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 Water lilies } Saoirse & Jay

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Jamie Skyrunner


« Tu aimes les cacahuètes?
On aime tous les cacahuètes! »


Jamie Skyrunner


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________________________________________ Lun 10 Déc 2018 - 18:43

What about us?

Depuis que Jamie avait commencer en tant qu’assistant social, il avait beaucoup eue à apprendre. Pas seulement le métier en tant que tel, bien que cela lui ai prit beaucoup de temps et d’insomnies. Mais plutôt comment l’exercer. A quel moment la ligne entre l’attention et le trop-d’attention était dépassé ? A quel moment pouvait-on enfreindre la loi du ‘zéro contact avec un enfant’ ? Quand pouvait-on fermer les yeux sur les différents écarts que pouvait faire Beth malgré ses injonctions à comparaître pour ivresse sur la voie publique ? Quand devait-on se montrer ferme, malgré toute la tendresse qu’on pouvait avoir pour un patient ? Apprendre à les laisser assumer, quitte à ne pas accepter d’appel à 23h 30 et les récupérer au commissariat le lendemain. Apprendre quand sévir. Apprendre, beaucoup, sur l’humain. Apprendre encore plus sur soi même.

Le plus dur, pour l’instant, c’était de contenir ses convictions personnelles en présence de Saoirse Bennett. Il comprenait totalement ses arguments et il était vrai que si il y avait bien une femme au monde qui n’aurait pas du porter d’enfant, c’était probablement elle mais Jamie ne pouvait pas se résoudre à être d’accord avec elle. Abandonner un enfant, même à d’autres parents, n’avait rien de bon pour ledit enfant. Alors certes, il parlait probablement avec un manque de neutralité et de recul flagrant, mais il ne pouvait pas être en accord avec cela. Savait-elle seulement ce que c’était, de savoir que sa propre mère n’avait pas voulu le garder ? Savait-elle seulement combien de nuit d’insomnies avait-il passé, enfant, à se demander quel défaut il avait dès la naissance pour ne pas que sa famille ai voulu le garder ? Savait-elle seulement combien d’autres enfants lui avait fait passer des nuits blanches, à pleurer la perte de ce qu’ils ne connaîtraient jamais ?  Savait-elle seulement combien cela faisait mal, même une fois devenu adulte ?

C’était un cas auquel il n’avait jamais été confronté et avec lequel il avait parfois du mal à rester professionnel. Pour le moment, il était parvenu à se contenir, à lui fournir une liste de parents adoptant dont il avait fait vérifier cinq fois (y comprit par le mari psychopathe de son meilleur ami roux) les antécédents pour être certains de la véracité de leurs dossiers et s’était porté volontaire pour accompagner Saoirse Bennett dans toutes les démarches, y comprit la rencontre avec lesdits parents adoptant dont il connaissait désormais par coeur l’existence, mais c’était franchement à contre-coeur. Rien n’y faisait, à chaque fois, il sentait ses muscles se tendre et se crisper, comme si il agissait à l’encontre même de la manière dont il était censé fonctionner. Et franchement, c’était éreintant.

Tellement éreintant que pour une fois, il se prit une après-midi complète pour prendre un peu de temps pour lui. Antropy le lui avait déjà fait la remarque, parfois, sous ses allures de cow-boy, Jamie pouvait franchement avoir des faux-airs de midinettes. Et pour cause ! Cette après-midi de détente allait être séparé en trois étapes : la première, un bon bain moussant en buvant une bonne bière bien fraîche, concombre sous les yeux, taille de la barbe et crème hydratante comprise, la seconde, l’intégrale de Johnny Cash, accompagné par ses soins à la guitare et la troisième, une séance d’étirement avant d’aller se coucher de bonne heure, afin d’être frais et dispo pour la lourde journée qui l’attendait en ce futur beau lundi matin dans la ville de Storybrooke. Ces rituels n’étaient pas bien ancien, mais il avait apprit à les mettre en place à l’époque où ses crises de léthargies pouvaient lui dévorés des après-midi entières, crispé avec Wilson entre le canapé et les draps, à attendre la mort qui devait, à l’époque, venir les prendre et dévoré le monde en une Apocalypse cataclysmique. Et c’était Loki qui, avant de repartir en voyage, l’avait poussé à les reprendre -et avait ajouté l’étape 3 pour la route. A l’époque, et encore désormais, son corps lui posait beaucoup de problèmes, ravagé par les stigmates du Cavalier qui l’avait dévoré de l’intérieur. Ça et là, des creux rongeaient sa peau et ses chairs, des cicatrices aux formes indéterminés parcouraient ses jambes, et son petit ventre à bière du lycée s’était creusé au point de parfois voir pointer les os de ses hanches sous la peau. Pour Jamie, cela avait été très dur de réapprendre à accepter cette enveloppe qui avait été abîmé par son contenu, mais qu’il devait habiter désormais, et cela était passer et passait désormais par de petits après-midi comme celui-ci.

Il prit donc le temps de sortir sa bière du frigo, de la poser quasi religieusement sur le rebord de la baignoire, de faire couler l’eau chaude et de préparer les albums de Johnny Cash dans sa chaîne stéréo avant de se déshabiller et de prendre les rondelles de concombre qu’il avait prévu à cet effet dans la cuisine avant de se laisser glisser dans l’eau de son bain, dans un petit sourire de contentement. L’eau chaude était juste à la bonne température et Jamie vida la moitié de ses sels de bain odeur mangue, se retrouvant rapidement envahit d’une odeur délicieusement tropicale -du moins dans son imaginaire- et après avoir décapsulé sa bière et poser les concombres sur ses yeux, il se laissa couler en arrière, en poussant un soupir de joie et de délicieux contentement.

Le problème étant que, cela ne dura pas.

A peine quelques minutes après s’être immergé dans un océan de bien-être qui aurait du durer au moins trente minutes de plus, des petits coups frénétiques furent frappés à la porte d’entrée. Retirant un concombre de devant son œil, Jamie se redressa légèrement, cherchant par réflexe son horloge et fronçant les sourcils. Personne ne venait frapper chez lui un dimanche à 17h passée. Ou alors c’était Miss Paul, qui était un peu trop attirée par sa plastique ‘de jeune homme des rues’, selon ses dires, au propre goût de Jamie. Mais bon, Miss Paul n’était jamais venu taper à sa porte, ça aurait été une pr…

Une seconde salve de petits coups et Jamie eue un lourd soupire. Bon, en général, deux coups, c’est rarement des gens qui vont laissés tomber facilement. Pestant à demi, il reposa sa bière sur le rebord de son bain, éteignit l’eau du robinet et attrapa la première serviette qui lui tomba sous la main.

-Voilà, voilà, j’arrive ! Zadgig...

Pourtant, on tapa une troisième salve de coups, obligeant Jamie à accélérer le pas alors qu’il nouait maladroitement sa serviette autour de ses hanches, la retenant malgré tout au cas où, un accident était si vite arrivé.

-Je suis navré mais je suis en train de… Mademoiselle Bennett?

Il eue à peine le temps de dire son prénom que la jeune femme lui agrippa la main -celle qui était libre, les yeux à demi embués de larmes.

-Starrunner, il faut que vous m’aidiez, Platypus a disparu !!!*

… Hein ?

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Saoirse A. Bennet


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Saoirse A. Bennet


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________________________________________ Mer 12 Déc 2018 - 21:33


Remember me for centuries

Some legends are told. Some turn to dust or to gold.
But you will remember me...


Pour la centième fois, Saoirse observait la photo du couple qui ornait le haut du dossier. Elle en avait épluché plus d’une trentaine avant d’arrêter son choix sur trois d’entre eux : le couple de trentenaires qui ne pouvaient pas avoir d’enfants à cause d’un cancer qui avait ruiné le moindre espoir de procréation, un autre couple un peu plus âgé avec déjà deux enfants mais qui souhaitaient ajouter un nouveau membre à leur famille, et un dernier couple de quadragénaires plutôt à l’aise dans leur vie avec qui les atomes avaient tout de suite accrochés. Bon, l’homme avait eut l’air de la draguer d’après Jamie mais elle ne s’en était absolument pas rendu compte et considérait donc qu’il avait un peu exagérer les choses. Parmi les trois derniers dossiers, Saoirse était encore en hésitation.

Est-ce que son bébé voudrait d’un jeune couple de parents qui venaient enfin de s’installer mais marqués par la maladie et un drame dans leur vie ? Ou bien jouerait-il plus facilement avec des frères et sœurs ? Peut-être qu’il aurait même un chien à la maison, un labrador comme dans les séries ? Ou bien devait-elle lui offrir une vie aisée mais prendre le risque de ne plus jamais le revoir, car ils semblaient du genre à déménager assez souvent dans de grandes capitales du monde… D’après la femme, ils vivaient à Paris avant d’emmenager à New-York et visaient Londres pour leur avenir professionnel proche.

Elle poussa un soupir, reposant la photo en posant sa main sur son ventre désormais bien proéminant.

« T’en penses quoi, toi ? » Demanda-t-elle en désignant les trois dossiers du menton. « Tu préfères lequel ? Donne un coup pour ceux là, deux pour la fratrie et trois pour les voyages ! »

Comme s’il pouvait seulement comprendre ! Mais le bébé était du genre très actif. Depuis qu’elle avait ressentis ses premiers mouvements, Saoirse ne cessait de s’extasier des sensations que cela provoquait et… s’en inquiétait, un peu. Le bébé semblait si vivant dans son ventre, si plein de vie et d’entrain alors qu’elle avait la sensation de devenir une baleine ambulante absolument incapable de ne pas être essoufflée après une journée de travail. A chaque fois qu’il semblait s’endormir, elle était prise de panique à l’idée qu’il puisse lui être arrivé quelque chose mais elle le sentait l’instant d’après et se rassurait. Il devait être sacrément solide pour s’accrocher de cette manière.

Saoirse le voyait un peu comme une entité étrange, une espèce d’obligation avec qui elle pouvait faire des consensus et négocier. C’était son moyen de l’amadouer et de ne pas partir en crise narcoleptique à chaque fois qu’il se passait quelque chose ! Ces dernières avaient dangereusement augmentées ces derniers temps d’ailleurs… Elle somnolait de plus en plus et ce n’était pas son aventure au début du mois qui avait aidé à améliorer les choses ! La princesse n’osait pas vraiment en parler à Jamie, lui c’était son deuxième consensus général donc mieux valait ne pas aggraver son cas. Déjà qu’il prenait un peu trop de son temps pour l’aider à trouver la famille parfaite, elle n’allait pas en rajouter sur ses cernes déjà trop visibles !

« Tu sais que faire un salto ça ne me dit absolument pas quelle famille tu veux ! Aller, un tout petit coup de pied c’est pas grand chose, si ? D’habitude j’ai l’impression d’être un ring de boxe underground et là, d’un coup, tu as envie de devenir champion de gymnastique ! La médaille ce ne sera pas pour tout de suite alors, s’il te plait, aide-moi un peu à choisir ! »

Mais le bébé continua ses mouvements sans porter quel que coup que ce soit, rien de franchement probant ni parlant. Sérieusement, si elle n’était même pas capable d’obtenir quelque chose d’un bébé pas encore né, elle ne risquait pas de savoir le gérer une fois à l’extérieur de son corps !

« Rien qu’un tout petit indice de rien du tout… De quoi m’aider à choisir le meilleur endroit pour toi ! Déjà, ils seront tous deux parents pour s’occuper de toi au lieu de moi toute seule, c’est un bonus non négligeable. Bien sûr il y a les moyens financiers mais ça tu es encore trop petit pour comprendre, disons que tu seras tranquille et pas obligé de donner une fausse adresse à l’école pour pas qu’on devine que tu vis dans la rue ou… pire… Non, pas pire ! Promis je ferais tout pour que rien de pire ne t’arrive, petit bouchon ! »

Saoirse tapota son ventre comme pour le rassurer, agréablement surprise de sentir la pression d’un bras – ou d’un coude, ou d’une jambe, c’était toujours tout entortillé ces machins là-dedans – au contact de sa paume. Elle eu malgré elle un sourire doux, penchant la tête sur le côté en se contentant d’apprécier le moment. Parfois elle ne prenait pas le temps, mais d’autres fois elle s’accordait ces minutes silencieuses en tête à tête avec elle-même et le petit humain qui poussait tranquillement. Le médecin avait dit que c’était le meilleur moyen de faire connaissance et de s’amadouer l’un-l’autre ; il n’avait juste pas l’air de comprendre que ce lien serait rompu à la naissance et qu’il ne fallait donc pas trop s’attacher.

Un mantra que tentait de se répéter la jeune femme : s’attacher suffisamment pour qu’il se sente aimé mais pas trop pour ne pas être trop blessée par la séparation à venir… Elle avait eu le temps de ne lire qu’un seul livre sur le sujet et elle se doutait déjà que ça allait être dur. Mais c’était la meilleure chose à faire. Et pour une fois, ce n’était pas sa vie qui se trouvait dans la balance.

Un bruit de vaisselle cassée la tira soudain du sommeil où elle s’était plongée sans s’en rendre compte ! Sursautant comme une diablesse, elle se redressa péniblement en écartant les nénuphars qui avaient déjà commencés à pousser autour d’elle. Son lit était régulièrement attaqué par ces jolies plantes et elle était presque obligée de les jeter par la fenêtre pour ne pas alerter les autres femmes du foyer ou même Dita. Cette directrice avait toujours l’air de tout savoir et c’était extrêmement flippant quand on y repensait ! Ca poussait la princesse à ne pas toujours dormir ici et à revenir en douce pour ne pas tomber sur elle. Savait-on jamais qu’elle lui pose des questions !

« Platypus ? » Appela-t-elle en passant la tête par le couloir. « Si c’est encore toi qui fouille dans les placards ça va barder, tu sais que tu n’as pas le droit de voler le café et qu’il n’y a plus de cookies ! »

Vêtue d’un leggins sombre qui semblait être la dernière tenue qu’elle pouvait encore enfiler, d’un pull marinière ample et d’une veste grise doublée de moumoute – offerte par l’une des pensionnaires du foyer – elle s’avança pieds nus sur le carrelage pour rejoindre la cuisine commune à quelques mètres. Passant la tête, constatant qu’il n’y avait personne, Saoirse s’avança en cherchant des yeux l’animal qui avait pour habitude de cambrioler l’un des placards quand personne ne le surveillait.

En lieu et place elle trouva des morceaux de ce qui devait être un mug et… Quelques taches de sang. Ecarquillant les yeux de surprise, la princesse suivie ces dernières jusqu’à la table puis par l’une des fenêtres entrouverte ! Aussitôt elle s’y précipita, tentant vainement de voir à travers les bareaux de sécurité qui s’y trouvaient si elle apercevait l’ornithorynque.

« Platypus ?! » Appela-t-elle, puis une seconde fois plus fort. « Platypus, reviens-ici ! »

Infructueux appels. Se retournant, le cœur soudain au bord des lèvres et les tempes tambourinant de tension, elle se rattrapa de justesse à une chaise pour rester debout. Une femme tatouée apparue à la porte, sans doute alertée par ses cris, et la toisa elle puis la tasse brisée.

« Platypus a disparu ! » S’exclama Saoirse. « Je crois qu’il est dehors, il s’est fait mal avec la tasse ! »

Sans attendre de réponse elle passa à côté de l’autre locataire, saisit des bottes de randonnées trouvées dans une friperie et s’enroula dans son manteau à la va vite pour courir dehors. Le jardin du foyer n’était pas si grand que ça et la jeune femme enceinte put en faire rapidement le tour… Sans succès ! Aucune trace de l’animal, même au pied de la fenêtre. Les tâches de sang se perdaient dans l’herbe et Saoirse n’était pas franchement connue pour ses talents de pisteuse-chasseuse.

Aussi se tourna-t-elle vers l’une des rares personne qui, jusque là, avait semblé être capable de résoudre tous ses problèmes même les plus compliqués :

« Starunner ! » S’exclama-t-elle de soulagement en le voyant ouvrir sa porte. « Platypus a disparu ! C’est horrible, potin d’merle ! Il a cassé une tasse, il s’est sans doute fait très mal et il a courru se cacher mais je ne le retrouve pas ! Et si la police trouve un ornythorinque dans la rue dieu sait ce qu’ils vont lui faire ! Ou des chiens ! Tu imagines s’il tombe sur des chiens ? Ou PIRE ! Est-ce qu’il y a encore des loup-garous à cette période de l’année ? Mon dieu, s’il croise quelqu’un de méchant ! S’il lui arrive quelque chose ?! S’il retourne au zoo ?! Ils ne voudront plus le laisser sortir en liberté ! Oh mon dieu, Platypus est tout seul dehors et j’ai besoin de… »

Saoirse s’interrompit enfin, à bout de souffle et de nerf.

« … Pourquoi est-ce que… Tu es tout nu ?! »

Elle venait de le toiser des pieds à la tête, interdite, avant de s’obliger à relever les yeux pour n’absolument pas s’attarder sur la serviette maigrement nouée autour de sa taille et sur ses muscles encore trempés de… Pourvu que ce soit d’une douche. Ce devait être une douche. Mais il n’avait pas les cheveux mouilles. MON DIEU.

« Je tombe mal ? » Demanda-t-elle, soudain prise de panique. C’est à dire encore plus que précédemment. « Pitié, dis moi que je ne tombe pas si mal que ça ?! Je dois m’excuser à quelqu’un ? PARDON DE VOUS AVOIR INTERROMPUS ! Tu es accompagné ? Je suis désolée !! Il ne fallait pas m’ouvrir si tu étais en train de.. »

Plus les mots sortaient et moins ils avaient de sens… Mais plus elle rougissait et se sentait mal. A deux doigts de la syncope, littéralement.

« Mais Platypus a disparu et je ne savais absolument pas à qui demander d’autre ! » Tenta vainement de se justifier la princesse, le visage sérieusement démuni. « Oh lala, je suis en train d’interrompre quelque chose là, c’est ça ? Pardon, pardon ! Je dois repartir c’est ça ? Je vais repartir ça sera mieux ! Ca devrait… Oh… Attend, tu tangues ou c’est moi qui suis en train de… ? »

Elle tenta de s’éloigner mais son corps en décida autrement, lui faisant perdre l’équilibre. Tout ce à quoi elle trouva la force de se rattraper fut un Jamie complètement nu, lui tombant à demi dessus en s’agrippant à ses bras. Et le petit bruissement qui suivit lui glaça le sang, n’osant absolument pas rouvrir les yeux.

« Dis moi que c’est pas la serviette qui est tombée, je t’en supplie ?! EXCUSE-MOI !! »

S’il ne la détestait toujours pas après ça, c’est qu’il était définitivement suicidaire.
black pumpkin

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WE'RE THE FRAGMENTS OF OUR LOST SOULS
mΔybe we’re just two stΔrs borИ from differeИt coИstellΔtioИs, we were Иever meΔnt to coИИect, but how we tried, we reΔched, we screΔmed, we yeΔrИed, but it wΔs Иever eИough. we are scΔttered Δcross ΔИ eИdless gΔlΔxy.


Jamie Skyrunner


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________________________________________ Mar 18 Déc 2018 - 20:17

If I could sleep forever I could forget about everything


Pouvait-il exister situation plus gênante ? A dire vrai, Jamie commençait à sérieusement en douter. Non parce que lui qui, depuis qu’il l’avait prise comme dossier sur la pile des dossiers du bureau des assistants sociaux de Storybrooke, s’était scrupuleusement juré d’apporter, en toute objectivité et en bon professionnel, la meilleure aide possible, la plus impartiale et la plus adaptée aux besoins de sa future ‘cliente’. Et, comment dire, mais se retrouver fesses à l’air avec ladite cliente enceinte dans les bras parce qu’elle venait de perdre l’équilibre était TOUT sauf la situation adapté, impartiale et professionnelle à laquelle il avait aspiré !


Fléchissant les genoux, il fit de son mieux pour la stabiliser, même si, apparemment chez elle, le fait de fermer les yeux impactait directement sa capacité à tenir debout, priant intérieurement pour qu’aucun voisin ne se décide soudainement à sortir sur le pallier pour quelques raisons que ce soit, surtout pas Miss Peregringe, une petite vieille dame absolument charmante mais qui avait étrangement les mains très baladeuses quand Jamie l’aidait à monter ses courses jusqu’à leur étage. Si elle sortait à cet instant, il était à peu près certain de l’envoyer au ciel heureuse ! Et très sincèrement, ça aussi, il aurait préféré éviter si c’était possible…


-Gardez les yeux fermés, dit-il juste, d’un ton très neutre, se penchant pour ramasser la serviette qui avait atterrit au sol, après s’être assuré qu’elle même n’allait pas s’effondrer si il s’avisait de la lâcher une seconde.


Fort heureusement ce ne fût pas le cas, et il pu la renouer rapidement autour de ses reins avant de reculer d’un pas dans son appartement, tenant la porte.


-Entrez s’il vous plait. Vous pouvez rouvrir les yeux, précisa-t-il, en la voyant tendre les bras devant elle, comme pour se guider.


Elle eue une petite moue, lui jetant un petit coup d’oeil avant de brusquement relever les yeux au plafond, avançant dans l’appartement jusqu’à arrivé au milieu de la pièce, le nez rigoureusement en l’air.


-Très bien, alors, je vais aller m’habiller avant que tout ça devienne vraiment embarrassant, soupira-t-il, en refermant la porte, comme si rien de toute cette situation n’était ni étrange, ni bizarre, ni gênant. Vous… Asseyez-vous, si vous voulez, je… Reviens.


Il se figea quelques secondes, comme pour vérifier si elle avait bien tout comprit, vu que par instant, elle semblait capable de réaction assez peu conventionnelle, avant de disparaître vers sa chambre, fermant bien la porte derrière lui, avant de se laisser aller contre celle-ci. Sérieusement ? C’était quoi cette droite envoyer direct par le karma ? Ce n’était pas exactement ce qu’il avait espérer quand il avait souhaiter passer une après-midi tranquille et peinarde ! C’était même totalement l’inverse ! Et puis pourquoi elle était venu le chercher, lui ? Elle devait bien avoir des amis, non ? Alors pourquoi lui ? Et pourquoi, non de Dieu, avait-il fallut qu’il se retrouve cul nu en sa présence ?! C’était pas possible de cumuler autant de poisse, si ? Non ! Bien sûr que non ! Ça c’était bien sa poisse à la Skyrunner, cette mélasse épaisse et acide qui n’avait de cesse de lui rappeler que non, son ardoise n’était pas payée, qu’il devait encore une tournée à l’univers et que le karma ne manquerait pas de le faire payer jusqu’au plus petit centime pour avoir manquer de foutre en l’air l’humanité et la Vie toute entière !


Soupirant de dépit, il passa sa main sur son visage, grattant un peu sa barbe avant de sécher sommairement, attrapant un t-shirt dans son armoire, un slip et un jeans, des chaussettes aussi et, après un rapide coup d’oeil au miroir, histoire de vérifier qu’aucun concombre ne se soit perdu en chemin, il finit par ressortir. Le simple fait de ne pas apercevoir Saoirse là où il l’avait laisser suffit à faire monter en lui une sorte d’appréhension bizarre, un mauvais pressentiment.


-Mademoiselle Bennett ? Saoirse? appela-t-il, s’avançant dans le salon avant de la voir réapparaitre, sortant de la cuisine, l’air penaud comme une gamine trop curieuse prise en faute.


Curieusement, Jamie trouva attendrissant, bien qu’une part de lui lui rappela qu’elle était sa cliente, qu’ils avaient une relation professionnelle, et que la voir fouiller chez lui aurait franchement du la faire paraître tout à ses yeux sauf mignonne.


-Est-ce que vous pouvez me réexpliquer ce qu’il vous arrive ? Je vous avoue que je n’ai pas exactement saisit ce que vous me voulez ? Venez, asseyez vous, continua-t-il, lui désignant le canapé, eue égard à sa condition.


En temps normal, Jamie ne proposait son canapé qu’à Crooner, Opy et Loki, mais c’était à peu près tout.


-Et non, il n’y a personne, vous pouvez arrêter de scruter dans tous les sens, personne ne va surgir.


Elle eue une sorte de sursaut, une moue coupable, et Jamie ne pu s’empêcher de se demander ce qu’elle avait bien pu s’imaginer. Certes, un homme à demi nu sous-entendait souvent une activité peu discutable entre cliente et assistant social, mais qu’elle se rassure, cela faisait très longtemps qu’il n’avait plus été doué en la matière. Sa seule maîtresse demeurait la country, son amante la guitare, et parfois, il pouvait bénéficier du délicat baiser d’une bière, d’une cigarette ou d’un bain moussant mais c’était désormais tout ce à quoi il avait le droit. Et pour être honnête, cela lui allait plutôt bien ! Elle allait rouvrir la bouche quand soudain, un petit miaulement se fit entendre, et Crooner apparut de l’autre côté de la vitre, sur leur gauche. Par réflexe, Jamie se releva, tendant la main vers la poignée avant de se retourner vers elle.


-Vous n’êtes pas allergique, ça va ?


Elle lui affirma que non, visiblement plutôt curieuse de voir ce gros chat borgne de plus près, ce qui sembla réciproque vu qu’à peine sauter au sol, et après s’être frotter aux jambes de Jamie il vint directement vers la blonde, s’asseyant devant elle en la fixant avec son grand œil curieux.


-Il peut impressionner ou déranger avec son œil en moins, mais il est adorable, il ne vous fera rien.

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________________________________________ Dim 23 Déc 2018 - 1:40


Remember me for centuries

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De mémoire de narcoleptique, c’était la première fois que Saoirse se retrouvait dans les bras d’un homme nu alors qu’elle était encore toute habillée. SI c’était un rêve il avait l’air quand même bien réel et la voix de Jamie la rappela à l’ordre, l’obligeant à refermer les yeux avant de voir un détail qui changerait sa vie à jamais. Non pas qu’elle n’ait jamais vu un homme sans vêtements mais… Là, tout de suite, ce n’était absolument pas sa priorité ! Encore moins avec celui qui s’occupait de son dossier social et… Qui, même s’il était mignon, ne devait… Enfin, vous comprenez ?! Bref !

Fort heureusement, la situation gênante se rattrapa plutôt rapidement et elle put enfin retrouver la vue ! Détournant cependant le regard du corps qu’elle avait devant elle, s’efforçant d’inspecter ce plafond ô combien passionnant, elle attendit que la porte ne se referme pour pousser un très long soupir. Sa paume se porta à sa poitrine, tentant de ralentir les battements de son cœur et de reprendre le peu de contenance dont elle était capable. C’était… Déroutant. Elle ne s’était absolument pas attendu à ce qu’il ouvre la porte en tenue d’Adam ! Qui le faisait encore de nos jours ? Mais peut-être qu’elle l’avait fait paniquer et que, dans le doute, il s’était précipité ? Ou…

Saoirse cacha son visage dans ses mains, secoua la tête et se dit qu’un peu d’eau lui ferait le plus grand bien ! Avisant d’une autre porte, elle s’avança prudemment au cas où une autre personne en tenue d’eve s’y trouverait mais… L’endroit semblait vide de toute vie. Bien rangé, proprement organisé, un peu petit mais suffisant pour une personne qui vivait seul. Elle aperçu une tasse retournée avec des fleurs colorées dessus, posée sur l’égouttoir, mais préféra se passer de l’eau sur le visage avant de se redresser prudemment. Avec tout ça, elle en avait presque oublié l’histoire de Platypus ! Oh non, méchante propriétaire qu’elle était ! Pour un peu, elle se serait giflée… Inspirant une grande bouffée d’air pour retenir un sanglot, la princesse s’efforça de remettre un peu d’ordre dans ses idées.

Première chose à faire : s’excuser d’avoir débarqué comme une hystérique. Seconde chose à faire ensuite : lui expliquer l’histoire de Platypus et le supplier de l’aider à le retrouver avant qu’un truc horrible ne lui arrive ! Troisième chose : espérer qu’il ne tiendra pas rigueur de sa venue si elle faisait mine de ne pas l’avoir vu complètement nu… C’était peut-être envisageable. Après tout elle n’avait eu un aperçu que de son torse et de ses jambes et de son ventre et de… Un peu trop d’aperçu. Saoirse en rougit rien que d’y repenser, s’éventant de la paume pour chasser la soudaine chaleur qui venait de s’emparer d’elle. Allons, allons, un peu de tenue jeune femme ; Ce n’était pas comme si elle avait ce genre de priorités dans la vie !

A l’appel de son nom, la princesse se redressa et se dépêcha de s’extirper de la cuisine pour revenir vers la pièce principale. Jamie s’y trouvait déjà, un peu plus habillé, un peu plus digne et… Elle ne parvint pas à soutenir son regard, détournant rapidement le sien en se triturant les mains. Prise en faute comme une enfant qu’on gronderait pour une bêtise, Saoirse accepta pourtant bien volontiers de s’installer sur le canapé. Pas de traces de quoi que ce soit dessus, il devait en prendre au moins un peu soin… Et visiblement il n’avait pas été utilisé pour quelque chose de peu catholique récemment. Jamie était trempé et là, pas une seule goutte de…

« Oh pardon ! » S’excusa-t-elle finalement.

Mais avant qu’elle ne puisse s’expliquer et mettre son organisation d’excuses à exécution, un miaulement rauque résonna dans la pièce et, très vite, un chat borgne vint se planter juste devant elle. Un instant elle cru qu’il s’agissait d’un envoyé du Royaume des Chats mais… Fort heureusement, il semblait que non. Au contraire, Saoirse l’observa dans un sourire et elle tendit même la main lorsqu’il grimpa sur le canapé et vint se lover sur ses cuisses. Un ronronnement plus tard et voilà qu’elle semblait adoptée par cet étrange chat à la voix grave.

« C’est vrai qu’il est adorable. » Remarqua Saoirse à voix haute, souriant d’un air bien plus doux que précédemment. « Et apparemment, il n’est pas le seul. D’ailleurs, il vous remercie de l’avoir nommé Crooner et il préfère Johnny Cash à Elvis… Mais ce qu’il préfère, c’est quand vous fredonnez de la country, ça lui rappelle sa jeunesse. »

La princesse s’arrêta, la main en l’air juste au-dessus des oreilles de l’animal, en se rendant compte de ce qu’elle venait de dire… Et d’apprendre sur la personne juste en face d’elle. Bon sang, pourquoi était-elle venue ici au juste ? Jamie était son assistant social, pas père Thérésa ou quoi que ce soit de ce genre ! Même s’il était très gentil et qu’il l’avait aidé plusieurs fois dans ses démarches, il n’en restait pas moins un professionnel et elle… Sa cliente ? Patiente ? Elle ignorait le terme exact. En tout cas ce qu’elle savait, c’était que lorsqu’elle s’était retrouvée en panique complète à la disparition de son ornithorynque… C’était à lui qu’elle avait pensé comme d’une évidence. Comme s’il n’existait plus personne d’autre pour comprendre son stress et parvenir à trouver une solution !

Il fallait reconnaître que niveau gestion des émotions, il se débrouillait plutôt pas mal : supporter les états d’âmes et les chutes hormonales d’une femme enceinte n’était pas donné à tout le monde. Et lui, il le faisait sans rechigner. Sans trop se plaindre. Sans trop se montrer distant et Saoirse avait réellement eu l’impression qu’il s’intéressait à sa situation. Pour une fois que cela arrivait, c’était à garder dans les mémoires ! Alors, peut-être inconsciemment, elle avait songée que sa proposition de la faire dormir chez lui en cas de besoin était toujours effective et que, puisqu’elle avait besoin d’aide, il serait effectivement prêt à lui prêter main forte. Quoiqu’elle n’avait pas du tout songé à une entrée avec une telle fanfare et une mise dans l’embarras de niveau expert qui s’en était suivi.

Devant son air perplexe, Saoirse se mordit la lèvre inférieure mais son regard trahissait une facétie dont elle était la seule auteure pour l’occasion.

« Je vous avais déjà dit que je pouvais parler avec les animaux… Ils sont bien plus bavards qu’on ne le pense mais aussi plus honnêtes. J’ai rencontré des chats il n’y a pas longtemps, c’était toute une histoire ! Mais celui-ci n’a pas l’air de les connaître et c’est tant mieux. J’ignorais que vous aviez un chat borgne, c’est très gentil de votre part de vous en occuper… Vous aimez les choses un peu cabossées, non ? »

De nouveau elle avait parlé plus vite que sa propre réflexion, affrontant son regard avant de se rendre compte de la teneur de ses paroles et de baisser les yeux. Un peu honteuse. Un peu gênée. Regarder Crooner et lui gratter les babines semblaient être une excellente porte de sortie.

« Et d’ailleurs, en parlant de cabosser, Platypus a cassé une tasse au foyer. J'étais en train de choisir dans les dossiers des parents qu'on a rencontré la dernière fois et j'ai entendu du bruit. Bon, une tasse ce n’est pas très grave mais il y avait du sang un peu partout dans la cuisine et ça, c’était horrible ! Il s’est peut-être blessé en voulant grimper sur le meuble et les tâches de sang se dirigeaient vers la fenêtre ! Je sais qu’il ne sort jamais mais s’il l’avait fait ? Il ne répondait pas à son nom, ni dehors ni dedans, je ne sais pas où il est passé et les traces s’arrêtent dans l’herbe… J’ai peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, qu’il boite et qu’il se soit fait percuter par un camion ou pire ! Il est un peu trop gentil et malin mais ça n’empêche pas que je n’ai absolument aucune idée d’où il a put aller et… Je n’aimerais pas qu’il… lui soit arrivé quelque chose… »

La princesse eut une mine désolée, aussi bien pour Jamie que pour Crooner qui gardait son œil ouvert dans sa direction. Le chat avait l’air sincèrement concerné par cette histoire, même s’il n’avait pas d’avis sur la réponse à y apporter. Il n’avait pas croisé qui que ce soit en venant et ignorait ce qu’était un ornithorynque de toute façon donc, comment aurait-il pu le reconnaître ?

« Je suis désolée d’être venue sans prévenir, Starrunner, mais vous êtes la première personne à qui j’ai pensé. » S’excusa Saoirse, reprenant son plan de présentation dans l’ordre. « Je connais la ville mais je ne savais même pas par où commencer et… Et vous m’avez dit que je pourrais compter sur vous en cas de besoin. Alors… Là, c’est un besoin très important ! »

Plus important que le bébé qui s’amusait à frapper son ventre comme un forcené depuis qu’ils étaient arrivés dans l’appartement. Décidément, il ne savait pas ce qu’il voulait celui-là ! Un peu comme sa mère, malheureusement.

« Vous accepteriez de m'aider ? Juste un peu ! Promis, ça ne vous prendra pas toute votre après-midi ! Enfin, j'espère que ça ne vous prendra pas votre dimanche... Vous aussi vous avez droit à du repos et... Et je suis en train de perdre du temps, pardon. »
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Jamie Skyrunner


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________________________________________ Sam 29 Déc 2018 - 13:45

If I could sleep forever I could forget about everything

Pour être honnête, Jamie se rappelait bien l’avoir entendu dire qu’elle parlait aux animaux. Pour être tout à fait honnête, Jamie ne l’avait bien sûr absolument pas cru. Après tout, à Storybrooke, le mensonge était un peu l’apanage de tout à chacun, et il n’était pas rare que, dans l’étrangeté ambiante, on en vienne à se rajouter des aptitudes. Et puis, Storybrooke ou pas, des légers passages de folie était également possible. Après tout, Mademoiselle Bennet était narcoleptique, elle pouvait très bien avoir confondu un état de rêve permanent avec la réalité ambiante. Mais lorsqu’elle lui parla du fait que Crooner préfère Johnny Cash à Elvis… Jamie du avouer que pendant une poignée de secondes, il se surprit à se sentir très con. Parce qu’il n’existait aucun moyen que Mademoiselle Bennet sache quel type de musique Jamie écoutait, encore moins quels chanteurs il mettait en boucle dans sa chaîne stéréo. C’était… Impossible. Irréaliste. A moins bien sûr, qu’elle ne parle réellement à Crooner.

Et merde….

Enfin, en réalité, Jamie se mit à échafauder mille théories expliquant comment Saoirse aurait pu être au courant d’un tel détail, mais quelque chose, en lui, avait envie de croire qu’elle puisse parler à son chat. Tout d’abord, parce que sérieusement, c’était trop cool, mais aussi parce qu’au fond, il avait toujours voulu savoir si oui ou non, il était un bon maître. Si Crooner le considérait comme son maître d’ailleurs, puisque les chats étaient des êtres sacrément farouche ! Si il agissait bien… Malgré tout le temps passé ici, et malgré les épreuves traversées, il en revenait toujours à ce même point, faire quelque chose de bien. Avoir la confirmation, pleine et entière, qu’il agissait pour faire le bien. Famine avait peut-être disparut, mais cette crainte ne le quittait jamais. Après tout, il avait faillit détruire l’univers, devenir l’instrument d’une Apocalypse millénaire, être l’arme nucléaire d’une guerre de Dieux à laquelle Jamie n’avait jamais voulu participer. Quelque part, en lui même, Jamie continuait à se considérer comme coupable, infiniment coupable. Même si Famine disait l’avoir choisi au hasard, Jamie restait convaincue que tout était de sa faute. Qu’en lui, quelque chose de sombre et d’obscure existait et que c’était ce qui avait attirer le cavalier. Qu’au fond, il était tout aussi mauvais que le Cavalier. Qu’au fond, lui aussi était un être maléfique, voué à détruire sans jamais parvenir à revenir du côté du ‘bien’.

Secouant la tête, il aperçut les grands yeux de Mademoiselle Bennet, visiblement en attente de réponse. Depuis combien de temps s’était-il perdu dans ses pensées, figé sur le canapé, à fixer le vide sans réelle expression ? Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus songé à cet ‘hôte’ qui avait manqué de le tuer. Pourquoi y songeait-il à cet instant précis ? Cela n’avait aucun sens. Puis les yeux de Jamie aperçurent le ventre rebondi de Saoirse, et il se secoua comme pour se sortir d’un rêve.

-Je vais vous aider, fit-il simplement, la voyant s’illuminer comme un soleil.

Après tout il était hors de question de laisser une femme enceinte seule en train de déambuler dans la rue à la recherche d’un…. Ornithorynque ! Doucement, il se leva, se réceptionnant maladroitement quand Mademoiselle Bennet lui sauta dans les bras avant de reculer, un peu honteuse de son enthousiasme.

-On va retrouver votre… Platypus. Mais vous devez me promettre de ne plus revenir ici pour une raison autre que professionnelle. Nous ne pouvons pas devenir amis, ce ne serait pas bien, déontologiquement.

Une part de lui lui rappela qu’il s’occupait aussi de Bethany, bien que celle-ci ne le considère comme un ami qu’à partir d’un gramme sept, mais Jamie était quelqu’un de droit et de fiable. Son métier lui plaisait, sincèrement, et il ne voulait pas qu’on lui retire son droit d’exercer. Pas plus qu’il n’avait envie que Mademoiselle Bennet n’en souffre. Si on retirait son dossier à Jamie, qui sait à qui elle aurait affaire, et quels conseils on lui donnerait ? Rien que d’imaginer Mademoiselle Bennet en faire de Charlie et pire, de Monsieur Atkins, il en frissonnait d’horreur ! Il était hors de question que son dossier soit confié à quelqu’un d’autre ! Pas tant qu’elle n’aurait pas comprit que son bébé devait rester avec elle…

Aussitôt, Jamie se mit une baffe mentale. Il ne devait pas interférer avec les désirs de Saoirse. En aucun cas. L’adoption était son choix, et il n’avait pas à la convaincre d’en faire un autre. Mais… C’était plus fort que lui, un jour, il devrait lui parler des orphelinats. De l’angoisse des enfants abandonnés. Du manque des enfants adoptés. De toutes ces choses qui aujourd’hui encore, le rongeait jusqu’à l’os et pourléchait son âme.

Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il devait l’aider à retrouver son ornithorynque.

A la grande surprise de Jamie, qui partit mettre sa veste de motard, Crooner le suivit de près, s’asseyant devant la porte d’entrée comme pour attendre qu’il ne l’ouvre. Malgré lui, il fronça les sourcils, se tournant vers Saoirse qui eue un petit sourire et un hochement de tête, confirmant que le chat avait bel et bien décidé de les aider dans leur quête. Cela surprit Jay, mais après tout. Se retournant vers Mademoiselle Bennet, il l’observa avec suspicion.

-Vous… N’avez que cela? dit-il, désignant son leggins sombre. Nous sommes en plein décembre, vous devez vous habillez plus chaudement, ajouta-t-il, cherchant à son porte-manteau une écharpe en tartan et une veste ample qu’il lui tendit. Ceci n’est pas négociable, vous devez prendre soin de votre santé.

Elle eue l’air gêné, mais les enfila très vite, ce qui fit miauler le chat, qui se mit à gratter à la porte. Jamie eue une hésitation, s’apprêtant à rajuster son écharpe mais il se retint de justesse. Distance professionnelle. Rester professionnel. A la place, il ouvrit la porte devant elle et l’invita à sortir. Ce qu’elle fit, quelques secondes avant que Miss Paul n’ouvre sa porte et n’apparaisse sur le pallier.

-Bonjour, bonjour, bonjour! Oh! Vous êtes accompagné aujourd'hui mon mignon? Ne serait-ce pas votre écharpe que je vois sur ce joli minois ?

-Bonjour Miss Paul, fit simplement Jamie, approchant pour lui faire la bise puisque jamais Miss Paul n’avait accepter une poignée de main.

-Mais quelle adorable créature! J'adore vos cheveux mademoiselle! J'espère que vous cuisinez bien, il faudrait nous remplumer ce cher garçon, il est bien trop maigre ! pépilla Miss Paul, pinçant la joue de Jamie pour la forme, tout en saisissant une mèche de cheveux de Saoirse, comme une mère un peu trop collante.

-Miss Paul, je suis navré mais nous devons y aller nous avons…. A faire.

-Oooooh des choses à faire, répéta-t-elle, les observant tour à tour avec un regard complice. Je ne vous retiens pas alors ! Juste, cher Jamie, pourriez-vous m’aider vendredi avec la livraison de ma nouvelle commode ? Cela sera bien trop lourd pour moi...

-Bien sûr, sans problème Miss Paul.

-Vous êtes un ange, mon cher ! Oh ! Avant que vous ne partiez !

D’un air complice, elle attira Saoirse à elle, lui chuchotant quelque chose à l’oreille, qui fit glousser Saoirse, avant d’agiter la main en leur direction, comme pour leur dire au-revoir, disparaissant à nouveau dans son appartement, avec le déhanché qui la caractérisait tant.

-Navré, fit-il, lorsqu’ils eurent finit de descendre les escaliers de la résidence. J’adore Miss Paul, comme toutes mes voisines, mais elle peut être… Envahissante. J’espère qu’elle ne vous à rien dit de gênant?

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Saoirse A. Bennet


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Saoirse A. Bennet


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________________________________________ Dim 30 Déc 2018 - 19:29


Remember me for centuries

Some legends are told. Some turn to dust or to gold.
But you will remember me...


Malgré ces nouveaux vêtements chaud prêtés par Jamie, Saoirse ne pouvait s’empêcher de faire un peu la moue et de rentrer son nez dans l’écharpe qu’il venait de lui prêter. C’est lui qui lui avait proposé de venir chez lui en cas de besoin – chose qu’elle avait faite et respectée plus que de raison – et maintenant il lui demandait de ne plus venir pour autre chose que des raisons professionnelles ? Mais il n’était pas très clair comme bonhomme ! Il fallait aller le voir ou pas ? Elle se mordit la lèvre inférieure, essayant tant bien que mal de comprendre ce qu’elle avait fait de mal… Avant d’être alpaguée par une grande perche à la peau si dorée que Saoirse avait l’impression de bronzer juste à la regarder ! L’observant des pieds à la tête avec des yeux ronds comme des soucoupes, la jeune femme dû reconnaître qu’elle était rudement bien apprêtée et qu’il se dégageait de cette personne un charme… Certain. Fabuleux même.

C’était vraiment la voisine de Jamie ? O_o

Juste à l’instant où le concerné s’engageait dans les escaliers, la princesse sentit une petite main se faufiler vers son coude et une voie doucereuse lui murmurer quelque chose à l’oreille. Passé le premier instant de surprise, Saoirse pouffa et eut un sourire amusé, un peu gêné, avant de hausser les épaules et de serrer un instant l’avant bras de la fabuleuse apparition. Promis, elle y penserait ! Mais expliquer à Miss Paul que Jamie n’était que son assistant social et qu’il n’était pas franchement partant pour dépasser le stade du professionnalisme – quoique, à l’heure actuelle, est-ce que porter un de ses manteaux représentait un dépassement des normes sociales et réglementaires ? Et puis d’ailleurs, pourquoi est-ce que Jamie possédait des affaires… Féminines ? Ca y ressemblait en tout cas.

Hmm…

Aaaaah maintenant qu’elle y avait pensé, Saoirse ne pouvait s’empêcher de réfléchir à douze mille possibilités de réponses ! Elle observa un peu plus le manteau duveteux qu’elle avait sur les épaules et, un instant, elle hésita presque à l’enlever. Puis elle se rappela qu’elle avait froid et que c’était gentiment offert pour la route donc autant le garder un peu… Elle se dépêcha de descendre les marches à la suite de l’assistant social et manqua de peu de lui rentrer dedans en se rendant compte que, finalement, il ne l’avait pas attendu aussi loin qu’elle le pensait. Reprendre contenance, avoir l’air de rien, relever le menton et avancer en direction de la sortie ; non sans oublier de saluer la concierge au passage !

« Hein de… Oh non ! » S’exclama-t-elle, dans un sourire amusé. « Ne vous en faites pas, elle m’a simplement dit que si vous ne me satisfaisiez pas, je pouvais venir la voir. »

La princesse garda un visage angélique mais omit soigneusement de lui préciser que Miss Paul considérait comme une quête personnelle de remettre ce cher Jamie dans un chemin un peu plus juste et que, si elle était la candidate idéale, elle était même prête à les aider pour le bébé ! Saoirse n’avait pas eut le cœur à la contredire et à lui expliquer, après tout les gens n’avaient pas forcément à savoir qu’elle était une de ses… Clientes. Ni qu’il ne voulait pas la voir en dehors du cadre professionnel. Ni que ce bébé n’était pas le sien, aussi. Enfin, tout un tas d’explications un peu inutiles – mais pourvu qu’elle ne pense pas que Starrunner était du genre à mettre une fille enceinte et à ne l’assumer que tardivement ?! Oh lala… Elle s’arrêta un instant, prise d’un doute, portant sa main vers son menton et relevant les yeux vers le bâtiment.

Lorsque Crooner lui demanda pourquoi elle rêvait encore, Saoirse secoua la tête et revint les pieds sur terre. C’est à dire, dans la panique et la triste réalité d’une disparition tragique pour Platypus !

« Oh je… Par où devons-nous commencer ? Est-ce qu’il faut faire des affiches ? Demander aux voisins ? Essayer de l’appeler sur son portable ? Et… Ah non, Platypus n’a pas de téléphone, c’est vrai. Mais peut-être que des voisins l’ont vu sortir ? Où vont les ornithorynques en état de choc et en manque de café… La dernière fois il a cambriolé les étagères d’Alberto, mon ancien patron, et j’ai été viré. Peut-être qu’il s’est rendu au Starbucks ? Il aime beaucoup y aller mais avec une patte en moins pas sûre qu’ils l’aient acceptés… Peut-être au McDonald car leur slogan c’est « venez comme vous êtes » après tout et… »

Elle s’interrompit. Laissa un flottement. Et poussa un soupir.

« Dites moi que je ne l’ai pas dit à voix haute, pitié. »

Une grimace désolée apparue sur son visage alors qu’elle ravalait sa langue et ses questions de rhétorique, se dissimulant la figure dans ses paumes avant de lâcher un énorme soupir. Pour un peu elle se serrait accroupie vers le sol, comme avant, mais sa condition l’empêchait de faire ce geste de repli et elle du simplement rester comme ça en marchant. Un déglutissement plus tard et elle osait relever les yeux dignement – ou pas – et tenter de reprendre une conversation normale.

« Platypus est un animal intelligent. On ne dirait pas comme ça mais il m’aide beaucoup et s’il lui est arrivé quelque chose de grave je ne me le pardonnerai pas… »

Sa voix s’était affaissée.

« Il arrive aussi a apaiser le b… La situation quand quelque chose ne va pas. Enfin, vous savez ce que ça fait d’avoir un animal qui vous comprend, vous avez Crooner. »

Saoirse eu un sourire un peu triste, désignant l’animal qui trottinait à côté d’eux et qui, outre le fait de sembler parfaitement à l’aise en pleie rue, les écoutait d’une oreille faussement discrète. Un seul œil mais un instinct aiguisé puisqu’il sautait parfois sur les murets ou évitait des éléments indivisibles aux yeux des humains… Elle aimait bien ce vieux chat, il avait l’air de bien connaître l’assistant social. Peut-être qu’il pourra lui donner quelques astuces pour essayer de le dérider un peu ? Parce que là, Saoirse avait l’impression qu’elle venait de perdre des points et c’était… Très étrange, pour elle.

D’ordinaire les gens l’aimaient ou la détestaient, mais ils n’étaient pas franchement avares sur les sentiments qu’elle provoquait. Soit on la trouvait nunuche, soit on l’ignorait ou on tentait de la manipuler… Et pour une fois, elle avait eu l’impression que ce n’était pas le cas de Jamie. Mais alors, qu’est-ce qu’il voulait outre le fait de s’occuper de son dossier ? Elle avait cru comprendre un léger désaccord avec sa décision de trouver une famille mais comme il ne l’avait pas exprimé clairement – barrière professionnelle, toussa toussa – difficile de commencer à le comprendre un peu mieux.

« Et si on se rendait au commissariat ? » Demanda soudain la princesse, l’index en l’air et le signe flagrant d’une idée sur le visage. « Peut-être que quelqu’un a constaté du passage d’un ornithorynque vers chez lui et leur a téléphoné ? Ca pourrait déjà être une possibilité ? »

C’était sans doute l’idée la plus sensée qu’elle ait développé depuis le début de la journée… Les mains dans les poches et le nez dans l’écharpe en tartan, elle espérait qu’elle remonterait un peu le niveau ; après tout, si même Starrunner n’était pas de son côté, qui le serait ?
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________________________________________ Ven 4 Jan 2019 - 18:51



Quand elle lui avoua ce que Miss Paul lui avait confié, Jamie ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, se pinçant l’arrête du nez avant de pousser un soupir vaguement désespéré. Entre Miss Paul et Monsieur Xavier et son ami de longue date que Jamie croisait aussi régulièrement dans les couloirs, on pouvait dire qu’il était servit ! La quasi totalité de ses voisins de paliers s’inquiétaient plus de sa vie sentimentale que lui même, et ce depuis la première réunion des voisins de la résidence, plusieurs mois auparavant ! Fraîchement débarqué dans son cabinet d’assistant social, il avait parler à ces deux acolytes de son travail et du bien qu’il avait l’impression de faire par ce biais, mais l’une comme l’autre ne s’était intéressé qu’au manque flagrant d’histoire ‘romantique’ qu’il avait à raconter, ce qui, d’après Miss Paul, était singulièrement bizarre -d’ailleurs, si elle avait eue vingt ans de moins, lui avait-elle dit, elle aurait probablement tenté sa chance (ce qui, visiblement, plut beaucoup à Monsieur Xavier, qui la considéra aussitôt comme sa meilleure amie, alors même qu’ils venaient à peine de se rencontrer). Autant dire que depuis, la moindre âme à qui Jamie ouvrait la porte était scanné par eux deux, et Jamie était à peu près sûr qu’ils organisaient des après-midi thé dans l’unique but de discuter de cela ! Il les imaginait sans peine attribuer telles ou telles qualités à telle ou telle personne qui avait eue le malheur de sonner à sa porte un jour de pluie ! La SPA des âmes brisées étaient étudiés à la loupe, et gare à celui qui ne serait pas digne du gentil Skyrunner !

Poussant un léger soupir, il se tourna vers Saoirse, qui partit dans une longue tirade concernant son ornithorynque qui aurait pu aller jusqu’au MacDo le plus proche, ce qui… Le fit sourire. Tout bêtement et tout simplement, il ne put s’empêcher de sourire, d’un air tendre. Il y avait quelque chose chez cette jeune femme qui était terriblement candide, à croire qu’elle n’avait tout bonnement aucun filtre, ce qui lui faisait terriblement pensé à son meilleur ami rouquin. Y avait-il, dans l’univers, une entité qui avait décidé de l’entourer de ce type de personne ? Peut-être. Elle eut l’air presque choquée d’avoir osé dire une telle chose, mais Jamie se contenta de lui sourire, secouant légèrement la tête pour lui assurer que ce n’était pas grave. Elle eue l’air extrêmement mal à l’aise cela dit, et Jamie du se retenir de lui tapoter l’épaule pour la rassurer.

-Ne vous en faîtes pas, je comprends tout à fait. J’ignore si Crooner me considère comme ‘son’ maître, mais si il lui arrivait quelque chose, je serais le premier à m’inquiéter plus que de raison.

Comme si il l’avait entendu, Crooner eue une sorte de ronronnement, descendant de son muret pour venir se frotter aux jambes de Jamie, l’obligeant à ralentir, se penchant pour le grattouiller entre les deux oreilles.

-Le commissariat est une excellente idée, lui confirma-t-il, se redressant -et évitant de lui annoncer que c’était dans cette direction qu’ils avaient commencés à marcher depuis qu’ils avaient quitter la résidence, puisque c’était la première idée que lui même avait eue. Je doute qu’un ornithorynque passe réellement inaperçu, même dans les rues de Storybrooke. Si quelqu’un l’a repéré, ils le sauront immédiatem...

Un miaulement l’interrompit, Crooner s’était arrêté à quelques mètres d’eux, le corps tendu en avant. Jamie allait l’apostropher, mais Saoirse s’en chargea pour lui, s’approchant rapidement dudit chat, qui renifla le sol avant de miauler une fois de plus.

-Qu’est-ce qu’il…. Dit?

Même le dire paraissait complètement fou. Elle s’approcha du chat, avant de se figer, devenant atrocement pâle.

-Eeeeeeh oh, non, non, fit-il, s’approchant d’elle pour la rattraper avant qu’elle ne tombe en arrière. On reste avec moi, j’ai besoin de savoir ce qu’il vous a dit!

Il la vit papillonner des yeux, l’air perdu, avant de se raccrocher à son avant-bras.

-Il … A dit qu'il a sentit du sang et vu des traces. Oh non, j'espère que c'est pas Platypus ! Faites que ça ne soit pas Platypus en train de mourir quelque part comme un animal blessé !

-Calmez-vous, respirez. Respirez d’accord?

Priorités aux priorités, elle avait déjà perdu assez de couleurs comme ça. Doucement, il la redressa, l’obligeant à respirer à la même vitesse que lui, la retenant par les avant-bras lui aussi. Ce qui dura un long moment, et un peu plus sans même s’en rendre compte. C’était étrange comment un petit rien pouvait dilater le temps sans même le savoir. Elle avait l’air tellement perdue, tellement en… Détresse. Et pourtant, en cet instant, elle rayonnait aussi d’une étrange douceur, une candeur qui aurait pu éroder toute l’acidité du monde. C’était… étrange.

Il lui fallut quelques secondes pour se redresser, rompant légèrement la quiétude étrange qui s’était installé entre eux, relâchant ses avant-bras quand il se rendit compte que Crooner les observant, balançant la queue en ronronnant à moitié.

-Je…. Je doute que Platypus soit grièvement blessé. Il faut…. Nous allons suivre les traces et voir où elles mènent, cela vous va-t-il ? J’appellerais le commissariat sur le chemin. Cela vous va-t-il?

Elle se mordit la lèvre, hochant rapidement la tête, avant de baisser les yeux en rougissant à moitié, encore plus quand Crooner émit un petit miaulement, auquel elle répondit par un signe de la main, comme pour le faire taire. Honnêtement, cela intrigua Jamie, qui se demanda ce que ‘son’ chat avait bien pu ‘dire’, mais il se retint de demander. Rapidement, ils se mirent à suivre le chat, cependant que Jamie sortait son téléphone.

-Oui, allô bonsoir, commissariat de Storybrooke?

-Oui, que puis-je pour vous? répondit une voix grave, étrangement posée.

-Est-ce que vous avez entendu parler d’un ornithorynque errant dans les rues de Storybrooke?

A côté de lui, il vit Saoirse se rapprocher de lui, comme pour entendre elle aussi.

-Non pas vraiment, mais si quelqu'un me parle d'un ornithorynque je peux vous le signaler. J'ai votre numéro enregistré sur le téléphone maintenant. Vous avez pensés à afficher des avis de recherche un peu partout dans la ville ?

-Tu vois ?! Je te l’avais dis ! Je lui avais dis ! cria-t-elle, vers le téléphone, avant de se reprendre, reculant légèrement, l’air penaud. Pardon...

-… Pas de soucis. Euh, oui, s’il vous plait, prévenez-nous. Nous venons à peine de le perdre, nous le cherchons actuellement, mais nous ferons des affiches si nous ne le retrouvons pas rapidement. Merci infiniment.

-A votre service.

Simple, clair, concis. Au moins, c’était efficace. Doucement, il rangea son téléphone, se tournant vers la blonde.

-Si jamais ils le voient, ils me rappellerons rapidement, lui résuma-t-il, bien qu’elle ai probablement tout entendu, collée à son téléphone. Ne vous inquiétez pas, d’accord?

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Saoirse A. Bennet


« Laissez tomber l’aïoli,
prenez l'Yzmaïoli »


Saoirse A. Bennet


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________________________________________ Dim 6 Jan 2019 - 15:53


Remember me for centuries

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SI l’appel au commissariat aurait du la soulager… Saoirse restait quand même très inquiète et dubitative. Si personne ne les avait prévenus c’est que personne ne l’avait vu, alors soit il se cachait vraiment soit il… Rien qu’à cette pensée, elle eu un haut-le-cœur et se dépêcha de penser à autre chose pour éviter de tomber à nouveau dans les pommes. Ca lui arrivait bien trop souvent ces derniers temps, mieux valait se méfier. Un soupir plus tard, elle hocha la tête à la dernière phrase de Jamie et pris cependant la peine de lui poser une question qui lui brûlait les lèvres depuis quelques temps :

« Dites… Est-ce qu’on peut se tutoyer ? Parce que je crois que nous avons le même âge et ça me perturbe un peu de dire « vous » à chaque fois alors que… Enfin… Enfin c’est comme vous voulez mais ça serait plus sympathique, non ? »

Elle savait qu’en acceptant, il risquait d’enfreindre les règles sacro-saintes du professionnalisme mais maintenant qu’ils étaient tous les deux en train de chercher un ornithorynque égaré, il y avait peut-être prescription non ? En plus, le fait de le vouvoyer mettait une barrière qu’elle n’appréciait pas trop ; Saoirse avait l’habitude d’être assez proche des gens, même s’ils ne méritaient pas tous sa confiance, alors maintenir une distance la mettait profondément mal à l’aise. En soit, Jamie Skyrunner la mettait mal à l’aise, mais pour bien d’autres raisons qu’elle n’évoquerait pas ici. Après tout, même si Crooner faisait quelques sous-entendus amusés et objectifs, elle ne pouvait pas donner raison au chat : elle était la cliente de ce jeune homme. Mais cela les empêchaient-ils de devenir amis ? Une question d’éthique à creuser à l’occasion…

Bon, le coup de fil au commissariat s’étant avéré inutile, restait plus qu’à chercher eux-mêmes le pauvre animal blessé ! Les traces de sang n’avaient pas l’air des plus encourageantes mais c’était la seule piste qu’ils possédaient pour le moment et, même si Crooner disait ne pas savoir ce que sentait un ornithorynque, il accepta bien volontiers de les guider en dehors de la route principale. Au premier muret à enjamber, Saoirse eu un instant de doute et fixa l’objet avec une certaine concentration : ils allaient devoir passer entre les jardins de personnes qui n’avaient rien demandé et peut-être escalader d’autres murs. Ce n’était… Pas très envisageable. Mais un haussement d’épaules plus tard et voilà qu’elle passait sa jambe par-dessus les briques, jetant un coup d’œil à Jamie resté derrière elle.

« Tu viens ? »

Questionna-t-elle, oubliant directement qu’il n’avait pas entièrement validé sa proposition de se tutoyer.

« On ne fera que passer, il n’y a pas mort d’homme ! Et puis ce n’était pas comme si on violait des propriétés privées pour y faire n’importe quoi… Si Platypus est dans l’un des buissons, je préfère être sûre ! Allez ! » Elle tendit sa main vers lui. « Ne t’en fais pas, je te couvre, princesse ! »

Saoirse eut un sourire un peu moqueur et un peu joueur, se mettant à rire lorsqu’il enjamba le muret sans son aide et atterri de l’autre côté. Elle passa ses deux jambes par-dessus les briques et fit de même, atterrissant souplement dans une herbe impeccablement tondue. Apercevant Crooner un peu plus loin, elle le désigna de l’index avant de s’élancer le long de la haie en essayant de faire le moins de bruit possible. Ils franchir d’autres murets, empruntèrent des portails communiquant entre deux jardins, traversèrent une allée résidentielle puis retournèrent dans des jardins qui semblaient les éloigner de plus en plus du centre ville… Mais les rapprocher du foyer où elle logeait. Peut-être était-ce un signe ? Mystère. Elle ne voulait pas voir de signe dans quelque chose d’aussi horrible…

Se tapotant le menton, la princesse finit par pousser un soupir résigné lorsqu’au bout d’une heure, ils n’avaient toujours aucun signe de vie de Platypus. Venant d’atterrir dans un jardin sans clôture, Crooner avait disparu près de quelques arbres et elle en profita pour faire une pause, mains sur les genoux.

« Ca ne mène à rien… Platypus n’aurait pas pu marcher tout ça sans se faire remarquer et il n’est pas du genre a aimer se promener aussi longtemps. Je le sais, j’ai essayé de l’emmener en randonnée mais il a fini par se faire porter sur mon dos et roupiller comme un bébé. » Elle repirt son souffle. « Peut-être qu’on devrait retourner vers le foyer et… »

Des aboiements interrompirent son rythme de pensée et ils tournèrent en même temps la tête vers l’origine du bruit : Crooner ne tarda pas à réapparaitre, courant à toute allure dans leur direction, poursuivi par une oie blanche aussi énorme que ses ailes déployées le permettaient. Saoirse se crispa, fixant l’animal, avant de reculer d’un pas.

« Euh… On… On devrait… S’en aller, vite ! » S’exclama la princesse.

Elle saisit la main de Jamie pour le tirer à sa suite sans autre forme de procès ; les oies n’étaient pas du tout enclines à la discussion quand on pénétrait sur leur territoire et il ne faisait aucun doute que celle-ci allait se faire un malin plaisir de leur mordre mollets et autre bout de chair si elle y parvenait ! Les rares discussions qu’elle avait eu avec ces volatiles s’étaient généralement mal terminées, ils étaient imbus d’eux-mêmes et d’une fierté à n’en plus finir, blablatant sur leurs hautes valeurs et leur loyauté indétrônables. Autant ne pas rester à proximité, surtout pas quand elle était énervée ! Courant à en devenir des bébés phoques, ils s’échappèrent du terrain et continuèrent leur route – car l’oie semblait décidée à les pourchasser – jusqu’à retrouver un semblant de civilisation et s’engouffrer dans des ruelles en direction du centre ville. Ils se plaquèrent contre un mur entre deux bennes et attendirent, silencieux, serrés l’un contre l’autre que l’oie surgisse ou passe son chemin… Et ce ne fut qu’après plusieurs minutes à attendre que Saoirse se rendit compte qu’elle était collée contre le torse de Jamie.

Se raclant la gorge d’un air gêné, elle s’écarta puis éclata de rire rien que de penser à ce qu’il venait de leur arriver.

« Et bien… Si on m’avait dit que je me ferais pourchasser par une oie en cherchant Platypus, je n’y aurais pas cru ! Tu savais qu’elles étaient meilleures que les chiens de garde pour protéger une maison ? Mais elles sont un peu hautaines alors il vaut mieux s’en méfier et… Oh, pardon, peut-être qu’on devrait s’en aller d’ici avant qu’il ne lui vienne à l’idée de fouiller ? »

Il ne faisait que très peu de doutes sur le fait que l’animal soit rentré chez lui mais, dans l’incertitude, ils se dirigèrent vers l’entrée opposée de la ruelle et se retrouvèrent à proximité de la zone mal famée de la ville… Saoirse déglutit en apercevant un groupe de jeunes loubards un peu plus loin, installés sur et au milieu des voitures, tandis qu’une musique violente résonnait d’un vieux poste sur les parkings adjacents. Plusieurs petits groupes discutaient bruyamment, se lançant quelques piques et échangeant des bouteilles qui ne devaient pas contenir que des sodas… Loin d’elle l’idée de juger les gens à leur couverture – on le faisait suffisamment dans son cas – mais la jeune se sentit assez rapidement assez mal à l’aise dans l’endroit.

Alors que quelques regards se tournaient dans leur direction, elle décida de suivre Jamie le long des bâtiments monochromes et tagués de toutes part en baissant les yeux et rentrant la tête dans l’écharpe qu’elle portait. S’il y avait bien un endroit où elle n’aimait pas se retrouver, c’était ici : elle avait un peu trop de souvenirs douloureux qui ressurgissaient et il n’était pas question qu’ils entachent la nouvelle vie qu’elle essayait peu à peu de se forger. Pourvu qu’elle ne croise personne capable de la reconnaître ! La dernière fois qu’elle s’était retrouvée nez à nez avec Mike, elle n’avait du son salut qu’à l’arrivée des sirènes de police… Elle déglutit, serrant malgré elle la main de Jamie comme pour s’y raccrocher. Fixer ses pieds. Baisser la tête. Franchir un bâtiment. Puis un second. Il fallait mettre de la distance avec les parkings. Ne surtout pas s’approcher du vieil abattoir et…

« Hé ! Mais ça s’rait y pas la p’tite Sasa qui traine par-là ? »

Saoirse se figea en reconnaissant la voix, accélérant le pas dans ceux de Jay.

« Hé, j’te cause maroude ! Attends, montre moi ta trogne que j’vois mieux… »

Un bras se posa sur le sien et, violemment, elle s’en dépêtra dans un sursaut effrayé. Ses yeux clairs croisèrent le regard de celui qui venait d’oser la toucher… Puis dévièrent vers un acolyte à quelques pas de lui. Oslo et Ben, deux baroudeurs peu recommandables qui, fut un temps, s’étaient prétendus ses amis. Elle n’avait pas oubliée comment ils l’avaient traités lorsqu’elle avait émis l’idée de ne plus faire partie de leur bande, jeune adolescente rebelle cherchant un peu de rédemption, et aurait tout donné pour que jamais son assistant social ne se trouve là en cet instant. Les regards appuyés qu’ils posèrent sur elle la firent frissonner et, instinctivement, elle se sera contre le bras de Starrunner.

« Oh, mais j’vois qu’t’as pas traîné à t’faire engrosser ! » Le ton de dédain était si glacial qu’elle en eu honte elle-même. « Mike est au courant que tu traînes encore par ici ? »

Saoirse secoua la tête de droite à gauche.

« On… Ne faisait que passer, on doit retourner en ville pour… faire des courses. Alors, on va juste s’en aller et on ne reviendra plus ! »

« Attend un peu. » Oslo lui attrapa de nouveau le bras. « J’suis sûr que t’es pas là par hasard. C’est qui celui-là ? Ton nouveau mec ? T'as agité tes fesses pour pouvoir avoir un marmot et tu pensais que ça te protègerais ? »

Il désigna Jamie.

« Tu connais la règle pour ceux qui remettent les pieds sur le territoire, Mike sera sûrement ravi d’apprendre ton retour. » Intervint Ben, placide.

Rien que de songer à cet homme qui lui avait promis monts et merveilles avant de la poignarder dans le dos, elle eu un haut-le-cœur et devint encore plus pâle qu’elle ne l’était déjà. Et le pire ? C’était qu’elle était en train d’embarquer Jay dans ce tourbillon incessant ! Elle dégagea une seconde fois son bras, relevant le menton de la manière la plus digne possible.

« J’ai dis qu’on allait s’en aller. Nous ne sommes pas venus pour… »

La gifle qui claqua alors contre sa joue l’interrompit avec une telle violence qu’elle en tomba en arrière, ses yeux virent des étoiles et la douleur irradia avec tellement de forces que Saoirse se retint de justesse de pleurer.

Flûte et re-flûte… Dans quel pétrin est-ce qu’elle se retrouvait encore ?!
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________________________________________ Lun 7 Jan 2019 - 17:39

It's all about us.

Pour être honnête Jamie n’aurait jamais penser que Mademoiselle Bennet soit connue dans ce type de quartier. Loin de lui l’idée de juger qui que ce soit, mais elle avait l’air bien trop ‘mignonne’ pour avoir grandit dans la crasse moisie des bas-fonds de Storybrooke. Que Beth y ai traîné, un long moment, ne l’étonnait guère, puisque c’était dans sa nature de chercher le conflit, le chaos et la violence, mais Saoirse… Quand les deux hommes l’interpellèrent, il cru sincèrement à une erreur. Mais la voir accélérer le pas et lui prendre la main le détourna très vite de ses illusions. Et fit bien vite remonter ses réflexes. Quand il était encore fils d’aubergiste, il avait assez rapidement faire face aux comportements primaires qui régissait la totalité de la galaxie, et dont sa mère faisait les frais. Orphelin, il avait reprit ces mêmes réflexes, pour d’autres raisons. Autant dire que quand la gifle fusa, son sang ne fit qu’un tour.

Rapidement, il envoya son poing dans le visage du butor qui l’avait frappé, avant de relever le genoux pour le lui enfoncer dans les côtes. Au juger du gabarit de l’animal, il ne prit pas de risque et asséna un coude de coude rapide dans la joue qu’il avait déjà frapper, faisant tomber la carcasse du mastodonte de tout son long sur le sol. On se précipita à son chevet, tout comme lui se retourna pour aider Saoirse à se relever, mais contrairement à elle, il rejeta toute aide dans d’un grognement guttural. Jamie cru le voir cracher un filet de sang -ou peut-être une dent- par terre, avant de le fusiller du regard. Posément, il releva Saoirse, vérifiant qu’elle n’avait rien de plus que quelques contusions, avant de se placer devant elle, fixant l’homme encore au sol.

-Je n’ai pas spécialement envie de me battre alors tu vas gentiment nous laisser passer et rentrer chez nous.

Il l’avait dit d’un ton calme, presque neutre, distant. S’essuyant le nez, il se releva, crachant une seconde fois par terre avant de retirer sa veste. Il fit rapidement jouer ses épaules, avant de passer sa  langue sur ses lèvres, les yeux ahuris. Jamie pouvait reconnaître les signes qui trahissait un drogué. Et si il ne se trompait pas, ce n’était exactement le type de drogue qui endormait un homme.

-T’as une bonne droite, gamin. Mais t’as pas frappé assez fort.

-Je ne suis pas là pour me battre, le coupa-t-il, mais un groupe était déjà en train de se former autour d’eux, et Jamie sentit les mains de Saoirse se crisper sur sa veste.

-Tu crois qu’on tu d’mandes ton avis mon gars ? railla l’autre butor, croisant les bras avec un regard carnassier.

Dans son dos, Jamie pouvait entendre Saoirse psalmodier des excuses, d’une petite voix étouffée, et  Jamie du se contenir pour ne pas la prendre dans ses bras immédiatement. Si il était une chose que Jamie ne supportait vraiment pas, c’était la souffrance d’une femme désespérée.

-Bars toi de là Sasa, fit-il, fendant la foule pour venir attraper le bras de Saoirse, mais Jamie lui décocha un coup de pieds dans le bras, déboîtant presque son coude.

Il eue un cri, presque animal, et Jamie le fusilla du regard, comme pour le défier d’avancer une seule fois encore.

-Mais c’est qu’il a faim ton mec, pour te défendre comme ç...

-Un round.

Le butor fronça les sourcils, l’air surpris de le voir le couper la parole, ou abdiquer.

-Tu ne vas pas nous laisser partir sans que je ne me batte, mais je connais un peu les codes qui régissent la rue. On va se battre en un round, et ensuite, vous nous laisserez partir, vu?

-T’as vu où que tu donnais les o….

-Quoi t’as peur ? Tu crois qu’un petit bourgeois comme moi pourrait te foutre la honte devant tous tes potes?

Autour de lui, une rumeur se mit à gronder, exactement ce qu’il voulait. Rien n’était plus facilement manipulable que l’ego d’un chef face à sa bande. La rumeur enfla légèrement, provoquant un grincement de dent de la part du butor, et après une dernière hésitation, il se mit à frapper ses poings l’un contre l’autre, lui faisait signe d’avancer. Jamie hocha la tête, retirant sa veste pour la poser, tout en se tournant vers Saoirse.

-Restez loin d’eux. Dès que c’est fini, il faudra courir. Vous êtes avec moi?

Elle eue l’air perdu, le fixant sans vraiment le voir, aussi posa-t-il doucement la veste sur ses épaules.

-Tu es avec moi?

Cela eue le don de la faire sourire, une demi-seconde, avant que son visage ne se décompose.

-Jamie, attention !

Le coup de poing lui coupa la respiration, sa tête valsant légèrement en arrière sous la brusquerie. Par chance, il ne percuta pas Saoirse, se reprenant assez tôt pour esquiver le second coup, qui visait sa mâchoire. Son coup à lui, en revanche, atteint parfaitement le nez de son adversaire, qui se mit aussitôt à saigner, et son coude atteint son abdomen avec violence. Le butor recula de quelques pas, pas assez cependant et Jamie tenta de le frapper à la nuque, mais visa trop bas, frappant ses omoplates, qui tressaillirent sous l’impact, mais celui-ci ne fut largement pas assez fort. D’un volt-face, Ben lui attrapa la gorge, lui coupant le souffle, avant de le frapper au visage, si fort que Jamie en perdit l’équilibre une seconde, et se retrouva le visage dans la poussière. Autour d’eux, la rumeur se changea en un magma incertain de colère, de rage et d’une animosité animale que Jamie ne connaissait que trop bien. Il lui fallut une seconde pour retrouver ses esprits, se relevant sans trop de difficulté. Le butor chargea avant même qu’il ne soit sur pieds, l’obligeant à esquiver maladroitement, atterrissant dans le ‘public’, qui se déchira pour savoir si ils devaient le retenir ou le renvoyer dans la fosse, si bien que son bras fut happé par un groupe, l’immobilisant une seconde de trop.

Le coup qu’il reçut dans le ventre fut comme une décharge dans tout le corps, au point que Jamie se demanda si Ben n’avait pas en main un poignard de fortune, mais il ne sentit aucun liquide chaud s’échapper de sa peau. Sonné, il sentit les mains de son adversaire venir enserrer sa gorge, une fois de plus, mais cette fois, il ne comptait pas se laisser faire. Rapidement, il fit claquer ses deux mains de chaque côté du visage de son adversaire, l’obligeant à le lâcher. Sans transition, il jeta son genoux dans son ventre, enchaînant avec un coude de coude dans le visage de l’homme, éclaboussant le sol de liquide rouge. Un autre coup de poing, puis une balayette pour envoyer Ben au sol, et Jamie pu reprendre son souffle, devenu douloureux. Merde, si il n’avait pas de côtes pétées, c’était un miracle…

Des yeux, il chercha rapidement Saoirse dans la foule, la reconnaissant sans peine avec ses couleurs claires qui tranchaient nettement avec le paysage. Elle avait l’air terrifiée. Il n’eut cependant que le temps de la rassurer d’un sourire, puisqu’une bouteille de bière lui explosa sur le crâne, le mettant lui aussi à terre. Pourquoi avait-il cru que ça se passerait à la loyale ? De douleur, il eue un cri, portant sa main à son crâne, et un coup de pieds dans sa colonne vertébrale acheva de l’envoyer par terre, mordant la poussière. Il y eue un autre cri, plus guttural et soudain, un feulement transperça l’air. Ouvrant un œil, Jamie aperçut Crooner qui s’était interposé, entre lui et Ben, mais avant qu’il n’ai le temps d’avoir peur pour son chat, celui-ci sauta au visage du butor, toutes griffes dehors. Accompagné par une cinquantaine d’autres chats errants, qui s’attaquèrent à toutes les parcelles de peau laissées nues par les humains alentours. S’agissant pour la majorité de punk… Il y avait largement de quoi faire !

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Saoirse A. Bennet


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________________________________________ Jeu 10 Jan 2019 - 15:17


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C’était… Un cauchemar. Littéralement, c’était le premier mot qui venait à l’esprit de Saoirse à mesure que les secondes défilaient dans une réalité qu’elle aurait voulu toute autre. Comment une journée pouvait-elle à ce point dévier de son point de départ ? Comment est-ce que, soudain, tout ce qui l’angoissait pouvait ressurgir d’un bond et s’en prendre à elle comme ça ? Pire, s’en prendre à une personne qui n’avait strictement rien demandé ni rien à voir… Par sa faute, Jamie se trouvait mêlé à quelque chose de plus violent et plus gros qu’eux. Quelque chose qui n’avait pas à être là. Quelque chose qui avait fait partie de son passé, d’un temps dont elle ne voulait pas forcément se rappeler et qui ne manquait pas de l’effrayer encore. Ça n’avait pas été très long, à peine quelques mois dans toute une vie, mais ça avait suffit pour la tenir éloigner strictement de ces quartiers et de leurs secrets. Alors… Pourquoi ? Comment ? Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? Et… Qu’avait-il fait pour avoir à faire quelque chose qu’elle ne lui aurait jamais demandé ?

On ne s’était jamais battu pour la protéger et, à dire vrai, elle cru d’abord qu’il le faisait pour lui. Pour se sortir de là et la laisser à l’arrière – comme n’importe qui de censé l’aurait fait ! – dans la mélasse où elle venait de les empourprer… Mais non. Non, Jay s’était tourné vers elle pour s’assurer qu’elle lui faisait confiance et qu’elle ferait exactement ce qu’il lui demandait. En cet instant, il lui aurait dit de ramper qu’elle se serait exécutée ! Luttant contre la furieuse envie de s’endormir, des flashs sombres obscurcissant son regard, la jeune femme livide restait vaillamment debout près du mur où la nausée l’empêchait de s’effondrer et la terreur agrémentait son être d’une adrénaline dont Saoirse n’était pas la plus friande. Elle devait suivre et subir. Encore. Elle devait observer sans être capable de faire quoi que ce soit, trop faible pour agir, trop bête pour réfléchir, trop terrifiée pour s’en mêler ; un nénuphar apparu juste au-dessus de son épaule, fleur lancinante aux couleurs pâles comme son visage. Si elle le vit du coin de l’œil, elle ne put pas détourner son attention de la scène centrale. Du combat à mal. De la torture que l’assistant social endurait… Et remportait.

La vague de soulagement qui la parcouru ne dura qu’une fraction de seconde, ses yeux perdus dans les siens et un sourire qui ne parvenait pas à poindre au-delà de son esprit. Venait-il de… ? L’emporter dans un combat de rue ne signifiait pas automatiquement la victoire, c’était même plutôt un pied de nez qui risquait d’être très mal vu ou vous apporter son lot de coups fourrés adjacents. Saoirse eu envie d’y croire un instant, de se dire que tout allait aller bien, que ce n’était qu’un épisode et que tout allait s’améliorer mais le bris de verre à l’arrière du crâne de Jay la détourna bien vite de ces idéaux ; et lorsqu’il s’effondra, battu par un adversaire malhonnête, elle se rua vers lui pour espérer qu’il soit encore conscient. Ses genoux cognèrent le sol, ses mains cherchèrent et fourragèrent dans les cheveux emmêlés, ses yeux analysèrent à toute allure et quand il grogna en bougeant la tête, elle fut prise d’un élan d’affection pure qui se traduisit par un soupir soulagé.

Tout s’enchaîna très vite : un miaulement rauque de chat résonna, suivi par des dizaines d’autres avant que des cris ne leurs répondent. Effrayés, malavisés, insultant même tandis qu’une armée de félins s’abattait sur leurs adversaires trop curieux ; ou lorsque l’Homme se retrouvait mis à terre par ceux qu’il pensait avoir domestiqué. Les yeux écarquillés de surprise, des paroles de Crooner résonnant dans son crâne, Saoirse tira alors de toutes ses forces la veste de Starrunner pour le pousser à se relever de là. Il devait souffrir le martyr, les coups qu’il avait reçus n’ayant rien de caresses innocentes, mais pour l’heure il leur fallait courir. C’était ce qu’il lui avait demandé de faire, ce qu’elle se devait de faire, mais pas sans lui. Jamais sans lui. plus jamais sans lui… Quand il put mettre un pied devant l’autre, la jeune femme ne relâcha pas sa prise et l’entraîna avec elle. Reculer, d’abord, puis bifurquer. Longer les murs. S’enfuir loin de cet attroupement aux hurlements douloureux. Elle cru entendre son prénom mais elle ne se retourna pas. Elle cru entendre des pas mais elle ne regarda pas par dessus son épaule. Sa main dans celle de Strarrunner pulsait aussi rapidement que son sang à ses tempes, ses jambes la suppliaient de s’arrêter pour reprendre de leur contenance mais elle continuait. Elle courrait. Comme si sa vie en dépendait.

Ce qui était peut-être un peu le cas, au fond.

Il fallut plusieurs minutes et la force de Jamie pour parvenir à l’arrêter. Lorsque son bras se tendit en arrière et qu’elle ne put lutter, Saoirse consentit enfin à faire cesser leur course folle et à se rendre compte qu’ils étaient bien loin de cette zone peu recommandable. A quelques dizaines de mètres se dessinaient déjà les premières boutiques du centre ville et, bien visible, la tour horloge qui guidait tout un chacun dans ses journées. Elle inspira un grand coup et fut enfin prise de ce tournis dont elle aurait du être victime depuis longtemps ! Frort heureusement pour elle, Jamie les avait arrêtés à proximité d’un banc et elle s’y laissa tomber à côté de lui, pâle comme un linge et le souffle si court qu’elle cru sincèrement que ses poumons allaient s’extirper de son thorax pour respirer par eux-mêmes ! Son corps entier la faisait souffrir d’avoir ainsi été utilisé et, par-dessus tout, elle ressentait une terrible douleur au niveau du ventre. Une espèce de crampe indéfinissable qui l’obligea à poser la main au bas de son nombril et à se plier légèrement en deux. Suffoquant. Agonisante. Ses doigts serrèrent avec violence le bras de son partenaire de route et il lui sembla qu’il lui disait de nouveau quelque chose.

Quoi ? La princesse n’en savait strictement rien. Elle avait eu si peur, pour elle, pour lui, pour eux. Qu’il arrive quelque chose à Jamie aurait été le pire événement de sa vie ! Enfin, de sa journée techniquement mais… Mais celle-ci n’était pas fini et, fébrile, elle attendit terrorisée que le bébé bouge enfin un peu. Juste un peu, un tout petit peu. Qu’il lui dise que lui aussi allait bien malgré… Ses yeux se portèrent sur le visage de l’assistant social, visiblement inquiet lui aussi alors qu’il n’était que la victime de cette histoire ! Bon sang, elle eut envie de lui crier des excuses, de se jeter à ses pieds pour lui demander de lui pardonner et de lui louer des excuses pendant des heures. Ce qu’il avait fait. Ce qu’il avait tenu, pour elle, pour… C’était au-delà des mots. Au-delà de la raison ou de l’instinct de survie, enfin ! Mais Saoirse était trop inquiète et choquée pour parvenir à formuler quoi que ce soit. Il fallait aller à l’hôpital ! Prévenir les urgences, qu’ils s’assurent qu’il n’avait pas de côte cassée ou de contusions qui pourraient s’aggraver… Que savait-elle encore ?! C’était des excuses qu’elle lui devait. Des mots qui devaient être simples mais qui restaient irrémédiablement coincés pour le moment. Parce qu’elle avait mal. Et parce qu’il ne bougeait pas.

« Je… Jamie… » Dit-elle, d’une voix blanche.

Je m’excuse. C’était pourtant simple, non ? Aller, encore un petit effort ! Tout mini, riquiqui, une bagatelle dans sa vie pour… Ses doigts se crispèrent malgré eux, affolée, son cœur sur le point d’imploser alors que son visage commençait à révéler les traces que la gifle lui avait laissée. Mais ce n’était rien en comparaison à l’état dans lequel Jamie se trouvait. L’hôpital. L’hôpital était une très bonne idée ! Il n’était pas si loin normalement, enfin, s’ils parvenaient à se relever de ce banc. Il était blessé. Il y avait du sang sur sa nuque ! A la vision de cette tâche en train de s’agrandir, Saoirse manqua à nouveau de tourner de l’œil, rattrapée de justesse par la douleur régulière qui lui coupait le souffle. Bon sang, c’était à elle de le rassurer et de s’occuper de lui ! Et voilà qu’elle n’était pas capable de la moindre initiative, clouée sur place, parce qu’un individu de trente centimètres à peine ne daignait pas lui apporter la satisfaction de sa présence !

« On… Tu es blessé ! Il faut… Aller aux urgences, pour… Pardon ! Je… » SE perdre dans ses propres balbutiements n’était pas donné à tout le monde. « Je ne voulais pas que… Je ne voulais pas ça et… Excuse-moi ! Excuse-moi… »

Enfin elle arrivait à le dire. Restait à savoir si elle s’adressait à Jamie où à ce bigorneau qui grandissait jusque-là dans son ventre. Elle sentit son regard se brouiller des larmes qui venaient d’apparaître au bord de ses yeux, reniflant avant de tenter de cacher son visage derrière sa paume sans y parvenir. Elle pleurait pour lui, pour ce type qui avait osé lever la main afin de les défendre et risqué de finir bien plus blessé qu’il ne l’était déjà. Elle pleurait parce qu’elle avait eu peur et parce qu’elle avait encore peur. Elle pleurait parce qu’après ça, il ne voudrait sans doute plus jamais lui adresser la parole. Et elle pleurait parce que quoi qu’il se passe… Elle ne voulait pas perdre ce bébé. Elle ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose à cause d’elle. Elle ne voulait pas… Qu’il disparaisse comme ça. Qu’il… Il était encore tout petit et…

Ses pensées étaient aussi incohérentes que ses paroles.

« Je ne… J’ai mal… Je… Le bébé, il… ! »

Incapable de parler, juste de subir et de ressentir, Saoirse sentit le monde danser autour d’elle. Ah non, ce n’était vraiment pas le moment de s’endormir ! La princesse lutta, voulu se redresser pour l’aider à rejoindre l’hôpital mais une nouvelle pique douloureuse la cloua sur place, tremblante comme une feuille. Qu’est-ce qu’elle pouvait être ridicule, vraiment ! Une vraie poule mouillée qui pleurait à la première adversité… Mais elle avait mal. Beaucoup trop mal, son corps déchargeant le trop plein de stress pour lui faire payer ses mauvaises manières sans doute. Faire le moindre pas lui semblait l’épreuve la plus difficile à l’heure actuelle.

« Pardon… Pardon ! Et Crooner, il… Et… »

Et la paume que Jamie déposa sur son pull marin pour tenter de l’apaiser la fit se taire définitivement, ravalant une salive encore trop sèche. Ses doigts attrapèrent son poignet, une bouée de sauvetage au milieu de cette angoisse grandissante, et ses yeux se relevèrent vers les siens. S’y accrocher semblait être une bonne idée. Très bonne idée. Très forte idée.

Bon sang, Sasa méritait la palme de la bêtise pour la journée la plus pourrie de son histoire !

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