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Isaac Ormebrun


« Si on schtroumpfait ? »


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________________________________________ Mar 23 Oct - 16:39

“On va couper le courant, leur voler leurs porte-feuilles, leurs téléphones, et leurs sous-vêtements. On va bien rigoler.”






« C’est fou ce qu’on est mal assis dans cette voiture Ernest. »


A l’arrière de son dernier achat compulsif, Isaac se dandinait sur la banquette arrière. Visiblement cette voiture n’avait pas été conçue pour les passagers arrières. Il aurait du monter devant. C’était toujours moins classe quand on avait un chauffeur, mais c’était quand même plus confortable. Ajustant les manches de son costume Charlie Mordecai, Isaac se regarda dans le rétroviseur.

« Ernest, nous arrivons mon ami ! Mettez votre casque. »


Ernest soupira au volant de la voiture alors qu’il la garait devant l’allée du Phantom.

« Suis-je obligé de venir, monsieur ? »


Isaac passa la tête entre les deux fauteuils comme un enfant et fixa le majordome qui l’avait éduqué dans les yeux, tout en lui plaçant le casque de Godefroy le Hardi sur la tête.

« Bien évidemment. Vous êtes mon invité. Jouer à la Belote en ligne, ca vous occupe un moment. Mais après vous vous ennuierez. Puis vous êtes avec moi. On va s’éclater. On va voler des porte-feuille et des téléphones, comme à la vieille époque ! Juste pour le plaisir de voir les gens pleurer et dire « J’ai perdu ma viiiiie ». Ils sont devenus tellement matérialistes… Attention de pas rayer la voiture. »


Ernest roula des yeux. Descendant du véhicule dans un bruit de ferraille, il ouvrit la porte avec peine pour laisser sortir son patron. S’étirant comme un chat, Isaac sourit en coin et regarda Ernest.

« J’espère que Sherlock Holmes sera là. Juste pour le mettre mal à l’aise. Je le regarderai, du genre je prépare un mauvais coup. Alors que pas du tout. J’en ai pas envie. Ca sera juste pour l’emmerder. »


Ernest réajusta le costume d’Isaac par réflexe et referma la porte de la voiture. Finalement, il déclara d’un ton enjoué lui aussi.

« Vous savez très bien qu’il ne viendra pas. Et vous en êtes le responsable. Pourquoi le faire souffrir ? Je pense déjà qu’il souffre beaucoup du meurtre de votre mère et... »


Cette fois-ci, Isaac ne riait plus. Ses yeux étaient perçant et son regard de braise. Son sourire était tombé de son visage et il se contenta de répondre :

« Auriez-vous acquis de la compassion pour cet homme, Ernest ? Il a détruit ma vie, je détruirai la sienne. »


Sans se débiner, Ernest qui visiblement n’avait pas envie de venir à la fête et était même prêt à se faire virer pour ça répliqua :

« Très mature. Comme toujours Monsieur. »


Pour toute réponse, Isaac le poussa. Ce dernier vacilla légèrement, puis lui mit un grand coup de bouclier dans les cotes. Sous l’effet du choc, Isaac fut projeter sur la voiture, la tête contre le toit. Eclatant de rire comme un dément, Arsène Lupin pivota.

« Vous êtes punis pour ça. Vous m’accompagnerez du début à la fin de la petite sauterie. Vieux débris. »


Il vit dans l’ombre des réverbères Ernest se mettre à sourire en coin. Visiblement, il n’était pas du tout impressionné. C’était normal, il l’avait presque élevé et vu grandir.

« Vous vieillissez surtout. D’habitude, quand je vous attaque sur votre flanc gauche vous devez... »


Isaac leva la main tout en avançant vers le Phantom. Beaucoup de gens, et visiblement de nombreux couples arrivaient en même temps qu’eux.

« Silence Ernest ! Votre costume attire déjà l’attention ! »


Ce dernier roula des yeux et ne répondit pas. D’ailleurs on entendait que lui et le bruit de son armure. Satisfait de l’avoir obligé à se vêtir comme ça, Isaac regarda soudainement autour de lui d’un air effaré.

« Il fallait venir en couple ! Y’a pleins de couples ! »


Ernest resta droit comme un I et le fixa sans bouger d’un poil avec sa classe et son tact légendaire.

« Et bien, nous dirons simplement que pour ce soir, nous sommes un couple Monsieur. »


Isaac pivota encore vers lui. Il le cherchait ou quoi ?

« Non, vous vous êtes mon employé ! Et tenez vous un peu, vous êtes courbé ! Non non non ! Il me faut une fille. Une femme. Une vieille. N’importe laquelle. N’importe qui. Isaac Ormebrun vient toujours aux fêtes avec les plus belles femmes de la planète. Vous n’en faites pas parti Ernest. Celle là, là bas ! Celle qui fume ! Elle fera l’affaire ! »


Ernest tourna la tête lentement et haussa les sourcils comme un gentleman.

« Sauf votre respect monsieur, elle a l’air d’être tout sauf une femme facile, gentille, et docile. Moi, elle me fait peur. »


Isaac ne l’écouta pas et s’avança vers elle d’un pas plein d’entrain. Visiblement, vu le regard plein de dédain qu’elle lui lança en le regardant de haut en bas, Isaac estima qu’Ernest avait raison, une fois de plus. D’ailleurs, cet imbécile les suivaient dans un bruit métalique. Se retournant avec colère, il déclara :

« Retournez à la voiture ! Ou mieux tiens. Je veux rentrer en cheval. Trouvez moi deux chevaux. Cette voiture est trop naze. Elle fait mal aux fesses. Je veux deux purs sangs arabes avant minuit. Et des vrais. Pas des citrouilles qui sont transformés par une sorcière Ernest. Dépêchez vous. Vous me fatiguez ! »


Finalement Ernest se mit à sourire. Cet imbécile avait gagné. Godefroy le Hardi ne viendrait pas à la fête.

« A vos ordres, monsieur ! »


Et il s’en alla en trottinant très vite, malgré son âge, en quête de chevaux.

« Vous. » dit-il en pointant Mary du doigt. « Vous venez avec moi. Je vous aime déjà. Votre façon de regarder les gens, de les juger, de rouler des yeux, j’adore. On passe la soirée ensemble. Ou sinon je hurle au viole. Méfiez vous, j’ai de bons avocats. J’ai déjà gagné 7 procès comme ça. Vous êtes canon. Femme fatale, avec un brin de nonchalance et de je m’en foutisme parfait. »

Arrivant à sa hauteur, il sortit une cigarette et l’alluma d’un seul geste, grâce à une allumette cachée dans sa manche. Des jours d’entraînements pour paraître aussi classe.

« Je m’appelle Isaac Ormebrun. Je suis professeur d’Arts à l’Université. Mais ça on s’en fout. Je suis riche. Très riche. Vous êtes vénale ? Vous n’avez pas trop l’air vénale, c’est dommage. Ca aurait rajouté du charme. Bref. Même si vous ne voulez pas passer la soirée avec moi, je la passe avec vous. A partir de maintenant, je vous suis partout. Et je vous ramène à cheval. C’est classe non ? Ne vous inquiétez pas pour Ernest, il courra à côté de nous. C’est mon Majordome. Il l’a bien mérité. Vous vous appelez comment ? »


Certaines rumeurs disaient qu’Eulalie parlait beaucoup. D’autres parlaient d’un certain Jack Sparrow, comme le plus bavard de tout les temps. Mais Isaac Ormebrun… C’était d’un autre niveau.



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Mary Bates


« Mangez 5 fruits
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________________________________________ Ven 26 Oct - 17:01


It's a full moon tonight
& that's when all the weirdo's are out.


Le soir d'Halloween avait été pendant un long moment de son existence son unique instant de liberté. Lorsque l'on se retrouve prise au piège dans une sorte d'au-delà inatteignable par le commun des mortels, il faut savoir se montrer patient pour profiter du seul moment de l'année où les morts se mêlent aux vivants – du moins avant que sa légende ne voit le jour et que des imbéciles se mettent à volontairement l'appeler à eux. Elle ne se rappelait que vaguement de ces moments mais ils se faisaient plus précis à cette période de l'année. Elle arrivait étrangement à trouver le sommeil avec plus de facilités également, mais seulement pour faire davantage de cauchemars dont elle ne se souvenait jamais. Elle supposait que lorsque l'on avait vécu comme elle l'avait fait, le repos, le véritable quiétude et accalmie, n'était pas un plaisir aisément accordé. Voir qu'elle ne pourrait jamais l'atteindre à nouveau.

Profusion de cocktails étaient proposés à ce bar en cette soirée. Elle connaissait l'endroit, savait qu'il était intriguant et surtout plein de promesses. Elle n'avait pas hésité une seule seconde à s'y rendre, simplement dans l'optique d'observer. Etre entourée d'autant de personnes dont les peurs profondes ressortaient le 31 octobre avait quelque chose de relaxant, assez pour lui faire oublier ses propres angoisses, et c'était tout ce qu'elle demandait. Mary ne s'était pas lancé tentée par le Zombie, le Faucheur, ni l'Arracheur de Dents. Elle restait dans sobriété – et la familiarité – en ayant opté pour le Bloody Mary qu'elle connaissait mieux que personne.

« Vraiment Mademoiselle c'est pas que je veux être rabat-joie mais ce serait bien si vous pouviez aller dehors, vous voyez... »

Elle devait être à son troisième verre, accoudée au comptoir avec une cigarette qu'on lui avait demandé à six reprises exactement d'éteindre. La technique changeait apparemment pour la « mise à la porte » maintenant. C'était interdit, soit-disant, dans les lieux publics. Pourtant avec la brume artificielle qu'ils avaient installé aux quatre coins de la salle, la fumée ne se remarquait même pas.

« En plus c'était déguisé la soirée et vous êtes... bah... »

Apportez-moi un miroir et je vous montrerai mon déguisement. se retint-elle de justesse de répliquer, en levant les yeux au ciel. C'était un réflexe quand elle se trouvait face à des idiots.

« C'est ça mon déguisement. » se contenta-t-elle de prononcer à la place, en se désignant sobrement. « Je suis un fou criminel. Il ressemble à n'importe qui. »

L'homme afficha un « o » de sa bouche, avant qu'elle ne s'élargisse d'un grand sourire et qu'il ne la gratifie d'un clin d'oeil entendu. Elle soupira en toute discrétion et il la laissa enfin tranquille. Elle savait que les répliques de film fonctionnaient toujours, surtout que celle-ci était de circonstance. Elle n'avait pas cédé à la lubie incompréhensible des costumes – elle qui ne supportait pas les menteurs et les faux-semblants était plus que dérangée par une telle coutume. Elle avait simplement adopté une teinte de cheveux plus sombre afin d'être plus discrète, tout comme sa tenue était des plus sinistre. C'était suffisant. Et ça lui correspondait.

Visiblement, elle ne passait pas assez inaperçue malgré tout, puisque cet homme se présenta sans la moindre discrétion alors qu'elle lui avait à peine accordée un regard. Parfois, elle arrivait encore à être étonnée par le magnétisme qu'elle semblait involontairement dégagée. Un bref sourire étira ses lèvres à cette réflexion. Ça devait faire partie de sa malédiction.

« Mary. » fut son unique réponse, dans un premier temps, tandis qu'elle continuait de siroter son verre.

Un illustre inconnu. Voilà ce qu'il était. Bavard, prétentieux, désinvolte, manipulateur si elle se fiait à ses menaces. Insupportable, en résumé. Elle le dévisagea avec une moue insatisfaite, se rappelant également des informations qu'il avait donné à la chaîne. Pourquoi parler autant pour en dire finalement si peu ?

« Je ne suis jamais montée à cheval. » lâcha-t-elle alors, posant son coude dans une pose nonchalante sur le bar à côté d'elle. «  J'ai de l'expérience dans d'autres types d'activité tout aussi physique mais vous ne m'intéressez pas. La moustache, en plus... non, vraiment, c'est démodé. »

Elle l'étudia de haut en bas, ayant écrasé sa propre cigarette à même le sol de son talon. Avec l'agitation ambiante, personne ne le remarqué spécialement ou ne lui fit de remarque. Après cette soirée la salle devrait être nettoyée, de toute manière.

« A combien estimez-vous votre taux d'insignifiance et d'insipidité, Monsieur Ormebrun ? »

Mary usait d'un ton délicat et dénué d'arrogance, bien qu'intérieurement elle supposait qu'il atteignait des scores négatifs. Elle avait apprit qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences mais le discours qu'il avait tenu était fade. Elle se demandait même pourquoi elle prenait la peine de poursuivre la discussion. Si il était aussi tenace qu'il en avait l'air, il allait la suivre comme il l'avait dit peu importe ce qu'elle en pensait. Qu'est-ce qu'elle détestait ceux qui s'imposaient...

« Professeur d'Arts. Rien que le métier sonne ennuyeux. Vous n'êtes pas assez créatif pour être un artiste vous-même, je suppose, donc vous étudiez les œuvres des autres. Passer sa vie à analyser le travail d'autrui... c'est d'une tristesse. »

D'autres auraient appelé une passion. Elle n'en voyait pas l'intérêt.

« Et vous abordez les femmes en parlant d'argent à chaque fois ? Si c'est le cas, ça laisse imaginer que vous n'avez aucun autre moyen d'attirer ou de conserver leur attention. La carte Majordome était bien tentée, mais avoir un serviteur là pour vous obéir au doigt et à l'oeil... ça laisse penser que vous êtes un assisté. »

Chaque mot était distinctement articulé avec une indifférence marquée. Elle prenait le temps de parler, mais sans y trouver de plaisir à évoquer ainsi de simple observations. Il n'avait rien qui pouvait l'intriguer.

« Vous pouvez quand même payer mes verres. Ça vous donnera au moins une utilité pour la soirée. » soupira-t-elle en appelant un serveur d'un mouvement de bras, prête pour son quatrième.

Pour l'instant, tout cela s'annonçait... décevant.
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________________________________________ Lun 29 Oct - 11:25

“On va couper le courant, leur voler leurs porte-feuilles, leurs téléphones, et leurs sous-vêtements. On va bien rigoler.”







Isaac tira plusieurs lattes d’un seul coup sur sa cigarette en la fixant dans les yeux. Puis, il les cligna plusieurs fois comme un dément. Avant de finalement regarder autour de lui à toute vitesse comme s’il analysait toute la situation autour de lui.

« Vous m’ennuyez. Ennuyant. Ennuyant ! »
répéta-t-il en jetant sa cigarette.

C’était fou ce que les gens ici, dans cette ville pouvait être prévisible et d’un ennui mortel. Mettant les mains dans les poches de son manteau, il rectifia plusieurs fois sa moustache et dans une mimique étrange, fit bouger ses mains devant le visage de Mary, à quelques centimètres de ses yeux.

« Et vous, vous êtes très stupide. A croire que parce que je suis professeur d’Arts, je ne sais pas faire de l’Art. Supposition puéril, sans fondement et très clairement agressive pour atteindre directement mon égo. Rien à voir. Un éleveur de chevaux sait monter à cheval, en général. Mais bon, vu que vous n’aimez pas les canidés, la métaphore n’a pas lieu… D’être ! »


Faisant comme un signe d’explosion avec ses doigts, il se mit à ricaner. C’était pas vraiment sain comme entrée en matière, mais c’était suffisant à ses yeux. Soudain, une silhouette entra dans le Phantom. Pâle, cheveux blonds, elle se retourna pour l’observer. Un court instant, il cru voir sa mère. Fronçant les sourcils, il fixa ensuite Mary et ouvrit la bouche pour marquer un temps d’arrêt. Non. C’était stupide, les morts le restaient. Il avait du halluciner.

« Je paierai tous les verres de votre soirée. Finalement, j’avais raison. Vous êtes vénale. »


Tournant la tête vers elle, Isaac la fixa en faisant rouler ses yeux. On aurait pu croire qu’il le faisait exprès pour Halloween, mais pas du tout. Il était gorgé de mimique et de tique lui donnant un charisme démesuré.

« Le mieux, pour ce soir, c’est qu’on reste ensemble. Un, je vous aime bien. Derrière ce masque blasé, y’a sûrement un coeur qui bat. Vous repoussez les gens avec vos remarques acerbes. Moi ça, m’attire. Ca m’excite même. Vous frappez l’égo pour créer le besoin d’appartenance. J’adore. Je vais passer la soirée avec vous Mary. Joli prénom d’ailleurs. »


Un homme passa à côté de lui en ricanant avec un groupe de fille. Volontairement, il se pencha en arrière et le percuta. Seul Mary pu voir que c’était volontaire. Levant les mains devant lui, il s’excusa platement.

« Désolé monsieur ! »


L’homme n’y accorda pas attention et poursuivit sa route avec son groupe de jeune fille comme si de rien n’était. L’instant d’après, Isaac avait son porte-feuille dans les mains. Sans la moindre gène, il retira les 200 dollars et les mit dans sa poche arrière. Puis, commença à jouer avec les cartes du porte feuille qu’il jeta par terre au fur et à mesure.

« Cet homme a vraiment une vie pourrie. Ses cartes d’abonnements ne font pas vraiment rêver. Salle de gym, groupe de parole pour les parents victimes d’alcoolismes, abonnement à la paroisse de la ville voisine, carte de la fédération de pêche... »


Au fur et à mesure qu’il énumérait les éléments, Isaac jetait les cartes par terre. Finalement, il plaça sa carte d’identité dans la poche intérieure de sa veste et tendit le bras, le bras un peu tremblant et en faisant une grimace.

« Après vous. Je vous invite à boire un verre à l’intérieur. Il fait froid. Vous faites quoi sinon dans la vie à part juger les gens ? D’ailleurs, pourquoi vous n’êtes pas accompagnée ? Oh, je sais. C’est parce que vous êtes tellement condescendante et pénible que personne n’a voulu venir avec vous. Je sais ce que ça fait. C’est du vécu pour moi. »


Finalement, il se présenta devant le Phantom et présenta son invitation. Comme un grand seigneur, il sortit les deux cents dollars qu’il venait de voler à l’instant pour les mettre dans la poche intérieure de celui qui vérifiait les entrées.

« Tiens Coco. Même si c’est pas ton prénom. Si tu vois cet homme, tu ne le laisses pas rentré ok ? »


Avec un sourire désabusé, il plaça une photo d’Ernest en train de faire de la Moto dans les Alpes Françaises dans ses mains.

« C’est un violeur. »


Finalement, comme une pile électrique, il se retourna :

« Mary ? Vous êtes là ? Hop hop hop ! Vous restez avec moi ma belle. Je veux que vous me présentiez à des amis. Je ne sors pas beaucoup. Je suis de nature solitaire. Comme vous, en fait. Oh ca se voit. Les gens qui ne sont pas super aimable comme vous, généralement, ils n’ont pas d’amis. Mais vous n’en avez pas besoin, n’est ce pas ? »

Et, passant son bras sous le sien comme s’il était amant, il lui tendit un sourire charmeur.

« On va où ? Moi, je vous suivrai au bout de la nuit. »




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________________________________________ Dim 4 Nov - 23:54


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Etait-il en train de tenter de la séduire ? Il s'y prenait très mal. Habituellement, elle supposait qu'il arrivait à avoir des conquêtes – peut-être multiples – à l'aide de l'argent, du charisme et des discussions guindées et philosophiques, en parlant comme un homme mondain et en faisant étalage de ses bonnes manières. Elle admettait que cela pouvait paraître attirant, elle en aurait été charmée fut un temps. Mais pour l'instant, elle trouvait l'approche plate, les accroches banales et, plus que tout, la façon dont il prenait le Monde de haut lui faisait se demander pourquoi il ne s'était pas déjà tiré une balle.

A la manière dont il avait prit les papiers de l'homme dont elle avait oublié les informations, à celle dont il la jugeait elle, et jusqu'à sa démarche, elle estimait que le plus condescendant d'eux deux, c'était lui. Elle ne lui en faisait pas le reproche. Elle méprisait la plupart des représentants du genre humain, ce n'était pas un secret. Tout ce qu'il utilisait comme termes pour la décrire semblait cependant lui coller à la peau et c'était pire que tout, de se retrouver face à quelqu'un qui pense vous ressembler sans avoir la moindre idée de qui vous êtes.

« Quitte à me donner un surnom niais et d'un cliché absolu, je préfère trésor. Ou quelque chose de plus recherché, je suis sûre que vous pouvez innover et trouver mieux que ma belle. Si vous avez véritablement une fibre artistique quelconque, vous ne devriez pas avoir trop de mal. »

Avec aisance et naturel, elle accrocha son bras sans se vexer qu'il l'ait ainsi attrapé sans demander d'autorisation préalable. Elle n'était pas la mieux placée pour se plaindre de contact tactile malvenu, usant souvent de ce genre de rapprochement pour s'imposer. C'est ce qu'il faisait. Il venait prendre une place qu'elle ne lui avait pas accordé dans sa soirée et elle s'adaptait. Il se trompait : elle ne voulait en aucun cas créer une quelconque dépendance à sa personne. Pas avec lui, du moins, il lui donnait déjà la migraine. Le plus simple était donc de le faire fuir, certainement, ou de continuer de l'ennuyer suffisamment pour qu'il décide de lui-même qu'il pouvait trouver meilleure compagnie. Ce ne serait pas difficile, il y avait nombre de jeunes femmes à cette soirée qui n'attendait que ça, un homme plein aux as avec qui finir la nuit.

« Je suis venue seule parce que j'apprécie l'observation et déteste faire la conversation. J'ai cru remarquer que ce n'était pas votre cas, c'est très bien, vous pourrez parler pour nous deux. »

Ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire teinté de mesquinerie tandis qu'elle les faisait avancer à travers la salle, à la recherche d'un endroit où elle ne serait pas obligée d'être collée à un mort-vivant ou à une sorcière mal habillée. Elle appréciait être dans les endroits bondés, de temps à autre, tout comme elle aimait voir les états d'esprit changer lorsque les clients atteignaient un certain niveau d'alcoolémie. Ce n'était pas pour autant qu'elle était à l'aise à travers la foule.

« Quant aux amis... Disons que c'est un concept que j'avoue avoir du mal à comprendre. Ça ne sert qu'à se donner l'illusion d'être important aux yeux de quelqu'un ou d'avoir une utilité dans ce monde. Même si ça peut s'avérer utile, j'imagine, mais ça demande tellement d'efforts pour si peu... »

« Tu n'as besoin de personne de toute façon. Tu m'as déjà moi. »

Elle frémit malgré elle à l'entente de cette voix et s'arrêta brusquement, le souffle court. Quand l'avait-elle entendu pour la dernière fois ? Il y a peu de temps, dans sa tête, dans ses rêves. Ses cauchemars. Elle avait été incapable de l'oublier malgré tous ses efforts. Si certains souvenirs étaient flous, effacés, inaccessibles, il était bien le seul que son esprit avait enregistré dans les moindres détails. Elle avait la sensation de sentir sa respiration, juste contre sa nuque. Son corps entier se tendit et elle reprit leur marche, plus vivement, plus brusquement.

« Oh, j'avais oublié... Tu ne m'aimes plus c'est ça ? » continuait-il de susurrer, et elle devinait le sourire qui devait orner sa bouche. « C'est ce que tu crois. »

Sa mâchoire se crispa et elle secoua la tête par saccade pour le faire fuir. Elle savait que ce n'était rien. Il allait repartir. Il ne venait jamais quand elle était accompagnée habituellement, il préférait toujours se manifester lorsqu'elle était seule. Abandonnée. Lorsqu'elle était trop fatiguée pour lutter.

« Tu sais, tu lui manques à elle aussi... Annabelle réclame tous les jours sa maman. »

« Tais-toi. »

Les mots étaient sortis d'eux-même, fébriles et violents. Elle cligna des yeux, indécise l'espace d'une seconde, avant de reprendre ce masque d'indifférence. Son cœur battait à tout rompre et elle sentait sa main fébrile autour du bras de cet Isaac. Son regard se posa sur lui, l'incitant au silence et feignant la légèreté dans la seconde qui suivit. Nonchalamment, elle se rapprocha d'un serveur, réclamant un whisky.

« Vous prendrez quoi, Monsieur Ormebrun ? » interrogea-t-elle l'homme, plus distante encore qu'auparavant. « Je vous accorde cinq minutes de mon temps, pas une de plus. Ensuite, je m'en vais. »

Elle n'allait pas rester plus longtemps dans cet endroit, elle était même prête à fuir immédiatement. Il s'était tu, mais elle le sentait. Elle savait qu'il était là, prêt à lui sauter dessus. Elle avait déjà visité ce bar en compagnie de Monsieur le Thanatonaute et elle se rappelait cette histoire de frère de Jules, d'esprit parlant à travers les Ouija, et elle n'était clairement pas prête à faire face à ses propres fantômes. Pas aujourd'hui. Ni jamais.
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________________________________________ Mar 6 Nov - 13:24

“On va couper le courant, leur voler leurs porte-feuilles, leurs téléphones, et leurs sous-vêtements. On va bien rigoler.”






A la notion de « fibre artistique » Isaac tiqua et sa moustache bougea quelque peu. Gardant ses yeux dans les siens il se contenta d’un simple :

« Trésor, ça se mérite. Ma belle, c’est comme pour les juments, c’est plus facile pour les apaiser. »


Cette phrase était complètement absurde et irrationnelle. Tout comme lui en réalité. Finalement il poursuivit en mettant les mains dans les poches comme s’il s’ennuyait.

« J’ai jamais compris ceux qui se contente d’observer. J’considère qu’on doit être acteur de sa vie non ? Je parle pour deux c’est vrai, mais vous parlez quand même aussi pas mal. Contempler, ca va deux minutes. Mais rajouter sa touche personnelle c’est bien mieux non ? »


Et il s’enfonçait dans une discussion naze. Ce n’était pas vraiment ce qu’il avait recherché, mais quitte à l’ennuyer d’avantage, il considéra que c’était amusant de faire des phrases et de poser des questions qui n’avaient pas vraiment de réponse. C’était son passe-temps préféré quand il rencontrer ce genre de personne. Après tout, sa dernière question était sans doute d’un ennui mortel, et rien que le fait de formuler une réponse polie serait d’une extrême pénibilité pour elle. Satisfait de sa petite blagounette, il se tortilla la moustache.

« Moi non plus, je n’aime pas les amis. Ca ne sert à rien. Regarder le petit châtain qui pleurniche à côté du gars déguisé en Edward aux Mains d’Argents.  Il me fait pitié. Oh, vous le connaissez ! C’est un regard qui ne trompe pas ça ! Et si vous n’avez pas d’amis c’est certainement un ex ! Mais lequel ! Le brun ténébreux aux allures d’idiot, ou… Le petit gars qui pleurniche ! Ah ! Je savais bien qu’on allait s’éclater ! »

Et pour fêter ça, il sortit de sa poche intérieure un flasque de whisky dont il but plusieurs gorgées. A l’issue de cette dernière, il fit une grimace. Et pendant la grimace, son regard embrasa la salle d’un seul coup d’oeil. Chaque individus furent passé aux peignes fins, et quand deux personnes se téléportèrent à nouveau dans la pièce, il eut un mouvement de recule. Des dieux. Il avait vite compris qu’il fallait mieux les éviter. Soudain, son regard se déplaça sur une dame qui l’observait d’un air étrange. C’était le fantôme de sa mère. D’un simple coup d’oeil, il constata que les autres semblaient avoir ce genre de vision. Car certains étaient véritablement tristes, d’autres apeurés. Son intellect assez bon lui permit de comprendre ce qu’il se passait. Et dans un soupçon d’ironie, il se contenta de lever sa flasque vers le fantôme de sa mère, comme pour lui porter un toast. Cette dernière croisa les bras et leva les yeux au ciel. Belle imitation.

« Ca va ? »
demanda-t-il à sa compagnonne de route.

Finalement, elle lui répondit pas un « tais toi ». Mettant une main sur son coeur, véritablement blessé par les propos de la jeune femme, il roula des yeux quand elle lui proposa d’aller boire un verre. Ce dernier roula encore une fois des yeux fit une moue et fit bouger ses doigts devant lui dans une mimique typique en murmurant d’un air condescendant :

« Bipolaire... »


Finalement, il la suivit. Se gardant de suivre ce qu’il se passait de ses yeux. Le jeune homme qui semblait perturbait, le brun qui semblait réfléchir. Un des dieu qui était penché sur ce qu’il estimait être une victime. L’autre qui était apparu un peu après, balayer la salle de son regard d’un air supérieur, comme un videur. Il était déguisé en Obi-Wan. Soudain leurs regards se croisèrent et dans un geste lent, Isaac leva un doigt pour former un doigt d’honneur. Hermès fronça les sourcils, puis les leva. Pour toute réponse, il eut droit a même geste attentionné. Détournant son regard, la chaleur augmenta tout à coup. Sentant le maquillage de son déguisement coulé, il attrapa l’avant bras de Mary en murmurant :

« On s’en va. Un feu est en préparation. »


Cette voix là n’avait rien à voir avec la voix de dandy qu’il s’était donné depuis le début. C’était une voix rauque, dur, pressé, autoritaire et grave. Son regard aussi avait changé. Plus perçant, calculateur et pénétrant. Le masque était un peu tombé et il tira Mary de force vers l’extérieur, alors que la panique et le chaos commençait à gagner les lieux. La tirant de toutes ses forces, il arriva à l’extérieur, où certains en proie à la lutte avec des êtres étranges. Les flammes étaient visible à l’intérieur et les gens sortaient un à un, dans une cohue dangereuse. L’homme qui lui avait rendu son doigt d’honneur, était occupé à faire sortir les gens en les téléportant à tour de bras à l’extérieur du bâtiment. Réajustant sa canne de gentleman et se tournant vers Mary, un sourire mauvais s’installa sur son visage et il s’assit sur un petit muret à l’abri des regards pour observer le chaos. L’invitant à s’asseoir en lui tendant sa flasque, il déclara d’un ton enjoué comme un enfant à Noël :

« Le mieux qu’on puisse faire pour eux, c’est de les observer dans la détresse et de voir le chaos dans leurs yeux ! Cette soirée s’annonce palpitante ! »




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Mary Bates


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________________________________________ Dim 11 Nov - 21:06


It's a full moon tonight
& that's when all the weirdo's are out.


Michel-Ange, un ''ex'' ? Elle aurait pu en rire si elle avait été d'humeur à faire dans le dédain, mais même cette perspective ne l'enchantait guère. Réaliser que la vision de l'idiot ne lui arrachait même pas un sourire lui fit comprendre que son taux d'agacement était trop élevé, à moins que ce ne soit de la colère. Elle devait le faire redescendre pour maintenir un équilibre dans son propre... déséquilibre. Ce n'était pas une mince affaire en si mauvaise compagnie et elle hésita un instant à rejoindre ce Sweeney aux Mains d'Argents. Il fallait être stupide pour ne pas reconnaître son perfectionnisme maladif avec un costume si sophistiqué. Que faisait-il avec l'autre raté ? Qui était cette rousse à côté ? Elle n'en était même pas curieuse. Elle grinça des dents, se maudissant de ne pas réussir à distraire le fil de ses pensées. James prenait trop de place. Toute la place. Toujours.

Elle déglutit en relevant la tête, vidant le verre qu'on lui avait ramené d'un trait, sans porter le moindre intérêt à l'agitation naissante du bar. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Elle aurait dû se montrer un minimum intéressée. Concernée. Tenter de trouver un sens à sa présence à cet endroit stupide, essayer de ne pas avoir à feindre la sympathie, faire preuve d'un peu d'insouciance. Elle grimaça à cette simple pensée. Comme si elle en était capable. Comme si elle en avait envie. Pour quoi faire ? Pour se reprendre une grande gifle de retour à la réalité ensuite ?

Mary se crispa en sentant la main d'Isaac l'agripper et elle tenta vainement de se dérober, n'insistant pas en ayant discerné le changement de ton de la voix de l'homme. Elle ne put s'empêcher d'afficher un rictus, l'autorité dont il faisait preuve lui donnant envie de vomir.

« Tu vas le laisser te passer dessus aussi celui-là ? »

Elle percevait un dégoût prononcé, tout comme elle distinguait une rage certaine s'échapper de ses mots. Il ne cherchait même pas à la masquer. A quoi bon faire semblant alors qu'elle savait déjà quel monstre se cachait derrière le masque d'ange que la nature lui avait offert ? Elle détourna la tête en voyant sa silhouette à côté d'elle, floue et imprécise, mais assez imposante et pesante pour qu'elle en ressente son cœur se serrer étrangement. La crainte, l'angoisse, la haine, tout la submergeait et la faisait tituber.

« Tu ne réponds pas ? Allez, sois honnête, ils sont combien à avoir visité ton lit après moi ? Dix, vingt, cent ? C'est que Lizzie est devenue une véritable petite traînée ! Si tes parents voyaient ça ! »

Un rire amer résonna à ses oreilles et elle ferma les yeux l'espace d'une seconde. Mary se focalisait sur la main d'Isaac contre son bras, qu'elle aurait aimé arracher pour évacuer ce trop plein de ressentis qui l'assaillait inexplicablement. Elle se laissait faire, ce qui lui fit davantage serrer les dents, l'air frais de l'extérieur n'étant pas suffisant pour faire déguerpir James et son aura indésirable.

« Tu paiera pour ça. Personne n'a le droit de t'approcher. Tu es à moi. » ajouta-t-il dans un murmure qui la fit frémir d'écoeurement.

Elle ressentait plus qu'elle ne voyait sa main proche de sa chevelure, caressante sans qu'elle ne puisse véritablement la toucher pour autant. Elle ne portait pas d'intérêt à la cohue, gardant ses yeux rivés sur la canne de Monsieur Ormebrun qu'elle détailla avec un rictus. Ce n'était que pour faire joli, il ne semblait pas en avoir l'utilité. Pitoyable. Au moins, Monsieur Verne en possédait une par besoin, pas seulement pour se donner un air vaniteux détestable.

Mary secoua la tête et s'écarta sans tarder, avant de prendre la flasque qu'il tendait et de s'asseoir sur le muret près duquel il les avait amené. Son regard tourna à gauche, puis à droite, sans aucune trace de James. L'étrange phénomène ne devait agir que dans le bâtiment. C'était mieux ainsi. Elle soupira et but une longue gorgée du whisky, un plaisir bien fade finalement, qu'elle apprécia à peine.

« Il ne faut plus mieux être acteur de son existence plutôt que simple observateur ? » prononça-t-elle avec lassitude, levant un sourcil en direction du professeur. « Vous êtes contradictoire. Je ne juge pas, je m'en fiche, mais un jour vous risquez de vous perdre à force de jouer des rôles devant les autres. »

Elle haussa les épaules, bien peu intéressée par la vie de cet homme ou ce qui avait pu le mener à trouver un tel plaisir dans le fait de se faire passer pour quelqu'un qui n'était pas. Elle devinait qu'il avait plusieurs facettes, son comportement avant le début des hostilités à l'intérieur du bar et le revirement qui avait eu lieu l'aidant à parvenir à cette conclusion. Elle trouvait ça lamentable. Et détestable. Elle avait vécu assez longtemps avec un manipulateur narcissique pour apprendre à les haïr profondément.

« Je croyais que vous étiez un de ces sauveurs du dimanche prêts à se sacrifier pour le bien d'autrui, mais... le chaos et la panique, ça a l'air de vous plaire. Pourquoi ? Vous vous considérez comme un grand méchant ? » interrogea la jeune femme, railleuse, avant de lui rendre sa flasque. « A la limite, vous pouvez être vu comme un sadique. C'est plutôt commun comme trait de caractère. »

C'était simplement que peu l'admettait. Les effusions de violence étaient propices à l'adrénaline, la douleur d'autrui faisait relativiser sur celle que l'on pouvait ressentir, et le désordre ambiant pouvait donner l'impression au plus tordu des psychopathes que la masse lui ressemblait. Mais tout cela ne lui apportait à cet instant aucune sorte de contentement. Juste un sentiment d'isolement désagréable.

« Pourquoi est-ce qu'on ne part pas toutes les deux ? »

Son souffle se coupa au souvenir de cette voix fébrile et enfantine. Dans un réflexe, elle se retourna pour constater l'absence de l'enfant aux cheveux clairs et au corps frêle. Qu'est-ce que c'était, cette fois ? Elle était partagée entre le soulagement de ne pas avoir à subir cette vision et le trouble endormi que ces mots réveillait. Annabelle s'était régulièrement interrogée avant de ne plus être capable de parler. Pourquoi Papa crie souvent et Maman pleure tout le temps ? Pourquoi Papa frappe autant et Maman le défend ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Elle lui renvoyait son aveuglement et sa stupidité passées avec trop de brutalité.

« Ce n'est qu'une mascarade, une farce, un spectacle bas de gamme. Ca n'a rien de palpitant. »

Elle se redressa vivement, passant ses mains sur les pans de sa robe en jetant un regard désabusé en direction des secours qui affluaient et de la masse formée par la foule. A n'en pas douter, des dégâts seraient causés en cette soirée. L'hôpital avait intérêt à être prêt à accueillir tous ces dégénérés.

« Et les cinq minutes sont écoulées. »

Elle sentait qu'elle s'agitait. Un élan de souffrance qui lui tordait le ventre et une colère insupportable qui lui vrillait le crâne. Des émotions qu'elle exécrait quand elle se les infligeait à elle-même. Ses talons claquèrent contre le bitume tandis qu'elle s'éloignait de cet endroit maudit, se faisant la promesse de ne plus jamais y mettre les pieds ou simplement de s'approcher de son périmètre. Elle regrettait de ne pas l'avoir vraiment fait brûler la dernière fois, espérant que l'incendie le ravagerait tout entier ce soir-là.

« Je n'ai jamais voulu lui faire du mal, tu sais ? Mais il le fallait. A cause de toi. Ca a toujours été à cause de toi, Lizzie. Il fallait que tu comprennes que tu n'avais que moi... » siffla la voix grave juste à côté d'elle, dont elle entendait les pas résonner en écho aux siens. « Et maintenant tu es toute seule. Si tu t'étais contentée de m'écouter, on aurait pu avoir une fin heureuse comme celles que tu aimais tant. »

Elle se stoppa net, se retournant pour lui infliger une gifle qui se perdit dans le vent. Elle n'était pas stupide, elle avait conscience qu'il n'était pas présent, que ce n'était qu'une hallucination. Ou elle tentait de s'en convaincre. Tu es mort. Tu ne peux plus rien lui faire. Tu ne peux plus rien me faire. Et pourtant...

« C'est à cause de vous, tout ça ? »

Elle s'était retournée avec une hargne qu'elle ne cherchait pas à dissimuler, se rapprochant à nouveau et fusillant du regard cet homme qui l'avait abordé sans aucune raison. Elle n'était plus au Phantom. Il n'y avait pas de raison pour que les apparitions se poursuivent. Est-ce qu'elles viendraient jusqu'à chez elle ? Est-ce qu'elles allaient continuer de se montrer, de lui parler, de la hanter ? Jusqu'à quand ? Elle devait y mettre un terme. Tout avait commencé avec l'arrivée de cet individu qui cachait sa véritable identité. Est-ce qu'il s'agissait d'un sorcier ? Est-ce qu'il était doté de pouvoirs puissants qu'elle ne soupçonnait pas ? Est-ce qu'il se jouait d'elle sans qu'elle ne s'en rende compte ? Cette idée la révulsait.

« Qui êtes vous ? » ordonna-t-elle plus qu'elle le questionna, les mains crispées et le coeur battant.

Il devait être responsable. Il fallait toujours un responsable, quelqu'un à accuser, quelqu'un à blâmer. Et si ce n'était pas elle, ça ne pouvait être que lui.
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Isaac Ormebrun


« Si on schtroumpfait ? »


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________________________________________ Lun 12 Nov - 17:54

“On va couper le courant, leur voler leurs porte-feuilles, leurs téléphones, et leurs sous-vêtements. On va bien rigoler.”






Alors que Mary parlait, un espèce d’individu habillé en drap blanc c’était placé devant lui. Récitant un texte alors qu’il n’avait même pas donné de réponse, Isaac se réajusta sur sa canne et sur le petit muret. Regardant le spectacle sous ses yeux, il haussa les sourcils plusieurs fois. Surtout quand un homme déguisé en Shazam se mit à passer devant lui et beugler :

« POUR EOLINGAAAAAS !!! »


Le regardant passer, sa tête bougea de droite à gauche en le suivant comme une balle de tennis. C’est qu’il courait vite le bougre. Visiblement, il avait bien récupéré par rapport à tout à l’heure. Le regardant partir au loin, il semblait rattraper un petit groupe de personne. Tournant la tête légèrement distrait, il ignora totalement le fantôme de sa mère qui lui faisait coucou de la main. Se caressant la moustache, il se contenta de dire :

« Je ne joue aucun rôle, je suis Isaac Ormebrun, Professeur des Arts émérites de l’Université de Storybrooke. Vous voulez voir ma carte de visite ? »


Un sourire en coin, pour sa perspicacité, il lui tendit une carte de visite. Elle était à son effigie, avec sa crinière blonde, cheveux aux vents.

« Elle est belle n’est ce pas ? Elle est pour vous ! »

Appuyé sur sa canne comme un papy, il se contenta d’observer les gens comme si le chaos ambulant lui faisait plaisir. Un des gardes olympien l’observa d’un air approbateur, et finalement il déclara en faisant une grimace :

« Mon vieux genou me fait très mal. D’où la canne ! »


Le garde finalement détourna son attention de lui. Il avait mieux à faire de toute manière. Tournant la tête d’un air ravi, il fut cependant très très très déçu de voir qu’elle ne s’éclatait pas. Ca le rendait même presque attachant, avec sa petite tête compatissante.

« Vous vous ennuyez ? Moi ca me plaît ! Je trouve ça super ! Regardez celui là, là bas qui court tout nu. Lui, c’est un profiteur ! Je m’en vais lui couper le zizi ! »


Et, sans prévenir, de sa canne jaillit une épée bien aiguisé, luisante et argentée. Au vu de l’épée, l’homme fit tout de suite demi-tour par crainte de perdre ses attributs. Un peu déçu de ne pas avoir pu le castrer en légitime défense (dieu bénisse la Loi des Etats-Unis d’Amérique au passage), il fit une véritable moue pleine de déception. Soudain, son ton changea du tout au tout. Visiblement, ses visions à elle étaient beaucoup plus tourmentée qu’une simple vision de sa mère hippie qui lui faisait coucou avec un joint dans la bouche. Fronçant les sourcils, il recula d’un pas, et détailla ses poings serrés le long de ses hanches. Voulait-elle le frapper ? Pourquoi était-elle agressive ? Levant sa lame pour la pointer en direction de son coeur d’un geste sec, ses yeux devinrent très froid. Son expression de dandy super cool et détachée pour laisser place à un regard glacial. Sa voix, rude et aigue à vous en donner un frisson refit surface. Aussi, il déclara d’un ton lent et dur, se délectant de chaque parole qu’il utilisait toujours comme une arme.

« Croyez vous que si j’étais capable de faire tout cela je m’accommoderai d’un objet aussi rudimentaire ? Pensez vous que je sois stupide au point de générer un plein chaos aussi mal organisé, visible, pathétique et ridicule ? C’est très mal me connaître, et c’est me faire offense. Je me répète, je suis le Professeur Ormebrun. Mais pas toujours. Parfois je peux être autre chose de bien pire et sinistre. Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui, je pense. Vous estimez que m’agresser verbalement et me menacer avec vos poings me fera rougir ? N’importe quoi. C’est vous qui êtes à plaindre. Une femme aussi belle que vous, qui se complet dans la noirceur de son passé et qui en dvient terriblement laide. Si ce que vous voyez vous effraie, c’est que vous ne l’avez toujours pas accepté. Vous devriez aller de l’avant, au lieu de stagner, de venir voir, juste pour être là et par simple curiosité. La vie est belle, lumineuse, et ici, à Storybrooke, vous aviez une seconde chance. Mais vous ne l’avez pas saisie. N’est ce pas ? C’était trop simple et trop facile, de simplement, changer de vie pour devenir, heureuse. »


Rangeant sa lame dans son fourreau d’un geste sec, il la dévisagea. Il avait parler avec assurance, d’un ton millimétré et précis. Fronçant les sourcils, il poursuivit :

« Ma véritable identité n’a aucune importance. Peut être qu’un jour je vous en dirai plus. Quand vous arrêterez de vivre dans un passé que vous n’acceptez pas. Bonsoir. »


Et, sans rien ajouter et surtout sans craindre une gifle, il leva son chapeau melon pour la saluer et tourna les talons.



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Monjeois. Saint Denis. Que trépasse si je faiblis. (Mary) [Fe]





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