YOU ARE
MY BUDDI

OCT 2019
de seb


YOU ARE
MY BUDDI

OCT 2019
de seb


YOU ARE
MY BUDDI

OCT 2019
de seb



Forum RPG sur Disney & les contes ! Ouvert à tous - débutants comme initiés. Aucun nombre de lignes exigé. Nous avons des rpgistes de tous les niveaux. :D
Vous avez une question et vous souhaitez une réponse avant de vous inscrire ? Rendez vous dans notre section Invités. :D


« Pour réaliser une chose extraordinaire, commencez par la rêver.
Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


٩(͡๏̯͡๏)۶ You Are my Buddi ☆ Evénement #115
Une mission de seb - 20 octobre 2019
Une mission toute mignonne, toute gentille !

Partagez
 

 Who wants to live forever [Luke & Mortimer]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Helios Bolt


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Helios Bolt


╰☆╮ Avatar : Max Riemelt

Ѽ Conte(s) : Fairy Tail
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Laxus Dreyar

✓ Métier : Major dans l'US Army, chef de la division 5
☞ Surnom : Laxus, Helios, chef
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 418

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Ven 14 Déc 2018 - 14:30

Who wants to live forever



La clochette tinta une dernière fois, annonçant la fin de la journée et la fin de cette comédie grotesque que je répétais jour après jour. Je poussais un léger soupir avant de m'étirer légèrement et d'adresser un sourire bienveillant à mes employés. Cette atmosphère joyeuse et enthousiaste était parfois étouffante, c'était sans doute pour cette raison que je traînais un peu les pieds dans les papiers pour l'ouverture du salon de thé et l'agrandissement de la pâtisserie. Les travaux étaient déjà en cours et le salon ouvrirait pile avant Noël. Mais cela amènerait encore plus mièvrerie dans mon quotidien. Quoique la concurrence était rude et ce petit challenge rendait mes journées moins mornes.

Mon petit bouiboui comme disait Queenie allait bientôt prendre une ampleur bien plus importante et même elle ne pourrait plus me considérer comme négligeable. Mais cela n'avait strictement rien à voir avec l'adrénaline que pouvait me procurer mes trafics. L'illégalité avait quelque chose de grisant, moins extatique que la souffrance humaine mais quand même très satisfaisant. Mais contrairement à mon habitude, ce soir je n'allais pas rejoindre les abattoirs, pas encore. J'avais autre chose de plus réjouissant à faire avant.

Je saluais mon personnel avec enthousiasme avant de m'éloigner en direction du centre-ville. J'avais quelques achats à faire avant de quitter le centre illuminé de décorations de Noël. Je détestais cette période de l'année. Trop de joie. Trop de bonheur. C'était écœurant. Pourtant, je saluais toutes les personnes que je croisais avec entrain et bienveillance. Pourquoi j'avais choisi cette couverture déjà ? C'était épuisant. Mais cela avait quelque chose de plaisant également. Ils croyaient réellement que j'étais ce pauvre lapin débile, trop gentil, trop généreux. C'était risible et cela démontrait une fois de plus toute l'étendue de mon génie.

Une fois quelques bières et de quoi grignoter achetés, je rejoignis ma voiture et quittais le centre bondé pour rejoindre un endroit plus calme et moins agité. J'inspirais profondément avant de reprendre mon masque de cordialité, un nouveau jeu commençait désormais. Je montais les marches de l'immeuble une à une jusqu'à atteindre l'étage qui m'intéressait. Je m'arrêtais devant une porte d'appartement marron sale et appuyais sur le bouton de la sonnette. J'imprimais un sourire enjoué alors que la porte s'ouvrait sur un homme à l'air fatigué et rongé par un mal-être intense. La tête du drogué qui n'a pas encore pris sa dose mais qui tente de survivre malgré tout. Je levais les bières devant mon visage avec enthousiasme.

"Salut Luke ! J'espère que je ne te dérange pas ! Mais j'avais envie de passer. Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu. On pourrait papoter un peu, regarder un match. J'ai des bières et des chips."

Le kit complet du parfait supporteur américain. La beaufferie dans toute sa splendeur. Mais il fallait que je donne le change et surtout que je garde contact avec Luke. Déjà parce qu'il était l'un de ceux qui m'avait connu sous la malédiction durant mon enfance et il y avait des choses qui ne devaient pas fuiter. Je n'étais plus celui que j'avais été paraissait-il et je devais surveiller ce qu'on pouvait dire sur mon compte. Et le meilleur moyen de contrôler l'information c'était de rester proche de ceux qui pouvaient parler. Et puis... le désespoir qui suintait par chaque pore de sa peau avec quelque chose d'exaltant. Je contribuais à son mal-être en lui vendant ma drogue. Bien sûr, il ne savait pas que j'étais son fournisseur, c'était les Dragons et très souvent Archibald qui le fournissait mais indirectement toute son addiction était de mon fait.

Je pénétrais dans l'appartement après qu'il m'ait invité à entrer et lui donnais une légère accolade toute virile. Il avait un de mes amis à l'école, un de ceux que j'avais défendu au cours de mes nombreuses crises de colère. Lui et sa sœur se faisaient d'ailleurs souvent embêter. Luke avait toujours été un peu ailleurs, un peu dans son monde. C'était peut-être ça au fond qui m'avait attiré chez lui au début. Toute cette peine qu'il gardait en lui le rendait d'autant plus intéressant et plus facilement manipulable.

"Alors ? Comment ça va ? Tu as mauvaise mine tu sais..."

Une moue inquiète se dessina sur mon visage alors que je le dévisageais intensément. Comme l'aurait fait un ami proche qui vous veut du bien.

"Tu as recommencé ?"

Je poussais un léger soupir désabusé en secouant tristement la tête.

"Tu sais pourtant que ce n'est pas la solution hein ?"

Je posais une main hésitante qui se voulait réconfortante et pleine d'empathie sur son avant-bras avant de plonger mon regard dans le sien.

"Des gens tiennent à toi... Il faut que tu arrêtes ça... Arrête de te détruire..."

Laisse moi plutôt faire si tu y tiens tant que ça... J'allais me faire un plaisir de lui rendre ce service s'il y tenait tant que ça. Mais bien évidemment, je ne dis rien et me contentais de le regarder avec un air de désespoir et de peur totale.



♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥
we are
alive

Luke Berserkr


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Luke Berserkr


╰☆╮ Avatar : Oliver Jackson-Cohen

Ѽ Conte(s) : Alice au Pays des Merveilles ☆
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Le Bandersnatch ◇

✓ Métier : Enquêteur du paranormal.
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 83

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Sam 15 Déc 2018 - 1:05



Who wants to live forever...
Mortimer & Luke.



Décembre. L'ébullition grandissante qui ne manquait jamais d'accompagner le décompte final précédant le Jour J. Leurs grandes entreprises échangées à mi-mots, sur le meilleur plan possible pour entrapercevoir le Père Noël lorsqu'ils restaient sages, ou leurs idées fantaisistes pour le capturer et lui poser toutes les questions qui leurs venaient. Les éclats de rire, alors qu'ils courraient d'un bout à l'autre de la grande maison pour étudier le terrain. En grandissant, leur complicité était restée la même, malgré la démythification du porteur de jouets ; ils feraient sans, après tout peu importe ce léger détail, cela ne les empêchait pas d'être surexcités comme des puces en attendant le jour de fête. Plus tard encore, il s'était retrouvé... Seul. L'ambiance avait changée. Les choses s'étaient ternies. Dès lors, la soirée autrefois si gaie se déroulait à l'hôpital, rythmé par les bruits des appareils...

Il remua dans son demi-sommeil hanté tour à tour par des images floues ou des hallucinations, toutes deux trop vives pour avoir la chance de le marquer durablement. Quelques minutes passèrent, puis de nouveaux mouvements gauches, désordonnés, et la couverture glissa de ses épaules pour venir s'échouer à terre sans le troubler plus que cela.

... La veille, la tête emplie de souvenirs, il s'était rendu en ville pour s'occuper enfin de la tâche délicate que constituait le choix des cadeaux. S'il avait quelques idées pour ses parents, pour Valery également, il cherchait quoi offrir à Daisy. C'était devenu une sorte de rituel : même si elle dormait, il ne voyait pas pourquoi elle devrait se retrouver privée de cadeaux... Alors, tous les ans, il lui trouvait quelque chose pour enjoliver sa chambre d'hôpital, la rendre moins blanche et apporter un peu de vie. Cinq objets étaient déjà présents, cinq lettres aussi : une de leur dernière photo ensemble et souriant, encadrée avec soin, un bracelet complémentaire ornée son poignet gauche et lui possédait l'autre moitié au côté droit, une boule à neige représentant un cerf paisible et serein dans un décor idyllique, une boîte à musique actionnée chaque année et, pour finir, sa bougie préférée trônait sur la table de chevet.

Il ne voyait pas ce qu'il pouvait choisir. Et si ses goûts avaient changé ? Il supposait qu'il l'aurait su - d'une manière ou d'une autre - mais il ne pouvait s'empêcher de le redouter... De quoi pouvait-elle avoir besoin ? Il avait songé à un tableau, mais il n'était pas sûr que l'idée soit acceptée... Il avait envisagé des fleurs, mais elles ne dureraient pas et constitueraient un vide dans son rituel. Il avait fini par choisir une écharpe colorée, aux teintes de Noël, ressemblant aux chaussettes qu'ils avaient l'habitude d'accrocher à la cheminée, enfants. Il espérait que l'attention lui plairait, mais redoutait de ne jamais obtenir de réponse...

Ses doutes, ses pensées, l'ambiance oppressante et la foule des grands jours dû à l'approche des fêtes eurent raison de sa bonne volonté, et sa respiration se bloqua. Trop. De tout. Son attention ne parvenait plus à se focaliser sur une chose en particulier, ses sens en ébullition ne parvenaient plus à traiter les informations, et il perdait pied. Il parvint simplement à resserrer sa prise sur le sac contenant le cadeau, son autre main, tremblante, fit la poche de son pantalon, puis l'autre pour en sortir son téléphone portable... Qui manqua de lui échapper. Par un réflexe qu'il ne s'expliqua pas, il le retint et réussit à envoyer un message flou et empli de fautes à son partenaire. Un appel à l'aide, avant de se laisser tomber au sol pour attendre et tenter de regrouper ses pensées.

Un, deux, trois...

Valery le raccompagna à son appartement... Et resta. Il avait compris les attentions de Luke, et veilla sur lui le temps qu'il fallait. On ne pouvait même plus qualifier ça de rechute : en période de fin d'année, il ne prenait même plus la peine d'essayer d'arrêter. L'expérience était inutile, et le stress omniprésent ne constituait pas un environnement sein pour un sevrage. Plusieurs heures passèrent, et dans un flou presque artistique, Omega le prévint de son départ. Il sombra à nouveau...

... Et un son strident et répétitif le ramena. Il papillonna des paupières, sans comprendre. Jusqu'à ce que ses méninges fatiguées furent en état de comprendre l'information. Il roula sur le côté... Pour finir à terre, un faible geignement lui échappa. Il avait oublié. Il ne se trouvait pas dans son lit, mais sur son canapé. S'aidant de la table basse, il se releva maladroitement pour enfin se diriger vers la porte d'entrée, sa démarche n'ayant rien à envier à celle des morts-vivants qui hantaient petits et grands écrans. Il s'y reprit à deux fois pour tourner la clef dans la serrure - heureusement pour lui, la chaîne pendait le long de la charnière - avant d'entre ouvrir la porte sur un visage familier.

Il cilla, incertain.

"... Morty ? " Le surnom lui échappa dans un murmure rauque et éteint.

Il ne savait pas... Ne se souvenait pas si la visite était prévue. Les paroles de son ami avaient bien du mal à faire sens, pour lui. Mais un léger sourire, aussi fatigué qu'honnête, étira ses lèvres. Il acquiesça - parce qu'il sentait que, d'une façon ou d'une autre, son approbation était requise - avant d'ouvrir davantage la porte, maladroitement, pour lui laisser tout le loisir d'entrer. Et de se retrouver dans une étreinte aussi courte que virile, qui manqua presque de le désarçonner... Mais qui le fit rire, doucement. Repoussant la porte - tâche bien moins ardue au vu de son état - il esquissa un geste qui englobait tout l'appartement.

" Fais comme chez toi." Il tentait de se concentrer au maximum, mais voyait bien qu'il butait encore sur les mots, comme si son cerveau n'était pas encore tout à fait prêt à coopérer convenablement.

Tant pis, il ferait avec.

"Navré pour le désordre..." Rien qu'un murmure. Une plate et sincère excuse. S'il savait que cela aurait pu être bien pire - il soupçonnait Valery d'avoir fait un brin de ménage avant de partir - le tout n'était politiquement pas correct lorsqu'on recevait un invité... Un ami.

Mais cela ne semblait revêtir qu'une importance toute secondaire aux yeux de Mortimer, alors qu'il remarquait tout juste que son regard ne l'avait pas quitté une seconde, et que son air trahissait l'inquiétude. La question lui fit baisser les yeux... Et il haussa les épaules.

"Ce..." Il se racla la gorge. Puis sourit. "Ça va. ... Je crois. Hier, c'était... Dur." Il ne tenait pas à s'attarder sur ce sujet. "Et... Toi ? Ce n'est pas trop dur avec les travaux... C'est ça ?"

Les travaux. Étaient-ils achevés ? Ou presque à terme ? Ses idées embrouillées ne parvenaient pas à trancher et, déjà, il se mordillait nerveusement la lèvre, craignant un impair. Ce n'était pas le bon moment pour... Tout ça. Vraiment pas.

Et pourtant. Ses pensées dégrisaient, avec l'aide plus que probablement des propos qui lui parvenaient. Il acquiesça, par deux fois, avant de baisser la tête. Comme un gamin qui se faisait prendre en pleine bêtise. Il savait, tout ça... Il ne le savait que trop bien. Le contact le fit sursauter - presque - et son regard croisa celui de son ami. Il acquiesça, encore.

"Je sais..." Il ne put se résoudre à soutenir son regard plus longtemps, et reporta son attention sur le sol, non loin de la couverture à présent délaissée. Il y avait toujours un mais. Seulement, comme lui expliquer... ? La chose était trop dure, il ne savait pas comment s'y prendre, ni comment faire. "Je suis désolé." Rien qu'un souffle, presque inaudible.





BRAVECLARA. ♥

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

☽☽ Manipulez-vous dans la haine, et dépecez-vous dans la joie. Tu trouveras toujours d'autres fêtards, c'est si facile d'être un héros...


Helios Bolt


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Helios Bolt


╰☆╮ Avatar : Max Riemelt

Ѽ Conte(s) : Fairy Tail
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Laxus Dreyar

✓ Métier : Major dans l'US Army, chef de la division 5
☞ Surnom : Laxus, Helios, chef
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 418

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Mar 15 Jan 2019 - 17:07

Who wants to live forever



Son état général n'était vraiment pas reluisant, ce n'était même pas amusant de le voir comme ça. J'aurais préféré qu'il aille un peu mieux pour pouvoir le détruire moi-même. Je n'aimais pas qu'on me facilite le travail. Il allait falloir que je lui redonne confiance en lui avant de pouvoir m'amuser à le torturer lentement mais sûrement. Cette idée m'enchantait d'avance et ce serait ce qui me permettrait de survivre à la dose de mièvrerie qui allait suivre. J'esquissais un petit sourire rassurant et reconnaissant à la fois.

"Les travaux avancent bien, oui. J'espère pouvoir ouvrir le mois prochain. Il reste encore beaucoup à faire mais je suis sûr que ce sera très bien."

Mon sourire se fit confiant mais il était temps que je joue aux amis dévoués et préoccupés. Je posais donc la question qui fâchait tout en soupirant à sa réponse. Je secouais la tête faussement accablé. Tout cela était d'un pathétique, quel manque de caractère franchement. Toute ma famille avait été décimé et je n'étais pas tombé aussi bas. Je devais retenir la moue de dégoût qui me traversait chaque fois que je posais le regard sur lui. Toutefois, je devais me rappeler mon objectif. Je poussais donc un soupir désappointé avant de prendre un air peiné, je posais une main sous son menton pour l'obliger à relever la tête et à me regarder.

"Ne t'excuse pas."

J'inspirais profondément en me mordillant la lèvre inférieure comme pour chercher ce que j'allais dire ensuite.

"Arrête de t'excuser et agis. Je peux... Je peux t'aider si tu veux..."

Je baissais le regard incertain de la façon d'aborder la suite. Cette suite qui serait si difficile à mettre en place. Mais c'était ce que tout ami aurait fait n'est-ce pas ?

"J'imagine que je ne suis pas la personne la plus doué pour ça mais..."

Je haussais les épaules, tout un cinéma dramatique pour le faire entrer dans mon jeu. Pour paraître le plus sincère possible. Mais le pire, c'était que par moment j'y croyais. Je pensais ce que je racontais. Comme si parfois, il y avait Tack et Mortimer. Deux personnes différentes nécessaires pour que ce rôle perdure. Et lorsque je reprenais conscience de moi-même, je me dégoûtais au plus haut point. Mais pour le moment, il fallait que je sois lui. Ce Mortimer gentil et agréable. Soucieux du bien-être de son ami et qui peut-être ressentait cette attraction un peu bizarre. Mes lèvres eurent un tremblement comme si j'allais me mettre à pleurer.

"Je ne supporte plus que tu te fasses autant de mal ça me... Tu... T'as pas le droit de... Laisse moi t'aider, je t'en supplie."

Les yeux brillants et la main tremblante, je serrais sa main dans la mienne, le suppliant du regard. Pour le convaincre d'arrêter cette folie. Il ne pouvait pas, il n'avait pas le droit. Il était mon seul ami.

"Si tu ne le fais pas pour moi, fais le pour elle..."

Je baissais la tête, honteux d'utiliser sa sœur de cette façon mais si c'était la seule solution alors que je le faisais sans honte.

"Que dirait-elle si elle te voyait comme ça à ton avis ?"

Utiliser la culpabilité pour le faire céder. Sans doute le meilleur moyen de lui faire entendre raison et de le pousser à agir comme je le souhaitais. Je reniflais alors que quelques larmes coulaient le long de mes joues. Voilà que je ne valais pas mieux que lui maintenant... Mais tant pis, certains plans demandaient un don de soi important. Et j'étais prêt à faire le sacrifice de mon amour propre dans cette bataille. Juste pour l'avoir lui.



♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥
we are
alive

Luke Berserkr


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Luke Berserkr


╰☆╮ Avatar : Oliver Jackson-Cohen

Ѽ Conte(s) : Alice au Pays des Merveilles ☆
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Le Bandersnatch ◇

✓ Métier : Enquêteur du paranormal.
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 83

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Mer 20 Fév 2019 - 2:42



Who wants to live forever...
Mortimer & Luke.



Il ne pouvait se débarrasser de cette impression de flottement, comme s'il se noyait dans du coton : les sons s'en retrouvaient assourdis, se perdant presque dans les vapeurs et les restes du produit qu'il avait consommait la veille si bien qu'il n'était pas réellement sûr de saisir convenablement tout ce qu'on lui disait... Mais forcer Mortimer à se répéter encore et encore lui semblait on ne peut plus malpoli, alors il prit le parti de se débrouiller comme il le pouvait, espérant naïvement ne pas commettre un impair. Il se concentra autant que le lui permettait son état, désirant ardemment être un bon ami malgré la situation bien peu reluisante, il tentait d'emmagasiner les informations concernant la pâtisserie...

"avancent bien... Un mois... "

... Mais tout s'effacerait bien vite à la prochaine injection.

Son regard revint se poser sur le visage de son invité, témoin des émotions que celui-ci éprouvait et qui lui demandait de longues secondes de réflexion pour parvenir ne serait-ce qu'à les analyser. Et plus encore pour les appréhender - tristesse, crainte, et hésitation semblaient se battre pour prendre le pas et diriger la suite des événements. Il s'entendit se faire invectiver avec douceur, une demande. Agir. Pour arrêter, définitivement, cette fois-ci. Et une proposition d'aide. Il ouvrit la bouche pour répondre... Avant de la refermer dans la seconde qui suivit. Ses propos s'étaient envolés, il ne se souvenait plus... Sourcils froncés, il resta quelques instants à réfléchir, avant de soupirer... Que voulait-il dire ? Qu'avait-il à dire ?

"Je... " Il butait sur ses mots, les cherchait péniblement. Enfin, cela sembla lui revenir - tout en restant confus. "Mais... Tu dois... Tu as d'autres préoccupations plus... Urgentes, que moi. Je ne voudrai pas gâcher... Tout ça. " D'un geste de la main maladroit, il désigna une étendue imaginaire supposée représenter ce que Mortimer avait bâti. "Je n'ai pas le droit de te demander ça... Pas après tout ce que tu as fait pour en arriver là. "

Pourtant, son ami ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Il insista, réitérant son offre tandis que sa voix commençait à se troubler, comme si elle perdait en assurance... Ce que confirmèrent ses lèvres tremblantes, laissant Luke ébahit. Il ne comprenait pas. Pourquoi... ? Lui qui se dévouait corps et âme pour assurer le bien-être des autres, pouvait-il réellement être responsable de ce qu'il voyait ? Cette hypothèse le figea, le rendant aussi bien incapable de prononcer quoi que ce soit. Les ondes paresseuses qui lui enserraient l'esprit semblaient reculer à toute vitesse, lui donnant l'effet d'une chute libre... Dont l'impact fulgurant avec le sol se transcrivait dans les dires qui lui parvenaient bien plus clairement qu'auparavant. Était-il réellement coupable de toute la souffrance qu'il lisait dans les yeux humides de son ami... ?

Il sentit la pression sur sa main. Il entendit les derniers arguments désespérés de Morty. Il vit les larmes s'amasser aux coins de ses yeux, pour finalement déborder et glisser, couler sur ses joues. Il l'entendit renifler et... Tout cela semblait surréel, comme s'il ne l'agissait là que d'un tour tordu que lui jouait son cerveau. Seulement, il savait que c'était faux, qu'il avait bel et bien regagné la vraie vie et qu'il se rendait coupable des pleurs de son ami...

Son cœur se serra.

"Je... " Sa gorge se nouait, rendant le dialogue encore plus ardu. Incapable de s'exprimer.

Coupable.

Le mot résonnait dans son esprit, comme une cruelle moquerie.

Incapable.

Il ne pouvait pas... Il devait faire quelque chose. Luttant contre ses propres sentiments pour ne pas se faire aspirer par son angoisse, ses idées noires et la tristesse ambiante qu'il aspirait telle une éponge, il garda sa main dans la sienne, la serrant pour lui montrer et lui faire comprendre qu'il était toujours là, et approcha l'autre du visage de Mortimer - en mesurant ses gestes, comme lorsque l'on cherche à apprivoiser un animal sauvage, les imprégnant de délicatesse - et, du pouce, il essuya quelques larmes.

"Je suis désolé... " Un souffle, encore, des paroles tout juste murmurées.

Il s'en voulait. Vraiment. Énormément. Personne n'aurait du souffrir de ses comportements irresponsables - sinon lui - mais voilà, il avait à présent la preuve qu'il en était tout autrement... Un poids lui enserrait la poitrine. Rappelant les prémices des crises d'angoisse qui ne l'avaient jamais quitté, mais ce n'était pas le moment. Il n'était pas en droit de souffrir et d'être égoïste, de se replier sur soi-même et de s'oublier. Après.

Plus tard.

Mortimer venait en premier. D'un geste qui se voulait très doux, il l'entraîna vers le canapé pour le faire s'asseoir - évitant au dernier moment la couverture qui traînait encore au sol et qui aurait très bien pu le faire tomber - avant de venir s'installer à ses côtés. Par réflexe, il ne lui avait pas lâcher la main, et cette idée lui sortit complètement de la tête... Peut-être avait-il besoin de ce contact pour rester ancrer à la réalité, ne pas prendre la fuite et se retrancher dans ses pensées.

"Je sais ce qu'elle dirait. " Sa voix restait très basse, pas plus audible qu'un murmure. Comme s'il lui confiait un secret - et, à ses yeux, c'en était réellement un. "Daisy... Je sais comment elle réagirait. " Cette fois-ci, les mots semblaient s'imposer d'eux-même, facilitant le dialogue qui, néanmoins, restait légèrement haché du fait de ses excès passés. "Quand je suis comme ça... Je la vois. Hier... Elle était là. " Son regard fixait un point, non loin du canapé. Là où elle se trouvait la veille.

"Luke... Il faut que tu arrêtes tes bêtises, maintenant. Ça devient trop dangereux. "

Là où elle l'avait conseillé.

"Elle me dit d'arrêter... Comme toi. Elle me dit que ce n'est plus la peine, que le jeu n'en vaut plus la chandelle, mais... " Il réprima à grande peine un sanglot. "Tu comprends... C'est le seul moyen qu'il me reste pour lui parler... "





BRAVECLARA. ♥

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

☽☽ Manipulez-vous dans la haine, et dépecez-vous dans la joie. Tu trouveras toujours d'autres fêtards, c'est si facile d'être un héros...


Helios Bolt


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Helios Bolt


╰☆╮ Avatar : Max Riemelt

Ѽ Conte(s) : Fairy Tail
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Laxus Dreyar

✓ Métier : Major dans l'US Army, chef de la division 5
☞ Surnom : Laxus, Helios, chef
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 418

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Jeu 28 Fév 2019 - 19:36

Who wants to live forever



D'autres préoccupations plus urgentes ? Oui sans aucun doute, j'avais d'autres préoccupations. Mais j'avais surtout le goût du jeu et de l'amusement et cela valait tous les sacrifices du monde. Mon salon de thé n'était rien d'autre qu'une couverture et son expansion, une façon comme une autre de donner le change. J'avais parfaitement conscience que je n'égalerais jamais le Fantasia et sa pâtissière en cheffe. Mais je n'avais pas cette ambition là non plus. Je me moquais bien de mon chiffre d'affaire. Du moins, de celui-ci. En réalité, j'accordais plus d'importance à mes trafics illégaux mais bien évidemment Luke n'en savait rien. Et c'était très bien comme ça pour le moment. Je retins mon sourire narquois derrière un sanglot un peu trop bruyant.

Je devais être convainquant ou alors il était bien trop shooté pour se rendre compte de quoique ce soit puisque je sentis la pression de sa main sur la mienne et la douceur de sa paume sur ma joue. Je relevais les yeux sur lui alors que je sombrais dans son regard troublé, presque désespéré face à mon propre désarrois. A cet instant précis, je ne calculais rien, me laissant envelopper par l'intimité du moment, devenant Mortimer et laissant Tackery de côté. C'était presque libérateur, presque soulageant. Mais cette peine qui m'enserrait le cœur paraissait réelle alors qu'il s'excusait. Pourquoi ? Qu'il se taise et arrête de demander pardon. Qu'il agisse c'était tout ce que j'attendais de lui. Réellement ? Je ne savais plus, ne pensait plus. Troublé par cette infinie douceur qui se dégageait de Luke. C'était... surprenant. Presque trop doux.

Je le laissais m'entraîner sur le canapé, sa main dans la mienne. Il ne m'avait pas lâché et... je profitais presque malgré moi de l'étreinte. J'avais l'impression de sentir cette chaleur pour la première fois. Je me laissais aller, profitant de ce qu'il m'offrait, espérant qu'il ne retirerait pas sa main trop vite. J'étais moi-même surpris par mes propres pensées. Qu'est-ce qu'il me prenait tout à coup ? Mais cette chaleur me rappelait celle de ma mère autrefois. J'avais besoin de me blottir contre lui et de ressentir ça à nouveau. Toutefois, je me retenais, continuant de le fixer alors que mes larmes fictives se tarissaient. Étaient-elles si fausses que cela ? Aucune idée et je m'en fichais. Je relevais la tête soucieux alors qu'il reprenait la parole et hochais la tête. Bien sûr qu'elle voulait qu'il arrête de se faire du mal. J'écarquillais toutefois les yeux face à son aveux. Je secouais la tête incrédule. Mais je le laissais parler avant qu'il ne s'écroule et tombe en sanglot.

Je détournais le regard du coin qu'il avait fixé avec intensité, ne voyant strictement rien pour le prendre dans mes bras, le serrant aussi fort que possible. Je le berçais doucement pour qu'il arrête de pleurer tout en lui murmurant des paroles rassurantes. J'étais là pour lui, tout irait bien. Je savais bien que c'était difficile. Mais Daisy allait finir par se réveiller un jour. Il fallait qu'il y croit. Je restais un moment à le tenir contre moi tout en caressant tendrement ses cheveux. Il était si vulnérable à cet instant et il dépendait de moi. C'était tout ce qui comptait au fond. Je fermais les paupières et posais ma joue sur le sommet de son crâne, humant son odeur. Il sentait bon. Pendant un moment, je caressais l'espoir qu'il était à moi avant de le relâcher doucement et de glisser un doigt sous son menton pour l'obliger à me regarder. Du pouce, j'essuyais les larmes qui coulaient sur ses joues, comme il l'avait fait pour moi un peu plus tôt. Le regard douloureux je le fixais avec peine.

"Tu sais que tout ceci n'est que hallucination n'est-ce pas ? Daisy n'est pas vraiment là. Elle... Elle ira mieux, je te le promets. Mais il faut que toi, tu ailles mieux. Que tu vives. Pour elle..."

Je le fixais tristement tout en serrant son bras pour le rassurer pour lui montrer que j'étais là et que je le soutenais.

"Je suis là, je te le promets. Je suis là avec toi et je ne t'abandonnerais pas. On va surmonter ça... Ensemble."

Je lui adressais un petit sourire hésitant. Mais voulait-il de moi à ses côtés ? Quelle question ! Je ne lui laissais pas vraiment le choix en réalité.

"Et quand elle se réveillera, tu seras là pour elle. Clean et en bonne santé. Ce n'est pas ce que tu veux ?"

Mon sourire se fit légèrement plus franc. Je me rapprochais de lui, ma main caressant distraitement sa joue alors que je plongeais à nouveau mon regard dans le sien. J'avais envie de chasser la douleur dans son regard sans trop savoir comment ni pourquoi. Sans m'en rendre compte, mon visage s'avança vers lui lentement presque imperceptiblement. Je ne le lâchais pas du regard alors que mes lèvres rejoignaient les siennes presque chastement, hésitant. Et s'il me repoussait ? Cela n'avait pas franchement d'importance au fond. Je trouverais toujours une raison pour me sortir de là. Quoiqu'il arrive. Alors autant aller jusqu'au bout. Je me pressais un peu plus contre lui pour approfondir l'étreinte, glissant une main dans sa nuque, caressant tendrement la naissance de ses cheveux.



♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥
we are
alive

Luke Berserkr


« Je n'ai rien d'un
membre lambada ! »


Luke Berserkr


╰☆╮ Avatar : Oliver Jackson-Cohen

Ѽ Conte(s) : Alice au Pays des Merveilles ☆
Ѽ Dans le monde des contes, je suis : Le Bandersnatch ◇

✓ Métier : Enquêteur du paranormal.
٩(͡๏̯͡๏)۶ Cadavres : 83

Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans : « Je n'ai rien d'un membre lambada ! »


________________________________________ Mer 17 Avr 2019 - 1:32



Who wants to live forever...
Mortimer & Luke.



Malgré tous ses efforts pour masquer sa peine, malgré son envie irrépressible de rester fort pour les autres et de continuer à sourire, à rire et à vivre comme si de rien n'était - ou presque - la fatigue eut raison de sa bonne volonté : ses émotions, bien trop souvent réprimées et reléguées dans un coin de sa tête, l’ensevelirent sans aucune forme de pitié. Très - trop - vite, les sanglots l'étouffèrent. Il se recroquevilla sur lui-même, comme pour se faire disparaître et se soustraire de ce monde qui ne s'amusait à le malmener, trouvant chaque jour un nouveau moyen de le blesser, l'amenant dangereusement vers ce point de rupture qui n'avait de cesse de se rapprocher à la manière d'un oiseau de mauvais augure, fatal. La gorge serrée, il gardait les yeux clos dans une dernière tentative de retenir ses larmes qui glissaient déjà le long de ses joues. Avec l'espoir un peu vain que s'il les ouvrait de nouveau, il serait seul à pleurer, sans témoin. Sans faire de mal à quiconque...

Il devait être seul. Son esprit venait probablement de trouver un nouveau moyen tordu et sadique de lui faire de la peine, rappelant son seul véritable ami à ses bons souvenirs pour le faire souffrir. Lui donner l'impression - encore - qu'il n'était qu'un moins que rien, tout juste bon à se défoncer pour ensuite tout oublier. Il devait s'agir d'une hallucination. S'il osait ouvrir les yeux, s'il y parvenait, il s’apercevrait sans doute aucun que son appartement était vide. Ces mots tournaient en boucle dans son esprit, tels une litanie obscure. S'il espérait que cela serait suffisant pour en faire une réalité tangible, au fond... Tout au fond... S'il s'agissait encore d'un de ses délires, il voulait conserver l'illusion d'une présence. Encore quelques secondes, puis il sera temps de retrouver cette bonne vieille réalité, si prompte à briser des vies en un unique claquement de doigts.

Si prompte à lui prouver que, parfois, il avait tort sur toute la ligne, et qu'elle pouvait lui accorder un peu de réconfort : des bras vinrent l'entourer, l'enserrer, l'ancrant dans la réalité tout en douceur. Comme une sorte de cocon protecteur. La voix de Morty lui parvint, réconfortante, apaisante, aussi bien dans sa tonalité que dans ses mots. Alors, il s'autorisa une pause. Cessant de lutter, il capitula et se laissa bercer sans protester. Il pouvait bien laisser ses sentiments se libérer - juste un peu, juste pour ce soir. Craignant encore que cela ne soit que pure invention, il s'accrocha à son ami - presque désespérément, comme s'il redoutait de sombrer, de se laisser emporter pour mieux se noyer - constatant la présence de tissus sous ses doigts, sentant la chaleur de l'autre tout contre lui... Il ne pouvait pas s'imaginer tout cela, n'est-ce pas ?

Sa notion du temps s'étiola, au point de disparaître complètement, comme s'il se trouvait dans une sorte de transe, sans rien n'avoir consommé - pour une fois. Cette fois-ci, il était dans l'instant présent, et non pas perdu quelque part entre le passé et son avenir. Il avait conscience de ce qui l'entourait, de ce qui se passait et, progressivement, il parvint à se calmer pour enfin respirer un peu plus librement, et calmer ses sanglots. Seules ses larmes demeuraient, continuant encore de couler...

Plus tard, encore, l'étreinte se relâcha, et une main glissa sous son menton pour lui relever le visage. Ses yeux clairs se fixèrent à ceux de son ami, tandis que ce dernier reproduisait son geste en essuyant ses pleurs. Un silence flotta quelques secondes encore, puis des mots furent murmurés à demi-voix, revenant sur la réalité et ses cruels dessins. S'ils lui étaient toujours autant insupportables, il ne pouvait nier leur véracité. Daisy... dormait. Encore. L'esquisse d'un sourire triste étira ses lèvres.

"Oh, je... " Sa voix, cassée et un peu rauque le surprit, le ramenant au silence quelques secondes, avant qu'il ne secoue la tête et ne se décide à poursuivre. "Je ne compte pas partir. Un peu avant qu'elle ne s'endorme, elle m'a fait promettre de rester. "

Et, même s'il n'était pas vraiment doué pour tenir ses promesses - il ne comptait plus le nombre de paroles en l'air qu'il traînait derrière lui, même s'il les avait un jour pensées, comme toutes ces fois où il avait juré à ses parents qu'il en avait fini définitivement avec ces produits pourris qui envahissaient son système - il s'accrochait encore à celle-ci. C'était tout ce qu'il lui restait. Et il comptait montrer à sa sœur qu'il était toujours là, quand elle reviendrait.

La pression sur son bras s'accompagna elle aussi d'une promesse : Mortimer comptait bien rester à ses côtés, quoi qu'il arrive, pour l'aider à surmonter l'avenir. Le rendre moins effrayant, aussi, et lui prêter main forte lors de sa prochaine tentative de sevrage. Cette perspective manqua de le faire grimacer : il ne devait pas savoir dans quoi il se lançait, et Luke ne voulait pas lui imposer la corvée que cela représentait... Il ne voulait pas, car il savait que cette vision était on ne peut plus douloureuse pour ses proches, et il jugeait qu'il en avait assez fait. Néanmoins, il n'eut pas l'occasion de lui confier ses craintes à ce sujet, puisque les choses prirent un tournant.... Pour le moins irréel.

Mortimer approcha son visage du sien, si lentement que dans un premier temps il cru qu'il s'imaginait encore des choses, mais quand leurs lèvres se rencontrèrent il sut que tout était vrai. Le geste le surpris et son esprit partit dans mille et une conjectures, mêlant rêves et réalités, souvenirs de coutumes éloignées... Quelque chose qui pourrait expliquer ce geste qu'il ne comprenait pas. Il supposa que c'était un simple signe d'amitié - peut-être ? Et ne chercha pas à s'en défaire... Il ne pouvait pas dire que la chose était désagréable, au contraire : il appréciait les caresses, leur proximité, alors... Il choisit de s'y abandonner, tout simplement.





BRAVECLARA. ♥

♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥

☽☽ Manipulez-vous dans la haine, et dépecez-vous dans la joie. Tu trouveras toujours d'autres fêtards, c'est si facile d'être un héros...


Contenu sponsorisé







Who wants to live forever [Luke & Mortimer] _


Actuellement dans :

________________________________________

 Page 1 sur 1

Who wants to live forever [Luke & Mortimer]





♥°•.¸ Once ☆ Upon ★ a ☆ Time ¸.•*´♥´*•.¸°•.¸ Disney ☆ R ♥ P ☆ G ♥ :: ➹ Archives