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 I find it hard to say the things I want to say the most | Stanford Pines

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Dipper Pines


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Dipper Pines


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I find it hard to say the things I want to say the most | Stanford Pines _


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________________________________________ Lun 15 Oct 2018 - 14:07

I find it hard to say the things I want to say the most
I find it hard to tell you how I want to run away, I understand it always makes you feel a certain way. Let me tell you what it's like to be a zero...

Les cris pouvaient se faire entendre dans tous le Mystery Shack II, accompagné d'un rire dément ainsi que le bruit d'une course effrénée qui se faisait entendre dans tous les bâtiments, tandis qu'il continuait inlassablement de supplier sa jumelle de s'arrêter sur-le-champ. Comment avait-elle pu le trahir de la sorte ? Sa sœur avait osé le filmer tandis qu'il se brossait tranquillement les dents, jusque-là rien de bien honteux en somme – même si la carrure assez poids plume du jeune homme le rendait déjà mal à l'aise, en train de chanter et de danser comme une fillette. Et maintenant sa jumelle menaçait de diffuser ça sur internet, sans aucune mauvaise pensée il savait très bien malgré tout, il en était hors de question aux yeux de Dipper qui ne souhaitait pas passer pour un looser aux yeux de tous. Enfin pas plus que ce qu'il était déjà. Il était sûr que si quelqu'un voyait cette vidéo il en était terminé de sa vie sociale, elle n'était certes pas des plus remplie mais il n'avait pas envie de l'empirer avec un dossier qu'il jugeait honteux sur lui, et surtout plus personne ne le prendrait au sérieux. Il était hors de question que ceci ne se produise et il devait récupérer coûte que coûte le portable de Mabel, il devait au plus vite supprimer la vidéo avant qu'elle ne puisse la mettre sur le moindre réseau social ou même l'envoyer à quiconque, se mettant ainsi à lui courir après dans l'hôtel tenu par ses oncles en moins de temps qu'il faut pour le dire. Dans le fond, bien qu'il se voulût être très mature, Dipper ne restait qu'un gamin lorsqu'il se trouvait dans le périmètre de Mabel. Ce qui n'était pas pour lui déplaire secrètement, ceci prouvait que malgré les années qui passent et le fait qu'ils grandissent ils restaient soudés en réalité, c'était les souvenirs qui chérissaient le plus. Et plus que tout ces moments lui permettaient de respirer un bon coup, de pouvoir s'aérer l'esprit, encore plus depuis qu'ils étaient arrivés à Storybrooke.

Cette nouvelle ville ressemblait en réalité beaucoup à Gravity Falls sur bien des points, une configuration géographique semblable entre autres, on y trouvait son lot de curiosités qui ne faisaient que pousser Dipper à vouloir explorer. Mais ce n'était pas le plus grand bouleversement dans cette histoire, le cadre était certes important sauf qu'il n'était pas pour autant en haut de la liste, ce qui l'était c'était d'avoir pu retrouver ses oncles après plus de quatre ans de séparation. Et le jeune homme ne savait qu'en penser. Durant la vie sous le dôme il avait passé son temps à se dire qu'ils étaient morts, il s'était même fait à l'idée que plus jamais il ne pourrait les revoir un jour, il était le pessimiste de la paire de jumeaux dans ce cadre-là. Sauf que retrouver les vieux hommes était une surprise qui lui donnait un goût assez mitigé, ne sachant sur quel pied danser pour le coup, ne voulant se réjouir trop tôt de la situation. Si tout ceci se révélait être une mauvaise blague de Bill jamais Dipper ne pourrait s'en remettre, le démon triangulaire était bien assez manipulateur pour leur faire un coup tordu que ce soit à travers une illusion ou dans une bulle d'imaginaire, ce qui l'empêchait de s'investir entièrement à renouer les liens avec eux. Même si petit à petit il se laissait convaincre par l'oncle Stan, regardant parfois des films jusqu'à pas d'heure sous les commentaires de l'homme et qui pour sa part lui faisait décrocher un sourire, il ne pouvait pas en dire autant avec l'oncle Ford. Celui qui avait été son modèle pendant cet été inoubliable à Gravity Falls, l'auteur des incroyables journaux qui avaient été la source de tous dans un sens, le héros en quelque sorte qu'il voulait impressionner mais aussi accompagner pour percer le moindre mystère existant sur le globe. C'était paradoxalement de lui que Dipper se sentait désormais le plus éloigné, l'attitude qu'il avait avec son oncle se trouvait maladroite, ayant l'impression de ne jamais le contenter assez.

Pour l'instant il ne savait comment faire pour arranger les choses, s'il devait le faire aussi, d'autant plus qu'au fond de lui le jeune homme avait du mal à digérer le fait que son oncle puisse lui reprendre le journal 3 pour l'offrir au musée de la ville. Il se sentait un peu stupide d'avoir pu s'attacher à cet objet, d'en avoir pris soin comme il l'avait fait durant ces quatre ans coupés du monde, mais surtout d'avoir imaginé qu'un jour l'oncle Ford lui offrirait officiellement tout en lui demandant de poursuivre son travail. Un rêve de petit garçon qui ne resterait donc qu'un rêve. Dipper avait ainsi commencé son propre journal d'observation sur Storybrooke, gardant aussi précieusement ses notes brouillonnes de celles qu'il avait pu faire à Gravity Falls sans jamais oser les ajouter justement à ce qui était à ses yeux les précieux journaux – de véritables objets sacrés, le tout en les complétant avec une caméra dans l'espoir de pouvoir filmer des phénomènes inexplicables ou sortants bien évidemment de l'ordinaire. Il prenait même soin de les cacher sous une latte qui pouvait être retirée, seule Mabel venait parfois lui prendre le caméscope pour présenter ces tutos, après tout il n'avait pas encore tout à fait statué sur le fait de pouvoir faire confiance ou non aux deux hommes. Pas non plus que c'était un grand secret, même s'il y notait certaines de ses interrogations sur le fait que ce nouveau tournant dans son existence puisse être une grosse escroquerie, mais il voulait s'assurer tout de même qu'il n'y avait rien à craindre autant pour lui que pour sa sœur bien évidemment. Mabel qui ne manquait pas une occasion pour le traiter de paranoïaque, ce qu'il était certes mais elle était trop naïve pour voir l'éventuelle réalité, tout en restant la seule à qui Dipper faisait confiance aveuglement. Même si à l'heure actuelle il avait envie de l'étriper, comme dans n'importe quelle relation fraternelle lorsque l'un faisait une petite crasse à l'autre, alors que leurs cris continuaient de résonner.

Il tentait tant bien de mal de réduire la distance entre eux mais bien vite il ne pouvait que se rendre compte qu'il devrait user de la ruse, Mabel était bien plus entraînée que lui même si ceci faisait mal de lui admettre, cherchant ainsi à la poursuivre de manière à pouvoir la bloquer dans un coin pour lui prendre le portable des mains. Il était déjà en train de mettre au point son plan dans sa tête, calculant la moindre de ses actions, voyant ses chances de réussir augmentaient s'il arrivait à prendre au passage le pistolet à ventouses qui se trouvait dans la partie boutique du Mystery Shack II. Dipper avait pris la peine de mémoriser la position de chaque objet, après tout ils n'étaient pas à l'attaque d'une nouvelle attaque de zombies – ce qui devenait sans doute trop récurrent à son goût, et c'était pour avoir fait preuve de prévention qu'il se voyait déjà gagner par avance cette manche tout en se félicitant pour cette victoire. Dans une fraternité prendre l'avantage sur l'autre était primordial, en tout cas pour les jumeaux Pines ça avait toujours été le cas bien que l'entraide était tout aussi fortement présente, il voulait montrer à Mabel que malgré la vidéo compromettante de lui il pouvait être un homme un vrai. S'engageant dans les escaliers il savait parfaitement ce qu'il devrait faire pour reprendre le portable, son plan en tête était parfait selon lui et rien ne pourrait le détourner de sa route, n'ayant en tête que sa réussite pour voir le moindre danger. Ce fut une erreur impardonnable. Tout ce qui réussit à faire ce fut de glisser dans les dernières marches de l'escalier en se prenant les pieds dans le pantalon non rangé de son oncle – qui avait sans doute dû le jeter là pour se mettre à l'aise en caleçon pour regarder la télé, dévalisant le tout dans une roulade non maîtrisée, tombant de tout son long au pied de sa sœur qui décrochait un large sticker de son cahier avant lui coller en pleine figure au point de lui cacher entièrement la vue.

« Attaque d'autocollant hahahaha ! Mabel est la plus forte ! »


« Je ne vois plus rien ! Je ne vois plus rien ! Mabeeeeeeeel ! Nooooon ! »

Voulant tant bien que mal retirer l'autocollant de ses yeux il pouvait entendre le rire typique de sa jumelle s'éloigner, partie publier cette monstrueuse vidéo qui mettait fin à la réputation quasi nulle de Dipper, restant au sol en se voyant priver de l'un de ses sens. Trop douillet pour réussir à retirer la bande collante, gémissant à chaque fois qu'il essayait de tirer un tant soit peu l'objet, il comprenait rapidement qu'il ne pourrait jamais retirer l'autocollant tout seul ou en tout cas sans prendre des heures. Se relevant au mieux, pestant au passage conter sa sœur qui lui avait fait un véritable sale tour, il essayait encore une fois de tirer avant de rapidement arrêter à cause de la douleur que son geste provoquait. Dipper n'était décidément pas un homme, pas du tout synonyme de virilité en tout cas, ce qui ne faisait que renforcer son désespoir. Il n'était qu'un looser. Il ne put s'empêcher de pousser un terrible et long soupir à cet instant, avançant les bras tendus pour chercher à tâtons la direction du salon pour trouver de l'aide avant de longer prudemment le mur, n'aimant pas réellement ce que cette situation lui faisait ressentir. Il savait que Mabel ne pensait pas à mal, qu'elle n'avait fait que ceci pour s'amuser en toute insouciance une fois encore, ceci ébranlait le peu de confiance en lui qu'il pouvait avoir parfois. C'était comme lorsque les autres se moquaient de lui, le plus souvent à cause de sa tâche de naissance au front, venant de manière intuitive remettre comme il fallait ses cheveux pour masquer le sujet de railleries. Pourtant Dipper était capable de faire de grandes choses, il avait après tout affronté à plusieurs reprises un démon, sauf qu'il se concentrait surtout comme à son habitude sur les aspects négatifs. Était-ce parce qu'il n'était pas à l'auteur que l'oncle Ford ne lui avait pas confié ses journaux ? Cette idée lui traversait alors l'esprit tandis qu'il avançait au mieux, poussant de nouveau un long soupir, arrivant dans ce qu'il savait être la cuisine. Les bruits lui indiquaient une présence humaine, enfin ça c'est ce qu'il espérait dans le fond, approchant un peu plus.

« Oncle Stan c'est toi ? Si tu savais comme je suis content de te voir, Mab- »


Avant de finir sa phrase il venait de se prendre une chaise, manquant de retomber sur le coup tant la surprise l'avait fait sursauter, ayant mal évalué à quelle distance pouvait bien se trouver le meuble de cuisine. Mais ce ne fut rien en sachant qu'il ne s'agit pas de l'oncle Stan mais Ford, se figeant presque sur place alors qu'il n'avait toujours aucune visibilité, se sentant ô combien idiot de se présenter ainsi devant son oncle. Devant Stanley ce n'était pas un problème, sans doute parce que son oncle était un homme simple qui ne se privait pas de se balader en caleçon toute la journée s'il le voulait, même s'il aurait eu le droit à une petite moquerie Dipper l'appréciait beaucoup pour s'en formaliser. Mais devant Stanford c'était une autre affaire. Le jeune homme était certes toujours méfiant, d'autant plus que le comportement du plus ancien l'encourageait parfois dans cette voie, néanmoins une part de lui voulait toujours l'impressionner et lui montrer à quel point il avait pu progresser. Lui prouver qu'il avait bien progressé durant ces quatre ans sous ce dôme, qu'il avait fait de son mieux et surtout qu'il avait réussi, qu'il était à la hauteur des attentes que Ford avait pu placer en lui. Sauf que non. Il était là avec l'autocollant de Mable sur la figure, qui devait avoir encore un slogan du tonnerre par la même occasion, comme le gamin de douze ans qu'il avait pu être. Dipper détestait ça parce que dans un sens il avait toujours été le sérieux de la bande, ce qui l'avait toujours poussé à côtoyer des gens plus âgés que ses camarades de classe par exemple, sauf que dans l'état actuel des choses il avait la sensation de refléter l'image d'une personne sur qui on ne pouvait pas compter. C'était une catastrophe pour lui, la situation ne pouvait pas être pire plus clairement, cherchant ce qu'il pourrait dire pour se justifier sauf que rien ne sorte. Tout d'un coup, il tendait les bras par réflexe en entendant les pas, prêt à se protéger – même si on aurait facilement fait de le bousculer avec une pichenette, ce fut tout d'un coup la panique qui s'emparait de Dipper.

« Non attends ! N'y vas pas comme une brute ! »

Il connaissait les produits de Mabel, le genre flashy mais surtout hypers collants, c'était un coup à se retrouver avec une épilation des sourcils et des cils en moins de temps qu'il faut pour le dire.

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Stanford Pines


« Si t'es un boulet,
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________________________________________ Mar 23 Oct 2018 - 3:19





I find it hard to say the things I want to say the most
Ft. Dipper


Hier après-midi, j'avais décidé de retourner à mon laboratoire qui n'avait pas dû avoir été utilisé depuis notre départ à Stanley et à moi. Nous avions passé deux années à voyager autour du globe jusqu'à ce que l'oracle nous rappelle à l'ordre avec les manigances de Bill. Depuis, je n'avais toujours pas pu retourner à mes anciennes recherches sur Storybrooke et ses mystères, trop préoccupé à récupérer ce temps de perdu avec mon frère ou encore à régler les problèmes de Gravity Falls. Savoir que ce démon était encore en vie m'était inconcevable, moi qui avait déjà pris plusieurs jours avant de le réaliser. Un démon ne meurt pas aussi facilement ainsi pensais-je prévisible que ce dernier aurait pu réapparaître quelques temps après le sacrifice héroïque de Stanley à cause d'une autre faille ou que sais-je de ses tricheries... Seulement, apprendre 32 ans plus tard qu'il respire encore sous une forme humaine et en parfaite liberté, dans la même ville que moi... Je devais bien avouer qu'aux premiers abords, je n'y croyais pas. C'est en rentrant à Storybrooke et en poursuivant les recherches menées par l'Oracle qui avait déjà des doutes quant à une énième prophétie que je compris que Bill était effectivement en vie. Je mis mes sentiments de côté pour aller combattre aux côtés des habitants qu'ils prient pour cible et retrouva par ailleurs Dipper, Mabel et tout ceux qui n'avaient pas suivi avec la malédiction. Après tout, Gravity Falls n'était qu'une ville test face à la malédiction de la Méchante Reine que Rumplestiltskin s'amusait à dévier. J'étais déjà parti sur cette piste lorsque je me trouvais encore à Gravity Falls... Mais je ne pensais pas que tout ceci irait aussi loin. Aujourd'hui seulement, tout semblait rentrer dans l'ordre ; les habitants furent emportés par la malédiction comme il auraient du l'être il y a 4 ans, Axolotl n'a pas rendu ses pleins pouvoirs à Bill qui demeure encore en ville - quoiqu'immortel -, et les Pines sont à nouveau au complet. Grâce à Aladdin et à ses pouvoirs, nous avons pu trouver un foyer à tout Gravity Falls - ou du moins à ceux qui souhaitaient rester - en créant un grand hôtel nommé le Mystery Hotel (mais tout le monde l'appel le Mystery Shake, car lié à la boutique). Stanley se retrouvait dans ses visites guidées, Mousse découvrait encore de nouvelles pièces secrètes très intéressantes dont il ne parlait pas toujours, Dipper et Mabel connaissaient déjà le bâtiment par cœur et pour ma part, je ressentais à nouveau l'étrange atmosphère qui me plaisait tant lorsque j'avais mon laboratoire là-bas. Théoriquement, effectivement, tout semblait être revenu à la normale.

Néanmoins, quel grand scientifique n'avait pas besoin de son moment de solitude, comme Nikola Tesla ? J'avais passé les quelques jours à inaugurer le retour des habitants à la demande de Stanley qui me voyait déjà parcourir le boulevard jusqu'à mon laboratoire. "Profite-en. Disait-il. La famille est une chose très importante, Ford." J'avais souri, m'arrêtant dans mes mouvements pour retourner souhaiter la bienvenue à tout le monde. Durant ces jours-ci, nous avions tous festoyer au retour des Falls et ce fût, je devais l'avouer, un très bon moment passé. J'avais cette impression nostalgique d'avoir fait un bon en arrière et même si ça semblait être une bonne chose à première vue, je me rendais compte également de ce que ça signifiait : Bill était encore là. Après avoir passé une vie entière à tenter de l'anéantir, je me rendais compte qu'au moment où nous fêtions le moment d'un retour au source, nous fêtions également le sien. Quel pas avions-nous fait, depuis ? Du moins, quel fût le mien ? Je regardais Dipper et Mabel et je voyais à quel point ils avaient grandi depuis notre dernière rencontre. Stanley s'y était bien pris avec eux car c'est avec une immense joie qu'ils bondirent dans ses bras en pleurant. Pour ma part, j'avais esquissé un sourire plutôt distant et leur souhaita brièvement un bon retour. Je ne savais pas si c'était les mains plongées dans mes poches ou mon regard fuyant qui permit un tel écart entre nous mais ce fût juste après cet instant que je compris que quelque chose n'allait pas. Or, ce n'était la faute de personne dans la pièce, seulement de la mienne. Je n'avais pas digéré que Bill Crypto puisse encore faire partie des vivants, ce que je prenais comme une défaite et me blâmait d'avoir échoué quelque part. Ce que me demandait par la suite mon frère lorsqu'il comprit mon état fût de passer à autre chose, d'avancer. Je prenais alors la grande décision de donner au musée un objet marquant d'une période de ma vie que je souhaitais effacer et cela pour deux raisons : la première était plutôt symbolique : Un musée avait pour but d'exposer le passé sans qu'on ai plus à y toucher, car elles étaient inchangeables mais marquantes, à jamais. La seconde était plus sournoise car le hasard faisait que Daemon, soit Bill dans notre monde, travaillait justement dans ce musée. Je savais qu'il avait l'œil sur tout, pour ne pas changer, et qu'il trouverait le journal. Il en comprendrait également immédiatement le message et je pourrais enfin passer à autre chose, sans lui en laisser le choix. Je trouvais l'idée bonne mais depuis que Dipper fût au courant, un fossée d'autant plus large se creusait entre nous... Avais-je fait une erreur ? Dipper tenait beaucoup à ces journaux, à celui-ci en particulier, et il est vrai que je ne lui avais pas demandé son avis lorsque j'eus proposé l'ouvrage au musée. J'étais tellement pris dans mes propres questions que je n'avais pas pensé à me confier à celui qui avait été pourtant d'une grande aide et d'un grand soutien après mon retour dans notre dimension... Je m'en veux pour cela et j'espère pouvoir bientôt en discuter avec lui.

La nuit que j'avais passé au laboratoire m'avait également bien fait réfléchir. Ainsi, lorsque je revins au Mystery Shake, ce fût surtout dans l'idée de m'excuser et de repartir à zéro, comme je me l'étais promis en abandonnant le journal n°3. J'allais commencé par rejoindre Stanley qui était déjà en caisse de bon matin. Il avait compris ce que je souhaitais dire rien qu'à mes débuts d'excuses et leva un doigt au plafond pour m'indiquer où se trouvaient Dipper et Mabel, ceux à qui je devais sûrement le plus d'excuses... Nous entendions déjà les cris des enfants - plus si enfants que ça - se ruer dans les couloirs. Je grimpais les escaliers jusqu'à la cuisine d'un air pensif, réfléchi. Ce qui me passait par la tête pour le moment était les mots que j'allais prononcé face à eux. Il fût déjà une fois où je dus expliquer à quel point j'avais été faible car naïf de croire un démon. Maintenant, je devais leur faire comprendre mes comportements plutôt froid qui dévalorisait nos retrouvailles et cela par une faiblesse quasi-similaire : je n'étais jamais capable de passer à autre chose. Mes méfiances perduraient, revenaient comme jamais totalement parties. Je ne devenais plus que l'ombre de moi-même durant ce temps où je regrettais presque d'avoir passé ma vie pour une cause perdue. Que valait-elle alors ? Que valais-je, moi ?

Les deux adolescents se montraient dans la cuisine pendant que je regardais par la fenêtre la forêt au loin. Dipper avait un autocollant qui masquait tout son visage et, me comparant à Stanley, il se prit une chaise, manquant de basculer en arrière. Je le scrutais d'un regard plutôt perplexe, étonné mais intérieurement amusé... Et heureux. J'étais heureux de redécouvrir nos petits-neveux inchangés, comme si Gravity Falls avaient également été figé dans le temps durant ces quatre années et qu'ainsi, rien n'avait été manqué. Je recroisais depuis longtemps le regard perçant de Dipper avant qu'il ne les ferme vivement par peur de recevoir quelque chose de la part de sa sœur. Je compris alors que c'était surtout à lui que je devais m'excuser car des deux, j'en étais le plus proche. De plus, c'était lui que j'avais intentionnellement trahi en procurant le journal à la ville alors qu'il y a encore quelques semaines, il était encore à lui. Peut-être souhaitait-il le garder ? Avait-il l'intention de me le demander ? Je n'en savais rien et cela, je ne le saurais peut-être jamais car j'avais agi égoïstement, trop pressé de tourner la page de force. Les mains portées derrière mon dos, une posture habituelle pour moi, je baissais le regard et lançais d'un ton plutôt sec.

"Dipper. Peux-tu me suivre, s'il te plait. J'aimerais te parler."

C'était la tête droite que je me dirigeais vers le salon qui - étonnement - avait la même allure que l'ancienne pièce principale du Mystery Shake. Du moins, le fauteuil et la télé n'avaient guère changé de place... Pour ma part, je restais debout à scruter la photo qu'avait pris Mousse de l'anniversaire des 13 ans de Dipper et Mabel, sur le seuil de la boutique. Le silence était plutôt long - je crois - car je le passai à trouver les bons mots, ceux qui ne venaient pas lorsque je commençais à parler. La différence entre Dipper et les autres, c'était qu'à ses yeux, j'avais réellement envie d'être le héros qu'il voyait en moi. Son regard s'était illuminé lorsqu'il avait appris mon existence d'Auteur des journaux et depuis... C'était comme si j'étais devenu un modèle pour lui. J'en prenais conscience et au fond, je me sentais d'autant plus fier d'être admiré par un garçon si intelligent et vif d'esprit qui suivrait, plus tard, un meilleur chemin que le mien. Il était destiné à vivre de grandes choses et j'avais espéré l'aider dans cette quête. Seulement, après avoir appris l'échec de ma vie, j'avais comme l'amer goût de ne pas être à la hauteur et la culpabilité me hantait. Je ne souhaitais pas refaire les mêmes erreurs que dans le passé : m'isoler et agir seul en pensant que c'était le mieux à faire. Dipper méritait de savoir... Et je devais laisser une certaine fierté de côté pour prouver que depuis tout ce temps... Nous avions tous évolué.

"Tu as dû me penser étrange depuis votre arrivée à Storybrooke... Distant ? Commençais-je en tournant les talons dans sa direction. Je tiens à m'excuser... Ce n'était pas ce que je voulais. Disons que la situation était plutôt compliquée... Bill est revenu et a souhaité récupérer ses pouvoirs pour reprendre là où il avait échoué. Une nouvelle prophétie, un nouveau démon - Axolotl - et d'autres mystères que nous avons résolu ensembles. Tu as été très courageux d'aider ces inconnus à retourner chez eux malgré les obstacles qui se trouvaient sur ton chemin. J'ai également appris que tu as fouillé dans mes recherches pour comprendre pourquoi Gravity Falls n'avait pas été touché par la malédiction..."

Je marquais une pause assez conséquente avant de redresser un sourire sincère à son égard.

"Je tiens à dire que tu m'as impressionné. Ces quatre années d'immersion dans cette ville t'a rendu apte à affronter toutes les situations, même les plus imprévisibles... Comme le retour de Bill."

Mon sourire ne s'effaça pas à la mention de son nom mais j'en devins inconsciemment plus distant car nous venions au centre d'un sujet que je pensais clos depuis longtemps. Je raclais ma gorge comme un gain de temps et sortit de sous ma veste mes deux principaux journaux que je posais sur la table de la salle à manger. Les mains à plat contre cette dernière, prenant le temps de les observer un à un, je finis par ouvrir le second à une certaine page.

"C'est à cette période que j'ai commencé à connaître Bill, mais je n'osais pas encore en parler, ni même l'écrire dans mon propre journal. Déjà à cet âge, je me méfiais de ce qu'il pouvait bien se passer en ville... J'avais vécu beaucoup de choses, mais jamais semblable que ce que nous vivons en ce moment."

Je tournai les pages comme on tournait un album photo qu'on redécouvrait. Je me souvenais de chaque moment, de chaque mystère et même des endroits dans lesquels j'avais pu les réécrire. Dipper avait dû les lire plusieurs fois depuis le temps mais pour ma part, je ne prenais que peu la peine de me feuilleter pour revivre des chapitres clos de ma vie.

"Des chapitres clos... Répétais-je. Vois-tu, Dipper, ces journaux sont importants pour moi mais marquent un passage conclu de ma vie. Pour chacun d'eux, j'étais sûr d'être passé à autre chose et que je pouvais commencer une nouvelle histoire avec de nouveaux mystères... C'est à la fin du 2 que commença le 3 - ce qui semble logique, d'une certaine manière -. Je montais une main à mon menton. Le journal 3... décrit la période la plus compliquée et mouvementée de toute ma vie. J'y explique mes plans avec Bill, mon amitié avec Fiddleford mais également... comment j'ai pu trahir et comment j'ai été trahi. J'y voyais des codes d'un paranoïaque qui ne pouvait plus dormir sans se faire posséder, les pensées d'un frère égoïste qui ne pensait qu'à ses projets plutôt qu'à sa famille et enfin le retracement d'un investigateur qui avait passé 30 ans à chercher le moyen d'anéantir le démon qui avait ruiné sa vie."

Dans un posture pourtant si maintenue et droite avec la neutralité d'une statue de marbre, je levais sur le garçon un regard coupable.

"Je me l'étais promis, Dipper."

Combien de promesses que je ne maintenue pas ? Et combien de fautes que les autres avaient du payer pour moi ? Je ne comptais plus... Et je ne souhaitais plus compter. Fermant le journal N°2, je prenais les deux cahiers et les rangeais à nouveau dans mon manteau.

"Tu comprends maintenant pourquoi j'ai donné le troisième journal ? C'est justement parce qu'il a une trop grande valeur sentimentale que je devais m'en débarrasser... J'espère que tu comprends mon geste, Dipper. J'espère que tu comprends... Et que tu ne m'en veux pas d'avoir agi ainsi. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour passer à autre chose depuis que... Qu'il est revenu."




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