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 Wet Again - Ava [Fe]

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Jack Sparrow


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________________________________________ Lun 17 Déc 2018 - 17:42

“WET ”






Jack ne mit pas longtemps à se débarasser des deux autres. Bruno fut le plus insistant à le laisser partir. Tenant Jack le singe sur son épaule, il répétait sans cesse :

« Je crois que tu es jaloux mon p’tit Bruno. Tu aimerais bien venir au dîner aux chandelles avec la demoiselle hein. Ou venir au dîner aux chandelles tout court… En fait c’est moi qui t’intéresse c’est ça. Avoue. Tu aurais lâcher l’affaire sinon... »


En fait, il voulu simplement lui casser la figure une fois seul à seul. Aussi, Jack en profita pour prendre la poudre d’escampette. Il n’était pas d’humeur à tuer ce soir. Déjà, il n’aimait pas ça, contrairement aux autres Pirates de son espèce, et en plus, il avait rendez-vous ce soir. Un rendez-vous galant. Ou pas galant. Un rendez-vous quand même. Et ça c’était important. D’habitude, c’était les femmes de Tortuga sur lesquelles il jetait son dévolu. Mais là, ce soir, ce serait peut être sur Ava. Ou pas du tout. En fait, il se sentait terriblement seul… Se massant la tête, il marcha lentement jusqu’au Port de Storybrooke. Elle lui faisait encore terriblement mal. Caressant le singe machinalement, il déclara à voix haute :

« Pauvre Jack. Tu n’sais plus comment récupérer ton navire toi aussi… Allons, on va bien s’rappeler. J’crois que la dernière fois y’avait un magicien. Ou pas. Y’avait un fou. Aloysious. Je crois. J’me rappelle plus. Tu sais, depuis ce coup sur la tête, tout est un peu… Cassé ! »


Soudain, alors qu’il arrivait devant une vitrine il se rappela. C’était clair comme de l’eau de roche. Pour briser l’enchantement, il suffisait simplement de briser la bouteille et de la jeter à la Mer ! Trottinant en accélérant, il tint son tricorne sur la tête pour éviter qu’il ne tombe au sol. Passant devant un autre magasin, il s’arrêta un instant.

« Hola… Ils nous faut à manger... »


Regardant les poulets rôtirent dans la machine, il sentit de la bave couleur sur son épaule. Plissant des yeux, il remarqua que personne n’était présent dans le magasin. Essuyant la bave du singe, Sparrow déclara :

« Prendre, c’est pas vraiment voler mon ami… Surtout quand c’est pour la bonne cause... »


Rentrant en catimini, Jack sortit son épée et embrocha un des poulets d’un geste sec et rapide. Ce dernier n’opposa aucune résistance et alla jusqu’à la garde de son épée. Attrapant d’un geste rapide et vif plusieurs conserves de légume et une bouteille de vin, le pirate sortit du magasin, sabre au clair en trottinant.
Un peu surchargé, il arriva au Port, posant tous les vivres sur un des bancs du port, il vérifia qu’aucunes fientes de mouettes n’étaient là souiller son précieux butin.

« Surveille la bouffe, camarade ! »


Le petit singe se mit au garde à vous et sortit une toute petite dague qu’il plaça dans ses dents d’un air agressif en observant les mouettes tourner autour de lui. Réajusant ses vêtements pour vérifier qu’il était tout de même bien habillé malgré tout, il constata qu’il était toujours habillé de la même manière… Comme un personnage de bande dessinée. Cette pensée resta un moment dans son esprit, tant et si bien qu’il ne remarqua Ava arriver qu’au dernier moment…

« Ha ! C’est toi ! T’es v’nu finalement ! Regarde ce que je nous ai procuré! De quoi passé un super dîner non ? Quoi ? Pourquoi tu fais cette tête en serrant ta doudoune Joli Sourire… Oh ! Je vois… Héhé… Oncle Jack a toujours une solution... »


Finalement, Jack sortit son précieux Black Pearl de l’intérieur de sa chemise. Observant le navire flotter dans sa bouteille de gauche à droite paisiblement, il inspira un grande bouffée d’air pour se donner du courage.

« Pourvu qu’ça marche… Par la Barbe de Barbe Noire... »


Puis, sur ce, et sans cérémonie, il brisa la bouteille d’un geste sec sur le banc et la jeta à la Mer d’un geste puissant. Observant l’eau, Jack mit les mains sur les hanches, mais rien ne se produisit…

« Oh... »
commença-t-il tristement.

Il avait perdu son bien le plus précieux… Mais soudain, contre toute attente et alors que tous les espoirs étaient brisés, l’eau se mit à bouillonner furieusement comme une casserole sur le feu. Puis, lentement, très lentement, un mât apparu. Puis d’immenses voiles noires… Et enfin, la coque de son merveilleux bâtiment se mit à flotter. D’ailleurs, il haussa les sourcils de surprise quand ce dernier détruisit deux petits bateaux de pêcheurs. Ben oui… Le Pearl, c’était un sacré morceau. Il n’avait pas pensé à ça la dernière fois non plus. Il s’en souvenait maintenant. Jetant les cordages sur le pont, il s’y hissa après quelques tractions de bras rapide. Faisant descendre la passerelle, il fit un grand signe à Ava de monter avec son tricorne.

« Allez viens ma belle ! Ma cabine est chauffée ! Enfin j’crois ! Tiens, si tu sais pas quoi faire, tu peux prendre le poulet et les boîtes de conserves là bas ! Ouais, sur le banc ! Ca s’rait parfait… Oh mon bébé… Mon précieux bébé... »


Bien évidemment, il ne parlait pas à Ava, mais au Black Pearl, dont ses doigts bagués caressaient le bois avec tout l’amour qu’un homme puisse offrir.



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Bloody Pirate
Tu as vu un bateau avec des voiles noires, tout un équipage de démon et un capitaine maléfique, tellement monstrueux que le Roi de l'Enfer l'a immédiatement recraché ?!

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________________________________________ Mar 1 Jan 2019 - 16:19


Wet Again
Je suis définitivement tombé sur le fou du village.

Bon, peut-être que je l’avais mal jugé. Il me paraissait toujours avoir un grain. Mais, il ne me semblait pas si « mauvais » enfin de compte. Je devrais, peut-être suivre le conseil de Pocahontas, et profiter de la soirée. Et tant qu’a faire, il faudrait que je songe également à m’excuser et éventuellement repartir sur de bonnes bases avec le pirate. Hochant, la tête tandis-que je resserrais les pans de ma doudoune autour de moi afin de me protéger du froid, je le regardais faire les yeux écarquillés. J’étais absolument pas une experte, dans tout ce qui concernait la piraterie. Mais, il venait pas de purement et simplement balancer son bateau à la flotte ? Le pire, c’est peut-être qu’il réussit à m’arracher un pincement au coeur, en voyant sa mine dépitée. Je supposais, que pour un pirate, ce genre de choses c’était toute sa vie. Néanmoins, contre toute attente, le navire reprit une taille normal sous nos yeux. Pour ma part, c’était la première fois, que je voyais ça. Mais pour lui, ça semblait être commun.

En revanche, je ne pu m’empêcher de hausser un sourcil, lorsque qu’il se mit à parler au dit navire. D’a...ccord. Il y avait bien des types qui parlaient à leur voiture, j’ignorais qu’il était de ce genre là. Soupirant, je décidais néanmoins, d’être sympa et de prendre la nourriture pour l’amener dessus. Au moins, aurait-il un truc à manger. Pour ma part, je ne savais si je resterais ou bien, si j’allais repartir rapidement. J’hésitais, toujours plus par curiosité qu’autre chose. Mais quelque chose me disait, que c’était justement cette curiosité qui me pousserait à rester.

Posant, tout ce que j’avais dans les mains sur un genre de table, je sentis mon portable vibrer dans ma poche et le sortie pour découvrir le numéro de Pocahontas. Roulant des yeux pour la forme, je déverrouillais mon téléphone, et me mit à lire son message :

Alors vous en êtes où ?


Je croyais, que tu devais attendre pour « connaître les détails » madame la commère.


Je regrettais immédiatement l’envoie de ce message. J’avais voulu, légèrement la taquiner. Mais, elle la connaissait comme je la connaissais, il y avait 100 % de chances pour qu’elle ai comprit qu’il se passait réellement quelque chose -ce qui n’était absolument pas le cas-

Donc il se passe bien quelque chose

Et voilà, qu’est que je disais. J’étais touché de sa sollicitude vraiment. Mais, je n’avais pas besoin d’avoir constamment quelqu’un sur mon dos, pour savoir ce que je faisais de ma vie personnelle. Je savais, qu’elle s’en voulait autant pour Kocum que je m’en voulais. Généralement, c’était un sujet dont nous évitions de parler toute les deux. Il y avait toujours un léger fond de culpabilité, dût au fait qu’il ne m’avait jamais remarqué. Mais, comment pourrais-je lui en vouloir pour cela ? Moi même, je n’avais jamais clairement exprimé ce que je ressentais au principal intéressé. Et de toute façon, le lui dire n’aurait servit à rien. Mais l’idée, d’avoir quelque chose à voir dans sa mort ne m’avait pas vraiment aidé je l’admettais.

Il parle à son bateau répondis-je au précédent message.

Je pouffais, imaginant la tête qu’elle devait tirer. Et d’ailleurs, la réponse ne tarda pas à venir :

Littéralement ou métaphoriquement ?

Au moins, aurions nous un sujet de conversation pendant un moment. Et de quoi la distraire un peu des recherches concernant John. Storybrooke, avait au moins ça pour elle. C’était une ville, où il était difficile de s’ennuyer. Ou plutôt, disons que la notion d’ennuis n’était pas la même que chez tout le monde.

Littéralement écrivis-je rapidement.

Après quoi, je rangeais rapidement la téléphone dans ma poche, entendant des pas se rapprocher. Ce serait mal polie, de continuer à envoyer des messages à Pocahontas. J’avais, accepté de venir, alors je tiendrais mon engagement du début à la fin sans interférence. Aussi, appuyais-je également sur le bouton d’arrêt de l’engin électronique. Ainsi, je ne serais dérangé par aucune sonnerie ni notification.

- Je pense que nous sommes partis sur de mauvaises bases,
dis-je au pirate qui venait d’apparaître dans mon champ de vision. Alors, je vais essayer de faire les choses correctement cette fois-ci. Ava, Nakoma Blackthorn me présentais-je en tendant ma main. Nakoma, étant mon « vrai » nom, et Ava celui donné par la malédiction. En résumé, appelez moi comme vous le souhaitez du moment que c’est pas « Vava »

Oui, je n’aimais pas vraiment ce surnom que je trouvais légèrement débile. Généralement, les gens comme chipeur, l’utilisaient afin de me taper sur les nerfs. Sauf, que dans son cas j’avais répliqué avec le présent prénom. Depuis, il ne m’avait plus appelé « Vava ». C’était sans doute mesquin, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. J’avais une petite tendance à croire au principe du « œil pour œil, dent pour dent. » Sans doute était-ce pour cela également, que j’avais prit des cours d’auto-défenses. Ça, et aussi parce que ce serait bien plus facile, que de passer trois ans à fouiller, pour ressortir une bombe lacrymogène et l’asperger dans la tête du potentiel agresseur.

- Est-ce que vous auriez un couteau, et quelque chose ressemblant à un réchaud ? Avant de manger, il va déjà falloir découper ce poulet, et faire chauffer le contenue des conserves. Sans quoi, je crains que ce ne soit pas très ragoûtant.


Infecte, risquait d’être le mot adéquat. Je, n’étais jamais monté sur un bateau pirate, aussi ignorais-je ce qu’il pouvait, éventuellement y avoir à disposition pour « cuisiner ». Ou du moins, essayer. Ce ne serait pas de la grande gastronomie. Déjà, parce que je n’étais pas un chef étoilé. Et donc, contrairement à un chef étoilé, je ne pourrais pas faire des merveilles, avec ce qu’il y avait comme ingrédients à disposition. Néanmoins, je pouvais faire quelque chose d’acceptable. De bien cuisiné, et ayant bon goût. Pour ma part, c’était un peu tout ce que je demandais. Je n’avais, de toute façon pas l’habitude de faire de la grande cuisine. C’était généralement ce qu’il se passait, lorsque l’on avait un simple job de barista dans un petit café.
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________________________________________ Mer 2 Jan 2019 - 9:26

“WET ”






Se tournant de sa démarche chaloupée vers Ava, Jack lui adressa un sourire à faire fondre un iceberg. Ôtant son tricorne, il le posa sur une sculpture en bois qu’offrait le Pearl. Faisant le tour de cette dernière comme s’il essayait d’évaluer un peu mieux cette demoiselle désormais, il plaça ses mains sous sa barbichette pour jouer avec ses tresses de barbes comme il faisait lorsqu’il réfléchissait.

« Et bien, Grand Esprit, c’est plutôt joli comme prénom. Toute une symbolique. J’vois pas pourquoi tu t’embêtes avec Ava… Ca te va plutôt pas mal... »


Oui, Jack connaissait quelques rudiments de la langue des natifs américains, qu’il avait d’ailleurs rencontrés plusieurs fois… Mémé Sparrow faisait partie d’une de ces tribus, et elle avait un jour quitté son pays natal pour rejoindre un navire échoué… Longue histoire, cependant, une bonne partie de son sang était aussi indien. Et c’était ça qu’il observait en regardant Ava. Depuis sa grand-mère, c’était la première qu’il voyait réellement. Elle avait du être aussi belle qu’elle dans la fleur de l’age. S’arrêtant face à elle, il désigna de son bras gauche d’un geste las sa cabine :

« La cabine du capitaine est équipée d’une cuisinière au bois pour faire la cuisine et se chauffer… Bah oui, tu pensais que c’était pas moderne ici ? C’est le top du top en matière de navire. A moins que tu préfères manger et dormir dans la soute des matelots… Mais ils ne sont plus là, et la chaleur corporelle ne pourrait pas te sauver du froid ! Même avec cette superbe peau de bête étrange que tu as sur le corps ! »


Du bout des doigts, il désigna la doudoune de Ava. C’était vraiment bizarre de la voir habillé avec des vêtements de cette ville. Mais depuis qu’il avait atterri ici, plus rien ne l’impressionnait vraiment… Faisant signe de le suivre, Jack monta l’escalier d’un air joyeux et ouvrit les doubles portes de la cabine du capitaine. Se frottant les avant bras d’un air désabusés, il grommela :

« Ca caille ici… J’vais faire un feu, pose sur la table, y’a une dague pour couper l’poulet. »


Ce n’était pas réellement un ordre, mais s’il voulait avancer dans le repas, chacun devait y mettre du sien. S’activant vers l’illustre et très ancienne « cuisinière », il commença à allumer un feu à l’intérieur. D’un œil expert, il fit bien attention à ce qu’il n’y ait aucune fuite de fumée, histoire de ne pas mourir le plus stupidement du monde par asphyxie. Secouant un peu le conduit, tout sembla se profiler pour le mieux, et une petite chaleur commença à envahir la pièce. Se tournant vers un meuble, Jack sortit plusieurs chandelles qu’il posa sur la table pour les allumer. Souriant jusque aux oreilles d’un air mauvais, il déclara d’un ton amusé :

« C’pas un dîner aux chandelles… On a juste pas l’oulouctricité comme en ville... »


D’ailleurs, cette « oulouctricité » était vraiment dangereuse. Une fois, Alexis en avait fait sortir de ses mains pour récupérer le Pearl caché dans la cave d’Aloysius Black. Depuis, Jack se méfiait de toute technologie, y compris des interrupteurs. Posant les chandelles autour de la dinde, les reflets de son visage dansèrent avec les flammes. Observant la dague qui était posé à côté du poulet, Jack se saisit de la boîte de conserve, et l’ouvrit avec un canif très rapidement. Posant cette dernière sur la cuisinière pour qu’elle chauffe doucement, il se retourna et pointa Ava avec le petit couteau comme si c’était son propre index.

« C’est pas plus compliqué qu’un goulougoulou à couper, c’est juste plus p’tit. Et quand c’est vivant, c’est surtout moins agressif et moins stupide. Donc les muscles sont plus tendre... »


Par goulougoulou, il faisait référence à ces dindons d’amérique. S’approchant d’elle, il posa sa main sur son épaule. Pas du tout en signe de drague ou quoi que ce soit. Non simplement pour s’appuyer et la regarder faire par dessus son épaule. Levant un sourcil, il déclara :

« J’crois que d’abord, faut enlever pattes... »


Puis, se rendant compte de la proximité, il se recula d’un seul coup, levant son canif et déclarant d’un ton mauvais.

« Pas d’entourloupe. C’est juste un dîner entre ami. J’sais que découper un poulet, c’est très érotique, mais y’aura pas plus ce soir ma belle. J’suis un homme compliqué, libre et déçue par les femmes… Contente toi de pas jeter les sot-l’y-laisse et on s’entendra à merveille tous les deux. »




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________________________________________ Sam 19 Jan 2019 - 20:28


Wet Again
Je suis définitivement tombé sur le fou du village.


Le disque était rayé ? La question était sincère et même pas railleuse. Simplement, comme il arrêtait pas de me dire, qu’il était déçu en amour. Soit c’était ça, soit il essayait de s’en convaincre lui même. Dans les deux cas, on avait pas franchement la même vision du découpage d’un poulet. C’était pas franchement glamour, alors érotique… Fallait pas pousser le bouchon trop loin. La question, étant : est-ce que je lui répétais pour la énième fois de la journée que c’est bon j’avais compris, ou bien est-ce que j’essayais une autre approche ? Restant, pensive pendant quelques instants, je me décidais finalement à opter pour le nouvel angle « d’attaque. »

- Électricité, corrigeais-je et la question serait plutôt : qui est-ce que vous essayez de convaincre vous ou moi ? Si on regarde les faits, depuis le début je n’ai rien fait pouvant laisser entendre que j’étais potentiellement attirée par vous. C’est pas en vous sauvant d’une hypothermie que je vais subitement me mettre à vous déclarer mon amour. Hors depuis le début, vous ne cessez de répéter que vous êtes un homme déçus, que l’amour c’est finit et j’en passe. Alors, est-ce que c’est moi que vous essayez de convaincre ou bien vous ? La question se pose.

Effectuant un léger sourire en coin un peu moqueur, je me remit au travail, terminant tranquillement ma découpe, songeant que mes cheveux devenaient top long, et qu’ils me revenaient trop dans la figure. Les raccourcir ne serait pas de trop. Je verrais ça avec ma voisine, qui me prenait pour une poupée barbie grandeur nature. Dès qu’elle avait besoin de tester une coupe ou un maquillage pour son école, c’était moi qui servait de cobaye. Elle était doué, c’était quelque chose qu’il fallait admettre. Une fois, elle m’avait fait des mèches blondes et ça avait été plutôt réussit. Même si d’une manière général, j’aimais bien laisser mes cheveux tels qu’ils étaient.

Terminant minutieusement ma découpe, je lui tendis la planche sur laquelle restait les « bons » morceaux, le restant n’était que la carcasse et donc ne servait pas à grand-chose si ce n’est être jeté.

- Tenez, occupez vous de ça, moi je m’occupe des légumes. Quant au reste, si vous voulez jouer à « qui a eu la vie amoureuse la plus pourrit » c’est possible aussi.

Tant qu’a faire...Vu que le disque semblait rayé, ou alors en mode repeat sur la même chose. Moi aussi, je pouvais parler de ça. De Kocoum et même de « Vavan ». On s’était rencontré, de manière plutôt étrange puisque je m’étais à moitié cassé la binette dans un ravin. En avait résulté, une inhalation de spore venant de champignon hallucinogène nous ayant fait pensé qu’on était partit au Moyen Age alors qu’on avait pas bougé. Il m’avait laissé entrevoir qu’on aurait pu être plus, avant de disparaître dans la nature sans donner de nouvelles. Enfoiré.

Donc, on pouvait très bien mettre le sujet sur le tapis et compter les points. En tout cas, un dîner entre amis, moi ça m’allait parfaitement. Ça me donnait, l’illusion qu’a défaut d’avoir une vie amoureuse stable, je pouvais au moins me faire des amis...Aussi bizarre soient-ils.

- D’ailleurs, si vous voulez tout savoir. C’est la curiosité qui m’a poussé à venir ici. C’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes ayant du sang indien dans les veines. Et par indien j’entends Amérindien.

J’avais appris ce que la colonisation avait faite dans mes souvenirs fictifs. Je m’étais cru une descendante de ces peuples, à qui l’on avait tout prit. S’il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même sac, une certaine amertume était resté de ces personnes, qui avaient fait en sorte de prendre les terres de nos ancêtres par la force. Personne ne leur avait rien fait. Ils avaient simplement décidés que puisqu’ils mettaient un pied ici, tout devait leur revenir. Aujourd’hui, il ne restait plus qu’une poignée d’Amérindiens, parqués dans des réserves. La population était majoritairement pauvre.

Quant à Thanksgiving, je ne fêtais jamais cette fête. Ni moi ni aucun des nôtres d’ailleurs. Je la trouvais profondément hypocrite. Ils célébraient le début de la destruction de tout un continent, et le massacre de plusieurs Amérindiens. Nous ne venions peut-être pas du même monde, mais cela n’empêchait que nous partagions les même racines.

- Voilà, ce que je vous propose : vous m’en dites plus à ce sujet. Et en échange...Vous pouvez me demander des informations sur ce que vous voulez. Que ce soit la ville, ou quoi que ce soit d’autres. Ça vous va ?

Pour ma part, le deal me paraissait équitable.

- Je pourrais bien dire « parole de sioux » mais je ne suis pas sioux. Donc, on va dire parole de Powhatan

Terminant de m’occuper des légumes, je finit par attraper ce qui ressemblait à un plat, et m’occupait de les disposer dedans, sans que ça ne fasse trop « cantine » non plus.

- D’ailleurs, ce n’est pas une peau de bête que j’ai sur le dos mais une doudoune. Tissus synthétiques mais rembourré avec des plumes à l’intérieur. Pas mal du tout pour garder la chaleur.

Surtout lorsqu’on habitait dans le Maine, et que les Hiver étaient du genre froid. Après, en Virginie là d’où je venais les hivers étaient bien plus froid. A force de pollution, ce monde ci voyait ses températures changer. Les Hivers devenaient plus doux, et les été étaient plus propice aux canicules. Le prix de la modernité. Toute chose venait avec un prix, celui de la modernité c’était le dérèglement du climat. Les gens commençaient à se rendre compte

- Et juste histoire d’en revenir à cette histoire de déception amoureuse : vous en faites pas, je me fait pas de fausses idées. J’ai parfaitement vu que c’était Bruno le chef ambulancier qui vous plaisait

Je décochais un sourire espiègle, avant de ramener le plat sur la table. J’y pouvais rien, si c’était facile de taquiner. Il avait limite la tête de l’emploie
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