneur avec moi… ne t’en sens pas obligé de faire quoi que ce soit … en mode je suis Captain Brooky, le sauveur de l’humanité !” Cette fois ci, ce n’était plus une moquerie qui sortit de ses lèvres mais bien un petit rire amusé. “Et puis si jamais, t’as des trucs dans le mini frigo à coté du bureau là bas ! Parce que tu sais que quand je parles, ça peut être long, fin' oui tu le sais .. mais là c’était vraiment une très grande aventure !” En attendant que le blond fasse son choix, Jefferson s’étira de tout son long, ses os craquaient de la même façon que le manoir, dans un bruit sordide avant de s’appuyer dos contre le mur .



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Le soleil est le rêve de la lune } Chris le sauveur Brooke





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