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 Wet Again - Ava [Fe]

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Jack Sparrow


« Si t'es un boulet,
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Jack Sparrow


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________________________________________ Lun 17 Déc 2018 - 17:42

“WET ”






Jack ne mit pas longtemps à se débarasser des deux autres. Bruno fut le plus insistant à le laisser partir. Tenant Jack le singe sur son épaule, il répétait sans cesse :

« Je crois que tu es jaloux mon p’tit Bruno. Tu aimerais bien venir au dîner aux chandelles avec la demoiselle hein. Ou venir au dîner aux chandelles tout court… En fait c’est moi qui t’intéresse c’est ça. Avoue. Tu aurais lâcher l’affaire sinon... »


En fait, il voulu simplement lui casser la figure une fois seul à seul. Aussi, Jack en profita pour prendre la poudre d’escampette. Il n’était pas d’humeur à tuer ce soir. Déjà, il n’aimait pas ça, contrairement aux autres Pirates de son espèce, et en plus, il avait rendez-vous ce soir. Un rendez-vous galant. Ou pas galant. Un rendez-vous quand même. Et ça c’était important. D’habitude, c’était les femmes de Tortuga sur lesquelles il jetait son dévolu. Mais là, ce soir, ce serait peut être sur Ava. Ou pas du tout. En fait, il se sentait terriblement seul… Se massant la tête, il marcha lentement jusqu’au Port de Storybrooke. Elle lui faisait encore terriblement mal. Caressant le singe machinalement, il déclara à voix haute :

« Pauvre Jack. Tu n’sais plus comment récupérer ton navire toi aussi… Allons, on va bien s’rappeler. J’crois que la dernière fois y’avait un magicien. Ou pas. Y’avait un fou. Aloysious. Je crois. J’me rappelle plus. Tu sais, depuis ce coup sur la tête, tout est un peu… Cassé ! »


Soudain, alors qu’il arrivait devant une vitrine il se rappela. C’était clair comme de l’eau de roche. Pour briser l’enchantement, il suffisait simplement de briser la bouteille et de la jeter à la Mer ! Trottinant en accélérant, il tint son tricorne sur la tête pour éviter qu’il ne tombe au sol. Passant devant un autre magasin, il s’arrêta un instant.

« Hola… Ils nous faut à manger... »


Regardant les poulets rôtirent dans la machine, il sentit de la bave couleur sur son épaule. Plissant des yeux, il remarqua que personne n’était présent dans le magasin. Essuyant la bave du singe, Sparrow déclara :

« Prendre, c’est pas vraiment voler mon ami… Surtout quand c’est pour la bonne cause... »


Rentrant en catimini, Jack sortit son épée et embrocha un des poulets d’un geste sec et rapide. Ce dernier n’opposa aucune résistance et alla jusqu’à la garde de son épée. Attrapant d’un geste rapide et vif plusieurs conserves de légume et une bouteille de vin, le pirate sortit du magasin, sabre au clair en trottinant.
Un peu surchargé, il arriva au Port, posant tous les vivres sur un des bancs du port, il vérifia qu’aucunes fientes de mouettes n’étaient là souiller son précieux butin.

« Surveille la bouffe, camarade ! »


Le petit singe se mit au garde à vous et sortit une toute petite dague qu’il plaça dans ses dents d’un air agressif en observant les mouettes tourner autour de lui. Réajusant ses vêtements pour vérifier qu’il était tout de même bien habillé malgré tout, il constata qu’il était toujours habillé de la même manière… Comme un personnage de bande dessinée. Cette pensée resta un moment dans son esprit, tant et si bien qu’il ne remarqua Ava arriver qu’au dernier moment…

« Ha ! C’est toi ! T’es v’nu finalement ! Regarde ce que je nous ai procuré! De quoi passé un super dîner non ? Quoi ? Pourquoi tu fais cette tête en serrant ta doudoune Joli Sourire… Oh ! Je vois… Héhé… Oncle Jack a toujours une solution... »


Finalement, Jack sortit son précieux Black Pearl de l’intérieur de sa chemise. Observant le navire flotter dans sa bouteille de gauche à droite paisiblement, il inspira un grande bouffée d’air pour se donner du courage.

« Pourvu qu’ça marche… Par la Barbe de Barbe Noire... »


Puis, sur ce, et sans cérémonie, il brisa la bouteille d’un geste sec sur le banc et la jeta à la Mer d’un geste puissant. Observant l’eau, Jack mit les mains sur les hanches, mais rien ne se produisit…

« Oh... »
commença-t-il tristement.

Il avait perdu son bien le plus précieux… Mais soudain, contre toute attente et alors que tous les espoirs étaient brisés, l’eau se mit à bouillonner furieusement comme une casserole sur le feu. Puis, lentement, très lentement, un mât apparu. Puis d’immenses voiles noires… Et enfin, la coque de son merveilleux bâtiment se mit à flotter. D’ailleurs, il haussa les sourcils de surprise quand ce dernier détruisit deux petits bateaux de pêcheurs. Ben oui… Le Pearl, c’était un sacré morceau. Il n’avait pas pensé à ça la dernière fois non plus. Il s’en souvenait maintenant. Jetant les cordages sur le pont, il s’y hissa après quelques tractions de bras rapide. Faisant descendre la passerelle, il fit un grand signe à Ava de monter avec son tricorne.

« Allez viens ma belle ! Ma cabine est chauffée ! Enfin j’crois ! Tiens, si tu sais pas quoi faire, tu peux prendre le poulet et les boîtes de conserves là bas ! Ouais, sur le banc ! Ca s’rait parfait… Oh mon bébé… Mon précieux bébé... »


Bien évidemment, il ne parlait pas à Ava, mais au Black Pearl, dont ses doigts bagués caressaient le bois avec tout l’amour qu’un homme puisse offrir.



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________________________________________ Mar 1 Jan 2019 - 16:19


Wet Again
Je suis définitivement tombé sur le fou du village.

Bon, peut-être que je l’avais mal jugé. Il me paraissait toujours avoir un grain. Mais, il ne me semblait pas si « mauvais » enfin de compte. Je devrais, peut-être suivre le conseil de Pocahontas, et profiter de la soirée. Et tant qu’a faire, il faudrait que je songe également à m’excuser et éventuellement repartir sur de bonnes bases avec le pirate. Hochant, la tête tandis-que je resserrais les pans de ma doudoune autour de moi afin de me protéger du froid, je le regardais faire les yeux écarquillés. J’étais absolument pas une experte, dans tout ce qui concernait la piraterie. Mais, il venait pas de purement et simplement balancer son bateau à la flotte ? Le pire, c’est peut-être qu’il réussit à m’arracher un pincement au coeur, en voyant sa mine dépitée. Je supposais, que pour un pirate, ce genre de choses c’était toute sa vie. Néanmoins, contre toute attente, le navire reprit une taille normal sous nos yeux. Pour ma part, c’était la première fois, que je voyais ça. Mais pour lui, ça semblait être commun.

En revanche, je ne pu m’empêcher de hausser un sourcil, lorsque qu’il se mit à parler au dit navire. D’a...ccord. Il y avait bien des types qui parlaient à leur voiture, j’ignorais qu’il était de ce genre là. Soupirant, je décidais néanmoins, d’être sympa et de prendre la nourriture pour l’amener dessus. Au moins, aurait-il un truc à manger. Pour ma part, je ne savais si je resterais ou bien, si j’allais repartir rapidement. J’hésitais, toujours plus par curiosité qu’autre chose. Mais quelque chose me disait, que c’était justement cette curiosité qui me pousserait à rester.

Posant, tout ce que j’avais dans les mains sur un genre de table, je sentis mon portable vibrer dans ma poche et le sortie pour découvrir le numéro de Pocahontas. Roulant des yeux pour la forme, je déverrouillais mon téléphone, et me mit à lire son message :

Alors vous en êtes où ?


Je croyais, que tu devais attendre pour « connaître les détails » madame la commère.


Je regrettais immédiatement l’envoie de ce message. J’avais voulu, légèrement la taquiner. Mais, elle la connaissait comme je la connaissais, il y avait 100 % de chances pour qu’elle ai comprit qu’il se passait réellement quelque chose -ce qui n’était absolument pas le cas-

Donc il se passe bien quelque chose

Et voilà, qu’est que je disais. J’étais touché de sa sollicitude vraiment. Mais, je n’avais pas besoin d’avoir constamment quelqu’un sur mon dos, pour savoir ce que je faisais de ma vie personnelle. Je savais, qu’elle s’en voulait autant pour Kocum que je m’en voulais. Généralement, c’était un sujet dont nous évitions de parler toute les deux. Il y avait toujours un léger fond de culpabilité, dût au fait qu’il ne m’avait jamais remarqué. Mais, comment pourrais-je lui en vouloir pour cela ? Moi même, je n’avais jamais clairement exprimé ce que je ressentais au principal intéressé. Et de toute façon, le lui dire n’aurait servit à rien. Mais l’idée, d’avoir quelque chose à voir dans sa mort ne m’avait pas vraiment aidé je l’admettais.

Il parle à son bateau répondis-je au précédent message.

Je pouffais, imaginant la tête qu’elle devait tirer. Et d’ailleurs, la réponse ne tarda pas à venir :

Littéralement ou métaphoriquement ?

Au moins, aurions nous un sujet de conversation pendant un moment. Et de quoi la distraire un peu des recherches concernant John. Storybrooke, avait au moins ça pour elle. C’était une ville, où il était difficile de s’ennuyer. Ou plutôt, disons que la notion d’ennuis n’était pas la même que chez tout le monde.

Littéralement écrivis-je rapidement.

Après quoi, je rangeais rapidement la téléphone dans ma poche, entendant des pas se rapprocher. Ce serait mal polie, de continuer à envoyer des messages à Pocahontas. J’avais, accepté de venir, alors je tiendrais mon engagement du début à la fin sans interférence. Aussi, appuyais-je également sur le bouton d’arrêt de l’engin électronique. Ainsi, je ne serais dérangé par aucune sonnerie ni notification.

- Je pense que nous sommes partis sur de mauvaises bases,
dis-je au pirate qui venait d’apparaître dans mon champ de vision. Alors, je vais essayer de faire les choses correctement cette fois-ci. Ava, Nakoma Blackthorn me présentais-je en tendant ma main. Nakoma, étant mon « vrai » nom, et Ava celui donné par la malédiction. En résumé, appelez moi comme vous le souhaitez du moment que c’est pas « Vava »

Oui, je n’aimais pas vraiment ce surnom que je trouvais légèrement débile. Généralement, les gens comme chipeur, l’utilisaient afin de me taper sur les nerfs. Sauf, que dans son cas j’avais répliqué avec le présent prénom. Depuis, il ne m’avait plus appelé « Vava ». C’était sans doute mesquin, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. J’avais une petite tendance à croire au principe du « œil pour œil, dent pour dent. » Sans doute était-ce pour cela également, que j’avais prit des cours d’auto-défenses. Ça, et aussi parce que ce serait bien plus facile, que de passer trois ans à fouiller, pour ressortir une bombe lacrymogène et l’asperger dans la tête du potentiel agresseur.

- Est-ce que vous auriez un couteau, et quelque chose ressemblant à un réchaud ? Avant de manger, il va déjà falloir découper ce poulet, et faire chauffer le contenue des conserves. Sans quoi, je crains que ce ne soit pas très ragoûtant.


Infecte, risquait d’être le mot adéquat. Je, n’étais jamais monté sur un bateau pirate, aussi ignorais-je ce qu’il pouvait, éventuellement y avoir à disposition pour « cuisiner ». Ou du moins, essayer. Ce ne serait pas de la grande gastronomie. Déjà, parce que je n’étais pas un chef étoilé. Et donc, contrairement à un chef étoilé, je ne pourrais pas faire des merveilles, avec ce qu’il y avait comme ingrédients à disposition. Néanmoins, je pouvais faire quelque chose d’acceptable. De bien cuisiné, et ayant bon goût. Pour ma part, c’était un peu tout ce que je demandais. Je n’avais, de toute façon pas l’habitude de faire de la grande cuisine. C’était généralement ce qu’il se passait, lorsque l’on avait un simple job de barista dans un petit café.
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________________________________________ Mer 2 Jan 2019 - 9:26

“WET ”






Se tournant de sa démarche chaloupée vers Ava, Jack lui adressa un sourire à faire fondre un iceberg. Ôtant son tricorne, il le posa sur une sculpture en bois qu’offrait le Pearl. Faisant le tour de cette dernière comme s’il essayait d’évaluer un peu mieux cette demoiselle désormais, il plaça ses mains sous sa barbichette pour jouer avec ses tresses de barbes comme il faisait lorsqu’il réfléchissait.

« Et bien, Grand Esprit, c’est plutôt joli comme prénom. Toute une symbolique. J’vois pas pourquoi tu t’embêtes avec Ava… Ca te va plutôt pas mal... »


Oui, Jack connaissait quelques rudiments de la langue des natifs américains, qu’il avait d’ailleurs rencontrés plusieurs fois… Mémé Sparrow faisait partie d’une de ces tribus, et elle avait un jour quitté son pays natal pour rejoindre un navire échoué… Longue histoire, cependant, une bonne partie de son sang était aussi indien. Et c’était ça qu’il observait en regardant Ava. Depuis sa grand-mère, c’était la première qu’il voyait réellement. Elle avait du être aussi belle qu’elle dans la fleur de l’age. S’arrêtant face à elle, il désigna de son bras gauche d’un geste las sa cabine :

« La cabine du capitaine est équipée d’une cuisinière au bois pour faire la cuisine et se chauffer… Bah oui, tu pensais que c’était pas moderne ici ? C’est le top du top en matière de navire. A moins que tu préfères manger et dormir dans la soute des matelots… Mais ils ne sont plus là, et la chaleur corporelle ne pourrait pas te sauver du froid ! Même avec cette superbe peau de bête étrange que tu as sur le corps ! »


Du bout des doigts, il désigna la doudoune de Ava. C’était vraiment bizarre de la voir habillé avec des vêtements de cette ville. Mais depuis qu’il avait atterri ici, plus rien ne l’impressionnait vraiment… Faisant signe de le suivre, Jack monta l’escalier d’un air joyeux et ouvrit les doubles portes de la cabine du capitaine. Se frottant les avant bras d’un air désabusés, il grommela :

« Ca caille ici… J’vais faire un feu, pose sur la table, y’a une dague pour couper l’poulet. »


Ce n’était pas réellement un ordre, mais s’il voulait avancer dans le repas, chacun devait y mettre du sien. S’activant vers l’illustre et très ancienne « cuisinière », il commença à allumer un feu à l’intérieur. D’un œil expert, il fit bien attention à ce qu’il n’y ait aucune fuite de fumée, histoire de ne pas mourir le plus stupidement du monde par asphyxie. Secouant un peu le conduit, tout sembla se profiler pour le mieux, et une petite chaleur commença à envahir la pièce. Se tournant vers un meuble, Jack sortit plusieurs chandelles qu’il posa sur la table pour les allumer. Souriant jusque aux oreilles d’un air mauvais, il déclara d’un ton amusé :

« C’pas un dîner aux chandelles… On a juste pas l’oulouctricité comme en ville... »


D’ailleurs, cette « oulouctricité » était vraiment dangereuse. Une fois, Alexis en avait fait sortir de ses mains pour récupérer le Pearl caché dans la cave d’Aloysius Black. Depuis, Jack se méfiait de toute technologie, y compris des interrupteurs. Posant les chandelles autour de la dinde, les reflets de son visage dansèrent avec les flammes. Observant la dague qui était posé à côté du poulet, Jack se saisit de la boîte de conserve, et l’ouvrit avec un canif très rapidement. Posant cette dernière sur la cuisinière pour qu’elle chauffe doucement, il se retourna et pointa Ava avec le petit couteau comme si c’était son propre index.

« C’est pas plus compliqué qu’un goulougoulou à couper, c’est juste plus p’tit. Et quand c’est vivant, c’est surtout moins agressif et moins stupide. Donc les muscles sont plus tendre... »


Par goulougoulou, il faisait référence à ces dindons d’amérique. S’approchant d’elle, il posa sa main sur son épaule. Pas du tout en signe de drague ou quoi que ce soit. Non simplement pour s’appuyer et la regarder faire par dessus son épaule. Levant un sourcil, il déclara :

« J’crois que d’abord, faut enlever pattes... »


Puis, se rendant compte de la proximité, il se recula d’un seul coup, levant son canif et déclarant d’un ton mauvais.

« Pas d’entourloupe. C’est juste un dîner entre ami. J’sais que découper un poulet, c’est très érotique, mais y’aura pas plus ce soir ma belle. J’suis un homme compliqué, libre et déçue par les femmes… Contente toi de pas jeter les sot-l’y-laisse et on s’entendra à merveille tous les deux. »




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________________________________________ Sam 19 Jan 2019 - 20:28


Wet Again
Je suis définitivement tombé sur le fou du village.


Le disque était rayé ? La question était sincère et même pas railleuse. Simplement, comme il arrêtait pas de me dire, qu’il était déçu en amour. Soit c’était ça, soit il essayait de s’en convaincre lui même. Dans les deux cas, on avait pas franchement la même vision du découpage d’un poulet. C’était pas franchement glamour, alors érotique… Fallait pas pousser le bouchon trop loin. La question, étant : est-ce que je lui répétais pour la énième fois de la journée que c’est bon j’avais compris, ou bien est-ce que j’essayais une autre approche ? Restant, pensive pendant quelques instants, je me décidais finalement à opter pour le nouvel angle « d’attaque. »

- Électricité, corrigeais-je et la question serait plutôt : qui est-ce que vous essayez de convaincre vous ou moi ? Si on regarde les faits, depuis le début je n’ai rien fait pouvant laisser entendre que j’étais potentiellement attirée par vous. C’est pas en vous sauvant d’une hypothermie que je vais subitement me mettre à vous déclarer mon amour. Hors depuis le début, vous ne cessez de répéter que vous êtes un homme déçus, que l’amour c’est finit et j’en passe. Alors, est-ce que c’est moi que vous essayez de convaincre ou bien vous ? La question se pose.

Effectuant un léger sourire en coin un peu moqueur, je me remit au travail, terminant tranquillement ma découpe, songeant que mes cheveux devenaient top long, et qu’ils me revenaient trop dans la figure. Les raccourcir ne serait pas de trop. Je verrais ça avec ma voisine, qui me prenait pour une poupée barbie grandeur nature. Dès qu’elle avait besoin de tester une coupe ou un maquillage pour son école, c’était moi qui servait de cobaye. Elle était doué, c’était quelque chose qu’il fallait admettre. Une fois, elle m’avait fait des mèches blondes et ça avait été plutôt réussit. Même si d’une manière général, j’aimais bien laisser mes cheveux tels qu’ils étaient.

Terminant minutieusement ma découpe, je lui tendis la planche sur laquelle restait les « bons » morceaux, le restant n’était que la carcasse et donc ne servait pas à grand-chose si ce n’est être jeté.

- Tenez, occupez vous de ça, moi je m’occupe des légumes. Quant au reste, si vous voulez jouer à « qui a eu la vie amoureuse la plus pourrit » c’est possible aussi.

Tant qu’a faire...Vu que le disque semblait rayé, ou alors en mode repeat sur la même chose. Moi aussi, je pouvais parler de ça. De Kocoum et même de « Vavan ». On s’était rencontré, de manière plutôt étrange puisque je m’étais à moitié cassé la binette dans un ravin. En avait résulté, une inhalation de spore venant de champignon hallucinogène nous ayant fait pensé qu’on était partit au Moyen Age alors qu’on avait pas bougé. Il m’avait laissé entrevoir qu’on aurait pu être plus, avant de disparaître dans la nature sans donner de nouvelles. Enfoiré.

Donc, on pouvait très bien mettre le sujet sur le tapis et compter les points. En tout cas, un dîner entre amis, moi ça m’allait parfaitement. Ça me donnait, l’illusion qu’a défaut d’avoir une vie amoureuse stable, je pouvais au moins me faire des amis...Aussi bizarre soient-ils.

- D’ailleurs, si vous voulez tout savoir. C’est la curiosité qui m’a poussé à venir ici. C’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes ayant du sang indien dans les veines. Et par indien j’entends Amérindien.

J’avais appris ce que la colonisation avait faite dans mes souvenirs fictifs. Je m’étais cru une descendante de ces peuples, à qui l’on avait tout prit. S’il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même sac, une certaine amertume était resté de ces personnes, qui avaient fait en sorte de prendre les terres de nos ancêtres par la force. Personne ne leur avait rien fait. Ils avaient simplement décidés que puisqu’ils mettaient un pied ici, tout devait leur revenir. Aujourd’hui, il ne restait plus qu’une poignée d’Amérindiens, parqués dans des réserves. La population était majoritairement pauvre.

Quant à Thanksgiving, je ne fêtais jamais cette fête. Ni moi ni aucun des nôtres d’ailleurs. Je la trouvais profondément hypocrite. Ils célébraient le début de la destruction de tout un continent, et le massacre de plusieurs Amérindiens. Nous ne venions peut-être pas du même monde, mais cela n’empêchait que nous partagions les même racines.

- Voilà, ce que je vous propose : vous m’en dites plus à ce sujet. Et en échange...Vous pouvez me demander des informations sur ce que vous voulez. Que ce soit la ville, ou quoi que ce soit d’autres. Ça vous va ?

Pour ma part, le deal me paraissait équitable.

- Je pourrais bien dire « parole de sioux » mais je ne suis pas sioux. Donc, on va dire parole de Powhatan

Terminant de m’occuper des légumes, je finit par attraper ce qui ressemblait à un plat, et m’occupait de les disposer dedans, sans que ça ne fasse trop « cantine » non plus.

- D’ailleurs, ce n’est pas une peau de bête que j’ai sur le dos mais une doudoune. Tissus synthétiques mais rembourré avec des plumes à l’intérieur. Pas mal du tout pour garder la chaleur.

Surtout lorsqu’on habitait dans le Maine, et que les Hiver étaient du genre froid. Après, en Virginie là d’où je venais les hivers étaient bien plus froid. A force de pollution, ce monde ci voyait ses températures changer. Les Hivers devenaient plus doux, et les été étaient plus propice aux canicules. Le prix de la modernité. Toute chose venait avec un prix, celui de la modernité c’était le dérèglement du climat. Les gens commençaient à se rendre compte

- Et juste histoire d’en revenir à cette histoire de déception amoureuse : vous en faites pas, je me fait pas de fausses idées. J’ai parfaitement vu que c’était Bruno le chef ambulancier qui vous plaisait

Je décochais un sourire espiègle, avant de ramener le plat sur la table. J’y pouvais rien, si c’était facile de taquiner. Il avait limite la tête de l’emploie
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Jack Sparrow


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________________________________________ Dim 27 Jan 2019 - 11:25

“ Tu aimes les histoires de famille? ”






Après quelques minutes, le feu prit en ampleur et quelques braises commencèrent à apparaître. Jack se retourna maladroitement, manquant de l’éborgner avec le tisonnier brûlant qu’il avait dans les mains.

« Ouloutricité, électricité, même combat ! »


Il détestait qu’on le reprenne.

« Tu m'as sauvé la vie, puis, tu as essayé de me sauver des griffes de cet hôpital… L’histoire aurait pu se finir ainsi ma jolie, mais tu as trouvé préférable de ne pas refuser l’invitation que je t'ai envoyé… A quoi bon se jeter dans la gueule du loup quand on n’en a pas envie hein ? »


Il s’était rapproché d’elle, dans une gestuelle théâtrale qui se voulait faussement menaçante et qui lui donnait un certain charme. Finalement, Jack trouva plus sage de baisser le tisonnier. Il avait déjà blesser un âne comme ça, il n’avait pas envie de marquer Ava au fer rouge. Voyant qu’elle allait jeter la carcasse à la poubelle, il se mit à gesticuler dans tous les sens en gueulant :

« MAIS NE FAIT PAS CA ! »


Il posa les bons morceaux et fronça les sourcils d’un air suspicieux et franchement agacé.

« Qui vous apprend à cuisiner hm ? Vos mamans ? Ca devrait être les hommes qui devraient faire ce genre de tâche ménagère. En sexisme inversé tu vois. La carcasse, faut la faire bouillir avec les légumes. Ca donne du goût. »


En réalité, il avait vu ça chez un ami, chez qui il avait découvert la télévision et Top Chef. Depuis, Jack se prenait parfois pour Phillipe Etchebest. Il ne fallait pas trop jouer avec la nourriture, et garder tout le produit. Quand elle prononça le mot « Amérindien » Jack se radoucit quelque peu. C’était son caractère qui le dérangeait en réalité. Ce qu’elle montrait. Mais il savait au fond de lui, que les apparences et la réalité étaient deux choses bien différentes et bien définies. Il en était la preuve vivante.

« J’ai déjà tout ce qui me faut sur la ville… Ce qui m’intéresse, c’est toi. Je t’aime bien. Passer du temps avec toi, je trouve ça… Divertissant ! Et en fait, je m’ennuie un peu. Mais soit ! »


Posant ce qu’il avait dans les mains, Jack tira une chaise, et sortit de son étui une longue pipe qu’il bourra de tabac cubain. Allumant cette dernière avec une allumette de chez Granny’s, le pirate tira une petite bouffée et croisa les jambes sur la table à côté du poulet.

« Ma grand-mère, Mémé Sparrow… Ou plutôt, Happy Sparrow, était une Arapahos. C’était au début de ce qu’on appelait dans mon monde, la colonisation… J’ai vu qu’ici, il y en avait eu une aussi… Mon grand-père, lui était un Anglais, Edward Teague, premier du nom. Quand ils commencèrent la conquête de l’Amérique, il tomba éperdument amoureux de Happy Sparrow. Leur amour leur coûta la déception de leurs peuples respectifs, et ils décidèrent de partir vivre libre, en volant le navire d’embarcation britannique… Mon grand-père devint le premier renégat de la famille… Mais c’était pour la bonne cause, l’Amour... »


Tirant sur sa pipe de manière réfléchi, son visage avait quelque chose de bien différent des autres fois. Son regard semblait perdu dans le vide, et un sourire naquit sur ses lèvres. Il avait toujours trouvé cette histoire passionnante. Pointant sa pipe vers Ava, Jack déclara d’un ton solennel, comme celui que l’on prend lorsque l’on raconte une légende.

« Ils durent se mettre à vivre du vol et du pillage pour s’en sortir dans ce monde terrible. Reprendre les richesses volées à son peuple était pour Mémé Sparrow une sorte de salue. Quand à Papy Ed’, il faut dire qu’il était soumis, et n’agissait que par amour… C’est comme ça que commença la véritable légende des Sparrow. Elle n’est pas très connu. Seulement par ma famille. Et c’est bien suffisant. »


Terminant sa pipe, Jack la reposa soigneusement dans son étui et poursuivit en enlevant ses pieds de la table. Quand elle reprit les légumes pour s’en occuper à sa façon et sans la carcasse, Jack fit une moue.

« Tu es comme ma grand-mère. Farouche, avec cette pointe de défi dans le regard. Tu n’obéis qu’aux règles qui te semblent justes, et justifiées… Savais-tu que nous étions maudit ? Pour ne pas salir le sang, et perpétuer la culture, un Teague ne peut se reproduire avec quelqu’un qui n’a pas du sang amériindien. Oh, ça fonctionne, j’en suis la preuve vivante… Mais la maman… Ne survit jamais, et le père est obligé d’élever son enfant seul… Et aucun rite vaudou ne peut empêcher ça… La magie amérindienne, est quelque chose de puissant… »


La vision de la tête réduite de sa mère le hanta un instant, mais d’un geste théâtral, Jack lui fit un léger clin d’oeil en s’emparant du plat de poulet d’un geste vif. Ignorant la remarque sur la doudoune, il se mit cependant à ricaner

« Bruno était bien plus beau que tu ne le seras jamais jeune fille. J’ai dit que nous ne pouvions nous reproduire qu’avec des amérindiennes, mais nous pouvons nous accoupler avec des hommes. Mon Oncle Jack, par exemple, à trouver bon de contrer la Malédiction comme ça. Bien lui en a pris, il est très heureux avec un Gouverneur. »


Et il avait dit cette dernière phrase sur le ton de la discussion.


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________________________________________ Ven 15 Mar 2019 - 19:20


Wet Again
Je suis définitivement tombé sur le fou du village.

Non mais il se prenait pour un chef étoilé ou quoi ? PERSONNE ne mettait la carcasse à cuire avec les légumes. La carcasse soit on la jetait, soit on la donnait aux chiens si on en avait, soit on en faisait du bouillon de volaille. Néanmoins la simple hypothèse que ce soit ma mère qui m’ait appris la cuisine me fila envie de mourir de rire. Je l’imaginais avec son tailleur crème au milieu d’une cuisine. Le genre de truc qui faisait bien tâche. A la maison, ça avait toujours été mon père qui faisait ça. Et ce n’était pas lui non plus qui m’avait appris à me débrouiller :

- Grand mère Eastwood, la grand-mère de ma meilleure amie. A votre place, j’éviterais de lui dire qu’elle ne sait pas faire, conseil d’amie.

Déjà en tant qu’esprit, elle était redoutable. A présent que la malédiction lui avait donné une apparence humaine, elle l’était encore plus. C’était une force de la nature, et tout le monde au sein de la tribu la craignait. Et mieux valait être dans ses petits papiers, plutôt que l’inverse. Pas étonnant que Pocahontas soit toujours allé la trouver lorsqu’elle avait besoin de conseils. Néanmoins, comme il n’aurait probablement jamais de face à face avec elle, et que c’est pas moi qui irait cafté parce que j’avais pas l’intention de donner à la police plus de boulot qu’elle n’en avait déjà. Je me contentais d’écouter ce qu’il avait à dire, me contentant d’un air blasé lorsqu’il se mit à faire des commentaires sur le physique :

- Vous voulez un cookie ? Vous êtes fier de votre commentaire ? Parce que autant je suis une adulte qui fait ce qu’elle veut de son physique. Autant ce genre de bêtises à votre place j’éviterais de les placer à tort et à travers. Il y a des gens qui complexent vraiment sur leur apparence.

L’apparition des réseaux sociaux et toutes ces conneries, n’aidaient pas des nanas déjà bien complexés à arrêter. Au contraire. Alors, si en plus un pirate se mettait à sortir ce genre d’ânerie à n’importe qui on était pas sortie de l’auberge. Est-ce que les gens savaient ce que ce genre de commentaires pouvaient faire ? Ça avait l’air de rien, mais dit à la mauvaise personne ça pouvait faire toute la différence. Quand on commentait mon apparence, je me contentais généralement de lever mon majeure en guise de réponse. J’avais pas de conseils à recevoir. Sauf occasion spéciale, je ne portais pas de robe parce que j’aimais pas spécialement ça. J’étais mieux avec mes jeans.

- Je sais ce que c’est la colonisation. Là d’où je viens, on est en plein dedans. Ma meilleure amie, a même eu la bonne idée de tomber amoureuse d’un colon anglais.


J’avais pas de grief personnel contre Smith. Je l’aimait même plutôt bien. Il avait prouvé que c’était un chic type en sauvant le père de Poca’, donc il avait mon approbation pour fréquenter ma meilleure amie. Encore faudrait-il réussir à mettre la main dessus. C’était la partie la plus compliqué hélas.

- Après pour votre soucis, vous avez le choix : Soit vous vous orientez vers les hommes, et je suis sur que Bruno se fera un plaisir de vous y aider, soit je vous présente à des Amérindiennes de ma tribu. On est pas toute hyper copine, mais ça n’empêche pas de vous aider. Ou alors, dernière option : vous piochez du côté du divin. Devrait pas y avoir de problème de ce côté là, si c’est de la magie votre machin avec un divin ça devrait passer c’est réputé pour être plus puissant. Après, j’y connais pas grand-chose donc me demandez pas plus d’aide.


Je connaissais le stricte minimum. A savoir qu’il y avait des dieux en ville, qu’apparemment leur vie était aussi tranquille que la nôtre, ce qui me faisait me demander pourquoi est-ce qu’ils étaient allé se paumer dans la ville la moins normale des états unis ? Personne leur a dit que venir à Storybrooke c’était prendre un abonnement à embrouille et compagnie ?

- J’aimerais bien vous aider plus, mais je m’y connaît pas plus que ça en magie. Peut-être que notre chaman pourrait vous aider. Ou alors, j’vous emmène voir Regina Mills. C’est grâce à elle qu’on est tous ici, donc elle doit pouvoir faire quelque chose pour votre soucis de malédiction.


C’est vrai quand on y repensait, si elle avait réussit à nous faire venir ici c’est qu’elle devait quand même avoir un bon level en terme de puissance. Moi mes compétences allaient plus en terme d’herbes médicinales et de remède à base de plante. Peut-être nos ancêtres avaient-ils un jour été doté de connaissances en magie, mais c’était un art qui s’était perdu avec le temps dans ce cas là. Ou peut-être, les esprits avaient ils jugés plus sage pour nous de rester dans l’ignorance. Il faudrait que je pose la question à grand-mère Eastwood. Elle avait vu plus de choses que nous tous, et en tant qu’ancien esprit, peut-être aurait-elle des réponses. Tiens, d’ailleurs que j’y pensais elle aussi aurait peut-être les connaissances de base pour aider le pirate. Nous n’étions pas issus des mêmes tribus, mais cela n’empêchait qu’elle devait savoir plus de choses même si cela ne concernait pas directement notre tribu.

- Maintenant que j’y pense, il y a peut-être également la grand-mère de ma meilleure amie, elle doit mieux s’y connaître en magie amérindienne que quiconque. Donc, avec un peut de chance elle pourrait vous filer un coup de main pour régler votre soucis magique.


M’adossant nonchalamment à ma chaise, je haussais les épaules. Encore faudrait-il qu’il accepte l’aide et qu’il ai envie d’être aidé. Parce que je pouvais essayer de trouver toutes les solutions possible, si lui ça ne le dérangeait pas, il n’y avait pas grand-chose de plus à faire. Et pour ma part j’avais fait le tour des options concernant la magie. Même si au final, le sujet avait semble-t-il dévié de celui de base. Et puis après tout, c’était le propre d’une conversation non ?
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________________________________________ Lun 18 Mar 2019 - 16:52

“ Tu aimes les histoires de famille? ”






Jack posa ses mains sur la table, et recula légèrement son assiette. C’était un geste très simple et qu’il valait certainement mille mots. Ca signifiait simplement « Oulah ». Haussant les sourcils et tiquant plusieurs fois avec ses lèvres il fit une énième grimace.

« T’as pas à te vexer sur ton apparence. T’es très belle tu sais. Et c’est quoi un cookie ? »


Il ne connaissait pas. Plusieurs fois, il avait volé de la pâtisserie, surtout en France. Il s’était à chaque fois régaler. Une fois, il avait même dévaliser la pâtisserie Peters à son arrivée. Mais jamais il n’avait demandé le nom des gâteaux. D’ailleurs, le fait qu’il pense que ce soit un gâteau lui fit directement pensé qu’il en avait déjà croisé.

« C’est pas dangereux au moins ? »


Il fronça les sourcils, réellement sérieux. Des fois, un gâteau, ça pouvait être un sale coup.

« Ah ! Vous aussi vous étiez en plein d’dans. Quelle connerie. Se croire supérieur sous prétexte qu’on est blanc… C’est très con. Mais en même temps, c’est très blanc. Et c’est très raciste aussi comme propos… C’est bizarre. »


Il était lui même bizarre. Finalement, il se leva et observa la poule en train de cuire dans la marmite. Respirant le doux fumée, il poursuivit en goûtant légèrement le bouillon. Bien sûr que si, mettre la carcasse, ça donnait du goût.

« Les divins, moins j’men approche, mieux j’me porte. Ce sont tous nos problèmes. En plus, ils sont égoïstes, et complètement stupide. Enfin, celui que j’connais est comme ça. Mais j’dirai pas qui c’est. Si ça lui revient aux oreilles, il me fera cramer les fesses et me marquera au fer rouge. Il en est capable. En plus, il n’aime pas les chèvres. C’est pas vraiment un mec de confiance. »



D’un point de vyu neutre, cette conversation ne ressemblait plus en grand-chose et semblait décousue et chaotique. Mais pour Jack, tout avait du sens. Même les choses les plus simples. Tournant l’eau dans la marmite, il fit une autre grimace, de peur de se brûler.

« J’ai vu Régina Mills, une fois. Elle a une sacré paire de fesse. Avec des fesses comme les siennes, c’est normal qu’on soit en magie. On est bon à tout, avec un argument comme celui là. Toi aussi, tu dois être doué en magie d’ailleurs. Faudrait peut être t’y mettre. »


Portant le bouillon encore une fois à ses lèvres, il fit une grimace et beugla dans une plainte ressemblant à celle d’un animal blessé.

« AAAAAH ! Je me suis brûlé ! »


Tournant sur lui même, Jack sortit une bouteille de mauvais vin de table pirate poussierreuse et bouchonnée à la cire. Enlevant la cire avec ses dents, il but plusieurs gorgées de vin et tira la langue.

« CHE CHAUD ! »


Buvant encore quelques gorgées, il finit par lui tendre la bouteille d’un air entendu.

« Tu veux du vin ? »


C’était pas très glamour, comme façon de faire, mais c’était Jack. C’était naturel chez lui. Finalement, quand elle évoqua la possibilité d’utiliser la magie amérindienne, Jack posa la bouteille sur la table, se saisit de sa propre chaise, qu’il enfila à l’envers pour appuyer sa tête sur le dossier. Ses yeux à quelques centimètres de ceux d’Ava, c’était pour lui naturel d’être aussi proche des gens. Les pirates étaient ainsi.

« Oh… La grand-mère d’une amie… Tu m’intéresses. J’aime pas les hommes. Ni les grands mère. Et je connais les vieilles sorcières. Elles vous forcent à faire des trucs sexuelles contre de la magie. Ca m’est déjà arrivé plusieurs fois. C’est vraiment plus que déroutant de vendre ainsi son corps. J’le referai pas. »


Reniflant l’air ambiant, les narines de Jack se dilatèrent un peu dans un mouvement disgracieux.

« Ce sont tes cheveux qui sentent bon comme ça ? Tu utilises ce qu’on appelle du shampoing ? Faudrait que je m’en procure. Un jour. Mon stock de savon noir est presque épuisé, et ça me donne des dreadlocks. J’suis propre tu sais. En parlant de divin, Aphrodite, la déesse de l’amour, pense que j’me lave pas. J’prends deux bains par semaine. Je suis à cheval sur l’hygiène. »


Jack hocha vigoureusement la tête comme pour essayer de s’en convaincre lui même.




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