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 I solemny swear that I am up to no good ✞ BEAUTIFUL CASQUETTE

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Balthazar Graves


« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Dim 21 Oct 2018 - 17:24


You do have a story inside you
It lies articulate and waiting to be written
— behind your silence and your suffering.


L'avis de Balthazar sur Halloween demeurait inchangé. Comme toutes les fêtes, il exécrait celle-ci. Il estimait que la seule joie qui résidait dans la mort était l'instant où son rasoir tranchait la chair tendre de la gorge de sa victime. Il ne comprenait donc pas tous ces imbéciles qui ne perdaient jamais l'occasion, chaque année, de se déguiser pour célébrer une chose dont ils ne saisissaient pas la poésie. C'était absurde. Pour lui, toute festivité était un rituel comme un autre, une façon de suivre le troupeau. Abject. Pathétique. Avilissant.

Il n'ouvrait jamais aux enfants qui sonnaient à sa porte. Il détruisait chaque citrouille qui croisait sa route d'un coup de pied. Il ne se déguisait jamais. Chacun exorcise à sa façon.

Et pourtant, ce soir-là, il était occupé à terminer les derniers ajustements de son costume. Son tempérament pointilleux et perfectionniste ne laissait place à aucun compromis. Il souhaitait être irréprochable.

Les jours précédents, il avait rassemblé des vêtements adéquats afin de ressembler à ceux d'Edward aux Mains d'Argent, l'un des seuls films qui trouvait grâce à ses yeux -et surtout, qu'il connaissait. Mélange de cuir et de boucles en métal. Ensuite, il avait passé la nuit entière à confectionner les ciseaux, bricolant un mécanisme lui permettant de les actionner à partir de ses mains, tels des gants articulés. Le résultat était saisissant et inquiétant à la fois. Il était resté acharné et concentré sur sa besogne, comme pouvaient en témoigner les cernes sous ses yeux, plus prononcés que d'habitude.

Une fois la partie mécanique accomplie, il était passé à l'esthétique. Il avait enduit son visage d'un fond de teint qui lui conférait un éclat de peau fantomatique -déjà qu'il était blafard au naturel- souligné ses paupières d'un fard gris sombre et accentué ses cernes -bien qu'il n'y en ait nul besoin. Il avait également peint sa bouche d'une teinte violacée. Pour parfaire son apparence morbide, il avait dessiné des cicatrices à divers endroits de son visage, et leur avait donné du relief grâce à une technique très ingénieuse.

Ensuite, il se coiffa. Il ébouriffa ses cheveux et les garda dressés sur sa tête à l'aide d'une dose généreuse de laque.

L'effet général était saisissant. Le barbier adressa un regard satisfait à son reflet. Après tout, Eulalie avait insisté pour qu'il vienne à la soirée organisée au Phantom, un bar comme il y en avait tant à Storybrooke. Il avait longuement hésité, puis avait finalement décidé de faire l'effort de participer. Sans doute serait-elle surprise de l'y voir. Peut-être ne le reconnaîtrait-elle pas ? A cette pensée, un rictus tordit son visage poudré. Il enfila l'un des gants-ciseaux et fit claquer les lames dans l'air. L'idée d'effrayer la petite peste était plus que tentante. Depuis le temps qu'il en rêvait...

Il mit l'autre gant et le souleva de la table sur lequel il était posé. Le poids des deux était plutôt conséquent. C'était une donnée qu'il n'avait pas prise en compte. Il contracta la mâchoire et se dirigea vers la porte pour sortir de chez lui. Machinalement, il leva le bras afin d'abaisser la poignée, mais les ciseaux heurtèrent le bois, y laissant une balafre. Balthazar tiqua, et décida d'enlever les gants le temps d'arriver jusqu'au Phantom. Ce serait plus commode pour conduire, de toutes façons.

✞ ✞ ✞

Vingt heures. C'était l'heure à laquelle Eulalie avait évoqué l'éventuel rendez-vous. Elle était en retard. A moins que son costume ne la rende méconnaissable ? Lui était toujours ponctuel. Trop ponctuel. Il hésitait déjà à s'en aller.

Balthazar jetait des coups d'oeil obliques de temps à autre, tout en restant à l'écart de l'agitation ambiante. Il régnait une euphorie étrange dans ce bar. Quelque chose lui déplaisait sans qu'il parvienne à définir de quoi il s'agissait. A peine arrivé, il s'était positionné dans un coin de la salle, ses mains d'argent ramenées devant lui, dans une attitude absurde de vouloir se couper du reste du monde. Certaines personnes l'observaient avec appréhension, d'autres avec curiosité, d'autres encore l'avaient confondu avec une statue et s'amusaient à prendre des photos de temps à autre.

Ils se crispa pour de bon lorsqu'il vit un drôle d'allumé déguisé en squelette se planter devant lui.

"Mec, ton costume tache grave !" s'écria-t-il.

Le barbier resta de marbre, se contentant de hausser un sourcil. Etait-ce un compliment ou une insulte ? Le squelette surexcité -qui portait un costume- s'agita de plus belle.

"On est team Tim Burton ! Team Tim ! Ca mérite une photo ! Vas-y, je la prends !"

Sans attendre d'approbation, le squelette endimanché passa un bras autour de ses épaules et dégaina son téléphone. L'instant d'après, Balthazar, rendu à moitié aveugle par le flash, le repoussait avec un peu trop de brusquerie.

"Wow, mollo avec tes ciseaux !" fit le squelette en riant. "T'as failli me les planter dans le ventre ! Ca m'aurait pas fait grand-chose, mais quand même ! On dirait des vrais, n'empêche ! C'est dingue !"

Avec un sans-gêne incroyable, le squelette attrapa une lame entre ses doigts pour l'observer avec attention. Il se regarda dans le reflet argenté. Balthazar dut se faire violence pour ne pas actionner les ciseaux. Tout compte fait, ce costume n'était peut-être pas approprié pour quelqu'un d'aussi sanguin que lui.

"Ce sont des vrais." articula-t-il dans un claquement sec.

Le squelette écarquilla les yeux.

"Et ils t'ont laissé entrer ? Punaise, cette soirée promet d'être grandiose !"

Il lâcha enfin la lame et croisa les bras, intrigué.

"On se connaît, non ? Tu serais pas... Oh si, je sais ! Tu es..."

"... agacé."
coupa-t-il en se détournant de lui.

Il avait reconnu le mari de Lily Olyphant trop rapidement pour que cette conversation soit digne d'intérêt. Il n'avait pas envie de discuter, encore moins avec un énergumène tel que lui.

Il se dirigea à l'autre extrémité de la salle, espérant se fondre dans les ténèbres d'un coin obscur. Il préférait de loin observer plutôt que de participer. Un groupe de jeunes femmes déguisées en infirmières, en vampires ainsi qu'un croisement entre les deux gloussèrent tout en lui jetant des coups d'oeil de temps à autre. Se moquaient-elles de lui ? Il crispa des poings et ses ciseaux claquèrent. L'une d'elle sursauta et elles poussèrent le même rire irritant. Elles n'étaient pas narquoises, seulement stupides.

Le barbier laissa échapper un soupir las. Il égrena mentalement les secondes. Au bout de soixante, il partirait. Il laissait encore une minute à l'amazone pour se manifester. La dernière minute.

Il promena un regard maussade sur les différentes tables garnies de bougies et de Ouija. Puis, il remarqua certaines personnes qui ne se mêlaient pas à la fête. Elles avaient un comportement étrange. Les yeux dans le vide, comme absentes. Il se félicita alors de ne pas avoir touché aux différents cocktails que des serveurs lui avaient proposés. Il se méfiait toujours depuis ce qui était arrivé à Venise avec Holmes.
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« Laissez tomber l’aïoli,
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________________________________________ Lun 22 Oct 2018 - 11:24

“ Drôle de gueule, Doctor Strange...”






« Je suis venu m’excuser, pour la porte... »


Michel-Ange était dans l’embrasure de la porte brisée du 221B Baker Street, qu’il avait cassé d’un coup de pied bien placé. Son costume d’Halloween faisait tâche au milieu de cet endroit si réel, si cartésien… Fronçant les sourcils, il trouva d’ailleurs l’appartement exceptionnellement en ordre. Trop en ordre. C’était étrange. Passant la porte, n’ayant aucune réponse, il s’avança un peu plus dans la pénombre. Seul le feu de cheminée éclairée la pièce. Sherlock Holmes était dans son fauteuil, placé étrangement à la fenêtre. Une odeur de Majijuana planait dans l’air. De la fumée aussi. Ca c’était vraiment bizarre.

« Vous allez bien ? »


Pour toute réponse, Michel-Ange vit l’ombre de Sherlock tirait une bouffée d’herbe placée dans une pipe qui devait servir autrefois à du tabac. Sa jambe s’appuya sur le rebord de la fenêtre, et le détective força le fauteuil à se tourner sur lui même. Le spectacle était accablant. Maigre, le visage blafard, les yeux rougis et vides, il fixait Michel-Ange d’un œil absent.

« Qu’est ce que tu me veux ? »
dit-il d’un ton dur.

Michel-Ange réajusta sa tenue qui le gênait un peu. Elle était méga classe, mais elle n’était pas tellement confortable.

« Euh… J’étais venu m’excuser, pour la porte, vous savez, et euh… J’étais venu vous demandez de venir nous rejoindre à la fête… J’vous ai pris un costume de Doctor Strange… J’me suis dit que ça vous irez super bien non ? »


Tirant à nouveau une bouffée sur sa pipe endiablée, Sherlock fixa la jeune Tortue, pour toute réponse, il se leva, se saisit du costume que Michel-Ange avait dans les mains et se contenta de le jeter dans le feu. Revenant à sa place dans le fauteuil, on pouvait voir qu’il était au bord des larmes. Jamais le jeune garçon ne l’avait vu dans un état pareil.

« O.K… Donc je suppose que vous n’avez pas envie de venir... »


« Va t’en. »
dit-il d’une voix rauque.

Ne sachant pas quoi faire, Michel-Ange fit demi-tour. Hésitant un moment, il accorda un dernier regard au détective dont son regard était à nouveau porté vers la fenêtre.

« Joyeux Halloween Monsieur Holmes... »


Mais Sherlock ne lui répondit pas. Il ne lui accorda pas un seul regard. Tout en décédant l’escalier, il sortit son téléphone pour composé un SMS.

« Marie Jeanne passe la soirée d’Halloween avec Sherlock, dois-je m’inquiéter ? »

Puis, sans attendre une réponse au texto, Michel-Ange sortit dehors avec son super costume. Se dirigeant rapidement vers le point de rendez-vous, il croisa quelques enfants qui le félicitèrent pour le réalisme de son costume. Eulalie allait être trop contente ! Alors à quelques pas du Phantom, son téléphone vibra.

« Je prends le relais. Merci de garder ça, confidentiel. M.H. »

Satisfait que quelqu’un s’occupe de Sherlock pour la soirée, Michel-Ange rentra dans le Phantom bien plus léger qu’il ne l’était tout à l’heure au 221B Baker Street.

« WOUUUUUUUHHHHH ! SHAZAM EST DANS LA PLACE BABY ! »


Pour appuyer ses dires, il déclencha le mécanisme qui faisait électrifié son costume d’éclair blanc. C’était Donatelo qui avait rajouter ca. Les éclairs étaient inoffensif, dans la mesure où il s’agissait juste d’électricité statique à haut voltage, mais sans ampérage. Ca rendait super classe.
Quand les éclairs parcoururent son corps, ses cheveux se dressèrent un peu sur sa tête et il éclata de rire. Beaucoup de personne se retournèrent pour l’applaudir.

« Ouais, je sais, je suis super classe non ? Dites, vous auriez pas vu Eulalie ? Elle est déguisé en... »


Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase, qu’au fond des ténèbres, il aperçut Balthazar Graves. Son expression jovial quitta son visage. Très bien. Elle l’avait aussi invité LUI ! Ca il appréciait pas beaucoup. Déjà qu’il avait lui même imposé le thème des déguisements. Et Balthazar n’avait visiblement rien écouté. Il voulait s’intégrer dans leurs vies ? C’était mal parti. Il était même persuadé que c’était juste une vengeance stupide de la part d’Eulalie parce qu’il ne lui avait jamais parlé de Noa. Sans même se rendre compte des personnes ayant un regard vide, il fonça directement vers Balthazar, profitant qu’Eulalie ne soit pas là pour le protéger. Il fallait qu’il le malmène un peu. Après tout, il partageait la vie de sa meilleure amie. La dernière fois qu’ils s’étaient vu, Michel-Ange avait voulu le frapper. C’était toujours le cas d’ailleurs. Finalement, Casquette se planta devant lui, bras croisés.

« Alors la Gravouille… Qu’est ce qui nous fait l’honneur de ta présence ? T’as perdu un pari pour être ici non ? J’sais pas qui t’as invité, mais le thème, c’était la Justice League. Tu sais pas qu’Edward aux mains d’argents, c’est pas la Justice League ? »


*** Plus loin, Baker St. ***

Entrant dans l’embrasure de la porte fracassée, Mycroft Holmes l’analysa rapidement. Puis avec une pointe d’évidence et de respect, il déclara :

« Joli coup de pied. »


S’appuyant sur son parapluie, Mycroft respira un peu l’air et fit une grimace. Sans même rien ajouter, il se saisit de l’autre fauteuil présent dans la pièce pour le mettre en face de celui de son frère. Ce dernier ne le regardait même pas, mais ça, il avait l’habitude.

« L’herbe, ça t’a toujours séduit quand tu avais besoin de te rendre plus stupide. Alors dit moi, Sherlock, pourquoi aujourd’hui, tu n’as pas envie de réfléchir ? »


Soupirant, il prit la pipe remplit d’herbe que Sherlock avait dans les mains pour en tirer lui même une bouffée.

« Abrutissons nous à deux. La nuit sera longue. »




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T'es plutôt mignon, dans ton genre!


Eulalie


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________________________________________ Mer 24 Oct 2018 - 19:16


Welcome to the devil's playground
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« Je vais bien, je le jure ! » soufflais-je en roulant des yeux, quelque peu agacée.

« Ouais ouais, c'est ça, et après tu vas te foutre un coup d'épée dans l'estomac et tu vas me dire que tout roule PENDANT QUE TON SANG SE DEVERSERA SUR LE BITUME ? »

« C'est pour améliorer mon costume ! Si tu avais choisi quelque chose de plus effrayant je n'aurai pas eu besoin d'agir comme ça... »

« IL FALLAIT RESTER DANS LE THEME J'Y SUIS POUR RIEN ! PLAINS TOI A MICKEY SI CA TE PLAIT PAS ! »

Il était excédé. Je pouvais le voir à son expression, il était certainement partagé entre le choc et l'envie de me faire la morale. Il serrait un peu trop fort mon épaule tout en tenant le sac qu'il m'avait prit des mains comme pour m'infliger une punition. Il s'agitait nerveusement, de la même manière que lorsqu'il cherchait une solution à un problème. C'était moi le problème cette fois ? Je le dévisageais tout en marchant à ses côtés tandis que je gardais une mine renfrognée. J'avais peut-être été impulsive, mais je ne regrettais rien.

« Pour la peine on arrête la tournée des maisons, tu vas être en retard en plus. Comme d'hab tout le monde va dire ''c'est de la faute de Basile'', ''ce garde devrait être au chômage'', ''jamais je lui confierai mes gosses''... alors que je me suis TRES BIEN occupé d'Autumn la dernière fois je te signale tu vois  ! Pendant que t'étais en pleine DEBAUCHE ! »

« Mais... Mais je n'ai rien dis... Et on n'a pas encore fait la rue à côté du cimetière ! »

« JE SAIS ! MAIS ON A PAS LE TEMPS ! »

Je ne voyais pas comment continuer à tenter de marchander. Le fait qu'il soit déguisé en Joker le rendait encore plus inquiétant pour être honnête. Je déglutissais simplement avant de me taire, contrariée par la tournure que prenait cette soirée. J'aurai aimé passer plus de temps à frapper et sonner aux portes en quête de friandises. Une bonne partie des habitants m'avaient ri au nez et avaient claqué leur porte sans rien m'offrir, ce que j'avais trouvé des plus désobligeants. Sous prétexte que je n'étais pas une enfant, je n'avais pas le droit aux bonbons, d'après eux. J'avais hésité à faire usage de la menace pour les forcer à me donner toutes leurs réserves et leur faire comprendre que j'étais toute aussi méritante que les bambins dans les rues. J'étais certaine que c'était mon apparence bien trop sympathique qui les faisait réagir de la sorte.

Pour rectifier mon apparence non adaptée à l'ambiance d'Halloween, j'avais opté pour une méthode un peu trop radicale au goût du garde qui me servait d'accompagnateur. Puisqu'il m'avait conseillé de prendre ma véritable épée plutôt que de m'encombrer d'une arme en mousse (ce qu'il regrettait à présent), j'en avais trouvé une utilité certaine en meurtrissant mon propre bras. L'entaille était encore fraîche, s'étalant sur de trop nombreux centimètres, et je m'appliquais distraitement à ensanglanter ma peau et l'armure que je portais.

« Je trouve que le résultat est quand même plutôt satisfaisant, pas toi ? » tentais-je de l'interroger de ma voix la plus adorable.

Il n'appréciait pas mon geste. Et il se contenta de me répondre par un soupir appuyé que je prenais comme une preuve supplémentaire de son désaccord. Il pouvait ne pas être très amusant, parfois.

« JE CHERCHE UNE TORTUE S'IL VOUS PLAIT ! POUSSEZ-VOUS ! »

Notre arrivée au bar fut mouvementée. Je levais les yeux au ciel tandis que le bruit environnant rendait tout dialogue complexe. Basile se rendait-il compte qu'il attirait inutilement l'attention ?

« Balthazar ! »

« Ah non ! J'ai dis tu restes sage et tu arrêtes de faire n'importe quoi, alors tu laisses le gentil monsieur tranquille, c'est compris ? »

« Mais c'est pour moi qu'il est là ! »

... Je crois ?

« Hein ? »

Je n'avais pas mis beaucoup de temps à remarquer le barbier, peu importait son déguisement et même ce qu'il représentait. Je m'étais faite à l'idée qu'il ne ferait pas le déplacement et pourtant... Une certaine euphorie prenait le dessus sur mon agacement. J'entraînais le garde sans réussir à me dégager de la prise qu'il avait toujours sur moi. Je ne trouvais pas que la blessure soit douloureuse mais mes muscles contractés me tiraient quelques grimaces de douleurs, de temps à autre.

« Yo ShazaMickey. Stylé la coupe de cheveux. Yo... Monsieur Graves. Vous êtes classe. J'aime bien... le côté glauque. C'est réussi. »

Pourquoi je n'avais pas eu le droit à ses compliments, moi ? Et... Mickey ? Je tournais la tête et clignais des yeux à plusieurs reprises en dévisageant mon ami, sans m'être rendue compte plus tôt qu'il était juste à côté. Il n'était pas aussi musclé généralement. Ca devait être normal puisqu'il était en super-héros, à l'évidence, c'était lui qui avait choisi ce thème. Il ne m'aurait pas fait l'affront de ne pas le respecter. J'avais laissé le garde choisir celui qui serait le plus approprié pour moi et il n'avait rien trouvé d'autre qu'une soit-disant amazone qui n'en était pourtant pas une. J'aurai préféré être une momie. Ou une pom-pom girl décapitée. Ou un Chaperon Rouge psychopathe. Quelque chose de plus thématique avec l'ambiance.

« Attendez mais je savais pas que vous vous connaissiez. Vous avez prévu une soirée entre vous et je suis pas invité ? »

« Peut-être. » répliquais-je, pleine d'impertinence. « Comme toi tu as prévu d'aller voir Ghostbusters sans nous. Traître. »

« N'importe quoi, j'y peux rien moi si les gars ils veulent qu'on fasse ça entre gardes ! Tiens. Je te la rends. Je te préviens, elle est invivable, ça doit être la pleine lune, j'en sais rien, mais c'est fatiguant même pour moi. »

« Ce n'est pas la pleine lune ! C'est... parce qu'Apple me manque. » essayais-je de me justifier sans grande assurance, les sourcils froncés.

Je me dégageais immédiatement tandis qu'il m'avait enfin libéré pour me pousser contre Michel-Ange. C'était la vérité, en partie. Cette période de l'année me rappelait son départ et à quel point j'aurai aimé pouvoir la voir. Je n'aurai pas dû prévoir de passer la soirée ici, j'aurai dû aller à New-York. C'était sans doute ce qui jouait sur mon humeur générale très variable. Je passais encore plus aisément que d'habitude de la gaieté à l'exaspération.

« Je sais que tu essayes de m'avoir par les sentiments mais ça marche pas. » ronchonna Basile, passant une main sur son visage avant d'émettre un petit cri aiguë en se rendant compte qu'il gâchait son maquillage, la mine dépitée. « Si t'es pas sage, il te ramène à la maison. Et tu sera privée de sucreries. Et de dessins-animés. »

« C'est totalement injuste ! Je voulais être une Wonder-Woman Zombie, c'est tout ! Je vais me régénérer de toute façon, ce n'est pas si grave. »

Je voulais croiser les bras pour marquer ma propre irritation mais changeais d'avis au dernier moment. Ce n'était pas agréable comme position tant que ma chair était encore à vif. Je me pinçais les lèvres, détournant la tête de manière trop théâtrale et féroce tandis que Basile semblait sur le point de faire une crise de nerfs.

« En cas de problème avec cette furie, petit Mickey, tu m'appelles pas. » assura-t-il, son sourire de Joker rendant cette phrase encore plus blessante.

J'avais atteint ses limites. Je culpabilisais légèrement à la réflexion. Je n'aimais pas quand Basile était énervé.

« T'as qu'à demander à Apollon ou à Hypérion si elle devient relou, c'est sa responsabilité, sa fille, sa bataille. C'est pas une chanson ça ? Ou c'est mon fils je crois. Bref. T'as compris le concept. Faites attention à vous aussi, Monsieur le gentil, vous méritez mieux qu'elle je vous jure. »

« Je n'ai pas besoin d'être surveillée ! Et je suis parfaite ! »

Il ne me donna pas la satisfaction de me répondre mais je l'entendis clairement marmonner avant de disparaître et je retenais une expression rageuse de ma contrariété. Il me traitait encore comme une enfant.

« Il ne m'a pas rendu mes friandises ! » réalisais-je, outrée par un tel comportement de la part de celui que je considérais être mon ami.

... Je ressemblais peut-être à une enfant, parfois, mais pas la plupart du temps. Je secouais rageusement la tête et attrapais un cocktail sur le plateau d'un serveur qui passait. J'étais plus que suspicieuse envers toutes les boissons dont j'ignorais le contenu exact depuis mon séjour à Magrathea, mais il ne s'agissait probablement que de mélanges humains inoffensifs. Je m'en fichais à cet instant. Je le vidais d'un trait, les lèvres pincées, mon regard passant de l'un à l'autre de mes interlocuteurs.

« J'aurai dû te prévenir que je l'avais invité, mais je ne pensais pas qu'il viendrait. » précisais-je à l'attention de Michel-Ange. « Et j'aurai dû te prévenir que je ne serais pas toute seule, mais je ne pensais pas... que tu viendrais. Ce n'est pas grave, n'est-ce pas ? Vous allez rester quand même ? »

J'étais quelque peu inquiète. Je ne voulais pas qu'il s'en aille... ni l'un, ni l'autre. Je n'étais pas certaine de la manière dont je devais agir maintenant. Je n'avais pas anticipé cette configuration, tellement convaincue qu'elle ne se réaliserait pas. Ça se serait peut-être mieux passé avec Théodore. C'était trop tard pour y réfléchir à présent.

« Est-ce que je dois faire les présentations ou est-ce que vous avez déjà passé cette étape ? »

J'ignorais si l'atmosphère était tendue ou non. J'étais plutôt satisfaite de les avoir tous les deux à mes côtés. Michel-Ange était radieux, comme à son habitude, et Balthazar... semblait avoir l'air plus cadavérique qu'habituellement. Est-ce qu'il était vraiment blessé ou est-ce que ça ne faisait que partie de son déguisement ? Je le dévisageais, soucieuse. C'était étrange et curieux. Il avait véritablement quelque chose d'angoissant. C'était naturel chez lui. Et le maquillage n'atténuait en rien la manière dont son regard était capable de me transpercer.

« On ne pourra pas danser avec ça. » fis-je remarquer avec une moue déçue, désignant ses mains d'un bref geste de la tête.

Des ciseaux. C'était original. Il en avait fait exprès pour que je ne puisse pas l'approcher ? J'avais hésité à m'accrocher à son cou en le voyant puis m'était ravisée. L'armure que je portais était trop peu couvrante, et même si j'étais naturellement résistante, ce n'était pas pratique. Du tout. Je n'aimais pas ça. Est-ce que ça s'enlevait facilement au moins ? Probablement. Je l'espérais.

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DON'T BURN OUT, DON'T BURN OUT ON ME
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Balthazar Graves


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________________________________________ Jeu 1 Nov 2018 - 14:54


Is this the real life? Is this just fantasy?
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Gravouille ?

Tout d'abord, Balthazar avait haussé un sourcil en direction de Casquette -toujours aussi reconnaissable malgré son déguisement, en raison de son niveau d'imbécilité. Puis, il avait décidé de l'ignorer. Sa présence n'était pas susceptible d'éveiller le moindre intérêt chez lui, malgré l'énergie qu'il déployait à brasser de l'air. Tout était ridicule chez lui ; de sa gestuelle à son élocution, en passant par son costume qui représentait un énième super-héros. Il y en avait une ribambelle à cette soirée. Cela n'avait rien d'original. Un mouton parmi le troupeau. Prévisible. Pathétique.

Comme il fallait s'y attendre, l'arrivée d'Eulalie fut beaucoup plus percutante. Le barbier resta parfaitement immobile, se contentant de ne fixer qu'elle dès l'instant où elle arriva dans son champ de vision. Il resta sourd aux paroles du type qui l'accompagnait, hermétique aux multiples conversations qui se déroulaient autour de lui. Il semblait que son ouïe ait subi des dommages irréversibles. Tout lui parvenait comme assourdi. Cela lui convenait parfaitement.

Sans vergogne, il détailla la petite peste qui se plaignait et tempêtait comme une enfant. A force, il avait appris à ne pas écouter. Il préférait l'image au son. Son regard se perdit un moment sur la jupe bien trop courte qu'elle portait, puis sur l'armure qui mettait ses courbes en valeur. Il ne s'intéressa guère à l'épée, encore moins au bouclier. Il estima que la jeune femme aurait pu incorporer de petites nattes dans ses cheveux lâchés, de sorte à accentuer le côté guerrier. Si elle le lui avait demandé, il aurait pu la coiffer. Pourquoi ne l'avait-elle pas sollicité ?

Quelque peu obnubilé par cette question, il laissa son regard s'attarder de longues minutes sur la plaie à son bras. Du sang maculait son armure à certains endroits. Instinctivement, il voulut toucher l'écarlate sur sa peau. Les ciseaux claquèrent à seulement quelques millimètres de son avant-bras. Il déglutit. C'était idiot d'être anxieux à l'idée de la blesser. Elle était solide. Elle l'avait prouvé à plusieurs reprises. Sa mâchoire se contracta légèrement alors qu'il se souvenait que presque une année plus tôt, il n'aurait pas eu tant d'égards. Il avait rêvé tant de fois de lui faire mal physiquement, de lui donner le coup de grâce... Au lieu de cela, il enchaînait les petites morts avec elle. L'existence possède un sens de l'humour particulièrement grinçant. A moins que ce soit lui qui s'avérait trop aisément corruptible ? Il avait cessé de se poser la question. C'était désagréable de reconnaître sa propre faiblesse.

"Tu mesures ton seuil de tolérance à la douleur ?"
maugréa-t-il, narquois.

Avec un rictus sinistre, il tapota la pointe d'un de ces ciseaux contre sa peau d'albâtre, sans pour autant lui faire mal. Juste de quoi la faire frissonner au contact du métal froid.

"Il suffisait de demander." ajouta-t-il, une lueur de convoitise malsaine au fond des yeux.

Il posa ensuite un regard froid sur Casquette, lui faisant comprendre qu'il pouvait également le saigner à divers endroits si jamais il avait les mêmes envies saugrenues que sa colocataire.

Après quoi, il leva brièvement les yeux au ciel. Que fabriquait-il ici ? Pourquoi était-il venu à cette soirée, en fin de compte ? Il se sentait étranger parmi tous ces gens. Plus que jamais en marge de la société. Différent. Incompris. Même son costume trop réaliste et détaillé détonnait avec ceux des autres. Il n'avait sa place que dans les ténèbres.

Il fit un pas pour les rejoindre, cherchant à s'isoler. Hélas, la salle était plus que bondée. Les haut-parleurs grésillèrent et la musique fut comme assourdie, remplacée par d'étranges murmures incompréhensibles. Les danseurs semblaient évoluer au ralenti. Balthazar plissa des yeux, dérouté par cet étrange phénomène.

Soudain, il tressaillit. Tout son corps se raidit. Il avait entendu un rire aigrelet, le seul capable de faire dresser ses cheveux sur sa tête.

Puis, il l'aperçut, évoluant sur la piste de danse, son grand corps se mouvant d'une façon improbable, comme s'il était dépourvu de colonne vertébrale. Bien entendu, il se fondait parfaitement dans le décor pour Halloween. Nul ne se méfierait d'un clown... D'autres personnes avaient choisi ce déguisement ce soir-là, mais le barbier voyait la différence entre l'artifice et la réalité. Celui-là était irrévocablement gravé dans sa mémoire. Ses moindres gestes et expressions. Sans parler de son ignoble coupe de cheveux ni de son accoutrement.

Entre deux pas chassés, Grand Sourire lui adressa un signe de la main extatique. La moitié de son visage avait gardé la trace des brûlures, le rendant tout boursouflé et encore plus monstrueux qu'il ne l'était déjà.

"Tu m'accordes cette danse, Benjamin ?" fit-il tout en effectuant une révérence exagérée dans sa direction.

Le sang de Balthazar battait de façon tumultueuse à ses tempes. Il respirait par saccades. Il entendit qu'on lui parlait mais il ne releva pas. Le clown était de retour. Il avait choisi Halloween pour réapparaître. Le barbier se doutait qu'il reviendrait. C'était ainsi avec les êtres des bas-fonds.

Sans réfléchir, il se dirigea à grands pas rapides vers lui, bousculant les danseurs. Grand Sourire poussa un rire aigu parfaitement insupportable tout en tournant sur lui-même tel une ballerine. Ses chaussures trop grandes couinaient à chaque pas de danse.

"Comment va Sherly ?" chantonna-t-il. "Il me tarde de me gorger de sa chair. Il est si goûtu. Son bras m'a laissé sur ma faim, tu sais."

Balthazar dirigea ses ciseaux droit sur lui. Le sang éclaboussa ses propres vêtements et rougeoya les lames qui claquaient dans l'air. Il y eut un cri, mélange de douleur et d'étonnement, avant qu'une personne ne s'écroule au sol, juste devant le clown, sa main plaquée sur son ventre.

"Elton !" s'écria une fille qui s'agenouilla près du blessé. "Appelez une ambulance !"

Balthazar observa le couple au sol, clignant des yeux, peinant à comprendre. Il n'avait pas vu l'homme, trop focalisé sur Grand Sourire.

"Ca va pas la tête ?" lança la fille en regardant le barbier d'un oeil haineux. "Il a attaqué mon petit ami !" ajouta-t-elle à l'adresse des autres danseurs qui les observaient, hésitant à croire qu'il s'agissait d'une mise en scène.

Balthazar resta silencieux. Il ne démentit pas. Cela ne lui causait aucune culpabilité particulière d'avoir agressé un idiot de plus.

"Il vit encore."
précisa-t-il avec une moue presque déçue.

"Tu saignerais la ville entière pour moi, Benjamin ?" intervint Grand Sourire. "Je me sens... touché par cette attention."

Il battit des cils, ses yeux de prédateur plongeant dans les siens. Il avait une main plaquée contre son torse, dans une attitude exagérément émue.

"Mais tu ne comprendras jamais. C'est vous qui flotterez tous en bas. Pas moi ! Tu peux mettre la ville à feu et à sang, tu ne m'auras jamais ! Jamais !" caqueta-t-il, moqueur.

Sur ce, il se détourna et entreprit de quitter la salle d'une démarche trop vive et surnaturelle. Balthazar se mordit les lèvres jusqu'au sang et voulus le rattraper, mais des gens se massaient autour de lui et de la scène sanglante, l'empêchant d'avancer. De rage, il fit claquer ses lames rougeoyantes. Certains se reculèrent, anxieux, d'autres sortirent leurs téléphones pour le filmer. Il pivota vers Eulalie, marmonnant d'un ton que la frustration rendait d'autant plus furieux :

"On doit le buter."

Elle avait forcément vu le clown, elle aussi. Comment ne pas le remarquer ? Il n'accorda pas un regard à Casquette. Cette histoire ne le concernait pas, de toutes façons.

"Vous ne vous en tirerez pas comme ça !" lança la fille qui était toujours auprès de son ami, et qui comprimait la blessure à son abdomen avec ses mains.

Le barbier lui adressa un bref regard indifférent. Que comptait-elle faire ? C'était lui qui avait des ciseaux à la place des mains. Elle n'aurait pas dû opter pour un déguisement de pom-pom girl.

"C'était un accident."
maugréa-t-il afin de se disculper.

Ce qui était entièrement vrai : ce n'était pas l'imbécile qu'il visait, mais le clown derrière lui. Il n'y pouvait rien si cet homme n'avait pas trouvé mieux que de bouger pile à l'instant où il avait cherché à transpercer Grand Sourire.
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________________________________________ Sam 3 Nov 2018 - 19:46

“ Même le Temps ne guérit pas les blessures les plus graves.”






Michel-Ange fixa l’ensemble des présents et croisa les bras. Un sourire en coin apparu lorsqu’il aperçut Basile. Au départ, ils n’avaient pas réussi à s’aimer, mais finalement leur respect mutuel faisait que désormais ils étaient amis, et indispensable.

« T’as vu ça ? Et je peux faire des éclairs. C’est mon frère qui l’a bricolé ce matin. »
dit-il en bombant le torse.

Sentant Eulalie proche de lui, il ne bougea pas. Son expression du visage ne changea pas du tout, mais ce contact là était vraiment bénéfique pour lui. Noa avait décidé de rentrer pour Neverland, et ses idées de couple idéale c’était envolé en même temps. Alors oui, la sentir proche de lui, comme toute bonne meilleure amie qu’elle était, ça faisait du bien. Hochant la tête à la remarque de Basile, il comprit cependant qu’il n’était pas sérieux. Et que si un grave problème était en prévision, en fait, il fallait l’appeler. Bizarrement silencieux, Michel-Ange ne bougea même pas quand Balthazar la toucha avec ses ciseaux. Ses yeux se portèrent immédiatement à son bras et si toute trace supplémentaire de sang était visible, la riposte serait engagée. Plexus, foie, mâchoire, et tempe. De quoi l’endormir pour six mois. Mais rien de tout cela ne se passa, bien au contraire. Gardant tout de même un silence de mort et un regard suspicieux, Michel-Ange se renferma un peu plus. Son regard embrasa la salle et son mutagène s’activa étrangement de manière assez floue. Un danger était en préparation, mais il n’était pas encore visible. Ses poils se hérissèrent un peu, mais il fut troublé par deux hommes, un géant déguisé en Darth Vader et un autre en Obi-Wan qui parlaient à voix haute comme s’ils étaient les seuls ici.

« TU ETAIS L’ELU C’ETAIT TOI ! LA PROPHETIE VOULAIT QUE TU DETRUISES LES SITH, PAS QUE TU DEVIENNES COMME EUX ! »


« AAAHHHHHZBYUDGUDGDU JE TE HHAIIIIIIIIS »


Apollon se roula par terre en hurlant, alors que Wallace lui marchait dessus avec son sabre hasbro dans les mains. Soudain, le dieu déguisé en Darth Vader tourna la tête et déclara :

« Oh, on dirait qu’il y a des gens qui l’ont fait avant nous ? »


Wallace tourna la tête vers la cohue, puis regarda à nouveau Apollon, veillant bien à ce qu’il reste au sol. Finalement, il lui tendit la main et déclara :

« Chez pas. Allez, on va voir Hadès pour faire croire qu’on a oublié son anniversaire et pas l’inviter à notre fête. Plus qu’un lieu où mettre le bazar et on a fini ! »


Apollon hocha la tête, attrapa le bras de Wallace et déclara :

« On dirait qu’il saigne vraiment… C’est trop bien fait ! »


Puis les deux dieux disparurent par téléportation. Haussant les sourcils, son regard se détourna des deux dieux qui venaient de disparaître. Préférant accorder un regard froid et mauvais à Balthazar, pour répondre à son stupide regard assassin qui ne faisait peur à personne étant donné qu’il ressemblait à un bisounours en brun. Mais quand il fixa dans sa direction, le Barbier semblait avoir disparu. Sans rien comprendre, la Tortue s’élança et essaya de percer la foule compacte en direction du problème dont sa conscience lui murmurait qu’il avait un rapport avec Balthazar.. En vain. Grommelant après son costume bien trop lourd pour lui, il arriva quand même à fendre la foule. Quand il vit le spectacle, Michel-Ange resta un instant immobile. Quelle était la priorité ? Comprendre ? Arrêter Balthazar ? Ce dernier semblait cependant étrangement surpris d’avoir agi ainsi. Quelque chose clochait. Même s’il était convaincu que cet individu était capable de faire une chose comme il avait fait à cet homme de sang froid, il ne le pensait pas assez stupide pour le faire devant autant de témoin. Repoussant la foule avec l’aide de sa force supérieure, Michel-Ange s’accroupit prêt de la victime et s’élança tout de suite dans un point de compression sur les blessures les plus grave. Tournant la tête vers Balthazar il déclara d’un ton autoritaire qui ne lui ressemblait pas.

« Pose tes ciseaux, imbécile, et aide moi. »


La jeune femme sanglotait à côté du corps, Michel-Ange la regarda et déclara d’un ton apaisant :

« Tout va bien, j’appelle un médecin. OK GOOGLE, appelle Sherlock Holmes en haut parleur. »


Dans sa poche, il entendit son smarthphone répondre avec la voix de Paméla Anderson « Très bien Michmich, je fais ça tout de suite, vous allez être mis en relation avec… Sherlock Holmes. »
Se concentrant sur les plaies alors que son portable sonnait, finalement, une voix décrocha, elle était grave et étrangement enrouée.

« Quoi ? »


Soupirant, Michel-Ange oublia le léger épisode de la porte brisée. Visiblement, il lui en voulait encore.

« On a besoin d’un médecin, c’est urgent, plaies multiples aux ciseaux… A la fête d’Halloween. »


Il y eut quelques secondes de battements, puis finalement Sherlock répondit d’un ton calme.

« Applique un point de compression. Est-ce qu’un Dieu est dans la salle ? »


Michel-Ange s’exécuta et se concentra à sa tâche. Serrant un peu plus fort pour limiter les pertes de sang.

« Seulement Basile, je crois, je suis pas sûr... »


Il y eut encore un silence, puis finalement Sherlock déclara :

« Envoie le moi. J’arrive. »


Fronçant les sourcils, il entendit son portable se couper. Finalement, Michel-Ange se mit à crier :

« BASILE ! LALIE ! »


Mais le brouhaha couvrait ses paroles. Finalement, il se tourna encore vers Balthazar pour déclarer d’un ton pleins de reproches :

« Quand on est pas capable de... »


Mais il coupa nette à la conversation. A côté de lui, s’était agenouillée une jeune femme rousse. Elle le fixait avec amour, intensité, déception et mélancolie.

« Tu m’avais promis, Michel-Ange… Tu m’avais promis de n’avoir aucune autre femme que moi. Tu m’as trahi... »


Ses membres lâchèrent progressivement les points de compression et le sang se déversa un peu plus sur le sol. Tendant son bras vers l’avant pour caresser son visage, il se rendit compte qu’il ne pouvait pas. Il était paralysé.

« April… Je… Je suis désolé... »


April O’Neil continuait de le fixer d’un regard profondément déçu. Finalement, Michel-Ange baissa la tête et quelques larmes se mélangèrent avec le sang du jeune homme.

« Je suis désolé... »
répéta-t-il inlassablement en fixant le sol.

Plus jamais il ne relèverait les yeux.



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________________________________________ Dim 4 Nov 2018 - 22:39


Welcome to the devil's playground
Are you brave enough to meet the desires that you seek ?


« Pourquoi on devrait... le buter ? » questionnais-je, perplexe, en regardant l'homme à terre.

Je n'avais pas vraiment saisi comment les événements s'étaient enchaînés. Tout s'était passé très vite et il y avait beaucoup trop de monde ici, trop de choses sur lesquelles je devais me concentrer ou au contraire ignorer. J'avais remarqué le passage bref d'Apollon et d'Hermès, j'avais surtout vu les ciseaux de Balthazar déchirer la peau de cet individu et j'entendais maintenant tout un groupe de personnes s'agiter et parler autour de nous. Tout ce bruit m'agaçait et les hauts parleurs grésillants n'arrangeaient rien. Dans un réflexe, je frôlais la garde de mon épée, hésitant à user de la menace pour tous les faire taire.

« Non. Basile n'ira pas chercher Sherlock. Ce n'est pas son ami, ni son esclave, il n'a qu'à se débrouiller seul pour venir si il en a envie. » lâchais-je trop sèchement à l'attention de mon ami qui, pour une raison obscure, avait décidé de faire appel au détective.

Il ne serait d'aucune utilité. D'après mes connaissances suite à l'étude de la série dans laquelle sa vie était racontée, Watson aurait été un choix plus pertinent, mais il n'était pas en ville. Je crois. Je m'en fichais.

« Est-ce qu'il a fait quelque chose de mal ? Si c'est le cas, je ne vois pas d'inconvénient à l'achever. Même si je ne pense pas que le lieu soit approprié. »

La tête penchée sur le côté et légèrement en avant, j'observais la plaie dont Michel-Ange tentait de stopper le saignement alors que la jeune pompom girl était toujours agenouillée à côté.

« Mais elle est complètement tarée celle-là ! »

J'ouvrais la bouche pour répliquer mais me retenais de faire la moindre remarque. Ce n'était pas à elle de juger de mon état mental. Entre elle et Basile, je trouvais que beaucoup trop de personnes se permettaient de me faire des remarques ces derniers temps.

« J'étais en pleine dernière représentation, tu pouvais pas appeler quelqu'un d'autre ? Qu'est-ce qui se pass... »

Je me redressais et clignais des yeux en direction d'Apollon, dont les cheveux ébourriffés et les fausses cicatrices étaient plutôt réalistes, je devais l'avouer. Je n'eus pas besoin de lui faire remarquer quel était le problème à gérer qu'il émettait déjà un petit cri aigüe en se plaçant au côté de Michel-Ange.

« Je croyais que c'était une blague moi ! Il lui est arrivé quoi ? Quelqu'un s'est prit pour Jack l'Eventreur ? Non mais sérieux, y'en a partout ! »

« C'était un accident. » répétais-je d'un ton trop détaché face à la situation, ce qui me valut le droit à un regard désapprobateur du dieu.

Croyait-il que c'était de ma faute ? Je haussais les épaules comme unique réponse, ne trouvant pas nécessaire de lui raconter l'histoire dans les moindres détails. De ce que j'estimais, l'homme allait s'en sortir et j'entendais – difficilement et encore loin, certes – le bruit des sirènes d'ambulance se rapprocher. Il allait être pris en charge sans que Holmes n'ait besoin d'étaler sa science inutilement, la situation était donc sous contrôle.

« Pourquoi t'as pas demandé à Elliot de t'aider ? En plus lui il peut ramener le gars si jamais il... enfin je veux dire si ça dégénère quoi, ça aurait sans doute été plus judicieux... »

« Je ne veux pas de l'aide d'Elliot. » rétorquais-je sans hésitation, le nez plissé. « Et vous êtes le premier à qui j'ai pensé. »

C'était sans doute un mensonge, puisque j'avais aussi imaginé qu'Hypérion aurait été un bon choix. J'avais décidé d'écarter Basile qui était bien trop nerveux et qui m'aurait certainement ignoré. Il y avait aussi Athéna que je voyais comme une personne raisonnée qui aurait su se débrouiller à merveille. Mais la flatterie était une méthode efficace avec le Gardien d'Olympe. Pour preuve, il avait esquissé un léger sourire et discutait à présent avec celle qui devait être la petite amie de l'homme. Elle m'avait l'air plus détendue maintenant que le dieu des Arts était là. Sans doute son aura ou son physique faisait-elle effet.

Je me penchais juste assez pour attraper le bras de Michel-Ange et l'inciter à se relever. Apollon pouvait très bien gérer les premiers secours sans son aide et il m'avait l'air étrange. Il gardait sa tête baissée et j'étais persuadée de l'avoir remarqué parler tout seul. Balthazar ne donnait même pas l'impression d'être réellement intéressé par sa victime, pourtant il l'avait bien attaqué. Quelque chose ne tournait pas rond et je n'arrivais pas à définir de quoi il s'agissait.

« On s'en va. » ordonnais-je sans laisser le temps à qui que ce soit de réagir, agrippant de ma main libre le bras du barbier.

Au moins, la blessure à mon bras était en accord avec sa main faite de ciseaux ensanglantés. Je soupirais, tentant de me frayer un chemin parmi la foule sans grand succès. Beaucoup nous regardait avec trop d'insistance. C'était Halloween pourtant, c'était le but de se faire peur ! Finalement, Balthazar n'avait fait qu'apporter un peu d'animation et d'ambiance alors qu'il en manquait cruellement chez ces autres individus. Personne n'était mort ! …. Pas encore ?

« Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as l'air bizarre. Je n'aime pas ça. » murmurais-je à l'attention de Michel-Ange tout en tenant assez fermement mon autre accompagnateur de la soirée pour qu'il n'en profite pas pour se dégager. « Est-ce que c'est parce que je ne t'ai pas donné de bonbons ? Ce n'est pas de ma faute si Basile les a volé... »

J'affichais une moue inquiète, ne sachant si je devais culpabiliser de son état soudainement si... je ne savais pas. Il ne dégageait pas autant de joie que d'habitude et ce n'était pas agréable. C'était à cause de mon déguisement ? Il ne lui convenait pas ? Je baissais les yeux un instant, trouvant pourtant que mon accoutrement était approprié et suivait le thème imposé. Je ne comprenais définitivement pas.

« Toi aussi tu es un peu bizarre, mais c'est tout le temps le cas. » précisais-je d'un ton désinvolte en coulant un regard vers Balthazar. « Tu l'es quand même plus que d'habitude avec ça. Ils sont bien aiguisés. Fais attention de ne pas te faire mal. »

Si ma voix était empreinte d'une certaine moquerie, consciente que ce n'était pas avec un tel objet qu'il pourrait "tester mon seuil de tolérance à la douleur", je n'en étais pas moins sérieuse. Ca avait l'air d'être difficile à transporter, il ne risquait pas de s'écorcher lui-même ? Non pas que ça le dérangerait, évidemment...

« Vous devez avoir trop bu. Ou alors c'est votre fatigue qui vous fait agir de manière incohérente. En tout cas, ça prouve encore une fois que les hum... »

Je me stoppais dans mes reproches injustifiés. Etais-je en train de les rabaisser de manière consciente et déplacée ? Probablement. Est-ce que j'avais un syndrome de supériorité en train de se développer ? Non. Je préférais croire qu'il s'agissait d'une sorte de crise passagère qui me faisait me sentir invulnérable mais qui s'estomperait avec le temps. Et elle venait de prendre un coup alors que j'étais persuadée d'avoir reconnu Hippolyté. Pas la fille d'Arès que je n'avais jamais rencontré, l'autre que... je n'avais jamais rencontré non plus. Je n'en avais pas eu l'occasion. Je serrais davantage ma prise sur Balthazar et le poussais un peu trop brutalement à avancer.

Je m'étais instinctivement tendue. Je secouais la tête, retrouvant l'air libre avec un soulagement que je ne m'expliquais pas et une sorte d'accablement sourd et pesant. Il y avait quelque chose d'étrange dans l'air, ou ce n'était que l'atmosphère ambiante de la soirée ? Je n'arrivais pas à le déceler.

« Ca va aller ? » interrogeais-je doucement Michel-Ange en pressant délicatement son bras pour attirer son attention.

Je devais me concentrer sur son bien être pour reprendre pied avec la réalité. Peu importe ce que j'avais pu boire, je n'étais pas sensible aux potions ou autre concoctions diverses, ça ne pouvait pas être la source de ce que j'avais vu. Rien n'expliquait ce que j'avais vu.

Je relâchais finalement Balthazar après avoir mit une certaine distance entre nous et le bar, me pinçant les lèvres tout en relevant ma tête vers la sienne.

« J'aurai sans doute dû me contenter de proposer une soirée dvds avec des gâteaux. » marmonnais-je davantage pour moi-même, tournant la tête à la recherche de la silhouette de l'amazone qui avait disparu.

Je ne voulais pas le laisser là si Michel-Ange décidait qu'il voulait rentrer. Ce n'était pas son genre d'écourter la moindre soirée mais je me doutais qu'il serait compliqué de leur faire accepter la présence mutuelle de l'autre. Ou, pour l'un d'eux, de juste le faire s'accommoder à la présence d'autres personnes d'une façon plus générale.

« Peu importe. Qu'est-ce qui s'est passé, à l'intérieur ? »

Il avait attaqué cet homme sans réfléchir. Mais j'étais persuadée que ce n'était pas lui qu'il visait. Pourquoi retenir ses pulsions de psychopathe depuis des années pour les laisser ressortir aussi aisément et stupidement ? Il avait beaucoup plus de contrôle que ça.

« Tu as vu quelqu'un toi aussi. »

Je clignais des yeux, intriguée et sceptique. Je n'étais pas folle - pas comme d'autres le prétendaient - et je jurais avoir vu l'une des miennes se fondre dans la foule. C'était sans doute ce qui arrivait à Michel-Ange, aussi, mais je n'avais pas connaissance d'une... qu'est-ce qu'il avait dit déjà ? April ? Pourquoi il ne m'en avait jamais parlé ? Pourquoi personne ne me disait jamais rien ?

« Ce n'est pas important. Ce n'est pas réel. »

Je me renfrognais, entendant les sirènes plus proches et en voyant les lumières au coin de la rue. Apparemment, en plus d'appeler les secours, quelqu'un avait jugé nécessaire de contacter la police. Je grimaçais en observant les véhicules s'avancer, lâchant un soupir prononcé.

« On reste là ou on opte pour le délit de fuite ? »

La jeune femme porterait peut-être plainte. Ou alors elle oublierait ce qui venait de se passer ? Les humains pouvaient être bien trop tenaces quand ils le voulaient. Figue m'avait quant à elle apprit que parfois il n'était pas nécessaire de suivre les lois quand on ne le jugeait pas utiles, ce qui était le cas présentement. Je n'avais pas envie de m'attarder dans un endroit possiblement hanté qui serrait mon coeur d'angoisse.
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Balthazar Graves


« Tic tac,
sonne le glas. »


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________________________________________ Mar 6 Nov 2018 - 21:47


The history of the world, my sweet
Is who gets eaten, and who gets to eat!


"C'était un accident."

Un étrange frémissement avait sorti Balthazar de son inertie en entendant Eulalie répéter ces mots. Quelque chose de désagréable compressait sa poitrine et y insufflait une insidieuse chaleur. Etait-il touché par son parti pris ?

Elle approuve. Elle accepte. Elle me... défend.

Il était partagé entre la reconnaissance et la répugnance. Les beaux sentiments qui auraient pu éclore de cette simple phrase se teintèrent de mépris au contact de sa noirceur profonde. Il les annihila tout à fait, leur donnant des coups de rasoir par la pensée.

Il n'opposa aucune résistance au fait de quitter le bar. Cet endroit était dépourvu de tout attrait. Et puis, le fait d'avoir manqué d'éventrer un homme ne lui avait procuré aucun plaisir particulier. Au contraire, il avait été frustré de ne pas atteindre le clown. Ce n'était pas distrayant de saigner quelqu'un par accident.

L'amazone avait passé son bras ensanglanté autour du sien, se moquant probablement des ciseaux qui risquaient de la blesser. Machinalement, Balthazar préféra les diriger vers le sol. Elle fit une remarque sur ces derniers. Craignait-elle véritablement qu'il s'empale dessus ? C'était une perspective réjouissante en comparaison de cette soirée mortelle à tous points de vue. Mais il aurait préféré donner un coup de ciseaux à quelqu'un d'autre.

L'oreille aux aguets et l'oeil scrutateur, il détaillait les ombres et les contours immobiles que les réverbères dévoilaient, à mesure qu'ils avançaient dans la rue. Il cherchait à retrouver Grand Sourire. Il avait l'impression de sentir sa présence tout près. L'atmosphère était oppressante. Une vague odeur de brûlé flottait dans l'air.

Eulalie posa une question à laquelle Balthazar pouvait fournir une réponse très claire, mais il avait l'impression que nul ne l'écouterait vraiment. Par dessus tout, il avait lui aussi une question primordiale : pourquoi la petite peste s'encombrait-elle de cet imbécile de Casquette ? Il tenait à peine debout et essayait de paraître aussi morne et dépressif que lui. Il lui accorda un bref regard dédaigneux. Pensait-il éveiller l'intérêt de l'amazone avec ce genre de comportement ? Il tiqua en prenant conscience qu'elle avait l'air plus préoccupée par lui. Forcément. C'était fatal. Le barbier se renfrogna davantage et leur tourna le dos. Au moins, cela avait le mérite de répondre concernant sa dernière question. Délit de fuite.

Bien qu'il aurait aimé donner un petit coup de ciseaux avant.

Plusieurs voitures de police s'était garées en toute hâte devant le bar, à l'autre bout de la rue, vite suivies par des ambulances. Les sirènes cessèrent de hurler au bout de quelques instants, et Balthazar entendit alors des exclamations paniquées. Bientôt, des gens les dépassèrent en courant et en continuant de crier. L'odeur de brûlé s'intensifia, alourdissant davantage l'atmosphère oppressante. Le barbier accéléra l'allure, levant ses gants-ciseaux de sorte à établir un périmètre entre la foule déchaînée et lui.

Du coin de l'oeil, il s'aperçut qu'Eulalie l'avait rejoint, toujours flanqué de son imbécile malheureux.

"Je pars chasser le clown."
maugréa-t-il entre ses dents. "Il est là. Je l'ai vu."

Il braqua son regard glacé dans le sien.

"Mais apparemment, tu préfères materner un idiot fini plutôt que de te joindre à moi."

Savourant sa réplique, il eut un rictus sardonique avant de prendre une cadence encore plus soutenue.

Un tressaut de souvenir flou et fané passa alors, tel un courant d'air dans son esprit : il se revit, tout petit, trottiner d'un pas allègre jusqu'à la table, une paire de ciseaux en main. Sa mère avait plaqué sa main sur sa bouche en le voyant faire.

"Benjamin, il ne faut pas courir avec des ciseaux. C'est très dangereux !"
lui avait-elle dit avec douceur tout en lui prenant l'objet des doigts. "Que voulais-tu faire avec ?"

L'enfant d'à peine quatre ans avait préféré rester silencieux, car il ne voulait pas révéler son secret. Sa mère avait attendu, puis par le chatouiller avant de le serrer contre elle.


Les rires s'évanouirent lentement à mesure que Balthazar clignait des yeux. Il n'aimait pas se rappeler des bons moments, car le retour à la réalité était d'autant plus difficile. Ce souvenir l'avait pris par surprise, alors qu'il courait pratiquement avec plusieurs paires de ciseaux en "mains". Le passé et le présent s'étaient superposés l'espace de quelques secondes. La majorité du temps, il faisait en sorte d'éviter ce genre de désagréments. Il anticipait, il fermait sa mémoire à double tour. Hélas, ce soir-là, l'équilibre fragile de son esprit était mis à rude épreuve.

Il ne comprit pas ce qui le poussa à se placer devant le colocataire d'Eulalie à l'instant précis où un homme déguisé en pingouin brandit un couteau dans sa direction. La lame traversa sa chair. Le sang éclaboussa une nouvelle fois ses vêtements noirs. Il vacilla et perdit l'équilibre. Il chuta dans un bruit métallique alors que ses ciseaux claquaient au sol. Il se redressa aussitôt, mû par l'instinct de vengeance envers ce foutu pingouin. Ce dernier avait été entraîné par la foule toujours plus hurlante et paniquée. Il ne le voyait plus.

"Mais quel abruti..."
soupira-t-il, en colère contre lui-même.

Il leva un regard mauvais en direction de Casquette. Il était devenu l'imbécile qui se prend un coup à la place d'un autre. Mais pire encore : par ce biais, il venait de lui sauver la vie. Un goût de bile envahit la bouche du barbier. Il avait envie de vomir.

Il éprouvait une vive douleur à son bras. Baissant les yeux, il observa l'entaille qui semblait lui adresser un sourire vermeil à travers le tissu déchiré. La plaie n'était pas profonde : le couteau n'avait fait que l'effleurer. Cela n'amoindrissait pas son sentiment de répulsion à l'idée d'avoir fait bouclier devant Casquette, mais au moins, il n'avait pas de surcroit à subir la honte de possiblement mourir sous ses yeux.

Très calmement, il appuya ses doigts contre la blessure, puis les leva pour les poser sur la main d'Eulalie. Il y laissa une traînée sanglante.

"On est identique."
déclara-t-il, les yeux levés vers elle dans un mélange d'agacement et de douceur.

Son regard dériva vers le bras blessé de l'amazone. Encore un coup du destin.

Et cette odeur de brûlé. Plus prononcée, presque suffocante. Pourtant, il ne semblait y avoir aucun incendie aux alentours.

"Oh monsieur T. c'est pas vrai !" fit une voix sincèrement préoccupée.

Il tressaillit alors que l'épouvantable odeur l'environnait. Il tourna la tête avec réticence. Une part de lui soupçonnait ce qu'il allait voir. Une femme brûlée, vêtue d'une robe noircie en lambeaux (dont les cerceaux de la crinoline étaient apparents), était agenouillée près de lui. Sa tignasse infâme n'avait curieusement pas été détruite par le feu comme le reste de son corps. Sa peau suintait. Elle charriait une effroyable odeur de cochon grillé et de putréfaction. Ces relents rappelèrent au barbier un autre souvenir, le tout dernier datant d'avant la Malédiction. La femme le regardait avec un mélange de dévotion, d'incompréhension et de chagrin.

"Nous aurions été si heureux au bord de la mer..."
murmura-t-elle en cherchant à lui caresser la joue.

Sans aucun état d'âme, Balthazar donna un coup de ciseaux au niveau de son cou, mais il ne rencontra que du vent. Mrs. Lovett se volatilisa, ses orbites sombres flottant dans le vide plus longtemps que le reste. Le visage du barbier était crispé en une grimace de haine profonde.

"Rien n'est réel." conclut-il juste après à contrecoeur, sans regarder Eulalie, car il ne voulait pas reconnaître qu'elle avait raison.

Devait-il se sentir soulagé pour autant ? Après tout, Grand Sourire aurait pu choisir ce moment pour réapparaître et se fondre dans la masse...
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________________________________________ Mer 7 Nov 2018 - 17:41

“ BOUYAAAA...”






Tout ne fut qu’un amas de chaos, de visions et de bruits étranges tout autour de lui. Se laissant porter par la foule son regard était vide. Ce qu’il voyait semblait flou, irréel et sans couleurs. Les sirènes des secours et de la police s’agitaient en fond comme un vieil écho. Un bruit assourdissant l’empêcha de reprendre conscience. April. April ? Où était-elle ? La cherchant des yeux, Michel-Ange ne la trouva pas. A la place, le visage d’Eulalie lui faisait face. Elle semblait lui parler sans qu’il n’y comprenne rien. Ballotter par la foule, ses lèvres bougeaient de façon énergiques. C’était de l’énervement ? De la surprise ? Ses émotions commençaient à l’envahir de manière trop forte. La tristesse.

Monde des Contes, New York.
Un homme se tenait dans une ruelle de New York. A ses pieds, une autre personne se tenait, au milieu d’une flaque de sang. Debout, il avait dans la main April. La tenant par le coup, il observait les Tortues d’un air supérieur et déclara d’une voix ferme.

« C’est la fin pour elle. Monstres. »


Son bras armé de lame transperça le corps de la jeune femme, et elle tomba aux pieds de Schreider comme une poupée de chiffon dans un dernier cri sourd. La tortue Orange s’élança sans réfléchir, malgré les jurons de ses trois autres frères.

« Mikey non ! »

Puis ce fut une danse. Une danse macabre, terrible, de coups, de parades, d’esquives. Schreider se battait bien, mais pas assez bien pour quatre tortues. Finalement, l’impensable se produisit ; Michel-Ange, la plus gentille, la plus drôle, et la moins guerrière des quatre arriva à passer ses jambes sur les épaules du meurtrier. D’un sang froid sang limite, ses mains saisir ses deux tempes. Demi-tour des cervicales, craquement de mort. L’Orange ne souriait plus du tout. Tombant sous le poids du corps de Schreider, Michel-Ange roula et accouru vers April. Ses trois doigts épais et verdâtres la saisirent avec délicatesse.

« April ! Allez April réveille toi ! »


Une main, comme la sienne saisit sa carapace.

« Mikey, c’est fini… Viens… On doit partir… Il va faire jour… Laisse là. »

Mais il ne la quitta pas, des larmes coulèrent sur ses joues vertes et il quitta son masque orange. Le posant avec délicatesse sur le coeur d’April, il sentit deux mains puissantes l’enlever vers l’arrière. Puis plus rien.


Une lame s’éleva au clair, mais Michel-Ange l’observa arriver vers lui sans bouger. C’était trop tard, il ne l’avait pas vu venir. Fermant les yeux pour accepter sa destinée, il ne bougea pas, paralysé. C’était mieux ainsi, il rejoindrait April. Mais la lame froide n’entra jamais en contact avec sa peau. Il sentit à la place le corps de Balthazar se lover devant lui à sa place. Réouvrant les yeux, par réflexe, il le saisit par les épaules et le fixa en ouvrant la bouche. Il lui avait… Sauver la vie ? La gorge sèche, une boule se forma au fond de bouche. Ses mains tremblèrent, puis son corps à nouveau tout entier. Alors, comme une voix lointaine, venu d’outre tombe, il l’entendit résonnait dans sa tête…

Génome du guerrier, activé.


Un éclair jaune passa dans la rétine de Michel-Ange, aussitôt, il poussa Balthazar et s’élança dans la foule à la poursuite du Pingouin. Courant bien plus vite qu’un homme normal, il glissa au sol les jambes en avant, et dans un tacle au niveau du genou, le Pingouin s’écroula. Passant dessus lui dans un mouvement maîtrisé, ses deux bras s’enroulèrent autour de son épaule armée, et un « CRAC » sonore se fit entendre. Se dégageant, il se releva d’un seul bond. Pliant les genoux, il sauta alors dans un bond de deux mètres pour atterrir sur les épaules d’un autre agresseurs. L’homme chuta en avant, et dans un geste sec, le poing de Michel-Ange frappa sa nuque pour l’assommer. Sentant un danger vibrer derrière lui, il effectua un parfait coup de pied circulaire pour faucher un autre adversaire et le marteler de coups de poings au niveau du torse avec des mouvements parfaits du style de la Tortue.
Redressant son corps, il se baissa d’un mouvement instinctif pour éviter une attaque et ouvrant les paumes, il percuta un autre adversaire au niveau du plexus solaire. Finalement, la mêlée le ramena vers Balthazar et Eulalie. Sentant l’Amazone dans son dos, il plaça ses mains en posture de garde devant lui. Un sourire un coin se dessina sur son visage et tourna légèrement la tête, il déclara d’un air hautain qui n’était là que lorsque son mutagène s’activait de manière aussi forte :

« Alors Lalie, prête pour en découdre un peu plus ? »


Un homme armé d’un marteau fendit l’air. Mais l’avant bras de Michel-Ange fut plus rapide et il plaça sa paume au niveau du coude, et un autre « CRAC » se fit entendre. L’homme tomba en hurlant à la mort.

« Merci la Gravouille ! Finalement, y’a p’t’être un peu de gentillesse au fond d’toi ! Tu sais à qui tu m’fais penser ? A Sherlock Holmes ! »


Son regard fut alors attirer ailleurs. Sortant du bar à une vitesse folle, un Ange passa devant eux avec deux personnes dans les bras. Les déposant auprès des secours, il se téléporta avant de dire d’un air paniqué en se tournant vers le bar :

« Hé Apo ! Faut pas qu’tu brûles mon pote ! »
 






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T'es plutôt mignon, dans ton genre!


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________________________________________ Lun 12 Nov 2018 - 11:18


Welcome to the devil's playground
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« Il faut que tu désinfectes. »

Nous n'étions pas complètement identiques. Ma blessure se refermerait rapidement, tandis que la sienne sur laquelle mes yeux restaient rivés serait plus longue à disparaître. Je la savais sans gravité, mais je n'arrivais pas à m'empêcher d'en être... irritée. Pas contre lui. Contre ce pingouin. Michel-Ange avait été réactif et c'était sans doute mieux pour cet individu qui était sorti de nulle part. Après l'étonnement, je n'avais plus ressenti que de la colère. Dans un premier temps, je trouvais impensable que quiconque cherche à s'en prendre à mon ami – je le savais résistant et doué en combat, mais je ne supportais pas qu'on le choisisse comme cible. Et dans un second, le fait que ce soit Balthazar qui en ait finalement été victime m'avait fait frémir dans un mélange d'inquiétude et de rage certainement disproportionnée. Cet inconnu n'avait fait que l'effleurer comparé à l'étranglement que je lui avais déjà infligé. C'était quand même... différent. Quand je le blessais, c'était toujours justifié. Je crois.

« On doit trouver une pharmacie. »

Les ambulances n'étaient pas loin, sinon. C'était exagéré, il n'avait pas besoin de ça. Et il ne le voudrait pas. Je n'allais pas le ramener à l'hôpital si il ne le souhaitait pas. Mes poings serrés se détendaient peu à peu tandis que je tournais la tête un instant pour observer l'homme tortue reprendre ses esprits. Il allait mieux, alors ? Il en donnait l'impression. Je ne comprenais rien. Il agissait bizarrement, et Balthazar l'avait... protégé. C'était encore plus déstabilisant. Pourquoi ? Ils n'étaient pas amis, non ? Je ne voyais pas ce qui le justifiait. Il ne possédait pas un instinct de défenseur né. Est-ce que je devais le remercier ? Il le prendrait mal. Probablement. C'était un psychopathe. Les psychopathes ne sauvent pas les gens ou n'ont pas envie d'être reconnus pour ça. Je le dévisageais, à la recherche d'une quelconque explication visible. Je n'en savais rien à vrai dire. Si il y avait bien une chose de réelle, c'était que j'ignorais encore beaucoup de choses à son sujet.

« Comment est-ce que tu fais ? » prononçais-je avec une incertitude marquée, ne pouvant faire abstraction de ma déroute. « Quoi que tu fasses, tu es toujours si... »

Je ne savais pas quel mot utiliser. Etrange ? Troublant ? Curieux ? Indéchiffrable ? Je me mordais les lèvres, consciente que j'étais trop insistante à le scruter de la sorte. Fascinant. C'était ce qui convenait peu importe la situation. Intriguant. Captivant. Attirant. J'avais l'impression que mes incertitudes étaient voilées par une sorte d'exaltation naissante à mesure que je le contemplais.

« Dans un autre contexte, j'aurais probablement déjà chercher à t'arracher ton costume. » énonçais-je distraitement, ma tête se penchant quelque peu sur le côté.

Ce n'était pas une supposition, davantage une certitude. Une provocation. Je savais qu'il n'aimait pas ça, mais je trouvais que c'était amusant. Un sourire étira mes lèvres un instant avant que je ne lui tourne le dos. D'une certaine manière, ça me permettait de ne pas m'attarder plus longuement sur les autres sentiments qui pouvaient m'habiter. Ce n'était pas le moment.

« Alors Lalie, prête pour en découdre un peu plus ? »

J'ouvrais la bouche face à l'homme que mon ami venait de mettre à terre et fronçais les sourcils à l'insinuation qu'il fit à la suite. Il avait subit un regain d'énergie qui ne me surprenait plus, maintenant que je le connaissais bien. En tout cas, il avait récupéré, j'en étais à présent persuadée.

« Pourquoi est-ce que tu mêles Sherlock à tout ça ? Ce n'est pas le centre du monde... » marmonnais-je, véritablement excédée par son admiration sans bornes pour cet être détestable.

Je secouais la tête, ne voulant même pas apporter plus d'intérêt à cette comparaison douteuse. J'imaginais que cela pouvait être considéré comme un compliment venant de mon ami, mais je le trouvais des plus déplacés. Ce n'était pas quelque chose qui m'aurait personnellement flattée, au contraire.

Je me fichais de l'agitation et des personnes qui s'emballaient sans que je ne comprenne pourquoi aux alentours. Il s'agissait de Storybrooke, il ne fallait pas chercher plus loin. Des dieux étaient déjà en train de se charger de limiter les dégâts et ils se débrouillaient à merveille. Ils étaient davantage habitués à ce genre de débordement. Mais j'étais partagée, puisque je ne pouvais pas nier avoir envie de défendre ceux qui se faisaient attaquer. C'était... dans ma nature, certainement.

« C'est quoi ce bordel ? »

Je tournais la tête pour voir un Basile aussi choqué qu'indécis venant tout juste d'apparaître à nos côtés. Il étudia l'environnement seulement quelques secondes, avant de joindre ses mains et de faire craquer sa nuque comme il le faisait quand il voulait se montrer qui était le plus fort de nous deux.

« On a été appelé par le Chef pour aider. » annonça-t-il sans que je ne lui ai rien demandé, avec une certaine fierté. « Tu vas bien ? T'es pas blessée ? Enfin pas plus que tout à l'heure ? Je t'interdis de toucher à qui que ce soit ! Tu risques de décapiter quelqu'un ou de te faire mal. Je te la pique pour pas que tu t'en serve tiens ! Rentrez chez vous, on gère la situation. »

Je n'eus pas le temps de protester qu'il avait déjà attrapé mon épée pour se téléporter plus loin, allant aider une jeune femme en détresse avec son sourire adorable et son air aimable habituel. Ça ne pouvait pas lui faire de mal de se défouler. Il arrêterait peut-être de s'énerver sur moi après ça. Je soupirais, ayant au moins pris ma décision quant au comportement à adopter grâce à cette intervention.

« Je reste avec lui. » affirmais-je avec assurance en désignant Balthazar d'un signe de la tête. « Si toi tu veux t'amuser à faire crier d'autres personnes de douleur, c'est ton choix. »

Je ne voulais pas le « materner ». Je n'étais pas certaine de la signification que ce mot avait, je savais simplement que j'en étais vexée et je n'avais pas besoin de plus. Protéger Michel-Ange ne servait de toute façon à rien, il était trop agité maintenant qu'il était lancé. Il n'avait pas besoin de moi. Balthazar non plus. Je pouvais rester toute seule, aussi.

« Ta tâche est achevée. »

Je me retournais vivement, les sourcils froncés. C'était étrange d'entendre cette phrase être prononcée par une amazone que j'avais vu mourir après avoir entendu ces mêmes mots. Je n'aimais pas ça, je n'aimais pas les entendre, ils auraient pu me faire fair des cauchemars en vérité, si j'avais été capable de dormir comme n'importe qui d'autre. Je n'aimais pas non plus la manière dont elle me fixait. Son regard était trop vide. Je déglutissais péniblement avant d'attraper le bras épargné du barbier.

« On va chasser du Clown. Ou autre chose. N'importe quoi. Après la pharmacie. »

Il ne servait à rien de vouloir retourner dans ce bar, mais je devais m'occuper, chercher à garder un plan d'action étant une façon comme une autre de garder le contrôle sur ce qui se passait. Ou sur ce que je faisais. Je n'appréciais pas la tournure que prenait les événements.

« On devrait aller voir... au banc. Je ne pense pas qu'Il soit revenu, je l'aurai vu, mais... on ne sait jamais. Par sécurité, il faut vérifier. Et si il est là, on appellera... Non, on appellera personne. Elliot ne sert à rien, les autres non plus, on se débrouillera. »

J'étais persuadée que Grand Sourire n'était pas là. Je n'aurai certainement pas été aussi sûre si le contraire avait été vérifié. Dans le pire des scénarios, je pouvais faire appel à Hypérion. Même si je voulais me passer de son aide autant que possible. Je pouvais très bien m'en sortir sans son soutien. J'étais indépendante. Totalement.

Je n'avais pas arrêté de marcher d'un rythme soutenu, satisfaite de voir que la pharmacie du coin de la rue était toujours ouverte. L'enseigne lumineuse grésillait et un groupe de trois enfants se trouvaient agenouillés devant. Ce n'était pas un endroit pour eux. Sauf si ils cherchaient des médicaments, évidemment.

« … pourquoi t'as pas de steak là-dedans ? Sérieux le réglisse ça me donne la nausée... »

Je tournais à peine la tête, réalisant que parmi le trio, il y avait en réalité une personne adulte accroupie entre deux, qui vidait avec application et acharnement les seaux en forme de citrouille posés entre eux.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? T'as jamais vu personne faire du racket ? »

La jeune femme avait relevé sa tête dans ma direction et son agressivité me fit me tendre immédiatement. Pourquoi est-ce qu'elle me parlait comme ça ? Qu'est-ce que j'avais bien pu lui faire ? Je ne faisais que faire preuve d'une curiosité certes déplacée mais totalement... naturelle. Je crois.

« Si t'as pas de saucisson dégage petite Wonder-Woman au rabais. »

Je fronçais les sourcils et décidais de l'ignorer. Elle pouvait attendre, j'avais plus important à faire pour l'instant.

« Attends par contre je veux bien garder ton mec ! »

Comment ? Qui ça ? Le garder ? Je me stoppais immédiatement, intriguée et... agacée.

« Il me rappelle un pirate que j'ai connu, il a un truc dans le regard. Pas beaucoup de muscles mais il a l'air féroce, je l'aime déjà. »

J'avais déjà relâché le bras de Balthazar pour me retourner complètement en direction de cette étrangère. Elle s'était relevée en gardant un seau serré contre elle, dévisageant de haut en bas le barbier d'une façon que je considérais comme totalement inconvenante. Elle donnait l'impression de vouloir littéralement le dévorer. Je ressentais une étrange chaleur dérangeante s'emparer de mon corps. Quelque chose de désagréable.

« C'est quoi ton petit nom ? Je peux t'appeler Edward ? Comme dans Twilight. Sauf que je supporte pas les végétariens. Encore moins les vegan. J'espère que t'aimes la viande. Avec tes ciseaux on pourrait se faire un de ces repas ! Bon pas eux hein, je les préfère entre quinze et vingt ans, là il y a pas assez de bouffe. »

Le regard plein de dédain de la blonde sur les enfants les terrorisaient complètement et je les voyais trembler sous leurs costumes respectifs de cow-boy et d'indien. Qu'est-ce qu'elle racontait ? Elle comptait vraiment les... manger ?

« J'aime beaucoup ton chapeau. » lançais-je à l'un des gamins avec un sourire crispé, ayant l'impression de l'effrayer encore davantage. « Retournez avec vos parents. Je vais m'occuper de cette méchante personne. »

« Hey oh, la méchante personne elle est juste là et déjà je suis pas méchante, ok ? J'ai juste super faim. De toute façon je t'ai rien demandé à toi, t'es trop frêle, c'est lui qui m'intéresse ! »

Les deux enfants avaient déjà déguerpis en courant sur leurs petites jambes d'un air affolé et je ne lâchais plus cette femme du regard. Je pouvais l'étouffer avec les réglisses qu'elle n'aimait pas. Ou la rendre aveugle pour qu'elle arrête de le fixer comme du gibier. Ou lui couper les bras pour qu'elle ne se mette pas à tenter de le toucher comme elle le faisait. J'avais attrapé sa main avant qu'elle n'atteigne le bras du barbier, serrant sans doute trop fort son poignet.

« Je veux la tuer elle. » affirmais-je subitement avec une rage évidente.

Elle me semblait être un entraînement idéal. Elle éveillait en moi l'envie nécessaire pour commettre un meurtre. Ou la jalousie. Peut-être les deux. Ça se mélangeait.

« Fais gaffe je marque super vite, je vais avoir un bleu après ! »

Je la détestais, c'était suffisant comme motif. Et elle avait été cruelle avec des enfants. Michel-Ange approuverait. Non ?
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________________________________________ Mer 14 Nov 2018 - 16:05


Take an angel by the wings
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Balthazar aurait voulu mettre de la distance entre toute cette soirée et lui. Casquette avait pris des idées de grandeur en s'attaquant à son agresseur et Eulalie, de son côté, avait entraîné le barbier loin de la foule, en quête d'une pharmacie. Il ne comprenait pas qu'elle se montre aussi attentionnée avec lui. Une guerrière comme elle qui nourrit des inquiétudes au sujet d'un assassin. La petite peste n'avait aucune logique. Hélas, il avait cerné depuis longtemps l'origine de son attachement. Il avait tenté par bien des moyens de s'éloigner, de lui rendre sa liberté, mais elle revenait toujours vers lui. Peut-être se sentait-elle libre dans la prison de sa passion ? Pour lui, ce n'était qu'une cage de plus contre laquelle il blessait son âme en lambeaux. Par moments, comme cette nuit-là, il éprouvait tant de lassitude qu'il ne cherchait même plus à s'évader. Peut-être était-ce agréable, d'une certaine façon, de se sentir... cajolé ? Il frémit à cette simple pensée et brusquement, voulut éloigner son bras de celui d'Eulalie, mais l'amazone possédait une sacrée poigne.

Elle semblait perturbée, elle aussi. Avait-elle vu des revenants ? Avait-elle déjà perdu des êtres chers pour qu'ils viennent la hanter ? C'était peu probable. Il l'observa du coin de l'oeil dans un silence songeur. Par moments, il la jugeait trop hâtivement. Après tout, il était bien placé pour savoir qu'il ne faut pas forcément être vieux pour perdre quelqu'un.

Elle suggéra de se rendre au banc, là où Grand Sourire avait créé un passage la première fois, et il estima qu'il serait mieux de zapper la pharmacie. C'était sans compter l'entêtement de l'amazone. Elle ne se stoppa qu'une fois devant l'enseigne, arrêtée dans son élan par une fille blonde dont le visage était peint en squelette, et deux enfants apeurés qui détalèrent très vite. Cette dernière avait jeté son dévolu sur Balthazar qui se contenta de l'observer d'un oeil morne. La flatterie n'avait aucun impact sur lui. Il savait que son costume était très réussi, il avait passé des heures à le rendre parfait, et de toute évidence, la sauvageonne regardait au-delà. Elle voyait seulement l'homme et il estimait qu'il n'avait aucun attrait particulier.

Il faillit préciser que son déguisement était justement celui d'Edward aux Mains d'Argent, mais l'idiote prononça le mot Twilight qui ne lui évoqua rien du tout. Elle ne possédait pas les mêmes références, ce qui le conforta dans l'idée qu'elle était inintéressante. Même l'éclat de folie meurtrière qu'elle avait au fond des yeux ne l'intrigua pas.

"Je veux la tuer elle."

En revanche, ces paroles attirèrent immédiatement l'attention du barbier. Il posa un regard accru sur Eulalie alors qu'elle malmenait le poignet de la décérébrée devant eux. Elle venait d'empêcher cette dernière de le toucher. Réaction prévisible. Il détailla l'amazone un long moment avant de déclarer dans un soupir teinté d'agacement :

"Tes motivations ne sont pas suffisantes."

Il ajouta avec un mépris évident :

"Quand on veut tuer, on n'attend pas d'approbation."

Le meurtre ne doit pas être animé uniquement par la colère. Il doit prendre le temps de mûrir, se préméditer, se laisser désirer. La pulsion n'est véritablement assouvie que si le crime est parfait.

Il fixa Eulalie tandis qu'il pensait ces mots, mais il ne les prononça pas. A la place, il se contenta de dire avec une moue presque écoeurée :

"Tu es ridicule."

Puis, il se détourna d'elle. Allait-elle tordre le cou de l'idiote déguisée en squelette pour lui prouver quelque chose ? Il avait tout fait pour l'en dissuader, en tous cas. Il ne souhaitait pas être mêlé à cette histoire. Eulalie était animée uniquement par la jalousie. Ce n'était pas suffisant pour tuer. Certains avaient sans doute commis des crimes pour moins que ça, mais ce n'était pas des gens dignes d'intérêt. Le meurtre se doit d'avoir une dimension artistique, sans cela on ne vaut guère mieux que les animaux qui s'entretuent.

Balthazar marchait d'un pas vif dans l'air glacé de la nuit. Il frissonnait par moments, lorsque le vent passait à travers les interstices de son vêtement en cuir. Il s'en moquait.

Au bout de quelques instants, il atteignit la rue tant convoîtée et aperçut le banc en métal gris, tristement célèbre depuis noël dernier. Il connaissait le chemin par coeur, cela pour la raison qu'il venait tout d'abord chaque jour poser une bougie blanche dessus, et se recueillir pendant une minute. Au fil des mois, il ne venait plus qu'une fois par semaine. Régulièrement, il changeait la bougie dès qu'elle était abîmée par les intempéries. A chaque fois qu'il l'allumait, il avait une pensée pour Penny Wise, la fillette prisonnière dans le Monde Noir.

Cette fois encore, il sortit son briquet et embrasa la mèche de la bougie. Elle mit un certain temps à s'enflammer en raison de l'humidité. Elle brilla d'un faible éclat dans la rue déserte et enténébrée. Balthazar observa la lumière vacillante tout en remettant ses gants-ciseaux.

"Dans le fond, tu sais que Penny, ce n'est pas moi."

La voix était douce, feutrée, à peine plus haute qu'un murmure. Elle émanait d'une jeune fille blonde assise juste à côté de la bougie. Elle était vêtue d'une jolie robe blanche, mélange de chemise de nuit évanescente et de linceul. Ses longs cheveux blonds tombaient en boucles lourdes sur ses épaules, et ses yeux d'un bleu saisissant était rehaussé de longs cils.

Balthazar se crispa. Son regard fut automatiquement attiré vers elle. C'était sans nul doute l'apparition la plus douloureuse qui lui avait été donné de voir. Cette effroyable nuit d'Halloween aurait-elle une fin ?

"C'est ainsi que tu m'imagines." poursuivit-elle d'une voix neutre, presque indifférente. "Dans ton esprit, je suis pâle et blonde comme elle."

And are you beautiful and pale
With yellow hair like her?
songea-t-il dans un sursaut douloureux.

"I'd want you beautiful and pale
The way I've dreamed you were
Johanna..."
murmura-t-il, l'air absent et accablé.

"Pourquoi n'as-tu pas rêvé plus loin ?"
demanda-t-elle brusquement.

Jusqu'à présent, la jeune fille avait été aussi immobile qu'une poupée de porcelaine, son teint de lait effleuré par la lune. Elle s'anima soudainement, se contentant de tourner la tête vers le barbier pour l'observer avec un profond désespoir.

"Pourquoi n'as-tu pas cherché à me connaître ? Pourquoi as-tu choisi la facilité ?"

Sa voix était empreinte d'amertume. Balthazar se sentait désarmé. Il ne savait que répondre. Aucun mot ne pouvait justifier ce qu'il avait fait.

"Tu avais le choix de venir vers moi, de me reprendre au juge Turpin, mais tu as préféré fomenter ta vengeance. As-tu imaginé ce qu'aurait pu être ta vie, notre vie, si tu avais agi différemment ?"

Il savait que ce n'était pas vraiment Johanna. Il s'agissait seulement d'un esprit malin qui se servait de ses doutes et de ses amers regrets pour tenter de l'atteindre. L'illusion était parfaite, mais le fantôme n'obtiendrait rien de lui. Que peut-on obtenir d'un coeur mort ?

"Nous aurions pu être ensemble. Mais ça ne te suffisait pas. Je ne te suffisais pas. Admets-le."

Il déglutit, la gorge oppressée par un mélange de rage et de culpabilité. Ses poings se serrèrent et les lames claquèrent nerveusement dans l'air.

Ce n'était pas vrai. Il n'avait pas eu le choix. Il avait fallu qu'il tue pour obtenir justice. Ensuite, il avait prévu de récupérer sa fille, quand tout serait fini. Hélas, rien ne s'était déroulé comme prévu. Etait-ce vraiment la vérité ? Ou se mentait-il à lui-même ? Il avait l'impression que tout ceci n'était que de vaines excuses. Un tissu de mensonges.

Johanna se volatilisa alors que le vent se levait de nouveau. La flamme de la bougie vacilla, menaçant de s'éteindre. A cet instant, Balthazar s'aperçut qu'une larme roulait sur sa joue. Il voulut l'essuyer mais se souvenant qu'il tenait des ciseaux, se ravisa. Désormais, la blessure à son bras n'était qu'une douleur secondaire. Il ravala son chagrin, fermant les yeux à s'en fendre les paupières. Il était inutile de pleurer celle qu'il avait perdue à jamais.
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