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٩(͡๏̯͡๏)۶ Le Coffre à Jouets ☆ Evénement #114
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 Un Noël qui tombe à l'eau ! - Debbie

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Ebenezer B. McDuck


« Si t'es un boulet,
tape dans tes gants ! »


Ebenezer B. McDuck


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________________________________________ Lun 11 Mar 2019 - 20:28


La croisière ça m'use !
Vous pensez pas qu'il y a comme un couac ?

Une fois encore je me retrouvais à devoir faire face à une remarque acère de mon employée concernant mon âge. Une fois encore cette remarque m’avait fait soupirer de désespoir. Le monde que j’avais connu durant ma jeunesse n’avait rien de semblable à celui dans lequel nous vivions actuellement. Là où l’on m’avait enseigné le respect dû à nos aînés, il ne demeurait plus que l’arrogance de la jeunesse à se croire supérieur à leurs aînés. Dans quelle réalité étrange ils pouvaient bien vivre pour croire à de telles sornettes ?

Moi ce que je pouvais vendre c’était mon expérience du monde. Et c’est bien cette expérience qui me permettrait de séduire les foules, à condition d’apprendre à s'adresser correctement à eux. C’était un exercice dans lequel la rouquine excellait. Nous n’avions donc plus qu’à rassembler nos talents respectifs pour faire de moi une arme redoutable dans ce combat que nous menions côté à côte. C’était bien pour cette raison que je tus une remarque naissante sur le fait que mon coach n’était plus vraiment de première fraicheur elle-même. Allez savoir pourquoi, les femmes ont horreur de s’entendre dire qu’elles vieillissent !

Je me tus donc préférant axer mon ironie envers son invitation à dîner. En réalité, je ne pensais pas les paroles que je venais de lui adresser. Mais mélanger plaisir et affaire étai une chose qui me répugnait ! En réalité, je ne m’étais prêté à ce jeu terrible qu’une fois… il y avait bien longtemps de cela dans le Klondike. Cette histoire ne m’avait rapporté que du malheur et j’avais vu mon insupportable associée et amante s’en aller avec le pécule que j’avais moi-même déterré. Qu’est-ce qui pouvait me garantir que Deborah n’était pas comme elle ? Qu’elle n’avait pas organisé cette croisière que pour satisfaire des ambitions et des envies personnelles ? Non, jamais plus on ne me prendrait à démontrer une telle faiblesse… même si une partie de moi n’avait qu’une envie ; celle de sauter le pas !

- N’allez pas me faire croire qu’après toute ces heures passées en ma compagnie par obligation, vous pourriez éprouver du plaisir à me fréquenter en dehors de votre travail ! Vous avec un talent de communication certain et vous pourriez sans doute passer pour une comédienne d’exception… mais je doute que vous soyez douée à ce point !


Je détournais un instant mon visage vers l’océan qui nous faisait front, ne manquant pas de laisser naitre un sourire triste aux coins de mes lèvres.

- Aucune femme n’a jamais su trouver en moins un autre intérêt que celui de l’argent…


En réalité, je n’avais connu qu’une seule déception en amour mais la blessure était encore béante dans mon vieux cœur fatigué. A quoi bon s’accrocher à un espoir qui ne ferait que l’affaiblir davantage ? Il vient un âge où il faut savoir laisser ses regrets au passé et avancer.

C’était justement l’exercice auquel la rouquine voulait me soumettre. Il était certes difficile pour moi et Deborah ne pouvait manquer de me le faire remarquer. Levant les yeux au ciel lorsqu’elle me parla de bras croisés, je ne pus m’empêcher de laisser naître un sourire cynique sur mes lèvres. Austère et replié sur moi… c’était ce que j’étais la plupart du temps ! Devrais-je donc jeter au feu tous mes réflexes naturels ? Tel un pantin aux ordres de son maître, je m’accomplis avec lassitude aux ordres de mon interlocutrice. Cependant, mes pensées devaient aisément se deviner dans chacun de mes gestes.

- Vous croyez vraiment que cela est nécessaire ? Ne croyez-vous donc pas que les gens vont être plus facilement alarmés par une attitude mensongère de ma part ? Comment les convaincre de ma sincérité ?

Car il y avait également ce danger-là ! Pouvait-on vraiment prêter sa confiance à une personne qui donnerait l’impression de se donner en spectacle tout au long de son séjour sur ce bateau ? Certes, je n’étais pas un monstre ! En réalité, j’étais même très loin d’en être un. Lorsque j’aimais quelque chose je le montrais avec toute la force de mon enthousiasme. Ma famille et mes amis n’avaient eux-mêmes jamais étaient dupes face à mon attitude bougonne. Mais comment faire comprendre aux investisseurs la véracité de mes propos ?

Deborah s’accorda cependant le plaisir d’un compliment à mon propos. L’entendre me complimenter me désarçonna un peu car je n’y étais pas encore véritablement préparé. Je laissais alors un sourire reconnaissant éclairé mon visage. Le premier véritable sourire que je n’adressais véritablement qu’à elle et en toute sincérité. Cela me donna plus d’assurance et me gonfla quelque peu de fierté.

- Bon et après cela… j’imagine que vous n’allez pas me laisser m’en tirer sans travailler également ma manière de parler ? Il n’y a rien de plus convainquant et motivant qu’une parole bien dite et vous êtes, à ne pas en douter, la reine en cette matière !


Un compliment de ma part, vraiment ? Et pourquoi pas… après tout, ne venait-elle pas elle-même de lancer la mode ? En vérité, la seule chose que j’espérais c’était de nous voir en faire un vrai mode de vie… pour convaincre de la sincérité de nos déclaration il fallait savoir caresser son interlocuteur dans le sens du poil !
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Deborah Gust


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________________________________________ Lun 11 Mar 2019 - 22:57

Ah, les hommes. Une rouquine presque aussi classe que moi a un jour dit "les hommes sont tous des bébés" et, dans un sens, elle n'a pas réellement eu tort le jour où elle a dit ça. Mais elle aurait mieux faire de déclarer "les hommes sont tous des idiots" puisque force est de constater qu'on n'a de cesse de le vérifier, encore et encore. Je roulai des yeux sans m'en cacher. De toute façon, il avait tourné les siens - d'yeux - en direction de la mer. S'il nous sortait les violons et la musique triste, je ne répondais plus de moi ! La seule tristesse tolérée impliquant un bateau c'était Titanic, bien assis confortablement dans le canapé du manoir.
Heureusement, il m'épargna les longs discours larmoyants dont le seul intérêt aurait été de prendre une photographie discrète de ses joues mouillées de larmes pour faire pression sur lui si le besoin se présenter. Comme il ne pleurait pas et que j'étais vachement sympa, je prêtai 57 % de mon audition à ce qu'il avait encore à dire là-dessus.
Puis je soupirai bruyamment au point de faire voler quelques cheveux de ma frange avant qu'ils ne se remettent en place sur mon front.
- Mais vous vous avez RIEN mais alors RIEN capté. Là ça tient presque de l'exploit hein ! J'hésite : j'appelle le Guinness maintenant ou j'attends la fin du séjour pour leur faire une compil' ? Pas la peine de répondre, c'est une question rhétorique qui me permet d'introduire la suite avoir que : 1) j'en ai rien à cirer de votre argent. Sérieusement. J'ai le mien, ça me suffit. Vous êtes pingre et angoissé par la thune, McOseille, eh bien grand bien vous fasse mais faudra pas s'étonner si vous finissez avec de l'hypertension ! 2) Si vraiment j'étais là pour ça j'aurais pris un riche plus beau et plus jeune. Tant qu'à faire, histoire de profiter jusqu'au bout.
Je marquai une pause, toujours pour mon petit effet, avant de poursuivre plus calmement :
- Vous m'intéressez pour autre chose. Si je réussis avec vous et, devinez quoi, je VAIS réussir avec vous, vous serez mon œuvre d'art senior. Je pensais pas travailler dans cette gamme aussi vite mais j'aime bien, en fin de compte. A priori vous ne portez pas de couche. En fait, repris-je en pointant mon index dans sa direction. J'vous aime bien, d'un certain point de vue. Vous êtes pénible et grincheux et je sais exactement comment vous ennuyez ce qui vous rend extrêmement divertissant. Et puis j'aime bien manger de bonnes choses.
Quand même, il fallait bien l'avouer.
Et puis reprendre ma mission de dégoûtée professionnelle. J'étais pas du tout certaine qu'il avait capté qui j'étais et ça ne me dérangeait pas. Manquerait plus qu'il soit flatté, en plus, qu'un concept s'occupe de lui ! Non, ça le rendrait pénible. Mentalement, j'ai défini une liste de gens que j'autorise à connaitre ma véritable identité et il n'est pas dessus. Je préfère.
De toute façon j'ai quand même réponse à tout, tout le temps. Sa question sur la sincérité ? C'était du niveau CP. Je pris un air blasé avant de répondre :
- Ah bah c'est certain que si vous y croyez pas vous-mêmes, ça va pas marcher ! J'fais pas de miracles, je suis pas encore devenue Dieu. Je ne vous demande pas de mentir, mais d'y croire. De croire qu'en votre personnalité publique il y a quelque part, enfoui tout au fond, sous de kilomètres d'austérité, il y a … autre chose. Vous sous votre meilleur jour. Vous croyez en ce projet, non ? De tout votre… cœur si vous en avez un ? Eh bah l'idée c'est de montrer tout ça, en résumé. Pas de vous inventer mais de vous révéler.
Inutile de le préciser mais je le fais quand même : j'étais particulièrement fière de ma tournure.
Il se révélait, par exemple, plutôt doué pour les compliments, surtout ceux adressés à moi, alors que notre première rencontre ne l'avait pas présagé. Et j'arrivais à y croire.
- Vous révéler passe par le langage, oui, l'approuvai-je en faisant mine de ne pas avoir noté le compliment. Aussi bien corporel que verbal. C'est votre posture et vos expressions qui donneront la première impression mais si votre verve ne suit pas… Patatras ! Ca, c'est ce qu'on veut éviter. Gardez à l'esprit à qui vous parler. Qui vous voulez charmer. Tout à l'heure vous vouliez me charmer avec votre compliment, me faire sentir importante pour que je vous aide et, preuve en est, je le fais. Donc vous faites pareil mais avec une autre cible et ça devrait marcher. Les bons arguments énoncés de la bonne façon ça marche toujours, sauf si on a une tête de croque mort. Mais ça aussi vous savez vous en débarrasser, semble-t-il.
J'indiquai le miroir d'un vague geste du bras.
- Hésitez pas à me montrer de quoi vous êtes capable. Regardez la glace et imaginez que ce sont vos investisseurs. Moi je m'assois et j'observe, annonçai-je en joignant le geste à la parole, sortant un calepin, bien décidée à me la jouer Jean-Marc Généreux sans l'accent pourri, sans le look ringard et sans les lunettes moches.

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________________________________________ Dim 17 Mar 2019 - 18:14


La croisière ça m'use !
Vous pensez pas qu'il y a comme un couac ?

La réaction de Deborah me fit ouvrir des yeux aussi larges que des soucoupes. Certes, je m’attendais à une possible réaction de sa part. Après tout, il est vrai que je n’avais pas fait preuve de beaucoup de tact dans mon discours… d’ailleurs la diplomatie n’était pas réellement la première de mes qualités. Les affaires appelaient à ce genre de comportement, c’était certain ! J’excellais dans l’art de la flatterie dans ma vie professionnelle… on ne pouvait cependant pas en dire autant de ma vie privée ! Me retrouvant dans l’impossibilité de rétorquer, je pesais cependant dans mon esprit le poids de chacun de ses mots. J’affichais un rictus aux premiers de ses propos. L’idée qu’elle puisse ne pas s’intéresser foncièrement à l’argent réveilla le pingre qui sommeillait toujours au fond de mon esprit foncièrement banquier. Sa deuxième remarque était plus vexante… mais je commençais à avoir l’habitude de ses remarques sur mon âge. Elle n’était pas la première à se tromper sur moi et ce ne serait certainement pas la dernière. Je n’allais certes pas m’en formaliser pour autant.

« Eh bien… si j’avais su cela plutôt, je vous aurais engagé bénévolement ! Quant à mon âge « canonique », je vous invite à l’instant à contempler votre reflet dans une glace… vous y découvrirez un quinquagénaire qui ferait mieux d’apprendre à tourner sa langue dans sa bouche avant de parler… car elle n’a rien à lui envier ! Vous seriez surprise des prouesses physiques que je peux accomplir à mon âge ! »

Bien sûr, ma réplique était parfaitement innocente… même si dans d’autres circonstances elle pouvait être mal interprétée. Mais Deborah était faite du même bois que moi. Elle saurait sans doute prendre mes propos pour argent comptant plutôt que de faire des allégations parfaitement scandaleuses vis-à-vis de notre relation. Je ne relevais pas la pertinence de sa dernière remarque. A la place, j’éclatais légèrement de rire et affichais un sourire franc sur mon vieux visage fatigué.

« C’est certain que vous savez comment vous y prendre pour m’agacer au plus haut point… peu de personnes sont parvenues à accomplir cette prouesse et pourtant j’en ai connu des casse-pieds dans mon existence ! C’est bien pour cela que je vous ai engagé vous plutôt qu’une autre ! »

Je finis ma phrase par un clin d’œil lancé à son encontre.

« Cependant j’aime autant vous prévenir que je suis particulièrement cher… Si jamais vous venez à me remporter, vous devrez vider votre porte-monnaie et une grande partie de votre compte en banque ! Vous pourrez ainsi profiter de ma compagnie dans les règles… et avec un peu de chance, nous pourrons nous partager les recettes de cette vente ! Et je ne suis pas le genre d’homme à me laisser ajouter facilement à la collection de votre précieux musée ! »

Le discours de mon acolyte m’avait fait retrouver ma verve naturelle ! J’avoue que je n’étais pas peu fier à l’idée qu’elle puisse m’apprécier… tout autant que les plats que nous dégusterions lors de ce grand évènement ! Un repas est toujours plus appréciable avec un petit bonus pécunier !

Avançant dans son discours, elle me fit bien comprendre que si je ne croyais pas à mon « Another Rainbow » personne d’autres n’y croirait non plus ! Je ne pus empêcher un léger rictus de naître à nouveau sur mes lèvres ! Ainsi donc elle était assez modeste pour ne pas s’élever au rang de déesse ? Voilà qui me surprenait vraiment, moi qui pensais que son égo démesuré dépassait toute commune mesure ! Me traiter de sans-cœur était sans doute plus déplacé que toutes ses remarques acerbes sur les rides qui parcouraient mon visage ! Non mais quel manque d’élégance… Si une autre personne s’était permis ce genre d’insulte, elle se serait sans doute retrouvée avec ma cane plantée en travers de la figure. Mais ne disposant pas de mon outil de bataille préféré et refusant d’avoir à utiliser des moyens aussi bas pour prouver ma valeur, je dégainais ma langue de vipère préférée et lui offris ce discours.

« Parce que vous aussi vous y croyez à ces balivernes ? Bien évidemment que je crois à ce projet… sinon nous n’aurions jamais quitté ce port ! Je vous ai suivis parce que je vous fais confiance et je n’ai pas pour habitude de laisser ma fortune s’en aller sans pouvoir y récolter les fruits de mon dur labeur… mon cœur n’y résisterait pas ! »

Il était tant de passer à l a deuxième phase du projet… qui devait certainement en comporter plus d’une vingtaine soit dit en passant ! Il aurait été tellement dommage qu’on ne puisse pas s’amuser jusqu’au bout de cet après-midi, n’est-ce pas ?
Me plaçant devant le miroir je tentais de me concentrer sur la tâche colossale que Deborah m’avait placé entre les mains ! Soupirant légèrement à mon reflet je réfléchis quelques instants et fini par lâcher la tirade suivante…

« Mesdames et messieurs, cher investisseurs… et resquilleurs de bas étage, si vous êtes réunis aujourd’hui ce n’est pas contrairement aux apparences pour vous rincer le gosier ou pour vous dorer la pilule au soleil à mes frais ! Si vous vous trouvez ici c’est parce que tout comme moi, je l’espère pour vos petites cervelles atrophiées par la surconsommation de champagne, vous avez compris que l’avenir de la planète ne peut se faire sans un développement de l’économie. Les jeunes sont l’avenir de votre planète. Ce sont eux et personne d’autre qui vont pouvoir façonner le monde dans lequel les futures générations vivront… autant vous dire que s’ils ressemblent tous à mon neveu l’humanité est perdue ! Mais ils ne pourront le faire que si nous leur offrons les clés pour y parvenir… pour leur donner une chance de nous prouver ce que leurs esprits ingénieux peuvent offrir à la planète ! C’est pourquoi je compte sur vous pour investir dans leur avenir car leur avenir à eux sera également le vôtre ! »


D’un geste théâtral, je me retournais vers Deborah la mine fière et réjouie

« Et bien je vous écoute… comment avez-vous trouvé mon discours, plutôt renversant non ? »

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________________________________________ Dim 17 Mar 2019 - 19:29

Eh bah voilà, quand il veut, il peut, le grand-père ! J'aurais presque applaudis. Là on allait peut-être vraiment s'amuser. J'avais à peine arquer un sourcil à sa réflexion sur mon âge. De toute façon, il avait tort et je le savais : c'était tout ce qui comptait. Quant à travailler gratuitement…
- C'est bien, je vois que papy fait enfin de la résistance. Dommage pour vous y a pas marqué Secours populaire sur mon front, indiquai-je en le pointant du doigt. Je suis extrêmement charitable, c'est vrai, mais je fais pas encore la charité.
Je croisai de nouveau les bras pour souligner la fin de ma punchline. Réflexion faite : j'aurais dû suggérer à sa secrétaire de me payer à la punchline, juste histoire d'ennuyer McPrèsDeSesSous. Seul son clin d'œil (sans déconner ? à son âge on peut fermer une paupière et la rouvrir rapidement sans s'endormir ou la bloquer faute de force dans les muscles ?) perturba légèrement ma contenance. Mais avouez aussi que, sur lui, un clin d'œil, c'est quand même suspicieux. Voire carrément chelou, en fait.
Force était de constater que, pour une fois, il n'était pas sous Xanax. C'était bien aussi.
Naturellement, je ne lui avouai pas qu'en étant la colocataire et meilleure amie émotionnelle (autoproclamée, certes) de la déesse Aphrodite en personne, j'avais pas trop de problèmes de sous. Ca l'aurait vexé et des fois ça arrive que je ne cherche pas à vexer les gens. Mais juste des fois, faut pas non plus abuser.
En plus, comme il l'avoua rapidement, il était fragile du cœur. Était-ce étonnant ? Absolument pas. Encore une fois, quand on a plus d'un demi siècle faut prendre ces choses-là au sérieux. Je n'étais pas surprise d'apprendre que le départ en masse de ses petits billets verts aurait la capacité de lui provoquer un infarctus. Raison de plus, donc, qu'il arrête de râler et m'écoute à la place, ce qu'il finit enfin par consentir à faire.
J'écoutais son discours d'une oreille attentive, mon regard perçant étudiant chacun de ses gestes. Je notais aussi scrupuleusement chaque chose qui me déplaisait : resquilleurs de bas étage, rincer le gosier, dorer la pilule au soleil, petites cervelles atrophiées par la consommation de champagne… Je devais avouer que le début me désespéra bien vite mais je n'en montrais rien afin de ne pas le déranger.
Pas pour le moment, en tout cas.
Quand il se tourna vers moi, si fier et confiant, je ne pus retenir mon sourire amusé. J'avais presque de la peine de devoir gâcher son plaisir. Presque. Mais comme on dit toujours : les pansements, vaut mieux les arracher très vite pour que ça fasse moins mal. Aussi, je n'y allais pas par quatre chemins :
- Je vais pas vous mentir, votre vision de la flatterie des investisseurs m'a sidérée. J'sais pas vous, mais personnellement si on me traitait de fainéante qui picole trop et se gave comme une oie, mon argent, j'irais le dépenser ailleurs. Cependant, repris-je en me levant, la fin c'était bien. On sentait que vous y croyez. Maintenant, il va juste plus falloir donner l'impression que vous ne croyez pas dans le genre humain… Ou bien vous ne parlez pas des investisseurs potentiels si vous le sentez pas. Vous dites juste bonjour et merci et vous attaquer direct. On peut garder le commentaire sur votre neveu : c'est pas sympa pour lui mais je m'en fiche et les gens prendront ça pour de l'humour. L'humour, ça plait. Faudra penser à faire une pause pour les rires, comme dans les sitcoms. Tenez, j'ai fait une liste des mots et expressions à ne pas garder, dis-je alors en lui remettant mes notes. Je sais pas si on peut dire de vous que vous êtes fin prêt mais on progresse.

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________________________________________ Mer 3 Avr 2019 - 18:38


La croisière ça m'use !
Vous pensez pas qu'il y a comme un couac ?

Deborah ne manqua pas de me féliciter pour la résistance et ma mauvaise humeur naturelle. A croire qu’elle était divisée entre le plaisir de me voir à nouveau sortir de mes joncs et celui de m’apprendre à bien me conduire. Était-ce réellement trop lui demander de savoir ce qu’elle se voulait ? Bien évidemment, elle ne manqua pas de me faire remarquer qu’elle n’accepterait pas de travailler sans être payée… c’était une chose que je pouvais comprendre ! Après tout, j’étais d’avis de penser que tout travail mérite salaire et si elle savait m’apporter satisfaction, je ne voyais pas au nom de quoi j’aurais pu le lui refuser. Il suffisait simplement qu’elle accepte de recevoir un salaire inférieur à celui que lui versaient sans discuter ses autres clients. Dans le fond, elle savait très bien tirer avantage dans la situation. Cette pensée fut alors accompagnée d’un regard dédaigneux à l’égard du plateau d’huîtres dont elle s’était empiffrée sans même s’en priver. Quel manque de savoir vivre !

Vint alors le moment de m’entraîner pour mon discours qui ne reçut malheureusement pas les éloges qu’il méritait. Au contraire, j’eus à nouveau droit à une liste de remarques qui me firent lever les yeux au plafond. Comment pouvait-elle me reprocher de dire la vérité ? C’était après tout le seul portrait réaliste que l’on pouvait faire sur ses Golden Boys à papa qui profitait de l’argent durement gagné par leurs aînés pour réaliser leurs caprices de stars. Ils se comportaient d’ailleurs bien souvent comme s’ils étaient à la source-même du succès de leur entreprise. Donc en plus d’être des profiteurs ils étaient également vantards. Cela me rappelait d’ailleurs curieusement mes proches dont Donald en tête d’affiche eut même droit à un petit clin d’œil durant mon premier discours. Clin d’œil qui fut d’ailleurs accepté par Deborah ! Cela me ravi parce qu’être gentil était une chose mais être condescendant et naïf en était une autre.

« Les gens sont allergiques à la vérité et préfère le mensonge… c’est d’une hypocrisie totale ! Comment voulez-vous que les jeunes d’aujourd’hui bâtissent un monde moderne s’ils ne sont pas capables de voir le bout de leur nez ? J’aurais tendance à leur dire qu’il faudrait plutôt pointer du doigt le mauvais exemple afin qu’ils ne le reproduisent jamais. Mais bien sûr… ce n’est que mon opinion ! Et comme je semble être minoritaire, je le tairais ! »


Je levais alors un sourcil circonspect au moment où mon coach parla de la réaction du public. Je pestais alors intérieurement avant de rajouter.

« Pfff… vous croyez qu’ils me prendront au sérieux s’ils n’arrêtent pas de rire ? Et pourquoi pas rajouter des rires enregistrés en boîte et des pancartes « Applaudir ». Vous me prenez vraiment pour un clown ! »

Elle finit par déclarer que selon elle mon discours se rapprochait enfin de ce à quoi il devrait ressembler. Cette remarque fit naitre un sourire sur mes lèvres, voilà enfin un très bon point pour moi ! Depuis le temps que je l’attendais. Je finis par prendre la liste qu’elle me tendit et lut les quelques mots qui y étaient inscris. Il en va sans dire que chacun d’entre eux reçu un soupir de découragement ou un marmonnement entre mes dents. Je finis par m’en détacher et me placer à nouveau devant le miroir.

« Bon eh bien puisque je pense que vous n’allez pas me lâcher d’ici à ce que je vous ponde un discours correct on va reprendre ! Donc comme je le disais… »


Alors que je m’apprêtais à offrir un discours des plus mielleux à mon public imaginaire, j’entendis mon téléphone portable sonner. Qui pouvait bien m’appeler à une heure pareille ? Laissant de côté notre entraînement, je saisis mon téléphone entre les mains. Le numéro qui j’y vu affiché me fit légèrement déglutir. C’était le numéro de mes petits-neveux et je me doutais que les trois petits canetons m’appelaient pour me donner leurs meilleurs vœux pour ce Noël… ou pour cette croisière, ils en avaient peut-être entendu parler malins comme ils pouvaient l’être.

« Oh ne vous inquiétez pas, il s’agit d’un faux numéro ! On peut reprendre. »


Reposant le téléphone portable sur ma table de nuit, je revins me placer devant le miroir. Si la rouquine m’avait regardé à ce moment-là, elle aurait pu constater que mes mains tremblaient légèrement. Revenant à ma position initiale, je reprenais mon discours mais la sonnerie était plus forte que les mots que je pouvais prononcer. Il était impossible pour moi de me faire entendre.

Au troisième round de ces sonneries infernal, je jetais un regard dédaigneux à l’égard du pauvre appareil de communication. Il allait bien finir par arrêter de sonner, non ? Une envie soudaine me vint d’aller l’éteindre et c’est ce que je fis non sans avoir envoyer valdinguer l’engin à l’autre bout du lit double. Restant alors quelques instants face tournée vers la fenêtre, me tenant dos à Déborah, je repris après quelques instants de silence.

« Est-ce que vous pouvez simplement faire comme si rien n’était arrivé ? »

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________________________________________ Mer 3 Avr 2019 - 22:18

Et je lève les yeux par ci et je lève les yeux par là... Il ne s'arrêtait donc jamais ? Même moi je les roulais moins souvent ! S'il finissait par rester coincé, comptez pas sur moi pour l'aider ! Ca serait de sa faute et uniquement sa faute.
Je croisai les bras et l'observai d'un air blasé, presque :
- Vous savez ce qu'on dit : y a que la vérité qui blesse. Mais allez-y, blessez tout le monde, on verra bien si ça vous rapporte plein de sous, MacJeMonteSurMesGrandsChevaux.
Après une pause savamment étudiée, je repris d'un air plus pédagogue :
- Il y a des façons de dire la vérité dans ces cas-là. Comme en politique mais sans les élection. Enfin je dis ça mais c'est votre discours, sa réussite n'appartient qu'à vous. Si vous voulez miner les gens, faites-le. Je n'ai jamais dit qu'il fallait engager un clown, de toute façon vous n'avez sans doute pas prévu le budget, ajoutai-je pour le piquer au vif de mes mots et par mon sourire mesquin. Mais un trait d'humour de temps en temps permet de s'assurer que les gens ne s'endorment pas à cause de l'alcool et des petits fours ou pire à cause de la monotonie de l'interlocuteur.
Je ne visais personne. Pour l'instant. Et si d'aventure il se sentait visé, c'était peut-être parce qu'il avait besoin d'une remise en question !
Dans tous les cas, il avait écouté mes critiques et accepté mes notes. C'était déjà un bon point pour lui. L'interruption téléphonique, en revanche… N'était-on pas censé mettre son téléphone sur silencieux ou, mieux encore, mode avion lors d'une réunion aussi cruciale ? J'haussai un sourcil qui s'éleva d'autant plus quand il prétexta un faux numéro. S'il pensait que j'allais avaler ça… On ne tremble pas quand c'est un faux numéro. Et globalement, on ne trompe pas Debbie si facilement !
Mais soit, je ne dis rien, laissant les événements se passer et la sonnerie se répétait, encore et encore. Ca devenait tellement agaçant que je devinai sans peine que si Colère avait été là il aurait jeté le téléphone contre le mur d'en face dans l'espoir de le briser en deux. Ou il l'aurait piétiner pour que le plaisir soit plus long.
Par chance pour McMytho, Colère n'était pas là. Mais la colère, elle, si. Il fit presque comme l'intéressé aurait fait, au détail près que le téléphone ne subit aucun dommage, ce qui aurait été… dommage (ha ha ha).
Je n'en manquai pas une miette et souris quand il me demanda comme si je n'avais rien vu, sachant pertinemment que c'était faux. Une réaction un peu inattendue, comme si ce vieux bougre cachait une âme sensible contre laquelle il luttait et que cet appel non désiré avait réveillé.
- Oh mais je n'ai rien vu. Secret professionnel : ce qui se passe ici ne sortira jamais d'ici, sauf si vous en décidez autrement. Cela dit, si je peux me permettre, si jamais c'était votre ex on peut bloquer le numéro… Sinon… Je fais psy à mes heures perdues. Sans honoraires supplémentaires, juste parce que je suis géniale, précisai-je pour ne pas effrayer McMoney.

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